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Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts


DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES
Identifiant juridique : BOI-CAD-TOPO-20-10-10-20120912
Date de publication : 12/09/2012

DGFIP

CAD – Travaux topographiques du cadastre


- Photogrammétrie - Établissement de plans
cadastraux par procédés photogrammétriques
(argentiques et numériques matriciels) - Généralités

Positionnement du document dans le plan :


CAD - Cadastre
Travaux topographiques du Cadastre
Titre 2 : La photogrammétrie
Chapitre 1 : Établissement de plans cadastraux par procédés photogrammétriques
Section 1 : Généralités

Sommaire :
I. Les missions aérophotographiques – Terminologie et caractéristiques générales
A. Objet de la photogrammétrie
B. La prise de vues aériennes argentiques
C. La prise de vues aériennes numériques matricielles
D. Le couple stéréoscopique
II. La restitution stéréophotogrammétrique argentique
A. Principe de la restitution
B. Opérations préalables
III. La restitution stéréophotogrammétrique numérique
A. Principe de la restitution
B. Opérations préalables
1. La trajectographie
2. L’orientation interne
3. L'orientation relative
4. Le géoréférencement du stéréomodèle ou orientation absolue
IV. Le déroulement d'un chantier photogrammétrique
A. La préparation de la prise de vues
1. Établissement de la mappe de prise de vues
2. Établissement du plan de vol
3. Établissement des plans de signalisation

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Date de publication : 12/09/2012

B. Trajectographie (prise de vues numériques uniquement)


C. Stéréopréparation et canevas d'appui
D. Signalisation
E. Aérotriangulation
F. Restitution
G. Complètement
H. Mise au point définitive du plan-minute

I. Les missions aérophotographiques – Terminologie et


caractéristiques générales

A. Objet de la photogrammétrie
1
La photogrammétrie a pour but de définir la position dans l'espace, la forme et les dimensions d'un
objet en utilisant essentiellement des mesures faites sur plusieurs photographies de ce dernier. Le
traitement de ces mesures peut être analytique (prise de vues argentiques) ou numérique (prise de
vues numériques).

B. La prise de vues aériennes argentiques


10
L'exécution de travaux cadastraux par procédés photogrammétriques requiert la réalisation d'une
prise de vues aériennes du chantier à traiter.
Toute prise de vues aériennes est caractérisée par deux paramètres fondamentaux :
- l'échelle moyenne des clichés, E étant le facteur d'échelle des clichés ;
- la focale f de l'objectif de la chambre de prise de vues.
Un cliché argentique est un carré de coté c.
Dans le cas idéal où le cliché et le terrain photographié sont horizontaux, ces deux paramètres
déterminent (cf. BOI-CARTE-000002) :
- la hauteur moyenne H de vol de l'avion au-dessus du sol : H = f x E
- l'emprise théorique L au sol d'un cliché de côté c : L = c x E
Exemples : pour une valeur de c égale à 22,7 cm
Échelle : 1/2 500 ; focale : 210 mm ; hauteur de vol : 525 m ; emprise au sol : 568 m
Échelle : 1/4 000 ; focale : 152 mm ; hauteur de vol : 608 m ; emprise au sol : 908 m
20
Les paramètres ci-dessus étant fixés, il est nécessaire, pour assurer la couverture
aérophotographique d'un chantier, que l'avion effectue plusieurs survols du territoire selon des lignes
de vol distinctes et généralement parallèles que l'on nomme « axes de vol » (cf. BOI-CARTE-000003).
L'ensemble des clichés pris suivant un même axe de vol constitue une « bande de vol ».
En outre, la mise en œuvre des méthodes photogrammétriques exige que les clichés d'une même
mission aérophotographique respectent une répartition bien définie.
30
Les conditions de cette répartition sont les suivantes :
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- à l'intérieur d'une même bande de vol, deux clichés consécutifs doivent posséder une partie
commune (appelée « recouvrement longitudinal ») égale, généralement, à 60 % de l'emprise de
chaque cliché (cf. BOI-CARTE-000004) ;
- deux bandes de vol parallèles doivent posséder une partie commune (appelée « recouvrement
latéral ») dont l'ampleur est, généralement, égale à 25 % de l'emprise de chaque bande (cf. BOI-
CARTE-000004) ;
- d'une bande de vol à l'autre, les centres des clichés doivent théoriquement être en regard les uns
des autres, c'est-à-dire sur des lignes perpendiculaires aux axes de vol (cf. BOI-CARTE-000004).
Lorsque ces conditions sont respectées, la répartition des clichés d'une mission aérophotographique
est celle donnée par la figure du BOI-CARTE-000003.
40
Lors de la préparation d'une mission aérienne photographique, il convient tout d'abord, en fonction de
l'échelle de prise de vues retenue (ou échelle des clichés), de la focale utilisée, du format des clichés
et des recouvrements latéraux et longitudinaux désirés, de calculer :
- la hauteur du vol ;
- l'emprise des clichés ;
- l'emplacement des centres des clichés et des axes de vol.

C. La prise de vues aériennes numériques matricielles


L’exécution de travaux cadastraux par procédé photogrammétrique numérique requiert la réalisation
d’une prise de vues aérienne du chantier à traiter.
50
Toute prise de vues numérique aérienne est caractérisée par deux paramètres fondamentaux :
- le GSD ou pixel sol (Ps) qui est la taille au sol d’un pixel du capteur (Pc) de la caméra numérique
(capteur DTC) ;
- la focale f de l’objectif de la chambre de prise de vues.
Un cliché numérique est un rectangle défini par :
- NL, le nombre de pixels du capteur dans sa longueur ;
- Nl, le nombre de pixels du capteur dans sa largeur ;
Dans le cas idéal où le cliché et le terrain sont horizontaux, ces deux paramètres déterminent (cf.
BOI-ANNX-000383) :
- 1/E, échelle moyenne des clichés tel que
- la hauteur moyenne H de vol de l’avion au-dessus du sol : 1/E = Pc/Ps
- l’emprise théorique au sol L et l d’une image numérique matricielle où : H = f x E
L = longueur au sol = NL x Ps
l = largeur au sol = Nl x Ps
Exemple :
Une caméra numérique avec une taille pixel du capteur DTC de 12 microns, un capteur de 13824
pixels x 7680 pixels et de focale f = 120 mm. Si le GSD est choisi à 8 cm, alors :
L = 13824 x 0,08 = 1105,92 m et l = 7680 x 0,08 = 614,4 m
Ec = 80/0,012 = 6667 et H = 0,120 x (80/0,012) = 800 m
60
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Les paramètres ci dessus étant fixés, il est nécessaire, pour assurer la couverture stéréoscopique
d’un chantier que l’avion effectue plusieurs survols du territoire selon des lignes de vol distinctes et
parallèles que l’on nomme « axe de vol » (cf. BOI-CARTE-000003). L’ensemble des images prises
suivant un même axe de vol constitue une « bande de vol ».
De plus la mise en œuvre des méthodes photogrammétriques exige que les clichés d’une même
mission respectent une répartition bien définie.
70
Les conditions de cette répartition sont les suivantes :
- à l’intérieur d’une même bande de vol deux clichés consécutifs doivent posséder une partie commune
(appelée recouvrement longitudinal) égale généralement à 60 % de l’emprise de chaque cliché. Le
recouvrement longitudinal peut être porté à 80 % pour des zones urbaines denses.
- deux bandes de vol parallèles doivent posséder une partie commune (appelée recouvrement latéral)
dont l’ampleur minimum est égale à 25 % de l’emprise de chaque bande.
- pour les chantiers dont le plan final doit être de classe de précision [10 cm] (ou de catégorie P3),
un recouvrement latéral de 60 % devra être prévu.
- d’une bande de vol à l’autre, les centres des clichés doivent théoriquement être en regard les uns
des autres c’est à dire sur des lignes perpendiculaires aux axes de vol (cf. BOI-CARTE-000004).
80
Lors de la préparation d’une mission aérienne photogrammétrique numérique, il convient tout d’abord,
en fonction de la valeur du pixel et de la focale de la caméra ainsi que des recouvrements et de la
taille du GSD choisis de calculer :
- la hauteur de vol ;
- l’emprise des clichés ;
- l’emplacement des centres des clichés et des axes de vols.
Les formules permettant d’effectuer ces calculs ainsi qu'un exemple sont regroupés dans le BOI-
ANNX-000384.

D. Le couple stéréoscopique
90
Dans sa définition première, on appelle « couple stéréoscopique » - ou, plus simplement, « couple »
- l'ensemble des deux clichés consécutifs d'une même bande de vol (cf. BOI-CARTE-000004).
100
Par extension, le terme « couple » est également utilisé pour désigner la partie photographique
commune à ces deux clichés.
Considérée dans sa totalité, cette partie commune constitue le « couple maximal », par opposition au
« couple utile » qui est limité par un rectangle dont les côtés passent, respectivement, par les centres
des clichés et par les axes des zones de recouvrement latéral.

