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Le document présente le Nouveau Système Comptable Financier (S.C.F.) algérien, qui entrera en vigueur en janvier 2010, intégrant les normes I.A.S./I.F.R.S. et nécessitant une adaptation des pratiques comptables. Il détaille les étapes de mise en œuvre, y compris la formation du personnel et l'adaptation des systèmes informatiques, ainsi que les principes fondamentaux régissant les états financiers. Le S.C.F. vise à améliorer la transparence et la fiabilité des informations financières en Algérie.

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    Technical analysis is an approach to evaluating financial securities and markets by examining past trading data, primarily price and trade volume, in an effort to forecast future price movements. Instead of assessing a company’s fundamental value (such as earnings or dividends), technical analysts focus on charts and statistical indicators derived from market data. This methodology assumes that all relevant information (including fundamental and news factors) is reflected in the market price, so studying price action alone can provide trading signals. Technical analysis is commonly used by traders in stocks, commodities, currencies, cryptocurrencies, and other assets that have sufficient historical price data. Its goal is to identify patterns, trends, and statistical signals in market data that may indicate future market direction. Technical traders often use these signals to time entries and exits, manage risk, and guide trading decisions, typically over various time frames.

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    Currency exchange rates, which define the value of one country’s currency in terms of another, fluctuate constantly on global markets.

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Le document présente le Nouveau Système Comptable Financier (S.C.F.) algérien, qui entrera en vigueur en janvier 2010, intégrant les normes I.A.S./I.F.R.S. et nécessitant une adaptation des pratiques comptables. Il détaille les étapes de mise en œuvre, y compris la formation du personnel et l'adaptation des systèmes informatiques, ainsi que les principes fondamentaux régissant les états financiers. Le S.C.F. vise à améliorer la transparence et la fiabilité des informations financières en Algérie.

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PIGIER

Nouveau S.C.F.
Système Comptable
Financier

L’esprit métier
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 2

Année 2008
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 3

Introduction

Partie 1 : Le cadre conceptuel


Définition du cadre conceptuel
Que prévoit le cadre conceptuel
Nature des états financiers

Partie 2 : Les Normes


De l’I.A.S.C. à l’I.A.S.B.
Corpus des normes I.A.S/I.F.R.S.
Processus d’élaboration d’une norme
Application des normes I.A.S.-I.F.R.S.

Partie 3 : Application des normes I.A.S./I.F.R.S.


En Europe
En Algérie

Partie 4 : Les Etats financiers


Présentation des Etats financier
Objectifs des Etats financiers
Destinataires des Etats financiers

Partie 5 : Concepts de base


Hypothèses et principes de base
Caractéristiques des Etats financiers

Partie 6 : Comptabilisation des éléments composant les Etats financiers


Les comptes d’actifs
Les comptes de passifs
Les comptes de charges
Les comptes de produits

Partie 7 : Méthodes d’évaluation


Le coût historique
Le coût actuel
La valeur de réalisation
La valeur actuelle

Annexes :
Points de divergences PCN/SCF
Tableau de convergence des comptes PCN/SCF
Nomenclature et fonctionnement de comptes
Dossier de presse
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 4

0. INTRODUCTION

LE S.C.F. POURQUOI ET COMMENT ?

· Le premier Janvier 2 010, il est prévu que le nouveau système comptable


financier algérien entrera en vigueur.

· Une nouvelle ère financière et comptable débutera.

· Ce système intègrera au niveau conceptuel les normes conceptuelles


I.A.S./I.F.R.S.

· Cela exige un nouveau vocabulaire et l’abandon de nombreux réflexes.

· De façon schématique les nouveautés (qui seront développées ultérieurement)


concernent :
o la primauté donnée au bilan par rapport au compte de résultat ;
o nouvelles méthodes de comptabilisation et de modes d’évaluation :

Par exemple :
o De nouveaux éléments seront comptabilisés en charges.

o Suppression de certaines options

o Nouvelle présentation des comptes

o Nouvelles natures informations

o Le nouveau système permettra d’exprimer des prévisions incluses dans les


comptes (cash flows futurs…) ainsi que pour ce qui concerne certains
éléments jusqu’à présent peu visibles (entités ad hoc non consolidées,
engagement hors bilan.

o Avec la notion de juste valeur et autre évaluations fluctuant sans cesse il y


aura lieu de penser à maîtriser et à optimiser la volatilité du résultat et
ainsi que la performance récurrente (indiquer la sensibilité de ces éléments
par rapport aux hypothèses retenues.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 5

o Il s’agit de mettre à profit le délai imparti pour la mise en application du


nouveau S.C.F. pour prendre dès à présent, les mesures qui s’imposent à
savoir :

1. Formation des personnels concernés

Elle constitue un préalable :


· Etude et maîtrise des textes et leurs impacts. Au cours des 3 prochains
mois.

2. Adaptation du système

· Etudes de mise en application du nouveau plan de comptes.


· Evaluation des impacts. Au cours du premier
· Adaptation aux nouvelles normes. semestre 2 009
· Maîtriser le logiciel de traitement des données.

3. Mise en application du nouveau plan de comptes

· Opérer les convergences de comptes.


· Mettre en place les retraitements significatifs.
· Opérer des simulations grâce au logiciel de traitement de données (clôture des
comptes -réouverture dans le nouveau plan de comptes-
· Saisir et résoudre les éventuelles difficultés y compris au niveau
organisationnel).

A la fin 2009.

4. Utiliser le nouveau plan de compte

· Editer les nouveaux états. Au cours du premier trimestre2010.


Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 6

Observations :
Le changement fondamental consistera à rouvrir les comptes dans le nouveau
système comptable financier pour l’exercice 2 010 et de reclasser celui de la balance
2 009.

Cela ne sera possible que si l’entité dispose d’un logiciel moderne. Par ailleurs des
modifications pourraient avoir lieu périodiquement à terme.

Il s’agira de choisir le fournisseur de logiciel dont les mises à jour seront


financièrement les plus avantageuses.

Un changement de logiciel est aussi important qu’un changement de plan de


comptes.

Les sociétés devront avoir recours à des logiciels qui soient des systèmes intégrés, qui
traitent l’information en temps réel avec des mises à jour quotidiennes et qui
constituent une aide à la refonte complète du système comptable, de l’organisation et
des procédures.

Selon cette recommandation, pour une entreprise qui respecte convenablement les
dispositions du P.C.N. en usage actuellement, les impacts seront mineurs. S’agissant
de l’entreprise qui applique mal, peu, ou pas du tout le P.C.N, la mise en place des
dispositifs prévus par le S.C.F. ne sera que plus ardue.

Dans tous les cas l’aspect organisationnel et le volet informatique représentent les
deux conditions du succès pour réussir la transition et la maîtrise du nouveau système
comptable financier algérien.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 7

1. LE CADRE CONCEPTUEL

1-Définition du cadre conceptuel

Question 1 ?
« Qu’est ce que le cadre conceptuel »

Réponse :
Le cadre conceptuel ou « frame work » est un document élaboré par l’I.A.S.B. et qui
sert de cadre à l’élaboration des états financiers.
Il constitue un guide en statuant dès l’origine :
· sur les objectifs assignés aux états financiers
· sur les principes fondamentaux communs à l’ensemble du référentiel et
propose des définitions de portée générale.

Question 2 ?
« Que prévoit le cadre conceptuel »

Réponse :
Il prévoit en particulier :
· la nature des documents composant les états financiers.
· les destinataires des états financiers
· les hypothèses de base.
· les principes comptables à respecter
· un ensemble de définitions et de règles d’évaluation.

2-Nature des états financiers :

a) Selon l’I.A.S.1

Les états financiers font l’objet de la norme I.A.S.1


Les dispositions de cette norme ne sont pas contraignantes car elles laissent aux
entreprises une certaine liberté. Il n’y a aucun format ou contenu particulier qui est
imposé.

La norme I.A.S.1 se limite à définir une liste d’informations devant obligatoirement


figurer au sein des états financiers qu’ils soient de nature individuelle ou consolidés.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 8

Ainsi les états financiers comprennent :

· Le bilan
· Le compte de résultat
· L’état de variation des capitaux propres.
· Le tableau des flux de trésorerie.
· L’annexe.

Ces états sont destinés aux :


· Investisseurs actuels et potentiels
· Aux membres du personnel
· Aux créanciers
· Aux fournisseurs et clients
· A l’Etat et autres organismes publics
· Au public

b) Selon le nouveau système comptable financier algérien :

La référence aux normes I.A.S/I.F.R.S. a été adoptée par la loi 07/11 du 25/11/2 007
portant système comptable financier.

L’application de ce nouveau système dont l’entrée en vigueur est prévue pour Janvier
2 010 représente plusieurs évolutions de nos principes comptables actuelles.

