MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE
COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
RAPPORT DE LA PHASE I
GUIDEMETHODOLOGIQUE/RK
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GUIDE
METHODOLOGIQUE
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ABREVIATIONS
NCCE : Nomenclature Commune de Classification des Emplois
NGC : Norme Générale de Classification (du Canada)
GPEEC : Gestion Prévisionnelle des Emplois, des Effectifs et des
Compétences
GRH : Gestion des Ressources Humaines
MMSP : Ministère de Modernisation des Secteurs Publics
REC : Référentiel des Emplois et des Compétences
RCEAP : Répertoire Commun des Emplois de l’Administration Publique
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SOMMAIRE
I. INTRODUCTION………………………………………………………..……5
II. ETUDE DE BENCHMARKING…………………………………….………6
A. LES SYSTEMES NORMATIFS…………………………………………….……7
B. LES SYSTEMES ANALYTIQUES……………………………………………..…8
C. LES SYSTEMES EMPIRIQUES………………………………………….….…...8
D. LA CLASSIFICATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE......................................8
III. CADRE STRATEGIQUE DE LA CLASSIFICATION………………….…..12
IV. CADRE CONCEPTUEL ET METHODOLOGIQUE……………………...16
A. DOMAINES FONCTIONNELS……………………………………………….…17
B. CRITERES CLASSANTS……………………………………………….………..19
C. ECHELLE DE COTATION DES CRITERES CLASSANTS………………………..30
D. DEFINITION DES NIVEAUX DE CLASSIFICATION………………………….....35
V. CADRE ORGANISATIONNEL ET OPERATIONNEL…………..……...60
A. ELABORATION DE RCEAP ………………………………………………….60
B. ELABORATION DE LA NCCE………………………………..…………….…62
VI. GLOSSAIRE DE LA CLASSIFICATION…………………….….……….......67
VII. CONCLUSION………………………………………………………………….71
VIII. ANNEXES……………………………………………………………..…………72
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I - INTRODUCTION
Le présent document est le premier livrable de l’étude objet du marché N°
13/2007/MMSP portant sur « la réalisation d’une nomenclature commune de
classification des emplois ».
L’intervention vise à produire deux outils, objets des phases 2 et 3 :
☺ Un Répertoire Commun des Emplois de l’Administration Publique
(RCEAP) pour s’assurer d’une maille commune d’analyse, avant le
classement de tous les emplois et de prévenir les risques de
déformation éventuels.
☺ Une Nomenclature Commune de Classification de ces emplois (NCCE)
permettant de classer tous les emplois-types de l’Administration
publique dans des niveaux de classification déterminés à l’aide de
critères classants universels, objectifs et neutres.
Pour réaliser cette mission, un « Guide Méthodologique » de classification doit
être élaboré au cours de la phses1 et servir de référence pour l’élaboration du
RCEAP et la NCCE.
Conformément aux termes de référence de l’étude, ce guide doit préciser :
- la liste des domaines d’activités ;
- la liste des critères classants ainsi que les valeurs associées ;
- la définition des concepts utilisés dans le projet ;
- le schéma et les modalités précis d’organisation du travail.
Concernant l’identification des domaines fonctionnels, il s’agira d’appliquer une
grille d’analyse distinguant :
les domaines fonctionnels stratégiques qui correspondent aux
fonctions d'élaboration, de pilotage et d’évaluation des politiques
publiques ;
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les domaines fonctionnels opérationnels dont les activités sont
destinées directement aux citoyens, aux organisations productives ou
aux collectivités territoriales ;
les domaines fonctionnels d’appui dont les activités servent le
fonctionnement de l'État.
S’agissant des critères classants, il est demandé d’en limiter le nombre pour une
utilisation aisée dans un contexte interministériel.
La définition des concepts utilisés dans l’ensemble de l’étude est formalisée dans
un glossaire appelé « Glossaire de la classification ».
Le schéma et les modalités d’organisation du travail préciseront les actions à
entreprendre pour élaborer le RCEAP et la NCCE.
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II – SYNTHESE DE L’ETUDE DE BENCHMARKING
L’objectif principal de tout système de classification des emplois est de
déterminer la valeur des différents emplois d’une organisation et d’instaurer une
équité salariale.
Dans certains pays comme la France ou la Belgique, les premières
classifications, élaborées à la fin de la seconde guerre, s’appuyaient sur des
comparaisons globales et empiriques des catégories de travailleurs et se limitent
à l’établissement de grilles générales de métiers correspondant à des niveaux de
salaires. La détermination de ces grilles ne se fondait que sur une évaluation
comparative entre des situations de travail sans faire appel à des facteurs de
décomposition préétablis. Les résultats se présentent sous la forme de
nomenclatures catégorielles normatives.
Dans d’autres pays, notamment les Etats-Unis et la Suède, les pratiques de
classification s’appuient sur des techniques d’évaluation des situations de travail
(job evaluation) basées sur l’analyse des emplois en rapport avec un nombre de
facteurs prédéfinis. Cette dernière se fonde sur l’appréciation d’un nombre de
critères auxquels on attribue des valeurs prédéterminées selon la fréquence et
l’importance de chaque critère. C’est à ce titre que ces pratiques sont appelées
des méthodes critérielles ou analytiques.
Du début du 20ème siècle jusqu’au milieu des années 70, la classification a
constitué un consensus entre les différents parties visant à garantir la paix
sociale.
Mais depuis, cette pratique est considérée comme une importante clé pour la
gestion des ressources humaines, du travail et de la compétence. De ce fait, il
devient inconcevable qu’elle reste l’apanage exclusif d’enjeux corporatifs. Cette
prise de conscience a été suivie par l’appel au conseil en management qui s’est
penché sur la question apportant la systématisation nécessaire et la créativité
innovatrice.
C’est à ce titre que des cabinets spécialisés tels que HAY, CEGOS, CENTOR,
HEWITT et d’autres ont développé des approches spécifiques. Celles-ci s’appuient
essentiellement sur des critères classants pour réaliser l’évaluation des emplois
et leur classification au niveau correspondant.
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Le développement de la « logique compétence » a fini par consolider ces
orientations et influer sur les choix des organisations.
La revue générale des différentes méthodes de classification fait ressortir trois
types de systèmes : les systèmes normatifs, les systèmes analytiques et les
systèmes hybrides.
A- Les systèmes Normatifs
Ces systèmes visent la détermination des revenus en fonction de la tâche
assignée. L’objectif principal est d’assurer la stabilité des activités
économiques et du marché de l’emploi. Deux modèles illustrent ce type de
systèmes : la classification Parodi et la classification CSP.
1. La classification Parodi
Mis en place en 1945 par le ministre du travail français Alexandre
PARODI, ce système est fondée sur une dénomination et une
hiérarchisation des postes. Il a permis de donner un cadre général
aux grilles de classification instituées par les différentes branches
professionnelles. La classification Parodi consiste à positionner
chaque poste dans une grille de classification prédéterminée en
comparant son profil aux caractéristiques de quelques postes repères
choisis dans une filière professionnelle.
Ce modèle s’est révélé trop rigide pour tenir compte des évolutions
technologiques et organisationnelles et de la nécessité de polyvalence
qu’elles induisent.
2. Les catégories socioprofessionnelles (CSP) de l’INSEE
Les CSP ont été mise au point par l’INSEE une année après la mise
en place de la classification Parodi. L’objectif principal de cette
classification est d’attribuer à toute personne active une profession
classée au sein d’une catégorie puis au sein d’un groupe.
La portée de ce modèle est limitée à la détermination de la position
des emplois dans la nomenclature et ne permet nullement de lui
attribuer une valeur pouvant servir comme paramètre fondant des
décisions de gestion.
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B- Les systèmes Analytiques
Utilisant les résultats d’une évaluation objective et neutre basée sur des
critères prédéfinis appelés critères classants, les systèmes analytiques sont
groupés en deux grandes méthodes : la méthode par points et la méthode
par comparaison des facteurs.
La méthode par points attribue à chacun des critères des points qui
correspondent aux caractéristiques que ces critères présentent au niveau
de l’emploi évalué. L’addition de ces points aboutit à une évaluation
chiffrée, une valeur de l’emploi.
La méthode par comparaison de facteurs qui assure le classement des
emplois en les comparant sur la base d’un nombre de facteurs communs
auxquels on attribue une échelle de valeurs monétaires. C’est ainsi que le
classement d’un emploi détermine directement son niveau de
rémunération.
Sont considérées comme méthodes analytiques les méthodes HAY,
CEGOS, CENTOR, HEWITT, USB-BERENSCHOT, et ORBA.
C- Les systèmes empiriques
Il s’agit de méthode résultant de l’adaptation d’une méthode catégorielle
ou d’une méthode analytique ou de la synthèse des deux.
Qualifiés de « méthodes maisons », elles propres à leurs créateurs et
répondent à des besoins spécifiques à un contexte particulier.
D- La classification dans la Fonction publique
1. Le cas de la France
La classification adoptée dans les trois fonctions publiques et fondée
sur la grille des classifications et rémunérations (décret du juillet
1948 modifié par le décret du 16 février 1957), est de type normatif.
Le classement s’effectue sur la base d’échelles et d’indices.
