Hal
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Olivia Legallant
LIENS
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[Données à caractère personnel]
UNIVERSITE Joseph FOURIER - GRENOBLE 1-Sciences Technologie Médecine
U. F. R. DE PHARMACIE
LES LISTERIOSES :
DIAGNOSTIC, PHYSIOPATHOLOGIE, PROPHYLAXIE
THESE
Par
A mes Parents,
A ma Famille,
A tous mes Amis.
- 2-
Pour votre amabilité et vos conseils, veuillez trouver ici, l'expression de toute ma gratitude.
- 3-
Vous avez fait preuve d'une grande disponibilité et votre aide m'a été précieuse.
Laboratoire E.R.C.E.M.
LES LISTERIOSES :
DIAGNOSTIC, PHYSIOPATHOLOGIE,
PROPHYLAXIE
-6-
- 7-
.SOMMAIRE
- 8-
1ère PARTIE:
HISTORIQUE
2ème PARTIE:
LE GERME
3ème PARTIE:
EPIDEMIOLOGIE
4ème PARTIE :
PHYSIOPATHOLOGIE
Sème PARTIE :
DIAGNOSTIC
6ème PARTIE :
·TRAITEMENT
7ème PARTIE:
PROPHYLAXIE
Sème PARTIE :
LISTERIA DANS LES DENREES ALIMENTAIRES
9ème PARTIE :
BESOINS DE LA RECHERCHE
- 9-
INTRODUCTION
- 10-
Ceci, associé à la peur éprouvée par certains consommateurs, doit amener les
pouvoirs publics à prendre des mesures d'hygiène et de prévention.
1ère PARTIE:
HISTORIQUE
- 12-
Mais, des infections à Listeria ont certainement été rencontrées avant cette pre-
mière description.
HÜLPHERS en Suède l'a décrite en 1911 chez le lapin sous le nom de Bacillus hepatis.
A partir de 1924, le germe a été isolé chez de nombreuses espèces et a reçu diffé-
rents noms:
- Corynebacterium infantisepticum,
- Corynebacterium parvulum,
- Erysipelothrix monocytogenes.
Le premier isolement chez l'homme a été effectué par NYFELDT en 1929 lors d'un
syndrome mononucléosique (Bacterium monocytogenes hominis) et dès 1933, BURN a
démontré le rôle de cette bactérie dans l'infection périnatale.
Le nom officiellement admis depuis 1941, suite aux travaux de COTONI (115), est
Listeria monocytogenes.
A partir de 1950, REISS, POTEL et KREBS (464) ont décrit la forme septicémique
du nouveau-né ou granulomatosis infantiseptica et SEELIGER (501) (502) a montré que
Listeria monocytogenes jouait un rôle important en pathologie ; la relation entre la gestation
et la listériose est alors établie.
En ce qui concerne les animaux, une relation évidente entre les épisodes de listé-
riose et la consommation d'ensilage est reconnue dès 1960.
Chez l'homme, c'est seulement en 1981 qu'une origine alimentaire est prouvée et
que la première épidémie de 1985 en Californie due à la consommation d'un fromage frais
de type mexicain par la communauté hispano-américaine est élucidée.
Les autres épidémies importantes datent de 1981 au Canada où est incriminée une
salade de chou, en 1983 au Massachusetts où l'agent responsable est un lait pasteurisé,
en 1987 en Suisse suite à la consommation de Vacherin Mont d'Or produit dans le canton
de Vaud et enfin en 1992 en France où l'agent est de la langue de porc en gelée.
-14-
2ème PARTIE:
·LE GERME.
- 15-
1. POSITION TAXONOMIQUE.
- dans l'édition de 1957, Listeria monocytogenes est classée dans la famille des
Corynebacteriaceae avec les genres Corynebacterium, Erysipelothrix, Micro-
bacterium, Cellulomonas et Arthrobacter (535),
- dans l'édition de 197 4, le germe est classé après la famille des Lactobacilla-
ceae dans une rubrique "genre d'affiliation incertaine" (80) (596) avec les
genres Erysipelothrix et Caryophanon.
- dans l'édition de 1986 (500), le genre Usteria est regroupé avec six autres
genres dans un ensemble hétérogène de bacilles à Gram positif réguliers ne
formant pas de spore ou section 14 regular, nonsporing, Gram positive rods
d'après des résultats de taxonomie numérique et de séquençage de I'ARN
ribosomique 16S (Tableaux 1 et Il).
Ces conclusions sont corroborées par un faible G + C mol. %, la présence d'acides lipo-
téichoïques ainsi que l'absence d'acides mycoliques (473).
- 16-
Longtemps considéré comme proche des genres Listeria et Erysipelothrix, le genre Co-
rynebacterium a été éloigné.
De plus, Listeria grayi, Listeria murrayi et Listeria denitrificans sont classées comme
étant d'affiliation incertaine.
Dernièrement, Listeria denitrificans, décrite en 1948, a été retirée du genre Listeria sur
des arguments génétiques, chimiques, biochimiques et de microscopie électronique pour
être classée dans le genre Jonesia comprenantl'espèce unique Jonesia denitrificans (472),
alors que Listeria murrayi et Listeria grayi ont été reclassées dans le genre Listeria.
Le genre Listeria appartient donc au groupe des bacilles à Gram positif réguliers
ne formant pas de spore avec les genres Lactobacillus, Erysipelothrix, Brocothrix, Kurthia,
Caryophanon et Renibacterium ; Listeria monocytogenes en est l'espèce-type et sept espè-
ces (Figure 1) sont dénombrées :
HolloLOGIE ADN/ADN
25 50 75 100 %
L. t!\!AAAYI
!:.:...!!!ill
l. !!ONOCYTOGENES
l. INHOCUA
BRAHCHE
~ES CLOSTRIDIUM l. IIELSHIMEAI
1---- l. IVANOVII
l. SEEL IGER 1
______
&RANCH[
nf!; CORYH~FORMES
----..,................
JONESIA DENITRIFICANS
( "L i5rwAiiËHÏT~ .,
~ O.J 0.2 0.3 0.6 0.7 0.8 0.9 1.0
5A8
Listeria seeligeri et Listeria welshimeri ont été décrites en 1 983 par ROCOURT et
GRIMONT (468) et classées primitivement comme Listeria monocytogenes non pathogè-
nes et ensuite distinguées par des études d'hybridation ADN-ADN (467).
Elle peut survivre un à deux ans dans le sol alors que dans un prélèvement maintenu à
4°C, la survie peut être de plusieurs années.
- 19-
Elle est présente sur les pourtours et en surface du silo mais aussi dans le fumier, les
plantes, la paille, les poussières et les boues.
L'environnement plante - sol constitue donc un réservoir mais le problème est de sa-
voir si c'est une flore normale ou s'il y a eu contamination.
- l'eau : Listeria monocytogenes est souvent présente dans les eaux de rivière et
les effluents mais jamais dans l'eau de mer.
KHAN et coll. (291) ont mis en évidence la présence d'une lipase et/ou lécithinase
suite à l'hémolyse sur gélose au sang de cheval contenant comme substrat du jaune d'œuf,
de la lécithine et de la tributyrine.
- 21 -
Il s'agit de :
EPREUVE DE CAMP
-Réalisation
-Commentaires
Listeria monocytogenes est un bacille Gram positif de 0,5 tJm à 2 tJm de long, as-
porulé, acapsulé bien qu'une capsule ait été observée dans certaines conditions de culture
(503), immobile à 37°C, mobile à 20°C par 4 à 5 cils péritriches (mobilité en pirouette à
l'état frais, en sapin renversé ou en ombrelle ou en parapluie sur gélose mobilité), nepos-
sédant pas de granulations métachromatiques.
-23-
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C1\t.-1P test avec S. aureus
Hémolyse sç.Jotaoèe
RhanQ
'·t
CAMP test avec S. aureus
Rharr(V Rham G)
RhanQ Rh arr@
-25-
-des bêtonnets fins, courts, petits (coccoldes), trapus, réguliers, de 0,4 à 0,5
~m de diamètre, de 0,5 à 2 ~m de longueur, à extrémités arrondies, parfois
incurvés ou effilés, seuls ou en paires ou en courtes chalnettes (3 à 5 bacté-
ries) présentant un arrangement en palissade évoquant des Corynébactéries
ou en V,
Incluse dans le cytoplasme des grands mononucléaires, elle se dispose en amas enche-
vêtrés, en "paquet d'épingles".
KEELER et coll. (298) ont étudié la structure de la paroi et ont mis en évidence
une fraction protéique, des sucres aminés et 5 amino acides ; ils pensent que le facteur
lipidique isolé par STANLEY (531) et produisant une monocytose sanguine chez les ani-
maux monogastriques serait également localisé à ce niveau.
-26-
De plus, CONKLIN et coll. (111) ont isolé, par extraction phénolique, un composé
toxique pour l'embryon de poulet voisin d'une endotoxine et similaire au lipopolysaccharide
de Salmonella abortus equi, agent d'avortement chez les animaux.
Des micrographes électroniques de celle-ci ont montré qu'elle était typique des bactéries
Gram positif c'est-à-dire une fine structure homogène entourant la membrane cytoplasmi-
que et sans membrane externe caractéristique des bactéries Gram négatif.
Les hydrates de carbone sont essentiellement représentés par des acides téichorques à
savoir des polymères liés de façon covalente à un site spécifique du peptidoglycane.
Dans les premiers, les résidus ribitol sont liés de façon covalente par des ponts phospho-
diester entre C1 et C5 et sont parfois substitués par de la N-acétylglucosamine en C2 ; ce
type est associé aux sérotypes 1/2a, b et c, 3a, b et c et 7.
Dans le second, la N-acétylglucosamine est intégrée dans la chaine ; ce type est associé
aux sérotypes 4a, b et d ; les parois cellulaires contiennent aussi des acides lipotéichorques
dans lesquels une moitié glycolipidique comme un diglycéride galactosyl-glucosyl est lié de
façon covalente à un phosphomonoester terminal de l'acide téicholque. Cette région lipidi-
que relie la chaîne polymère à la membrane cytoplasmique.
Une protéine de la paroi cellulaire (P58) a été purifiée à partir de Listeria monocy-
togenes par extraction avec un détergent et chromatographie en gel puis caractérisée (33).
-27-
Elle a un poids moléculaire de 58 kDa, est fortement hydrophobe, contient des groupe-
ments thiol et est située partiellement à la surface des cellules bactériennes.
La production de cette protéine prédomine chez Listeria monocytogenes alors qu'elle est
indétectable chez Listeria seeligeri et Listeria innocua.
Les souris qui survivent à l'infection listérienne expérimentale produisent des anticorps
contre P58 ; cette protéine pourrait donc être utilisée comme marqueur pour le sérodia-
gnostic de la listériose.
La température optimale de culture est située aux alentours de 30-3rC mais Listeria
peut se développer entre 4 et 45°C (350).
Selon AUDURIER et BERCHE, des cultures restent viables plusieurs mois à la tempéra-
. ture du laboratoire et plusieurs années à 4°C (336) ; la croissance à 4°C représente donc
un intérêt pour l'isolement à partir des produits pathologiques.
Listeria est sensible à la chaleur et la pasteurisation la détruit bien que l'on ait des don-
nées contradictoires à ce sujet; la destruction débute dès 55°C.
Listeria compte parmi les plus thermotolérants des germes non sporulés.
Par contre, SEELIGER, BOJSEN MüLLER, SUC et MOATII affirment que la croissance
est plus abondante sous une tension réduite en oxygène et ils préconisent des cultures
dans des conditions faiblement aérobies ou en atmosphère enrichie en gaz carbonique.
-28-
BUCHANAN et coll. (85) pensent que la présence d'oxygène, lors de l'incubation en aé-
robiose, inactive Listeria monocytogenes.
-les additifs: les nitrites (290) seuls ne peuvent pas inhiber Listeria mais l'as-
sociation de 100 ppm de nitrites, de 3% de NaCI et un pH de 5,5 à 4°C
s'avère intéressante pour inhiber une culture de Listeria (83) (359) (360).
Listeria est sensible au propionate de sodium à 0,3% (pH 5-5,6, 13 et 35°C) (168) et à
8 % (77), au benzoate de sodium de 0,8 à 1 % à re (161 ), à 0,3 % (pH 5-5,6, 13 et 35°C)
(163) (608), au sorbate de potassium à 1 % (76), 0,3 % à pH 5 ou 0,15 % à pH 5 (acide
tartrique) (163) (167), au BHA (100 ppm), au BHT (300 ppm) et à la tertiobutylhydroqui-
none ( TBHQ) (1 0 ppm) ; TBHQ est plus polaire que le BHA et le BHT donc une plus petite
proportion est incorporée dans la phase lipidique des aliments (61 0).
- les intéractions :
. Listeria- flore compétitive : les bactéries lactiques (3) (41) (50) (124) (135)
(136) (197) (244)(252)(253)(269) (340) (384) (413)(451) (480) (495)
(496) (498) (525) (528) (554) (599) (611) et les carnobactéries (86) (87)
(497) inhibent Listeria en occupant les mêmes niches écologiques ou en
produisant des bactériocines à effet bactériostatique ou bactéricide mais
Pseudomonas ne semble pas affecter la culture de Listeria (193) (380).
En effet, Listeria est sensible aux aldéhydes (557), aux produits chlorés (chlore (158),
hypochlorite de sodium (330), disochlorine (557)), aux produits iodés, aux ammoniums
quaternaires (198) (557), aux composés phénoliques (557) et aux alcools (557) dans les
conditions habituelles de leur emploi (température, temps d'action, concentration) (405).
Plusieurs formulations de décontamination ont été étudiées pour désinfecter des surfa-
ces en polypropylène et en acier inoxydable (37 4) (376) artificiellement contaminées par
Listeria monocytogenes à savoir (482) :
-les suspensions de phages à des concentrations de 3,5.1 0 8 PFU/ml sont aussi effica-
ces qu'une solution à 20 ppm de composé ammonium quaternaire (QUATAL) dans la
réduction des populations de Listeria monocytogenes,
- le mélange des 3 phages présente une meilleure efficacité sur l'acier inoxydable que
sur le polypropylène ce qui suggère un effet synergique des 3 phages quand ils sont
utilisés en combinaison pour désinfecter les surfaces en acier inoxydable,
-la suspension listériaphage-QUATAL est plus efficace pour inactiver les cellules Listeria
sur surfaces en acier inoxydable que sur polypropylène,
- l'activité biologique des 3 phages n'est pas affectée par des concentrations en QUA-
TAL de 50 ppm et un temps de contact de 4h mais des concentrations de 75 à 100 .
ppm réduisent les titres phagiques,
En raison de leur spécificité élevée, les bactériophages ont des impacts minimes sur l'éco-
logie microbienne des aliments, des matériaux de fabrication et de l'environnement et l'effi-
cacité des composés chimiques peut être influencée par des facteurs de l'environnement
comme le pH, les résidus organiques, la dureté de l'eau et la température.
-31 -
La combinaison d'un agent chimique avec des bactériophages apparalt donc être un
moyen de réduire la concentration en composés dangereux pour l'environnement tout en
maintenant la même activité désinfectante envers Listeria monocytogenes.
L'effet synergique observé des listériaphages et de QUATAL montre donc une voie d'accés
prometteuse dans l'amélioration du niveau de destruction.
Mais, des travaux supplémentaires doivent être faits pour optimiser les conditions physi-
ques et chimiques et améliorer l'efficacité de cette nouvelle approche de biodésinfection.
En effet, toutes les espèces se développent en présence de glucose et par voie aérobie
forment de l'acide lactique et/ou de l'acide acétique alors que la voie anaérobie ne donne
lieu qu'à la formation d'acide acétique.
Par voie anaérobie, seuls les hexoses et les pentoses favorisent la croissance tandis que
par voie aérobie, le maltose et le lactose favorisent la croissance de certaines souches mais
le saccharose ne favorise pas la croissance de l'ensemble des souches.
Usteria grayi et Listeria murrayi utilisent les galactose et glucose pour leur croissance
alors que Listeria monocytogenes et Listeria innocua n'utilisent que le glucose.
Il a été suggéré que Listeria monocytogenes puisse digérer les parois cellulaires de la
microflore secondaire et obtenir le carbone et l'énergie durant la colonisation des aliments.
Sur gélose nutritive, les colonies sont rondes, lisses, translucides, petites (moins
de 1 mm de diamètre), dites smooth mais après quelques jours elles s'élargissent, s'opaci-
fient (type rough).
-33-
Sur gélose au sang, les colonies sont lisses, légèrement bombées et présentent
une zone d'hémolyse de type ~·
Les cils confèrent à la bactérie une propriété antigénique H dont 5 antigènes ont été
individualisés et auxquels on attribue les lettres A, B, C, D, E.
On distingue actuellement 18 sérovars à savoir 1/2 (a, b, c), 3 (a, b, c), 4 (a, ab, b, c, d,
e, f, g), 5, 6 (a, b), 7 dont certains sont spécifiques d'une espèce donnée comme le sérovar
5 qui est spécifique de Listeria ivanovii.
Les sérovars 1/2a, 1/2b et surtout 4b sont le plus souvent rencontrés en France chez
l'homme.
Ce sérotypage est réalisé par agglutination sur lame au moyen d'antisérums spé-
cifiques et complété du lysotypage.
L'analyse de la séquence ADN d'un clone positif révèle la présence d'une zone de lec-
ture ouverte de 287 acides aminés de masse moléculaire 30,4 kDa.
La comparaison de cette séquence avec les flagelles d'autres bactéries montre un degré
significatif d'homologie aux extrémités N et C de la protéine.
L'ARNm flagellaire a une taille de 1 kb, taille attendue pour un ARNm monocistronique
et l'expression dépendante de la température des flagelles est régulée au niveau transcrip-
tionnel.
-35-
Désignation
Antigenes 0 Antigènes H
Paterson Seeliger et
Oonker· Voet
112· a (Ill) A 8
1/2 b (Ill) A B C
2 1/2 c (Ill) B D
3 3 a (Ill) IV A B
3 b (Ill) IV (Xli) (Xlii) A B C
3 c (Ill) IV (Xli) (Xlii) B D
composition
serovar 1/2 (a,b,c) 6 (a,b) 1/2b antigénique
3 (a,b, c) 5 4 (ab) 6 (a,b) 4 (c,d) identique
4 (a,ab,b,c,d,e) S.nd 6b mais diffé-
7 S.nd rent des
autres L.
Ces monocines sont également actives sur d'autres souches de Listeria, sur certains
Bacillus aureus, Bacillus mycoïdes et sur certains Microcoques.
Cette méthode se révèle être efficace pour déterminer l'origine de certains foyers épi-
démiques.
La lysotypie doit être précédée de la sérotypie car les phages ont une activité lytique
spécifique de sérovar.
Malheureusement, elle n'a pas permis d'établir de relation phagovar - sérovar - hôte -
origine géographique.
-37-
3ème PARTIE:
EPIDEMIOLOGIE
-38-
La listériose est une maladie relativement peu fréquente avec 10 à 15 cas par mil-
lion d'habitants.
Mais depuis 1986, il semblerait que l'incidence fléchisse et ceci peut-être grâce
aux efforts des réseaux de surveillance et de prévention ; cela est encore trop tôt pour l'af-
firmer.
Mais les femmes enceintes sont toujours une cible privilégiée puisqu'elles ont un risque
de développer la maladie multiplié par 40 à 75 par rapport au reste de la population.
L'incidence des formes non materna-fœtales a peu diminué puisqu'elle est passée de 1
à 0,74 entre 1986 et 1990.
Par contre, l'incidence est particulièrement élevée chez les sujets immunodéprimés avec
13 pour les cancéreux et 200 pour les transplantés en 1987 soit des risques multipliés res-
pectivement par 17 et 250 par rapport à la population générale.
Chez les sujets sans immunodépression connue, l'incidence varie de 0,2 à 0,4 en 1987
et 1988.
-39-
Elle augmente avec l'ège avec 1,4 chez les sujets ègés de 65 ans et plus mais reste
beaucoup plus faible que dans les autres catégories à risque.
Aux Etats-Unis, elle était de 0, 7 cas pour 100000 habitants en 1986 et 0, 7 4 entre
1989 et 1990.
Au Canada, elle varie de 0,17 à 0,23 selon les années entre 1987 et 1990.
Au Danemark, elle varie de 0,2 à 0,8 selon les années entre 1981 et 1990.
1. 2. MORTALITE. (477)
Les séquelles neurologiques sont souvent à redouter chez les sujets ayant souffert
de méningite, de méninge-encéphalite ou surtout d'encéphalite.
Aux Etats-Unis, LUCHANSKI et coll. (352) ont signalé qu'entre 1973 et 1987, Lis-
teria monocytogenes a été la seconde cause de décès dûs aux infections à transmission
alimentaire derrière les Salmonelles (respectivement 25 et 32 %).
Elle est variable et estimée entre 1 et 90 jours avec une médiane de 35 jours, soit
de 1 à plusieurs semaines.
Cela soulève à nouveau la possibilité que la maladie clinique soit déclenchée chez
un porteur de germes par une cause telle qu'une infection virale intercurrente.
-40-
On ne sait pratiquement rien sur la dose minimale infectante et il n'y a pas non
plus d'étude quantitative fiable sur la corrélation entre la quantité de nourriture contaminée
absorbée et le risque infectieux.
1. 5. FACTEURS DE RECEPTIVITE.
. l'habitat : la maladie semble plus fréquente chez les personnes dont les
conditions d'habitat et d'hygiène sont précaires,
- le rOie du terrain :
-le SIDA,
Elle est une complication de la mononucléose infectieuse (322) et non l'agent respon-
sable comme on l'avait cru au départ.
. les radiations ionisantes ont une incidence sur l'apparition des listé-
rioses (534),
-43-
La listériose semble plus fréquente dans les pays industrialisés (Europe, Amérique
du Nord) que dans les régions tropicales.
Par contre, on ne sait pas si cette maladie existe mais n'est pas diagnostiquée ou
si elle n'existe pas dans les pays en voie de développement.
Mais, l'examen de la répartition des principaux sérovars parmi les souches isolées dans
les diverses régions montre que celle-ci n'est pas homogène avec une prédominance gé-
nérale du sérovar 4b.
1. 6. 2. DANS LE TEMPS.
- selon les années : une certaine périodicité a été décrite aux Etats-Unis et en
Hongrie tous les 2 à 4 ans.
Il est à noter que depuis 1985, une augmentation notable de la réception des sou-
ches au Centre de Référence des Listeria est apparue avec 408 souches en 1985, 1276 en
1986, 1719 en 1987, 3103 en 1988.
-44-
Par contre, on observe une diminuation du nombre de souches à partir de 1989 avec
1713 en 1989, 1647 en 1990 et 1455 en 1991 ; ceci est dO à la saturation des capacités
du Centre donc seul le nombre de souches traitées est donné mais le Centre en a reçues
beaucoup plus.
Il. RESERVOIRS.
~Homme .-----------
L'animal infecté peut être source de contamination par les excréta (urine et fèces),
par les sécrétions des muqueuses atteintes (génitales, conjonctivales, rhinopharyngées)
. mais aussi par les produits alimentaires.
De nos jours, la listériose ne peut plus être considérée comme une zoonose ; on
considère donc d'autres sources de contamination.
Il. 1. L"ENVIRONNEMENT.
La charge est d'autant plus importante que le milieu est humide et qu'il subsiste
des nutriments issus d'un nettoyage incorrect.
Listeria monocytogenes est présente dans le sol, mais il n'a pas été prouvé qu'elle
pouvait s'y multiplier.
L'ensemble des aliments peut être contaminé pour deux raisons ; d'une part, Lis-
teria est un germe ubiquitaire largement répandu dans l'environnement, qu'il s'agisse de la
terre, de la végétation ou encore des eaux d'égouts mais aussi dans le contenu intestinal et
d'autre part, elle est résistante aux conditions du milieu extérieur et plus particulièrement,
elle est capable de se multiplier à des températures aussi basses que 4°C.
Sont contaminés :
C'est ainsi que des fromages ont été incriminés dans des épisodes de listériose.
Presque toutes les sécrétions ou excrétions des malades à savoir les liquides fœ-
ta-maternels, le LCR dans les méninges, les urines, les fèces souvent bacillifères, les sé-
crétions des muqueuses conjonctivales et rhinopharyngées mais aussi les lésions cutanées
de l'enfant et les placentas représentent un danger en tant que sources probables de con-
tamination.
Des femmes sous traitement et présentant des avortements listériens ont éliminé
des Listeria pendant au moins 20 semaines (460).
Ceci est dû au fait que Listeria monocytogenes peut vivre à l'état commensal dans le
. tube digestif, le rhinopharynx et l'appareil génital.
Le portage sain chez l'homme varie de 0,6 à 44% des sujets examinés.
Des animaux sains, non seulement domestiques (ovins, bovins, porcs, poulets)
mais aussi sauvages sont également porteurs de germes dans les sécrétions nasales et les
matières fécales ; le taux de portage est de 10 à 30 %.
La listériose ne serait donc pas une anthropozoonose comme on l'avait cru mais
une maladie hydrotellurique ou une sapronose du fait du caractère ubiquitaire et saprophyte
de ce germe facultativement pathogène.
-48-
Il s'agit du mode le moins fréquent car ceci suppose que la listériose soit une ma-
ladie contagieuse avec transmission par contact direct avec l'individu malade.
Dans ce cas, Listeria monocytogenes gagne le placenta puis le fœtus par la voie san-
guine et entraîne la naissance d'un enfant prématuré septicémique.
Le schéma est le suivant : un premier enfant naft d'emblée très infecté et un deuxième
enfant né quelques heures avant ou après le premier manifeste, dans les jours qui suivent
sa naissance, les signes d'une listériose méningée.
- une transmission indirecte par le matériel utilisé en salle de travail (sonde de dés-
obstruction ou d'aspiration à usages multiples, thermomètre non désinfecté, cou-
veuse).
Deux autres nouveau-nés sans risque infectieux périnatal ont présenté une méningite,
l'un à 5 jours de vie à la maternité, l'autre à 11 jours de vie.
Le respect des consignes d'hygiène à tous les stades de l'hospitalisation est donc indis-
pensable pour éviter ce genre d'infection.
Elle est démontrée chez des ouvriers agricoles en contact avec des avortons et
des membranes fœtales lors de la parturition ou chez des vétérinaires qui ont effectué des
manœuvres obstétricales ou pratiqué des avortements.
milieu ext6rieur
contaminé animaux infectés
(sol, eau)
rwtur du sol
oisea~x. insectes ---------elimai
'::.1 terrains listériologiqucs
POLU.JfiON \'EGETALE
l
sécrétions, massive: faible : légtnnes excrétions
excrétions ensilage
r PORTAGE DIGESTIF
A"ill'-1AL
( LISTERIOSE
J IIO>f>IE )
( J
cr:ontagion "-contamination
inter-animale inter-humaine
contamin.ati.(!Jn
directe ou indirecte
-52-
\
lavorosantes
animal sauvage
ou domestique
• malade
1 milieu
extérieur
• sol
homme
• port.eur
malade
J
nouveau-né
1
contammatron
l____
1
g~nllale
----····-··
----------··-····-
-53-
'
/ l
1
-54-
IV. 1. SURVEILLANCE.
De nombreux pays industrialisés ont instauré des systèmes de surveillance qui ont
pour mission :
Deux témoins sont appariés au malade sur l'ège, le sexe, le lieu de domicile et le type de
pathologie sous-jacente ou sur le terme de la grossesse.
La plupart des pays envoient leurs souches à leur Centre de Référence pour le
sérotypage, quand celui-ci existe ; le lysotypage étant effectué à Paris à l'Institut Pasteur
pour certains d'entre eux ; les autres ayant leur propres structures.
Mais, certains aliments ont été incriminés comme des fromages, des produits car-
nés (poulet insuffisamment cuit, dinde cuite au micro-ondes, hot dog cru, saucisses), des
champignons salés, une tablette de luzerne ou des poissons.
Ce furent les rares cas où une denrée contaminée par la même souche que celle
ayant provoqué l'infection a pu être retrouvée dans le réfrigérateur du patient.
En France, HUMBERT et coll. (275) n'ont recensé que 1021 cas entre 1970 et
1975 alors que GOULET et coll. (229) en ont recensés 630 en 1984 et 811 en 1986.
Elles sont assez anciennes puisque la première décrite dans la littérature a été
observée en 1960-1961 en Allemagne Fédérale avec 81 cas.
Celle d'Anjou avait duré une vingtaine de mois et avait fait l'objet d'investigations appro-
fondies incluant notamment la recherche de Listeria dans le lait ; malgré cela, la source n'a
pas pu être identifiée.
Citons aussi les épidémies de 1979 à Boston (Massachusets) impliquant des crudités,
de 1 983 à Boston due à la consommation de lait entier ou à 2 % de matière grasse pas-
teurisé, de 1975 à Los Angeles (Californie) où l'aliment contaminant était un fromage frais
de type mexicain consommé par la communauté hispano-mexicaine fait avec du lait pas-
teurisé auquel on avait ajouté du lait cru.
C'est seulement le 20 Septembre 1987 que le coupable fut désigné ; il s'agissait du Va-
cherin suisse Mont d'Or.
Il fut alors interdit à la vente et à la production, ce qui déclencha une psychose en Suisse.
Le stock entier de fromage fut alors détruit, les 11 caves d'affinage artisanal du canton de
Vaud produisant à lui seul la totalité du fromage soit 800 à 1000 tonnes/an fermées et la
production complètement arrêtée.
En France, aucune épidémie importante n'a été observée depuis celle d'Anjou en
1975-1 976 jusqu'à celle de 1 992 où 279 cas ont été répertoriés avec 63 décès et 22 avor-
tements (230) (Annexe IV).
-58-
Cette bouffée épidémique se situe au deuxième rang par le nombre de cas parmi celles
décrites depuis 1980.
Après une enquête cas-témoin portant sur plusieurs types d'aliments (charcuterie et
fromage), le responsable a pu être identifié ; il s'agit de la langue de porc en gelée vendue
à la coupe dans les rayons de charcuterie.
Depuis le 1 Janvier 1993, aucun cas n'a été recensé ; l'épidémie semble donc terminée.
Cette épidémie a montré que des aliments jusqu'alors peu suspectés pouvaient être
contaminés et qu'il existe une contamination croisée des aliments à la coupe sur l'étal des
distributeurs.
Les pouvoirs publics ont alors préconisé des mesures de contrOle renforcées dans l'in-
dustrie agro-alimentaire ainsi que des mesures de prévention (hygiène alimentaire) desti-
nées aux personnes à risque.
Durant l'été 1993, des rillettes bretonnes ont été à l'origine d'une nouvelle épidé-
mie de listériose de 33 cas dont 4 décès et 4 avortements.
Elles sont presque uniquement limitées aux maternités, assez rares et essentiel-
lement causées par un problème d'hygiène.
Parmi les infections répertoriées, on peut citer celle du Costa Rica en 1990, les
deux du Canada en 1990 où un stéthoscope a été incriminé, celle de Suisse en 1990 et
celle de Grenoble en 1991 , laquelle a déjà été décrite précédemment.
-59-
Europe 1
.
USA !Boston 1 1983 49 -lb lair·~
USA iCalif~miel 1985 142 -lb fromage
USA 1Pennsylvanre1 1987 !1 36
Autres continents !
' i
Nelle. Zélande tAucklandl i1969 :!0 4b
1980 ,i 29
1
Wb
, 1981
; 1
rChristchurchl 18 -lb
Afrique du Sud (Johannesburg> 1 1977-78
1
14 -lb
! i
~ i ;
Véhicule
Nombre
Lieu Date Durée alimentaire
de cas
majeur
Grande-Bretagne 1987-89 ~> 300 2 ans 1/2 Pâté
France 1992 279 10 mois Langue de porc
en gelée
France (Ouest) 1975-76 167~* 2 ans n. i.
USA (Californie) 1985 142* 7 mois 1/2 Fromage
Suisse (Vaud) 1983-87 122 4ans Fromage
Usa
(Massachusetts) 1983 49* 2mois Lait?
Canada
(Nv. Écosse) 1981 41* 6mois « Coleslaw »
n. i. : Non identifiée.
* Nombre total de cas, sans mention du nombre de cas épidémiques.
PAYS ET ANNEE DENREE MISE EN CAUSE NOMBRE DE CAS MORTALITE -4
Dl
a'
1 ii
DJ
CANADA, 1981 SALADE COMPOSEE 41 CAS 17 (24%) c
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USA, BOSTON, m
LAIT PASTEURISE
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1983 CD-
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USA, CALIFORNIE FROMAGE FRAIS a.
86 CAS 29 (34%)
1985 " MEXICAIN "
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GRANDE BRETAGNE
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FROMAGE A PATE MOLLE 1 CAS CD
1986
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VACHERIN 92 CAS 29 (31 %) cc
SUISSE, 1983 ::r
(1)
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SUISSE, 1987 VACHERIN 30 CAS 4 (13%) (1)
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SUISSE, 1988
VACHERIN 1 CAS ~
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CD
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-61 -
4ème PARTIE:
PHYSIO-
PATHOLOGIE
1
-62-
Les bactéries peuvent ensuite passer d'une cellule à l'autre sans jamais ressortir dans le
milieu extracellulaire.
La porte d'entrée de l'infection chez l'homme est localisée aux voies aériennes su-
périeures dans les cas d'angines, de pharyngites et d'infections pseudogrippales et surtout
au tube digestif après absorption d'aliments contaminés (37).
Il est également possible que le germe atteigne le milieu gastro-intestinal par l'excrétion
biliaire (70).
De toute façon, les bactéries gagneraient le système lymphatique puis la circulation san-
guine où elles seraient immédiatement phagocytées par les macrophages résidents du
système réticula-endothélial, en particulier par les cellules de KÜPFFER du foie et par les
macrophages de la rate.
Ces éléments génétiques mobiles, qui codent pour la résistance à un ou plusieurs anti-
biotiques sont capables de s'insérer sur le chromosome bactérien et ainsi d'activer un
gène.
Par exemple, le transposon Tn 1545 est capable de s'insérer dans le gène de structure
de l'hémolysine (38).
Cette protéine p60 est codée par le gène iap (protéine associée à l'invasion) (603).
Il s'agit d'un polypeptide de 484 acides aminés contenant une séquence signal de 27
acides aminés.
La protéine p60 mature possède un poids moléculaire de 47,5 kDa et un point isoélec-
trique de 9,3 donc il s'agit d'une protéine basique.
Les séquences d'acides aminés des protéines apparentées à p60 codées par des gè-
nes apparentés à iap de Listeria innocua, Listeria ivanovii, Listeria seeligeri, Listeria
welshimeri et Listeria grayi indiquent des régions communes de près de 120 acides aminés
aux deux extrémités N et C alors que la portion médiane d'environ 240 acides aminés varie
considérablement selon les espèces.
Les protéines apparentées à p60 de Listeria grayi, Listeria ivanovii, Listeria seeligeri et
Listeria welshimeri contiennent chacune une séquence de 54 acides aminés qui est ab-
sente dans les protéines p60 de Listeria monocytogenes et Listeria innocua.
L'homologie observée entre p60 et les autres protéines est aussi remarquée avec une
protéine p54 d'Enterococcus faecium composée de 507 acides aminés et située à la sur-
face des cellules mais dont la fonction n'est pas connue.
La protéine p60 produite par Listeria monocytogenes montre une activité bactériolytique
détectée en gels dénaturant polyacrylamide contenant une souche de Micrococcus lyso-
deikticus tuée par la chaleur.
Du fait de cette activité hydrolase, p60 peut être impliquée dans l'invasion des cellules pha-
gocytiques non professsionnelles et avoir un rOie dans la division cellulaire.
-65-
La protéine p60 peut être classée comme autolysine listérienne avec la N-acétyl murami-
dase, la N-acétylglucosaminidase, la N-acétyl muramyi-L-alanine amidase, l'endopeptidase,
la transglycosylase impliquées dans plusieurs fonctions cellulaires importantes comme la
croissance de la paroi cellulaire, le turnover et la scission de septum.
