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Banque CCP 2018 Probas Corrige

Ce document contient deux exercices portant sur des probabilités. Le premier exercice traite de lois binomiales et le deuxième de lois de Poisson. Plusieurs calculs de probabilités sont détaillés.

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Banque d’oraux CCP. Probas.

Corrigé

Exercice no 95.
1) a) Ω est l’ensemble des tirages successifs avec remise de 5 boules parmi les 10 boules. X(Ω) = {0, 1, 2, 3, 4, 5}.
5 expériences identiques et indépendantes sont effectuées à savoir tirer une boule de l’urne. Chaque expérience a deux issues
1
« obtenir une boule blanche » avec une probabilité p = et « ne pas obtenir une boule blanche » avec une probabilité
5
4 1
1 − p = . X sui donc une loi binomiale de paramètres n = 5 et p = .
5 5
   k  5−k
5 1 4
∀k ∈ J0, 5K, P(X = k) = .
k 5 5
1 4
De plus, E(X) = np = 5 × = 1 et V(X) = np(1 − p) = .
5 5
b) Y = 2X − 3(5 − X) = 5X − 15. Donc E(Y) = E(5X − 15) = 5E(X) − 15 = −10 et V(Y) = V(5X − 15) = 25V(X) = 20.

2) a) Puisque les tirages se font successivement et sans remise, on ne change pas la loi de X et deY en
 supposant les tirages
10
simultanés. Ω est l’ensemble des tirages simultanés de 5 parmi les 10 boules. Donc card(Ω) = . X(Ω) = {0, 1, 2}.
5
 
2
Soit k ∈ J0, 2K. L’événement {X = k} est l’événement « on tire k boules blanches et 5 − k boules noires ». Il y a tirages
  k
8
possibles de k boules blanches et pour chacun de ces tirages, il y a tirages possibles de 5 − k boules noires.
5−k
   
2 8
×
k 5−k
∀k ∈ J0, 2K, P(X = k) =   .
10
5
Plus précisément,  
8
5 8×7×6×5×4 5×4 2
• P(X = 0) =   = = = ,
10 10 × 9 × 8 × 7 × 6 10 × 9 9
5
 
8
2
4 2 × 8 × 7 × 6 × 5/4! 2×5×5 5
• P(X = 1) =   = = = ,
10 10 × 9 × 8 × 7 × 6/5! 10 × 9 9
5
 
8
3 8 × 7 × 6/3! 5×4 2
• P(X = 2) =   = = = = 1 − P(X = 0) − P(X = 1).
10 10 × 9 × 8 × 7 × 6/5! 10 × 9 9
5
b) On a toujours Y = 5X − 15. Donc, Y(Ω) = {−15, −10, −5} puis
   
2 8
  ×
k + 15 (k + 15)/5 (10 − k)/5
∀k ∈ {−15, −10, −5}, P(Y = k) = P X = =  
5 10
5
Plus précisément,
2
• P(Y = −15) = P(X = 0) = ,
9
5
• P(Y = −10) = P(X = 1) = ,
9
2
• P(Y = −5) = P(X = 1) = .
9

c Jean-Louis Rouget, 2015. Tous droits réservés.


1 http ://www.maths-france.fr
Exercice no 96.
1) X(Ω) = Jr, +∞J. Soit n > r. L’événement {X = n} est réalisé si et seulement si la bactérie a été touchée exactement
r − 1 fois au cours des n − 1 premiers tirs et est touchée au n-ème tir.
La probabilité de l’événement « la bactérie a été touchée exactement r − 1 fois  au cours
 des n − 1 premiers tirs » est
n − 1 r−1
obtenue à partir d’une loi binomiale de paramètres n − 1 et p : elle est égale à p (1 − p)(n−1)−(r−1) et donc
r−1
   
n − 1 r−1 n−1 r
∀n > r, P(X = n) = p (1 − p)(n−1)−(r−1) × p = p (1 − p)n−r .
r−1 r−1

2) L’espérance de X est

+∞
X +∞
X +∞
X
(n − 1)! n!
E(X) = nP(X = n) = n× pr (1 − p)n−r = rpr pr (1 − p)n−r
n=r n=r
(r − 1)!(n − r)! n=r
r!(n − r)!
+∞  
X n 1
= rpr (1 − p)n−r = npr
n=r
r (1 − (1 − p))r+1
r
= < +∞.
p
r
Donc, X admet une espérance et E(X) = .
p
Exercice no 97.
1) Soit j ∈ N.

 j+k
1
+∞
X +∞ (j + k)
X 2
P(X = j) = P(X = j, Y = k) =
e j!k!
k=0 k=0
 k  k
1 1
 j X+∞ j +∞  j  j
1 X 2
 
j 1 2 1 j 1 1/2 1 1 1
= + = e + × × e1/2
e j! 2 k! e j! 2 (k − 1)! e j! 2 e j! 2 2
k=0 k=1
 j+1
1 1 2j + 1
= e1/2 (2j + 1) = j+1 √ .
e j! 2 2 j! e

