Controle en V F Dune Machine Asynchrone
Controle en V F Dune Machine Asynchrone
Année 2015-2016
De l’université de Montpellier
Dans :
À Montpellier
Par
REMERCIEMENTS
En premier lieu, je tiens à remercier M. Foucaran Alain, directeur de l’IES qui a rendu possible
la réalisation de ce stage au sein de ce laboratoire.
Je tiens à remercier sincèrement Monsieur Martiré pour l’opportunité qu’il m’a offerte
d’effectuer un stage sous sa tutelle.
Je remercie également messieurs les techniciens pour l’aide et le temps qu’ils ont bien voulu
me consacrer et ce même après la date de fin du stage.
Je remercie également les intervenants responsables de la formation (Master EEA), pour avoir
assuré la partie théorique de celle-ci.
Je souhaite adresser mes remerciements les plus sincères aux personnes qui m’ont apporté leur
aide et qui ont contribué à l’élaboration de mon rapport de stage.
J’adresse mes plus sincères remerciements à mes parents, mon frère et mes amis pour leur
soutien, leur patience, leurs conseils et leur relecture lors de la rédaction de ce rapport de stage.
Je tiens à exprimer ma reconnaissance envers eux qui ont eu la gentillesse de lire et corriger ce
travail.
Résumé
Le moteur asynchrone constitue l’essentiel du parc moteur dans les industries. On en retrouve
par exemple dans les systèmes de levage ou plus récemment dans des porte-avions. Il offre un
meilleur rapport performance/prix que d’autres moteurs tels que ceux continus par exemple.
Cependant sa commande reste complexe. La loi U/F ou ’commande scalaire’ est la plus simple
à mette en œuvre et surtout celle qui offre les performances les plus moyennes. Elle est basée
sur le modèle permanent de la machine asynchrone et donc ne tient pas compte du régime
transitoire. Ce rapport montre la nécessité de l’instauration d’une loi de commande, les éléments
de cette commande et sa mise en place à travers des simulations à l’aide du logiciel de
simulation PSIM.
Sommaire
Résumé ....................................................................................................................................... 3
I. Introduction ............................................................................................................................. 7
1. Le redresseur ............................................................................................................... 20
2. L’onduleur ................................................................................................................... 23
3. Simulation ................................................................................................................... 26
V. CONCLUSION ................................................................................................................... 32
Rs Résistance statorique
Ls Inductance statorique
Rr Résistance rotorique
Lr Inductance rotorique
Φs Flux statorique
Présentation du laboratoire
L’institut d’Electronique et des Systèmes (IES) est une Unité Mixte de Recherche du CNRS
(Institut INSIS) et de l’Université de Montpellier. Il est réparti entre le Campus du Triolet et
celui de Saint-Priest. Il est le résultat de la fusion du CEM2, du LAIN et du LEM entre les
années 2007 et 2010.
Grace à la polyvalence de ses compétences, l’IES apporte des solutions pour l’observation, la
mesure et l’analyse des phénomènes physiques qui nous entourent et participe donc à la
résolution des enjeux sociétaux pouvant aller des problèmes énergétiques, alimentaires ou
hydrauliques aux problèmes de santé d’urbanisme ou de sécurité
Conscient des évolutions technologiques et des demandes en matière de mesure toujours plus
complexes, l’IES met un point d’honneur à rester à la pointe de l’innovation.
Il oriente ses travaux vers une évolution scientifique et technique des composants et systèmes
en cherchant à :
Les intégrer en les miniaturisant, en utilisant des nanotechnologies…
Les rendre de plus en plus performants via l’utilisation de sources/ détecteurs dans de
nouvelles gammes spectrales de l’Infra Rouge et du Terahertz ou de composants faible
bruit.
Les rendre plus communicants en augmentant les bandes passantes
Perfectionner leur autonomie énergétique
Améliorer la fiabilité (de l’électronique et des matériaux en milieux agressifs par
exemple)
Le groupe « Energie et matériaux » (GEM) oriente ses recherches autour de la performance des
matériaux, de leurs composants et des systèmes pour l’énergie électrique. Ces activités sont destinées
principalement au domaine des transports et à celui des grands réseaux d’énergie électrique.
