Initiation Guitares PDF
Thèmes abordés
Initiation Guitares PDF
Thèmes abordés
et électriques
Didier DUPONT
PARTIE 1 :
Organologie : les évolutions de la guitare
PARTIE 2 :
Terminologie, rôle, matériaux
et fonctionnement des différentes parties de la guitare : le manche
1. la tête
2. la plaque de tête
3. le sillet de tête
4. la touche
5. les frettes
6. le manche
7. tige de réglage ou « Trussrod »
8. assemblage caisse / manche
9. le renversement
PARTIE 3 :
Le réglage
1. le diagnostic
2. cotes moyennes de réglage
3. justesse et compensation
Fiche technique 1 :
Réglage de la compensation
Fiche technique 2 :
Réglage du Trussrod
Fiche technique 3 :
Chronologie de réglage d’une guitare électrique à chevalet fixe
Fiche technique 4 :
Réglage d’une guitare électrique à chevalet flottant
Fiche technique 5 :
Remplacement d’un sillet de tête
Fiche technique 6 :
Remplacement d’un sillet de chevalet
PARTIE 5 :
Les différents vernis
1. vernis tampon
2. vernis cellulosique
3. vernis polyuréthane
4. vernis polyester
5. vernis UV
Fiche technique 7 :
Entretien des vernis
PARTIE 6 :
Câblage de la guitare
Fiche technique 8 :
Méthodologie du câblage
Câblage d’une guitare électrique
Exemples d’interventions
Installation et câblage d’un système d’amplification sur guitare acoustique
PARTIE 8 :
Câblage de la guitare : exercices
Partie 1
Organologie :
les évolutions de la guitare
Guitare Latine
Guitare Mauresque
- Cordes métalliques
- Cordier + chevalet
- Forme de poire
- Fond bombé
Vihuela (1550)
- 6 chœurs de
cordes
- 5 évents
- Frettes boyau
- 1536 : première
tablature pour
vihuela
- 1576 : dernière
tablature pour
vihuela
Partie 2
Terminologie, rôle, matériaux et
fonctionnement des différentes
parties de la guitare : le manche
1. La tête
- Pourquoi cet angle : appui précis de la corde sur le sillet de tête afin de définir précisément le
diapason sans bruit parasite.
- Différentes façons de matérialiser cet angle : par assemblage (enture ou joint en sifflet) ou par
profilage (manche de classique en une pièce ou manche type « Strat » avec ajout de « string
retainer »).
Manche « une pièce » type « classique » Manche type « Strat » avec « string retainer »
ou « Les Paul »
Enture de tête en V, ici sur une guitare baroque à 5 chœurs Mirecourt circa 1785
© [Link]
2. La plaque de tête
Rôle
La plaque de tête possède un rôle esthétique (masquage de l’assemblage de tête) et
mécanique (renfort du joint en sifflet, matérialisation d’une rainure avec la touche qui permet
de maintenir le sillet fermement en place).
Matériau
Bois veiné et noble (souvent rappel de l’essence de la touche ou du chevalet).
3. Le sillet de tête
Rôle
Les deux fonctions du sillet de tête sont de définir l’entraxe et l’espacement des cordes et de
définir précisément le diapason. De part sa nature et la qualité de ses entailles, le sillet possède
un rôle sonore important.
Matériaux
Plastique, métal, bois (ex : ébène, buis), os, ivoire, matériaux de synthèse reconstituant l’ivoire ou
autolubrifiant (ex : Tusq®, Graph Tech®).
4. La touche
Rôle
Sur les instruments acoustiques la touche rapportée que l’on trouve sur les guitares modernes
permet d’obtenir une hauteur de cordes au chevalet supérieure à celle que l’on obtenait
lorsque le manche était dans l’alignement de la caisse. Façonnée dans des bois durs, elle reçoit
facilement les frettes et résiste à l’usure et à l’humidité des mains.
Matériaux
Palissandre, ébène, wengé, érable (sensible à l’humidité donc verni).
A noter
Les bois comme le palissandre ou l’érable sont des bois qui résistent à la transpiration du
musicien et qui nécessitent lorsque la touche est trop sèche d’être nourris avec une huile
spécifique (ex : huile de citron, huile d’amande douce)
L’érable, quant à lui, ne résiste pas à l’humidité et la touche doit par conséquent être vernie.
L’usage de l’érable à cet endroit de l’instrument peut ainsi paraître antinomique avec la
fonction mécanique de la touche. L’érable a trouvé sa place sur la touche historiquement
lorsque la firme Fender a voulu réaliser des manches de guitares en une seule pièce de bois.
Remarques
La touche peut être légèrement bombée pour faciliter le jeu. Ce rayon ou « radius » est exprimé
en pouces. Un radius de 12’’ correspondra à un rayon de 304,8 mm (12 x 25,4).
Il existe deux types de capodastres avec ou sans radius (respectivement pour guitares Folk /
électrique ou classiques) afin d’apporter le plus possible une pression identique sur chacune des
cordes.
5. Les frettes
Rôle :
Les frettes sont posées sur la touche à des emplacements précis, elles permettent de définir la
longueur de la corde de façon à jouer de la guitare sur une gamme tempérée.
Matériaux :
Sur les guitares modernes, on trouve principalement du maillechort (alliage de cuivre, de zinc et
de nickel incorporant 12 ou 18 % de nickel, la frette la plus dure étant celle qui possède 18% de
nickel). On trouve aussi des frettes plus tendres incluant du bronze (cuivre + étain) ou plus dures
en acier. Historiquement on a utilisé du boyau (frettes mobiles), de l’os ou du bois.
A savoir
Le diapason : c’est la longueur de corde vibrante théorique mesurée entre les sillets de tête et
de chevalet. Pour exemple, cette longueur est d’en moyenne 650 mm pour une guitare
classique ou de 34“ sur une basse. Sur la Gibson Les Paul on mesure 24,75“ soit 628,65 mm (24,75
X 25,4) alors que sur la Fender Stratocaster on mesure 25,5“ soit 647,7 mm. Dans cet exemple, le
fait d’avoir un diapason plus court chez Gibson conduira à accord égal à tendre moins les
cordes.
12
Le positionnement de l’emplacement des frettes est calculé à l’aide du coefficient 2 (lire
« racine douzième de deux »).
Exemple de calcul
Emplacement de la frette 1 par rapport à l’emplacement théorique du sillet de chevalet :
650
= 613,5183032 mm
12
2
613,5183032
= 579,0841668 mm
12
2
6. Le manche
Rôle :
Le manche doit résister à la tension des cordes sans pour autant être trop rigide. Pour illustrer ce
propos, certains luthiers comparent le comportement du manche de l’instrument à celui que
doit avoir un arc ; pour que le rendement de ce dernier soit optimal, on recherche un
compromis rigidité / souplesse. De plus, le manche ne doit pas déséquilibrer l’instrument.
Matériaux :
Acajou, sipo, sapelli, noyer, érable (toutes guitares et particulièrement électriques), cèdre du
honduras (guitares classiques de concert).
7. Tige de réglage ou « Trussrod »
Rôle :
Le bon fonctionnement de la guitare nécessite que le manche soit très légèrement concave,
afin d’épouser le fuseau de la corde en vibration. La tige de réglage incrustée dans le manche
permet de contrer la tension des cordes afin que le manche ne se creuse pas trop voire de
creuser le manche lorsque celui-ci ne l’est pas assez.
NON AJUSTABLE :
Une tige de métal ou de carbone est insérée dans le manche afin de le rigidifier.
© [Link]
TIGE HAUBAN :
Une simple tige filetée est implantée dans une rainure non parallèle au plan de la touche avec
un angle opposé à celui des cordes. La tension de la tige s’oppose à celle des cordes afin que
le manche ne se creuse pas trop.
TIGE ARQUEE :
Une simple tige filetée est implantée dans une rainure qui décrit un arc (A) (ou dans une rainure
droite et est arquée à l’aide d’un coin de bois (B)) et est maintenue à ses extrémités. En serrant
l’écrou, on force sur la tige qui ne peut pas réduire en longueur et qui compense cela en
adoptant une position moins arquée, donc en poussant sur la touche, réduisant ainsi le creux du
manche apporté par la tension des cordes.
A)
B)
TIGE ARQUEE RENFORCEE :
Cette tige reprend le principe de fonctionnement de la tige arquée B, mais le coin est ici de
métal, et la tige est positionnée dans un profilé d’aluminium en U, ce qui lui permet d’être
insérée dans une rainure droite. De plus, grâce au profilé, la pression apportée lorsque l’on serre
la tige est moins locale, mieux répartie.
En serrant l’écrou dans le sens des aiguilles d’une montre, on réduit la longueur de la tige du bas,
ce qui amène celle du haut à se bomber.
