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Ce document décrit le processus de nivellement direct ordinaire pour déterminer la dénivelée entre deux points à l'aide d'un niveau et d'une mire. Le document explique les observations, les niveaux et mires utilisés ainsi que les visées directes et réciproques.

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Ce document décrit le processus de nivellement direct ordinaire pour déterminer la dénivelée entre deux points à l'aide d'un niveau et d'une mire. Le document explique les observations, les niveaux et mires utilisés ainsi que les visées directes et réciproques.

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com) - 24 avril 2017 à 15:47

Chapitre 4

Nivellement

4.1 Nivellement direct ordinaire


4.1.1 Observations
Le nivellement direct, encore appelé nivellement géométrique, consiste à déterminer la déni‑
velée DHAB entre les deux points A et B (figure 4.1) à l’aide d’un niveau, instrument d
­ éfinissant
un plan horizontal de visée, et d’une mire placée successivement sur chaque point.

Mire

Mire

Plan de visée horizontal


LA LB

HAB
A

Figure 4.1. Égalité des portées.

Les lectures directes LA et LB donnent la mesure directe de la dénivelée : DHAB = LA – LB.

[Link] 101 28/09/11 11:09


102 | Nivellement

La portée, distance horizontale du niveau à la mire, varie suivant la pente mais n’excède guère
60 m ; dans la mesure du possible l’opérateur place le niveau à peu près à égale distance de A
et B, cette égalité des portées n’impliquant pas du tout l’alignement en plan sur le segment AB
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mais seulement le positionnement sur sa médiatrice.


Si la configuration du terrain interdit la station de niveau entre A et B, cours d’eau par
exemple, stationner à quelques mètres derrière A dans le prolongement de BA (figure 4.2),
puis derrière B et opérer par visées réciproques :
–– visée directe : DHAB = LA1 – LB1 ;
–– visée inverse : DHAB = LA2 – LB2.

LA2 LB2

LB1
LA1 B
A HAB

Figure 4.2. Visées réciproques en nivellement direct.

4.1.2 Niveaux et mires


[Link] Niveaux‑blocs à nivelle torique

L
Axe optique
NT
Tr
A

Ns P VB

Figure 4.3. Niveau‑bloc à nivelle.


Document Leica

Le pivot P (figure 4.3) est calé à peu près vertical à l’aide de la nivelle sphérique Ns, de
sensibilité 8’‑25’/2 mm, et de l’embase E munie d’un système de calage rapide : triangle à vis
calantes à grand débattement, rotule sphérique R, couple de vis orthogonales, disques rotatifs
superposés en forme de coins, etc.

[Link] 102 28/09/11 11:09


Nivellement direct ordinaire | 103

La traverse horizontale Tr tourne autour du pivot avec vis de blocage et de fin pointé ; elle
peut basculer légèrement à l’aide de l’articulation A et de la vis de basculement VB.
La lunette L, de grossissement × 15 ‑ × 20, est fixée sur la traverse solidairement avec la nivelle
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torique NT de sensibilité 40”‑ 60”/2 mm ; la nivelle est réglée de façon que l’axe optique soit
horizontal quand la bulle est calée, le calage étant réalisé par basculement du « bloc »
lunette‑nivelle.
La précision de calage varie de 8” ‑ 10” à 1” ‑ 2” suivant le dispositif de calage (figure 4.4), fiole
graduée ou bulle coupée, c’est‑à‑dire mise en coïncidence des images des demi‑extrémités
opposées de la bulle.

Figure 4.4. Dispositifs de calage.


Document Leica

L’emploi du niveau est simple :


–– mettre le trépied en station en estimant l’horizontalité de sa tête, puis caler le pivot vertical
à l’aide de la nivelle sphérique et du dispositif de calage ;
–– pointer le trait vertical du réticule sur l’axe de la mire avec le pivotement et la vis de fin
pointé ;
–– caler la bulle de la nivelle torique ;
–– faire la lecture sur la mire, estimée au millimètre.
Un niveau‑cercle est muni d’un goniomètre horizontal simplifié qui permet de mesurer des
angles horizontaux avec une précision réduite.

[Link] Niveaux automatiques


Après calage sommaire avec la nivelle sphérique, l’axe de la lunette et le rayon horizontal
passant par le centre O de l’objectif forment un angle a (figure 4.5).

C
Rayon horizontal
β α

R O

Figure 4.5. Niveau automatique.


Document Leica

[Link] 103 28/09/11 11:09


104 | Nivellement

Le compensateur C, interne à la lunette, amène le rayon horizontal au centre du réticule R


suivant la relation : b = k  a , dans laquelle k est un facteur constant qui dépend à la fois de
la distance focale et de la distance compensateur‑réticule.
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Pour qu’un niveau automatique soit sensible, le compensateur doit être le plus léger possible,
soumis aux frictions minimales, tout en restant robuste. Les constructeurs ont réalisé de
nombreux systèmes pendulaires à fils ou à rubans, suspension magnétique, équilibre d’un
liquide, etc., qui fonctionnent dans les limites de débattement du compensateur, 10’ à 30’
selon les matériels ; un dispositif mécanique ou optique permet de vérifier le bon fonction­
nement du compensateur après la mise en station. La précision de calage varie de 1’’ à 3’’.
Pour qu’un niveau automatique soit opérationnel, la durée des oscillations du système
pendulaire doit être négligeable. Cette condition est remplie par un amortisseur pneumatique,
expulsion de l’air d’un cylindre par un piston, ou un amortisseur magnétique, courant induit
entre deux aimants permanents ; le temps de stabilisation du compensateur est le plus souvent
inférieur à la seconde.
Fiables, rapides, précis, commodes grâce notamment à la rotation à frottement dur sans vis
de blocage mais avec vis de fin pointé, les niveaux automatiques ont supplanté les niveaux à
nivelle en nivellement ordinaire comme en nivellement de précision.

[Link] Lecture sur mire ordinaire

Mire

2

Dh H
T
Â
1

Figure 4.6. Lectures sur mire.

Une lunette stadimétrique est une lunette dont le réticule porte deux traits stadimétriques,
symétriques par rapport au grand trait horizontal de l’axe optique (figure 4.6), qui déterminent
deux lignes de visée formant dans le plan vertical l’angle stadimétrique A.
L’axe optique et les deux rayons stadimétriques du niveau calé rencontrent une règle graduée,
appelée mire, maintenue verticale au point M.
Pour être opérationnelle dans l’environnement habituel du terrain, une mire ordinaire, en
bois ou en aluminium, est constituée par l’assemblage de quatre éléments de 1 m ou mieux
deux de 2 m ; elle est calée verticale à l’aide d’une nivelle sphérique, maintenue immobile avec
au moins un jalon que le porte‑mire utilise comme contrefiche ; l’origine zéro de l’échelle est
l’extrémité basse, ou talon, en contact avec le point M.
La lecture est un nombre de 4 chiffres qui donne la hauteur en mètres depuis le point sur
lequel repose la mire :