2k + 1
En échangeant les rôles de X et Y, on a aussi ∀k ∈ N, P(Y = k) = √ .
2k+1 k! e
2 
1 1
P(X = 0, Y = 0) = 0 et P(X = 0) × P(Y = 0) = √ = 6= 0. Donc, il existe (j, k) ∈ N2 / P(X = j, Y = k) 6= P(X =
2 e 4e
j) × P(Y = k). Les variables X et Y ne sont pas indépendantes.
2)

+∞ +∞
 X X X
E 2X+Y = 2l P(X + Y = l) = 2l

P(X = j, Y = k)
l=0 l=0 j+k=l
 j+k
1
+∞
X X (j + k) 2 +∞
X lX
l
1
+∞
X l X
l
l!
+∞
X 1
= 2l = = = (1 + 1)l
ej!k! e j!(l − j)! e l! j!(l − j)! e(l − 1)!
l=0 j+k=l l=0 j=0 l=1 j=0 l=1
+∞
X +∞
X
2l 2 2l−1 2
= = = × e2 = 2e < +∞.
e(l − 1)! e (l − 1)! e
l=1 l=1

Donc, la variable 2X+Y admet une espérance et E 2X+Y = 2e.


 

c Jean-Louis Rouget, 2015. Tous droits réservés.


2 http ://www.maths-france.fr
Exercice no 98.
1) n expériences identiques et indépendantes sont effectuées à savoir appeler un correspondant. Chaque expérience a deux
issues « le correspondant est joint » avec une probabilité p et « le correspondant n’est pas joint » avec une probabilité
1 − p. X suit donc une loi binomiale de paramètres n et p. On en déduit que X(Ω) = J0, nK puis que
 
n k
∀k ∈ J0, nK, P(X = k) = p (1 − p)n−k .
k
2) a) Soit i ∈ J0, nK. On sait que X = i c’est-à-dire que la secrétaire a contacté et obtenu i correspondants exactement. La
secrétaire effectue alors n − i appels vers les correspondants restants. On a toujours à faire à un schéma de Bernoulli :

  
 n − i pk (1 − p)n−i−k si k ∈ J0, n − iK
  
n−i k
∀i ∈ J0, nK, ∀k ∈ N, PX=i (Y = k) = k = p (1 − p)n−i−k .

 k
0 si k > n − i + 1

b) Z(Ω) = J0, nK et pour k ∈ J0, nK,

k
X k
X
P(Z = k) = P(X = i ∩ Y = k − i) = P(X = i)PX=i (Y = k − i)
i=0 i=0
k  
X   k  
X 
n n − i k−i n n−i k
= pi (1 − p)n−i p (1 − p)n−i−(k−i) = p (1 − p)2n−k−i .
i k−i i k−i
i=0 i=0
     
n n−i n! (n − i)! n! n! k! n k
Ensuite, = × = = × = et donc
i k−i i!(n − i)! (k − i)!(n − k)! i!(k − i)!(n − k)! k!(n − k)! i!(k − i)! k i

Xk      Xk  
n k k 2n−k−i n k 2n−2k k
P(Z = k) = p (1 − p) = p (1 − p) (1 − p)k−i
k i k i
i=0 i=0
   
n k n n−k
= p (1 − p)2n−2k (1 + (1 − p))k = (p(2 − p))k (1 − p)2 .
k k

Ensuite, p(2 − p) = −p2 + 2p = 1 − (1 − p)2 et donc p(2 − p) ∈ [0, 1] puis (1 − p)2 = 1 − p(2 − p). On note que Z est le
nombre total de correspondants obtenus au cours des deux tentatives.
Ceci montre que Z suit la loi binomiale de paramètres n et p ′ = p(2 − p).
c) E(Z) = np ′ = np(2 − p) et V(Z) = np ′ (1 − p ′ ) = np(2 − p)(1 − p)2 .
Exercice no 99.
1) Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Soit X une variable aléatoire admettant un moment d’ordre 2. Alors,

V(X)
∀a > 0, P(|X − E(X)| > ε) 6 .
a2
n
Sn 1 X 1
2) Soit X = . Par linéarité de l’espérance, E(X) = E (Yk ) = × nE (Y1 ) = E (Y1 ). D’autre part, Y1 , . . . , Yn sont
n n n
k=1
mutuellement indépendantes et donc
n
X
V (Yk )
V (Sn ) k=1 nV (Y1 ) V (Y1 )
V(X) = = = = .
n2 n2 n2 n
En particulier, X admet un moment d’ordre 2 et d’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev,
 
Sn V (Y1 )
∀a > 0, P − E (Y1 ) > a 6 .
n na2
3) Soient n le nombre de tirages puis, pour 1 6 i 6 n, Yi la variable aléatoire égale à 1 si la i-ème boule tirée est rouge et
Xn
Sn
0 si la i-ème boule tirée est noire. Alors, Sn = Yi est le nombre de boules rouges tirées au cours des n tirages et
n
i=1
est la proportion de boules rouges obtenues au cours de ces n tirages.

c Jean-Louis Rouget, 2015. Tous droits réservés.


