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Fic 00110

Cet exercice propose de montrer qu'une certaine application définie sur les matrices carrées est une norme associée à un produit scalaire. Il contient également plusieurs autres exercices sur les produits scalaires, normes et espaces euclidiens.

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Oumaima Zahir
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Cet exercice propose de montrer qu'une certaine application définie sur les matrices carrées est une norme associée à un produit scalaire. Il contient également plusieurs autres exercices sur les produits scalaires, normes et espaces euclidiens.

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Exo7

Produit scalaire, espaces euclidiens

Exercices de Jean-Louis Rouget. Retrouver aussi cette fiche sur www.maths-france.fr

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile
I : Incontournable T : pour travailler et mémoriser le cours

Exercice 1 ***
Pour A = (ai, j )16i, j6n ∈ Mn (R), N(A) = Tr(t AA). Montrer que N est une norme vérifiant de plus N(AB) 6
N(A)N(B) pour toutes matrices carrées A et B. N est-elle associée à un produit scalaire ?
Correction H [005482]

Exercice 2 ***
Soit E un R espace vectoriel de dimension finie. Soit || || une norme sur E vérifiant l’identité du parallè-
logramme, c’est-à-dire : ∀(x, y) ∈ E 2 , ||x + y||2 + ||x − y||2 = 2(||x||2 + ||y||2 ). On se propose de démontrer
que || || est associée à un produit scalaire. On définit sur E 2 une application f par : ∀(x, y) ∈ E 2 , f (x, y) =
1 2 2
4 (||x + y|| − ||x − y|| ).
1. Montrer que pour tout (x, y, z) de E 3 , on a : f (x + z, y) + f (x − z, y) = 2 f (x, y).
2. Montrer que pour tout (x, y) de E 2 , on a : f (2x, y) = 2 f (x, y).
3. Montrer que pour tout (x, y) de E 2 et tout rationnel r, on a : f (rx, y) = r f (x, y).
On admettra que pour tout réel λ et tout (x, y) de E 2 on a : f (λ x, y) = λ f (x, y) ( ce résultat provient de
la continuité de f ).
4. Montrer que pour tout (u, v, w) de E 3 , f (u, w) + f (v, w) = f (u + v, w).
5. Montrer que f est bilinéaire.
6. Montrer que || || est une norme euclidienne.
Correction H [005483]

Exercice 3 **IT
Dans R4 muni du produit scalaire usuel, on pose : V1 = (1, 2, −1, 1) et V2 = (0, 3, 1, −1). On pose F =
Vect(V1 ,V2 ). Déterminer une base orthonormale de F et un système d’équations de F ⊥ .
Correction H [005484]

Exercice 4 **
R1
Sur R[X], on pose P|Q = 0 P(t)Q(t) dt. Existe-t-il A élément de R[X] tel que ∀P ∈ R[X], P|A = P(0) ?
Correction H [005485]

Exercice 5 ***I Matrices et déterminants de G RAM


Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension p sur R (p > 2). Pour (x1 , ..., xn ) donné dans E n , on pose
G(x1 , ..., xn ) = (xi |x j )16i, j6n (matrice de G RAM) et γ(x1 , ..., xn ) = det(G(x1 , ..., xn )) (déterminant de G RAM).
1. Montrer que rg(G(x1 , ..., xn )) = rg(x1 , ..., xn ).
2. Montrer que (x1 , ..., xn ) est liée si et seulement si γ(x1 , ..., xn ) = 0 et que (x1 , ..., xn ) est libre si et seule-
ment si γ(x1 , ..., xn ) > 0.

1
3. On suppose que (x1 , ..., xn ) est libre dans E (et donc n 6 p). On pose F = Vect(x1 , ..., xn ).
Pour x ∈ E, on note pF (x) la projection orthogonale q de x sur F puis dF (x) la distance de x à F (c’est-à-
γ(x,x1 ,...,xn )
dire dF (x) = ||x − pF (x)||). Montrer que dF (x) = γ(x1 ,...,xn ) .
Correction H [005486]

Exercice 6 **I
Soit a un vecteur non nul de l’espce euclidien R3 . On définit f de R3 dans lui même par : ∀x ∈ R3 , f (x) =
a ∧ (a ∧ x). Montrer que f est linéaire puis déterminer les vecteurs non nuls colinéaires à leur image par f .
Correction H [005487]

Exercice 7 **I
Matrice de la projection orthogonale sur la droite d’équations 3x = 6y = 2z dans la base canonique orthonormée
de R3 ainsi que de la symétrie orthogonale par rapport à cette même droite. De manière générale, matrice de la
projection orthogonale sur le vecteur unitaire u = (a, b, c) et de la projection orthogonale sur le plan d’équation
ax + by + cz = 0 dans la base canonique orthonormée de R3 .
Correction H [005488]

Exercice 8 **
E = R3 euclidien orienté rapporté à une base orthonormée directe B. Etudier les endomorphismes de matrice
A dans B suivants :

   √   
−2 1 2 3 1 √6 8 1 4
1) A = − 31  2 2 1  2/ A = 41  √1 √3 − 6
 3/ A = 1  −4 4 7  .
9
1 −2 2 − 6 6 2 1 8 −4

Correction H [005489]

Exercice 9 ***
 
a b c
Soit M =  c a b  avec a, b et c réels. Montrer que M est la matrice dans la base canonique orthonormée
b c a
directe de R d’une rotation si et seulement si a, b et c sont les solutions d’une équation du type x3 − x2 + k = 0
3
2
où 0 6 k 6 27 4
. En posant k = 4 sin ϕ
27 , déterminer explicitement les matrices M correspondantes ainsi que les
axes et les angles des rotations qu’elles représentent.
Correction H [005490]

Exercice 10 **
B est une base orthonormée directe de R3 donnée. Montrer que detB (u ∧ v, v ∧ w, w ∧ u) = (detB (u, v, w))2 pour
tous vecteurs u, v et w.
Correction H [005491]

Exercice 11 ***I Inégalité de H ADAMARD


Soit B une base orthonormée de E, espace euclidien de dimension n. Montrer que : ∀(x1 , ..., xn ) ∈ E n , |detB (x1 , ..., xn )| 6
||x1 ||...||xn || en précisant les cas d’égalité.
Correction H [005492]

Exercice 12 **
Montrer que u ∧ v|w ∧ s = (u|w)(v|s) − (u|s)(v|w) et (u ∧ v) ∧ (w ∧ s) = [u, v, s]w − [u, v, w]s.
Correction H [005493]

2
Exercice 13 **I
Existence, unicité et calcul de a et b tels que 01 (x4 − ax − b)2 dx soit minimum (trouver deux démonstrations,
R

une dans la mentalité du lycée et une dans la mentalité maths sup).