[Link] 104 28/09/11 11:09


Nivellement direct ordinaire | 105

–– les chiffres des mètres et décimètres sont peints ; sur la figure 4.6, au trait médian ou trait
niveleur : 0,6 ;
–– le chiffre des centimètres est égal au nombre d’échelons entiers qui précèdent le trait du
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réticule, ici 5 ; ces échelons, ou cases, de 1 cm, sont peints alternativement en rouge et
blanc ou noir et blanc, groupés par cinq, comptés depuis l’origine du décimètre dans
lequel se trouve le grand trait horizontal du réticule ;
–– le chiffre des millimètres, estimé au 1/10 de l’appoint entre le trait du réticule et l’origine
de l’échelon concerné ; ici 4.
La lecture estimée au trait niveleur vaut donc : H = 0,654 m.
Contrôle en effectuant les deux lectures 1 et 2 aux traits stadimétriques et en vérifiant que
l’égalité :
2 – H = H – 1 est satisfaite au millimètre près ; sur la figure : 1 = 0,590 m, 2 = 0,717 m ⇒
2 – H = 0,063 m, H – 1 = 0,064 m.
Comme l’axe optique du niveau est horizontal (figure 4.6), donc perpendiculaire à la mire,
la distance horizontale Dh entre les points S et M, ou portée, vaut :
2 – 1  1
Dh =  cotan A = (2 – 1) .
2 2 
2 tan A
2
La quasi‑totalité des lunettes stadimétriques ont, pour des raisons de commodité, un rapport
1
stadimétrique : égal à 100, ce qui correspond à un angle stadimétrique A = 0,6366 gon ;
2 tan A
2
la distance stadimétrique est alors immédiate : D = 100 (2 – 1), soit 12,7 m avec les valeurs
précédentes.
En admettant que le millimètre soit l’écart‑type d’une lecture de mire, l’écart‑type sur la
distance stadimétrique est égal à : sD = 100  1  2 , soit 1 ou 2 décimètres.

[Link] Niveaux numériques, mires code‑barres

Figure 4.7. Niveau numérique.


Document Leica

[Link] 105 28/09/11 11:09


106 | Nivellement

Un niveau automatique lit sur la mire un code-barres et affiche la hauteur depuis le point sur
lequel repose le base de la mire (zéro) jusqu’à l’axe optique horizontal ; il affiche aussi la
distance horizontale : niveau-mire (figure 4.7).
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Cette lecture automatique, sûre, rapide, directement enregistrable sur support informatique,
ne peut se faire qu’avec un niveau préalablement calé à l’aide de la nivelle sphérique, et
suppose un éclairage suffisant de la mire.
Aux erreurs du nivellement direct (§ 4.1.8) peut s’ajouter une erreur parasite affichant une
lecture de hauteur alors que l’axe optique passe sous la mire ; en nivellement de très haute
précision, l’erreur de réfraction sur le bas de la mire peut entacher la mesure.
Les niveaux numériques, qui peuvent être motorisés, permettent le nivellement automatique :
saisie suivi du traitement informatique des cheminements (§ 4.1.4), points de détails,
implantations, auscultations d’ouvrage.

4.1.3 Dénivelée élémentaire


[Link] Points en dessous du plan de visée

N
LA = LAR LB = LAV

HAB
A

Sens de parcours

Figure 4.8. Dénivelée.

Le niveau étant en station en N à égalité de portée de A et B (figure 4.8), calé avec la nivelle
sphérique, l’opérateur pointe la mire en A par exemple, cale la nivelle torique ou vérifie que
le compensateur est en suspension libre, lit la hauteur de mire LA ; les lectures supplémentaires
aux deux traits stadimétriques permettent le contrôle et la mesure de la portée.
Après quoi, le porte‑mire se déplace au point B et l’opérateur lit LB dans les mêmes conditions.
Comme en nivellement les points de mire sont en général nombreux, rarement matérialisés,
sans désignation le plus souvent, l’opérateur les identifie à chaque station par rapport au sens
de parcours de l’arrière vers l’avant, ici de A vers B.
La dénivelée dans le sens de parcours est donc la valeur algébrique : DHAB = LA – LB, notée de
manière générale : DH = LAR – LAV.
En cas de visées réciproques (figure 4.2), identifier soigneusement les lectures, LA étant la
lecture arrière, LB la lecture avant, indépendamment des positions relatives du niveau et de la
mire :

[Link] 106 28/09/11 11:09


Nivellement direct ordinaire | 107

(LA1 – L B1) + (LA2 –L B2 ) (LAR –L AV)1 + ( LAR –L AV)2


∆HAB = ⇒ ∆H =
2 2
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Saisie manuelle et réductions des observations dans un carnet, ou saisie et traitement


automatiques, selon le matériel utilisé.
Exemple

[Link] Points au‑dessus du plan de visée


Que l’on opère par égalité des portées ou par visées réciproques, la détermination de la
dénivelée en grandeur et en signe selon le sens de parcours ne change pas, sous réserve d’affecter
le signe « moins » aux lectures qui correspondent à des points de mire placés au‑dessus du plan de
visée (figure 4.9).

H
LAV

LAR

Sens de parcours

Figure 4.9. Point au‑dessus du plan de visée.

DH = |LAR| + |LAV| = LAR – LAV, avec LAV < 0


Le signe d’une lecture dépend uniquement de la position du point en‑dessous ou au‑dessus
du plan de visée, pas du fait que la lecture soit arrière ou avant.
La formule générale : DH = LAR – LAV s’applique indifféremment aux altitudes positives et
aux altitudes négatives rencontrées notamment en topographie souterraine.
Le niveau laser tournant automatique, avec détecteur laser coulissant sur canne ou sur mire,
illustre bien la mesure d’une dénivelée élémentaire sur un chantier de BTP (figure 4.10).

[Link] 107 28/09/11 11:09


108 | Nivellement
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Figure 4.10. Niveau laser rotatif.


Document Spectra Précision

4.1.4 Cheminement encadré


[Link] Observations

Nn

N2
n
N1 1
2 Hn
n–1
H2
1 H

H1
0
Sens de parcours

Figure 4.11. Cheminement de nivellement.

Lorsque les points de départ 0 et d’arrivée n sont situés de telle façon qu’une seule station de
niveau ne suffise pas pour déterminer la dénivelée DH : éloignement, masques, dénivellations
importantes, etc., décomposer la dénivelée totale en dénivelées élémentaires en cheminant sur
les points intermédiaires : 1, 2, …, n – 1 (figure 4.11).

[Link] 108 28/09/11 11:09


Nivellement direct ordinaire | 109

Un cheminement encadré part d’un point 0 connu en altitude, passe sur un certain nombre
de points intermédiaires qui seront conservés ou non, aboutit sur un autre point connu n ;
la forme géométrique du cheminement dans le plan horizontal n’a aucune importance.
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Les observations s’effectuent dans l’ordre chronologique :


1. Le porte‑mire tient la mire verticale sur le point de départ 0, l’opérateur met le niveau en
station en N1 en estimant l’emplacement approximatif du point de mire suivant 1 de
manière à respecter au mieux l’égalité des portées : N10 ≈ N11 ; il pointe la mire, cale
la nivelle torique ou vérifie le compensateur, fait la lecture au trait niveleur LAR0 et éven‑
tuellement les lectures 1 et 2 aux traits stadimétriques en contrôlant immédiatement­
l’égalité : 2 – LaR0 = LaR0 – 1 à 1 mm près.
2. Le porte‑mire compte ses pas de 0 à N1 de manière à pouvoir matérialiser le point 1 à
égalité des portées, autrement dit fait le même nombre de pas de N1 à 1 ; le point intermé‑
diaire 1 doit être stable, pierre pointue enterrée, socle métallique transportable appelé
crapaud (figure 4.12), piquet ou pointerolle quand le sol est meuble.

Figure 4.12. Socle de nivellement.