· Les grandes entreprises, les cabinets d’expertise comptable et les


commissaires aux comptes seront tenus de procéder à l’application du S.C.F.
· Le S.C.F. représente une avancée vers l’application des principes comptables
internationaux.

Les grands principes sous-jacents à la préparation des états financiers sont:

· La comptabilité d’exercice (ou comptabilité d’engagement - comptabilité des


droits constatés) :
- Le principe de continuité d’exploitation (dans les cas ou il y aurait des
incertitudes quant à la continuité d’exploitation cela devrait être justifié).

· Périodicité (exercice de 12 mois)


Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 9

· Indépendance des exercices


Le résultat de chaque exercice est indépendant de celui qui le précède et de celui qui
le suit. On ne doit imputer à un exercice que les évènements et les opérations qui lui
sont propres et ceux-là seulement.

Convention de l’entité :
L’entreprise est considérée comme une entité comptable autonome et distincte de
ses propriétaires.

· L’unité de mesure monétaire

Le Dinar algérien constitue l’unique unité de mesure de l’information figurant dans


les états financiers.

· Le principe d’importance relative

Est considérée d’importance relative toute information significative pouvant avoir


une influence sur le jugement que les destinataires des états financiers peuvent avoir
sur l’entité.

Les montants non significatifs peuvent être regroupés avec des montants
correspondant à des éléments de nature ou de fonction similaires.

· Le principe de prudence

La prudence est l’appréciation raisonnable des faits dans des conditions d’incertitude
afin d’éviter le risque de transférer sur l’avenir des incertitudes présentes
susceptibles de grever le patrimoine ou le résultat de l’entité.

· Le principe de permanence des méthodes

Ce principe doit consacrer la comparabilité des informations comptables au cours de


plusieurs périodes.

Cela implique la permanence dans l’application des règles et procédures relatives à


l’évaluation des éléments et à la présentation des informations.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 10

· Méthode d’évaluation et principe du coût historique

Les éléments d’actifs, de passifs de produits et de charges sont enregistrés en


comptabilité et présentés dans les états financiers sur la base de leur valeur à la date
de constatation sans tenir compte des variations de prix ou d’évolution du pouvoir
d’achat de la monnaie.
Il y a une exception pour les actifs biologiques ou certains instruments financiers qui
seront valorisés à leur juste valeur.

· Intangibilité du bilan d’ouverture

Le bilan d’ouverture d’un exercice correspond au bilan de clôture de l’exercice


précédent.

· Prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique

Les opérations sont enregistrées en comptabilité et présentées dans les états


financiers conformément à leur nature et à leur réalité financière et économique,
sans s’en tenir uniquement à leur apparence juridique.

· Non-compensation

Ne sont pas autorisés les compensations entre les éléments d’actifs et de passifs ou
entre les éléments de charges et de produits sauf dans les cas ou cette compensation
est légalement imposée.

· Image fidèle

L’image fidèle correspond à l’objectif auquel satisfont par leur nature et leurs
qualités, et dans le respect des règles comptables, les états financiers de l’entité.

· Traitements comptables

Les traitements comptables inappropriés ne sont corrigés ni par l’indication des


méthodes comptables utilisées, ni par des informations en annexe ou autres textes
explicatifs.
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2. LES NORMES

1-De l’I.A.S.C. à l’I.A.S.B.

1973
L’international Accounting Standard Committee (I.A.S.C.) est créée par les
associations d’experts comptables de 10 pays : Allemagne, Australie, Canada, Etats-
Unis, France, Grande- bretagne, Irlande, Japon, Mexique et Pays-bas .Cela sur
l’initiative de Sir Henry Benson, auditeur chez Coopers et lybrand et qui fut le
premier président élu de l’I.A.S.C.
Au départ l’I.A.S.C. était constituée de deux organes indépendants : le conseil
(B.O.A.R.D.) et le Groupe consultatif (Consultative Group ) .

1975
Publication des deux premières normes I.A.S. (International Accounting Standard)
dans leur version finale : l’I.A.S.1. Intitulée « publication des méthodes
comptables» et l’I.A.S.2 intitulée « valorisation et présentation des stocks selon la
méthode du coût historique) »

1981
Signature d’un accord avec l’I.F.A.C. (International Fédération of Accounting) suite à
cet accord l’I.A.S.C. devient le premier normalisateur comptable au niveau
international.

1982
Elargissement de l’I.A.S.C. aux membres de l’I.F.A.C.

1989
La fédération des experts comptables Européens : la F.E.E. appuie l’harmonisation
internationale des nouvelles normes et une participation accrue dans l’I.A.S.C. Cette
même année l’I.A.S.C. publie son cadre conceptuel qui défini les états financiers, leur
présentation, les principes d’évaluation et de comptabilisation des éléments qu’ils
contiennent.

1990
L’I.A.S.C. publie une déclaration dans laquelle elle réduit le nombre d’options pour le
traitement comptable au nombre de deux : le traitement de référence et un autre
traitement autorisé.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 12

1995
Entente entre l’I.A.S.C. et l’O.I.C.V. (Organisation International des Valeurs
Mobilières) ; cela pour l’élaboration des normes I.A.S. principales que les
multinationales de l’Union européenne devraient appliquer. Cette entente est
approuvée par la commission européenne.

1996
Accord annoncé de la part de S.E.C (Securities and Exchange Commission) à l’I.A.S.C.
dans l’élaboration et l’utilisation des normes I.A.S. pouvant servir à la préparation des
états financiers dressés aux fins d’émission sur les marchés financiers internationaux.

1997
Création du S.I.C. (Standing Interpretation Committee).Le rôle de ce comité est
d’interpréter les normes. Il compte 12 membres : « le Strategy Working Party ».Il
formule aussi des recommandations au sujet de la structure et du fonctionnement
futur de l’I.A.S.C.

1998
Accroissement des membres de l’I.A.S.C. qui compte désormais 140 membres
d’organisations comptables appartenant à 101 pays.

1999
Soutien des ministres des finances du G7 et du F.M.I. pour l’application des normes
I.A.S. pour « renforcer l’architecture financière internationale ».

2000
L’O.I.C.V. recommande à ses membres d’autoriser les émetteurs internationaux
d’appliquer les normes I.A.S. pour les émissions et cotations sur les marchés
internationaux sans obligation de compatibilité avec les normes locales. Cette même
année sont nommés par le S.E.C. les administrateurs qui superviseront la nouvelle
structure de l’I.A.S.C. qui sera appelée l’I.A.S.B.

2001
Création de l’I.A.S.C. foundation ainsi que la nomination des membres de l’I.A.S.B. Le
1er avril l’I.A.S.B. prend officiellement la responsabilité de la normalisation comptable
internationale assurée auparavant par l’I.A.S.C. Les normes émises à compter de
cette date seront dénommées « International Financial Reporting standard : I.F.R.S. »
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 13

2002
Le S.I.C. (Standard Interpretation Committee) est rebaptisé International Financial
Reporting Committee (I.F.R.I.C.) sa mission est d’interpréter et de proposer des lignes
directrices permettant de traiter les problèmes rencontrés dans l’application des
normes I.A.S./[Link].

2005
L’Union européenne impose aux sociétés cotées en bourse l’application des normes
I.A.S./I.F.R.S.

2006
Actualisation de l’entente entre l’[Link]. et le F.A.S.B. relative à la convergence des
deux référentiels.
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2-Corpus des normes I.A.S./I.F.R.S.

Le référentiel I.A.S.B. comprend à ce jour 31 normes I.A.S. et 8 normes I.F.R.S. Ces


dernières sont accompagnées de 11 interprétations S.I.C. Ainsi que de 13 I.F.R.I.C.
dont l’application est obligatoire pour la présentation des états financiers.

Toutefois, l’évolution permanente de la normalisation appelle naturellement la


révision ou l’abandon de normes ou d’interprétations existantes cela implique la
création de nouveaux textes.

Chaque norme est généralement structurée de la façon suivante :


· Objectif de la norme
· Champ d’application de la norme
· Définitions utiles
· Développements propres à la norme
· Nature des informations à fournir
· Date d’application
· Annexes.

