Les Peuples Peuples Autochtones Du Cameroun PDF
Les Peuples Peuples Autochtones Du Cameroun PDF
AU CAMEROUN
Guide à l’intention des professionnels des médias
Bureau
international
du Travail
PARTIE1
Situation générale des peuples autochtones au Cameroun
2
LES PEUPLES AUTOCHTONES
AU CAMEROUN
Guide à l’intention des professionnels des médias
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Première édition 2015
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Les peuples autochtones au ameroun : guide à l intention des professionnels des médias Bureau international
du Travail, quipe d appui technique de l T au travail décent pour l frique centrale et bureau de pays de
l T pour le ameroun, l ngola et ao Tomé-et- rincipe - enève: B T,
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Sao Tome and Principe
14.08
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Imprimé au Cameroun
TABLE DES MATIERES
6 Sigles et abréviations
7 Préface
9 Introduction
Partie 1
11 Situation générale des peuples autochtones au Cameroun
11 Identification des peuples autochtones
13 Les peuples autochtones du Cameroun
16 Peuples autochtones et minorités
16 Problèmes rencontrés par les peuples autochtones au Cameroun
Partie 2
19 Les instruments juridiques internationaux et régionaux
5
portant protection des peuples autochtones
19 La convention n° 111 de l’OIT sur la discrimination dans l’emploi et la profession
20 La convention n° 169 de l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux
22 La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA)
24 Les mécanismes, procédures et programmes de protection des droits des peuples
autochtones au sein du système des Nations Unies et de l'Union africaine
Partie 3
29 Questions autochtones au Cameroun et médias
30 Quelques règles à observer
33 Envisager la formation des peuples autochtones dans les métiers de la communication
et de l’information
35 Couverture des questions autochtones : checklist pour les professionnels des médias
38 Bibliographie
Sigles et abréviations
BIT : Bureau international du travail
CADHP : Commission africaine des droits de l’homme et des peuples
CEACR : Commission d'experts pour l'application des conventions et
recommandations
CED : Centre pour l'environnement et le développement
CNUDHD-AC : Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la
démocratie en Afrique centrale
6 DNUDPA : Déclaration des Nations Unies
sur les droits des peuples autochtones
ECOSOC : Conseil économique et social
HCDH : Haut Commissariat des Nations Unies aux
droits de l’homme
JIPA : Journée internationale des peuples autochtones
OIT : Organisation internationale du travail
PA : Peuples autochtones
PAF : Peuples autochtones des forêts
PAS : Peuples autochtones des savanes
Préface
C
e guide a été conçu dans le but de mettre à Résultat d'échanges fructueux entre les acteurs
la disposition des professionnels des médias concernés, ce guide offre à ses utilisateurs un
un outil de travail visant à les appuyer dans outil simple, pratique et facile à consulter. Il se
la promotion des droits des peuples autochtones veut un lien entre les professionnels des médias et
qu’ils se sont engagés à assurer, lors de plusieurs les communautés autochtones qui leur permette
ateliers de formation organisés sur cette de travailler ensemble dans le respect de la
thématique, à l'initiative du BIT, en 2014 et 2015, culture des peuples autochtones et afin de lever
à Yaoundé. stéréotypes, incompréhensions et divergences.
C’est en travaillant ensemble que les journalistes
Le contexte nous semble favorable à cette heure
et les communautés autochtones contribueront
où les préoccupations liées aux droits et au
bien-être des peuples autochtones font partie
activement à la consolidation d’un droit national 7
qui intègre les droits des peuples autochtones
intégrante du Programme de développement
reconnus dans les instruments internationaux.
durable à l’horizon 2030, dont l’objectif est de
lutter contre la pauvreté et les inégalités en La publication de ce guide est le fruit d'une
donnant les moyens d’action nécessaires aux collaboration entre le Service du genre, de
franges de la population fragiles sur le plan socio- l'égalité et de la diversité du BIT, le Département
économique. des normes internationales du travail, le Bureau
de l'OIT à Yaoundé et le Centre des Nations Unies
Au Cameroun, l’engagement du Gouvernement
pour les droits de l'homme et la démocratie
à promouvoir les droits des peuples autochtones
en Afrique centrale, avec le soutien de l'Union
marque l’existence d’une volonté politique qui
européenne.
requiert la contribution de tous, afin de préserver
les chances du pays d’atteindre son émergence
dans le respect des droits humains, y compris à Vera Lucia Paquete-Perdigao
Directrice, Bureau de l’OIT à Yaoundé
l'égard des populations autochtones.
