To120 155
To120 155
Chapitre 4
Nivellement
Mire
Mire
HAB
A
La portée, distance horizontale du niveau à la mire, varie suivant la pente mais n’excède guère
60 m ; dans la mesure du possible l’opérateur place le niveau à peu près à égale distance de A
et B, cette égalité des portées n’impliquant pas du tout l’alignement en plan sur le segment AB
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LA2 LB2
LB1
LA1 B
A HAB
L
Axe optique
NT
Tr
A
Ns P VB
Le pivot P (figure 4.3) est calé à peu près vertical à l’aide de la nivelle sphérique Ns, de
sensibilité 8’‑25’/2 mm, et de l’embase E munie d’un système de calage rapide : triangle à vis
calantes à grand débattement, rotule sphérique R, couple de vis orthogonales, disques rotatifs
superposés en forme de coins, etc.
La traverse horizontale Tr tourne autour du pivot avec vis de blocage et de fin pointé ; elle
peut basculer légèrement à l’aide de l’articulation A et de la vis de basculement VB.
La lunette L, de grossissement × 15 ‑ × 20, est fixée sur la traverse solidairement avec la nivelle
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torique NT de sensibilité 40”‑ 60”/2 mm ; la nivelle est réglée de façon que l’axe optique soit
horizontal quand la bulle est calée, le calage étant réalisé par basculement du « bloc »
lunette‑nivelle.
La précision de calage varie de 8” ‑ 10” à 1” ‑ 2” suivant le dispositif de calage (figure 4.4), fiole
graduée ou bulle coupée, c’est‑à‑dire mise en coïncidence des images des demi‑extrémités
opposées de la bulle.
C
Rayon horizontal
β α
R O
Pour qu’un niveau automatique soit sensible, le compensateur doit être le plus léger possible,
soumis aux frictions minimales, tout en restant robuste. Les constructeurs ont réalisé de
nombreux systèmes pendulaires à fils ou à rubans, suspension magnétique, équilibre d’un
liquide, etc., qui fonctionnent dans les limites de débattement du compensateur, 10’ à 30’
selon les matériels ; un dispositif mécanique ou optique permet de vérifier le bon fonction
nement du compensateur après la mise en station. La précision de calage varie de 1’’ à 3’’.
Pour qu’un niveau automatique soit opérationnel, la durée des oscillations du système
pendulaire doit être négligeable. Cette condition est remplie par un amortisseur pneumatique,
expulsion de l’air d’un cylindre par un piston, ou un amortisseur magnétique, courant induit
entre deux aimants permanents ; le temps de stabilisation du compensateur est le plus souvent
inférieur à la seconde.
Fiables, rapides, précis, commodes grâce notamment à la rotation à frottement dur sans vis
de blocage mais avec vis de fin pointé, les niveaux automatiques ont supplanté les niveaux à
nivelle en nivellement ordinaire comme en nivellement de précision.
Mire
2
Dh H
T
Â
1
Une lunette stadimétrique est une lunette dont le réticule porte deux traits stadimétriques,
symétriques par rapport au grand trait horizontal de l’axe optique (figure 4.6), qui déterminent
deux lignes de visée formant dans le plan vertical l’angle stadimétrique A.
L’axe optique et les deux rayons stadimétriques du niveau calé rencontrent une règle graduée,
appelée mire, maintenue verticale au point M.
Pour être opérationnelle dans l’environnement habituel du terrain, une mire ordinaire, en
bois ou en aluminium, est constituée par l’assemblage de quatre éléments de 1 m ou mieux
deux de 2 m ; elle est calée verticale à l’aide d’une nivelle sphérique, maintenue immobile avec
au moins un jalon que le porte‑mire utilise comme contrefiche ; l’origine zéro de l’échelle est
l’extrémité basse, ou talon, en contact avec le point M.
La lecture est un nombre de 4 chiffres qui donne la hauteur en mètres depuis le point sur
lequel repose la mire :
–– les chiffres des mètres et décimètres sont peints ; sur la figure 4.6, au trait médian ou trait
niveleur : 0,6 ;
–– le chiffre des centimètres est égal au nombre d’échelons entiers qui précèdent le trait du
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réticule, ici 5 ; ces échelons, ou cases, de 1 cm, sont peints alternativement en rouge et
blanc ou noir et blanc, groupés par cinq, comptés depuis l’origine du décimètre dans
lequel se trouve le grand trait horizontal du réticule ;
–– le chiffre des millimètres, estimé au 1/10 de l’appoint entre le trait du réticule et l’origine
de l’échelon concerné ; ici 4.