Document Leica

Le caractère ponctuel et la stabilité d’un point de mire sont les conditions essentielles pour
­effectuer de bonnes mesures.
3. Sur la mire verticale et immobile en 1 l’opérateur lit LAV1 et éventuellement les lectures aux
traits stadimétriques.
4. L’opérateur se déplace pour choisir la station N2 en prévoyant l’emplacement approximatif
du point de mire 2 de manière à respecter l’égalité des portées, puis effectue la lecture
arrière LaR1 sur la mire en 1 que le porte‑mire oriente vers l’instrument sans cesser de la
maintenir sur le point.
5. Pendant que le porte‑mire se déplace pour aller au point 2, l’opérateur calcule la dénivelée
précédente : DH1 = LaR0 – LaV1, avant de viser 2.
6. L’opérateur et le porte‑mire continuent ainsi à mesurer les dénivelées partielles successives,
en se déplaçant alternativement, les observations se terminant par la lecture avant LaVn sur
le point n.

[Link] 109 28/09/11 11:09


110 | Nivellement

[Link] Calcul des altitudes

Contrôle des dénivelées


LAR0 – LAV1 = ∆H 1
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LAR1 – LAV2 = ∆H 2

LARi –1 – LAVi = ∆H i

LARn – 1 – LAVn = ∆H n
n –1 n n
Σ
i =0
LARi – Σ LAVi = iΣ= 1 ∆H i
i =1

Fermeture ‑ Tolérance
H1 = H0 + ∆H1
H2 = H1 + ∆H2

H i = Hi – 1 + ∆Hi

Hn = Hn – 1 + ∆Hn
n
Hn = H0 + Σ ∆Hn
i =1

Du fait des imprécisions des altitudes imposées H0 et Hn, comme de celles des dénivelées,
l’altitude du point n, ainsi calculée directement à partir de l’altitude de départ H0 et de la
somme algébrique des dénivelées, correspond à l’altitude approchée Hna proche de l’altitude
n
connue Hn ; la formule opérationnelle s’écrit donc : Hna = H0 + Σ ∆H i.
i =1
D’où l’écart de fermeture algébrique : eH = Hna – Hn, dont la valeur absolue doit être
strictement inférieure à la tolérance TH pour autoriser la poursuite des calculs, cette dernière
étant fonction de la précision des points d’appui (§ 1.4.3) et des mesures.
Les observations terminées, l’opérateur, sur le terrain, calcule l’écart de fermeture et le soumet
à la tolérance ; en cas de dépassement, les observations sont reprises.
À noter que deux erreurs parasites d’observation, ou deux fautes de calculs opposées, + 1 m
et – 1 m par exemple, commises sur deux dénivelées de même signe, peuvent passer inaperçues,
la probabilité d’un tel événement étant toutefois négligeable.

Ajustement
Les altitudes connues de l’origine 0 et de l’extrémité n étant immuables, bien que probablement
imparfaites, le calculateur est contraint d’annuler l’écart de fermeture en appliquant une
correction cH opposée de l’écart : Hn = Hna + cH ⇒ cH = Hn – Hna = – eH.
En pratique, seule la correction est calculée du fait que sa valeur absolue, identique à celle de
l’écart de fermeture, suffit pour vérifier que ce dernier est strictement inférieur à la tolérance.

[Link] 110 28/09/11 11:09


Nivellement direct ordinaire | 111

L’altitude approchée Hna provenant de celle de départ H0 non modifiable et des dénivelées
mesurées toutes avec la même précision, l’ajustement consiste à répartir la correction cH sur les
différentes dénivelées proportionnellement aux portées, lesquelles conditionnent fortement
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la précision des hauteurs de mire lues ; en désignant par Di la somme des portées arrière et
avant de la station ni , la correction cHi à appliquer en grandeur et en signe à la dénivelée DHi
vaut :
cH  D i
cH = n
.
i
Σ
i =1
Di

L’ajustement, mal nécessaire qui n’améliore pas les observations, est surtout une satisfaction
de l’esprit, ce qui justifie l’arrondi des corrections partielles au millimètre, sous réserve que
leur somme soit rigoureusement égale à la correction totale ; la correction totale peut aussi
être répartie sur les différentes dénivelées proportionnellement à leur nombre, à leurs valeurs
absolues, etc.
Contrôle des calculs en vérifiant que l’altitude du point d’arrivée, calculée de proche en
proche depuis l’origine avec les dénivelées ajustées, est rigoureusement égale à l’altitude
connue.
Les calculs sont faits dans le carnet des observations en cas de saisie manuelle des données ou
traités par informatique en saisie automatique.

[Link] Algorithme

1)   2 – L  =  L – 1 ;

2)   DHi  =  LARi–1 – LAVi ;


n–1 n n
Σ LARi –
3)  
i =0
Σ L AVi = iΣ= 1 ∆H i ;
i =1
n
4)   H na = H0 + Σ ∆H i ;
i =1
5)  cH  =  Hn – Hna ;
6)  |cH|  <  TH ;
–––––––––––––––––––––––
c H  Di
7)   c H i = n ;
Σ Di
i=1

8)   Hi+1 =  Hi + (DHi+1 + cHi+1).

[Link] 111 28/09/11 11:10


112 | Nivellement

[Link] Application
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La précision des repères d’arrivée et de départ étant de 3,6 mm (4e ordre), l’écart‑type du


niveau 2,5 mm/km de cheminement double, la tolérance du cheminement est donc :

T = 2,58 3,62 + ( 2,5 × 0,366 × 2 )2 + 3,62 = 14 mm

4.1.5 Point nodal et cheminements nodaux altimétriques


Les cheminements reliant les points connus en altitudes A, B, C (figure 4.13) peuvent être
calculés suivant plusieurs filiations :
–– cheminement encadré A → N → B, sur lequel se greffe ensuite le cheminement C → N ;
–– cheminement encadré A → N → C, sur lequel se greffe ensuite le cheminement B → N ;
–– cheminement encadré B → N → C, sur lequel se greffe ensuite le cheminement A → N.

[Link] 112 28/09/11 11:10


Nivellement direct ordinaire | 113

Compte tenu des ajustements, les résultats différeront légèrement selon la filiation choisie,
alors que cette dernière est arbitraire et que les données sont strictes.
A B
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Figure 4.13. Point nodal et cheminements nodaux altimétriques.

De manière à obtenir un résultat unique et à homogénéiser l’ensemble, la filiation est


remplacée par le point nodal généré par les cheminements nodaux. Le point nodal altimé‑
trique N est le point d’aboutissement, inconnu en altitude, de plusieurs cheminements issus
d’origines connues différentes, A, B, C par exemple.
Les cheminements A → N, B → N, C → N fournissent d’abord l’altitude du point nodal et
sont ensuite ajustés comme des cheminements encadrés.
Les dénivelées élémentaires donnent les altitudes du point N :
n nB nC
H NA = HA + Σ ∆H i ,
i =1
HN B = HB + Σ ∆H i , HN C = HC + Σ ∆H i .
i= 1
i= 1

La moyenne pondérée, éventuellement la moyenne arithmétique, de ces valeurs en principe


voisines donne l’altitude du point nodal, les poids étant les inverses des carrés des tolérances.
1
 H n A + 12  H n B + 12  H n C
TA2 TB TC
Hn =
1
+ 12 + 12
TA2 TB TC
L’altitude du point nodal une fois calculée est introduite dans chacun des cheminements, les
transformant ainsi en cheminements encadrés, ajustés comme tels.
Le point nodal, nœud de plusieurs cheminements nodaux, est la solution préférentielle à la
filiation.
Exemple
§ [Link] avec HNA = H1, HNB = H2, HNC = H3

4.1.6 Cheminement fermé


Le cheminement fermé, encore appelé boucle, part d’un point connu, passe sur un certain
nombre de points intermédiaires qui seront conservés ou non, aboutit sur le point de départ ;
c’est donc un seul et même point qui sert de référence au départ comme à l’arrivée.
En pratique, le cheminement fermé est fréquemment employé car :
–– il autorise le nivellement quand on ne dispose que d’un seul repère pour le chantier ; toute‑
fois, dans ce cas, la vérification préalable du repère est impérative ;