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Elle ne s’appuie ni sur la description des emplois ni la détermination
des compétences exigées. Les règles présidant à cette classification
ont été dictées, conformément à la tradition administrative française,
suivant la vision et les principes de Droit public. L’objectif principal
était d’assurer la continuité du service public dans un Etat
Providence et donc de permettre la gestion d’un système de carrière.
De ce fait, le caractère essentiel de ce système traduit d’abord une
préoccupation statutaire qui, au fil des ans et suivant les résultats
des négociations, a contribué à la complexification de l’ensemble le
rendant loin d’être un outil pouvant contribuer au développement
d’une GRH optimale et efficiente.
Dénoncé depuis longtemps, le système met du temps à se réformer.
Toutefois, la mise en place d’un nombre de plus en plus important
de référentiels des emplois et des compétences et d’un Répertoire
Interministériel des Métiers et des Emplois est de nature à faciliter
un passage vers un système de classification analytique.
2. Le cas du Canada
Elaboré durant les années soixante, le système de classification dans
la fonction publique canadienne est de type analytique. Il se base sur
72 normes de classification correspondant à 72 groupes
professionnels et 106 sous-groupes et donnant lieu à 840 taux de
rémunération. Trop touffu et dépendant de quelques 70 OOO règles,
le système est devenu trop complexe pour continuer à être géré. De
plus, il a fini par créer des obstacles artificiels à la mobilité et à la
promotion du personnel. Aussi, le Conseil du Trésor du Canada a
décidé d’entamer sa réforme au début des années 90.
L’objectif principal de la réforme est d’aboutir à une seule norme
dénommée la Norme Générale de Classification (NGC).
Cette nouvelle réforme vise sept améliorations :
o Unifier le système de classification ;
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o Assurer l’équité entre les fonctionnaires ;
o Rénover la description du travail ;
o Permettre la mise en place de plans de travail annuels
concis ;
o Simplifier la méthode de concours ;
o Rendre le régime de rémunération plus concurrentiel ;
o Permettre la mise en place d’un nouveau système
d’évaluation du rendement.
La nouvelle norme de classification canadienne est fondée sur trois
principaux objectifs :
o L’universalité : la NGC doit pouvoir servir à l’évaluation
de toutes les caractéristiques du travail réalisé au sein
de la Fonction publique ;
o La simplicité : le système de classification doit être
conçu et administré de façon à ce qu’il soit possible
d’évaluer et de décrire le travail d’une manière simple et
efficace. Cette simplicité doit favoriser un mode de
gestion des ressources humaines également plus simple
et plus efficace et, pour le personnel, permettre
l’institution d’un système de classification des emplois et
de rémunération plus transparent ;
o Le non-sexismme : la Norme doit permettre de recenser
et valoriser le travail effectué tant par les femmes que
par les hommes.
La NGC canadienne se base sur « des critères classants » appelés
«facteurs » qui sont au nombre de quatre et comprenant chacun des
sous-critères appelés « éléments ». Les facteurs fondant cette
classification sont :
o La responsabilité avec six éléments ;
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o L’habileté avec quatre éléments ;
o L’effort avec quatre éléments ;
o Les conditions de travail avec deux éléments.
La première version de la NGC canadienne a été publiée en mai
1988. Elle comporte 29 groupes professionnels.
La conversion des anciennes normes vers la nouvelle et unique
norme a débuté en 2000.
Toutefois, la réforme perdure à cause de deux principales causes : la
difficulté d’assurer la conversion des anciennes normes vers la
nouvelle et la nécessité d’assurer la concordance des textes dans les
deux langues officielles.
3. Le modèle marocain
Fortement inspiré par le modèle français, le système de classification
marocain définit également un classement des grades entre eux pour
déterminer leurs traitements par référence à un système indiciaire.
La pyramide hiérarchique d'indices s’échelonne de 107 à 1095 et
comporte onze échelles divisées en échelons. Des classements
indiciaires particuliers ont été prévus pour certaines catégories de
personnels, ainsi qu’une hiérarchie indiciaire propre aux emplois
supérieurs. Chaque échelle est divisée en 10 échelons.
Au fil des ans et avec la prolifération des statuts particuliers, le système
souffre de déséquilibre, d’incohérence et surtout d’iniquité.
Mais la plus grande insuffisance du système est qu’il est inadapté à une
vraie gestion des ressources humaines, notamment une gestion basée
sur une logique de compétence et de performance.
Aussi, sa réforme entamée par la mise en place de référentiels et
continuée par la nouvelle étude trouve toute sa pleine justification.
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III - CADRE STRATEGIQUE DE LA CLASSIFICATION
L’élaboration d’une nomenclature commune de classification au niveau de la
Fonction Publique n’est pas un acte isolé et unique. Il s’agit d’un projet de
consolidation, de capitalisation et de développement du programme de
modernisation des secteurs publics engagé par le Gouvernement avec l’appui et
le partenariat d’organismes internationaux, notamment la Banque Mondiale, la
BAD et la Commission de l’UE.
La composante GRH de ce programme, considérée comme une gestion
stratégique et prioritaire, a connu depuis l’an 2005, notamment à la suite des
orientations du Gouvernement, un développement soutenu. C’est dans ce cadre
qu’ont été lancés, au niveau des différents départements ministériels, les
chantiers d’élaboration des référentiels des emplois et des compétences, suivis
parfois par une mise en œuvre portant sur la réalisation de bilans de
compétences visant, entre autres, l’identification des écarts de compétences par
rapport au REC et de plans de formation dont l’objectif principal est de réduire
ces écarts et développer le portefeuille de compétences.
Dans certains cas, la mise en œuvre porte sur des objectifs plus large et vise à
développer la boîte à outils GRH, à travers l’élaboration d’une cartographie des
postes, la réalisation d’un diagnostic RH, la définition d’un système de parcours
professionnels indicatifs et la mise en place d’un système de GPEEC. C’est le cas
notamment du Ministère des Affaires Economiques et Générales et le Ministère
de la Modernisation des Secteurs Publics.
L’élaboration des RECs est un acte fondateur d’une gestion des ressources
humaines moderne, méthodique et prévisionnelle, dûment outillée et donc en
mesure d’assurer un management objectif et pertinent des hommes, du travail,
de l’organisation et des résultats.
Le rôle des RECs est de définir les activités et tâches nécessaires pour réaliser les
programmes et plans d’actions et de les organiser en unités d’actions modèles
(emplois-types) pouvant être assurées par des titulaires détenant des
portefeuilles de compétences identiques. A ce titre, les RECs ont permis de
décrire les emplois-types et d’en spécifier les compétences.
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Il reste à compléter ce travail par une évaluation de ces emplois et leur
hiérarchisation selon des critères objectifs et universels. Il s’agit d’opérer une
classification de l’ensemble des emplois à la fois pour maîtriser l’évolution de la
nature du travail et le contenu de compétences, et pour instituer un système de
reconnaissance aussi bien des situations de travail que de leurs titulaires,
fondée sur le type de compétences qu’ils sont en mesure de mobiliser pour
contribuer à la formation des résultats et la réalisation des missions de leur
département.
Dans le cadre de consolidation des chantiers RECs et en vue d’unifier les
pratiques GRH au niveau de l’Administration Publique, l’effort de classification
des emplois dans une nomenclature commune engagé par le MMSP est un choix
pertinent et porteur.
En effet, la réalisation d’une telle nomenclature est de nature à assurer plusieurs
objectifs fondateurs d’efficience, d’efficacité et d’économie.
Les principaux objectifs directs tributaires de la présente classification sont :
• Constituer un outil de référence pour la GRH à l’échelle de l’Administration
Publique;
• Unifier le référencement des emplois et des compétences ;
• Définir des parcours professionnels plus larges ou à caractère
interministériel ;
• Créer un espace national et intersectoriel de mobilité pour les cadres de
l’Administration publique ;
• Déterminer le marché de travail cible pour l’Administration ;
• Constituer, pour les institutions de formation, une référence pour les
qualifications demandées par le marché de travail public ;
• Promouvoir la constitution d’équipes intelligentes interministérielles ;
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• Créer un dispositif de conditions et de mécanismes objectifs et neutres à
même de permettre aux fonctionnaires d’améliorer leurs parcours
professionnels et de valoriser leurs acquis professionnels ;
• Permettre, à l’échelle globale de l’Administration Publique, la mise en place
d’un système GPEEC ;
• Fonder les bases d’un fonctionnariat public attractif et motivant ;
• Disposer des fondements de base pour la réforme du système de
rémunération au niveau de la Fonction Publique.
Telle que projetée, la nomenclature commune de classification des emplois
constitue, pour le Gouvernement et les différents centres de responsabilité en
matière de Fonction Publique, un réel système d’information sur les emplois
et les compétences dont le système administratif a besoin pour réaliser les
projets et programmes publics et pour asseoir le développement durable.
Quantifié, par la détermination des effectifs disponibles par emploi, ce
système d’information est en mesure de fonder de manière pertinente et
efficiente nombre de programmes particulièrement en matière d’enseignement
et de formation, et généralement pour toutes actions de développement
économique et social.