Le groupe « Energie et matériaux » cherche principalement à déceler les problèmes liés aux
phénomènes de dégradation des matériaux et des composants, dans le but de proposer une
évaluation des comportements en se projetant dans le futur.
I. Introduction
La machine asynchrone est actuellement le moteur le plus utilisé dans l’ensemble des
applications industrielles. De par sa robustesse, sa facilité de mise en œuvre, il représente la
solution technologique économique lorsque la vitesse d’entraînement du récepteur mécanique
doit rester quasiment constante malgré les variations du couple résistant. Par exemple on le
retrouve dans des applications telles que les stations de pompage, les ascenseurs, les
compresseurs de groupes producteurs du froid pour ne citer que cela. Ce moteur robuste
nécessite très peu d’entretien et sa durée de vie est presque illimitée.
Cependant, malgré toutes ses qualités, son bon fonctionnement est parfois altéré par des
perturbations (de tension, mécanique…) provoquées par des incidents sur le réseau de
distribution par exemple ou sur les installations électriques résultant du fonctionnement des
dispositifs de protection. Des précautions de mise en œuvre sont donc parfois employées pour
réduire la sensibilité des moteurs à ces perturbations (creux de tension, coupures…). De plus,
de par sa structure, la machine asynchrone à cage d’écureuil par exemple, possède un défaut
important par rapport à la machine à courant continu et aux machines de type synchrone. En
étant alimenté par une seule armature, le même courant crée le flux et le couple. Donc les
variations de flux vont créer des variations de couple ce qui est préjudiciable dans certaines
applications. Ce type de couplage donne à la machine asynchrone un modèle complètement non
linéaire, ce qui complexifie beaucoup la commande de cette machine.
Ainsi, grâce aux recherches et aux avancées technologiques, des méthodes de commande telle
que la loi V/F dite commande scalaire ont pu voir le jour.
Dans la deuxième partie, la commande scalaire sera présentée, ainsi que tous les éléments
(redresseur, onduleur…) permettant la réalisation de la commande scalaire et donc
l’asservissement du moteur.
Un stator, sous forme d’enroulement alimenté en triphasé dont la fonction est de créer un
champ magnétique tournant dans l’entrefer de la machine. Il constitue l’excitation ou
l’inducteur du moteur. Il a pour rôle de créer un champ magnétique tournant dans l’entrefer
de la machine. Dans tous les moteurs asynchrones, le stator reste inchangé, il n’y a que le
rotor qui permet de distinguer deux types de moteurs asynchrones distinct.
Un rotor constitué de conducteurs mis en circuit fermé. On distingue deux types de rotor :
Rotor bobiné : Son enroulement est situé dans un circuit magnétique constitué composé
de disques empilés sur l’arbre de la machine. Cet enroulement est obligatoirement
polyphasé, même si le moteur est monophasé, et, en pratique, toujours triphasé à couplage
en étoile. Les encoches, découpées dans les tôles sont légèrement inclinées par rapport à
l’axe de la machine de façon à réduire les variations de réluctance liées à la position
angulaire rotor/stator et certaines pertes dues aux harmoniques. Les extrémités libres des
enroulements rotoriques sont sorties et reliées à des bagues montées ssur l’arbre, sur
lesquelles frottent des balais en carbone. On peut ainsi mettre en série avec le circuit
rotorique des éléments de circuit complémentaires (résistances, électronique de
puissance…) qui permettent des réglages de la caractéristique couple/vitesse. Ce type de
moteur est utilisé essentiellement dans des applications où les démarrages sont difficiles
et/ou nombreux. Ce moteur est aussi nommé moteur à bagues, le collecteur et le balais
alimentent l’induit.