Habitat traditionnel des autochtones
des forêts, encore appelé «mongulu»
Introduction
L
e Cameroun fait partie des pays qui sont 2008 de la Journée internationale des peuples
concernés par la question autochtone. autochtones (JIPA) le 9 août, l’adhésion du
Parmi sa population estimée à plus de Cameroun à des mécanismes relatifs aux
20 millions d’habitants, on compte environ droits de l’homme qui font des observations
dix pour cent de personnes identifiées com- et recommandations sur les questions
me peuples autochtones, grâce à des travaux autochtones, sont présentés comme des leviers
d’experts menés aux niveaux international et de la volonté politique du Gouvernement de
régional, sur la base de critères préétablis. Ces s’attaquer aux problèmes rencontrés par ces
peuples se répartissent en deux grands groupes peuples.
à savoir les peuples de la forêt vulgairement
Malgré des avancées enregistrées au
appelés « Pygmées1» et les Mbororos.
Cameroun comme dans certains pays 9
Les peuples autochtones du Cameroun d’Afrique centrale2, la réalité montre que l’on
vivent des difficultés presque similaires, mais se situe encore loin des fondamentaux fixés
connaissent des réalités diverses. Pour les par les instruments internationaux. C’est pour
protéger, la Communauté internationale a mutualiser les efforts que le présent guide a
adopté des textes à caractère contraignant ou été élaboré, afin de donner aux professionnels
non. Au niveau national, le vote du Cameroun des médias un outil d’information et de
en faveur de la Déclaration des Nations sensibilisation susceptible de les soutenir
Unies sur les droits des peuples autochtones dans le cadre d’activités futures portant sur
(DNUDPA), la célébration officielle depuis les peuples autochtones.
1
e terme « Pygmées » est jugé péjoratif par les peuples concernés qui préfèrent être cités par les noms de leurs sous-
L
groupes (Baka, Bakola, Bagyéli, Bedzang).
2
a RCA a ratifié la convention n° 169 de l’OIT en 2010, et le Congo dispose d'une loi en vigueur sur les droits
L
des peuples autochtones.
PARTIE1
PARTIE
Situation générale des peuples autochtones au Cameroun
10
Eleveur mbororo
1 Situation générale des peuples
autochtones au Cameroun
3
Cf. Avis juridique de la CADHP sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones,
Accra, mai 2007.
4
oir rapport du Groupe de travail d’experts de la CADHP sur les populations /communautés autochtones, 2005, p 104.
V
http://www1.chr.up.ac.za/chr_old/indigenous/acwg/AfricanCommissionbookFrench.pdf
PARTIE 1
Situation générale des peuples autochtones au Cameroun
12 La convention attache une grande importance au fait qu’un peuple se définisse lui-même
comme autochtone selon les termes de la convention, et qu’une personne ait le sentiment
d’appartenir à ce peuple.
La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA)
adopte une approche similaire, en décrivant les peuples autochtones et en utilisant des
caractéristiques: leur spécificité, le fait qu’ils sont dépossédés de leurs terres, territoires et
ressources naturelles, leur présence historique et antérieure à la colonisation sur certains
territoires, leur spécificité linguistique et culturelle, ainsi que leur marginalisation politique
et juridique.