La lecture estimée au trait niveleur vaut donc : H = 0,654 m.
Contrôle en effectuant les deux lectures 1 et 2 aux traits stadimétriques et en vérifiant que
l’égalité :
2 – H = H – 1 est satisfaite au millimètre près ; sur la figure : 1 = 0,590 m, 2 = 0,717 m ⇒
2 – H = 0,063 m, H – 1 = 0,064 m.
Comme l’axe optique du niveau est horizontal (figure 4.6), donc perpendiculaire à la mire,
la distance horizontale Dh entre les points S et M, ou portée, vaut :
2 – 1 1
Dh = cotan A = (2 – 1) .
2 2
2 tan A
2
La quasi‑totalité des lunettes stadimétriques ont, pour des raisons de commodité, un rapport
1
stadimétrique : égal à 100, ce qui correspond à un angle stadimétrique A = 0,6366 gon ;
2 tan A
2
la distance stadimétrique est alors immédiate : D = 100 (2 – 1), soit 12,7 m avec les valeurs
précédentes.
En admettant que le millimètre soit l’écart‑type d’une lecture de mire, l’écart‑type sur la
distance stadimétrique est égal à : sD = 100 1 2 , soit 1 ou 2 décimètres.
Un niveau automatique lit sur la mire un code-barres et affiche la hauteur depuis le point sur
lequel repose le base de la mire (zéro) jusqu’à l’axe optique horizontal ; il affiche aussi la
distance horizontale : niveau-mire (figure 4.7).
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Cette lecture automatique, sûre, rapide, directement enregistrable sur support informatique,
ne peut se faire qu’avec un niveau préalablement calé à l’aide de la nivelle sphérique, et
suppose un éclairage suffisant de la mire.
Aux erreurs du nivellement direct (§ 4.1.8) peut s’ajouter une erreur parasite affichant une
lecture de hauteur alors que l’axe optique passe sous la mire ; en nivellement de très haute
précision, l’erreur de réfraction sur le bas de la mire peut entacher la mesure.
Les niveaux numériques, qui peuvent être motorisés, permettent le nivellement automatique :
saisie suivi du traitement informatique des cheminements (§ 4.1.4), points de détails,
implantations, auscultations d’ouvrage.
N
LA = LAR LB = LAV
HAB
A
Sens de parcours
Le niveau étant en station en N à égalité de portée de A et B (figure 4.8), calé avec la nivelle
sphérique, l’opérateur pointe la mire en A par exemple, cale la nivelle torique ou vérifie que
le compensateur est en suspension libre, lit la hauteur de mire LA ; les lectures supplémentaires
aux deux traits stadimétriques permettent le contrôle et la mesure de la portée.
Après quoi, le porte‑mire se déplace au point B et l’opérateur lit LB dans les mêmes conditions.
Comme en nivellement les points de mire sont en général nombreux, rarement matérialisés,
sans désignation le plus souvent, l’opérateur les identifie à chaque station par rapport au sens
de parcours de l’arrière vers l’avant, ici de A vers B.
La dénivelée dans le sens de parcours est donc la valeur algébrique : DHAB = LA – LB, notée de
manière générale : DH = LAR – LAV.
En cas de visées réciproques (figure 4.2), identifier soigneusement les lectures, LA étant la
lecture arrière, LB la lecture avant, indépendamment des positions relatives du niveau et de la
mire :
H
LAV
LAR
Sens de parcours
Nn
N2
n
N1 1
2 Hn
n–1
H2
1 H
H1
0
Sens de parcours
Lorsque les points de départ 0 et d’arrivée n sont situés de telle façon qu’une seule station de
niveau ne suffise pas pour déterminer la dénivelée DH : éloignement, masques, dénivellations
importantes, etc., décomposer la dénivelée totale en dénivelées élémentaires en cheminant sur
les points intermédiaires : 1, 2, …, n – 1 (figure 4.11).
Un cheminement encadré part d’un point 0 connu en altitude, passe sur un certain nombre
de points intermédiaires qui seront conservés ou non, aboutit sur un autre point connu n ;
la forme géométrique du cheminement dans le plan horizontal n’a aucune importance.
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Le caractère ponctuel et la stabilité d’un point de mire sont les conditions essentielles pour
effectuer de bonnes mesures.