II. La restitution stéréophotogrammétrique argentique


110
L'établissement d'un plan topographique à partir de photographies aériennes argentiques exige la
transformation des images obtenues - qui correspondent à une perspective conique - en une projection
orthogonale sur un plan de référence. Cette opération, appelée « restitution » est réalisée en exploitant
les couples stéréoscopiques.

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A. Principe de la restitution
120
Le principe de la restitution réside dans la reconstitution exacte des conditions dans lesquelles a eu
lieu la prise de vues.
130
À chaque cliché correspond un faisceau perspectif formé par l'ensemble des rayons qui joignent
le centre de l'objectif de prise de vues (ou centre de projection) à chaque point-image du cliché.
Abstraction faite de la réfraction atmosphérique et de la distorsion de l'objectif, ce faisceau est
semblable à celui que formaient, au moment de la prise de vues, les rayons joignant ledit centre aux
points correspondants du terrain.

B. Opérations préalables
140
Dans la pratique, la position relative des deux faisceaux perspectifs correspondant aux deux clichés
d'un couple ne peut être connue que d'une façon très approximative. De ce fait, on est conduit,
préalablement à la restitution proprement dite, à exécuter trois opérations fondamentales qui sont :
- la mise en place des clichés sur le stéréorestituteur ou orientation interne ;
- la formation du stéréomodèle ou orientation relative ;
- le géoréférencement du stéréomodèle ou orientation absolue.

III. La restitution stéréophotogrammétrique numérique


150
L’établissement d’un plan topographique à partir de clichés numériques aériens se recouvrant
nécessite de constituer un modèle virtuel 3D géoréférencé dans lequel chaque point du terrain a son
image dans le modèle par l’intermédiaire d’une projection orthogonale liant chaque point du terrain
au modèle.

A. Principe de la restitution
160
Le principe s’appuie sur l’utilisation numérique des paramètres nécessaires à la génération d’un
modèle 3D géoréférencé. Ces paramètres peuvent être :
- fournis (fichiers d’orientation interne, trajectographie) ;
- calculés (élimination de la parallaxe transversale, mise à l’échelle et géoréférencement du
stéréomodèle).
Le résultat final constituant, contrairement à la restitution argentique, un bloc 3D continu couvrant la
totalité du chantier photographié.

B. Opérations préalables
170
Dans la pratique avant l’apparition des mesures satellitaires et inertielles embarquées il était
impossible de connaître même approximativement la position relative des faisceaux perspectifs les
uns par rapport aux autres. De ce fait, on était conduit préalablement à la restitution proprement dite,
à exécuter trois opérations fondamentales qui étaient :

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- la mise en place des clichés ou orientation interne ;


- la formation du stéréomodèle ou orientation relative ;
- le géoréférencement du stéréomodèle ou orientation absolue.
180
Aujourd’hui les caméras numériques sont connectées à un système GPS et à une centrale inertielle.
Une nouvelle opération préalable à la restitution (la trajectographie) complète ou annule certaines
opérations traditionnelles comme la formation du stéréomodèle, la mise à l’échelle, le basculement.

1. La trajectographie
190
La trajectographie (détermination de la position des centres de projection des clichés (CP) lors de la
prise de vues et des angles d'attitude) permet de supprimer ou de grandement faciliter les étapes 2°,
3° et 4° ci-après au moment de la restitution photogrammétrique (cf. BOI-ANNX-000385).

2. L’orientation interne
200
La restitution photogrammétrique d’images numériques implique de connaître des éléments
géométriques relatifs à chaque image. Ces informations sont extraites du certificat d’étalonnage de
chaque caméra numérique. Pour une prise de vues numériques, l’orientation interne se résume donc
au chargement des fichiers d’orientation interne préalablement à toute autre opération.

3. L'orientation relative
210
L’orientation interne étant réalisée, si la trajectographie n’a pas la précision voulue, l’orientation relative
va donc consister en l’élimination de la parallaxe transversale sur tous les points de tous les couples
du bloc :
- soit manuellement à l’aide de l’observation de la parallaxe longitudinale et transversale sur 6 points
de chaque couple ;
- soit automatiquement à l’aide d’algorithmes de corrélation de pixels basés sur l’utilisation de la
contrainte épipolaire ;
- soit par un mixte des deux méthodes précédentes.
Une fois l’orientation relative réalisée il faut passer à l’orientation absolue constituée de la mise à
l’échelle et du basculement.

4. Le géoréférencement du stéréomodèle ou orientation absolue


220
Le géoréférencement du stéréomodèle ou orientation absolue est réalisé en utilisant conjointement
l'aérocanevas et la trajectographie.

IV. Le déroulement d'un chantier photogrammétrique


Les principales opérations techniques concourant à la réalisation d'un plan cadastral à l'aide de la
photogrammétrie sont, dans l'ordre chronologique, les suivantes :

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A. La préparation de la prise de vues

1. Établissement de la mappe de prise de vues


230
La rédaction de ce document demande un travail de recherche et de préparation en ce qui concerne
la position des axes de vol, la position des clichés et l'emprise photographiée correspondante (le
périmètre du chantier correspond à celui indiqué dans le dossier de prospection du remaniement).
Elle est établie sur l'un ou les supports suivants :
- une image scannée de la carte de l'Institut géographique national (IGN) au 1/25 000 ;
- un fichier géoréférencé au format DXF ;
- une dalle orthophotographique couvrant le chantier photo.
240
Ce document est établi par l'atelier de photogrammétrie désigné pour la restitution du chantier en
collaboration avec le service de la direction régionale (ou départementale) des finances publiques
maitre d'œuvre du chantier.

2. Établissement du plan de vol


250
Le plan de vol est le document nécessaire à l'organisme chargé de l'exécution de la prise de vues
pour réaliser la mission photographique selon les conditions précisées par le demandeur. En fonction
des caractéristiques du chantier, ce document fixe la position des axes de vol successifs ainsi que,
sur chacun d'eux, l'emplacement des nadirs ou centres de clichés extrêmes. Il est établi sur l'un ou
les supports suivants :
- une image scannée de la carte de l'IGN au 1/25 000 ;
- un fichier géoréférencé au format DXF ;
- une dalle orthophotographique couvrant le chantier photo.
260
Ce document est établi par l'atelier de photogrammétrie désigné pour la restitution du chantier en
collaboration avec le service de la direction régionale (ou départementale) des finances publiques
maitre d'œuvre du chantier.

3. Établissement des plans de signalisation


270
Les plans de signalisation comportent l'emplacement de tous les points qui doivent être signalés au
sol avant la prise de vues.
On distingue deux plans de signalisation : l'un obligatoire, pour les points d'appui et de contrôle de
l'aérocanevas, l'autre facultatif pour les points de détails.
280
La rédaction définitive du premier document est réalisée à partir d'un projet confectionné par l'atelier
de photogrammétrie. Elle demande un travail de recherche et de préparation. Le plan de signalisation
est rédigé à partir de la mappe de prises de vues.
Le plan de signalisation relatif aux points de détails est rédigé sur un tirage de la section où sont
implantés les points de détails.
290

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Ces documents sont établis par le service du cadastre en charge du chantier de remaniement du plan
en collaboration avec l'atelier de photogrammétrie.

B. Trajectographie (prise de vues numériques uniquement)


300
Il s’agit de la détermination, par l’organisme chargé de la prise de vue, de la position des centres des
clichés (ou CP) dans les systèmes géodésiques légaux utilisés par la DGFiP et de la détermination
des angles d’attitude. La trajectographie est réalisée par la société retenue pour la prise de vues
aériennes.

C. Stéréopréparation et canevas d'appui


310
La stéréopréparation consiste à équiper le chantier des points d'appui nécessaires au calcul de
l'aérocanevas.
320
Ces points d'appui sont obligatoirement rattachés au système national de référence de coordonnées
applicable en France et utilisé par le service du cadastre dans les DOM (cf. BOI-CAD-TOPO-10 relatif
aux canevas). La stéréopréparation et le canevas d'appui sont réalisés par le service de la direction
régionale (ou départementale) des finances publiques maitre d'œuvre du chantier.

D. Signalisation
330
Cette opération consiste à implanter sur le terrain les signaux conformément aux plans de
signalisation. Elle est suivie, jusqu'à la réalisation de la prise de vues d'une surveillance permanente
du chantier afin d'éviter qu'ils ne disparaissent. La signalisation est effectuée par le service de la
direction régionale (ou départementale) des finances publiques maitre d'œuvre du chantier.

E. Aérotriangulation
340
L'aérotriangulation permet de déterminer, par photogrammétrie et à partir des points d'appui de la
stéréopréparation, les coordonnées des points de calage nécessaires à la mise à l'échelle et au
basculement des modèles dans les appareils de restitution.
L'ensemble des points d'appui de la stéréopréparation et des points de calage constitue l'aérocanevas.
350
L'opération comprend schématiquement deux phases :
- la première consiste à observer sur les clichés aériens les différents points de l'aérocanevas et
de liaison et, à effectuer la saisie numérique de leurs coordonnées-modèle ou coordonnées image
(restitution numérique). C'est l'acquisition des données ;
- la seconde a pour objet de calculer - c'est-à-dire d'exprimer dans le système de référence officiel -
les résultats de l'aérocanevas. C'est le traitement des données.
Dans le cas d'un chantier numérique, des données de trajectographie peuvent être utilisées en
complément de la stéréopréparation pour calculer l’aérocanevas (absence de points d’appuis dans
certaines zones boisées, étangs, etc.).
360

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L'aérotriangulation est réalisée par l'atelier de photogrammétrie désigné pour la restitution du chantier.