Le rapport du Groupe de travail d’experts de la Commission africaine des droits de l’homme
et des peuples sur les populations 5 / communautés autochtones énumère comme critères
possibles d’identification des populations autochtones en Afrique, les caractéristiques
ci-après :
• leurs modes de vie diffèrent considérablement de ceux de la société dominante ;
• leurs cultures sont menacées au point de l’extinction dans certains cas ;
5
L’avis juridique de la CADHP sur la DNUDPA présente en ses pages 3 et 4 les raisons pour lesquelles elle préfère au
mot « peuple » celui de « population ». Les termes sont ici utilisés indifféremment.
Soirée en forêt
6
L’étude en est actuellement à sa deuxième phase.
7
Cf. pp. 19 et suivantes.
PARTIE 1
Femme Mbororo
Les Mbororos
Il n’existe pas de statistiques officielles sur les peuples mbororos au Cameroun. Toutefois,
ce groupe est estimé aujourd’hui à moins de deux millions d’âmes. Traditionnellement, ils
étaient des nomades, constamment en mouvement d’un endroit à un autre à la recherche
de pâturages pour leurs troupeaux. De nos jours, plusieurs sont transhumants, migrent
de façon saisonnière, mais retournent à leur habitation temporaire. Les Mbororos sont
présents sur tout le territoire camerounais, mais se trouvent en plus grand nombre dans
les régions de l’Ouest, de l’Est, du Nord-Ouest et dans le septentrion.
Les peuples de la forêt
14 Au Cameroun, les peuples de la forêt sont les Baka, les Bakola ou Bagyéli et les Bedzang. Ils
sont ainsi appelés parce qu’ils sont les habitants originels des forêts du Cameroun.
Les statistiques sont aussi approximatives. Selon les estimations, les Baka qui représentent
le groupe le plus important comptent entre 70 000 et 100 000 personnes, dans l’Est et le
sud du pays (départements de la Boumba-et-Ngoko, du Haut-Nyong et de la Kadey). Les
Bakola ou Bagyéli représentent entre 10 000 et 30 000 âmes. On les retrouve dans le sud du
pays et plus précisément à Akom II, Bipindi, Kribi, Campo, Ma’an et Lolodorf. Les Bedzang
quant à eux sont moins nombreux, avec moins d’un millier de personnes. On les retrouve
au nord-ouest du département du Mbam-et-Kim, dans la plaine Tikar et également à
Messondo dans la région du Centre.
Traditionnellement nomades, les Baka, Bagyéli et Bedzang vivent de la chasse et de la
cueillette. Mais ils sont aujourd’hui limités dans leurs activités du fait de la pression qu’ils
subissent sur leurs terres ancestrales, due à l’exploitation forestière et minière, ainsi qu’aux
activités de conservation et d’agrobusiness.
15
PARTIE 1
Situation générale des peuples autochtones au Cameroun
• leurs villages et leurs institutions sociales traditionnelles, surtout en ce qui concerne les
Baka, les Bagyéli et les Bedzang, ne bénéficient d’aucune reconnaissance officielle ;
• les pressions sur leurs terres en raison de l’exploitation forestière, minière, et des
activités de conservation et d’agrobusiness, ce qui entraîne des restrictions d’accès aux
ressources naturelles (produits de la chasse, cueillette, pâturages) dont ils dépendent
principalement pour leur survie ;
Danseur Bagyéli
• l’accaparement parfois illégal de leurs terres, y compris en relation avec des exploitations
agricoles à grande échelle ;
• le faible accès aux bénéfices de l’exploitation des ressources naturelles dont ils sont
riverains ;
• leur accès limité aux ressources naturelles ;
• la faible reconnaissance de leurs droits et intérêts dans les lois, politiques et programmes;
• l’exploitation de leur travail et l’absence d’accès au marché du travail ;
• une mortalité infantile élevée ;
17
• la double marginalisation que subissent les femmes appartenant aux communautés
autochtones (voir infra p. 20) ;
• les conflits persistants entre les peuples autochtones et leurs voisins bantous (cas des
conflits éleveurs-agriculteurs) ;
• le faible accès des enfants autochtones à une éducation véritablement gratuite et
adaptée à leur culture ;
• la non-prise en compte des spécificités autochtones dans les programmes scolaires,
ainsi que la non-implication des autochtones dans l’élaboration de ces programmes ;
• la survivance des stéréotypes à leur égard du fait de leur identification comme peuples
autochtones ;
• leur faible consultation et implication dans la prise des décisions sur les questions qui les
concernent ou peuvent les affecter.