3. Sur la mire verticale et immobile en 1 l’opérateur lit LAV1 et éventuellement les lectures aux
traits stadimétriques.
4. L’opérateur se déplace pour choisir la station N2 en prévoyant l’emplacement approximatif
du point de mire 2 de manière à respecter l’égalité des portées, puis effectue la lecture
arrière LaR1 sur la mire en 1 que le porte‑mire oriente vers l’instrument sans cesser de la
maintenir sur le point.
5. Pendant que le porte‑mire se déplace pour aller au point 2, l’opérateur calcule la dénivelée
précédente : DH1 = LaR0 – LaV1, avant de viser 2.
6. L’opérateur et le porte‑mire continuent ainsi à mesurer les dénivelées partielles successives,
en se déplaçant alternativement, les observations se terminant par la lecture avant LaVn sur
le point n.
LAR1 – LAV2 = ∆H 2
LARi –1 – LAVi = ∆H i
LARn – 1 – LAVn = ∆H n
n –1 n n
Σ
i =0
LARi – Σ LAVi = iΣ= 1 ∆H i
i =1
Fermeture ‑ Tolérance
H1 = H0 + ∆H1
H2 = H1 + ∆H2
H i = Hi – 1 + ∆Hi
Hn = Hn – 1 + ∆Hn
n
Hn = H0 + Σ ∆Hn
i =1
Du fait des imprécisions des altitudes imposées H0 et Hn, comme de celles des dénivelées,
l’altitude du point n, ainsi calculée directement à partir de l’altitude de départ H0 et de la
somme algébrique des dénivelées, correspond à l’altitude approchée Hna proche de l’altitude
n
connue Hn ; la formule opérationnelle s’écrit donc : Hna = H0 + Σ ∆H i.
i =1
D’où l’écart de fermeture algébrique : eH = Hna – Hn, dont la valeur absolue doit être
strictement inférieure à la tolérance TH pour autoriser la poursuite des calculs, cette dernière
étant fonction de la précision des points d’appui (§ 1.4.3) et des mesures.
Les observations terminées, l’opérateur, sur le terrain, calcule l’écart de fermeture et le soumet
à la tolérance ; en cas de dépassement, les observations sont reprises.
À noter que deux erreurs parasites d’observation, ou deux fautes de calculs opposées, + 1 m
et – 1 m par exemple, commises sur deux dénivelées de même signe, peuvent passer inaperçues,
la probabilité d’un tel événement étant toutefois négligeable.
Ajustement
Les altitudes connues de l’origine 0 et de l’extrémité n étant immuables, bien que probablement
imparfaites, le calculateur est contraint d’annuler l’écart de fermeture en appliquant une
correction cH opposée de l’écart : Hn = Hna + cH ⇒ cH = Hn – Hna = – eH.
En pratique, seule la correction est calculée du fait que sa valeur absolue, identique à celle de
l’écart de fermeture, suffit pour vérifier que ce dernier est strictement inférieur à la tolérance.
L’altitude approchée Hna provenant de celle de départ H0 non modifiable et des dénivelées
mesurées toutes avec la même précision, l’ajustement consiste à répartir la correction cH sur les
différentes dénivelées proportionnellement aux portées, lesquelles conditionnent fortement
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la précision des hauteurs de mire lues ; en désignant par Di la somme des portées arrière et
avant de la station ni , la correction cHi à appliquer en grandeur et en signe à la dénivelée DHi
vaut :
cH D i
cH = n
.
i
Σ
i =1
Di
L’ajustement, mal nécessaire qui n’améliore pas les observations, est surtout une satisfaction
de l’esprit, ce qui justifie l’arrondi des corrections partielles au millimètre, sous réserve que
leur somme soit rigoureusement égale à la correction totale ; la correction totale peut aussi
être répartie sur les différentes dénivelées proportionnellement à leur nombre, à leurs valeurs
absolues, etc.
Contrôle des calculs en vérifiant que l’altitude du point d’arrivée, calculée de proche en
proche depuis l’origine avec les dénivelées ajustées, est rigoureusement égale à l’altitude
connue.
Les calculs sont faits dans le carnet des observations en cas de saisie manuelle des données ou
traités par informatique en saisie automatique.
[Link] Algorithme
1) 2 – L = L – 1 ;
[Link] Application
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Compte tenu des ajustements, les résultats différeront légèrement selon la filiation choisie,
alors que cette dernière est arbitraire et que les données sont strictes.