F. Restitution
370
La restitution est la traduction en mode numérique des éléments visibles de la photographie. Elle est
effectuée par l'atelier de photogrammétrie désigné. La production d'un plan numérique nécessite le
recours à la restitution assistée par ordinateur.

G. Complètement
Les éléments visibles sur un cliché aérien sont essentiellement des détails topographiques qui, sauf
cas particulier, coïncident assez rarement avec les limites foncières des éléments qui doivent figurer
sur le plan cadastral.
380
Le complètement a pour objet de rattacher, au moyen de courts mesurages, les limites de propriété
apparentes aux détails voisins nets et précis figurant sur la restitution photogrammétrique, ces détails
pouvant être des panneaux implantés lors de la signalisation. Il consiste également à mesurer les
débords de toits et à choisir les détails topographiques qui seront représentés au plan. L'opération
peut être réalisée soit avant la restitution (pré-complètement), soit après (post-complètement) ; une
solution mixte peut aussi être mise en œuvre.
Cependant, si les éléments fixes s’avèrent insuffisants un équipement GNSS (Global National Satellite
System) ou un appareil de levé de type « station totale numérique » peuvent être des compléments
de levé très efficaces.
Les travaux de complètement sont fondamentaux et constituent le complément indispensable de la
restitution. Ils sont effectués par les géomètres chargés des travaux de terrain. Leurs résultats sont
consignés sur des documents servant de « croquis de terrain » qui permettent de vérifier, a posteriori,
la qualité et l'exhaustivité des opérations exécutées.
390
Les travaux de complètement sont effectués par le service de la direction régionale (ou
départementale) des finances publiques maitre d'œuvre du chantier.

H. Mise au point définitive du plan-minute


400
La mise au point définitive du plan-minute est à la charge du géomètre chargé des travaux de terrain.
Cette opération consiste à établir le plan-minute à partir de la stéréo-minute issue de la restitution, en
exploitant les travaux de complètement ainsi que, le cas échéant, les petits levés complémentaires
sur le terrain pour les zones où la photographie aérienne n'est d'aucun secours (zones boisées).
Les conditions d'exécution des différentes opérations décrites succinctement ci-dessus sont détaillées
dans les chapitres suivants.

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cartographie

CARTE - CAD - Relations entre les paramètres


fondamentaux d'une prise de vues aériennes argentiques

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cartographie

CARTE - CAD - Les axes et bandes de vol

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cartographie

CARTE - CAD - Les recouvrements longitudinaux et latéraux

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procédés photogrammétriques (argentiques et numériques matriciels) - Généralités

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autres annexes

ANNEXE - CAD - Formules fondamentales à


l’établissement de la prise de vues numériques

Les abréviations suivantes sont utilisées. :

A = distance entre axes de vol ou entre bandes Ps = taille d’un pixel au sol (GSD)
B = base h ou H = hauteur de vol au dessus du sol
f = distance principale ou distance focale Z = altitude du terrain
l = largeur du cliché selon axe de vol Z0 = altitude de vol absolue (QNH)
L = emprise du cliché selon axe de vol sur le terrain v = vitesse de vol au dessus du sol (vitesse sol)

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Date de publication : 17/06/2013

Lc = longueur du cliché orthogonal à l’axe de vol Lbl = longueur d’une bande ou d’un bloc
Ls = emprise du cliché orthogonal à l’axe de vol sur lbl = largeur du bloc
le terrain
d = variation d’emprise pour 100 m de dénivel
Pc = taille d’un pixel du capteur de la caméra
E = facteur d’échelle

Les abréviations en italique ne sont pas représentées sur le schéma


Le tableau suivant explicite un exemple des différents calculs utiles à la rédaction d’un plan de vol.
Le recouvrement longitudinal est de 80 %. Le recouvrement latéral est de 25 %. Le GSD choisi est
de 8 cm et les paramètres de la caméra sont les suivants :
- focale : 105,2 mm ;
- taille des pixels du capteur DTC de la caméra numérique : 9 microns ;
- dimension du capteur de la caméra (Nl x NL) : 7 500 x 11 500 pixels.
Si les caractéristiques du chantier sont les suivantes :
- longueur du bloc photo : 5 200 m ;
- largeur bloc photo : 2 800 m ;
- altitude moyenne chantier 95 m.
Le tableau suivant explicite un exemple des différents calculs utiles à la rédaction d’un plan de vol.
Le recouvrement longitudinal est de 80 %. Le recouvrement latéral est de 25 %. Le GSD choisi est
de 8 cm et les paramètres de la caméra sont les suivants :
- focale : 105,2 mm ;
- taille des pixels du capteur DTC de la caméra numérique : 9 microns ;
- dimensions du capteur de la caméra (Nl x NL) : 7 500 x 11 500 pixels.
Si les caractéristiques du chantier sont les suivantes :
- longueur du bloc photo : 5 200 m ;
- largeur bloc photo : 2 800 m ;
- altitude moyenne chantier 95 m.

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Commentaire(s) renvoyant à ce document :


CAD – Travaux topographiques du cadastre - Photogrammétrie - Établissement de plans cadastraux par
procédés photogrammétriques (argentiques et numériques matriciels) - Généralités

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autres annexes

ANNEXE - CAD - Trajectographie

1
Un avion évolue selon trois axes. Ces axes sont appelés en aviation roulis (roll), tangage (pitch), lacet
(yaw). En photogrammétrie ces trois axes sont dénommés par les lettres grecs (ω,φ,k)

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Date de publication : 17/06/2013

10
En vol, les informations suivantes sont enregistrées :
- les données GPS avec une fréquence de 1 Hz (toutes les 1 secondes) ;
- les tops caméra en temps GPS ;
- les données inertielles (accélérations instantanées et angles d’attitude) avec une fréquence de 256
Hz dans un système local orienté suivant le nord géographique.
Au sol, le post-traitement des données suivant est réalisé :
- calcul des centres de phases de l’antenne GPS à une fréquence de 1 Hz, soit pour un avion volant
à 100 m/s (360 km/h) un point tous les 100 mètres ;
- utilisation des données de l’IMU à 256 Hz pour calculer un points tous les 40 cm par double intégration
des accélérations instantanées mesurées par la centrale à inertie (IMU) ;
- application des offsets antenne IMU + IMU caméra pour avoir la trajectographie à 256 Hz au niveau
des CP de la caméra ;
- interpolation de la position définitive du CP à l’aide du top caméra sur un segment de 40 cm ;
- correction des angles d’attitude de la centrale à inertie c’est à dire calcul de l’angle entre le système
IMU(Row, Pitch, Yaw) orienté au nord géographique et le système caméra (Omega, Phi, Kappa)
orienté suivant l’axe des Y de la projection utilisée, donc en utilisant la formule de convergence des
méridiens de la projection.
Commentaire(s) renvoyant à ce document :
CAD – Travaux topographiques du cadastre - Photogrammétrie - Établissement de plans cadastraux par
procédés photogrammétriques (argentiques et numériques matriciels) - Généralités

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CAD - Travaux topographiques du cadastre


- La vérification des travaux topographiques

Positionnement du document dans le plan :


CAD - Cadastre
Travaux topographiques du Cadastre
Titre 6 : La vérification des travaux topographiques

Sommaire :
I. Le contexte réglementaire
II. Les classes de précision
A. Les différentes erreurs
1. L'erreur interne
2. L'erreur propre au réseau légal de référence
3. L'erreur de rattachement
B. Les classes de précision
1. La classe de précision interne
2. La classe de précision totale
C. Vérification d'une classe de précision
III. Les classes de précision à la DGFiP
A. Le coefficient de sécurité
B. Dissociation de la planimétrie et de l'altimétrie
C. Vérification d'une classe de précision
1. Choix de l'échantillon
2. Mise en œuvre du contrôle
D. Les classes de précision à la DGFiP
1. Les canevas
a. Les canevas planimétriques
b. Les canevas altimétriques
c. Les canevas d'appui de géoréférencement
2. Le lever de détails
3. La confection de plans cadastraux
IV. La vérification des travaux topographiques
A. Vérification d'un canevas

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1. Choix des points


2. Vérification de la classe de précision
B. Vérification d'un remaniement du plan
1. Vérification de la classe de précision du plan
2. Vérification du récolement du bornage (uniquement en Alsace-Moselle)
C. Vérification d'un aménagement foncier agricole et forestier
1. Vérification du récolement de bornage
2. Vérification du calcul des contenances parcellaires
3. Vérification de la valeur topographique ou de la classe de précision du plan
a. AFAF dont les travaux ont débuté avant 2003
b. AFAF dont les travaux ont débuté après 2003
4. Rapport de vérification
D. Vérification du géoréférencement du plan
1. Généralités
2. La classe de précision d'un géoréférencement
3. La vérification d'un géoréférencement réalisé en régie
a. Pour les feuilles possédant un carroyage dans un ancien système de coordonnées
b. Pour les feuilles ne possédant pas de carroyage
4. La vérification d'un géoréférencement réalisé par un prestataire
5. La vérification des fichiers de géoréférencement obtenus auprès de l'IGN