Rotor à cage simple ou « à cage d’écureuil » : Le circuit du rotor est constitué de barreaux
conducteurs en cuivre ou en aluminium régulièrement réparties entre deux couronnes
métalliques formant les extrémités. Cette cage est par la suite introduite dans un champ
magnétique similaire à celui du moteur à rotor bobiné. Les matériaux utilisés pour les
barres de la cage divergent en fonction des caractéristiques mécaniques et électriques
recherchées : Elles peuvent être en cuivre, en bronze ou en aluminium comme c’est le cas
pour des moteurs à basse tension(230/400V) par exemple. A l’inverse du rotor bobiné, le
rotor à cage simple ne possède ni balais ni collecteur. Ce type de moteur est beaucoup plus
aisé à construire que le moteur à rotor bobiné, il est d’une robustesse intrinsèque supérieure
et son coût de revient est inférieur Il n’est donc pas étonnant qu’il constitue la plus grande
partie du parc des moteurs asynchrones actuellement en service. Son inconvénient majeur
est qu’il a, au démarrage, de mauvaises performances (courant élevé et faible couple).
C’est pour remédier à cette situation qu’ont été développés deux autres types de cages
(rotor à double cage et rotor à encoches profondes).
La machine asynchrone peut selon sa construction, être alimentée par un réseau monophasé ou
par un réseau triphasé.
Les machines monophasées ont des performances bien moindres que celles triphasées et ont un
couple nul au démarrage sans artifice. De plus, le réseau étant triphasé et les machines à cage
d’écureuil triphasées représentant la grande majorité des applications, seule la machine
asynchrone triphasée fera l’objet de l’étude.
La caractéristique mécanique d’un moteur asynchrone montre qu’il existe un couple à vitesse
nulle. Il est donc possible de démarrer la machine en la branchant directement sur le réseau.
Il comprend :
Pour que le moteur ne reste pas bloqué et par conséquent n’appelle pas indéfiniment un courant
excessif, le couple moteur doit être supérieur au couple résistant imposé ici par la charge. Ce
couple moteur doit être assez grand pour éviter un démarrage trop lent et un appel de courant
long.
Cependant, un couple élevé permettra un démarrage bref mais causera un à-coup qui peut être
préjudiciable pour l’ensemble mécanique entraîné et causé une usure prématurée.
Ainsi, le couple moteur ne doit être ni trop grand ni trop petit.
Les résultats de simulation permettent de mettre en évidence les problèmes de la machine
asynchrone lors de son fonctionnement.
2. L’appel de courant
De plus, on constate que le courant est d’autant plus grand que la vitesse de rotation est faible.
3. Le couple et la vitesse
La vitesse évolue quant à elle presque linéairement pour atteindre une valeur fixe durant le régime établi.
On remarquera cependant que, durant le régime transitoire, la vitesse de rotation croit moins vite lorsque
le couple est décroissant. Ceci s'explique par le fait que le moteur tourne dans le sens inverse, l'arbre est
donc entrainé également dans le sens inverse.
4. La puissance absorbée
Pour résumer, la machine asynchrone alimentée directement sur le réseau présente de nombreux
avantages comme la simplicité de l’appareillage de commande ce qui à priori signifie moins de
coût de mise en œuvre, un couple important lors du démarrage, toujours supérieur au couple
nominal et un temps de démarrage court. Il convient aux moteurs de petite puissance par
exemple.
Cependant, l’appel de courant est très important et risque, si le rapport entre l’intensité de
démarrage et le courant n’est pas supporté par l’installation, de lui être préjudiciable.
Des solutions existent pour résoudre ce problème. Comme un démarrage sous tension réduite
(couplage étoile-triangle) (a), par auto-transformateur (b), par résistances statoriques (c) ou
rotoriques (d). Mais elles possèdent des inconvénients encore plus contraignant tels qu’un
couple de démarrage imposé par le réseau, une mise en régime plus longue (a) ; mise en œuvre
onéreuse ou ne convenant pas aux faibles puissances (b et d), si le courant est divisé par 3 alors
le couple est divisé par 9 (c).
De plus, le but est de parvenir à un contrôle du rapport V/F donc la solution technologique
adéquate doit permettre un asservissement de ce rapport.
Soit la figure (9) représentant le schéma de SteinMetz valable en régime permanent sinusoïdal
(convention récepteur).
Il est important de noter que toutes les grandeurs tensions et courants de ce schéma équivalent
sont à la pulsation ωs.
Le flux est créé par le courant circulant dans l’inductance magnétisante Lm. Afin d’optimiser
les performances de la machine, il faut que le flux et donc le courant magnétisant Io soit
maintenu sensiblement constant sur toute la plage de variation de vitesse.