En raison des filetages inversés, en serrant l’écrou dans le sens des aiguilles d’une montre, on
réduit la longueur de la tige du bas, ce qui amène celle du haut à se bomber.
A l’inverse, lorsque l’on tourne l’écrou dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, on
augmente la longueur de la tige du bas, ce qui amène celle du haut à se creuser.
GUITARES CLASSIQUES
- Construction « à l’espagnole »
La guitare est construite « autour du manche ». Le manche est collé sur la table d’harmonie, les
éclisses viennent s’insérer dans des rainures usinées dans le manche (le tasseau et le manche ne
font qu’une seule pièce), puis le fond est collé sur les éclisses.
© [Link] © [Link]
- Construction « à la française »
© [Link] © [Link]
GUITARES ELECTRIQUES
- Manche vissé
Une défonce dans le corps reçoit le manche qui est maintenu à l’aide de vis.
© Yann-David Esmans
- Manche collé
Une défonce semblable à celle réalisée pour la fixation vissée reçoit le manche qui, cette fois-ci
est collé.
© Yann-David Esmans
- Manche traversant / conducteur
Comme son nom l’indique, le manche ne s’arrête pas à la jonction, mais mesure toute la
longueur de la guitare.
© Clovis Cruchet
9. Le renversement
Rôle :
L’angle du manche par rapport à la caisse à pour but d’optimiser le fonctionnement de la
guitare. La hauteur des cordes au chevalet doit être réglée précisément.
Sur une guitare acoustique, l’action au chevalet ne doit pas être trop basse, car la table
d’harmonie ne serait pas assez sollicitée, à l’inverse, trop haute, elle « briderait » la table.
Sur une guitare électrique, l’action au chevalet sera définie par la course de réglage des
pontets.
RENVERSEMENT NEGATIF
Partie 3
Le réglage
1. Le diagnostic
En préambule à la partie réglage, nous insisterons sur le fait qu’avant d’effectuer le moindre
réglage, il est primordial d’effectuer un diagnostic complet de la guitare, et ce :
- afin de noter en présence du client l’état général de l’instrument et les avaries éventuelles
- dans le but d’être sûr de proposer un devis précis (et de ne pas passer deux fois plus de temps
que prévu…)
CHRONOLOGIE DU DIAGNOSTIC
De la tête au chevalet :
Les mécaniques sont bien montées, bien vissées, en état correct de fonctionnement (voir
engrenages si apparents, actionner les clefs).
Les cordes sont montées correctement (entre 2 et 3 enroulements pour une corde filée, 4 à
5 pour une corde non filée). Rajouter 1 tour à ces chiffres pour les cordes nylon.
Le sillet de chevalet est correctement ajusté dans l’entaille, les écarts entre les cordes sont
cohérents, la hauteur des cordes est correcte (la vérifier en appuyant la corde à la troisième
case et en visualisant l’écart entre la corde et la première frette).
Les bords de frettes ne sont pas « agressifs », le creux de manche est correct, il n’y a pas de
« bosse » sur le plan de frettes.
Le chevalet est bien réglé ou bien collé, la guitare est juste à l’octave.
La structure interne (guitare acoustique) est en bon état (il n’y a pas de barrage décollé).
NB : les indications suivantes sont des moyennes qu’il appartiendra à chacun d’ajuster.
La profondeur des encoches au sillet de tête correspond aux deux tiers de leurs diamètres pour
les cordes filées et aux trois quarts du diamètre des cordes aigues non filées (Si et Mi des guitares
Folks et électriques).
Cote moyenne mesurée entre le sommet de 1e frette et le dessous des cordes lorsque celles-ci
sont appuyées en 3e case :
- Classique : 0,15 à 0,25 mm
- Folk / Electrique : 0,15 à 0,20 mm
- Basse : 0,2 à 0,3 mm
A noter
Usées à plus du tiers de leur hauteur les frettes seront à remplacer en raison de la difficulté à les
réarrondir.
3. Justesse et compensation
LA JUSTESSE
Notion délicate car elle supporte plusieurs définitions. Elle peut être comprise sous différents
aspects :
Les notes de guitare, déterminées par l’emplacement des frettes, en font un instrument
« tempéré ». Notre oreille s’est accoutumée à ce tempérament à demi-tons égaux, mais
l’accord précis de l’instrument reste délicat en raison des écarts de quartes et de quintes
tempérées. Les octaves et les unissons restent, eux, en rapport simple. Dans la fabrication de
l’instrument, il faut en tenir compte.
LA COMPENSATION
Pour que la justesse soit respectée, il faut que l’octave de la 12ème case soit exactement la
fréquence double de la note de la corde à vide.
Pour obtenir cette justesse, il faut opérer une compensation : c'est-à-dire rallonger au sillet du
chevalet la longueur théorique de la corde qui a servi de base pour le calcul des
emplacements des frettes.
Définitions
Le pourquoi de la compensation
- Le diapason : en théorie, le point précis d’appui de la corde sur le sillet de chevalet (ou le
pontet) se calcule par rapport à la 12e frette (octave). Pour ce, on reporte à partir de la
12e frette, la longueur mesurée entre le sillet de tête et le sommet de cette même frette.
Exemple :
Si sur une guitare, on mesure 323,5 mm entre le sillet de tête et le sommet de la 12ème frette, alors
son diapason est de 647 mm (323,5 x 2 = 647)
Dans cette configuration, la guitare serait juste si la corde reposait sur les frettes tout le long du
manche et n’était pas appuyée par le doigt.
Cependant, le bon fonctionnement de la guitare nécessite que la corde soit éloignée des
frettes, ce qui a pour conséquence de surtendre la corde quand nous l’appuyons. Cette tension
supplémentaire a pour incidence d’augmenter la fréquence de la note, c’est-à-dire de la rendre
trop aiguë.
La compensation :
Par définition :
- Plus une corde vibrante est longue, plus elle est grave
- Plus une corde vibrante est courte, plus elle est aiguë
Réglage de la compensation
Si l’octave est trop grave, il faudra raccourcir la corde vibrante afin de la rendre plus aigüe.
Si l’octave est trop aigüe, il faudra rallonger la corde vibrante afin de la rendre plus grave.
Fiche technique 2
Réglage du Trussrod
FONCTIONNEMENT :
- En actionnant l’écrou dans le sens horaire on contre la tension des cordes ; le manche se
« bombe »
- En actionnant l’écrou dans le sens antihoraire, on permet à la tension des cordes de « tirer »
davantage sur le manche ; le manche se « creuse ».
A noter
Il est primordial de choisir la clef six pans adaptée. Par exemple, ne surtout pas employer une
clef de 3/16“ (soit 4,76 mm) à la place d’une clef de 5 mm au risque d’endommager l’écrou.
On peut parfois penser que le Trussrod est grippé car dur à actionner. Dans ce cas, le problème
est souvent simplement réglé en déposant l’écrou pour le graisser.
Fiche technique 3
1) Diagnostic de la guitare
2) Accord
A noter
Les étapes 3 et 4 sont interdépendantes et il n’est donc pas exclu de revenir sur le
réglage du creux de manche après être intervenu sur le réglage de hauteur des cordes.
5) Réglage de la compensation
- Jouer la guitare amplifiée et vérifier les niveaux de volumes entre les différentes
positions du sélecteur. Redescendre les micros concernés par les positions dans
lesquelles le volume serait plus élevé.
Fiche technique 4
Le chevalet « flottant » ou type « Floyd Rose » est un chevalet tenu en équilibre sur deux pivots
entre la tension des cordes d’un côté, et la tension des ressorts de l’autre côté.
Une fois la guitare accordée et le chevalet réglé, les mécaniques d’accords, situées sur la tête
de la guitare, ne sont plus d’aucune utilité étant donné que pour éviter que l’instrument ne se
désaccorde les cordes sont bloquées au niveau du sillet de tête par trois blocs cordes. Il est dès
lors tout de même possible d’intervenir sur l’accord grâce aux vis d’accordage fin, situées sur les
pontets. Mais attention, si l’on enlève de la tension côté « cordes » en dévissant les vis
d’accordage fin, il faudra pour garder l’accord (ou garder l’équilibre du chevalet) rajouter de la
tension côté « ressorts » et inversement.
A. Réglage du chevalet
Transformation du chevalet flottant en chevalet fixe : desserrer les blocs cordes, ajouter de
la tension dans les ressorts, insérer un coin de manière à positionner le chevalet
parallèlement au plan du corps.
Enlever le coin ; le chevalet est tiré vers l’arrière par les ressorts
Accorder la guitare en libérant un peu de tension dans les ressorts (on se fixe à ce moment
sur l’accord d’une seule corde ; lorsque celle-ci est accordée les autres le sont
automatiquement)
B. Réglage complet de la guitare
Diagnostic de la guitare
Régler la hauteur des cordes à l’octave en actionnant les deux vis des pivots
Attention
Sur ce type de chevalet, prendre garde de ne pas actionner les vis des pivots sans éloigner le
chevalet de ces vis, afin de ne pas les endommager. Pour ce faire, on fera « levier » entre le
corps et la partie inférieure du chevalet avec une pièce rigide choisie pour ne pas
endommager le corps. Lors de cette étape, il faudra enlever puis remettre en place le coin.
