Mémoire PDF
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Thème
Audit social dans la cadre d’un redéploiement stratégique :
cas d’ENIEM
3ème Promotion
Tout travail de recherche n’est jamais l’œuvre d’une seule personne. À cet effet, nous
tenons à remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’élaboration de ce mémoire
en l’occurrence nos chères familles.
Ensuite aux membres de jury qui ont accepté d’évaluer ce modeste travail. Ainsi qu’aux
responsables d’ENIEM qui nous ont accueillis et acceptés de répondre à notre questionnaire.
Enfin, nous adressons nos sincères remerciements à tous les enseignants des départements
sciences économiques, commerciales et sciences de gestion, pour la qualité de formation
dispensée, tout au long de notre cursus universitaire. À nos amis(e) pour leurs encouragements
au cours de la réalisation de ce mémoire.
Dédicaces
Toutes les personnes ayant participé d’une manière ou d’une autre dans la
réalisation de ce travail.
Tous les étudiants de la 3ème promotion option audit et contrôle de gestion.
À la mémoire de :
Mes grands-parents.
ZAINEB
Dédicaces
Ma famille,
Ma très chère mère, qui représente pour moi le symbole de la bonté par
excellence, la source de tendresse et l’exemple du dévouement, pour toute son
assistance et sa présence dans ma vie.
Toutes les personnes ayant participé d’une manière ou d’une autre dans la
réalisation de ce travail.
À la mémoire de :
Mon père
SARAH
Sommaire
Pour se faire, l’entreprise doit réaliser des études préalables approfondies sur des
aspects internes et externes qui lui permettront de bien orienter sa stratégie vers des
domaines porteurs, en prenant en considération toutes les dimensions de l’entreprise.
La direction des ressources humaines est concernée et doit contribuer aux orientations à
moyen et long terme de l’entreprise, par l’anticipation des besoins en compétences, tant
qualitatifs que quantitatifs, vis-à-vis de la stratégie.
Les ressources humaines sont une dimension non négligeable et doivent être
considérées dans les choix stratégiques, au même titre que, la dimension financière ou les
autres ressources qui contribuent à la performance de l’entreprise, d’où la nécessité de
mettre en place un dispositif relié à la direction des ressources humaines.
Parmi ces dispositifs, l’audit social qui apparaît comme un moyen de pilotage et un outil
décisif dans le cas de changement permettant d’identifier les besoins en ressources
humaines à affecter et vérifier la capacité de l’entreprise à réaliser et réussir le changement.
L’audit social porte un jugement sur la qualité des ressources humaines en suivant une
méthodologie rigoureuse et il va amener le service ressources humaines à faire adhérer le
personnel qu’il gère à la stratégie générale de l’entreprise dans le cadre d’une mission
spécifique afin de participer à la progression des ressources humaines, de renforcer la
8
Introduction Générale
protection de l’entreprise pour contrecarrer et maîtriser les risques sociaux qui peuvent
causé les départs volontaires et taux de turn-over élevés et coûteux pour l’entreprise, qui
empêchent la réussite du changement.
Ci-après les hypothèses que nous poserons pour orienter notre recherche :
9
Introduction Générale
D’un point de vue méthodologique, pour mener à bien notre recherche, nous allons
prendre appui sur :
Une recherche documentaire dont l’objectif principal est de décrire tous les
aspects théoriques se rapportant à notre thème, où nous essayerons d’expliquer
les différents concepts abordés dans ce mémoire à travers une recherche
bibliographique et documentaire des revues et sites qui nous permettrons de
traiter notre problématique.
Une étude empirique limitée effectué au sein de l’entreprise ENIEM.
10
Introduction Générale
Le fait que le concept d’audit social soit récent, et son application en Algérie soit
nouvelle, les multiples missions qui peuvent découler de ce dispositif, des missions
programmées à des missions spécifiques, dans les entreprises et organisations, et
l’amélioration de sa performance globale à travers la performance sociale par son
professionnalisme et le suivi d’une méthodologie rigoureuse.
Le choix de ce thème se reflète dans notre intérêt porté aux ressources humaines qui
sont le facteur essentiel dans la pérennisation et le développement des entreprises, qui ne
doivent plus être considérées comme un facteur coûts mais comme une composante
importante de la réussite de l’entreprise. Les ressources humaines doivent être prises en
considération dans tous les projets et changements envisagés.
Limite de travail
Nous n’avons pas pu obtenir tous les documents sollicités auprès de l’entreprise
concernant notre thème, c’est pourquoi nous nous sommes contentées de l’entretien
effectué avec certains responsables. Et pour avoir accès à d’autres informations nous
avons eu recours à d’autres sources d’informations tel que :
guides méthodologique ;
Articles et revues ;
Site internet.
11
Chapitre 1 : Fondements et
démarche de l’audit social
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Introduction
De nos jours, l’audit social est devenu un instrument primordial dans la mesure et
l’amélioration de la performance globale de l’entreprise, et en particulier, la performance
sociale, car l’aspect humain joue un rôle important dans le développement économique et
organisationnel de l’entreprise.
Cet outil est l’une des clés de succès en cas d’un changement, en s’assurant de la
cohérence entre la politique sociale et la nouvelle stratégie à déployer, et des ressources
humaines allouées, quantitative et qualitative, pour sa réalisation. L’entreprise est un
groupement humain qui est contraint à des changements permanents afin de s’adapter à
l’évolution de l’environnement ; donc il est impératif de mettre un instrument adéquat pour
déceler les situations dysfonctionnelles, en mettant l’action sur les sources d’améliorations
susceptibles de conduire l’entreprise à atteindre ses objectifs.
Les dirigeants ont la responsabilité d’assumer les conséquences de leurs décisions
fondées sur des études et analyses préalables. Pour bien mener leur stratégie, ils ont besoin
de faire appel à des professionnels, des audits ; en particulier, l’audit social aidant à
concrétiser les objectifs, notamment, dans le cas d’un redéploiement.
Avant de préciser les différents types d’audit social et ses objectifs au sein des
entreprises ainsi que ses domaines, nous allons expliquer brièvement le concept de gestion
des ressources humaines (GRH).
13
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
1.1 Définitions :
la GRH est représentée comme « des mesures (politiques, procédures, etc.) et des
activités (recrutement, etc.) impliquant des ressources humaines et visant à une efficacité
et une performance optimales de la part des individus et de l’organisation »1 .
Les politiques d’emploi : Elles reposent sur les choix en matière de niveau et de
modalités d’emploi : diversification des statuts, évolution des qualifications,
gestion des âges, gestion de l’intégration des jeunes, des étrangers, des femmes.
Elles recouvrent les politiques de recrutement, de promotion et de départ de
1
SEKIOU(L) et autres, gestion des ressources humaines, éd. Deboeck, Paris, 2004, p. 10.
2
Pour le développement de celles-ci, nous avons pris appui sur : PERETTI (J-M). Gestion des ressources humaines, éd. Vuibert, Paris,
2013, pp. 17-19.
14
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
2. L’audit social
Avant de définir l audit social, il est nécessaire de faire un rappel des dates qui ont
marqué la création de l’audit appliqué au domaine social.
Depuis1960 la National First City BANK OF New York a cherché à appliquer les
principes d’audit au suivi de la gestion humaine d’unités centralisées.
De 1970 à 1979, le terme audit s’impose peu à peu, se diversifie vers le social et cette
période est marquée par l’accroissement progressif du tableau de bord social. L’évolution
de la législation notamment en France avec la loi du 17 Juin 1977 a imposé la présentation
annuelle du bilan social pour les entreprises qui ont plus de trois cents salariés. Deux ans
15
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
L’audit social peut être défini comme une déclinaison sociale de l’audit opérationnel,
Il constitue l’étude des éléments sociaux de l’entreprise.
Depuis son apparition et tout au long de son évolution, plusieurs définitions ont été
attribuées à l’audit social, nous retiendrons que « l’audit social est un instrument de
direction et de gestion et une démarche d’observation, qui, à l’instar de l’audit financier ou
comptable, dans son domaine, tend à estimer la capacité d’une entreprise ou d’une
organisation à maîtriser les problèmes humains ou sociaux que lui pose son
environnement, et à gérer ceux qu’elle suscite elle-même par l’emploi du personnel
nécessaire à son activité »3.