Le moteur asynchrone est alimenté par un réseau d'alimentation triphasé et il produit un champ
tournant à la vitesse de synchronisme : ns=f/P
Ainsi, en agissant sur la fréquence on peut modifier la vitesse de synchronisme et donc le point
de fonctionnement du moteur.
Afin de simplifier encore plus le modèle figure (9), la résistance Rs est généralement négligée
(figure 10). Hypothèse qui n'est valable qu'au voisinage du point de fonctionnement nominal
de la machine.
Couple Electromagnétique :
PEM PEM 𝑃EM
CEM = = =p
Ω Ωs(1−g) ωs(1−g)
PTR
=p
ωs
𝑅′𝑟
Vs 𝑔
CEM = 3𝑝( )2 ∗ 𝑅′ 𝑟 2
(4)
ωs ( ) +(𝑁𝑠ωs)2
𝑔
On voit donc d’après la relation (5), que pour contrôler le couple électromagnétique de la
machine, il faut contrôler le flux statorique Φs (donc le courant) et la pulsation rotorique ωr
(Grandeur qui n'est pas directement accessible).
A flux statorique constant, on peut tracer (Fig 11) à partir de l'expression (5) la courbe de
variation du couple électromagnétique en fonction de la pulsation rotorique
Lorsque la pulsation est faible (ωr -> 0 : faible glissement), le couple électromagnétique est
proportionnel à la pulsation ωr :
ωr
CEM = 3pΦs 2 .
R′r
Cependant, ces caractéristiques sont limitées lorsque la valeur du glissement est faible, de plus
à fréquences ou tensions sont faibles, il n’est plus possible de négliger la résistance statorique
(Rs). Le couple délivré par la machine est alors déterminé par la caractéristique de la charge
mécanique entraînée. Forts de cette modélisation de la MAS et de son mode d’alimentation,
nous pouvons désormais envisager des lois de commande pour agir sur le couple et donc la
vitesse.
Il faut imposer une loi dite loi tension/fréquence (V/F) ou comme on préfère qualifier
l’alimentation triphasée par la valeur efficace U de sa tension composée, on parle aussi de loi
(U/F).
Ajustage manuel
Aussi appelé « boost manuel », cette méthode consiste à augmenter de façon fixe la tension à
basse fréquence, la tension appliquée au moteur ne dépendant pas de sa charge. Cette méthode
permet à la machine asynchrone, comme dans le cas de l’alimentation directe sur le réseau,
d’avoir un couple élevé à basse vitesse mais présente aussi l’inconvénient de maintenir un
courant élevé dans le moteur lors du fonctionnement à vide avec en plus des risques de
saturation et de surcharge. Cette méthode n’est donc pas la plus adéquate pour l’asservissement
de la machine.
Ajustage automatique
Au lieu de l’alimentation réseau « normale », cette méthode permet de délivrer au moteur une
tension compensée automatiquement de la valeur de la chute de tension aux bornes de la
résistance statorique (Rs). Ainsi, à une vitesse donnée, la tension fournie au moteur varie en
fonction de la charge. Aussi appelé “boost automatique”, c’est un réglage permet de faire varier
le coefficient et donc de compenser au plus juste la chute de tension RsI du moteur utilisé
(augmentation de la tension aux basses fréquences pour compenser la chute de tension aux
bornes de Rs).
Cet ajustage permet d’obtenir un couple élevé à basse vitesse, tout en ayant un courant faible à
vide. Par contre, il présente l’inconvénient d’augmenter le temps de réponse. Un excès de
compensation peut également conduire à une suralimentation entretenue du moteur :
- augmentation de la charge,
- augmentation de la tension,
- augmentation du courant.
Nous cherchons à agir sur une grandeur, le couple, et nous disposons de deux degrés de liberté
grâce à notre mode d’alimentation : les tensions sur les phases et la pulsation statorique. Comme
vu précédemment, le flux va être proportionnel au rapport de la tension aux bornes des phases
avec la fréquence statorique. On agira sur la vitesse en commandant la pulsation statorique, tout
en gardant ce flux constant. On veillera bien entendu à ne pas dépasser ainsi la tension nominale
de la machine. La loi est résumée dans le schéma suivant :
Au flux nominal, on ne peut plus considérer le circuit magnétique de la MAS comme non saturé,
cependant, nous supposerons que cette erreur de modèle n’aura que peu d’influence sur la
performance de la commande.
