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Philosophie politique de Popper et démocratie

Ce document présente une introduction générale sur la philosophie politique et épistémologique de Karl Popper. Il discute de la relation entre la science et la politique selon Popper et de l'importance d'intégrer la science dans la gouvernance. Le document présente également le choix et l'intérêt du sujet ainsi que la problématique de la reconstruction d'une société démocratique.

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Philosophie politique de Popper et démocratie

Ce document présente une introduction générale sur la philosophie politique et épistémologique de Karl Popper. Il discute de la relation entre la science et la politique selon Popper et de l'importance d'intégrer la science dans la gouvernance. Le document présente également le choix et l'intérêt du sujet ainsi que la problématique de la reconstruction d'une société démocratique.

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[1]

1. INTRODUCTION GENERALE

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Ce célèbre dicton de Nicolas


BOILEAU s’applique à merveille aux œuvres de Karl Popper ; qui fait raisonner et
soumettre aux lecteurs ses pensées et ses conjectures. L’humilité de l’écriture de
Popper et sa manière propre et particulière, qui, par moment amoindri le nouveau
lecteur. La dialectique entre la politique et l’épistémologie soit, la société close et la
société ouverte, dont cette dernière présuppose celle qui est gérée par l’esprit
critique et la transparence dans la gestion de la société y compris des institutions,
marquent la divergence fondamentale qui existe entre les sociétés libres et
démocratiques contemporaines, envoi d’une reconstruction sociale raisonnable.

Quoique nous puissions reconnaitre, au regard de la structure de la penser


poppérienne, la disproportion irrécusable entre le secteur de la science et celui de la
politique défriché, parfois, avec hésitation, ou avec beaucoup d’ambiguïté et le
rapprochement permanent entre ces deux secteurs à savoir la science et la politique.
La philosophie politique de Popper garde sa particularité et s´est aussi inspirée des
philosophies classiques dans lesquelles elle a tant puisée les éléments
philosophiques pour l´élaboration de ses théories politiques.

Ainsi, à la pertinence de ce thème qui est surconscrit avec un regard de la relation


entre la philosophie des sciences sociales et la philosophie des sciences cognitives,
tiennent chez notre auteur une place essentielle. Les enjeux épistémo-politiques de
la rationalité poppérienne, consistent à intégrer la science dans le champ politique.
Cet arrimage de la science à la gouvernance, est d´une nécessité urgente, au regard
des prouesses de la technoscience, mais aussi du manque de réalisme et de la crise
éthique qui caractérise certains hommes d’actions dans le monde en générale et
dans certains États de l’hémisphère sud en particuliers.

En outre, Bien avant le début du XXème siècle, les sociétés humaines ont
placés la relation entre la pensée et les choses au centre de leurs préoccupations,
mais orientées vers l’étude de la signification de ses connaissances ou de la science.
Parce que celui qui tenait le discours, détenait en même temps la parole et le pouvoir.
Le rapport entre la science et la politique, s’accroit au fur et à mesure par le faite
que ; notre connaissance contient toutes les composantes politique. Et dont pour
effectuer des recherches sur la philosophie politique ou sur la philosophie des
sciences de Popper, est si pertinentes, Car, la politique poppérienne est plus vaste,
tout comme la science. Et la politique poppérienne ne prétend pas attendre le
bonheur social ou la vérité absolue dont on ne sait pas ce qu’il est, mais juste rendre
[2]

meilleur nos sociétés actuelles. De même pour ce qui est de la philosophie, elle doit
donc une réflexion profonde et une critique rationnelle au sein de la société qui se
veut changeante, mobile ou en devenir.

De ce qui précède, l’homme a le désir de par sa nature vers ce qui est parfait,
c’est ainsi, il s’oriente souvent à analyser le contexte social dans la quel il vit et
reconstruit sa société. Pour reconstruire sa société il y a multiple causes et faits qui
sont à la base de ce changement, ces causes et faits sont variés ; car, l’une de
principale cause est celle du sentiment d’injustice qui amène une partie de la cité à
une révolte. C’est un désavantage social dont l’homme doit analyser par des
principes pour une bonne reconstruction sociale et démocratique.

Ainsi donc, la reconstruction d’une société devient une préoccupation qui


implique tout homme et tout l’homme ayant besoin d’une démocratie libre et
épanouie, dans la cité où il vit. Reconstruire une société démocratique nécessite
donc a examiné de nouveau les possibilités aux quelles la société a besoin afin de
construire une nouvelle cité idéale, parfaite, selon les aspirations et les inspirations
de tous les individus.

Une société démocratique et libre est une société où règne l’opinion du peuple
et non ; ou l’on abuse de la démocratie en dépeignant les passions populaires, en
tournant sans cesse vers la passion de l’argent. La liberté démocratique consisterait
donc à libérer les passions, y compris celles funeste du contrôle de la raison. La
démocratie légale serait alors, tout égalisée comme étape dans l’éloignement de la
justice. Un genre de régime (démocratique, oligarchique etc…) peut prendre des
formes divers selon la nature et les relations de ses différents éléments :
gouvernants et gouvernés etc…

Voilà pourquoi dès l’antiquité les philosophes de la Grèce ne cessaient de


parler des polis c’est-à-dire la cité. C’est ainsi, Platon tout comme Aristote
assignaient ou attribuaient toujours la politique ou la cité à des hommes capables de
pouvoir bien diriger. Pour ainsi dire, que le bon modèle politique que pense Popper
est essentiellement la démocratie. La théorie poppérienne de la démocratie ne
viserait pas, au bout du compte, à établir une domination tribale ni culturelle, qu´elle
soit interne ou externe. Cette théorie poppérienne de la démocratie met en évidence
la liberté culturelle des gens.

O.1 CHOIX ET INTERET DU SUJET


Il n´est pas exagéré d´estimer que chaque chercheur en philosophie ou dans
d’autre domaine scientifique, doit avoir un soubassement philosophique qui
constitue le fil conducteur de sa recherche. A ce titre, en nous engageant dans la
[3]

recherche d´une reconstruction socio-démocratique en vue de rendre meilleur nos


sociétés mondiales en générale, en particulier les sociétés Africaines. C’est dans
cette logique, celle de rendre meilleur la société et la vie des citoyens, qui est une
inquiétude qui agite le citoyen d’une cité. Parce que le citoyen a le désir d’améliorer
sa vie, sa cité et sa société. Voilà pourquoi plusieurs chercheurs politiques ou
scientifiques, se sont donnés à réfléchir sur le comment et le pourquoi, et pourtant
ces deux préoccupations semblent interrogatives et suscitent une curiosité surtout
dans une société qui est immobile, statique tyrannique. Le choix porté sur ce sujet
est celui de construire à nouveau nos sociétés qui sont immobiles, despotiques et
fermées soumises à de forces magiques ; qui reste accrochée sur les anciennes
histoires tribales qui s’enferment sur elles-mêmes.

En outre, nous nous intéressons sur le programme de recherche dans la


philosophie des sciences du XXème siècle en occurrence de Popper, notamment
comment évolue la science sur tout le plan, puits parlé d’une connaissance dite
scientifique par rapport à une connaissance qui prêtant avoir le statut scientifique. En
effet, un intérêt sur la science qui accroît grâce à une méthode essentiellement
critique, de la falsification permettant de montrer la fausseté de ses théories, cette
méthode montre, une fois transposée en politique, que la démocratie ne se fortifie
pas autrement au regard du processus indéfini de renouvellement électif de ses
gouvernants afin qu´il y ait une efficacité dans la gestion des affaires publiques et
une reconstruction sociale.

Nous entreprenons une telle recherche suivie sur la philosophie politique et


philosophie des sciences de Popper c’est dans le souci de donner un corpus aux
chercheurs intéresses par la politique et la science d’une manière embarrassante.
Cette réflexion se justifierait dans le sens où nous voulons voir un devenir, un
changement social et scientifique sur plusieurs plans qui ne sont pas aimable et qui
freinent l’évolution de la société et de la science et comprendre comment
pouvons-nous avoir une connaissance certaine.

Eu égard ce précédant choix, pour ce qui est de l’intérêt, ce travail est si judicieux qu’il
est d’état de ce qui est d’actualité, par le fait que reconstruire une société est un
souci qui entraine toute la population en vue d’une bonne et meilleur vie dans un
climat plus démocratique sur le développement.

Notre intérêt est celui aussi de montrer d’abord à la politique son rapport avec
la science sous la lumière de l’autrichien. En suite articuler sur le type de
connaissance qu’il nous propose. En suite profère un mode du régime politique dans
une société qu’il appelle ouverte qui est démocratique et libérale qui peut mettre sur
pied la bonne marche de la société. En fin évertuer sur la société démocratique et
[4]

libre. Ainsi donc, nous ne resterons pas couard face à cette situation
socio-démocratique, nous voulons expliquer avec POPPER qu’on peut reconstruire
une société, on peut changer une cité avec l’autocritique, sans tenir compte de
l’histoire, des évènements, dans le but de se débarrasser de l’arrêt social qui
constitue une problématique surtout sur le plan économique, social, politique ,
administrative.

O.2. PROBLEMATIQUE
Le travail que nous nous sommes proposé d´élaborer nous place que nous le
voulions ou pas devant une réflexion sur la nature ou l´essence d´un régime politique
et sur les théories scientifiques de Popper authentiquement démocratique et
scientifique. La question de la philosophie, de la politique ou de la science sur le réel
ou sur l’essence de la société suscite plusieurs inquiétudes par le faite que, la cité
devient par ailleurs une entreprise notamment privée c’est à dire qui appartient à
quelqu’un ou à une classe politique. Et pourtant dans une société on sous-entend la
vie de gens qui s’assemblent pour vivre selon certaines règles sociales. Cela cause
de manière déterminante une curiosité sur la gérance ou le non gérance de la cité ou
de la société.

La problématique de la reconstruction socio-démocratique est une affaire


dont tout le monde se préoccupe pour mieux vivre et être en toute liberté d’opinion
publique où le citoyen se sent épanoui et libéré de toute entrave. Alors la démocratie
étant un régime politique par lequel l’ensemble de peuple dispose du pouvoir
souverain est-ce que pouvons-nous reconstruire une société ou une cité libre et
démocratique ?, soit si, la société ayant ses normes, ses principes naturels auxquels
les citoyens ce sont fixés est-il possible de rester accrocher sur les anciennes
histoires qui sont d’une manière closes et fermées qui ne permettent pas d’avancer
la société ?

La politique ayant plusieurs régimes ; notamment le totalitarisme, l’historicisme


comme étant des doctrines politiques permettraient-ils de progresser la société ou la
cité ?

Ainsi, donc la politique et la science étant toutes deux les sources de la


connaissance, alors devons-nous parler d’un rapport existentiel qui peut permettre
d’instruire l’homme ?, Pourquoi faut-il, dans une société démocratique, surveiller
L’État ? Pourquoi surveiller tout spécialement ses gouvernants ?

O.3. HYPOTHESE
En réaction aux questions posées dans la partie précédente qui semblent être
pertinentes dans le sens où elles constituent le corps de ce présent travail.
[5]

La réponse à Ces questions est facile aussi. Les citoyens doivent surveiller
l’État parce que, dans un régime démocratique, l’État appartient aux citoyens. La
légitimité du Système repose entièrement sur les électeurs et les électrices. Si la
mission, Surveiller l’État, est relativement claire, la façon de le faire s’avère complexe
Et souvent compliquée. En fait, parler d’une reconstruction sociale, libre et
démocratique est possible si cela intervient dans le bien de tout le citoyen et dans
l’intégrité de la nation afin de mieux construire à nouveau, c’est ainsi dans une
société ayant ses normes et ses principes naturels, elle ne peut rester accrocher que
si cela entre dans le bien fondé de tout le citoyen et s’ils permettent à l’homme d’aller
en avant et le libérer de sa situation sociale

Voilà pourquoi la politique tout en ayant plusieurs régimes et doctrines permettent à


celle-ci de progresser l’homme et de promouvoir sa vie sociale. Ainsi donc la
politique et la science se complètent sur plusieurs points notamment sur le point
méthodique, connaissance…

O.4. METHODE DU TRAVAIL


Pour une bonne orientation d’un travail qui se veut scientifique, il est important
d’employer une ou plusieurs méthodes scientifiques, En rapport avec la tâche qui est
la nôtre dans ce travail, nous avons choisi une triple méthode qui est descriptive,
expositive et critique. Etant donné que la méthode descriptive précède l’exposition,
par la description des faits par dans laquelle l´intentionnalité fait advenir le sens du
vécu. De prime abord, la méthode que nous adoptons ou que nous choisissons dans
notre recherche sur la reconstruction socio-démocratique selon Popper et est à la
fois descriptive et expositive, avant que nous puissions faire recours à la méthode
critique afin de faire un jugement d´appréciation sur la théorie de la démocratie et de
la liberté dans la société ouverte ou sur sa philosophie des sciences.

D’abord descriptive parce qu’il sera question aussi de décrire la pensée de


notre auteur dans le contexte de la philosophie des sciences et la philosophie
politique sur base des données de nos recherches. En suite expositive, parce qu’il
sied, après avoir décrit la pensée de l’auteur il est nécessaire d’exposer celle-là. Et en
fin critique, étant un chercheur de la science, il y a une objectivité scientifique qui
impose et qui demande une instance critique pour n’est pas tombé dans le
dogmatisme, c’est ainsi qu’elle consistera à donner un jugement positif et négatif de
notre auteur comme il le disait que : «c’est par l’autocritique que la science doit
rechercher la vérité».1 Et donc une objectivité.

1
POPPER, K., la société ouverte et ses ennemis. L’ascendance de Platon, Tome 1, paris,
1979, Seuil, p.7.
[6]

O.5. SUBDIVISION DU TRAVAIL


Notre travail est subdivisé en trois chapitres. D’abord le premier chapitre est
intitulé rapport entre science et politique il s’agira de montrer le passage existentiel
entre la connaissance (l’épistémologie) scientifique à la philosophie politique et
sociale, et faire ressortir la connaissance par conjecture et réfutation de POPPER.
Puits la falsifiabilité et enfin les sources de la connaissance.

En suite le deuxième chapitre est intitule la société ouverte et la démocratie


libérale dont il sera question de parler sur la conception historiciste et totalitariste, de
Platon. Puits, la conception moderne qui est celle de Hegel et de Marx. Dont ce
dernier a un totalitarisme et un historicisme constitutionnel alors que Hegel a un
totalitarisme et un historisme théoriquement social. Et enfin parlé aussi d’une
démocratie libérale dans une société ouverte.

Et enfin le troisième chapitre est intitulé appréciations critiques donc il sera question
d’émettre un jugement positif et négatif pour nous permet de ne pas être dans une
vision dogmatique sur la pensée de Popper. Ceci est la subdivision de ce présent
travail.

O.6. ETAT DE LA QUESTION


Il va sans dire que la théorie politique élaborée par Popper, dans ses deux
fameux livres Société ouverte et ses ennemis et La misère de l´historicisme, a déjà
fait l´intérêt de beaucoup de recherches ayant abouti en d´excellents livres sur la
philosophie politique poppérienne dans le monde tant européenne que Africaine.
Ainsi, l´intérêt de notre recherche sera de faire une réflexion sur la philosophie
politique de Popper en s´attaquant à une question qui n´a pas encore eu beaucoup
d´échos dans les recherches précédentes sur la politique de Karl Popper.

Comme pour tout travail qui se veut scientifique, à certains exigence


notamment la probité, l’humilité et l’honnêteté scientifique. C’est ainsi, dans la même
logique, nous ne pouvons pas dire que nous sommes le premier à travailler avec Karl
POPPER en politique, ou faire une réflexion politico-scientifique sur lui. Car, il existe
dans notre bibliothèque un devancier qui a travaillé en politique avec notre figure
emblématique avec comme sujet la rationalité politique et ce travail était présenté
par MWEMA Hubert. Pour ce qui nous concerne il s’agissait d’une politique
reconstructive ouverte qui a référence avec l’épistémologie dans une société
démocratique, comme nous l’avions déjà énoncé dans le point précédent.

O.7. NOTICE BIOGRAPHIQUE2

2
[En ligne] https:/www.wakipédia.comme/biographie-de Karl POPPER (page consultée le 12
[7]

Karl Raimund POPPER, né à vienne le 28 juillet 1902 en Autriche et mort le 17


septembre 1994 à Londres (croyondon) Royaume-Uni. Né dans une famille de la
classe moyenne supérieure, juive mais converti au luthérianisme par souci
d’intégration. Son père est avocat, docteur en droit et professeur à l’université de
vienne. Le jeune Karl commence sa vie active comme ébéniste puis, il étudie à
l’université de Vienne. Il adhère un temps au parti social-démocratique d’Autriche, et
quitte l’école à seize ans mais suivra en tant qu’auditeur libre à l’université des cours
de science, principalement de mathématique et de physique théorique, de
philosophie, de psychologie, de musique, il est alors attiré par le socialisme et le
marxisme. Pendant un temps, il travailla dans les travaux publics, mais il avait du mal
à supporter la pénibilité du travail. En continuant ses études à l’université en tant
qu’élève invité, il commença un apprentissage en ébénisterie duquel il sortit en tant
que compagnon. Il rêvait à cette époque de créer un établissement pour enfants,
pour lequel il pensait que sa capacité de fabriquer des meubles pouvait lui être utile.
Popper quitta l’école à l’âge de 16 ans et étudia les mathématiques, la physique, la
philosophie, la psychologie et l’histoire de la musique en tant qu’élève invité à
l’Université de Vienne. En 1919, Popper fut séduit par les thèses marxistes et adhéra
par la suite à l’Association des étudiants socialistes. Il devint aussi membre du Parti
social-démocrate d'Autriche (à l'époque marxiste).

Apres avoir finalement rejoint l’université comme étudiant en 1922, il obtient


en 1928 un doctorat de psychologie avec une thèse sur la question de la méthode en
psychologie cognitive. En 1928 il enseigne les mathématiques et la physique au
lycée. Sans en être membre, il a fréquenté le cercle de vienne mais sans y être
membre, repaire des intellectuels néopositivistes. Dans une capitale culturelle en
pleine effervescence, il s’est trouvé confronté à l’avènement du marxisme, de la
psychanalyse et des théories d’Einstein qui l’aura mené à réfléchir au statut des
idéologies, de la science. La montée du nazisme lui fait envisager l’exil et il se met à
écrire un essai afin de gagner une place dans une université étrangère.

En 1934 POPPER publie ainsi assez jeune son ouvrage clé la logique de la découverte
scientifique qui a grandement renouvelé l’approche et la méthode des sciences
empiriques. Il fonda en 1946 le département de logique et de méthodologie des
sciences. Il participa également à de nombreux séminaires et conférences dans
d’autres universités, notamment américaines.

Début 1946, il revient s’installer à Londres. Sur une proposition de Hayek, il devient
professeur à London school of Economics. Il y fonde en 1946 le département de

octobre 2018 à 15h10’).


[8]

logique et de méthodologie des sciences.3 Il prit sa retraite d'enseignant en 1969 et


mourut le 17 septembre 1994, sans avoir eu le temps de rédiger la préface de son
dernier recueil de conférences toute vie est résolution de problèmes.

Notre auteur a pu écrire des nombreux livres dont la liste qui sera présentée n’est pas
exhaustive.

Œuvres de Karl Popper4 :

Ø A la recherche d’un monde meilleur, paris, rocher, 2000.

Ø Conjectures et réfutations. La croissance du savoir scientifique, Paris, Payot,


2006.

Ø Des sources de la connaissance et de l’ignorance, paris, Payot, 1985.

Ø L’avenir est ouvert, paris, Flammarion, 1990.

Ø L’univers irrésolu. Plaidoyer pour l’indéterminisme, paris, Hermann, 1984.

Ø La connaissance objective, paris, Flammarion, 1998.

Ø La logique de la découverte scientifique, paris, Payot, 1973.

Ø La quête inachevée, paris, Calmann-Lévy, 1981.

Ø La société ouverte et ses ennemis, tome 1. L’ascendant de Platon, paris, seuil,


1979.

