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Priorités des opérations en mathématiques

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1 Expressions sans parenthèses OBJECTIF 1

PROPRIÉTÉ Dans une expression sans parenthèses, On dit que la multiplication et


les multiplications et les divisions doivent être la division sont prioritaires sur
effectuées avant les additions et les soustractions. l’addition et la soustraction.
Exemples
Calcul de A = 3 + 4 × 5 Calcul de B = 12 – 6 : 2
A=3+4×5 On effectue d’abord B = 12 – 6 : 2 On effectue d’abord
la multiplication la division
A = 3 + 20 B = 12 − 3
A = 23 B=9
PROPRIÉTÉ Dans une expression sans parenthèses qui ne contient que des additions et
des soustractions, on effectue les calculs de gauche à droite (on dit aussi « dans le sens
de lecture »).
Exemple
Calcul de A = 10 – 6 + 3
A = 10 – 6 + 3
A=4+3=7

PROPRIÉTÉ Dans une expression sans parenthèses qui ne contient que des multiplica-
tions et des divisions, on effectue les calculs de gauche à droite (on dit aussi « dans le
sens de lecture »).
Exemple
Calcul de B = 30 : 5 × 2
B = 30 : 5 × 2
B = 6 × 2 = 12

PROPRIÉTÉ Dans une expression sans parenthèses


On dit que l’addition
qui ne contient que des additions, on peut effec-
est commutative.
tuer les calculs dans l’ordre que l’on veut.
Exemple
Il y a trois façons de calculer l’expression A = 12 + 3 + 8 qui conduisent toutes au même
résultat final.
Première façon Deuxième façon Troisième façon
A = 12 + 3 + 8 A = 12 + 3 + 88 A = 12 ++ 88++33
A = 15 + 8 = 23 A = 12 + 11 = 23 12 ++ 38=+23
A = 20 3

PROPRIÉTÉ Dans une expression sans parenthèses


On dit que la multiplication
qui ne contient que des multiplications, on peut
est commutative.
effectuer les calculs dans l’ordre que l’on veut.
Exemple
Il y a trois façons de calculer l’expression B = 10 × 3 × 8 qui conduisent toutes au même
résultat final.
Première façon Deuxième façon Troisième façon
A = 1012 ×+ 38×+83 10 ×+ 38 ×+83
A = 12 12 ×+ 88×+33
A = 10
A = 3012 ×+ 88=+240
3 A = 10 × 24 = 240 12 ×+ 38=+240
A = 80 3
2 Expressions avec parenthèses OBJECTIF 2

PROPRIÉTÉ Dans une expression contenant des parenthèses, on effectue en premier les
calculs contenus dans les parenthèses.
Exemple
Calcul de A = 8 + 3 × (10 – 2 × 3)
Dans l’expression entre parenthèses, c’est la
A = 8 + 3 × (10 – 2 × 3) multiplication qui est prioritaire. On calcule donc 2 × 3 .
A = 8 + 3 × (10 – 6) Pour finir le calcul entre parenthèses, on calcule 10 − 6 .
A=8+3×4 On termine le calcul de A en respectant les priorités
A = 8 + 12 des opérations.
A = 20
Calcul de B = 7 + 4 × 2 + 10
5+3
B = (7 + 4 × 2) : (5 + 3) + 10 Dans une expression contenant des écritures
fractionnaires, il faut considérer que le numérateur
B = 7 + 8 + 10 = 15 + 10 et le dénominateur sont entre parenthèses.
8 10
B = 1,875 + 10 = 11,875
2
3 = (2 : 3) : 4
4
2 = 2 : (3 : 4)
3
4

3 Vocabulaire OBJECTIF 3

DÉFINITIONS
– Le résultat d’une addition s’appelle une somme et les nombres utilisés s’appellent les
termes.
– Le résultat d’une soustraction s’appelle une différence et les nombres utilisés
s’appellent les termes.
– Le résultat d’une multiplication s’appelle un produit et les nombres utilisés
s’appellent les facteurs.
– Le résultat d’une division s’appelle un quotient.
Exemples
L’expression 3 + 4 × 5 est une somme car la dernière opération effectuée est une
addition.
L’expression (5 + 2) × 6 est un produit car la dernière opération effectuée est un produit.
18 + 13 × 9 est la somme de 18 et du produit de 13 par 9.
8 − 4 est le quotient de la différence entre 8 et 4 par le produit de 12 et de 3.
12 × 3
Selon la dernière opération effectuée,
on dit que cette expression est une somme,
un produit, une différence ou un quotient.