[Link] 113 28/09/11 11:10


114 | Nivellement

–– on peut toujours attribuer une altitude arbitraire à un point fixe et durable, puis calculer
tous les autres par rapport à lui ; ultérieurement, si le besoin s’en fait sentir, une simple
constante permettra de passer des altitudes de ce système local aux altitudes du réseau de
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nivellement.
Les observations et les calculs s’effectuent de la même manière que pour un cheminement
encadré, remarque faite qu’à nombre de dénivelées égal, la fermeture doit en principe être
plus faible car il n’y a aucune erreur entre l’altitude de départ et celle d’arrivée.
En nivellement direct ordinaire, on ne fait jamais de cheminement ouvert qui partirait d’un
point 0 connu pour arriver sur un point différent n inconnu et donc n’offrirait aucun
contrôle ; en effet, si le topographe a pu aller de 0 vers n, il peut revenir de n vers 0, et comme
la forme planimétrique d’un cheminement de nivellement direct n’a pas d’importance, il peut
traiter les observations en cheminement fermé, voire en cheminement aller‑retour qui
toutefois est davantage une méthode de nivellement de précision (§ 4.2.2).

Exemple
Cheminement fermé en galerie minière sur des points situés en dessous et au‑dessus du plan horizontal de
visée ; par souci de simplification, seules les lectures au trait niveleur sont transcrites.

H H

[Link] 114 28/09/11 11:10


Nivellement direct ordinaire | 115

4.1.7 Nivellement simultané d’un cheminement et de points


de détail
À la station de niveau Ni d’un cheminement (figure 4.14), l’opérateur enregistre tout d’abord
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la lecture arrière LARi – 1 sur le point arrière i – 1, vise successivement les points de détails a, b, c
par exemple pour lire les lectures avant LAVa, LAVb, LAVc , puis termine la station sur le point
avant i du cheminement avec la lecture correspondante LAVi ; aucune lecture arrière ne sera
faite ultérieurement sur les points de détail.

Ni
LARi – 1 LAVi
LAVa LAVb LAVc

c i
Élévation b

a
i–1

Ni
Vue en plan c

i–1 i
a b

Figure 4.14. Nivellement des détails.

Calcul des altitudes en deux phases :


–– d’abord, le calcul du cheminement, en négligeant complètement les points de détail,
jusqu’à l’obtention des altitudes … Hi‑1, Hi, … ajustées ;
–– ensuite, station par station pour celles qui comportent des points de détail, calcul des
altitudes de ces derniers. Pour ce faire, déterminer l’altitude du plan de visée horizontal de
la station, en ajoutant à l’altitude du point arrière de cheminement la lecture arrière corres‑
pondante : HP = Hi‑1 + LARi – 1 ; après quoi, retrancher à cette constante altimétrique les
lectures faites sur les points de détail : Ha = HP – LAVa, Hb = HP – LAVb, Hc = HP – LAVc.

[Link] 115 28/09/11 11:10


116 | Nivellement

Exemple
Nivellement de trois points de détail depuis la deuxième station du cheminement fermé précédent (§ 4.1.6).
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Les résultats ne sont pas contrôlés et par conséquent sont susceptibles d’être faussés par des
erreurs parasites d’observation, lectures, saisie, etc., des fautes de calcul, ainsi que des erreurs
systématiques parmi lesquelles notamment l’erreur de collimation (§ [Link]).
C’est pourquoi, avant d’effectuer les observations, l’opérateur doit bien choisir les points,
points de cheminement contrôlés et précis pour lesquels la lecture avant est suivie d’une
lecture arrière, points de détail sans contrôle ni précision, déterminés uniquement par une
lecture avant.

4.1.8 Précision
[Link] Erreurs parasites
Calage, oubli de caler la nivelle, bulle amenée entre deux traits de la fiole non symétriques,
compensateur bloqué.
Lecture, en particulier confusion du trait niveleur avec un trait stadimétrique.
Transcription dans le carnet.

[Link] 116 28/09/11 11:10


Nivellement direct ordinaire | 117

[Link] Erreurs systématiques


De même signe, elles s’accumulent proportionnellement au nombre de dénivelées et
conduisent rapidement à sortir des tolérances.
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Erreur d’étalonnage de la mire : les mires de nivellement ordinaire ne sont pas soumises aux
tolérances des mesures matérialisées de longueur, alors qu’elles sont souvent maltraitées. Elles
peuvent être aisément vérifiées avec un triple décimètre de longueur exacte, en les mesurant
4 fois par exemple ; en effet, pour un écart‑type de marquage des extrémités du triple
décimètre égal à 0,1 mm, l’écart‑type sur la moyenne des quatre mesures vaut
0, 1  2  14
 0,3 mm très inférieur au millimètre de la lecture estimée.
4
Défaut de verticalité de la mire, éliminé avec une nivelle sphérique réglée et la mise en œuvre
de 1 ou 2 jalons servant de contrefiches. Le réglage de la nivelle consiste, après avoir calé la
mire verticale dans deux plans perpendiculaires à l’aide d’un niveau de maçon ou d’un long
fil à plomb, à rendre concentriques la bulle circulaire et le cercle repère de la fiole en jouant
sur les vis de basculement de la nivelle ; un contrôle efficace et peu coûteux du déréglage
d’une nivelle est assuré par l’installation de deux nivelles sphériques sur une même mire.
Collimation, c’est‑à‑dire inclinaison de l’axe optique par rapport à l’horizontale quand la
bulle est calée ou le compensateur en équilibre. L’erreur de collimation est éliminée par
l’égalité des portées (figure 4.15) aussi bien que par les visées réciproques (figure 4.16).

LA LB
e e
L’A L’B

HAB
A

Figure 4.15. Élimination de la collimation par égalité des portées.

LA2
LB2 e’
L’A2 L’B2
LA LB1
LA1
e
L’B1
e’ L’A1 B

A HAB

Figure 4.16. Élimination de la collimation par visées réciproques.

[Link] 117 28/09/11 11:10


118 | Nivellement

Si LA et LB sont les lectures entachées par l’erreur de collimation, L’A et L’B les lectures fictives
sans collimation correspondant à une ligne de visée horizontale, il vient :
LA – LB  =  (L’A + e)  –  (L’B + e)  =  L’A – L’B  =  DHAB
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Sous réserve que les portées soient sensiblement les mêmes aux deux stations :
(LA1 – L B1) + (L A2 – L B2) [(L’A1 + e’) – (L’B1 +e)] + [(L’A2 +e) – (L’B2 +e’)]
= = ∆HAB
2 2

[Link] Erreurs accidentelles


Parallaxe : l’image intermédiaire donnée par l’ensemble objectif‑mise au point de la lunette
n’est pas exactement dans le plan du réticule. L’opérateur voit le trait niveleur « monter ou
descendre » le long des graduations de la mire quand il bouge la tête de haut en bas derrière
l’oculaire ; la parallaxe doit être éliminée, en soignant la mise au point ;
Calage de la bulle ou du compensateur.
Estime du millimètre.
Flamboiement, mouvements verticaux de l’air chauffé par le soleil au‑dessus de certains
revêtements comme le bitume par exemple ; éviter les visées proches du sol.

[Link] Écart‑type
L’écart‑type au kilomètre de cheminement de nivellement ordinaire varie de 7 à 10 mm selon
le matériel, les conditions de mise en œuvre notamment la stabilité des points de mire, la
météorologie, en particulier la force du vent, etc.

[Link] Vérification et réglage de la collimation


Si le topographe n’a pas la possibilité d’utiliser un collimateur dans un atelier spécialisé, il
aligne, sur un terrain plat, quatre points tels que : S1A = AB = BS2 = D = 20 m par exemple
(figure 4.17).