Correction H [005494]

Exercice 14 ***
Soit (e1 , ..., en ) une base quelconque de E euclidien. Soient a1 ,..., an n réels donnés. Montrer qu’il existe un
unique vecteur x tel que ∀i ∈ {1, ..., }, x|ei = ai .
Correction H [005495]

Exercice 15 ****
Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n > 1. Une famille de p vecteurs (x1 , ..., x p ) est dite obtu-
sangle si et seulement si pour tout (i, j) tel que i 6= j, xi |x j < 0. Montrer que l’on a nécessairement p 6 n + 1.
Correction H [005496]

Exercice 16 ***
R1 2 (t)
Soit P ∈ R3 [X] tel que −1 P dt = 1. Montrer que sup{|P(x)|, |x| 6 1} 6 2. Cas d’égalité ?
Correction H [005497]

Exercice 17 **IT
Soit r la rotation de R3 , euclidien orienté, dont l’axe est orienté par k unitaire et dont une mesure de l’angle
est θ . Montrer que pour tout x de R3 , r(x) = (cos θ )x + (sin θ )(k ∧ x) + 2(x.k) sin2 ( θ2 )k. Application : écrire la
matrice dans la base canonique (orthonormée directe de R3 ) de la rotation autour de k = √12 (e1 + e2 ) et d’angle
θ = π3 .
Correction H [005498]

Exercice 18 **
R1 n In+1
Soit f continue strictement positive sur [0, 1]. Pour n ∈ N, on pose In = 0 f (t) dt. Montrer que la suite un = In
est définie et croissante.
Correction H [005499]

Exercice 19 ****I
R1
Sur E = Rn [X], on pose P|Q = −1 P(t)Q(t) dt.
1. Montrer que (E, |) est un espace euclidien.
 
Lp
2. Pour p entier naturel compris entre 0 et n, on pose L p = ((X 2 − 1) p )(p) . Montrer que ||L p || 06p6n est
l’orthonormalisée de S CHMIDT de la base canonique de E.
Déterminer ||Lp||.
Correction H [005500]

3
Correction de l’exercice 1 N
Posons ϕ : (A, B) 7→ Tr(t AB). Montrons que ϕ est un produit scalaire sur Mn (R). 1ère solution. • ϕ est
symétrique. En effet, pour (A, B) ∈ (Mn (R))2 ,

ϕ(A, B) = Tr(t AB) = Tr(t (t AB)) = Tr(t BA) = ϕ(B, A).


• ϕ est bilinéaire par linéarité de la trace et de la transposition. • Si A = (ai, j )16i, j6n ∈ Mn (R) \ {0}, alors
!
n n
ϕ(A, A) = ∑ ∑ ai, j ai, j = ∑ a2i, j > 0
i=1 j=1 i, j
car au moins un des réels de cette somme est strictement positif. ϕ est donc définie, positive.
2ème solution. Posons A = (ai, j ) et B = (bi, j ). On a
Tr(t AB) = ∑nj=1 (∑ni=1 ai, j bi, j ) = ∑16i, j6n ai, j bi, j .
Ainsi, ϕ est le produit scalaire canonique sur Mn (R) et en particulier, ϕ est un produit scalaire sur Mn (R).
N n’est autre que la norme associée au produit scalaire ϕ (et en particulier, N est une norme). Soit (A, B) ∈
(Mn (R))2 .

!2
n
N(AB)2 = ∑ ∑ ai,k bk, j
i, j k=1
! !
n n
6∑ ∑ a2i,k ∑ b2l, j (d’après l’inégalité de C AUCHY-S CHWARZ)
i, j k=1 l=1
! !
= ∑ a2i,k b2l, j = ∑ a2i,k ∑ b2l, j = N(A)2 N(B)2 ,
i, j,k,l i,k l, j

et donc,

∀(A, B) ∈ (Mn (R))2 , N(AB) 6 N(A)N(B).

Correction de l’exercice 2 N
1. Soit (x, y, z) ∈ R3 .

1
f (x + z, y) + f (x − z, y) = (||x + z + y||2 + ||x − z + y||2 − ||x + z − y||2 − ||x − z − y||2 )
4
1
2(||x + y||2 + ||z||2 ) − 2(||x − y||2 + ||z||2 ) = 2 f (x, y).

=
4
2. 2 f (x, y) = f (x + x, y) + f (x − x, y) = f (2x, y) + f (0, y) mais f (0, y) = (||y||2 − || − y||2 ) = 0 (définition
d’une norme).
3. • Montrons par récurrence que ∀n ∈ N, f (nx, y) = n f (x, y). C’est clair pour n = 0 et n = 1. Soit n > 0.
Si l’égalité est vraie pour n et n + 1 alors d’après 1),

f ((n + 2)x, y) + f (nx, y) = f ((n + 1)x + x, y) + f ((n + 1)x − x, y) = 2 f ((n + 1)x, y),
et donc, par hypothèse de récurrence,

f ((n + 2)x, y) = 2 f ((n + 1)x, y) − f (nx, y) = 2(n + 1) f (x, y) − n f (x, y) = (n + 2) f (x, y).
∗ , f (x, y) = f n × 1 .x, y = n f 1 x, y et donc
 
Le résultat est démontré par récurrence. • Soit n ∈ N n n
f n1 x, y = 1n f (x, y). • Soit alors r = qp , p ∈ N, q ∈ N∗ , f (rx, y) = 1q f (px, y) = p 1q f (x, y) = r f (x, y) et


donc, pour tout rationnel positif r, f (rx, y) = r f (x, y). Enfin, si r 6 0, f (rx, y) + f (−rx, y) = 2 f (0, y) = 0
(d’après 1)) et donc= f (−rx, y) = − f (−rx, y) = r f (x, y).