Thème A • Nombres et calculs


4 Quotient et fraction OBJECTIF 4

DÉFINITION Soit deux nombres n et d (avec d ≠ 0).


Le quotient de n par d est le nombre qui, multiplié par d, donne n.
On peut écrire ce nombre en écriture fractionnaire : n .
d
Exemples
Par quel nombre faut-il multiplier 4 pour obtenir 21 ? 4 × … = 21 ?
– C’est le quotient 21. En effet, 4 × 21 = 21.
4 4
– Ce quotient a aussi une écriture décimale : 21 = 21 : 4 = 5,25.
21 21
22 22 4
4 4
Par quel nombre faut-il multiplier 3 pour obtenir 22 ? 3 × … = 22 ?
3 3
22
– C’est le quotient 22 . En effet, 3 × 22 = 22. 3
3 3
– En revanche, ce quotient n’a pas d’écriture décimale exacte, car la division de 22 par 3
ne se termine pas : 22 : 3 ≈ 7,333333…

DÉFINITION Une fraction est une écriture fractionnaire dont le numérateur et le déno-
minateur sont des nombres entiers.
Exemple
Parmi les écritures fractionnaires 2,5  , 8  , 7,4
7,4 et 
et 88  ,  seule 8  est une fraction.
 et 
3 5,2 4,8 4,8 77 7
Fractions et proportions
Exemple
Dans le collège d’Arthur, 2   des élèves sont demi-pensionnaires ; dans celui de Yaëlle,
5
1  des élèves sont demi-pensionnaires. Dans quel collège y a-t-il le plus d’élèves demi-
3
pensionnaires sachant que les deux collèges ont le même nombre d’élèves ?
Pour comparer des fractions (et donc des proportions), on peut revenir à leur écriture
décimale ou les placer sur une droite graduée :
• Collège d’Arthur
0 2 1 2 . 1 : la proportion d’élèves demi-pensionnaires
5
5 3
• Collège de Yaëlle est plus grande dans le collège d’Arthur.
0 1 1
3

5 Écritures fractionnaires égales OBJECTIF 5

PROPRIÉTÉ Un quotient ne change pas quand on a × k   (ou divise) son numérateur


a =multiplie
et son dénominateur par un même nombre non nul. × k b b
3,2 × ×k  10 ou
a == a3,2 = 32a = a k  
1,5
b b×k 1,5 × 10 15b b k
Exemples a = a k 
3,2 = 3,2 × 10 = 32 b b12 k 3 4 ÷3 = 4
12 = = , la fraction 12 = 12 « simplifiée »
a été par 3.
1,5 1,5 × 10 15 27 27 3 9 27 27 ÷3 9

12 = 12 3 = 4
DÉFINITION Un nombre a est divisible par
un nombre b lorsque le reste de la division « a est divisible par b » signifie :
euclidienne de a par b est égal à 0. « a est dans la table de b ».

Il existe des moyens simples pour savoir si un nombre est divisible par un autre sans
effectuer la division euclidienne : ce sont les critères de divisibilité.

Critères de divisibilité
Critère de divisibilité par 2 : un nombre est divisible par 2 s’il est pair, ce qui signifie
que son chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8.
Exemple
514 est divisible par 2 alors que 267 ne l’est pas.

Critère de divisibilité par 3 : un nombre est divisible par 3 si la somme des chiffres qui
le composent est divisible par 3.
Exemples
1 467 est divisible par 3, car 1 + 4 + 6 + 7 = 18 et 18 est divisible par 3.
2 368 n’est pas divisible par 3, car 2 + 3 + 6 + 8 = 19 et 19 n’est pas divisible par 3.

Critère de divisibilité par 5 : un nombre est divisible par 5 si son chiffre des unités est
0 ou 5.
Exemples
2 705 est divisible par 5, car le chiffre des unités est 5.
14 780 est divisible par 5, car le chiffre des unités est 0.
25 557 n’est pas divisible par 5, car le chiffre des unités n’est ni 0 ni 5, mais 7.

Un nombre divisible par 2 se termine par 0, 2, 4, 6 ou 8.


Un nombre divisible par 5 se termine par 0 ou 5.