Les normes peuvent être classées en trois grands groupes :

a) Les normes de portées générales

Ce type de normes s’applique à toutes les entités exemples :

· I.A.S.1 : présentation des états financiers (adoption recommandée par


E.F.R.A.G. le 3/3/04).
· I.A.S.2 : Stocks (adoption par E.F.R.A..G le 3/3/04 )
· I.A.S.7 : tableau des flux de trésorerie
· I.F.R.S. 1 (première adoption en 2 003)

b) Les normes relatives aux traitements des opérations particulières


Exemples :
· I.A.S.17 : contrat de location- financement (E.F.R.A.G. le 3/3/04)
· I.A.S.19 : avantages accordés aux personnels (E.F.R.A.G. 2003)
· I.F.R.S. 2 : paiements fondés sur des actions et assimilés (E.F.R.A.G. 2004)
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 15

c) Les normes spécifiques à certains secteurs d’activité


· Secteur des assurances (I.F.R.S.4 contrat d’assurance)
· Secteur des banques (I.A.S. 30 informations à fournir dans les états financiers
des banques et des institutions financières)
· -Secteur agricole (I.A.S.41)

A cette classification s’ajoutent les normes relatives à la préparation des états


financiers consolidés.

Il s’agit de façon essentielle :


· De l’l.A.S.27 « Etats financiers consolidés et individuels »
· De l’I.A.S.28 « Participation dans des entreprises associées »
· De l’I.A.S. 31 « Participation dans des co-entreprises »
· De l’I.A.S.3 « Regroupement d’entreprises »

3-Processus d’élaboration d’une norme

Ce processus est soumis à un mécanisme complexe appelé « Due process ».

Il s’agit de procédures qui imposent que toutes les décisions soient prises au cours de
réunions ouvertes au public et que les propositions soient soumises à un examen.

Ce processus a été défini en 2 001 dans la préface des I.F.R.S. il fait par ailleurs
intervenir les différents organes composant l’I.A.S.B. Il peut être résumé en 4 phases :

1. identification et analyse du sujet à étudier ;

2. l’I.A.S.B. constitue une équipe technique .Cette équipe va identifier et analyser


un problème de nature comptable ou financière ;

3. l’I.A.S.B effectue ensuite une analyse des règles et pratiques comptables


existantes. Pour cela des normalisateurs internationaux apportent leur aide et
se constituent en comité consultatif (advisory group).Ce sont des spécialistes
aptes à conseiller l’I.A.S.B. sur le sujet traité. Des comparaisons avec les
pratiques et règles adoptées par différents pays sont effectuées par les
normalisateurs comptables nationaux. Lorsqu’il s’agit de sujet importants
l’équipe désignée doit consulter le S.A.C. ce, sur la pertinence du sujet traité et
sur l’éventualité de son inscription au programme de travail de l’I.A.S.B.

4. publication d’un exposé au titre de sondage.


Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 16

CE QU’IL FAUT RETENIR

Schéma de processus d’élaboration d’une norme

1. Identification du projet.
2. Consultation du S.A.C.
3. Consultation du comité consultatif (Advisory group)
4. Publication d’un document servant de base pour appel à commentaire
5. Publication d’un projet de norme ou de révision d’une norme
6. Analyse des commentaires reçus
7. Approbation de la norme
8. Publication définitive.

Mécanisme d’adoption d’une norme par l’U.E.

1. Au niveau technique : avis consultatif de l’E.F.R.A.G.1


2. Au niveau politique : décision d’approbation par l’A.R.C. 2
3. Décision de la commission européenne de traduction dans les langues
officielles.
4. Publication au J.O. de l’Union européenne

Les PVD et l’I.A.S.B.

1. L’utilisation des I.F.R.S. diffère d’un pays à un autre.


2. Les normes sont utilisées soit comme des normes nationales si elles sont en
adéquation avec l’environnement national soit comme base de référence pour
des normes nationales.
3. Les P.V.D. sont largement sous représentés au sein de l’I.A.S.B. qui est en fait
considérée comme un club de riches. Les donations des P.V.D. sont aussi
limitées.

1
A.R.C. : Accounting Regulatory committee
2
E.F.R.A.G. : Europeen Financial Reporting Advisory group ou comité technique comptable.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 17

3. APPLICATION DU NOUVEAU SYSTEME COMPTABLE EN ALGERIE

Cas de l’Algérie

L’I.A.S.B. a pris conscience de prendre en compte la satisfaction des besoins des


P.V.D. dont l’Algérie. Malgré cette préoccupation, peu de choses ont été faites à ce
jour du fait de la spécificité du pays.

1. L’Algérie, pour l’instant, a d’autres préoccupations que le risque du capital. Elle


a besoin d’informations pour la gestion de ses entreprises et des tiers ainsi que
pour la gouvernance de la nation. Cela limite la pertinence des I.F.R.S.

2. Une structure règlementaire solide ne garantie le succès de la réforme


comptable .Après plusieurs décennies d’une gestion économique étatisée,
fermée, un système comptable propre au pays, la réforme se heurte à
d’importantes contraintes.

On peut citer :

· les objectifs et méthodes de l’ancien plan comptable national sont fortement


ancrés dans les mentalités et les habitudes des comptables. Tout changement
nécessitera du temps ;

· le manque de personnel qualifié et d’une profession développée ;

· la profession comptable en l’occurrence, celle exerçant à titre libéral doit être


mieux organisée ;

· les organisations professionnelles doivent être plus impliquées ;

· si les personnels comptables et la profession comptable ne s’engagent pas


pleinement dans la réforme cela peut constituer un élément de résistance au
changement.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 18

Démarche de l’Algérie

2001
La commission chargée de la réforme du plan comptable nationale a lancé un appel
d’offres dont l’objet est la prise en charge de la réforme comptable.

Appel d’offres remporté par le conseil national de la comptabilité français avec un


financement de la banque mondiale.

Sur proposition du conseil national de la comptabilité français, 3 scenarii ont été


présentés pour la réforme du P.C.N.

1. Aménagement simple du P.C.N.

2. Adaptation du P.C.N. et ouverture vers des solutions internationales.

3. Elaboration d’un système comptable conforme aux normes internationales.

Option algérienne

L’Algérie opte pour le troisième scénario. Cette solution est privilégiée par le F.M.I. et
la banque mondiale.

En utilisant ses propres ressources humaines l’Algérie opte pour le nouveau système
comptable financier lequel devra accompagner les réformes économiques en cours.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 19

Principales évolutions par rapport au P.C.N.

Tableau comparatif
entre
le référentiel I.F.R.S. et le référentiel algérien actuel (P.C.N.)

1. Traitement des immobilisations corporelles

Points de divergence Référentiel I.F.R.S. Référentiel algérien


(IAS16) (P.C.N. 1975)
Les charges à inclure dans le
Précisées. Non précisées.
coût d’acquisition.
Les droits et honoraires Intégrés dans le coût de Enregistrés en « frais
relatifs à l’investissement. l’immobilisation. préliminaires ».
Coût d’acquisition diminué
Coût d’acquisition de
La base d’amortissement. de la valeur résiduelle de
l’immobilisation.
l’immobilisation.
Linéaires, dégressifs et par
Les modes d’amortissements Linéaire, dégressif et
UGT (Unités Génératrices de
prévus. progressif.
Trésorerie).

Maintenus durant toute la


Le maintien du mode et de la Réexaminés à chaque
durée d’utilisation de
durée d’amortissement. exercice.
l’immobilisation.

Evaluées à chaque arrêté


Les modèles d’évaluation Le modèle du coût et le
comptable à leur coût
postérieure. modèle de la réévaluation.
historique.

L’actualisation du coût L’actualisation du coût


Traitement d’un paiement
d’entrée de l’immobilisation d’entrée de l’immobilisation
différé.
est prévue. n’est pas prévue.
Interdites. Les coûts d’un
Les provisions pour grosses plan d’entretien échelonné
Permises.
réparations. sont inscrits en
immobilisations et amorties.
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2. Traitement des immobilisations incorporelles

Référentiel algérien
Points de divergence Référentiels I.F.R.S.
(P.C.N. 1975)
La définition inclue les droits
Définition des Définition précise et
d’exploitation des propriétés
immobilisations exclusive par rapport aux
industrielles et commerciales
incorporelles. coûts à inclure.
et les fonds de commerce.
Les frais de recherche sont
impérativement constatés Les frais de recherche et
Les frais de recherche et de en charges et les frais de de développement sont
développement. développement sont inscrits en « Frais
obligatoirement portés à préliminaires ».
l’actif.
La réévaluation des
immobilisations Prévue. Interdite.
incorporelles.
L’actualisation du coût
L’actualisation du coût
Traitement d’un paiement d’entrée de l’immobilisation
d’entrée de l’immobilisation
différé. n’est pas prévue.
est prévue

Interdites .Les coûts d’un


Les provisions pour grosses plan d’entretien échelonné
Permises.
réparations. sont inscrits en
immobilisations et amorties.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 21

3. Traitement des stocks

Points de divergence Référentiel I.F.R.S. P.C.N. algérien

Les charges fixes


relatives à la
Comptabilisées comme charges
production, la mise Intégrées au coût des stocks.
d’exploitation.
en place et le
stockage.
Traitement des
L’actualisation est prévue. L’actualisation n’est pas prévue.
paiements différés.
Méthode de
Méthode F.I.F.O. et méthode du
valorisation imposée Aucune.
coût moyen pondéré.
des stocks à la sortie.
Règles d’évaluation Certaines dépréciations
des stocks à rotation Aucune. justifiées peuvent être
lente. provisionnées.