Un résidu cystéine à l'extrémité C à la position 347 de p60 présent aussi dans toutes les
protéines apparentées à p60 des autres espèces Listeria semble être essentiel à son acti-
vité bactériolytique.
Le groupe sulfhydryle de cette unique cystéine est bloqué de façon réversible par le groupe
méthanethiol (CH3S) du M MTS ou méthyl méthanethiosulfonate.
Seule la protéine p60 de Listeria monocytogenes est capable de permettre aux mutants R
montrant une synthèse réduite de p60 d'adhérer aux fibroblastes 3T6 de souris.
L'expression du gène iap est contrôlée au niveau post-transcriptionnel (311) et non pas
par le gène PrfA.
Le gène iap ne peut pas être inactivé sans une perte de viabilité cellulaire, indiquant que
p60 est une protéine essentielle pour Listeria monocytogenes et probablement aussi pour
d'autres espèces de Listeria.
-66-
1. 2. MULTIPLICATION CELLULAIRE.
Cette toxine détruit la m~mbrane vacuolaire, dont elle reconnait le cholestérol, qui en-
toure la bactérie dans le cytoplasme.
Cela permet à la bactérie, après pénétration dans une cellule, d'échapper à l'acidité et
aux protéases, sans oublier chez les macrophages la redoutable bouffée oxydative de la
vacuole de phagocytose.
La bactérie se multiplie mais sans faire exploser les cellules qui l'abritent ; elle dé-
tourne à son profit leur cytosquelette pour se déplacer dans le cytoplasme.
Les résultats montrent que ActA est située à la surface des bactéries infectant les cellules à
tous les stades du cycle de l'infection et est facilement accessible aux anticorps ActA.
Listeria ivanovii est considérée comme pathogène pour les animaux mais a rarement été
associée aux infections humaines.
On a prétendu que Listeria ivanovii était déficiente en gène ActA qui dans Listeria monocy-
togenes code pour une protéine nécessaire à l'intéraction actine - cellules hôtes.
Cependant, aucun ADN homologue au gène ActA ne peut être détecté par PCR.
De plus, Listeria ivanovii ne possède pas de protéine de surface de 90 kDa codée par ActA
dans Listeria monocytogenes.
Si cette protusion touche une autre cellule, elle s'y enfonce et y introduit la bactérie pa-
rasite emprisonnée dans une vacuole à double membrane.
-68-
Ce cycle est original gJ:ace à la protéine bactérienne qui altère, par un mécanisme
encore inconnu, le comportement de J'actine cellulaire.
La bactérie peut ainsi être propulsée à travers la cellule, poussée par la polymérisation
progressive d'une tralnée d'actine, semblable à la queue d'une comète (304).
Listeria ivanovii et Listeria seeligeri donnent également une hémolyse tandis que les
. autres Listeria ne sont pas hémolytiques (Tableau Ill).
Elle est constituée de 504 acides aminés associés à une séquence signal nécessaire à
la sécrétion de la protéine par la bactérie et comporte une unique cystéine (540) située
près de la région C terminale qui serait indispensable à son activité lytique.
Elle agit uniquement à pH acide de 5,5 (211) qui est celui des phagosomes après
fusion phagolysosomiale.
Elle est soluble, antigénique (216), oxygène labile et a l'activité d'une lécithinase
ou d'une phospholipase.
On pense que la toxine interfère avec le groupe hydroxyle du cholestérol et qu'elle s'en-
fouit dans la double couche lipidique par l'intermédiaire de liaisons hydrophobes avec la
chaine aliphatique du cholestérol.
Chez l'animal, cette toxine est létale, entraînant des troubles de la conduction car-
diaque et une lyse des macrophages et des hépatocytes.
Elle joue un rôle important dans la virulence puisqu'il existe une étroite association
entre la capacité à produire une hémolysine et la virulence des souches ; en effet, toutes
les souches pathogènes sont hémolytiques.
- elle agit sur les lysosomes isolés provoquant la libération d'hydrolases acides,
- 71 -
Sa sécrétion est fortement stimulée par une carence en fer, condition réalisée
dans les tissus.
L'activité hémolytique est plus grande en culture statique qu'en culture aérée pour un
même taux de fer.
Elles sont 64 fois plus faibles à 26°C et 128 fois plus faibles à 3JCC en présence de 0,6
et 1 % de glucose qu'à 3JOC avec 0,2 % de glucose.
-72-
Le glucose mais aussi l'a.-méthyl glucoside (a.MG) (analogue au glucose non métaboli-
sable) peuvent réduire la production d'hémolysine et les effets du glucose et de l'a.MG ne
sont pas inversés par addition d'AMP cyclique (cAMP) avec et sans 3-isobutyl-1-méthyl
xanthine (inhibiteur de cAMP phosphodiestérase).
Des fractions toxiques de Listeria monocytogenes ont été préparées par rupture de
la paroi bactérienne et extraction à l'aide de différents solvants organiques ; elles montrent
un degré variable de toxicité.
-73-
On recense:
-la fraction lipidique isolée par STANLEY en 1940 (531) de la paroi bactérienne
et provoquant une monocytose sanguine chez les rongeurs par injection in-
traveineuse ; elle est un facteur accessoire de virulence pour SEELIGER.
MARA et coll. (379) ont défini les propriétés immunologiques de ce complexe ; il est
amphiphile, antigénique, cause des transformations blastiques, une hypersensibilité (test
sur peau), une splénomégalie, augmente l'effet du BCG expérimental (tuberculose) et la
néoplasie chez la souris.
La virulence d'un mutant déficient en phospholipase peut être réduite par insertion d'un
transposon Tn 1545 dans le gène mpl (461) ; en effet, il ne produit pas la PI-PLC de 29
kDa, une exoenzyme probablement impliquée dans la dissémination de cellule à cellule par
hydrolyse du phosphatidylinositol ancré dans la membrane par le glycosyl ; cette hydrolyse
est suivie de libération de diacyl glycérol.
-74-
Les souches mutantes déficientes en gêne pic sont incapables de sortir de la vacuole à
double membrane.
La séquence d'acides aminés de cette PI-PLC est homologue à celle de Bacillus thurin-
giensis, de Bacillus cereus et de Clostridium perfringens.
- une métalloprotéase à zinc codée par le gène mpl impliqué dans la virulence
de Listeria monocytogenes grace à son action sur PI-PLC et associé au
gène hlyA (144) (393),
- une catalase (307) dont le rôle dans la virulence n'a pas été encore prouvé.
Sa production et son activité sont induites par un milieu riche en fer et par l'aération ..
PrfA régule donc les gènes nécessaires à la nucléation des filaments d'actine, la dissé-
mination de cellule à cellule, l'invasion, la mobilité bactérienne intracellulaire ; il est néces-
saire pour les évènements se produisant dans le cytoplasme aussi bien que dans la va-
cuole (1 03) (200) (201 ).
Une mutation du gène PrfA stoppe le gène lisA mais aussi abroge la production de la
phospholipase C spécifique du phosphatidylinositol et de la métalloprotéase, deux produits
des gènes de virulence exprimés seulement par les souches Listeria pathogènes.
L'expression de tous les facteurs de virulence connus pour être régulés positivement par
la protéine PrfA est réprimée à des températures de croissance plus faibles (335).
La listériolysine est le seul produit de gène contrôlé par PrfA observé quand Listeria mono-
cytogenes est cultivée à 3JOC en milieu riche.
-76-
Les protéines dépendantes de PrfA supplémentaires (PdPs), actA (92 kDa), une pro-
téine de 38 kDa de fonction inconnue et une protéine de 34 kDa qui représente probable-
ment picA et près de 5 PdPs non encore identifiées fonctionnellement, sont synthétisées
préférentiellement sous conditions de croissance stressantes telles que le choc thermique
ou les conditions de culture en phase stationnaire (529).
Toutes les PdPs sont soit sécrétées soit localisées à la surface cellulaire.
Par contre, la synthèse de catalase, de su peroxyde dismutase, de lmaA et de p60 n'est pas
sous le contrôle de prfA bien qu'elles soient associées à la virulence de Listeria monocyte-
genes.
La transcription du gène PrfA se fait à partir d'un promoteur non identifié antérieurement
(prfAp2) situé près du codon initiateur prfA (145).
·Ce promoteur permet l'expression du gène PrfA donc la sortie de la vacuole des cellules
hôtes mais pas l'induction de la polymérisation d'actine par les bactéries et la dissémination
de cellule à cellule.
L'utilisation du gène PrfA comme sonde ADN montre que ce gène est spécifique des
espèces pathogènes de Listeria et aucune réaction n'est obtenue avec les souches des
autres espèces de ce genre.
-77-
La sonde ADN est obtenue par amplification PCR d'un fragment de 1060 bp à partir d'un
plasmide ADN d'environ 1 fg hébergeant le gène PrfA cloné.
Listeria ivanovii n'héberge pas de séquence homologue au gène PrfA ce qui suggère que
l'expression de la virulence est régulée différemment.
Les convalescents gardent une résistance acquise de longue durée due à la pré-
sence de cellules T-mémoire.
La listériose est une maladie qui affecte essentiellement les ovins (dans plus de 3
cas sur 5) et plus rarement les bovins et les caprins.
Dans l'espèce porcine, la listériose- maladie est exceptionnelle alors que le por-
tage asymptomatique est fréquent.
-78-
- une forme septicémique chez les sujets jeunes, les rongeurs, plus rarement
les volailles,
- une atteinte génitale avec avortement chez les ruminants et les rongeurs.
La neurolistériose est une manifestation fréquente mais des avortements ont été
décrits de même qu'un cas de mastite (556).
Quatre cas d'avortements ont été attribués à Listeria ivanovii entre 1988 et 1990
bien que celle-ci donne plus fréquemment des avortements chez le mouton (4).
Des vaches traitées par la dexaméthasone ont présenté un taux de Listeria mono-
cytogenes 15 fois supérieur dans le lait (588).
IV. 1. 2. OVINS.
Les animaux "poussent au mur'' ou tournent toujours dans le même sens d'où le nom de
"circling disease" puis apparaissent rapidement des paralysies et de la dyspnée.
-79-
L'issue est fatale dans la plupart des cas avec ou sans traitement (97).
- une septicémie associant une forte fièvre et responsable d'une mortalité pou-
vant atteindre 100 %chez les porcelets (346) (458),
- des troubles de la gestation avec en particulier des avortements bien que l'état
général de la truie ne soit souvent que peu affecté,
Cette forme clinique, apparentée au tétanos, sévit chez les porcelets sous la mère.
Le diagnostic ne pourra être établi qu'après isolement des Listeria du contenu in-
testinal, du foie, de la rate, du cerveau et de la mœlle épinière.
La listériose est tout de même une maladie relativement rare chez le porc.
Les cas de listériose se déclarent en général pendant les mois d'hiver et la trans-
mission s'effectue par voie orale.
-80-
IV. 1. 4. RONGEURS.
Chez les lapins, les souris, les cobayes, la forme la plus fréquente est septicémi-
que.
IV. 1. 5. OISEAUX.
On observe une forme septicémique mais aussi des lésions dégénératives au ni-
veau du myocarde.
IV.1. 6. CHEVAUX.
IV.1. 7. VOLAILLES.
IV. 1. 8. LAMAS.
Un cas de listériose a été décrit chez un lama êgé de 3,5 mois qui a d'abord pré-
senté des signes de désordre vestibulaire périphérique unilatéral et les jours suivants des
signes progressifs d'encéphalite (558).
...
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no11 obaenr . .
-82-
Donc, tous les animaux peuvent être atteints mais Listeria touche plus particuliè-
rement les poulets, les moutons et les vaches, principalement à la saison froide.
- les nouveau-nés,
- les hémodialysés,
- les sidéens,
- l'hypoacidité gastrique,
- le diabète,
-les collagénoses,
IV. 2. 2. 1. 1. Symptomalogie.
Le début est généralement franc avec une fièvre et des céphalées souvent inten-
ses et précoces, précédant de plusieurs jours un syndrome méningé peu différent des au-
tres méningites bactériennes.
Des signes méningés frustres et une fébricule à 38°C sont aussi observés.
- des paralysies des nerfs crâniens intéressant une ou plusieurs paires et qui
pourraient évoquer à tort une lésion focalisée :
Des paralysies de fonctions, paralysie dans le regard latéral, déviation des yeux, un
nystagmus horizontal peuvent venir perturber la course oculaire .
. l'atteinte du nerf auditif (8° paire) est à l'origine d'un syndrome vestibulaire.
- un syndrome cérébelleux (26) statique et cinétique est fréquent (1 fois sur 5),
souvent bilatéral, mais prédominant d'un cOté est à l'origine de mouvements
anormaux séquellaires intriqués avec des perturbations d'origine extra-pyra-
midale.
. collapsus, anurie dont le rOie des immuns complexes n'est pas impossible
(231).
Une méningite à Listeria est fréquente chez le sujet immunodéprimé et une antibiothé-
rapie doit être entreprise avant les résultats de l'hémoculture et du LCR.
- déficit neurologique focalisé dans un contexte infectieux avec des signes d'ab-
cès ou d'encéphalite pré-suppurative (329) (491 ).
-87-
IV. 2. 2. 1. 2. Evolution.
Elle est sévère et ceci est fonction de l'atteinte neurologique et de l'éventuelle pa-
thologie associée :
-les formes méningées pures ont une évolution favorable sauf les formes coma-
teuses compliquant une hémopathie ou une autre pathologie immunodé-
pressive.
- les abcès survenant principalement chez les sujets immunodéprimés ont une
évolution défavorable.
-l'endocardite (24) (133) (446) siégeant sur le cœur gauche et dans la majorité
des cas sur une lésion préexistante.
Elle peut aussi être associée à une méningite sous la forme d'une hypokinésie ventricu-
laire gauche et une diminution de la fraction de raccourcissement à l'échographe, réversible
en 15 jours et à l'origine d'un collapsus à pression veineuse centrale.
IV. 2. 2. 2. 3. L'hépatite.
On peut observer des abcès miliaires du foie au cours de septicémies mais aussi
une atteinte hépatique prédominante (242) (612) survenant sur un foie antérieurement sain
et s'accompagnant d'une nette élévation des transaminases comme dans le cas d'une hé-
patite virale.
On a pu obseNer :
Le schéma clinique initial était une uvéite hypertensive aiguê avec un hypopion.
Une urétrite par contamination vénérienne et une angine ont été rapportées.
Des bactériémies isolées sans signe clinique ont été révélées surtout chez les
sujets immunodéprimés ayant une pathologie digestive (colite ulcéreuse, cancer, cirrhoses)
évoquant une porte d'entrée digestive.
Le rôle des immuns complexes a été incriminé dans la suNenue d'une insuffi-
sance rénale aiguê (231 ).
-90-
Elle peut survenir à n'importe quel moment de la grossesse mais la fréquence est
maximale au début du troisième trimestre, puis diminue pendant le huitième mois.
L'infection listérienne est le plus souvent latente chez la mère ou réduite à un épi-
sode fébrile, pseudogrippal ne correspondant pas à l'infestation microbienne proprement
dite puisqu'il n'y a pas de corrélation entre les lésions histologiques constatées et la chrono-
logie de l'accès fébrile, et à de volumineux abcès placentaires peut correspondre un accès
fébrile contemporain de l'accouchement.
Cet épisode fébrile est noté dans plus de la moitié des cas mais ne justifie pas
obligatoirement une antibiothérapie et ceci à tort.
Outre cet épisode fébrile, d'autres manifestations cliniques ont été observées :
- une diarrhée,
- un ictère ou subictère,
- une voie locale utérine ; un foyer endométrial quiescent et réveillé par la gros-
sesse ou constitué pendant celle-ci atteint le fœtus par contiguïté, c'est-à-
dire par le placenta ou au travers des membranes puis du liquide amnioti-
que,
- une contamination directe du fœtus ; lors de l'expulsion dans les voies génita-
les basses, le nouveau-né pourra être contaminé par inhalation, déglutition,
par voie conjonctivale et ceci à partir d'un portage vaginal,
Sa fréquence est difficile à apprécier mais on admet un chiffre de 0,2 à 0,3 % des
naissances, soit en France 1800 à 2500 cas annuels (493).
Une fois sur deux, il s'agit d'un mort-né et 2/3 des nouveau-nés infectés sont pré-
maturés ce qui associe les risques de la maladie infectieuse et de la prématurité.
IV. 2. 3. 3. 1. Symptomalogie.
On distingue :
- les infections précoces survenant dans les 5 premiers jours de vie correspon-
dant à la forme septicémique et à la contamination transplacentaire,
IV. 2. 3. 3. 1. 2. La méningite.
Peuvent être associés des troubles respiratoires, toux, dyspnée, cyanose, quelque-
fois une conjonctivite et une anémie hémolytique.
IV. 2. 3. 3. 2. Evolution.
Elle est sévère pour les formes septicémiques disséminées et les méningites avec
environ 4 % de décès.
-95-
V. 1. VOIE CONJONCTIVALE.
Le test d'ANTON consiste à instiller une goutte d'une culture de 24 heures dans le
sac conjonctival du lapin ; ceci provoque, en 36 à 48 heures, une conjonctivite purulente.
Dans le pus conjonctival, sont retrouvés des cellules épithéliales, des polynucléai-
res, des mononucléaires et des germes intracellulaires.
V. 2. VOIE INTRAVEINEUSE.
La DL50 par cette voie est de 104 -1 0 6 selon les races de souris et les souches
bactériennes.
-96-
V. 3. VOIE SOUS-CUTANEE.
V. 4. VOIE INTRAPERITONEALE.
La DL50 chez la souris est de 3,9 à 4,5.1 06 pour les souches hémolytiques et de
1, 5.1 09 pour les souches non hémolytiques.
V. 5. VOIE ORALE.
Cette voie a peu d'effet sur la plupart des animaux de laboratoire, mais GRAY
(336) signale que l'infection par voie orale ou conjonctivale de lapines gravides se traduit
par un avortement ou par la naissance de petits infectés.
V. 6. VOIE CEREBRALE.
Les souris peuvent être infectées avec 3 ou 5 bactéries mais la maladie résultante
ne reproduit pas ce qui est observé dans les encéphalites ou les méninge-encéphalites des
ruminants ou des rongeurs.
En effet, RACZ, TENNER et MERO (452) ont montré, grace à une étude au microscope
photonique, la multiplication de Listeria monocytogenes dans les cellules épithéliales de la
vessie après induction d'une cystite chez le cobaye par introduction de 10 9 bactéries dans
la vessie.
L'ampicilline libre est moins efficace que celle qui est enfermée dans un liposome
pour le traitement d'une listériose expérimentale chez la souris (184).
-98-
Sème PARTIE :
DIAGNOSTIC
-99-
-signes cliniques:
. le LCR peut être clair, trouble ou purulent, mais l'aspect cytologique de type
panaché comprenant à la fois polynucléaires et lymphocytes est très évo-
cateur d'une méningite à Listeria,
---
Glycorachie Examen direct
Cellularité (% de glycémie) . (% positivité) Autres
listériose !
panachée ;;:.40% Bacille Gram positif hémocultures
(40-50% neutrophiles) (<40%)
Tuberculose 90-100 %, lymphocytes <40% BAAR* (40%) autre localisation
Cryptococcose 90-100 %, lymphocytes <40% encre de Chine (50-80 %) antigène cryptocoque (sang
et LCR)
Herpès 90-100 %, lymphocytes >40% - IFN** et antigène viral
(LCR), EEG, scanner, RMN
- la protéinorachie est supérieure à 1 g/1 mais est normale dans les atteintes
neurologiques prédominantes,
Les urines, les selles, l'ascite, le liquide pleural, la ponction articulaire mais aussi
des prélèvements au niveau d'une adénopathie cervicale ou de l'appendice peuvent aider
au diagnostic.
L'hémoculture est systématique devant toute fièvre et peut apporter à elle seule la
preuve de l'infection.
Le prélèvement vaginal n'a pas d'intérêt car le vagin ne semble contaminé que lors
de l'accouchement (337).
L'amniocentèse par voie transabdominale est d'un grand intérêt car elle permet
d'instituer rapidement une antibiothérapie et de déclencher le plus tôt possible l'accouche-
ment (441).
L'isolement se fait par hémoculture à partir du LCR, du méconium (ou par écou-
villonnage rectal), du liquide gastrique, des sécrétions nasales, pharyngées, du sébum
(aisselle, ain~, oreille), d'éventuelles pustules cutanées ou d'une conjonctivite.
Il n'a de valeur que pour les prélèvements peu ou pas contaminés par une flore
associée.
Les cultures en milieux solides présentent des morphologies plus courtes que cel-
les en milieux liquides ; de plus, les Listeria provenant de cultures êgées sont plus longues,
plus filamenteuses et plus décolorées que celles issues de cultures jeunes.
-104-
Les prélèvements sont enrichis puis isolés sur milieux sélectifs spécialement con-
çus pour Listeria.
La différenciation avec les Bacillus est aisée puisque les colonies ont une morphologie
différente et ils sporulent, de même qu'elle est facile avec les Corynébactéries qui sont des
bacilles Gram positif irréguliers et ne peuvent pas être simultanément mobiles et P-
hémolytiques.
Parmi les bacilles Gram positif réguliers et non sporulés, certains comme Kurthia sont
aérobies stricts ce qui les différencient des Listeria.
La plupart des confusions se fait avec les Lactobacillus qui sont pourtant immobiles et
catalase négative.
Brochothrix est le genre le plus proche de Listeria mais est immobile et ne se développe
pas à 37°C (Tableau Il).
- 105-
Le diagnostic différentiel doit aussi s'effectuer au sein du genre Listeria par l'inter-
médiaire de l'hémolyse (Listeria grayi, Listeria innocua, Listeria murrayi et Listeria welshi-
meri sont non hémolytiques) complétée par le CAMP-test avec Staphylococcus aureus
(Listeria monocytogenes et Listeria seeligeri positif) et Rhodococcus equi (Listeria ivanovii
positif) mais aussi par l'acidification du mannitol (Listeria grayi et Listeria murrayi positif) et
du xylose (Listeria ivanovii, Listeria seeligeri, Listeria welshimeri positif) (Tableau Ill) (Figure
2) (Annexe 1).
Les résultats sont disponibles en 2 à 3 jours au lieu de 7 avec les autres métho-
·des.
Ill. 2. CARACTERISATION.
- la surveillance en routine,
- savoir s'il s'agit de l'apparition d'une souche unique ou de souches variées lors
d'une augmentation du nombre de cas,
- 106-
Ill. 2. 1. 1. Sérotypie.
C'est le rôle du Centre National de Référence des Listeria situé à Nantes, créé en
Septembre 1981 par arrêté ministériel (117).
Les souches sont mises en contact avec les antisérums 0 pour le typage des anti-
gènes somatiques 0 etH pour le typage des antigènes flagellaires H ; dans ce deuxième
cas, le bouillon tryptone phosphate est supplémenté en formaline.
DON KER-VOET (147) et SEELIGER (505) (506) ont défini 18 sérovars pour Lis-
·teria monocytogenes, correspondant à différentes combinaisons des 5 antigènes flagellai-
res et 15 antigènes somatiques (Tableau IV).
Les trois sérovars 1/2a, 1/2b et 4b représentent 98% des souches de Listeria mo-
nocytogenes impliquées en pathologie humaine avec 60 % pour le sérovar 4b, 28 % pour
le sérovar 1/2a et 15% pour le sérovar 1/2b, selon le Laboratoire National de la Santé.
C'est une méthode longue et fastidieuse dont les difficultés essentielles· résident
en la préparation d'antisérums spécifiques de qualité stricte et dans le manque de discrimi-
nation de la méthode.
-107-
En 1977, AUDURIER et coll. (12) (13) (14) ont mis au point un système de typage
par les bactériophages spécifiques de genre mais non d'espèce et de sérovar (279) car la
plupart des souches de Listeria monocytogenes sont lysogènes et, par conséquent, héber-
gent des prophages ; la lysotypie .est donc une sensibilité aux bactériophages isolés de
souches lysogènes sachant que certaines souches peuvent libérer plus d'un phage.
Les suspensions de phages sont titrées afin de déterminer la dilution test (RTD ou plus
grande dilution du phage produisant une lyse semi-confluente de la souche) par application
sur les couches de bactéries en phase de croissance logarithmique étalées sur gélose
tryptone.
La lecture est effectuée à l'aide d'une lentille manuelle et d'une lumière à transillumina-
. tian oblique par détermination du nombre et du type de plaques développées sur gélose.
- CL = lyse confluente,
-SC= > 200 plaques (lyse semi-confluente),
- ++ = ?: 50 plaques,
- + = 20 à 49 plaques,
- ± = ~ 19 plaques,
- 0 = < 1 plaque.
Cette procédure fait appel à une série de 12 phages pour le sérovar 1/2 et 15 phages
pour le sérovar 4b.
-108-
Les phages obtenus à partir des souches de sérogroupe 1/2 typent seulement les sou-
ches de ce sérogroupe.
Cette méthode est limitée par le nombre élevé de souches non typables mais elle est
fiable, standardisée et est un instrument utile pour tracer l'origine des souches dans les
études épidémiologiques permettant ainsi de comprendre les épidémies humaines de lis-
tériose en établissant de fortes présomptions d'identité des souches impliquées dans les
cas.
La propagation des phages est effectuée à la surface des boTtes de gélose Levinthal
(gélose BHIA supplémentée en sang de cheval défibriné) supplémentée en Ca 2+ et préa-
lablement recouverte de souches à tester.
La gélose Levinthal est la plus appropriée pour observer le contraste entre les plaques
de lyse et la couche de croissance bactérienne environnante.
- temps d'incubation : 2, 4 et 6 h,
-dilution: 1/0°, 1/10°, 1/100° et 111000°,
-température d'incubation : 220C, 30°C et 35°C,
seules les boTtes recouvertes avec des cultures en bouillon de 6 h dilué au 1/1 ooo en solu-
tion saline à 30°C produisent des couches bactériennes reproductibles d'épaisseur conve-
nable pour la lecture.
-109-
Plus de la moitié des phages isolés des souches de sérogroupe 1/2 réagissent avec des
souches de sérogroupes 1/2 et 4.
La grande majorité des phages isolés des souches de sérogroupe 4 réagit avec seule-
ment les souches de même sérogroupe.
- reproductibilité : 2 90 % et 2 94 %,
- typabilité : 92 o/o et 87 %,
Le pouvoir discriminatoire de cette méthode est le plus élevé avec un index discrimina-
toire (Dl) de 0,88 suivie des méthodes REA, MEE et ribotypage avec des valeurs Dl de
0,87, 0,83 et 0,79 respectivement (420).
Les souches de sérotype 1/2 sont mieux discriminées par les méthodes de typage molécu-
laire, en particulier par la REA, avec un Dl de 0,92 alors que les souches de sérotype 4
sont mieux discriminées par la méthode de typage par les phages, avec un Dl de 0, 78.
Le typage par les phages est une méthode de typage rapide et peu coûteuse mais pas
aussi reproductible que les méthodes de typage moléculaire.
Cette méthode est donc celle qui convient le mieux à un screening de masse alors que
pour l'étude des relations entre quelques souches, les méthodes de typage moléculaire,
REA et MEE seront préférées, en combinaison ou pas.
LOESSNER et coll. (343) (344) (345) ont mis au point une nouvelle méthode de
typage ou procédure de typage inversée avec 21 bactériophages.
- 110-
Les boîtes de typage prêtes à l'emploi sont préparées par pré-application de suspen-
sions de phages sur gélose tryptone puis recouvertes de culture de Listeria en bouillon.
Les boîtes stériles séchées (aucune moisissure à la surface) sont préinoculées avec les
suspensions de phages grêce à un applicateur multi-seringue de 4 à 6 J.JI ; de ce fait, 1 ml
de chaque suspension de phage peut permettre de préparer près de 200 boTtes de typage
d'où une efficacité deux fois meilleure par rapport à la méthode conventionnelle.
Le glycérol est ajouté aux préparations de phage ; de ce fait, les gouttes appliquées sont
rapidement absorbées sur la gélose.
Les boTtes préparées peuvent être directement utilisées ou stockées à 4°C jusqu'à utilisa-
tion.
Aucune perte dans l'activité de phage n'est observée pendant un stockage de deux semai-
nes.
Les particules de phages ne diffusent pas la lumière à travers la gélose ; elles restent dans
l'aire circulaire corncidant avec la goutte d'inoculation.
- 16 phages sont isolés par technique d'induction UV (A006, 8051, 8052, 8053, 8054,
8055, 8056, 8101, 8110, 8111, A 118, A153, 0441, A538, 8545 et 8653) à partir de sou-
ches lysogéniques Listeria.
La combinaison de ces 16 phages avec les phages utilisés habituellement permet de ré-
duire le nombre à 21 phages à savoir; A511, A118, A502, A006, 8653, 8054, 8051,
8055, 8025, 0441, 8545, 8053, 8056, 8101, 8110, C707, 8024, 8012, 8035, A020,
A500 spécifiques de genre pour Listeria monocytogenes, Listeria innocua, Listeria ivanovii,
Listeria seeligeri et Usteria welshimeri.
Les phages A118, 8110 et 8653 sont capables de lyser les souches non typables avec le
premier set de phages.
- 111 -
L'avantage majeur de cette méthode est qu'il est possible de préparer les boTtes dans un
laboratoire et de les utiliser dans un autre.
Ces boTtes préparées prêtes è l'emploi rend le clonage et la trituration des phages, difficul-
tés majeures, non nécessaires.
L'évaluation des résultats de la procédure inversée est simplifiée par le fait que les réac-
tions inhibitrices sont réduites.
Les réactions communes dans le typage par les phages sont dues è la présence de
bactériocines ou autres substances inhibitrices et/ou protéines libérées par les cellules hO-
tes lysées.
Cette méthode, comparée à la méthode traditionnelle est plus fiable, plus efficace, plus
facile è utiliser et demande moins de travail donc représente un intérêt pour le microbiolo-
giste mais ces deux méthodes sont en accord puisque 97,6% des souches typables mon-
trent le même schéma par ces deux procédures (171 ).
Elles permettent :
-le ribotypage,
- les profils plasmidiques mais on connart encore peu de plasmides chez Liste-
ria monocytogenes,
- la cytométrie en flux.
On recense:
- la séroagglutination : elle fait appel à des anticorps dirigés contre les antigè-
nes 0 et H des types 1 et 4b, mais la présence d'anticorps est inconstante
car certains sujets indemnes ont des titres élevés et d'autres ayant contracté
l'infection ne produisent pas d'anticorps; on ne prend en considération que
les titres ~ à 320 ou une montée significative du titre des anticorps à 15 jours
d'intervalle.
Il existe des faux positifs du fait des communautés antigéniques avec les bactéries à
Gram positif comme les Staphylocoques et les Entérocoques.
Les sérums 1 et 4 sont spécifiques de ces sérotypes tandis que le Poly contient les ag-
glutinines des sérotypes 1 et 4 de Listeria monocytogenes.
L'échantillon à tester est cultivé dans un bouillon ou sur une gélose tryptonée.
La lecture est effectuée après une incubation de 2 heures à 50°C pour la technique en
tube alors qu'elle est immédiate pour celle sur lame.
Cette méthode est souvent pratiquée chez la femme enceinte mais le résultat
étant aléatoire et tardif, elle est de plus en plus remplacée par un isolement de la bactérie
par hémoculture lors de l'épisode fébrile.
Cette méthode peut aussi faire appel à des anticorps fluorescents Usteria Poly
utilisés en technique directe d'immunofluorescence pour l'identification de Listeria monocy-
togenes de sérotypes 1 ou 4 (laboratoire OSIBIO) (Annexe V).
Ces anticorps fluorescents sont des antiglobulines Listeria de lapin, stables, déshydra-
tées, de titre élevé et conjuguées à la fluorescéine.
Après frottis de l'échantillon sur lame ou dépôt de la culture mise en suspension dans
un tampon, sont ajoutés les anticorps conjugués puis l'incubation est réalisée 30 minutes à
température ambiante.
Il existe aussi un test ELISA par chimioluminescence dans lequel l'anticorps mo-
noclonal anti-Listeria capture l'antigène du LCR ; celui-ci réagit avec l'isothiocyanate de
fluorescéine conjuguée au même anticorps monoclonal anti Listeria (FITC-anti FITC) (492).
6ème PARTIE :
TRAITEMENT
- 116-
Listeria monocytogenes est une bactérie très sensible et sa sensibilité reste stable.
Le diagnostic doit être établi très vite de manière à instituer une thérapeutique
précoce donc efficace.
Le traitement doit être adapté, efficace et bien supporté donc l'utilisation d'un anti-
biotique actif contre le gemie est de rigueur et la connaissance de son pouvoir de diffusion
dans les tissus et principalement à travers la barrière méningée en vue de l'obtention d'un
-
taux de concentration suffisant est nécessaire.
Une étude suite à l'épidémie Suisse (479) a permis de mesurer les CMI de 20
antibiotiques vis-à-vis de 7 4 souches de Listeria monocytogenes isolées lors de cette épi-
démie, par cette méthode.
Toutes les souches ont été sensibles entre autres aux pénicillines et à l'association tri-
méthoprime - sulfaméthoxazole.
Aucun effet bactéricide n'a été obtenu avec les antibiotiques utilisés seuls mais les as-
sociations ampicilline - gentamycine, amoxicilline - gentamycine, imipénème - gentamycine
et triméthoprime - sulfaméthoxazole ont été bactéricides.
Listeria monocytogenes est inhibée "in vitro" par de nombreux antibiotiques in-
cluant les pénicillines GetA (CMI 90 < 0,5 1-Jg/ml), les cyclines (CMI 90 < 0,25 1-Jg/ml), les
macrolides (CMI 90 < 0,25 1-Jg/ml), le chloramphénicol (CMI 90 =8), les aminosides (CMI
90 <1 ), la vancomycine (CM 1= 1 ), la triméthoprime et le cotrimoxazole.
En revanche, les céphalosporines ne sont généralement pas actives in vitro envers Lis-
teria monocytogenes.
Ceci est tout à fait net avec les céphalosporines de deuxième et troisième générations (CM 1
90 > 128 1-Jg/ml).
Deux autres produits par ailleurs actifs sur les bactéries à Gram positif possèdent une
remarquable activité in vitro envers Listeria monocytogenes ; il s'agit de la rifampicine (263)
=
et de la coumermycine (CM 1 0, 06) (264).
MOELLERING et coll. (398) puis BOISIVON (62) ont montré que la pénicilline et
l'ampicilline étudiées à concentration thérapeutique n'exercent pas d'activité bactéricide
envers Listeria monocytogenes.
Ceci est également observé pour les cyclines, le chloramphénicol et les macrolides.
En résumé, parmi les bêtalactamines, les molécules les plus actives sont les pé-
nicillines A (amoxicilline et ampicilline) avec des CMI basses ; elles sont bactériostatiques
dans les premières heures mais deviennent bactéricides après 24 h de contact pour des
concentrations nettement supérieures à la CM 1.
Les céphalosporines de première et deuxième générations sont peu efficaces alors que
celles de troisième génération doivent être proscrites du fait de leurs CMI élevées.
Les aminosides du groupe gentamycine, tobramycine sont très actifs (CMI basses) et
présentent un effet bactéricide rapide; ils sont synergiques avec les pénicillines A.
Les macrolides tels que l'érythromycine, de même que le chloramphénicol et les tétra-
cyclines sont bactériostatiques et d'efficacité intermédiaire.
La fosfomycine et les fluoroquinolones sont peu actives, de même que les nouvelles qui-
nolones (péfloxacine) et l'acide nalidixique, la polymyxine et la colimycine.
La vancomycine a été utilisée dans quelques cas avec succès, mais un cas de ménin-
gite d'un sujet traité avec la vancomycine et la gentamycine pour une infection à Staphylo-
coccus aureus à la suite d'un cathétérisme cardiaque a été rapporté.
On remarque aussi que parmi les antibiotiques actifs, aucun pris isolément n'a ·d'activité
bactéricide in vitro.