A noter
Les étapes 3 et 4 sont interdépendantes et il n’est donc pas exclu de revenir sur le réglage du
creux de manche après être intervenu sur le réglage de hauteur des cordes.
Réglage de la compensation
- Fretter les cordes de E à la dernière frette et régler les micros de manière à mesurer 3 mm
entre le dessus des micros et le dessous de la corde
- Jouer la guitare amplifiée et vérifier les niveaux de volumes entre les différentes positions
du sélecteur. Redescendre les micros concernés par les positions dans lesquelles le volume
serait plus élevé.
Le sillet de tête joue le rôle d’une frette qui, en plus de faire sonner la note, doit guider les
cordes. Sa nature, son positionnement et la qualité de ses entailles jouent un rôle essentiel dans
la sonorité de l’instrument.
- Si les extrémités du sillet sont vernies, il faudra préalablement sectionner le vernis à l’aide
d’une aiguille affûtée finement. L’aiguille aura pour action de « gratter » et ainsi d’enlever
de la matière, quand une lame type cutter aura plutôt tendance à écailler un vernis épais
ou cassant.
- La dépose d’un sillet collé peut s’effectuer en tapant sur l’avant du sillet (côté touche) à
l’aide d’une cale de bois dur frappée d’un petit coup sec par un marteau.
- Un sillet trop bien collé pourra être scié perpendiculairement aux entailles sur toute sa
hauteur afin pour être déposé plus facilement ensuite.
Ajuster le nouveau sillet en épaisseur afin de l’ajuster dans la rainure. L’assemblage doit être
légèrement « gras ». Le sillet doit pouvoir tenir en place si on retourne la guitare. Poncer le
sillet sur une cale d’abrasif # 150 puis # 400, et terminer à la laine d’acier
Ajuster le sillet en longueur (outillage identique à l’étape ci-dessus). Le sillet ajusté doit être
dans l’alignement parfait de la touche et de la tête.
- Présenter le sillet dans son entaille et poser une lame de cutter désaffûtée entre les
rainures des deux E et la seconde frette.
- Mesurer l’espace entre la première frette et la lame à ces emplacements respectifs à
l’aide de jauges d’épaisseur.
- Calculer la quantité de matière à enlever sous le sillet afin d’obtenir une hauteur de
cordes correcte.
Exemple
Sur le E grave d’une guitare classique on mesure 0.5 mm à cette première frette. Je veux obtenir
0.2 mm en réglage final, je vais donc enlever 0,3 mm à la base du sillet pour obtenir le bon
réglage.
Montage en cordes, vérification de la hauteur des cordes et du bon accompagnement de
la corde vers le point d’accroche à la mécanique.
Poser un capodastre à la troisième case et mesurer l’espace entre la première frette et les
cordes de E. Démonter le sillet et enlever de la matière dessous à nouveau si nécessaire.
Observer la façon dont sont accompagnées les différentes cordes vers leurs points d’accroche.
La rainure doit accompagner la corde d’un point A vers un point B progressivement (voir
pointillés sur le schéma ci-dessous). Si ce n’est pas le cas, reprendre les rainure à l’aide de limes
à sillets adaptées aux diamètres des cordes.
Remarque
Le diamètre complet de la corde ne doit pas être noyé dans la rainure. La profondeur des
rainures doit représenter 2/3 du diamètre d’une corde filée et 3/4 du diamètre d’une corde
pleine.
Pour un coulissement parfait des cordes dans les rainures, lubrifier les fonds de celle-ci à
l’aide de graphite.
Remarque
Une corde coulisse correctement dans sa rainure si, lorsqu’on appuie sur celle-ci entre le sillet et
sa mécanique, on la voit coulisser librement et qu’elle revient à son accord initial une fois
relâchée.
Fiche technique 6
Je veux maintenant savoir quelle hauteur je vais devoir ajouter au sillet de chevalet (DE) si je
veux ajouter 1 mm à l’octave (BC).
BC AC 2 325 2
= Donc = = 0,5 Alors DE = =4
DE AE DE 650 0,5
BC AC 3 325 3
= Donc = = 0,5 Alors DE = =6
DE AE DE 650 0,5
Les calculs nous montrent, dans notre exemple, que pour obtenir 1mm d’action supplémentaire
à l’octave, on doit augmenter la hauteur du sillet de chevalet de 2mm (6-4=2).
Conclusion :
Si je veux augmenter la hauteur de corde à l’octave de X mm je dois multiplier cette cote par 2
au sillet de chevalet et diviser ce chiffre X par 2 si je veux obtenir un réglage plus bas.
Remarque
En pratique pour obtenir 1mm d’action supplémentaire à l’octave on augmenterait la hauteur
au sillet de chevalet de moins de 2mm en raison de la tension supplémentaire subie par la table
et le manche (Conséquences : la table se bombe légèrement, le manche se renverse
légèrement négativement).
Remarque
Lors de cette étape il est important de vérifier la justesse de l’instrument.
A savoir
Si la guitare est fausse, cela va-t-il se corriger en remplaçant le sillet existant par un sillet
compensé ou alors faut-il déplacer la rainure du chevalet ? Dans ce deuxième cas, il faudra
faire appel à un luthier.
Ajuster le nouveau sillet en épaisseur et en longueur. Poncer le sillet sur une cale d’abrasif #
150 puis # 400 et terminer à la laine d’acier
Remarque
Le sillet sera ajusté très légèrement « gras » pour une guitare sans micro sous sillet, alors que dans
le cas contraire, il sera plus libre de manière à pouvoir être en contact précis avec le micro.
Calculer la hauteur du nouveau sillet par rapport aux cotes prises à la première étape et à
l’action désirée. Enlever l’excédent de matière tout d’abord à l’aide de la scie à métaux (si
plus de 3 mm à enlever) puis terminer de travailler la base du sillet sur une cale d’abrasif (#
150 puis # 400)
Remonter la guitare en cordes et l’accorder. Prendre les cotes du réglage ainsi obtenu et
reprendre à nouveau la base du sillet si nécessaire.
Partie 4
Accordage
Avant de commencer l’accordage, une notion capitale est à connaître : la guitare est un
instrument tempéré. Cette phase préliminaire dans sa concision, comporte un raccourci sévère,
tant l’histoire ayant abouti au système actuel de gamme tempérée a été longue et complexe.
Il serait irrespectueux envers cette histoire de la résumer en quelques lignes. Cependant, il faut
retenir cette notion de complexité, occasionnée par une nature peu encline à se plier aux
chiffres.
Avant d’en arriver à cette pratique du « tempérament égal », c’est-à-dire la division d’une
octave en 12 demi-tons égaux, beaucoup de systèmes ont été élaborés.
- PYTHAGORE a proposé un modèle numérique de la gamme établi sur des bases
mathématiques. On parle de « gamme de Pythagore ».
- ARISTOXENE partit, non pas des nombres, mais de l’expérience auditive. Avec Ptolémée et
Zarlino à sa suite, leurs gammes sont dites « naturelles » ou « harmoniques ».
Tempérer : c’est ajuster des intervalles, diviser une octave en fonction d’un compromis. La
convention de diviser en douze sons dut être adoptée. Là encore, il fallut attendre nombre
d’années, avant de décider d’une division en demi-tons égaux au XIXe siècle. Nous avons les
témoignages de Praetorius, Mersenne, Denis, Dombedos sur le tempérament mésotonique.
C’est la division que l’on connaît sur le manche de la guitare aujourd’hui. C’est la notion de
racine douzième de 2 qui a permis d’effectuer une division exacte en 12 intervalles égaux et
obtenir la « gamme chromatique tempérée ».
2. Accordage
Pour réussir un bon accordage de l’instrument, il faut savoir que les quartes tempérées sont
fausses (légèrement rallongées), que les quintes tempérées sont fausses (légèrement
raccourcies). On ne peut donc se baser de façon juste sur la comparaison entre unissons et
octaves. Pour se faire, on écoute le phénomène de « battement » qui indique que deux
fréquences sont proches. Accorder la note voulue par rapport à l’autre consiste à supprimer ce
battement.
Le frottement des cordes sur le sillet de tête et le jeu de la mécanique demande de procéder
par mouvements alternatifs de « tension-relâchement » pour aboutir à une bonne stabilité de la
tension de la corde à la hauteur de note désirée.
« Le guitariste passe ¾ du temps à s’accorder pour jouer faux le ¼ du temps qui lui reste ». Ceci
n’est pas de l’humour, mais une vérité.