C’est « une démarche objective indépendante et inductive d’observation, d’analyse,
d’évaluation, et de recommandation reposant sur une méthodologie et utilisant des
techniques permettant, par rapport à des référentiels explicites, d’identifier, dans une
première étape, les points forts, les problèmes induits par l’emploi du personnel, et les
contraintes, sous formes de coûts et de risques. Ceci conduit à diagnostiquer les causes des
problèmes décelés, à en évaluer l’importance et enfin, à aboutir à la formulation de
recommandations ou propositions d’action qui ne sont jamais mises en œuvre par
l’auditeur »4.
3
VATIER (R), l’audit social, un instrument au pilotage des entreprises et d’organisations, enseignement et gestion, n° 16, hivers 19880, p.
25.
4
CANDAU(P), audit social, éd. Vuibert, Paris, 1985, p. 51.
16
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
L’audit social est un contrôle des pratiques sociales d’une entreprise, ainsi qu’une
« démarche d’observation, d’analyse et d’évaluation, qui permet d’identifier les points
forts et les points faibles de la GRH»5 en vérifiant les causes des dysfonctionnements et
ensuite de formuler des actions correctives.
L’audit social est un domaine particulier d’application des méthodes d’audit, qui sont
utilisés dans le domaine financier, organisationnel, etc. Il est pratiqué par des auditeurs
externes spécialisés ou internes et parfois en coopération entre les deux.
Avant de présenter les différents avantages et objectifs d’une mission d’audit, nous
allons aborder en premier lieu les trois paliers de l’audit social.
Les principales missions de l’audit social peuvent être regroupées en trois niveaux6 :
A. Audit de conformité
5
GUERRERO (S.) : les outils de l’audit social, éd Dunod, Paris, 2008, p. 1.
6
Idem, p 2.
17
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
B. Audit d’efficacité
Quatre niveaux d’évaluation peuvent être cités dans ce niveau d’audit pour améliorer
la qualité de la GRH :
La cohérence des procédures avec les choix de l’entreprise en matière de
politique sociale (les procédures sont-elles le reflet exact des politiques
définies ?) ;
la cohérence des pratiques pour l’ensemble des aspects de la gestion sociale
(rémunération et gestion de carrière par exemple) et la cohérence des
procédures de gestion et d’administration entre établissements ;
La pertinence des procédures ; c’est-à-dire, leur capacité à provoquer les
résultats attendus ;
L’efficience des procédures ; c’est-à-dire, le rapport du coût de leur mise en
œuvre sur les résultats obtenus.
C. Audit stratégique
Appelé aussi audit de direction, il assure que les objectifs stratégiques en matière de
ressources humaines sont définis, cohérents, que les modalités de mise en œuvre sont
adaptées et de vérifier que la politique sociale est respectée et appliquée.
18
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Une mission d’audit social peut être demandée à titre préventif ou curatif :
Le but ultime de l’audit social est d’améliorer l’efficacité de l’entreprise, mais il peut
être une aide permettant d’identifier les problèmes et une proposition guidant les manager
dans la prise de décision.
Les objectifs de l’audit social sont les suivants :
Les domaines et niveaux7 de ce type d’audit sont un peu particuliers par rapport aux
autres types d’audit.
L’audit social tient essentiellement aux particularités du domaine audité, qui implique
l’utilisation de certaines méthodes et techniques à ce type d’audit, parce que La fonction
RH a une dimension qualitative qui infléchit la méthodologie dans le recueil
d’informations et dans la recherche de référentiels spécifique et qui va avoir une
répercussion sur les conséquences de l’audit et sur les méthodes retenues.
7 CANDAU(P.), Audit social : méthodes et techniques pour un management efficace, éd. Vuibert, Paris, 1985, p. 54.
20
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
L’audit social peut s’appliquer aussi bien à la fonction RH dans son ensemble qu’à des
sous-fonctions (formation, recrutement, salaire, rémunération, etc.), à des procédures, des
problèmes, des programmes tels que l’absentéisme, le turn-over, la paie, qu’aux moyens
mis en œuvre pour les réaliser, dans une entreprise.
La fonction RH d’une entreprise peut être auditée lors d’un changement important
(fusion, restructurations, redéploiement stratégique, etc.), pour en évaluer les
caractéristiques, les attentes du personnel, et les dysfonctionnements et risques qui en
découlent.
L’audit social peut concerner une fonction particulière de personnel, ou uniquement un
point précis (procédure, moyen d’information, etc.), ou encore un programme spécifique
comme le traitement réservé à des catégories particulières de personnel (femmes, cadres).
L’audit peut également concerner une filiale ou un établissement de l’entreprise pour
s’assurer de la cohérence de la politique du personnel suivie à ce niveau, avec celle décidée
par la société mère.
Il existe trois niveaux d’audit social qui peuvent être classés comme suit :
Au premier niveau, l’audit portera sur la fiabilité et la validité des informations (la
crédibilité de la source), et sur la conformité légale des résultats obtenus.
21
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
RESULTAT
Coûts
Risques
EFFICACITE
Source : audit social : méthodes et techniques pour un management efficace, éd. Vuibert, Paris,
1985, p. 56.
22
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
L’audit social permet d’apporter des solutions qui pourront augmenter la performance
globale et cela à un moindre coût. Il a une spécificité qui se fonde sur la nature du domaine
audité, et détermine l’utilisation de certaines méthodes et techniques spéciales et propres à
ce type d’audit.
La fonction RH a une dimension qualitative qui infléchit la méthodologie dans le recueil
d’informations et dans la recherche de référentiels spécifiques.
L’audit social s’applique dans divers problèmes, liés aux pratiques de la gestion des
ressources humaines et de leur comportement au sein de l’organisation, chacune de ses
missions répond à des objectifs spécifiques, la méthodologie d’audit est globale et
s’applique pour toutes les natures de l’audit. « Une démarche se traduit concrètement par
une méthode pratiquée selon un enchaînement d’opérations, utilisant chacune les moyens
et les outils adéquats pour atteindre un certain type de résultats, assignés dans des objectifs
définis et prescrits » 8 . Cependant, plusieurs démarches nous ont été proposées et qui
tendent vers un même résultat.
Une première démarche proposée par Guerrero (S.) 9 qui est formée de cinq étapes, qui
sont : la phase de pré-diagnostic, la phase de recueil de l’information, la phase d’analyse de
l’information, la phase de validation et de vérification des informations et la phase de
recommandations.
Une seconde proposée par Igalens (J.) 10 est composée de quatre étapes pour mener à
bien une mission d’audit : l’engagement de la mission, la préparation de la mission, la
réalisation de la mission, la production et la présentation du rapport.
Renard (J.) 12a cité les trois phases fondamentales de l’audit interne, que sont : la
phase de préparation, la phase de réalisation et la phase de conclusion.
8
JONQUIERS (M) et JORAS (M), glossaire de l’audit social, éd. Ems, Paris, 2015, p. 55.
9
GUERRERO (S), Ibid, p. 12.
10
IGALENS (J) et PERETTI (J.-M) : audit social : meilleurs pratiques, méthodes, outils, éd Eyrolles, Paris, 2008, p. 39.
11 IAS, 2006, http://www.auditsocial.net/wp-content/uploads/2011/06/IAS_REFERENTIEL_2006.pdf , p. 4.
23
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Pour notre part, nous avons choisies d’adopter cette dernière démarche qui est une
présentation traditionnelle regroupée en trois grandes phases.
Dans cette première phase, il convient de faire la distinction entre l’audit interne et
l’audit externe de par les différences dans leurs études préalables. L’articulation du type
d’audit dépend en partie de la prise en compte de « deux types de contraintes qui sont le
temps et les compétences » 13.
Dans les deux cas, cette première phase consiste essentiellement à identifier et à
préciser le thème, les motifs et les objectifs de la mission, les attentes de l’audité, les
principaux enjeux et les principaux risques qui se rapportent à cette mission.