4. Traitement des coûts d’emprunts.

Points de divergences Référentiel I.F.R.S. (I.A.S.16) Référentiel algérien

Comptabilisation en charges Comptabilisation des coûts


(traitement de référence) ou d’emprunt en charges
Traitements comptables
incorporation au coût de financières et les coûts
autorisés.
l’actif (autre traitement accessoires de l’emprunt en
autorisé). frais préliminaires.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 22

5. Traitement des subventions publiques

Points de divergences Référentiel I.F.R.S. Référentiel algérien

Comptabilisées soit en produits Comptabilisée en


Comptabilisation des
différés et reprises régulièrement en capitaux propres et
subventions liées à
produits, soit déduite régulièrement intégrées régulièrement
des actifs.
de la valeur brute de l’actif. au résultat.

Comptabilisations des Comptabilisées soit en produits, soit


Comptabilisées
subventions liées au en déduction des charges auxquelles
uniquement en produits.
résultat. elles sont liées.

6. Traitement des provisions

Points de
Référentiel I.F.R.S. Référentiel algérien
divergences
Réunion des 3 conditions suivantes :
La nature de la charge ou
- L’entreprise a une obligation, actuelle ou
de la perte doit être
juridique, résultant d’un évènement passé.
identifiée
individuellement et de
Les critères de - La nécessité d’une sortie de ressources
manière précise.
comptabilisation. représentatives d’avantages économiques
L’obligation (perte ou
pour éteindre l’obligation est probable.
charge) doit être quasi
certaine et non
- Le montant de l’obligation peut être
seulement éventuelle.
déterminé de manière fiable

L’actualisation
Obligatoire si le temps y a un impact
du montant de la
significatif. Non prévue.
provision.

Les provisions
pour dépenses
Interdites. Permises
de grosses
réparations.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 23

7. Traitement des produits des activités ordinaires

Points de
Référentiel I.F.R.S. Référentiel algérien
divergences
Le transfert juridique de
Les critères de Le transfert substantiel de
propriété, issu de la
comptabilisation. propriété issu de la transaction.
transaction.
L’actualisation du Obligatoire, si le temps y a un
Non prévue.
montant du produit. impact significatif.
La comptabilisation
Dépend des clauses émises
des produits résultant Suivant l’état d’avancement des
par les parties dans le contrat
d’une prestation de travaux à la date de clôture.
de réalisation de travaux.
service.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 24

8. Traitement des contrats de location.

Points de divergences Référentiel I.F.R.S. Référentiel algérien

Aucune distinction n’est faite


entre les contrats de location-
Les contrats de location -
La comptabilisation financement et les contrats de
financement doivent être activés.
des contrats de location simple.
Les loyers correspondants doivent
location chez le Les crédits – bail ne sont pas
être ventilés entre la diminution
preneur activés et les loyers versés
de la dette et la charge financière
sont comptabilisés en charges
d’exploitation.

- Pour les contrats de location –


financement, une créance
financière et une sortie
d’immobilisation équivalente Aucune distinction n’est faite
doivent être constatées. Les loyers parmi les contrats de location.
La comptabilisation perçus sont ventilés entre la Les biens meubles, immeubles
des contrats de diminution de la créance et le et fonds de commerce loués
location chez le produit financier. sont inscrits à l’actif du bilan
bailleur. et les loyers perçus sont
- Pour les contrats de location comptabilisés en produits
simple, maintien de d’exploitation.
l’immobilisation à l’actif du bilan
et constatation en produits
financiers des loyers perçus.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 25

Ainsi les méthodes d’évaluation appelées à évoluer sont, prenons quelques exemples :

· recours à la juste valeur pour ce qui concerne l’évaluation de certains


instruments financiers détenus à des fins de transactions donc disponibles à la
vente ;
· recours à la notion d’actualisation pour l’évaluation des prêts et créances émis
par l’entreprise ;
· critères de provisions pour les charges ;
· critères d’évaluation et de compensation des immobilisations corporelles
(notion de contrôle et non de patrimoine ;
· calcul des amortissements ;
· absence de provisions règlementées ;
· constatation de pertes de valeurs sur actif (provisions pour dépréciation) ;
· écart de conversion Actif/Passif ;
· transfert des charges ;
· reprises sur amortissements.

Audits exemples, s’ajoute :

· de nouvelles rubriques au bilan et au compte de résultat :


o écart d’évaluation (pour les capitaux propres
o profits ou pertes imputés sur capitaux propres
o impôts différés d’actifs et impôts différés de passif
o plus ou moins values sur cession d’actifs non courants.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 26

Divergences entre le S.C.F. et les normes I.A.S/I.F.R.S.

Le SCF se veut totalement compatible avec les I.F.R.S. mais il, existe quelques
nuances.

1. Le S.C.F. prévoit des règles spécifiques pour les cas suivants :

· organisation et tenue de la comptabilité ;


· nomenclature des comptes ;
· enregistrement des opérations dans ces comptes.

Ces domaines ne font l’objet d’aucune norme internationale et ne sont pas traités
dans les I.F.R.S.

2. Le S.C.F. traite le cas particulier des très petites entreprises qui sont autorisées
à ne tenir qu’une comptabilité basée sur les mouvements de trésorerie alors
que les I.F.R.S. n’envisagent aucune disposition particulière pour ces
entreprises.

3. Les coûts de prestation des retraites et méthodes d’évaluation des charges à


provisionner à ce titre font l’objet de dispositions nombreuses et détaillées au
niveau des I.F.R.S., ces dispositions ne sont reprises que de façon très globale
par le projet.

4. Le nouveau référentiel traite du domaine spécifique des banques et


assurances et ne traite que de façon succincte du domaine des instruments
financiers, des immeubles de placement et nécessite une prise en compte du
texte complet des I.A.S./I.F.R.S.

5. L’inventaire permanent est obligatoire dans le S.C.F. mais seulement autorisé


dans les I.A.S./I.F.R.S.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 27

Par ailleurs, il existe des traitements alternatifs autorisés par les I.F.R.S. et non repris
par le référentiel algérien :

· évaluation des immobilisations corporelles à la juste valeur à la clôture ;

· application de la méthode P.E.P.S. pour l’évaluation des stocks ;

· comptabilisation des coûts d’emprunts rattachés à l’acquisition, la


construction, la production d’un actif identifié en tant que composante du prix
de revient de l’actif ;

· comptabilisation d’une immobilisation donnant lieu à une subvention


d’investissement à sa valeur d’acquisition diminuée du montant de la
subvention reçue ;

· comptabilisation d’un changement de méthode comptable ou de correction


d’erreur dans le résultat de l’exercice ne cours.

Principes à retenir

1. Dans un monde où les capitaux n’ont plus de frontières et où les marchés


financiers ont un rôle décisif dans l’économie, une entreprise doit s’engager à
fournir une information financière fidèle, fiable, comparable et ce, à un très
large public. Notamment aux investisseurs.

2. La méthode d’évaluation des actifs et des passifs est basée sur la notion de
juste valeur qui est une notion proche de la notion de la valeur de marché.
Quelle est la valeur de l’actif sur le marché et quel est le coût de rachat du
passif.

3. La notion de valeur actuelle dans les paiements et encaissements différés


intègre l’impact du coût du temps sur ces valeurs. De ce fait, l’estimation des
valeurs des actifs et passifs est plus fiable.

4. La contribution du référentiel I.F.R.S. au nouveau système comptable et


financier algérien est considérable pour l’harmonisation des méthodes
comptables tant au que ce qui concerne l’amélioration de la qualité de
l’information financière.

5. Le principe de la juste valeur peut créer dans certains cas des distorsions en
matière d’information financière en permettant d’établir des montants
surévalués des actifs et donc des capitaux propres.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 28

6. De ce fait ce principe peut être à l’origine d’une certaine volatilité des capitaux
propres du fait des fluctuations des prix du marché.

7. Cette volatilité peut être à l’origine de contraintes chez les banquiers et les
assureurs qui évaluent leur portefeuille d’instruments financiers à la juste
valeur et dont les dépôts à vue ne sont pas considérés comme des ressources
stables cela peut avoir pour conséquence d’affecter le niveau de leurs fonds
propres règlementaires.

8. Le principe de la prééminence de l’aspect économique sur la forme juridique


remet en cause le principe de la comptabilité prudentielle avec pour
conséquence la possibilité de risques au plan juridique.