A ce titre, la nomenclature de classification constitue un outil pour assurer la
régulation de l’emploi public, la transparence et la visibilité dans la gestion
des ressources humaines au niveau de l’Administration, l’équité dans la
rémunération des fonctionnaires et agents de l’Etat et la cohérence dans les
politiques de développement national et local, notamment par la mise en
oeuvre d’une décentralisation et d’une déconcentration équilibrées par le
partage équitable des ressources principales, les ressources humaines.
La nomenclature s’avère donc un cadre de référencement stratégique
indispensable pour instituer une gestion publique fondée sur la performance
et garantie par la compétence.
Sa réalisation nécessite, à cette première phase, la détermination, suite à une
étude de benchmarking (titre II), d’un cadre stratégique (titre III), d’un cadre
conceptuel et méthodologique et la description de son contenu (titre IV), suivi
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de la définition et de la description du cadre organisationnel et opérationnel
pour l’élaboration des deux outils attendus de l’étude, le Répertoire Commun
et la Nomenclature (titre V).
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IV – CADRE CONCEPTUEL ET METHODOLOGIQUE
La classification des emplois et l’élaboration d’une Nomenclature Commune
est un processus qui permet de déterminer la valeur relative des emplois de
l’Administration Publique en comparant l’ensemble de leurs caractéristiques,
exigences et conditions d’exercice.
La pertinence de la configuration et du contenu du système de classification
revêtent une importance particulière en raison de l'incidence de ce système
sur la gestion des ressources humaines de la Fonction Publique et de ses
rapports avec les coûts réels de l’acquisition de ces ressources et les surcoûts
apparents et occultes dus à un management empirique de la ressource
humaine.
La réalisation de la nomenclature est à opérer sur la base de méthodes
pertinentes et de critères objectifs et universels prédéfinis. C’est l’objet du
présent Guide méthodologique qui vise à définir :
• Les domaines fonctionnels;
• Les critères classants ainsi que les valeurs associées ;
• Les concepts utilisés dans le projet ;
• Le schéma et les modalités précis d’organisation du travail.
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A. DOMAINES FONCTIONNELS
La notion de domaine fonctionnel constitue le point de départ de la
construction du système de classification des emplois. Il s’agit d’un
concept pertinent pour appréhender les différentes situations de travail
dans un ensemble multisectoriel, multipolaire et multistructural qu’est
l’Administration Publique. En effet, la notion de domaine fonctionnel
permet d’opérer un premier regroupement des familles professionnelles
d’emplois-types identifiés par les différents RECs, pour procéder ensuite à
l’analyse de ces emplois en vue de synthétiser les emplois de référence
représentatifs des emplois-types similaires.
Conformément aux termes de référence, ces domaines seront classés en
trois catégories :
les domaines fonctionnels stratégiques qui correspondent aux fonctions
d'élaboration, de pilotage et d’évaluation des politiques publiques ;
les domaines fonctionnels opérationnels dont les activités sont destinées
directement aux citoyens, aux organisations productives ou aux
collectivités territoriales ;
les domaines fonctionnels d’appui dont les activités servent le
fonctionnement de l'État.
A priori, la liste provisoire des domaines fonctionnels identifiés, à cette
étape de l’étude, comprend 27 domaines, dont 4 domaines stratégiques, 15
domaines opérationnels et 8 domaines d’appui.
1. Domaines fonctionnels stratégiques
• Pilotage stratégique et institutionnel des services publics
• Management des organisations publiques
• Modernisation des secteurs publics
• Conseil, études et évaluation.
2. Domaines fonctionnels opérationnels
• Justice et protection des droits
• Sécurité et protection civile
• Santé et développement social
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• Enseignement, recherche et qualification
• Culture et protection du patrimoine national
• Développement et régulation économique
• Infrastructures et transports
• Habitat, urbanisme, aménagement de l’espace et environnement
• Economie sociale et développement durable
• Agriculture, Pêche maritime et Développement rural
• Conservation, développement et gestion des ressources
forestières et hydrauliques
• Administration territoriale et développement local
• Diplomatie et relations internationales
• Finances publiques
• Contrôle de la gestion publique
3. Domaines fonctionnels d’appui
• Gestion des ressources humaines
• Gestion budgétaire et comptable
• Législation et contentieux
• Système d’information, réseaux et Télécom
• Communication et relations publiques
• Management de la qualité
• Système de référencement et de documentation
• Approvisionnement, logistique et maintenance
Cette liste et sa configuration restent provisoires et peut être, au besoin et
suite à l’étude des différents référentiels, consolidée et éventuellement
enrichie au fil du progrès de l’analyse.
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B. CRITERES CLASSANTS
Les critères classants constituent des paramètres permettant d’évaluer de
manière objective et neutre les emplois et de les classer sur la base des
résultats de cette évaluation.
A l’issue de l’étude de benchmarking et de l’analyse d’un contenu modèle
pertinent de la description et de la spécification des emplois-types, d’une
part, et compte tenu des termes de référence de la présente mission,cinq
critères classants ont été retenus en fonction de leur objectivité, leur
neutralité, leur universalité, leur haute discrimination dans l’évaluation du
travail et leur applicabilité. Ces critères sont les suivants :
- La responsabilité
- La complexité des activités et des compétences à mobiliser
pour accomplir ces activités
- Le niveau de qualification
- Le champ des relations au travail
- L’environnement et les conditions spécifiques d’exercice.
a. LA RESPONSABILITE
Ce critère apprécie la nature et le degré des obligations dont doit répondre le
titulaire de l’emploi aussi bien à l’égard de son Administration qu’à l’égard de
l’Etat, de la Société, d’une profession soumise à une déontologie ou d’une
équipe de collaborateurs.
Le critère responsabilité est décliné en 6 Positions pouvant caractériser un
emploi :
1. R1 : Responsabilité stratégique et institutionnelle
Elle implique :
• L’exercice de la fonction sommet stratégique et managérial
d’un Département ministériel ou d’une collectivité territoriale ;
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• la définition d’orientations stratégiques, de politiques générales
et d’objectifs globaux correspondant aux missions
institutionnelles d’un Département ministériel et conformes
aux orientations politiques gouvernementales ;
• l’exercice d’un contrôle global sur les différents centres de
responsabilités et de management du Département et sur la
gestion des ressources;
• la validation des programmes et plans préparés par ces
centres ;
• la veille sur les résultats globaux et l’image institutionnelle du
Département.
2. R2 : Responsabilité managériale
Elle implique :
• la participation à la définition des orientations stratégiques, de
politiques générales et d’objectifs globaux ;
• leur traduction, au niveau d’une structure administrative ou
territoriale, en objectifs spécifiques, programmes et plans
d’actions et la gestion de leur mise en œuvre ;
• le contrôle des activités et la veille sur les objectifs et résultats
afférents aux programmes et plans ;
• la détermination de la configuration organisationnelle et
fonctionnelle de la structure administrative ou territoriale à
charge ;
• l’allocation des ressources et des délégations nécessaires ;
• le pilotage et l’encadrement d’équipes diverses.
3. R3 : Responsabilité « expertale »
Elle implique :
• La réalisation de diagnostics, d’audits, d’évaluations pertinents
et la conception et la mise en œuvre de solutions répondant
aux besoins découlant des dysfonctionnements et problèmes
constatés ;
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• La réalisation d’études, de recherches et d’investigations
diverses ;
• La prestation de conseil aux différents centres de
responsabilités et de management ;
• La conception et l’élaboration de projets stratégiques, de
développement institutionnel et organisationnel ;
• L’élaboration de politiques, schémas directeurs, et de
programmes ;
• L’élaboration de plan d’action et l’assistance à leur mise en
œuvre
• La formation et le transfert de compétences.
• le respect de principes généraux d’éthique ;
• la soumission à des règles déontologiques propres à une
profession ;
• une attitude toujours positive à l’égard d’autrui ;
• la participation continue à la veille sur l’image sociale et
institutionnelle de l’organisation de rattachement.
4. R4 : Responsabilité de supervision
Elle implique :
• La supervision d’un nombre d’entités ou services et la
coordination de leurs activités ;
• La participation à l’élaboration, la finalisation et la validation
des plans d’action correspondant à la charge de ces services ;
• Le suivi de la mise en œuvre des plans d’action et la formation
des résultats ;
• La veille sur l’utilisation optimale des ressources ;
• La veille sur le développement des compétences et les boîtes à
outils et méthodes ;
• Assurer le reporting continu à l’autorité managériale
supérieure.
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5. R5 : Responsabilité opérationnelle
Elle implique :
• L’organisation d’un service en charge d’un portefeuille
d’activités et la veille sur son fonctionnement pertinent ou
l’encadrement d’une équipe;
• La participation à l’élaboration des plans d’action et la mise en
œuvre de la partie correspondant à la charge du service ou la
direction et la supervision de la mise en œuvre du projet confié
à une équipe;
• La définition de plans de charge individuels du personnel ;
• Le contrôle des activités et la veille sur les résultats attendus ;
• La veille sur des équipements et matériels mis à la disposition
du service ou de l’équipe.