PARTIE1
PARTIE
Situation générale des peuples autochtones au Cameroun
18
Danseurs Bagyéli
2 Les instruments juridiques
internationaux et régionaux
portant protection des
peuples autochtones
LA CONVENTION N° 111 DE L’OIT SUR LA DISCRIMINATION DANS
L’EMPLOI ET LA PROFESSION
La convention n° 111 a été ratifiée par le Cameroun le 13 mai 1988. Elle fournit un cadre
important pour promouvoir le droit des hommes et des femmes autochtones à l’égalité
et au travail décent dans l’esprit de la convention n° 169 de l’OIT et de la Déclaration des
19
Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
L’égalité d’accès des peuples autochtones à un travail décent qui réponde à leurs besoins et
aspirations est, certes, une question de droits de l’homme, mais elle est aussi indispensable
pour réaliser les objectifs nationaux et internationaux en matière de développement.
La valeur du travail des peuples autochtones n’est généralement pas reconnue. Le travail
fourni est parfois payé en nature par le biais de la pratique du troc qui les prive de la
possibilité de donner leur avis sur la valeur de ce travail.
Les peuples autochtones considèrent que le fait qu’ils aient un accès limité aux terres et
ressources naturelles qu’ils possédaient, occupaient ou utilisaient traditionnellement
et qu’ils ne peuvent exercer pleinement leurs activités traditionnelles, relève de la
discrimination. Les femmes appartenant à leurs communautés subissent une double
20 discrimination. Elles sont d’abord discriminées en tant que femmes et ensuite en tant
qu’autochtones.
En quoi consistent
des procédures
de consultations sont dotées les terres des peuples concernés, leur déplacement
appropriées ? et l’aliénation de leurs terres (…). Cela ne veut pas dire que les
peuples autochtones ont des droits spéciaux mais que, eu égard
« La règle voulant que les
consultations se déroulent suivant à leur situation, des mesures spéciales de consultation et de
des procédures appropriées participation sont nécessaires pour préserver leurs droits dans
implique que ces consultations le cadre d’un État démocratique. La nature collective par essence
aient lieu dans un climat de des droits des peuples autochtones et la nécessité de préserver la
confiance réciproque. En règle
générale, les gouvernements culture et le mode de vie de ces peuples sont au nombre des raisons
doivent reconnaître les pour lesquelles les gouvernements doivent prendre des mesures
organisations représentatives, et spéciales pour assurer leur consultation et leur participation à la
les deux parties doivent s’efforcer
prise de décision 10 » .
22 de parvenir à un accord, de
mener des négociations sincères
et constructives, d’éviter les
délais injustifiés, de respecter les
LA DÉCLARATION DES NATIONS UNIES SUR LES
accords qui ont été conclus et de DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES (DNUDPA)
les appliquer de bonne foi. Les
gouvernements sont également La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
tenus de s’assurer que les peuples autochtones a été adoptée le 13 septembre 2007 par l’Assemblée
autochtones disposent de toutes
les informations pertinentes et
générale des Nations Unies.
sont en mesure de les comprendre Le Cameroun, comme la grande majorité des pays africains, a voté
pleinement. Il doit être laissé
suffisamment de temps aux
en faveur de l’adoption de ce texte. En tant que déclaration, elle
peuples autochtones pour n’a pas la force contraignante d’un traité. Cependant, elle a été
pouvoir mettre en œuvre leur adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, si bien que
propre processus de décision et tous les Etats membres de cette organisation doivent en tenir
y participer de manière effective,
suivant une démarche conforme compte de bonne foi.