9. Les principes instaurés par la loi 07/11 du 25/11/2 007 auront un impact
réellement déterminant en matière de fiabilité et de comparabilité de
l’information financière.

Mais quel en sera le prix ?

Conséquences principales :

· les pratiques et méthodes comptables algériennes seront significativement


changées ;

· important impact sur la situation patrimoniale du fait de l’application des


méthodes d’évaluation des immobilisations corporelle ;

· conséquences importantes dues au principe de prééminence de la substance


sur la forme. Cela est illustré par les principes de comptabilisation des
leasings ;

· l’adoption du référentiel I.F.R.S. par les entreprises algériennes pourrait avoir


des impacts importants sur leurs situations financières mais il ne pourrait y
avoir de révolution de l’information financière en l’absence de marchés de
capitaux actifs et d’ouverture réelle sur les marchés internationaux de
capitaux.

· ce qui précède implique la nécessité de réaliser des changements radicaux tant


en ce qui concerne les différents aspects de notre économie qu’en ce qui
concerne nos pratiques professionnelles.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 29

PROPOSITION DE CALENDRIER PREVISIONNEL DE


TRANSITION VERS LE NSCF

A) Préalable : Avant Décembre 2008


- Disponibilité + étude des textes Formation du personnel

B) Préparation : Fin du premier trimestre 2009


- Etude et mise en place du N.S.C.F. Adaptation des systèmes
(logiciels)
- Etudes et calculs d’impacts Adaptation aux normes

C) Déploiement : Troisième trimestre 2009


- Lancer et utiliser les nouveaux plans de comptes
- Mettre en place des retraitements simplifiés identiques (normalisation)

D) Phase de transition : Fin d’année 2009 / début 2010


- Clôturer les comptes et les rouvrir dans le nouveau plan de comptes.
- Editer les nouveaux états.

E) Volet organisationnel
- Recours nécessaire à l’informatique
- Adopter un logiciel moderne
- S’assurer de l’accompagnement par le développeur (cela revient moins cher)
- Pouvoir réaliser des adaptations rapides (évolution du S.C.F.)
- Les systèmes devront être intégrés, permettre les traitements sous toutes leurs
formes en temps réel (permettre des mises à jour quotidiennes).
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 30

4. LES ETATS FINANCIERS

« Il s’agit de la présentation des éléments composant les états financiers, de leur


comptabilisation et de leur évaluation ».

1° Eléments d’évaluation de la situation financière

· Les actifs

Un actif est une ressource CONTROLEE par l’entité du fait d’événements PASSES et
dont on s’attend à des avantages futurs.
Contrôlée renvoi à la notion de prééminence de la réalité économique sur la forme
juridique. Ainsi :
« Avoir le contrôle d’un actif pouvant procurer des avantages futurs est une condition
suffisante à sa comptabilisation même s’il n’est pas la propriété du contrôlant.

· Les passifs

Ils représentent des obligations actuelles relatives à des évènements antérieurs et


dont l’extinction requiert une sortie de ressources représentatives d’avantages
économiques (flux de trésorerie fournitures de services, etc.).

· Les capitaux propres

Les capitaux propres sont définis comme l’intérêt résiduel dans les actifs de
l’entreprise après déduction de tous ses passifs. (§70 du C.C. I.A.S.B.).

Leur représentation doit comporter au minimum :

· le capital émis ;
· les réserves ;
· ainsi que toute autre information exigée par une norme du référentiel
(exemple : au sens de l’I.A.S.27, les intérêts minoritaires sont à présenter sur
une distincte au niveau des capitaux propres).
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 31

2° Eléments d’évaluation de la performance financière

· Les produits

Le cadre conceptuel définit un produit comme étant une augmentation des


avantages économiques au cours de l’exercice.

Cette augmentation peut être un accroissement d’actifs ou une diminution de passif.


Ils se composent des profits et produits des activités ordinaires (intérêts, redevances,
dividendes, ventes, prestations de services etc.).

· Les charges

A l’inverse de la notion de produits qui est définie par plusieurs normes, la notion de
charges n’est définie que par le cadre conceptuel.

« Les charges sont des diminutions d’avantages économiques au cours de l’exercice


sous forme de sorties ou de diminution d’actifs ou de survenance de passifs qui ont
pour résultat de diminuer les capitaux propres autrement que par des distributions
aux participants au capitaux propres.»
Elles contiennent les pertes et les charges des activités ordinaires.

3° Comptabilisation des éléments composants les états financiers

Un actif est à comptabiliser au bilan sous deux conditions précises :

1. qu’il soit probable que les avantages économiques futurs qui s’y rattachent
iront à l’entreprise ;
2. que son coût soit mesurable de façon fiable.

4° Comptabilisation des passifs

Corollairement aux actifs, les passifs sont à comptabiliser au bilan lorsqu’il est
probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques
futurs soit nécessaire à leur extinction et dont le montant peut être évalué de
manière fiable.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 32

5° Comptabilisation des produits

Les produits sont à comptabiliser au compte de résultat lorsqu’une augmentation


d’avantages économiques futurs relative à un accroissement d’actif ou une
diminution de passif s’est produite et peut être évaluée correctement.

6° Comptabilisation des charges

A l’inverse des produits, une charge est à comptabiliser lorsqu’une diminution


d’avantages économiques futurs liés à la diminution d’un actif ou à l’accroissement
d’un passif s’est produite et peut être mesurée de façon fiable.

7° Evaluation des éléments des états financiers

Définition

L’évaluation est une opération ou un processus d’opérations qui déterminent la


valeur monétaire à laquelle sera comptabilisé l’élément évalué. Le référentiel I.A.S.B.
a prévu quatre types d’évaluations :

1. Le coût historique

Il s’agit de la valeur des actifs au moment de leur acquisition inscrite au bilan pour le
montant de trésorerie payé ou la juste valeur de la contre partie donnée pour les
acquérir.

Quant aux passifs, ils sont comptabilisés pour le montant des produits reçus en
échange de l’obligation ou pour le montant de trésorerie que l’on s’attend à payer
pour l’éteindre.

2. Le coût actuel

Le coût actuel d’un actif est le montant qu’il faudrait payer aujourd’hui pour le même
actif ou un autre actif qui lui est équivalent.

S’agissant des passifs, le coût actuel est la valeur non actualisée de trésorerie
nécessaire pour procéder à leur règlement à la date actuelle.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 33

3. Valeur de réalisation

Pour un actif il s’agit de la contre partie monétaire qui pourrait être obtenue
actuellement lors de sa cession.

Pour un passif c’est la valeur non actualisée que l’on s’attendrait à payer pour
l’éteindre dans le cours normal de l’activité.

4. Valeur actuelle

La valeur actuelle d’un actif est le montant actuel des entrées nettes de trésorerie
qu’il génère dans le cours normal de l’activité.

Inversement pour un passif, c’est la valeur actuelle des sorties nettes de trésorerie
que l’on s’attend à payer pour l’éteindre dans des conditions normales d’activités.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 34

NOMENCLATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES

Chaque entité établit au moins un plan de comptes qui doit être adapté à sa structure, son
activité, et ses besoins en information de gestion. Le compte est la plus petite unité retenue
pour le classement et l’enregistrement des mouvements comptables.
Les comptes sont regroupés en catégories homogènes appelées classe. Il existe deux
catégories de classe de comptes :
- des classes de comptes de situation ;
- des classes de comptes de gestion.

Chaque classe est subdivisée en comptes qui sont identifiés par des numéros à deux chiffres
ou plus, dans le cadre d’une codification décimale.
Un résumé du plan de comptes présentant pour chaque classe la liste des comptes à deux
chiffres constitue le cadre comptable dont l’application est obligatoire pour toutes les entités
quelle que soit leur activité et quelle que soit leur taille sauf dispositions spécifiques les
concernant.
A l’intérieur de ce cadre, les entités ont la possibilité d’ouvrir toutes les subdivisions
nécessaires pour répondre à leurs besoins.
Une nomenclature de comptes à trois chiffres ou plus correspondant à une ventilation des
charges par nature est également proposée.
Les opérations relatives au bilan sont réparties en cinq classes de comptes qualifiées de
comptes de bilan.