3 http ://www.maths-france.fr
2
Chaque Yi suit une loi de Bernoulli de paramètre p = = 0, 4. Donc ∀i ∈ J1, nK, E (Yi ) = E (Y1 ) = 0, 4 et V (Yi ) =
5
V (Y1 ) = 0, 4 × 0, 6 = 0, 24. Ensuite,

Sn Sn Sn
0, 35 6 6 0, 45 ⇔ − 0, 4 6 0, 05 ⇔ − E (Y1 ) 6 0, 05.
n n n
Puisque les Yi sont mutuellement indépendantes, la question 2) fournit

     
Sn Sn Sn 0, 24 2400 96
P 0, 35 6 6 0, 45 = 1 − P
− 0, 4 > 0, 05 > 1 − P
− 0, 4 > 0, 05 > 1 −
= 1− = 1− .
n n n n(0, 05)2 25n n

Par suite,
 
Sn 96 96
P 0, 35 6 6 0, 45 > 0, 95 ⇐ 1 − > 0, 95 ⇐ n > = 1920.
n n 0, 05
A partir de 1920 tirages, on a plus de 95% de chances d’obtenir une proportion de rouges comprises entre 0, 35 et 0, 45.
Exercice no 100.
1 a b c
1) Il existe trois réels a, b et c tels que ∀x ∈ R \ {0, −1, −2}, R(x) = = + + .
x(x + 1)(x + 2) x x+1 x+2
1 1
• a = lim xR(x) = = .
x→0 (0 + 1)(0 + 2) 2
1
• b = lim (x + 1)R(x) = = −1.
x→−1 (−1 + 0)(−1 + 2)
1 1
• c = lim (x + 2)R(x) = = .
x→−2 (−2 + 0)(−2 + 1) 2
1 1 1 1
∀x ∈ R \ {0, −1, −2}, = − + .
x(x + 1)(x + 2) 2x x + 1 2(x + 2)
N
X 1
2) Pour N ∈ N∗ , on pose HN = .
n
n=1

N
X N N N
1 1X 1 X 1 1X 1
= − +
n(n + 1)(n + 2) 2 n n+1 2 n+2
n=1 n=1 n=1 n=1
   
1 1 1 1 1 1
= HN − HN + −1 + HN − 1 − + +
2 N+1 2 2 N+1 N+2
1 1 1
= 1 − − + o(1) = = + o(1).
N→+∞ 2 4 N→+∞ 4

+∞
X +∞
X 1 λ
Puisque 1 = P(X = n) = λ = , on obtient λ = 4.
n(n + 1)(n + 2) 4
n=1 n=1
 
1 1 (n + 2) − n 1 1 1
Remarque. Pour n > 1, = = − et donc
n(n + 1)(n + 2) 2 n(n + 1)(n + 2) 2 n(n + 1) (n + 1)(n + 2)

+∞
X X N   X N  
1 1 1 1 1 1 1 1
= lim − = lim − =
n(n + 1)(n + 2) 2 N→+∞ n(n + 1) (n + 1)(n + 2) 2 N→+∞ 2 (N + 1)(N + 2) 4
n=1 n=1 n=1

3)

+∞
X +∞
X X +∞  
4 1 1
E(X) = nP(X = n) = =4 −
(n + 1)(n + 2) n+1 n+2
n=1 n=1 n=1
1
= 4 × (série télescopique)
2
= 2.

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4 http ://www.maths-france.fr
4) X admet une espérance. Donc, X admet une variance V(X) = E X2 −(E(X))2 si et seulement si X2 admet une espérance.

4n 4
Or n2 P(X = n) = ∼ > 0 et donc la série de terme général n2 P(X = n), n ∈ N∗ , diverge. La variable
(n + 1)(n + 2) n→=∞ n
X n’admet pas de variance.
Exercice no 101.
1) a) et b) Soit n ∈ N. D’après la formule des probabilités totales et puisque (An , Bn , Cn ) est un système complet
d’événements,

an+1 = P (An+1 ) = P (An ) × PAn (An+1 ) + P (Bn ) × PBn (An+1 ) + P (Cn ) × PCn (An+1 )
1 1 1 1
= an × 0 + bn × + cn × = bn + cn .
2 2 2 2
1 1 1 1
De même, bn+1 = an + cn et cn+1 = an + bn .
2 2 2 2
2) a) A est symétrique réelle et donc A est orthogonalement semblable à une matrice diagonale d’après le théorème
spectral.
 
  1 1 1
1 1 1
b) rg A + I3 = rg  1 1 1  = 1 < 3. Donc, − est valeur propre de A. De plus, puisque A est diagonalisable,
2 2 2
1 1  1    
1 1 1
− est valeur propre d’ordre dim Ker A + = 3 − rg A + I3 = 2.
2 2 2
E 1 (A) est immédiatement le plan d’équation x + y + z = 0.
2

c) La dernière valeur propre λ de A est fournie par la trace de A :


1 1
0 = Tr(A) = − − + λ
2 2
 ⊥
et donc λ = 1. D’après le théorème spectral, E1 (A) = E 1 (A) est la droite d’équations x = y = z. Finalement,
2
 
  1 1 1
1 1
A = PDP−1 où D = diag − , − , 1 , P =  −1 0 1 .
2 2
0 −1 1
 
an
3) Si pour n ∈ N, on pose Un =  bn , alors d’après 1), pour tout n ∈ N, Un+1 = AUn puis Un = An U0 avec U0 =
cn
   
1 an  n  n 
 0 . Le vecteur  bn  est donc la première colonne de la matrice An = PDn P−1 = Pdiag 1 1
− , − , 1 P−1 .
2 2
0 cn
Exercice no 102.
1) Soit i ∈ J1, NK. Soit n ∈ N∗ .

n
X n
X 1 − qn
P (Xi 6 n) = P (Xi = k) = pqk−1 = p (car q 6= 1)
1 − (1 − p)
k=1 k=1
n
=1−q ,

puis P (Xi > n) = 1 − P (Xi 6 n) = qn .