- 120-
Une bactéricidie est donc obtenue avec les associations amoxicilline - gentamycine, tri-
méthoprime - sulfaméthoxazole, gentamycine - triméthoprime - sulfaméthoxazole, amoxicil-
line - triméthoprime - sulfaméthoxazole, rifampicine - triméthoprime - sulfaméthoxazole,
imipénème - gentamycine avec un effet synergique.
1. 2. ASPECT PHARMACOCINETIQUE.
L'antibiotique doit pouvoir éradiquer les bactéries non seulement dans les liquides in-
terstitiels et les compartiments transcellulaires mais également dans les cellules macro-
phagiques.
De nombreuses études ont prouvé que les bactéries phagocytées par les polynucléaires
sont protégées de l'action des bêtalactamines présentes dans le milieu extracellulaire.
Par contre, il a été démontré que la pénicilline peut tuer une souche virulente de Listeria
monocytogenes dans les macrophages de la souris à condition que la concentration soit
plus de trois fois la CMI.
Les antibiotiques employés doivent donc accéder à concentration suffisante et ceci pen-
dant toute la durée du traitement au sein de ces deux structures, lesquelles ne possèdent
. pas un comportement identique face aux antibiotiques.
Le chloramphénicol est plus concentré dans le tissu cérébral que dans le LCR alors que
la pénicilline G a une moins bonne concentration cérébrale que méningée.
-122-
L'usage est d'utiliser pour le traitement des formes sévères (neuroméningée, ma-
terna-fœtale) et/ou survenant chez l'immunodéprimé une association d'ampicilline ou
d'amoxicilline et d'aminoside.
La durée n'est pas clairement codifiée mais, en général, elle est de 3 à 4 semai-
nes pour éviter toute récidive éventuelle.
Pour certains, une monothérapie par amoxicilline serait suffisante dans de nom-
breux cas, l'addition d'un aminoside n'étant indiquée qu'en cas de facteurs de mauvais pro-
nostic (âge > à 50 ans, maladie sous-jacente, greffe rénale, défaillance cardiaque, rénale
ou respiratoire).
Devant une infection précoce (premières 48 h), le traitement doit être débuté en
urgence, après réalisation des divers prélèvements et faire appel à une amoxicilline ou une
uréidopénicilline par voie intraveineuse.
- bactéricides,
7ème PARTIE :
PROPHYLAXIE
- 127-
1. MEDICALE. (55)
1.1. VACCINATION.
Des essais de vaccination ont été tentés chez la souris (226), pour l'instant sans
succès.
1. 2. IMMUNITE. ALLERGIE.
On a remarqué que la vaccination par le BCG aurait pour conséquence une pro-
tection contre Listeria.
Enfin, certains préconisent une antibiothérapie prophylactique mais elle est jugée
dangereuse par d'autres (66) (543).
- conserver séparément les viandes non cuites des légumes et des aliments
cuits ou prêts à être consommés,
- nettoyer fréquemment (au moins deux fois par mois) et désinfecter ensuite
avec de l'eau javellisée le réfrigérateur.
- éviter les fromages à pate molle et les bleus et leur préférer les fromages à
pate cuite ou fondue qui ont subi un traitement thermique détruisant les Lis-
teria,
-130-
Celui-ci fera effectuer une hémoculture et une recherche de germes au site infectieux en
connaissant la faible rentabilité du prélèvement vaginal.
- organisation des locaux de façon à pouvoir examiner les nouveau-nés dans leur
chambre en évitant les contacts avec les autres.
-la désinfection des caves d'affinage; celle-ci est plus difficile que celle des
autres lieux de fabrication car il faut conserver les "bonnes" bactéries et éli-
miner les "mauvaises" ; la cave sera ensuite réensemencée avec des bacté-
ries nécessaires à l'affinage des fromages,
Cette éradication sera traitée en détail dans la Bème partie au§ VIl.
Il doit, en effet :
Sème PARTIE :
LISTER/A DANS
LES DENREES
ALIMENTAIRES
-135-
La contamination des ensilages est donc fréquente et ceci d'autant plus que ces
derniers auront été préparés sans précaution, seront souillés de terre ou insuffisamment
tassés.
Elle peut atteindre 12000 à 100000 germes par gramme et peut persister des années.
On a également remarqué que des ensilages de bonne qualité mais dont le pH est infé-
rieur à 4 peuvent contenir des Listeria, mais à des taux tout de même moindres.
Les traitements d'épuration n'affectent que peu ou pas les Listeria donc elles sont
-retrouvées dans presque la totalité des eaux de surface, rivières, lacs et canaux.
Les matières premières des industries alimentaires peuvent également être con-
taminées:
-les viandes, le lait et les produits animaux, consommés en l'état, du fait des
techniques de production comme le phénomène de bactériémie ou une
erreur dans fa technologie de production des denrées telles que la contami-
nation de la surface des viandes par des matières fécales lors de l'éviscéra-
tion ou le rinçage des rayons contaminés par le lait lors de la traite.
-par l'ambiance: eau (conduites d'eau, prises d'eau, condensations), air véhiculant
des poussières ou des aérosols contaminés d'où l'importance de mattriser les flux,
- par certains vecteurs animés comme l'homme vecteur actif (porteur sain) ou passif,
transmettant une contamination d'un milieu à un autre, mais aussi les insectes et
les rongeurs.
-137-
La maîtrise des Listeria dans ce type de produits est essentielle car les germes introduits
accidentellement rencontrent un substrat nutritif et des conditions favorables pour leur déve-
loppement (milieux riches, absence de flore compétitive, stockage long à température
basse).
1. 2. 1. PRODUITS CARNES.
L'isolement de Listeria à partir des carcasses est classique comme le montrent les
chiffres suivants :
Des prélèvements ont été effectués dans deux abattoirs suisses pour bovins et
porcins et examinés quant à la présence de Listeria monocytogenes et autres Listeria spp.
(21 9) ; l'abattoir 1 est une exploitation importante et moderne tandis que l'abattoir 2 est plus
petit et plus traditionnel (Figures 3, 4, 5) (Tableaux Xlii, XIV).
Pourcentage
d'échantillons
positifs l%1
60,-----------------------------------------------
30:
i
20'
0
Animal Après Après Au Après
vivant saignée dépouillement pesage douchage
n • 32 44 32 32 56
-139-
Tableau XIV : Contamination des porcins analysés.
Paramètre n Listeria spp. (%) L. innocua L. monocytogenes (%)
30
20:
!
[120 5<t.l
10
_ _: :1.:-;
0
Pourcentage Animal Après Après Après Après Au Après
d'échantillons vivant saignée épila ge suspension flambage pesage douchage
positifs (%] n • 24 42 24 24 42 24 42
60------------------
0 '----'----'----""<'="""'
Animal Après Après
vivant saignée suspension pesage
n • 32 50 50 32 50
-140-
Le dépouillement des bovins, de même que l'échaudage et le flambage des porcs en-
traînent une diminution puisque 1,2% des carcasses bovines et 8,7 o/o des carcasses por-
cines étaient encore positives en local frigorifique.
De ce fait, la séparation stricte du personnel travaillant dans la partie "sale" (amenée des
animaux, étourdissement et saignée) de la partie "propre" est d'une très grande impor-
tance, de même que d'éviter tout contact entre des installations fixes (portes, murs, po-
diums de travail) et les carcasses.
Le taux de Listeria monocytogenes dans les déjections est supérieure chez les porcs
nourris avec des végétaux frais ou du maïs humide.
La décontamination superficielle est effectuée au niveau du four à flamber mais les fla-
gelleuses sont sources de nouvelles contaminations par l'eau.
On distingue :
- les viandes fraîches pouvant être contaminées par l'environnement (sol, eaux, ma-
tériel de nettoyage et de découpe comme les scies, les couteaux et les tables de
travail), par le personnel et par les contacts entre les morceaux ce qui favorise les
contaminations croisées.
- les produits cuits : 50 % des échantillons de pêté peuvent contenir des Listeria car
de multiples recontaminations peuvent survenir après la cuisson, si l'hygiène n'est
pas respectée.
- 47 % des volailles.
-143-
Une enquête menée, en 1991 par les Services Vétérinaires du Ministère de l'Agri-
culture, montre une contamination de :
1. 2. 2. PRODUITS LAITIERS.
Les laits crus sont contaminés de façon variable et d'autant plus que l'alimentation
de la femelle laitière comporte de l'ensilage.
1. 2. 3. PRODUITS DE LA MER.
1. 2. 4. VEGETAUX.
Le sérotype 1 est principalement trouvé dans les viandes courantes bien que dans
le pâté responsable de l'épidémie survenue en Angleterre en 1989, le sérotype 4b ait été le
plus fréquemment isolé (400).
Alors que la plupart des cas de maladies humaines semble être due au sérotype
4b, quelques auteurs affirment. que la viande n'est pas impliquée dans les éruptions de
listériose d'origine alimentaire.
Ceci n'est pas complètement vrai, puisqu'il y a eu plusieurs épisodes de listériose spo-
radique et épidémique impliquant le sérotype 1.
Mais il est évident que plusieurs produits de viande contaminés apparaissent contenir
des taux plus bas que la plupart des fromages à pâte molle.
Les facteurs influençant la colonisation des poulets rOtis ont été examinés et il ressort de
cette étude que les plus jeunes oiseaux sont plus sensibles que les plus ègés (16).
En effet, dans le cas des poulets êgés d'un jour, une moyenne de 10 2 à 10 6 germes ap-
porte une colonisation de 20 % (3 des 15) et 73 % (11 des 15) des oiseaux infectés.
L'étude menée dans la viande hâchée à 4°C a montré que le nombre de Listeria
reste inchangé durant plus de 30 jours, ce qui confirme le comportement psychrotrophe
des Listeria (513).
L'hypothèse la plus vraisemblable est que la viande manque d'un élément nutritif néces-
saire à la croissance des Listeria et que la dégradation du muscle par les bactéries protée-
. lytiques comme Pseudomonas fluorescens peut permettre à la croissance de Listeria de se
produire, du fait de la libération d'éléments nutritifs directement assimilables (227).
, Les préparations de fumage liquide utilisée pour la fabrication des saucisses ont effective-
ment une activité antilisteria du fait de leur teneur en phénols (256).
D'autres ont trouvé une croissance similaire avec des phases de latence légèrement plus
longues dans les tissus gras (143).
La croissance est meilleure à ooc dans le bœuf emballé sous vide à pH 6 qu'à pH
5,6 (232).
La croissance en présence de C02 est expliquée par le fait que les atmosphères enri-
chies en C02 suppriment la microflore aérobie.
Donc, conserver la viande sous 1 00 % de C02 est le moyen le plus efficace d'en étendre
la durée de vie.
Une faible diminution du nombre de Listeria est observée dans les saucisses
"summer'' fabriquées sans levain (41 ).
Les Lactobacilles semblent être les organismes majeurs exerçant un effet antiliste-
ria par production de bactériocine alors que les Pseudomonas favorisent la croissance
comme nous l'avons vu précédemment.
Les différentes études concernant la compétition flore lactique - Listeria font appel aux
souches suivantes :
- Carnobacterium piscicola (86) (87) (497) isolée de viande de bœuf hâchée inhi-
bant Listeria monocytogenes à 5°C ou à 19°C mais surtout à 5°C par produc-
tion d'une bactériocine thermostable à activité bactéricide,
Dans les saucisses, Listeria monocytogenes est capable de pousser à pH 6,3 mais
l'addition de Lactobacillus sake empêche la croissance des Listeria durant les premiers
jours suivant la fabrication.
Le gène structural (sakA) code pour un produit primaire de 59 acides aminés qui est clivé
entre les acides aminés 18 et 19 pour conduire à la sakacine A active.
Son effet antagoniste est éliminé par traitement avec les protéases mais elle est thermos-
table.
-149-
Cet effet a été examiné dans trois systèmes à savoir des cubes de bœuf, des cubes de
bœuf en sauce et des cubes de bœuf en sauce contenant de glucose.
A 4°C, Listeria monocytogenes est inhibée ou tuée par Lactobacillus bavaricus ; cela dé-
pend du taux initial de contamination.
A 1 aoc, on observe une réduction de 10 fois du pathogène sauf dans le bœuf sans sauce.
Une bactériocine est détectée dans les échantillons donc l'inhibition ne peut pas être attri-
buée à l'acidification mais bien à la production de bactériocine.
L'addition de sauce contenant du glucose et un taux d'inoculation plus élevé sont très effi-
caces pour réduire les populations de Listeria monocytogenes.
Donc, non seulement Lactobacillus bavaricus pousse et produit une bactériocine à tempé-
rature de réfrigération mais aussi est efficace aux valeurs de pH non acides.
La fermentation des saucisses sèches peut réduire les populations de Listeria monocy-
togenes (197).
La pédiocine (260) est responsable pour une part de l'activité antilisteria durant la fermen-
tation.
Les Listeria sont inactivées dans les exsudats portés à 4°C pendant 29 jours et pous-
sent dans les exsudats portés à 25°C pendant 6 jours (611 ).
La pédiocine provoque une létalité rapide de Listeria monocytogenes dans les exsudats
portés à 4°C mais ensuite l'inactivation est similaire à ce que l'on observe dans l'exsudat de
contrôle (Listeria monocytogenes seule) ou l'exsudat contenant Listeria monocytogenes +
Pediococcus acidilatici (611 ).
Elle est stable entre pH 3 et 9 et apparemment plus stable dans une plus faible partie de
cette étendue de pH.
La pédiocine présente une meilleure activité lorsqu'elle est encapsulée dans des liposo-
mes de phosphatidylcholine avant addition aux systèmes par rapport à la pédiocine libre et
non encapsulée et ajoutée aux systèmes contenant un émulsifiant Tween 80 par rapport
aux systèmes sans Tween 80 (136).
Elle produit une substance inhibitrice, la leucocine (252), qui est inactivée par la trypsine
mais pas par la catalase ou par chauffage à 62°C pendant 30 minutes.
La substance antimicrobienne est une protéine ; son activité est complètement détruite
par la pronase.
Un Enterococcus hirae (520) (521) isolé d'intestin bovin produit une bactériocine ou hi-
raecine S inhibant d'autres Enterococci, Listeria monocytogenes et d'autres Listeria spp.
mais aucune autre bactérie Gram(+) et pas de bactérie Gram négative.
L'agent antimicrobien est inactivé par la pronase et la papal"ne et est insensible à la cata-
. lase, à l'effet tampon, au chauffage à 1oooc pendant 60 minutes et à la congélation-
décongélation.
Les fromages sont les plus intensivement examinés en raison de leur association à
la listériose d'origine alimentaire.
-153-
Ceci est aussi à associer à la protéolyse de surface due aux moisissures (15).
Le lait cru doit être considéré, par les producteurs laitiers, comme une source de
contamination bien que celui-ci possède un système lactoperoxydase consistant en une
enzyme : la lactoperoxydase,, du thiocyanate et du peroxyde d'hydrogène possédant une
activité antimicrobienne large et entre autre sur les Listeria (54) (139) (140) (165) (209)
(292) (293) (518).
Plusieurs mécanismes d'action ont été rapportés pour expliquer cette inhibition :
En effet, l'activation de LPS suivie du traitement thermique entralne une mort plus rapide
des Listeria tout en respectant les pathogènes d'origine laitière.
L'inhibition de ce système est réversible par addition de composés contenant des grou-
pes sulfhydryle comme la cystéine, le dithiothreitol et la glutathion aussi bien que des taux
élevés de catalase ou par chauffage du lait aux températures de pasteurisation.
Le niveau de lactoperoxydase dans le lait cru décroTt durant l'incubation de 7 jours mais
la décroissance est plus prononcée à soc qu'à 4°C.
L'activation du système LPS est donc une procédure permettant de contrôler le déve-
loppement de Listeria monocytogenes dans le lait cru aux températures de réfrigération.
Listeria monocytogenes survit et se multiplie quand elle est inoculée directement dans le
lait servant à la fabrication du Camenbert mais le taux de croissance est réduit à faibles
. températures de stockage (15).
Usteria monocytogenes est concentrée dans le lait caillé et peu dans le petit lait
dans lequel elle survit, de même que dans le beurre et le yaourt.
La croissance est lente mais pas totalement inhibée par les levains lactiques utili-
sés dans la fabrication du fromage.
La croissance dans le petit lait est meilleure que dans d'autres produits laitiers flui-
des ; ceci est dQ au pH et à la présence ou l'absence de Penicillium camemberti ; la crois-
sance est améliorée en présence de Penicillium camemberti et à pH élevé (489).
Une saumure contaminée peut infecter un grand nombre de fromages puisqu'elle sert à
plusieurs fabrications.
Donc, la recherche de Listeria monocytogenes dans ces produits doit être inclue dans les
plans de contrôle préventifs en fromagerie et toutes les surfaces doivent être le plus rapi-
dement possible nettoyées et désinfectées.
Il s'agit d'une molécule protéique montrant un spectre inhibiteur étroit limité au genre
Listeria.
-156-
La bactériocine est purifiée par une simple procédure en trois étapes : un surnageant
brut obtenu à partir d'une culture en phase stationnaire en milieu défini est soumis à une
chromatographie d'affinité sur colonne d'agarose, suivie d'une ultra-filtration à travers une
membrane de 5 kDa et finalement une CLHP en phase inverse sur colonne C4.
La caractérisation de la nature de l'antagonisme montre que les filtrats perdent leur ac-
tivité inhibitrice par chauffage et la taille moléculaire des substances inhibitrices est plus
élevée que 12-14 kDa.
Cet effet inhibiteur est mis en évidence pour une forte contamination en Streptococcus
lactis.
Des Listeria monocytogenes viables ont été obtenues à partir de crevettes conta-
minées expérimentalement bouillies après restauration à 4°C (355).
Il. 4. ŒUFS.
Listeria monocytogenes peut survivre dans les œufs crus réfrigérés pendant 22
jours (325), dans les œufs entiers, dans le jaune d'œuf déshydraté et dans les œufs liqui-
des (68) et croître dans les œufs cuits (325).
La croissance s'effectue dans toutes les portions après traitement par la chaleur.
Les temps de génération à 5°C sont de 1,7 jours dans les jaunes d'œufs, de 1,9
jours dans les œufs entiers cuits, de 2,3 jours dans les jaunes cuits et de 2,4 jours dans les
blancs cuits.
L'effet antilisteria observé dans l'albumen cru est probablement attribué à une ou plu-
sieurs de ses fractions, notamment l'avidine, le lysozyme et l'ovoflavoprotéine.
Cet effet antibactérien du lysozyme du blanc d'œuf est bactériostatique (98) (272) (527).
Il est plus actif dans les légumes que dans les denrées animales comme le saucisson de
porc frais (bratwurst) et le Camembert.
Pour une activité maximale dans certains aliments, I'EDTA est nécessaire en addition au
lysozyme.
Il peut donc être utilisé comme agent de conservation dans plusieurs aliments spéciale-
ment ceux préparés à partir de végétaux frais.
Il. 5. VEGETAUX.
Les pommes de terre et les radis sont régulièrement contaminés (258), mais aussi
les salades préemballées (522) (562).
De plus, à 30°C, la population augmente dans le jus de chou non clarifié stérile conte-
nant 0 à 1,5% de NaCI et diminue en présence de plus de 2% de NaCI.
La létalité se produit à 30°C quand le jus de chou est ajusté à pH::;; 4,6 avec de l'acide
lactique et aucune cellule viable n'est détectée après 3 jours à pH::;; 4,2.
- 160-
A 5°C, la vitesse de létalité à pHs 4,8 est plus lente qu'à 30°C.
La croissance dans le jus de chou clarifié avec 2 % de NaCI à 30°C a lieu alors qu'une
dose supérieure à 1,5 % de NaCI est létale dans le jus de chou non clarifié.
Par contre, à 4°C, Listeria monocytogenes survit dans le jus de chou pendant long-
temps.
La croissance se produit dans les tomates entières à 21 oc mais pas à 1aoc tandis que
la létalité se produit dans les tomates en tranches stockées à ces températures mais la
vitesse de létalité est plus faible à 10°C qu'à 21 oc en raison de la présence d'acide acéti-
que.
Les populations de Listeria monocytogenes inoculées dans les jus et les sauces de to-
mates à 5 oc demeurent constantes pendant 14 jours alors qu'à 21 oc, on observe une dé-
croissance graduelle.
Listeria monocytogenes meurt rapidement quand elle est mise en suspension dans le
ketchup à 5 et 21 oc du fait du faible pH.
Une étude portant sur le comportement des Listeria dans les carottes montre une
diminution de la population listérienne dans les carottes crues entières et râpées mais pas
dans les carottes cuites et une diminution du nombre de Listeria monocytogenes en sus-
pension cellulaire dans laquelle sont plongées des carottes crues (47).
Il se peut que les carottes crues possèdent un composé inhibant la croissance des Lis-
teria mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour caractériser à un niveau
moléculaire le ou les composés présents dans les carottes crues qui sont toxiques pour les
Listeria.
-162-
Dans les carottes stockées à 8°C, le nombre de Listeria diminue après 3 jours puis
augmente après 7 jours à un taux similaire à celui présent initialement (409).
Selon FAR BER et coll. (180), il n'y a pas de Listeria dans les végétaux crus et se-
lon PETRAN et coll. (440), il n'y en a pas dans les végétaux frais et congelés.
L'infection de quatre vaches suivie d'une pasteurisation du lait obtenu indique que
les organismes intracellulaires situés dans les leucocytes polymorphonucléaires peuvent
survivre aux conditions de la pasteurisation HTST (154).
Usteria monocytogenes a été isolée du lait pasteurisé à 71,7-73,9°C pendant 16,4 se-
condes mais pas à 76,4-77,8°C pendant 15,4 secondes.
De plus, les leucocytes sont dégradés dans le lait non pasteurisé après 3 jours de
stockage à 4 oc puis détériorés après 4 jours en débris cellulaires ce qui suggère que lais-
ser le lait non pasteurisé à 4 oc pendant 4 jours ou plus pourrait éliminer l'effet protecteur
que les leucocytes procurent en augmentant la résistance à la chaleur.
La différence entre ces deux dernières études vient du fait que BUNNING et coll.
(92) soumettent le lait aux ultrasons tandis que DOYLE et coll. (154) non.
Listeria monocytogenes cultivée à 43°C est plus thermotolérante que celle cultivée
à température plus basse ou que celle endommagée par la chaleur à 43°C (307) ; ceci
implique que Listeria monocytogenes dans un aliment réfrigéré peut acquérir une thermoto-
lérance si cet aliment est endommagé par la chaleur (368) (369).
D'autres ont démontré qu'il n'y avait pas de corrélation entre les taux intracellulai-
res de catalase et de superoxyde dismutase et la thermotolérance ; en effet, lors du chauf-
fage, on observe une inactivation de ces enzymes donc le développement de produits oxy-
génés toxiques comme 0 2 - et H20 2 puis un radical hydroxyl ; cette inactivation convertit
Listeria monocytogenes en un micro-organisme anaérobie tué rapidement en présence
d'oxygène moléculaire (125) (126).
-165-
-est-ce que les conditions ou les composés comme l'eau oxygénée dans les
phagocytes induisent une thermotolérance supplémentaire ?
Les cellules cultivées à 43°C ont une thermorésistance plus grande que celles qui
sont cultivées à 37°C et endommagées à 43°C (307).
-166-
De plus, les cellules endommagées par la chaleur et restaurées sont aussi pathogènes
que les cellules non endommagées.
De plus, les sucres, les sels, les polyols comme le glycérol ou le mannitol dimi-
nuent l'endommagement par la chaleur alors que le fructose et le chlorure d'ammonium
augmente la létalité (526).
IV. CONGELATION.
En effet, Listeria pousse dans une solution à 6 %, son nombre demeure inchangé dans
une solution à 16 o/o et diminue dans une solution à 26 o/o (271) (512).
Les échantillons trempés dans la fumée liquide et ensuite emballés sous vide et
réfrigérés montrent une réduction du nombre de Listeria après 72 h alors que le nombre
des échantillons non traités reste inchangé (394).
L'activité antilisteria est attribuée à un contenu élevé en phénols polaires dans la fumée
liquide.
Le clou de girofle et l'origan sont les plus inhibitrices des épices et herbes testées
suivies de la sauge, du romarin, de la muscade alors que le poivre noir, le chili, la cannelle,
l'ail, la moutarde, le paprika, le persil et le poivre rouge n'inhibent pas la croissance (172).
Par contre, l'acide myristique, l'acide palmitique, l'acide stéarique, l'acide oléique, le gly-
cérylmonomyristate et le glycérylmonopalmitate ne sont pas inhibiteurs à la dose de 200
_j.Jg/ml.
La nisine a un effet inhibiteur (35) (276) (289) (377) (399) mais ce dernier est
moindre en présence d'une forte concentration en matière grasse et d'émulsifiant non ioni-
que comme le Tween 80 alors que la lécithine (émulsifiant an ionique) n'a pas d'effet.
Aucun survivant n'est détecté dans le lait caillé et le petit lait du lait coagulé par l'acide
gluconique alors qu'un faible nombre apparaît dans le lait caillé mais pas dans le petit lait
du lait coagulé par l'acide chlorhydrique (166).
L'acide acétique provoque la plus grande inactivation mais l'acide citrique cause le plus
grand degré d'endommagement suivi de l'acide lactique et de l'acide acétique (2).
Bien que le taux de croissance soit plus faible à 25°C qu'à 3JDC, l'inhibition due au pH et
aux acides est identique à ces deux températures (605) .
. Alors que les valeurs de pH initial diminuent et/ou les concentrations en acides augmen-
tent, les taux de croissance de Listeria monocytogenes diminuent (605).
Les bactéries lactiques (3) (41) (50) (86) (87) (124) (135) (136) (197) (244) (252)
(253) (269) (340) (384) (413) (451) (480) (495) (496) (497) (498) (525) (528) (599) (611)
ont un effet inhibiteur dans la viande et la salaison, de même que les bactéries corynéfor-
mes, bactéries lactiques atypiques, comme Brevibacterium linens, Arthrobacter nicotianae
et Arthrobacter nucleogenes dans les fromages où elles peuvent être utilisées comme fer-
ments (554).
- 171 -
La détection des Listeria dans les denrées alimentaires rencontre plusieurs difficul-
tés è savoir :
-une CONFIRMATION/IDENTIFICATION.
VI. 1. 1. ENRICHISSEMENT.
Un certain nombre de bouillons ont déjà été décrits (90) (95) (381 ).
Ce bouillon est actuellement le plus utilisé car le plus sélectif du fait de la présence d'es-
culine et de citrate ferrique ammoniacal rendant le diagnostic aisé.
VI. 1. 2. ISOLEMENT.
L'isolement est réalisé à partir du bouillon d'enrichissement sur milieu gélosé sé-
lectif renfermant un mélange d'antibiotiques ne permettant que la croissance des Listeria,
de gélose eUou peptone ou tryptone, d'extrait de levure et d'autres produits nutritifs.
-173-
Listeria monocytogenes est exigeante dans ses besoins nutritifs et nécessite un sucre,
nw~acides aminés (leucine, isoleucine, valine, méthionine, arginine, cystéine, glutamine,
De nombreuses géloses ont été décrites (6) (11) (19) (29) (81) (82) (84) (1 02)
(142) (146) (148) (149) (153) (178) (204) (221) (222) (239) (241) (255) (294) (308) (317)
(342) (354) (444) (449) (453) (454) (455) (530) (538) (541) (549) (607).
La gélose LPM est une gélose sélective combinant les caractéristiques des géloses
BAIRD-PARKER (17) et McBRIDE et du moxalactam lequel possède un très large spectre
d'activité contre la plupart des bactéries Gram (+) et Gram (-) incluant Staphylococcus,
Proteus, Bacillus et Pseudomonas spp.
Cette gélose est un bon milieu sauf pour Listeria seeligeri et Listeria welshimeri en raison
de la présence de fosfomycine.
Les Listeria hydrolysent l'esculine en glucose et esculétine laquelle forme avec les sels
ferriques un complexe noir.
Elles ne fermentent pas le mannitol donc ne font pas virer le rouge de phénol.
Les colonies de Listeria sont donc gris-vertes avec une dépression centrale plus foncée
voire noire, sont légèrement incrustées dans la gélose et sont entourées d'un halo noir.
- la coloration de Gram avec dans J'ordre les réactifs suivants : cristal violet
(coloration), Jugal (fixation), alcool-acétone (différenciation Gram (+)-Gram (-))
et safranine (recoloration) ; tes Listeria sont des petits bacilles Gram(+).
-la mobilité à température ambiante (20-25°C) ou à l'état frais avec une sus-
pension dans NaCI 0,85% sur lame recouverte d'une lamelle et examen au
microscope en contraste de phase avec un objectif à immersion ; les Listeria
sont des bacilles minces, courts, animés de légers mouvements rotatifs ou
d'une mobilité en pirouette.
mais aussi:
miro1r plat
Les ensemencements doivent être espacés d'environ 1 cm entre les stries horizontales
et d'environ 1 à 2 mm entre chaque strie horizontale et les stries verticales de Staphylococ-
cus aureus et Rhodococcus equi.
Un nouveau test CAMP fait appel à une réaction hémolytique synergique entre Listeria
monocytogenes, Staphylococcus aureus et Corynebacterium equi sur gélose au sang
(367).
Une lyse synergique des cellules de sang de mouton est observée avec Listeria monocyte-
genes et soit Staphylococcus aureus soit Corynebacterium equi.
- ta production d'uréase,
- la production d'H2S,
- Système MAST-ID.
Il s'agit d'une méthode de fermentation des hydrates de carbone basée sur l'incor-
poration de substrats d'hydrates de carbone variées autoclavables et d'un indicateur de pH
(bleu de bromothymol) dans une gélose de base tryptone.
De plus, elle peut être adaptée pour déterminer la production d'acétorne et l'hydro-
lyse de l'esculine.
Un test Voges-Proskauer positif est obtenu si les colonies virent au rouge après addition
de KOH et d'a.-naphtol.
Les résultats pour les souches dont les espèces sont déterminées par le système
MAST-ID sont en accord avec ceux obtenus avec le système APl 50CH (299).
Le système MAST-ID est peu coûteux et, utilisant une technique d'inoculation en plu-
sieurs points, permet le criblage en boite de Petri de 9 cm.
Le système APl 50CH est plus cher et plus long ; il convient donc seulement à l'examen
de petits nombres de souches.
Les deux méthodes MAST-ID et APl 50CH permettent l'obtention de résultats en 24h
d'incubation à l'opposé des tests de fermentation d'hydrates de carbone conventionnels qui
nécessitent 5 jours.
-hydrolyse de l'esculine,
-présence d'a-mannosidase,
Trois caractéristiques biochimiques sont positives pour toutes les espèces : hydro-
lyse de l'esculine et production d'acide à partir de D-arabitol et d'a-méthyi-D-glucoside.
Les changements de couleur des tests sont notés et permettent d'établir un profil
numérique à 4 chiffres.
-182-
Le système APl Listeria est facile à utiliser (seulement une bande), les tests ne
sont pas nombreux (dix) et sont simples à interpréter; il apparaTt donc être un outil particu-
lièrement prometteur en routine dans de nombreux laboratoires.
En raison de ses nombreux avantages, la galerie APl Listeria est le moyen d'iden-
tification de Listeria utilisé dans les laboratoires d'analyse microbiologique.
Mais, il est nécessaire de réaliser une hémolyse en raison de la difficulté à lire le test
Dl M.
Ce test a été adopté par I'AOAC International comme alternative aux méthodes
biochimiques approuvées par la FDA (262).
Le kit des 15 tests est facile à utiliser et simple à interpréter mais 8 des 15 tests
(PD, H2S, 1, OD, LD, M, U, ONPG) sont considérés superflus pour la différenciation de
Listeria spp.
Les kits sont inoculés avec la même culture pure de chaque organisme et incubés
en microaérophilie pour la fiche GPI (Gram (+)) et une partie des tests de la fiche GNI
(Gram(-)) et en anaérobie pour la deuxième partie des tests de la fiche GNI.
Les 11 tests de la fiche GPI à savoir bacitracine, opticine, NaCI 6 %, bile 10 %, bile
40 %, esculine, rouge de tétrazolium, glucose, salicine, tréhalose et cellobiose et deux
réactions de la fiche GNI (rhamnose et xylose) permettent de déterminer l'espèce.
Les cultures classées Listeria grayi/Listeria murrayi sont confirmées Listeria grayi si
la culture est incapable de réduire les nitrates ou Listeria murrayi si la culture est capable
de réduire les nitrates.
- RAP-/0.
Les souches sont donc cultivées sur gélose LCA ou gélose chlorure de lithium-
ceftazidime (317) consistant en une gélose BHIA supplémentée en agents sélectifs à sa-
voir chlorure de lithium, glycine anhydre et ceftazidime pentahydratée.
Des colonies bien isolées, blanches, finement texturées, denses, en forme de coupole et
atteignant un diamètre de 2,5 mm ou 2 mm pour Listeria ivanovii sont obtenues après 40 h
à 30°C.
La reconnaissance des colonies sur gélose LCA fait appel à la technique SHOT ou
technique de transillumination oblique de HENRY simplifiée (318) ; les colonies apparais-
sent bleutées.
RAP-10 consiste donc à soumettre ces colonies bleutées par la technique SHOT à
une batterie de tests sans étape de purification préalable.
Listeria ivanovii (CAMP-test avec Rhodococcus equi (+)) montre une hémolyse rapide
sans potentialisation par le disque de la 13 lysine staphylococcique.
En 6 h, les colonies de Listeria monocytogenes virent au jaune sur gélose violette sup-
plémentée en rhamnose mais pas sur gélose violette supplémentée en xylose.
Seules les colonies de Listeria seeligeri, Listeria welshimeri et Listeria ivanovii deviennent
jaunes sur gélose xylose.
- le test de viscosité KOH par réalisation d'une suspension dans une goutte de
KOH sur lame et observation d'une masse visqueuse avec les bactéries
Gram(-) alors que les bactéries Gram(+) comme Listeria sont imperméables
à l'action lytique de l'alcalin ; Listeria est donc négative au test de viscosité
KOH.
-187-
RAP-10 est une procédure rapide pouvant être effectuée par une seule personne
travaillant en conditions aseptiques et elle ne nécessite pas un équipement spécial ni des
réactifs instables.
VI. 1. 3. 2. 1. Sérotypage.
Il est effectué au Centre National de Référence de NANTES et repose sur une ag-
glutination sur lame avec des antisérums ; il s'agit d'une combinaison antigénique.
VI. 1. 3. 2. 2. Lysotypage.
- la méthode FDA,
-188-
- la méthode USDA,
L'enrichissement est suivi d'un isolement à 24h sur gélose sélective, par exemple
MMA ou LPM +AC puis une fois par semaine (au bout de 1, 2, 4, 6, 10 et 12 semaines).
La première théorie est que cette méthode met à profit la nature psychrotrophique des
Listeria, permettant aux organismes de prendre le dessus sur les contaminants qui sont
capables de pousser sous conditions de stockage réfrigéré et peuvent même mourir pen-
dant un temps prolongé sous stockage à froid.
-189-
La deuxième théorie est que Listeria dans les échantillons cliniques peuvent exister
dans un stade intracellulaire à l'intérieur des monocytes, macrophages ou d'autres cellules
phagocytiques donc un stockage à froid prolongé facilite la libération de Listeria à partir de
cette position intracellulaire.
Par examen avec soit une lentille grossissante soit un microscope en utilisant la lumière
transmise obliquement, Listeria apparaTt légèrement surélevée, petite, lisse, bleue à bleue-
verte.
-le développement d'une gélose sélective par McBRIDE et GIRARD (354) utili-
sant la production d'une étroite zone de bêta-hémolyse par les colonies
poussant sur gélose au sang et l'aptitude de Listeria -ci résister au phénylé-
thanol, à la glycine anhydre et au chlorure de lithium, les agents différen-
tiels/sélectifs clés de la gélose.