À ce niveau, un ordre de mission est établi et qui peut prendre la forme d’une lettre de
mission dans le cas d’un audit externe, qui formalise le mandat émanant du client d’audit.
On peut relever de l’ordre de mission, les mentions obligatoires incluant son origine
qu’il soit un programme annuel d’audit ou une demande particulière émanant d’une
12
RENARD (J), théorie et pratique de l’audit interne, éd. Eyrolles, Paris, 2010, p. 214.
13
Selon IGALENS (J) et PERETTI (J.-M), op.cit., p. 39.
14
D’après RENARD (J), op.cit., p. 218.
24
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Ordre de mission
Emanant du : le président de la société TAKUBANIT
Date : 10 novembre 2007
Objet : audit de la GPEC
Destinataires : DG, DRH de la société TAKUBANIT
L’audit de la GPEC de notre société a pour objectif de s’assurer de la fiabilité des prévisions
d’effectifs, de la qualité des référentiels métiers, de la maîtrise des process concernant les
variations d’emploi, les mutations et notamment les redéploiements au sein de la société.
25
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Toute mission d’audit commence par la connaissance des activités que l’on doit
auditer, qui est une phase d’étude et d’apprentissage du domaine pour comprendre son
fonctionnement. Et donc favorise la bonne compréhension et l’interprétation des
documents et informations sollicitées par l’auditeur pour la réalisation de sa mission, qui
est une exigence d’ordre général ainsi qu’une capacité de gestion du budget temps qui peut
varier en fonction de trois facteurs16 :
Cette étape nous renvoie à la norme ISA 2210.A1 : « les auditeurs internes doivent
procéder à une évaluation préliminaire des risques liés à l’activité soumise à l’audit. Les
objectifs de la mission doivent être déterminés en fonction des résultats de cette
évaluation»17. Les risques de l’activité auditée, identifiés par le management des risques ou
par l’auditeur, vont être soumis à une évaluation par ce dernier pour lui permettre de
15
Points développés par RENARD (J), op.cit., pp. 223-224.
16
Les trois points tel qu’expliqués sont tirés de : RENARD (J.), op.cit., pp. 225-226.
17
IIA, Cadre de référence internationale des pratiques professionnel, https://na.theiia.org/translations/PublicDocuments/IPPF-Standards-
2017-French.pdf, p. 23.
26
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
centrer sa mission et d’identifier les problèmes les plus importants sur lesquels va
approfondir son étude.
Après avoir pris connaissance du domaine audité et les risques de toute nature et lieux
liés à sa mission, l’auditeur est apte à formuler les objectifs à atteindre, ainsi que le
référentiel sur quoi il va bâtir son enquête.
Le référentiel constitue une bonne pratique ou une bonne procédure qui doit être
respectée et appliquée. Sur cette base que l’auditeur va confronter le réel « ce qui est » au
référentiel qui détermine « ce qui doit être». Le référentiel est choisi par l’auditeur et
soumis à son approbation par sa hiérarchie.
18
Cités par JONQUIERS (M) et JORAS(M), op.cit., p. 90-91.
19
Droit dur : est surnommé droit dur toutes les normes d’origine légale ou réglementaire assorties d’une force obligatoire et dont le respect
peut être imposé par contrainte.
27
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Les outils préalables au travail de terrain sont multiples, les plus courants sont les
questionnaires de prise de connaissance (QPC), les QCI, tableaux d’attribution des
responsabilités (TAR)21 et plans d’échantillonnage.
Il s’agit d’un récapitulatif sous forme simple des questions importantes posées par
l’auditeur et des réponses formulées par l’audité (et peut éventuellement contenir des
remarques de l’un et de l’autre), et peuvent être des réponses constituées des interviews,
observations et documents réalisés et consultés par l’auditeur.
20
Nous reprenons ici les objectifs tel que décrit par RENARD (J), op.cit., p. 252-254.
21
Appelé couramment fiche de poste ou fiche de répartition des tâches.
28
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Il s’agit d’un document que l’on élabore à partir du découpage d’un processus d’une
tâche en différentes opérations ayant un sens, ce qui permet d’évoquer l’objectif de
l’opération et les risques qui peuvent survenir à son exécution.
Le QCI est un ensemble de questions fermées, posées dans un ordre logique.
L’interprétation de la réponse oui correspond à un contrôle interne satisfaisant et la réponse
non à un contrôle non satisfaisant (inefficace au risque). Ou bien des questions ouvertes.
Le QCI comporte cinq questions fondamentales qui recouvrent tous les aspects de
points de contrôle :
Qui ? Concerne les questions relatives à l’opérateur, afin de l’identifier avec
précision et déterminer ses pouvoirs. Pour répondre à ces questions, l’auditeur
utilise l’organigramme hiérarchique et fonctionnel, analyse de postes, grille
d’analyse des tâches.
Quoi ? Concerne les questions relatives à l’objet de l’opération, sur la nature
des taches effectuées.
Où ? Concerne les questions qui se rapportent au lieu où se déroule
l’opération.
Quand ? Regroupe les questions relatives au temps et période : début, fin,
planning, périodicité, etc.
Comment ? Questions relatives à la description du mode opératoire,
l’observation peut être utile pour suivre, comprendre et apprécier toute une
chaîne de traitement.
Le tableau des TAR se découpe en ligne et colonne. En ligne figurent les personnes ou
les postes attribuaient à une activité, et en colonne, les activités de base d’un processus ou
d’une tâche. Au croisement, ligne et colonne se détermine la nature de la responsabilité de
la personne par rapport à l’activité par un symbole: Prévoir (P), Décider (D), Exécuter (E),
Contrôler (C).
29
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Le sondage statistique ou l’échantillonnage est une méthode qui permet à partir d’un
nombre réduit d’éléments prélevé, de façon aléatoire, par des techniques utilisées sur le
premier échantillon et tiré au hasard, ou par choix raisonnés, qui repose sur certaines
caractéristiques essentielles au sujet étudié. Dans une population de référence, et
d’extrapoler, par la suite à l’ensemble de la population, les observations faites sur
l’échantillon, et ce faute de temps et de moyens de ne pouvoir mener une analyse
exhaustive d’informations tirées de l’ensemble de ces éléments.
La norme ISA 2320-3 définit q’« En audit, les sondages consistent à appliquer des
procédures d’audit sur moins de 100% des éléments d’une catégorie de transactions ou
d’un solde de compte, de telle manière que chaque unité d’échantillonnage ait la même
chance d’être sélectionnée. La population désigne l’ensemble des données à partir
desquelles un échantillon est construit et à propos de laquelle l’auditeur interne souhaite
tirer des conclusions. Le risque de l’échantillonnage se définit comme le risque que la
conclusion tirée par l’auditeur interne à partir d’un échantillon soit différente de celle
qu’il aurait tirée en soumettant l’ensemble de la population à la même procédure d’audit ».
Après avoir pris connaissance du domaine, identifier les risques associés à cette
mission, et définit les référentiels et objectifs, l’auditeur va passer à la phase de terrain.
30
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Tout ce qui a été planifié au préalable de cette phase, dans le programme de travail,
sera mis en œuvre sur le terrain. Et tout ajustement éventuel : modification, annulation,
rectification ou ajout dans le programme au cours de son exécution doit être validée et
approuvée par la hiérarchie de l’auditeur.
Les résultats et constatations des enquêtes sont consignés sur des papiers de travail
(working papers) référencés ainsi que l’établissement d’une feuille de révélation et
d’analyse de problème (FRAP) 22 pour chaque dysfonctionnement constaté. Elle va
conduire et structurer le raisonnement de l’auditeur et servir de base pour la rédaction du
rapport.
La norme ISA 2310 23 précise que l’information retenue pour servir de preuve et
atteindre les objectifs de la mission doit être :
Suffisante, présentant assez d’information ;
22
La FRAP consiste à documenter l’erreur, anomalie ou dysfonctionnement relevé par l’auditeur et permet de conduire son raisonnement.
Elle est réalisée en synthèse des travaux d’audit et divisé en cinq parties : problème, constat, causes, conséquences, recommandations.
23
IIA, Op. cit., p. 25.
