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MP Math2

Ce document présente plusieurs exercices et problèmes sur les matrices et les espaces vectoriels. Il introduit notamment des notions sur les matrices symétriques, les projecteurs, les valeurs et vecteurs propres. Plusieurs démonstrations et propriétés sont demandées.

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 Les calculatrices sont autorisées






 Le sujet est composé de deux exercices et d’un problème, tous indépendants.




















1/5
Partie I : EXERCICE 1
Soit les suites réelles (un ), (vn ) et (wn ) définies par :

⎨ un+1 = un + 3vn
∀n ∈ N vn+1 = 3un + vn + 4wn et (u0 , v0 , w0 ) = (1, 0, 1).

wn+1 = 4vn + wn

I.1.
⎛ ⎞
1 3 0
I.1.a Justifier sans calcul que la matrice A = ⎝ 3 1 4 ⎠ ∈ M3 (R) est diagonalisable.
0 4 1
I.1.b Diagonaliser la matrice A ∈ M3 (R).
I.1.c Déterminer la matrice An pour tout n ∈ N. On pourra utiliser la calculatrice.
I.2. Expliciter les termes un , vn et wn en fonction de n.

Partie II : EXERCICE 2
Soit n un entier supérieur à 2 et E un espace vectoriel sur R de dimension n. On appelle
projecteur de E, tout endomorphisme p de E vérifiant p ◦ p = p.
II.1. Soit p un projecteur de E.
II.1.a Démontrer que les sous-espaces vectoriels Ker(p) et Im (p) sont supplémentaires
dans E.
II.1.b En déduire que la trace de p (notée Tr (p)) est égale au rang de p (noté rg (p)).
II.1.c Un endomorphisme u de E vérifiant Tr (u) = rg (u) est-il nécessairement un projec-
teur de E ?
II.2. Donner un exemple de deux matrices A et B de M3 (R) de rang 1 telles que A soit
diagonalisable et B ne soit pas diagonalisable. Justifier la réponse.
II.3. Soit u un endomorphisme de E de rang 1.
II.3.a Démontrer qu’il existe une base β = (e1 , · · · , en ) de E telle que la matrice M atβ (u)
de u dans β soit de la forme :
⎛ ⎞
0 · · · 0 a1
⎜ 0 · · · 0 a2 ⎟
⎜ ⎟
M atβ (u) = ⎜ .. .. .. ⎟ ∈ Mn (R) où a1 , · · · , an sont n nombres réels.
⎝ . . . ⎠
0 · · · 0 an

II.3.b Démontrer que u est diagonalisable si, et seulement si, la trace de u est non nulle.
II.3.c On suppose que Tr (u) = rg (u) = 1. Démontrer que u est un projecteur.
⎛ ⎞
1 1 −1
II.3.d Soit la matrice A = ⎝ 1 1 −1 ⎠ ∈ M3 (R). Démontrer que A est la matrice d’un
1 1 −1
3
projecteur de R dont on déterminera l’image et le noyau.

2/5
Partie III : PROBLEME
Notations et rappels
Soit n un entier supérieur à 1. On désigne par diag (α1 , · · · , αn ) la matrice diagonale de Mn (R)
dont les coefficients diagonaux sont les réels α1 , · · · , αn dans cet ordre. Si M ∈ Mn (R), on note
t
M sa transposée.
On munit l’espace vectoriel E = Rn du produit scalaire canonique noté  |  et de la norme
euclidienne || || associée. On note S(E) le sous-espace des endomorphismes symétriques de E,
c’est-à-dire l’ensemble des endomorphismes s de E vérifiant :

∀(x, y) ∈ E 2 , s(x) | y = x | s(y).

Un endomorphisme symétrique s de E est dit symétrique positif (respectivement symétrique


défini positif) si :

∀x ∈ E, s(x) | x  0 (respectivement ∀x ∈ E \ {0}, s(x) | x > 0).

Une matrice symétrique S de Mn (R) est dite symétrique positive (respectivement symétrique
définie positive) si :

∀X ∈ Mn,1 (R), tXSX  0 (respectivement ∀X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, tXSX > 0).

On note Sn+ (R) (respectivement Sn++ (R)) l’ensemble des matrices symétriques positives (res-
pectivement symétriques définies positives) de Mn (R).

On rappelle qu’un endomorphisme s de E est symétrique (respectivement symétrique positif,


symétrique défini positif) si, et seulement si, sa matrice dans toute base orthonormée de E est
symétrique (respectivement symétrique positive, symétrique définie positive).

On admet que, pour tous réels positifs a1 , · · · , an ,


1/n

n
1
n
ai  ai (inégalité arithmético-géométrique).
i=1
n i=1

Objectif du problème
On se donne une matrice S de Sn+ (R) (ou Sn++ (R)) et on étudie le maximum (ou minimum) de
la forme linéaire A → Tr (AS) sur des ensembles de matrices.