6. R6 : Responsabilité de son poste :
Elle implique :
• La veille sur son travail et son accomplissement selon les
directives et consignes et conformément aux pratiques admises ;
• La veille sur les équipements, dossiers et matériels qui lui sont
confiés dans le cadre de son poste.
b. LA COMPLEXITE
Ce critère apprécie le degré de difficulté à appréhender, mémoriser et
mettre en œuvre les savoirs et savoirs-faire nécessaires pour la réalisation
des activités, ainsi que la durée et l’effort nécessaires pour atteindre le
niveau de maîtrise professionnelle.
La complexité implique également :
− le recours à des outils, méthodes et approches d’analyse, de
traitement ou de production ;
− un effort d’adaptation, de conception ou d’innovation ;
23
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Le critère complexité est décliné en 6 positions pouvant caractériser un
emploi.
1. C1 : Emploi trop complexe
Elle implique :
• Des formations supérieures polyvalentes embrassant les
différents aspects de l’environnement de l’Administration
publique et le mangement des organisations;
• Une expertise reconnue par des titres professionnels et une
pratique établie et comportant notamment des travaux de
diagnostic, de conseil, de recherche, d’étude et d’analyse dont
les résultats servent à l’élaboration de projets ou la résolution
de dysfonctionnements intéressant l’ensemble d’une
Administration ou une structure donnée ;
• La capacité d’anticiper les évolutions conjoncturelles et
structurelles, d’apprécier leurs impacts, de formuler les
recommandations pertinentes qui s’imposent et de les traduire
en projets, objectifs et plans d’action ;
• La contrainte d’acquisition continue de savoirs et savoirs-faire
nouveaux et de plus en plus complexes ;
• La pratique dans des environnements divers obligeant à des
adaptations continues ;
2. C2 : Emploi Complexe impliquant :
• Des formations supérieures spécialisées ;
• Une expertise reconnue par des titres professionnels, des
diplômes et une expérience probante et impliquant la direction
de travaux et la prescription de solutions dans le cadre d’un
projet spécifique à un domaine précis ;
• Des interventions nécessitant souvent la vérification de la
cohérence et de la pertinence des informations de base et
l’adaptation d’approches et méthodes ;
• La conception et la mise en œuvre de solutions pertinentes ;
24
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
• Un développement et un renouvellement continus des
pratiques professionnelles.
3. C3 : Emploi assez complexe impliquant :
• Des formations supérieures spécialisées ;
• Une expérience concluante dans la gestion publique ;
• Une connaissance des processus et procédures administratifs ;
• La maîtrise des approches et techniques de management des
organisations ;
• Le traitement et la vérification de la cohérence d’informations
diverses et concernant le travail de diverses personnes ;
• Des capacités de suivi et e coordination.
4. C4 : Emploi partiellement complexe impliquant :
• Une formation spécialisée ;
• Une technicité spécifique reconnue ;
• Le traitement d’informations techniques variées en appliquant
des approches et méthodes prédéterminées ;
• Le choix et l’application d’une solution en se référant à une
pratique professionnelle reconnue ;
• Une mise à niveau périodique des savoirs et savoirs-faire ;
• Une validation globale des pratiques et des résultats.
5. C5 : Emploi ordinaire impliquant :
• Des activités variées mais de nature similaire ;
• L’exercice nécessite une formation générale et une formation
complémentaire organisée ;
• Le titulaire agit selon des directives périodiques ;
• La réalisation des opérations se réfère à des procédures et
modes opératoires préétablies ;
• Les résultats appellent un contrôle périodique régulier.
25
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
6. C6 : Emploi simple impliquant :
• Des activités élémentaires, identiques et répétitives;
• L’exercice nécessite une formation générale et un
apprentissage au poste auprès de personnes maîtrisant les
mêmes activités ;
• Le titulaire agit selon des consignes précises et détaillées ;
• Les résultats sont contrôlés régulièrement et immédiatement.
26
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
c. NIVEAU DE QUALIFICATION
Ce critère apprécie le niveau de formation appréhendé en termes de
nombre d’années passées par le titulaire au niveau de diverses institutions
de formation et sanctionnées par un titre dûment reconnu (diplôme,
certificat ou attestation)
Les différents niveaux retenus sont les suivants :
Niveau de Contenu de référence
Qualification
Q1 : Bac + 8 et plus − Doctorat ;
− Diplôme de spécialisation médicale
− (diplôme d’ingénieur d’Etat ou d’architecte; DES ;
DESA, MASTER, DESS; diplômes des cycles
supérieurs ENA, ESI, ISCAE, INAU, ou diplômes
scientifiquement équivalents) + au moins 2 cycles
de formation spécialisée totalisant plus de 36
mois et sanctionnés par un titre
Q2 : Bac + 6 ou 7 − (diplôme d’ingénieur d’Etat ou d’architecte; DES ;
DESA, MASTER, DESS; diplômes des cycles
supérieurs ENA, ESI, ISCAE, INAU, ou diplômes
scientifiquement équivalents) + un cycle de
formation spécialisée d’au moins un an et
sanctionné par un titre ;
− Diplôme de médecin ou chirurgien dentiste ;
− Diplôme de l’ISA.
Q3 : Bac + 5 − Diplôme d’ingénieur, DESA, MASTER, DESS ou
diplômes scientifiquement équivalents.
Q4 : Bac + 3 ou4 − Diplôme d’ingénieur d’application, diplômes du
cycle normal de l’ENA, l’ESI, l’ISCAE ; Licence ;
Diplôme de technicien spécialisé ou diplômes
27
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
scientifiquement équivalent.
Q5 : Bac + 2 − Diplôme de technicien ; DEUG ; ou diplômes
scientifiquement équivalents
Q6 : Bac Baccalauréat marocain ou certificat équivalent
Q7 : <Bac Ayant au moins terminé l’enseignement fondamental
28
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
d. LE CHAMP DES RELATIONS DE TRAVAIL
Ce critère apprécie l’importance, l’étendue et l’impact des relations tenues
par le titulaire avec son environnement institutionnel.
Le critère Champ des relations de travail (RT) est décliné en 6
positions pouvant caractériser un emploi.
1. RT1 : Relations institutionnelles stratégiques impliquant :
• Une représentation globale du Département ministériel avec
pouvoir d’engagement total;
• Des contacts avec une multitude d’acteurs portant sur des
sujets variés et pouvant être sensibles ou couvrant des enjeux
diversifiés ;
• La défense et la préservation de l’ensemble des intérêts du
Département ;
• Une capacité de négociation stratégique ;
• Une maîtrise des techniques de communication ;
• L’animation de réunion de coordination.
2. RT2 : Relations institutionnelles managériales impliquant :
• Une représentation du département sur diverses questions se
rapportant à un groupe de missions précises du Département
avec pouvoir de prise de position et d’engagement général sur
ces questions ;
• Des contacts multiples et variés portant sur questions d’intérêt
communs en rapport avec ces missions ;
• La défense et la préservation des intérêts du Département
relatifs à ces missions ;
• Une maîtrise des techniques de communication et de
négociation ;
• L’animation de réunion de coordination.
29
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
3. RT3 : Relations managériales intermédiaires
• La représentation permanente du département pour des
questions courantes appelant la négociation d’une décision ;
• Un échange d’informations et de point de vue avec des
interlocuteurs divers internes ou externes ;
• Une prise de position sur la base d’orientations générales;
• Une maîtrise des techniques de communication et de
négociation ;
• L’animation de réunion de coordination.
4. RT4 : Relations fonctionnelles avec des centres de
responsabilité externes et internes impliquant :
• Une représentation du Département par délégation
circonstanciée et conditionnée;
• Un échange d’informations et de point de vue avec des
interlocuteurs divers internes ou externes ;
• Une possibilité d’engagement du Département sur des
questions précises ;
• Une maîtrise des techniques de communication et de
négociation ;
• L’animation de réunion de coordination.
5. RT5 : Relations fonctionnelles limitées aux centres de
responsabilités internes impliquant :
• Une représentation d’un centre de responsabilité face à
d’autres centres de responsabilités du même département
ministériel ;
• Echange d’informations pour la formation d’une décision ou
une position commune ;
• Négociation pour l’obtention d’un consensus ou d’un partage
de ressources ou de charges ;
30
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
• La maîtrise des techniques de communication et de
négociation ;
• L’animation de réunion.
6. RT6 : Relations limitées au supérieur hiérarchique immédiat et
à des collègues impliquant :
• Un reporting sur les activités
• La réception de directives
• L’échange d’informations et la passation de consignes entre
collègues.
e. L’ENVIRONNEMNET ET LES CONDITIONS SPECIFIQUES (ES) D’EXERCICE
Ce critère apprécie les contraintes de l’environnement dans lequel
s’exercent l’emploi et les conditions spécifiques auxquelles le titulaire
est soumis. Cette appréciation est appréhendée à travers l’effort
intellectuel ou physique que les titulaires doivent consentir pour
exercer leur emploi ou les risques et menaces auxquels ils doivent faire
face dans ou à l’occasion de cet exercice.
Il est décliné en 5 positions pouvant caractériser l’emploi.