31
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Fiable, qui permet d’aboutir à une même conclusion par l’utilisation d’outils
d’audit appropriés ;
Pertinente, répond aux objectifs d’audit ;
Utile, permet l’atteinte des objectifs de l’organisation.
Les preuves d’audit sont classées en quatre catégories 24 , classement qui peut aider
l’auditeur dans sa recherche et dans son choix :
Une panoplie d’outils se rapporte à cette phase, mais nous nous limiterons aux moyens
les plus utilisés en audit social.
2.4.1 L’entretien
24
RENARD (J.), op. cit., p. 283.
25
Tel que définies par : RENARD (J.) Ibid., pp. 338-339.
32
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
d’appréciation, ainsi que toute interprétation erronée. Pour se faire, on distingue en général
trois types d’entretiens selon les besoins,
Entretien non directif, il s’agit de laisser l’audité s’exprimer librement dans le
but d’acquérir le maximum d’informations ;
Entretien semi-directif, il s’agit de diriger les réponses de l’audité tout en lui
laissant une marge de liberté afin de compléter les informations collectées ;
Entretien directif, il s’agit là de limiter les réponses de l’audité par des
questions fermées (répondre par oui ou non) ou semi-fermées (choix d’une ou
plusieurs réponses parmi des propositions), dans le but de valider et de
confirmer les informations obtenues.
2.4.2 L’observation
Le diagramme est défini comme « un tableau qui permet de visualiser des flux de
traitement de l’information et de documents ; il permet de voir d’où ils proviennent, qui les
saisit, les traite, les vérifie, les stocke »27.
Bien que l’informatisation et la numérisation de nombreux documents soient en passe
de diminuer la pertinence du diagramme de circulation de document, les exigences de son
26
IGALENS (J) et PERETTI (J.-M), op.cit., p. 59.
27
Ibid., p. 59.
33
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
3. la phase de conclusion
Dans cette phase, l’auditeur effectue le rapport à partir de son bureau en ayant toutes
les informations recueillies.
Le projet de rapport est construit à partir des working papers et des FRAP élaborées au
cours de la réalisation de la mission afin de formuler des recommandations qui permettront
l’amélioration de la performance sociale et d’atteindre les objectifs assignés à la mission.
Le guide IAS considère que « si présenter des préconisations a été prévu dans l’ordre
de mission, alors, à l’appui des constatations, peuvent être présentées et rapportées des
préconisations qui sont des recommandations portant sur des actions correctives
effectivement réalisables et dont on estime qu’elles seront génératrices d’amélioration »28.
Le rapport doit donc s’achever sur des recommandations et doit être distribué aux
audités quelques jours avant la réunion de clôture afin de s’y préparer. Il va constituer
l’ordre du jour de la réunion final.
Il s’agit de la dernière réunion sur site animée par l’équipe d’audit. Elle réunit les
mêmes participants que la réunion d’ouverture.
L’auditeur présente et explique ce qu’il a fait tout au long de la mission, en
commentant les résultats auxquels il est parvenu. La transparence dans sa présentation est
requise, pour évoquer les points essentiels constitutifs du rapport. Tous les constats
avancés doivent systématiquement être illustrés à partir de preuves relevées.
L’auditeur procédera, ensuite, à la communication des recommandations qui peuvent
être contesté par les membres présents.
Deux types de contestations peuvent se présenter à l’auditeur :
Contestations relatives aux constats : soit l’auditeur est en mesure de fournir
un élément de preuve et la contestation s’éteint, soit il n’est pas en mesure de
fournir cet élément et donc d’abandonner le point litigieux.
28
Référentiel IAS, Op.cit., p. 5.
34
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
Au terme de cette réunion, les auditeurs précisent aux audités les délais de remise des
réponses écrites sur les recommandations, en cas d’une contestation, ainsi que le plan
d’action et les modalités de suivi d’audit dans l’entreprise.
3.3 Rapport
La rédaction du rapport final se fait après la réception de la réponse des audités prévus
lors de la réunion de validation.
Toute mission d’audit doit se conclure par un document officiel qui doit revêtir une
forme précise dans le domaine d’audit. Sa présentation répond à deux objectifs29, Il s’agit à
la fois d’un document d’information pour la hiérarchie, sa clarté et sa précision doivent
permettre aux supérieurs hiérarchiques d’apprécier, par une simple lecture du rapport, la
maîtrise ou non du domaine audité, et un outil de travail pour l’audité, c’est à partir du
rapport que les audités vont entreprendre les actions correctives. Le document doit donc
contenir le détail des constats et observations ainsi que des recommandations qui doivent
être concrétisées.
Le rapport final permet aux dirigeants de trouver des solutions suites aux préconisations
de l’auditeur social, afin de résoudre les problèmes présentés avant qu’elles ne
s’enveniment et de prévenir les difficultés futures.
Un plan d’action doit être réalisé par les audités afin de mettre en œuvre les
recommandations émises par les auditeurs. Le service d’audit n’ayant ni l’autorité ni la
responsabilité de mettre en place dans les entités auditées ces recommandations.
29
RENARD (J), op.cit., pp.297-298.
35
Chapitre 1 : Fondements et démarche de l’audit social
En résolvant les problèmes mis à jour par un audit social, l’entreprise donne des
moyens afin de raffiner sa performance et de prendre des mesures qui améliorent le climat
social ou qui remédient à un conflit interne persistant et aura donc, une incidence sur le
fonctionnement de l’entreprise.
Plusieurs scénarios d’organisation qui tiennent compte de tous les éléments identifiés
tel que les contraintes, attentes, salaires, etc. sont testés et validés auprès des différents
acteurs afin d’entreprendre les décisions propices à la situation.
Conclusion
Nous pouvons dire que l’audit social, non seulement, un vrai outil de changement
visant à améliorer la performance globale de l’entreprise à travers ses résultats, mais
également, un atout et un point de succès pour une entreprise permettant de contrecarrer les
menaces sociales.
L’audit social est un domaine particulier d’application des méthodes, qui peut-être
pratiqué par des auditeurs spécialisés ou par des auditeurs internes, parfois en coopération
entre les deux. L’auditeur s’appui dans ses investigations sur des outils et techniques
spécifiques et éprouvées ainsi que sur des indicateurs fiables et précis de la GRH ; il travail
sur l’identification des écarts, des dysfonctionnements par rapport aux référentiels.
Enfin, cet instrument met l’entreprise dans la réalité de changer la situation afin de
diminuer les risques sociaux, minimiser les coûts mais également pour cerner les conflits
qui peuvent nuire l’efficacité de l’entreprise.
36
Chapitre 2 : Le redéploiement
stratégique et l’apport de l’audit
social
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
Introduction
La stratégie est une fonction spécifique, attribuée à la direction générale, qui dirige et
coordonne les actions de l’entreprise pour maximiser sa performance dans le long terme et
assurer sa pérennité.
61
GILBERT (P.), la gestion prévisionnelle des ressources humaines, éd. La Découverte, Paris, 2006, p. 3.
39
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
1. Définitions du redéploiement
Le redéploiement stratégique consiste à déployer une nouvelle stratégie fondée sur des
études et analyses des différentes dimensions internes et externes à l’entreprise pouvant
impacter ses objectifs, et à s’adapter aux évolutions de l’environnement. « Il est une
réorientation et réorganisation »63 à long terme des aspects concernés par le changement.
L’implication des différentes dimensions et leur mobilisation est un enjeu qui génère
finalement des risques susceptibles de compromettre la réussite du changement.
L’évaluation des aspects stratégiques, financiers, culturels et humains sont cependant
indispensable pour atteindre les orientations avisées.
62
GARETTE (B) et autres, strategor, éd. Dunod, Paris 2013, p. 7.
63 BEKOUR (F.), les modes et les formes de modernisation des entreprises publiques algériennes : les stratégies de redéploiement thèse de
doctorat es sciences économique, Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou, 2012, p. 207
64
VIDAL (F), CHAPMAN (R. B.), BESSEYRE des HORTS (C.-H.), la maîtrise du redéploiement, éd. Dunod, Paris, 1993, p. 11.
65
Idem., p. 17.
40
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
Les moyens humains vont tout d’abord s’évaluer quantitativement : il faut identifier les
effectifs dont dispose l’entreprise pour mettre en œuvre sa stratégie.