4
∀(x, y) ∈ E 2 , ∀r ∈ Q, f (rx, y) = r f (x, y).
4. On pose x = 12 (u + v) et y = 21 (u − v).
 
1
f (u, w) + f (v, w) = f (x + y, w) + f (x − y, w) = 2 f (x, w) = 2 f (u + v), w = f (u + v, w).
2
5. f est symétrique (définition d’une norme) et linéaire par rapport à sa première variable (d’après 3) et 4)).
Donc f est bilinéaire.
6. f est une forme bilinéaire symétrique. Pour x ∈ E, f (x, x) = 14 (||x + x||2 + ||x − x||2 ) = 14 ||2x||2 = ||x||2
(définition d’une norme) ce qui montre tout à la fois que f est définie positive et donc un produit scalaire,
et que || || est la norme associée. || || est donc une norme euclidienne.

Correction de l’exercice 3 N
La famille (V1 ,V2 ) est √
clairement libre et√donc une base de F. Son orthonormalisée (e1 , e2 ) est une base ortho-
normée de F. ||V1 || = 1 + 4 + 1 + 1 = 7 et e1 = √17 V1 = √17 (1, 2, −1, 1). (V2 |e1 ) = √17 (0 + 6 − 1 − 1) = √47
puis V2 − (V2 |e1 )e1 = (0, 3, 1, −1) − 47 (1, 2, −1, 1) = 71 (−4, 13, 11, −11) puis e2 = √ 1 (−4, 13, 11, −11).
427
Une
base orthonormée de F est (e1 , e2 ) où e1 = √1 (1, 2, −1, 1)
et e2 = √ 1 (−4, 13, 11, −11).
Soit (x, y, z,t) ∈ R4 .
7 427

⊥ ⊥ x + 2y − z + t = 0
(x, y, z,t) ∈ F ⇔ (x, y, z,t) ∈ (V1 ,V2 ) ⇔ .
3y + z − t = 0

Correction de l’exercice 4 N
Soit A un éventuel polynôme solution c’est à dire tel que ∀P ∈ R[X], 01 P(t)A(t) dt = P(0).
R

P = 1 fournit 01 A(t) dt = 1 et donc nécessairement A 6= 0. P = XA fournit 01 tA2 (t) dt = P(0) = 0. Mais alors,
R R

∀t ∈ [0, 1], tA2 (t) = 0 (fonction continue positive d’intégrale nulle) puis A = 0 (polynôme ayant une infinité de
racines deux à deux distinctes). A n’existe pas.

Correction de l’exercice 5 N
1. Soit B une base orthonormée de E et M = MatB (x1 , ..., xn ) (M est une matrice de format (p, n)). Puisque
B est orthonormée, le produit scalaire usuel des colonnes Ci et C j est encore xi |x j . Donc, ∀(i, j) ∈
[[1, n]]2 , t CiC j = xi |x j ou encore

G = t MM.

Il s’agit alors de montrer que rg(M) = rg(t MM). Ceci provient du fait que M et t MM ont même noyau.
En effet, pour X ∈ Mn,1 (R),

X ∈ KerM ⇒ MX = 0 ⇒ t M × MX = 0 ⇒ (t MM)X = 0 ⇒ X ∈ Ker(t MM)


et

X ∈ Ker(t MM) ⇒ t MMX = 0 ⇒ t X t MMX = 0 ⇒ t (MX)MX = 0 ⇒ ||MX||2 = 0 ⇒ MX = 0


⇒ X ∈ KerM.

Ainsi, Ker(M) = Ker(t MM) = Ker(G(x1 , . . . , xn )). Mais alors, d’après le théorème du rang, rg(x1 , . . . , xn ) =
rg(M) = rg(G(x1 , . . . , xn )).

rg(G(x1 , . . . , xn )) = rg(x1 , . . . , xn ).

5
2. Si la famille (x1 , ..., xn ) est liée, rg(G) = rg(x1 , ..., xn ) < n, et donc, puisque G est une matrice carrée de
format n, γ(x1 , ..., xn ) = det(G) = 0. Si la famille (x1 , ..., xn ) est libre, (x1 , ..., xn ) engendre un espace F
de dimension n. Soient B une base orthonormée de F et M la matrice de la famille (x1 , ..., xn ) dans B.
D’après 1), on a G = t MM et d’autre part, M est une matrice carrée. Par suite,

γ(x1 , ..., xn ) = det(t MM) = det(t M)det(M) = (detM)2 > 0.

3. On écrit x = x − pF (x) + pF (x). La première colonne de γ(x, x1 , ..., xn ) s’écrit :

||x||2 ||x − pF (x) + pF (x)||2 ||x − pF (x)||2 ||pF (x)||2


       

 x|x1  
  x − pF (x) + pF (x)|x1  
  0|x1  
  pF (x)|x1 


 x|x2 =
  x − pF (x) + pF (x)|x2 =
  0|x2 +
  pF (x)|x2 .

 ..   ..   ..   .. 
 .   .   .   . 
x|xn x − pF (x) + pF (x)|xn 0|xn pF (x)|xn
(en 1ère ligne, c’est le théorème de P YTHAGORE et dans les suivantes, x − pF (x) ∈ F ⊥ ). Par linéarité
par rapport à la première colonne, γ(x, x1 , ..., xn ) est somme de deux déterminants. Le deuxième est
γ(pF (x), x1 , ..., xn ) et est nul car la famille (pF (x), x1 , ..., xn ) est liée. On développe le premier suivant sa
première colonne et on obtient :

γ(x, x1 , ..., xn ) = ||x − pF (x)||2 γ(x1 , ..., xn ),


ce qui fournit la formule désirée.
q
γ(x,x1 ,...,xn )
∀x ∈ E, d(x, F) = kx − pF (x)k = γ(x1 ,...,xn ) .