Ø La société ouverte et ses ennemis, tome 2. Hegel et Marx, paris, seuil, 1979.

Ø Misère de l’historicisme, paris, agora, 1988.

3
KALUMBU, D., Karl Popper conjecture-falsificatiion-refutation.la logique du progrès de la
science, Lubumbashi, Don Bosco, 2013, p.23.
4
Ibidem, p.241.
[9]

CHAPITRE PREMIER : RAPPORT ENTRE SCIENCE ET POLITIQUE

I.O. INTRODUCTION PARTIELLE


Parler du rapport entre science et politique constitue d’une manière ou d’une
autre un débat dans les champs de plusieurs hommes politiques ou des
scientifiques, parce que ces deux domaines du savoir entretiennent un rapport étroit,
de complémentarité par le fait qu’il n’y a pas de science qui se fait hors la cité ou
hors la population. La science se fait toujours dans une société humaine, déterminée.
De même que la politique à son tour doit donc offrir à la science un bon cadre pour la
réalisation et l’exploitation de celle-ci.

Eu égard ce qui précède, la science n’est appelée à s’opposer contre la politique ou


vice versa. La logique poppérienne sur l’épistémologie et la politique établit une
cohérence dans notre système de réfléchir, ce que c’est une croissance du savoir
scientifique et politique. Une rationalité critique à l’endroit de la science et de la
politique s’avère important dans ce rapport.

Quant à la science ou au progrès scientifique nous montrerons comment se


trace le programme de la philosophie sociale poppérienne qui est dès lors claire
énoncée dans ce qui suit. La pratique de savants c’est aussi dire tout ce qui
présuppose et implique le processus objectif de la connaissance « à quelles
conditions le progrès scientifique est possible ? ».5

Pour ce qui est de ce chapitre premier de notre travail nous allons établir un
rapport existentiel entre science et politique, soit un passage de l’épistémologie à la
politique poppérienne, puis présenté les types de connaissances que nous propose
ce dernier dans sa philosophie des sciences ; notamment la connaissance par
conjecture et réfutation qui est un critère de démarcation traçant une limite claire sur
les données scientifiques. Et articulé sur le critère de scientificité que notre auteur
propose dans les sciences empiriques qui est, la falsifiabilité ou falsification comme
étant un critère permettant d’établir une différence entre une théorie scientifique et
une théorie pseudo-scientifique, soit la métaphysique.

Ensuite, nous parlerons des sources de la connaissance en partent de la


méthode par essai-erreur ; une connaissance qui débute par l’élimination des erreurs
et celles-ci constituent un problème dans les théories et on y essaye de formuler des
hypothèses ou des conjectures pour renforcer les théories.

5
POPPER, K., La connaissance objective, Paris, Flammarion, 1979, p. 15.
[10]

Et en fin nous finirons par une conclusion partielle qui mettra en claire le lien ou le
rapport entre l’épistémologie poppérienne et sa politique.

I.1. DEFINITION CONCEPTUELLE


Avant de porter un regard politique et scientifique de ce travail sur le premier
chapitre, comme rapport portant sur la science et la politique. Nous voulons définir
les concepts qui seront usés dans notre travail pour permettre une bonne
compréhension du lecteur. La clarté des concepts est sans doute l’un de facteurs qui
explique l’effort de notre travail.

I.1.1.Science :
Exposer un travail scientifique sans parler de la science serait non éclairant
pour ce travail. Que veut dire le concept science ? Le mot science vient du grec
épistème. Qui signifie connaissance. Du latin la science vient de scientia, c’est-à-dire
connaissance et synonyme du savoir, donc c’est un « ensemble de connaissance
rationnelle organisé sur lequel tous les hommes sont d’accord.»6.

Dans son origine, pour Platon par exemple, la science est le degré le plus élevé
de la connaissance pour échapper à toutes illusions. Cette manière de concevoir la
science chez Platon ouvre la voie à Aristote qui veut que la science soit ce qui
s’oppose à l’opinion ou à la doxa ; elle est universelle et avance par des propositions.
Ainsi, « la science est constituée des théories. Celles-ci sont des tentatives
d’exploitation du monde qui nous entoure, de nous-même et aussi de la
connaissance »7.

Au regard de ce qui précède, à l’antiquité, pour ce qui du temps moderne, la


science était non seulement descriptive mais explicative d’une certaine catégorie de
phénomènes et elle est expérimentale car elle porte sur les phénomènes et elle
repose sur l’observation qui vise l’établissement des lois par le moyen de
l’expérimentation, elle désigne aussi le savoir positif personnalisé et idéalisé.

Pour Lalande la science est un ensemble de connaissances et de recherches


ayant un degré suffisant d’unités, de généralités et susceptibles d’amener les
hommes qui s’y consacrent à des conclusions concordantes, qui ne résultent ni de
conventions arbitraires, ni des goûts ou des intérêts individuels qui leur sont
communs, mais de relations objectives qu’on découvre graduellement, et que l’on

6
MOURRA, I. et MILLET, L., Petite encyclopédie philosophique, S.l., Ed. Universitaires, 1993, p.
317.
7
KALUMBU, D., Op. Cit., p. 213.
[11]

confirme par des méthodes de vérifications définies.8

Elle peut aussi être définie comme étant un discours que tient l’homme sur un savoir
quelconque d’une manière méthodique, objective et rationnelle.

La science selon Stengers, se définit comme étant ce qui « précisément


permet aux hommes de se libérer des préjugés, des désirs, des illusions qui les
empêchent de voir ce qui est. Elle a pour règle la neutralité et l’objectivité. ».9

Quant à la définition de Bachelard, il conçoit la science comme étant : « un


produit de l’esprit humain conforme aux lois de notre pensée et adaptée au monde
extérieur, elle offre donc deux aspects, l’un subjectif et l’autre objectif… »10. Étant un
produit de l’esprit, la science est aussi un savoir organisé, structuré, méthodique et
constitue un esprit scientifique crée et progresse par le raisonnement. La science, à
un certain point de vue, n’est pas différente de la connaissance vulgaire à cause de
l’objet qu’elle considère puisque toutes deux étudient tout l’univers matériels, elles se
caractérisent par la méthode, qui veut dire par le moyen qu’elle emploi pour arriver
aux faits du monde matériel. Elle se diffère en un point plus précis : la première est
précise, objective, impersonnelle, indépendante ; mais la seconde, elle est pour tout le
monde et non structurée ou quadrillée, non critique.

La science se présente sous une forme logique comme étant une formulation
ayant des prémisses et des conséquences logiques, « la science ne se contente pas
de formuler les lois d’expérience : Elle cherche bien plutôt à construire une synthèse
logique, reposant sur un minimum de prémisses et comprenant dans ses
conséquences toutes les lois de la nature ».11

Apres avoir donné cette litanie de définition de certains auteurs, il est important de
proposer la définition et la position de l’auteur emblématique par rapport au concept
science.

Pour Popper la science est dynamique, elle progresse par essai et erreur, en
remplaçant les théories existantes par la falsification des théories un peu plus
nouvelle, c’est-à-dire un peu plus complètes et un peu universelles. Et elle est en
premier lieu un changement vers l’avant en ayant comme soubassement la méthode
critique « la science doit donc partir des mythes et de leur critique ; elle n’a pour

8
Cf. LALANDE, A., Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Paris, P.U.F., 1926, p.
954.
9
STENGERS, I., Science et pouvoirs. Faut-il en avoir peur ?, Bruxelles, Labor, 1997, p. 9.
10
BACHELARD, G., Le nouvel esprit scientifique, Paris, P.U.F., 1934, p. 9.
11
RENOIRTE, F., Elément de critique des sciences et de cosmologie, Louvain, Ed. De l’institut
supérieur de philosophie, 1945, p. 161.
[12]

origine ni la collecte des observations ni l’invention d’expériences nouvelles, mais


l’examen critique des mythes, des procédures et des pratiques à caractère
magique »12.

Pour le philosophe Autrichien, il existe une différence entre ce qui peut être
appelé science et ce qui peut être appelé pseudo-science : « la science diffère de la
pseudo-science ou de la métaphysique par le caractère empirique de sa méthode, qui
est essentiellement inductive et repose sur l’observation ou l’expérience »13, cette
vision de voir ou de considérer la science de manière inductive semble n’est pas
satisfaire et il a critiqué cette prétention inductiviste de la science. Popper prône une
méthode déductive pour les sciences empiriques.

Popper insiste sur le fait que la science doit apporter les solutions nouvelles et
un éclairage sur les problèmes qui surgissent, « la science fait apparaitre les choses
sous un éclairage nouveau, elle ne se borne pas à résoudre des problèmes, mais en
apportant des solutions nouvelles, elle crée un grand nombre de problèmes
nouveaux… »14. La science se fonde sur une méthode de contrôle logiquement valide.

Qu’est-ce que la connaissance ? C’est à travers cette question que nous


passons au deuxième concept.

I.1.2. La connaissance :
Ce terme vient du latin cogito. Le cogito signifie apprendre à connaitre. La
connaissance signifie aussi un savoir, une faculté de connaitre quelque chose.

D’ après l’encyclopédie philosophique la connaissance est une « représentation et


intellection de l’esprit humain […] on utilise le terme de connaissance pour designer
l’opération de l’esprit par le quelle on connait, ou la chose connue, le savoir
acquis »15.

La connaissance chez Platon consiste en une réminiscence ; car « la vraie


connaissance est rationnelle ; elle suppose la prise de conscience d’idées qui sont
les vraies réalités autre fois contemplées »16. La connaissance vraie est la nourriture
de la science ou des savoirs scientifiques.

12
POPPER, K., Conjectures et réfutations. La croissance du savoir scientifique, Paris, Payot,
2006, p. 87.
13
Ibidem, p. 60.
14
Ibidem, p. 194.
15
MOURRAL, I., - MILLET, L., Op. Cit., p. 59.
16
PLATON cité par GEORGES, P., Les grands textes de la philosophie.
Classique-moderne-contemporaine, Paris, Bordas, 1968, p. 28.
[13]

D’après Laborderie et Paty, la connaissance est ce qui apparait à un mouvement


progressif, où s’identifient les places respectives de l’homme et de la chose, du sujet
et de l’objet, du langage et de la pensée, de la science et de la raison.17

La connaissance constitue une représentation mentale de la réalité, tout en restant


transmissible à un savoir.

Spinoza l’un de philosophes du temps moderne, distingue deux types de


connaissances : l’une vulgaire ou la connaissance par ouï-dire et l’autre qu’il appelle
scientifique. La première, vulgaire, est « la première espèce de connaissance,… la
connaissance courante ou quotidienne […] c’est la connaissance de tout le monde. En
somme celle du sens commun »18 ; c’est une connaissance sans méthode
scientifique contrairement à la deuxième qui est celle que Spinoza appelle la
connaissance scientifique, c’est une « connaissance systématisée, qui porte sur des
relations générales et dont les résultats sont des conclusion appuyées sur des
preuves »19, ainsi donc, connaitre n’est pas seulement penser mais, c’est aussi voir.

Pour Popper la connaissance est un savoir objectif, parce que « la


connaissance vraie est une connaissance pure, non contaminée par ces préjugées
que nous sommes que trop enclin à ajouter et mélanger de nos perceptions »20,
contrairement au cercle de vienne pour eux la connaissance part à partir de
l’expérience sensible. La connaissance se marque par le consensus de la
communauté scientifique autour d’un paradigme commun admis de tous et non
comme vérité immuable et définitive.

Popper exposée la connaissance objective qui positionne sa conception de la


connaissance dans le champ de l’épistémologie et discute de l’intérêt que son
épistémologie contribue à résoudre problèmes d’ordre méthodologique auxquels
sont confrontés d’autres chercheurs.

I.1.3. Théorie scientifique


Au-delà des lois, dans les sciences expérimentales, il y a des théories
scientifiques qui fondent la science et qui sont différentes de la théorie de
connaissance (gnoséologie) qui se propose d’étudier l’origine, la structure, le
mécanisme et la portée de la connaissance en établissant la valeur qu’on appelle par
moment hypothèse et ayant le rôle d’unifier les lois et les faits connus. La science est

17
Cf. LABORDERIE, R.,- PATY, J.-C., Education et sciences cognitives, Paris, Nathan, 2006, p.
5.
18
SPINOZA cité par CUVILLIER, A., Op. Cit., p. 64.
19
Ibidem, p. 66-67.
20
POPPER, K., Op. Cit., p. 500.
[14]

constituée de la théorie dite scientifique ; celle-ci, Elle est une synthèse logique des
lois, elle a pour but de faire apparaitre les lois comme conséquences logiquement
nécessaires.

Dans son étymologie le terme théorie vient du grec theôria qui veut dire action
d’observée ou spectacle. Du point de vue scientifique la théorie est une connaissance
qui est abstraite, systématique, organisée qui a un caractère élaboré. Par opposition
à la connaissance vulgaire.

Une théorie scientifique est conçue soit pour donner une explication rationnelle et
objectivement valable avec des phénomènes du monde extérieur, soit elle n’est pas
seulement pas simplement l’unification logique d’une pluralité de lois coordonnées,
mais elle est en outre un instrument de recherche et de découverte.21

La démarche de définir ce terme était la préoccupation de Popper, car, il


constituait un problème dans la philosophie des sciences « quand doit-on conférer à
une théorie un statut scientifique ? »22. Dans son épistémologie il confère le statut
scientifique à la théorie qui doit être réfutée par les tests, Pour lui une théorie est dite
scientifique si et seulement si, elle est réfutable par un énonce qui contredit la
théorie ; soit qui met en contradiction toute la théorie et elle a pour critère comme
scientifique d’après Popper, lorsqu’elle a pour possibilité d’invalider, de réfuter ou de
tester. Autrement dit une théorie scientifique n’est vraie que provisoirement. Une
théorie scientifique corroborée, n’est jamais définitive parce qu’une réfutation peut
un jour arriver.

« Les théories sont d’authentiques conjectures, des propositions d’un contenu


scientifique informatif élevé ayant le monde pour objectif et qui, bien qu’elles ne
soient vérifiables mais peuvent être soumis à des tests critiques rigoureux… »23.

I.1.4. Conjecture et réfutation


Premièrement le terme conjecture signifie d’après le robert de poche, « opinion
fondé sur des probabilités, hypothèses, supposition. Et le terme réfutation signifie
repousser en prouvant sa fausseté »24.

Pour le philosophe autrichien conjecturer veut dire partir de problème, d’une


théorie. Et la conjecture des théories est librement créée par l’esprit afin de résoudre

21
Cf. MEYNARD, L., Logique et philosophie des sciences, Paris, Eugene Berlin, S.d., p.
257-258.
22
POPPER, K., Op. Cit., p. 56.
23
Cf. POPPER, K. cité par KALUMBU, D., Op. Cit., p. 125.
24
MORVAN, D., Dictionnaire le Robert de Poche, Paris, le Robert-Sejer, p. 146.
[15]

les problèmes de la scientificité, « le trait caractéristique de cette intellectuelle était,


selon moi, le flot ininterrompu des confirmations, des observations vérifiant les
théories en question ;… »25

Pour Popper, la réfutation, elle est une notion bien, la réfutation comme étant le
pouvoir de rendre fausse une théorie suite aux tests : « toute mise à l’épreuve
véritable d’une théorie par des tests constitue une mise tentative pour en démontrer
la fausseté (to falsify) ou pour la réfuter. Pouvoir être testée c’est pouvoir être
réfutée ;… »26 Il s’agit ici de problème de traduction, pour les partisans de la traduction
française ils optent le terme réfuter et pour le partisan de la traduction anglaise ils
parlent de falsifier (to falsify).

Eu égard à cette définition précédente de Popper, il donne une autre définition


sur la réfutation comme étant une action de réfuter, c’est-à-dire littéralement l’action
qui permet de démonter la fausseté d’une affirmation et il utilise le terme
falsification empirique.27

I.1.5. Falsifiabilité ou falsification


Ce concept est inscrit dans la philosophie des sciences du sir Popper en
réaction au cercle de vienne par rapport au vérificationnisme. D’après la petite
l’encyclopédie philosophique « la falsifiabilité  c’est altérer la réalité, ne pas rapporter
les évènements tels qu’ils se sont passés, cela afin de tromper »28, c’est aussi l’action
de rendre fausse ce qui est dit ou énoncé. Dans l’épistémologie poppérienne la
falsifiabilité est le critère par lequel la science se démarque de la non-science, la
falsifiabilité peut avoir lieu en pratique sans être soutenue par la relation déductive
entre l’observation et la théorie.

Ce critère que propose le philosophe viennois est un critère qui aide


à « caractériser les hypothèses scientifiques aux des théories des sciences
empiriques, par leur capacité à se soumettre à des tests expérimentaux »29 parce que,
la science est falsifiable qui veut dire elle permet de dire qu’une hypothèse est
fausse, si elle est contradictoire avec ses observations ; dans le cas où l’hypothèse
est vérifiée avec la théorie

25
POPPER, K., Op. Cit., p. 62.
26
Ibidem, p. 64.
27
POPPER, K., les deux problèmes fondamentaux de la théorie de la connaissance, Paris,
Hermann, 1999, p. 450.
28
MOURRAL, I., - MILLET, L., Op. Cit., p. 122.
29
MALHERBE, J.-F., La philosophie de Karl Popper et le positivisme logique, Paris, P.U.F.,
1976, p. 122.
[16]

La falsifiabilité est un critère du caractère d’un système d’énoncés. Falsifier veut


donc dire rendre ce qui est dit fausse ou prouver la fausseté d’un énoncé
scientifique. En science prouver la fausseté d’un énoncés c’est démontrer par des
arguments logique la faillibilité d’une théorie ou d’un ensemble des théories, soit
aussi d’une proposition.

I.2. SCIENCE
Toute philosophie des sciences est appelée à combattre contre toute
prétention dogmatique qui rend aveugle la science ou l’homme politique, et aussi
comment se retirer des discours scientifiques ou du discours non scientifique soit
comment avoir un critère qui ne ferai pas référence à une certaine vérité ; parce que
la science est faible.

Telle est la problématique que nous voulons montrer dans ce présent point qui parle
de la connaissance ou la science chez Popper en passant par le différent critère
scientifique.

De nos jours la science apparait comme étant une entreprise de plusieurs savoirs ou
une connaissance permettant à l’homme d’avoir une certaine vision du monde ou,
éclaircissement sur ses zones d’ombres. Et la science, tout comme la connaissance
se présente comme une forme culturelle de beaucoup des savoirs qui cherche à
comprendre la nature de choses mais marchant sans aucun critère qui la sépare de
ce qui ne pas science.

I.2.1. la connaissance par conjoncture et réfutation


A première vue nous pourrions penser que les sciences résident dans leurs
nombreuses vérifications, mais Popper a eu une vision contraire. Pour lui en science
une théorie est de nature scientifique, si elle est probable de la contredire par une
observation, et cette théorie est valide, Mais, par moment les observations
scientifiques cherchent à la faire réfuter et à vérifier l’hypothèse par un élément qu’il
appelle le falsificateur potentiel. La science apporte des savoirs qui, à un moment
donné ont une valeur de vérité.

La connaissance par conjecture et réfutation est une idée que nous tenons au
philosophe des sciences Karl POPPER, qui a été énoncée en 1934 et a été reprise par
ce philosophe. En effet Popper voulait établir un critère de scientificité pour
distinguer solidement la connaissance scientifique aux prétentions scientifiques.

Longtemps avant la connaissance posait problème sur la méthode


scientifique, qui s’orientait vers le comment acquérir un savoir. C’est dans cette
même lancée que Popper s’intéressa sans doute sur la possibilité de distinguer la
[17]

science à la pseudo-science. Étant à la recherche d’un critère de démarcation, il


disait : « je voulais distinguer science et pseudo-science tout en sachant
pertinemment que souvent la science est dans l’erreur, tandis que la pseudo-science
peut rencontrer inopinément la vérité »30, ayant recherché un critère de démarcation
entre scientifique et non scientifique soit à la possibilité de séparer les théories
scientifiques des autres. Popper considère, la conjoncture et la réfutation comme
étant des critères de connaissance pour les sciences expérimentales.