Les convertisseurs statiques sont des circuits électriques utilisant des semi-conducteurs de
puissance en régime de découpage pour traiter l’énergie électrique à haut rendement et assurer
les fonctionnalités suivantes :
1. Le redresseur
Pour assurer la conversion alternatif-continue, on utilise un montage redresseur ou plus
communément redresseur. Ils sont alimentés par une source monophasé ou triphasé selon les
applications et permettent d’alimenter en courant continu le récepteur de sortie.
L’énergie électrique générée et distribuée par le réseau étant alternative, on retrouve des
redresseurs dans de vastes domaines d’applications. A chaque fois que l’on a besoin de continu
en sortie mais que la distribution est alternative on utilise un redresseur.
Les redresseurs à diodes, ou redresseurs non contrôlés, ne permettent pas de faire varier le
rapport entre la ou les tensions alternatives d'entrée et la tension continue de sortie. De plus, ils
sont irréversibles, c'est-à-dire que la puissance ne peut aller que du côté alternatif vers le côté
continu.
Les redresseurs à thyristors, ou redresseurs contrôlés, permettent, pour une tension alternative
d'entrée fixée, de faire varier la tension continue de sortie. Ils sont de plus réversibles ; lorsqu'ils
assurent le transfert de puissance du côté continu vers le côté alternatif, on dit qu'ils fonctionnent
en onduleurs non autonomes.
C’est un montage à pont de diodes triphasés (PD3) dont l’indice de commutation est 3. Il est
donné par la durée de conduction de chaque diode et correspond au nombre de phases du réseau.
Ce qui signifie que chaque diode va conduire pendant un tiers de la période.
Il existe aussi des redresseurs commandés à thyristors dont le schéma de simulation est le
suivant :
La commande s’éffectue à l’aide d’un module sous psim ‘Switch Gating Block’. Il permet de
définir le motif de déclenchement du commutateur, chaque action est comptée comme un point
de commutation. Il permet de définir les angles de c
2. L’onduleur
Un onduleur est un convertisseur continu/ alternatif. Ils sont utilisés principalement dans deux
types de systèmes :
Les alimentations sans interruption (ASI). Elles servent habituellement comme système
d’alimentation de secours pour les systèmes informatiques par exemple. La source de
tension continue est généralement constituée d’une batterie d’accumulateurs. La
fréquence et la tension de sortie sont fixes.
Les variateurs de vitesse pour machines asynchrones. La source continue est obtenue
grâce à un redresseur. La fréquence et la tension de sortie de l’onduleur sont des
grandeurs variables.
La partie puissance de l’onduleur est composé de six interrupteurs. Chaque interrupteur
comporte un transistors IGBT et une diode en parallèle. Ces interrupteurs sont commandés par
la partie commande.
Les semi-conducteurs travaillant en commutation, la tension de sortie de sortie n’est pas
exactement sinusoïdale. Elle présente des parties de tension continue. Cependant, dans les cas
de la machine asynchrone, l’inductance du stator est suffisamment grande pour assurer le
filtrage.
alternance de la tension ou de courant de sortie est formée à largeur convenable ( Il existe deux
types de M.L.I :
M.L.I intersective : C'est la plus classique. Elle consiste à comparer la modulante (le
signal à synthétiser) à une porteuse généralement triangulaire. Le signal de sortie vaut
1 si la modulante est plus grande que la porteuse, 0 sinon ; le signal de sortie change
donc d'état à chaque intersection de la modulante et de la porteuse. Cette méthode se
prête bien à une réalisation analogique : il suffit d'un générateur triangle et d'un
comparateur. Il existe de nombreux circuits intégrés dédiés.
La MLI dite space vector (vecteur spatial) est surtout applicable aux variateurs de
vitesse triphasés sans neutre. Elle consiste à considérer globalement le système triphasé,
et à lui appliquer une transformée de Concordia pour se ramener dans le plan (Vα, Vβ).