Correction de l’exercice 6 N
Je vous laisse vérifier la linéarité. Si x est colinéaire à a, f (x) = 0 et les vecteurs de Vect(a) \ {0} sont des
vecteurs non nuls colinéaires à leur image. Si x n’est pas colinéaire à a, a ∧ x est un vecteur non nul orthogonal
à a et il en est de même de f (x) = a ∧ (a ∧ x). Donc, si x est colinéaire à f (x), x est nécessairement orthogonal
à a. Réciproquement, si x est un vecteur non nul orthogonal à a, f (x) = (a.x)a − kak2 x = −||a||2 x et x est
colinéaire à f (x). Les vecteurs non nuls colinéaires à leur image sont les vecteurs non nuls de Vect(a) et de a⊥ .

Correction de l’exercice 7 N
Un vecteur engendrant D est →
−u = (2, 1, 3). Pour (x, y, z) ∈ R3 ,

(x, y, z)|(2, 1, 3) 2x + y + 3z
p((x, y, z)) = 2
(2, 1, 3) = (2, 1, 3).
||(2, 1, 3)|| 14
   
4 2 6 −3 2 6
1 
On en déduit que MatB p = P = 14 2 1 3 , puis MatB s = 2P − I = 17  2 −6 3 . Plus générale-
6 3 9 6 3 2
ment, la 
matrice de la projection orthogonale sur le vecteur unitaire (a, b, c) dans la base canonique orthonormée
a2 ab ac

est P =  ab b2 bc  et la matrice de la projection orthogonale sur le plan ax + by + cz = 0 dans la base


ac bc c2
1 − a2 −ab
 
−ac
canonique orthonormée est I − P =  −ab 1 − b2 −bc .
−ac −bc 1 − c2

Correction de l’exercice 8 N

6
1

1. kC1 k = kC2 k = 3 4 + 4 + 1 = 1 et C1 |C2 = 19 (−2 + 4 − 2) = 0. Enfin,
       
−2 1 −6 2
1 1 1
C1 ∧C2 = 2  ∧  2  =  −3  = −  1  = C3 .
9 9 3
1 −2 −6 2

3 (R) et f est une rotation (distincte de l’identité). Axe de f . Soit X ∈ M3,1 (R).
Donc, A ∈ O+
 
 −x − y − 2z = 0  z = −2x − 5y 
x = −3y
AX = X ⇔ −2x − 5y − z = 0 ⇔ 3x + 9y = 0 ⇔ .
z=y
−x + 2y − 5z = 0 9x + 27y = 0
 

L’axe D de f est Vect(→


−u ) où →

u = (−3, 1, 1). D est dorénavant orienté par →

u . Angle de f . Le vecteur

− 1
v = 2 (0, 1, −1) est un vecteur unitaire orthogonal à l’axe. Donc,

1 1 −1 1 5
cos θ = →

v . f (→

v ) = √ (0, 1, −1). √ (−1, 1, −4) = − × 5 = − ,
2 2 3 6 6
et donc, θ = ± arccos(− 56 ) (2π). (Si on sait que Tr(A) = 2 cos θ + 1, c’est plus court : 2 cos θ + 1 = 32 −
1 2 −3


− →
− 3
2 2 5 →
− 2

1 = − 13 < 0.
3 − 3 fournit cos θ = − 6 ). Le signe de sin θ est le signe de [ i , f ( i ), u ] = 0 − 3

0 −1 1
3
Donc,

f est la rotation d’angle − arccos(− 65 ) autour de u = (−3, 1, 1).

1
√ 1
2. ||C1 || = ||C2 || = 4 9 + 1 + 6 = 1 et C1 |C2 = 16 (3 + 3 − 6) = 0. Enfin,
    √   √ 
3 1 4 √6 6
1  1  1 √ 
C1 ∧C2 = 1

 ∧ √3
  = −4 6  = − 6 = C3 .
16 16 4
− 6 6 8 2

3 (R) et f est une rotation. Axe de f . Soit X ∈ M3,1 (R).


Donc, A ∈ O+
 √
 −x + y + √ 6z = 0 √ 2
AX = X ⇔ x− y − 6z = 0 ⇔ x − y = 6z = √ z ⇔ x = y et z = 0.
 √ √ 6
− 6x + 6y − 2z = 0


L’axe D de f est Vect(→ −
u ) où →
−u = (1, 1, 0). D est dorénavant orienté par →

u . Angle de f . k = [0, 0, 1)
est un vecteur unitaire orthogonal à →
−u . Par suite,


− → − 1 √ √ 1
cos θ = k . f ( k ) = (0, 0, 1). ( 6, − 6, 2) = ,
4 2

h→ 1 3/4 1
− →
− −
et donc cos θ = ± π3 (2π). Le signe de sin θ est le signe de i , f ( i ), →
i
u = 0 1/4 1 = √1 >
√ 6
0 − 6/4 0
0. Donc,

f est la rotation d’angle π


3 autour de →

u = (1, 1, 0).

1
√ 1
3. ||C1 || = ||C2 || = 9 64 + 16 + 1 = 1 et C1 |C2 = 81 (8 − 16 + 8) = 0. Enfin,
       
8 1 −36 4
1  1  1
C1 ∧C2 = −4  ∧  4  = −63  = −  7  = −C3 .
81 81 9
1 8 36 −4

7
Donc, A ∈ O−
3 (R). A n’est pas symétrique, et donc f n’est pas une réflexion. f est donc la composée
commutative s ◦ r d’une rotation d’angle θ autour d’un certain vecteur unitaire →

u et de la réflexion de
→− ⊥ →

plan u où u et θ sont à déterminer. Axe de r. L’axe de r est Ker( f + IdE ) (car f 6= −IdE ).
 