Le cadre comptable de ces comptes de bilan est le suivant :

Classe 1 Comptes de capitaux


§ 10 Capital, réserves et assimilées
§ 11 Report à nouveau
§ 12 Résultat de l’exercice
§ 13 Disponible
§ 14 Disponible
§ 15 Provisions pour charges – passifs non courants
§ 16 Emprunts et dettes assimilés
§ 17 Dettes rattachées à des participations
§ 18 Comptes de liaison des établissements et sociétés en participation
§ 19 (disponibles)

Classe 2 Comptes d’immobilisations


§ 20 immobilisations incorporelles
§ 21 immobilisations corporelles
§ 22 immobilisations mises en concession
§ 23 Immobilisations en cours
§ 24 (disponible)
§ 25 (disponible)
§ 26 Participations et créances rattachées à des participations
§ 27 Autres immobilisations financières
§ 28 Amortissement des immobilisations
§ 29 Pertes de valeur des immobilisations
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 35

Classe 3 Comptes de stocks et en-cours


§ 30 (disponible)
§ 31 Matières premières et fournitures
§ 32 Autres approvisionnement
§ 33 En-cours de production de biens
§ 34 En cours de production de services
§ 35 Stocks de produits
§ 36 (disponible)
§ 37 Stocks de marchandises
§ 38 Stocks à l’extérieur (en cours de route, en dépôt ou consignation)
§ 39 Pertes de valeur des stocks et en cours

Classe 4 Comptes de tiers


§ 40 Fournisseurs et comptes rattachés
§ 41 Clients et comptes rattachés
§ 42 Personnel et comptes rattachés
§ 43 Organismes sociaux et comptes rattachés
§ 44 Etat, collectivités publiques, organismes internationaux
§ 45 Groupes et associés
§ 46 Débiteurs et créditeurs divers
§ 47 Comptes transitoires ou d’attente
* 48 Provisions passifs courants - charges ou produits constatés d’avance
* 49 Pertes de valeur des comptes de tiers

Classe 5 Comptes financiers


§ 50 Valeurs mobilières de placement
§ 51 Banques, établissements financiers et assimilés
§ 52 Instruments de trésorerie
§ 53 Caisse
§ 54 Régies d’avance et accréditifs
§ 55 (disponible)
§ 56 (disponible)
§ 57 (disponible)
§ 58 Virements internes
§ 59 Pertes de valeur sur actifs financiers courants

Les opérations relatives au compte de résultat sont réparties en deux classes de comptes
qualifiées de comptes de gestion.

Le cadre comptable de ces comptes de gestion est le suivant :

Classe 6 Comptes de charges


§ 60 Achats consommés
§ 61 Services extérieurs
§ 62 Autres services extérieurs
§ 63 Impôts, taxes et versements assimilés
§ 64 Charges de personnel
§ 65 Autres charges opérationnelles
§ 66 Charges financières
§ 67 Charges extraordinaires
§ 68 Dotations aux amortissements et aux provisions
§ 69 Impôts sur les bénéfices et assimilés
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 36

Classe 7 Comptes de produits


§ 70 Ventes de produits fabriqués, de marchandises et prestations de services
§ 71 Production stockée (ou déstockage)
§ 72 Production immobilisée
§ 74 Subventions d’exploitation
§ 75 Autres produits opérationnelles
§ 76 Produits financiers
§ 77 Produits extraordinaires
§ 78 Reprise sur provisions et pertes de valeur
§ 79 (disponible)

Les classes 0, 8 et 9 non utilisées au niveau du cadre comptable peuvent être utilisés librement
par les entités pour le suivi de leur comptabilité de gestion, de leurs engagements financiers
hors bilan, ou d’éventuels comptes spéciaux qui n’auraient pas leur place dans les comptes de
classes 1 à 7.

Un suivi permanent des engagements financiers hors bilan constitue une obligation ; la
situation de ces engagements en fin de période doit figurer dans l’annexe des états financiers.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 37

DOSSIER DE PRESSE – S.C.F.

Actualité Afrique : Algérie : Un nouveau Système comptable financier sera en vigueur en


2009

Le ministère algérien des Finances a annoncé samedi à Alger,


qu'un nouveau système comptable financier va entrer en
vigueur dès janvier 2009.

Le ministère a aussi indiqué qu'un projet est en cours


d'élaboration pour la réforme de la comptabilité publique
devant encadrer l'exécution des budgets et des opérations
financières de l'Etat et des comptes assimilés.

Cette annonce a été faite à l'ouverture d'une journée


d'information sur les finances publiques à destination des commissaires aux comptes,
des comptables agréés et des experts comptables.

Des cadres de banques et d'établissements financiers ainsi que des assurances et des
organes de contrôle comme la Cour des comptes et l'Inspection générale des finances
étaient aussi présents.

Le ministère a expliqué dans sa communication que le socle conceptuel du nouveau


système est constitué par les normes de comptabilité internationales et les normes
internationales d'information financières, dites IAS-IFRS.

(Article paru le 28 mai 2008 dans Casafree Actualité Algérie)

FINANCES : LA LOI SUR LE SYSTEME COMPTABLE ADOPTEE

Le 05.11.07 par CCI/SA, dans Revue de presse -# 262 - RSS Commentaires

[El Watan] Le Conseil de la nation a adopté hier le texte de loi portant système
comptable financier.
Le texte de loi définit le système comptable et les conditions et les modalités de sa mise
en œuvre et corriger les dysfonctionnements relevés dans l’ordonnance 75-35 d’avril
1975 portant plan national comptable. Il permet également la réforme du système
comptable appliqué depuis 1975 qui n’est plus adapté aux mutations que connaît le pays
dans plusieurs domaines et la production d’une information détaillée et transparente
donnant une image fidèle de la situation financière des entreprises au profit des
investisseurs et des gestionnaires.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 38

ALGERIE : LE PASSAGE AUX NORMES IAS- IFRS, UNE REVOLUTION COMPTABLE

LE MINISTRE DES FINANCES, M. KARIM DJOUDI A PRESENTE, SAMEDI, UN EXPOSE


SUR LE PROJET DE LOI PORTANT SYSTEME COMPTABLE FINANCIER DEVANT LA
COMMISSION DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET DES FINANCES, SELON UN
COMMUNIQUE DU CONSEIL.

Lors de cette séance présidée par M. Miloud Habchi, président de la commission et qui
s'est déroulée en présence de M. Mahmoud Khedri, ministre des Relations avec le
Parlement, M. Djoudi a précisé que ce texte de loi vient définir le système comptable, les
conditions et les modalités de sa mise en œuvre et corriger les dysfonctionnements
relevés dans l'ordonnance 75-35 d'avril 1975 portant plan national comptable. Il
permet, également, la réforme du système comptable appliqué depuis 1975, qui n'est
plus adapté aux mutations que connaît le pays dans plusieurs domaines et la production
d'une information détaillée et transparente donnant une image fidèle de la situation
financière des entreprises au profit des investisseurs et des gestionnaires.
Il serait utile de rappeler dans ce contexte que le projet de loi portant sur le système
comptable financier en Algérie a été adopté à une large majorité par les députés
algériens.
Le nouveau système comptable adopté par l'APN devrait être mis en œuvre dès 2009, ce
qui exige une mise à jour des compétences des professionnels du secteur. Aussi, la mise
à jour du système comptable financier en Algérie sur le mode de la norme internationale
(Ifrs) doit rendre plus transparent le bilan des entreprises et les grands cabinets
d'expertise comptable ainsi que les commissaires aux comptes doivent s'y conformer. Ce
nouveau système devrait conduire à faciliter la vérification des comptes et à assurer, au
profit des investisseurs, la disponibilité d'informations financières à la fois lisibles et
transparentes. En effet, le nouveau système met en avant l'aspect économique et
financier des opérations au lieu de leur apparence juridique, comme cela se faisait
jusque-là. Il s'agit aussi de prévoir un système d'information simplifié basé sur une
comptabilité de trésorerie pour les microentreprises.
En outre, ce texte est marqué par quatre avancées fondamentales. La solution
internationale, qui rapproche la pratique comptable en Algérie de la pratique
universelle, permettant la production d'informations détaillées, fiables et comparables
et reflétant, notamment, une image transparente et plus précise de la situation
financière des entreprises.
Le deuxième élément concerne une énonciation plus explicite des principes et des règles
devant guider l'enregistrement comptable des transactions, leur évaluation et
l'établissement d'états financiers facilitant la vérification des comptes. La troisième
avancée se rapporte à la prise en charge des besoins des investisseurs qui disposeront
d'une information financière lisible et permettant la comparabilité et la prise de
décision. Aussi, l'autre avantage réside dans la possibilité pour les plus petites entités
d'appliquer un système d'information basé sur une comptabilité simplifiée.
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 39

Quand aux normes IAS/IFRS qui seront appliquées dès 2009, elles sont des normes de
comptabilité internationale IAS/IFRS (International Accounting Standards/
International Financial Reporting Standard ou Normes internationales d'information
financière) ; elles ont pour but d'établir un corpus de normes comptables de haute
qualité destiné aux grandes entreprises.
Elles vont nécessiter de profonds aménagements informatiques, aussi bien dans les
grands groupes que dans les PME-PMI. Le changement de référentiel comptable que
vont connaître toutes les entreprises va transformer le fonctionnement des marchés
financiers, des entreprises et des économies, d'une part, et l'élaboration des comptes. Ce
changement aux normes internationales IAS/IFRS aura pourtant beaucoup d'impact.
L'objectif est en effet de rétablir la clarté des comptes des entreprises, la confiance des
investisseurs sur les marchés boursiers, mise à mal ces cinq dernières années par des
scandales bancaires à répétition et par l'explosion de la dette des entreprises.
Après les scandales financiers du début des années 2000 en Europe et aux États-Unis
(Enron, WorldCom…), tous les gouvernements se sont attachés à renforcer la qualité de
la communication financière afin de rétablir la confiance du public, des épargnants et
des investisseurs. Ce vaste mouvement s'est traduit par l'adoption d'un ensemble de
textes dont l'objectif commun est l'amélioration de la sécurité financière. L'année 2005 a
ainsi vu l'application des normes IFRS (International Financial Reporting Standards,
dénommées jusqu'en 2001 normes IAS pour International Accounting Standards)
existant depuis 1973, destinées à toutes les entreprises faisant appel au public à
l'épargne.
Enfin, il est à souligner que le Crédit populaire d'Algérie, après sa privatisation, serait la
première banque où seront appliquées les normes IAS/IFRS.