Dans son épistémologie, Popper s’est retrouvé sur le problème de l’induction


comme méthode en science, c’est là que la critique de l’inductivisme prend son sens,
ce dernier se présent e comme une méthode empirique des sciences contraire à
la métaphysique ou la déduction mathématique. Voilà pourquoi Popper dira que « ce
qui font de la démarche inductive la clé de la méthode scientifique sont incapables
de fournir un critère de la science empirique, et faut en proposer un autre »31, et c’est
au cours de 1919 que Karl Popper commença à avoir de réserve sur les trois théories
qui sont :

1. La théorie de l’histoire de Marx ;

2. la psychanalyse ;

3. la psychologie individuelle.

Alors en quoi consiste la connaissance par conjoncture et réfutation ? Et quelle est


sa problématique ? 

Le critère poppérien de la connaissance par conjoncture ou réfutation a un but,


celui de donner à la science à ne pas prendre en considération les théories
scientifiques comme condensés d’expérience pour une tentative conjecturale ou
hypothétique, mais de les soumettre au test, de les réfutées quand leurs
observations entrent en conflit. Et il est aussi un critère non pas seulement pour
connaitre le sens ou la signification des théories ou des hypothèses, voir la vérité de
ces dernières mais, c’est un critère qui trace les limites entre énoncé tant religieuse
soit métaphysique ou pseudo-scientifique : « j’ai proposé ce critère de la réfutabilité
ce n’est pas le problème de sens ou de la signification des théories ni celui de leur
vérité ou de leur recevabilité que j’avais en vue. j’entendais tracer une frontière aussi
bien que faire se pouvait entre les énoncés ou systèmes d’énoncés des sciences
empiriques et tous les autres énoncés, que ceux-ci fussent de nature religieuse,

30
POPPER, K., Op. Cit., pp. 57-60.
31
BOUVERESSE, R., Karl Popper ou le rationalisme critique, Paris, Vrin, 1998, p. 45.
[18]

métaphysique ou tout simplement pseudo scientifique » 32


mais, plutôt, une solution
à la philosophie des sciences.

La problématique de ce critère est que c’est un critère de scientificité, car pour


Popper, «  le critère de la scientificité d’une théorie réside dans la possibilité de
l’invalider, de la réfuter ou encore de la tester »33. Au regard de Popper la démarcation
était un problème et une solution à la philosophie des sciences.

Eu égard ce qui vient d’être dit précisément, le marxiste et la psychanalyse


sont déclarés non-scientifiques. Popper revient à ce qu’il appelle la prétention
scientifique. Il s’est évertué d’abord à montrer que le marxisme, la psychanalyse et la
psychologie sont non-scientifiques.

Dans la conception matérialiste de et la révélation du mystère de production


capitaliste au moyen de la plus-value, nous les devons à Marx, c’est grâce à lui que le
socialisme est devenu une science.34 C’est une prétention basée ou fondée sur
l’étude d’une connaissance rationnelle de la réalité sociale, dans une économie
politique et un socialisme scientifique. Marx et ses disciples prétendaient que leurs
réflexions sociologiques ou matérialistes relèvent de la science ou d’un caractère de
scientificité.

Pour ce qui est de la prétention psychologique et psychanalytique à la


scientificité, Freud et Adler considèrent leurs écrits comme étant une nouvelle
science de l’homme qui s’étend sur les psychiques, « en admettant l’existence d’un
appareil psychique à l’étendue spatiale bien adapté à son rôle développer par
nécessité de l’expérience et qui ne produit les phénomènes de la conscience ou en
un point particulier dans certaines conditions ;nous avons été en mesure d’établir la
psychologie des bases analogues à celle de toute autre science ».35Ils comprennent
la psychologie et la psychanalyse comme une science de la nature basée sur
l’homme ; sur son psychique, sur sa psychologie.

Pour Freud, la psychanalyse est une science orientée vers des concepts
théoriques en établissant un rapport avec l’analyse chimique au même rang que la
science physique. Contrairement à Freud, Marx, dans son historicisme, prêtent avoir
prédit le cours de l’histoire dans une connaissance précise des faits sociaux. Quant
à leurs conceptions ils pensent gouverner leur prétention scientifique à une base du
déterminisme.

32
POPPER, Op. Cit., p. 68.
33
Ibidem, p. 65.
34
Cf. ENGELS, F., Anti-Dühring, Paris, sociales, 1973, p. 47.
35
FREUD, S., Abrégé de psychanalyse, Paris, P.U.F., 1964, p. 47.
[19]

Pour le philosophe autrichien toute leur prétention ne peut être justifiée que
par la vérification et c’est pourquoi son critère de démarcation est l’unique méthode
pour prouver l’invalidité ou la validité de leur prétention à la science au moyen des
tests car, nous ne pouvons pas aux yeux de Popper accepter pour toujours une
théorie sans passée par la falsifiabilité. Popper considère le marxisme et la
psychanalyse après étude, comme étant de pseudo-science parce qu’elles échappent
au critère de réfutabilité, comme lui-même le souligne dans conjectures et
réfutations que « c’est le risque assumé par une prédiction de ce type. Si
l’observation montre que l’effet prévu n’apparait absolument pas, la théorie est tout
simplement réfutée »36 et il refuse la scientificité de leurs théories elles ne sont
compatibles et elles s’opposent si l’on observe de près.

Pour Popper, le marxiste ne fait qu’interpréter l’histoire non pour une


information mais dans la façon de la présentée qui révèle le cheminement. L’analyse
qu’avait portée Popper au regard de Freud, était celui de ses adeptes qui confirment
que leurs hypothèse ou théories étaient vérifiables par une observation clinique. Pour
ce qui est d’Adler, Popper analyse sur la théorie du sentiment d’infériorité qu’il
considère comme une affirmation à mille et une facettes.

Pour ce qui est de la théorie marxiste, elle fut sauvée par ses disciples, parce
qu’ils ont expliqué à nouveau la théorie ; en mettant en union entre théories et
preuves empiriques. Par contre au lieu d’admettre les réfutations ; les adeptes de
Marx ont adopté un dispositif qui la rendait irréfutable37 contrairement aux théories
psychanalytiques et psychologiques, qui présentent une autre manière purement
intestable et irréfutable parce que pour Popper aucun comportement humain ne peut
les contredire « je suis convaincu, quant à moi, qu’une grande part de ce qu’ils
avancent est décisifs et tout à fait susceptible de trouver place ultimement, dans une
psychologie scientifique se prêtant à l’épreuve des tests. »38.

Ainsi donc, Popper considère leurs théories comme étant de théories qui étudient
des faits d’une façon mythique parce que d’après lui elles ont des orientations
purement psychologiques fortes intéressantes, mais, sous une forme qui ne permet
pas de les tester, il conçoit leurs théories irréfutables qui ne sont pas comme de
vertus mais comme un défaut.

Eu égard ce qui précède sur les trois théories que nous venons d’évoquer
ci-haut, le philosophe autrichien pose aussi un autre problème celui de l’induction. Et

36
POPPER, K., Op. Cit., p. 67.
37
Cf. KALUMBU, D., Op. Cit., p. 67.
38
POPPER, K., Op. Cit., p. 66.
[20]

son épistémologie s’est construite sur base de la critique inductiviste, critique selon
laquelle nous n’apprenons pas par induction autrement dit nous ne tirons pas les lois
générales à partir de l’observation du fait particulier. « J’ai abordé le problème de
l’induction avec Hume, j’estimais en effet que ce dernier était tout à fait fondé à
montrer que l’induction ne serait recevoir de justification logique »39, il adhère à la
critique faite par Hume au sujet de l’induction car, ce dernier défendait à la méthode
inductive d’affirme une loi générale quelle que soit l’observation faite qui est
constatée d’objets, d’infirmer sans raison avec une loi générale.

Mais alors en quoi consistait la méthode inductive ?

Cette méthode consiste donc à « une inférence qui passe d’énoncés singuliers, tels
des comptes rendus d’observations ou d’expériences, à des énoncés universels,
telles des hypothèses ou des théories »40.

Si nous analysons la critique sur l’induction elle pose problème, le fait qu’une
théorie ne peut plus s’appuyer sur des observations et pour sa justification, fait que
l’induction soit pas logiquement ou rationnellement vraie : « nous pouvons par
conséquent affirmer que les théories ne peuvent jamais être inférées des énoncés
d’observation ni recevoir de ceux-ci une justification rationnelle »41.

C’est là que Popper appelle le problème de Hume parce, Pour Popper, il faut donc
prendre au sérieux l'analyse de Hume qui montre l'invalidité fréquente de l'induction.
Il traine a réintroduit l’induction non à la manière logique mais plutôt du point de vue
psychologique où il affirme que c’est par habitude que nous croyons en des lois.

L’idée de Hume sur l’induction psychologique fut d’une manière ou d’une autre
réfutée par Popper, « je trouvais la réfutation de l’inférence inductive opérée par
Hume claire et concluante. Mais son explication psychologique de l’induction, qu’il
référait à la coutume ou à l’habitude, me laissait très insatisfait »42.

Alors comment avoir un savoir par le fait psychologique ? Pour Hume nous
apprenons par répétition.

Néanmoins la préoccupation majeure demeure toujours pour Popper parce que la


solution donnée par Hume aux yeux de Popper est insatisfaite alors comment
acquérons-nous notre connaissance est-ce d’une manière inductive ?

Alors, dans cette logique nous ne trouvons pas toujours une théorie qui est

39
Ibidem, p. 73.
40
POPPER, K., La logique de la découverte scientifique, Paris, Payot, 1973, p. 23.
41
MULUMBU, D., Op. Cit., p. 30.
42
POPPER, K., Op. Cit., p. 73.
[21]

toujours vraie. Dans la connaissance par conjoncture et réfutation, pour réfuter une
loi il faut donc qu’elle ait un élément logique qui contredit la théorie. C’est ainsi que
toute son épistémologie s’appuie sur la réfutation parce que par réfutation nous nous
rapprochons da la vérité et nous éliminons les erreurs de théories qui ne conviennent
pas. Popper pour en arriver à une telle connaissance il faudra que la théorie soit
testable c’est-à-dire qu’elle soit misent à l’épreuve de réfutation par des observations
ou arguments. Il utilise la réfutation comme critère de démonstration pour tracer une
ligne nette entre les théories scientifiques et les non-scientifiques.

Pour le philosophe autrichien, il n’est si facile d’accepter que la science


emploie le mode de critique qui veut dire par tentative de réfutation. Mais elle est
contraire à l’induction. Popper arrive à conclure par rapport à l’induction que depuis
bacon la science ne se caractérise que par une démarche inductive mais déductive
par le fait que la théorie est autonome par rapport aux faits d’observations et
d’expériences. Ainsi donc Popper, se démarque de cercle de vienne qui soutenait que
l’induction permettait de trouver les lois scientifiques.

Cette manière de procéder dans la science par déduction donne un fondement


logique à son critère de réfutation par l’expérience.il démontre l’insuffisance de la
vérification dans le domaine de la science. C’est ainsi que pour Popper une théorie
qui n’est réfutable par aucun évènement qui se puisse concevoir est dépourvue de
caractère scientifique, pour qu’une théorie soit réfutée, elle doit donc donner la
possibilité de réfutation, il faut que la théorie offre la possibilité d’expériences
cruciales qui permettent de la réfuter pour qu’elle soit qualifiée scientifique.

Ainsi donc Popper énonce le critère de falsifiabilité qui à l’épreuve une théorie
pour en démontrer la fausseté ou pour la réfutée.

I.2.2. la falsifiabilité
La falsifiabilité ou falsification est une notion introduite par Popper. C’est une
forme de réaction face au vérificationnisme du cercle de vienne ou du positivisme
logique.

Le cercle de vienne ou le positivisme logique, est un mouvement qui a


commencé à Vienne, à propos de l’importance pour la vie intellectuelle de la
philosophie des sciences. C’est un groupe des philosophes qui tentent de retenir les
points le plus essentielles du positivisme de Mach, tout particulièrement son combat
contre le mauvais usage de la métaphysique en science. Ce mouvement ou ce cercle
s’est caractérisé par l’empirisme et l’analyse du langage « ce cercle de vienne se
caractérise sur tout est principalement par son empirisme et l’analyse logique du
[22]

langage »43, la vision scientifique du cercle de vienne était caractérisée aussi par deux
traits à savoir :

Premièrement, il est empiriste et positiviste qui veut dire ; il n’y a connaissance qu’à
partir de l’expérience sensible. Et deuxièment, il est marqué par l’application d’une
certaine méthode, celle de l’analyse du langage.

Ce cercle de Vienne voulait refuser les énoncés doués de sens à ceci dépourvu
de sens. En voulant montrer que la métaphysique est dénuée de sens. Ce
mouvement dans leur épistémologie a dû donner un critère de démarcation
contrairement à celui de Popper, c’est le vérificationnisme autrement dit, la théorie
vérificationnisme de la signification. Ce critère consiste à vérifier la signification
d’une proposition, d’un concept. Cette conception scientifique du monde de cercle de
vienne contenait l’idée d’une unité des sciences en pensant que cette idée d’unifier la
science consisterait dans la réduction de tout langage.

Ce mouvement de philosophes viennois était tenu par plusieurs savant, mais le plus
influent furent : Maritz SCHLICK (1882-1936), Rudolf CARNAP (1891-1970) et Hans
REICHENBACH (1891-1953).

Au regard de ce qui précède, c’était dans cette optique que le sir Popper
introduit son critère de scientificité dû à l’insatisfaction de la théorie
vérificationnisme et à l’induction qui a poussé ce dernier à introduire son critère de
démarcation ; qui limite la métaphysique rejetait par le cercle de vienne au primat de
la science. De son côté Popper défendait toute élimination de la métaphysique parce
que, pour le positiviste logique entendait « par métaphysique, certains formes de
métaphysique historique, telle, la métaphysique que aristotélico-thomiste, faisant
passer la connaissance de l’être pour une science rigoureuse ; telle la philosophie
hégélienne, prétendant offrir un modèle de savoir plus élevé que le savoir des
disciplines scientifiques. Mais métaphysique désignant pour eux,
conventionnellement scientifique » , telle était la conception du positivisme logique à
44

l’égard de la métaphysique.

Popper introduit en philosophie des sciences le critère de falsifiabilité comme une


démarcation et non comme critère de science « Popper propose de fonder la
démarcation sur le critère de falsifiabilité : une hypothèse ou théorie est scientifique
dans la mesure où elle est falsifiable par l’expérience, c’est-à-dire qu’elle est
susceptible d’être réfutée »45, la falsifiabilité poppérienne consiste dans la possibilité

43
KALUMBU, D., Op. Cit., p. 92.
44
BOUVERESSE, R., Op. Cit., Paris, vrin, 1998, p. 55.
45
COLLECTIF, la philosophie des sciences au XX ème siècle, Paris, Flammarion, 2000, p. 276.
[23]

de démontrer la fausseté d’une théorie, la possibilité qu’une théorie doit être falsifiée,
par le fait même qu’elle possède de falsificateur potentielle.

Nous rappelons ici que, la falsifiabilité poppérienne est à comprendre aussi


comme la réfutabilité définitive. Comme nous l’avions souligné ci-haut. Elle est une
notion qui surprend l’ensemble de scientifique. La falsifiabilité est une réfutabilité
définitive qui au paravent, posait problème comme connaissance réfutable. Dans les
deux problèmes fondamentaux de la connaissance Popper part en particulier des
choses comme falsifiabilité définitive. Ici nous voulons justement souligner la
terminologie qu’emploi l’auteur.

Popper présente sans doute qu’avec la falsifiabilité, nous pouvons construire


une science qui n’est une dogmatique et dont le but serait l’approximation de la vérité
parce qu’il existe de vérité métaphysique qui sont non-scientifiques et des vérités
scientifiques mais non- vraies car, par moment il y a des énonces scientifiques qui
ont moins de vérité que des énoncés métaphysiques, justement parce que la
réfutation comme critère de scientificité suppose une épistème qui signifie une
connaissance. Par moment la « science n’est pas une connaissance »46, parce que
nous ne pouvons donc pas dissociait la falsifiabilité de la science. Ainsi donc, c’est
ne pas (comme lui-même le dit dans post-scriptum à la logique) la vérité qui décide
du caractère scientifique de la théorie mais, plutôt, la falsifiabilité qui offre forcement
le critère logique de la véracité d’une théorie dite scientifique.

Pour Popper un énoncé scientifique ne peut jamais être vérifié, mais,


seulement falsifié ; c’est à ce moment qu’une nette démarcation apparait entre la
science réelle et les systèmes interprétatifs que celui-ci veut nettement séparer.
Mais, à une seule différence car, les systèmes interprétatifs ne sont réellement
falsifiable ni confirmés alors, jamais infirmés, du fait qu’ils interdissent à aucun
évènement possible d’être donc irréfutables. Popper énumère comme exemple celui
de « l’astrologie qui émet des prédictions tellement vagues qu’elles ne peuvent
jamais être fausses »47, pour les marxistes ou les psychanalytiques qui s’adaptent
parfaitement à tous les cas, et on ne peut imaginer d’épreuves permettant de les
déclarer invalides à la scientificité.

La falsifiabilité poppérienne est une méthode des contrôles des hypothèses et des
systèmes théoriques, parce que pour Popper, il n’est pas aisé de démontrer la vérité
d’une hypothèse. Son critère s’affirme sur l’utilité d’une validité scientifique qui tient à
sa capacité de se révéler fausse « si vous n’êtes pas capable d’énoncer à quelles

46
POPPER, K., Op. Cit., p. 19.
47
BOUVERESSE, R., Op. Cit., p. 47.
[24]

conditions la théorie que vous proposez, serait falsifié, cette théorie n’est pas
scientifique »48, contrairement aux systèmes dits interprétatifs, la science réelle, où
une hypothèse à plus d’activité que lorsque, selon Popper, elle interdit plus les faits
réfutables sans aucune ambiguïté, et elle se caractérise par un certain bravoure, tout
en prenant le risque par le fait qu’elle a la capacité de la fausseté.

La falsifiabilité est une théorie ou un critère qui contredit nettement le


conventionnalisme. La thèse poppérienne est une thèse aussi antipositiviste par le
fait que la science poppérienne n’est pas indubitable, indiscutable reposant pas
nécessairement sur l’expérience parce qu’elle est provisoire par contre pour le
positiviste la science est le fait véritable, indiscutable.

Pour le philosophe autrichien la falsifiabilité permet, de tester une théorie qui doit
être essentiellement infirmé en tirant d’elle une certaine précision. C’est même
l’erreur qui ruine l’inductivisme, celle d’avoir pris la science par un évènement
subjectif. Et pourtant pour Popper la science n’à rien avoir avec le phénomène
subjectif. Mais, objectif.

La falsifiabilité est aussi un critère qui accepte la réfutabilité, elle explique de


quelle manière sa propre théorie pourra être réfuté, Popper définit au préalable le
critère de réfutabilité comme ce qui rechercher les faits susceptibles de prouver la
fausseté de sa théorie.

La vérité ou la fausseté d’une théorie, est assurer par l’observation directe que
l’énoncé de cette théorie est conforme ou non au donné expérimental au cas
contraire la théorie sera réfutée ou falsifiée. Ainsi pour prouver aussi la fausseté
d’une théorie ce faire montrer la vérité de sa contradiction, soit montrer que l’une de
ses énoncés logiquement nécessaires de la théorie discutée et d’autres théories
vraies, est contredite par l’observation synonyment parlant vérifié une théorie c’est
constater la vérité de cette proposition49

Au regard de ce qui précède, pour prouver la corroboration d’une théorie, il faut


montrer par un raisonnement que cette théorie est une conséquence logiquement
nécessaire de la théorie tenue vraie. La corroboration d’une théorie permet d’affirmer
que cette théorie est bonne autrement dit qu’elle résiste aux tests.