LA2
LB2
2e e
L’A2

LA1 LB1
D = 20 m S2
e
L’A1 D = 20 m B
S1 D = 20 m A

Figure 4.17. Vérification de la collimation.

[Link] 118 28/09/11 11:10


Nivellement géométrique de précision | 119

Stationner S1, caler, lire LA1 et LB1, puis stationner S2, lire LA2 et LB2. Sans erreur de
collimation, les lignes de visée horizontales donneraient les lectures L’A1 et L’A2 ; la collimation
générant une dénivelée   e   à la distance D, les segments : LA1 – LB1 et L’A2 – LB2 sont parallèles.
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L’A2  –  LA1 = LB2 –  LB1  ⇒  L’A2 = (LB2 – LB1) + LA1

L’erreur de collimation  e  à la distance D vaut donc :


L A2 – L’A2 (LA2 – L A1) – (LB 2 – L B 1)
e=
2
⇒ e= 2

Exemple
LA1 = 1,451 m, LB1 = 1,326 m, LA2 = 1,669 m, LB2 = 1,540 m
e = +2 mm à 20 m

Le réglage de la ligne de visée, effectué à la deuxième station S2, consiste :


–– sur un niveau automatique, à agir sur la vis de réglage du réticule pour lire L’A2 ;
–– sur un niveau à nivelle, à basculer le bloc lunette‑nivelle pour lire L’A2 puis à régler la
nivelle.
Avec un niveau numérique, stationner A, viser S1 puis S2, après quoi stationner B, viser S2
puis S1 et introduire dans la mémoire les valeurs mesurées en suivant la procédure propre à
l’instrument. Le programme calcule la correction de collimation de la mesure électronique,
l’opérateur la mémorise, les mesures ultérieures sont corrigées automatiquement ; attention,
la collimation de la mesure optique doit être corrigée, en plus, par déplacement du réticule.

4.2 Nivellement géométrique de précision


4.2.1 Matériels
[Link] Niveaux à nivelle
Niveau‑bloc à lunette de fort grossissement × 45, sensibilité de la nivelle sphérique 2’/2 mm,
sensibilité de la nivelle torique 10’’/2 mm pour une précision de calage par coïncidence
de 0,25’’ environ.
Équipés d’un micromètre à lame plans parallèles dont le basculement déplace la ligne de visée
parallèlement à elle‑même de la valeur de l’appoint (figure 4.18).
L’opérateur pointe par encadrement un trait de la mire avec le coin du réticule (figure 4.19)
et estime le centième de millimètre sur l’échelle micrométrique : 55,9 dmm.
Accessoires divers, lampe et miroir d’autocollimation, oculaire laser, oculaires coudés, etc.

[Link] 119 28/09/11 11:10


120 | Nivellement
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Mire

Axe optique APPOINT

Réticule Objectif
Ligne de visée

Figure 4.18. Micromètre d’objectif.


Document Leica

Figure 4.19. Pointé et lecture.


Document Leica

[Link] 120 28/09/11 11:10


Nivellement géométrique de précision | 121

[Link] Mire invar à double échelle


Le ruban en invar, alliage acier‑nickel dont le coefficient de dilatation thermique est
extrêmement faible, porte deux échelles à traits dont la valeur d’échelon est égale à 1 cm
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(figure 4.20).

Figure 4.20. Mire à double échelle.


Document Leica

L’origine de l’échelle de droite est le talon de la mire, celle de l’échelle de gauche étant décalée
d’un nombre difficile à additionner mentalement de manière à pouvoir contrôler les lectures.
Le ruban est placé dans un profilé d’aluminium rigide, de telle sorte que les variations de ce
dernier n’ont aucune influence sur le ruban invar. La mire est utilement équipée de contrefiches
télescopiques et posée sur un socle lourd.

[Link] Niveaux automatiques

77,556 cm

Figure 4.21. Lecture échelle 1.


Document Leica

[Link] 121 28/09/11 11:10


122 | Nivellement

Lunette de grossissement × 25 ‑ × 30, sensibilité de la nivelle sphérique 8’/2 mm, précision de


calage 0,2’’ ‑ 0,3’’, micromètre d’objectif fixe ou amovible (figure 4.21), accessoires divers :
prisme d’objectif à 90°, oculaires spéciaux, etc.
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Les niveaux électroniques lisent avec une résolution de 0,01 mm une mire code‑barres de 3 m
divisée par interférométrie laser, technique qui, actuellement, offre le maximum de précision
en matière de graduation.

4.2.2 Cheminement aller et retour


En général, il sert à mesurer la dénivelée entre le point de départ 0 du cheminement aller et
le point d’arrivée n, sans souci des points intermédiaires.

1re mire

Ni + 1
i i+2
i–1
i+1
Ni

Sens de parcours 2e mire

Figure 4.22. Aller et retour.

À la station Ni du cheminement aller (figure 4.22) l’opérateur effectue la lecture arrière sur


une mire placée en i  – 1 : pointé du coin niveleur et lecture des traits stadimétriques sur
l’échelle 1 dont le zéro est au talon de la mire invar à double échelle, suivis du pointé et de la
lecture de l’échelle 2 sans lire les traits stadimétriques ; lecture arrière et portée avec un niveau
électronique. Après quoi, il vise une seconde mire placée sur le point suivant i, effectue la
lecture avant et les lectures complémentaires de la même façon.
À la station suivante Ni + 1, la mire en i pivote sans quitter le point pour tenir lieu de mire
arrière, celle située en i – 1 venant en i + 1 comme mire avant ; ainsi, chaque mire tient lieu à
tour de rôle de mire arrière et de mire avant.
Portées de 35 m au maximum, égales au mètre près ; opérer au pas, avec un triple décamètre
ou une ficelle ou encore en ajustant la portée avant à partir de la portée stadimétrique arrière ;
à noter que les niveaux électroniques avec mire code‑barres permettent d’assurer l’égalité des
portées avec une très grande précision, pratiquement sans perte de temps.
n–1 n
La dénivelée de 0 à n est calculée par la formule : ∆H = Σ LAR – iΣ= 1 LAV .
i =0
i i

Le cheminement retour de n vers 0 est observé dans les mêmes conditions, en passant
éventuellement sur les mêmes points intermédiaires quand ils sont restés en place, « spit » par
exemple.
Si t est la tolérance d’un cheminement, la tolérance de l’écart entre les valeurs absolues des
T
dénivelées aller et retour est égale à T 2 , celle de la moyenne des dénivelées à .
2

[Link] 122 28/09/11 11:10


Nivellement géométrique de précision | 123

4.2.3 Cheminement double à doubles stations


Un seul parcours de 0 vers n, avec deux mires, en respectant l’égalité des portées, fournit deux
dénivelées indépendantes.
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1re mire

Ni1 Ni + 11

i+2

i–1 i i+1
Ni + 12
Ni2

2e mire

Figure 4.23. Doubles stations.

À la station Ni1, l’opérateur lit la lecture arrière sur i – 1 puis la lecture avant sur la mire i,
pointé du coin niveleur et lecture des traits stadimétriques sur l’échelle 1 ou lecture et portée
avec un niveau numérique (figure 4.23). Il déplace alors légèrement le niveau, met en station
en Ni2 et effectue de nouvelles lectures arrière et avant sur les mires immobiles en i  – 1 et i.
Contrôle immédiat des observations en vérifiant que l’égalité (LARi – 1 – LAVi)1 = (LARi – 1 – LAVi)2
est respectée à 0,3 mm près au maximum.
La dénivelée de 0 à n est ainsi mesurée deux fois, par deux cheminements indépendants 1 et 2
ayant les points de mire en commun ; écart et tolérances calculés comme pour la méthode du
cheminement aller et retour.