 17x + y + 4z = 0  y = −17x − 4z 
z = −5x
AX = −X ⇔ −4x + 13y + 7z = 0 ⇔ −225x − 45z = 0 ⇔
y = 3x
x + 8y + 5z = 0 −135x − 27z = 0
 

Ker( f + Id ) = Vect(→
E

u ) = D où u = (1, 3, −5). D est dorénavant orienté par →

u . s est la réflexion par
rapport au plan P = u⊥ dont une équation est x + 3y − 5z = 0. On écrit alors la matrice S de s dans la
base de départ. On calcule S−1 A = SA qui est la matrice de r et on termine comme en 1) et 2).

Correction de l’exercice 9 N
Soit f l’endomorphisme de R3 de matrice M dans la base canonique de R3 .

f est une rotation ⇔ M ∈ O+


3 (R) ⇔ ||C1 || = ||C2 || = ||C3 || = 1 et C1 |C2 = C1 |C3 = C2 |C3 = 0 et detM = 1
⇔ a2 + b2 + c2 = 1 et ab + bc + ca = 0 et a3 + b3 + c3 − 3abc = 1.
Posons σ1 = a + b + c, σ2 = ab + bc + ca et σ3 = abc. On a a2 + b2 + c2 = (a + b + c)2 − 2(ab + ac + bc) =
σ12 − 2σ2 . Ensuite,

σ13 = (a + b + c)3 = a3 + b3 + c3 + 3(a2 b + ba2 + a2 c + ca2 + b2 c + c2 b) + 6abc,


et

σ1 (σ12 − 2σ2 ) = (a + b + c)(a2 + b2 + c2 ) = a3 + b3 + c3 + (a2 b + b2 a + a2 c + c2 a + b2 c + c2 b).


Donc,

σ13 − 3σ1 (σ12 − 2σ2 ) = −2(a3 + b3 + c3 ) + 6σ3


et finalement, a3 + b3 + c3 = σ13 − 3σ1 σ2 + 3σ3 .

M ∈ O+ 2 3
3 (R) ⇔ σ2 = 0 et σ1 − 2σ2 = 1 et σ1 − 3σ1 σ2 = 1
⇔ σ2 = 0 et σ1 = 1
⇔ a, b et c sont les solutions réelles d’une équation du type x3 − x2 + k = 0 (où k = −σ3 ).
Posons P(x) = x3 − x2 + k etdonc P0 (x) = 3x2 − 2x = x(2x − 3). Sur ] −  ∞, 0], P est strictement croissante,
3 3
strictement décroissante sur 0, 2 et strictement croissante sur 2 , +∞ . P admet donc au plus une racine
dans chacun de ces trois intervalles. 1er cas. Si P(0) = k > 0 et P 23 = k − 27 4
< 0 ou ce qui revient au
4
même, 0 < k < 27 , P admet trois racines réelles deux à deux distinctes (P étant d’autre part continue sur R),
0
 4
nécessairement toutes simples. 2ème cas. Si k ∈ 0, 27 , P et P ont une racine réelle commune (à savoir 0
4
ou 27 ) et P admet une racine réelle d’ordre au moins 2. La troisième racine est alors nécessairement réelle.
4
3ème cas. Si k < 0 ou k > 27 , P admet une racine réelle exactement. Celle-ci est nécessairement simple au vu
du 2ème cas et donc P admet deux autres racines non réelles. En résumé, P a toutes ses racines réelles si et
4
seulement si 0 6 k 6 27 et donc, f est une rotation si et seulement si a, b et c sont les solutions d’une équation
3 2 4
du type x − x + k = 0 où 0 6 k 6 27 .

Correction de l’exercice 10 N

[u ∧ v, v ∧ w, w ∧ u] = ((u ∧ v) ∧ (v ∧ w))|(w ∧ u) = (((u ∧ v)|w)v − ((u ∧ v)|v)w)|(w ∧ u)


= (((u ∧ v)|w)v)|(w ∧ u) = ((u ∧ v)w) × (v|(w ∧ u)) = [u, v, w][w, u, v]
= [u, v, w]2 .

8
Correction de l’exercice 11 N
Si la famille (xi )16i6n est une famille liée, l’inégalité est claire et de plus, on a l’égalité si et seulement si l’un des
vecteurs est nuls. Si la famille (xi )16i6n est une famille libre et donc une base de E, considérons B 0 = (e1 , ..., en )
son orthonormalisée de S CHMIDT. On a

|detB (xi )16i6n | = detB0 (xi )16i6n × detB (B 0 ) = |detB0 (xi )16i6n |,

car detB B 0 est le déterminant d’une d’une base orthonormée dans une autre et vaut donc 1 ou −1. Maintenant,
la matrice de la famille (xi )16i6n dans B 0 est triangulaire supérieure et son déterminant est le produit des
coefficients diagonaux à savoir les nombres xi |ei (puisque B 0 est orthonormée). Donc

n n n
|detB (xi )16i6n | = |detB0 (xi )16i6n | = ∏(xi |ei ) 6 ∏ kxi k × kei k = ∏ ||xi ||,

i=1 i=1 i=1

d’après l’inégalité de C AUCHY-S CHWARZ. De plus, on a l’égalité si et seulement si, pour tout i, |xi |ei | =
kxi k × kei k ou encore si et seulement si, pour tout i, xi est colinéaire à ei ou enfin si et seulement si la famille
(xi )16i6n est orthogonale.

Correction de l’exercice 12 N
(u ∧ v)|(w ∧ s) = [u, v, w ∧ s] = [w ∧ s, u, v] = ((w ∧ s) ∧ u)|v = ((u|w)s − (u|s)w)|v = (u|w)(v|s) − (u|s)(v|w). De
même, (u ∧ v) ∧ (w ∧ s) = ((u ∧ v)|s)w − ((u ∧ v)|w)s = [u, v, s]w − [u, v, w]s.

Correction de l’exercice 13 N
1ère solution.