Sur gélose McBRIDE, Listeria apparatt comme une goutte de rosée entourée par une
faible zone d'hémolyse, ce qui permet leur différenciation des contaminants produisant des
hémolyses prononcées.
RALOVICH et coll. (455) ont démontré que l'incorporation d'acriflavine en milieu d'enri-
chissement sélectif supprime la croissance des contaminants Gram(+), procurant un milieu
hautement sélectif qui facilite la sélection des Listeria des contaminants environnants.
Cette méthode a probablement subi plus de vérifications que n'importe quelle nou-
velle méthode et certains changements ont été réalisés depuis sa première utilisation.
Les colonies sont examinées avec une lumière oblique ; les colonies suspectes sont
transférées sur TSA et soumises aux analyses biochimiques.
- prendre des colonies blanches aussi bien que des colonies bleues à bleues-
grises.
Les colonies sont examinées avec une lumière oblique ; les colonies suspectes sont
transférées sur TSA et soumises aux analyses biochimiques.
-192-
La méthode USDA modifiée est aussi efficace que la méthode USDA modifiée
avec bouillon FRASER.
Listeria monocytogenes est isolée de façon plus efficace sur gélose OXFORD que
sur géloses MMA et LPM.
0
à 3oc·c à 30°C 1
)>
TESTS DE Catalase Catalase Catalase Catalase Catalase Catalase m.
CONFIRMATION Hémolyse Hémolyse Hémolyse Hémolyse Hémolyse Hémolyse c
1
en
Mobilité Mobilité Mobilité Mobilité Mobilité Mobilité 0
)>
Coloration de Coloration de Coloration de Coloration de Coloration de Coloration de
Gram Gram Gram Gram Gram Gram
Sucres Sucres Sucres Sucres Sucres Sucres
CAMP-test CAMP-test CAMP-test CAMP-test CAMP-test CAMP-test
MR-VP MR-VP MR-VP MR-VP MR-VP MR-VP
Sérologie Sérologie Sérologie Sérologie Sérologie Sérologie
après purification après purification après purification après purification après purification après purification
sur TS.A-YE surTSA-YE surTSA-YE surTSA-YE surTSA-YE surTSA-YE ------
- FDA et CE (444) :
La comparaison des procédés CE (TPB et MMA) et FDA (EB et MMA) montre que
la méthode FDA est plus efficace que la méthode CE pour le poulet mais pas pour le fro-
mage.
- USDA et CE (256) :
La comparaison des procédés CE (TPB puis bouillon sélectif et LPM + AC) et US-
DA (LEB 1, LEB Il et LPM) montre que:
- la méthode USDA est plus efficace et plus sensible que la méthode CE pour
isoler Listeria monocytogenes à partir de la viande, de la volaille et des
végétaux.
-les deux méthodes sont aussi efficaces l'une que l'autre pour isoler Listeria
monocytogenes à partir des produits laitiers.
La comparaison de ces trois procédés montre que la méthode USDA s'avère être
la meilleure pour isoler Listeria monocytogenes à partir d'une grande variété d'aliments.
-la méthode UVM utilisant les milieux d'enrichissement primaire UVM 1et se-
condaire UVM Il.
Tous les isolements sont effectués sur milieux d'isolement sélectifs PALCAM, OX-
FORD et MOX.
-un enrichissement en bouillon sélectif (FRASER, MLEB, UVM 1et UVM Il),
- un isolement sur milieu sélectif après 24 h (sauf pour UVM 1), 48 h et 7 jours
d'incubation.
Prise d'essai
25 g d'aliment
'u
Jo M.L.E.B. FRASER U.V.M 1
t
30•C-24 h 30"C-24 h 30"C-24 h·
/
U
Ulm! Ulml UO.lml
dans!Oml ® dans lU ml dans!Oml
r~~ ~Il
~LEB.
OXF OXF
PAL PAL
MOX 30 4h
wcl""
MOX 30"C 24 h
37"C-24;48h 37"C-24/48h
30'C
® 30'C
~ 30'C
~
OXF OXF OXF
PAL PAL PAL
:v!OX MOX MOX
37"C-2.J/4Sh 37"C-2'lJ:48h 37"C-24/48h
® ~ ®
OXF
OXF OXF
I'A.L PAL PAL
'v10X MOX MOX
37"C-24/48h 37"C-24/48h 37"C-24/48h
Identification
/
des =lonies caractéristiques de li5feria
@ : lsolemem sur mtiteux ge!oses sèlect!ls â partrr d'une anse non égouttée de bouilloo (OXFord. PALcam
u
MOXJ
. une coloration de Gram ; les bactéries du genre Listeria sont de petits ba-
cilles Gram(+), fins, disposés en palissades.
Elle fait appel à un enrichissement en bouillon EB puis un isolement sur géloses OX,
PALCAM et MOX.
- la note de service du 24 Juin 1993 concernant tous les produits (Annexe Xlii).
Elle fait appel à un enrichissement primaire en bouillon FRASER-DEMI suivi d'un isole-
ment sur géloses OXFORD ou PALCAM et d'un enrichissement secondaire en bouillon
FRASER et enfin à un isolement sur géloses OXFORD ou PALCAM.
Cette méthode est actuellement celle qui est employée dans les laboratoires de micro-
biologie, du fait de sa spécificité élevée (3 isolements).
Dans la plupart des cas, les laboratoires font appel à un isolement sur gélose PALCAM
et à une identification au moyen d'une galerie APl Listeria associée à un CAMP-test avec
Staphylococcus aureus et Rhodococcus equi après purification des colonies obtenues sur
·gélose PALCAM sur gélose PCA.
-
PALCAM ou PALCAM :s::
CD-
MOX :T
0
a.
TESTS DE CONFIRMATION Coloration de Gram Coloration de Gram Coloration de Gram CD
(/) tV
-. 0
Catalase Catalase Catalase CD- 0
co:
Mobilité à l'état frais et en milieu Mobilité à l'état frais et en milieu Mobilité à l'état frais et en milieu (ti
:::J
0
SIM SIM SIM CD-
CD
(/)
après repiquage des colonies sur après repiquage des colonies sur après repiquage des colonies sur
gélose TSAYE pour purification gélose TSA YE pour purification gélose TSAYE pour purification
~~··
-201 -
Les boTtes de gélose sont examinées et les colonies suspectes sont repérées â l'aide
d'un faisceau lumineux blanc sous un angle de 45°.
Elles ont été mises en place du fait des nombreux inconvénients des techniques
classiques comme :
Mais, elles ne permettent pas de faire des dénombrements et par conséquent sont
utilisées actuellement uniquement en routine dans les deux Centres de Référence.
Ces méthodes sont basées sur l'intéraction entre un anticorps monoclonal (51)
(96) (177) (195) (259) (372) (385) (407) (408) (519) (551) (614) ou polyclonal (425) et un
antigène.
Il s'agit d'une procédure en une étape utilisant deux anticorps monoclonaux dirigés
contre les antigènes de Listeria spp. selon une technique Sandwich dans un essai ELISA.
Le conjugué composé d'anticorps monoclonal marqué par une enzyme reconnaTt selon
une réaction de type Sandwich l'antigène du complexe immunologique antigène présent
dans l'échantillon - anticorps monoclonal lié à la plaque.
La réaction est stoppée par addition d'acide fort (H2S04 2N) et vire du bleu au jaune.
Ce test est:
- simple à réaliser,
-203-
- facile à interpréter,
- sans danger car il ne fait pas appel à des cultures vivantes, à de la radioactivi-
té ou à des phages et demande peu de place.
Il peut être appliqué aux produits laitiers, aux denrées animales et aux échantillons
environnementaux.
Ces deux méthodes ELISA (kits Tek et Tecra) sont donc recommandées comme alter-
natives à la méthode BAM (416).
Ce test est:
- simple car il s'effectue en cinq étapes sur une partie aliquote stérilisée du mi-
lieu liquide d'enrichissement de 48 h,
- économique, son coût étant moins élevé que celui des méthodes convention-
nelles.
Le résultat est obtenu par lecture de l'absorbance des puits à 450 nm à l'aide d'un
lecteur calorimétrique ElA de microplaques.
Le test VIDAS Listeria LIS automatisé permet la détection des antigènes de Liste-
ria dans les produits alimentaires et les échantillons d'environnement selon une technique
Sandwich en moins d'1 h après pré-enrichissement et enrichissement par la méthode ELFA
(Enzyme Linked Fluorescent Assay) assurant d'excellentes sensibilité et spécificité.
Il s'agit d'un test unitaire original puisque libre de toutes les contraintes liées à la
distribution des réactifs (aucune aiguille de prélèvement, pas de seringue, pas de tubulure,
pas de contact entre les réactifs et les instruments).
-205-
Sa surface intérieure est recouverte d'anticorps anti-Listeria adsorbés et les autres réac-
tifs prêts à l'emploi sont pré-répartis dans la cartouche.
Une aliquote de bouillon d'enrichissement est placée dans la cartouche et subit un cycle
d'aspiration/refoulement.
Les antigènes se fixent sur les anticorps monoclonaux anti-Listeria adsorbés sur la sur-
face interne du cône.
Ces tests utilisent des sondes nucléiques d'ADN ou d'ARN naturelles ou synthéti-
ques marquées ou non et sont basés sur l'unique capacité d'une molécule d'ADN ou
d'ARN à s'hybrider de façon spécifique avec une séquence complémentaire.
-206-
L'avantage majeur des sondes d'acides nucléiques est leur capacité d'information
à savoir la connaissance des séquences d'ADN génomique obtenues à partir de gênes
clonés.
Les sondes naturelles (105) (127) (128) (131) (169) (494) (602) sont basées sur
des gênes ou portions de gênes tels que hlyA codant pour la [3-hémolysine (61) (130),
lmaA codant pour un facteur d'hypersensibilité retardé DTH-18 (9) (422) et iap (msp) co-
dant pour une protéine extracelluleire de 60 kDa associée à l'invasion des cellules phago-
cytiques non professionnelles (193) (301) (31 0) clonés dans un plasmide.
L'ADN plasmidique est extrait par un mélange détergent- lysozyme puis purifié par cen-
trifugation en gradient de densité au chlorure de césium - bromure d'éthidium.
Le fragment du gêne est obtenu par traitement de cet ADN avec des enzymes de res-
triction.
Les fragments résultants sont séparés par électrophorèse en gel d'agarose et obtenus
par électroélution à partir du gel.
32
Les sondes sont marquées au P, à la peroxydase de raifort en présence de glutaral-
déhyde ou à la digoxigénine-11-dUTP.
Il s'agit de sondes d'ARN synthétisées à partir de fragment de gênes tels que hlyA ou
msp (300) obtenu à partir d'un plasmide amplifié par du chloramphénicol et purifié par
centrifugation en gradient de densité au chlorure de césium et bromure d'éthidium puis
digéré par des enzymes de restriction, purifié par électroélution, cloné dans les vecteurs de
bactériophage et séquencé.
32
Les oligomers sont marqués au P, à la digoxigénine ou à la phosphatase alcaline.
-207-
Certaines sondes basées sur I'ARNr (137) (569) (570) (571) sont utilisées pour hybrider
I'ARNr 16S (71 ).
1 - une lyse des cellules déposées sur papier filtre ou sur membrane en nylon
ou cellulose par les micro-ondes en présence d'un mélange lysant ou par la
vapeur alcaline,
2 - une neutralisation,
5 - une détection :
. par autoradiographie,
HPA est un type unique de dosage de la sonde ADN dans lequel la séparation de la
sonde non hybridée en excès avant la détection du complexe sonde- cible n'est pas né-
cessaire.
HPA implique un marquage chimique direct de l'ADN sonde avec l'ester d'acridine du-
rant la synthèse d'ADN de telle façon que l'ester d'acridine est positionné précisément en
situation intérieure sur la sonde pour la protéger sélectivement au moment de l'hybridation
entre la sonde et la cible.
La formation d'un hybride entre la sonde et la cible est détectée au luminomètre après
addition du réactif de détection.
La sonde montre une sensibilité de 100 % et une spécificité de 100 % pour Listeria mo-
nocytogenes.
Les sondes marquées avec des radio-isotopes offrent une grande sensibilité mais pré-
sentent des problèmes de sécurité.
Les dérivés de l'ester d'acridine peuvent facilement être incorporés dans les oligonucléoti-
des grêce au premier groupe aminé aliphatique du nucléotide (575).
-209-
Les autres avantages des sondes d'ADN marquées à l'ester d'acridine sont la longue demi-
vie du réactif, le court temps du dosage, la haute sensibilité de la détection, la compatibilité
avec le système de mesure de la lumière et la soumission aux procédures automatiques
(575).
HPA est donc une méthode prometteuse pour la confirmation des colonies et peut être
une alternative intéressante aux tests de confirmation couramment utilisés.
HPA est une méthode sensible, spécifique, facile à réaliser et rapide (30 à 40 minutes).
Il basé sur la détection de séquences uniques d'ARNr 16S de Listeria en utilisant une
32
sonde ADN synthétique complémentaire marquée au P ou à la fluorescéine.
32
Mais, elle peut aussi être isotopique avec une sonde marquée au P par comptage de
32
l'activité P sur chaque filtre grace à un détecteur Gene-Trak ou un compteur à scintillation
sans fluide.
L'essai Listeria Gene-Trak est un test rapide, sensible et spécifique de Listeria monocy-
togenes.
Il est basé sur une réaction d'hybridation entre une sonde d'ADN simple marquée par
chimioluminescence et une séquence unique complémentaire dans la région ARNr 16S de
Listeria monocytogenes
Ce test peut se faire selon deux méthodes avec une sonde fournie par le kit :
Une réaction d'hybridation se produit en phase liquide entre une sonde non-isotopique
d'ADN spécifique de Listeria monocytogenes marquée à l'ester d'acridium et I'ARNr cible
des cellules lysées.
. Après hybridation, le marquage chimioluminescent des sondes non hybridées est inacti-
vé de façon sélective par une étape d'hydrolyse différentielle.
Ce test s'avère moins sensible, moins spécifique et plus long que la PCR (412).
La sonde est à 100 o/o sensible et à 100 o/o spécifique pour les colonies isolées.
- 211 -
La limite de détection minimale en solution saline physiologique est établie à près de 105
CFU Listeria monocytogenes.
Il s'agit d'une hybridation entre de simples brins d'ADN (ADN préparé à partir d' ARN
32
total de Listeria monocytogenes) marqué au P et leurs brins complémentaires.
La sonde d'ADN est hybridée en phase aqueuse avec les molécules d'ARN cible ; les
hybrides HNA spécifiques sont capturés par des anticorps spécifiques de HNA.
Les molécules HNA capturées sont révélées avec un conjugué enzymatique de strep-
tavidine (immunodétection).
Une hybridation en phase aqueuse offre l'avantage d'augmenter la vitesse des réactions
d'hybridation, elle assure l'accessibilité complète des séquences cibles et le faible niveau
d'interférence avec le matériel extérieur en fluides biologiques permet la quantification par
essai direct de l'échantillon avec des marquages non-isotopiques.
Listeria grayi et Listeria murrayi sont facilement séparées par l'œil et apparaissent dis-
tinctes des autres espèces.
Les espèces Listeria, surtout Listeria monocytogenes, Listeria innocua, Listeria welshi-
meri et Listeria seeligeri sont étroitement apparentées.
-212-
L'ADN est digéré par des endonucléases de restriction et la détection est réalisée
par électrophorèse et hybridation avec une sonde.
Les Listeria étant caractérisées par un faible contenu ADN G+C, on choisit des enzymes
de restriction ayant des séquences de reconnaissance contenant seulement les nucléotides
G et C en présence de tampon de clivage contenant de la sérum albumine de bovin.
Dans ce cas, la digestion est suivie d'une électrophorèse en champ pulsé (PFGE) (72)
(73) (88) (89) (270) (320) et l'utilisation de sondes à ADN marquées radioactivement n'est
pas nécessaire car un petit nombre de fragments sont visualisés.
6 - une visualisation des résultats avec une lampe UV à ondes courtes à travers
un filtre rouge (visualisation par fluorescence) et photographie du gel.
- PCR simple (43) (65) (138) (192) (225) (365) (403) (411) (481) (544)
(580) (586) (602).
La PCR a été utilisée pour amplifier les gènes ou portions de gènes tels que hlyA
(203), lmaA et iap (78) ou les régions comprises entre les loci génétiques des gènes 16S
et 23S d'ARNr procaryote (285) (570) (571) (577).
Mais la visualisation de l'ADN par coloration au bromure d'éthidium peut rendre l'interpré-
tation des résultats difficile du fait de la production d'amplifications non spécifiques et de la
sensibilité limitée de cette technique.
-214-
Une PCR suivie d'une hybridation avec une sonde ADN synthétique inversée a été rap-
portée ; en effet, les produits PCR marqués à la digoxigénine-11-dUTP sont déposés sur la
sonde liée à la membrane (75) .
. hybridation avec une sonde ARN (57) non marquée formant un hybride
ARN-ADN avec l'ADN cible immobilisé sur une membrane donc après
électrophorèse ; l'hybride peut être détecté par un essai immunoenzyma-
tique (Ac reconnaissant l'hybride).
- les hybrides ARN-ADN sont plus stables que les hybrides ADN-ADN,
Les anticorps monoclonaux seuls ne font pas la discrimination entre Listeria mono-
cytogenes et les autres Listeria spp. ; cet inconvénient est remédié par la PCR après la
séparation magnétique.
-215-
Les produits PCR biotinylés sont capturés sur supports solides recouverts de
streptavidine et la phosphatase alcaline conjuguée à l'anticorps anti-digoxigénine est liée
ensuite à la digoxigénine incorporée.
1 - une capture des produits PCR en microplaques ou avec des billes recouvertes de
streptavidine,
2 - une génération de signal grâce à 3 substrats différents donnant des signaux fluo-
rescents, calorimétriques et luminescents après ajout aux puits ou aux billes
recouverts de streptavidine et incubation à l'obscurité :
. 3-(2'-spiroadamantane)-4-méthoxy-4-(3"-phosphoryloxy)-phényl-1, 2-dioxétane
(AMPPD) en tampon diéthylamine pH 10 puis ajout de MgCI 2 et exposition aux
RX.
-216-
Les billes magnétiques sont plus sensibles car leur capacité de liaison est supé-
rieure à celle des puits.
La LCR est une méthode sensible et spécifique basée sur une différence de paires
de bases uniques dans la région V9 ou V2 du gêne ARNr 16S (ADNr 16S).
Le produit lié est séparé à partir des amorces par électrophorèse en gel de polya-
crylamide dénaturant et détecté par autoradiographie.
Une amplification PCR primaire de I'ADNr 16S est combinée avec une amplifica-
tion LCR secondaire avec une ligase thermostable (21 ). pour produire une méthode sensi-
ble et spécifique.
La détection luminogénique non-isotopique avec Lumi-Phos 530 est plus rapide que la
détection chromogénique non-isotopique avec la pNPP (3h/12h) ; elle permet d'accomplir
la LCR couplée à la PCR en 1Oh alors que la méthode de détection isotopique le fait en
24h.
-217-
Elle consiste à amplifier l'ADN ou les gênes tels que hly A (61 ), iap, mpl ou prfA
par PCR avant de les soumettre à des endonucléases de restriction et à une électropho-
rèse puis à une coloration avec du bromure d'éthidium et à une visualisation sous lumière
UV à 302 nm.
La PCR de même que la MEE montrent un schéma de restriction pour les sou-
ches de sérovars 1/2b, 3b et 4a et un autre pour les souches de sérovars 1/2a, 1/2c et 3a
donc une parfaite corrélation est observée entre MEE et RFLP bien que ces deux métho-
des détectent différents types de variations dans le chromosome.
En effet, MEE détecte des variations dans les séquences de codage altérant la charge et
donc la mobilité électrophorétique des enzymes constitutives alors que RFLP détecte des
changements de séquences de nucléotides résultant en un gain ou une perte de sites de
reconnaissance d'enzymes de restriction.
Les différences structurales observées dans les gênes codant pour la virulence peuvent
être des mutations silencieuses c'est-à-dire non reliées à la virulence ou modulant le mé-
canisme de pathogénèse.
Un des problèmes de l'analyse RFLP est le nombre élevé de bandes (1 00 à 1000) obte-
nues par restriction de l'ADN génomique avec les enzymes de restriction ayant des sé-
quences de reconnaissance de 4 ou 6 bases.
Ceci la rend difficile à appliquer à une grande série de souches afin de déterminer le degré
d'inter-relation.
La PCR permet d'obtenir des profils d'ADN polymorphique amplifié au hasard qui
sont analysés par électrophorèse en gel d'agarose.
L'analyse RAPD est une variante de la PCR dans laquelle une seule amorce est
utilisée.
Cette méthode de typage RAPD peut se faire après lyse ou à partir de cellules
entières. Dans ce dernier cas, elle ne nécessite pas d'extraction d'ADN au préalable ; les
cellules entières sont incubées dans le mélange de réaction.
Cette analyse des profils RAPD obtenus par PCR est en complète corrélation avec
le typage par les bactériophages.
Donc, l'analyse des profils RAPD est proposée comme une alternative à la lysoty-
pie car l'amorce unique génère des profils permettant une discrimination entre les souches
de même sérotype.
Bien que Listeria spp. hébergent des plasmides, les profils plasmidiques ont une
valeur limitée du fait de l'instabilité des plasmides, du faible nombre de souches en conte-
nant et de l'identité de la plupart- des schémas de restriction.
Il s'agit d'un polymorphisme de restriction des régions des gènes d'ARN faisant
appel à une digestion par les endonucléases de restriction, une hybridation de l'ADN chro-
mosomique avec une sonde d'ARNr clonée, incluant le gène ARNr 168 ou 238 et marquée
32
avec de la dUTP-11-digoxigénine (18) (233) ou au P et une autoradiographie ou une dé-
tection immunologique.
Du fait de la conservation des gènes ribosomaux, une sonde universelle peut être utili-
sée pour la caractérisation de plusieurs organismes.
-220-
L'ARNr peut donc être utilisé pour déterminer le degré de relation génétique parmi
les souches et pour l'épidémiologie moléculaire des espèces microbiennes.
VI. 2. 2. 3. Multilocus Enzyme Electrophoresis (MEE) (25) (52) (53) (59) (60)
(421) (442) (509).
Les isolats bactériens sont différenciés selon la variation dans la mobilité électrophoréti-
que d'un grand nombre d'enzymes métaboliques constitutives.
Elle permet d'estimer les niveaux de diversité génétique et la relation parmi les isolats de
populations naturelles donc de distinguer les isolats bactériens.
Pour chaque enzyme, la mobilité relative est établie par marquage de la distance de
migration relative à partir de la cathode c'est-à-dire que les enzymes les plus proches de
l'anode donnent la marque la plus faible.
Il est rendu possible du fait de la production de monocines par la plupart des sou-
ches.
- la procédure de couverture,
- le temps d'incubation,
Les résultats obtenus par ce test d'agglutination et par l'hybridation dot blot sont
en étroite corrélation.
Elle s'effectue après un enrichissement sélectif par analyse des intéractions cellu-
laires avec le rayon d'après un certain nombre de paramètres tels que :
- l'antigénécité de surface.
2 - une dilution du culot dans l'éthanol pour fixer les acides nucléiques puis
dans une solution de ribonucléase (RNase A) pour extraire l'ADN.
-223-
3 - un marquage :
ou
. indirect par incubation des cellules avec l'antisérum type 1 Listeria 0, l'anti-
sérum type 4 Listeria 0 ou l'antisérum Listeria polyvalent et remise en
suspension dans lgG, lgA, lgM de chèvre anti-lapin marquées à FITC,
La FCM permet une détection rapide et fiable mais possède deux inconvénients :
- pas de corrélation parfaite entre les résultats par FCM et par culture,
La détermination de I'ATP est plus rapide que celle du nombre de bactéries viables
par estimation de l'adsorption de Listeria monocytogenes sur octyi-Sépharose ce qui fait de
cette bactérie un organisme hydrophile.
Il s'agit d'un procédé simple et très efficace pour stabiliser l'activité hémolytique de
la LLO de Listeria monocytogenes après purification par immunoaffinité.
La LLO est partiellement purifiée par précipitation par du sulfate d'ammonium puis
purifiée par chromatographie d'affinité et soumise à une SOS-PAGE en gels convergents
isoélectriquement.
L'activité hémolytique de la LLO est stabilisée par élution directe en tubes conte-
nant un tampon alcalin (lysine - KCI - éthylène glycol pH 11 ,5}.
Cet essai simple consistant à recouvrir les colonies formées sur gélose tryptone
supplémentée en extrait de levure et en NaCI avec du L-a.-phosphatidylinositol - agarose
comme substrat permet de contrôler la présence de l'activité Phospholipase C spécifique
de phosphatidylinositol (PI-PLC} après une incubation de 5 jours à 3JOC.
Les colonies actives PI-PLC montrent des halos turbides autour des colonies du fait de
la libération de diacyl-glycérol insoluble à partir du substrat.
L'activité PI-PLC est un marqueur exact permettant la discrimination entre les espèces
pathogènes et non pathogènes puisqu'elle est détectée seulement chez les espèces pa-
thogènes Listeria monocytogenes mais pas chez Listeria seeligeri, Listeria welshimeri, Lis-
teria innocua, Listeria murrayi et Listeria grayi et peut être inclus dans un schéma de diffé-
renciation des différentes espèces Listeria pathogènes et non pathogènes.
-226-
D'après les conclusions du groupe d'experts de l'OMS en Février 1988 (236), les
seuls aliments pouvant être considérés comme exempts de Listeria sont ceux qui ont subi
un traitement assainissant (cuisson, pasteurisation, irradiation, acide organique ... ) et dont
on a évité toute recontamination ultérieure (consommation immédiate ou mise sous embal-
lage clos ... ).
Dans ce cas, la viande n'a subi aucun traitement autre que le froid et éventuelle-
ment le hâchage.
On distingue :
Bien que l'expérience montre que Listeria monocytogenes ne se multiplie que peu
ou pas dans les produits séchés, salés et/ou fermentés secs, il convient de ne pas exclure
la possibilité d'une multiplication dans les produits crus à consommer en l'état.
Il est possible d'agir sur la maturation du produit en séchoir pour maitriser la pré-
sence de Listeria monocytogenes et de définir une valeur d'Aw maximale.
-228-
Le critère "absence de Listeria dans 25 g" doit donc être respecté dans ce type de
produits.
On distingue :
- les produits remanipulés, reconditionnés sous vide ; dans ce cas, la flore lacti-
que exerce un effet de compétition important et d'autant plus efficace que
certaines souches de Lactobacilles peuvent sécréter des bactériocines,
substances inhibitrices.
-229-
Les seuls aliments pouvant être considérés comme exempts de Listeria sont ceux
auxquels on a appliqué un traitement listéricide juste avant ou après leur conditionnement.
VIl. 3. 1. EN FRANCE.
VIl. 3. 2. 1. Suisse.
Par une modification du 25 Février 1988 de l'ordonnance sur les exigences hygié-
niques et microbiologiques relatives aux denrées alimentaires, objets usuels et biens de
consommation, les autorités helvétiques ont adopté une position sévère concernant Listeria
monocytogenes : "Listeria monocytogenes dans les denrées alimentaires prêtes à la con-
sommation : non décelable dans 10 grammes".
Les prélèvements sont effectués sur les lieux de production ou les entrepôts cen-
traux ou de distribution ; dans le cas où ils sont effectués sur les lieux de vente, il est tenu
compte d'une éventuelle contamination par contact mais elle n'est pas précisée.
-230-
Le secret professionnel est maintenu entre les autorités helvétiques et les indus-
triels concernés lors de la présence de Listeria monocytogenes dans les aliments sauf en
cas de situation épidémiologique potentiellement grave.
VIl. 3. 2. 2. Italie.
Le retrait du marché des produits contaminés serait obligatoire dans un délai maximum
de 3 jours et cela au frais du producteur ou du circuit de distribution.
-231-
VIl. 3. 2. 3. Canada.
VU. 3. 2. 4. Grande-Bretagne.
VIl. 3. 2. 5. Allemagne.
Les autorités allemandes ont présenté dans une communication publiée dans le
bulletin du Ministère de la Santé, les mesures à prendre en cas de contamination par Lis-
teria monocytogenes.
Ces mesures différencient les aliments où la norme "zéro Listeria" est possible de
ceux où elle ne l'est pas.
Deux documents ont été rédigés en 1988 par le "Center for Control Disease"
(C.D.C.) (USA) pour mieux contrôler Listeria monocytogenes ; il s'agit de l'AMI et du FDA-
MIFIICA.
- les installations :
Cela suppose que les surfaces soient lisses, sans fissures, non poreuses et autovidan-
geables,
-236-
. la vidange du sol doit être conçue de telle façon qu'elle empêche l'eau de
stagner et les sols doivent être recouverts de matériaux facilement net-
toyables,
- les équipements :
Seuls les matériels approuvés doivent être utilisés dans les équipements en contact
avec les aliments.
. ils doivent être utilisés de telle manière qu'ils ne deviennent pas une source
de contamination par inadvertance,
-237-
- le personnel :
Il faut donc éviter le contact entre ces aires comprenant les employés, le personnel su-
pervisant et les inspecteurs.
-238-
. fournir une surveillance afin d'aider les employés à maintenir les pratiques
d'hygiène.
- aux commerçants :
1 - rester chez soi en cas de maladie et ne pas être en contact avec des ali-
ments ou les aires de production d'aliments.
3 - se laver toujours les mains lors de la sortie des aires où sont manipulés
des végétaux crus, de la viande, de la volaille, du poisson et des fruits de
mer avant de passer dans l'aire de manipulation des aliments cuits.
- aux consommateurs :
7 - cuire la viande, la volaille et les produits de la mer de même que les ali-
ments congelés ou réfrigérés de façon adéquate.
9 - séparer les aliments crus et cuits spécialement quand ces derniers sont
achetés déjà cuits.
12 - éviter le lait cru et les fromages faits à partir de lait non pasteurisé.
Ces moyens passent en partie par le respect des règles éditées par le Laboratoire
National de la Santé pour la France et du C. D. C. pour les Etats-Unis ; elles ont été citées
précédemment.
Les principales mesures à prendre, que ce soit dans l'industrie alimentaire, dans
les magasins de détail ou à domicile, sont les suivantes :
Les produits crus et les produits cuits doivent être gardés séparés de manière à
éviter la contamination croisée par les manipulateurs, les surfaces de contact et les autres
moyens de transmission.
Les installations doivent être conçues de façon à éviter "des niches" à Listeria
(points faibles de l'hygiène) et de manière à permettre des opérations adéquates de net-
toyage et de désinfection.
La surveillance nécessite :
Ce système est une démarche qualité signifiant "Hasard Analysis Critical Control
Point" ou "Analyse des dangers et points critiques pour leur maTtrise".
-244-
Cette démarche a l'avantage de focaliser les actions sur des problèmes bien iden-
tifiés au lieu de prendre toutes sortes de précautions sans en connaTtre bien la portée mais
aussi de permettre des effets maximaux pour un coût minimal, tout en garantissant un haut
niveau de sécurité.
- la détermination des points critiques (PC) pour un danger défini et le choix des
actions permettant de limiter ou de faire disparaître ce danger (points criti-
ques pour la maftrise ou PCM),
C'est un groupe de travail qui en est chargé ; il a pour mission de définir les ob-
jectifs (dangers microbiologiques, chimiques, physiques ... ), le champ d'action (produit, pro-
cess spécifique, stade final ou intermédiaire ... ) et le niveau de qualité requis.
-245-
Ce diagramme comprend :
Ils peuvent être de natures très diverses à savoir physique, chimique ou microbio-
logique mais il ne faut retenir que ceux dont l'apparition peut être raisonnablement envisa-
gée à chacune des étapes.
Il est donc nécessaire de faire l'inventaire des différents dangers ainsi que des me-
sures préventives visant à les éliminer ou à les réduire.
Il s'agit d'une activité, d'une étape, d'un procédé, d'un processus dont les paramè-
tres peuvent être modifiés et qui, s'ils sont maTtrisés, peuvent supprimer ou minimiser les
dangers.
-246-
- 1NITIA LISA Tl ON
- CONSTITUTION D'UN _... DIAGRAMME DE
GROUPE DE TRAVAIL FABRICATION
- ÀNAL YSE DES PROCEDES
,,
POUR CHAQUE ETAPE DU DIAGRAMME:
EXISTE-T-IL UNE (DES) MESURE(S) PREVENTIVE(S) ?
t
OUI NON
OUI NON
t
N N
'
OUI
OUI NON
L 1 ETAPE CONSTITUE
UN C.C.P.
-248-
Pour chaque point critique, on définit des valeurs cibles mesurables donc contrô-
lables (température, pH, Aw ... )
VIl. 4. 2. 4. Surveillance.
Des actions correctives spécifiques sont prévues lorsque les déviations par rapport
aux valeurs-cibles définies sont décelées.
Ces actions doivent être suffisamment explicites pour pouvoir être appliquées im-
médiatement et sans équivoque.
Elle passe d'abord par la vérification que la procédure est appliquée, par exemple
au cours d'un audit interne ou d'essais (analyse bactériologique).
L'ensemble des données recueillies fait l'objet d'une collecte, d'une exploitation et
d'un archivage (ingrédients, traitements, rapports d'essais, dossiers concernant les dévia-
tions, procédures d'adaptation du système H.A.C.C.P.).
Elles font appel essentiellement aux règles d'hygiène visant à minimiser les con-
taminations ou à inhiber la prolifération des Listeria.
-249-
. la sensibilisation du personnel,
- la séparation des onglons est à mettre en œuvre le plus tOt possible sur la chaine,
- Je transit des carcasses doit permettre d'éviter les contacts entre les carcasses et les
installations fixes (portes, murs, postes de travail).
Les aliments doivent être disposés dans les chambres froides de telle façon qu'ils ne
soient pas en contact les uns avec les autres et que l'air froid puisse correctement circuler,
Le personnel doit disposer de façon à répondre à la politique d'hygiène menée par l'en-
treprise:
Ce point a déjà été vu par ailleurs mais il est important d'insister sur la séparation
des aliments crus et cuits dans une réserve froide, sur la cuisson suffisante des aliments et
sur le nettoyage et la désinfection des couteaux et de la paroi intérieure du réfrigérateur et
sur Je lavage des mains.
Il convient ici de rappeler que, selon l'OMS, les seuls aliments que l'on puisse
considérer exempts de Listeria sont ceux qui ont été pasteurisés, irradiés, cuits ou conser-
vés au vinaigre, à condition que toute recontamination ultérieure ait été évitée, soit par la
consommation immédiate, soit par la mise sous emballage clos.
-252-
Elle est généralement effectuée sur le produit emballé, évitant ainsi toute recontamina-
tion.
Les obstacles à sa mise en place sont de nature économique (coût d'installation élevé),
psychologique (réticence des consommateurs) et politique (stratégie de lutte).
Une dose de 1,5 kGy pour la viande et de 3-4 kGy pour le foie permettent de réduire la
croissance de la flore d'altération (Pseudomonas, Enterobacter) et d'éliminer la flore patho-
gène (Listeria) (141 ).
- biopréservation : les bactéries lactiques (3) (244) (340) (480) telles que
Lactobacillus spp. (451) (495) (496) (498) (528) (599), Pediococcus spp.
(41) (50) (135) (136) (197) (269) (384) (413) (525) (611), Leuconostoc
spp. (124) (252) (253) et Carnobacterium spp. (86) (87) (497) et les bac-
téries corynéformes (554) sécrètent des bactériocines ayant un rôle dans
l'inhibition des Listeria.
Ces bactériocines sont donc des substances inhibitrices sécrétées selon des mécanis-
mes variés dont la plupart ne sont pas clairs, dont la nature protéique est confirmée par
démonstration de leur sensibilité aux enzymes protéolytiques et dont la production est af-
fectée par le milieu de croissance, le pH et la température de croissance (3).
Cette technique semble trouver ses applications plutôt dans les produits de charcuterie.
La nisine est la bactériocine la plus connue produite par les bactéries lactiques (276).