[Link] 123 28/09/11 11:10


124 | Nivellement

Exemple
Nivellement de précision avec un niveau électronique et deux mires code‑barres.
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[Link] 124 28/09/11 11:10


Nivellement géométrique de précision | 125

4.2.4 Cheminement double à doubles points de mire


Dérivé de la méthode Cholesky, il consiste à faire un seul parcours de 0 vers n, avec 2 mires,
4 crapauds, en observant deux cheminements voisins et indépendants, l’égalité des portées
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étant bien entendu respectée.

1re mire

i – 11 i1 i + 11
Ni Ni + 1

i+2
i – 12 i2 i + 12

2e mire

Figure 4.24. Doubles points de mire.

Les doubles points de mire du cheminement 1 ou cheminement de gauche (figure 4.24) et du


cheminement 2 ou cheminement de droite sont placés l’un à côté de l’autre, matérialisés par
des crapauds 1 et 2 ou de couleurs différentes, ou encore par des piquets ou pointerolles en
sol meuble.
À la station Ni, l’opérateur lit successivement :
–– LARi – 1,1 sur la mire 1 ;
–– LAVi,1 mire 2 ;
–– LAVi,2 mire 2 ;
–– LARi – 1,2 mire 1.
Cet ordre chronologique, parfois qualifié improprement de « tour d’horizon », a l’avantage de
réduire fortement l’erreur due à une variation rapide de la réfraction.
On peut également, à chaque station, débuter les observations sur la même mire, de 0 à n, en
inversant une fois sur deux le sens de rotation du niveau ; ce procédé améliore légèrement les
résultats mais est moins « organisationnel ».
Le contrôle de marche, effectué comme son nom l’indique au fur et à mesure des observations,
consiste à calculer deux fois la différence des lectures faites sur chacun des points doubles et à
vérifier que l’égalité : LAVi,1 – LAVi,2 = LARi,1 – LARi,2 est respectée à 0,3 mm près au plus.
Ces différences représentent la dénivelée de i1 vers i2 pour les lectures sur la mire code-barres,
la somme des dénivelées et de la constante de décalage des deux échelles pour la mire à double
échelle. Le contrôle de marche permet de s’assurer de la stabilité des points de mire d’une
station à la suivante.
Écart et tolérances calculés comme dans les méthodes précédentes.

[Link] 125 28/09/11 11:10


126 | Nivellement

Exemple
Nivellement de précision avec lectures optiques sur mire à double échelle.
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4.2.5 Précision
Les erreurs parasites sont décelées et corrigées par les méthodes mises en œuvre, les erreurs
accidentelles étant de même nature que celles étudiées en nivellement direct ordinaire :
parallaxe, calage, lecture, flamboiement.
Étalonnage de la mire, qui consiste d’une part à vérifier au comparateur le ruban invar,
l’expérience montrant d’ailleurs qu’il reste très stable dans le temps, d’autre part et surtout à
régler les talons lorsqu’ils sont rapportés ; l’erreur au talon résiduelle est éliminée pour un
nombre pair de stations.
Défaut de verticalité de la mire, qui ne saurait excéder 0,003 rad, d’où la nécessité d’un
réglage soigné de la nivelle sphérique et la mise en œuvre de contrefiches.
Collimation ; vérifications fréquentes et réglages.
Par rapport au nivellement ordinaire, trois autres erreurs systématiques doivent être prises en
considération :
–– niveau apparent : la sphéricité de la Terre et la réfraction font que la ligne de visée est
incurvée vers le sol, en restant toutefois au‑dessus de la surface de niveau de l’axe optique
(figure 4.25). L’écart entre la ligne de visée et la surface de niveau représente l’erreur de
niveau apparent (§ 4.3.2), dont la valeur dépend de la portée et qui par conséquent est
éliminée par l’égalité des portées ;

[Link] 126 28/09/11 11:10


Nivellement géométrique de précision | 127

Mire
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Horizontale

Niveau apparent
Surface de niveau

Figure 4.25. Niveau apparent.

–– sens de mise en station : l’axe de basculement d’un niveau‑bloc, ou le point de compen­


sation d’un niveau automatique, n’étant pas sur le pivot, le défaut de verticalité de ce
dernier se traduit par un abaissement de l’axe optique pour une des lectures et une éléva‑
tion équivalente pour l’autre ; d’où une erreur, minime certes mais systématique, égale à la
différence de hauteur des deux positions de l’axe optique ; afin d’éliminer cette erreur,
diriger la lunette vers la mire arrière aux stations impaires par exemple N1, N3, etc. avant
de caler la nivelle sphérique, vers la mire avant aux stations paires ;
–– sens de marche : erreur constatée, tout se passant comme si, à chaque station, le niveau
avait tendance à monter ou les supports de mire à descendre. L’inversion des branches du
trépied par rapport au sens de marche d’une station à la suivante (figure 4.26) semble
améliorer quelque peu les résultats.

Sens de marche

Figure 4.26. Inversion des branches du trépied.

Aujourd’hui encore, la qualité du nivellement géométrique de précision est conditionnée par


les erreurs systématiques, dont certaines restent mal expliquées.
L’écart‑type du nivellement de précision ne peut guère descendre au‑dessous de 0,4 mm/km
de cheminement double.

4.2.6 Nivellement géométrique motorisé


Le développement des niveaux automatiques qui réduisent les temps de station a conduit très
vite à rechercher également la réduction des temps de parcours, en particulier pour les longs
développements comme les autoroutes par exemple.
Les premiers essais ont débuté en 1962 à l’université technique de Dresde (Allemagne), pour
déboucher rapidement sur l’adaptation à trois véhicules, un porte‑niveau et deux porte‑mire,
d’un trépied allongé lourd et de mires en invar articulées, le nivellement motorisé étant dans
ce cas la transposition de la méthodologie du nivellement pédestre (figure 4.27).

[Link] 127 28/09/11 11:10


128 | Nivellement
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Figure 4.27. Nivellement géométrique motorisé.


Document IGN

Plus rapide et moins cher que le nivellement à pied pour un écart‑type au kilomètre variable
de 0,45 mm à 3 mm, le nivellement motorisé et automatisé, c’est‑à‑dire fournissant les
résultats en temps réel, est développé à l’IGN sous le sigle Nigemo.

4.3 Nivellement géodésique


4.3.1 Dénivelée instrumentale
Le nivellement géodésique consiste à déterminer l’altitude d’un point connu en coordonnées
à partir de celle d’un autre point connu en coordonnées et de la mesure de l’angle zénithal
d’une visée faite d’un point sur l’autre ; c’est du nivellement indirect.

[Link] 128 28/09/11 11:10


Nivellement géodésique | 129

Réf.
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^
Hp Dh  cotan V
Zénith Dd M
^
V
∆T
T Dh Horizontale de T

Sphér.
S Surface de niveau de T

Surface de niveau zéro

Figure 4.28. Dénivelée instrumentale.

S et M étant les points connus en coordonnées (figure 4.28), la conversion R → P (§ [Link])


donne la distance D qui les sépare, « remontée » à l’altitude du théodolite T en station au
point S par la formule : Dh = D (§ 3.2.6).
m0  mL
L’opérateur vise un point situé à la hauteur de pointé Hp sur la verticale de M et mesure
l’angle zénithal  V̂.
La dénivelée instrumentale DT est la différence d’altitude comptée depuis la surface de niveau
de l’axe de basculement T du théodolite jusqu’au point visé. Compte tenu de la sphéricité de
la Terre d’une part, de la réfraction d’autre part, elle est donnée par la formule
DT = D · cotan  V̂ + Sphér. – Réf. ; généralement, elle est différente de la dénivelée DH de S à
M.
Si sV et sDh sont les écarts‑types respectifs de l’angle zénithal et de la distance, l’écart‑type de
la dénivelée instrumentale vaut : s2DT = D2h (1 + cotan V̂)² · s V̂2  + cotan2  V̂ · s2Dh , avec sV̂ en
radians, ce qui implique :
–– de mesurer  V̂ avec davantage de précision quand la distance augmente ;
–– de connaître la distance avec précision quand la visée est très inclinée.

