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Stabilité Hydrodynamique Local D'un Fluide - Copie

Ce document décrit un écoulement de fluide newtonien incompressible dans un canal périodique. Il présente les équations de Navier-Stokes et de continuité régissant cet écoulement et résout ces équations pour déterminer le profil de vitesse de l'écoulement de base. Le but est d'étudier la stabilité hydrodynamique locale de cet écoulement.

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Stabilité Hydrodynamique Local D'un Fluide - Copie

Ce document décrit un écoulement de fluide newtonien incompressible dans un canal périodique. Il présente les équations de Navier-Stokes et de continuité régissant cet écoulement et résout ces équations pour déterminer le profil de vitesse de l'écoulement de base. Le but est d'étudier la stabilité hydrodynamique locale de cet écoulement.

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Introduction générale

D’une manière générale, la mécanique des fluides étudie les lois physiques régissant
l'écoulement des liquides et des gaz et aide à reconnaître les causes et les effets de ces écoulements
afin de déterminer leurs paramètres caractéristiques comme le champ de pression ou le champ de
vitesse en tenant compte des différentes propriétés du fluide telles que la densité et la viscosité et
principalement les relations existant entre elles dans différentes situations [1]. Elle se divise à deux
parties :

 La statique des fluides, ou hydrostatique est la science qui étudie les conditions d’équilibre des
fluides au repos. Plus précisément, elle concerne toutes les situations dans lesquelles il n’y a pas de
mouvement relatif entre les particules fluides comme les fluides au repos ou fluides uniformément
accélérés [2].
 La dynamique des fluides est une science qui étudie non seulement des mouvements des fluides, mais
aussi des efforts qui sont appliqués sur lui [2].
Un fluide peut être considéré comme étant formé d’un grand nombre de particules matérielles,
très petites et libres de se déplacer les unes par rapport aux autres. Un fluide est donc un milieu
continu, déformable, sans rigidité et qui peut s’écouler. Parmi les fluides, on fait souvent la
distinction entre liquides et gaz.
Le fluide considéré durant cette étude est isotrope, incompressible et visqueux.
• L’isotropie assure que les propriétés sont identiques dans toutes les directions de l’espace.
• La compressibilité définie la variation relative du volume sous l'effet d'une pression appliquée.
Elle est très grande pour les gaz, faible pour les liquides.
• la viscosité caractérise le fait que tout changement de forme d’un fluide réel s’accompagne d’une
résistance (frottements) [3].

Par ailleurs, on peut séparer ces fluides en deux types :

 Fluide parfait (les forces de frottement visqueuses sont négligeables) : on peut décrire son
mouvement sans prendre en compte les effets de frottement, ce type prédit les comportements
suivants [4] :
 Un fluide une fois mis en mouvement dans un tube horizontal pourrait s’écouler des milliers
de kilomètres ;
 Un planeur planerait indéfiniment même sans courant ascendant ;
1
 Les vagues, le son ne s’amortiraient pas [5] ;
 Fluide réel : Un fluide est dit réel si, pendant son mouvement, les forces de contact ne sont pas
perpendiculaires aux éléments de surface sur lesquelles elles s’exercent (elles possèdent donc des
composantes tangentielles qui s’opposent au glissement des couches fluides les unes sur les
autres). Cette résistance est caractérisée par la viscosité [6].
 Fluide Newtonien :

Est un fluide dont la viscosité ne dépend pas des contraintes qui lui sont appliquées. Autrement dit
sa viscosité ne varie pas quand on agite le fluide. Elle peut néanmoins dépendre d’autres facteurs tels
que la température. C’est le cas des liquides purs (eau, miel, huiles, …) [6].

 Fluide non-Newtonien :

Ce sont des fluides qui ont la particularité d'avoir leur viscosité qui varie en fonction de la vitesse
et des contraintes lorsqu’ils s’écoulent [4]. Ce sont les solutions de polymères, les purées, les gels, les
boues, le sang..,

La stabilité hydrodynamique est un phénomène commun à tous les écoulement de fluides .


D’un point de vue pratique, ces écoulements perdent leur stabilité toutes les fois que certains
paramètres de contrôle changent. L’étude d’instabilité des écoulements à grand nombre de Reynolds
appelée instabilité inertielle est souvent utilisée quand on a un changement de régime d’écoulement.
D’un régime laminaire à un régime turbulent [2]. Cette étude d’instabilité est importante dans le
domaine industriel.

Les expériences réalisées par Reynolds en 1883 lors de l'écoulement d'un liquide dans une conduite
cylindrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré, ont montré l'existence
de trois régimes : Régime laminaire /Régime transitoire / Régime turbulent: [3]

 Régime laminaire : Les tubes de courant ne se mélangent pas : les couches fluides glissent
les unes sur les autres sans se mélanger et les échanges d’énergie entre elles sont réduits.

Écoulement laminaire

 Régime transitoire : Est le régime intermédiaire entre le régime laminaire et celui turbulent.

2
Écoulement transitoire

 Régime turbulent : Les petits éléments de fluide sont animés de mouvements désordonnés :
les tubes de courant ne se conservent pas au long de l’écoulement, les couches fluides se
mélangent et les échanges d’énergie entre elles sont importants.

Écoulement turbulent

D’un point de vu expérimentale il existe plusieurs types d’écoulement à savoir :

Écoulement de Couette : Désigne deux surfaces dont l’une est en mouvement par rapport à
l’autre. L’écoulement est dû à la force d’entrainement visqueuse qui agit sur le fluide.

Écoulement de Poiseuille : C’est un écoulement d’un fluide entre deux plaques infinies fixe, dont
le mouvement est généré par un gradient de pression.

Écoulement Couette-Poiseuille : C’est un écoulement entre deux plaques infinies ; l’une immobile
et l’autre est animée d’une vitesse constante V0 en présence de gradient de pression.