1. ES1 : Environnement intellectuellement, institutionnellement
et socialement contraignant impliquant :
• Une mobilisation intellectuelle intense ;
• Une attitude sociale réservée et une grande retenue ;
• Une présence au poste au-delà des horaires normaux ;
• Une attention soutenue à l’égard des différents acteurs et
événements ;
• Une exposition continue à la critique politique et sociale ;
• Un risque constant de stress.
31
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
2. ES1 : Environnement intellectuellement et socialement
contraignant impliquant :
• Une mobilisation intellectuelle intense ;
• Une attitude sociale réservée et une grande retenue ;
• Une présence au poste au-delà des horaires normaux ;
• Une attention soutenue à l’égard des différents acteurs et
événements ;
• Un risque constant de stress.
3. ES3 : Environnement recelant des menaces pour la santé et la
sécurité des titulaires impliquant :
• Un milieu de travail avec des équipements pouvant
occasionner des accidents graves ou des conditions d’action
inconfortables;
• Des activités portant sur des substances organiques ou
chimiques dangereuses pour la santé ;
• Des contacts fréquents avec des personnes présentant un
risque pour la santé ou la sécurité ;
• Eventuellement, des conditions de travail présentant un risque
pour la descendance.
4. ES4 : Environnement nécessitant un effort physique ou
intellectuel contraignant impliquant :
• Des activités pénibles et fatigantes ;
• Un risque d’usure rapide ;
• Un temps de récupération de plus en plus long.
5. ES5 : Environnement ordinaire impliquant :
• Un horaire de travail normal ;
• Un exercice d’activités dans un milieu professionnel ou
bureautique stable ;
32
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
• Les contacts sont limités à des fonctionnaires aux
comportements prévisibles ;
• Des équipements sans danger.
33
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
C. ECHELLE DE COTATION DES CRITERES CLASSANTS
a. Grille de cotation du critère Responsabilité
Valeur
Critère Positions Côte maximale du
classant critère
Responsabilité stratégique et
400
institutionnelle
Responsabilité managériale
260
Responsabilité expertale
240
Responsabilité 400
Responsabilité de supervision 100
Responsabilité opérationnelle 50
Responsabilité de son poste
10
34
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
b. Grille de cotation du critère complexité
Critère Positions Côte Valeur
classant maximale
du critère
Emploi trop complexe 240
Emploi complexe 200
Complexité Emploi assez complexe 150
des activités
240
et des
compétences Emploi partiellement complexe 70
Emploi ordinaire 60
Emploi simple 45
35
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
c. Grille de cotation du critère Niveau de qualification
Critère classant Positions Côte Valeur
maximale
du critère
Bac + 8 et plus 240
Bac + 6 ou 7 200
Bac + 5 150
Niveau de
Bac + 3 ou4 80 240
formation
Bac + 2 40
Bac 30
<Bac 20
36
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
d. Grille de cotation du critère Champ des Relations de Travail
Valeur
Critère classant Positions Côte maximale
du critère
Relations institutionnelles
240
stratégiques
Relations institutionnelles 200
managériales
Relations managériales
100
intermédiaires
Champ des
Relations fonctionnelles avec des
relations de 70 240
centres de responsabilité externes
travail
et internes
Relations fonctionnelles limitées
50
aux centres de responsabilités
internes
Relations limitées au supérieur
20
hiérarchique immédiat et à des
collègues
37
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
e. Grille de cotation du critère Environnement
Valeur
Critère maximale
Positions Côte
classant du
critère
Environnement intellectuellement,
240
institutionnellement et socialement
contraignant
Environnement intellectuellement et
200
socialement contraignant
Environnement
spécifique du Environnement recelant des menaces
200 240
travail pour la santé et la sécurité des
titulaires
Environnement nécessitant un effort 100
intellectuel ou physique contraignant
Environnement ordinaire 20
38
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
D. DEFINITION DES NIVEAUX DE CLASSIFICATION
Neuf niveaux ont été retenus pour permettre la classification des emplois
de référence et partant les emplois-types leur correspondant.
Niveau Groupe concerné Code
I Management I-M
II Management II-M
III Expertise III-E
IV Management IV-M
V Expertise V-E
VI Management VI-M
VII Maîtrise VII-MT
VIII Maîtrise VIII-MT
IX Maîtrise IX-MT
X Exécution X-AE
XI Exécution XI-AE
39
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
NIVEAU I-M
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE Responsabilité stratégique et institutionnelle impliquant :
- L’exercice de la fonction sommet stratégique et
managérial d’un Département ministériel ou d’une
collectivité territoriale ;
- la définition d’orientations stratégiques, de politiques
générales et d’objectifs globaux correspondant aux
missions institutionnelles d’un Département
ministériel et conformes aux orientations politiques
gouvernementales ; 400
- l’exercice d’un contrôle global sur les différents centres
de responsabilités et de management du
Département ;
- la validation des programmes et plans préparés par
ces centres ;
- la veille sur les résultats globaux et l’image
institutionnelle du Département.
COMPLEXITE Emploi Complexe impliquant : 200
- Des formations supérieures spécialisées ;
- Une expertise reconnue par des titres
professionnels, des diplômes et une expérience
probante et impliquant la direction de travaux et
la prescription de solutions dans le cadre d’un
projet spécifique à un domaine précis ;
- Des interventions nécessitant souvent la
vérification de la cohérence et de la pertinence
des informations de base et l’adaptation
d’approches et méthodes ;
- La conception et la mise en œuvre de solutions
pertinentes ;
- Un développement et un renouvellement continus
des pratiques professionnelles.
NIVEAU DE Bac + 6 ou 7 200
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations institutionnelles stratégiques 240
40
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
RELATIONS DE impliquant :
TRAVAIL - Une représentation globale du Département
ministériel avec pouvoir d’engagement total;
- Des contacts avec une multitude d’acteurs et
portant sur des sujets variés et pouvant être
sensibles ou couvrant des enjeux diversifiés ;
- Une capacité de négociation stratégique ;
- Une maîtrise des techniques de communication ;
- L’animation de réunion de coordination.
ENVIRONNEMENT Environnement intellectuellement, 240
ET CONDITIONS institutionnellement et socialement contraignant
SPECIFIQUES impliquant :
D’EXERCICE - Une mobilisation intellectuelle intense ;
- Une attitude sociale réservée et une grande
retenue ;
- Une présence au poste au-delà des horaires
normaux ;
- Une attention soutenue à l’égard des différents
acteurs et événements ;
- Une exposition continue à la critique politique et
sociale ;
- Un risque constant de stress.
Valeur totale du niveau 1280
41
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
a. NIVEAU II-M
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE Responsabilité managériale impliquant : 260
- la participation à la définition des orientations
stratégiques, de politiques générales et d’objectifs
globaux ;
- leur traduction, au niveau d’une division
administrative ou territoriale, en objectifs spécifiques,
programmes et plans d’actions et la gestion de leur
mise en œuvre ;
- le contrôle des activités et la veille sur les objectifs et
résultats afférents aux programmes et plans ;
- le pilotage et l’encadrement d’équipes diverses.
COMPLEXITE Emploi Complexe impliquant : 200
- Des formations supérieures spécialisées ;
- Une expertise reconnue par des titres
professionnels, des diplômes et une expérience
probante et impliquant la direction de travaux et la
prescription de solutions dans le cadre d’un projet
spécifique à un domaine précis ;
- Des interventions nécessitant souvent la
vérification de la cohérence et de la pertinence des
informations de base et l’adaptation d’approches et
méthodes ;
- La conception et la mise en œuvre de solutions
pertinentes ;
- Un développement et un renouvellement continus
des pratiques professionnelles.
NIVEAU DE Bac + 6 ou 7 200
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations institutionnelles managériales impliquant : 200
RELATIONS DE - Une représentation du département sur des
TRAVAIL questions se rapportant à des missions précises
du Département avec pouvoir d’engagement
général sur ces questions ;
- Des contacts multiples et variés portant sur
42
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
questions d’intérêt communs en rapport avec ces
missions ;
- Une maîtrise des techniques de communication et
de négociation ;
- L’animation de réunion de coordination.
ENVIRONNEMENT Environnement intellectuellement et socialement 200
ET CONDITIONS contraignant impliquant :
SPECIFIQUES - Une mobilisation intellectuelle intense ;
D’EXERCICE
- Une attitude sociale réservée et une grande
retenue ;
- Une présence au poste au-delà des horaires
normaux ;
- Une attention soutenue à l’égard des différents
acteurs et événements ;
- Une exposition continue à la critique politique et
sociale ;
- Un risque constant de stress.
Valeur totale du niveau 1060
43
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
b. NIVEAU III-E
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE 240
Responsabilité « expertale » impliquant :
- La réalisation de diagnostics, d’audits, d’évaluations
pertinents et la conception et la mise en œuvre de
solutions répondant aux besoins découlant des
dysfonctionnements et problèmes constatés ;
- La réalisation d’études, de recherches et
d’investigations diverses ;
- La prestation de conseil aux différents centres de
responsabilités et de management ;
- La conception et l’élaboration de projets stratégiques,
de développement institutionnel et organisationnel ;
- L’élaboration de politiques, schémas directeurs,
- L’élaboration de plan d’action et l’assistance à leur
mise en œuvre
- La formation et le transfert de compétences.