3. Vérifications et écueils
- Réglages : si les réglages sont défectueux, par exemple une hauteur excessive des cordes,
la justesse en est affectée et l’accordage rendu plus difficile
Partie 5
Les différents vernis en guitare
Il est particulièrement appliqué sur les guitares classiques de concert. Appliqué à l’aide d’un
tampon, c’est une finition noble et naturelle qui présente toutefois des risques à l’application
(nécessité de porter un masque et des gants). Avant le vernissage proprement dit, les pores du
bois sont bouchés à la pierre ponce. Ce vernis très fin reste assez fragile. Réversible, il présente
l’avantage de pouvoir être facilement retouché ultérieurement.
Ce vernis retrouvé sur de nombreux instruments souvent historiques est toujours utilisé
actuellement. L’inconvénient principal de ce vernis est sa fragilité. Il est sensible à certaines
matières textiles ou synthétiques (tissus de housses ou matières plastiques de certains supports de
guitares). Plus tendre et donc plus fragile que le vernis polyuréthane (PU), il emprisonne moins
l’instrument. Il s’applique au pistolet. Il est appliqué sur un fond cellulosique ou PU. Il présente
l’avantage d’être réversible pour les retouches éventuelles. Vernis uni composant, il a besoin
pour sécher de laisser s’évaporer tous ses solvants.
C’est une finition très répandue car elle présente un bon compromis temps/résultat. Dans
l’industrie, pour des raisons financières, ce vernis est souvent utilisé en finition mat donc brut de
pistolet, au contraire de la finition brillante qui demande d’être poncée finement à l’abrasif à
eau pour ensuite être polie et lustrée. C’est un vernis bi composant (vernis plus catalyseur) qui
sèche très rapidement (fond dur ou bouche pores sec au toucher en 10 minutes et vernis en 1
heure, polissable après 48 heures). Il est réputé épais, mais cette épaisseur est due à
l’application. Ce vernis est non réversible, mais les impacts devenus blanchâtres après un choc
(non adhésion du vernis sur le fond ou du fond sur le bois) sont facilement réparables à la colle
cyanoacrylate.
Vernis bi composant non réversible utilisé pour les guitares électriques. Il est très dur, cassant et
souvent épais. Il présente en effet l’avantage de pouvoir être appliqué en forte épaisseur sans
rencontrer de problème de micro bullage permettant ainsi un garnissage rapide. Par
conséquent son application est rapide et cette finition est très répandue dans les grandes
productions.
5. Vernis UV (acoustique)
Porte son nom de son catalyseur, les rayons Ultraviolets. Ce vernis est très rapide d’application :
pistolage, insolation et le vernis est sec. Il est cependant fastidieux d’application car il nécessite
de porter une combinaison, un masque, des lunettes et des gants à cause des rayons UV qui
pourraient provoquer des brûlures. Il est réputé pour être fin et donc laisser les surfaces vibrer plus
librement. Son inconvénient majeur réside justement dans cette finesse qui fait qu’en réparation
on passe très facilement au travers du vernis.
Fiche technique 7
Ces vernis présentent l’avantage de pouvoir recevoir une reprise de vernis facile et quasi
invisible et cela grâce au fait que le nouveau vernis posé sur l’instrument va en quelque sorte se
souder à l’ancienne.
Par conséquent ce vernis présente le désavantage d’être « réversible » aux produits à base
d’alcool ou d’acétone. Attention, certaines matières synthétiques (housses, supports de
guitares) en contact avec un vernis cellulosique peuvent déclencher des réactions chimiques
qui endommage le vernis.
Ces vernis ne seront pas agressés par les solvants type alcool ou acétone mais seront eux plus
difficiles à réparer et la reprise sera souvent visible.
2. Entretien
Pour tous types de vernis, l’entretien le plus simple consiste à employer un chiffon de coton
propre et très légèrement humidifié pour ensuite essuyer l’instrument avec un chiffon sec.
Pour redonner un peu d’éclat au vernis on pourra employer un polish vendu dans les magasins
de musique (type Polish Dunlop ou Martin). Ces produits sont dans la plupart des cas
compatibles avec tous types de vernis. Cependant il est recommandé de tout de même
commencer toujours par un essai sur une surface moins visible (exemple arrière de la tête). Les
meilleurs résultats sont obtenus en appliquant ce polish à l’aide du coton tissé.
Enfin pour un vernis qui demande vraiment un polissage plus important il faudra utiliser un produit
de polissage qui contrairement aux Polish style Dunlop 65 très liquide se présentera lui plus sous
forme de crème. Parmi eux on peut citer le Super Nikco qui rénove tous les vernis efficacement
et sans risque de dégâts sur des vernis réversibles ou fragiles. Ce produit sera lui aussi appliqué à
l’aide d’un coton tissé.
Enfin pour des rayures plus profondes qui nécessiteraient d’être poncées il est recommandé de
faire appel à un luthier.
Partie 6
Câblage de la guitare
La matière
Elle est entre autre composée de particules appelées atomes. Un atome est constitué d’un
noyau se composant de protons (chargés positivement) et de neutrons (particules neutres).
Autour de ce noyau gravitent des électrons (chargés négativement). Un atome est neutre au
niveau des charges électriques car il possède autant de protons que d’électrons. Cependant, il
peut perdre ou gagner des électrons et donc se charger positivement ou négativement. S'il
perd un ou plusieurs électrons, il deviendra un ion positif ou cation. S'il gagne un ou plusieurs
électrons, il deviendra un ion négatif ou anion.
Le courant électrique
La mesure du courant
Intensité
L’intensité d’un courant est la charge d’électrons parcourant une section de conducteur
(généralement un fil électrique) pendant une seconde. Elle se mesure en ampère (A). Elle se
calcule à l’aide d’un ampèremètre.
L’intensité du courant ainsi que le type de conducteur déterminera la vitesse du courant.
Tension
La tension d’un courant électrique est la différence de potentiel électrique entre deux points du
circuit. Son unité est le volt (V), elle se mesure avec un voltmètre monté en parallèle sur le circuit
(de façon à ce que le courant dérivé le traverse).
Schématisation d’un circuit électrique
Les circuits électriques sont représentés par des schémas, à l’aide de symboles. Ces symboles
sont généralement universels.
Interrupteur
Fil conducteur
Pile
Ampoule
Le fil conducteur du circuit est relié aux bornes des différents composants. Chaque composant a
une borne d’entrée du courant et une borne de sortie.
Un circuit en parallèle (ou dérivé) est monté de telle sorte que l’intensité soit répartie sur tout le
circuit. Les branches du circuit sont reliées par des nœuds communs. Dans le cas d'un élément à
deux bornes, les éléments en parallèle partagent une paire de nœuds, trois pour un élément à
trois bornes et ainsi de suite.
Dérivation
La résistance est une grandeur qui caractérise la force avec laquelle un conducteur s’oppose
au passage du courant. Elle ce mesure en ohm (Ω).
Certains matériaux, à priori considérés comme faibles conducteurs (le graphite ou carbone,
quelques oxydes métalliques), présentent une stabilité de leur valeur résistive qui les rend
intéressants à employer dans certains cas (réduction de tension, dissipation de chaleur). Ces
composants sont des résistances ou résistors.
Lorsqu’une résistance est parcourue par un courant on remarque à ses bornes une tension (ou
différence de potentiel). La loi d’Ohm représente la relation qui s’établit entre l’intensité
(courant), la tension appliquée et la valeur ohmique de la résistance.
Plusieurs composants forment le circuit de câblage de la guitare. Il existe deux manières de les
symboliser : l’une correspond au code électronique universel et l’autre est spécifique au
langage de la lutherie guitare (les composants sont représentés selon leur aspect réel).
Eléments électriques
Codes électroniques
Codes de lutherie guitare
universels
Aimant
Bobine
Condensateur
Alimentation
Sélecteur
(interrupteur ou portail)
Masse
Potentiomètre fonction
volume
Potentiomètre fonction
tonalité
Terre
3. Le fonctionnement des composants de câblage
a. Le micro magnétique
Un aimant crée un champ magnétique dans son voisinage. Des grains de limaille se comportent
comme de petites boussoles, s'alignent selon des lignes appelées lignes de champ. L'ensemble
des lignes de champ constitue le spectre magnétique de l'aimant. A l'extérieur de l'aimant, les
lignes de champ sont orientées du pôle nord vers le pôle sud.
La figure ci-dessous nous montre la répartition des lignes autour d’un aimant droit. Cette
répartition, représentée ici sur un plan, se fait en réalité dans l’espace (autour de l’axe de
l’aimant).
Remarque
La répartition est strictement la même dans le cas d’un micro de guitare, avec une disposition
qui pourra varier selon le type de micro.