La mécanique des fluides, comme science, a de nombreuses application dans défirent domaines
entre autre : l’aéronavale, l’aéronautique, la météorologie ou encore l’océanographie, etc…

Dans notre travail, nous nous intéressons à l’étude de la stabilité hydrodynamique locale d’un
fluide newtonien dans un canal périodique.

Ce mémoire est composé de deux chapitres :

Dans le premier chapitre nous résolvons un problème de mécanique des fluides, les équations de

continuité et de Navier-Stokes déterminant la distribution de la vitesse d’un fluide newtonien

incompressible dans un canal périodique, la résolution de ces équations compte tenu la stabilité de

fluide pour l’écoulement stationnaire, par ailleurs nous introduit les quantités adimensionnelle, et

nous traçons le profil de vitesse de l’écoulement par logiciel MATLB.

3
Dans le seconde chapitre, en peut formuler le problème de stabilité linéaire locale pour un

écoulement de base celle qui de Poiseuille locale, qui basés sur des perturbations faibles

infinitésimale et instationnaire, en procédant à l’analyse adimensionnelle et nous décomposons la

solution du problème en mode normaux. Le but de cette étude est à déterminer une équation de

dispersion dite équation d’Orr-Somerfeld.

4
Chapitre 1 : Description de problème

I. introduction

Dans ce chapitre, nous présentons la géométrie du problème étudié, les équations usuelles
traduisant la conservation de la masse et de la quantité de mouvement, Ces équations va être résolut
dans le cas d’un écoulement laminaire et stationnaire de type Poiseuille local et unidimensionnelle.
Cette solution de base représente le profil de vitesse de l’écoulement à l’équilibre.

II. Formulation du problème :

Le problème considéré consiste en l'étude d’un écoulement stationnaire d’un fluide Newtonien
incompressible de masse volumique 𝜌 dans un canal rigide périodique, qui s’écoule avec un champ
des vitesses 𝑣⃗ de composent (𝑢, 𝑤) dans un système de coordonnées cartésiennes (x, y), l’équation de
la paroi s’écrit sous la forme :
𝑦𝑤 = ±ℎ(1 + 𝛾sin(𝑛𝑥))
Où 𝛾 est l’amplitude du canal, n=2𝜋/L est le nombre d’onde du canal, L est la longueur d’onde du
canal et h : la demi-largeur moyenne du canal.

Figure 1: description géométrique de la conduite en coordonnées cartésiennes

5
1- Équations du mouvement :

En mécanique des fluides, l'équation de bilan de la quantité de mouvement découle du principe


fondamental de la dynamique appliqué à un fluide.

1-1 Conservation de la masse :

a. Principe :

Le principe de conservation de la masse est un principe de physique qui permet d’établir une
relation entre certaine caractéristique du fluide et ses mouvements, indépendamment des causes qui
les provoquent.

b. Equation de conservation :

L’équation de continuité ou de conservation de masse est définie comme suite :


𝜕𝜌
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝜌) + 𝜌. 𝑑𝑖𝑣(𝑣) = 0
+ 𝑣𝑔𝑟𝑎𝑑 (1,1)
𝜕𝑡

Avec 𝜌 : La densité volumique ;

Dans le cas d’un fluide incompressible (c-à-dire 𝜌=cte), cette équation s’écrit :

𝑑𝑖𝑣(𝑣) = 0 (1,2)

1-2 Equation de Navier-stokes :

L’équation qui décrit la conservation de la quantité de mouvement est celle de Cauchy, elle s’écrit :
𝑑𝑣
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑝) + 𝑑𝑖𝑣(𝜏)
𝜌 𝑑𝑡 = −𝑔𝑟𝑎𝑑 (1,3)

𝑑𝑣 𝜕𝑣
Avec = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑣) : la dérivée particulaire
+ 𝑣𝑔𝑟𝑎𝑑
𝑑𝑡 𝜕𝑡

𝜏 : Tenseur des contraintes défini par : 𝜏 = 2𝜇𝐷 (1,4)

𝑝 : Champ de pression ;

𝜇 ∶ Viscosité dynamique;
D : Le tenseur de taux de déformation définit par :
1
D= ( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑣))𝑇 )
𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑣) + (𝑔𝑟𝑎𝑑 (1,5)
2

On a le système est bidimensionnelle, alors le champ de vitesse est :

6
𝑣⃗(𝑥, 𝑦, 𝑡) = 𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡)𝑖⃗ + 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡)𝑗⃗ (1,6)
𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑤 𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑤
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥 1 2 +
𝜕𝑦 𝜕𝑥
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑣)=(
𝑔𝑟𝑎𝑑 ) ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑣)) =(
(𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑇
) et D= 2 (𝜕𝑢 𝜕𝑥𝜕𝑤 )
𝜕𝑤 𝜕𝑤 𝜕𝑢 𝜕𝑤 𝜕𝑤
+
𝜕𝑦 𝜕𝑥 2
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦

Compte tenu des équations précédentes on trouve :(voir l’annexe 1)

𝑑𝑖𝑣(𝜏) = 𝜇∆𝑣 (1,7)

En introduisant l’équation (1,7) dans celle de Cauchy on trouve l’équation de Navier-Stockes telle
que :
𝜕𝑣
+ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑣) = − 1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑝) + 𝜗∆𝑣 (1,8)
𝜕𝑡 𝜌

𝜕𝑣
Avec ∶ Accélération locale ;
𝜕𝑡

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑣) : Accélération convective ;


𝑣𝑔𝑟𝑎𝑑

𝜗∆𝑣 : Terme diffusif ;


𝜇
𝜗 = 𝜌 : viscosité cinématique ;