6 Égalité des produits en croix OBJECTIF 6

Ceci revient à dire que le tableau


PROPRIÉTÉ Soit quatre nombres relatifs a,
b, c et d (avec b ≠ 0 et d ≠ 0). a c

Dire que a = c  signifie que a × d = c × b . b d


b d est un tableau de proportionnalité.

Exemples
Les fractions 34 et 2 sont-elles égales ? Oui, car 34 × 3 = 2 × 51 = 102.
51 3
Compléter l’égalité  23 = 207
207.
15 ?? × 23
Compléter cette égalité revient à compléter
23 × … = 207 × 15 = 3 105, ce qui revient à compléter
23 × … = 3 105. … 3 105
23 207
Or, 3 105 = 135, donc = .
23 15 135
: 23
Thème A • Nombres et calculs
7 Nombres relatifs OBJECTIF 7

DÉFINITION Un nombre relatif est formé d’un signe + ou – et d’un nombre appelé distance
à zéro.
Exemples
(+ 7) est un nombre relatif : (– 4) est un nombre relatif :
son signe est + ; son signe est – ;
sa distance à zéro est 7. sa distance à zéro est 4.
7 4

0 +7 –4 0

DÉFINITIONS Les nombres comportant un signe – sont appelés les nombres négatifs.
Les nombres comportant un signe + sont appelés les nombres positifs.

Remarque
Par convention, on ne met pas de signe devant le nombre 0.
0 est à la fois un nombre négatif et positif.

8 Repérer et comparer des nombres relatifs OBJECTIF 8

DÉFINITION Sur une droite graduée, chaque point est repéré par un nombre relatif.
On dit que ce nombre est l’abscisse de ce point.
Exemples La flèche indique le sens
croissant des nombres.
E D C O A B

–5,5 –4 –2 0 +1 +3 +5
L’abscisse de A est (+ 3). On note A (+ 3).
De même, on note B (+ 5), C (– 2), D (– 4) et E (– 5,5).

DÉFINITION Un repère orthogonal du plan est composé de deux droites graduées


perpendiculaires et de même origine. L’une est appelée axe des abscisses et l’autre axe
des ordonnées.
Exemple
+5 Axe des
Dans un repère du plan, la position ordonnées
+4
d’un point est donnée par un couple F (0 ; +3)
de nombres relatifs. +3
Axe des
+ 3 est l’abscisse du point A et + 1 est son +2
abscisses
E (–2 ; +1) A (+3 ; +1)
ordonnée. +1
On dit que le point A a pour coordonnées B (+5 ; 0)
(+ 3 ; + 1) et on note A (+ 3 ; + 1). –3 –2 –1
–1
0 +1 +2 +3 +4 +5 +6 +7 +8

–2

–3
C (+2 ; –3)
–4
D (–2 ; – 4)
PROPRIÉTÉS
• De deux nombres positifs, le plus grand est celui qui a la plus grande distance à zéro.
• De deux nombres de signes contraires, le plus grand est le nombre positif.
• De deux nombres négatifs, le plus grand est celui qui a la plus petite distance à zéro.
Exemples
(+ 2) , (+ 4) (– 12) , (+ 2) (– 5) , (– 3)

9 Somme et différence de nombres relatifs OBJECTIF 9

A Somme de deux nombres relatifs


PROPRIÉTÉ Si deux nombres relatifs sont de même signe, alors leur somme a ce même
signe et a pour distance à zéro la somme des distances à zéro des deux nombres.
Exemples
(+ 7) + (+ 3) = (+ 10) (– 8) + (– 4) = (– 12)
PROPRIÉTÉ Si deux nombres relatifs sont de signes contraires, alors leur somme :
– a le signe du nombre qui a la plus grande distance à zéro ;
– a pour distance à zéro la différence des distances à zéro des deux nombres.
Exemples
(– 3) + (+ 7) = (+ 4) car : (+ 2) + (– 8) = (– 6) car :
7 . 3 donc la somme de (+ 7) et (– 3) 8 . 2 donc la somme de (+ 2) et (– 8)
a le signe de (+ 7) et 7 – 3 = 4. a le signe de (– 8) et 8 – 2 = 6.
DÉFINITION Dire que deux nombres relatifs sont opposés signifie que leur somme
est égale à zéro.
Deux nombres opposés ont la même distance à zéro, mais sont de signes contraires.
Exemple
(– 7) + (+ 7) = 0 donc (– 7) et (+ 7) sont opposés.