I. Le contexte réglementaire
1
L'arrêté du 16 septembre 2003 et sa circulaire portent sur les classes de précision applicables aux
travaux topographiques réalisés par l'État, les collectivités locales et leurs établissements publics ou
exécutés pour leur compte. Il remplace l'arrêté du 21 janvier 1980 relatif aux tolérances applicables
en matière de travaux topographiques.
10
Tous les travaux topographiques doivent être spécifiés et évalués selon les modalités définies dans
l'arrêté du 16 septembre 2003.
Une exception : les aménagements fonciers agricoles et forestiers dont le marché public a été conclu
avant cette date seront évalués conformément aux prescriptions de l'arrêté du 21 janvier 1980.
La réglementation actuelle concerne l'ensemble des travaux topographiques de la Direction générale
des finances publiques (DGFiP) : les canevas, la confection de plans neufs (remaniement,
aménagement foncier agricole et forestier) et le géoréférencement du plan cadastral.
Il permet au donneur d'ordre de spécifier la précision souhaitée, indépendamment des moyens mis
en œuvre et met en place les modalités de son contrôle.
20
Le principe général consiste en un contrôle des écarts en position sur des points caractéristiques,
des objets levés, identifiés, ne présentant aucun caractère d’ambiguïté et déterminés par le donneur
d'ordre avec des moyens de précision au moins égale à deux fois celle prévue dans le contrat.
Les écarts en position sont analysés à la lumière du modèle statistique standard ou à l'aide d'un
gabarit d'erreurs spécifiques défini dans le contrat.

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II. Les classes de précision

A. Les différentes erreurs

1. L'erreur interne
30
L'erreur interne correspond à la cohérence des mesures entre elles, en dehors de toute imprécision
due au rattachement au système de référence.
Elle s'analyse à partir de l'écart entre les coordonnées obtenues pour chaque point par les mesures de
contrôle et celles que l'on obtient par calcul dans un système indépendant en appliquant la translation
(et pour 2 ou 3 coordonnées, une rotation) la plus favorable possible, sur l’ensemble des coordonnées
fournies pour ces points. Les éventuels points d’appui inclus dans le canevas figurent avec leurs
coordonnées déterminées dans le système indépendant.

2. L'erreur propre au réseau légal de référence


40
L'erreur propre au réseau légal de référence correspond à l'imprécision des points du réseau servant
au rattachement au système légal.
Elle est spécifiée par l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), avec
éventuellement plusieurs niveaux possibles en fonction des éléments du réseau effectivement utilisés
lors du rattachement. Si la discordance relevée entre les points du réseau légal de référence est plus
importante que la précision spécifiée par le gestionnaire, alors la précision est remplacée dans toutes
les évaluations ultérieures par la discordance de rattachement effectivement constatée.

3. L'erreur de rattachement
50
L'erreur de rattachement s'analyse, lorsque cela est possible, à partir des écarts sur les mesures
permettant le lien entre le réseau légal de référence et le canevas lui-même. Un rattachement ne peut
être considéré comme effectué que si le canevas considéré est rattaché à suffisamment de points du
réseau légal de référence pour mettre en évidence d'éventuelles discordances dans ce réseau. En
outre, la précision fournie pour le rattachement doit être cohérente avec celle des éléments du réseau
légal de référence effectivement utilisés pour celui-ci.

B. Les classes de précision

1. La classe de précision interne


60
La classe de précision interne est associée à l'erreur interne.
Elle s’applique à l'écart entre les coordonnées obtenues pour chaque point par les mesures de contrôle
et celles que l'on obtient par calcul dans un système indépendant en appliquant la translation (et pour
2 ou 3 coordonnées, une rotation) la plus favorable possible, sur l’ensemble des coordonnées fournies
pour ces points. Les éventuels points d’appui inclus dans le canevas figurent avec leurs coordonnées
déterminées dans le système indépendant.

2. La classe de précision totale


65
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La classe de précision totale, conçue pour être la plus communément employée s’applique aux écarts
entre les coordonnées fournies pour chaque point et celles que l'on obtient pour des mesures de
contrôle acquises dans le système légal de référence.
L'erreur totale résulte de la composition des erreurs internes, des erreurs de rattachement, et de
l'erreur propre au réseau légal de référence. Elle est la composition quadratique des erreurs internes,
de rattachement et de réseau.
Donc, l'erreur totale ne peut être inférieure à l'une de ces trois sources d'erreurs, et en particulier
à l'erreur propre du réseau légal de référence, telle qu'elle est spécifiée ou telle qu'elle résulte des
discordances relevées lors du rattachement.
70
Si on appelle [yy] la classe de précision totale, [xx] la classe de précision interne, [vv] la classe de
précision du réseau légal, [ww] la classe de précision des mesures de rattachement et [zz] celle du
rattachement du levé (avec [zz]² = [vv]² + [ww]²), alors ces classes de précision sont liées par les
relations :
[yy]² = [xx]² + [zz]²
[yy]² = [xx]² + [vv]² + [ww]²

C. Vérification d'une classe de précision


73
L'article 5 de l'arrêté du 16 septembre 2003 définit les conditions à remplir pour valider une classe
de précision selon le modèle standard.
Le principe est que sur un échantillon des points à contrôler, trois conditions cumulatives doivent être
remplies pour que cet échantillon soit d’une classe de précision [yy].
a) La première condition fait intervenir un écart moyen en position Emoypos. Il correspond à la moyenne
arithmétique des écarts en position Epos. Ces écarts en position représentent la distance euclidienne
qui sépare un point avec des coordonnées prestataire du même point avec des coordonnées
contrôlées.
L'écart moyen en position Emoypos de l'échantillon doit être inférieur à :
2 -1
[yy] x (1 + (2 x C ) ) cm
C étant le coefficient de sécurité des mesures de contrôle.
Les deux autres conditions sont des seuils limites déduits de probabilités statistiques.
b) Le premier seuil peut être dépassé mais par un nombre limité de points N'.
Le premier seuil est défini par :
2 -1
T = k x [yy] x (1 + (2 x C ) ) cm
1/2
N' ne doit pas excéder l'entier immédiatement supérieur à : 0,01 x N + 0,232 x (N)
(où k prend les valeurs indiquées dans la table 1 ci-dessous en fonction du nombre n de
coordonnées caractérisant la position des objets géographiques et suivant la même loi statistique).
Table 1 :
Table de valeurs 1

n 1 2 3
k 3,23 2,42 2,11

Lorsque n < 5, aucun écart supérieur à T n'est admis (cf. table 2 ci-dessous).
Table 2 :
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Date de publication : 03/05/2017

Table de valeurs 2

N de 1 5 à 13 14 à 44 45 à 85 86 à 133 185 241 299 360 423


à4 132 à 184 à 240 à 298 à 359 à 422 à 487
N' 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

c) Le second seuil ne doit pas être dépassé.


Aucun écart en position dans l'échantillon ne doit excéder le second seuil défini par :
2 -1
T = 1,5 x k x [yy] x (1 + (2 x C ) ) cm

III. Les classes de précision à la DGFiP

A. Le coefficient de sécurité
77
Les termes de l’article 3 de l'arrêté du 16 septembre 2003 précisent qu'une mesure n’est considérée
comme mesure de contrôle que lorsque sont mis en œuvre des procédés fournissant une précision
meilleure que celle de la classe de précision recherchée, avec un coefficient de sécurité C au
moins égal à 2. C est « le rapport entre la classe de précision des points à contrôler et celle des
déterminations de contrôle, classe de précision qui est elle-même évaluée selon les règles de l’Art ».
80
Ce coefficient C, « garantie » de la qualité du contrôle, a été fixé à 2 par la DGFiP pour l'ensemble
de ses travaux.
Ainsi, les moyens mis en œuvre pour la vérification doivent garantir une précision deux fois supérieure
à celle exigée pour la réalisation des travaux en respectant les règles de l'Art. C'est pourquoi,
l'utilisation des matériels GNSS (Global National Satellite System) est préconisée et notamment la
méthode GNSS « post-traitement ».

B. Dissociation de la planimétrie et de l'altimétrie


85
L'arrêté indique par ailleurs, que l'on ne comptabilise ensemble que les données suivant le même
modèle statistique selon la nature du lever.
Ainsi, le modèle altimétrique étant différent du modèle planimétrique, la DGFiP a défini des classes
de précision et des modalités de vérification des levers altimétriques et des levers planimétriques
différentes.
90
Pour cette raison, la vérification de la stéréopréparation se fera en deux étapes et avec des classes
de précision différentes en planimétrie et altimétrie.