La projection des équations (1,8) et (1,2) dans le repère cartésiennes permet d’écrire :
𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑝 𝜕2 𝑢 𝜕2 𝑢
𝜌 ( 𝜕𝑡 + 𝑢 𝜕𝑥 + 𝑤 𝜕𝑦) = − 𝜕𝑥 + 𝜇 (𝜕𝑥 2 + 𝜕𝑦 2 )
𝜕𝑤 𝜕𝑤 𝜕𝑤 𝜕𝑝 𝜕2 𝑤 𝜕2 𝑤
𝜌 ( 𝜕𝑡 + 𝑢 𝜕𝑥 + 𝑤 𝜕𝑦 ) = − 𝜕𝑦 + 𝜇 ( 𝜕𝑥 2 + 𝜕𝑦 2 ) (1,9)
𝜕𝑢 𝜕𝑤
{ + 𝜕𝑦 = 0
𝜕𝑥

Pour résoudre ce système il est nécessaire d’ajouter deux types de conditions aux limites qui
dépendent généralement de la nature de l’écoulement à résoudre, celle qui proviennent de la
physique du problème considérée et celle dont l’introduction est nécessaire à la fermeture du
problème mathématique :

- Les conditions d’adhérence du fluide à la paroi :


𝑢 = 0 en 𝑦 = 𝑦𝑤
w = 0 en 𝑦 = 𝑦𝑤 (1,10)
- Les conditions de périodicité :
1
𝑢 (𝑥 + 𝑁 ) = 𝑢(𝑥)
𝑝
1 2 𝑛
𝑝 (𝑥 + 𝑁 ) = 𝑝(𝑥) − 𝑁 (Voir l’annexe 2) ; Avec 𝑁𝑝 = 2𝜋 (1,11)
𝑝 𝑝

7
2. Solution de base :
Pour solutionnée ce système nous nous limitons à des écoulements de base stationnaires (c.-à-d.
𝜕𝑢
= 0) Et unidirectionnel, dont le champ de vitesse dans le repère R (O,𝑖⃗, 𝑗⃗ ) s’écrit :
𝜕𝑡

𝑣⃗ (x, y) = u(x, y)𝑖⃗

L’équation de conservation de masse impose :


𝜕𝑢
𝑑𝑖𝑣(𝑣) = 0 ⇒ = 0 Donc 𝑣⃗ (y) = u (y)𝑖⃗
𝜕𝑥

On tenu compte de ceci le système (1,9) s’écrit :


𝜕𝑝 𝜕2 𝑢
0 = − 𝜕𝑥 + 𝜇 𝜕𝑦 2
𝜕𝑝
0 = − 𝜕𝑦 (1,12)
𝜕𝑢
{ =0
𝜕𝑥

On obtient donc, avec les conditions aux limites :

𝑢 = 0 𝑒𝑛 𝑦 = 𝑦𝑤

Un profil de vitesse : (voir l’annexe 3)


ℎ2 𝑦2
𝑢(𝑦) = 2𝜇 𝐴 (ℎ2 − (1 + 𝛾sin(𝑛𝑥))2 ) (1,13)

𝜕𝑝
Avec 𝐴 = 𝜕𝑥 : la chute linéique de pression

3. Adimensionnalisation :

Afin de caractériser les équations du mouvement et les conditions aux limites associées, nous
sommes amenés à donner leur forme adimensionnelle [7].

3-1. Les échelles caractéristiques :


 L : longueur d’onde (échelle des x) ;
 ℎ : demi-largeur (échelle des y) ;
 𝑢0 , 𝑤0 : sont respectivement la vitesse moyenne de l’écoulement suivant 𝑖⃗ 𝑒𝑡 𝑗⃗ ;
𝜇𝐿𝑢0
 𝑝0 = : échelle de pression ;
ℎ2

3-2. les variables adimensionnelles:


𝑥 𝑦 𝑢 𝑤 𝑝
𝑥∗ = 𝐿 ; 𝑦∗ = ℎ ; 𝑢∗ = 𝑢 ; 𝑤 ∗ = 𝑤 ; 𝑝∗ = 𝑝
0 0 0

Les équations adimensionnelles s’écrivent :

8
𝑢0 2 𝜕𝑢∗ 𝑢0 𝑤0 𝜕𝑢∗ 𝑝 𝜕𝑝∗ 1 𝜕 2 𝑢∗ 1 𝜕 2 𝑢∗
(𝜌 ) 𝑢∗ 𝜕𝑥 ∗ + (𝜌 ) 𝑤 ∗ 𝜕𝑦 ∗ = − ( 𝐿0 ) 𝜕𝑥 ∗ + (𝜇𝑢0 ) (𝐿2 𝜕2 𝑥∗ + ℎ2 𝜕2 𝑦 ∗ )
𝐿 ℎ
𝑢0 𝑤0 ∗ 𝑤0 2 𝜕𝑤 ∗ 𝜕𝑝∗ 1 𝜕2 𝑤 ∗ 1 𝜕2 𝑤 ∗
∗ 𝜕𝑤 𝑝
(𝜌 )𝑢 + (𝜌 ) 𝑤 ∗ 𝜕𝑦 ∗ = − ( ℎ0 ) 𝜕𝑦 ∗ + (𝜇𝑤0 ) (𝐿2 𝜕2 𝑥 ∗ + ℎ2 𝜕2 𝑦 ∗ ) (1,12)
𝐿 𝜕𝑥 ∗ ℎ
𝑢 𝜕𝑢∗ 𝑤 𝜕𝑤 ∗
{ ( 𝐿0 ) 𝜕𝑥 ∗ + ( ℎ0 ) 𝜕𝑦 ∗ = 0

𝜇 𝑢0
Nous divisons donc, ces équations (1,12) par le terme : .
ℎ2

Il s’introduit, alors, les paramètres sans dimension suivants :


𝑢0 ℎ Inertie du fluide
 𝑅= : Nombre de Reynolds :
𝜗 Force visqueuses
𝜇
Avec 𝜗 = 𝜌 : Viscosité cinématique ;