4.3.2 Niveau apparent


[Link] Correction de sphéricité
Par rapport au rayon de courbure R de la Terre, les longueurs des visées sont suffisamment
petites pour pouvoir assimiler les surfaces de niveau à des calottes sphériques concentriques.
La surface de niveau de l’axe de basculement T du théodolite s’abaisse en dessous de
l’horizontale au fur et à mesure que Dh augmente, imposant au produit : Dh · cotan  V̂ une

[Link] 129 28/09/11 11:10


130 | Nivellement

Dh 2
correction de sphéricité : Sphér.  ; cette correction est positive si V̂ < 100 gon, mais
2R
également si V̂ > 100 gon car alors le produit Dh · cotan  V̂ est négatif et doit être diminué
en valeur absolue.
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[Link] Correction de réfraction


Du fait de la réfraction, la ligne de visée tourne sa concavité vers le sol et par conséquent
s’incurve sous le prolongement rectiligne de l’axe optique du théodolite, d’où la correction de
k Dh2
réfraction toujours négative : Réf.   à appliquer au produit : Dh · cotan  V̂. Le
2 R
coefficient de réfraction k variant selon l’altitude, la pression atmosphérique, la température
et le taux d’humidité de l’air, a, entre 10 h et 17 h, une valeur moyenne égale à 0,13 pour la
France métropolitaine à l’exception des zones montagneuses ; en cas de nécessité d’ailleurs il
est aisé de le mesurer expérimentalement par visées réciproques simultanées.

[Link] Correction de niveau apparent


Les corrections de sphéricité et de réfraction, toutes deux fonction de la distance, sont réunies
en une correction unique appelée correction de niveau apparent.
Dh2 k Dh 2 1 – k Dh 2
c na = + Sphér. – Réf. = –  = 
2R 2 R 2 R
La correction de niveau apparent, toujours positive, à appliquer au produit : Dh ·  cotan  V̂,
1
vaut en moyenne : c na  0,068 Dh2   Dh2 , avec cna en mètres et Dh en kilomètres.
15
La dénivelée instrumentale est donc calculée par la formule : DT = Dh ·  cotan  V̂ + cna.

4.3.3 Visée unilatérale


Connaissant l’altitude HS du point de station S, la hauteur ST de l’axe de basculement
au‑dessus du point ainsi que la hauteur de pointé Hp, l’altitude du point M est immédiate :
HM = HS + ST + DT – Hp.
La dénivelée DH de S vers M vaut : DH = HM – HS = ST + DT – Hp, soumise à tolérance.

4.3.4 Visées réciproques non simultanées


Hpi

^
Vi + 1
STi + 1
Hpi + 1
^ i+1
Vi

STi ∆Hi, i + 1
i

Figure 4.29. Visées réciproques.

[Link] 130 28/09/11 11:10


Nivellement trigonométrique | 131

Les visées réciproques entre deux points i et i + 1 stationnés successivement, visée directe de i
vers i + 1 et visée inverse de i + 1 vers i (figure 4.29), donnent deux valeurs opposées et
indépendantes de la dénivelée.
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Les deux dénivelées étant de signes contraires, on peut écrire, en admettant que la réfraction
de l’air soit la même aux deux stations :
∆ Hi,i + 1 + ∆ Hi +1, i
∆Hi,i + 1 =
2
 i + c na – Hi ) – (STi+1 + D h  cotan V i+1 + c na – Hi + 1)
(STi + Dh  cotan V
=
2

 i –Hi ) + ( STi +1 +Dh  cotan V i + 1 –Hi +1)


(STi + Dh  cotan V
Soit : ∆ H i, i+1 =
2

La correction de niveau apparent est éliminée par les visées réciproques, sous réserve qu’elle
soit la même pour les observations aux deux stations.
Si t est la tolérance applicable aux visées réciproques, l’écart entre les valeurs absolues des
deux dénivelées directe et inverse a pour tolérance T 2 , la tolérance sur la moyenne des
deux dénivelées valant T .
2

4.3.5 Visées réciproques simultanées


Deux instruments en station en i et i + 1 mesurent simultanément, au top radio par exemple,
les angles zénithaux V̂i et V̂i + 1 ; la correction de niveau apparent, quelle que soit sa valeur, est
alors rigoureusement éliminée par la moyenne des dénivelées réciproques, dans la mesure où
la visée reste proche d’un arc de cercle, ce qui peut ne pas être le cas pour des visées longues
subissant des réfractions parasites par exemple.
Tolérances plus sévères que pour les visées réciproques non simultanées.

4.4 Nivellement trigonométrique


4.4.1 Visée unilatérale
Le nivellement trigonométrique consiste à déterminer l’altitude d’un point à partir de celle
d’un autre point connu en mesurant électroniquement la distance directe, ainsi que l’angle
zénithal de la visée faite d’un point sur l’autre ; c’est du nivellement indirect.
Il vient immédiatement (figure 4.28) : DT = Dd ·  cos  V̂ + cna, soumis à tolérance.
Si sV et sDd sont les écarts‑types respectifs de l’angle zénithal et de la distance directe Dd,
2
l’écart‑type de la dénivelée vaut : s2DT = cos2  V̂ · s2Dd + Dd2 · sin2  V̂ · s V̂ , avec sV̂ en radians,
ce qui implique :
–– de mesurer  V̂ avec davantage de précision quand la distance augmente ;
–– de connaître la distance avec précision quand la visée est très inclinée.
Le développement des distancemètres et des théodolites électroniques a entraîné celui du
nivellement trigonométrique, dont le rapport qualité‑prix est bien meilleur que celui du
nivellement géométrique.

[Link] 131 28/09/11 11:10


132 | Nivellement

4.4.2 Visées réciproques


Les visées réciproques non simultanées fournissent, comme en nivellement géodésique, deux
dénivelées indépendantes soumises aux tolérances correspondantes.
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La formule : DH = ST + DT – Hp est générale, sous réserve de considérer les hauteurs ST et


Hp comme négatives quand les points sont au‑dessus de la ligne de visée, comme c’est
fréquemment le cas en travaux souterrains.

Exemple
Dénivelée dans une cheminée de déblocage entre le
M
point S au sol et le point M au toit (figure 4.30).

Figure 4.30. Points au sol et au toit.


S

Points T T
nivelés ST T Hp ST + T – Hp H H
T 2 2

S + 1,524 m ↓ + 12,581 m – 1,039 m + 15,144 m 8 mm – 600,371 m


↓ + 15,142 m 6 mm
M – 1,810 ↑ – 12,693 + 0,637 – 15,140 11 mm – 585,229 m

Comme en nivellement géodésique, seules les visées réciproques simultanées éliminent la


correction de niveau apparent.