Ligne de
champ
Un fil parcouru par un courant électrique se comporte comme un aimant. Il crée un champ
magnétique orienté selon divers paramètres : le sens du courant, la disposition dans l’espace
des différents éléments, …
Ligne de champ
Le micro est composé d’un aimant créant un champ magnétique. Autour de celui-ci est bobiné
un fil de cuivre extrêmement fin. Ce fil est bobiné sur environ 3000 à 10 000 spires. Le principe de
fonctionnement est le suivant : la bobine est traversée par le champ magnétique de l’aimant,
dès lors tout déplacement d’une masse métallique (métal ferreux) à proximité induira un
courant électrique dans la bobine.
A l’inverse, un courant proche d’une masse métallique créera un champ magnétique.
Ainsi, sur la guitare, le déplacement d’une corde à proximité du micro (et donc de l’aimant) va
créer un courant électrique dans la bobine qui sera à la même fréquence que celle de la corde
qui vibre. C’est ce courant qui est acheminé jusqu’à la sortie (le jack), puis amplifié.
Ligne de champ
Corde en déplacement
Aimant
Courant de sortie
Bobine
Impédance du micro
Lorsque le micro est passif (hors fonction), la résistance mesurée aux deux extrémités de la
bobine est appelée impédance. Celle-ci est exprimée en ohm.
Par exemple, pour un micro passif composé d’une seule bobine (bobinage simple),
l’impédance doit être située entre 4 et 10 kΩ. Cette norme permet, dans un premier temps, de
vérifier s’i n’y a pas de dysfonctionnement. En effet, lorsque l’impédance est inférieure à 4 kΩ, on
peut supposer qu’il existe un problème au niveau du micro. Si l’impédance est nulle, on peut
diagnostiquer un court-circuit. Enfin, si l’impédance est supérieure à 10 kΩ, ce qui est rarement le
cas, on peut penser qu’il existe une coupure au niveau de la bobine.
Les premiers micros conçus dans les années 1920-1930 étaient à simple bobinage. Ce sont les
ateliers Gibson qui ont réfléchi à la création d’un autre dispositif pour faire face au problème
que pouvait poser le micro simple.
Un micro simple est composé de deux bornes (ou extrémités) : la masse en (A) et le point chaud
en (B)3.
La masse, quant à elle, « est une structure mécanique conductrice, qui est utilisée, outre ses
fonctions mécaniques, pour servir de référence "physique" à certains signaux électrique, et/ou
pour assurer un blindage électromagnétique. Toutes les parties métalliques d'un appareil relié au
secteur et pouvant être touchées par l'utilisateur doivent être reliées entre elles et forment la
masse carcasse La masse carcasse de l'appareil doit par mesure de sécurité être reliée à la
terre »4.
Le point chaud est le conducteur du signal tout au long du circuit. Son potentiel varie par
rapport à la masse.
En effet, c'est en comparaison de la référence prise sur la masse que son définies les différences
de potentiel. C'est un peu comme le niveau de la mer. On mesure les altitudes par rapport à ce
niveau qui est considéré comme le niveau 0. Cette analogie a en outre une réalité physique
puisque les courants d'eau (rivières, fleuves) existent (c'est à dire s'écoulent) sous la seule
condition qu'ils soient à un niveau supérieur à celui de la mer. C'est exactement le même
principe en électricité avec "l'écoulement" des électrons.
3
Pour un approfondissement de la notion de masse, se référer à des ouvrages de sciences physiques ou
d’électricité générale.
4
[Link]é[Link]
En oubliant les retournements de la bobine face pour face, dans un micro électromagnétique à
simple bobinage, il existe alors 4 façons de combiner un aimant et une bobine donnés, selon le
schéma suivant:
• l'autre extrémité est reliée à la masse (point électrique commun aux circuits, blindages
et cordes)
Pour un même sens de bobinage, on voit que les phases de deux micros (bobine + aimant)
peuvent être comparées:
Les combinaisons horizontales sont deux à deux globalement en phase, et les combinaisons
verticales globalement hors phase (parfois dit "en opposition de phase").
Les micros à simple bobinage classiques (dits single coil)
Ici, le micro est constitué de six aimants individuels fixes, de même orientation Nord-Sud, de
hauteur éventuellement différente pour régulariser le niveau capté par chacune des six cordes.
La bobine de chaque micro est enroulée directement autour des aimants.
Aucune pièce polaire ne vient concentrer par sa présence le flux des aimants.
Conformément à "l'esprit Fender", il s'agit de version technologiquement la plus simple du micro,
ce qui ne signifie pas simpliste.
Autre exemple, le P 90 de Gibson
Deux aimants plats disposés en opposition polaire (nord face au nord, ou bien sud face au sud)
induisent leur champ dans une petite barre de fer doux dans la quelle sont fichées six vis
également en fer doux qui concentrent les lignes de champ.
Par rapport aux micros Fender, réglés en usine, les six vis permettent d'ajuster le niveau sonore de
chaque corde individuellement.
En variante, le P90, dit "P90 Alnico", possédait 6 aimants en alliage Alnico V, réglables
individuellement en hauteur par rapport à chacune des 6 cordes.
Le champ magnétique du micro permet de créer un courant électrique dans la bobine mais a
pour inconvénient de capter tous les autres champs magnétiques extérieurs5, ce qui crée un
certain nombre de parasitages également amplifiés par l’ampli.
Inventé par un ingénieur de chez Gibson, Seth Lover, le principe du humbucking vient d'un
procédé employé sur les transformateurs dans le but de réduire le souffle.
Il consiste à utiliser un dispositif à deux aimants possédant chacun leur bobine. Ce dispositif fut
conçu de manière à ce que les champs magnétiques de ces deux aimants s’opposent de
même que le câblage des bobines, permettant ainsi de protéger le système et d’éviter les
interférences magnétiques extérieures.
Ce micro double est aussi appelé humbucker, signifiant littéralement « suppression du hum » ;
hum signifiant « bruit de fond du micro » pour les anglo-saxons.
Pour obtenir un micro double, il faut raccorder les bornes de 2 micros simples. Ainsi, nous allons
raccorder 4 bornes en créant un circuit en parallèle ou en série. Une fois les deux bobines reliées,
le micro possèdera à nouveau deux bornes à relier au circuit de câblage de la guitare.
Le raccord des deux bobines peut se faire en phase ou hors phase. En règle générale, on câble
en phase, c'est-à-dire que l’on inverse le sens de rotation du courant ; comme les champs
magnétiques des deux bobines ont été volontairement inversés, on devra inverser le sens de
rotation du courant dans l’une des deux bobines afin de rétablir le phasage des deux micros.
Dans ce cas on dit que le courant est phasé.
Pour être plus précis, les deux demi-micros sont :
En revanche, le mouvement des cordes affectant bobines ET aimants s'en trouve renforcé.
En contrepartie, les humbuckings sont moins puissants en aigus que les simples bobinages en
raison :
En contrepartie, ils participent à leur protection contre les champs électriques parasites
extérieurs
Pôle Sud
Pôle Nord
Puisque les humbuckers sont composés de deux bobines, il y a donc en sortie quatre fils (du
moins sur les humbuckers "splittables", les fils B et D n'étant pas disponible dans l'autre cas). Les
bobines des micros sont enroulés à partir des points A et C, et finissent donc en B et D.
Chaque fabricant utilise son propre code de couleur pour les fils de sortie, qu’il faut donc
connaître pour pouvoir câbler ces micros.
Le son obtenu en branchant les bobines en parallèle en phase peut se rapprocher un peu des
sons des positions intermédiaires d'une strat, avec moins d'agressivité que le simple bobinage
seul.
Le son obtenu en branchant les bobines en série en phase est le son humbucker "classique", tel
que nous le connaissons d'habitude.
Le son obtenu en branchant les bobines hors phase, la grande majorité du son s'annule, on
obtient alors un son nasillard et un peu maigrelet, pouvant parfois servir à simuler une Telecaster.
Il faut savoir que de brancher les micros hors phase annule l'effet humbucking.
En pratique, les micros doubles sont souvent reliés en série et en phase. Au niveau du son,
câbler en série permet de donner un niveau de sortie plus élevé et un son moins défini. Câbler
en parallèle permet au contraire de baisser le signal de sortie, le son est plus clair et plus cristallin.
Pour évaluer l’impédance d’un micro double bobinage en série ou en parallèle on applique la
même loi que pour les haut-parleurs et en général les résistances, à savoir :
1 1 1 R ×R
pour 2 résistances R1 et R2 reliées en parallèle, = + et donc Rt = 1 2
Rt R1 R 2 R1 + R 2
NB : par définition commune du champ d'induction et de la boussole, les lignes aériennes, tout
comme la boussole, sont toujours orientées de façon à partir d'un pôle Nord, pour aller vers un
pôle Sud.