Z 1  2
4 2 1 1 2 2 1 2 1 1 1 2 1
(x − ax − b) dx = + a + b − a − b + ab = a + (3b − 1) − (3b − 1)2 + b2 − b +
0 9 3 3 5 3 2 12 5 9
 2  2  2
1 1 1 1 1 1 1 1 1 4 4
= a + (3b − 1) + b2 + b + = a + (3b − 1) + b+ + > ,
3 2 4 10 36 3 2 4 5 225 225

avec égalité si et seulement si a + 12 (3b − 1) = b + 51 = 0 ou encore b = − 15 et a = 54 .

R1 4 2 4 1 4
0 (x − ax − b) dx est minimum pour a = 5 et b = − 5 et ce minimum vaut 225 .

2ème solution. (P, Q) 7→ 01 P(t)Q(t) dt est un produit scalaire sur R4 [X] et 01 (x4 − ax − b)2 dx est, pour ce
R R
4
nR de la distance du polynôme Xo au polynôme de degré inférieur ou égal à 1, aX + b.
produit scalaire, le carré
On doit calculer Inf 01 (x4 − ax − b)2 dx, (a, b) ∈ R2 qui est le carré de la distance de X 4 à F = R1 [X].
On sait que cette borne inférieure est un minimum, atteint une et une seule fois quand aX + b est la projec-
tion orthogonale Rde X 4 sur F. Trouvons une base orthonormale de F. L’orthonormalisée (P0 , P1 ) de (1, X)
1 R1
convient. ||1|| = 0 1 dt = 1 et P0 = 1. Puis X − (X|P0 )P0 = X − 0 t dt = X − 21 , et comme ||X − (X|P0 )P0 ||2 =
2
R1 1 2
√  √
dt = 13 − 12 + 14 = 121
, P1 = 2 3 X − 21 = 3(2X − 1). La projection orthogonale de X 4 sur F est

0 t−2
√ R √ √
alors (X 4 |P0 )P0 + (X 4 |P1 )P1 avec (X 4 |P0 ) = 01 t 4 dt = 51 et (X 4 |P1 ) = 3 01 t 4 (2t − 1) dt = 3( 13 − 15 ) = 2153 .
R
√ √
Donc, la projection orthogonale de X 4 sur F est 15 + 2153 3(2X − 1) = 51 (4X − 1). Le minimum cherché est
2
alors 01 t 4 − 51 (4t − 1) dt = ... = 225 4
R
.

Correction de l’exercice 14 N

9
Soit ϕ : E → Rn . ϕ est clairement linéaire et Kerϕ est (e1 , ..., en )⊥ = E ⊥ = {0}. Comme
x 7→ (x|e1 , ..., x|en )
E et Rn ont mêmes dimensions finies, ϕ est un isomorphisme d’espaces vectoriels. En particulier, pour tout
n-uplet (a1 , ..., an ) de réels, il existe un unique vecteur x tel que ∀i ∈ [[1, n]] , x|ei = ai .

Correction de l’exercice 15 N
1ère solution. Montrons par récurrence que sur n = dim(E) que, si (xi )16i6p est obtusangle, p 6 n + 1. • Pour
n = 1, une famille obtusangle ne peut contenir au moins trois vecteurs car si elle contient les vecteurs x1
et x2 verifiant x1 .x2 < 0, un vecteur x3 quelconque est soit nul (auquel cas x3 .x1 = 0), soit de même sens
que x1 (auquel cas x1 .x3 > 0) soit de même sens que x2 (auquel cas x2 .x3 > 0). Donc p 6 2. • Soit n > 1.
Suppososons que toute famille obtusangle d’un espace de dimension n a un cardinal inférieur ou égal à n + 1.
Soit (xi )16i6p une famille obtusangle d’un espace E de dimension n + 1. Si p = 1, il n’y a plus rien à dire.
Supposons p > 2. x p n’est pas nul et H = x⊥ p est un hyperplan de E et donc est de dimension n. Soit, pour
(x |x )
1 6 i 6 p − 1, yi = xi − ||xi p ||p2 x p le projeté orthogonal de xi sur H. Vérifions que la famille (yi )16i6p−1 est une
famille obtusangle. Soit (i, j) ∈ [[1, p − 1]] tel que i 6= j.

(xi |x p )(x j |x p ) (x j |x p )(xi |x p ) (xi |x p )(x j |x p )(x p |x p ) (xi |x p )(x j |x p )


yi .y j = xi .x j − 2
− 2
+ 4
= xi |x j − < 0.
||x p || ||x p || ||x p || ||x p ||2
Mais alors, par hypothèse de récurrence, p − 1 6 1 + dimH = n + 1 et donc p 6 n + 2. Le résultat est démontré
par récurrence. 2ème solution. Montrons que si la famille (xi )16i6p est obtusangle, la famille (xi )16i6p−1
est libre. Supposons par l’absurde, qu’il existe une famille de scalaires (λi )16i6p−1 non tous nuls tels que
p−1
∑i=1 λi xi = 0 (∗). Quite à multiplier les deux membres de (∗) par −1, on peut supposer qu’il existe au moins
un réel λi > 0. Soit I l’ensemble des indices i tels que λi > 0 et J l’ensemble des indices i tels que λi 6 0
(éventuellement J est vide). I et J sont disjoints. (*) s’écrit ∑i∈I λi xi = − ∑i∈J λi xi (si J est vide, le second
membre est nul). On a
2 ! !

0 6 ∑ λi xi = ∑ λ i xi . − ∑ λi xi = λi (−λ j )xi .x j 6 0.

i∈I ∑
i∈I i∈J (i, j)∈I×J

Donc, k∑i∈I λi xi k2 = 0 puis ∑i∈I λi xi = 0. Mais, en faisant le produit scalaire avec x p , on obtient (∑i∈I λi xi ) .x p =
∑i∈I λi (xi .x p ) < 0 ce qui est une contradiction. La famille (xi )16i6p−1 est donc libre. Mais alors son cardinal
p − 1 est inférieur ou égal à la dimension n et donc p 6 n + 1.