Elle a un spectre d'activité large sur les bactéries Gram (+) et les espèces Salmonella va-
riées et autres bactéries Gram (-) (533).
La lactococcine A (555), qui agit préférentiellement sur les lactococci, augmente la per-
méabilité de la membrane cytoplasmique des cellules entières, inhibe le transport des aci-
des aminés dans les cellules sensibles et cause une effusion d'acides aminés préaccumu-
lés.
-254-
En effet, la mesure par cytométrie en ftux montre que mY1 05 diminue l'incorporation de la
sonde potentielle fluorescente rhodamine 123 (Rh123) se produisant seulement dans les
cellules possédant des membranes intactes donc diminue le potentiel membranaire ce qui
induit une perméabilisation de la membrane cytoplasmique des cellules cibles aboutissant
à un échange libre d'ions à travers la membrane.
- elle induit une effusion partielle d'acides aminés préaccumulés à partir des cellules qui
ont antérieurement accumulé de la leucine ou de l'acide glutamique.
Ceci suggère que la libération de leucine et d'acide glutamique est médiée non pas par un
transporteur mais probablement par une simple fuite à travers la membrane et qu'une petite
fraction d'acides aminés transportéS dans les cellules est incorporée dans les protéines
durant le temps d'incubation.
-elle inhibe l'adénine nucléotide translocase tandis que l'affinité de I'ADP pour son
transporteur n'est pas modifiée.
De tels pores ne peuvent pas être formés par seulement une molécule mais plutôt par des
molécules peptidiques qui s'aggrègent ou agissent en conjonction avec d'autres molécules
membranaires pour établir un pore fonctionnel.
Les cellules de contrOle, traitées avec la bactériocine inactivée par la trypsine à pH de 5,3 à
6,1 maintiennent un gradient de pH et un potentiel membranaire d'approximativement 0,65
unité de pH et 75 mV.
Cependant, ces gradients sont rapidement diminués dans les cellules après exposition à la
pédiocine JO, même si aucune lyse cellulaire ne se produit.
Les cellules entières traitées avec la bactériocine sont deux fois plus perméables aux pro-
tons que les cellules de contrOle.
-256-
Les résultats suggèrent que l'action inhibitrice de la pédiocine JO envers Listeria monocy-
togenes est dirigée contre la membrane cytoplasmique et que l'inhibition de Listeria mono-
cytogenes peut être causée par l'effondrement du gradient de pH eUou du potentiel mem-
branaire par liaison à un récepteur cytoplasmique spécifique et par l'augmentation de la
perméabilité au proton dans les cellules de Listeria monocytogenes.
Bien que JO soit active sur Listeria même à pH proche de la neutralité, il apparalt que la
bactériocine agisse comme un proton non couplé dans Listeria monocytogenes.
La pédiocine AcH produite par Pediococcus acidilactici produit une fuite d'ions K+ et des
matériels absorbant l'UV et rend les cellules sensibles perméables à l'o-nitrophényi-(3-D-
galactopyranoside.
Ceci est spécialement vrai pour les bactériocines dérivant des microflores des aliments fer-
mentés et non des pathogènes gastrointestinaux.
Dans les aliments, le traitement au C02 à 13,7 MPa (131, 1 atm) à 35°C pendant 2 h est
efficace pour éradiquer Listeria.
Cette méthode n'est pas efficace pour certains (134) (247) (266).
-258-
9ème PARTIE :
BESOINS DE LA
RECHERCHE
-259-
1. EPIDEMIOLOGIE. (154)
Il faudrait :
- déterminer l'incidence réelle chez l'homme d'où des efforts accrus pour diag-
nostiquer la listériose,
Il s'agit donc de recueillir des informations sur les cas, en particulier sur les facteurs de
risque, les données démographiques, les sources possibles de l'infection, les détails clini-
ques et les sérotypes et lysotypes des souches isolées.
- mettre au point des alternatives à la lysotypie, comme le typage par les isoen-
zymes, le ribotypage et le typage par les gènes de restriction.
Il faudrait :
Il faudrait développer :
Il faudrait établir :
Il faudrait étudier :
- les effets du traitement thermique sur Listeria monocytogenes dans les ali-
ments autres que le lait de vache, par exemple la viande,
Il faudrait étudier le rôle de ces facteurs pris isolément ou s'ajoutant les uns aux
autres (pH, Aw, flore microbienne, additifs alimentaires), plus particulièrement pour les ali-
ments soumis à de longs délais de distribution.
Une étude sur le rôle de ces germes serait nécessaire car ils sont un excellent
indicateur de souillure post-fabrication.
-262-
CONCLUSION
-263-
Elle est très invasive et sécrète une toxine, la listériolysine, qui lui permet d'être
libérée dans le cytoplasme d'une cellule hôte après phagocytose et de s'y multiplier.
L'incidence est faible mais le taux de mortalité est élevé ; de ce fai) des progrès
doivent être faits dans l'optique de déterminer la dose infectante.
Les autres catégories d'individus peuvent être contaminés mais leur état de santé suffi-
samment sain leur permet de ne pas être atteints par la maladie.
Le respect des règles d'hygiène et des mesures préventives établies par le Labora-
toire National de la Santé et par le "Center for Disease Control" ainsi que la mise en place
d'un plan de surveillance doivent permettre une nette réduction du nombre de cas ; de
plus, les femmes enceintes devront consulter leur médecin à la moindre poussée de tem-
pérature inexpliquée.
-264-
Les méthodes d'isolement et de détection doivent donc être les plus performantes pos-
sibles mais aussi les plus rapides ; un effort doit être fait dans cette optique.
La contamination des denrées alimentaires au cours des différentes étapes de leur fabri-
cation doit également être étudiée de façon détaillée.
Il ne faut tout de même pas que la peur de la maladie ne devienne une véritable
psychose puisque quelques moyens de prévention et de lutte sont déjà connus et les fem-
mes enceintes si elles sont bien surveillées et traitées à temps, ne font courir aucun risque
à leur enfant.
-265-
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-352-
li
li
lj
li
Il
ji
li
PLAN
,..
-353-
INTRODUCTION. 9 à 10
1ère PARTIE:
HISTORIQUE. 11 à 13
2ème PARTIE :
LE GERME. 14 à 36
1. POSITION TAXONOMIQUE. 15 à 18
Il. HABITAT. 18 à 19
VIl. BACTERIOCYNOTYPIE. 36
-354-
3ème PARTIE :
EPIDEMIOLOGIE. 37 à 60
1. CARACTERISTIQUES GENERALES. 38 à 44
1. 1. INCIDENCE. 38, 39
1. 2. MORTALITE. 39
1. 3. DUREE D'INCUBATION. 39
1. 4. DOSE INFECTANTE. 40
1. 5. FACTEURS DE RECEPTIVITE. 40à 43
1. 6. REPARTITION. 43, 44
1. 6. 1. Dans l'espace géographique. 43
1. 6. 2. Dans le temps. 43, 44
IV. EVOLUTION. 54 à 60
IV. 1. SURVEILLANCE. 54 à 56
IV. 3. EPIDEMIES. 56 à 60
IV. 3. 1. Listérioses d'origine alimentaire. 56 à 58
IV. 3. 2. Listérioses nosocomiales. 58
4ème PARTIE :
PHYSIOPATHOLOGIE. 61 à 97
1. MECANISME DE LA MALADIE. 62 à 68
1.1. PENETRATION DANS LES CELLULES. 63 à 65
1. 2. MULTIPLICATION CELLULAIRE. 66
1. 3. DISSEMINATION DE CELLULE A CELLULE. 66 à 68
5ème PARTIE :
DIAGNOSTIC. 98 à 114
Sème PARTIE :
TRAITEMENT. 115 à 125
7ème PARTIE:
PROPHYLAXIE. 126 à 133
Sème PARTIE :
LISTERIA DANS LES DENREES ALIMENTAIRES. 134à257
9ème PARTIE :
BESOINS DE LA RECHERCHE. 258 à 261
1. EPIDEMIOLOGIE. 259
ANNEXES
- 365-
ANNEXE 1:
Interprétation des données des analyses pour l'identification des espèces.
Lorsque tous les résultats sont disponibles, le sérotypage des cultures devient
indispensable.
-366-
ANNEXE 11·
~r 1988. 2 699 souches de Ltstena ont ete adressees au C.N.R. so1t une aug- 30
:nentatlon de 57 °o du nombre de souches par rappon a 1987 [2] et de
~ 11 par rappon a 1986 [ 1] L'ongme de ces souches est la su1vante
~omme. 390 souches, animal, 111 souches. env~ronnemen!, 105 souches 20
1i1ments et 1ndustne alimentaire, 1 888 souches Ce dern1er ch1ffre, conslde-
·"ble et en constante augmentation depu1s 1 986. temo1gne des preoccupa-
10
··ons ue l'1ndustne foce a l'ongme al1menta1re de ta l1stenose huma1ne.
1 2 ii 38,5
o.o % G,c-
15 22
1 2 b 14 13 15 1 2 d 22 69 52
4 b 69 63 45 t 2 /.• 10 12 Hl
Autres 2 2 1,5 t 2 c 41 3 8
3 a 3
3 b 1 1 4
3 c 1
Répartition géographique des sérovars : la distribution géographique 4 b 22 14 18
selon le sèrovar n'est gas homogène, montrant une grande variation d'une 4 c 1
reg1on a l'autre et une certaine tendance générale à la baisse des pour-
centages du serovar 4 b par rapport a ceux enregistres en 1 987. Rares sont
3. ANALYSE DES LYSOVARS
les règ1ons pour lesquelles ceux-ci dépassent 60 °1o (Alsace 65 °10, Centre
79 "'o. Languedoc 78% et Provence- Côte d'Azur 70 %). Les pourcentages 3.1 Souches d'origine humaine
du serovar 4 b sont faibles en Haute-Normandie 18 %, Île-de-France 27 %, 66 °•o des souches françaises d'origine humame 1solées en 1988 étaient
Llmousm 37 Ofo, Nord et Pays de la Loire 38 %. Dans certaines règ1ons le typa bles, pourcentage supérieur de 8 O;o à ceux obtenus en France en 1987
pourcentage de sèrovars 4 b et celui des autres sèrovars sont totalement Ce pourcentage demeure toutefois infèneur a celui obtenu dans d'autres
onverses par rapport à 1987 (Bretagne où il passe de 85 Ofo à 45 %, pays durant la meme période et pour la même catègone de souches. Le pour-
Champagne- Ardenne de 81 à 43 ~·o. L1mousm de 80 à 37 °1o et Poitou-Cha- centage de souches typa bles va ne également selon le sèrovar : 1 /2 à, 7 5 °-'c.
rentes de 69 à 33 °1o). En general. dans la plupart des règ1ons. le pourcentage 1 /2 b, 24 °·o. 4 b, 71 °1o. Si la lysotyp1e est un typa ge particulièrement d1scri·
de 4 b decroit par rapport à l'an passé. Toutefois, d'autres règ1ons présentent minant et donc utile lors d'enquêtes èp1dèmiolog•ques, ce fort taux de sou
une evolutiOn mverse. Il en est a1ns1 pour l'Aquitaine et la Basse-Nornnand)e ch es non typa bles constitue parfois un handicap; ce fut notamment le cao
ou les pourcentages de serovar 4 b passent respectivement de 36 q.o à 59% lors d'une bouffée èpidém1que regroupant 10 cas survenus dans la region
et de 33 °1o à 54% (fig. 2). pans1enne, pour laquelle les souches isolées ne purent être typees par les
Répartition mensuelle des sérovars : plusieurs p1cs ont été observés à des phages avec cette méthode [3].
epoques d1f1erentes selon les serovars : 1/2 a en Janvier et juillet. 1/2 ben L'analyse des lysovars de ces souches montre, comme en 1987, une grande
fevner et juillet, 4 b en Janvier, mars et mal-JUin (fig. 1 ). variété, ce qui suggère que la listériose humaine a pnnc1palement sèv1 sous
forme de cas sporadiques. Certa1ns lysovars rassemblent de deux a une
2.2. Souches d'origine alimentaire d1zame de souches, sans qu'aucune association géographique ou temporelle
pu1sse être mise en évidence.
La repartition des serovars deL. monocytogenes pour les produits carnés, les Toutefois, trois lysovars ont ètè plus fréquemment retrouvés (un _t:Jour le
la1ts et les fromages est rapportee dans le tableau 2. L'etude de la rèpart1t1on serovar 4 b et deux pour le sèrovar 1/2 a). La distribution mensuelle de ces
souches permet de penser que la listériose humame a été caracténsèe en
F1gure 2
1988 par plusieurs pics èp1démiques causés chacun par une souche unique
Répartition régionale du sérovar 4 b de L. monocytogenes isolées
comportant de 1 5 à 28 cas :au moms 3 en janvier et mai et un autre entre
dans 390 cas de listériose humaine en 1988
jumet août. La rèparti:1on géographique de ces cas englobe plus1eurs depar-
tements. L'ensemble de ces resultats évoque l'existence de cas groupes.
davantage dans le tem;Js que dans l'espace, ce qui complique notablement
les enquêtes èpidèmiologiques comme ce fut récemment souligné [3].
3.2. Souches d'origine alimentaire
La confrontation des résultats de la lysotypie des souches d'origine huma1ne
avec ceux des souches d'origine alimentaire ne peut apporter d'éléments
s•gn1f1catifs en dehors d'enquêtes épidèmiolog1ques précises. En effet, la
caracteristique de la lysotopie étant de grouper spécifiquement les souches a
1'1nteneur d'un même sèrovar. associee par ailleurs à une Qis.!!ibut1on 1négale
des sérovars des souches d' origme hum ame et alimentaire, rendent difficile
la mise en ev1dence d'un l1en entre ces deux categories de souches dans l'ab-
solu. Toutefois. la constitution d'une telle banque de données s'avère parti-
cullerement utile lors de l'émergence d'une bouf1èe épidémique [3].
4. CONCLUSION
En mat1ere de listènose humaine, l'année 1988 a donc été caracterisee par
une mversion nette de la repartitiOn des sèrovars des souches : le sèrovar 4 b.
qui etait en France et dans d'autres pays le sérovar dommant. n'a plus corres-
pondu qu'a seulement 45 o,o des isolements. À notre connaissance, aucun
phenomene s1milaire n'a été constaté dans d'autres pays durant cette
période. L'observation de bouffées épidémiques causées par des souches du
sèrogroupe 1/2, plus nombreuses qu'auparavant, pourrait expliquer, tout au
moms partieliement, cette repartition peu habituelle. La caractérisation fine
des souches de L. monocytogenes responsables d'infections humaines ains1
que la centralisation des résultats apparaissent donc comme des éléments
essent•els de la surveillance de la listènose huma1ne à l'échelle nationale.
Auss1, conv1ent-il de souligner comb1en l'envol régulier au C.N.R. des
souches de L. monocytogenes isolées par les biologistes est fondamental
pour cette surveillance. Qu'ils en soient ici remerciés.
LITIERATURE CITEE
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0
~t.v.
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:..ur Ltmovstn
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La su,-\·E:illance èpidèmiologique de la listériose humaine est assurée en France -Nouveau-nes. 106 cas LCR 14. sang 43, !iq~ide gas!·iqCJe 71. :Teconium
;:Jôr ~n cer:ain nombre d'organismes parm1lequels figurent le Centre National ou selles. 41 La repar:itioc selon le sexe es~ lç sJ,vante sexe or.asculm 54.o•o,
de "iéference des Lister/a !CNL; et le CE: nt re National de Lysotypie et de Typage sexe féminin. ~6 o,a.
cno!ecu!ai,.e des Liste ria (IP) La fonction essentielle de ces deux laboratoires est -Souches reçues avec des mforrr.a!1or.s lf"'sufiisa'"~1es · 1.
d'assurer la caractérisation des souches deL. monoc(fogenes par l'rder-tifica-
tion et la determination du sérovar (CNL) et du phagovar (IP) Les ècf-,anges
La l.·stèiose de l'enfant et de l'adulte· 215 cas.
"·ebdomadaires de souches et d'mformatior.s entre les deux laboratoires
permettent donc une analyse régulière de l'évolution de cette infection. Linégale répart1tion des cas selon le sexe 'se x~ r:-.ascclin. 64 o.,, se x P. femi1w1
36 °·o) est conforme à celle des années passées {1, 2! Les tableaux c'""quc; s8
En 198g, mille six cent quatre-vingts souches de Listeria ont été adressées au
répartissent en mér.ingi:es et·ou méningo-encépr.alites isolées i'/.:l a,,) o•·
CNR L'origine de ces souches est la suivante· homme, 420 souches, animal,
70 souches, environnement, 4 7 souches; aliments et industrie alimentaire,
a
associE-es des septicém1es t2 3 o.(.} et er. sep~icémies isolees (4 7::-) ; e·; ln,·-
rai'1s les plus SO"Jvent re~rouvés sont les cancers, l'éthylisme, le~ ira1:r;rnents
989 souches Une souche prover;éit de l'alimentation animale et 1113 souches
immJnc-suppcesseurs, les greffes d'organes, les hémopathies et le d1JD€ie st
d'origi'1e non h~maine nous étaient adressées sans informations.
unE essociat1or listértose-SIDA o ét~ sig1alée dans 7 cas.
1. CARACTÉRISTIQUE DES SOUCHES Une soucfJe reçue sans a Jeun re,....seigner'ltnt n'a pt. é~re d2ssée dans aucune
des fo~mes cl1f'ic;ues prëcédemrnent ef1visagées.
1.1. Souches d'origine humaine
Dar ....,lles souches reçues, 416 ont été isolées en France en 1989, correspo~dant 1.2 Souches d'origine alimentaire
c:; ~ 16 ces de !:s!ériose, soit :.Jne augmentation de 7 °·: par rapport 51988. Tou~ es Parmi les souc>,es d'o•ig:ne non humaine ad,essèes au CNL en 1988. douze
les souches isolées appartiennent 6 l'espèce L monocytogenescorfirrr.an~ Jne cen! soixa!""1te on! pu ê~r€ é~udlees re~dant cc,rrw~e du fait que !es de:--~ees ai;-
"c"·,·elie fois que se ole cette espèce constitue un danger potentiel pour le santé r.--.ec.!aires font l'obJet de nombreux contrê>les da% noirE pays.
i)ubltque.
Ne seront co~sidèrées ici que les 95 7 souches. ac,essèes après 'solemenl ~
-Répartition géographique: ces souches ont été adressées des 23 •égions pa:i1r de prodJi~s destinës 2. !a co;.somma~ion hurr.c1r·f e~ pou :vues d';,- ·'u• ••1 }-
l·a~çaises et des DGM- TOM, les régions les plus peu;Jiées fournissant le plus a
tiens suffîsarJ~e~ quant leur OfiQine Leur dist~;b~tiOr selon !es esnècss ~:;1.
g•<;r,d nombce de cas. la S(;Îv:snte L. mo,.,ocytogenes ·627 souches. L. in noe ua ·2 7 5 Sûuch;:·.;, L see/ 1 -
- Répartition mensuelle: la répartition mensJelle globale des isolements se geri · 34 SO:.JChes, L. \velshirneri. 14 souches, L. iv·anov1i. 4 souches 81 1 CJfa~"·
ca•ac:érise pa• le pe:it nofTlbre de cas retrouvés pendant le pcemiertrimes:re de 1 souche. L. manocr1ogenes e1 L. /nnocua dt:-rne'Jrer.t tes espèce•} ·c~ ~~u,
:·2r-.~.ee. po'liculièrëment en jan\·ier et février. Deu) pics sppareissent l'ur. en héqJerr.'ilent ~encc·n~·êes dans les der·êes atime.,taires, comme cefd c~.il
avri!, mai, jutn, judle1 qui cu!n-1ine en juin et r·aJtrt en octobre et novembre. La auss; observé dans les a ut res pays.
courbe de distribution mensuelle des isolemr,nts d1ffère de celle observée en
1988. (Fig. 1).
Il. ANALYSE DES SÉROVARS
2.1. Souches d'origine humaine
Les sérovars 1 2 a. 1. 2 tet 4 b constituent à eux seuls 96 o,, des souches isoiês:'
(tableau 1).les autres serovar5 n'etant que très raremen~ rencontrés en av;·hu· ~
gie h J<r.aine Le sércvar 4 b, largement prédominant de;:JUis l'ouver\,_,r~ d•1: ;i'i.
en 1982, mais qui avait enregistré un ne: recul en 1988 ne représentan: o•us ~u·
a
4 5 °·t de la totalité des souches (2) contre 63 °~. en 1987 (1 ), remonte 64 o•c e:,
1989 Le sèro·,ar 1.'2 a qui représe:ntait 38D!c des souches en 1988 n'er, reor;O-
sente plus que 20 °·é en 1989.
-Répartition géographique des sérovars
La distributio~ gf>ographique des sérovars n'est pas homogène, variant d'une
a
région à l'aJtre Contrairement l'an passe, de nombreuses r8gions, une quli:-
Mols zaine au moins, ont des pourcentages d'isolement du sèrovar 4 b supérieur 6
Figure 1 60%.
Rer.ort•tion rnE:~sLJe!IE des sërova•s deL monocytogenes isolées en 1989 de 416 ca~ de
l15!e•;:J5E huma•ne.
-Répartition selon les formes cliniques: Centre Natio~.al de, Rëfërence de lrsotypie et de T}page- mo:écula;re des Lr:;i.~·-rë
La IJs:ériose foeto-maternel/e (femmes enceintes et nouveau-nés)· 200 cas. Laborato1re de Bacteriologre UFR dfo Médecine 1, r~e Gastor.-Veî[, 44035 Nante~. V'"CL~:.
•• CentrE "la~IQ;,al de Réfërence de l\'Sotypîe et de Typage- moiéc..rlaire d~:: L;.~r~u··
- f.!.ères Ou f~mmes enceintes: 93 cas. Sang 55, placenta· 62, prélèvement Département de- Bact~riologie et de tv'lycologie. lnstr1..rt Pss.teur, 25 rue du Ur.- f-.o~~
'ag,nal ou lochies: 15. 7 5015 Paris.
-369-
Tableau 1 Ill. ANALYSE DES LYSOVARS
t Vû 1U! IQn deS P0UfCEP1 ag&S deS dl~feret'ltS serO.\lBr$ de[. m~nOCyfOgf!neS iSOléeS dans leS 3.1. Souches d'origine humaine
cas dE:' 1!Sie'•(ISE: hurna1n~ er: 1987 \366 ca&), }988 (390 cas; e1 1989 ~416 cas).
51% des souches françaises d'origine humaine isulées en 1989 or,: é:é lysoty-
pables. ce pourcentage variant selon les sérovars: 1.'2 a: 7 3 °'o. 1. 2 b 2 7 O!o,
Sérovars 1987 1988 1989 4 b. 5oo;,,_ Le pourcer.tage to:al est respectivement inferieur de 6°': et de 15 Oie.
aux résultats de 1987 et de 1988 (1, 2). s'avé•ënt également ir,férieur à ceux
1 2a 22' ·38.5 20 übtenus pour les souches de mëme origine prc.venont. durant la mË:me période,
1 2b 13 15 12 des pays élrangers.
4b 63 45 64 Deux grands pjcs épidémiques ont été observes en 1989. principalement
hutres 2 1.5 4 causés:
-l'un, situÉ er.~re lo mi-mars et jUillet. Q".Jl s'es~ ca~actérisé:
• Pc.Jrcer,tage
1 i par l'émergence de souches du sérovar 2425:
Parmr le5 régions pour lesquelles un nombre suffisant de souches a étÉ isolé,
Les 15 ir.fections provoquées par les souches dé lys:-var 242 5 correspondaient
les pourcentages les plus élevés de sérovar 4 b se retrouvent en LangJedoc-
Roussillon (100%). Limousin (86 o•o). Alsace (7 5 °1c). Bourgogne (7 5 %) et Pro-
à des formes cliniques variées, dissémir.ees dans 12 départements différents.
Onze cas ont fait l'objet d'investigations épidémrologiques immédiates par la
vence-Alpes-Côte d'Azur (74 %). Toutefois ils sont bas pour le Centre (17 Dio) et
Direction Gênérale de la Sante et le Laboratoire National de la Santé. interroga-
pour Poitou-Charentes (180/o).
toire précis recherchant une transmission alimentaire avec anal1•ses cas
Pour certaines régions le pourcentage desérovar 4 b et ceux des autres sérovars témoins. Toutefois l'origine, possiblement commune de ces cas, puisque les
a
s'inversent totalement par rapport 1988. Il en est ainsi pour Bretagne (71;45). souches étaient identiques quant au sérovar et au lysovar n'a pu être mise en
Champagne (64;43). Haute-Normandie (75;18). lie-de-France (52/27). évidence en raison d'un cer:ain nombre d'éléments parmi lesquels large dis-
Limousin (86;37). Lorraine (71:43). Midi-Pyrénées r,67i43). Nord (69 38) et persion géographique. trop courte durée du pic épidémique. trop faible
Rhône-A!pes (67/48). Le pourcentage de sérovar 4 b reste bas en Pays de la nombre de cas (3).
Loire (42.'38) et continue de baisser en Poitou-Charentes (18 ·33) (figure 2).
21 l'éme•gence de souches du l1•sovar 1444-312:
Les infections causées par le lysovar 1444-312 ont été essentiellerrent retrou-
vées dans les regions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes.
3; enfin par une remarquable augmer.~a!Jon, d·~:-ant cet~e même période, du
nombre de cas de listériose, enregistrée a StrasboJrg 14). 14 cas entre le
30 mars et le 13 juillet. correspondant a 6-8 f0is :e nombre attendu er fonction
de5 observations concernant les années précédentes. Cette bouffee épidémi-
que s'est caractér!sêe par de~ souches de sëro\ars e~ de lysovârs tres vanées.
Ceci permet de penser que ces or.fections pourra1ent avoir dE>s origines drverses
e1 que t'appar;tion subi!e de ces divers cas en une courie p€riodE- pc.-..r~a1\ Ë1re
!1ee à un OL. plusie:.us facteurs prédisposar-1s nc·r. encore 1der:~~~és. hfpothf:se
vec~derr.ment av&n:ee par sc~wortz et al. 1 ,5),
-l'autre. sit.JE entre SeptEmbre et Décerr,bre. pa' des souches nor. !\'50!ypa-
bies :respor:sables pour CE s€rOvôr du fa1b!€- pourcer.iage dE SOuches :ysotypa-
bies en 1989).
3.2 Souches d'origine alimentaire
Les soJches de L:'stetië: provenant dE- denrées ali~er~a1·es sont !~·so!, ;:lees a fm
de cor.st~~uer une bônq;..~e de donnees im:-:'lE>d:a!emen! e).plo11ab:e foiS de
!'e;mergencE d'unE- bc...;HeE ép1démique. Ces SG..J.::hes son! égalemt-n! St 1 (>~eil·
lE-es afin de dê-~ecter l'éventuetle apparition r::r ~C·"Tlbre anormal cl:~ :juuci1es
ëppa'1enant à un lysovar précedemmen1 obsecce locs d'une ép1dé'""1. lou·ie-
fois. la confrontation des résul:ats de la 1\'sotypie deo souches d'origine airrnen-
taire avec ceu)· des souches d'originE h.Jrr.ainE ne peu1 a~porter d'elérr.en1s
signtf,catifs 8n dehors d'enquêtes eprdémiologiques.
•.:w 1;.-· .... , ·-t' ~ ,..,., • '
.. _ ·-..'tc";'>t •-1:, ..'\:.c ....,.+ts
E"- s~ . . •"fil"'' '•"' '•c.-r;'. ~ •• ~. : •• s CONCLUSION
:: .... ;~·'"'··t' l?',c S ·~ !0 •.;o.., ~· ~.,
-''•" -o., f •.,-~. ~.e ~.;·-!~~ Er. 1988. lz l:st~r1C'SE- humaine s'était caractérisée, en France par unE îrvers1on
o • ,': t• • e•rt
:~et tt--
d
de la répôr"1Î~tOr des sërcn.-ars des so~c~es .le sérova; 4 b ne ~eprês~:rtant
~
: ·• F :~"'!.' f []5&--:-~
~ :• r..., •.• ,
~t F: ':. :• ""'"'fS
0" :: .. r!us que 45 ~:.:!es rsc!e:ments Dès 1989,12 sitw"a~ior, oG1€-~ie •.He s'es~ ;-f!abtle,le
... ::1 .... ;,..:loc .Ao.~:s to~. sE-re;. ar .ll t correspo'ldar.1 a 64 °': des isvlemen~s contre 20 o: pou~ !e s.érc,ar
1 2 a La si~ ua: lon !ra~sr1oîremen1 observee er. 1~88 é~ait probabler.ent due à
la surve~Je de p!usiE>urs boJffèes é;:oidemiques ca;.:sees par des souches
Rë;-ar<,,1•vr reg•v.,ole d..: se~ovar 4t· je- L monoq'iog!:"ES ·~: ~.;::; da:--s t.. if .:as de '·E;er•cse 2t:·pa~enant au serovar 1 2 a.
1- ...,~ â-rf€- en ~ 989
L'ép,dt2ï-'io~ogie de la ::s~érios.e en F~ance, u~ilisar.: le :,2rovar et :e iy5ovar
cc.~mE: mo~'er, d'apprE-cta:ion, apparai! commE e~ên! ê>.t~Émerr.en! c..:.:-nplexe.
-Répartition mensuelle des sérovars: les ries des d'vers sérovars concor- O~servés a !'echellt :.at.orale, les pics quoiqùE: llis~~~th.~és sur prus1e..~.-s dépar-
jen1 avec ceu;.. de la distribu~ion généra•.e des isc'emer.ts e1 s:Jnt re~rc.uvés tt-r--~Ents apparat~Sênt !~tbu~aires de f'ët"Tïerge:,~e d'u'îe OU p!L.tSIEJ~S SOuChes
er avril. mai, juin, jJillet d'une për1 et en octobce. novembre d'a~tre ~art. • É-~.'ldèmiques )l, ~ôrd1~ qu'a !'échelle locale une bo.Jffée- pe;J! étre c~ ... sëE- par
'',gure 1). des souches t·ès d·~êJE-ntes comrne en tér."1oigr1e ce!!E dE- St:-asboJr; 4; Pd rm·
res sys!Emes assu:-ar1t la S;Jrved!ance de fa listÊ-"'•Ose dans drvers ;.ays, ce!u
2.2 Souches d'origine alimentaire d::>ni '10\JS dlsposo~.s en France est pa~iculiErerT"ent bien adapte al::s1 q._:'e,·
La repartition des sérova•s deL. monoc;1ogenes po"r les produ1ts cac nés. les :errGigne !'a.-.a!~·se des bc_;;Jtf€es epid~r1iques sur'\oen~es en 1989 Si Jn5 de
laits et les fror.-.ages est rappor.ée dans le tableau 2. L'étude de la répér':ition ces bSJv"Hée~ ava•t ê·.·ofué en ~me épidémie, d est éviden~ q~e cet!E dt:rr;,ëre
de~ sèrovars deL. monocytogenes montre q~e 70°: des souches appa:1rennent a~rai: pu ë:re ac,alysée dès son début.
au sérC)groupe 1 '2, contre seulement 14 °·( pour le sèrovar 4 b Le sérovar 3 ba
E!E retrouvé dans12 °·è· des isolements Le sérovar 1 2 c est le sÉrovar dom mant LITIÉRATURE CITÉE
retrouvé dans 42 °·(· des isolements.
[ 1) Espaze, E.P .. Rocourt. J, CoJrtieu, A.L.- La listériose en France en 1!iil ..
- Etude à partir des souches adressées au Centre National de Réi6
Table:au 2 renee. B.E.H.: 1989.12,46-47.
Pépâil it ior E:-rr pourcentages des sérc., a•s dE; 589 souches del mnnoc,-togf'nf"·s pre"~venant [2] Espaze. E.P .. Rocourt. J,, Cour:ieu, AL- La listériose en France en 19C
df p1::•duits arime"taires des!inés à la corsomr-.ation hurr;ame.
- Etude à partir des souches adressées au Centre National de RéM·
renee. B.E.H.: 1990, 1. 1-2.
Sérovars Produits carnés laits Fromages
[3] Lemagny, F., Rebière. 1., Rocourt, J., Hubert, 8.- Listériose humain:'
enquête épidémiologique de deux épisodes épidémiques en Franc:è.
91 souches 47 SQJC~es 451 so~ohes
en 1988 et 1989. B.E.H.: 1989, 38,162-163.
1 2a 38' 75 35
1 2b 5 13 21 [4] Rocourt, J. Espaze. E.P .. Mine k. R , Cati mel. 8 .. Hubert. 8 , Courlieu, A L.-
1 2c 43 2 8 Cluster of listeriosis isolates with different serovar and phagov;,::
3a 1 4 characteristics. Lâncet: 1989. 2. 1217-1218.
3b 16 [5] Sc~wartz, 8 .. H~;xter, D .. Broome. C.V .. Higbtower, AW .. Hirschhorn. R C.
3c 1 1 Porter, J D .• Ha 1•es. P S .. Sibb, W.F. Lorber, B .. Fa ris. D.G. -lnvesti!)a1io:·
4b 12 10 15 of an outbreak of listeriosis: new hypothesis for the etioloÇJy r.'
epidemie Listeria monocytogenes infections. J.!nfect Dis .. 1 989. 15''.
• P::• ..;rce~.toge 680 385.
-370-
Souches d'origine humaine Jan Fév t-l ar Av r Mai Jui Juil Ao~ Sep Oct Nov Déc
311 des souches reçues, ont eté isolées en France en 1990 · 309 souches de Mois
a
L. monocytogenes correspondent 309 ir>lections et 2 souches de Usteria
inn oc ua isolées d'un prèlè,ecr.ent vaginal et d' ~n méconium n'ont aucune (24 fois). les hémopathies (14 fois). le diabète (13 fois) et les gceffes d'o;·_
signification clinique. On observe donc une diminution de 25 °·( du nombre ga11es (12 fois). Une association listér'1ose-SIDA a été signalee 3 fois.
de cas par rapport a·,989 :~ = 41 6 ). 1\ n'y a pas d'explication évidente à cela,
a.;cun biais dans le recuei: des souches n·a,ant été observé et plus de Il semble que la diminution des cas répertoriés en 1990, par rapport 1989, a
400 souches ayant été, par ia suite, reç~es en i 991. correspondent essentiellement à une baisse des formes périnatale''
( 11 D contre 200), le nombre de formes de l'adult€ évoluant peu i 196 conlre
Réparûtion géographique 21 5). 3 fois il n'a pas éte' possible, faute de renseignements, de classer le~
cas dans l'une des formes cliniques envisagées.
Ces souches ont été ad.essees de 21 des régions françaises et des D.O.M.-
T.O.M. Les régions les plus ;:-·e~plées ont fourni. cette année encore, le plus Souches d'origine alimentaire
grand nombre de so~ches.
Les 1 036 souches étudiées en 1 990 par le C.N L rendent comp:e des nore-
breux contrôles dont font l'objet les denrées alimen:aices dans notre pAys
Répartition mensuelle
Ne seront considérées ici que 900 souches, adressées après isolement à
La répartition mensJelle glo~ale des isolements se caractérise par le petit par.ir de produits destinés à la consommation humaine pourvues d'inforrn;, ..
r•ombre de cas observés pt>r::!ant les 4 derniers mois de l'année. 2 pics ont tions suffisantes quant à leur origine. Ces souches appartierment 4 esp,~· a
été observés, l'un en janvier ·.25 cas) l'autre culminant en juin (22 cas). La ces, leur distribution est la suivante : L. monocytogenes : 620 souch~;c
co~rbe de distribution des isolements diffère de celle observée en 1989 L. innocua : 233 souches, L. seeligeri: 22 souches, L. welshimert: 26 so• ··
(fig. 1). ches. L. monocytogenes et L. innocua demeurent les espèces les pluG ·;ri.
quemment rencontrées dans les denrées alimentaires, comme cela est âtJ,;::·
Répartition selon les formes cliniques observé dans les autres pays depuis de nombreuses années.