Il convient d’apprécier le niveau d’adéquation des effectifs existants et des besoins de
l’entreprise dans le déploiement de son projet, de vérifier les équilibres structurels et
d’évaluer le degré de flexibilité sociale dont dispose l’entreprise.
66
ATAMER (T) et CALORI (R), diagnostic et décisions stratégiques, éd. Dunod, Paris, 2003, p. 260.
41
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
67
VIDAL (F), CHAPMAN (R. B.), BESSEYRE des HORTS (C.-H.), op.cit., p. 86
68
ATAMER (T) et CALORI (R), op.cit., p. 266.
69
Ibid., p. 267.
42
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
La politique de promotion repose sur une analyse des critères de décision d’une
promotion et éventuellement le personnel susceptible d’être promu. Et ainsi, minimiser
les coûts liés au recrutement.
3. Choix de redéploiement
70
PERETTI (J.M.), op.cit, p. 19.
71
ATAMER (T) et CALORI (R), op.cit, p. 268.
72
Ibid., p. 268.
43
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
La croissance interne consiste à développer des stratégies à partir des propres capacités de
l’organisation. Elle est, pour beaucoup d’organisations, « la principale modalité de
développement stratégique »73.
Deux formes de stratégies de croissance interne peuvent être citées, à savoir, la
diversification et le recentrage.
3.1.1 La diversification
« Elle peut être une réponse au surplus de ressources généré par une seule activité. La
diversification s’inscrit alors dans une stratégie d’expansion de l’entreprise. Mais elle peut
aussi résulter de l’épuisement d’une activité, le métier d’origine n’offrant plus de
perspectives de développement suffisantes. L’entreprise se déploie alors dans de nouveaux
champs d’activités»74 qui constitue une nécessité pour sa survie.
3.2.2 Le recentrage
Le recentrage est une stratégie qui se base sur l’abandon des activités de l’entreprise non
rentables et la concentration sur les activités rentables dont elle dispose de compétences
distinctives, source d’avantage concurrentiel.
73
JOHNSON (G) et autres, stratégie, éd. Pearson, Paris, 2001, p. 402.
74
LEROY (F), les stratégies de l’entreprise, éd. Dunod, Paris 2015, p. 74.
75
Idem., p.75.
44
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
« Les alliances sont une collaboration entre deux organisations concurrentes, par contre,
les partenariats sont une collaboration entre des organisation qui ne sont pas
concurrentes »78.
Ils se concrétisent pour faire face à la complexité de l’environnement global en
coordonnant les compétences, et ressources nécessaires.
3.2.2 Sous-traitance
3.2.3 Fusion-acquisition
« Une acquisition correspond au rachat d’une organisation par une autre organisation,
alors qu’une fusion est la décision mutuellement consentie par les organisations, de
partager leur possession »79.
76
LEROY (F.), op.cit., pp. 84-85.
77
LEVET (J. L.), l’économie industrielle en évolution : les faits face aux théories, éd. Economica, Paris, 2004, p. 130.
78
FRERY (F) et autres, stratégique, éd. Pearson, Paris, 2011, pp. 414,417.
79
Idem., p. 403.
45
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
Lors du changement, l’important, c’est de savoir la bonne méthode pour gérer une
situation sensible comme le redéploiement. Pour mieux cerner la situation transitionnelle
qui génère des problèmes, notamment, sur l’aspect humain, le responsable et son équipe
sont censés planifier et préparer un bon plan de travail dont l’objectif est de faciliter la
conduite du changement (CDC).
80
Nous reprenons les phases telle que décrites par : AUTISSIER (D.) et MOUTOT (J.-M.), méthode de conduite du changement, éd. Dunod,
Paris, 2007, p.17.
46
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
1. La phase de diagnostic
Un projet de redéploiement est dirigé et animé par plusieurs acteurs ; il existe un moyen
qui permet de lister exhaustivement les acteurs 81 concernés par ce projet, il s’agit de
couverture fonctionnelle, qui consiste à repérer les services et les personnes concernés par
le changement en fonction de leur degré d’implication.
81
Repris comme cité par AUTISSIER (D.) et MOUTOT (J.-M.), Op.cit., p. 58.
47
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
La couverture fonctionnelle ne permet pas toujours de lister les acteurs pour chaque
changement, et pour cette raison, quelques critères de typologie d’acteurs82 sont proposés.
Les critères signalétiques : sexe, âge, niveau d’étude, ancienneté au poste, etc.;
Les critères comportementaux : ceux qui sont pour, contre ou neutre vis-à-vis
du projet ;
Les critères familiaux ;
Les critères géographiques.
82
Nous reprenons cette typologie telle que décrite par : AUTISSIER (D.) et MOUTOT (J.-M.), Op.cit., p. 60.
48
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
2. La phase de leviers
Il est nécessaire de faire une étude d’impacts détaillée entre la situation existante et la
situation future, donc il s’agit de la situation transitionnelle. Cette étude d’impacts porte
sur des aspects spécifiques. Trois types d’aspects peuvent être impactés par le
changement83 :
l’organisation avec ses structures, ses systèmes de management, ses processus,
les qualifications du personnel, la technologie et les pratiques de travail ;
les aspects humains et culturels de l’organisation, et notamment l’état d’esprit,
le comportement, les relations et tous les composants culturels ;
les interactions entre tous ces aspects.
Avant de se lancer dans un projet, il convient de mener une analyse d’impact dans le
but de détecter toutes les conséquences d’un changement sur les processus, les
collaborateurs, etc.
Pour mener une étude d’impact, il est intéressant de suivre la méthode suivante84 :
2.1.1 Préparation
La première étape consiste à organiser une réunion composée d’une équipe compétente
couvrant tous les aspects du projet. La diversité des membres du groupe permet de bien
explorer tous les effets possibles, chacun possède des connaissances qui peuvent
solutionner les problèmes éventuels.
83
Méthode présentée par, ANDERSON (L-A) et ANDERSON (D), itinéraire pour conduire le changement, éd. Afnor, Paris, 2003, p. 182.
84
Rubrique étude d’impact www.manager-go.com.
49
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
Pour chaque changement identifié, il est conseillé de lister les effets par domaines en
recourant à la technique du brainstorming (remue-méninges)85.
Une fois les zones et les conséquences détectées, il convient de les évaluer et les
prioriser. L’objectif est de quantifier les impacts pour prendre les bonnes décisions.
2.1.6 Décider
Après l’analyse, le temps de la décision est venu, il faut bâtir un plan d’action
convenable.
Une étude d’impacts permet aux acteurs du changement de mieux comprendre la
transformation et la situation recherchée, elle assure une meilleure adhésion du personnel,
garantie une conception valide du nouvel état et permet également, de développer un plan
de transition86.
85
Le Brainstorming est une méthode créative et un outil qui s’appui sur la capacité d’un groupe, une fois réuni, à trouver des idées
nouvelles, pour résoudre un problème.
86
Qui correspond à la programmation des actions d’accompagnement du changement.
50
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
2.2 La formation
La formation doit être planifiée en fonction des attentes et besoins de l’entreprise afin
d’enrichir les compétences et développer le potentiel humain et les bonnes conditions du
travail.
Il existe quatre types88 de besoins de formation: il s’agit des besoins d’organisation,
besoins collectifs et individuels et besoins personnels.
Besoins de l’organisation : en rapport avec toute l’entreprise, en prenant en
compte les objectifs transversaux (environnement, communication, qualité, etc.) ;
Besoins collectifs (ou de service) : en rapport avec les objectifs des services,
départements, unités, etc. ;
87
SEKIOU(L) et autres, op.cit., p. 336.
88
Selon ARDOUIN (T), ingénierie de formation pour l’entreprise, éd Dunod, Paris, 2003, pp. 81-82.
51
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
Les objectifs d’un plan de formation est d’élaborer un cadre de référence pour une
formation continue des travailleurs, maintenir la motivation, lutter contre la routine,
résoudre les dysfonctionnements, répondre aux questions RH (par exemple départ à la
retraite), entretenir et enrichir les compétences.