à leurs traditions culturelles et Le texte établit des règles minimales pour le respect des droits
sociales. Ainsi, la consultation offre
un moyen d’instaurer un dialogue des peuples autochtones, incluant l’autodétermination, le
interculturel ».
BIT, Comprendre la convention ( n° 169) 10
Id., pp. 14 et 16.
relative aux peuples indigènes et tribaux,
1989, Manuel à l’usage des mandants
tripartites de l’OIT, Genève, 2013, p 18.
Consultation
11
Pour plus d’informations, cf http://undesadspd.org/indigenousfr/Home.aspx
12
Cf http://goo.gl/tWV5WP
Marche en faveur des droits des peuples autochtones
Le Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones du Conseil des droits de
l’homme des Nations Unies 13
En tant qu’organe consultatif du Conseil des droits de l’homme établi en 2007, le mécanisme
est composé de cinq experts dont des ressortissants des peuples autochtones.
Le Mécanisme d’experts a pour mandat d’offrir des compétences techniques portant sur des
questions ayant trait aux droits des peuples autochtones principalement dans les études de
terrain et selon les besoins. Il contribue par ses avis à la promotion de la DNUDPA et élabore
des propositions susceptibles d’être examinées par le Conseil.
Le secrétariat du Mécanisme d’experts est assuré par le Haut Commissariat des Nations Unies
aux droits de l’homme.
25
e cadre juridique et institutionnel régional de protection et de promotion des droits des
L
peuples autochtones en Afrique 14
Le cadre juridique
En Afrique, le cadre juridique existant pour promouvoir et protéger les droits des peuples
autochtones se compose de deux textes majeurs adoptés par l’Union Africaine à savoir la
Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (la Charte africaine) et le Protocole à la
Charte africaine relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo).
Ratifiée par tous les pays africains 15, la Charte africaine est entrée en vigueur en octobre 1986.
Elle reprend le principe de l’universalité des droits de l’homme tout en tenant compte des
vertus des traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine.
13
Voir pour plus d’infomations : http://www.ohchr.org/FR/Issues/PAutochtones/EMRIP/Pages/EMRIPIndex.aspx
14
Voir http://www.achpr.org/fr
15
A l'exception du Soudan du Sud.
Protéger les droits culturels des
peuples autochtones
La culture et le mode de vie constituent des éléments essentiels sans lesquels les peuples autochtones n’existeraient
pas en tant qu’entité distincte des autres couches de la population. C’est pourquoi il est important pour les Etats de
réaffirmer le droit pour ces peuples de ne pas subir d’ « assimilation forcée » ou de destruction de leur culture, ce
qui entraînerait leur disparition collective. Les gouvernements sont appelés à veiller sur la protection du patrimoine
culturel des peuples autochtones.
Elle réaffirme l’attachement des États africains aux libertés et aux droits de l’homme
contenus dans les déclarations, conventions et autres instruments adoptés dans le cadre de
l’Organisation de l’Union africaine et de l’ONU. La Charte africaine affirme le droit de tous
26 — et donc des peuples autochtones — à la non-discrimination, à l’égalité de tous devant la
loi, à la protection de la femme et de la famille. Elle protège aussi les droits civils et politiques,
économiques et socioculturels. Bien qu’elle ne donne pas de définition de la notion de
« peuples », la Charte africaine définit leurs droits, notamment le droit à l’existence, à la
libre disposition de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, à leur développement
économique, social et culturel, à la paix et à la sécurité et à un environnement satisfaisant et
global, propice à leur développement.
Le protocole de Maputo est entré en vigueur en novembre 2005. Il est à ce jour ratifié par
36 pays dont le Cameroun (mai 2009). Il garantit l’ensemble des droits fondamentaux des
femmes et tente d’apporter des réponses aux problèmes et questions spécifiques concernant
les femmes africaines. Au rang des droits protégés par le protocole de Maputo, on compte :
la protection contre toutes formes de discriminations et de violence, l’interdiction de toutes
pratiques néfastes telles les mutilations génitales féminines, l’accès effectif des femmes à
PARTIE 2 Les instruments juridiques internationaux
et régionaux portant protection des peuples autochtones
Femmes autochtones
l’assistance et aux services juridiques et judiciaires. Il reconnaît aussi aux femmes le droit
à l’éducation, la participation politique et la prise de décision, le droit à la formation, à la
santé, au contrôle des fonctions de reproduction, à la protection sociale ainsi que des droits
économiques. Il prévoit des dispositions contre les mariages forcés, protège les femmes
mariées et en situation de séparation de corps.