2) a) Soit n ∈ N∗ . Y > n ⇔ ∀i ∈ J1, NK, Xi > n. Donc, l’événement {Y > n} est l’événement {X1 > n} ∩ . . . ∩ {XN > n}.
Puisque les variables X1 , . . . , XN sont mutuellement indépendantes,

N
Y
P(Y > n) = P ((X1 > n) ∩ . . . ∩ (XN > n)) = P (Xi > n)
k=1
= qnN .

On en déduit que P(Y 6 N) = 1 − qnN .

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5 http ://www.maths-france.fr
Ensuite, si n > 2, P(Y = n) = P(Y > n − 1) − P(Y > n) = q(n−1)N − qnN = q(n−1)N 1 − qN ce qui reste vrai pour n = 1


car P(Y = 1) = P(Y 6 1) = 1 − qN .

∀n ∈ N∗ , P(Y = n) = q(n−1)N 1 − qN .


n−1
b) Y(Ω) = N∗ et pour tout n ∈ N∗ , P(Y = n) = q(n−1)N 1 − qN = 1 − qN 1 − 1 − qN
 
. Y suit donc la loi
géométrique de paramètre 1 − qN = 1 − (1 − p)N ∈]0, 1[. On sait alors que Y admet une espérance à savoir
1
E(Y) = .
1 − (1 − p)N

Exercice no 103.
1) a) X1 (Ω) = N = X2 (Ω) puis (X1 + X2 ) (Ω) = N.
Soit n ∈ N.

n
!
[
P (X1 + X2 = n) = P ((X1 = k) ∩ (X2 = n − k))
k=0
n
X
= P ((X1 = k) ∩ (X2 = n − k)) (événements deux à deux disjoints)
k=0
Xn
= P (X1 = k) P (X2 = n − k) (X1 et X2 sont indépendantes)
k=0
n
X λk1 −λ1 λ2n−k −λ2
= e e
k! (n − k)!
k=0
n
e−(λ1 +λ2 ) X n!
= λk λn−k
n! k!(n − k)! 1 2
k=0
n
(λ1 + λ2 ) −(λ1 +λ2 )
= e .
n!
Donc, X1 + X2 suit la loi de Poisson de paramètre λ1 + λ2 .
b) On sait alors que E (X1 + X2 ) = λ1 + λ2 et V (X1 + X2 ) = λ1 + λ2 .
+∞
X +∞
X
2) Soit n ∈ N. P(X = n) = P ((X = n) ∩ (Y = m)) = P(Y = m) × PY=m (X = n).
  m=0 m=0
 m n
p (1 − p)m−n si n 6 m
 
m n
Or, PY=m (X = n) = n = p (1 − p)m−n . Donc,
 n
0 si n > m
+∞
X +∞
λm −λ m n pn −λ X λm (1 − p)m−n
 
P(X = n) = e p (1 − p)m−n = e
m=n
m! n n! m=n
(m − n)!
+∞ +∞
(λp)n −λ X λm−n (1 − p)m−n (λp)n −λ X (λ(1 − p))k (λp)n −λ λ(1−p)
= e = e = e e
n! m=n
(m − n)! n! k! n!
k=0
(λp)n −(λp)
= e .
n!
Donc, X suit la loi de Poisson de paramètre λp.
Exercice no 104.
1) X prend les valeurs 0, 1 ou 2.
2) a) X = 2 est l’événement « toutes les boules vont dans le même compartiment ». Il y a 3n répartitions possibles
des n boules dans les 3 compartiments (pour chacune des n boules, il y a 3 possibilités de compartiment). Parmi ces
répartitions, il y en a une et une seule pour laquelle toutes les boules sont dans le compartiment no 1, une et une seule
pour laquelle toutes les boules sont dans le compartiment no 2 et une et une seule pour laquelle toutes les boules sont dans
le compartiment no 3. Donc
3 1
p(X = 2) = n
= n−1 .
3 3
c Jean-Louis Rouget, 2015. Tous droits réservés.
6 http ://www.maths-france.fr
b) Soit E l’événement : « le troisième compartiment est vide et les deux premiers ne le sont pas ». On a alors

p(X = 1) = 3 × p(E).
Soit k ∈ J1, n −
[1K. Soit Ek l’événement « k boules sont dans le compartiment n 1 et n − k sont dans le compartiment
o

no 2 ». E = Ek et les Ek , 1 6 k 6 n − 1, sont deux à deux disjoints. Donc,


16k6n−1
n−1
X
p(X = 1) = 3p(E) = 3 p (Ek ) .
k=1

Soit k ∈ J1, n − 1K. Le nombre de répartitions des n boules telles que k d’entre elles soient dans le compartiment n
o
1et
n
n − k soient dans le compartiment no 2 est encore le nombre de tirages simultanés de k boules parmi les n à savoir .
  k
n
k
Donc p (Ek ) = n . Par suite,
3
n−1
X n
k 2n − 2
p (E) = 3 k=1 n = n−1 .
3 3
Enfin,