A B
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–– on peut toujours attribuer une altitude arbitraire à un point fixe et durable, puis calculer
tous les autres par rapport à lui ; ultérieurement, si le besoin s’en fait sentir, une simple
constante permettra de passer des altitudes de ce système local aux altitudes du réseau de
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nivellement.
Les observations et les calculs s’effectuent de la même manière que pour un cheminement
encadré, remarque faite qu’à nombre de dénivelées égal, la fermeture doit en principe être
plus faible car il n’y a aucune erreur entre l’altitude de départ et celle d’arrivée.
En nivellement direct ordinaire, on ne fait jamais de cheminement ouvert qui partirait d’un
point 0 connu pour arriver sur un point différent n inconnu et donc n’offrirait aucun
contrôle ; en effet, si le topographe a pu aller de 0 vers n, il peut revenir de n vers 0, et comme
la forme planimétrique d’un cheminement de nivellement direct n’a pas d’importance, il peut
traiter les observations en cheminement fermé, voire en cheminement aller‑retour qui
toutefois est davantage une méthode de nivellement de précision (§ 4.2.2).
Exemple
Cheminement fermé en galerie minière sur des points situés en dessous et au‑dessus du plan horizontal de
visée ; par souci de simplification, seules les lectures au trait niveleur sont transcrites.
H H
la lecture arrière LARi – 1 sur le point arrière i – 1, vise successivement les points de détails a, b, c
par exemple pour lire les lectures avant LAVa, LAVb, LAVc , puis termine la station sur le point
avant i du cheminement avec la lecture correspondante LAVi ; aucune lecture arrière ne sera
faite ultérieurement sur les points de détail.
Ni
LARi – 1 LAVi
LAVa LAVb LAVc
c i
Élévation b
a
i–1
Ni
Vue en plan c
i–1 i
a b
Exemple
Nivellement de trois points de détail depuis la deuxième station du cheminement fermé précédent (§ 4.1.6).
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Les résultats ne sont pas contrôlés et par conséquent sont susceptibles d’être faussés par des
erreurs parasites d’observation, lectures, saisie, etc., des fautes de calcul, ainsi que des erreurs
systématiques parmi lesquelles notamment l’erreur de collimation (§ [Link]).
C’est pourquoi, avant d’effectuer les observations, l’opérateur doit bien choisir les points,
points de cheminement contrôlés et précis pour lesquels la lecture avant est suivie d’une
lecture arrière, points de détail sans contrôle ni précision, déterminés uniquement par une
lecture avant.
4.1.8 Précision
[Link] Erreurs parasites
Calage, oubli de caler la nivelle, bulle amenée entre deux traits de la fiole non symétriques,
compensateur bloqué.
Lecture, en particulier confusion du trait niveleur avec un trait stadimétrique.
Transcription dans le carnet.
Erreur d’étalonnage de la mire : les mires de nivellement ordinaire ne sont pas soumises aux
tolérances des mesures matérialisées de longueur, alors qu’elles sont souvent maltraitées. Elles
peuvent être aisément vérifiées avec un triple décimètre de longueur exacte, en les mesurant
4 fois par exemple ; en effet, pour un écart‑type de marquage des extrémités du triple
décimètre égal à 0,1 mm, l’écart‑type sur la moyenne des quatre mesures vaut
0, 1 2 14
0,3 mm très inférieur au millimètre de la lecture estimée.
4
Défaut de verticalité de la mire, éliminé avec une nivelle sphérique réglée et la mise en œuvre
de 1 ou 2 jalons servant de contrefiches. Le réglage de la nivelle consiste, après avoir calé la
mire verticale dans deux plans perpendiculaires à l’aide d’un niveau de maçon ou d’un long
fil à plomb, à rendre concentriques la bulle circulaire et le cercle repère de la fiole en jouant
sur les vis de basculement de la nivelle ; un contrôle efficace et peu coûteux du déréglage
d’une nivelle est assuré par l’installation de deux nivelles sphériques sur une même mire.
Collimation, c’est‑à‑dire inclinaison de l’axe optique par rapport à l’horizontale quand la
bulle est calée ou le compensateur en équilibre. L’erreur de collimation est éliminée par
l’égalité des portées (figure 4.15) aussi bien que par les visées réciproques (figure 4.16).