Correction de l’exercice 16 N
L’application (P, Q) 7→ 01 P(t)Q(t) dt est un produit scalaire sur E = R3 [X]. Déterminons une base ortho-
R

normée de E. Pour cela, déterminons (Q0 , Q1 , Q2 , Q3 ) l’orthonormalisée de la base canonique (P0 , P1 , P2 , P3 ) =


Q0 = √1 .
R1 2 R1
(1, X, X 2 , X 3 ). • ||P0 ||2 = −1 12 dt = 2 et on prend • P1 |Q0 = √12 −1 t dt = 0 puis P1 −(P1 |Q0 )Q0 =
q
3
Q1 = 2 X. √
R1 2 R1 2 2
X puis ||P1 − (P1 |Q0 )Q0 ||2 = −1 t dt = 32 et √1
2 −1
• P2 |Q0 =
t dt = 3 et P2 |Q1 = 0. Donc,
R 1 2 1 2
P2 −(P2 |Q0 )Q0 −(P2 |Q1 )Q1 = X 2 − 13 , puis ||P2 −(P2 |Q0 )Q0 −(P2 |Q1 )Q1 ||2 = −1 t − 3 dt = 2 51 − 29 + 19 =


Q2 = 2√52 (3X 2 − 1). q R √
8 3 1 4 6
45 et • P3 |Q 0 = P3 |Q2 = 0 et P3 |Q1 = 2 −1 t dt = 5 et P3 −(P3 |Q0 )Q0 −(P3 |Q1 )Q1 −

Q 3 = √7 (5X 3 − 3X).
3 3 2 R 1 3 3 2 2 2
3 3 1 6 3 25−21 8

(P3 |Q2 )Q2 = X − 5 X, puis X − 5 X = −1 t − 5 t dt = 2 7 − 25 + 25 = 2 175 = 175 , et

√ √ √
Une base orthonormée de E est (Q0 , Q1 , Q2 , Q3 ) où Q0 = √12 , Q1 = √32 X, Q2 = 2√52 (3X 2 −1) et Q3 = 2√72 (5X 3 −
R1 2
3X). Soit alors P un élément quelconque de E = R3 [X] tel que −1 P (t) dt = 1. Posons P = aQ0 + bQ1 + cQ2 +
R1 2
dQ3 . Puisque (Q0 , Q1 , Q2 , Q3 ) est une base orthonormée de E, −1 P (t) dt = ||P||2 = a2 + b2 + c2 + d 2 = 1.
Maintenant, pour x ∈ [−1, 1], en posant Mi = Max{|Qi (x)|, x ∈ [−1, 1]}, on a :

10
|P(x)| 6 |a| × |Q0 (x)| + |b| × |Q1 (x)| + |c| × |Q2 (x)| + |d| × |Q3 (x)| 6 |a|M0 + |b|M1 + |c|M2 + |d|M3
p q q
6 a2 + b2 + c2 + d 2 M02 + M12 + M22 + M32 = M02 + M12 + M22 + M32 .

Une étude brève montre alors que chaque |Pi | atteint son maximum sur [−1, 1] en 1 (et −1) et donc


r
1 3 5 7
q
M02 + M12 + M22 + M32 = + + + = 2 2.
2 2 2 2
√ √
Ainsi, ∀x ∈ [−1, 1], |P(x)| 6 2 2 et donc Max{|P(x)|, x ∈ [−1, 1]}
√6 2 2. Etudions les cas d’égalité. Soit P ∈
R3 [X] un polynôme éventuel tel que Max{|P(x)|, x ∈ [−1, 1]} 6 2 2. Soit x0 ∈ [−1, 1] tel que Max{|P(x)|, x ∈
[−1, 1]} = |P(x0 )|. Alors :


2 2 = |P(x0 )| 6 |a| × |Q0 (x0 )| + |b| × |Q1 (x0 )| + |c| × |Q2 (x0 )| + |d| × |Q3 (x0 )| 6 |a|M0 + |b|M1 + |c|M2 + |d|M3
q √
6 M02 + M12 + M22 + M32 = 2 2.

Chacune de ces inégalités est donc une √ égalité.


√ La √ dernière (C AUCHY-S CHWARZ) est une égalité si et seulement
√ (|a|, |b|,
si √|c|, |d|)√est colinéaire à (1, 3, 5, 7) ou encore si et seulement si P est de la forme λ (±Q0 ±
3Q1 ± 5Q2 ± 7Q3 ) où λ 2 (1 + 3 + 5 + 7) = 1 et donc λ = ± 41 , ce qui ne laisse plus que 16 polynômes
possibles. L’avant-dernière inégalité est une égalité si et seulement si x0 ∈ {−1, 1} (clair). La première inégalité
est une égalité si et seulement si

|aQ0 (1) + bQ1 (1) + cQ2 (1) + dQ3 (1)| = |a|Q0 (1) + |b|Q1 (1) + |c|Q2 (1) + |d|Q3 (1),
ce qui équivaut au fait que a, b, c et d aient même signe et P est l’un des deux polynômes

√ √ √
 
1 1 5 2 7 3
± (Q0 + 3Q1 + 5Q2 + 7Q3 ) = ± √ 1 + 3X + (3X − 1) + (5X − 3X)
4 4 2 2 2
1
= ± √ (35X 3 + 15X2 − 15X − 3)
8 2

Correction de l’exercice 17 N
Si x est colinéaire à k, r(x) = x, et si x ∈ k⊥ , r(x) = (cos θ )x + (sin θ )k ∧ x. Soit x ∈ E. On écrit x = x1 + x2 où
x1 ∈ k⊥ et x2 ∈ Vect(k). On a x2 = (x.k)k (car k est unitaire) et x1 = x − (x.k)k. Par suite,

r(x) = r(x1 ) + r(x2 ) = (cos θ )x1 + (sin θ )k ∧ x1 + x2 = (cos θ )(x − (x.k)k) + (sin θ )k ∧ x + (x.k)k
 
2 θ
= (cos θ )x + (1 − cos θ )(x.k)k + sinθ (k ∧ x) = (cos θ )x + 2 sin (x.k)k + sinθ (k ∧ x)
2

Application. Si k = √1 (e1 + e2 ) et θ = π3 , pour tout vecteur x, on a :


2

1 1 3
r(x) = x + (x.k)k + (k ∧ x),
2 2 2
√ √
puis, r(e1 ) = 12 e1 + 14 (e1 + e2 ) − 2√32 e3 = 14 (3e1 + e2 − 6e3 )
√ √
r(e2 ) = 21 e2 + 14 (e1 + e2 ) + 2√32 e3 = 14 (e1 + 3e2 + 6e3 )
√ √ √
r(e3 ) = 12 e3 + 2√32 (−e2 + e1 ) = 14 ( 6e1 − 6e2 + 2e3 ).