2n − 2 1 3n−1 − 2n + 1
p(X = 0) = 1 − p(X = 1) − p(X = 2) = 1 − n−1
− n−1 = .
3 3 3n−1

1 2n − 2 3n−1 − 2n + 1
p(X = 2) = , p(X = 1) = et p(X = 0) = .
3n−1 3n−1 3n−1
 n
3n−1 − 2n − 3 2n − 2 1 2n 2
3) a) E(X) = 0 × + 1 × n−1 + 2 × n−1 = n−1 = 3 .
3n−1 3 3 3 3
 n
2
b) lim E(X) = lim 3 = 0. Ainsi, s’il y a un grand nombre de boules, il y a peu de chances qu’un compartiment
n→+∞ n→+∞ 3
reste vide.
Exercice no 105.
1) Formule de Bayes.
Soit (Ω, T , P) un espace probabilisé discret.
Soit (Ai )i∈I un système complet d’événements de cet espace tel que pour tout i ∈ I, P (Ai ) 6= 0.
Soit B un événement tel que P(B) 6= 0. Alors,

P (Ai ) × PAi (B)


∀i ∈ I, PB (Ai ) = n .
X
P (Aj ) × PAj (B)
j=1

Démonstration. Soit i ∈ I. Puisque P(B) 6= 0,

P (Ai ∩ B) P (Ai ) × PAi (B)


PB (Ai ) = = .
P(B) P(B)
Puisque (Aj )j∈I un système complet d’événements de cet espace tel que pour tout j ∈ I, P (Aj ) 6= 0, on a
X X
P(B) = P (Aj ∩ B) = P (Aj ) × PAj (B).
j∈I j∈I

Donc,

P (Ai ) × PAi (B)


PB (Ai ) = X .
P (Aj ) × PAj (B)
j∈I

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2) a) Notons A l’événement « le dé est pipé » et B l’événement « on obtient le chiffre 6 ». La probabilité demandée est
PB (A).
 25 1  1 3 1
A, A est un système complet d’événements. On a P(A) = = 6= 0 et P A = 1 − = . Ensuite PA (B) = et
100 4 4 4 2
1
PA (B) = . Donc,
6
 1 1 3 1 1
P(B) = P(A) × PA (B) + P A × PA (B) = × + × = 6= 0.
4 2 4 6 4
D’après la formule de Bayes,
1 1
P(A) × PA (B) × 1
PB (A) = = 4 2 = .
1

P(A) × PA (B) + P A × PA (B) 2
4
1
La probabilité que ce dé soit pipé est .
2
b) Notons A l’événement « le dé est pipé » et B l’événement « on obtient n fois le chiffre 6 ». La probabilité demandée
est PB (A).
 1  3 1
A, A est un système complet d’événements. On a toujours P(A) = 6= 0 et P A = . Ensuite PA (B) = n et
4 4 2
1
PA (B) = n . Donc,
6
 1 1 3 1
P(B) = P(A) × PA (B) + P A × PA (B) = × n + × n 6= 0.
4 2 4 6
D’après la formule de Bayes,
1 1
P(A) × PA (B) × n 1
PB (A) = = 4 2 = .
1 1 3 1 1

P(A) × PA (B) + P A × PA (B) × n+ × n 1 + n−1
4 2 4 6 3
1
La probabilité que ce dé soit pipé est .
1
1 + n−1
3
1
c) lim n−1 = 0 et donc lim pn = 1. Ceci signifie que si au bout d’un grand nombre de lancers, on a obtenu à
n→+∞ 3 n→+∞
chaque fois le 6, il est quasiment sûr que le dé est pipé.
Exercice no 106.

1) (U, V)(Ω) = (n, m) ∈ N2 / n > m . Soit (n, m) ∈ N2 tel que n > m.
• Si n = m, P ((U, V) = (n, m)) = P ((X = n) ∩ (Y = n)) = P(X = n) × P(Y = n) car les variables X et Y sont
indépendantes. Donc,

P ((U, V) = (n, n)) = pqn pqn = p2 q2n .


• Si n > m,

P ((U, V) = (n, m)) = P (((X = n) ∩ (Y = m)) ∪ ((X = m) ∩ (Y = n)))


= P(X = n) × P(Y = m) + P(X = m) × P(Y = n)
= 2pqn pqm = 2p2 qn+m .

Finalement

2p2 qn+m si n > m
pour tout (n, m) ∈ N2 tel que n > m, P ((U, V) = (n, m)) = .
p2 q2n si n = m
2) • U(Ω) = N. Soit n ∈ N.