Le MAGHREB ECONOMIE

Article paru le 15 avril 2008 dans le Maghreb.

A moins de 8 mois avant la mise en œuvre de nouveau système


comptable, des experts comptables affichent leur inquiétude
quant à l’absence de mesures d’accompagnement

Il reste exactement huit mois pour la mise en œuvre du nouveau système comptable,
puisque les pouvoirs publics sont bien décidés à appliquer ces réformes le 1er janvier
2009. Chose qui permettra à l'Algérie de se conformer aux nouvelles normes IFRS,
condition importante pour attirer les IDE puisque ces normes introduisent plus de
transparence dans le système financier. Cependant, des experts comptables algériens
ont manifesté leur inquiétude par rapport à l'absence de l'accompagnement pour
assimiler cette réforme et pouvoir l'appliquer avec efficacité et suggèrent même de
prolonger de délai de mise en œuvre de ce nouveau système en donnant l'exemple de la
France qui a mis 3 ans et le Canada qui s'est fixé 2012 comme date butoir pour s'adapter
aux nouvelles normes IFRS. Le délai de 8 mois pour la mise en œuvre de la nouvelle loi
portant système comptable est jugé très court ces experts, notamment, par M. Arif Salah
Eddine, professeur de finances à l'université de Paris qui a insisté sur l'urgence de la
formation et des mesures d'accompagnement. A ce titre, il a indiqué qu'au cours de ses
rencontres dans des universités algériennes, il a remarqué une ignorance totale des
normes IFRS. Dans ce cadre, il a proposé à 3 universités, notamment celles de Tlemcen,
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 40

Mascara et Bel-Abbès, de tenir en juin prochain des tables rondes sur ce sujet avec la
participation d'experts européens, tunisiens et marocains. M. Arif, qui a tenu hier au
Centre international de presse une conférence sous le thème "historique et enjeux de
nouvelles normes comptables ( IFRS) ", en présence des experts comptables, a suggéré
d'aller vers plus de cohérence entre la décision et l'accompagnement estimant que les
textes d'application de la nouvelle loi portant sur le système comptable vont éclairer les
choses et répondre à une importante question qui est : " Qui va appliquer ces normes et
est-ce que ce sera uniquement pour les entreprises consolidées (société mère - filiales) ?
" comme cela a été le cas en France. Il a ajouté que les défis à relever face aux enjeux
des nouvelles normes sont sous-estimés. L'expert s'est également interrogé s'"il y a un
marché organisé et fiable en Algérie", en affirmant que l'Algérie doit s'ouvrir à ces
normes et en insistant sur les enjeux de la normalisation, notamment ceux destinées
aux investisseurs, dont le coût historique au profit du marché, de valeur actualisée et la
primauté du bilan sur le compte de résultat. Il expliquera dans ce contexte que l'IFRS est
basé sur l'harmonisation et la normalisation, avant de conclure que "les nouvelles
normes comptables sont à consommer avec modération». Il fera également remarquer
que les craintes affichées par les services des impôts viennent du fait qu'ils ne savent pas
si ce cheminement vers l'IFRS leur ferait " perdre ou gagner des recettes fiscales ".

L'autre point ouvert concerne " les modalités concrètes de transition après 35 ans
d'application d'un système tout à fait différent ". Les experts ont souhaité des réponses
rapides et un accompagnement, d'autant que moins de huit mois nous séparent de
l'entrée en vigueur du nouveau système. Certains participants ont, pour leur part,
évoqué le problème de l'aspect fiscal de l'IFRS, notant qu'il n'y a que 40% des
comptables qui le maîtrisent. Il y a lieu de souligner que " quatre textes d'application
seront incessamment publiés pour rendre opérable le nouveau système comptable et
financier répondant aux normes IFRS ", selon ce qui a été indiqué dernièrement par
indiqué par M. Bellahsen, secrétaire général du Conseil national de la comptabilité
(CNC), lors d'un débat organisé par l'Ecole supérieure algérienne des affaires (ESAA).

Ces textes, attendent leur signature au niveau du secrétariat général du gouvernement.


Il s'agit, de deux décrets exécutifs et de deux autres arrêtés. Le premier décret exécutif
fixe le cadre conceptuel et légal de la loi portant système comptable et financier.

Le second décret est relatif à l'encadrement du développement des logiciels de


comptabilité. Il faut savoir qu'en matière de ressemblances et différences entre
l'ancienne et la nouvelle comptabilité, il y a lieu de retenir, la réduction du nombre de
tableaux de bilan de dix-sept à cinq. Les changements concrets concernent, dans le fond,
l'introduction de la " juste valeur " pour l'évaluation de certains éléments d'actifs,
l'actualisation de certaines dettes et emprunts émis par l'entreprise et la précision des
critères de constatation des provisions de charges. Le Système comptable financier
(SCF) modifie, par ailleurs, les règles de comptabilisation et d'évaluation des
immobilisations corporelles et introduit la notion de pertes de valeurs des actifs ainsi
que le traitement des intérêts au compte de résultat dans les productions
d'immobilisation ou de stock. Notons qu'il reste d'autres points ouverts ou à trancher,
particulièrement dans la partie fiscale.

Nacera C. [Link]
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 41

Résumé3
Les instances internationales de normalisation comptable

1. L'IASCF (International Accounting Standards Committee Foundation)


2. L'IASB (International Accounting Standards Board)
3. Le SAC (Standards Advisory Council)
4. L'IFRIC (International Financial Reporting Interprétations Committee)
5. Les autres organismes internationaux.
6. Niveau d'application des normes comptables en Europe
7. Tableau récapitulatif des normes IAS/IFRS, les interprétations et les
projets en cours
8. Qu'en est-il en Algérie ?
9. Textes réglementaires relatifs au Plan Comptable National
[Link] comparée des systèmes comptables (IAS/IFRS, SCF, PCN

L’Algérie va engager de profonds changements dans sa gestion, avec l’adoption


concomitante d’un système comptable financier pour les entreprises commerçantes et un
nouveau système de Comptabilité Publique pour les comptes qui retracent l’exécution
des budgets et opérations financières de l’Etat et comptes assimilés.

En Algérie, le système comptable financier (SCF) remplacera le Plan comptable National


(PCN) (dont la norme comptable est ias ifrs) dans l’objectif d’harmoniser avec le
référentiel comptable international.

La doctrine et la conception de la comptabilité s’en trouveront profondément modifiée.


La comptabilité et la finance qui ont été jusque là séparée, se trouveront subtilement
mixée, avec une légère hégémonie des aspects financiers compte tenu de la globalisation
des marchés des capitaux. En effet, la comptabilité ne sera plus perçue comme une
technique au service, en particulier, de l'Etat collecteur d'impôt mais comme une
véritable science au service des investisseurs et de tous les autres utilisateurs. Elle devra
évoluer d’une simple technique à une science au service de l’économie et de la
communauté entière.

Le démantèlement du monde bipolaire, l’accélération de l’internationalisation des


économies, le décloisonnement, la mondialisation et ses conséquences sur la
globalisation financière qui en a résulté, ont placé la comptabilité, principale source de
l'information financière, au cœur du fonctionnement des marchés financiers.