C’est ainsi, pour Popper, aucune théorie ne peut être absolument vérifiée, car
on ne peut jamais atteindre la vérité mais, on peut monter avec certitude la fausseté
d’une théorie antérieure. Un énoncé est falsifiable « si la logique autorise l’existence

48
Ibidem, p. 47.
49
Cf. RENOIRTE, F., Op. Cit., p. 168.
[25]

d’un énoncé ou d’une série d’énonces d’observation qui lui sont contradictoires
c’est-à-dire qui la falsifieraient s’ils se révélaient vrais »50, la falsification, elle est un
fondement sur lequel est construit solidement le savoir scientifique car elle permet le
progrès contenu des théories en direction d’une vérité jamais atteinte, mais toujours
approché à la manière d’une asymptote.

Dans la falsification, Popper, parle de la vérification d'une hypothèse, il parlera de


corroboration c’est-à-dire le fait que la théorie résiste aux tests ou d'une séries de
tests corrobore mais il s’inscrits dans une tradition de recherche qu'une théorie aurait
passée avec succès et dont la logique consiste toujours à tenter de mettre en échec
une théorie pour en révéler les potentialités descriptives, explicatives et prédictives.
Comme nous l’avons énoncé plus haut dans la définition conceptuelle.

La corroboration consiste dans le sens du test c’est-à-dire une théorie est


corroborée lorsqu’elle résiste à l’épreuve des tests, la corroboration est le fait qu’une
théorie tient debout, après qu’elle a été soumise aux tests. Pour ce qui de son but, est
celui de s’approcher des connaissances aussi vraie que possible c’est ce qu’il appelle
versimilitude qui remplace la vérité absolue ou une « approximation de la vérité »51.

Pour ce philosophe viennois une théorie est corroborée « aussi longtemps


qu’elle passe ces tests avec succès. L’évaluation qui affirme la corroboration
(l’évaluation) établit certaines relations fondamentales, à savoir celle de compatibilité
et de l’incompatibilité »52, la corroboration n’est jamais définitive puisqu’une réfutation
peut un jour arriver. La vérification n’est pas à ce moment suffisant pour affirmer la
validité et la scientificité d’une théorie. Ainsi donc, pour ce sous point nous
établissons positivement la vérité d’une proposition ou d’une théorie. Par contre nous
pouvons la falsifiée en éliminant les erreurs par une méthode par essai-erreur.

Il est très important de souligner encore que pour Popper, aucune corroboration, ni
même aucune réfutation ne peut être certaine car elle peut être naïf. Donc une
réfutation au jour peut arriver et bouleverser toute la théorie

Ceci étant nous passons au troisième point qui, les sources de la


connaissance et de l’ignorance par essai-erreur.

I.2.3. les sources des connaissances par essai-erreur


Apres avoir développé la démarcation faite par Popper en philosophie des

50
POPPER, K., Cité par CHALMERS, Qu’est-ce que la science ?, Paris, La découverte, 1987, p.
47.
51
POPPER, K., La quête inachevée, Paris, Calmamann-Lévy, 1981, p. 110.
52
IDEM, Op. Cit, p. 271.
[26]

sciences, avec son critère de démarcation sur la falsifiabilité ou la réfutabilité.


Popper donne une méthode qu’il appelle méthode par «  essai erreurs »53, c’est une
méthode qui s’ajoute sur la démarche scientifique ou à la critique. Elle est une
élimination d’erreur parce ajoute Popper la science est faillible.

Popper pose l’erreur comme un concept a priori car, il n’est pas facile de la
reconnaitre dans l’élaboration d’une théorie par rapport aux nouvelles théories, si
cela présente des faiblesses ou des erreurs qui condamne la théorie. C’est une
méthode qui influence les sciences naturelles voie même sociales.

La connaissance étant à la recherche de la vérité, une recherche de théories


objectivement explicable, la science n’a pas donc la certitude des choses parce qu’il y
a l’erreur qui est liée à l’homme c’est ainsi, la connaissance est faible et nous devons
d’une manière personnelle lutter contre l’erreur et sans oublié qu’elle est pertinente.

Pour ce philosophe des sciences de vienne, la science repose sur est la notion
d’essais-erreur qui consiste dans la sens de la considération ; parce que, ce que nous
considérons comme vraie théorie, n’est pas toujours par moment vraie comme nous
le considérons, du fait que ; comme lui-même le souligne « bien plus rarement, elle
consiste en ce que nous tenons une théorie pour fausse quoi qu’elle soit vraie »54,
c’est à travers l’erreur présentée par la théorie, qu’elle est appelée à être testées par
des épreuves sur base de ses observations. Pour lutter contre l’erreur, il sied de
rechercher l’objectivité de la théorie en cherchant la véracité pour l’éliminer. Telle est
la mission préliminaire de tout scientifique. Parce que «  l’une des caractéristiques de
cette méthode est que les savants ne ménagent pas leurs efforts pour critiquer et
tester une théorie en question »55car, nous ne pouvons pas avoir une théorie
éternellement vraie sans qu’il y ait des erreurs ou des faiblesses falsifiées. La théorie
nouvelle remplace l’ancienne théorie par le faite cette dernière elle devient faillible,
elle ne corrobore pas au test.

Popper montre la tâche d’un homme scientifique suite à la méthode d’essai et


d’élimination des erreurs, celle consiste à proposer des théories et à les soumettent
aux tests les plus rigoureux que nous pouvons imaginés pour recherche de la vérité
objective, une vérité éliminant les erreurs « la certitude ne peut raisonnablement être
notre objectif »56. Popper n’exclut pas la présence de la vérité qui est indubitable
mais, il veut justement nous montrer que la connaissance humaine est faible ou

53
IDEM, Op. Cit., p. 87.
54
IDEM, A la recherche d’un monde meilleur, Paris, Rocher, 1984, p. 27.
55
IDEM, Op. Cit., p. 457.
56
IDEM, Op. Cit., p. 27.
[27]

faillible. Il rajoute à ce qui concerne la connaissance scientifique ou savoirs


scientifiques présente, elle est purement hypothétique, conjecturale qui fait appel à
une méthode critique (il y a critiqué lorsque la connaissance scientifique présente
des erreurs), qu’on peut nommer la méthode qui est à la recherche de l’élimination
des erreurs pur aboutir à la vérité.

Elle permet de voir toutes les lois comme des conjectures temporaire qui l’a appelé
hypothèse autrement dit, nous pouvons réfuté une théorie soit une loi en référence
de la nouvelle sans éloigner leur données parce que ce sont les expériences testées
qui donne la destinée d’une théorie pour l’accepter ou la réfuter « dans la mesure où
une théorie résiste aux tests les plus rigoureux que nous sachions élaborer, elle est
acceptée ; dans le cas contraire, elle est réfutée »57.

Pour arriver à la connaissance avec cette méthode poppérienne comme


source de reconnaissance de l’ignorance c’est quand une théorie est soumise à des
tests ; pour découvrir si elle corrobore ou non en appliquant la méthode critique pour
éliminer les mauvaises théories et en forger des nouvelles théories sans erreurs.
Ainsi donc, la science progresse par essais-erreur parce que devant un problème
nous proposons des solutions et ces solutions nous essayons d’en éliminer les
mauvaises.

Cette méthode se justifie par le faite qu’elle cherche à « éliminer les théories fausses
à l’aide des énoncés d’observations ; elle est justifiée par la relation de déductibilité
purement logique qui nous autorise à affirmer la fausseté des énonces universelles
des lors que nous admettons la vérité des énoncés singuliers »58.

Au regard ce qui précède nous allons bien constater que Popper s’appui pour
justifier cette méthode sur un raisonnement typiquement logique et déductive qui est
contraire à l’induction. Celui de n’est pas atteindre la vérité même car, toutes nos
hypothèses risqueraient d’être fausses un jour. L’erreur n’est plus ce que la raison
doit fuir mais, ce qu’elle doit provoquer. Ainsi donc, la science doit chercher à
éliminer les erreurs pour pouvoir progresser et essayer de fournir les éléments
irréfutables à son sein. Popper parle de l’insécurité scientifique c’est par rapport à
l’erreur pour constater toute théorie qui rejette ses opposant potentiels qui dispose à
la fois le dogmatisme scientifique.

En reliant toutes ses réflexions épistémologiques sur le mode de connaissance par


des critères scientifiques proposé par notre figure emblématique. Il nous ait
important énuméré ces influences dans sa politique. Et cela nous le verrons dans ce

57
IDEM, Op. Cit., p. 91.
58
POPPER, K., Op. Cit., p. 93.
[28]

qui suit.

I.3. CONCLUSION PARTIELLE


Avant de faire clore à ce premier chapitre nous voulons passer en revue ce qui
a été dit ci-haut. Notre chapitre était structuré en trois grands points. Le premier
point était une introduction partielle où nous avons défini le concept de base. La
deuxième point est la science dans cette deuxième partie nous avons parlé d’abord
de la connaissance par conjecture et réfutation qui est une approche nouvelle de la
connaissance qui permet de mettre en relation d’un côté l’empirisme, en admettant
aux faits le rôle de raison critique sut le sort des théories et de l’autre coté en
reconnaissant l’avantage de la rationalité critique et du raisonnement critique dans le
progrès de la science chez Popper. La connaissance par conjecture est une
connaissance du progrès scientifique, pour acquérir un savoir. Ensuite de la
falsification ou falsifiabilité qui est une démarcation que Popper fait par rapport à la
science et la non-science. C’est une méthode du contrôle de l’hypothèse et des
systèmes théoriques. Nous avons parlé de la falsifiabilité ou de la falsification
comme une méthode et un critère qui accepte la réfutabilité. Avec la falsifiabilité la
vérité devient incertaine parce qu’on ne peut jamais l’atteindre mais, on peut montrer
avec certitude la fausseté d’une théorie. Et enfin les sources de la connaissance par
essai-erreur admettent comme méthode qui consiste à rechercher l’approximation de
la vérité d’une théorie. Popper pose l’erreur comme une notion à priori, qui se justifie
d’une manière logique et déductive dans l’épistémologie de Popper.

Le troisième point c’est la conclusion partielle qui nous a permis d’une manière brève
de parler sur ce que nous avons dit dans les deux précédents points.

Apres avoir mis en claire la philosophie de la connaissance chez Popper, nous


souhaitions donner une lecture épistémologique sur les réflexions politique et
montrer que celles-ci ont d’une manière ou d’une autre un rapport avec ses réflexions
sur l’épistémologie. La société, ouverte comme une organisation de la cohabitation
des hommes sur le socle fondamental de l’argumentation critique ou de
l’intersubjectivité. L’idée politique de Popper, est liée plus fondamentalement à la
politique libérale dont, il propose une vision du monde dans lequel la liberté de
l’homme est préliminaire et doit être protégé. Il fait une référence à la critique de
Marxisme et de l’historicisme hégélien. Cette visée libérale qui élimine les erreurs par
une instance critique. Pour la science, elle doit donc existait une structure sociale,
c’est la liberté sociale de critique qui va conférer sa valeur à une théorie politique.
[29]

CHAPITRE DEUXIEME: LA SOCIETE OUVERTE ET LA DEMOCRATIE LIBERALE

II. O. INTRODUCTION PARTIELLE


Le chapitre précèdent nous a montré les facettes de connaissances ; qui sont
par conjecture et réfutation, par falsifiabilité et par essai-erreur et c’est à travers une
conclusion partielle que nous avons montré le rapport entre science et politique de
Popper. Autrement dit du passage épistémologique au passage politique.

C’est pourquoi dans le deuxième chapitre nous allons parler de la société


ouverte et de la démocratie libérale que conçoive Popper dans sa politique
reconstructive. Et prélever les difficultés auxquelles font face les civilisations qui
tiennent pour objectif l’humanisme, la rationalité, l’égalité et une démocratie libérale.
Des civilisations qui sont encore à l’étape primaire c’est-à-dire qui prend encore ses
vols de soient. Parce que trahit par leur dirigeant et leur régime politique. Cette
trahison comme dit Popper favorise un retour au tribalisme, à historicisme, à la
tyrannie de même à un totalitarisme qui ramené un rattachement ancienne basé sur
l’histoire.

Avant de commencer le premier point de ce chapitre, nous voulons mettre au


claire certains concepts, que nous allons user dans ce chapitre.

II.O.1. Historicisme
Ce concept vient de l’histoire, qui désigne une doctrine philosophique, selon
laquelle l’histoire permet de prédire les évènements futurs. Pour Mourra et Millet,
définissent comme étant : « la rechercher des lois générales qui présideraient à
l’évolution des sociétés humaines. »59. Pour Baudouin l’historicisme signifie : « tout
doctrine qui tend à enfermer le mouvement de l’histoire dans une succession
inexorable et prévisible d’étapes conduisant vers une sorte de terme de l’histoire
humaine. »60.

De façon générale, Popper définit l’historicisme comme : « une doctrine


sociale ayant cette prétention de produire des prédictions historiques fondées sur
les lois de l’histoire qu’elles se targuent d’avoir dégagées. »61. C’est une approche des
sciences sociales qui fait de la prédiction historique leur principal but, et qui enseigne
que ce but peut être atteint si l’on découvre les rythmes ou les modèles, les lois ou

59
MOURRA, I. et MILLET, L., Op. Cit., p. 148.
60
BAUDOUIN, J., Karl Popper, Paris, P.U.F., 1989, p. 59.
61
POPPER, K., Op. Cit. , tome 1, p. 11.
[30]

les tendances générales qui sous-tendent les développements historiques.

II.O.2. Totalitarisme
Le concept totalitarisme signifie étymologiquement système tendant à la totalité.
Dans la petite encyclopédie le mot totalitarisme est définit comme : « une dictature
caractérisée par un pouvoir central très fort, et la volonté de réaliser une révolution
sociale et de conditionner l’homme sur la base de certains postulat idéologiques, en
obtenant l’unanimité de toute la population. »62. Le régime totalitaire va au-delà en
tentant de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous
les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont
considérés comme ennemis de la communauté.

Pour Fukuyama : « Le totalitarisme est un concept que l-Occident a développé après
la Seconde Guerre mondiale pour décrire l’Union soviétique de Staline et l’Allemagne
d-Hitler, qui était des tyrannies très différents des régimes autoritaires du XIXe
siècle. »63

Ce régime se caractérise par un monopole idéologique, c’est-à-dire la


conception d’une vérité qui ne supporte aucun doute. Cette vérité est imposée à tous
et orientée vers la lutte contre les ennemis du régime. Un parti unique contrôlant la
totalité de l’appareil étatique, disposant des moyens de communication de masse
qu’il utilise comme des instruments de propagande. Arendt considère le totalitarisme
comme : « un régime inédit, lié à des conditions qui sont celles spécifiques, de la
modernité »64. Nous comprendrons que Popper considère le totalitarisme comme une
tyrannie, un despotisme.

Il ne pas si facile de le concevoir le totalitarisme dans la vie en société voir même


pour le définir. Parce que comme dit Poliakov que: « le totalitarisme est un
phénomène historique aux contours imprécis, dont la définition et l´étude scientifique
se heurtent à de nombreuses difficultés »65.

Karl Popper ne reconnait que deux types de régimes politiques à savoir : le


totalitarisme et la démocratie. Tandis que le totalitarisme est le versant politique de
la société close, la démocratie quant à elle s’arrime avec la société ouverte. Le
totalitarisme peut être défini comme un système politique caractérisé par la
soumission complète des existences individuelles à un ordre collectif qui fait régner
un pouvoir autoritaire et dictatorial voire despotique.

62
MOURRA, I. et MILLET, L., Op. Cit, p. 375.
63
FUKUYAMA, F., La fin de l’histoire et le dernier homme, Paris, Flammarion, 1992, p. 48.
64
ARENDT, A., Qu’est-ce que la politique ?, Paris, Seuil, 2014, p. 7.
65
POLIAKOV, L., Les totalitarismes du XX e siècle. Paris, Fayard, 1987, p. 7.
[31]

II.O.3. Utopisme
L’utopie est appréhendée ici, en tant que possibilité de la marche vers l’idéal.
Elle est donc le fruit de l’imagination. Le concept d’utopie voit le jour sous la plume
de Thomas More qui publie en 1516. Ce concept vient de l’utopie qui veut dire une
conception imaginaire, mais il peut être stimulant. D’après Lalande, l’utopie signifie :
« idéal politique ou social séduisant, mais irréalisable, dans lequel on ne tient pas
compte de faits réels, de la nature de l’homme et des conditions de la vie ».66

Popper définit l’utopisme comme : « toute représentation idéale de la société visant à


transformer intégralement la société et à construire au prix d’un activisme radicale
un ordre absolument neuf… »67.

En outre faire un parallélisme entre la société close ou tribale, soumise à des


forces tribales ou magiques et une société ouverte où il y a beaucoup anxiété sur la
liberté et libère une possibilité de la critique de l’homme.

II. 1. HISTORICISME ET TOTALITARISME


L’intérêt que porte Popper sur l’historicisme et le totalitarisme classique ou
moderne; un intérêt de penser libérale qui part d’une philosophie idéaliste de Platon
qui remonte jusqu’à Marx en passant par Hegel. Popper démontre l’inimité et la
générosité de toute attitude politico-scientifique en donnant la caractéristique et le
modèle d’une société ouverte ou une société libre qui assure le progrès scientifique
et technologique.

Il examine la possibilité d’une reconstruction sociale et démocratique qu’il appelle


l’édification au coup par coup soit « piecemed social engineering »68 par opposition à
l’édification utopiste, qu'Il s’oppose à tous ceux qui estiment que les réformes
démocratiques ne sont pas possibles. Il le nomme d'historicisme et est une attaque
contre le totalitarisme et la tyrannie sous toutes ses formes de droite ou de gauche.
Popper énumère les philosophes comme Platon, Hegel et Marx que nous allons
devoir exploiter dans ce qui suit comme lui-même les présentent.

II.1.1. Platon
Avant de commencer Platon à qui Popper a consacré le premier tome de son
ouvrage intitulé la société ouverte et ses ennemis, Popper se questionne sur ses
précurseurs. Notamment Héraclite et Hésiode qui fut le premier grec qui avança une
doctrine ayant des aspects historicistes. Pour Popper c’est depuis l’âge d’or, que les

66
LALANDE, A., Op. Cit., p. 1179.
67
POPPER, K., Op. Cit., Hegel et Marx, Tome 2, Paris, Seuil, 1979, p. 130.
68
POPPER, K., Op. Cit., Tome 1, p. 9.
[32]

hommes étaient voués à dégénérer à la fois physiquement et moralement, passant


par divers âges ayant de séquence sur leur déclin.

Dans ce même ouvrage Popper expose d’une manière l’historicisme et le


totalitarisme de Platon, où il condamne l’attitude selon laquelle la science ou la
philosophie politique est une meilleure compréhension de la vie en société reposent
sur l’histoire qu’il appelle historicisme. C’est une idée très vieillotte qui n’est pas
intégrée dans le contexte intellectuel. C’est une tendance qui prétend prédire le
destin de l’homme à basse de l’histoire.

Mais avant tout nous aimerions parler de l’historicisme de Platon avant d’abord son
totalitarisme.

Nous évoquons ici que l’historicisme platonicien que nous appelons aussi classique,
dont Popper fait référence à la doctrine du peuple élu, qui représente les tableaux de
l’histoire et qui est choisi comme organe de la volonté d’un peuple déterminé, qui
règnera sur toute la terre, dont la loi de l’évolution historique est dictée par la volonté
qui émane d’une unité ou de Dieu. Ainsi donc la doctrine du peuple élu est produite
par forme tribale de la société. Le tribalisme comme une manière de vivre qui donne
une importance à la tribu dans lequel l’individu n’est rien et se trouve dans une forme
de l‘historiciste. Voilà pourquoi même Baudart dira que : « l’histoire donne à voir des
despotismes brutaux, ravageurs et fort peu éclairés »69.