La listériose fœto-maternefle (f~;mmes enceintes et ·nouveau-nés) : 11 0 cas.
ANALYSE DES SËROVARS
Mères ou femmes enceintes 54 cas. Sang : 27. placenta : 47, prélèvement
vagir,al ou lochies : 11. Souches d'origine humaine
No~veau-nès: 56 cas. L.C.R.: 7, sang· 20, liquide gastrique. 42, méconium Les sérovars 1/2a, 1/2b et 4b constituent à eux seuls 95% des soue hec
ou selles : 18. La répartitior. selon le sexe est la suiq;nte . sexe masculin : isolées, les autres sérovars n'étant que rarement rencontrés eP pathologi'
4 7 °·b, seAe féminin : 53 Ofo. humaine. Une nette modification de la répartition des sérovars est observé~
en 1990 par rapport à 1989 et 1988 : diminution du nombre de 1/2a p8r
La listériose de l'enfant et de l'adulte : 1 96 cas. rapport à 1 988 et diminution du nombre de 4b par rapport à 198S.
L'inégale répartition des cas selon le sexe (sexe masculin : 62,5 0/o, sexe
féminin: 37,5 °'è·) est conforme à celle des années passees [1]. Les tableaux
cliniques se répartissent en méningites et méningo-encéphalites isolées • Ce:ntr& national de référence des Listeria. Laboratoire de bactériologie, U.f.R. r!s
mE:decine, 1, rue Gaston-Veil, 44035 Nantes Cedex et Centre national de référenr...:r~
(27 %), ou associées à des septicémies (14 %). et en septicémies isolées de l)'sotypie et de !ypage moléculaire des Listeria.
(51 Dio). Les terrains les plus souvent communiqués sont les cancers •• Département de bactériologie et de mycologie, Institut Pasteur. 25, rue d~e
(46 fois). les traitements immuno-suppresseurs (29 fois), l'éthylisme Docteur-Roux, 75015 Paris.
- 371 -
ANNEXE Ill:
·REPUBLIQUE FRANÇAISE
NJ.NISTEIU~ MINl'GTERE MINlSTll:JUt
DE J.' ECONOMIE, E'!' DE L • AGRI CUJ}l'UIUï: DE LA SANTE ET DE
J>RR li'TNANCES l~'J' 1m LA 1~onwr l1' ACT lON HUMANITAl RE
* d'une PHl't
un lntel'J'og(~t.oil'f:t ùu patient sur seF:I habitudes
l~ll
fllintentail't.H·;, à l'alde dLI
quasLi(mnai.rc• envo~-é flUX DDASS a.u mois de .iuin
l'11ll(!flllon des médnoins ét.~:~ni appelée su1· la pJ•éc:islcw dorr: l'éponEïe~·
appo1·t.6es an co qui <!Oilccl'llC la. dél'I<HIIinat.ic.H1 dc~s. aJimcn1A; consommés, lcl!r
ntaJ·quo t!ummerclalc!, lem· prêscntAt..fon (préemballé ou 11 ÈI. la coupe'' ) 1 lo~
cool•donn6r~~J p1•éclacs du lieu d'achat, M!n d 10l'icntel' les il1vestlgat.ions dcb
deux 8lJLJ"'f~8 SCI'Vlt:OS COI'Wùl'tlé8 1
Il irnp<"Jl'tc lllll~ lP.s r.:eJ•vtecs de lt'l lJD ..\SS demandent. au pat..lent.. ou à lii~e
pJ•oches de coru;ül'V<n' les o.limcl'lt.s présents danl:l le réfrigél.'atcm• du domicile
et a.it.h·tmt.. Po.t..L(.mlion des médecin~ tJ•aitauls sm• la nécossilô de catte
consm·vat.ion.
Nous vous remeJ•ciohs de veille l' à une st.l'ict..o applic-ation d<~ ces
hu:tJ•uctions, donl la miao en plfl.r.r. 0~( itnm6dlat.~.
1-------
Le Directeur Général de la
;;..~·~-
( DOSS~ER MEDICA~ J
LISTERIOSE NON MATERNO·NEONATALE
Terrain
EthyH.smo (_) Hépatopathie (_) laquelle
Diabète {_) Insulinodépendant (__ )
Cancev, h~mopathia maligno {__ ) préciser :
Hâmodialyso ( __ )
LISTERIOSE MATERNO·NEONATALE
MER~ ~u FEMMME ENCIUNTE
Y-n-t-11 eu dee eign~r:J. ul:luiquoa 6voquanL une infection ? OUI (_) NON (_)
Si OUI. date des promi~rs signes cliniques : _/__ / __
Pr6ciao~ ces signoo t
NOUVEAU .. NE
NOM 1 Dato de naissance : __ /_/__ Sexe :
Rvol ut::f.nn J Décès (__ ) date: _l _l_ Ouér~ son (. .) lnconnuo (_)
S6quelles (__ ) p~éciser :
-377-
Ministère de la Santé ct de. /!Action Humanitaire
Laboratoire National de la Sam~ Epld~mlologfc, J rue Lncre.telle., 75015 PARIS Té/:(1) 48 28 28 69
Dlrcctlot~ Générale de la Sant4 Bur~au JC, 1 place Fontetwy~ 75007 PARIS Tél:(l) 46 62 45 50
·Avez-vous prJs récemment des médicamentn contre les maux d 1cstomac 1 OUJU NONU
Si OUI, lcsquols : ......... *.............................. .
Avez-vous pris des laxatifs depuis 2 moJs ? OUlU NONU Quand :
Avez-vous eu récemment de la fièvre U, une diarrhée U ?
Avez-vous effectué un séjour hors de votre département ? OUlU NONU Si OUI, Ucu: .............. ..
Date: ..../.... /.... Durée :.................. -. •.... ~ ..
--------------------- .. -····- .
ALIMENTATION PENDANT LE MOJS PRECEDANT LA DA1'E D ISOLEMENT
. 1
. ... ·- ····-·-
, ___
CIIARCUTERIE-POJSSONS-VIANDES
Consommation"' Conditionnement• MDtQmL Lieu d'achat
PATÉ (PROOSBZ lA vAlUtrrfi) 1
RILLBTIBS
CHIPOLATAS
CHAIR A SAUCISSE
SAUCISSES 1ypo STRASBOURG
c:'.Onsomméos aprèR cuiRRon U froides U
SAUMON FUME
AutreG POISSONS FUMES 1
Cl-lAIR DB CRABE, SURIMl 1
JAMUQN$tt~~< 1
POULET fréquence:_
PouJol entier U Poulet en morceaux ( culssc~> ou ailes ) U
Vous est-il arrivé de consommer le poulet un peu rosé? OUI U NON L)
OEUFS fréquence:_ consomm~tt crus U à 1~ coque U sur le plat U
pochés U omelette(. ) autre (. _) précJscz: ........... ..
Ueu d'acl1at :...... ~····~···············
, EAU EMBOUTEIJ.J,F.F. 011T (_) NON U Marque:
PRODUITS 4KME GAMM~ (Salade épluch~ prete à l'emploi; Carottes, Choux, C61cri ct Autres Crudit~
Jap6cs, Cll sachet. prêtc.~ à l'emploi) ouru NONU Sf oui, Marque!_ _ _~--------
.-
PLATS PREPARES (rayon charcuterie des supermarchés ou traiteur) ouru NON(__)
Si ouf, Lieu d'achat: -------~---------
PRODUITS LAITIERS
Consommation• Conditionnement Marquc(s) ot Lieu d'achat si cliff. habHttc.l
lAIT
LAIT CRU
CREMB FRAICHE
consommée crue
FROMAOES BlANCS
YOGHOURTS
DESSERTS à base de lait
FROMAGES
Jamais U rarement U
1 fois/sem U 3-4 fois/scn1 U tous les jours ( )
Mangez-vous les fromages: peu fait U moyennement fait U très fait U
Mangez-vous la croate do certains fromages? OUIU NONU
Lieu d'achat habJtuel :
Pouvez-vous cocher les fromages que vous vous souvenc?: avoir consomm6s dans le mois préœdant la maladk
CAMEMBERT U au lait pasteurisé (7~11 Frs) U au lait cru (12-20 Frs) U
Entourer les MARQUES consommées 1
Lanquetot Lcpetit · Vall6c Isigny sainte mère Le RusUque Charles VU ~seure
Chatelain Président Coeur de Lion Coeur de Nonnandic Paqucrcucs Bortrafld Le Médiéval
Ligueil Donbonmtc-Normnnd Bride) Le Racé Gault ct MUJau Le Saint Normand l.c Gille
L'Dtcndarà Nomumd Grand Terroir Marque spécifique au magasin (ex: FORZA à J>risunic), précisez: .......... .
RJ.RU D'AUVERGNE
BLEU DES CAUSSES
FOURME D'AMBERT
FOURME MONTBRISON 1
BLEU DB DRESSE 1
ROQUEFORT 1 _ ......
GOUDA
EDAM
BONBBL
MfMOI..BTTB
SAINT-PAULIN
TOME DE SAVOIE
PYRENEBS
COULOMMIERS
PONT J.'RVEQUE
CANTAL
CHAOURCE
MAROILLES
OOURSAULT
LIVAROT
SAINT-NECTAIRE
REBLOCHON
I{ACLE'ITB
I'OURB DB VAUDJER
MORRJRR
CHEVRE ~ 1 --~-------~-------
!:JREBIS _ )
rROMAOBS FONDUS __ 1
ANNEXE IV:
Epidémie de 1992.
Entre le 18 mars 1 992 et le 22 juin 1992, 90 souches de Listeria mono- Les médecins cliniciens ou biologistes qui auraient connaissance de cas de
cytogenes sérovar 4 B et lysovar 2389/2425/3274/2671/4 7/108/340 ont listérioses sont invités a le signaler :
été identifiées au sein des souches humaines adressées au Centre national - à la D.D.A.S.S. de leur département;
de référence des Listeria (fig. 1 ). Ces souches ont toutes le même sérovar - à la D.G.S., Bureau des maladies transmissibles, Dr A. Lepautre.
4 8.11 s'agit d'une augmentation anormalement élevée de ces souches, puis- Tél. : (1) 46 62 45 50;
que seulement 1 5 souches de ce type avaient été enregistrées chaque année - au Laboratoire national de la Santé, Dr V. Goulet.
entre 1987 et 1990. Dans l'état actuel des connaissances, il s'agit de la plus Tél. : (1) 48 28 28 69.
importante bouffée épidémique enregistrée en France depuis 1987.
Enfin, les souches doivent être envoyées au Centre national de références
Cette épidémie se caractérise par une proportion relativement faible de cas des Listeria, Laboratoire de bactériologie de la Faculté de médecine de
fœto-maternels : 29%, habituellement les cas fœto-maternels représentent Nantes ('"'').
la moitié des formes cliniques). Ces listérioses ont entraîné 20 décès dont
1 7 adultes et 3 nouveau-nés, et 5 avortements.
La répartition géographique des cas est assez large, 42 départements étant
pour l'instant impliqués (carte 1 ).
PRÉVENTION DE LA LISTÉRIOSE D'ORIGINE ALIMENTAIRE
Ce lysovar particulier a déjà été incriminé dans des phénomènes épidé-
Particulièrement pour les personnes à risque
miques:
(femmes enceintes, personnes âgées ou immunodéprimées)
en Suisse (1983-1987), épidémie due au vacherin Mont d'Or;
- en Californie (1 985). épidémie due à un fromage de type mexicain; Q) Eviter les fromages à pâte molle ou persillée et les bleus ; ne pas en consommer
- au Danemark (1987), origine alimentaire non identifiée. la croûte.
Bien que ce lysovar ait été impliqué à 3 reprises dans des phénomènes épi- Œ> Cuire soigneusement les aliments d'origine animale.
démiques le niveau de sa virulence est varié.
@ Laver soigneusement les légumes crus et les herbes aromatiques.
D'un point de vue analytique, la concentration des cas dans le temps, et dans
une moindre mesure dans l'espace, et le fait que les souches soient toutes du @) Éviter la consommation de lait cru {non pasteurisé) ou d'aliments au lait cru.
même lysovar suggèrent fortement une origine alimentaire commune. Les ® Les restes alimentaires ou les plats cuisinés devraient être réchauffés soigneu·
aliments les plus souvent incriminés dans l'apparition d'épidémies de listé- sement avant consommation.
rioses d'origine alimentaire sont les fromages à pâte molle, en particulier les ® Conserver les viandes non cuites séparément des légumes et des aliments cuits ou
fromages au lait cru, les pâtés et rillettes, la viande hachée et les produits de prêts à être consommés.
la quatrième gamme (légumes crus prêts à l'emploi et vendus sous vide).
([) Se laver les mains. nettoyer couteaux et planches à découper après la manipulation
L'enquête alimentaire des cas signalés par le C.N.R. a été entreprise, d'aliments non cuits.
58 patients ont été interrogés. Les témoins appariés sur une pathologie
sous-jacente éventuelle, l'âge et le lieu d'habitation, sont interrogés dans un
deuxième temps. Des recherches microbiologiques sur les aliments conser-
vés dans le réfrigérateur des cas récents ont également été entreprises.
L'importance de cette bouffée épidémique et la gravité de la listériose (la
létalité de l'affection est de 22% à 33 %) incitent à tout mettre en œuvre D.G.S., Bureau des maladies transmissibles.
Centre national de référence de lysotypies des Lister/a, Institut Pasteur, Paris.
pour stopper cette épidémie, d'une part en insistant sur les règles hygiène- Laboratoire national de la Santé, Unité épidémiologie.
diététiques (cf. recommandations ci-jointes), en particulier auprès des per- C.N.R. des Listeria, Laboratoire de bactériologie, Faculté de médecine. Hôtel-
sonnes a risque, d'autre part en améliorant le recensement des cas. Dieu, place Alexis-Ricordeau, 44035 Nantes Cedex.
Répartition géographique des souches épidémiques Distribution hebdomadaire des souches épidémiques
adressées au CNR (15/3-22/6) de L. monocytogènes
Nb de soucfles
Hol'tbrl! de souches 10 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
n
: :~
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'1
2 - 3
4 - 6
12 -
.'
'-
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~ ~ 8
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2.
J1 J3 JS F2 F4
J:1 J4 M2 A2 .M A!S/M1U2 113 M4 MS Jl J2
FI F3 Ml M3 Al A3
•: donnée• provisoires
-381 -
A cette date. 173 malades ont été recenses chez lesquels la souche épidé- Figure 2. - Distribution hebdomadaire des cas de listériose
mJologique deL. monocytogenes a ete isolée. On compte a ce jour 55 cas de [Lysovar épidémique] (L.N.S .. 1 3 août 1992)
forme materna-néonatale, soit 32 Ofo, les autres cas etant des formes non
materna-néonatales. 40 déces ont été signalés dont 5 nouveau-nés.
1 2 avortements ont été notifiés.
Parmi les 118 cas de forme non materna-néonatale on a retrouvé 73 fois la
not1on d'un terrain favorisant l'immunodépression.
-
Le tableau suivant donne la répartition en fonct1on de l'âge (précisé dans
117 cas) et l'existence ou non d'une immunodépression.
_L.l.ulll :hl1Ill.~--
Nombre de cas total . 58 59 117 - 1 1
'--=---•=--.
Cas avec terrain tavonsant .. 36 37 73
Deces .... 11 (30.6 %1 17 145,9 o/o) 28 (38.4 %)
--
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Source lnstttut Pasteur.
La f1gure 2 montre la distribution hebdomadaire des formes épidémiques Plus dr 1 000 prelevements al1menta~res ont été réalisés par les D.S.V. entre
materne-néonatales et autres. le 29 juin et le 28 juillet 1992; 1 500 établissements de produits laitiers sont
contrôles regulierement et 400 autres l'ont été depuis le début de l'épidémie.
Enfin. on trouvera une répartition géographique des cas de listériose épidé- A la date du 4 août. les d~rect1ons de la Répression des fraudes avaient déja
mique par département (fig. 3); à noter un prem1er cas épidémique en Gua- prélevé et examiné 650 échantillons alimentaires provenant des magasms
deloupe. où se fourntssent habituellement les malades.
L'angine de l'épidémie n'a pu encore étre mise en évidence. mais la multipli-
cation des prélèvements devrait aboutir â des orientations plus prèctses.
L'enquéte se poursuit, en etroite collaboration avec les services concernés :
Il semblerait que nous assJstJons a une diminution du nombre de cas décla-
- au niveau central : D.G.S. et L.N.S., Direction générale de l'Alimentation et
rés chaque semaine; cependant, il convient d'étre vigilants. Rappelons l'im-
Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répres-
portance de s1gnaler immédiatement à la D.D.A.S.S. du département tout
sion des fraudes; nouveau cas identifié par les services de bactériologie et d'adresser en
- sur le terrain : D.D.A.S.S., Directions des services vétérinaires et de la urgence les souches pour lysotyp1e à l'Institut Pasteur de Paris, seule certi-
Répression des fraudes. tude du caractère épidémique.
La m1se en place dans chaque département d'une cellule d'interventiOn
Les services de l'Institut Pasteur assurent les analyses bactériologiques regroupant les services des trots ministères concernés et placée sous l'auto-
(:ysotypie) des prélèvements humains et alimentaires (après isolement par nié du préfet, montre. s'il en était besoin, l'intérét que portent les pouvoirs
les laboratoires regionaux, pour les prelevements alimentaires). publics à identifier l'origine de cette épidémie.
-382-
5 décès + 12 avortements.
AllTRES....E.O. : 125 cas dont 74 cas pour lesquels îl existe la notion d'un terrain
favorisant l'immunodépression
62 MENINGITES ou MENINGOENCEPHALITES
(souche isolée dans le liquide céphalo-rachidien)
ENQUETE CAStrEMOlNS :
18 LNS 20100/92
J,.
16
m3 Autres forrnes
14
• Formes Malerno-néonala/es
12
10 w
OJ
_f!,.
0+---~
.1- 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Il 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 . 22 23 24 25 . 26 Zl 28 29 30 31 32 33
janvler février mars avril mai juin juillet août
-385-
:Jirec~sment ou indirec!t?:T•ent ces cas de lis~&~iose ont entraîné 50 décès. LE POINT SUR LES INVESTIGATIONS
~ déci:-s et 13 ëvortements parmi les formes .~a~erno-néonatales. 45 décès
:.hez f'58'"Jite. Les fvïmes rr.aterno- nÉ-ona!ales représer.!ent 31 o.c. des cas L 'enquëte cas-té.rnoins
jepc;is le début de l'épid~mie. Parmi les cas adultes. 9C (60 D·é) avaient un
8rr&;n favorisënt J'imrTl~nodé;::ressîon. a
À !'heure actc;elle (9 se~:e,..bre). le ou !es ;:>roduits l'origir.e de la contam:-
na!;on n'ont pas été re~roi.Jvês, rr:ais les ~ésul~ats de l'ee~q...rê!e perme:1en·~
73 C::-partE-:r.ents dont fa GuaCelc-...;pe, ont eu au moins un cas de listériose
déjà d'o·ien:er les re:herches.
;;:-ide"'iq~e depuis le 18 !T.ars bien qu'il n'y ait pas de regroupement spatial
:~air des cas, certaines régicns comme la rÉgion Rhône- Alpt;s, ~'Alsace, et le L'analyse des questionr.arres de l'enquête ces-téfTloins ;plüs des 3.'4 de<:
jmo·..;sin ont une incidence partic~tièrement élevée (fig. 2). pet•ents ont été interrogés actuellement) ne met pas en é,·idence de
d1Hérence significative de consomrnatior. alimer~aire entre les pa~ients et les
FigJre 2. - Incidence des cas de listériose de souche épidémique témoins, /'enquête alirr.en~aire pe~me! cependant de constater qJe seuls
(au 3 septembre 1 992) certains produits, tels que le jambon cwit, sont con&cmmés par plus de 50%
-
des malades.
inc.id, /J ~illien Plusieurs hypothèses permettraient d'e>pliquer l'absence de di7férenc''
observée en~re les patients et les ~émoins :
o. 0 - z D - le produit fait partie des aliments pour lesquels les patien:s ne savent po;;
2.! - 4 CJ
4.1
1.1
- '
!1.1
Z7ZI préciser les marques consommées (un camembert ou un pâté à la coupe par
exemple), dans ce cas les résultats de l'analyse sont biaisés car le question-
naire ne mesure pas réellement l'exposition au risque;
- plusieurs produits différents sont à l'origine des contaminations des
patients. Dans ce cas il existe probablement un lien entre ces ditféren~~
produits. Le point commun entre ditfé.rents aliments peut être un produic·
adjuvant (emballage, gelée ... ) qui se retrouve dans plusieurs alime~ts dil1{.-
û
rents. il peu: être une contamination croisée des aliments dans les rayons ~
la coupe des rr.agesins. une introductioc de le souche épidémique chez pk-
sieurs producteurs à partir d'un point commun. Toutes ces hypotheses sont
possibles. et c'est l'analyse minutreuse des résultats des enquêtes rnicroblo-
... loç;iques qui permettra d'en retenir certaines plutôt que d'autres .
)nsornmait tout les matins du jambon cuit fabriqué par un pet1t producteur mr~ee par la souche épidémique de Listeria monocvtogenes. Il s'agissait de
cal. Ce jambon distribué localement ne peut pas être à l'origine de la conta- ~-rodu•tS de cr.arcuterre pour la plupart (pàlé, ,ambon C.Jit) mars auSSI de
ination des autres cas épidémiques L'entreprise a néanrnoins été fermée. fr(>ma-ges.
H ailleurs les services vétérrnaires ont effectue des prélèvements systéma- Ces pr.:•dûit> de provenance différer,te on1 èté retrouvés contarr.1cés par la
;ues dans les rntreprises productrrces de frornage et de charcuterie (B.E.H. souche epidemique dans 5 rayons de vente La cor.tamication croiséé de ces
33. 1992). Bien que la présence de Listt:ria monoC)1ogenes ait été retrou- a:m1EP~S lors de leur manipula!1on dans le rr.ag:asin t-st ~~c,t.at;!e .::u mc.1ns
,e dans près de 10 °t des entceprises. 5 souches de Listeria provenant de ~~ur .J'"'·E pë:tle des produits Ces pre:mie:rs rèst.:l~ats s'1/s r.e per:'""·ë~~ent pas
produits cilférents, sur 695 (0.7 °'ol. apparter.aient a la souche épidé- de pre"dre de~. mesures d'ir.terd1C~1on vis·il-~··rs d'un pr~·duit cr.~ cor.d~lt a
ique. Cet:e proportion est iderr!ique celle qur était observée dans les a réaliser .Jn€ serie dE: p~élèvements chez IE:S f;:;brican~s des prodJI!S oU une
.nées precE'dentes pour cette mtme souche de Listeria monocytogenes. souche de Liste:iâ éptdf:m1que a été retrouvee Les prerr•ers résuf~ats com~
~s 5 souches provenaient de 3 fromages différents qui n'étaient distribués muniq...~es par les services vétérinaires sont nega~lfs, mais toutes les ar.alyses
re localement. n'ont pas encore été réalisées actuellement.
s ar.al 1•ses réalisées à la distribution (1 400 prélèvements et 965 analyses Les précautions alimentaires (B.E.H n° 33_. 1 992) des:inées aux ferr-rnes en-
alisées) sur les produits habituellement consommés par les malades ont ceintes. aux patients immunodeprimes et aux pecsonnes âgees sor.t toujours
rmis de retrouver une Listeria monocytogenes dans 231 prélèvements c'actualite. De plus il faùt recomrrander d'é\•ite' les prod ..lits de c~.arcuterie
4 D.é des prélèvements analysés). Une trentaine de produits était conta- consommés sans cuisson et achetés à la coupe, y compris le jâr.bon cuit.
-386-
1. INTRODUCTION [D.G.A.L.]). Les médecins des D.D.A.S.S. étaient chargés de mener une
enquête cas-témoins, les vétérinaires des D.S.V. d'effectuer des prélève-
Fin mai 1992, le Centre national de référence de lysotypie des Listeria (insti- ments a1; niveau des réfrigérateurs des malades et les agents D.D.C.C.R.F.
tut Pasteur) a détecté une augmentation anormale de cas humains causée d'effectuer les prélèvements au niveau de la distribution dans les établisse-
par une souche unique de Listeria monocytogenes (sérotype 4b, lysovar ments ou s'approvisionnaient les malades. Parallèlement, la D.G.A.L. et la
2389/2425/327 4/26 71/4 7/1 08/340). Des que l'épidémie a été confirmée, D.G.C.C.R.F. avaient demande de renforcer les contrôles dans les entreprises
les pouvoirs publics ont alerté le corps médical en leur recommandant de dif- de production et de distribution.
fuser les mesures de prévention pour les personnes à risque (B.E.H. n° 25).
Les données sur cette épidémie ainsi que les recommandations ont été Figure 2. - Épidémie de listériose en Francè
périodiquement réactualisées (B.EH. nos 33 et 38). Incidence par million d'habitants
18 -
i
16 -
,,...:
1
12 ~
10 l Étape
1
+
.
8
i L'objectif de l'enquête cas-témoin était de rechercher une association entre
6 T
la consommation d'un aliment et la maladie. Pour chaque malade, 2 témoins
"
1
étaient appariés sur le terrain (grossesse, cancer, diabète ... ), le lieu d'habita-
1
tion, l'âge, et le sexe. Ne disposant pas d'emblée d'éléments d'orientation, le
2 + champ d'investigation était très large. Le questionnaire a été élaboré en pre-
1
nant en compte tous les produits pouvant être le véhicule de cette épidémie
Jan.92 fév jutl1 juiJ août s.ect oct déc Jan.93 c'est-à-dire essentiellement les produits laitiers et carnés. 228 malades ont
été interrogés (soit 82 %) et 324 témoins. L'interrogatoire n'a pu être mené
Dans 92 cas (33 %), il s'agissait d'une femme enceinte ou d'un nouveau-né. auprès de certains malades dans le coma ou décédés. Pour la plupart des
22 femmes ont eu un avortement. Sur les 73 nouveau-nés (3 grossesses produits, il a été impossible de connaître les marques achetées par les
gémellaires). 7 sont décédés, soit un taux de létalité de 9,6 %. malades.
Parmi les 187 autres cas (5 enfants et 182 adultes), 61 %avait une patholo- L'enquête a été complète dans 144 cas (interrogatoire du malade et de
gie sous-jacente connue. Des signes de méningite ont été signalés pour 2 témoins). Les taux de consommation de ces 144 malades ne différant pas
53% des cas. La létalité a été beaucoup plus forte chez les malades fragilisés de ceux obtenus chez les 228 malades, l'analyse statistique a été effectuée
(36 %i que chez les autres ( 18 %). Au total, cette épidémie aura entraîné sur ces 144 triplets (ta bi. 1 ). Elle n'a pu identifier, de faç:on significative, d'ali-
directement ou indirectement 63 décès et 22 avortements. ments consommés plus fréquemment par les malades que les témoins. Tou-
Les cas étaient répartis dans 79 départements métropolitains (fig. 2) avec tefois, la proportion de personnes ayant consommé de la charcuterie était
une prédominance dans les régions Limousin, Alsace et Rhône- Alpes. Cette
dispersion des cas a compliqué l'enquête et a nécessité la mise en place d'un
Réseau de Santé publique lhôpilal national de Saint-Maurice.
dispositif exceptionnel. •• Direct1on générale de la Santë.
Institut Pasteur (Paris).
2.2. Enquête cas-témoin Faculté de médecine (Nantes). \
Direction générale de !'alimentation.
Le dispositif était basé sur la collaboration des services extérieurs de Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la
3 ministères (Santé [D.G.S.], Consommation [D.G.C.C.R.F.], Agriculture répression des fraudes.
-387-
Tableau 1. - Enquête cas-témoin 1 stade de la distribution. Les souches de Listeria monocytogenes isolées à
partir des prélèvements de langue de porc en gelée ont le même profil
Analyse statistique (cas appariés) génomique que 93 % des souches humaines du lysovar épidémique.
Au cours de l'enquête, la souche épidémique a été isolée sur différents ali-
Malades Témoins M1ntai-Hznzel ments vendus dans un même rayon de vente à la coupe ainsi que sur des
n= 144 n = 288 p ustensiles servant à trancher ces produits. Ceci suggère la possibilité de
contamination croisée entre différents produits vendus dans le même rayon.
o/o o/o
Les malades ont donc pu se contaminer en ingérant soit des produits conta-
Charcuterie .. . ... . . .. 97,9 94,8 0,26 minés à la production, soit des produits secondairement contaminés lors de
Charcuterie à la coupe . . . . . . .. 89,5 84,7 0,17 manipulation à la distribution.
Pâte . . . . . . . . ... . . . . . .. 63,2 54,2 0,07
Rillettes. . . . ... .. 26,6 27.1 0,91 3. MESURES DE PRÉVENTION MISES EN ŒUVRE DANS LE CADRE
Jambon. . . . .. . . .. 92,3 90,6 0,56 DE CElTE ÉPIDÉMIE
Fromage . . . . ... 93,8 94,1 0,58 Des recommandations d'hygiène alimentaire tenant compte des résultats de
Pâte molle, croûte fleurie. .. 70,1 80,9 0,02 cette investigation ont été diffusées, à plusieurs reprises, à l'attention des
Pàte molle, croûte lavée .... .. 21,5 26,4 0.26 consommateurs à risque. De la même façon, les organisations profession-
Pâte pressée non cuite . . .. .. 42,4 38,5 0,44 nelles des différents secteurs de la production et de la distribution ont été
Pâta pressée cuite. . . . .. 79,2 82,6 0,38 alertés sur le risque « Listeria » et sur la nécessité de le prendre en compte
Pâte persillée . . . . .. .. 43,8 51,0 0,15 dans le cadre de leurs auto-contrôles. Ainsi, plus de 2 000 établissements
laitiers et plus de 1 000 établissements de charcuterie ont fait l'objet d'in-
plus élevée chez les malades que chez les témoins alors que les témoins vestigations poussées (révision des plans d'hygiène, validation des procédés
étaient plus fréquemment des consommateurs de fromage. Les résultats de de fabrication). Les D.D.C.C.R.F. ont opéré 800 interventions dans les centres
cette enquête cas-témoin n'ont pas permis d'incriminer un aliment particu- de distribution. À cette occasion, les bonnes pratiques d'hygiène dans les
lier mais ont permis d'orienter l'enquête vers les produits de charcuterie. rayons à la coupe ont été rappelées aux responsables des magasins.
Étape 2 4. CONCLUSION
La souche épidémique a été isolée dans plusieurs aliments prélevés à la Malgré la dispersion géographique de l'épidémie, l'alerte a pu être donnée
distribution. Il s'agissait principalement de produits de charcuterie vendus à grâce à la sensibilié du système de surveillance. Cela a permis aux pouvoirs
la coupe. Devant les résultats de l'enquête cas-témoin et ceux de l'enquête publics de mettre rapidement au point un dispositif d'investigation et
microbiologique, un nouvel interrogatoire des cas et des témoins a été d'émettre des recommandations auprès de la population à risque. Grâce à la
effectué. mobilisation des différents partenaires en particulier (es médecins de
Un interrogatoire, basé sur une liste détaillée de tous les produits de charcu- D.D.A.S.S., les vétérinaires des D.S.V. et les agents des D.D.C.C.R.F ..
terie pouvant être tranchés à l'étal, a été mené chez 140 malades et l'enquête a pu aboutir à la maîtrise de cette épidémie. L'enquête cas-témoin
164 témoins. Le pourcentage de malades consommant de la langue en gelée a montré son efficacité en identifiant un produit suspect d'être à l'origine de
(46,5 %) était significativement plus élevé que celui des témoins (8,4 %). près de la moitié des cas de cette épidémie. Les prélèvements effectués dans
L'association épidémiologique entre listériose et consommation de langue des magasins identifiés par l'interrogatoire des malades ont été décisifs dans
de porc en gelée, est élevée (Odds ratio: 9,2; I.C.: 3,8-22.4). Cette associa- cette enquête. En repérant les produits contaminés à la distribution, ils ont
tion est plus forte dans le groupe des femmes enceintes (tabl. 2). L'analyse perm.is de prendre des mesures à la production. Ces mesures ont dû être
des résultats au cours du temps met en évidence une association entre déterminantes puisque depuis leur mi~e en œuvre, l'épidémie s'est arrêtée.
consommation de langue en gelée et infection avec la souche épidémique de Pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise et pour limiter les cas spo-
Listeria monocytogenes pendant toute la durée de l'épidémie. radiques, il faut que le « risque Lister/a" soit pris en compte par les produc-
teurs de façon permanente en mettant en place au sein de leur entreprise des
Tableau 2. - Enquête cas-témoin 2 systèmes de contrôle efficaces. Les distributeurs doivent veiller à ce que
l'hygiène des rayons à la coupe soit revue en tenant compte du risque de
Analyse stratifilie selon la forme de listériose contamination croisée. Le consommateur doit lui aussi veiller à respecter
quelques règles d'hygiène élémentaire en évitant la contamination des ali-
langue de porc Man toi· Odds ratio ments entre eux dans le réfrigérateur et en évitant de conserver longtemps
en gelée Hznzel avec appariement des aliments qui seront consommés sans recuisson ultérieure. Même en
dehors d'un contexte épidémique, le risque de listériose sporadique
Malades Tâmoins p O.R. I.C. demeure, aussi il est souhaitable que les personnes à risque continuent de
suivre ies recommandations émises par le ministère de la Santé (tabl. 3).
N o/o N %
Forme maternelle/néonatale .... 60 60.0 82 6.1 < 0.00001 16.8 (3,8-73.7) Tableau 3. - Recommandations pour la prévention
Autres formes : des cas de listériose chez les femmes enceintes,
Total . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 37.5 82 11.0 < 0.0001 5 (1.6·15.9) les patients immunodéprimés et les personnes âgées
Sans pathologie saus-jacente . ... 44 50.0 52 9,6 < 0.0001 9.5 (2.1·45.01
Avec pathologie sous-jacente . ... 36 22.2 30 13.3 0.35 1.4 (0.2·1 0.01
• Pour les achats de produits de charcuterie consommés en l'état {pâté,
rillettes. produits an gelée. jambon ... ) preferer las produits preamballes
2.3. Prélèvements alimentaires aux produits vendus a
la coupe; si ces produits sont achetés a la coupe,
ils devront être consommés rapidement après leur achat.
Dans le cadre de cette investigation, plus de 1 2 000 souches de Usteria • Êviter la consommation de lait cru et de produits a base de lait cru.
monocytogenes ont été isolées dans les aliments. Toutes ces souches ont été • Cuire soigneusement les aliments crus d'origine animale.
adressées à l'Institut Pasteur pour lysotypie. 203 aliments contaminés par le
• Laver soigneusement les légumes crus et les herbes aromatiques.
lysovar épidémique ont été ainsi identifiés. Il s'agissait principalement de
jambons, pâtés, produits en gelée et de quelques fromages. Une sensibilisa- • Les restes alimentaires et les plats cuisinés doivent ëtre r8chauHâs
soigneusement avant consommation immediate.
tion de l'ensemble des professionnels concernés (producteurs et distribu-
• Conserver les aliments crus (viande, IBgumes, etc.) séparément des
teurs) a été réalisée à plusieurs reprises au cours de l'enquête. Une investiga-
aliments cuits. ou prêts à être consommés.
tion a été faite chez tous les fabricants de produits où la souche épidémique
• Se laver les mains. nettoyer les ustensiles de cuisine après la manipulation
a été retrouvée. Dans ces établissements, les procédés de fabrication ont été d'aliments non cuits.
revus et des mesures de désinfection ont été prises.
• Nettoyer fréquemment (2 fois par mois), et dêsinfecter ensuite avec
La langue de porc en gelée faisait partie des produits contaminés par la de l'eau javellisée votre réfrigérateur.
souche du lysovar épidémique, avec un niveau de contamination élevé au
-388-
ANNEXE V:
DOMAINE D'UTILISATION
Les sérums anti-Listeria 0 Types 1, 4 et Poly sont recommandés
pour 1 'identification de Listeria monocytogenes par la technique
d'agglutination sur lame et en tube.