 𝜀= : Paramètre onde longue ;
𝐿
𝑝 ℎ2 le gradient de pression
 0
𝐸𝑢 = 𝐿𝜇𝑢 ∶ 𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝐸𝑢𝑙𝑒𝑟 ∶
0 la contrainte visqueuse

Dans le but de conserver, dans les équations, à la fois les termes visqueux et les termes de gradient
de pression, nous les considérons du même ordre de grondeur ce qui impose 𝐸𝑢 =1

𝜇𝑢0 𝐿
⇒ 𝑝0 = .
ℎ2

Notons que dans l’équation de conservation de la masse, le principe de moindre dégénérescence,


impose la relation :

𝑢0 𝑤0
=
𝐿 ℎ

L’expression de système d’équation s’écrit :


𝜕𝑢∗ 𝜕𝑢∗ 𝜕𝑝∗ 𝜕 2 𝑢∗ 𝜕 2 𝑢∗
𝑅𝜀 (𝑢∗ 𝜕𝑥 ∗ + 𝑤 ∗ 𝜕𝑦 ∗) = − 𝜕𝑥 ∗ + (𝜀 2 2 + 2 )
𝜕𝑥 ∗ 𝜕𝑦 ∗
𝜕𝑤 ∗ 𝜕𝑤 ∗ 1 𝜕𝑝∗ 𝜕2 𝑤 ∗ 𝜕2 𝑤 ∗
𝑅𝜀 (𝑢∗ 𝜕𝑥 ∗ + 𝑤 ∗ 𝜕𝑦 ∗ ) = − 𝜀 𝜕𝑦 ∗ + (𝜀 2 2 + 2 ) (1,13)
𝜕𝑥 ∗ 𝜕𝑦 ∗
𝜕𝑢∗ 𝜕𝑤 ∗
{ + 𝜕𝑦 ∗ = 0
𝜕𝑥 ∗

Les conditions aux limites sont :

- Les conditions d’adhérence du fluide à la paroi :


𝑢∗ = 0 en 𝑦 ∗ = 𝑦𝑤∗ = ±(1 + 𝛾 sin(𝑛𝑥 ∗ ))
𝑤∗ = 0 en 𝑦 ∗ = 𝑦𝑤∗ = ±(1 + 𝛾 sin(𝑛𝑥 ∗ )) (1,10)

- Les conditions de périodicité :


𝑢∗ (𝑥 ∗ + 1) = 𝑢∗ (𝑥 ∗ )
𝑁𝑝
𝑝∗ (𝑥 ∗ + 1) = 𝑝∗ (𝑥) − 2 (𝑁𝑝∗ = 1 = 1)
𝐿

9
Dans le cas d’un écoulement unidimensionnel pour 𝜀 ≪ 1 (c-à-dire :ℎ ≪ 𝐿 ), alors le mouvement
admet une direction privilégiée.

L’équation de quantité de mouvement donne alors :

𝜕𝑝∗ 𝜕 2 𝑢∗
0 = − 𝜕𝑥 ∗ + 𝜕𝑦 ∗2
𝜕𝑝∗
0 = − 𝜕𝑦 ∗ (1,11)
𝜕𝑢∗
{ =0
𝜕𝑥 ∗

La résolution de ce système s’écrit :


1 𝜕𝑝∗ 2
𝑢∗ (𝑦 ∗ ) = 2 𝜕𝑥 ∗ (𝑦 ∗ − (1 + 𝛾sin(𝑛𝑥 ∗ ))2 ) (1,12)

En physique, un débit permet de mesurer un volume ou une quantité de matière par unité de temps,
par exemple un débit d’un fluide à travers une surface [8].
Le débit adimensionnel défini par :
𝑦∗ 𝑦∗
𝑄 = ∫−𝑦𝑤∗ 𝑢∗ (𝑦 ∗ ) 𝑑𝑦 ∗ = 2 ∫0 𝑤 𝑢∗ (𝑦 ∗ ) 𝑑𝑦 ∗
𝑤

2 𝜕𝑝∗ 3
Q= − 3 𝜕𝑥 ∗ 𝑦𝑤∗

Avec 𝑦𝑤∗ = ±(1 + 𝛾 sin(𝑛𝑥 ∗ ))


4
En suppose Q= , condition qui fixera les grandeurs caractéristique h et 𝑢0 . Alors la solution
3
adimensionnelle de vitesse u(y) dans toute section du canal s’écrit :
2
1 𝑦∗
𝑢∗ (𝑦 ∗ ) = 𝑦 ∗ [1 − ∗ 2 ]
𝑤 𝑦𝑤
{ (1,13)
𝜕𝑝∗ 2
=− ∗2
𝜕𝑥 ∗ 𝑦𝑤

4. Représentation de profil de vitesse adimensionnelle de l’écoulement de base :(voir annexe 4)

10
Figure 2: les différents profils de vitesse en fonction de 𝒚∗ pour les différentes valeurs de 𝒙

Figure 2 illustre la variation de la vitesse en fonction de 𝒚∗ , pour différentes valeurs de 𝒙 , et


d’amplitude γ = 0.5 . Nous constatons sur cette figure qu’on trouve la forme parabolique de profile
de vitesse pour différentes sections du canal ainsi que le profil de vitesse de l’écoulement de
4𝜋
Poiseuille entre deux plans parallèles pour la section relaxée correspond à 𝑥 = 4𝑛 . Pour les sections
2𝜋 3𝜋
élargies correspond à 𝑥 = 4𝑛 et à 𝑥 = 4𝑛 la vitesse diminue comparer à celle du profile de Poiseuille
6𝜋 5𝜋
classique par contre dans les sections étroites correspond à 𝑥 = 4𝑛 et à 𝑥 = 4𝑛 la vitesse de

l’écoulement augmente. Nous remarquons que la vitesse est maximale au centre du canal (𝑦 = 0) et
ceci pour les différentes sections. En effet, le profil de vitesse s’accélère en bloque en allant des
sections élargies vers la section relaxée en arrivant aux sections rétrécies, et il décélère dans le sens
inverse.