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+∞
X n
X
P(U = n) = P ((U, V) = (n, m)) = P ((U, V) = (n, m))
m=0 m=0
n−1
X
2 2n
=p q + 2p2 qn+m (même si n = 0 (somme vide))
m=0

2 2n 1 − qn
=p q + 2p2 qn (même si n = 0)
1−q
= p2 q2n + 2pqn (1 − qn ) .

• V(Ω) = N. Soit m ∈ N.

+∞
X +∞
X
P(V = m) = P ((U, V) = (n, m)) = P ((U, V) = (n, m))
n=0 n=m
+∞
X 1
= p2 q2m + 2p2 qn+m = p2 q2m + 2p2 q2m+1
1−q
n=m+1

= p2 q2m + 2pq2m+1 = pq2m (p + 2q) = pq2m (1 + q).


n−1 n−1
3) W(Ω) = N∗ . Pour n ∈ N∗ , P(W = n) = P(V = n−1) = pq2(n−1) (1+q) = (1−q)(1+q) q2 = 1 − q2 1 − 1 − q2

.
2 2 1
Donc, W suit la loi géométrique de paramètre 1 − q . Puisque q ∈]0, 1[, on sait que E(W) = puis
1 − q2
1 q2
E(V) = E(W) − 1 = 2
−1= .
1−q 1 − q2
4) P((U = 0) ∩ (V = 1)) = 0 et P(U = 0) × P(V = 1) = p2 × p2 q2 + 2pq3 6= 0. Donc, les variables U et V ne sont pas


indépendantes.
Exercice no 107.
Notons A l’événement « au premier tirage, la boule provient de l’urne U1 » (l’événement A est donc l’événement « au
premier tirage, la boule provient de l’urne U2 »).
  1
1) A, A est un système complet d’événements et P (A) = P A = 6= 0. D’après la formule des probabilités totales,
2
 1 2 1 4 17
p1 = P (B1 ) = P (A) × PA (B1 ) + P A × PA (B1 ) = × + × = .
2 5 2 7 35
17
La probabilité p1 que la première boule tirée soit blanche est .
35

2) Soit n ∈ N∗ . Bn , Bn est un système complet d’événements. D’après la formule des probabilités totales,


P (Bn+1 ) = P (Bn ) × PBn (Bn+1 ) + P Bn × PBn (Bn+1 )
2 4 6 4
= pn × + (1 − pn ) × = − pn + .
5 7 35 7
3) La suite (pn )n∈N∗ est arithmético-géométrique.
6 4
La fonction affine x 7→ − x + admet un point fixe et un seul :
35 7
6 4 41 4 20
x=− x+ ⇔ x= ⇔x= .
35 7 35 7 41
 
20 6 20
On sait alors que pour tout entier naturel non nul n, pn+1 − =− pn − puis que pour tout entier naturel non
41 35 41
nul n,
 n−1    n−1    n−1
20 6 20 6 17 20 3 6
pn − = − p1 − = − − =− × − ,
41 35 41 35 35 41 1435 35
et donc

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 n−1
20 3 6
− pn = × − .
41 1435 35
 n−1
20 3 6
Pour tout entier naturel non nul n, pn = − × − .
41 1435 35
Exercice no 108.
1) X(Ω) = N = Y(Ω). Soit i ∈ N.

+∞
X +∞
X +∞
1 1 X1
P(X = i) = P((X = i) ∩ (Y = j)) = =
e2i+1 j! e2i+1 j!
j=0 j=0 j=0
1
= .
2i+1
Soit j ∈ N.

+∞
X +∞
X +∞
1 1 X 1
P(Y = j) = P((X = i) ∩ (Y = j)) = =
e2i+1 j! ej! 2i+1
i=0 i=0 i=0
1 1 1 1 1j
= = = e−1 .
ej! 2 1 ej! j!
1−
2
 n−1
∗ ∗ 1 1 1
2) a) Soit Z = 1 + X. Z(Ω) = N . Soit n ∈ N . P(Z = n) = P(X = n − 1) = n = 1− .
2 2 2
1 1 1−p
Donc, Z suit une loi géométrique de paramètre p = . On sait que E(Z) = = 2 et que V(Z) = = 2.
2 p p2
On en déduit que E(X) = E(Z − 1) = E(Z) − 1 = 1 et V(X) = V(Z − 1) = V(Z) = 2.
b) Y suit une loi de Poisson de paramètre λ = 1. Donc, E(Y) = λ = 1 et V(Y) = λ = 1.
3) Soit (i, j) ∈ N2 .
1 1 1
P(X = i) × P(Y = j) = × = i+1 = P((X = i) ∩ (Y = j)).
2i+1 ej! e2 j!
Donc le variables X et Y sont indépendantes.
4)