Questions préliminaires
III.1.
III.1.a Enoncer (sans démonstration) le théorème de réduction des endomorphismes symé-
triques de l’espace euclidien E et sa version relative aux matrices symétriques réelles.
III.1.b Toute matrice symétrique à coefficients complexes est-elle nécessairement diagonali-
sable ? On pourra par exemple considérer la matrice de M2 (C) :
 
i 1
S= .
1 −i

3/5
III.2. Soit s ∈ S(E), de valeurs propres (réelles) λ1 , · · · , λn rangées dans l’ordre croissant :

λ1  λ 2  · · ·  λn .

Soit β = (ε1 , · · · , εn ) une base orthonormée de E telle que, pour tout i ∈ {1, · · · , n}, εi
est un vecteur propre associé à la valeur propre λi . Pour tout vecteur x de E, on pose :

Rs (x) = s(x) | x .

III.2.a Exprimer Rs (x) à l’aide des λi et des coordonnées de x dans la base β.


III.2.b En déduire l’inclusion : Rs (S(0, 1)) ⊂ [λ1 , λn ] où S(0, 1) désigne la sphère unité
de E.
III.3.
III.3.a On suppose dans cette question que s est symétrique positif (respectivement symétrique
défini positif). Démontrer que les valeurs propres de s sont toutes positives (respec-
tivement strictement positives).
III.3.b Soit S = (si,j ) ∈ Sn+ (R), de valeurs propres λ1 , · · · , λn rangées dans l’ordre croissant :

0  λ1  λ2  · · ·  λn .

On note s l’endomorphisme de E représenté par S dans la base canonique


B = (e1 , · · · , en ). Exprimer le terme général si,j de S comme un produit scalaire et
démontrer que :
∀i ∈ {1, · · · , n} λ1  si,i  λn .

Un maximum sur On (R)


On note In la matrice unité de Mn (R) et On (R) le groupe des matrices orthogonales de Mn (R).
III.4. Démontrer que l’application M → tM M − In est continue de Mn (R) dans Mn (R).
III.5. Justifier que, si A = (ai,j ) est une matrice orthogonale, alors :

∀(i, j) ∈ {1, · · · , n}2 | ai,j | 1.

III.6. En déduire que le groupe orthogonal On (R) est une partie compacte de Mn (R).
III.7. Soit S ∈ Sn+ (R), de valeurs propres (positives) λ1 , · · · , λn . On pose Δ = diag(λ1 , · · · , λn ).
Si A est une matrice orthogonale, on note T (A) le nombre réel T (A) = Tr (AS).
III.7.a Soit A ∈ On (R). Démontrer qu’il existe une matrice orthogonale B telle que :

T (A) = Tr (BΔ) .

III.7.b Démontrer que l’application T de On (R) dans R admet un maximum sur On (R),
que l’on notera t.
III.7.c Démontrer que, pour toute matrice orthogonale A de On (R), T (A)  Tr (S), puis
déterminer le réel t.

4/5
Inégalité d’Hadamard
Soit S = (si,j ) ∈ Sn+ (R), de valeurs propres (réelles positives) λ1 , · · · , λn rangées dans l’ordre
croissant :
0  λ1  λ 2  · · ·  λn .
III.8. Démontrer l’inégalité valable pour tout S ∈ Sn+ (R) :
 n
1
det(S)  Tr (S) (∗).
n

III.9. Soit α = (α1 , · · · , αn ) ∈ Rn , D = diag (α1 , · · · , αn ) et Sα = tDSD. Démontrer que


Sα ∈ Sn+ (R) et calculer Tr (Sα ).
III.10. Dans cette question, on suppose que les coefficients diagonaux si,i de S sont strictement
1
positifs et, pour 1  i  n, on pose αi = √ . En utilisant l’inégalité (∗), démontrer
si,i
que :
n
det(S)  si,i .
i=1


n
III.11. Pour tout réel ε > 0, on pose Sε = S + εIn . Démontrer que det(Sε )  (si,i + ε), puis
i=1
conclure que :

n
n
λi  si,i (inégalité d’Hadamard).
i=1 i=1

Application de l’inégalité d’Hadamard : détermination d’un minimum


Soit S ∈ Sn++ (R), de valeurs propres 0 < λ1  · · ·  λn , et Δ = diag (λ1 , · · · , λn ) . Soit
Ω ∈ On (R) telle que S = ΩΔ t Ω. On désigne par U l’ensemble des matrices de Sn++ (R) de
déterminant égal à 1.
III.12. Démontrer que, pour tout A ∈ U, la matrice B = t ΩAΩ est une matrice de U vérifiant :

Tr (AS) = Tr (BΔ).

III.13. Démontrer que {Tr (AS)\A ∈ U} = {Tr (BΔ)\B ∈ U}, puis que ces ensembles admettent
une borne inférieure que l’on notera m.
III.14. Démontrer que, si B = (bi,j ) ∈ U :

Tr (BΔ)  n (λ1 · · · λn )1/n (b1,1 · · · bn,n )1/n .

III.15. En déduire que, pour B = (bi,j ) ∈ U, Tr (BΔ)  n (det(S))1/n .


1
III.16. Pour tout entier k tel que 1  k  n, on pose μk = (det(S))1/n et D = diag(μ1 , · · · , μn ).
λk
Déterminer le réel m.

Fin de l’énoncé

5/5
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 14 1306 – D’après documents fournis

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