C. Vérification d'une classe de précision


100
La classe de précision vérifiée par la DGFiP pour ses travaux techniques est toujours la classe de
précision totale.

1. Choix de l'échantillon
103

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Les points de contrôle sont choisis parmi des points caractéristiques, des objets levés, identifiés, ne
présentant aucun caractère d’ambiguïté en fonction :
- de leur mode de détermination initial et du risque d’imprécision sur chaque point ;
- du taux d’échantillonnage voulu ;
- du temps et des moyens dont on dispose.
En revanche, la méthode de contrôle ne dépend pas de la méthode de levé vérifiée. La méthode
de contrôle doit cependant permettre d'obtenir une classe de précision du levé de contrôle deux fois
meilleure que la classe de précision vérifiée.
Le volume de l'échantillon de contrôle, retenu par la DGFiP, est spécifié ci-dessous pour chaque type
de travaux topographiques.

2. Mise en œuvre du contrôle


107
La vérification est conduite à la lumière des prescriptions de l'article 5 de l'arrêté du 16 septembre
2003, le modèle standard ayant été choisi par la DGFiP pour la validation des classes de précision.
Cette vérification de classe de précision est réalisée avec le logiciel mis à disposition des services
du cadastre.

D. Les classes de précision à la DGFiP


110
L'ensemble des valeurs figurants dans ce paragraphes sont des valeurs maximales en centimètres.
Pour un lever topographique, toute classe de précision inférieure ou égale à la classe de précision
attendue pour le lever est acceptée.

1. Les canevas
a. Les canevas planimétriques
111
Les différentes valeurs des classes de précision relatives aux différents types de canevas sont
récapitulées dans le tableau ci-après :
Tableau des différentes valeurs des classes de précision relatives aux différents types de canevas

Type de canevas planimétrique Classes de précision (en cm)


Interne Réseau Mesures de Totale
d'appui rattachement
Points pérennes d'une densification de réseau 3 0,5 3 4
Divers travaux spéciaux tels l'élaboration ou la 2 2
vérification d'une base d'étalonnage
Canevas cadastral de précision 4 0,5 3 5
Canevas cadastral ordinaire 9 2 3 10
Canevas préalable à un aménagement foncier 9 2 3 10
agricole et forestier (AFAF)
Canevas d'appui d'une prise de vues permettant la 4 0,5 3 5
confection d'un plan de classe de précision [10] cm

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Canevas d'appui d'une prise de vues permettant la 9 2 3 10


confection d'un plan de classe de précision [20] cm

b. Les canevas altimétriques


112
Les différentes valeurs des classes de précision relatives au canevas altimétrique sont récapitulées
dans le tableau ci-après :
Tableau des différentes valeurs des classes de précision relatives au canevas altimétrique

Type de canevas altimétrique Classes de précision (en cm)


Interne Réseau Mesures de Totale
d'appui rattachement
Canevas d'appui d'une prise de vues 7 3 4 9

c. Les canevas d'appui de géoréférencement


113
Les différentes valeurs des classes de précision relatives au canevas d'appui pour des travaux de
géoréférencement sont récapitulées dans le tableau ci-après :
Tableau des différentes valeurs des classes de précision relatives au canevas d'appui pour des travaux de géoréférencement

Type de canevas Classes de précision (en cm)


Interne Réseau Mesures de Totale
d'appui rattachement
Canevas d'appui pour 40 14 40 60
travaux de géoréférencement

2. Le lever de détails
115
Les différentes valeurs des classes de précision relatives au lever de détails sont récapitulées dans
le tableau ci-après :
Tableau des différentes valeurs des classes de précision relatives au lever de détails

Type de lever Classes de précision (en cm)


Interne Réseau Mesures de Totale
d'appui rattachement
Lever de détails pour établir un 8 5 5 10
plan de classe de précision [10] cm
Lever de détails pour établir un 10 15 5 20
plan de classe de précision [20] cm

3. La confection de plans cadastraux


117
L'arrêté du 21 janvier 1980 avait défini la notion de catégories de plans (P1, P2, P3, P4, etc.) en
fonction de l'échelle et déterminé un coefficient Q correspondant à chaque catégorie.
L'article 6 de la circulaire relative à la mise en œuvre de l'arrêté du 16 septembre 2003 a établi une
correspondance entre le coefficient Q, la classe de précision totale approchée, l'échelle de constitution
et la catégorie du plan.
Elle est rappelée dans le tableau ci-après :
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Détail de la confection de plans cadastraux

Catégorie Échelle Coefficient Q Classe de précision


planimétrique (en cm)
P3 1/500 10 10
P4 1/1 000 ou 1/2 000 20 20
P5 1/2 000 (AFAF) 40 40
Remarques :
Les plans d'aménagement foncier agricole et forestier à l'échelle du 1/2 000 dont le marché public a été conclu
antérieurement à la date de publication de la présente documentation (12 septembre 2012) sont considérés comme des
plans de classe de précision [40] cm ou catégorie P5.
Les plans d'aménagement foncier agricole et forestier à l'échelle du 1/2 000 dont le marché public a été conclu
postérieurement à la date de publication de la présente documentation (12 septembre 2012) sont à confectionner comme
des plans de classe de précision [20] cm ou catégorie P4.

IV. La vérification des travaux topographiques

A. Vérification d'un canevas


119
Pour la conduite des travaux de vérification de canevas, on peut distinguer deux types de vérification :
- une vérification interne (avant rattachement au système légal de référence) ;
- une vérification totale (après rattachement).
120
Pour la vérification de travaux en régie, on privilégie la vérification de la classe de précision totale,
ce qui conduit à ne vérifier la classe de précision interne que lorsque la classe de précision totale
s'avère insuffisante.
Pour les travaux de vérification réalisés pour des tiers, on se réfère aux prescriptions du cahier des
charges fourni par le donneur d'ordre.
130
Le contrôle des travaux passe par une analyse statistique à l'issue des opérations. L'arrêté du 16
septembre 2003 impose, dans le principe, d'effectuer un levé de vérification avec une précision
meilleure que celle du levé vérifié. Le coefficient de sécurité étant égal à 2 pour les travaux réalisés
par la DGFiP, ce principe incite à privilégier les méthodes de levé GNSS (Global National Satellite
System) les plus sûres (il convient de se référer au BOI-CAD-TOPO-10 relatif au canevas). Aussi,
pour tout canevas, la méthode « temps réel » RTK (Real Time Kinematic) peut être mise en oeuvre.
Par contre, compte-tenu de la précision planimétrique garantie par les gestionnaires de réseau (5 cm),
la méthode « temps réel » NRTK (Network Real Time Kinematic) ne doit pas être mise en œuvre pour
la vérification de points de canevas dont la classe de précision est inférieure ou égale à [10 cm]. Sont
concernés par cette restriction tous les canevas planimétriques cités au III-D-1-a § 111.
Ainsi, seule la classe de précision d'un canevas d'appui de géoréférencement peut être vérifiée par
la méthode GNSS « temps réel » NRTK.
Dans les mêmes conditions, la méthode « temps réel » NRTK est aussi proscrite pour vérifier la classe
de précision d'un canevas altimétrique.

1. Choix des points


135

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Dans un premier temps, la vérification technique sur le terrain a pour but d'apprécier le choix et la
pérennité des points observés. Cette appréciation est réalisée par l'examen des éléments suivants :
- la matérialisation de tous les points ;
- le bon choix de l’emplacement des bornes (visées d'orientations existantes, conservation de
la borne) ;
- les fiches signalétiques (repérage correct, contrôle des cotes de repérage, etc.).
140
Le volume de points de contrôle est laissé à l'appréciation du vérificateur qui l'adapte au canevas à
vérifier. Cependant, l'échantillon des points de contrôle doit représenter au moins 20 % des points
du canevas vérifié.

2. Vérification de la classe de précision


145
Pour chaque point contrôlé, il convient de calculer l’écart en position entre sa détermination initiale et
celle de contrôle et de vérifier le respect des tolérances applicables au modèle standard conformément
aux prescriptions figurant au II-C § 73.
Pour chaque type de canevas vérifié, la valeur de la classe de précision totale ainsi que les différents
seuils attachés à chaque valeur sont récapitulés dans le tableau ci dessous :
Tableau récapitulant pour chaque type de canevas vérifié, la valeur de la classe
de précision totale ainsi que les différents seuils attachés à chaque valeur

Type de canevas Classe de Emoypos er


1 seuil (cm) 2
ème
seuil
précision inférieur (cm)
totale (cm) à (cm)
Points pérennes d'une densification de 4 4,50 10,89 16,34
réseau
Divers travaux spéciaux tels l'élaboration 2 2,25 5,45 8,17
ou la vérification d'une base d'étalonnage
Canevas de précision 5 5,63 13,61 20,42
Canevas ordinaire 10 11,25 27,23 40,84
Canevas préalable à un AFAF 10 11,25 27,23 40,84
Canevas d'appui d'une prise de vues 5 5,63 13,61 20,42
permettant la confection d'un plan de
classe de précision [10] cm
Canevas d'appui d'une prise de vues 10 11,25 27,23 40,85
permettant la confection d'un plan de
classe de précision [20] cm
Canevas d'appui de géoréférencement 60 67,50 163,35 245,03

En fonction des résultats obtenus, le vérificateur prononce l'acceptation pure et simple des travaux,
l'acceptation des travaux sous réserve de rectification des écarts constatés dépassant les seuils, soit
le refus des travaux.
Ces éléments sont consignés dans un rapport de vérification n° 6160-SD et ses intercalaires n° 6161-
SD.