+∞
X +∞
X +∞
1 1 X (1/2)i 1 1/2
P(X = Y) = P((X = i) ∩ (Y = i)) = = = e
e2i+1 i! 2e i! 2e
i=0 i=0 i=0
1
= √ .
2 e
Exercice no 109.
Ω est l’ensemble des tirages successifs sans remise des n + 2 boules ou encore l’ensemble des permutations des n + 2 boules.
Le nombre de tirages successifs et sans remise des n + 2 boules est (n + 2)! ou encore card (Ω) = (n + 2)!.
1) L’urne contient n + 2 boules. La première boule blanche peut apparaître au premier, deuxième ou troisième tirage ou
encore X (Ω) = J1, 3K.
• X = 1 est l’événement : « la première boule tirée est blanche ». On a n possibilités de tirer la première boule parmi les
n blanches puis pour chacune de ces n possibilités, on a (n + 1)! possibilités de tirer les n + 1 boules restantes. Donc

n × (n + 1)! n
p(X = 1) = = .
(n + 2)! n+2
• X = 3 est l’événement : « les deux premières boules tirées sont noires ». On a 2! = 2 possibilités de tirer les deux
premières boules puis pour chacune de ces deux possibilités, on a n! possibilités de tirer les n boules restantes. Donc,
2 × n! 2
p(X = 3) = = .
(n + 2)! (n + 1)(n + 2)
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• Enfin

n 2 (n + 1)(n + 2) − n(n + 1) − 2
p(X = 2) = 1 − p(X = 1) − p(X = 3) = 1 − − =
n + 2 (n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)
2n
= .
(n + 1)(n + 2)

n 2n 2
X(Ω) = J1, 3K et p(X = 1) = , p(X = 2) = et p(X = 3) = .
n+2 (n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)

2) La première boule numérotée 1 peut sortir au premier, deuxième, . . . , (n + 1)-ème tirage ou encore Y (Ω) = J1, n + 1K.
Soit k ∈ J2, n + 1K. L’événement Y = k est l’événement « les k − 1 premières boules ne portent pas le numéro 1 et la k-ème
n!
porte le numéro 1 ». Pour les k − 1 premières boules, on a n(n − 1) × . . . × (n − k + 2) = tirages possibles puis
(n − k + 1)!
n!
pour chacun des ces tirages on a 2 possibilités pour la k-ème boule et donc 2 × tirages possibles pour les k
(n − k + 1)!
premières boules. Pour chacun de ces tirages, on a (n + 2 − k)! tirages possibles des n + 2 − k boules restantes. Finalement,
n!
× 2 × (n + 2 − k)!
(n − k + 1)! 2(n + 2 − k)
p(Y = k) = = .
(n + 2)! (n + 1)(n + 2)
L’événement Y = 1 est l’événement « la première boule porte le numéro 1 ». Il y a 2 tirages possibles pour la première
boule puis pour chacun de ces deux tirages, il y a (n + 1)! tirages possibles des n + 1 boules restantes. Donc

2 × (n + 1)! 2(n + 1) 2(n + 2 − 1)


p(Y = 1) = = = .
(n + 2)! (n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)
Finalement

2(n + 2 − k)
Y(Ω) = J1, n + 1K et ∀k ∈ J1, n + 1K, p(Y = k) = .
(n + 1)(n + 2)

Exercice no 110.
1) a) Pour n ∈ N, posons an = P(X = n). Pour tout n ∈ N, |an | 6 bn où pour tout n ∈ N, bn = 1. Donc, RX = Ra >
Rb = 1.
On a montré que RX > 1.
X +∞
X +∞
X X
Puisque R > 1, ]−1, 1[⊂ DGX . De plus, an converge ( an = P(X = n) = 1) et (−1)n an converge absolument
n=0 n=0
(car ∀n ∈ N, |(−1)n an | = an ) et donc converge. Finalement, [−1, 1] ⊂ DGX .
+∞
X
tn P(X = n) = E tX .

Immédiatement, ∀t ∈ DGX , GX (t) =
n=0

b) On sait que GX est de classe C ∞


sur son intervalle ouvert de convergence et en particulier GX est de classe C∞ sur
] − 1, 1[. On sait de plus que
(k)
GX (0)
∀k ∈ N, P(X = k) = ak = .
k!

λn −λ (λt)n −λ
2) a) Pour tout n ∈ N, an = P(X = n) = e . Pour tout réel t, la série de terme général an tn = e converge
n! n!
et

∀t ∈ R, GX (t) = eλt e−λ = eλ(t−1) .


En particulier, R = +∞ puis DGX = R.
b) Puisque X et Y sont indépendantes, on sait que tX et tY sont indépendantes. Pour tout réel t ∈ [−1, 1],

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GX+Y (t) = E tX+Y = E tX tY = E tX E tY (car tX et tY sont indépendantes)
   

= GX (t)GY (t) = eλ1 (t−1) eλ2 (t−1) = e(λ1 +λ2 )(t−1)


+∞
X n
(λ1 + λ2 ) −(λ1 +λ2 )
= tn e .
n!
n=0

(λ1 + λ2 )n −(λ1 +λ2 )


D’après la question 1)b), ∀n ∈ N, P(X + Y = n) = an = e . X + Y suit une loi de Poisson de paramètre
n!
λ1 + λ2 .
Exercice no 111.
1) • ∀(k, n) ∈ N2 , P((X = k) ∩ (Y = n)) > 0.
• Soit n ∈ N.
+∞
X n    n
X  n n  
X
n 1 1 n
P((X = k) ∩ (Y = n)) = p(1 − p)n = p(1 − p)n = p(1 − p)n < +∞
k 2 2 k
k=0 k=0 k=0

puis
+∞ +∞ +∞
!
X X X p
P((X = k) ∩ (Y = n)) = p(1 − p)n = = 1 < +∞
1 − (1 − p)
n=0 k=0 n=0
X
Donc, la famille (P((X = k) ∩ (Y = n)))(k,n)∈N2 est sommable et P((X = k) ∩ (Y = n)) = 1.
(k,n)∈N2

On a donc bien défini une loi de probabilité.