Figure 3: Les différents profils de vitesse en fonction de 𝒚∗ pour les différentes valeurs d’amplitude
(𝜸 = 𝒌)

Figure 4: les différents profils de vitesse en fonction de 𝒚∗ pour les différentes valeurs d’amplitude
(𝜸 = 𝒌)

11
Les figures ci-dessus (3 et 4) montrent la variation de la vitesse en fonction de 𝒚∗ pour les
différentes valeurs d’amplitude 𝜸. D’après ces figures nous remarquons que la variation d’amplitude
influence sur le profil de la vitesse de l’écoulement, nous reportons à la figure 3, où la section est
2𝜋
élargie correspond à 𝑥 = 4𝑛 , lorsque l’amplitude est augment la vitesse diminuer, par contre dans la
6𝜋
figure 4 où la section est rétrécies correspond à 𝑥 = 4𝑛 , lorsque l’amplitude est diminué la vitesse

augment.

III. Conclusion :

Dans ce chapitre, nous avons établi les équations régissant le mouvement d’un fluide newtonien
incompressibles dans un canal périodique qui sont celles de Navier-Stokes qui s’obtiennent à partir
des équations de conservation de la quantité de mouvement et de la masse. Pour fermer ce système
d’équation nous avons exprimé les conditions aux limites physiques et mathématiques du problème.
Après avoir évalué l’ordre de grandeur de différents termes du système d’équations, nous avons
résolu ce système pour un écoulement stationnaire et unidirectionnel qui définit l’équilibre de
problème. Par ailleurs, nous avons constaté que cet écoulement de base à un profil de celui de
Poiseuille qui s’accélère en passant des sections élargies vers celles étroites.

12
Chapitre 2 : Étude la stabilité hydrodynamique local d’un fluide Newtonien

I. Introduction :

Notre travail dans ce chapitre consiste à l’étude de la stabilité linéaire locale pour un écoulement

de base qui est celui de Poiseuille local. En effet, nous perturbons la solution de base que nous avons

trouvée dans le chapitre précédent par l’introduction des perturbations infinitésimales en vitesse et en

pression. Après l’utilisation de l’analyse dimensionnelle nous introduisons la fonction de courants

qu’on développe en mode normaux.

II. Le système des équations linéaires en perturbations :

Pour l’étude de la stabilité linéaire de système d’équation (1,9), nous perturbons la solution de

l’écoulement en posant :

𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑡) = 𝑢𝑏 (𝑦) + 𝑢′ (𝑥, 𝑦, 𝑡)


{ 𝑤(𝑥, 𝑦, 𝑡) = 𝑤 ′ (𝑥, 𝑦, 𝑡) (2,1)
𝑝(𝑥, 𝑦, 𝑡) = 𝑝(𝑥) + 𝑝′ (𝑥, 𝑦, 𝑡)

Où 𝑢′ (𝑥, 𝑦, 𝑡), 𝑤 ′ (𝑥, 𝑦, 𝑡), 𝑝′ (𝑥, 𝑦, 𝑡) sont les perturbations faibles, instationnaires des vitesses axiale,
transversale et de la pression.

On remplace (2,1) dans le système d’équation développée (1,9) on obtient :


𝜕 𝜕 𝜕 1 𝜕
(𝑢𝑏 + 𝑢′ ) + (𝑢𝑏 + 𝑢′ ) (𝑢𝑏 + 𝑢′ ) + 𝑤 ′ (𝑢𝑏 + 𝑢′ ) = − (𝑝 + 𝑝′ ) + 𝜗∆(𝑢𝑏 + 𝑢′ )
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜌 𝜕𝑥
𝜕𝑤 ′ 𝜕𝑤 ′ 𝜕𝑤 ′ 1 𝜕
+ (𝑢𝑏 + 𝑢′ ) + 𝑤′ = − 𝜌 𝜕𝑦 (𝑝 + 𝑝′ ) + 𝜗∆(𝑤 ′ ) (2,2)
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕 𝜕𝑤 ′
{ (𝑢𝑏 + 𝑢′ ) + =0
𝜕𝑥 𝜕𝑦

Les termes quadratiques seront négligés, donc le système d’équation ci-dessus devient :

𝜕𝑢′ 𝜕𝑢′ 𝜕𝑢𝑏 1 𝜕𝑝′


𝜕𝑡
+ 𝑢𝑏 𝜕𝑥
+ 𝑤′ 𝜕𝑦
= −𝜌 𝜕𝑥
+ 𝜗∆𝑢′
𝜕𝑤 ′ 𝜕𝑤 ′ 1 𝜕𝑝′
+ 𝑢𝑏 = −𝜌 + 𝜗∆𝑤 ′ (2,3)
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑢′ 𝜕𝑤 ′
{ + =0
𝜕𝑥 𝜕𝑦

III. Analyse en modes normaux :

2- Les grandeurs dimensionnelles :

- Trois variables indépendants 𝑥, 𝑦 𝑒𝑡 𝑡;

- Cinq variables liées 𝑢′ , 𝑤 ′ , 𝑝′ , 𝑢𝑏 𝑒𝑡 𝑝 ;

13
3- Les grandeurs adimensionnelles :

En divisant les grandeurs dimensionnelles avec les échelles caractéristiques du temps, de la longueur,

de la vitesse et de la pression on définit les variables adimensionnels suivants :

𝑥 𝑦 𝑡 𝑢 𝑢′ 𝑤′ 𝑝′
𝑥 ∗ = 𝐿′ ; 𝑦 ∗ = ℎ ; 𝑡 ∗ = 𝐿′ /𝑢 ; 𝑢𝑏∗ = 𝑢𝑏 ; 𝑢′∗ = 𝑢 ; 𝑤 ′∗ = 𝑤 ; 𝑝′∗ = 𝑝
0 0 0 0 0

Où 𝐿′ longueur caractéristique longitudinal de l’écoulement perturbé.