B Différence de deux nombres relatifs


PROPRIÉTÉ Soustraire un nombre, c’est ajouter son opposé.
Exemple
(+ 3) – (– 8) = (+ 3) + (+ 8) = (+ 11) car l’opposé de (– 8) est (+ 8).
Soustraire (– 8) revient donc à ajouter (+ 8).

C Convention d’écriture
CONVENTION Dans une suite d’additions de nombres relatifs, on peut :
– supprimer les signes d’addition et les parenthèses autour des nombres ;
– supprimer le signe « + » devant un nombre s’il se trouve en début de ligne.
Exemple
Soit l’expression A = (+ 6) + (– 7) + (– 3,5) + (+ 9,2).
A = (+ 6) + (– 7) + (– 3,5) + (+ 9,2) On supprime les signes d’addition et les parenthèses.
A = + 6 – 7 – 3,5 + 9,2 On supprime le signe « + » en début de ligne.
A = 6 – 7 – 3,5 + 9,2 Les signes qui apparaissent dans l’expression finale
sont donc les signes des nombres.
Thème A • Nombres et calculs
10 Opérations sur les nombres relatifs OBJECTIF 10

A Rappels sur l’addition et la soustraction


PROPRIÉTÉ Si deux nombres relatifs sont de même signe, alors leur somme :
– a ce même signe ;
– a pour distance à zéro la somme des distances à zéro des deux nombres.

Exemples
(+13) + (+8) = +21 (−12) + (−5) = −17

PROPRIÉTÉ Si deux nombres relatifs sont de signes contraires, alors leur somme :
– a le signe du nombre qui a la plus grande distance à zéro ;
– a pour distance à zéro la différence des distances à zéro des deux nombres.

Exemples
(−7) + (+19) = +12 (+5) + (−13) = −8

PROPRIÉTÉ Soustraire un nombre, c’est ajouter son opposé.

Exemple
(+5) ( 9) = (+5) + (+9) = +14

B Multiplication
PROPRIÉTÉ Si deux nombres relatifs sont de même signe, alors leur produit :
– est positif ;
– a pour distance à zéro le produit des distances à zéro des deux nombres.
Exemples
(+5) × (+7) = +35 (−3) × (−4) = +12

PROPRIÉTÉ Si deux nombres relatifs sont de signes contraires, alors leur produit :
– est négatif ;
– a pour distance à zéro le produit des distances à zéro des deux nombres.

Exemples
(+6) × (−2) = (−12) (−3) × (+8) = (−24)

PROPRIÉTÉ Dans un produit de plusieurs nombres relatifs différents de zéro :


– Si le nombre de facteurs négatifs est pair, alors le produit est positif ;
– Si le nombre de facteurs négatifs est impair, alors le produit est négatif.
Exemples
(−1) × (−2) × (+3) × (−4) × (−5) = +120 (−1) × (+2) × (−3) × (−4) × (+5) = −120
Il y a quatre facteurs négatifs dans ce Il y a trois facteurs négatifs dans ce produit,
produit, il est donc positif. il est donc négatif.
C Division
PROPRIÉTÉ Si deux nombres relatifs sont de même signe, alors leur quotient :
– est positif ;
– a pour distance à zéro le quotient des distances à zéro des deux nombres.

Exemples +21 = +3 −20 = +5


+7 −4

PROPRIÉTÉ Si deux nombres relatifs sont de signes contraires, alors leur quotient :
– est négatif ;
– a pour distance à zéro le quotient des distances à zéro des deux nombres.

Exemples +12 = −2,4 −18 = −4,5


−5 +4

D Valeurs approchées d’un quotient


DÉFINITIONS À un rang donné :
– la troncature d’un nombre est sa valeur approchée par défaut ;
– l’arrondi d’un nombre est, de sa valeur approchée par défaut ou par excès, celle qui est
le plus proche du nombre.
Exemples
En effectuant 25 sur une calculatrice, elle affiche :
7
Encadrement par les valeurs approchées
Rang Troncature Arrondi
par défaut et par excès
À l’unité 3 , 25 , 4 3 4
7
Au dixième 3,5 , 25 , 3,6 3,5 3,6
7
Au centième 3,57 , 25 , 3,58 3,57 3,57
7
3,571 , 25 , 3,572
Au millième 3,571 3,571
7

17 = 2,125. Par convention, l’arrondi au centième de 17 est 2,13.