Cette globalisation financière a rendu indispensable l’harmonisation à l'échelle mondiale


de l'information financière fournie aux investisseurs. Plusieurs pays ont adopté les
normes comptables internationales, d'autres en cours d'adoption. Cette tendance
actuelle à l'international confirme que la comptabilité est avant tout une science et en
tant que telle, elle doit être générale et, partant, il ne devrait pas y avoir des normes
différentes ni dans le temps ni dans l'espace. Après la multiplication des scandales
financiers Outre-Atlantique, sur le Vieux Continent, mais aussi dans les pays émergeants,
la nécessité et l’urgence de mettre en place des mécanismes de contrôle pour contrer la
comptabilité créative est devenue incontournable. Les nouvelles technologies ont

3
Thu Huong CASSETARI
Document d’appui – Nouveau Système Comptable Financier – S.C.F. 42

certainement apportées le confort et le bien être à l’homme, mais elles ont en même
temps véhiculées des risques communément appelés risques du troisième millénaire. Au
niveau européen, l'opportunité de cette harmonisation a été bien ressentie par l'Union
européenne qui a décidé, par son règlement du 29 septembre 2003, l'adoption pure et
simple à partir du 1er janvier 2005 des normes comptables internationales (ias/ifrs) par
tous les groupes cotés en bourse appartenant aux pays membres, rendant ainsi,
obligatoire l'établissement et la publication des états financiers conformes à ces normes.

Aux USA la majorité des compagnies ont adopté les USA GAAP, et dans les autres pays
comme l'Inde, la Chine, l'Australie, le Japon. Etc. ont, ou vont adopter, des systèmes
comptables proches de ces normes. À côté de ces débouchés supplémentaires se profile
une nouvelle catégorie d'entreprises soucieuses d'anticiper la législation. Parmi elles,
nombre de sociétés non cotées qui veulent faire preuve de transparence envers les
actionnaires. Des projets de convergence sont en cours, entre les deux grands
normalisateurs internationaux, mais aussi avec les autres, et devraient aboutir à
l’horizon 2011, à une seule et même normalisation internationale.

Les pays frères et voisins (Tunisie et Maroc) ont entamé ce travail depuis quelques
années, avec l’adoption du référentiel ias ifrs. L’Algérie ne peut rester à l’écart de ce
mouvement international, et a décidé de faire adopter un nouveau plan comptable. Le
passage est prévu pour le 1er janvier 2009.

Ce passage s'accompagne certainement d'une surcharge de travail, afin d’adapter et de


former le personnel en charge de la comptabilité financière. Des secteurs entiers comme
les banques, les assurances et autres assimilés, seront appelés à opérer une véritable
mue. Les secteurs de l’agriculture, de la construction, du secteur minier, des caisses
mutualistes,… constituant des cas à part avec leurs spécificités et leurs particularités,
devront effectuer ce passage non sans difficulté. Un programme important dans le
domaine du développement des progiciels et des logiciels, est nécessaire pour
supplanter les outils désormais désuets dont nous disposons.

Pour être au rendez vous, un programme de formation et de sensibilisation colossal est à


mettre en œuvre immédiatement. Il s’agira non seulement de mettre les moyens qu’il
faut pour définir des cycles pédagogiques et les diffuser.

Enfin, une adaptation des lois et procédures fiscales, est attendue afin de supprimer le
double travail auquel seront astreints les préparateurs des états financiers. Il serait
prétentieux et maladroit d’engager une lecture du système comptable financier algérien
sans comprendre l’environnement et la doctrine des normes internationales dans une
première phase.

Une telle démarche permettrait de mieux saisir le sens profond des changements
engagés. Dans une première partie, nous nous attellerons à connaître quels sont les
organes qui édictent les normes internationales et quelle est la procédure suivie pour
faire adopter ces normes. Nous devrions au passage nous informer de l’actualité et
examiner les différents projets en cours. Dans une seconde partie, nous tacherons de
faire une comparaison du cadre conceptuel entre le SCF, le PCN et le référentiel ias ifrs
pour situer les changements profonds introduits d’une part et le chemin qui reste à
parcourir, d’autre part, afin d’aller vers une mise en conformité totale avec les normes
internationales.

Common questions

Alimenté par l’IA

The implementation of IAS/IFRS norms aims to improve the quality and credibility of financial reporting in Algeria by ensuring high-quality accounting standards suitable for large enterprises. These norms provide detailed, reliable, and comparable financial information, helping restore transparency and investor confidence shaken by previous financial scandals. By adhering to international standards, the reform enhances trust among investors, allowing for easier cross-country financial comparisons and improving the international reputation and attractiveness of Algerian financial markets .

The main objectives of transitioning to the new financial accounting system in Algeria are to integrate IAS/IFRS norms at the conceptual level, thus requiring new vocabulary and practices. The reform aims to give primacy to the balance sheet over the income statement, introduce new accounting methods and evaluation modes, and improve transparency and comparability of financial statements to attract international investments. The system also seeks to provide clearer financial information to investors and ensure a reliable comparison across various entities .

Financial reporting transparency is highly significant in attracting FDI to Algeria as it builds investor confidence by providing a clear, detailed, and accurate representation of an entity's financial condition. IAS/IFRS norms, which promote transparency, are vital for fostering an environment conducive to investment by ensuring comparability of financial statements across borders, reducing perceived risks. Transparent reporting can mitigate concerns over past financial scandals and demonstrate adherence to globally accepted practices .

Challenges identified in the implementation of the new accounting reforms in Algeria include the short timeframe for adaptation, inadequate training and awareness of IFRS among professionals, and the absence of necessary support measures. Suggested solutions include extending the implementation deadline, organizing specialized training sessions, and facilitating discussions at academic institutions. Additionally, there is a call for developing concrete transitional guidelines and support systems to navigate the complexity of updating existing financial practices to meet the new standards .

Primary concerns expressed by Algerian experts include the insufficiency of preparatory time, inadequate training, and potential disruptions due to the rapid transition to new accounting standards. Experts propose extending the transition period, enhancing educational programs and practical workshops for accountants, and increasing public awareness campaigns. These measures are aimed at equipping professionals with the necessary knowledge and skills, thereby smoothing the transition process and reducing implementation errors .

The concept of 'fair value' plays a crucial role in the new Algerian accounting system by ensuring that assets and liabilities are recorded at values reflecting current market conditions. This approach aims to provide a more transparent and accurate representation of a company's financial position, enhancing the reliability and comparability of financial statements. Fair value accounting is significant because it helps in better capturing the real economic value of the resources controlled by an entity, thereby facilitating informed decision-making by stakeholders .

The principle of control is integral to asset recognition in the new accounting standards as it emphasizes the economic reality over legal ownership. An asset is recognized when an entity has control over it and expects future economic benefits from it, regardless of whether it holds legal title. This approach ensures that financial statements reflect the entity's actual economic resources and obligations, providing stakeholders with a more accurate picture of its financial situation .

Integrating IAS/IFRS norms is expected to have a mixed impact on SMEs in Algeria. Compliance with international standards can enhance comparability and transparency, attracting foreign investment and enabling better access to international markets. However, these benefits come with increased complexity and higher compliance costs which could be challenging for smaller entities lacking the necessary infrastructure and expertise. Potential solutions include adopting a simplified version of the standards tailored to the needs and capacities of SMEs to ease implementation .

The new Algerian accounting system addresses asset evaluation by incorporating different methods as outlined by the IASB. These methods include historical cost, where assets are recorded at their acquisition value; current cost, which is the price to acquire the same or equivalent asset today; realizable value, focusing on the monetary value obtainable upon sale; and present value, which represents the current net cash flows generated by the asset during normal activities .

The new accounting system aims to balance short-term volatility with long-term performance by introducing the concept of fair value and other continuously fluctuating evaluations. This necessitates the mastery and optimization of result volatility and performance recurrence, acknowledging the sensitivity of financial outcomes to changes in accounting assumptions. The reforms place emphasis on providing a clearer depiction of financial health through accurate valuation methods to mitigate unexpected volatility in financial results .

  • What is the best way to start investing in stocks?

    Investing in stocks is a common way for individuals to build long-term wealth, but it requires careful planning and understanding of how markets work.

  • How does technical analysis work for trading stocks and other markets?

    Technical analysis is an approach to evaluating financial securities and markets by examining past trading data, primarily price and trade volume, in an effort to forecast future price movements. Instead of assessing a company’s fundamental value (such as earnings or dividends), technical analysts focus on charts and statistical indicators derived from market data. This methodology assumes that all relevant information (including fundamental and news factors) is reflected in the market price, so studying price action alone can provide trading signals. Technical analysis is commonly used by traders in stocks, commodities, currencies, cryptocurrencies, and other assets that have sufficient historical price data. Its goal is to identify patterns, trends, and statistical signals in market data that may indicate future market direction. Technical traders often use these signals to time entries and exits, manage risk, and guide trading decisions, typically over various time frames.

  • What factors cause currency exchange rates to go up or down?

    Currency exchange rates, which define the value of one country’s currency in terms of another, fluctuate constantly on global markets.

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