[Link] 132 28/09/11 11:10


Nivellement trigonométrique | 133

4.4.3 Cheminements
Comme en nivellement direct ordinaire, ils peuvent être encadrés ou fermés ; les cheminements
ouverts, contrôlés par les visées réciproques obligatoires, peuvent être tolérés.
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Calculs en deux phases :


–– d’abord, les dénivelées moyennes entre stations ;
–– ensuite, les altitudes, ajustées comme en nivellement direct mais avec un calcul des
tolérances différent ; la tolérance du cheminement vaut : T = Σ Ti2 , Ti désignant les
tolérances des dénivelées du point de départ et du point d’arrivée, en plus de celles des
dénivelées.
Exemple
Calcul des altitudes des sommets du cheminement encadré 505 → 2006 (§ [Link].) ; ajustement
proportionnel aux valeurs absolues des dénivelées.

Points T T
nivelés ST T Hp ST + T – Hp H H
T 2 2

505 1,529 m ↓ – 18,670 m 1,30 m – 18,441 m 2 cm 68,41 m


↓ – 18,452 m 1,4 cm
↑ 18,298 1,30 + 18,462 2,8 – 5 mm
6 014 1,464 49,95
↓ – 17,189 1,30 – 17,025 2
↓ – 17,016 1,4
↑ 16,763 1,30 + 17,007 2,8 –5
6 015 1,544 32,93
↓ – 10,887 1,50 – 10,843 1
↓ – 10,842 0,7
↑ 10,835 1,50 + 10,840 1,4 –3
6 016 1,505 22,09
↓ – 7,234 1,30 – 7,029 2
↓ – 7,038 1,4
↑ 6,868 1,30 + 7,047 2,8 –2
6 017 1,479 15,05
↓ – 6,933 1,30 – 6,754 2
↓ – 6,751 1,4
↑ 6,509 1,30 + 6,747 2,8 –2
6 018 1,538 8,29
↓ – 0,215 1,30 + 0,023 2
↓ + 0,012 1,4
↑ – 0,251 1,30 – 0,001 2,8
6 019 1,550 8,31
↓ 18,242 2,15 + 17,642 1
↓ + 17,649 0,7
↑ – 17,852 1,30 – 17,655 1,4 –5
2 006 1,497 25,95


↓ Tolérances aux extrémité : 5 mm CH = – 22 mm Hna = 25,972

TH = 3 cm

[Link] 133 28/09/11 11:10


134 | Nivellement

Le nivellement indirect de précision motorisé, développé à l’IGN sous le signe Nipremo,


consiste à observer par visées réciproques simultanées des cheminements de 600 m de côté en
moyenne, à l’aide de deux véhicules spécialement aménagés ; traitement automatique en
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temps réel.
Ce mode de nivellement bon marché a un écart‑type égal à 4,5 mm/km.

4.5 Canevas de nivellement

Figure 4.31. Qualité du canevas de nivellement.


Document Publi‑Topex

Le canevas de nivellement, ou canevas altimétrique, est l’ensemble des repères dont les
altitudes ont été déterminées par nivellement direct ou indirect.
Le CNIG (Conseil national de l’information géographique) recommande l’adoption de
critères et indicateurs de qualité conformes au tableau de la figure 4.31.

4.5.1 Avant‑projet et reconnaissance


Avant de se rendre sur le terrain, le topographe réunit la documentation dont il peut disposer,
notamment :
–– les fiches des repères du NGF diffusées par l’IGN ;
–– les croquis de repérage des repères d’autres origines.

[Link] 134 28/09/11 11:10


Canevas de nivellement | 135

Il étudie ensuite le chantier de manière à :


–– fixer le ou les modes de nivellement, direct et/ou indirect ;
–– élaborer un avant‑projet limité aux points les plus importants.
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La reconnaissance sur le terrain, facilitée par l’étude qui précède, a pour but essentiel de
vérifier l’état de conservation des bornes et repères existants et d’arrêter les observations à
effectuer suivant les difficultés rencontrées.

4.5.2 Projet et matérialisation


Les points et repères connus en altitudes reçoivent un numéro non encore attribué dans les
séries fixées pour le canevas d’ensemble (§ 5.1) :
–– de 5 à 195 pour le NGF, de 5 en 5 ;
–– de 200 à 495 pour les autres canevas altimétriques, de 5 en 5.
Les sommets nouveaux déterminés en ENH conservent le numéro qui leur a été attribué lors
des travaux de planimétrie, alors que ceux déterminés uniquement en altimétrie sont
numérotés de 2 en 2 à partir de 900, dans l’ordre croissant des calculs.
Le projet de nivellement est en principe rédigé séparément du projet planimétrique, sur
calque superposé à la carte de base au 1/25 000 ; cette mappe de nivellement porte :
–– les repères de nivellement, représentés par un gros point entouré d’un cercle ;
–– les points de canevas d’ensemble d’altitudes connues, représentés par un triangle noirci ;
–– les points nouveaux, représentés par un cercle noirci quand ils sont déterminés unique‑
ment en altitudes ;
–– les cheminements de nivellement direct, représentés par un trait épais indiquant approxi‑
mativement le parcours emprunté ;
–– les visées d’intersection et de relèvement, comme en canevas planimétrique (§ 5.1.1 et
§ 5.1.2).
Les repères de nivellement proprement dits, calculés uniquement en altitudes, sont le plus
souvent matérialisés par des broches métalliques à têtes arrondies, scellées dans les murs des
constructions stabilisées.

4.5.3 Observations et calculs


Cheminements simples ou doubles de nivellement direct, encadrés ou nodaux, des canevas
ordinaire ou de précision ; éviter les cheminements aller‑retour ou fermés appuyés sur un
repère unique.
Les points nivelés des cheminements altimétriques peuvent utilement être les sommets des
cheminements planimétriques (§ 5.2.1).
Nivellement géodésique des sommets du canevas d’ensemble, calculés point par point ou en
bloc postérieurement au canevas planimétrique.
Cheminements de nivellement trigonométrique, pouvant être confondus avec les
cheminements planimétriques encadrés ou nodaux correspondants.
Un point nodal altimétrique N, déterminé par nivellement indirect, peut être le point de
concours de visées d’intersection, de visées de relèvement et de cheminements (figure 4.32).

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136 | Nivellement
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Figure 4.32. Point nodal de nivellement indirect.

Repérer les sommets en dressant ou en complétant les fiches signalétiques utilisées en canevas
d’ensemble ou en établissant des fiches particulières (figure 4.33).

N du repère : 0823
Ville de NANCY
Altitude normale : 200,908
CANEVAS ALTIMÉTRIQUE
DE PRÉCISION - IGN 69 Altitude orthométrique (ancienne) : 200,55
Altitudes normales

Nature du repère : Repère ancien en fer ø 12 cm


Situation et adresse : 1 Rue Sainte-Catherine
propriété de la ville de Nancy (grand théatre)
Référence cadastrale : Section AO n 133

Travaux exécutés en 1997 par


le Service topographique de la ville
de NANCY, avec le concours des élèves
géomètres-topographes du lycée Loritz

Figure 4.33. Fiche signalétique de repère de nivellement.


Document ville de Nancy

4.5.4 Dossier et vérification


Le dossier doit permettre le déroulement de la vérification dans de bonnes conditions.
Les pièces suivantes sont indispensables :
–– les documents contractuels : cahier des charges, notices techniques, marché des travaux,
etc., mentionnant en particulier la nature des travaux à effectuer et les tolérances appli‑
cables ;
–– un rapport sommaire sur le déroulement des opérations, précisant notamment la méthode
employée lorsque celle‑ci n’est pas imposée par le maître d’ouvrage ;
–– les altitudes des points d’appui ;
–– le tableau des altitudes de l’ensemble des points du chantier ;
–– les fiches signalétiques des points de l’ensemble du chantier ;
–– les carnets de terrain ou les documents en tenant lieu ;
–– les imprimés de calcul.
La vérification est conduite comme en canevas d’ensemble.

[Link] 136 28/09/11 11:10

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