27
Le cadre institutionnel
Le Groupe de travail sur les populations / communautés autochtones en Afrique a été établi
par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, à sa 28e session ordinaire
tenue du 23 octobre au 6 novembre 2000 à Cotonou au Bénin. Le Groupe de travail a pour
mandat d’examiner le concept de peuples et communautés autochtones en Afrique, d’étudier
les implications de la Charte africaine ainsi que le bien-être des communautés indigènes,
notamment en ce qui concerne le droit à l’égalité, le droit à la dignité, la protection contre la
domination, l’autodétermination et la promotion du développement culturel et de l’identité.
Le Groupe de travail conduit des visites de recherche sur le terrain et d’information aux Etats
parties, avec pour objectif général d’enquêter sur la situation des peuples autochtones.
PARTIE1
PARTIE
Situation générale des peuples autochtones au Cameroun
28
Les représentants autochtones constatent aussi que rares sont les fois où ils sont valorisés
et leurs droits et identité respectés, si ce n’est pour « vendre » les richesses de leur culture
(chants, danses, etc.) considérées comme une source d’attraction pour les touristes et
étrangers. Là encore, ils n’ont pas accès aux bénéfices financiers tirés de la vente des
produits de leurs savoirs et savoir-faire traditionnels. Par ailleurs, les peuples autochtones
souhaitent davantage de transparence dans la gestion de tout projet les concernant.
Communautés
autochtones et
Droits des PA : approche thématique
(ex : éducation, santé, conditions
- Langue locale ou
autochtone 31
locales d’emploi, terres, etc.) - Radios communautaires
- Entre 18H et 20H
Consentement Consentement libre, informé et préalable des PA, avant toute activité avec les
médias les concernant
Eléments de la Chants, danses, rites traditionnels, respect des sensibilités culturelles et
culture religieuses des PA
Couverture Préciser le lieu, les PA cibles, identifier les problèmes, sans les globaliser à toutes
géographique les composantes des PA
Plan de formation Former les PA aux métiers de la communication et sur le droit à l’information.
Pour les experts des médias, formation et sensibilisation sur les outils de
promotion et de protection des droits des PA
Suivi-évaluation Suivi-évaluation des actions contribuant à favoriser l’accès aux médias des
PA, établissement des plates-formes de concertation et de consultation,
développement de feuilles de route, vérification des informations à la source,
maintien du lien avec les PA
Respect de la dignité Respect de la volonté et l’intégrité physique des PA, respect de leurs droits et de
des PA leur culture
COUVERTURE DES QUESTIONS AUTOCHTONES
CHECKLIST POUR LES PROFESSIONNELS DES MÉDIAS
Points à considérer dans la salle de presse OUI NON COMMENTAIRES
Evaluation de l’émission
38 —B
IT, Rapport de formation des professionnels des médias sur les droits des peuples
autochtones, Yaoundé, 2014 ;
—C
ADHP, Avis juridique de la Commission africaine des droits de l'homme et des
peuples sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones,
Accra, 2007 ;
—C
ADHP, Rapport du Groupe de travail d’experts sur les populations / communautés
autochtones, 2005 :
http://www1.chr.up.ac.za/chr_old/indigenous/acwg/AfricanCommissionbookFrench.pdf
—H
CDH, Travailler avec le programme des Nations Unies pour les droits de l’homme :
un manuel pour la société civile, New York et Genève, 2008 ;
—H
CDH et al., « Guide de la JIPA », Questions / réponses sur les peuples autochtones,
Yaoundé, 2010.
En collaboration avec