Dans l'un des cas, les micros sont couplés magnétiquement, c'est à dire qu'ils se renforcent
mutuellement tout en captant une grande partie de la corde. Dans ce cas, même hors service
électrique, chaque micro influe sur le son.
En tournant un des micros de 180°, en revanche, ils sont découplés magnétiquement et rendent
un son plus sec.
Suivant les périodes, Gibson utilisait l'une ou l'autre des méthodes de montage, avec des
résultats plus ou moins heureux.
Ces résultats sont extensibles aux single coils où l'on peut retourner les aimants et les bobinages.
b. Le potentiomètre
Le potentiomètre est une résistance variable à trois bornes, dont l’une est reliée à un curseur (3)
se déplaçant sur une piste résistante terminée par les deux autres bornes (1 et 2).
Resistance variable
Présentation du potentiomètre
La résistance (ou piste) est souvent une couche de carbone (ou de céramique spéciale, voire
de bobinage) appliquée sur un support rigide. Une pièce appelée « curseur » est reliée à la sortie
et peut se déplacer le long de la piste mais en conservant le contact électrique. Ce dispositif est
alors encapsulé dans un boîtier de protection assurant étanchéité et guidage mécanique.
Un potentiomètre courant possède trois connexions. Les extrêmes correspondent à la piste
tandis que celle du centre est réservée au curseur.
Potentiomètre linéaire
Piste linéaire
Exemple :
On mesure la résistance du dispositif aux deux extrémités. Pour un potentiomètre de 500 kΩ, si le
curseur est placé au point 2 alors la résistance est nulle entre 3 et 2. En revanche, elle est de
500 kΩ entre 3 et 1.
De même, si le curseur est placé au milieu de la piste, la résistance entre 3 et 2 est la même que
celle entre 3 et 1, c'est-à-dire 250 kΩ.
Fonction logarithmique
Piste logarithmique
Quand le curseur se trouve au centre de la piste, la résistance ohmique que l'on peut mesurer
entre le curseur et une extrémité n'est pas la même que celle que l'on peut mesurer entre le
curseur et l'autre extrémité.
En effet, la variation est lente quand le curseur se déplace vers une extrémité et est très rapide
quand le curseur arrive sur l'autre extrémité. Sur le graphique on voit bien que pour une même
distance entre deux points, la courbe n’évolue pas de la même manière. L’augmentation
ohmique est beaucoup plus importante entre C et D qu’entre A et B.
Ce type de potentiomètre est principalement utilisé pour les réglages de volume sonore, pour
« coller » à la caractéristique de l'oreille, qui possède justement une réponse logarithmique à la
pression que l'air exerce sur les tympans.
Exemple :
Application à la guitare
En lutherie, ces appareils sont surtout utilisés pour les fonctions de volume ou de tonalité.
Le fait de faire varier le taux de résistance à l’aide du curseur permet de baisser ou d’augmenter
le son. En effet, on agit de deux manières sur le signal grâce au potentiomètre : on induit une
résistance variable et progressive entre l’arrivée et la sortie du point chaud, mais aussi et surtout
en reliant progressivement le point chaud à la masse du circuit ce qui a pour effet de couper le
son.
En outre, que ce soit pour le volume ou pour la tonalité, ce sont les mêmes potentiomètres qui
sont employés. En effet, seul le câblage changera en fonction de l’utilisation.
Côté présentation, les potentiomètres peuvent être rotatifs, ce qui est souvent le cas sur les
guitares électriques, mais ils peuvent également être à curseur linéaire (console de mixage, pré-
ampli sur guitare électro-acoustique). La présentation du potentiomètre ne reflète pas le fait que
ce dernier soit linéaire ou logarithmique. Il peut être à curseur linéaire avec une piste
logarithmique.
La guitare électrique est généralement équipée de potentiomètres d’une valeur pouvant aller
de 10 kΩ à 1 MΩ. La valeur d’un potentiomètre est en relation avec la résistance et la self du
micro. Les micros puissants utilisent normalement des potentiomètres de haute résistance
ohmique. Les micros simples bobinage peuvent utiliser des potentiomètres de 250 kΩ. Les
humbuckers Gibson, quant à eux, utilisent des 500 kΩ.
c. Le condensateur ou capacité
Les condensateurs dans le cas des guitares sont utilisés comme éléments de filtrage. Un
condensateur branché en série sur le parcours du signal agira comme un filtre passe-haut (c'est-
à-dire qu’il ne laissera passer que les hautes fréquences et réduira les basses fréquences), s’il est
branché en parallèle (le cas dans une guitare) il agira comme un filtre passe-bas c'est-à-dire
qu’il laissera passer les basses fréquences et réduira les hautes fréquences. La fréquence de
coupure de ce filtre dépend de la valeur de ce condensateur (qui s’exprime en Farad F ou plus
généralement en µF) et de l’impédance de charge suivant la formule :
Fc=1/(2∏RC)
Exemple 1 : Pour une guitare à micros simples bobinages (type Fender Stratocaster), la capacité
du condensateur est comprise entre 0.047µF et 0.1µF en fonction du grain recherché.
Exemple 2 : Pour une guitare à micros à doubles bobinages (type Gibson Les Paul), la capacité
du condensateur se situe autour de + ou - 0.022 µF en fonction du grain recherché
Ces valeurs représentent ce qui se rencontre habituellement sur ce type de guitare. Rien ne vous
empêche de tester d'autres valeurs.
Sa Tension d'utilisation :
Ou tension de service, elle est indiquée sur le corps du condensateur par un ou deux chiffres, le
plus faible indiquant la tension en service permanent, le plus fort indiquant la tension pouvant
être dépassée brièvement par intermittence.
La tension de service, est la limite à ne pas dépasser. On choisira donc lorsque l’encombrement
du condensateur le permet, une tension supérieure à celle du montage afin d’avoir une marge
de sécurité.
NB : La tension d’un condensateur influe plus sur ses dimensions que sa capacité.
Il est à noter que l’augmentation du voltage, améliore la rapidité du signal. On veillera toutefois
à l'encombrement du composant utilisé.
Concernant la guitare, ce ne sont que quelques volts qui circulent dans le circuit électrique. Les
condensateurs utilisés ont une tension comprise entre 100V et 600V, soit bien au delà du
maximum de la tension électrique réelle.
Au delà de la marge de sécurité, les condensateurs à tension importante (400V à 600V) ont une
influence sur le son même de la guitare.
La coutume veut que l'on équipe un simple bobinage avec un condensateur de 50 à 200 V, et
un double bobinage avec un condensateur dont la tension est comprise entre 300 et 600 V.
La capacité moyenne se situe entre 0.022µF et 0.1µF, la tension se situe entre 50V et 600V, et la
tolérance entre 5 et 10%, tout ceci en fonction du type de micro, de la couleur recherchée, et
de l'apport plus ou moins grave que l'on veut donner à la tonalité de l'instrument.
NB : Les valeurs ci-dessus sont indicatives, et rien ne vous empêche de tester d'autres valeurs, ou
de les mélanger (en fonction des micros manche ou chevalet, simple ou doubles, ...)
Le second élément d'importance pour la sonorité de la guitare est la ou les matière(s) utilisée(s)
pour la fabrication du condensateur (voir "Fabrication" à droite)
Il existe différents types de condensateur. Pour les guitares on utilise que des condensateurs non
polarisés. Parmi les condensateurs non polarisés il existe différentes technologies de
condensateur parmi lesquels :
- Le film plastique (le styroflex, le téflon, le mylar…) : Une des plus importantes caractéristiques
des condensateurs à film plastique est leur stabilité dans le temps.
- Les micas : Ils ne sont plus guère utilisés de nos jours, car plus encombrants que les céramiques
et plastiques. Leur principale qualité, la stabilité, leur valeur est irréprochable
- La céramique : Très utilisée, car pouvant supporter des tensions élevés. Elle manque de stabilité.
Souvent utilisée pour la guitare électrique, pour son coût de revient peu élevé et sa solidité.
- Le polystyrène, appelé aussi Styroflex (KS) et métallisé (MKS)
- Le polypropylène (KP) et métallisé, ou métallique (MKP), et métallisé à huile (MKV).
- Le Polyester ou Mylar (KT) et métallisé (MKT)
- Le Polycarbonate (KC) et métallisé (MKC).
- Le Papier huilé (MP ou PIO).
- L’Aluminium à électrolyte liquide ou solide.
- L'Electrolyte à poudre de graphite, Black gate.
Tous ces condensateurs ne sont pas adapté à l'audio et encore moins à la guitare ou à la basse
électrique.
Le problème de la céramique est son instabilité chronique de sa constante K (5 à 100 !!!). Or les
condensateurs en céramique sont encore légion à l'intérieur de nos guitares et de nos basses ...