1-3 Le Système d’équations adimensionnelles :

Pour nous placer dans le cadre le plus général des perturbations de nature bidimensionnelles,
nous considérons que les perturbations 𝑢′ et 𝑤 ′ sont du même ordre de grandeur. Dans ce cas leurs
longueurs caractéristique axiale et transversale sont identiques (prise égales à la demi largeur du
canal h c.à.d. 𝐿′ = ℎ).

Les équations adimensionnelles s’écrivent :

𝑢2 𝜕𝑢′∗ 𝑢2 𝜕𝑢′∗ 𝑢0 𝑤0 𝜕𝑢∗ 𝑝 𝜕𝑝′∗ 𝑢


( ℎ0 ) + ( ℎ0 )𝑢𝑏∗ +( )𝑤 ′∗ 𝜕𝑦𝑏∗ = −(𝜌ℎ0 ) 𝜕𝑥 ∗ + (ℎ02 )𝜗∆𝑢′∗
𝜕𝑡 ∗ 𝜕𝑥 ∗ ℎ
𝑢0 𝑤0 𝜕𝑤 ′∗ 𝑢0 𝑤0 𝜕𝑤 ′∗ 𝑝 𝜕𝑝′∗ 𝑤
( ) +( )𝑢𝑏∗ = −(𝜌ℎ0 ) 𝜕𝑦 ∗ + ( ℎ20 )𝜗∆𝑤 ′∗ (2,4)
ℎ 𝜕𝑡 ∗ ℎ 𝜕𝑥 ∗
𝑢 𝜕𝑢′∗ 𝑤 𝜕𝑤 ′∗
{ ( ℎ0 ) 𝜕𝑥 ∗ + ( ℎ0 ) =0
𝜕𝑦 ∗

Notons que dans l’équation de conservation de la masse, le principe de moindre dégénérescence,


impose la relation : 𝑢0 = 𝑤0

Aussi, dans le but de conserver, dans les équations, à la fois les termes visqueux et les termes de
gradient de pression, nous les considérons du même ordre de grondeur ce qui impose 𝐸𝑢 =1

𝜇𝑢0 𝐿
⇒ 𝑝0 = .
ℎ2

Et finalement en divisant les équations issues de l’équation de conservation de la quantité de


𝜇𝑢
mouvement par le terme de diffusif ( ℎ2 0 ) on trouve les équations adimensionnelles suivantes :

𝜕𝑢′∗ 𝜕𝑢′∗ 𝜕𝑢∗ 𝜕𝑝∗ 𝜕2 𝑢′∗ 𝜕2 𝑢′∗


𝑅 ( 𝜕𝑡 ∗ + 𝑢𝑏∗ + 𝑤 ′∗ 𝜕𝑦𝑏∗ ) = − 𝜕𝑥 ∗ + ( 2 + 2 ) (𝑎1 )
𝜕𝑥 ∗ 𝜕𝑥 ∗ 𝜕𝑦 ∗
𝜕𝑤 ′∗ 𝜕𝑤 ′∗ 𝜕𝑝∗ 𝜕2 𝑤 ′∗ 𝜕2 𝑤′∗
𝑅 ( 𝜕𝑡 ∗ + 𝑢𝑏∗ ) = − 𝜕𝑦 ∗ + ( ∗2
+ 2 ) (𝑎2 ) (2,5)
𝜕𝑥 ∗ 𝜕𝑥 𝜕𝑦 ∗
𝜕𝑢′∗ 𝜕𝑤 ′∗
{ + =0 (𝑎3 )
𝜕𝑥 ∗ 𝜕𝑦 ∗

𝑢0 ℎ
 Avec : 𝑅 = Nombre de Reynolds ;
𝜗

14
4- Les conditions aux limites adimensionnelles :

Les conditions aux limites correspondantes sont :

𝑢′∗ (𝑥 ∗ , 𝑦𝑤∗ , 𝑡 ∗ ) = 𝑢′∗ (𝑥 ∗ , −𝑦𝑤∗ , 𝑡 ∗ ) = 0


{ Avec 𝑦𝑤∗ = ±(1 + 𝛾 sin(𝑛∗ 𝑥 ∗ ))
𝑤 ′∗ (𝑥 ∗ , 𝑦𝑤∗ , 𝑡 ∗ ) = 𝑤 ′∗ (𝑥 ∗ , −𝑦𝑤∗ , 𝑡 ∗ ) = 0

N.B : À partir de ce paragraphe tous les termes adimensionnels seront notés sans les étoiles.

IV. Analyse en modes normaux :

Pour une analyse en modes normaux de ce problème de stabilité, les perturbations 𝑢′ (𝑥, 𝑦, 𝑡) et
𝑤 ′ (𝑥, 𝑦, 𝑡) seront développer en modes de fourrier qui s’écrivent sous la forme suivante :

𝑢′ (𝑥, 𝑦, 𝑡) = 𝑔(𝑦)𝑒 𝑗𝛽(𝑥−𝑐𝑡)

𝑤 ′ (𝑥, 𝑦, 𝑡) = 𝑓(𝑦)𝑒 𝑗𝛽(𝑥−𝑐𝑡) (2,6)

Où 𝑗 2 = −1 , 𝛽 (réel positif) : nombre d’onde axial et 𝑐 = 𝑐𝑟 + 𝑗𝑐𝑖 (complexe) : vitesse de


propagation, 𝑔(𝑦) et 𝑓(𝑦) sont des amplitudes complexe des perturbations.