52
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
2.3 La communication
53
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
L’objet de cette dernière phase consiste à mesurer les résultats des actions de la CDC. Il
est primordial de contrôler la réalisation des actions de la CDC et leurs résultats, pour
connaître le taux d’implication du personnel au changement. Il s’agit de faire attention à
des mesures de changement, mais aussi, d’évolution de l’activité et de l’obtention des
objectifs initiaux du projet.
Pour jouer pleinement son rôle d’accompagnement du projet, la CDC doit disposer de
ses propres outils de pilotage permettant de suivre la réalisation des actions planifiées, de
mesurer l’évolution de l’adhésion au changement et de constater les modifications des
pratiques quotidiennes. Cette phase de pilotage est très importante, car elle va mettre la
CDC face à une obligation de résultat et permettre une autocritique, à laquelle découleront
des actions correctives nécessaires. Le chef de projet va produire un tableau de bord du
changement qui fera état de plusieurs indicateurs renseignant sur l’avancement, l’adhésion,
la compréhension ou encore la participation au projet.
54
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
Le premier niveau de gestion est le suivi des actions de CDC planifiée dès la phase de
diagnostic du projet. Des indicateurs de suivi des réalisations sont construits et peuvent,
par exemple, se libeller de la manière suivante :
Nombre de jours de formation prévus / Nombre de jours de formation réalisés.
Nombre de personnes à former / Nombre de personnes formées.
L’évaluation des personnes formées (tel que les tests de compréhension).
Budget de dépenses / dépenses réalisées.
Nombre de jour de retard / d’avance sur le planning
Etc.
Au-delà des actions de l’entreprise, la réussite du projet dépend aussi du résultat de ces
dernières, et donc du facteur humain qui est plus difficiles à cerner et à quantifier. Dans
certains projets, il peut, cependant, s’avérer indispensable de déterminer des indicateurs
pour évaluer le taux de résistance et les risques. Quatre indicateurs89 à intervalles réguliers
sont calculés en soumettant des questionnaires aux employés afin d’évaluer :
89
Selon les indicateurs proposés par : AUTISSIER (D.) et MOUTOT (J.-M.), op.cit., p. 208.
55
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
Prévenir le changement et les résistances qui surviendront à travers une étude fine et
approfondie des risques et leurs influences sur l’entreprise. A cette étape, l’audit social
joue un rôle très important, car le diagnostic réalisé par l’auditeur va permettre d’établir
90
Ici nous reprenons les trois étapes telles que cité par MAHTOUT (I), audit social : outil au service de la performance des entreprises, étude
de cas HYPROC SC, mémoire de magister en management des entreprises, Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou, 2017, p. 109.
56
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
un plan de communication interne pour informer les responsables sur les transformations
auxquels ils seront amenés à confronter et les conseiller sur la manière de piloter la
situation. En même temps, un planning détaillé et un plan de formation avec des apports
méthodologiques des groupes de travail seront établis.
Dans cette deuxième étape, accompagner le changement est essentiel en vue d’établir
un plan de suivi des actions menées et de prévenir les insatisfactions ou les
incompréhensions qui seraient génératrices de démotivation, de conflits ou de résistance
au changement. A ce stade, l’auditeur social joue un rôle primordial afin d’identifier les
résistances qui persistent et l’évolution du personnel dans ce changement. Au fur et à
mesure le personnel devient autonome dans la nouvelle situation de l’entreprise.
Pendant cette dernière étape les actions menées et leur portée, ainsi que leur incidence
seront évalués par l’auditeur social, et cela sur le plan quantitatif et qualitatif. Cette
évaluation est réalisée au travers de bilan et d’entretiens pour clôturer le projet de
changement sans rien n’exclure ni oublier et d’identifier les changements futurs.
L’audit social dans le cas du changement permet de cerner les coûts liés à ce
mouvement, et contribue également à créer de la valeur ajoutée.
57
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social
Conclusion
Dans le cas d’un redéploiement stratégique, l’entreprise applique toutes les pratiques
susceptibles de développer sa performance. Parmi ces pratiques, nous recensons l’audit,
notamment l’audit social, qui occupe une place très importante, car moyennant ses outils,
l’entreprise peut évaluer sa capacité à mener des actions qui peuvent participer à atteindre
la situation recherchée.
Une entreprise doit percevoir l’audit social comme une importante opportunité
permettant l’adhésion de l’ensemble des acteurs, afin de contrecarrer les risques qui
peuvent empêcher le processus de changement. Une pratique responsable et généralisée de
l’audit social devrait être un impératif du présent.
58
Chapitre 3 : Mise à niveau et
restructuration en Algérie
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
Introduction
Le concept de mise à niveau a été élaboré par l’organisation des nations unies pour le
développement industriel (ONUDI) pour évoquer la nécessité d’améliorer la compétitivité
des entreprises du secteur industriel face aux défis posés par la mondialisation. La mise à
91
SCHMIDT (G.), « Claude Didry et Annette Jobert (dir.), L’entreprise en restructuration. Dynamiques institutionnelles et mobilisations
collectives », Travail et Emploi, n° 129, 2012, p. 83-84.
92
THIERRY (D.) et TUILLIER (J.-N.), mieux vivre les restructurations : anticiper et coopérer, éditions d’Organisation, Paris, 2003, p. 29.
60
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
niveau a été définit par l’ONUDI comme « une grande dynamique de conceptions et de
réalisations des grandes mutations dans un environnement global. C’est un processus
continu qui vise à préparer et à adapter l’entreprise et son environnement au niveau des
exigences du libre-échange»93.
Elle consiste à rendre l’entreprise plus performante en termes d’efficacité et d’efficience
afin de lui permettre de disposer d'atouts en vue de se maintenir, voire de croître dans son
champs concurrentiel, d’améliorer sa compétitivité dans un environnement caractérisé par
le libre-échange, et d’assurer ainsi sa pérennité.
2. Définitions de la restructuration
« Les restructurations désignent, de façon générale, des opérations qui visent à donner
une nouvelle structure, une nouvelle organisation. Elles peuvent concerner un secteur
industriel, un espace urbain, une entreprise ou encore un endettement»94.
93
ONUDI, Le guide méthodologique : restructuration, mise à niveau et compétitivité industrielle, viennent, 2002,
https://www.unido.org/sites/default/files/2013-06/PMAN_Manuel_methodologuique_0.pdf, p 7.
94
BELLET et SCHMIDT, les restructurations d’entreprises, éd La Découverte, Paris, 2012, p.7.
61
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
95Nous reprenons ici les sept cas présentés par RAMUS (V.), se transformer pour avancer : les restructurations des groupes d’entreprises,
Insee Méthodes n° 95-96, 2002, pp. 33-34.
62
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
Le processus stratégique de mise à niveau passe par plusieurs étapes, mais chaque
entreprise aura son parcours propre dans la mise à niveau, selon ses spécificités.
L’ONUDI dicte les quatre étapes du processus stratégique de mise à niveau (PSM)
comme la montre la figure suivante.
Exécution et suivi
Diagnostic
du plan de mise à
stratégique global
niveau
PSM
La réalisation d’un diagnostic stratégique global (DSG), c’est identifier et poser les
véritables dysfonctionnements et problèmes d’une entreprise et dégager les pistes de
solution réalistes, afin de les résoudre. Ce diagnostic est relatif à toutes les fonctions de
l’entreprise.
63
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
96
Ce qui a été prévu par le Plan de mise à niveau, 2006, p. 18 www.pmn.sn.pdf.
97
C’est la démarche du Plan de mise à niveau, 2006, p. 19
64
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
65
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
Plusieurs scénarios sont proposés et doivent être envisagés en vue d’optimiser les
chances de mise à niveau et de développement de la compétitivité de l’entreprise.
98
C’est ce que nous avons relevé de : ONUDI, Op.cit., p.33.
66
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
le recentrage ;
le partenariat.
Afin de réussir les négociations avec les partenaires, la démarche suivante pourra être
adoptée par le manager chargé de l’élaboration du PMN et des négociations :
Avoir des connaissances sur les points faibles et forts de l’entreprise, des
résultats du diagnostic, la stratégie à adopter et les choix économiques et
financiers retenus dans le PMN ;
Connaître la position ;
Avoir une bonne préparation des réunions de négociation (la date, le lieu,
objectifs, etc.) ;
La négociation doit se faire par partenaire pour plus d’efficacité ;
Informer les partenaires sur l’avancement des discussions et des négociations.