8 8

11 Enchainements d’opérations OBJECTIF 11

PROPRIÉTÉ Pour calculer une expression, on effectue :


– les carrés, les cubes, etc.,
– les calculs entre parenthèses,
– les multiplications et les divisions,
– et enfin les additions et les soustractions.
Quand des opérations ont le même niveau de priorité, on les effectue de gauche à droite.
Exemples A = 13 + 5 (3 11) 7 B = 7 3 42 + 11
A = 13 + 5 ( 8) 7 B = 7 3 16 + 11
A = 13 + ( 40) 7 B = 7 48 + 11
A = 27 7 B = 41 + 11
A = 34 B = 30

Thème A • Nombres et calculs


12 Additionner et soustraire des nombres en écriture
fractionnaire
OBJECTIF 12

PROPRIÉTÉ Pour additionner (ou soustraire) deux nombres en écriture fractionnaire ayant
le même dénominateur :
– on additionne (ou soustrait) leurs numérateurs ;
– on garde leur dénominateur.
a, b et c étant trois nombres relatifs (avec c ≠ 0) :
a + b = a + b et a − b = a − b
c c c c c c
Exemples
−4
−4 ++ 33 == −4
−4 ++ 33 == −−11            
55 55 55 55             

77 − ( )
99 − − 66 = 99 −− ((−6
− 77 = 77
−6)) = 99 ++ 66 = 15
= 7
7
= 15
77

Exemple
Pour calculer 2 + 7 , on remarque que 15 est un multiple de 5.
5 15
On peut mettre les deux fractions au dénominateur 15 :
2 + 7 = 2 × 3 + 7 = 6 + 7 = 6 + 7 = 13
5 15 5 × 3 15 15 15 15 15

Pour additionner (ou soustraire) deux nombres en écriture


fractionnaire n’ayant pas le même dénominateur,
on commence par les mettre au même dénominateur.

13 Additionner et soustraire des nombres en écriture


fractionnaire dans le cas général
OBJECTIF 13

Exemples
Pour calculer 3 − 1 , il faut écrire Pour calculer 17 + −5 , il faut écrire ces deux
7 8 9 12
ces deux fractions avec le même fractions avec le même dénominateur.
dénominateur : 17 −5 = 17 × 4 + −5 × 3 = 68 + −15 = 68 + (–15)
3 − 1 = 3 × 8 − 1 × 7 = 24 − 7 = 24 −97 += 12 17 9×4 12 × 3 36 36 36
7 8 7 × 8 8 × 717 56−5 5617 × 456 −5 ×56 3 68 −15 68 + (–15) 53
+ = + = + = =
3 − 1 = 3 × 8 − 1 × 7 = 24 − 7 = 249 − 712 = 17 9 × 4 12 × 3 36 36 36 36
7 8 7× 8 × 7 17 56
178 + −5 × 4 56
−5 × 3 56 68 56 −15 68 + (–15) 53
= + = + = =
9 12 9×4 12 × 3 36 36 36 36
Le produit des
dénominateurs est Dans cet exemple, on pourrait prendre
toujours un dénominateur comme dénominateur commun le résultat
commun possible. de 9 × 12, mais on préfère prendre un
dénominateur plus petit en choisissant 36.
14 Multiplier et diviser des nombres en écriture
fractionnaire
OBJECTIF 14

A Multiplication
PROPRIÉTÉ Pour multiplier deux nombres en écriture fractionnaire :
– on multiplie leurs numérateurs entre eux ;
– on multiplie leurs dénominateurs entre eux.
a, b, c et d étant quatre nombres relatifs (avec b ≠ 0 et d ≠ 0) :
a × c = a×c
b d b×d

Exemple 
5 × 9 = 5 × 9 = 45
8 4 8×4 32

B Inverse d’un nombre


DÉFINITION Dire que deux nombres sont inverses l’un de l’autre signifie que leur produit
est égal à 1.
Exemples
( )
2 × 0,5 = 1. Les nombres 2 et 0,5 ou 1 sont inverses l’un de l’autre.
2
7 × 1 = 1. Les nombres 7 et 1 sont inverses l’un de l’autre.
7 7
3 × 4 = 1 . Les nombres 3 et 4 sont inverses l’un de l’autre.
4 3 4 3

PROPRIÉTÉ a et b étant deux nombres relatifs non nuls, l’inverse de a est 1 et l’inverse
a
de a est b .
b a
Exemples
L’inverse de 9 est 1 . En effet, 9 × 1 = 9 = 1.
9 9 9
1
L’inverse de 1 est 6. En effet, × 6 = 6 = 1.
6 6 6
L’inverse de 7 est 6 . En effet, 7 × 6 = 42 = 1.
6 7 6 7 42