Afin d’éliminer le champ de pression on dérive les équations (𝑎1 ) et (𝑎2 ) du système précédent
respectivement par rapport à 𝑦 et à𝑥. On obtient :

𝜕 2 𝑢′ 𝜕 2 𝑢′ 𝜕2 𝑢𝑏 𝜕2 𝑝 𝜕 3 𝑢′ 𝜕 3 𝑢′
𝑅 (𝜕𝑦𝜕𝑡 + 𝑢𝑏 𝜕𝑦𝜕𝑥 + 𝑤 ′ ) = − 𝜕𝑦𝜕𝑥 + (𝜕𝑦𝜕𝑥 2 + ) (𝑏1 )
𝜕2 𝑦 𝜕𝑦 3
𝜕2 𝑤 ′ 𝜕2 𝑤 ′ 𝜕2 𝑝 𝜕3 𝑤 ′ 𝜕3 𝑤 ′
𝑅 ( 𝜕𝑥𝜕𝑡 + 𝑢𝑏 ) = − 𝜕𝑥𝜕𝑦 + ( 𝜕𝑥 3 + 𝜕𝑥𝜕𝑦 2 ) (𝑏2 ) (2,7)
𝜕2 𝑥
𝜕𝑢′ 𝜕𝑤 ′
{ 𝜕𝑥 + =0 (𝑏3 )
𝜕𝑦

Le calcul de la différence entre l’équation (𝑏1 ) et (𝑏2 ) nous donne l’équation différentielle suivante :

𝜕 𝜕𝑢′ 𝜕𝑤 ′ 𝜕 𝜕𝑢′ 𝜕𝑤 ′ 𝜕2 𝑢𝑏 𝜕𝑢′ 𝜕𝑤 ′


𝑅 {𝜕𝑡 ( 𝜕𝑦 − ) + 𝑢𝑏 𝜕𝑥 ( 𝜕𝑦 − ) + 𝑤′ } = ∆ ( 𝜕𝑦 − ) (2,8)
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕2 𝑦 𝜕𝑥

Pour trouver l’équation de dispersion 𝐻(𝛽, 𝑐, 𝑅, 𝑢𝑏 ) nous introduisons les expressions en mode de
fourrier des vitesses dans l’équation (2,8).

Les termes de cette équation deviennent:

𝜕 𝜕𝑢′ 𝜕𝑤 ′
( − ) = −𝑗𝛽𝑐𝐷𝑔𝑒 𝑗𝛽(𝑥−𝑐𝑡) − 𝛽 2 𝑐𝑓𝑒 𝑗𝛽(𝑥−𝑐𝑡)
𝜕𝑡 𝜕𝑦 𝜕𝑥

𝜕 𝜕𝑢′ 𝜕𝑤 ′
( − ) = 𝑗𝛽𝐷𝑔𝑒 𝑗𝛽(𝑥−𝑐𝑡) + 𝛽 2 𝑓𝑒 𝑗𝛽(𝑥−𝑐𝑡)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
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𝜕𝑢′ 𝜕𝑤 ′
∆ ( 𝜕𝑦 − ) = (−𝛽 2 𝐷𝑔 + 𝐷3 𝑔 + 𝑗𝛽 3 𝑓 − 𝑗𝛽𝐷2 𝑓)𝑒 𝑗𝛽(𝑥−𝑐𝑡)
𝜕𝑥

𝑑𝑛
Où 𝐷𝑛 = 𝑑𝑦 𝑛

Alors l’équation (2,8) devient :

𝑅{−𝑗𝛽𝑐𝐷𝑔 − 𝛽 2 𝑐𝑓 + 𝑗𝑢𝑏 𝛽𝐷𝑔 + 𝑢𝑏 𝛽 2 𝑓 + 𝑓𝐷2 𝑢𝑏 } = −𝛽 2 𝐷𝑔 + 𝐷3 𝑔 + 𝑗𝛽 3 𝑓 − 𝑗𝛽𝐷2 𝑓 (2,9)


𝑗
L’équation (𝑏3 ) permet d’écrire : 𝑔 = 𝛽 𝐷𝑓 en tenant compte de cette expression on trouve :

𝑗
𝑅{𝑐𝐷2 𝑓 − 𝛽 2 𝑐𝑓 − 𝑢𝑏 𝐷2 𝑓 + 𝑢𝑏 𝛽 2 𝑓 + 𝑓𝐷2 𝑢𝑏 } + 𝑗𝛽𝐷2 𝑓 − 𝛽 𝐷4 𝑓 − 𝑗𝛽 3 𝑓 + 𝑗𝛽𝐷2 𝑓 = 0 (2,10)

Enfin nous simplifions l’écriture de l’équation (2,10) :

[(𝐷2 − 𝛽 2 )2 − 𝑗𝛽𝑅(𝑢𝑏 − 𝑐)(𝐷2 − 𝛽 2 ) + 𝑗𝛽𝑅𝐷2 𝑢𝑏 ]𝑓 = 0 (2,11)

Avec les conditions aux limites correspondantes sont :

𝑓(−𝑦𝑤 ) = 𝑓(𝑦𝑤 ) = 0
{ (2,12)
𝐷𝑓(−𝑦𝑤 ) = 𝐷𝑓(𝑦𝑤 ) = 0

L’équation (2,11) est l’équation classique d’Orr-Sommerfeld que l’on a exprimée à l’aidé de 𝑓.