99
Selon ONUDI, Op.cit., p.38.
67
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
les activités des trois dernières années (la production, le prix, ventes,
résultats, etc.) ;
les forces et faiblesses de l’entreprise sur le plan commercial, financier,
techniques, organisationnel et social ;
La situation financière ;
Les solutions proposées par la mise à niveau.
Les projections financières avec et sans mise à niveau, qui doivent introduire :
68
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
L’exécution et le suivi du PMN exige la mise en place d’un dispositif propice pour
réaliser les objectifs fixés.
Chaque entreprise a ses propres actions à mettre en œuvre, car chacune constitue un cas
spécifique et répond à une logique particulière. On retient :
la formation du personnel ;
la restructuration financière ;
l’amélioration des processus de production.
L’amélioration des systèmes de gestion ;
Le suivi du plan de mise à niveau repose sur les mêmes conditions de rigueur. Le
contexte économique en mutation permanente requiert, en effet, une vigilance continuelle.
69
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
Pour suivre ces mutations, l’entreprise est appelée à intégrer une «Fonction de veille» qui
suppose la mise en place d’un système régulier et performant de suivi du fonctionnement
de l’entreprise et de son positionnement dans l’environnement. Parmi les instruments de
suivi, on peut préconiser :
L’Algérie est l’un des pays à avoir choisie la mise à niveau de ses petites et moyennes
entreprises (PME) dans tous les secteurs, l’industrie en fait partie ; afin de préserver les
entreprises et leurs intérêts. Ce dispositif doit répondre aux besoins des entreprises en vue
de résister à la concurrence.
70
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
L’Algérie à vécu une période de crise, dès 1986, où la majorité des entreprises
publiques dans le secteur de l’industrie ont connues une récession de leur production dû
aux contraintes financières et à la dégradation de la trésorerie des entreprises publiques ; de
plus, l’ouverture de l’Algérie aux marchés extérieurs, a engagé l’entreprise industrielle
dans des restructurations. En raison de non prise en considération de la dimension humaine
lors de ces restructurations, les licenciements, suppression massive des emplois, les départs
en retraite, suivis des départs volontaires, se traduisent par la disparition des savoirs et
savoirs-faires des entreprises détenus par leur personnel, qui les mets face à de nouvelles
difficultés.
Les entreprises publiques du secteur de l’industrie ont vécues des restructurations, par
leur passage d’une politique d’Etat protectrice à une décentralisation et une transition vers
l’économie de marché qui donne une certaine autonomie aux entreprises. D’une situation
marquée par l’absence de compétitivité, à une situation de globalisation économique où la
concurrence est accrue et qui « ne peut se faire sans actions de soutien »102.
100
BOUDJENAH (Y.), op.cit., p. 134.
101
HADJSEYD (M.), l’industrie algérienne. Crise et tentative d’ajustement, l’Harmattan, Paris, 1996, p. 164.
102
ONUDI, Op.cit., p. 71.
103
BOUDJENAH (Y.), op.cit., p.44.
71
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
sont les leviers à mettre en œuvre pour que l’entreprise puisse être compétitive et affronter
la concurrence internationale.
Le programme de mise à niveau est un dispositif établit par l’Etat pour inciter
l’amélioration de la compétitivité le l’entreprise, c’est un « programme auquel l’entreprise
adhère volontairement »104.
104
ONUDI, op.cit. p. 73.
105
Ibid., p. 72.
72
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
Au plan micro, les actions visées par l’entreprise dans sa mise en œuvre de la mise à
niveau sont :
73
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
Macro
Moderniser l’environnement
industriel
PROGRAMME
GLOBAL DE
Méso RESTRUCTURATI Méso
Renforcer les capacités ON ET DE MISE A Promouvoir le
des structures des NIVEAU développement des
industries d’appui industries compétitives
Micro
Améliorer la compétitivité
et le développement de
l’entreprise industrielle
Cette étude de cas est composée d’une présentation de l’entreprise ainsi que sa mise à
niveau.
74
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
Le diagnostic stratégique
Plan de mise à niveau
Mise en œuvre et suivi du PMN
Pour réussir la mise à niveau, un diagnostic de toutes les ressources à savoir : les
ressources industrielles, humaines, organisationnelles, managériale et informationnelle
doit être réalisé pour déterminer les forces et faiblesses et mettre en place les moyens
nécessaire pour y parvenir. Pour notre part, nous se focaliserons sur l’aspect humain.
A partir de sa mise à niveau, ENIEM a connu une réduction de son effectif dû au départ
à la retraite, départ volontaire, suppression des postes et le gel des recrutements et par
106 www.eniem.com.dz.
75
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
A. La production
Pour améliorer le niveau des principaux techniciens, des actions de formation de courte
durée sont prévues. En parallèle, une prévention des départs à la retraite est suivie d’une
action de préparation de la relève par la promotion interne et le recrutement.
C. L’organisation
107 AISSAT LEGHIMA (A.), Entreprises industrielles et redéploiement : Contribution au diagnostic et formulation d’actions stratégiques.
Art, n°10/2016,p. 11
76
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
Il s’agit de la gestion :
Production ;
Commerciale ;
Approvisionnement ;
Stocks ;
Ressources humaine.
D. Le management
Cependant, l’aspect humain n’a pas été pris en considération au même degré que les
autres aspects, à savoir, l’aspect financier.
77
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie
La matière première ;
Panne ou défaillance d’un équipement, outil ou installation ;
Procédure ou document existant ou indépendant ;
Insuffisance de formation et de qualification du personnelle ;
Moyens inadaptés ;
Manque de sensibilisation ;
Déversement d’un produit ;
Manque de maintenance ;
Climat social peu propice la l’innovation ;
Insuffisance de délégation de pouvoir ;
Forte concurrence des produits importés.
Conclusion
La dynamique des entreprises reste un facteur essentiel pour leur compétitivité et leur
mondialisation, la libéralisation vient de ce fait, comme moteur incitant les entreprises à se
développer et à faire face à la concurrence.
La mise à niveau n’est pas une opération unique, limitée dans le temps, mais un
processus continu, qui implique plusieurs facteurs, d’où l’entreprise doit tenir compte des
changements permanents qui interviennent dans son environnement. Elle doit faire partie
d’une politique industrielle globale.
79
Conclusion générale
Conclusion générale
Le troisième et dernier chapitre est d’abord, centré sur les généralités de la mise à
niveau qu’est un processus continu, apparu comme un enjeu pour développer la
compétitivité et faire face à la concurrence internationale, puis le processus de mise à
niveau qu’est une démarche modulable et propice à l’entreprise et son environnement se
décompose par quatre étapes permettant à l’entreprise d’établir les mesures nécessaires au
contexte vécu, à travers les résultats du diagnostic stratégique global qui dicte le choix de
la stratégie, sur des actions à entreprendre pour restaurer la compétitivité de l’entreprise,
ainsi que sur l’établissement d’un plan comportant les principaux documents qui
présentent les résultats et constituent la synthèse du plan d’un côté, et sert de base pour
toutes les négociations et le suivi, d’un autre côté, la dernière étape du processus consiste
81
Conclusion générale
en la mise en œuvre et le suivi du plan de mise à niveau par la mise en place d’un dispositif
adéquat en vue de réaliser les objectifs de l’entreprise. Enfin la présentation de la mise à
niveau en l’Algérie et cas d’ENIEM dans le but d’aider l’entreprise à être en progression et
suivre le marché mondial et d’éviter sa disparation.
Nos recherches effectués ont abouti à vérifier nos deux hypothèses et à conclure que :
Notre recherche théorique nous a conduits à conclure que l’entreprise devrait percevoir
l’audit social comme une importante opportunité et devrait être une pratique courante qui
requiert l’adhésion de l’ensemble des acteurs en vue d’atteindre la situation souhaitée par
l’entreprise. Dans ce sens, il est nécessaire de prendre en considération l’audit social
comme outil stratégique aidant les managers dans leurs décisions, sur la base de ses études
impactant le futur de l’entreprise.