11
√  
3 1 √6
La matrice cherchée est 14  √
1 √3 − 6 .

− 6 6 2

Correction de l’exercice 18 N
R1
L’application ( f , g) 7→ 0 f (t)g(t) dt est un produit scalaire sur C0 ([0, 1], R). D’après l’inégalité de C AUCHY-
S CHWARZ,

Z 1 Z 1 Z 1 p 2 Z 1 q 2
n n+2
In In+2 = f (t) dt f (t) dt = ( f (t))n dt ( f (t))n+2 dt
0 0 0 0
Z 1p q 2 Z 1
2
n+1 2
> ( f (t))n ( f (t))n+2 dt = f (t) dt = In+1
0 0

Maintenant, comme f est continue et strictement positive sur [0, 1], In est strictement positif pour tout naturel
n. On en déduit que ∀n ∈ N, In+1 In+2
In 6 In+1 et donc que

 
In+1
la suite In est définie et croissante.
n∈N

Correction de l’exercice 19 N
1. La symétrie, la bilinéarité et la positivité sont claires. Soit alors P ∈ Rn [X].

Z 1
P|P = 0 ⇒ P2 (t) dt = 0
0
⇒ ∀t ∈ [0, 1], P2 (t) = 0 (fonction continue, positive, d’intégrale nulle)
⇒ P = 0 (polynôme ayant une infinité de racines).

Ainsi, l’application (P, Q) 7→ 01 P(t)Q(t) dt est un produit scalaire sur Rn [X].


R
 
L
2. Pour vérifier que la famille ||L pp || est l’orthonormalisée de S CHMIDT de la base canonique de E,
06p6n
nous allons vérifier que
(a) ∀p ∈ [[0, n]] , Vect(L0 , L1 , ..., L p ) = Vect(1, X, ..., X p ),
 
Lp
(b) la famille ||L p || 06p6n est orthonormale,

(c) ∀p ∈ [[0, n]] , L p |X p > 0.


Pour a), on note que L p est un polynôme de degré p (et de coefficient dominant (2p)! p! ). Par suite,
(L0 , L1 , ..., L p ) est une base de R p [X], ou encore, ∀p ∈ [[0, n]] , Vect(L0 , L1 , ..., L p ) = Vect(1, X, ..., X p ).
Soit p ∈ [[0, n]]. Soit P un polynôme de degré inférieur ou égal à p. Si p > 1, une intégration par parties
fournit :

Z 1 h i1 Z 1
L p |P = 2
((t − 1) ) p (p) 2 p (p−1)
P(t) dt = ((t − 1) ) P(t) − ((t 2 − 1) p )(p−1) P0 (t) dt
−1 −1 −1
Z 1
=− ((t 2 − 1) p )(p−1) P0 (t) dt.
−1

12
En effet, 1 et −1 sont racines d’ordre p de (t 2 − 1) p et donc d’ordre p − k de ((t 2 − 1) p )(k) pour 0 6
k 6 p et en particulier, racines de Rchaque ((t 2 − 1) p )(k) pour 0 6 k 6 p − 1. En réitérant, on obtient
1
pour tout k ∈ [[0, p]], L p |P = (−1)k −1 ((t 2 − 1) p )(p−k) P(k) (t) dt et pour k = p, on obtient enfin L p |P =
1
(−1) p −1 (t 2 − 1) p P(p) (t) dt, cette formule restant vraie pour p = 0. Soient p et q deux entiers tels que
R
1 (p)
0 6 q < p 6 n. D’après ce qui précède, L p |Lq = (−1) p −1 (t 2 − 1) p Lq (t) dt = 0 car q = deg(Lq ) < q.
R

Ainsi, la famille (L p )06p6n est donc une famille orthogonale de n + 1 polynômes


 tous non nuls et est
Lp
par suite est une base orthogonale de Rn [X]. On en déduit que la famille ||L p || est une base
06p6n
1 1
orthonormale de Rn [X]. Enfin, L p |X p = (−1) p −1 (t 2 − 1) p (t p )(p) dt = p! −1 (1 − t 2 ) p dt > 0. On a
R R

montré que
 
L
la famille ||L pp || est l’orthonormalisée de la base canonique de Rn [X].
06p6n

Calculons kL p k. On note que L p ∈ (L0 , ..., L p−1 )⊥ = (R p−1 [X])⊥ . Par suite,

||L p ||2 = L p |L p = L p |dom(L p )X p (car L p ∈ (R p−1 [X])⊥ )


Z 1 Z 1
(2p)! (2p)!
= L p |X p = p! (1 − t 2 ) p dt = 2(2p)! (1 − t 2 ) p dt
p! p! −1 0
Z 0 Z π/2
= 2(2p)! (1 − cos2 u) p (− sin u) du = 2(2p)! sin2p+1 u du
π/2 0
= 2(2p)!W2p+1 (intégrales de WALLIS)
22p (p!)2
= 2(2p)! (à revoir)
(2p + 1)!
2
= 22p (p!)2 .
2p + 1
q q 
2 p 2p+1 1 2 p (p)
Donc, ∀p ∈ [[0, n]] , kL p k = 2p+1 2 p!. On en déduit que la famille 2 2 p p! ((X − 1) )
06p6n
est une base orthonormale de Rn [X] (pour le produit scalaire considéré).

13

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