Pour ce qui est de prédécesseurs de Platon comme Héraclite, nous l’avons


souligné ci-haut que ce n’est lui qui est le premier à évoquer la notion historiciste au
sein de la société mais « avant Héraclite, on ne trouve en Grèce aucune théorie dont
l’historicisme soit comparable à celui de la doctrine du peuple élu. »70, autrement dit
Héraclite a donc trouvé la conception historiciste mais, il en ait le premier à parler de
la doctrine du peuple Elu. Longtemps avant Héraclite celui qui fut premier à avancer
la doctrine historiciste était Hésiode en émettant que le cours général de l’histoire
était prédit. Héraclite était l’un de devancier de Platon qui cherchait expliquer
l’histoire et l’organisation sociale de la Grèce antique. Popper a donc trouvé chez
Héraclite une des idées de l’historicisme qui est celle de la « combinaison de
l’importance attribuée au changement et de la croyance en une loi du destin
inexorable et immuable. »71, c’est une suprématie attribuée au changement et
spécialement au changement de la société du faite que le changement effraies
l’historicisme parce que, il se console de la perte d’un monde stable en se basant sur

69
BAUDART, A., La philosophie politique, Paris, Flammarion, 1996, p. 66.
70
POPPER, K., Op. Cit., Tome 1, p. 17.
71
Ibidem, p. 19
[33]

l’idée d’une loi invariable.

Chez Platon comme dit Popper et chez Parménide on trouve une théorie selon
laquelle ; le monde changeant dans lequel nous vivons n’est qu’une utopie parce qu’il
existe un monde vrai, immuable. Héraclite étant un bon historiciste, il conçoit le
jugement de l’histoire comme morale parce qu’il est issu de la guerre, qui est
toujours juste dans sa philosophie. Pour Héraclite la guerre est le père de toutes
choses, c’est ainsi Popper considère que la philosophie d’Héraclite lui apparait
instable ou falsifiable parce que dû aux vénalement de son temps.

En outre, Popper après avoir présenté l’influe de Platon, il expose la théorie


platonicienne des formes ou des idées. Pour Popper elle est comme un sentiment
social et même un univers en perpétuel changement qui avait donné la philosophie
Platonicienne, tout comme celle Héraclitienne. Qui a tout à fait résumé son
empirisme social qui repose sur une loi du développement historique, parce que
selon Platon « tout changement dans l’ordre social ne peut être que corruption et
dégénérescence… »72. La loi du développement, elle est primordiale et elle fait part
d’une loi cosmique qui est appliquée à tout ce qui est créée et engendré, Platon
attribue l’origine du monde à une force qui vient de l’histoire.

Popper semble donné une dissimilitude et une ressemblance à la fois entre


Platon et Héraclite mais la première, chez Platon la dégénérescence politique
sous-entend celle morale et à son tour sous-entend la dégénérescence raciale car,
Platon, croyait que la loi universelle du déclin emporte même le déclin de l’âge morale
et politique. La prédiction politique platonicienne sur le retour de l’âge est une
expression mythique « si Platon croyait à la loi historique du déclin, il croyait aussi à
la possibilité d’en interrompre le cours en arrêtant tout changement politique »73.

Au regard de ce qui a été dit ci-haut, Platon, fut aussi influencé par la
philosophie Parménidienne. Quand il insinuait que toute chose était imparfaite qui
correspondait à une chose parfaite, non corruptible, non corruptible, c’est une théorie
sous la nomination des formes ou des idées qui était au centre même de toute sa
philosophie. Platon a mis une limite à son historicisme en acceptant que l’homme ne
peut se retirer aux lois du destin. C’est un historicisme qui croit que, l’homme peut
s’incliner sur son destin historique. Platon était donc à la quête d’une société
soumise à l’étrangère fluctuation de l’histoire. Popper, montre que chez Platon «la
société originelle, celle qui ressemble de plus près à l’idée de l’état au meilleur des
états est un royaume gouverné par les hommes les plus sages et les plus proches

72
Ibidem, p. 25.
73
Ibidem, p. 26.
[34]

de dieux. Quant à la cite-Etat idéale, elle est si proche de la perfection qu’an à peine à
comprendre comment elle peut jamais changer »74. Par là nous comprenons que
c’est un totalitarisme de toutes les sociétés ayant comme existence dans l’histoire
de la lutte des classes, parce que pour Platon l’histoire est seulement une description
du déclin ou de la décadence sociale et en est un malaise ou une malade, dont elle
est une société ou l’homme doit être le médecin ou le soigneur. Il croit à chaque Etat
historique ou une loi qui aurait prédire la succession historiciste de la société. Ainsi
Popper, l’Etat idéal proposer par Platon «Et une réminiscence historique, pour n’est
pas dire préhistorique»75. Ce donc une société qui est à son origine dans la
conception politique platonicienne.

Apres avoir épinglé la conception historique de Platon il sied maintenant de


parler sur la conception totalitariste. Cette dernière en commence par la manière de
concevoir la politique dont nous pouvons pratiquement diviser en deux idées
fondamentales qui sont notamment :

1. Arrêter tout changement politique

2. la nature de la politique.

Néanmoins les idées politiques de Platon sont celles de divisions des classes,
de dirigeants, d’identification de l’Etat ou sort de la classe dirigeante. En bref, d’une
justice considérablement totalitaire. En effet, en parlant de la justice totalitaire de
Platon ne signifie pas égalité entre personne qui rend a chacun ce qui lui est du. Mais
par contre une limite de liberté. Ainsi, la politique totalitaire de Platon se sépare de la
politique totalitaire moderne (de Hegel et Marx) par l’objectifs qu’il propose ; celui de
«l’idée libérale qu’on trouve dans l’histoire »76.

Pour notre auteur emblématique la politique que présente Platon à un cursus


nettement totalitaire c’est-à-dire ayant un système de pensée un pouvoir absolu de
l’Etat. Voilà pourquoi Platon parle dans la république d’un Etat parfait qui arrête tout
changement et qui est maintenu d’une rigoureuse division entre les classes, par une
domination d’une classe supposée à être dirigeante qu’il appelle philosophe roi. En
analysant de près la république de Platon nous nous rendons compte que Platon
parle de la justice qui « consiste à faire le valoir, à donner valeur ; elle est charité
créatrice de valeur »77 et qui est même le thème central et essentiel avec une seule
raison, il fait référence à son maitre Socrate condamne d’après lui d’une manière

74
Ibidem, p. 43.
75
Ibidem, p. 48.
76
Ibidem, p. 80.
77
ALEXANDRE, M., Lecture de Platon, Paris, Bordas/Mouton, 1968, p. 59.
[35]

injuste, Il est peut être facile de comprendre pourquoi Platon ne parle pas justement
l’égalitarisme et de la démocratie dans la république. Parce que, il ne reconnait aucun
privilège naturel aux hommes.

Par ce philosophe Autrichien, la justice platonicienne revient à privilégier une


classe social, donc, la classe dirigeante qui correspond la raison et qui libère et
commande aux inclinations et aux désirs78

Pour notre part, la justice que prône Platon est différente de la nôtre, par le fait
que lui la justice suppose une certaine égalité qui est respectée dans le traitement
des individus c’est ainsi que Platon parle de l’Etat juste, sain, fort, par extension
immuable instable. Par là nous comprendrons que la justice de Platon équivaut à un
gouvernement totalitaire de classe sociale et d’une réalisation il ne mentionne pas la
justice comme égalité mais, il prend comme inégalité. Nous pouvons donc mieux
comprendre pourquoi Platon ne parle pas de l’égalitarisme, parce que, pour lui,
comme dit Popper l’égalitarisme est synthétisée dans cette phase : « Pour ceux qui
n’ont pas les mêmes titres, l’égalité peut devenir inégalité »79 et c’est simple de
connaitre le pourquoi de Platon n’admet le passage d’une classe à une autre et du
mélange entre les classes sociale. Cela est dû à l’injustice car, d’après lui lorsque
nous parlons de l’Etat juste cela revient à dire que chacune des classes remplissent
sa propre fonction. Ainsi donc Platon identifie la justice à un Etat qui privilège les
classes. «L’Etat est juste si le dirigeant dirige, si l’ouvrier travail et si l’esclave
peine»80. Pour Popper l’égalitarisme requière dans le traitement juste de tous les
citoyens sans tenir leur rang social, autrement dit il ne distingue aucune prérogative
de la nature humaine ou sociale.

Comment Platon arrive-t-il à attaquer l’égalitarisme et appuyer sa justice totalitaire?

Cela est dû à la considération que les hommes se font à dire qu’ils sont égaux soit
ils sont inégaux entre eux. Platon méprise et diminue l’égalité naturelle. Parce qu’elle
est absurde car si les hommes étaient égaux et ne peuvent le devenir

Eu égard ce qui précède pour Popper, il pense que le totalitarisme de Platon


correspond à une volonté sincère de garantir la stabilité, de l’ensemble de la société.
Parce que la limite à dépendance ou au joug exercé par la classe dominante c’est un
risque que cette dépendance qui fait courir à la stabilité sociale. C’est donc la justice
que parlée Platon. Mais et pourtant pour Popper la tâche de l’Etat ne s’arrête pas là,
mais pour importance de protéger les libertés de chaque citoyen, c’est un Etat

78
Cfr. PLATON, La république, Paris, Flammarion, Traduit par BACCOU, 1966, p. 29.
79
POPPER, K., Op. Cit., Tome 1, p. 82.
80
Ibidem, p. 82.
[36]

protectionniste. Platon défend le collectivisme en s’attaquent à l’égoïsme, car pour


lui, l’égoïsme serait la seule alternative au collectivisme, donc c’est l’individualisme,
dont Périclès disait qu’il devait être associe à l’altruisme. Et c’est cette combinaison
d’individualisme et d’altruisme qui est pour Popper à la base de la civilisation
européenne. Eh bien, l’Etat parfait chez Platon «est celui où chacun accepte sa place
dans la totalité »81, autrement dit cet Etat repose sur hiérarchie solide sur les
différences des classes les plus rigide, donc les sages, les guerriers, et les
travailleurs sont séparés l’une à l’autre. D’après Popper, cette manière d’hiérarchiser
l’Etat conduit à la décadence entre le gouverneur et les gouvernés car il peut
dégénérer c’est donc une sophocratie qui veut dire un pouvoir diriger par le sage.
Comme remède que Platon donne, il faut éviter le conflit de classe dans la
domination.

Apres plusieurs analyses sur la justice que prône la conception collectiviste,


tribale et totalitaire. Collectiviste parce qu’elle s’applique à l’ensemble de tout le
citoyen mais a des classes différentes, tribale par la manière de traiter les citoyens
devant la loi est une forme impartiale. Il est totalitaire parce que par un égal des
avantages procurés par le fait de vivre en commun. Ainsi donc, la justice de Platon
est «comme ce qui est utile à l’Etat, c’est-à-dire ce qui assure sa stabilité. En
affirmant ainsi que l’individu n’est rien et qu’il doit être sacrifié au bien de l’Etat »82.
Eu égard ce qui précède, Popper parle du principe d’autorité chez Platon par
rapport à la justice qui avait pour conséquence l’historicisme ; que l’Etat prévenait
tout devenir. En ce qui concerne le principe d’autorité. Mais une question se pose.
Qui doit gouverner ? Soit qui gouverne? A cela Platon répond dans la république que
les plus sages et les meilleurs qu’il appel philosophe roi «les philosophes deviennent
rois, ou les rois et souverains de ce monde réellement et sincèrement
philosophes »83. Platon admet une théorie de la souveraineté que Popper appelle
théorie sans contrôle. Théorie qui admet que «le pouvoir et essentiellement
souverain »84 ; c’est une théorie non seulement admit par Platon, mais aussi par tous
le modernes ; pour qui la question majeur est celle de savoir à qui revient l’exercice
de la dictature, les capitalistes soit les artisans.

Malgré cela Popper s’oppose à cette théorie, en reformulant le paradoxe de la


liberté du fait qu’aucun pouvoir ne politique ne jamais contrôlé, parce que, les
hommes restent homme aucun ne pourra être fort pour assujettir les autres. Par le

81
BOUVERESSE, R., Op. Cit., p. 157.
82
Ibidem, p. 157.
83
PLATON, Op. Cit., 1966, p. 32.
84
POPPER, K., Op. Cit., Tome 1, p .105.
[37]

faite que « le plus puissant des tyrans dépend de sa police secrète, de ses hommes
de main et de ses bourreaux ; son pouvoir, si grand soit-il, n’est pas incontrôlé »85.
Voilà Pourquoi Popper parle de la liberté. Car la souveraineté n’est jamais absolue.
Ce paradoxe fut exercer par Platon dans le sens ou l’homme qui est libre exerce sa
liberté fait un duel au tyran, ceci ne constitue pas seulement une simple hypothèse
chez Platon mais c’est une production historiquement vrai. Pour le démocrate le
pouvoir repose sur la majorité du peuple. Chez Platon, ce paradoxe devient donc
impossible car, elle s’oppose à l’histoire.

Ainsi donc chez Popper, cette paradoxe est possible par le faite qu’elle
demande à la démocratie un contrôle des institutions du gouvernement par les
gouvernes qui fondent les théories et ou réclamations sur de racines solides pour
mettre en contradiction la souveraineté. Alors c’est une faiblesse que la théorie de la
souveraineté offre du point de vue expérimental et du point de vue logique.
C’est ainsi pour ce philosophe de Vienne, il envisage donc d’élaborer une théorie du
contrôle démocratique qui envisagera l’idée selon laquelle « la tyrannie est
mauvaise, elle repose sur la décision de l’éviter ou d’y résister »86. Popper envisage
donc une démocratie libérale qui donne l’opportunité à tout le monde de gouverner
un Etat mais en ayant les capacités meilleurs et en évitant toute forme de tyrannie.
C’est donc une nouvelle manière de voir l’Etat autrement dit, une reconstruction
sociale et démocratique au sein des idées platoniciennes sur la politique voir le
monde. Le principe de la démocratie a une intention ; celle de produire, de développer
et de garder les institutions en évitant la tyrannie.

Pour le divin Platon, il occupe la théorie de la souveraineté en éliminant sans


savoir le contrôle des dirigeants et la création des institutions car, ce qui lui est
important, sont les personnes et non les institutions centrés sur la formation des
chefs naturels ceci sous-entend que Platon était non seulement intéressé de la cité.
Voilà pourquoi dans sa théorie, l’Etat a un caractère éthique et spirituel, qui dépend
des personnes responsables et non de situations impersonnelles. Pour question
d’éclaircissement, le principe d’autorité pour Platon ne supprime pas la question des
institutions mais, produit des nouveaux questionnements sur les institutions qui
sélectionne les dirigeants ou gouvernants futurs.

Le totalitarisme de Platon est donc celui de considérer à la gouvernance ; un


gouvernement plus sage qui décide c’est-à-dire un gouvernement au pouvoir du

85
Ibidem, p. 105.
86
Ibidem, p. 107.
[38]

meilleur, qu’il confie à une seule classe, il se focalise seulement aux pouvoirs, donc
au gouvernement en oubliant les institutions. Platon donc refuse tout changement
politique. Cela ne semble pas être satisfaisant parce que dans chaque Etat demande
toujours la création des institutions c’est ainsi que pour Bouveresse qui cite Popper
par ce que, pour lui, la politique est institutionnalisée comme lui-même le dit que
« l’action politique rationnelle est autant que possible une action sur les
institutions »87, par là nous allons donc comprendre que c’est donc un milieu où les
hommes sont en action droite aux problèmes politique ou l’Etat, parce que ces
problèmes des institutions que Platon a donc semblé ignorés sont à l’intérieur de la
démocratie pour éviter, la tyrannie. Ainsi à la lumière de notre auteur, nous
constatons donc à une nouvelle élaboration d’une théorie qu’on peut appeler « la
théorie partielle de l’institution »88 qui élimine l’idée de la souveraineté absolue qui
produit par moment les effets paradoxaux, quand elles sont associées à l’idéologie
de l’état. Et à voir de près la conception platonicienne du souverain, c’est ce qui lui a
conduit à parler du Roi philosophe ou du philosophe roi, une tendance en opposition
à celle de son maitre Socrate.

Platon parle du philosophe roi comme une élite omnipotente et omnisciente


capable de diriger la cité ou l’Etat. Pour mieux comprendre le pourquoi que Platon
assigne la gouvernance de l’état, il est impérieux de savoir comment ce dernier
définit un philosophe. Platon définit le philosophe comme celui qui contemple la
vérité ; comme le dit Jeanniere que « Platon en effet, dans la république donne une
définition très particulier du philosophe ; c’est avant tout un homme d’esprit pratique.
Le philosophe se caractérise par l’aisance avec laquelle il manie le loginos,
c’est-à-dire le raisonnement pratique. Le philosophe est un homme de raison […]
caractérisé encore par le souci de l’universel qui l’écarte d’une action menée à son
profit. »89. Ainsi donc il est facile de comprendre le pourquoi Platon attribue la
gouvernance de l’état au philosophe. Parce que la philosophie de Platon vénère la
mission sociale du philosophe lorsqu’il retrace ou passe en revue le dernier moment
de son maitre Socrate dans l’apologie de Socrate. C’est ainsi qu’il insiste sur
l’importance de fonder la politique sur la raison, cette dernière revient aux
philosophes90.

87
BOUVERESSE, R., Op. Cit., p. 147.
88
BAUDOUIN, J., Op. Cit., p. 118.
89
JEANNIERE, A., Lire Platon, Paris, Aubier, 1990, p. 243.
90
Cfr CARATINI, R., histoire critique de la pensée Sociale 1. De la cité antique à l’Etat-nation,
Paris, Seghers, 1986, p. 33.
[39]

A l’instar de ce qui précède, nous constaterons qu’avec Popper que chez


Platon l’intérêt général est la considération éthique est décisive du fait que ce
philosophe antique attribue le mensonge au philosophe roi ou au gouverneur pour
l’intérêt de l’Etat si cela l’exige. C’est ainsi pour Popper c’est une morale totalitaire
car, seul la classe de digérant peut mentir, donc il n’est même pas permis aux autres
classes de mentir, mais, de n’ait dire que la vérité parce que comme dit Platon
lui-même cité par Popper que « si le gouverneur surprend à mentir un citoyen, il le
punira comme introduisant un pratique propre à renverser et à perdre le vaisseau de
l’Etat »91 et Platon argument ceci en considèrent ce mensonge comme étant
thérapeutique à la manière d’un médicament qui donné par un médecin.

La conception du philosophe- roi de Platon abouti à une sophocratie ou


pouvoir par le sage parce que la première fonctionnalité du philosophe est d’être
fondateur et législateur de l’Etat du faite qu’il a accès aux idées c’est-à-dire à l’idée
suprême du Bien ; que ce dernier est le seul à exercer adéquatement ces fonctions.
Pour notre auteur l’idée du souverain Bien c’est du pur formalisme vide dans un seul
sens où il « est assimilé à la mesure ou à la moyenne […] ne peut définir au juste ce
qui est le Bien »92, c’est donc une compréhension du Bien comme stabilité de l’Etat.
Voilà pourquoi nous dirons au sujet de Popper, qu’il est instructeur principal de
fonction par le faite il nous présente les formes inacceptables de la philosophie
classique. La philosophie politique changeante et non totalitaire est celle préconisait
par Popper car, il y a manqué d’une souveraineté c’est donc un politique ouverte,
d’intersubjectivité à une communauté scientifique et non un enseignement politique
et magique. Comme chez où seul le philosophe peut conduire l’Etat.

Apres avoir consacré dans le premier tome la pensée politique de Platon ; qui
ne se limite pas seulement à la période classique mais elle va s’étendre jusqu’à la
période moderne, soit près de deux millénaires et examine les traits fondamentaux
de cette pensée moderne, dans le deuxième tome du livre de Popper intitulé la
société ouverte et ses ennemis, celui-ci parle maintenant de Hegel et Marx.

II.1.2. Hegel
Avec ce philosophe nous pouvons parler de l’historicisme et du totalitarisme
moderne ayant pour influence Platon et Aristote quand il reprend l’essentialisme de
Platon qui l’a influencé.