Les mieux côtés sont les papiers huilés, les polystyrènes et les polypropylènes.
d. Le sélecteur
Sélecteur 2 positions
Dans le cas du sélecteur on ne peut pas faire varier la résistance entre les deux extrémités. Le
curseur est soit positionné sur la cosse 1, soit positionné sur la cosse 2.
Il existe plusieurs types de sélecteurs, ils varient selon le nombre de positions et le nombre de
circuits.
Exemples :
Circuit 1, micro1
Circuit 2, micro 2
Circuit 3, micro 3
Point fixe
(F)
Manette
Dans ce cas il peut y avoir 5 contacts possibles : A ; B ; C ; A+B ; B+C. Ce système permet
de sélectionner les trois micros (A, B, C) sur des guitares telles que la Stratocaster.
a. Généralités d’utilisation
Dans la plupart des cas, les guitares sont câblées avec des micros double bobinage en série et
en phase, sauf pour des demandes particulières de clients ou de fabricants.
Quelquefois, à l’aide d’un switch 2 positions 3 circuits, on peut réaliser un inverseur série ou
parallèle pour un ou plusieurs micros sur la guitare.
b. Le potentiomètre
Dans ce paragraphe, nous allons nous arrêter plus particulièrement sur la logique d’utilisation
des potentiomètres, notamment pour les fonctions couramment utilisées, à savoir le volume et la
tonalité.
Fonction volume
En ce qui concerne la fonction volume, le signal arrive sur la cosse centrale mobile du
potentiomètre (3). Selon sa position elle sera proche de la cosse reliée à la masse ou au
contraire proche de la sortie au point chaud. Plus elle sera proche de la masse plus il y aura un
effet de court-circuit et de fuite du signal et donc de coupure du son.
2
3
Masse 1
Masse
Sortie du
courant
Entrée du courant : cosse centrale
Le point central (3) est le point d’entrée, le point 1 est le point de sortie. Selon les câblages on
peut inverser le point de sortie et d’entrée du potentiomètre. Si l’on choisit ce sens de câblage,
c’est pour isoler le potentiomètre de volume et le micro qu’il contrôle du circuit général dans les
circuits à plusieurs potentiomètres de volume.
Fonction tonalité
Elle s’obtient grâce au condensateur. Ce composant est semi-conducteur et peut donc laisser
passer le courant selon sa fréquence. Pour le câblage de la guitare électrique on utilise des
condensateurs de faible capacité. La capacité s’exprimant en farad.
Le condensateur va être choisi pour ne laisser passer que les hautes fréquences. Plus la valeur en
farad du condensateur est petite, plus le point de coupure se situe dans les fréquences hautes.
En général, les guitares électriques utilisent des condensateurs de 0,02 farads et les basses de
0,05 farads.
Condensateur
Point chaud
du volume
Masse
On dérive le point chaud du volume (ou d’ailleurs) sur le potentiomètre avec un envoi à la
masse via le condensateur qui laissera passer les fréquences aigues, d’où l’appellation fuite
d’aigus à la masse ou filtre passe-haut.
Il existe sur des guitares anciennes des dispositifs de filtres passe-bas (booster d’aigus passifs),
mais ces tonalités ne s’utilisent plus depuis l’arrivée des systèmes d’équalisation active.
Fonction balance
Ces potentiomètres sont composés d’un double corps, de deux circuits empilés, contrôlés par le
même axe rotatif.
Il permet de mixer deux micros de manière plus progressive et nuancée qu’un simple
interrupteur ou sélecteur.
Les deux courbes logarithmiques inversées permettent un mélange plus équilibré des deux
micros en position centrale.
Le schéma de câblage qui suit est le plus simple qui existe. Il se compose d’un micro simple
bobinage, d’un volume, d’une tonalité et d’un jack.
Micro simple
bobinage
Condensateur
Jack
Fil
conducteur :
point chaud
Masse
Remarque : pour câbler une guitare électrique, il est recommandé de créer le circuit de masse
en premier.
b. Circuits actifs
Ce sont des circuits alimentés par un courant continu. Il en existe deux types.
Le micro actif est une technologie très différente du bobinage traditionnel (se développe dans
les années 1970-1980). Il est fait d’une bobine d’une très basse impédance dont le niveau de
signal va être augmenté par une alimentation (9 V) passant dans la bobine.
Dans la guitare, le circuit de câblage associé au micro actif est un circuit passif traditionnel
(volume, tonalité) qui sera câblé de la même manière qu’avec un micro passif. Seule la valeur
des composants sera différente.
Ces circuits sont composés de micros passifs associés à une électronique active (on board)
intégrée à l’instrument (pré-ampli, booster, équaliseur…). Ces circuits sont de plus en plus
présents dans les instruments et plus particulièrement dans les basses.
La Jazz Bass : composée de deux micros simple bobinage, d’un volume par micro et d’une
tonalité générale.
On remarque que chaque micro est relié à l’entrée (cosse centrale) d’un des deux volumes (1
volume par micro). Les deux sorties des volumes sont ensuite reliées, puis le point chaud assure la
continuité du circuit en passant par la tonalité et le jack.
Remarque
Par soucis de clarté le circuit des masses n’est pas représenté sur le schéma, mais en pratique les
masses sont reliées entres-elles (cf. schéma basique dans le paragraphe précédent).
La Les Paul Gibson : 2 micros double bobinage, 2 volumes, 2 tonalités, 1 sélecteur 3 positions
(toggle) et un jack.
Pour ce circuit, on passe d’abord par les volumes avant d’aller au sélecteur.
L’arrivée au point chaud se fait sur la cosse opposée à la masse sur les potentiomètres de
volume. Les sorties points chauds des volumes sont envoyées à la masse. En conséquence, en
position centrale sur le toggle, on aura 2 volumes faisant volume général. Si l’un est coupé
l’autre l’est aussi.
Le Fender Stratocaster : 3 micros simple bobinage, 1 sélecteur 5 positions et 2 circuits, 1 volume, 2
tonalités et un jack.
Un blend pot peut être câblé de différentes façons dans une guitare. Voici quelques montages
courant.
Basiquement, le blend pot peut servir pour régler la balance entre deux micros.
Il permet de mixer deux micros de manière plus progressive et nuancée qu’un simple
interrupteur ou sélecteur.
Câblage utilisant un push/pull pot et un blend pot pour passer d’une sortie mono à stéréo. En
mode “mono”, la patte notée “ring” n’a pas de fonction, donc un jack stéréo ou mono peut
être utilisé.
b. Les mini switch
Les mini switches mettent à disposition de nombreuses variantes sonores, que l'on peut obtenir
facilement sans (trop) défigurer sa guitare, et qui sont très faciles à obtenir avec des schémas de
câblages simples.
Nous trouvons trois types de switches: tous sont du type DPDT (Double Pole, Double
Throw), et possèdent donc 6 "pattes" sur lesquels brancher les câbles. Les trois types sont
On/On, On/Off/On, et On/On/On.
A noter, les switches du type On/On sont aussi disponibles dans le format push/pull (pour
remplacer un potard de tonalité ou de volume) ou push/push.
3. Schémas de câblages
Les schémas suivant sont à utiliser conjointement avec ceux donnés pour les humbuckers.
Ils vous montreront comment obtenir des sons différents avec vos humbuckers.
Humbucker/Split/Parallèle: position
Méthodologie du câblage
Les techniques de câblage : méthodes, outillage et consommables
La soudure se fait en chauffant les deux parties métalliques à souder (dans ce cas, le circuit
imprimé et le composant électronique mis en place) et en y appliquant le fil de soudure qui
fond à la chaleur et se combine aux éléments à souder. Cela permet d'obtenir un lien
métallique solide entre les deux parties, qui assure à la fois la continuité électrique et la solidité
mécanique.
Un fer à souder de 40 W est nécessaire, ou mieux encore une station de soudage à température
variable. La panne du fer ne doit pas être trop fine ; les pannes très fines sont utiles pour souder
par exemple des composants CMS, mais elles sont fragiles, elles se tordent facilement lorsqu'on
ne soude que des composants plus gros. La panne doit être pointue mais solide, pas plate
comme en plomberie, ce qui est trop gros. Attention : la température du fer doit être adaptée
au type de soudure utilisée. Les anciens fils à souder étain-plomb avaient une température de
fusion plus basse que les fils en nouveaux alliages sans plomb. Plus le fil de soudure est épais, plus
il a du mal à fondre.
A NOTER
Nettoyer fréquemment la pointe du fer chaud sur l'éponge humide. En effet, des déchets
s'accumulent sur la pointe et peuvent gêner la soudure. Utiliser une éponge naturelle mais pas
d'éponge synthétique, cela abimerait le fer. Il est aussi utile de faire fondre un peu de soudure
sur la pointe, pour qu'elle ne s'oxyde pas, en particulier avant d'éteindre le fer.