COMPLEXITE 240
Emploi trop complexe impliquant :
- Des formations supérieures polyvalentes embrassant
les différents aspects de l’environnement de
l’Administration publique et le mangement des
organisations;
- Une expertise reconnue par des titres professionnels
et une pratique établie et comportant notamment des
travaux de diagnostic, de conseil, de recherche,
d’étude et d’analyse dont les résultats servent à
l’élaboration de projets ou la résolution de
dysfonctionnements intéressant l’ensemble d’une
Administration ou une structure donnée ;
- La capacité d’anticiper les évolutions conjoncturelles
et structurelles, d’apprécier leurs impacts, de
formuler les recommandations pertinentes qui
s’imposent et de les traduire en projets, objectifs et
plans d’action ;
- La contrainte d’acquisition continue de savoirs et
44
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
savoirs-faire nouveaux et de plus en plus complexes ;
- La pratique dans des environnements divers obligeant
à des adaptations continues ;
NIVEAU DE Bac + 8 et plus 240
QUALIFICATION
CHAMP DES 70
RELATIONS DE Relations fonctionnelles avec des centres de
TRAVAIL responsabilité externes et internes impliquant :
- Une représentation du Département par délégation
circonstanciée et conditionnée;
- Un échange d’informations et de point de vue avec
des interlocuteurs divers internes ou externes ;
- Une possibilité d’engagement du Département sur des
questions précises ;
- Une maîtrise des techniques de communication et de
négociation ;
- L’animation de réunion de coordination.
ENVIRONNEMENT Environnement intellectuellement et socialement 200
ET CONDITIONS contraignant impliquant :
SPECIFIQUES - Une mobilisation intellectuelle intense ;
D’EXERCICE
- Une attitude sociale réservée et une grande retenue ;
- Une présence au poste au-delà des horaires
normaux ;
- Une attention soutenue à l’égard des différents
acteurs et événements ;
- Un risque constant de stress.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 990
45
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
c. NIVEAU IV-M
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE Responsabilité de supervision 100
- La supervision d’un nombre d’entités ou services et
la coordination de leurs activités ;
- La participation à l’élaboration, la finalisation et la
validation des plans d’action correspondant à la
charge de ces services ;
- Le suivi de la mise en œuvre des plans d’action et la
formation des résultats ;
- La veille sur l’utilisation optimale des ressources ;
- La veille sur le développement des compétences et les
boîtes à outils et méthodes ;
- Assurer le reporting continu à l’autorité managériale
supérieure.
COMPLEXITE Emploi assez complexe impliquant : 150
- Des formations supérieures spécialisées ;
- Une expérience concluante dans la gestion publique ;
- Une connaissance des processus et procédures
administratifs ;
- La maîtrise des approches et techniques de
management des organisations ;
- Le traitement et la vérification de la cohérence
d’informations diverses et concernant le travail de
diverses personnes ;
- Des capacités de suivi et e coordination.
NIVEAU DE Bac + 6 ou 7 200
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations managériales intermédiaires 100
RELATIONS DE - La représentation permanente du département pour
des questions courantes appelant la négociation
46
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
TRAVAIL d’une décision ;
- Un échange d’informations et de point de vue avec
des interlocuteurs divers internes ou externes ;
- Une prise de position sur la base d’orientations
générales;
- Une maîtrise des techniques de communication et de
négociation ;
- L’animation de réunion de coordination.
ENVIRONNEMENT Environnement intellectuellement et socialement 200
ET CONDITIONS contraignant impliquant :
SPECIFIQUES - Une mobilisation intellectuelle intense ;
D’EXERCICE
- Une attitude sociale réservée et une grande retenue ;
- Une présence au poste au-delà des horaires
normaux ;
- Une attention soutenue à l’égard des différents
acteurs et événements ;
- Un risque constant de stress.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 750
47
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
d. NIVEAU V-E
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE De son poste impliquant : 10
- La veille sur son travail et son accomplissement selon
les directives et consignes et conformément aux
pratiques admises ;
- La veille sur les équipements, dossiers et matériels
qui lui sont confiés dans le cadre de son poste.
COMPLEXITE Emploi Complexe impliquant : 200
- Des formations supérieures spécialisées ;
- Une expertise reconnue par des titres professionnels,
des diplômes et une expérience probante et
impliquant la direction de travaux et la prescription
de solutions dans le cadre d’un projet spécifique à un
domaine précis ;
- Des interventions nécessitant souvent la vérification
de la cohérence et de la pertinence des informations
de base et l’adaptation d’approches et méthodes ;
- La conception et la mise en œuvre de solutions
pertinentes ;
- Un développement et un renouvellement continus des
pratiques professionnelles.
NIVEAU DE BAC +5 150
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations fonctionnelles avec des centres de 70
RELATIONS DE responsabilité externes et internes impliquant :
TRAVAIL - Une représentation du Département par délégation
circonstanciée et conditionnée;
- Un échange d’informations et de point de vue avec
des interlocuteurs divers internes ou externes ;
- Une possibilité d’engagement du Département sur des
questions précises ;
- Une maîtrise des techniques de communication et de
48
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
négociation ;
- L’animation de réunion de coordination.
ENVIRONNEMENT Environnement intellectuellement et socialement 200
ET CONDITIONS contraignant impliquant :
SPECIFIQUES - Une mobilisation intellectuelle intense ;
D’EXERCICE
- Une attitude sociale réservée et une grande retenue ;
- Une présence au poste au-delà des horaires
normaux ;
- Une attention soutenue à l’égard des différents
acteurs et événements ;
- Un risque constant de stress.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 630
49
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
e. NIVEAU VI-M
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE Responsabilité opérationnelle impliquant : 50
- L’organisation d’un service en charge d’un portefeuille
d’activités et la veille sur son fonctionnement
pertinent ;
- La participation à l’élaboration des plans d’action et la
mise en œuvre de la partie correspondant à la charge
du service ;
- La définition de plans de charge individuels du
personnel ;
- L’encadrement d’une équipe et le contrôle des
activités et la veille sur les résultats attendus ;
- La veille sur des équipements et matériels.
COMPLEXITE Emploi assez complexe impliquant : 150
- Des formations supérieures spécialisées ;
- Une expérience concluante dans la gestion publique ;
- Une connaissance des processus et procédures
administratifs ;
- La maîtrise des approches et techniques de
management des organisations ;
- Le traitement et la vérification de la cohérence
d’informations diverses et concernant le travail de
diverses personnes ;
- Des capacités de suivi et e coordination.
NIVEAU DE BAC +5 150
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations fonctionnelles avec des centres de 70
RELATIONS DE responsabilité externes et internes impliquant :
TRAVAIL - Une représentation du Département par délégation
circonstanciée et conditionnée;
50
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
- Un échange d’informations et de point de vue avec
des interlocuteurs divers internes ou externes ;
- Une possibilité d’engagement du Département sur des
questions précises ;
- Une maîtrise des techniques de communication et de
négociation ;
- L’animation de réunion de coordination.
ENVIRONNEMENT Environnement intellectuellement et socialement 200
ET CONDITIONS contraignant impliquant :
SPECIFIQUES - Une mobilisation intellectuelle intense ;
D’EXERCICE
- Une attitude sociale réservée et une grande retenue ;
- Une présence au poste au-delà des horaires
normaux ;
- Une attention soutenue à l’égard des différents
acteurs et événements ;
- Un risque constant de stress.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 620
51
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
f. NIVEAU VII-MT
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE De son poste impliquant : 10
- La veille sur son travail et son accomplissement selon
les directives et consignes et conformément aux
pratiques admises ;
- La veille sur les équipements, dossiers et matériels
qui lui sont confiés dans le cadre de son poste.
COMPLEXITE 70
Emploi partiellement complexe impliquant :
- Une formation spécialisée ;
- Une technicité spécifique reconnue ;
- Le traitement d’informations techniques variées en
appliquant des approches et méthodes
prédéterminées ;
- Le choix et l’application d’une solution en se référant
à une pratique professionnelle reconnue ;
- Une mise à niveau périodique des savoirs et savoirs-
faire ;
- Une validation globale des pratiques et des résultats.
NIVEAU DE BAC +3 ou 4 80
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations fonctionnelles limitées aux centres de 50
RELATIONS DE responsabilités internes impliquant :
TRAVAIL - Une représentation d’un centre de responsabilité face
à d’autres centres de responsabilités du même
département ministériel ;
- Echange d’informations pour la formation d’une
décision ou une position commune ;
- Négociation pour l’obtention d’un consensus ou d’un
partage de ressources ou de charges ;
- La maîtrise des techniques de communication et de
52
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
négociation ;
- L’animation de réunion.
ENVIRONNEMENT Environnement nécessitant un effort physique ou 100
ET CONDITIONS intellectuel contraignant impliquant :
SPECIFIQUES - Des activités pénibles et fatigantes ;
D’EXERCICE
- Un risque d’usure rapide ;
- Un temps de récupération de plus en plus long.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 310
53
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
g. NIVEAU VIII-MT
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE De son poste impliquant : 10
- La veille sur son travail et son accomplissement selon
les directives et consignes et conformément aux
pratiques admises ;
- La veille sur les équipements, dossiers et matériels
qui lui sont confiés dans le cadre de son poste.