Popper condamne la pensée politique de Hegel parce que ce dernier obéit à des

91
PLATON cité par POPPER, K., Op. Cit., Tome 1, p. 166.
92
Ibidem, p.122.
[40]

normes ou lois qui déterminent le cours des évènements par la seule raison qu’il
paralyse la reforment et le progrès suit à l’histoire. Avec Hegel la théorie d’une
société est là où le totalitarisme est réclamé.

Dans l’essor de la philosophie prophétique, Popper examine ici en quoi


Aristote, reprend les théories de Platon sur l’esclavage mais à une différence. Ce que
son Etat est calqué sur les lois de la république. Mais Aristote ce démarque de cette
théorie par la dureté que son maitre infligé aux esclaves. Comme Platon, Aristote
donne un caractère de ceux qui doivent gouverner mais, une seule classe celle la
bourreuse qui doit être exclu de la citoyenneté. Chez Aristote est citoyen celui qui
participe à la chose public, l’administration de la cité  ou à la res publica. Les
laboureuses ne doivent pas gouverné. Pour Popper, son intention est de relever
l’historicité de la pensée de Platon et d’Aristote. Identifier et caractériser une école de
pensée qui connait une pérennité remarquable dans l’histoire occidentale celle
d’Hegel et qui s’oppose au courant humaniste et démocratique.

Hegel donne une nouvelle naissance au tribalisme et à l’historicisme qui


provenait de ce qu’il prône sur l’esprit du peuple et il entreprend l’Etat. L’histoire est la
nation. C’est ainsi son « état est le monde que l’esprit s’est fait lui-même. […] il faut
donc vénérer l’Etat comme un être vivant terrestre … »93. Le totalitarisme hégélien se
manifeste par le fait qu’il valorise l’esprit absolu du pouvoir moral dans l’Etat au
détriment de la connaissance personnelle. Hegel s’est inspiré de la monarchie
prussienne pour élaborer sa philosophie et sa situation politique, mais en gardant le
sens de l’esprit absolu. Popper parle de la corruption d’une génération. Ainsi donc il a
examiné de près l’historicisme de Hegel qui semble être optimiste, parce que comme
dit Popper « pour lui, essences et esprit se meuvent d’eux même, comme les âmes
pour Platon ?ou, pour mieux dire, ils se développent d’eux-mêmes et se dirigent …»94,
autrement dit, Hegel renvoie son essentialisme à celui de Platon pour expliquer le
changement politique. Voilà pourquoi Hegel évoque de l’esprit Absolu qu’il préconise
comme une «  liberté absolu qui s’élève sur le trône du monde sans qu’une puissance
quelconque. Soit en mesure de lui résister »95. C’est ainsi la loi universelle du
développement est donc une loi de progrès réfèrent à l’esprit absolu.

Pour Popper, Hegel considère l’Etat comme un organisme qui prétend une
volonté collectiviste, qu’il prête d’essence consciente et pensante de son esprit qu’il
appelle l’Esprit collectif de la nation qui implique l’essence d’une notion. Popper n’est

93
POPPER, K., Op. Cit., tome 2, p. 21.
94
Ibidem, p. 25
95
HEGEL, F., la phénoménologie de l’Esprit, Tome 2, trad. par HYPPOLITE j. Paris, Aubier
Monteigne, 1941, p. 133.
[41]

pas d’accord face à cette conception historiciste Hégélienne parce que, cette
dernière conçoit que «  pour connaitre une institution telle que l’Etat il faut étudier son
histoire ou l’histoire de son Esprit »96. Ainsi, pour notre auteur de cette conception
peut découler deux manière de comprendre ; celle dont le destin historique détermine
l’Esprit d’une nation basé sur la scène de l’histoire. Et si elle est faite sur le combat à
la guerre, alors la guerre prend le monopole sur toutes les choses et celle devient
juste. Puis celle dont l’histoire détermine le monde.

Hegel, dit Popper a donc mis une métaphysique au service de ses théories
politiques, après avoir anéanti le concept de la liberté de pensée, il étudie le
développement des constitutions politiques pour en arriver. Fort opportunément à la
conclusion que la constitution ultime et indépassable, c’est la monarchie d’absolue.
En ce qui nous concerne l’historicisme de Hegel est le processus de la pensée de
l’esprit absolu ou de l’esprit du monde, mais, c’est en lui qu’il se manifeste, le destin
de la providence et s’achève dans l’histoire dont la liberté se réalise dans sa forme,
la plus haute de la monarchie.

Par rapport à la liberté, à la raison, à l’égalité, elles semblent être dénaturées des
leurs concepts, parce que comme chez Hegel, il traite une liberté de pensée qui est
universelle néfaste. Car selon lui « la liberté universelle ne peut donc produire ni une
œuvre positive ni une opération positive ; il ne lui reste que l’opération négative ; elle
est seulement la furie de la destruction »97. Ici nous comprenons pourquoi Popper
attaque plus durement Hegel que Platon comme disait Bouveresse que « l’attaque de
Popper contre Hegel est encore plus dure que celle contre Platon : Popper tient de
Schopenhauer un profond mépris par le philosophe de Berlin »98, il ne partage pas la
même vision surtout sur l’affirmation de Hegel au sujet du réel, car ce dernier disait
que le réel existait qu’un devenir voir celle de l’emprunte sur le devenir d’Héraclite.
Hegel a donc un historicisme du livre, qui est pratiquement ouvert qui relevé une
défense systématique sur une position pure en recourant à une sagesse de la
providence pour défendre la monarchie prussienne. Voilà pourquoi chez lui comme le
philosophe autrichien le dit : « selon Hegel, l’évolution du monde réel, dont l’histoire
constitue l’ensemble, s’identifie à une sorte d’opération logique ou de méthode de
raisonnement »99. Ainsi, l’historicisme devient un but pour arriver à l’esprit absolu ou à
l’esprit du monde.

Nous faisons remarqué ici que l’historicisme hégélien voulait mettre fin non au

96
POPPER, K., Op.cit., Tome 2, p.25
97
HEGEL, F., Op. Cit., Tome 2, p. 135.
98
BOUVERESSE, R., Op. Cit., p. 158.
99
POPPER, K., Op. Cit., Tome 2, pp. 32-33.
[42]

changement c’est-à-dire au devenir comme Platon au changement social, mais plutôt


à l’histoire de la philosophie par un dogmatisme radical ; qui été même à la base du
fascisme c’est-à-dire une conception du peuple ayant un seul Esprit national, avancé
à un destin dont ce peuple doit se définir par la guerre contre d’autres nation ou
l’histoire est caractérisée par une domination. Par là nous comprenons quel type
d’Etat que Hegel préconise comme Popper l’Etat ou «  Il y a ni moral, ni justice ; la
conception de l’individu comme simple instrument au service de l’Etat national »100,
ceci constitue un mépris de la raison comme gouverneur du monde parce que le
destin d’une notion, d’un peuple s’achève dans l’histoire. A ce sujet Arendt dit que :
« Hegel ne projeta sa vision historique mondiale que sur le passé et il la fit s’achever
et s’accomplir dans le présent »101.

A l’instar de ce qui est dit précédemment, Hegel énumère cela par les stades
qu’il regroupe en trois dont le premier est la domination orientale et le second est
celui de démocrates et des aristocrates et le troisième. C’est la monarchie dont il
prône qui marque donc l’absolutisme. Hegel donne nouvelle fonction à l’histoire qu’il
accorde sans hésitation, la fonction d’être juge car « c’est à l’histoire et à la
providence que nous devons le pouvoir qu’il nous régit. Ce pouvoir et le droit et le
devoir et même le droit divin »102, ici Hegel ne fait la pas différence entre le pouvoir
divin et celui de la nation allemand ou l’Etat.

La réflexion préliminaire d’Hegel, est celle de faire la philosophie d’une science


secondaire ou auxiliaire à la création, pour provoquer une impression contraire
surtout en politique. Avec le nationalisme révolutionnaire, Hegel transforme alors la
vision du monde sur nationalisme par un autoritarisme ordonné. Par là nous
comprenons que l’esprit absolu est la nation même dont il est universel à une
volonté absolue ou à l’histoire de la notion qui lutte contre divers esprits nationaux.
D’où la domination mondiale. A ce niveau nous pouvons donné raison à Kostas qui
dit que « Hegel se révèle d’emblée comme le premier grand penseur politique
allemand et une vigueur étonnantes à la racine même du drame historique de
l’Allemagne sa dispersion, son incapacité de construire organiquement un état […]
Hegel se veut être le machiavel de l’Allemagne. »103, il n’est donc pas seulement un
lecteur de machiavel mais plutôt un philosophe du monde historique de la nation
allemande dit Popper : « une nation possède une unité spirituelle qui agit sur

100
BOUVERESSE, R., Op. Cit., p. 161
101
ARENDT, A., Op. Cit., p. 136.
102
POPPER, K., Op. Cit. Tome2, 1979, p. 34.
103
KOSTAS, P., cité par CHARPIER, J., Hegel, coll., dans « philosophes de tous les temps »,
Paris, Seghers, 1962, p. 11.
[43]

l’histoire »104.

Néanmoins l’historicisme fait naitre le totalitarisme que Popper parle du


néo-tribalisme car il y a un éternelle révolte contre la raison voir même la liberté.
Nous pouvons donc attribuer cela, même au totalitarisme pour Hegel c’est la race ou
le sang qui forme les nations ou les Etats puissants, ceci revient à dire que l’Etat est
totalitaire. Voilà pourquoi Popper dira au sujet de l’Etat chez Hegel que « sa
puissance doit pénétrer partout et contrôler la vie de la nation dans tous ses aspects
[…] l’Etat doit être puissant, il doit contester, la puissance des autres Etat… »105. C’est
donc un caractère nationaliste pour un sentiment d’infériorité.

Nous pouvons donc parler de la loi morale de la part de certains philosophe comme
Platon et Hegel, où l’Etat ne doit être soumis à un autre Etat ou à une norme existent.
Mais alors, le seul juge est l’histoire ou le déroulement historique de jadis ayant
comme critère le succès historique de ses activités. Nous pouvons donc évoqué ici
le passage de la philosophie de l’histoire au droit chez Hegel qui semble être
influencé par les dangers de la prospérité au combat du sentiment d’infériorité qui
est combattu par la guerre. C’est la non examinassions de l’aspect moral d’une
nation mais seulement le primat de l’esprit Absolu.

Le regard du philosophe viennois par rapport au destin essentialiste de


l’histoire chez Hegel, semble ne pas passer dans la conception démocratique
poppérienne, parce que pour Popper, Hegel est la remise de la tendance essentialiste
du destin « de l’idée selon laquelle seule l’histoire révèle l’essence d’une nation »106,
ceci pour dire qu’avec cette tendance la démocratie n’a pas une place de choix dans
une société. Alors cela revient à dire que chez Hegel l’individu n’est qu’un instrument.
Voilà pourquoi la société ouverte poppérienne martèle sur le collectivisme hégélien. Il
y a là une démarcation entre Hegel et Aristote sur l’homme ; pour le premier l’homme
est un animal héroïque. Par contre pour le second, il considère l’homme comme un
« animal politique »107. C’est le premier homme (homme comme un animal héroïque)
qui nous intéresse ici, parce que c’est un homme doté de la raison mais, en conflit
avec le raison, contre une société civilisée.

Popper s’est évertué à montrer qu’est-ce qu’il entend par la philosophie


politique historiciste qui conduit au totalitarisme de Hegel et qui avait presque
dominé tout son temps et qui a même servit à une philosophie contemporaine à voir

104
POPPER, K., Op. Cit., Tome 2, p. 40.
105
Ibidem, p. 44.
106
Ibidem, p. 50.
107
CARATINI, Op. Cit., p. 38.
[44]

le jour. Ainsi donc nous dirons comme Popper de ne se laisser noyer par la montée
des informations, repoussez le désenchantement de l’occident et le pessimisme
historique comme lui-même le dit : « ne soyez dupe de rien ni des modes, ni du
terrorisme intellectuel, ni de l’argent, ni du pouvoir. Apprenez à distinguer toujours et
partout le vrai du faux »108, notre rôle est d’apporter une critique face aux problèmes
qui naissent et d’avoir un nouvel esprit scientifique.

II.1.3. Marx
Apres avoir élucidé largement l’hégélianisme dont Popper nous a présenté
dans son deuxième tome dans la société ouverte et ses ennemis, son impact dans la
conception contemporaine pour nous expliquer en quoi Hegel son historicisme l’a
conduit au totalitarisme. Il est maintenant impérieux de voir la philosophie politique
de Marx, que Popper rapproche à ce dernier d’une description perspicace des
rouages de la société de son temps, à pouvoir transformer des hypothèses en
dogmes. Marx, hégélien trouve grâce au regard de Popper seulement sur un point,
celui de la lutte de classe. Son inspiration est humaniste et il a sincèrement tenté
d’apporter une solution aux problèmes sociaux de son temps, pour Popper, Marx fut
un faux prophète, il introduit considérablement en erreur de gens et est responsable
des ravages produits par la pensée historiciste, comme Popper lui-même le dit que
« le marxisme qui est la forme d’historicisme la plus pure, la plus rependu et la plus
et la plus redoutable que le monde ait connue. »109, c’est une étude profonde sur le
marxisme et le fascisme que Popper entrevoit.

Le constat que nous faisons au marxisme, est que ce dernier prédit sur
l’économie, sur la manière dont nous pouvons gérer la finance et une prédiction sur
la politique. C’est ainsi Marx n’est pas satisfait sur la technologie économique, qui
veut dire une modernisation des techniques sur l’économique et il n’a même pas
envisagé une politique économique du monde. Dans le capitale il s’agit donc du
chacun selon ces capacités et selon ces besoin. Par là nous comprenons que c’est
une condition de la méthode historiciste qui prophétise sur l’histoire de l’analyse
économique qui n’était pas en accord avec le rationnel économique, car il avait une
vision libératrice du socialisme morale voire même passionnée. C’est un passage
vers l’utopie.

Pour Popper, il considère Marx comme un historiciste car sa conception est


celle de prédire l’avenir du prolétaire, ceci parce que il croit à une loi inéluctable du

108
POPPER, K., Distinguer partout et en toutes circonstances le vrai du faux, dans SORMAN,
G., « les vais penseurs de notre temps », Paris, Fayard, 1989, p. 358.
109
IDEM, Op. Cit., Tome 2, p. 59.
[45]

destin. Et il prête appliquer une étude de cause et effet à l’histoire. L’historicisme de


Marx, fort rependu par John Stuart Mill mais, à une celle différence c’est que pour
Marx sa méthode « repose sur le principe de causalité. [Une causalité reposant sur]
les états de la société.»110, contrairement à Mill c’est la période historique qui
détermine les êtas des de la société. Mais tous deux croient au progrès inéluctable
de la société humaine à l’idée d’un processus qui fait passer d’un état de la société à
un autre. La divergence réside sur l’origine de ces lois de l’évolution historique.

Dans l’autonomie de la sociologie, Popper donne une formule par rapport


l’antipsychologisme en ce sens : « ce n’est pas la conscience des hommes qui
déterminent leur existence, mais leur existence sociale qui détermine leur
conscience. »111 ; Ce que nos actes ne peuvent s’expliquer uniquement par des
motifs. Ils dépendent aussi de conditions préalables comme l’environnement qui est
surtout social. L’estimation poppérienne sur l’avantage du psychologisme ; c’est qu’il
suppose au collectivisme et au holisme. Mais ce qu’il écarte c’est une théorie
historiciste.

Au regard de ce qui précède, le philosophe viennois estime que cette pensée


qui veut dire du psychologisme peut conduire à ce qu’il appelle la thèse du complot
qui signifie : « pour expliquer un phénomène social, découvrir ceux qui ont intérêt à ce
qu’il se produit. »112 ; Pour lui c’est une idée erronée parce que ce qui se passe dans
une société découle les destins des individus ou d’une collectivité puissante. Popper
s’accommode avec Marx sur le fait que le problème de la société n’est pas réductible
à ceux de la nature humaine.

Popper explique l’historicisme économique de Marx en partant de l’analogie


entre Mill et Marx, parce que, eux tous parlent des faits sociaux qui s’expliquent
historiquement par une période historique. Comme Hegel, Marx croit à la liberté
comme finalité changement historique et il incorpore le champ de la réalité à celui de
la vie intellectuelle ; parce que : « nous ne sommes pas des êtres purement
spirituelles, nous ne pourrons jamais nous affranchir de l’obligation de produire »113,
pour le philosophe viennois, c’est donc un déterminisme historique qui prédit
l’histoire sur l’évolution de la société. Mais pour Marx la clé de l’histoire
contrairement à Hegel se découvre dans le changement des contacts de l’homme
avec le monde qui l’entoure, voilà pourquoi, Popper doute de l’historicisme marxien
d’être appelé économique. Car c’est une erreur qui doit être traitée. L’histoire selon

110
Ibidem, p. 63.
111
Ibidem, p. 65.
112
Ibidem, p. 67.
113
Ibidem, p. 72.
[46]

Marx se mêle avec la science sociale pour expliquer le développement des


conditions de productions et donc l’arrangement économique de la société est
l’élément qui concoure au résultat de l’histoire.

Nous dirons que Marx a donné l’absolutisme à l’économie ; par le faite que
chaque idée est expliquée, par ce qui est sous-jacent, par la seule croyance de la
révolution comme contribution à l’évolution de l’économie.

Nous pouvons ainsi remarquer, qu’Il y a une opposition entre Marx et Hegel au
sujet de la lutte des classes dans l’histoire, chez Hegel cette opposition réside par la
considération de l’histoire qui constitue le conflit des nations, contrairement à Marx
l’histoire c’est l’intérêt de classe. Cet intérêt comme Arendt que : « pour Marx cela
veut dire avec l’intérêt pas d’une majorité d’hommes, mais de l’humanité essentielle
du genre humain. »114, Pourtant cette lutte de classe peut se résumée dans l’idée de
l’histoire d’une classe dominante. Ainsi, Popper récuse cette idée excessive qui
stipule que toute histoire se réduit à l’histoire de la lutte des classes.

En outre, l’histoire donne des exemples de luttes manifestant des divergences


intérêt au sein même de la classe dominante. Contrairement à ceci Popper, admire la
façon dont Marx exploite le fonctionnement des institutions et l’Etat. Comme
lui-même le dit : « la façon dont Marx a cherché à expliquer le fonctionnement des
institutions du système industriel par la ‘’logique de la situation de classe’’ me
semble admirable, du moins en ce qui concerne le système industriel… »115, Voilà
pourquoi même la conception de l’état chez lui est considérée comme une aliénation
qu’il faut dépasser du faite qu’il résulte d’un système juridico-politique. Ainsi donc,
nous pouvons dire avec Lefebvre que « la pensée marxiste est fondamentalement
anti-étatique. […] l’État devient gestionnaire de l’économie et principe supérieur de la
société »116.

Ainsi, la théorie marxienne de l’Etat conçoit le pouvoir politique comme une


impuissance à la révolution des classes car, il faut une dictature de la classe
dominante. L’idée de Marx ne corrobore pas ; en fait elle est le seul pouvoir politique
qui assure à ses adeptes une magnifique protection. L’ambition marxienne n’est pas
seulement la lutte de classe par la révolution mais aussi la société sans classe
sociale. Marx donne un moyen pour justifier ceci ; le seul moyen pour que le
travailleur arrive à un bon sort il doit donc passer à une révolution sociale par la
conscience. Voilà pourquoi dans le manifeste Marx affirme que : « une classe qui

114
ARENDT, H., Op. Cit., p. 147.
115
POPPER, K., Op. Cit., Tome 2, p .80.
116
LEFEBVRE, H., sociologie de Marx, Paris, P.U.F., 1974, p. 110.
[47]

concentre en elle l’intérêt révolutionnaires de la société, dès qu’elle s’est soulevée.


Trouve immédiatement dans sa propre situation le contenu et la matière de son
activité révolutionnaire : écraser ses ennemis. »117, Nous pouvons donc comprendre
non seulement à une prétention scientifique du marxisme mais bien plus une
incitation à une révolution sans tenir compte du danger que celle-ci présente.