2) a) Soit n ∈ N.

+∞
X n    n
X n 1
P(Y = n) = P((X = k) ∩ (Y = n)) = p(1 − p)n = p(1 − p)n .
k 2
k=0 k=0

b) Posons Z = 1 + Y. Z(Ω) = N∗ . Pour n ∈ N∗ ,

P(1 + Y = n) = P(Y = n − 1) = p(1 − p)n−1 .


Donc, 1 + Y suit une loi géométrique de paramètre p.
1 1−p
c) On sait alors que E(Y) = E(Z − 1) = E(Z) − 1 = −1= .
p p
3) X(Ω) = N. Soit k ∈ N.

+∞
X +∞    n
X  +∞   
k X n−k
n 1 n 1−p n 1−p
P(X = k) = P((X = k) ∩ (Y = n)) = p(1 − p) = p
k 2 2 k 2
n=0 n=k n=k
 k
1−p 1 1−p 1
=p k+1 (car 0 < < < 1)
2 2 2

1−p
1−
2
 k  k+1  k
1−p 2 2p 1−p
=p = .
2 1+p 1+p 1+p

Exercice no 112.
1) 1ère solution. Soit k ∈ J0, nK. Soit B une partie fixée à k éléments. Le nombre de couples (A, B) tels que A ⊂ B est
encore le nombre de parties A telles que A ⊂ B. Le nombre de ces parties A est

card (P (B)) = 2k .

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n n n−k
Ensuite, il y a parties à k éléments et donc 2 couples (A, B) tels que card(B) = k et A ⊂ B. En faisant varier
k k
k, on obtient
n  
X n k
a= 2 = (2 + 1)n = 3n .
k
k=0

2ème solution. Notons F l’ensemble des couples (A, B) tels que A ⊂ B.


Pour (A, B) ∈ F, définissons ϕ(A,B) : E →  {0, 1, 2} . ϕ(A,B) est une application de E dans {0, 1, 2}.
 0 si x ∈ A
x → 7 1 si x ∈ B \ A

2 si x ∈/B
Soit alors ϕ : F → {0, 1, 2}E . ϕ est bien sûr une bijection. Démontrons-le.
(A, B) 7 → ϕ(A,B)
- ϕ est une application de F vers {0, 1, 2}E .
- Soit ((A, B), (A ′ , B ′ )) ∈ F2 tel que ϕ(A,B) = ϕ(A ′ ,B ′ ) .
Soit x ∈ E. x ∈ A ⇔ ϕ(A,B) (x) = 0 ⇔ ϕ(A ′ ,B ′ ) (x) = 0 ⇔ x ∈ A ′ . Donc, A = A ′ .
Soit x ∈ E. x ∈ B \ A ⇔ ϕ(A,B) (x) = 1 ⇔ ϕ(A ′ ,B ′ ) (x) = 1 ⇔ x ∈ B ′ \ A ′ . Donc, B \ A = B ′ \ A ′ puis B = B ′
car A ⊂ B, A ′ ⊂ B ′ et A = A ′ . Finalement, (A, B) = (A ′ , B ′ ).
On a montré que ϕ est injective.
- Soit f ∈ {0, 1, 2}E . Soient A l’ensemble des x de E tels que f(x) = 0 puis B la réunion de A et de l’ensemble des x
de E tels que f(x) = 1. Alors A ⊂ B puis ϕ((A, B)) = f. On a montré que ϕ est surjective et finalement que ϕ
est bijective.
Puisque ϕ est une bijection, card(F) = card {0, 1, 2}E = 3n .


a = 3n .


2) Soit G = (A, B) ∈ (P(E))2 / A ∩ B = ∅ . Soit ψ : G → F . ϕ est bien une bijection de réciproque
(A, B) 7→ (A, A ∪ B)
ψ−1 : F → G . Donc, F et G sont équipotents puis
(A, B) 7→ (A, B \ A)

b = a = 3n .

3
3) Pour chaque couple (A, B) tels que A ∩ B = ∅, il y a exactement un triplet (A, B, C) ∈ (P(E)) tels que A, B et C
soient deux à deux disjoints et vérifient A ∪ B ∪ C = E à savoir le triplet (A, B, CE (A ∪ B)). Réciproquement, chaque triplet
3
(A, B, C) ∈ (P(E)) tels que A, B et C soient deux à deux disjoints et vérifient A ∪ B ∪ C = E fournit un et un seul couple
2
(A, B) ∈ (P(E)) tel que A ∩ B = ∅. Donc,

c = b = a = 3n .

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