Lycée : ANISSE Année scolaire : 2018/2019
Matière : Economie générale-Statistique Nombre de pages : 3
Durée : 3 heures Prof. : Mme EL KOURICHI
Niveau : 2ème GE
CONTRÖLE N°3 DU 1er SEMESTRE
Exercice 1 : (2,5pts)
Phosphates, premier semestre difficile pour l’OCP
Les indicateurs financiers sont au rouge au premier semestre 2016 pour le phosphatier marocain,
l’office chérifien des phosphates (OCP), avec un chiffre d’affaires en baisse de 9%. Un recul qui
s’explique, dans un contexte d’offre excédentaire sur le marché mondial, par la baisse des
importations des principaux pays consommateurs des phosphates, qui ont puisé dans les stocks
substantiels constitués en 2015. Cette situation a entraîné une diminution de près de 30 % des prix
des phosphates sur le marché mondial. Pour les mois à venir, l’OCP, leader mondial des
phosphates, s’attend à une reprise graduelle des prix grâce à une demande plus importante que
prévu de la part de l’Inde et du Brésil, combinée à des exportations limitées en provenance de
Chine.
Source : www.jeuneafrique.com au 26/09/2016 (Texte adapté) DOCUMENT 2 : Echanges extérieurs
T.A.F.
1. Caractériser le marché mondial des phosphates au premier semestre 2016 selon ses
composantes (une caractéristique par composante) ; (1,5pt)
2. Montrer si la loi de l’offre et de la demande est vérifiée sur ce marché au premier
semestre 2016. (1pt)
Exercice 2 : (3,5pts)
Maroc : Coût de la vie en hausse en 2016
Sur l’ensemble de l’année 2016, l’IPC a augmenté de 1,6% par rapport à 2015. Dans ces
conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une progression de 1,3% au cours de
2016 par rapport à un an auparavant. Inutile de rappeler que ces chiffres sont des moyennes, ne
reflétant pas, par conséquent, le niveau des prix subi ou ressenti par chaque ménage ou chaque
citoyen.
Source : www.hcp.ma (texte adapté
IPC au Maroc entre 2015 et 2016
Eléments Pondérations en % 2015 2016
IPC des produits alimentaires 41,5 .?. 126,5
IPC des produits non alimentaires 58,5 109,5 110,3
IPC général 115,2 117,1
Source : www.hcp.ma (texte adapté)
T.A.F. :
1. Nommer et retrouver la donnée en gras encadrée ; (1pt)
2. Calculer et lire l’IPC des produits alimentaires pour l’année 2015 ; (1,5pt)
3. Expliquer l’écart entre la donnée soulignée et celle encadrée. (1pt)
1
Exercice 3 : (3pts)
Croissance économique au Maroc : un meilleur scénario pour 2017
La demande intérieure, principal moteur de la croissance, est assez largement satisfaite par les
importations. Cette situation génère une fuite dans le circuit économique au profit de l’activité
dans le reste du monde. La compétitivité s’impose pour faire face aux déséquilibres extérieurs qui
en résultent. Par ailleurs, 2016 a été une mauvaise année à cause notamment du repli de la valeur
ajoutée agricole, ainsi que de la contribution négative du commerce extérieur à la croissance. En
revanche, un meilleur scénario est prévu pour l’année 2017, grâce notamment à la bonne
campagne agricole prévue en 2017 et la reprise du commerce extérieur. En effet, en 2016, le taux
de croissance économique marocaine était de 1,5% et serait de 4,5% en 2017.