En outre le pouvoir politique, est la seul institution capable de bannir toute


exploitation capable poussant aux travailleurs à une révolution causé par le
sentiment d’infériorité en le garantissant une sécurité sociale car, rien ne peut faire
évoluer une société ou une évolution sociale ne peut être possible suite à une
révolution néfaste. Parce que le pouvoir politique est la clé de voute garantissant une
protection efficace tant économique, sociologique, religieuse, etc. recourir à la
révolution néfaste sans l’intellect nuirais la liberté.

Popper condamne donc le dogmatisme économique, de la part du marxisme


ou de Marx que « le pouvoir économique est à l’origine de tous maux, admettre les
dangers de toute forme du pouvoir incontrôlé »118. C’est donc une attitude qui doit
être abandonnée pour éviter toute violence physique et donc il revient d’après Popper
au peuple de créer les institutions capables de contrôler d’une manière démocratique
et le pouvoir politique en place.

Eu égard tout ce qui a été dit ci-haut une question surgit en sens mais pourquoi
Popper qualifie Marx d’un faux prophète ?

Pour répondre à cette question il est impérieux de voir la prophétie de Marx.


D’après Marx chaque système sociale tend à s’autodétruire pour une simple raison
parce qu’il est le produit de l’activité génératrices de l’étape de l’histoire d’une société
féodale à la vielle société industrielle qui produit les trois fondamentaux de la période
capitaliste c’est ainsi Favrod dit au sujet de Marx que « dans la capitaliste Marx allie
l’analyse théorique et abstraite de la société de son temps à l’étude des matériaux
historique et des situations concrètes […] que le capitalisme instaure sa suprématie…
 »119. Le fait de prédire une abstraction d’une manière historique le qualifie d’un faux
prophète. En cela la position de Marx face au capitalisme est d’une manière rigide et
en croire Lefebvre qui dit : « que Marx a prévu la fin du capitaliste concurrentiel et
que cette prévision s’est réalisée, sous la double pression du prolétariat et des

117
MARX, K., Manifeste du parti communiste suivi de la lutte des classes, Paris, Ed. Union
générale, 1966, p. 79.
118
POPPER, K., Op. Cit., Tome 2, p. 94.
119
FAVROD, Ch.-H., Le marxisme, Coll. Dans « Encyclopédie du monde actuel », Paris,
Charles-Henri, 1976, p. 59.
[48]

monopoles. »120, c’est un processus d’une société sans classe sociale.

Ainsi, Popper examine d’une manière raisonnable et d’un point logique, et


conclu qu’il n’est pas étonnant d’après Marx de voir le développement du capitalisme
qui amène à éliminer les classes sociales à l’instar d’une seule ; celle de bourgeois.
Comme le souligne dans l’idéologie Allemande que : « cette subordination à des
classes déterminées ne peut être abolie tant qu’il ne s’est formé une classe qui n’a
plus à faire prévaloir un intérêt de classe particulière contre la classe dominante. »121,
Petite classe mais disposant des énormes richesses mais qui dépend du prolétariat
pour vivre, voilà en quoi nous qualifions marxisme comme étant incapable de prouver
une société sans classe sociale comme disait Popper que une « association où le
libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous »122
tout ceci pour dire que la liberté de chacun en dépend dans la société. Sans doute
nous voyons que Marx et ses successeurs n’avaient prévu aucun programme
d’action se contenant de prédication scientifique, car, avec Marx que nous
remarquerons un primat sur l’histoire comme celle qui peut rendre un monde meilleur
qui consiste à instituer les institutions capable de nous rendre libre. Cela est donc
une forme du dogmatisme historique.

Quant à la révolution sociale nous examinerons ici avec Popper que la


prophétie marxienne, sur l’idée du capitaliste conduit à l’enrichissement numérique
décroissement d’une classe ouvrière numériquement croissante, nous pouvons tirer
avec certitude qu’il se produit une révolution sociale qui sanctionnera le passage,
plus ou moins rapide, de la période du capitalisme à celle du socialisme. Nous
pouvons donc considérer qu’il y a deux classe parce que dit Popper que « la tranche
de la classe moyenne composée de petit capitaliste et de petit bourgeoise fortunée
et le prolétariat s’accentuera, grâce à quoi la conscience de classe et la solidarité des
travailleurs se renforcerait »123, c’est une révolution sociale qui se produit suite à la
prise de conscience du prolétaire.

Il est si nécessaire ce comprendre par quoi Marx entent parle de la révolution sociale.
Pour lui, elle est un passage tant soi peu rapide du capitalisme au socialisme. Elle
est un terme historique chez lui. Mais, il ne se rend donc pas compte du danger que
ça pouvait produire car, il y a une lutte avec toutes ses conséquences possibles ;
violente ou paisible. Voilà pourquoi nous pouvons estimer que la révolution sociale

120
LEFEBVRE, H., Op. Cit., p. 169.
121
MARX, K. et ENGELS, F., L’idéologie Allemande, Trad. Par CARTELLE R., Paris, Sociales,
1972, p. 114.
122
POPPER, K., Op. Cit., Tome 2, p. 95.
123
Ibidem, p. 95.
[49]

de Marx légitime la violence pour renverser la tyrannie, en instaurant une démocratie.


En croire Bigo qui parle de la grande révolution comme étant un aménagement
démocratique quand, il dit que : « la démocratie était amenée à composer avec
d’autres forces réelles de l’histoire et à trouver des aménagements qu’elle ne laissait
pas prévoir au départ… »124, C’est le triomphe de la démocratie.

Au regard de ce qui précède, il y a donc une nouvelle définition de la révolution


sociale par rapport à la première recourant à la violence celle-ci consiste en « une
tentative de conquête du pouvoir effectué par un prolétariat en grande partie uni,
résolus à utiliser, au besoin, la violence et à résister aux efforts de ses adversaires
pour jouer à nouveau un rôle politique »125, d’après la conception marxienne de la
révolution sociale, les marxistes peuvent se diviser en deux catégories comme le
qualifient Popper les extrémistes ou communistes et le modérés ou sociaux
démocratique. Les premiers admettent le recours à la violence, le reversement de la
dictature capitaliste contrairement au second, ils sont délibérés car ils sont
tactiquement avantageux et recours à la conquête démocratique au pat du pouvoir.

Eu égard ce qui précède Marx, comme nous le savons, affirme le capitalisme


comme étant miné par des contradictions, et travaille contre le socialisme et son
intérêt. C’est une paupérisation ouvrière en une loi. Ainsi, une concurrence être les
entreprises capitalistes qui concentre de plus en plus des capitaux et accroitre sans
cesse ses investigations et le socialisme qui cherche les biens de la société.

La prophétie marxienne est voue à l’échec ; cela est dû à la base historique qui
ramène tout à l’histoire comme seul moyen expliquant le destin de l’homme c’est
donc une tendance qui n’établit la validité des prédications scientifiques sur le futur
et la croyance de l’Etat qui décroit jusqu’à la disparition ; nous dire que Marx a
justement vu de nombreux point par la raison du système capitaliste pouvait
continuer sans obstacle. Mais, par la grâce de l’analyse institutionnelle qui est
contraire à ses théories historiciste qui prétend une loi inexorable et inéluctable du
développement.

Voilà pourquoi dans la théorie morale de l’histoire, Popper parle de la


condamnation du capitalisme par Marx qui est par un haut degré morale, c’est donc
une condamnation de l’injustice foncière du capitalisme. Car, il est un traité de
morale sociale. C’est un activiste qui veut changer les choses ; le seul malheur ce
que l’histoire a pris le dessus qu’il a cru des forces irrationnelles de l’histoire qui

124
BIGO, P., Marxisme et humanisme. Introduction à l’œuvre économique de Karl Marx, Paris,
P.U.F., 1961, p. 128.
125
POPPER, K., Op. Cit., Tome 2, p. 102.
[50]

amène à une révolution. C’est ainsi Popper dit que le Marx aurait renié à sa théorie
historique s’il connaissait à quoi l’historicisme lui conduirait. À ce niveau nous
pouvons dire avec Baudouin que : « Marx est victime de son historicisme. Il n’est
sans doute pas inexact qu’au début de la révolution industrielle, l’exploitation très
dure de la force du travail […] Marx a le tort de généraliser une tendance
historiquement datée faisant d’une réalité appartenant à l’enfance du capitalisme
moderne… »126.

Pour faire clore le premier point de notre deuxième chapitre nous pouvons
faire une analyse sommaire sur ce qui est dit ci-haut. Popper expose longuement
trois auteurs dont ; Platon, Hegel et Marx qui constituent les ennemis de la société
ouverte. Ces deux conceptions ; historiciste et totalitaire apparaissent comme des
fatalités mystérieuses et un masque politique. Toute la conception historiciste et
totalitaire s’articule sur un couple ; celui de la société ouverte et la société fermée ou
close. C’est le pilier même de toute sa philosophie politique.

La société close est une société fermée, tribale car, elle ressemble aux
sociétés grecques, allemandes qui sont traditionnelles. Et sont autour d’un chef, en
ayant des croyances tribales et de rituels uniques sans convention sociale. C’est une
société historiciser et totaliser, dans cette société l’ordre sociale et la connaissance
sont déterminés par les mythes. Pour aller plus loin nous pouvons dire qu’elle est
fondée sur un monisme dont les lois dans de la société close vient de la nature ou de
dieux qui sont immuables et éternelles. C’est de l’organisme social et une
affrontassions dû au choc du passage de la société close à la société ouverte.
Popper énumère cela quand il dit : « du passage de la société tribale ou close,
soumise à des forces magiques à la société ouverte, qui libère les capacités de
l’homme, et que c’est bien le choc de cette transition qui favorise le mouvement
réactionnaires orientés vers un retour au tribalisme…»127. C’est pourquoi Popper
propose une société ouverte que nous allons parler dans le deuxième point de notre
chapitre.

126
BAUDOUIN, J., Op. Cit., p. 66.
127
POPPER, K., Op. Cit., Tome 1, p. 9.
[51]

II.2. LA SOCIETE OUVERTE


Maintenant que nous avons mis en lumière les grandes lignes de la société
close par les trois auteurs développés dans le premier point. Nous aimerions offrir
une lecture politique ouverte dans une société ouverte d’intersubjectivité ayant
comme devise l’instance critique et la cohabitation des hommes sur la souche
fondamentale de l’argumentation critique qui conduirait au rationalisme crique.

La société ouverte exclu le totalitarisme et l’historicisme qui conduit à la tyrannie.


C’est une société qui cherche à promouvoir le rôle de la justice, de la sagesse, de la
vérité et une remise en question permanente. C’est donc une reconstruction sociale
et démocratique au coup par coup. C’est-à-dire à l’édification de la politique par
interventions limitées au coup par coup. C’est également ici que se situe la conduite
des politiques de décentralisation dont l’enjeu est de valoriser la gouvernance
sectorielle à l’échelle locale. Voilà ce qui peut sembler être une synthèse, voire une
articulation, un alliage, un syncrétisme culturel entre la rationalité technoscientifique
moderne de la société ouverte.

II.2.1. La conception au coup par coup


La notion da la conception au coup par coup est une antithèse à la critique
utopiste que Popper adresse dans le programme politique de Platon. Ici il s’agit donc
de prendre position d’une manière audacieuse, au problème utopiste que nous allons
devoir parler en quelque lignes pour mieux comprendre cette conception
poppérienne. Alors en quoi consiste cette conception utopiste ?

La préoccupation utopiste est la chose la plus déviante et frustrante dans la


philosophie politique de Popper, on ne trouve pas de contenu positif, c’est une
« alternative la plus logique à l’historicisme absolu, qui suppose qu’on ne peut
modifier le cours de l’histoire, et comme un complément nécessaire à l’historicisme
plus souple de Platon, qui admet l’intervention de l’homme. »128, l’utopisme est une
forme de rationalisme, mais un rationalisme qu’on peut appeler large, diffèrent de
celui de Popper. Comme il le souligne lui-même en ce sens que : « utopiste part de
l’idée que voici. Toute action rationnelle doit avoir un but précis, qu’elle poursuivra
opiniâtrement, et en fonction duquel elle déterminera ses moyen. »129, C’est une
conception faite pour persuader le non historiciste qui est même temps dangereux. Il
s’agit alors de limiter les fins ultimes et les canevas qui permettent de dessiner une
société. Le malheur utopiste pourrait conduire une société qui a un pouvoir fort et
centralisé ; donc une autocratie.

128
Ibidem, p. 130.
129
Ibidem, p. 27.
[52]

L’utopisme donne comme condition nécessaire à toute action politique celle


de la détermination aboutissant à une finalité d’une croyance idéale absolue et
immuable. Il ne s’accommode pas à une pluralité de visions, la quelle empêcherait de
savoir précisément la direction que l’on doit prendre, c’est donc une tendance à se
pencher vers une violence. Popper ne critique pas l’utopisme reconstructif de la
société mais absolu. Il est évident de dire que notre auteur fait une trique global de
l’utopisme et que celle-ci n’empêche pas l’existence d’action heureuse, mais que le
risque à courir est grand. Il faut donc trouver un autre moyen de penser l’action
politique et son rapport avec les sciences sociales. Voilà pourquoi Popper parle du
constructeur social.

Apres avoir présenté en quelques lignes la critique utopiste, nous voulons


maintenant revenir sur la conception au coup par coup. Cette conception est une
intervention politique dans l’action sociale. Cette intervention est sociotechnique
opportuniste qui est contraire à l’utopisme. C’est donc le constructeur social qui fait
l’homme un maitre du destin et non le destin comme mettre de l’homme. C’est ainsi
Popper dira que « le constructeur social ne s’interroge pas sur les courants de
l’histoire ni sur la destinée humaine. Pour lui, l’homme est maitre de son destin, il
peut agir sur lui, voire le changer, comme il a changé la face de la terre. »130, C’est une
conception qui ne se réfère pas au passé qu’impose notre changement, soit un
historicisme catégorique. C’est une nouvelle conception du monde politique et
scientifique qui agit en politique à partir du problème, et ce problème va engendrer
des solutions qui à leurs tour après un examen critique, donneront de nouvelle
solution. Nous pouvons dire que c’est le centre épistémologique de Popper.

L’édification ou l’action politique au coup par coup poppérienne est une


élaboration de la concrète solution, par la connaissance technique des institutions
sociales contrôlées ou modifiés par le raison. Voilà pourquoi Popper dit que : « la
science politique devient ainsi une véritable technologie scientifique. La science
politique devient ainsi une véritable technologie scientifique. »131. C’est une manière
de prendre en compte les institutions. A ce niveau le technologue ou l’ingénieur n’est
pas à la recherche des évènements historiques sur les institutions ou sur les
compositions politiques mais, plus, il est à la recherche du bien, du but ultime dans
l’action politique. Il a une vision plus réfléchit sur les institutions politiques.

La conception poppérienne au coup par coup est un antagonisme de l’utopisme et ne


peut être ensemble, car elle recherche à atteindre des objectifs réalistes par un

130
Ibidem, p. 27.
131
Ibidem, p. 27.
[53]

examen critique ou d’une autocritique. En empruntent le langage de Eidlin sur les


reformes ou sur la reconstruction sociale et démocratique, il dit : « il est tout à fait
possible que l’effet cumulatif des reformes, résultant de la construction sociale par
petits remaniement donne à un changement des dimensions révolutionnaires…»132.
La conception sociale de Popper sur l’action politique est évolutionniste.

Elle est une nécessité d’améliorer le monde en travaillant de manière concret


et en éliminent les maux de ce monde, dans l’intérêt de lutter contre les maux dans
l’action politique, dans laquelle l’utopisme laisse la place au pragmatisme. Ainsi, c’est
une incitation au monde meilleur, que nous ayons connu en adoptant la méthode
Poppérienne par essai-erreur pour atteindre la liberté et la dignité. La conception à
l’édification politique est le moyen qui permet à la connaissance d’être nécessaire
pour améliorer le monde, qui tente à croitre vers le progrès. C’est la réduction de
l’homme politique à un technicien. D’où l’avènement de la société  rationnelle et
démocratique.

II.2. La société rationnelle


Dans le deuxième chapitre du livre la société ouverte, Popper donne une
révolution accès claire sur la transition de la société close à la société ouverte. La
société rationnelle fait partir de la société ouverte où les individus sont face à leurs
décisions. La toile de fond est bien entendu la discussion rationnelle, qui signifie la
volonté de se rapprocher de la vérité par les confrontations de sujet. Elle est une
société du comportement ou de l’attitude de la compréhension de la raison, par
laquelle nous sommes ouverts à la critique, source est la vie sociale qui fait de tout
homme un interlocuteur susceptible de contribuer à une communication rationnelle.
Nous pouvons donc donner raison à ce niveau à notre auteur quand il dit : « la raison
est issue de la société […] nous dévons notre raisons à nos échanges avec nos en
semblable. […] elle est de tout homme un interlocuteur susceptible de contribuer à la
communication des arguments et des informations. »133. C’est une société des
échanges, raisonnable soit elle. Car, elle exclut l’autoritarisme, elle prend pour
soubassement la discussion et la liberté critique.

Dans la société ouverte le raison joue d’un grand rôle sur l’exercice de l’égalité,
sur la manière de traiter les hommes ; égaux et jouissent des mêmes droits. Nous
pouvons comprendre qu’elle est une société où la raison est l’outil qui anime les
individus à une communication entre sujet et c’est la raison qui est au contrôle.

132
EIDLIN, F., L’aspect radical et révolutionnaire de la théorie sociale et politique de Popper,
dans « revue canadienne de science politique, Paris, Payot, 1984, N°3 : p. 520.
133
POPPER, K., Op. Cit., Tome 2, p. 154.
[54]

Par-là la société rationnelle se rattache de la conception au coup par coup. Voilà


pourquoi lui-même le dit ouvertement que : « le rationalisme se rattache de la
méthode de coup par coup appliquée à une rationalisation de la société, à une
véritable planification contrôlée par la raison… »134.

L’explication de la société rationnelle est un rapport que Popper fait entre le


rationalisme et l’irrationalisme dans la société voire même dans la science. Le
premier implique comme une condition sociale, une communication uniforme d’un
langage à tous de la raison. D’où la raison constitue un moyen ou un instrument de
communication et d’information à travers la critique. L’on comprend bien que Popper
énonce dans la cité rationnelle une notion d’intersubjectivité au sein de la société.
Dont cette société est à la recherche d’une constitution responsable, rationnelle et
personnelle, comme il le soutient en disant que : « la recherche de la meilleur des
constitutions devient peu à peu un problème susceptible d’être soumis à l’épreuve de
la raison. »135. C’est un recours à la raison pour changer les normes et les
constitutions voilà pourquoi il s’agit d’une reconstruction sociale.

Popper nous plonge dans une politique rationnelle où une société se veut
rationnelle et raisonnable et elle entreprend de reconstruire les choses sans vouloir
tout bouleverser, c’est un juste milieu. Il évoque le conflit interne au sein de la
société, celui du rationalisme et d’irrationalisme. Pour ce dernier en emprunte le
langage de Bouveresse qui dit : « par irrationalisme, Popper entent d’abord toute
morale répondant, ou non d’une prétendue insuffisance de la raison, sur
l’émotion. »136, ceci constitue un danger dans la société dite rationnelle, parce que la
rationalité sociale implique chez Popper le respect d’autrui et le sens de la
responsabilité. La société ouverte lutte contre la révolte de la raison. Dans cette
société le nécessaire est de créer les institutions qui permettent à contrôler
raisonnablement et démocratiquement le pouvoir politique, comme centrale du
pouvoir économique qui conduit à une société libre et démocrate.