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B. Vérification d'un remaniement du plan

1. Vérification de la classe de précision du plan


150
Cette vérification a pour but de contrôler que le plan refait possède la classe de précision totale définie
conformément au tableau relatif à la classe de précision des plans cadastraux du III-D-3 § 117.
Les points de contrôle sont choisis parmi des points caractéristiques, des objets levés, identifiés, ne
présentant aucun caractère d’ambiguïté, Les coordonnées de ces points sont déterminées soit par
rayonnement, soit par lever GNSS et sont comparées à celles issues du plan numérique refait.
La vérification est exécutée obligatoirement sur le terrain en présence du géomètre.
160
La volumétrie de l'échantillon de contrôle est laissé à l'appréciation du vérificateur qui l'adapte à la
situation rencontrée. Cependant, le contrôle doit porter sur au moins 20 % des sections réalisées.
Pour chacune de ces sections, le vérificateur doit faire porter son contrôle sur un échantillon d'au
moins 80 points. Cette limite peut être abaissée pour l'adapter au volume d'éléments présents sur
la feuille de plan.
Les écarts obtenus sont analysés à la lumière des prescriptions de l'article 5 de l'arrêté du 16
septembre 2003. Les différentes valeurs des seuils en fonction de la classe de précision et de l'échelle
du plan sont récapitulées dans le tableau ci dessous :
Tableau récapitulant les différentes valeurs des seuils en fonction de la classe de précision et de l'échelle du plan

Échelle de Classe de Emoypos er


1 seuil (cm) 2
ème
seuil (cm)
confection précision inférieur à (cm)
du plan de totale (cm)
remaniement
1/500 10 11,25 27,23 40,84
1/1 000 ou 1/2 000 20 22,50 54,45 81,68

En fonction des résultats obtenus, le vérificateur prononce l'acceptation pure et simple des travaux ,
l'acceptation des travaux sous réserve de rectification des écarts constatés dépassant les seuils, soit
le refus des travaux.
Ces éléments sont consignés dans un rapport de vérification n° 6160-SD et ses intercalaires n° 6161-
SD.
Remarque importante :
Pour les mêmes raisons que celles évoqués lors du contrôle de canevas, la vérification d'un plan de classe de précision
[10 cm] ne peut être réalisée par la méthode GNSS « temps réel » NRTK. Dans ce cas, les méthodes GNSS « temps réel
» RTK ou de « post-traitement » sont adaptées.

2. Vérification du récolement du bornage (uniquement en Alsace-


Moselle)
165
La vérification du récolement du bornage est indépendante de celle de la valeur topographique du
plan.
170
Cette vérification a pour but de s'assurer, par sondage, de la sincérité des cotes figurant sur le plan.
Elle est effectuée conjointement avec celle de la valeur topographique.
Elle conduit à mesurer sur le terrain, entre bornes, des longueurs qui sont par ailleurs cotées sur le
plan d'aménagement foncier rural.
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Les écarts entre les longueurs mesurées et les cotes inscrites au plan sont comparés à la tolérance
T suivante :
1/2
T = 6 + 0,57 x (L) + 0,06 x L
formule dans laquelle T est exprimée en centimètres et L en mètres.
Un tableau donnant la valeur de cette tolérance en fonction de la longueur mesurée figure au BOI-
ANNX-000392.
Remarque :
Lors des mesurages de vérification effectués sur le terrain, il est recommandé de ne pas mesurer uniquement des longueurs
périmétriques entre bornes dont les cotes figurent sur le plan mais d'effectuer également quelques mesurages à l'intérieur
de la feuille vérifiée.

180
La volumétrie de l'échantillon de contrôle est laissé à l'appréciation du vérificateur qui l'adapte à la
situation rencontrée. Cependant, le contrôle doit porter sur au moins 20 % des sections réalisées par
le géomètre aménageur. Pour chacune de ces sections, le vérificateur doit faire porter son contrôle sur
un échantillon d'au moins 40 mesurages de cotes figurant sur le plan. Cette limite peut être abaissée
pour l'adapter au volume d'éléments présents sur la feuille de plan.

C. Vérification d'un aménagement foncier agricole et forestier


185
La vérification technique relative à un aménagement foncier agricole et forestier (AFAF) portent sur le
récolement du bornage, le calcul des contenances parcellaires et la classe de précision totale du plan.

1. Vérification du récolement de bornage


190
Cette vérification est conduite selon les mêmes modalités que celles prévues dans le cadre d'un
remaniement du plan en Alsace-Moselle (cf. IV-B-2 § 165 et suiv.).

2. Vérification du calcul des contenances parcellaires


195
L'arrêté du 16 septembre 2003 n'évoquant pas les tolérances applicables à l'écart entre deux
déterminations indépendantes des contenances des parcelles, deux cas sont à envisager selon que le
plan d'aménagement foncier rural a été confectionné par le géomètre aménageur en mode graphique
ou en mode numérique.
200
Si le plan d'aménagement foncier rural a été confectionné en mode graphique, la vérification du calcul
des contenances est conduite par sondage suivant les pratiques antérieures et par référence aux
tolérances figurant au BOI-ANNX-000399. Cette vérification doit porter sur au moins 20 % du volume
des parcelles à contrôler. Un tableau donnant la valeur de ces tolérances en fonction de la surface
contrôlée figure au BOI-ANNX-000389.
210
Si le plan a été confectionné en mode numérique, la vérification du calcul de contenance doit permettre
de s'assurer que le géomètre aménageur a bien effectué un calcul des contenances à partir des
coordonnées cartésiennes de tous les sommets de la parcelle. Cette vérification est effectuée par
sondage sur au moins 20 % du volume des parcelles à contrôler. Les écarts constatés ne devront pas
excéder un mètre carré pour tenir compte des règles d'arrondis.

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3. Vérification de la valeur topographique ou de la classe de


précision du plan
a. AFAF dont les travaux ont débuté avant 2003
215
Lorsque les travaux ont été commandés avant la parution de l'arrêté du 16 septembre 2003, ils doivent
être conformes aux prescriptions de l'arrêté du 21 janvier 1980. La vérification porte sur la valeur
topographique du plan.
220
Cette vérification a pour objet de s'assurer que le plan a la précision requise et peut, dès lors, être
classé dans la catégorie à laquelle il doit appartenir. Les plans d'AFAF doivent appartenir, suivant leur
échelle de confection, aux catégories suivantes :
- plans au 1/1 000 : catégorie P4 ;
- plans au 1/2 000 : catégorie P5.
La vérification est exécutée obligatoirement sur le terrain, en présence du géomètre aménageur.
Afin d'éviter d'introduire des erreurs propres à la vérification -ce qui fausserait l'appréciation à formuler
quant à la catégorie dont relève effectivement le plan- les mesurages sont :
- soit exécutés directement au ruban, sous réserve que la mesure de contrôle puisse être
effectuée en une seule portée ;
- soit par rayonnement, à l'aide d'un tachéomètre ;
- soit directement à partir d'un équipement GNSS.
Dans cette dernière éventualité, la longueur « terrain » entre deux points rayonnés depuis un point
quelconque de station est calculée au bureau, à partir des coordonnées locales de ces points.
Les longueurs « terrain » Lt sont ensuite comparées aux longueurs homologues Lp mesurées sur le
plan.
230
La volumétrie de l'échantillon de contrôle est laissé à l'appréciation du vérificateur qui l'adapte à la
situation rencontrée. Cependant, le contrôle doit porter sur au moins 20 % des sections réalisées par
le géomètre aménageur. Pour chacune de ces sections, le vérificateur doit faire porter son contrôle
sur un échantillon d'au moins 40 longueurs. Cette limite peut être abaissée pour l'adapter au volume
d'éléments présents sur la feuille de plan.
Pour chaque feuille vérifiée, le nombre d'écarts individuels hors tolérance est inférieur ou égal à la
valeur admissible fixée par le tableau suivant :
Tableau fixant pour chaque feuille vérifiée, le nombre d'écarts
individuels hors tolérance est inférieur ou égal à la valeur admissible

Nombre d'écarts < 20 de 20 à 49 de 50 à 99 > 100


individuels n
Nombre d'écarts 1 2 3 4 % de n
hors tolérance
admissible

Il est procédé dans ce cas au calcul de la moyenne quadratique des écarts individuels Emq, les écarts
hors tolérance n'étant pas pris en compte pour ce calcul. Cette moyenne doit être inférieure ou égale
à la tolérance T suivante :

T= cm
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formule dans laquelle :


- n' est le nombre d'écarts individuels retenus pour calculer Emq ;
- Q dépend de la catégorie du plan.
Si cette condition est satisfaite, le plan est considéré comme ayant la précision requise sous réserve
de mettre en accord le plan (ou le fichier) et les cotes de vérification en ce qui concerne les écarts
dépassant la tolérance.
Tous ces éléments sont consignés dans un rapport de vérification n° 6160-SD et ses intercalaires n
° 6161-SD.