Généralement, l’équation d’Orr-Sommerfeld est exprimée en fonction de la fonction de courant


définit par :
𝜕𝛹(𝑥,𝑦,𝑡) 𝜕𝛹(𝑥,𝑦,𝑡)
𝑢′ (𝑥, 𝑦, 𝑡) = Et 𝑤 ′ (𝑥, 𝑦, 𝑡) = − (2,13)
𝜕𝑦 𝜕𝑥

Le développement de cette fonction en modes normaux s’écrit :

𝛹(𝑥, 𝑦, 𝑡) = 𝐺(𝑦)𝑒 𝑗𝛽(𝑥−𝑐𝑡) (2,14)

Avec 𝐺(𝑦) est l’amplitude complexe elle est définie par : 𝐺 = 𝐺𝑟 + 𝑗𝐺𝑖

Cette amplitude est liée à celle de la vitesse transversale par l’équation suivante :

𝑓(𝑦) = −𝑗𝛽𝐺(𝑦) (2,15)

Compte tenu de ceci l’équation d’Orr-Sommerfeld s’écrit :

𝐻(𝛽, 𝑐, 𝑅, 𝑢𝑏 ) = [(𝐷2 − 𝛽 2 )2 − 𝑗𝛽𝑅(𝑢𝑏 − 𝑐)(𝐷2 − 𝛽 2 ) + 𝑗𝛽𝑅𝐷2 𝑢𝑏 ]𝐺 = 0 (2,16)

V. L’analyse de problème aux valeurs propres :

L’équation résultant (2,16) se ramène à un problème aux valeurs propres (𝑐 = 𝑐𝑟 + 𝑗𝑐𝑖 ) qui s’écrit
sous la forme :

𝑀𝐺 = 𝑐𝑁𝐺 et 𝐺(±𝑦𝑤 ) = 𝐷𝐺(±𝑦𝑤 ) = 0 (2,17)

16
Où : 𝑀 = 𝑅 −1 (𝐷2 − 𝛽 2 )2 + 𝑗 𝛽𝐷2 𝑢𝑏 − 𝑗𝛽𝑢𝑏 (𝐷2 − 𝛽 2 )

Et 𝑁 = −𝑗𝛽(𝐷2 − 𝛽 2 )

La stabilité de l’écoulement est déterminée par la valeur de 𝑐𝑖 :

 Si 𝑐𝑖 < 0 l’écoulement est stable (l’amortissement de la perturbation).


 Si 𝑐𝑖 > 0 l’écoulement est instable (l’amplification de la perturbation).
 Si 𝑐𝑖 = 0 l’écoulement est neutre (limite entre la stabilité est l’instabilité).

Pour la partie réelle 𝑐𝑟 (la vitesse de déplacement), elle décrit la dépendance temporelles telle que :

 Si 𝑐𝑟 = 0 le mode est stationnaire.


 Si 𝑐𝑟 ≠ 0 le mode est oscillant.

Le nombre de Reynolds critique 𝑅𝑐 est défini comme étant la plus petite valeur de 𝑅 pour laquelle un
écoulement est instable.

VI. Conclusion :

Dans ce chapitre nous avons présenté la stabilité de l’écoulement de base qui est celui de
Poiseuilles local. Cette étude a été effectué à l’aide de la méthode de petites perturbation et cela nous
permis d’établir l’équation d’Orr-Sommerfeld décrivent la stabilité de cette écoulement. Cette
dernière est déterminé par la valeur de la vitesse d’amplification 𝑐𝑖 : l’écoulement est stable, instable
ou neutre selon que 𝑐𝑖 est négatif, positif ou nul.

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Conclusion générale

Dans ce travail, nous avons traité un problème de mécanique des fluides et plus précisément la
stabilité hydrodynamique linéaire d’un écoulement de fluide Newtonien incompressible de type
Poiseuille local dans un canal périodique.

Nous avons présenté dans le premier chapitre, les équations relatives au problème étudié, associé
aux conditions aux limites décrivent la périodicité et l’adhérence aux parois. Une solution à
l’équilibre est ensuite obtenue, afin d’effectuer une analyse dimensionnelle de problème. On a pu
mettre en évidence les grandeurs caractéristiques et les nombreux nombre sans dimension comme le
nombre de Reynolds R de l’étude. Finalement, nous avons trouvé une solution de base
adimensionnelle qui est représenté en utilisant logiciel Matlab.

Nous avons traité dans le deuxième chapitre, la stabilité linéaire de l’écoulement. Le système
d’équation du mouvement est réduit à une équation linéaire du quatrième ordre dite l’équation
d’Orr-Sommerfeld, la résolution de cette équation fournit donc un problème aux valeurs propres. Qui
est envisagé en termes de modes normaux. De plus, on peut caractériser la stabilité de l’écoulement
selon le signe de la partie imaginaire de ces valeurs 𝑐𝑖 : l’écoulement est stable, neutre ou instable
selon que la partie imaginaire 𝑐𝑖 est négatif, nul ou positif.

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Bibliographie
[1] Abdelhakim Benslimane «Introduction à la mécanique des fluides – Cours (Introduction to fluide
mechanics) », Université de Bejaïa, Décembre 2016.

[2] A. RAFIKIa, A. HIFDI, M. T. OUAZZANI ,21éme Congrès Français de mécanique, Bordeaux,


26 au 30 août 2013, « Stabilité hydrodynamique linéaire des écoulements plans de Poiseuille de
fluides viscoélastiques en présence d’un champ magnétique transversal ».

[3] Hamdi Omar « Etude de l’écoulement instationnaire d’un fluide Newtonien dans un domaine
cartésien en présence d’un gradient de pression » Université Mohamed Khider – Biskra 04/07/2012.

[4] Riadh BEN HAMOUDA,’’NOTIONS DE MECANIQUE DES FLUIDES’’© Centre de


Publication Universitaire, Tunis, 2008.

[5] Olivier LOUISNARD, « Cour de mécanique des fluides » 25 septembre 2012.

[6] www.wikipedia.com

[7] Mr.Lalam Youcef, « Les ondes stationnaires dans l’écoulement d’un fluide Newtonien
électroconducteur de fine de épaisseur » 2017

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