82
Bibliographie
Ouvrages :
84
22. THIERRY (D.) et TUILLIER (J.-N.), mieux vivre les restructurations : anticiper
et coopérer, éd d’Organisation, Paris, 2003.
23. VIDAL (F.), la maîtrise du redéploiement, éd Dunod, Paris, 1993.
Revues et articles
Thèses et mémoires
1. BEKOUR (F.), les modes et les formes de modernisation des entreprises publiques
algériennes : les stratégies de redéploiement, thèse de doctorat es sciences
économique, Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou, 2012.
2. MAHTOUT (I.), audit social : outil au service de la performance des
entreprises étude de cas HYPROC SC, mémoire de magister en management des
entreprises, Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou, 2017.
Sites internet
1. IIA, Cadre de référence internationale des pratiques professionnel,
https://na.theiia.org/translations/PublicDocuments/IPPF-Standards-2017-French.pdf.
consulté le 03/10/2017.
85
2. Institut international de l’audit social des ressources humaines et des organisations,
référentiel IAS, 2006, http://www.auditsocial.net/wp-
content/uploads/2011/06/IAS_REFERENTIEL_2006.pdf. consulté le 25/09/2017.
3. https://www.manager-go.com/etudes-d’impact. Consulté le 03/11/2017.
4. https://www.unido.org/sites/default/files/201306/PMAN_Manuel_methodologuique_
0.pdf. Consulté le 28/11/2017.
5. Programme de mise à niveau, 2006, http://www.pmn.sn.pdf consulté le 25/11/2017.
6. www.eniem.com.dz. Consulté le 25/11/2017.
86
Liste des Figures et Tableaux
Liste des figures et tableaux
88
Annexes
Questionnaire
La mondialisation
La transition vers l’économie de marché.
Q 3 : Quel dispositif a-t-il été mis en place pour gérer la fonction ressources humaines ?
R 3 : Aucun dispositifs n’a été mis en place pour la fonction ressources humaines, une
suppression massive des emplois était le but, qui a passé du 5000 employés vers
environ 1700 employés, suivi de départ volontaire des salariés que ne savaient plus
ce qu’ils allaient devenir dans l’entreprise.
Maintenir la motivation ;
résoudre les dysfonctionnements ;
répondre aux besoins RH ;
développer les compétences.
90
Q 6 : Avez-vous procédé à des embauches pendant la période de changement ?
R 7 : Oui, l’entreprise s’est investie dans la formation de son personnel pour réussir son
projet de redéploiement.
91
Table des matières
Table des matières
93
2. La réalisation de la mission d’audit................................................................................................. 30
2.1. Réunion d’ouverture .................................................................................................................... 31
2.2 La mise en œuvre du programme de travail........................................................................... 31
2.3 Le travail sur le terrain ................................................................................................................. 31
2.4 Les outils d’audit social.............................................................................................................. 32
2.4.1 L’entretien ............................................................................................................................... 32
2.4.2 L’observation.......................................................................................................................... 33
2.4.3 Le diagramme de circulation des documents ou « flow chart » ............................. 33
3. la phase de conclusion......................................................................................................................... 34
3.1 Le projet de rapport d’audit ........................................................................................................ 34
3.2 La réunion de clôture................................................................................................................... 34
3.3 Rapport ............................................................................................................................................. 35
Conclusion....................................................................................................................................................... 36
Chapitre 2 : Le redéploiement stratégique et l’apport de l’audit social........................................ 38
Introduction ................................................................................................................................................... 39
Section 1 : Le redéploiement stratégique................................................................................................ 39
1. Définitions du redéploiement ............................................................................................................ 40
2. Analyse de la dimension humaine ................................................................................................... 41
2.1 Evaluation du potentiel humain de l’entreprise .................................................................... 41
2.1.1 L’étude quantitative du personnel .................................................................................... 41
2.1.2 L’étude qualitative du personnel....................................................................................... 41
2.2 Evaluation des comportements .................................................................................................. 42
2.3 Etude de la politique du management des ressources humaines...................................... 42
2.3.1 La politique de rémunération ............................................................................................. 42
2.3.2 La politique de formation.................................................................................................... 43
2.3.3 La politique de recrutement................................................................................................ 43
2.3.4 La politique de promotion................................................................................................... 43
3. Choix de redéploiement ...................................................................................................................... 43
3.1 La croissance interne .................................................................................................................... 44
3.1.1 La diversification................................................................................................................... 44
3.2.2 Le recentrage .......................................................................................................................... 44
3.2 Croissance externe ....................................................................................................................... 45
3.2.1 Alliance et partenariat .......................................................................................................... 45
3.2.2 Sous-traitance ......................................................................................................................... 45
3.2.3 Fusion-acquisition ................................................................................................................. 45
Section 2 : la conduite du changement et l’apport de l’audit social................................................ 46
94
1. La phase de diagnostic ........................................................................................................................ 47
1.1 Les dimensions du changement .............................................................................................. 47
1.2 Les acteurs du changement........................................................................................................ 47
2. La phase de leviers ............................................................................................................................... 49
2.1 L’analyse d’impacts..................................................................................................................... 49
2.1.1 Préparation .............................................................................................................................. 49
2.1.2 Lister les différences entre l’état actuel et l’état projeté ............................................ 50
2.1.3 Déterminer les domaines potentiels d’impact.............................................................. 50
2.1.4 Rechercher les impacts ........................................................................................................ 50
2.1.5 Evaluer et prioriser................................................................................................................ 50
2.1.6 Décider ..................................................................................................................................... 50
2.2 La formation................................................................................................................................... 51
2.2.1 Définitions de la formation................................................................................................. 51
2.2.2 Besoins de la formation ....................................................................................................... 51
2.2.3 Le plan de formation ............................................................................................................ 52
2.3 La communication......................................................................................................................... 53
3. la phase de pilotage du changement ................................................................................................ 54
4. L’apport de l’audit social à la CDC................................................................................................ 56
4.1 Anticipation du changement et des résistances..................................................................... 56
4.2 Accompagnement du changement ............................................................................................ 57
4.3 Evaluation des actions menées et leur portée....................................................................... 57
Conclusion....................................................................................................................................................... 58
Chapitre 3 : Mise à niveau et restructuration en Algérie .................................................................. 59
Introduction ................................................................................................................................................... 60
Section 1 : Mise à niveau, restructuration et le processus de mise à niveau ................................ 60
1. Définitions de la mise à niveau......................................................................................................... 60
2. Définitions de la restructuration ....................................................................................................... 61
3. le processus de mise à niveau............................................................................................................ 62
3.1 Le diagnostic stratégique global................................................................................................ 63
3.2 Sélection des stratégies de mise à niveau ............................................................................... 66
3.3 Formulation du plan de mise à niveau..................................................................................... 67
3.4 Exécution et suivi du plan de mise à niveau .......................................................................... 69
Section 2 : Mise à niveau des entreprises en Algérie et cas de l’ENIEM .................................... 70
1. La mise à niveau des PME de l’industrie en Algérie ................................................................. 71
2. Etude de cas d’ENIEM........................................................................................................................ 74
2.1 Présentation d’ENIEM ................................................................................................................. 74
95
2.2 Processus de mise à niveau d’ENIEM..................................................................................... 75
2.2.1 Diagnostic stratégique.......................................................................................................... 75
2.2.2 Plan de mise à niveau d’ENIEM....................................................................................... 76
A. La production......................................................................................................................... 76
B. Les ressources humaines ..................................................................................................... 76
C. L’organisation......................................................................................................................... 76
D. Le management ...................................................................................................................... 77
2.2.3 Mise en œuvre et suivi du plan de mise à niveau ....................................................... 77
2.3 Contraintes et objets de la mise à niveau ................................................................................ 78
Conclusion....................................................................................................................................................... 78
Conclusion générale .................................................................................................................................... 79
Bibliographie.................................................................................................................................................. 79
Liste des Figures et Tableaux.................................................................................................................. 79
Annexes ............................................................................................................................................................ 79
Table des matières ....................................................................................................................................... 79
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