LA LB
e e
L’A L’B
HAB
A
LA2
LB2 e’
L’A2 L’B2
LA LB1
LA1
e
L’B1
e’ L’A1 B
A HAB
Si LA et LB sont les lectures entachées par l’erreur de collimation, L’A et L’B les lectures fictives
sans collimation correspondant à une ligne de visée horizontale, il vient :
LA – LB = (L’A + e) – (L’B + e) = L’A – L’B = DHAB
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Sous réserve que les portées soient sensiblement les mêmes aux deux stations :
(LA1 – L B1) + (L A2 – L B2) [(L’A1 + e’) – (L’B1 +e)] + [(L’A2 +e) – (L’B2 +e’)]
= = ∆HAB
2 2
[Link] Écart‑type
L’écart‑type au kilomètre de cheminement de nivellement ordinaire varie de 7 à 10 mm selon
le matériel, les conditions de mise en œuvre notamment la stabilité des points de mire, la
météorologie, en particulier la force du vent, etc.
LA2
LB2
2e e
L’A2
LA1 LB1
D = 20 m S2
e
L’A1 D = 20 m B
S1 D = 20 m A
Stationner S1, caler, lire LA1 et LB1, puis stationner S2, lire LA2 et LB2. Sans erreur de
collimation, les lignes de visée horizontales donneraient les lectures L’A1 et L’A2 ; la collimation
générant une dénivelée e à la distance D, les segments : LA1 – LB1 et L’A2 – LB2 sont parallèles.
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Exemple
LA1 = 1,451 m, LB1 = 1,326 m, LA2 = 1,669 m, LB2 = 1,540 m
e = +2 mm à 20 m
Mire
Réticule Objectif
Ligne de visée
(figure 4.20).
L’origine de l’échelle de droite est le talon de la mire, celle de l’échelle de gauche étant décalée
d’un nombre difficile à additionner mentalement de manière à pouvoir contrôler les lectures.
Le ruban est placé dans un profilé d’aluminium rigide, de telle sorte que les variations de ce
dernier n’ont aucune influence sur le ruban invar. La mire est utilement équipée de contrefiches
télescopiques et posée sur un socle lourd.
77,556 cm
Les niveaux électroniques lisent avec une résolution de 0,01 mm une mire code‑barres de 3 m
divisée par interférométrie laser, technique qui, actuellement, offre le maximum de précision
en matière de graduation.
1re mire
Ni + 1
i i+2
i–1
i+1
Ni
Le cheminement retour de n vers 0 est observé dans les mêmes conditions, en passant
éventuellement sur les mêmes points intermédiaires quand ils sont restés en place, « spit » par
exemple.
Si t est la tolérance d’un cheminement, la tolérance de l’écart entre les valeurs absolues des
T
dénivelées aller et retour est égale à T 2 , celle de la moyenne des dénivelées à .
2
1re mire
Ni1 Ni + 11
i+2
i–1 i i+1
Ni + 12
Ni2
2e mire
À la station Ni1, l’opérateur lit la lecture arrière sur i – 1 puis la lecture avant sur la mire i,
pointé du coin niveleur et lecture des traits stadimétriques sur l’échelle 1 ou lecture et portée
avec un niveau numérique (figure 4.23). Il déplace alors légèrement le niveau, met en station
en Ni2 et effectue de nouvelles lectures arrière et avant sur les mires immobiles en i – 1 et i.
Contrôle immédiat des observations en vérifiant que l’égalité (LARi – 1 – LAVi)1 = (LARi – 1 – LAVi)2
est respectée à 0,3 mm près au maximum.
La dénivelée de 0 à n est ainsi mesurée deux fois, par deux cheminements indépendants 1 et 2
ayant les points de mire en commun ; écart et tolérances calculés comme pour la méthode du
cheminement aller et retour.
Exemple
Nivellement de précision avec un niveau électronique et deux mires code‑barres.
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1re mire
i – 11 i1 i + 11
Ni Ni + 1
i+2
i – 12 i2 i + 12
2e mire
Exemple
Nivellement de précision avec lectures optiques sur mire à double échelle.
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4.2.5 Précision
Les erreurs parasites sont décelées et corrigées par les méthodes mises en œuvre, les erreurs
accidentelles étant de même nature que celles étudiées en nivellement direct ordinaire :
parallaxe, calage, lecture, flamboiement.