Les anticorps fluorescents Listeria Poly sont utilisés en
technique directe d'immunofluorescence, pour 1 'identification de
Listeria monocytogenes, de sérotypes 1 ou 4. Ces conjugués
permettent la détection des Listeria dans 98% des cas.
RESUME/PRINCIPE OU TEST
Dès 1910, Helphers pensait que L.monocytogenes pouvait être
pathogène pour 1 'animal [1]. En 1924, Murray, Webb et Swann [2]
confirmèrent cette observation. En 1929, Nyfeldt isola
L.monocytogenes chez 1 'homme et la listériose est encore
considérée comme la dernière infection humaine reconnue [3]. De
nombreuses infections à Listeria étaient alors attribuées à
d'autres microorganismes. Des échantillons contenant Listeria
monocytogenes étaient souvent considérés comme négatifs et quand
une croissance était observée, elle était, en général, attribuée
à des contaminants du laboratoire.
Gray [4] constata que, chez 1 'animal comme chez l'homme, les
listérioses se manifestaient sous différentes formes, telles que
les méningites, les septicémies, les bactériémies, les
avortements, les endocardites et les conjonctivites. Winn, Cherry
et King [5] notèrent une augmentation du nombre de cas de
listérioses recensés, simultanément à la mise en évidence de la
pathogénicité potentielle de L.monocytogenes. Selon Hood [6], i 1
est important que les laboratoires restent vigilants concernant
ces infections.
"
Les Listeria sont de petits bacilles mobiles, à Gram positif,
asporulés et non~capsulés. Leur mobilité est plus prononcée à
+20"C. Ce sont des germes microaérophiles qui par conséquent, se
développent mieux sous une tension réduite en oxygène. Listeria
monocytogenes a été retrouvée chez la plupart des animaux à sang
chaud (domestiques ou sauvages), 1ors d'états infectieux ou
asymptomatiques. Les Listeria sont largement répandues dans la
nature [7]. L'identification des Lister-ia repose sur leur
isolement, leur caractérisation biochimique suivie d'une
confirmation sérologique.
-389-
Echantillons cliniques
1
·U
Faire macérer dans
un bouillon tryptosé
Nitrate Catalase +
M.R. généralement + Gélatine -
VP + Amidon
Indole - Uréase
Macrotechnique en tube
1. Réaliser une culture de l'échantillon à tester dans un
bouillon ou sur une gélose tryptosée.
2. Faire une suspension du m1croorganisme à tester dans du tampon
déshydraté IF pH 7,2 réhydraté et contenant 0,3% de
formaldéhyde.
3. Ajuster à une densité approchant celle d'une solution de
Sulfate de Barium standardisée n"3 de McFarland.
Technique rapide sur lame
1. Réaliser une culture de 1 'échantillon à tester dans un
bouillon ou sur une gélose tryptosée.
2. Faire une suspension du microorganisme à tester dans du tampon
déshydraté IF pH 7,2.
3. Chauffer cette suspension à ao·c au bain-marie pendant 1
heure. ·
4. Centrifuger la suspension et éliminer grossièrement le
surnageant.
5. Remettre en suspension les microorganismes dans le
surnageant résiduel.
-393-
Résultats
Le contrôle négatif (tube 9) ne doit pas donner d'agglutination.
Dans le cas contraire, 1 'antigène n'est pas satisfaisant. Avec le
sérum anti-Listéria 0, aucune agglutination ne doit être observée
pour des dilutions supérieures au 1/640.
B) Test rapide sur lame
Matériel fourni
- Sérums Anti-Listeria 0 Types 1,4 et Poly
-Antigènes Listeria 0 Types 1 et 4 (pour test sur lame)
-Tampon déshydraté IF pH 7,2
Matériel nécessaire mais non fourni
- Lame en verre
- Compte-gouttes
- Bain-marie à 80"C
Technique
1. Mélanger 1 goutte de la suspension de microorganismes chauffée
avec 1 goutte d'antisérum dilué au 1/20 dans une solution
saline, sur une lame en verre et agiter pendant 1 à 2 minutes
en exerçant un mouvement d'avant en arrière.
2. De même, mélanger sur une lame de verre, 1 goutte de la
suspension de bactéries avec 1 goutte de tampon contenant 0,3%
de formaldéhyde. Mélanger pendant 1 à 2 minutes. Lire
1 'agglutination.
ContrOle
Contrôle positif Sérum anti-Listeria 0 avec l'antigène
correspondant sur lame.
Contrôle négatif Tampon phosphate IF pH 7,2 contenant 0,3% de
formaldéhyde, avec 1 goutte de la suspension
de microorganismes.
Résultats
La suspension de bactéries dans le tampon ne doit pas donner
d'agglutination alors qu'avec l'antisérum correspondant, une
agglutination doit être observée.
TECHNIQUE DIRECTE D'IMMUNOFLUORESCENCE
La technique directe d'immunofluorescence peut se réaliser à
partir de frottis tissulaires, de cultures isolées, de liquide
céphalorachidien, ou de méconium.
Dans le cas d'un frottis tissulaire, il est recommandé de colorer
les lames avec du Noir d'Eriochrome.
-395-
Matériel fourni
- Anticorps fluorescents Listeria 0 Poly
- Milieu de montage
- Tampon déshydraté IF pH 7,2
- Anti-globuline fluorescente de lapin
- Noir d'Eriochrome
Matériel nécessaire mais non fourni
- Lames de microscope
- Bâtonnets applicateurs
- Chambre humide
- Papier buvard
- Lamelles
- Microscope à fluorescence
Technigue
1. Préparer des frottis de 1 'échantillon sur une lame, ou
déposer une goutte de la culture mise en suspension dans du
tampon phosphate IF pH 7,2. Eviter d'utiliser une solution
sal1ne pour diluer les cultures de Listeria.
2. Laisser sécher à 1 'air libre.
3. Fixer le frottis, par immersion de la lame dans une solution
d'éthanol à 95%, pendant 1 minute.
4. Sur un frott1s réalisé à partir de l'échantillon et sur un
frottis réalisé à partir d'une souche connue, déposer
quelques gouttes d'anticorps conjugué.
5. AJouter plusieurs gouttes d'anti-globulines fluorescentes de
lapin sur un second frottis de l'échantillon.
6. Répartir le conjugué sur toute la surface du frottis à l'aide
d'un bâtonnet applicateur, sans abimer le frottis.
7. Incuber les lames 30 minutes à température ambiante, dans une
chambre humide. Pour quelques lames seulement, il est
poss1ble d'utiliser une boîte de Pétri contenant un papier
filtre humide et de retourner cette boîte sur les lames.
9. Eliminer l'excès de conjugué et immerger les lames dans du
tampon phosphate pendant 10 minutes, en renouvelant le tampon
2 fois. Rincer les lames dans l'eau distillée.
10. Sécher les lames doucement à 1 'aide d'un papier buvard.
Laisser sécher à 1 'air libre.
11. Ajouter une petite goutte de Milieu de montage au centre de
la zone marquée et poser la lamelle.
12. Examiner chaque frottis et noter l'intensité ou l'absence de
fluorescence.
Résultats
Une fluorescence importante doit être observée avec le contrôle
positif. Pour le frottis avec l'anti-globuline fluorescente de
lapin, la fluorescence observée doit être faible voire nulle.
Dans le cas de résultats ident1ques pour les contrôles positifs
et négatifs, le test est invalide car le marquage a été non
spécifique.
-396-
ANNEXE VI:
AVER'nSSEMENn Conserver à ·4+8 "C. Ne pas congeler. Avant l'emploi porter les
réactlfa à température ambiante (22-25 •C) et bien agiter rantlgètl'J pour obtenir une
suspen&îDn homogène.
A) METHODE QUALITATIVE
1. Mettre sur la lame une goutte du sérum à contr61er et une goutta d'amloène latex, ·.
2. Mélanger .-.vec un bAtonnet en bols et agiter tolgneusement la lame.
3. Si le aérum est positif, dan& le& 5 mlnutN Il hra ob&ervé un& agglutination.
<4. Pour la confirmation cie la positivité mettre sur la lame une goutte du sérum A
contrôler. àjouter une goutte de solution adaorbante (4ilxlralt antlg6nlqua de
&taphylococcua aureU$) et bien mélanger pendant 30 s&tAmdes. .
5. Ajouter une goutte d'antigène latex et continuer oomm• pour la réaction préc:édente.
6. Après 6 minutes lire le résultat en considérant qlUt;
a} Si après rad&Oiptlon on observe encore une agglutination évlderrte, le eérum l
contrOier PftUl 6tre con&ldefé positif spécifique pour la Uaterta;
b) Au contraire al aucune poslllvi16 n'eal djmontrée, l$ &érum doit •tre eiU&é
comme négatif.
B)M~EQUANnTA~VE
la lfK:hnique pour le tett quantitatif est ta même que pour le t$St qualitatif. tt l'exception
près que l'agglutination est faite il partir d'une série de dllulion du sérum. ··
818UOGRAPHIE
(1) Neter E., Angral H., Gorzynsld E.A., Proc.' SOc. Exp. BJol. Med. 105 131 1980.
(2) Seatiger H.P.R., Utlerlosa .cl 2 New York 1961 HafMr Publ. Co.
(3) Roat H.F., Paul H .• Seeliger H.P.A•• DeUUICh Med. Wachr 8319831958.
(4) R~ F., Roblnovlt% M., Toaf R., Krochlk N., u.ncet 1 1273 1980.
(S) Toal R., Krochlck R., RObinovîtz M., Lancet 2 482 1962
-398-
ANNEXE VIl
La galene APl 50 CH permet l'étude du métabolisme • Le coHret APl 50 CH (' 5 030 0) permet la realisation
des hydrates de carbone des m1croorgan1smes. Elle est de 10 tests. Il se compose de:
constituée de 50 m1crotubes APl comportant chacun une
zone d'anaérobiose (le tube), pour les études de fermen- - 10 galeries APl 50 CH
tation, et une zone d'aérobiose (la cupule), pour les - 10 boites d'incubation
études d'oxydation et d'assimilation. - 10 feuilles de résultats
- 1 notice technique APl 50 CH
Le prem1er tube. sans pnncipe actif, sert de témom néga-
tif. Les tubes suivants contiennent chacun une quantité
définie de substrat déshydraté. appartenant à la famille
• Pour utiliser les gal enes APISO CH, il est nécessaire de
des hydrates de carbone et dérivés (hétérosides. polyal- disposer de ·
cools, acides uraniques)
-Milleu d'inoculation
APl 50 CHE M.clium ( • 5 040 0),
Ces substrats peuvent être métabolisés par plusieurs APl 50 CHL M.clium ( • 5 041 0),
voies APl 50 CHS Medium (• 5 042 0),
APl 50 CHB M.clium ( • 5 043 0),
-L'ASSIMILATION se tradUit par une CROISSANCE du ou autre milieu adapté.
microorganiSme dans la CUPULE quand le substrat est -HuMe da poroft'ine ( • 7 010 0)
utilisé comme seule source de car.bone présente - Portolr à ompoul.. ( • 7 020 0)
-l'OXYDATION se traduit par un changement de COU- - Pipett.. Pasteur stiril .. ( • 9 756 0) ou
LEUR dans la CUPULE, dû à une production d'acide en PSipettas ( • 7 025 0)
aérobiose révélée par l'indicateur de pH du milieu - McFanand Standard ( • 7 090 0)
choisi - Ecouvllons stéril .. ( • 7 061 0)
MODE OPERATOIRE
Préparation de l'inocutum.
3 Inoculation
• cu:t,ver le microorganisme sur un m1l1eu adapté a sa
Cf01SSance • Répart1r la suspension bacténenne à l'a1de d'une
• Ver1fler l<1 purete de la souche pipette stérile dans les 50 tubes de la galene en se
• Récolter cette culture par écouvtllonnage d'un milieu conformant aux précautions su1vantes
solide. ou par centnfugat1on d'un mllteu liQUide
• Preparer l'moculum dans le m1l1eu appropné - lncl1ner légèrement vers l'avant la boite d'mcuba-
tJon
- T en1r la pomte de la p1pette contre le bord de la
2 Preparation de la galerie cupule à la Jonction du tube et de la cupule
- Lorsque le tube seul doit être maculé. ne pas dépas-
::::haqup galene est constituee de 5 bandes (N°1 a 5) ser la 11m1te supéneure du tube afm de conserver
·:)mprenant chacune 10 tubes numérotés une bonne anaérobiose
• prP.D<Her une boite d'1ncubat1on (fond et couvercle) - Lorsque le tube et la cupule do1vent être complète-
• 1nscnre la reference de la souche sur la languette la té- ment remplis. év1ter la formation d'un ménisque
rille concave ou convexe.
• reoart1r env1ron 10 ml d·eau dans les alvéoles du fond - Incuber les galenes â la température optimum de
• s0rt1r unE> galene de son emballage. et la déposer dans croissance du groupe de m1croorgamsmes 8tud1és
•e t.:1nd de la boite d'1ncubat1on 25°C. 30°C.37°C
-399-
BANDE n'- 1 BANDE n°2 BANDE n°3 BANDE n°4 BANDE n°5
tube: substrat tt•be/ substrat tube/ substrat tube/ substrat tube/ substrat
APPLICATIONS
ANNEXE VIII :
Mode opératoire
5. Lecture de la galerie
METHODOLOGIE 1 PROCEDURE
- Ajouter 1 goutte de réactif ZYM Bau testl OlMI
- Lire dans les 3 minutes toutes les réactions
en se référant au Tableau de Lecture de la
Notice Technique.
- Noter les réactions en +1- sur la fiche de
résultats. INOCULUM
- Noter également le type d'hémolyse.
6. Interprétation
- Coder les réactions obtenues en un profil
numérique sur la fiche de résultats. les tests
sont séparés par groupes de trois et une
valeur 1, 2 or 4 est Indiquée pour chacun. En .------- --,
i
additionnant à l'inténeur de chaque groupe 1
0.5 Mcf i
les valeurs correspondant des réactions a ··------ ..J
positives. un profil numénque 4 chiffres est a
obtenu.
- L'identification est obtenue en recherchant le
profil numérique dans la Liste des Profils de la
Notice Technique.
. . . .-• -. .
-
INOCULATION
'
,_,k=-·t..:.1'•=.. .... ,,~-=--·~_j"-..' 1. _.
-~ ~~
-·~
·_·2_ ~· :... -~ ·~-: _:_ 2 ::_ . .:.
Limitations
INCUBATION
Le système APl LISTEAIA est destiné à l'identifi·
cation des bactéries du genre Listeria, et à elles
seules. J
L'interprétation des résultats de la galerie doit
être faite par un biologiste compétent qui pren-
dra en compte l'origine du prélèvement. les LECTURE 1 READING
aspects m1cro et macroscopiques et éventuel-
;
lement les tests additionnels réalisés.
1
'H.' 1 ZYM 13
APl LI'> TER1f1
i
+ INTERPRETA Tl ON
•/::
.-apl LISTEAIA
• TABLEAU DE LECTURE
RESULTATS
TESTS REACTIONS
NEGATIF POSITIF
Z'fM B <3 mn
IDIMI Différenciation orange pâle
L. innocua/L. monocytogenes rose beige orange
gris beige
ESC ESCuline (Hydrolyse) Jaune pâle no1r
a:MAN :x -MANnosidase incolore Jaune
DARL D-ARabitoL (Acidification)
XYL D-XYLose (Acidification)
RHA RHArnnose (Acidification) rouge jaune
MDG x -Méthyi-D-Giucoside (Acidification) rouge orangé Jaune orangé
RIB RIBose (Acidification)
G1P Glucose-1-Phosphate (Acidification)
TAG D-TAGatose (Acidification)
-402-
TABLEAU D'IDENTIFICATION/IDENTIFICATION TABLE
•
~ap1 LISTE RIA (V1.0)
~ ESC "'" OARL m
""' MDC
"' "" ""
Listeria grayi/murrayl 99 100 99 100 1 16 33 100 0 0
Listena monocytogenes 0 100 96 97 1 98 100 1 5 0
Ustena innocua 99 100 98 100 2 66 98 1 0 0
Listeria seeligeri 97 100 5 99 99 0 99 1 0 0
Listeria ivanovii 88 100 0 99 97 4 99 33 91 0
L1stena welsh1men 90 100 96 100 96 76 99 1 0 97
.LISTERIA
3 510 Liste ria in noe ua 7 710 Listeria welshimeri/innocua
3 520 Listeria grayi/murrayi* 7 711 Listeria welshimeri
3 711 Listeria welshimeri 7 720 Listeria grayi/murrayi*
3 730 Listeria ivanovii
*Listeria grayi nitrate (·)
Listeria murrayi nrtrate (+)
'·
~ap1 _,_,_
REF.
r---,
8~888888@8
1 1
1 1
1
l--1-----o~·o
Autres tests/ Other tests/Weitere Tests/ Altri tests/ Otros tests ldent.
Listeria Listeria innocua Listeria seeligeri Listeria ivanovii Listeria ivanovii Liste ria Listeria grayi
Tests monocytogenes spp. ivanovii spp. welshimeri
londoniensis
v
1
DIM - + + v v +
Hydrolyse de
l'esculine + + + + + + +
v
~
a.-Mannosidase + + - - - + 0
(;.)
Acidification de :
D-Arabitol + + + + + + +
-
i
D-Xylose - - + + + +
L-Rhamnose + v - - - v -
a.-Méthyl-0-
glucoside + + + + + + v 1
D-ribose - - - + - - +
Glucose-1-
phosphate - - - + v - -
D-Tagatose - - - - - + -
-404-
1. PRINCIPE CHIMIQUE
a) Activité enzymatique
Le test est fondé sur l'hydrolyse d'un substrat naphtylamide par une arylamidase.
L'arylamidase dégrade un composé amino-acide-f)-naphtylamide, par la reconnaissance de la liaison
CO-NH2 et libére un acide aminé et une molécule de f)-naphtylamine.
réaction générale :
E
R-f)-naphtylamide ----------> ~-naphtylamide +R
R =radical amino-acide
E =ar . lamidase
NH 20 NH 2 0
1 Il 1 Il
R-C-C-N R_C_C_QH
1 1 1
H H H
b) Détection
La f)-naphtylamine libérée est non chromogénique. Sa présence est révélée par un sel de diazonium,
le Fast Violet BB (réactif ZYM B) pour former un composé azoïque coloré en orange.
il. INTERET
Ce test original breveté permet de séparer L. monocytogenes (-) deL. innocua (+), ou des autres
Listerin (+) ou V.
-405-
2. ESC Esculine
Le test esculine permet d'étudier la capacité d'un germe à hydrolyser l'esculine en esculétine sous
l'action de la ~ glucosidase.
1. PRINCIPE CHIMIQUE
a) Activité enzymatique
L'esculine est un glucoside composé d'une partie non glucidique ou aglycone (esculétine) et de
glucose, fixé par une liaison beta. Sous l'action de la ~ glucosidase, l'esculine est hydrolysée en
esculétine et en glucose.
Il. INTERET
PRINCIPE CHIMIQUE
a) Activité enzymatique
Il s'agit d'un test chromogénique fondé sur l'hydrolyse d'un substrat osidique, le mannoside couplé à
un radical nitrophénol, la liaison entre le radical mannose et le p-nitrophénol, ainsi que le mannose
sont reconnus spécifiquement par l'a mannosidase correspondAnte.
b) Détection
L'a mannosidase hydrolyse le substrat pour libérer du p-nitrophénol, spontanément coloré en jaune,
sans addition de réactif.
-407-
4. DARL D-Arabitol
5. XYL D-Xylose
6. RHA Rhamnose
7. MDG alpha méthyi-D-glucoside
8. RIB Ribose
9. G1P Glucose-1-Phosphate
10. TAG D-Tagatose
1. PRINCIPE CHIMIQUE
a) Activité enzymatique
b) Détection
li. INTERET
ANNEXE IX:
MICRO-ID Listeria.
1. PRINCIPE DU TEST
Le Micro-ID listeria contient des disques de papier fùtre imprégnés par les réactifs qui permettent
de détecter la présence d'enzymes spécifiques et/ou des produits du métabolisme de Listeria permet
tant une rapide différenciation d!l genre Listeria au niveau des espèces.
Les réactifs incluent les substrats qui réagissent avec les enzymes bactériennes et le système de
détection qui réagit avec les produit<; terminaux du métabolisme formés au cours de l'incubation,
pour produire un changement de couleur iacik:menr lisible. Les quantités de réacùfs som appliquées
de telle sorte que les matériaux incompatibles soient séparés jusqu'à ce que la galerie soit inoculée.
Les réactions chimiques du Micro-ID sont données par le tableau suivant.
(*)Toute coloration brune de la partie supérieure du disque indique une réaction positive.
Cette réaction peut être assez faible pour Micro-ID Listeria.
-409-
Il. PROCEDURE
1. Sélectionner une colonie suspecte isolée et l'ensemencer en stries sur milieu TSA-YE pour
confirmer la pureté. Incuber le TSA-YE à 37°C pendant 24 heures ou jusqu'à ce que la croissance
soit satisfaisante. ·
2. Quand une culture pure est obtenue, effectuer les tests Gram, oxydase et catalase. Seules les
bacéries Gram positif, oxydase négative, catalase positive doivent être testées sur le Micro-ID.
3. Mettre en suspension les colonies dans 4,6 ml de solution saline stérile dans un tube à essai.
Les bactéries en suspension doivent avoir une turbidité égale au standart n° 1 de Macfarland.
Utiliser cet inoculum pour le CAMP test et pour l'inoculation de l'unité de Micro-ID Listeria.
4. Ouvrir l'emballage métallisé et placer l'unité de Micro-ID Listeria à plat sur la paillasse.
ll ne faut pas enlever la bande plastique couvrant les puits.
5. Inscrire le numéro d' échantillon sur l'espace prévu sur le coté droit du couvercle.
6. Ouvrir le couvercle et pipeter approximativement 0,3 nù de la suspension bactérienne dans
chaque puits d' inoculation (puits supérieurs).
7. Fermer le couvercle et placer la galerie verticalement sur son support. S'assurer que les bactéries
en suspension soient en contact avec les disques de substrat et ne pas coucher la galerie ( les
disques de détection doivent rester secs).
8. Incuber à 35-37°C.
9. Après 4 heures, noter les réactions de l'esculine (E) et du rharnnose (RHAM). Si les deux sont
positives, L. monocytogenes est suspecté et la galerie doit être incubée pendant 20 heures
supplémentaires. Si ces tests sont négatifs, la bactérie n' est pas L. monocytogenes
10. Après 24 heures d'incubation, placer l'unité à plat sur la paillasse, ouvrir le couvercle et ajouter
deux gouttes (0, 1 ml à peu près ) de KOH à 20% dans le puits d'inoculation du test de VP
uniquement. Ne pas ajouter de KOH dans les autres puits d'inoculation.
11. Fermer le couvercle et mettre la galerie en position verticale. ll faut être sûr que le KOH a
coulé dans la solution du test VP. Ensuite faire tourner l'unité de Micro-ID Listeria de 90° dans
le sens des aiguilles d'une montre de telle sorte que les disques dans les cinq premiers puits
soient humidifiés.
Remettre la galerie en position verticale et s'assurer par tapotement que la solution n'est pas
piégée sous les disques d'identification.
12. Lire toutes les réactions immédiatement à l'exception du test VP (Laisser la couleur se
développer pendant 10 minutes approximativement dans le puits et, ensuite, lire le résultat).
Lire la couleur des di~ques supérieurs pour les 5 premiers tests et la couleur des suspensions
pour les 10 tests resta.JL
Effectuer un CAMP test avec S. aureus béta-hémolytique et R. equi et un test d'hémolyse sur gélose
au sang
- 411 -
Ill. IDENTIFICATION
La différenciariotl des espèces du genre Listeri.a est basée sur un code à 8 chiffres (octal code).
1. Reporter les résultats du test (positif ou négatif) dans les espaces appropriés sur la feuille de
résultat. Les chiffres pour chaque test positif sont indiqués au dessus de "test result".
Dans chaque groupe de 3 tests, les chiffres pour une réaction positive sont de 4 pour le coté
gauche, 2 pour la position centrale et 1 à droite.
Le chiffre pour un test négatif est 0 quelque soit la position.
2. Additjonner ks chiffres po11r chaque groupe de 3 tests r.:.t noter la somme dans J'espace approprié
snr " S~.J-111 0f po<;:{t\ves '?éli ues. "
Souches CAMP CAMP Hé mo- VP N PD H2S 1 00 LD M u E ONPG XYL RHAM MANN SORS
Sa Re lyse
L. monocytogenes + - + + - - + - - - - - + v - + - v
L. seeligeri + - + + - - + - - - - - + - + - - v À
-loo
v
1\.)
L. ivanovii - + + + - - + - - - - - + - + - -
L. grayi - - - + - - + - - - - - + - - - + v
L. murrayi - - - + - - + - - - - - + - - v + v
L. welshimeri - - - + - - + - - - - - + - + v - v
L. innocua - - - + - - + - - - - - + - - v - v
- 413-
ANNEXE X:
AutoMicrobic.
Aérobie Microaérophilie
DP-300 (2, 4, 4'-Trichloro-2'-hydroxydiphényl Raffinose
éther)
Glucose (voie oxydative) Sorbitol
Contrôle de la croissance Saccharose
Acétamide lnositol
Esculine Adonitol
"Plant indican" Acide para-coumarique
Urée H2S
Citrate ONPG
Malonate Rhamnose
Tryptophane Arabinose
Polymyxine B Glucose (voie fermentative)
Lactose/Lactose 1 0 % Arginine
Maltose Lysine
Mannitol Contrôle de base
Xylose Ornithine
-414-
ANNEXE Xl:
Schéma d'analyse des produits carnés.
Enrichissement secondaire
O,lml de UVM
..;;:- 10 ml de FRASER
ANNEXE Xli:
ANNEXE Xlii :
1 Domaine d'application
La pn!se:ue norme décrit le protocole pour la recherche de Listeria monocyrogenes dans tous les produits destiné::
il la consommation humaine ou à l'alime."ltation animale, par enrichissement, isolement sur milieux sélecriÏs puis
identification des colonies.
Cene méthode est la méthode bactériologique préconisée dans le cadre des contrôles officiels et des autccom:ê!::~.
(noce l) .
2 Définitions
Lisuma spp : Microorganisme formant des colonies typiques sur un milieu sélec::if solide et présentant les
c:lr.lctéristiques morphologiques, physiologiques et biochimiques décrites ci-après lorsque les essais sont effecn:.~s
conformément à. la présente méthode.
Usrerra monocycogenes : Espec:: de Liste na considéré= comme pathogene et qui peut .être différenciée des autr:!s
c!Spec::s non pathogènes pour l'homme gric:: i ses c::J.rac~::-es biochimiques spécifiques.(note 2)
.3 Principe
L:. de Listerra monocytogenes néc=ssite !es phases suivantes (vair également !e diagr.:unme annexe
.. rec!J~rche e:1
·"' 1 .
3..5 Identification
Ex:l.lTlcn des milieux d'isolement apri:s 20 h i 24 h et, si nécessaire 40 h à 48 h, d'incubation afin de détecter !a
prcscnc:: de colonies caractéristiques, presumees ~trc des Lisrena spp.
Rl!piquagc sur une gdose nan sélective, par exemple tr:--ptom: soja agar cxtrnit de levure (TSA YE) puis
tr.lcnuric:.Lion i l'aide de tests marphologiques.physJOlagiqucs ct biochimiques. (note 2)
! ~~~ •n::~hodcs "dites raptdcS" validé:s par I'A.FNOR pc~vcm :lUSSI ~~re :.Jlllisè::s.(voir la note de servie::
!JG ..:..L ::DH.-VNo~053 du 9 mars 1993)
- 417-
4.2 Diluant
Voir NF V 08-010 et la norme spécifique traitant du produit à examiner.
Préparation
Suivre les inciic:uions du flbric:mt pour les milieux complets deshydr.ués, du commc:c:.
Mélanger tous les composants, sauf l'acide naliciixique, l'acriflavi.cc et le citrate de fe:, avec l'cu, ct c.:Uuffe:
madéréntentjusqu'à dissolution complëte. Ajusu:r le pH de sone qu'après stérilisation il soit de i,2. R..:pmir e.-:1
fl:1cons à r.llson d'un volwne V = 9 fois la masse ou le volwne de la prise d'essai. Stériliser le milieu i 121 oc
pend:l.nt 15 min.
Après refroidissemc::nt et juste avant l'utilisation ajouter les trois derniers composants sous forme de soiutions
stérilisées par filtration, par exemple pour l 000 ml de base,
5 ml d'une solution aqueuse de chlorhydrate d'ac:ülavine i 0,25%
5 ml d'une solution aqueuse i 0,2% de sei de sodium de l'acide nalid.ixique
10 ml d'une solution aqueuse i 5% de citrate de fer rn munoniac:ù
Rem:l.l'que:
Seul l'acide naiid.ixiquc peut être ajouté en même temps que les composants de l_a base ct ::wtoc!avé.
Dans le c:lS où la solution stock est conservée à +4°C, dissoudre lesci de sodium de l'acide na.Eixique dans une
solution d'hydroxyde de sodium 0,05 M
-418-
.+.2.1.2 bouillon d'enrichissement pour Listeria (formule de Fraser)
Composition (selon Fraser J.A. et Sperber V.H., 1988, J. Food Protect; modifié par Mc Clain D et LEE W.H.,
!989, USDA- FSIS Microbiology communication n°57)
Protcose peptone 5,0 g
Tryptone 5,0 g
Extrait de levure 5,0 g
Extrnit de viande 5,0 g
Chlorure de sodium 20,0 g
Hydrogénophosphate disodique d.ihydraté 12,0 g
dihydrogénophosphate de potassium 1,35 g
Esculine 1,0 g
chlorure de lithium 3,0 g
Acriflavine (chlorhydrate) 0,025 g .
Acide nalidixique (sel de sodium) 0,020 g
Citrate de fer III anunoniacal 0,500 g
Eau 1 000 ml
Préparation
Suivre les indications du fabricant pour les milieux complets déshydratés, du commerce.
Mélanger tous les composants à l'exception de l'acriflavine, de l'acide nalid.ixique et du citrnte de fer avec l'~u. et
chauffer modérément jusqu'à dissolution complète. Ajuster le pH de sorte qu'après stérilisation il soit de 7,2.
Répartir en tubes à raison de 10 ml. Stériliser le milieu à 121°C penc:bnt 15 min.
Aprës refroidissement et juste avant l'utilisation., ajouter à 10 ml
0,1 ml d'une solution aqueuse à 0,2% de sel de sodium de l'acide nalidix.ique stérilisée par filtration
• 0,1 ml d'une solution aqueuse d'acriflavinc à 0,25% stérilisée par filtration .
• 0, 1 ml d'une solution aqueuse de citrate de fer III arrunoniac::d à 5%
Remarque:
Sc:ul l'acide nalidix.ique peut être ajouté en même temps que les composants de la base et autoclavé.
Dans le cas où la solution-stock est conservée à +4°C, dissoudre le sel de sodium de l'acide nald.ix.ique cbns une
solution d'hydroxyde de sodium 0,05 M
Prép:HJ.tlon
Pour préparer le milieu complet. au choix utiliser du sang dé.fibriné ou une suspension d'hématies.
Pn.:parauon de la suspension d'hématies : recueillir du sang d'un animal sain (mouton, bovin ou cheval) cians des
cond1uons sténlcs dans des rubes contenant un liquide stérile de composition suivante :
-419-
ac1de citrique 29 g
citr.J.te trisodique 80 g
glucose 180 g
eau 840 ml
Mélanger 50 ml de ce liquide à"l litre de sang. Centrifuger a 900 g (g = 9,31 rnJs2) pendant 30 min.
Eliminer le plasma stérilemen(et resuspendre les hématies dans un volwne équivalent au volume initial d'une
solution de chlorure de sodium isotonique (0,85%). Faire deux lavages au moins.
Dissoudre les composants de base dans l'e:J.u en po.rt:lnt à ébullition. Ajuster le pH de sorte qu'après stérilisation ii
soit de 7,0 .
Ajoutér au milieu de base fondu et refroidi à 45°C environ, le sang de mouton ou de cheval défibriné stérile ou la
suspension d'hématies. Mélanger com·enablement et couler en boîte de Pétri stérile à raison de 12 ml à 20 ml.
* milieu mobilité
composition
Peptone de caséine 20,0 g
Peptone de viande 6,1 g
Agar agar 3,5 g
E:1u 1 000 ml
PrépJ.ration
Mélanger les composants déshydntés ou le miiieu complet déshydraté avec l'e:J.u, e~ chauffer modérément jusqu'i
dissolution complète. Ajuster le pH de sone qu'::1près stériiisation il soit de ï ,3. Ré;:J:J.rtir en tubes i r.llson de 5ml
p::u tube. Stériliser à 121 oc pendant 15 min.
Préparation
Mél::LI1ger les composants déshydr:l.tés ou le milieu complet déshydraté avec l'eau, et chauffer modérément jusqu'à
dissolution complète. Ajuster le pH de sorte qu'après stérilisation il soit de 6,8. Répartir en rubcs de sorte qu'après
stérilisation ils contiennent 9ml dans Je cas d'ajout de solution, 10 ml lors d'utilisation de disques imprégnés
d'hydrate de c:u-bone. Stériliser à 121 °C pencbnt 15 min.
Préparation
Dissoudre séparenunent les hydr:l.ces de C.:lrbone dans J'eau et stériliser par filtration en utilisant une membrane de
porosité 0,45 )lm.
Milieu comolct
Préparer des milieux dont la concentr:l.tion finale en xylosc ou rh.amnose est de 0,5-p. 100 soit par adjonction de 1
mJ de solution.de xylose ou rhamnose à 9 mi de :ruiieu de base, soit par addition d'un disque à 10 ml de milieu de
base.
-420-
4.2.3.5 C.A.M.P. (test de Christie, At.kins, Munch-Paterson)
Gd ose
voir 4.2.3.2
Souches test
Une souche de Staphylococci; au reus fortement bêta-hémolytique par exemple CIP 5710 (Collection de l'Institut
P:lSteur de Paris)
Une souche de Rhodococcus equi, par exemple CIP 5869.
fi est recomm:mdé de détenir des souches de Lisreria des différentes espèces.
Entretenir les cultures par exemple sur des géloses inclinées TSA YE incubées à 37°C pendant 24 à 48 h et
stockées à 4°C. Repiquer les souches régulièrement (au moins une fois par mois).
5 Mode opératoire
5.1 P:-ised'essai
Il est import:mt que le laboratoire reçoive un échantillon réellement représentatif, non endommagé ou modifié lors
du tr:msport et de l'entreposage.
Pour la préïJaration de l'échantillon et la prise d'essai, voir la nonne ISO 6887 et les normes concem:mt pour le
produit à examiner.
?our b ÇJréparation de la suspension-mère, utiliser comme diluant le milieu d'enrichissement préconisé pour la
ph::tSe primaire de l'enrichissement.
Introduire !.l!le quantite (x) de prise d'essai (masse ou volun1e) d:J.IJs un volume du prernie:- bouillon d'enrichis-
sc:m:::t. formule Fraser-demi (4.2.1.1 ), de façon à obte:ur un rapport prise d'essai 1 milieu d'enrichissement de
l/10 (r.lpport masse/volume ou volume/volume).
::Ic'...!~i!r à 30°( p~:::±lnt 18h i 24h.
P~c!:.:\·cr 0,1 ml du bouillon Fraser-demi incubé obtenu en (5.2.1). i!t maculer 10 ml de bouillon d'enrichissement
fcnnulc Fraser (4.2.1.2).
!nctibcr i 37°C pencblc 18 h à 24 h et reincuber jusqu'à 42 h - 48 h.
Pré!c·:cr i l'aide d'une anse bouclée un aliquot du bouillon demi-Fraser incubé (5 .2.1) et isoler sur une gélose
Oxford. ou PALCA!vf.
incuber i noe pendant 20 hi 24 h et si nééessaire 48 h.