b. AFAF dont les travaux ont débuté après 2003


240
Les travaux de vérification de la classe de précision des plans confectionnés dans le cadre d'un AFAF
sont conduits de manière identique à ceux réalisés dans le cadre d'un remaniement.
250
La volumétrie de l'échantillon de contrôle est laissé à l'appréciation du vérificateur qui l'adapte à la
situation rencontrée. Cependant, le contrôle doit porter sur au moins 20 % des sections réalisées par
le géomètre aménageur. Pour chacune de ces sections, le vérificateur doit faire porter son contrôle
sur un échantillon d'au moins 80 points. Cette limite peut être abaissée pour l'adapter au volume
d'éléments présents sur la feuille de plan.
La vérification est exécutée obligatoirement sur le terrain, en présence du géomètre aménageur.
260
Les écarts obtenus sont analysés à la lumière des prescriptions de l'article 5 de l'arrêté du 16
septembre 2003. Les différentes valeurs des seuils en fonction de la classe de précision et de l'échelle
du plan sont récapitulées dans le tableau ci dessous :
Tableau des différentes valeurs des seuils en fonction de la classe de précision et de l'échelle du plan

Échelle de Classe de Emoypos er


1 seuil (cm) 2
ème
seuil (cm)
confection précision inférieur à (cm)
du plan aménagé totale (cm)
1/1 000 ou 1/2 000 20 22,50 54,45 81,68
Remarque :
Les plans d'aménagement foncier agricole et forestier à l'échelle du 1/2 000 dont le marché public a été conclu après 2003
et antérieurement à la date de publication de la présente documentation (12 septembre 2012) sont considérés comme des
plans de classe de précision totale [40] cm ou catégorie P5.

4. Rapport de vérification
265
Les constatations faites au cours de la vérification technique sont relatées dans un rapport n° 6160-
SD auquel sont annexés les intercalaires n° 6161-SD à raison d'une par nature de contrôle.
Ces documents sont transmis au géomètre aménageur pour suite utile.
Puis, avant de les communiquer au maître d'ouvrage, le vérificateur y inscrit, si nécessaire, ses
nouvelles observations en concluant à la fin du rapport :
- soit à l'acceptation pure et simple des travaux ;
- soit à l'acceptation sous conditions de rectifier les éléments ayant conduit à des réserves. Le
rapport fera alors état des rectifications à effectuer ;
- soit au refus des travaux. Ceux-ci seront alors, à la diligence du maître d'ouvrage, repris par
le géomètre aménageur et soumis à nouveau à l'acceptation du service du cadastre.
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D. Vérification du géoréférencement du plan

1. Généralités
270
La vérification du géoréférencement est adaptée selon que les travaux ont été réalisés en régie ou
externalisés auprès d'un prestataire.
Les classes de précision à retenir sont celles définies ci-après, indépendantes du mode opératoire
choisi.

2. La classe de précision d'un géoréférencement


275
Pour les travaux de rattachement au système de référence des feuilles de plan non carroyées, la
vérification est réalisée par échantillonnage, pour chaque lot de feuilles de même échelle, selon la
classe de précision planimétrique totale [YY] cm avec un coefficient de sécurité C égal à 2.
280
La classe de précision totale à retenir, pour chaque lot de feuilles d’échelle identique, dépend de
l’échelle du plan à rattacher. Elle est donnée par la relation suivante :
[YY] = 2 / (9 x E) cm
où E représente l’échelle du lot de plans à géoréférencer.
La classe de précision totale [YY] obtenue par la relation ci-avant sera arrondie à la dizaine de
centimètres supérieure.
Le tableau ci-après reprend les classes de précision ainsi obtenues selon l’échelle du plan
géoréférencé :
Tableau des classes de précision obtenues selon l’échelle du plan géoréférencé

Échelle du plan Classe de précision totale


à retenir (en m)
1/625 1,4
1/1 000 2,3
1/1 250 2,8
1/2 000 4,5
1/2 500 5,6
1/4 000 8,9
1/5 000 11,2
1/8 000 17,8

La vérification est conduite conformément aux indications portées aux IV-D 3 à 5 § 285 et suivants.
Le tableau ci- dessous récapitule les différentes valeurs (en centimètres) des seuils en fonction de
l'échelle du plan géoréférencé :
Valeurs des seuils en fonction de l'échelle du plan géoréférencé

Échelle Emoypos inférieur à er


1 seuil 2
ème
seuil
2 -1 2 -1 2 -1
T = [xx] x (1 + (2 x C ) ) m T = k x [xx] x (1 + (2 x C ) ) m T = 1,5 x k x [xx] x (1 + (2 x C ) ) m
1/625 1,58 3,82 5,73

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1/1 2,59 6,27 9,41


000
1/1 3,15 7,62 11,43
250
1/2 5,06 12,25 18,38
000
1/2 6,3 15,25 22,87
500
1/4 10,01 24,22 36,33
000
1/5 12,6 30,49 45,74
000
1/6 20,03 48,47 72,71
000

Avec C=2 et k=2,42


Les travaux devront remplir simultanément les trois conditions pour être acceptés.
En fonction des résultats obtenus, le vérificateur prononce l'acceptation pure et simple des travaux,
l'acceptation des travaux sous réserve de rectification des écarts constatés dépassant les seuils, soit
le refus des travaux.
Ces éléments sont consignés dans un rapport de vérification n° 6160-SD et ses intercalaires n° 6161-
SD.

3. La vérification d'un géoréférencement réalisé en régie


a. Pour les feuilles possédant un carroyage dans un ancien système de
coordonnées
285
Pour les feuilles de plan possédant un carroyage dans un ancien système de coordonnées comme par
exemple le système Lambert zones en métropole, la vérification sera conduite par échantillonnage sur
l'ensemble des fichiers de géoréférencement produits selon les prescriptions du BOI-CAD-TOPO-50
relatif au géoréférencement du plan cadastral.
290
Ce contrôle ne consiste pas en la vérification du respect d'une classe de précision mais est réalisé
par le recalcul avec l'application d'initiative locale dédiée à ce type de travaux d'au moins 10 % du
nombre de fichiers de géoréférencement.
La vérification portera également sur le choix de la projection légale (par exemple, numéro de zone
correcte pour la projection CC 9 zones en métropole).

b. Pour les feuilles ne possédant pas de carroyage


300
Le géoréférencement est réalisé en régie par calcul en bloc, selon les prescriptions du BOI-CAD-
TOPO-50 relatif au géoréférencement du plan cadastral et est vérifié conformément aux dispositions
ci-après. Cette vérification porte sur les fichiers de géoréférencement issus du calcul en bloc et
produits par le logiciel d'initiative locale de la DGFiP.
Ainsi, pour chaque lot de feuilles de même échelle (ou de lot de fichiers de géoréférencement de
feuilles à même échelle), l'échantillon de contrôle est composé d'au moins 20 % du nombre total de
fichiers du lot en prenant soin qu'au moins un fichier de géoréférencement soit vérifié par commune.
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Date de publication : 03/05/2017

Pour chaque feuille de plan, les fichiers issus du calcul en bloc fournissent, en métropole, dans le
système de coordonnées CC 9 zones de la commune et dans le système de coordonnées « pixel »
de la feuille, les coordonnées des quatre coins du fichier image de la feuille.
Pour vérifier un fichier de géoréférencement, le vérificateur identifiera un point sur le terrain et son
homologue sur la feuille de plan. Ses coordonnées de contrôle sont obtenues sur le terrain par
procédés satellitaires et ses coordonnées issus du calcul en bloc sont obtenues dans PCI image
après avoir géoréférencé la feuille de plan où se trouve le point de contrôle avec le fichier de
géoréférencement contrôlé.
Les classes de précision à retenir sont celles fixées par la DGFiP au IV-D-2 § 275 à 280.
310
Cependant, il convient d'adapter le volume de l'échantillon de contrôle en fonction d'une part, de
la qualité du plan cadastral à géoréférencer et d'autre part de la nature du terrain. Le volume de
l'échantillon de contrôle pourra être augmenté dans les zones montagneuses ou à fortes dénivelées
et les zones frontalières ou côtières.
Remarque :
Les feuilles de plan disposant d'un carroyage incluses dans le calcul en bloc sont exclues de cette vérification puisqu'elles
sont vérifiée selon les prescriptions du IV-D-3-a § 285 à 290.