Étalonnage de la mire, qui consiste d’une part à vérifier au comparateur le ruban invar,
l’expérience montrant d’ailleurs qu’il reste très stable dans le temps, d’autre part et surtout à
régler les talons lorsqu’ils sont rapportés ; l’erreur au talon résiduelle est éliminée pour un
nombre pair de stations.
Défaut de verticalité de la mire, qui ne saurait excéder 0,003 rad, d’où la nécessité d’un
réglage soigné de la nivelle sphérique et la mise en œuvre de contrefiches.
Collimation ; vérifications fréquentes et réglages.
Par rapport au nivellement ordinaire, trois autres erreurs systématiques doivent être prises en
considération :
–– niveau apparent : la sphéricité de la Terre et la réfraction font que la ligne de visée est
incurvée vers le sol, en restant toutefois au‑dessus de la surface de niveau de l’axe optique
(figure 4.25). L’écart entre la ligne de visée et la surface de niveau représente l’erreur de
niveau apparent (§ 4.3.2), dont la valeur dépend de la portée et qui par conséquent est
éliminée par l’égalité des portées ;
Mire
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Horizontale
Niveau apparent
Surface de niveau
Sens de marche
Plus rapide et moins cher que le nivellement à pied pour un écart‑type au kilomètre variable
de 0,45 mm à 3 mm, le nivellement motorisé et automatisé, c’est‑à‑dire fournissant les
résultats en temps réel, est développé à l’IGN sous le sigle Nigemo.
Réf.
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^
Hp Dh cotan V
Zénith Dd M
^
V
∆T
T Dh Horizontale de T
Sphér.
S Surface de niveau de T
Dh 2
correction de sphéricité : Sphér. ; cette correction est positive si V̂ < 100 gon, mais
2R
également si V̂ > 100 gon car alors le produit Dh · cotan V̂ est négatif et doit être diminué
en valeur absolue.
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^
Vi + 1
STi + 1
Hpi + 1
^ i+1
Vi
STi ∆Hi, i + 1
i
Les visées réciproques entre deux points i et i + 1 stationnés successivement, visée directe de i
vers i + 1 et visée inverse de i + 1 vers i (figure 4.29), donnent deux valeurs opposées et
indépendantes de la dénivelée.
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Les deux dénivelées étant de signes contraires, on peut écrire, en admettant que la réfraction
de l’air soit la même aux deux stations :
∆ Hi,i + 1 + ∆ Hi +1, i
∆Hi,i + 1 =
2
i + c na – Hi ) – (STi+1 + D h cotan V i+1 + c na – Hi + 1)
(STi + Dh cotan V
=
2
La correction de niveau apparent est éliminée par les visées réciproques, sous réserve qu’elle
soit la même pour les observations aux deux stations.
Si t est la tolérance applicable aux visées réciproques, l’écart entre les valeurs absolues des
deux dénivelées directe et inverse a pour tolérance T 2 , la tolérance sur la moyenne des
deux dénivelées valant T .
2
Exemple
Dénivelée dans une cheminée de déblocage entre le
M
point S au sol et le point M au toit (figure 4.30).
Points T T
nivelés ST T Hp ST + T – Hp H H
T 2 2
4.4.3 Cheminements
Comme en nivellement direct ordinaire, ils peuvent être encadrés ou fermés ; les cheminements
ouverts, contrôlés par les visées réciproques obligatoires, peuvent être tolérés.
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Points T T
nivelés ST T Hp ST + T – Hp H H
T 2 2
TH = 3 cm
temps réel.
Ce mode de nivellement bon marché a un écart‑type égal à 4,5 mm/km.
Le canevas de nivellement, ou canevas altimétrique, est l’ensemble des repères dont les
altitudes ont été déterminées par nivellement direct ou indirect.
Le CNIG (Conseil national de l’information géographique) recommande l’adoption de
critères et indicateurs de qualité conformes au tableau de la figure 4.31.
La reconnaissance sur le terrain, facilitée par l’étude qui précède, a pour but essentiel de
vérifier l’état de conservation des bornes et repères existants et d’arrêter les observations à
effectuer suivant les difficultés rencontrées.
Repérer les sommets en dressant ou en complétant les fiches signalétiques utilisées en canevas
d’ensemble ou en établissant des fiches particulières (figure 4.33).
N du repère : 0823
Ville de NANCY
Altitude normale : 200,908
CANEVAS ALTIMÉTRIQUE
DE PRÉCISION - IGN 69 Altitude orthométrique (ancienne) : 200,55
Altitudes normales