Proc~d.::r comme ci -<lessus à partir du bouillon d'enrichissement formule Fraser incubé 18 h à 24 h (5 .2.2)ct
renouvekr l'opér.J.tion à partir du même bouillon incube 42 h à 48 h.
5.4 tdcnt:f:c::ltion
colonies typiques ont un diamètre d'environ 2 mm, sont inci'llStées dans la gélose e: présentent une dépression
c,entr;ale.
* sur gélose sélective pour List ena formule P.A.LCA.M, les colonies ont le même aspe::: mais sont de
couleur verdâtre.
Sélectionner 5 colonies typiques sur chaque boîte. S'il y en a moins àe 5, les retenir toutes.
réaction de la catalasc
coloration de Gram.
ex:unen de la mobilité :
L'e.:umen de la mobilite est n:::llisë soit au microscope sur un état frais ( 1). soit e.'1 milieu gélose (2).
(1) Préparer un éta.lemcnt d'une su.speru-ion d'une colonie en solution saline :i 0.85o/... Ex:uniner au microscope; les
Listt!ria présentent une mùbilité en pirouette ::::u-acté;:;.mque à 25°C - J0°C.
(2) Sur w1~ gélose mobilité inoculé: par piqün: cenuale et incubée 48 ha zsoc. lc::s Listt!ria poussent autour de la p1q~e
et présentc:m le plus souvent une: pousse rypique dite en ombrelle.
u
incuber i 30°C
u
pendant 18 h à 24 h Isolement sur Oxford ou PAL CAM
2ème ph:lSe
Incuber à 37°C
u
42 hi 48 h isolement sur Oxford ou PALCMf
Identification :
par des tests morpillogiquc:s, physiologi4ues e~ biodumiques (galerie de rubes ou galerie mini:l.rurisé:)
isolement des colonies c:Ll"aCtéristiques sur TSAYE
idcntific::Won du genre : Gr.un., c:::u.alase., mobilité
idenri.ficuion de l'espece: CAMP, hémolyse, xylose, rhamnose
ANNEXE XIV:
4. Principes
Conform~ment à l'article 2 de l'arrèté du 13 mar~ 1992 relatif au
(OI\1rôle microbiologlciuc de' produits végétaux ou d'origine végé- 4.1. Ensemencement en surface de tnilieux de culture sélectifs détcr-
tninés, coulés en boîte de Pétri, avec une quantité définie de
tale, les laboratoires chargés de concourir à 1'applica.tion de la régie. l' éch~ntillon pour essai, si le produit est· liquide, ou de la sus-
mentation concernant la répr.:.~sion des fraudes sont tenus d'utiliser pensu;m mère pour les autres produits. Le comptage des
la méthode mentionnee ci-dessous pour effectuer le dénombrement colomes sera effectué sur un des trois milieux sélectifs men-
de Listeria monocytogenes dans les produits végétaux ou d'origine tionnés en 5.3.
végétale.
Dans les mêmes conditions, ensemencement des dilutions
décimales obtenues à parur de l'échantillon pour essai ou de la
suspension mère.
MICROBIOLOGIE- MÉTHODE DE Dl'>NOMBREMENT DES LISTE!I.IA 4.2. Incubation de ces boîtes en aérobiose à 37 oc pendant
MONOCYTOGENES ·TECHNIQUE PAR COMPTAGE DES 24 heures et/ou 48 heures.
COLONIES À 37 •C.
4.3. Repéx:a~e et ~Omi;Jtage ~es colonies caractéristiques obten:Js mr
les m1heux selectifs, pms confirmation par les tests morph. lo·
1. Objet et domaine d'application giques et biochimiques.
La présente méthode donne les directives pour le dénombrement 4.4. C~l~~l du ~ombr~ de Listeria monocyrogtne.r par gramme ou par
des Listeria monocytogenes dans les produits végétaux ou d'origine mtll!htre d échanUllon, à partir du nombre de colonies obtenues
végétale destinés â la consommation humaine par comptage des dans des boites choisies aux niveaux de dilution donnant un
résultat significatif.
colonies â 37 oC.
~ ...
mille..u..
~5· Trépied
Miroir plat
EXAMEN DES BOITES li'OUR LE REPÉRAGE renfermant entre 15 et 150 colonies caractéristiques. Choisir, en
DES COLONIES SUSPECTES vue de la confirmation, 5 cclonies caractéristiques à partir de
chaque boite.
Test d'illumination d'Henry
S'il y a moiru de 15 colonies caractéristiques sur les boîtes
Pour la source lumineuse, vous pouvez utiliser « Bausch and ensemencées avec le produit liquide non dilué ou avec la dilu-
Lamb Nicholas Illuminator, cat. no 31-33-05-28, voir FiSher 86 tion la plus faible po12r les autres produits, il est possible de
catalog p. 1036 11. faire une estimation comme décrit·daru la norme Staphylococa.is
R6f: Listeriosis H.P.R- Seeweer, Hafner publishing Co., New au= (NFY 08-014: 1934).
York, 1961, p. 2 Aspect des colonies caractéristiques.
Après vingt-quatre L~ures d'incubation, les souches de LiS
teria développent des t:olonies noires verdâtres associees a Ln
7. EclwstillOIIJla&e noircissement du milieu. Après quarante-huit heures, les
colonies noires, au ccr:tre déprimé de 1 à 2 mm de diamètre,
Effectuer l'échantillonnage conformément à la norme internatio-
sont cernées d'un .halo brun noir.
nale spécifique du produit concerné.
S'il n'y .a pas de norme internationale spécifique disponible, il est
recommandé que les parties concernées se mettent d'accord à ce l O. Confirmation
sujet. 1O. L Prelever le nombre de colonies suspectes requis et isoler en
stries à la surface de la gélose TSA...YE (5.4.1) coulée en boites
8. Préparation de l'édwltilloo poar essai de Pétri et séchée, pour purification. Incuber à 37 <>C pendant
vir;gt-quatre heu~es ou jusqu'à ce que la croissance soit satisfai-
Voir la norme internationale sp6cifique du produit concerné. sante.
S'il n'y a pas de norme internationale s~cifique disponible, il est Examiner les boîtes de Pétri et repérer les colonies suspectes
recommandé que les parties concernées se mettent ·d'accord à ce à l'aide d'un faisceau lumineux blanc suffisamment puit.sa1t
sujet. pour illuminer ·convenablement la boite en le dirigean-t :le
manière à atteindre le fond de la boite sous un angle de 45 •C.
Lorsque l'on examine sous ·cette lumière transmise en oblique et
9. Mode opé~tolre
en position perpendiculaire au-dessus de la boite, les Listeria
9 .1. Prise d'essai, su!pension mere et dilutions. présentent des· surfaces « bl-eues-grises 11 (voir appareillage). Si
les boites de TSA.YE ne présentent pas un grand nombre ~e
Se reporter à la norme NFV08-0IO (ISO 6887) et à la norme
colonies typiques convenablement isolées, réisoler une colon1e
intemstiona.lc spécifiqt:e du produit à examiner.
typique puis procéder de la manière suivante :
9 .2. En.<emencemcnt. Les colonies typiques sont soumises à l'épreuve de la catalase
9.2.1. Transférer, avec une pipette stérile, 0,1 ml de l'échantillon et à la coloration de Gram. Si la c-~lture présente des petits
pour essai s'il est liquide ou 0,1 ml de la suspension mère pour bacilles Gram positif et une catalase positive, poursuivre les
les autres produits à la surface d'une boite de milieu épreuves pour identifier Lisuria monocytogrnes.
gébsé (5.3.1) préalablement séché et/ou le milieu 5.3.2 et/ou le
milieu 5.3.3. Répéter l'opération avec la dilution 10'' et les dilu- Fermentation du xylose et du rhamnose.
tiow suivantes si nécessaire. Inoculer les deux milieux liquides et les incuber à 37 •C pe!l·
9.2.2. Etaler l'inoculum le plus rapidement possible à la surface du dant sept jours, bien que la plupart des réactions~itive~ pu.s-
milieu gélosé en essayant de ne pas toucher les bords de la sent appara.ltre en vingt-quatre et quarante-huit heures.
boite avec l'étaleur en verre. Utiliser un étaleur en verre stérile
pour chaque boite. Laisser sécher les boites avec leur couvercle Epreuve du Camp :
durant environ 15 mn à la température ambiante. Utiliser pour cette épreuve une _Mjp_~~~Jll,l ~~an8. de. _I!IQ..U~~?
(5.4.2) préalablement séchée.
9.3. InoJbation :
Cette épreuve facilite l'appréciation du pouvoir bèta:
Retourner les boites préparées selon 9.2.2 et les faire incuber
durant vingt-quatre et quarante-huit heures dans !''étuve réglée hémolytique des espéces L. mortOcytog~nes et surtout L suligm.
à 37 ± 1 oC. Il est recommandé d'utiliser une souche de S. aur~ ayant une
zone de bêta-hémolyse importante et une souche de RhodC:
9 .4. Sélection des boites et interprétation : coccus equi qui en exaltant !.a bêta-hémolyse de L ivanovii la fa1t
Après vingt-quatre heures d'incubation, repérer les C<J!onies paraître sous un aspect caractéristique en forme de pelle .. Les
caractéristiques éventuellement présentes. deux souches sont disponibles au Laboratoire central d'hygiène
Incuber à nou~eau les boites à 37 ± 1 •C durant vingt-quatre alimentaire, 43, rue de Dantzig, 75015 Paris.
heures supplémentaires, et repérer les nouvelles colonies caracté· Prélever une C<Jlonie typique et faire une préparation pour un
ristiques. examen à J'etat frais. Sur une lame porte-objet, émulsionner a
Ne r(;tenir pour le dénombrement que les boites (9.2.1 et 9.4) colonie dans une solution à 0,85 p. 100 de chlorure de sodiut71 ;
-426-
recouvrir avec une lamelle et examiner au microscope en L. monocytogenes. Si la culture est présumée positive, appliquer
contraste de phase avec un objectif a immersion. l'é:pr~uvesuivante.
L. monocytogenes se présente sous la forme de bacilles La mobilité peut être confirmée par ensemencement en piqûre
minces, courts animés de legers mouvements rotatifs ou d'une de milieu SIM (5.4.3).
mobilit~ en oi;ouet1es. Il se peut que la mobilité 'oit réduite ou Incuber à 30 oC pendant quarante-huit heures et examiner la
absente, ceci étant dû à la température d'incubation de 37 oC de croissance autour de la piqûre. La croissance autour de la
la boite. Il y a lieu d'avoir toujours pour comparaison une piqûre peut être faible ; si elle est négative, observer après
culture de contrôle positive. us coccibacillcs épais ou bacilles cinq jours en laissant la culture à température ambiante (20 à
animés d'une mobilité extrémement rapide ne sont pas des 25 oC) (mobilité en parapluie).
souche de
Rhodococcus equi ----......t._ souche de Staphylococcus aursus
hémolytique
Hémolyse en « pelle •
souches à tester
Gélose sang
Les. souches sont ens.emen~ en stries « en échelle '' ; avec un espacement d'environ 1 cm entre les stries horizontales (Listeria) et
d'environ 1 à 2 mm entre chaque strie horizontale et les deux stries verticales (R. equi et S. aureus).
A la suite d'un cenain nombre d'essais et afin d'éviter des problèmes d'interprétation, il s'avère que certains résultats de l'épreuve de Camp
mentionnés dans le tableau 3 du protocole FDA peuvent donner les réactions suivantes :
RHODOCOCCUS EQU/
ESPËCES S. AUREUS XYLOSE RHAM.
FDA LCHA
t ~~~~x~~~~~~.:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
L innocuB .........................................................
+
- (•) +
+
+ +
+
v
L welshimeri .................................................. . + v
L seeligeri........................................................ +faible +faible +
(") Pouvoir hemolytique positif mais non axalto.
- Sérogroupage. - Lysotypie.
Toutes les souches présentant un pouvoir hémoly1ique (L monocytogenes, L ivanovii et L. seeligen) doivent être expédiées à :
Centre national de référence des Listeria, professeur Courlieu, Laboratoire de microbiologie et hygiène, U.F.R. de médecine;, B.P. IG24
44035 NANTES CEDEX 01.
ANNEXE
Etalement de 0, l ml de S. M. à la surface de milieux sélectifs (si possible : Oxford + Mo x ou Pal cam + Mox) (1)
(!) La stlcctivitb ± grande des milieux (Palcam surtout) depend de l'origine C<Jmmerciale. Utiliser, de prHI:rence, deux milieux de sélectivité différ:ntr
compte tenu des norC$ competitives. .
- 427-
ANNEXE XV:
Listeria-Tek ELISA.
LISTE RIA-TEK
Dépistage qualitatif des Listeria par méthode ELISA*
L1steria est un petit bacille Gram positif mobile el non sporulé. Leur particularité est
la production d'une catalase qui intervient dans la décomposition des aliments. Leur
croissance peut se produire en présence ou en absence d'oxygène, elle n'est pas
perturbée par des variations de température, y compris par la réfrigération.
Ses possibilités multiples de croissance, couplées à sa pathogénicité, font ~e Listeria
un germe fréquemment rencontré dans les aliments.
Bien que la majorité des infections à Listeria soit retrouvée chez les nouveaux-nés,
!es femmes enceintes, les patients immunodéprimés et âgés, certains cas
occasionnels ont été décrits chez des sujets apparemment soins.
Principle
[R+
; :)'~ose Lis feria Anti L1steria! Chromo genie Co/or
:•·'.-! :srena in sam pie Enzyme substrate
coniugate
-428-
1.
l r-------t
1
l 00 f.ll
1
DISTRIBUTION
-Préparer les témoins (1 ).
~u
-Distribuer 100 ~tl de témoins, d'échanrillon(s) dans
les cupules respectives selon la disposition
suivante : témoin négatif, témoin positif, échantil-
lon A, échantillon B, etc ... témoin négatif.
+
échantillon échantillon yyy
lOO f.ll
l l
M
Il
---
....{
·~
2.
-1
CONJUGUE
'if•
conjugué
- Préparer le conjugué (2).
. .f ·._.?'
YY -Distribuer 100 pl de conjugué dans chaque cupule.
- Incuber 60 minutes à 37°C.
-Préparer le substrat (3) et le tampon de lavage (4).
- Laver chaque cupule 6 fois avec le tampon de lavage.
lOO f.ll
3.
! l
M
Il SUBSTRAT
- Distribuer 100 pl de substrat TMB, dans chaque cupule.
- Incuber 30 minutes à température ambiante.
<0> V\) "' f"'t!)
4.
tti TMB
substrat y y'·'('
LECTURE
-Distribuer lOO pl d'acide sulfurique 2 N,
dans chaque cupule, pour arrêter la réaction.
- Lire en point final, l'absorption de chaque cupule
avec un spectrophotomètre Microelisa muni
lOO f.il d'un filtre à 450 nm.
! Il
l
B
- ....,
,..... ,.....
5. INTERPRETATION
-
- N : absorption moyenne des témoins négatifs.
+ H2 S04
N<0,300
P>0,700
- Résultats qualitatifs
6. CONFIRMATION
5i S~Nt0,150, l'échantillon
est présumé contElnir des Listeria. La confirmation
et l'identification peuvent être réalisées en 4 heures
avec le kit Micro ID Listeria.
-429-
1
24 • 26 heures à 30° C
·-·-··--·-----·J·-·----·
0,1 ml + 10 ml Bouillon Enrichissement LISTERIA
l ml ALIQUOT
CONTENU
Préparer avec attention les réactifs, avant de commencer la procédure d'essai. Les réactifs doivent
être à température ambiante (20-25°C) avant de commencer le test et peuvent rester à cette tempéra-
ture pendant le test.
Remettre les réactifs à 2-8°C après utilisation.
Ql.~Hl.Gl.LE.
1. Reconstituer le conjugué en ajoutant le contenu d'un des diluants dans un flacon du conjugué
lyophilisé. Mélanger doucement en inversant le flacon plusieurs fois.
2.La solution reste stable 30 jours à 4°C après reconstitution.
ANTIGENE DE CONIROLE
1. Reconstituer le témoin négatif en ajoutant 2 ml d'eau distillée stérile au flacon.
2. Reconstituer le témoin positif en ajoutant 1 ml d'eau distillée stérile au flacon.
3. Ajouter 60 jours à la date de préparation pour déterminer la date d'expiration. Les témoins
inutilisés doivent être gardés à 2-8°C.
LE SUBSTRAT TMB
l. Calculer la quantité totale (ml) de substrat TMB nécessaire, en multipliant le nombre de puits
utilisés par 0,12 ou utiliser la table de préparation du substrat.
2. Mélanger dans un tubt: ct à volume égal les so1utions A et B pour obtenir cette quantité.
AVERTISSEMENT
Préparer le substrat TMB juste avant de l'utiliser. Jeter ce qui n'est pas utilisé.
SOLUTION DE LAVAGE
Diluer au cinquantième la solution de lavage avec de l'eau distillée ou de l'eau déminéralisée (10
ml de solution de lavage concentrée dans 490 ml d'eau). Cette solution est stable pendant 60 jours
à 2-8°C.
.sD.l{.!.LI!QN..ωRKEI
Eviter le contact avec la peau. Si un contact se fait, iaver la zone avec de reau.
-432-
REMARQUE
Il ne faut pas que l'extrémité de la pipette touche le contenu du puits.
REMARQUE
Les calculs doivent être réalisés pour chaque test .
. Seuil de positivité
NCX +0,150
. Interprétation des résultats
Si l'absorbance de l'échantillon est supérieure ou égale à la valeur du seuil de positivité, on
admet la présence de LISTERIA.
Le résultat peut être confirmé et l'espèce définie après culture à partir du milieu
d'enrichissement StXOI)d.:{ire.
Continuer avec des identifications biochimiques et sérologiques après isolement des listéria,
en utilisant les procédures standards ou les galeries Micro-ID Listéria.
Si le test ELISA est négatif (absorbance de l'échantillon inférieure à la valeur seuil de
positivité), l'échantillon n'a pas un niveau détectable d'antigènes par cette méthode, et aucun
autre test n'est nécessaire.
-435-
FICHE D'ENREGISTREMENT
ANNEXE XVI:
Listeria-Tecra ELISA.
Produits carnés
Milieu UVM
(acriflavine à 12 mg/1)
24 h à 28°C - 30°C
Ajouter 50 ~1 de complément
à 1 ml de bouillon puis thermiser
15 min à 100°C
TECRA TM 2h
ret kr!antillons
t•mo•ns
1 1 '
1 ! 1 cv ( COnJugue
............ 1 1 1 , 1
G
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kfwkbdc.J
---·-·· ·
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Lecture Pl'l<nOmalricue
A.
-437-
ANNEXE XVII :
TRANSIA.
Le test s'effectue sur une partie aliquote stérilisée (100 ~1) du milieu liquide d'enrichissement
pour Listeria inoculé 48 heures auparavant avec l'échantillon du produit à contrôler.
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1 - 1\f !' \R Il il! l'\ l 1} i 1.1. fi.\ '\TfLU J'\
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1 Distribuer 100 ~1 d'échantillon enrichi dans un
puits sensibilisé de la microplaque de réaction .
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Laver les puits six fois de suite avec 200 ~1 de
solution de lavage .
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•••
Ajouter 100 ~1 de substrat enzymatique dans le
puits .
"'
Laisser incuber 30 minutes à 20° C.
v v v
•••
Ajouter 100 ~1 de solution d'arrêt dans le puits.
Le résultat est obtenu par lecture de la densité
optique des puits à 450 nm, à l'aide d'un lecteur
calorimétrique ElA de microplaques.
LEGENDE
Anticorps monoclonal fixé sur les parois du puits .
• Antigènes de Listeria.
(> Antigènes microbiens autres que Listeria.
Anticorps monoclonal conjugué à la péroxydase.
Substrat enzymatique.
,çr. Substrat enzymatique coloré par la péroxydase. 1
-438-
ANNEXE XVIII :
PRINCIPE
VIDAS Listeria est un test automatisé sur le système Toutes les étapes de la réaction sont gérées par
VIDAS, permettant la détection après enrichissement l'instrument. Le cône à usage unique sert à la fois de
des Listeria contaminant les aliments ou phase solide et de système de pipetage. les autres
l'environnement Ce test associe une technique réactifs sont répartis dans la cartouche.
immunoenzymatique directe de type "sandwich" à
une lecture en point final d'une fluorescence (ELFA).
REACTIFS
Conservation à 2 - 8 °C. Ne pas congeler les réactifs.
la date d'expiration est indiquée sur le conditionnement.
Description de la cartouche
Puits Réactifs
1 Puits échantillon
2 Tampon de prélavage (400pl) -TRIS NaCI Tween 150 mmol/1
+ azoture de sodium 0,1 %
3-4-5-7-8-9 Tampon de lavage (600,ul) - TRIS NaCI Tween 150 mmol/1
+ azoture de sodium 0,1 %
6 Conjugué (400 pl : anti listeria fgG (mouton) marqués à la phosphatase
alcaline
+ azoture de sodium 0,1 % )
10 Cuvette de lecture (300 pl)
Substrat : 4 méthyl-ombefliféryl phosphate
+ azoture de sodium 0,1 %
l'identification du test, le numéro de lot et la date d'expiration sont inscrits sur la cartouche et repris par le code
barre.
-439-
À
À
0
0, 1 ml LEB dans 1 ml LEB dans 40 à 48 h à 30°C 0,1 ml d'UVMI
10 ml FRASER 10 ml FRASER dans 10 ml DE FRASER
Ac conjugué
à la phosphatase alcélliJw
------- 1
CHAUFFAGE 15 MIN- 100 oc
1
i
1
1 RESIILTATS EN 45 MIN ~
-441 -
ANNEXE XIX·
La survenue de quelques foyers d'intoxications alimentaires mettant en À l'évidence, la question est d'une grande complexité et la solution ne sera
cause Listeria monocytogenes durant la décennie 80, fortement amplifiée par sûrement pas manichéenne.
les médias, a généré de façon tout à fait légitime l'inquiétude de nombreux Cette solution, fondée sur des bases scientifiques solides, doit considérer
consommateurs et a eu des conséquences importantes sur les flux commer- que, compte tenu de sa présence dans J'environnement, il est techniquement
ciaux de différents produits alimentaires. impossible de garantir l'absence totale de Listeria monocytogenes dans les
aliments (à moins de leur faire subir un traitement listéricide après condition-
En effet, s'il est clair que la listériose humaine est une maladie dont l'inci- nement ou avant conditionnement aseptique). Ce point de vue a d'ailleurs été
dence est très faible (0,2 à 7 cas/million d'habitants), sa létalité très élevée énoncé par l'Organisation mondiale de la Santé en 1988.
(17 à 33 %) justifie que des mesures de prévention rigoureuse soient mises
en œuvre, afin de garantir la salubrité des aliments offerts au consommateur, Toutefois, l'enjeu sanitaire majeur justifie pleinement que tout soit mis en
même si le rôle de J'alimentation est rarement établi avec certitude lors de œuvre.pour que le niveau de contamination des aliments soit le plus bas pos-
l'apparition de cas de listériose humaine. sible. A cette fin, les professionnels de l'agro-alimentaire, outre le strict res-
pect des dispositions réglementaires, doivent mettre tout en œuvre pour
Ce double enjeu sanitaire et économique a conduit les Services vétérinaires limiter la contamination par Listeria monocytogenes et éviter sa multiplication
du ministère de l'Agriculture et de la Forêt à mettre en place, depuis plusieurs (utilisation de systèmes d'analyse et de maîtrise des risques ou de guides de
années, des protocoles de contrôle et de qualification des établissements bonnes pratiques, par exemple).
fabriquant des produits sensibles d'une part, et des études permettant d'éva- Mais attention, dire que le niveau de contamination doit être le plus bas pos-
luer l'importance de la contamination de certains de nos aliments, d'autre sible ne signifie pas «zéro tolérance». Il s'agit, au contraire, en fonction du
part. niveau de risque d'un produit donné (possibilité de contamination et aptitude
de ce produit à assurer la multiplication du germe) d'envisager des niveaux
S'agissant du contrôle et de la qualification, il existe pour certains produits de tolérance permettant une action graduée.
laitiers tels que les fromages à pâte molle par exemple, un protocole de qua- Ce mode de raisonnement peut être résumé selon le logigramme suivant :
lification Listeria. Il s'agit, grâce à la réalisation d'analyses sur des échantil-
lons prélevés chaque semaine, de s'assurer que l'entreprise maîtrise les pro- Produit pour lequel il est possible de garantir l'absence
cédés de fabrication et est ainsi à même d'offrir des produits ne présentant de listeria monocytouenes
pas de risque pour le consommateur. Les prélèvements sont faits par l'entre-
prise et analysés par un laboratoire agréé. À côté de ces autocontrôles un
contrôle officiel est réalisé chaque mois par les services vétérinaires départe-
mentaux. Lorsqu'un des contrôle est positif (présence de Listeria, quelle que
Non
_____-J----_. Oui
soit la quantité, dans 25 grammes d'aliment), le lot est retiré de la consom-
mation, la qualification Listeria de l'entreprise suspendue et l'agrément à
l'exportation arrêté. La qualification Listeria et l'agrément à l'exportation ne ~
Produit Produit Produit destiné
1
1
sont rétablis que lorsque 3 contrôles officiels à moins de 15 jours d'intervalle
et au moins 20 autocontrôles consécutifs sont négatifs pour la recherche de à faible risque à haut risque à des populations 1
Listeria. Parallèlement, les actions correctives d'assainissement sont mises 1 1 à risque 1
en place dans l'entreprise sous le contrôle de la D.S.V.
1 1 1 ~
d'acceptabilité~
Ce dispositif permet aux services officiels de s'assurer de la salubrité des Retrait de la consommation
produits mis à la consommation sur le territoire national et de garantir Actions correctives
vis-à-vis de nos partenaires étrangers la sécurité des produits exportés. • Critè:e 1 Rappel des lots contaminés
• Actions correctives quel que soit
Les études sur les niveaux de contam'1nation de nos aliments constituent, Je niveau de contamination
quant à elles, un élément fondamental pour une prise en compte raisonnée et • Rappel des lots à partir d'un certain niveau
raisonnable du risque Listeria. En effet, au-delà des risques sanitaires (qui de contamination
sont réels), l'apparition de quelques accidents isolés a conduit les autorités
sanitaires des différents pays à adopter des attitudes très disparates, liées le Une telle démarche est à l'étude au sein de la sous-direction de l'Hygiène ali-
plus souvent à leur vocation de pays importateur ou exportateur. Pour mentaire qui définira prochainement des lignes directrices, s'inspirant de ce
certains d'entre eux, il est ainsi apparu beaucoup plus simple d'imposer le logigramme à l'intention de ses agents chargés des contrôles officiels. Mais
principe de « zéro tolérance » sans se préoccuper de la faisabilité de tels il s'agira bien de lignes directrices, envisageant l'établissement de tolérances
critères. et, en aucun cas, de critères réglementaires. En effet, les critères en tant que
tels n'ont que peu d'intérêt. Ils apportent, par contre, des informations
Ainsi, la plus grande hétérogénéité existe au niveau international fondamentales sur le niveau de régularité de la maîtrise des procédés dans
U.S.A. .................. Zéro tolérance; l'entreprise.
Canada . . . . . . . . . . . . . . . . . Tolérance relative; Dans cette perspective, des lignes directrices seront d'un usage beaucoup
Pays scandinaves ......... Zéro tolérance irréaliste et importance de plus sûr en permettant aux services officiels d'appréhender le risque
J'autocontrôle; sanitaire, entreprise par entreprise, le mode d'évaluation devant néces-
Allemagne ............... Tolérance, avec définition de critères pour sairement évoluer quant à lui au même rythme que les connaissances
différentes catégories de produits. épidémiologiques et scientifiques.
-442-
ANNEXE XX:
Réglementation.
DE FRANCE
SECTION ALIMENTATION
* Can.ddérant que :
Diverses enquêtes épidémiologiques ont montré que la listériose humaine connaît en
général une ori.e;i~e alimentaire.
'* La ~ction Alimentation du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France est d'avis que :
De-~ m(':sures de. prévention rigoureuses doivent exister à tous les stades Je ~..:hayue
filière agro-alimentaire afin de réduire ttincidence de la listériose humaine et de
tendre pour l'ensemble des denrées alimentaires vers une absence de Listeria
monocytogenes.
Dans ce but, outre les dispositions que doivent prendre les consommateurs, chaque
opérateur doit respecter scrupuleusement les exigences réelem~ntaires en vigue1.:r
reiativcs à la sécurité alimentaire et pour ce qui le concerne en propre ainsi que de
façon concertée avec les autres partenaires de la filière, identifier les procédés
c.<:.,entiels à. la sécurité des produits ct assurer la détt:llllÎnation, la mise en oeuvn:, le
suivi et la vérification des procédures de sécurité appropriées (système AACCP ou
tout système équivalent). Des guides de bonnes pratiques hygiéniques devraient r.tœ
conçus pour faciliter cette démarche dans chacun des secteurs concernés.
Pour les autres produits où la': contamination ne pc11t être, .à l'heure actuelle, év1tée ct
pour le~yuels il n'est pas possibte de garantir totalement l'absence de LL~teria
monocytogenes, il y a lieu d'interpréter la découverte de Listeria monocytogenes fi
partir de l'ens.emblc d~~ données épidémiologiques, scientifiques, techniques, qui s'y
réfèrent. Il y a lieu également de graduer les mesures prises à t'égard des produits en
fonction notamment de leur nature, du stade de prélèvement, de leur mode
d'utilisation ct ùc .·leur implication dans des accidents liés à leur consommation, du
taux rencontré de Listeria monocytogenes ct de leurs possibilités de développement
dans les produits concemé.s, des conditiom; générales d'hygiène de leur
environnement. Pour ces produits, en tenant compte du fait que les données publiées
dans la littérature scientifique montrent que dans la très grande': majorité des cas, il
n';:~ pas été constaté ùe listériose humaine liée à la consommation d'aliments
renfermant moins de 100 Listeria monocytogenes/g, on considérera cette valeur
comme le scuH maximum admissihlc: au stade de la com;ummation ; lorsque des
contaminations seront mises en évidence, des mesures correctives pouvant aller
jusqu 'au retraH de la consommation en l'état des produits cont:.minés seront
immédiateme.nt misês en plaœ.
L'appUcation de cette tolérance doit être accompag.•"léc par l'obse1 vaüon pennanente
de sc:-; consëquences sur l'évolution de l'incidence de la listériose humaine afin de
réviser le principe ou. les modalités d1application si nécessaire.
Dans tous les cas, 11 y a lieu de rappeler que I'e~istence de cette tolérance ne doit en
aucun cas entraîner une diminution de la vigilanœ de chacun des opérareurs
concernés t:1 que cette tolérance ne saurait, en aucune façon, libérer les opérateurs
conc~rnés de l'application des dispositions juridiques relatives à l obligation générale
1
A-'PROIUITS PASTEl.lRISES :
2) Au stade as la dist.ribu.tion :
2
critère d 1acoept:atic:n àe œs prcrluits est filté à titre transitoil:e à 10
Le
(plan à 2 classes,n•S)
1) Au stade às la fabrication :
2) Au stsd8 àe la distribution :
Critères : n = 5 C .. 1
2
rn "" 10
N.B Les franages fondus sont exclus du dhamp d'application de la présente note de
service.
par le fabricant selon les procédures décrites dans les paragraphes II et III.
2.2 - Prélèvements
Deux types de procédure de prélèvements pour la qualification "Listeria" sont à
distinguer
Lorsqu'il s'agit de fromages d'un poids unitaire élevé (plus d'Ùn Kg)
des portions d'au moins 500 g pourront être prélevées au lieu de fromages entiers.
Dans ce cas on pourra conserver les parties de fromages restantes pour l'anayse 4
semaines plus tard.
3.2 - Autocontrôles
REMARQUE : la liste des lal:x::>ratoires des Services Vétérinaires e.:::fectuant des analyses
pour les contrôles officiels en ce qui concerne la recherche de Listeria monoçytogenes
en annexe II est en cours de modification.
1ère Période :Chaque jour, prélèvement de cinq framages répartis sur un rrêrne lot
de fabricat1on (par chaÎne de production et par type de fromage). Réalisation d'une
analyse par joor sur l'échantillon COI.lpOSé depuis les cin::J fr amage s.
2 •3 - ~1éthoded'analyse
Voir annexe II (note de service n°804l du 16 mars 1987) et annexe II de la
présente note.
3.1.1 -Définitions
1ère Période : Echantillonnage pendant deux rrois à raison d'une fois par semaine
de cinq fromages (par chaîne de fabrication et type de fromage). Chaque analyse
est réalisée sur l'échantillon composé à partir de cinq fromages prélevés sur un
un mêrœ lot.
2ème Période : Après douze résultats négatifs consécutifs (sur une période de
trois rrois) la fréquence d'échantillonnage sera réduite à une analyse par rrois
(par maine de fabrication et type de fromage) pratiquée sur l'échantillon
à partir de cinq fromages prélevés sur un mêrœ lot.
Les autocontrôles de routine sont ensuite effectués 1 fois par rrois
selon les modalités prévues au cours de la 2èrœ période.
Les contrôles seront effectués une fois par mois, sur des fromages
prélevés conformément aux dispositions du paragraphe III - 3.1.
Les contrôles seront effectués une fois tous les deux rrois sur des
-F.,..,.,m">noc: nn~lPv~c:;rnnformèrœnt aux disJX)Sitions du paragraphe III - 3.1.3.
-451 -
a) - Procédure administrative
3.4.2 - Requalification
IV - ETIQUETAGE
Les fromages, quelle que soit leur destination, doivent être, à tous
les stades de la commercialisation, facilement identifiables, quant à l'établissement
d'origine et au lot de fabrication, selon les dispositions énoncées ci-aprés.
N.B. : dans le cas des fromages de grande taille destinés à être décrupés, il est
recomrrandé de faire figurer sur la "collerette" le nwrero de code de l'établissement
de fabrication autant de fois que de parts prévues.
·.
l~r con~r6le official
et1 applic:a.tion de :t.-
Lmttre dù l9 1uin 92
. '
+
'
~t
!
A•I!JoupU.s.semilnt 4u meliu.:· ~loe§;e des p;g4ui~§ a un •utQOOnt~6la lot
re. poaa~1e apr•• 3 auto .~:- lot, aux trais de l •1.nduatr1e.l, se.:-a
~ntr61•• al.& IIIO;(ns ~ da en plaa. av410 lllice tm 6vidanee t:lanS
Uft• p4:oi~e m:1.nilll.&le da 2S g de t..~enu .-t: n=ln~ion ·.
~ ce.t~aines
NI • • ll. o:onviandra 101 • e~ruu.r l•a :sou<:he.a ~ t..mQn<:><::!(tt:-9ane.c .1. l ' lns1:1tu'C P"teUl;' d• Pe.d~ pour lytsotyp:i
Dans le cas -ou la aouch• appartient au lys~va:r ipid.bique .il. ç:onv.h:ndl:'& de prend~• ~ntaat tlVIIIIQ
l'~dmin~st~ation ~•ntrole ~mise en plao• dea m~•urea #p4eitiques. ,
-454-
ANNEXE XXI:
1. PRODUITS CRUS
Ill. Remanipulés
après traitement R~visiQn d~s R~tr1lit d~1 IQt '1
procédures (2) RévisiQn des
prQç~Qur~s (2)
(1) Dans certains cas l'examen de confirmation peut être supprimé, par exemple, s'il
entraîne un.retard intolérable eu égard au ruveau de risque pressenti.
A UT 0 R I S AT I 0 N D I MP R E S S I 0 N
1
-------------------------------------------------
LES LISTERIOSES
Diagnostic, physiopathologie, prophylaxie
VU Le
GRENOBLE, 1e 3 r1a i 1994
vu Le Président de 1•universit-
Sciences.
GRENOBLE, 1e
[Données à caractère personnel]