Le fil de soudure
Anciens alliages : étain + plomb + flux de soudure. Les fils de soudure les plus couramment utilisés
pour l'électronique étaient les alliages 60/40. Des alliages avec d'autres proportions ne fondant
pas à la même température. La toxicité du plomb a rendu ces alliages indésirables.
Nouveaux alliages : étain-cuivre, étain-argent, ou étain-argent-cuivre sont les plus couramment
utilisés pour les applications non industrielles. Ces alliages contiennent en général plus de flux de
soudure que les anciens.
Type de câble
Sachant que tout conducteur conserve une résistance plus ou moins faible, dite « résiduelle », il
convient de choisir des câbles de très bonne qualité, multibrins de préférence, et de type
coaxial (conducteur central + tresse) pour tout câblage supérieur à une dizaine de cm (tresse à
la masse).
Dénudage : opération qui consiste à retirer la gaine du câble aux extrémités qui sont à souder. Il
est conseillé de dénuder sur 2 à 3 mm au maximum, afin d’éviter les cassures ou les faux-
contacts.
Etamage : il est nécessaire de nourrir le câble avec de la soudure, avant de le présenter pour
être soudé sur l’emplacement prévu. Chauffer le fil une fois dénudé et approcher la soudure
jusqu’à sa diffusion dans le câble.
Très utile pour recouvrir toute soudure entre 2 câbles (ou épissure), et parfois les tresses de masse
ou les pattes de certains composants qui pourraient représenter un risque de court-circuit. On
l’enfile avant la soudure, la positionne sur la zone à protéger, puis on chauffe avec une flamme,
ou un fer, pour qu’elle se rétracte.
Utilisation du multimètre
Pour la lutherie, nous utiliserons essentiellement les fonctions « test de continuité », ohm-mètre et
voltmètre. Les testeurs équipés d’un « buzzer » (signal sonore) seront nettement plus pratiques
pour tester une continuité. Pour les autres fonctions, il convient de placer le curseur sur une
valeur supérieure à celle que l’on doit tester (pour un micro magnétique simple ou double,
positionner sur 10 ou 20 KOhms). Dans le doute, faire plusieurs essais à des valeurs différentes.
Code couleur
Aucune convention réelle en la matière, mais certains usages font qu’on utilisera de préférence
le noir pour les fils de masse, le blanc pour les points-chauds, et le rouge pour les alimentations.
Tous deux très utiles et complémentaires. La pompe vous permettra d’aspirer la soudure en
fusion des composants à dessouder, et la tresse, en la chauffant sur les soudures anciennes, vous
aidera à nettoyer les supports (types capots de potentiomètres).
Blindage et masse
Partant du principe que toutes les masses sont communes, il est conseillé de réaliser le circuit de
masse en premier, en adoptant le cheminement le plus logique et le moins gênant possible pour
la suite du câblage. Ne pas oublier la mise à la masse des parties métalliques de la guitare (via
le chevalet dans la majorité des cas) et du musicien par voix de conséquence. Pour améliorer le
blindage, on peut avoir recourt à différents éléments comme : peinture graphite, revêtement
métallisé, feuille de cuivre…
Outillage
Utiliser la pompe à dessouder en même temps que le fer à souder pour évacuer le
maximum d’étain des connexions à dessouder.
Terminer de déconnecter chacun des câbles reliés au composant à changer.
Remplacer le composant en positionnant les cosses de connexion du même côté qu’à
l’origine.
Si les câbles sont endommagés à leur extrémité après l’opération de dessoudage, ne pas
hésiter à couper et à dénuder plus loin.
Etamer et souder.
Contrôler le bon fonctionnement du dispositif.
Dans la plupart des cas, il s’agira d’ajouter une fonction à l‘instrument. Exemple :
série/parallèle, phase/hors-phase, split, standby, kill-switch…
Choisir (avec l’utilisateur) le dispositif ou composant qui permettra de commander cette
fonction, tout en modifiant le moins possible l’intégrité de la guitare (push-pull, push-push,
switch on-on-on…).
A partir du schéma initial, faire le schéma comprenant la modification prévue avec ce
nouveau composant.
Réaliser les opérations de lutherie éventuellement nécessaires au placement du nouveau
dispositif ou composant (perçage, réalésage…).
Mettre en place le nouveau composant dans la cavité, ou sur la planche, à l’emplacement
qu’il occupera.
Si des pontages sont nécessaires, penser à les effectuer en premier.
Câbler d’après le schéma préalablement défini.
Contrôler.
Adaptation d’un système actif
Si l’on intervient sur une guitare déjà montée et réglée, penser à relever les cotes de réglage,
notamment les hauteurs de cordes.
6
Faire un avant trou (mèche de 3 mm) à l’emplacement prévu pour la pose du jack. Préparer la pièce de
renfort (environ 2 cm sur 2 cm et 3 mm d’épaisseur) dans un bois suffisamment souple mais pas trop fragile
(exemple :
Connecter la prise jack de sortie (jack stéréo 6,5 mm) au pré-ampli.
Comme pour le capteur cette connexion pourra être un simple branchement (jack stéréo
3,5 mm à l’arrière du pré-ampli) ou une opération de soudure des trois conducteurs qui
seront généralement : le point chaud (très souvent le câble blanc), le moins 9 V (câble noir)
et la masse (la tresse).
Ne pas oublier d’organiser le cheminement des câbles à l’intérieur de la guitare, à l’aide de
passe-fils souvent fournis avec le pré-ampli, afin d’éviter les vibrations parasites et d’assurer
une présentation propre à cette installation.
Monter les cordes et tester en surveillant particulièrement l’équilibre du niveau de sortie de
chaque corde. Tant que cet équilibre ne parait pas parfait, il sera nécessaire d’intervenir sur
la surface inférieure du sillet que vous avez rectifiée.
Notes
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Le sillet de tête, par sa nature, son positionnement et la qualité de ses entailles, joue un rôle fondamental dans la sonorité d'une guitare en guidant correctement les cordes, améliorant ainsi le son produit et la justesse des notes .
Avant tout réglage, il est important de diagnostiquer les mécaniques, l'assemblage du manche, le chevalet, et les micros pour s'assurer du bon fonctionnement général. Cela permet de comprendre l'état de l'instrument et de proposer un devis précis, évitant des interventions répétées et inutiles .
Un chevalet 'Floyd Rose' pose des défis en raison de l'équilibre entre la tension des cordes et des ressorts. En ajustant finement l'accordage en dévissant les vis d'accordage fin, les tensions doivent être équilibrées en ajustant également la tension des ressorts pour stabiliser le chevalet et éviter le désaccord. .
Un micro à simple bobinage fonctionne grâce à une bobine et un aimant qui, à l'aide des vibrations des cordes, produisent un signal électrique. Une impédance entre 4 et 10 kΩ est nécessaire pour garantir un bon fonctionnement; en dessous de ce seuil, un défaut est suspecté, et au-dessus, un problème de coupure pourrait exister .
Un 'blend pot' permet de mixer plus progressivement et de manière nuancée les signaux de deux micros, offrant ainsi une personnalisation sonore supérieur par rapport à un simple interrupteur, qui ne permet pas un mélange graduel des tonalités .
Le trussrod modifie la courbure du manche d'une guitare en ajustant la tension. Tourner l'écrou dans le sens horaire bombe le manche, tandis que l'anti-horaire le creuse, ce qui permet de contrebalancer la tension des cordes. Il est crucial de choisir une clé six pans adaptée, comme une erreur de taille pourrait endommager l'écrou .
Dans un micro à simple bobinage, la masse fournit un point de référence, similaire au niveau de la mer qui sert de zéro pour mesurer l'altitude. De même, le point chaud d'un signal électrique est comparé à la masse pour déterminer la différence de potentiel, essentielle pour comprendre comment les électrons 's'écoulent' comme des rivières s'écoulant à un niveau supérieur que celui de la mer .
Les potentiomètres contrôlent le volume sonore et la tonalité des signaux électriques produits par la guitare. Le volume est ajusté par la résistance au passage du courant dans le circuit, tandis que la tonalité est modulée par un condensateur, qui filtre les fréquences aiguës pour modeler le son final .
Le renversement joue un rôle crucial dans le fonctionnement de la guitare en définissant l'angle du manche par rapport à la caisse pour optimiser la performance de l'instrument. Dans le cas d'une guitare acoustique, une action au chevalet trop basse ne solliciterait pas assez la table d'harmonie, tandis qu'une action trop haute la briderait. Dans une guitare électrique, l'action au chevalet est déterminée par le réglage des pontets .
Les circuits passifs de guitare n'emploient pas de composants électroniques alimentés, dépendant entièrement de composants passifs comme le volume et la tonalité. En revanche, les circuits actifs sont alimentés par une source externe, augmentant le signal grâce à des préamplificateurs, offrant un meilleur contrôle des tonalités et une flexibilité sonore .