C Division
PROPRIÉTÉ Diviser par un nombre (non nul) revient à multiplier par son inverse.
a, b, c et d étant quatre nombres relatifs (avec b, c et d non nuls) :
a = a : b = a × 1 et a : c = a × d
b b b d b c

Exemples
2 : 7 = 2 × 9 = 2 × 9 = 18
5 9 5 7 5 × 7 35
12 : 4 = 12 11 = 12 11 = 3 4 11 = 33
17 11 17 4 17 4 17 4 17

Thème A • Nombres et calculs


15 Puissances entières d’un nombre relatif OBJECTIF 15

A Puissances positives
a désigne un nombre relatif et n un entier positif non nul.

DÉFINITION an désigne le produit de n facteurs tous égaux à a :


an  =  a × a × … …. × a × a
n facteurs
Vocabulaire
CONVENTIONS – Pour tout nombre a non nul, a0 = 1. an se lit « a puissance n »
– Pour tout nombre a, a1 = a. ou « a exposant n ».

Exemples
25 = 2 × 2 × 2 × 2 × 2 = 32 (– 3)4 = (– 3) × (– 3) × (– 3) × (– 3) = + 81
Cas particuliers
Si n = 1, a1 = a. Exemple 51 = 5
Si n = 2, a2 se lit « a au carré ». Exemple 52 = 5 × 5 = 25
Si n = 3, a3 se lit « a au cube ». Exemple (– 5)3 = (– 5) × (– 5) × (– 5) = –125

B Puissances négatives
DÉFINITION a–n désigne l’inverse de an.
a–n =  a1n , où a est un nombre relatif différent de zéro.

Exemples
2–3 =  13 = 1 = 1 (–3)–2 =  1 = 1 = 1
2 2×2×2 8 (−3)2 (−3) × (−3) 9
Cas particulier : Si n = 1, a– 1 =  1 est l’inverse de a.
a

16 Puissances de 10 OBJECTIF 16

n désigne un entier positif non nul.

A Calcul d’une puissance de 10


PROPRIÉTÉ 10n désigne le produit de n facteurs tous égaux à 10 :
10n = 10 × 10 × … × 10 × 10 = 1 000 … 000
n facteurs n zéros

PROPRIÉTÉ 10–n désigne l’inverse de 10n.


1
10–n = 10n = 0,000 … 001
n zéros
Exemples
106 = 10 × 10 × 10 × 10 × 10 × 10 = 1 000 000 10–3 =  13 = 1 = 0,001
10 1000
B Calculs avec les puissances de 10
PROPRIÉTÉ m et p désignent des entiers relatifs :
10m p
10m × 10p = 10m + p 10p
= 10m – p (10m) = 10m × p

Exemples
107 × 104 = 107 + 4 = 1011 105 × 10–8 = 105 + (– 8) = 10–3
106  = 106 – 2 = 104 105 = 105 – (– 4) = 109
102 10−4
3 2
(104)  = 104 × 3 = 1012 (10–3) = 10–3 × 2 = 10–6

C Préfixes scientifiques
Les deux tableaux ci-dessous permettent d’indiquer, à l’aide des puissances de 10, par quel
facteur est multipliée une unité pour obtenir des multiples ou sous-multiples de cette unité.
Préfixe giga méga kilo milli micro nano
Symbole G M k m µ n
Signification 109 106 103 10–3 10–6 10–9
Exemples
Un gigaoctet, noté Go, correspond à une quantité de données numériques de 109 octets,
soit un milliard d’octets.
Un microgramme, noté µg, correspond à une masse de 10–6 grammes, soit un millionième
de gramme.

17 Notation scientifique d’un nombre OBJECTIF 17

A Écriture d’un nombre en notation scientifique


DÉFINITION La notation scientifique d’un nombre décimal positif est la seule écriture
de la forme a × 10n dans laquelle le nombre a est compris entre 1 et 10 exclu (1 < a , 10)
et n est un entier relatif.
Exemples
La distance de la Terre au Soleil est d’environ 150 000 000 km, soit 1,5 × 108 km en
notation scientifique.
La taille du virus de la grippe est d’environ 0,000 000 09 m, soit 9 × 10–8 m en notation
scientifique.