COMPLEXITE Emploi partiellement complexe impliquant : 70
- Une formation spécialisée ;
- Une technicité spécifique reconnue ;
- Le traitement d’informations techniques variées en
appliquant des approches et méthodes
prédéterminées ;
- Le choix et l’application d’une solution en se référant
à une pratique professionnelle reconnue ;
- Une mise à niveau périodique des savoirs et savoirs-
faire ;
- Une validation globale des pratiques et des résultats.
NIVEAU DE BAC+2 40
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations limitées au supérieur hiérarchique immédiat et 20
RELATIONS DE à des collègues impliquant :
TRAVAIL
- Un reporting régulier sur les activités
- La réception de directives
- L’échange d’informations et la passation de consignes
entre collègues.
ENVIRONNEMENT Environnement nécessitant un effort physique ou 100
ET CONDITIONS intellectuel contraignant impliquant :
54
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
SPECIFIQUES - Des activités pénibles et fatigantes ;
D’EXERCICE - Un risque d’usure rapide ;
- Un temps de récupération de plus en plus long.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 240
55
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
h. NIVEAU IX-MT
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE De son poste impliquant : 10
- La veille sur son travail et son accomplissement selon
les directives et consignes et conformément aux
pratiques admises ;
- La veille sur les équipements, dossiers et matériels
qui lui sont confiés dans le cadre de son poste.
COMPLEXITE Emploi partiellement complexe impliquant : 70
- Une formation spécialisée ;
- Une technicité spécifique reconnue ;
- Le traitement d’informations techniques variées en
appliquant des approches et méthodes
prédéterminées ;
- Le choix et l’application d’une solution en se référant
à une pratique professionnelle reconnue ;
- Une mise à niveau périodique des savoirs et savoirs-
faire ;
- Une validation globale des pratiques et des résultats.
NIVEAU DE BAC + 2 40
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations limitées au supérieur hiérarchique immédiat et 20
RELATIONS DE à des collègues impliquant :
TRAVAIL - Un reporting régulier sur les activités
- La réception de directives
- L’échange d’informations et la passation de consignes
entre collègues.
ENVIRONNEMENT Environnement ordinaire impliquant : 20
ET CONDITIONS - Un horaire de travail normal ;
SPECIFIQUES
- Un exercice d’activités dans un milieu professionnel
56
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
D’EXERCICE ou bureautique stable ;
- Les contacts sont limités à des fonctionnaires aux
comportements prévisibles ;
- Des équipements sans danger.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 160
57
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
i. NIVEAU X-AE
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE De son poste impliquant : 10
- La veille sur son travail et son accomplissement selon
les directives et consignes et conformément aux
pratiques admises ;
- La veille sur les équipements, dossiers et matériels
qui lui sont confiés dans le cadre de son poste.
COMPLEXITE Emploi ordinaire impliquant : 60
- Des activités variées mais de nature similaire ;
- L’exercice nécessite une formation générale et une
formation complémentaire organisée ;
- Le titulaire agit selon des directives périodiques ;
- La réalisation des opérations se réfère à des
procédures et modes opératoires préétablies ;
- Les résultats appellent un contrôle périodique
régulier.
NIVEAU DE BAC 30
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations limitées au supérieur hiérarchique immédiat et 20
RELATIONS DE à des collègues impliquant :
TRAVAIL
- Un reporting régulier sur les activités
- La réception de directives
- L’échange d’informations et la passation de consignes
entre collègues.
ENVIRONNEMENT Environnement ordinaire impliquant : 20
ET CONDITIONS
- Un horaire de travail normal ;
SPECIFIQUES
D’EXERCICE
- Un exercice d’activités dans un milieu professionnel
58
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
ou bureautique stable ;
- Les contacts sont limités à des fonctionnaires aux
comportements prévisibles ;
- Des équipements sans danger.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 140
59
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
j. NIVEAU XI-AE
CRITERES POSITIONS COTATION
RESPONSABILITE De son poste impliquant : 10
- La veille sur son travail et son accomplissement selon
les directives et consignes et conformément aux
pratiques admises ;
- La veille sur les équipements, dossiers et matériels
qui lui sont confiés dans le cadre de son poste.
COMPLEXITE Emploi simple impliquant : 45
- Des activités élémentaires, identiques et répétitives;
- L’exercice nécessite une formation générale et un
apprentissage au poste auprès de personnes
maîtrisant les mêmes activités ;
- Le titulaire agit selon des consignes précises et
détaillées ;
- Les résultats sont contrôlés régulièrement et
immédiatement.
NIVEAU DE < BAC 20
QUALIFICATION
CHAMP DES Relations limitées au supérieur hiérarchique immédiat et 20
RELATIONS DE à des collègues impliquant :
TRAVAIL
- Un reporting régulier sur les activités
- La réception de directives
- L’échange d’informations et la passation de consignes
entre collègues.
ENVIRONNEMENT Environnement ordinaire impliquant : 20
ET CONDITIONS
- Un horaire de travail normal ;
SPECIFIQUES
D’EXERCICE
- Un exercice d’activités dans un milieu professionnel
ou bureautique stable ;
60
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
- Les contacts sont limités à des fonctionnaires aux
comportements prévisibles ;
- Des équipements sans danger.
VALEUR TOTAL DU NIVEAU 115
61
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
GRILLE DE SYNTHESE DES NIVEAUX ET DES VALEURS ASSOCIEES
POSITIONS DES CRITERES CLASSANTS
NIVEAUX /
GROUPES COTATION
D’EMPLOIS RESPONSABILITE COMPLEXITE NIVEAU DE RELATIONS ENVIRONNEMENT
QUALIFICATION DE TRAVAIL
I-M 1280 R1 C2 Q2 RT1 ES1
II - M 1060 R2 C2 Q2 RT2 ES2
III - E 990 R3 C1 Q1 RT4 ES2
IV - M 750 R4 C3 Q2 RT3 ES2
V-E 630 R5 C3 Q3 RT4 ES2
VI - M 620 R6 C2 Q3 RT4 ES2
GUIDEMETHODOLOGIQUE/RK
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
VII - MT 310 R6 C4 Q4 RT5 ES4
VIII - MT 240 R6 C4 Q5 RT6 ES4
IX - MT 160 R6 C4 Q5 RT6 ES5
X - AE 140 R6 C5 Q6 RT6 ES5
XI - AE 115 R6 C6 Q7 RT6 ES5
63
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
V - CADRE ORGANISATIONNEL ET OPERATIONNEL
L’élaboration du RCEAP et de la NCCE nécessite la mise en œuvre d’un
schéma où doivent s’allier les études et les analyses opérées par le
Consultant, les préparatifs des départements qui n’ont pas encore
élaboré de référentiel et le recueil des avis des Equipes Projet REC.
D’autres consultations peuvent être envisagées à l’une ou l’autre des
deux phases correspondant à ces deux productions (Ph2 et Ph3).
A. Elaboration de RCEAP (phase 2) :
Au cours de cette phase, le Consultant procède aux actions
suivantes :
L’étude des RECs des différents départements
ministériels en vue de s’assurer de la pertinence des
descriptions et des spécifications des emplois qu’ils
comportent, suivie, le cas échéant et avec l’équipe
projet du département concerné, par une mise à niveau
des RECs concernés et une uniformisation des
rubriques en vue de couvrir les champs correspondant
aux critères classants retenus ;
L’analyse des emplois en vue d’identifier les emplois
présentant des similitudes fortes en termes de
missions, d’activités principales et de compétences clés.
Rapprochement entre ces emplois et définition, à partir
de leurs similitudes, des emplois de références ;
Description et spécification des emplois de référence.
Ces deux actions seront conformes au type de fiche
décrites dans le CPS avec les rubriques spécifiées.
Cependant, cette fiche sera enrichie d’autres rubriques
indispensables notamment celles correspondant aux
critères classants afin de permettre de faciliter
l’identification des emplois-types rattachables à
GUIDEMETHODOLOGIQUE/RK
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
l’emploi de référence, permettre une prise en charge de
nouveaux RECs et une classification par niveau des
emplois-types des différents RECs disponibles (Cf.
modèle de fiche en annexe) ;
Vérification de la parfaite correspondance de chacun
des emplois ayant fait partie du groupe objet du
précédent rapprochement à l’emploi de référence
synthétisé ;
Formalisation des fiches emplois de référence selon le
modèle en annexe.
Il est à remarquer qu’en cas de besoin de mise à niveau d’un
REC, le Consultant tiendra des séances de travail avec
l’Equipe Projet concernée, en coordination avec l’Equipe
Projet de la présente étude.
Les enrichissements et adaptations éventuels doivent être
validé par l’autorité GRH au niveau de l’Administration
concerné.
En cas où, à cette seconde phase, certains départements
ministériels ne disposent pas de leur REC, ils doivent au
moins avoir mis en place une nomenclature qui constituera
une base de séances de travail avec leurs Equipes Projet
REC.
Aux termes de toutes les investigations décrites ci-dessus, le
Consultant procédera à des opérations de test de cohérence,
d’homogénéisation et d’élimination d’éventuels redondances.
Après les éventuels ajustements à introduire, il procédera à
la formalisation du RCEAP.