Le système triphasé de tensions à générer pour la durée d'échantillonnage en cours peut
alors être représenté comme un unique vecteur dans ce plan. Ce vecteur n'est pas
directement réalisable par les interrupteurs du variateur, mais on peut chercher les trois
configurations les plus proches (situées sur les sommets et au centre de l'hexagone), et
les appliquer successivement pendant une fraction adéquate de la période
d'échantillonnage, de façon à obtenir en moyenne le vecteur recherché. En modulation
sinusoïdale, elle donne des résultats similaires à la MLI intersective à porteuse
triangulaire centrée.
On choisira donc un onduleur avec modulation de largeur d’impulsions. Soit le montage suivant
caractérisant une MLI avec porteuse triangulaire.
La commande MLI permet d’avoir un courant quasi-sinusoïdale en sortie (figure du haut). Plus
la fréquence de la porteuse sera élevée (la plus élevée possible) plus le courant en sortie aura
une forme sinusoïdale (figure du bas).
3. Simulation
Comme énoncé précédemment, pour réaliser la commande du moteur, nous avons besoin de
l’ensemble de ces éléments. Soit le montage suivant :
Figure 24: Résultats simulation : de haut en bas on a respectivement la vitesse, le couple et le courant
Pour se faire on crée un variateur de vitesse permettant la commande U/F qui permettra en plus
d’aérer le montage. On obtient le montage suivant :
Le variateur de vitesse (ici symbolisé par le bloc dq, la source et le bloc PI) assure les mêmes
fonctions que la partie précédente. En entrée il reçoit une consigne de courant à travers un bloc
‘Boost’ qui est reçoit le coéfficient K permettant la correction en vitesse.
La charge mécanique est contrôlée par un paramètre extérieur, ici une source ‘Step’ qui servira
de consigne en vitesse. De plus, on peut grâce à ce montage piloter la machine a des fréquences
différentes à l’aide de la constante 10 et du paramètre K symbolisant la fréquece d’entrée du
système.
Idéalement, les paramètres de sortie de la machine (couple, vitesse) devraient avoir l’allure
suivante :
Figure 25: Consigne de vitesse et de couple pour des fréquences de 10Hz (en haut) et 30 Hz en bas)
V. CONCLUSION
Les moteurs asynchrones, bien qu’aux qualités nombreuses, sont difficiles à contrôler.
Principalement utilisés en branchement direct sur le réseau, ils présentent un fort appel de
courant et un à-coup lors du démarrage comme vu lors de la simulation, ce qui peut être
préjudiciable pour la mécanique entraînée ou pour les appareils électroniques raccordés si le
réseau ne peut pas supporter cette surintensité.
Ce fût l’occasion de mettre en place une loi de commande dite loi U/F ou commande scalaire
qui permet de maintenir un rapport constant tension/fréquence constant ou variable (moins
performante) selon les besoins de l’utilisateur. Cette commande est basée sur le modèle régime
permanent et permet tout juste d’atténuer l’appel de courant grâce au convertisseur et aux
éléments nécessaires à sa mise en place. Cependant, elle est facile à mettre en œuvre et offre
les performances les plus moyennes pour la machine asynchrone.
Ce stage m’a permis d’approfondir mes connaissances acquises tout au long de ma formation
mais aussi d’en apprendre un peu plus sur la modélisation et la commande d’un moteur
asynchrone. Sans compter l’expérience acquise sur la simulation sous PSIM.
[Link]
Faculté des Sciences Page 32
Université de Montpellier
[Link]
publications/fr/shared/electrotechnique/savoir-electrotechnique/basse-tension-moins-
1kv/[Link]
[Link]
/COURS/machine%20asynchrone%20variation%[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Livres
Articles et thèses :
VII. Abstract
The asynchronous motor is the essential motor park in industries. For example those found in
the lift systems and more recently in aircraft carriers. It offers a better price / performance ratio
than other motors such as continuous example. However, the order remains complex. The U /
F law or scalar control is the simplest to implement and especially one that offers the most
average performance. It is based on the permanent model of the asynchronous machine and
therefore does not take account of the transitional regime. This report shows the need for the
establishment of a control law, the elements of this order and its implementation through
simulations using PSIM simulation software.