Eléments 2016 Variation en %
2016/2015
Produit intérieur brut (PIB) 996 956
Formation brut du capital 292 470
fixe (FBCF)
Variation de stocks 7 614
Exportations de biens et 352 004 4,49
services
Importations de biens et 455 531 10,19
services
Sources : www.lnt.ma au 04/12/2016 (texte adapté) et Budget Economique Exploratoire 2017 HCP
T.A..F. :
1. Calculer :
a- Les dépenses de consommation finale en 2016 ; (0,5pt)
b- La demande extérieure nette en 2016 ; (0,5pt)
2. Relever deux facteurs explicatifs du faible niveau de la croissance
économique en 2016 ; (1pt)
3. Expliquer le passage en gras souligné. (1pt)
Exercice 4 : (3pts)
Maroc, les compétences sur le marché de travail changent
Entre le premier trimestre de l’année 2015 et celui de 2016, le taux de chômage est passé de 9,9%
à 10%. Il a atteint 23% au premier trimestre 2016 chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans et 17,5%
pour les détenteurs de diplômes supérieurs. Une étude sur la situation du marché de travail révèle
une concentration des demandes de travail dans les villes de Casablanca, Rabat et Agadir qui
concentrent 80% des emplois. Dans ce contexte, la mobilité des offreurs de travail devient
inévitable. Or, les Marocains sont ceux qui se déplacent le moins à la recherche d’un emploi par
rapport aux pays du Maghreb, voire de l’Afrique. Pour absorber le flux des chômeurs, le Maroc a
besoin de réaliser un taux de croissance économique d’au moins 7% par an, alors que la croissance
économique marocaine demeure faible et volatile. (…) Le Maroc, étant en plein développement sur
de nombreux secteurs (l’automobile, l’aéronautique …), ne dispense pas suffisamment des
formations adéquates afin d’accompagner l’ensemble des changements des compétences exigées
par ces secteurs. Ainsi, les compétences requises pour certains métiers ne sont pas encore
présentes sur le marché de travail marocain.
Sources : www.lematin.ma au 06 /11/2016 et www.aujourdhui.ma au 06/05/2016 (Texte adapté)
T.A.F. :
1. Lire la donnée en gras soulignée ; (1pt)
2. Caractériser, en illustrant, le chômage au Maroc (deux caractéristiques) ; (1pt)
3. Dégager deux solutions au chômage au Maroc. (1pt)
2
Exercice 5 : (5pts)
Baisse du taux directeur au Maroc, quelle efficacité?
Bank Al Maghrib (BAM) a décidé le 22 mars 2016 de réduire le taux directeur pour le ramener à
2,25%. Une décision qui vient pour donner un coup de pousse à la croissance économique.
Le résultat de cette décision n'est pas certain. D'une part plus de la moitié des ressources des
banques provient des dépôts à vue non rémunérés, aussi les avances à 7 jours de BAM ne
représentent que 5% de leurs ressources de financement. Pour que cette baisse du taux directeur
soit efficace, il faudrait que l'essentiel de refinancement des banques soit fourni par la banque
centrale, ce qui n'est pas le cas. D'autres part, quand les perspectives économiques ne sont pas
bonnes, les ménages et les entreprises n'empruntent pas, même si le taux d'intérêt est bas.
Ainsi, la distribution des crédits n'a pas été relancée puisque les créances à l'économie n'ont
progressé que de 2,8% et de 4% respectivement en 2015 et 2016. En effet, découragées par un
niveau élevé du risque d'insolvabilité, les banques cherchent à placer leurs liquidités dans les bons
de Trésor au lieu d'octroyer des crédits aux agents économiques. De ce fait, cette dernière baisse
du taux directeur et les autres qui seront éventuellement décidées par BAM n'auront qu'un effet
limité.
Source : www.huffpostmaghreb.com au 03/04/2016 (Texte adapté)
T.A.F. :
1. Expliquer le passage en gras souligné ; (1pt)
2. Caractériser la politique économique marocaine en complétant le tableau suivant sur
votre copie : (3pts)
Relever Déterminer la nature de la
Une action de politique Deux contraintes qui limitent politique monétaire
monétaire l'efficacité de cette action
-
-
3. Montrer l'impact éventuel des placements de liquidité des banques en bons de Trésor
sur investissement privé. (1pt)
Question de synthèse : (3 pts)
Sur la base du document 5 et des connaissances acquises et après avoir identifié les actions
de politique monétaires et les effets attendus de ces actions, expliquer les facteurs limitant
l'efficacité de ces actions (deux facteurs).