B Utilisations de la notation scientifique


La notation scientifique est utile pour donner un ordre de grandeur ou un encadrement
du résultat d’un calcul et pour comparer des nombres.
Exemple
Soit A = 32 657 000 et B = 0,000 486.
Nombre Notation scientifique Encadrement Ordre de grandeur
A = 32 657 000 3,2657 × 107 107 ,A, 108 A ≈ 3 × 107
B = 0,000 486 4,86 × 10–4 10–4 , B , 10–3 B ≈ 5 × 10–3
Ordre de grandeur du produit A × B ≈ 15 × 104.

Thème A • Nombres et calculs


18 Multiples, diviseurs et nombres premiers OBJECTIF 18

A Multiples et diviseurs
DÉFINITION Un entier naturel est un nombre entier positif ou nul.

Exemple
0, 1, 2 et 3 sont des entiers naturels.

DÉFINITION Dire que l’entier naturel a est multiple de l’entier naturel b signifie qu’il existe
un entier k tel que a = b × k.
On dit aussi : « b est un diviseur de a » ou « a est divisible par b ».
Exemple
15 = 3 × 5 donc 15 est un multiple de 5. Remarque
Tout nombre est multiple de 1. En effet, quel que soit le nombre entier
Autrement dit, 5 est un diviseur de 15. naturel n, on a : n × 1 = n, donc 1 est diviseur de tout nombre entier.
Exemple Remarque
12 × 1 = 12 Tout nombre est multiple de lui-même, donc tout nombre est divisible par lui-même.

Exemple
27 = 27 × 1

B Nombres premiers
DÉFINITION Un nombre premier est un entier naturel qui admet exactement deux
diviseurs distincts, 1 et lui-même.
Exemple
Début de la liste des nombres premiers : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31…
Mais le nombre 1 n’est pas premier, car il n’a qu’un seul diviseur.

C Critères de divisibilité
Un nombre est divisible par 2 s’il est pair, donc s’il se termine par 0, 2, 4, 6 ou 8.
Exemple
276 est divisible par 2, mais 375 ne l’est pas.

Un nombre est divisible par 5 s’il se termine par 0 ou 5.


Exemple
395 est divisible par 5, mais 921 ne l’est pas.

Un nombre est divisible par 3 si la somme de ses chiffres est un multiple de 3.


Exemple
564 est divisible par 3, car 5 + 6 + 4 = 15 qui est un multiple de 3.

Un nombre est divisible par 9 si la somme de ses chiffres est un multiple de 9.


Exemple
765 est divisible par 9, car 7 + 6 + 5 = 18 qui est un multiple de 9.
D Diviseurs communs à deux nombres entiers
DÉFINITION Dire qu’un nombre d est un diviseur commun de deux nombres entiers a et
b signifie que a et b sont divisibles par d.

Exemple
1, 2, 3 et 6 sont les diviseurs communs à 12 et 18.

DÉFINITION Dire que deux nombres entiers sont premiers entre eux signifie que leur
seul diviseur commun est 1.

Exemple
Les diviseurs de 12 sont : 1, 2, 3, 4, 6 et 12.
Les diviseurs de 35 sont : 1, 5, 7 et 35.
Le seul diviseur commun de 12 et 35 est 1.
Donc 12 et 35 sont premiers entre eux.

19 Décomposition et fractions irréductibles OBJECTIF 19

PROPRIÉTÉ On peut toujours décomposer un nombre non premier en produit de plusieurs


facteurs premiers.
Exemple
On peut décomposer 588 en produit de facteurs premiers :
588 = 2 × 294
2 × 147
3 × 49
7×7
Ainsi, 588 = 2 × 2 × 3 × 7 × 7 = 22 × 3 × 72

DÉFINITION Soit a et b deux entiers. On dit que la fraction a est irréductible lorsque
a et b sont premiers entre eux. b

Exemple
5 est un fraction irréductible car 5 et 7 sont premiers entre eux.
7
Remarque
On peut simplifier facilement une fraction et la rendre irréductible en décomposant
son numérateur et son dénominateur en produits de facteurs premiers.

Exemple
On veut simplifier la fraction 120 .
120 = 23 × 3 × 5 84
84 = 22 × 3 × 7
120 = 23 × 3 × 5 = 2 × 2 × 2 × 3 × 5 = 2 × 5 = 10
84 22 × 3 × 7 2×2×3×7 7 7
10 est une fraction irréductible.
7

Thème A • Nombres et calculs

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