65
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Celui-ci sera organisé sous forme d’un ensemble de fiches
classées par famille professionnelles puis par groupes et par
domaine fonctionnel.
B. Elaboration de la NCCE :
☺ Chaque emploi de référence fera l’objet d’une analyse portant
sur ses différentes caractéristiques en rapports avec les
critères classants pour identifier sa position par rapport à
chaque critère et le positionnement à lui accorder dans la
grille de classement, c’est-à-dire son niveau de classification.
☺ Des grilles intermédiaires permettront tour à tour de
documenter les sorties suivantes :
Les grilles présentant chacune les emplois de référence
d’un domaine fonctionnel classés dans les différents
niveaux ;
Domaine Groupe Familles Emplois de Niveaux
fonctionnel d’emplois professionnelles référence
ERx1
F1
ERx2
G.a ERx3
F2 ERx4
Dx
ERx5
ERx6
G.b F3
ERx7
G.c F4 ERx8
66
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
ERx9
ERx10
ERx11
F5
ERx12
ERx13
Des grilles de synthèse, à partir des grilles précédentes,
présentant les emplois de référence classés dans un
même niveau
Niveaux Emplois de Famille Groupe Domaine
référence
ER1 Fa
ER2 Fd
ER3 Ff
ER4 Fk
I ER5 F…
ER6 F…
ER7 F…
ER8 F…
ER9 F…
ER10 F…
67
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
ER11 F…
ER12 F…
68
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
☺ La présentation globale de la nomenclature aura la
configuration suivante :
Niveaux Emplois de Famille Groupe Domaine
référence
ER1 Fa D1
ER2 Fd D….
ER3 Ff D….
ER4 Fk D….
ER5 F… D….
ER6 F… GM D….
I
ER7 F… D….
ER8 F… D….
ER9 F… D….
ER10 F… D….
ER11 F… D….
ER12 F… D….
ER13 F… D……
ER14 Fa
ER15 Fd
II GM
ER16 Ff
ER17 Fk
69
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
ER5 F…
ER6 F… GE
ER7 F…
ER8 F…
ER9 F…
ER10 F…
…….. ….. …….. ………….. …………..
70
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
VI - GLOSSAIRE DE LA CLASSIFICATION
concepts Définitions (significations)
Activité Ensemble de tâches réalisées par une personne
ou groupe de personnes et relevant d'une
situation de travail de référence.
représente l'ensemble des actes d'un employé
permettant de produire des biens ou des services.
L’activité est un ensemble de tâches organisées et
orientées vers un objectif prédéfini.
Tâche Séquence de travail effectuée à un poste de
travail.(Généralement, la charge de travail au
niveau d'un poste se compose de plusieurs
tâches).
Succession d'étapes indissociables, effectuées
sous le contrôle d'une seule personne dans un
seul intervalle de temps avec un objectif
prédéterminé et un résultat contrôlable.
Séquences d'activités manuelles et/ou
intellectuelles formant un ensemble identifiable
comme unité élémentaire de travail dans le cadre
de procédures opératoires.
Séquence Suite ordonnée d'éléments, d'actes.
Mission Énoncé qui décrit le but ou la raison d'être d'une
organisation ou d'une situation de travail.
Analyse d'emploi Consiste à identifier, analyser, recueillir et valider
les faits relatifs à un emploi qui le particularisent
et définissent son identité en tant que "mélange
unique" de mission, de responsabilités, de champ
d'activités, de relations de travail, de conditions
spécifiques d’actions et de complexité.
71
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Procédure qui utilise une méthode appropriée
pour la collecte systématique de faits précis
concernant un emploi étudié à une période
donnée permettant ainsi de tracer le profil de cet
emploi avec toutes ses composantes, soit sa
description et sa spécification.
Classification Distribution ordonnée des emplois en diverses
catégories et selon des critères précis.
Méthode de classement et de hiérarchisation des
emplois sur la base de critères prédéterminés.
Critère classant Ensembles de caractéristiques servant de base
pour l’analyse des emplois en vue de déterminer
leur niveau d’exigence et, par conséquent, leur
niveau de classement dans une nomenclature de
classification.
Evaluation des Application des critères classants en vue de
emplois définir la valeur d’un emploi et, par conséquent,
détermine son niveau de classification.
Nomenclature de Grille permettant le classement et la
classification hiérarchisation des emplois suite à leur
évaluation.
Liste ordonnée et codée comprenant les emplois
classés par domaine fonctionnel, groupes,
familles professionnelles et niveau de classement.
Niveau de
classification Rang alloué au niveau de la Nomenclature de
classification à un emploi de référence (et aux
emplois-types correspondant) suite à son
évaluation sur la base des critères classants et la
valeur obtenue.
Position
d’évaluation Posture d’un emploi par rapport aux critères
classants.
Caractéristiques présentées par un emploi par
72
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
rapport à celles définies par les critères classants.
Compétence Ensemble de savoirs, de savoirs-faire, de savoirs-
être et de pratiques professionnelles acquis par la
formation et l’expérience, durablement maîtrisés
et que l’on peut mobiliser dans un cadre
professionnel déterminé pour résoudre un
problème dans les délais requis et avec les
résultats attendus.
Domaine Espace d’action institutionnellement défini et
fonctionnel correspondant au domaine d’intervention des
Administrations publiques.
Domaine d’intervention correspondant à une
fonction de L’Etat.
Famille Premier niveau de regroupement des emplois-
professionnelle types selon la notion de "proximité
professionnelle", c'est-à-dire d'emplois-types
présentant des caractéristiques d'activités et des
compétences communes.
Une famille professionnelle est un espace de
mobilité fonctionnelle et d'évolution
professionnelle (parcours professionnels).
Emploi de Regroupement d’emplois-types présentant une
référence grande proximité de mission, des responsabilités
et d’activités et faisant appel à des compétences
identiques.
Emploi représentatif d’un groupe d’emplois-types
similaires.
Description des Détermination des principales données relatives à
emplois la définition d'un emploi-type, notamment sa
raison d'être, les responsabilités qui lui
correspondent, le portefeuille d'activités à exercer,
et les relations fonctionnelles que le(s) titulaire(s)
de l'emploi entretient avec d'autres acteurs de
73
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
l'environnement de travail au niveau de cet
emploi.
Spécification de Ensemble des exigences requises qu'un individu
l'emploi doit maîtriser pour pouvoir être le titulaire de
l'emploi considéré.
La spécification détermine le profil général du
titulaire et les compétences qu'il doit maîtriser.
Répertoire des Ensemble de fiches présentant la description,
emplois selon une méthode et forme appropriée, des
caractéristiques principales et les exigences
relatives à des emplois spécifiques à une
organisation donnée.
74
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
VII - CONCLUSION
Le présent guide est un outil destiné à orienter et encadrer
l’élaboration de la Nomenclature Commune de Classification des
Emplois au niveau de l’Administration Publique. Sa conception,
comme le projet qu’il est appelé à servir, se veut une entreprise
d’innovation et de créativité attaché à un environnement
spécifique, celui d’une Administration investie, entre autres
missions, d’assurer le développement durable.
Sa mise en œuvre lors des phases suivantes ne manquerait pas
de révéler un besoin d’enrichissement ou d’adaptation. C’est la
nature de tous les outils et guides qui ne cessent de se
développer à l’aide de la pratique ou la critique.
75
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
VIII - ANNEXES
76
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Schéma illustrant l’opération de regroupement d’emplois-
types pour la synthèse des emplois de référence
(Voir légende page suivante)
ET REC MEN ET REC MAEG
ET REC MMSP
ER RCEAP ET REC MHUAE
ET REC MJ
ET REC MADR
ET REC MET ET REC X
77
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Légende correspondant à la page précédente
ET REC MMSP : Emplois-types décrits dans le REC du Ministère de la Modernisation des
Secteurs Publics.
ET REC MEN : Emplois-types décrits dans le REC du Ministère de l’Education Nationale.
ET REC MAEG : Emplois-types décrits dans le REC des Affaires Economiques et
Générales.
ET REC MJ : Emplois-types décrits dans le REC du Ministère de la Justice.
ET REC MHUAE : Emplois-types décrits dans le REC de l’Habitat, de l’Urbanisme et de
l’Aménagement de l’Espace.
ET REC MADR : Emplois-types décrits dans le REC du MMSP.
ET REC MET : Emplois-types décrits dans le REC du Ministère de l’Equipement et des
Transports.
ET REC X : Emplois-types décrits dans le REC d’autres départements.
ER RCEAP : Emploi de référence à décrire dans le Répertoire Commun des Emplois de
l’Administration Publique.
78
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Modèle de fiche de documentation des
emplois de référence
Identification
Code
Intitulé
Groupe
Domaine
fonctionnel
Niveau
Mission
Responsabilités
Activités principales
79
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REALISATION D’UNE NOMENCLATURE COMMUNE
DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Champ des relations de travail
Portefeuille de compétences
Types de savoirs à maîtriser Niveau de
maîtrise
Savoirs
Savoir-
faire
Savoir-être
80
MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
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DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS
Environnement et conditions spécifiques
de travail
Exigences pour le recrutement externe
81