4. La vérification d'un géoréférencement réalisé par un prestataire


315
Aucune méthodologie n'est imposée au prestataire chargé des travaux, qui a seulement une obligation
de résultats (respect des classes de précision totales fixées par la DGFiP au IV-D-2 § 275 à 280.
320
Le contrôle d'un géoréférencement porte, en la forme, sur le dossier remis par le prestataire (il convient
de se reporter au BOI-CAD-TOPO-50 relatif au géoréférencement du plan cadastral) et, quant au
fond, sur la qualité des résultats obtenus.
Les résultats obtenus sont contrôlés par échantillonnage sur la zone que le prestataire aura
géoréférencée. Le contrôle consiste à déterminer à nouveau dans le système de coordonnées retenu
(Lambert 93 ou CC 9 zones pour la métropole) à partir du système national de référence géodésique
RGF93 pour la métropole au moins 10 % du nombre total de points fournis par le prestataire pour
chaque lot de feuilles de même échelle en veillant à ce que l'échantillon de contrôle porte sur toutes
les communes à vérifier.
Ces points de contrôle sont choisis par la DGFiP parmi les seuls points clairement identifiables sur le
terrain et seront déterminés par procédés satellitaires.
330
Dans le cas où des parties importantes de la zone à géoréférencer ne comporteraient que très peu
de points identifiables à la fois sur le plan cadastral et sur le terrain, le vérificateur déterminera sur
le terrain des points judicieusement choisis pour permettre leur report par construction sur le plan
cadastral image et ainsi en déduire (dans l’application PCI Image) une nouvelle détermination pour
un point fourni par le prestataire.
Remarque :
Les points déterminés par le prestataire ne doivent pas être utilisés par le vérificateur comme points d’appui connus en
coordonnées pour les opérations GNSS.

5. La vérification des fichiers de géoréférencement obtenus auprès


de l'IGN
340

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Compte tenu des spécificités de ce prestataire et de sa méthodologie de géoréférencement connue


de la DGFiP, la méthode de vérification figurant au IV-D-4 § 315 à 330 doit être adaptée en tenant
compte des indications ci-après.
Pour chaque lot de feuilles de même échelle (ou de lot de fichiers de géoréférencement de feuilles à
même échelle), l'échantillon de contrôle est composé d'au moins 20 % du nombre total de fichiers du
lot en prenant soin qu'au moins un fichier de géoréférencement soit vérifié par commune.
350
Les feuilles de plan disposant d'un carroyage sont exclues de la vérification puisque pour ces
feuilles, le géoréférencement est obtenu dans PCI image à partir du carroyage et non à partir du
fichier de géoréférencement de l'IGN (il convient de se reporter au BOI-CAD-TOPO-50 relatif au
géoréférencement du plan cadastral).
Pour chaque feuille de plan, les fichiers de l'IGN fournissent, en métropole, dans le système de
coordonnées CC 9 zones de la commune et dans le système de coordonnées « pixel » de la feuille,
les coordonnées des quatre coins du fichier image de la feuille.
Pour vérifier un fichier de géoréférencement, le vérificateur identifiera un point sur le terrain et
son homologue sur la feuille de plan. Ses coordonnées de contrôle sont obtenues sur le terrain
par procédés satellitaires et ses coordonnées « IGN » sont obtenues dans PCI image après avoir
géoréférencé la feuille de plan où se trouve le point de contrôle avec le fichier de l'IGN.
Les classes de précision à retenir sont celles fixées par la DGFiP au IV-D-2 § 275 à 280.
Cependant, il convient d'adapter le volume de l'échantillon de contrôle en fonction d'une part, de
la qualité du plan cadastral à géoréférencer et d'autre part de la nature du terrain. Le volume de
l'échantillon de contrôle pourra être augmenté dans les zones montagneuses ou à fortes dénivelées
et les zones frontalières ou côtières.
Le vérificateur pourra s'aider du fichier communal de métadonnées accompagnant les fichiers de
géoréférencement de l'IGN qui fournit diverses informations sur le géoréférencement réalisé par l'IGN.
La vérification de ce type de géoréférencement permettra d'orienter le service vers le choix d'utiliser
ou non, partiellement ou en totalité, les fichiers de l'IGN.
Le rapport de vérification n° 6160-SD et ses intercalaires n° 6161-SD seront systématiquement
adressés à l'administration centrale (bureau du cadastre) accompagnés de tous les éléments utiles à
l'analyse du rapport (feuilles de plan image, fichiers de géoréférencement, etc.).

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Date de publication : 17/06/2013

DGFIP

autres annexes

ANNEXE - CAD - Tolérances applicables au récolement du bornage

Tolérance relative aux écarts entre les longueurs mesurées sur le terrain entre bornes et les cotes
inscrites au plan :

T=
Au sein de cette formule, T est exprimée en centimètres et L en mètres.

L : longueur mesurée (m) Tolérance correspondante (cm)


Inférieure à 5 7
De 5 à 10 8
De 11 à 18 9
De 19 à 26 10
De 27 à 35 11
De 36 à 44 12
De 45 à 54 13
De 55 à 65 14
De 66 à 75 15
De 76 à 86 16
De 87 à 97 17
De 98 à 109 18
De 110 à 120 19
De 121 à 132 20
De 133 à 144 21
De 145 à 156 22

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De 157 à 168 23
De 169 à 180 24
De 181 à 193 25
De 194 à 205 26

Commentaire(s) renvoyant à ce document :


CAD - Travaux topographiques du cadastre - La vérification des travaux topographiques

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DGFIP

autres annexes

ANNEXE - CAD - Détermination


graphique des contenances cadastrales

Sommaire :
I. Formules relatives à la fixation des tolérances en matière de calcul des contenances
II. Tables des tolérances admissibles pour la détermination graphique des contenances cadastrales à
l'occasion de la confection des documents d'arpentage

I. Formules relatives à la fixation des tolérances en matière de


calcul des contenances
1
Quelle que soit l'échelle, ces formules sont de la forme :

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II. Tables des tolérances admissibles pour la détermination


graphique des contenances cadastrales à l'occasion de la
confection des documents d'arpentage
10
Ces tables sont accessibles par un lien PDF.
Elles indiquent à la fois par échelle du plan et par surface ancienne :
- les tolérances admissibles entre deux déterminations graphiques de la contenance de la partie
modifiée (colonne 2) ;
- les tolérances relatives aux procès-verbaux de délimitation et aux esquisses entre la masse ancienne
et le total des parcelles nouvelles issues de la division de cette masse lorsque leur nombre est compris
entre 2 et 10.
Ces tolérances sont indiquées aux colonnes 4 à 12 des tables en 1ère ou 2ème ligne selon qu'il s'agit
d'un procès-verbal de délimitation ou d'une esquisse.
Commentaire(s) renvoyant à ce document :
CAD - Mise à jour du plan - Document d'arpentage - Vérification et renvoi des documents
CAD - Travaux topographiques du cadastre - La vérification des travaux topographiques
CAD - Mise à jour du plan - Confection des documents d'arpentage - Travaux et signature

Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts


Directeur de publication : Bruno Bézard, directeur général des finances
publiques N° ISSN : 2262-1954
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Extrait du
Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts
DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES
Identifiant juridique : BOI-ANNX-000389-20130617
Date de publication : 17/06/2013

DGFIP

autres annexes

ANNEXE - CAD - Contrôle des contenances parcellaires

Tolérances (T) relatives à l'écart entre deux déterminations de la contenance d'une parcelle :

S désigne la superficie de la parcelle exprimée en centiares et T est exprimée en centiares.

Contenance Échelle Contenance Échelle


1/500 1/1000 1/2000 1/500 1/1000 1/2000
Ha a ca T T T HA a ca T T T
20 2 4 9 1 50 00 52 100 198
50 3 6 11 1 75 00 56 108 214
1 0 4 8 16 2 00 00 60 116 229
1 50 5 10 20 2 25 00 64 123 242
2 00 6 11 23 2 50 00 68 130 256
3 00 7 14 28 2 75 00 72 136 268
4 00 8 16 32 3 00 00 76 143 280
5 00 9 18 36 3 50 00 83 155 303
6 00 10 20 39 4 00 00 90 166 324
7 00 11 21 43 4 50 00 97 177 344
8 00 11 23 46 5 00 00 103 187 363

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Identifiant juridique : BOI-ANNX-000389-20130617
Date de publication : 17/06/2013

9 00 12 24 48 5 50 00 109 197 382


10 00 13 25 51 6 00 00 115 206 389
12 00 14 28 56 6 50 00 121 215 416
14 00 15 30 60 7 00 00 127 224 432
16 00 16 32 64 7 50 00 133 233 447
18 00 17 34 68 8 00 00 139 241 462
20 00 18 36 72 8 50 00 145 250 477
25 00 20 40 81 9 00 00 151 258 491
30 00 22 44 88 9 50 00 156 266 505
35 00 24 48 95 10 00 00 162 274 519
40 00 26 51 102 11 00 00 289 545
45 00 27 54 108 12 00 00 304 570
50 00 29 57 114 13 00 00 318 595
55 00 30 60 120 14 00 00 332 618
60 00 32 63 125 15 00 00 346 641
65 00 33 65 130 16 00 00 360 664
70 00 34 68 135 17 00 00 373 685
75 00 36 70 140 18 00 00 386 706
80 00 37 72 144 19 00 00 399 727
85 00 38 75 149 20 00 00 412 747
90 00 39 77 153 30 00 00 533 931
1 00 00 41 81 161 40 00 00 647 1094
1 25 00 47 91 180 50 00 00 758 1243

Commentaire(s) renvoyant à ce document :


CAD - Travaux topographiques du cadastre - La vérification des travaux topographiques

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