II.3. La société démocratique et libérale


La démocratie est un concept universel et connu de nos jours comme idéal et
un but, parce qu’elle est basée sur de valeurs communes partagées par les individus.
En dépit de leurs différences sur plusieurs plans ; culturel, économique, politique,
social. C’est ne donc pas exempté de confusion dans les analyses, les interprétations
en pratique dans monde. Ici, c’est une société en pleine mutation vers une

134
Ibidem, p. 161.
135
Ibidem, Tome 1, p. 142.
136
BOUVERESSE, R., Op. Cit., p. 162.
[55]

démocratie populaire et communautaire. Et C’est une nouvelle démocratie qui


sous-tend l’idéal de la bonne gouvernance. Non héritière du marxisme qui renversera
l’ordre social capitaliste.

Faisons remarquer ici que Popper était partisan du marxisme mais il va quitter le
marxisme en faveur de la démocratie.

La démocratie poppérienne dans la société s’inscrit dans l’avantage décisif de


la démocratie libérale. Aux jeux de Popper un maintien de la possibilité de pouvoir se
débarrasser d’un gouvernement sans effusion de sang, qui conditionne le moyen de
le juger. C’est donc un gouvernement sans effusion de sang, ni retentissement des
armes. C’est bien une destitution d’un gouvernement par le peuple qui met en
évidence une manière de montrer la détection et l’élimination de l’erreur, à partir de la
fausseté ou les failles dont fait preuve le gouvernement destitué, jugé aberrant,
inamovible. Voilà pourquoi nous pouvons soutenir le propos de Gérard qui dit :
« l’entrée royale, l’accès privilégié aux implications politiques de la pensée
poppérienne, c’est, à n’en point douter […] l’épistémologie »137, parce que nous
commettons beaucoup d’erreurs à l’égard de la démocratie pluraliste, mais ce
caractère politique est le moins mauvais des régimes politiques par le faite que
« c’est une dictature qui nous impose une situation dont nous ne sommes pas
responsables sans que nous puissions, en général, la modifier. Du point de vue
humain, c’est une situation insupportable. C’est pourquoi il est simplement de notre
devoir moral de tout mettre en œuvre pour empêcher qu’une telle situation se
présente »138. Il incombe aux membres de la société ouverte d’être au contrôle des
institutions sociales.

Dans cette société ouverte la démocratique se veut réaliste, première de toute


rectitude politique. Pour emprunter le langage de Tocqueville qui dit : « la
souveraineté du peuple et la liberté de la presse sont donc deux choses entièrement
corrélative… »139, Ceci sont les enjeux de la société démocratique.

La démocratie de Popper dans la société est un ensemble d’institutions


équipées pour se défendre contre toute forme de tyrannie ou du despotisme soit
d’un gouvernement inamovible. Elle ne doit pas être seulement un simple slogan.
Pour lui ce gouvernement découle pas de l’idée que le gouvernement de la majorité
est intrinsèquement bon et juste, mais de l’idée que la tyrannie est mauvaise, elle

137
GERARD, R., De l’épistémologie à la politique. La philosophie de l’histoire de Karl Popper,
Paris, P.U.F., 1991, p. 8.
138
POPPER, K., Etat paternaliste ou Etat minimal, remarques théoriques et pratiques sur la
gestion de l’Etat démocratique, Paris, Aire, 1997, p. 42.
139
TOCQUEVILLE, A., De la démocratie en Amérique, Paris, Nouveaux Horizons, 1993, p. 156.
[56]

repose sur la décision de l’éviter ou d’y rester140, ainsi, la démocratie devient un


gouvernement contrôlé par le peuple, quand il s’agit aussi d’élire le représentant. Et
non un gouvernement dirigé par le peuple. Dans cette société comme dit Bouveresse
que : « les institutions ont le mérite en revanche d’abord de laisser les individus libres
d’agir en fonction d’elles, en suite de pouvoir être critiquées, donc améliorées […]
mais de façon dont elles atteignent leur objectif… »141. Ainsi le but de cette société
démocratique est de protéger ces membres par les institutions. Mais, ces
institutions sont démocratiques.

Popper définit la démocratie comme « un régime dans lequel les gouvernants
peuvent être remplacés sans effusions de sang des que les gouvernés le désirent,
par exemple par le moyen d’élection. »142, ceci suppose que la société démocratique
est dans laquelle il y a suppression de souffrance, de conflit, et nous fournit des
cadres institutionnel qui permet une reconstruction sociale sans violence, grâce à
une démocratie usée avec la raison dans le domaine politique. Tout ceci envies de
lutter contre la tyrannie, le totalitarisme platonicien voire même l’historicisme
moderne. C’est ainsi, il le souligne lui-même que : « les démocraties ne sont donc pas
des souverainetés populaires, mais elles sont en premier lieu des institutions
équipées pour défendre contre toute forme de dictature. Elles ne permettent aucune
domination à caractère dictatorial, aucune accumulation des pouvoirs, bien au
contraires elles essayent de limiter le pouvoir de l’Etat »143. Ceci étant la démocratie
poppérienne dans la société devient un cadre juridique qui vient aider les citoyens à
réaliser leur idéal pour le bien de l’Etat. D’où l’Etat devient un objet de vénération où
les gouvernants doivent concourir à veiller à sa moralité. C’est ainsi «  il faut
moraliser la politique et non politiser la morale. »144.

La société démocratique agence des institutions ou de socio-ingénierie et


supprime des crimes aux droits des individus en admettant la justice, et surtout réglé
des conflits au niveau international dans toute rationalité. D’où les tribunaux ne
doivent pas être négligés. C’est donc une société à démocratie culturelle ; qui
suppose que l’être humain soit un être culture.

De notre part et à l’avis de notre auteur tout gouvernement au sein duquel la


destitution des dirigeants se fait par effusion de sang ou par les soit par violence est
totalitaire, despotique, mais cette société est caractérisée par une démocratie

140
Cfr. POPPER, K., Op. Cit., tome 1, pp. 106-107.
141
BOUVERESSE, R., Op. Cit., p. 148.
142
Ibidem, p. 148.
143
POPPER, K., Op. Cit., 1997, p. 43.
144
IDEM, Op. Cit., Tome 1, p. 99.
[57]

utopique et non pratique. La pratique de la raison démocratique comme dit Baudart :


« il s’agit en effet d’aider à la défense de la liberté et de la démocratie, sans en nier, ni
minorer les imperfections et les difficultés. Mais la démocratie […] en sa perfectibilité
réside la gage de son excellence […] en termes poppériens, cela signifie que rien ne
doit jamais être circonscrit de façon définitive, statique, immobile, irréfutable. […] la
démocratie doit être, comme toutes les œuvres humaines, soumise à la critique
rationnelle et à l’esprit humanitaire […] elle suppose la foi en la raison et une véritable
conviction. »145, Donc la raison dans cette société est le mobile de l’amélioration.

Par rapport à la liberté Popper, il conçoit la liberté comme ce qui procure aux
hommes un maximum d’opportunités en vue d’exercer cette rationalité et poursuivre
l’intérêt personnel. La société libérale à une valeur fondamentale dans le système
politique afin qu’il n’y ait pas plus de paternalisme que ne l’exige la morale. Par ce
que «  des hommes et des femmes plus heureux vivent une vie plus libre, plus belle
meilleur et plus longue que jamais au paravent »146. La liberté Poppérienne n’est pas à
comprendre comme le libéralisme ou libertinage qui conduit à une liberté absolu,
bien au contraire c’est une liberté d’être conscient et responsable dans une certaine
mesure du gouvernement même si tous, nous ne participons pas au pouvoir. C’est
juste une liberté d’expression qui a accès à l’information et à la diffusion de
l’information. La société libérale de Popper est une société de droit, qui ne peut être
qu’une société démocratique, car, une démocratie véritable ne peut exister sans une
société de droit ; ceci constitue alors une antithèse au totalitarisme. La société
libérale est un horizon incontournable, elle est protectrice de la liberté individuelle.

II.4. CONCLUSION PARTIELLE


En définitive, nous sommes au terme de notre deuxième chapitre intitulé la
société ouverte et la démocratie libérale. Nous espérons avoir mis en valeur la
pensée politique de Popper en ce qui concerne la société ouverte et la démocratie
libérale d’une manière sommaire il a été question dans le premier point ; de
l’historicisme et le totalitarisme que nous avons parlé avec référence à trois auteurs
tels que notre auteur les avaient présentés dans son ouvrage : la société ouverte et
ses ennemis dans tous le deux tomes. Il s’agit donc de Platon, Hegel et Marx. Leurs
pensées politiques constituent la controverse dans la société ouverte.

Le premier dont Platon que Popper considère comme l’un de fondateurs des
sciences sociales, croyait que l’histoire est cyclique plutôt linéaire. Popper condamne
donc l’attitude la science et de la politique reposent sur l’histoire. La tendance à

145
BAUDART, A., Op. Cit., 2005, p. 116.
146
POPPER, K., Op. Cit., 1997, p. 68.
[58]

prédire le destin de l’homme à base de l’histoire dans la société en pleine mutation.


La politique platonicienne exclut tout changement social et admet le conservatisme.
Où la justice est l’équilibre entre les classes sociales et non l’égalité entre les
hommes donc, un gouvernement totalitaire où règne un roi est philosophe. C’est un
collectivisme tribal historiciste et totalitaire que Popper condamne.

Pour ce qui est de Hegel, Popper donne une objection à sa politique parce qu’il
donne une nouvelle naissance au tribalisme et à l’historicisme qui sous-entend
absolu ou l’esprit absolu ou esprit du peuple quand Hegel considère l’histoire comme
une nation car son totalitarisme et son historicisme manifeste par la valorisation de
l’esprit absolu du pouvoir moral dans l’Etat. Car, il considère l’Etat comme un
organisme qui prêtent une volonté collective ; qu’il appelle l’esprit absolu ou collectif.

Par rapport à Marx, Popper le considère comme un faux prophète, car la


forme historiciste la plus redoutable que le monde ait connue c’est la prédiction
marxienne. Marx prédit l’avenir de prolétaire par le fait qu’il croit à une loi historique
inéluctable dans l’action politique. Marx d’après Popper a donc introduit le
dogmatisme historique et économique ; en admettant la révolte ou la révolution
sociale qui peut recourir à la violence.

Ceci est dit toutes ces conceptions dont nous avons épinglé comme ennemis de la
société ouverte et que Popper appelle les conceptions de la société close où les
individus n’ont pas la liberté sur le libre choix de leur gouvernement.

En outre, le deuxième point de notre chapitre était la société ouverte. Celle-ci,


elle est régie par l’aptitude de l’homme à porter sur les tabous, sur l’histoire, un
jugement critique, en se servent de notre intelligence avant de prendre une
quelconque décision. Dans ce point nous avons parlé de la conception au coup par
coup qui bat son temps plein dans l’action politique où règne le socio-technicien,
mais qui met l’homme au centre de son évolution. Par rapport à la société rationnelle,
elle est une société ou le raison joue un grand rôle sur l’égalité. Et elle est l’outil qui
anime les individus à une communication entre sujet ; elle contrôle le moyen et
l’instrument de la communication et de l’échange dans la société.

Et en fin, la démocratie libérale dans la société. Ici cette société est en pleine
mutation vers une démocratie populaire et communautaire. C’est donc une
démocratie qui se veut réaliste pour défendre les individus contre la tyrannie ou
contre la société close. La liberté poppérienne dans la société consiste à prendre
conscience et à être responsable dans une certaine mesure du gouvernement. C’est
un horizon incontournable chez notre auteur.
[59]

Pour tout dire dans la société ouverte et la démocratie libérale, Popper donne
la responsabilité à l’homme politique ; cette responsabilité découle de problème à
traiter et des actions qui engagent ceux qui ont choisi de faire confiance à leur
société. Ainsi, les sciences sociales constituent une interférence être le savoir et le
pouvoir dans l’action politique sur les maux de notre monde, de notre Afrique en
particulier, de notre démocratie pour fournir le contact entre les sujets et le monde
des idées objectives et réelles.
[60]

CHAPITRE TROISIEME : APPRECIATION CRITIQUE

III. O. INTRODUCTION PARTIELLE


Les chapitres précédents nous ont permis d'exposer la conception de Popper
dans la société ouverte et la démocratie libérale selon laquelle la tâche essentielle
des sciences sociales n'est pas de prophétiser les développements de l'histoire
future, mais de découvrir et d'expliquer les conséquences inattendues de nos actions
politiques, pour parler d’une démocratie libérale.

Pour ce troisième chapitre, comme tout travail qui se veut scientifique vaut une
critique ; c’est ainsi notre troisième chapitre est intitulé appréciation critique. Car il
s’agit de jauger en profondeur la pensée scientifique et politique de notre auteur
emblématique dans ses applicabilités, pour nous permettre de ne pas être animé par
un sentiment quelconque. Voilà pourquoi certains auteur, comme Popper lui-même,
insiste sur la notion de la critique car, elle est un élément essentiel de toute évolution
scientifique voire politique aussi, puisque nous ne pouvons évoluer en science que
par la critique qui peut engendrer le problème et ce dernier évoquent des solutions.

Notre chapitre disposera d’un double volet de la critique, d’une part il consistera à
présenter tant soi peu les mérites de notre auteur, où Il s’agit de soumettre l’apport
de notre auteur à la philosophie politique et à la philosophie des sciences et le
confronté à un examen critique. D’autre part, il s’agira donc de présenter la faillibilité
de la pensée épistémologique et politique de notre auteur. Ainsi, nous finirons par
une conclusion partielle.

III.1. LES MERITES DE L’AUTEUR

III.1.1. Du point de vue épistémologique


En ce qui concerne l’épistémologie poppérienne, nous dirons que celle-ci tient
une place particulière dans la science, parce qu’elle propose un programme de
recherche exigeant un critère fort et sévère dans la fondation des théories
scientifiques. Popper nous permet donc de ne prendre tout énoncé comme faux au
départ, mais seulement de le critiquer d’une manière rationnelle, afin d’admettre cela
comme approximativement vrai, mais à caractère provisoire, parce que aujourd’hui
ou demain, il peut être faux ou falsifier.

A travers la conjecture et réfutation, nous devons à Popper un mérite, celui d’offrir au


monde scientifique un principe fondamental dans la construction de nos théories
scientifiques, de la rationalité critique par l’explication hypothético-déductive. On
[61]

comprend pourquoi même quand Jacob dit au sujet de Popper, que : « c’est un
virtuose de la méthode hypnotique-déductive. Non seulement il voyait très vite
l’expérience permettre de mettre à l’épreuve un aspect particulier d’une hypothèse ;
mais en outre il extrayait à la dernière goutte la signification des résultats
expérimentaux. »147. Popper nous offre une assise de la compréhension, pour aboutir
aux découvertes scientifiques des théories ou des hypothèses. A ce niveau nous
pouvons dire que Popper est venu non seulement distinguer la science au pseudo
science, mais bien plus crée un problème, qui est celui de la considération d’une
véracité d’une théorie. Ceci est une éthique à discuter rationnellement dans la
rechercher de la vérité poppérienne. Nous pouvons donner un coup de chapeau à
Popper parce que, ses théories scientifiques, nous projettent vers un progrès en
science, car à partir de son credo qui est celui du rationalisme critique, Popper a
conçu un savoir progressif par correction ou par modification de ce qui existe déjà.

Chez Popper, il n’a pas et il y a jamais de table rase, ou de point zéro dans la
connaissance, ainsi pas de certitude absolu pour reconstruire tout savoir, comme le
voulait Descartes cité par Lefèvre que : « Descartes se persuade que la certitude
espérée n’est pas reçue, mais conquise [absolue] qu’il faut la trouver soi-même avant
de l’offrir aux autres »148, voilà pourquoi, la présence de la thèse dite faillibilisme
scientifique que Popper parle. Il conçoit que la science est faillible et dont il n’y a pas
de certitude absolue sur la vérité scientifique.

Nous soutenons le langage de Bouveresse quand il dit que : « Popper est


délibérément réaliste…»149, parce que Popper part d’une observation, d’une raison,
d’une réalité pour fonder ses théories scientifiques, pour faire droit à la critique de la
raison, de la réalité. Sa composition réaliste que nous lui donnons comme mérite,
repose sur la question de la vérité et de la fausseté de théories ayant un sens. C’est
un souci qui sous-tend une solution à la philosophie des sciences. Nous ne pouvons
donc pas à ce niveau affirmer avec une universalité, que, il est le premier ou le dernier
de réalistes en philosophie des sciences. Mais seulement que son réalisme a le
mérite de considérer la science comme une activité spéciale par le faite qu’elle
évolue. Comme lui-même argumente en disant que : « la valeur de la science tient,
certes, à ses succès pratiques ; mais ce qui confère plus de prix encore, c’est son
contenu informatif et sa capacité de libérer nos esprits, veilles croyance des préjugés
anciens et des vielles certitude pour leur substituer des conjectures nouvelles et des

147
JACOB, F., Le temps des modèles, dans « les origines de la biologie moléculaire », Paris,
Montréal, 1980, p. 99.
148
LEFEVRE, R., La pensée existentielle de Descartes, Paris, Bordas, 1965, p. 8.
149
BOUVERESSE, R., Op. Cit., p. 95.
[62]

hypothèses audacieuses ; la valeur de la science tient à son influence libératrice ; elle


est l’une des forces majeures qui permettent à la liberté humaine d’advenir »150.

Par rapport à la méthode Poppérienne d’essai et d’élimination des erreurs, le


mérite lui revient, à celui de ne pas prendre une méthode quelconque comme un
moyen absolu de découvrir la vérité mais, bien plus comme un procédé par lequel
nous pouvons nous justifier. C’est une émergence des théories scientifiques et du
progrès scientifique. Cette méthode est pour nous un critère de valeur de convention
et de clarification parce que, il est question de se mettre d’accord sur ce qu’on
appelle science ou vérité scientifique et ce qui est mis en dehors de la science. Dons
c’est une méthode fondée sur la possibilité pour qu’un énoncé soit réfuté ou falsifié.

C’est un encouragement de la part de notre auteur, de mettre en contradiction le


logicien viennois c’est-à-dire le cercle de vienne, pour les substitués par une méthode
falsificationniste. Cette dernière repose sur les antonymies entre la théorie et
l’observation. Popper nous ouvre un monde plus large et plus sévère sur le contrôle
des théories scientifiques ; Elle est fiable pour tous les hommes des sciences dans
leur recherche. La théorie de la falsifiabilité se présente ainsi, comme le chemin vers
l’objectivité scientifique, qui conduit au progrès scientifique et social. Voilà pourquoi
nous pouvons soutenir ceci avec Weber qui dit : « tout travail scientifique
présuppose toujours la validité des règles de la logique et de la méthodologie qui
forment les fondements généraux de notre orientation dans le monde »151. C’est un
mérite, de nous donner une intervention des tests sévères. Avec la philosophie
poppérienne nous avons comme tache de lutter contre le dogmatisme qui nous
obscurcie. Et de ne pas vérifier un énoncé mais seulement de la rendre fausse. C’est
ça même le principe du progrès de l’évolution scientifique que Popper a mérité ou
mérite ; Sans oublié que cette méthode n’est qu’une proposition à la communauté
scientifique.

Si pour le positivisme logique, la science constitue un langage délivré de tout


élément métaphysique, Mais pour Popper la métaphysique ou les énoncés
métaphysiques contribuent à la construction des grandes théories scientifiques.
Chez lui la science n’a aucune différence avec les autres activités scientifique en
nature voire la philosophie et même la métaphysique sont à prendre au sérieux pour
résoudre les problèmes de la science, de la politique, de la philosophie etc.

Et même si pour Bachelard, le rationalisme appliqué renvoi au pouvoir dans


lequel la raison s’exerce, pouvoir par extension où il devient indispensable d’examiner

150
POPPER, K., Op. Cit., pp. 166-167.
151
WEBER. Le Savant et le Politique, Paris, Plan, 1959, p. 77.
[63]

des secteurs de l’observation de la mémoire ; où rationalisme doit être mis au rang


d’une philosophie engagée si profondément engagée ; il se réalise en un dégagement
des intérêts immédiats152.

Pour Popper c’est un rationalisme critique, qui est dans un premier temps construire
des hypothèses envie de résoudre les problèmes et de les soumettre à la critique.
Dans un deuxième moment soumettre nos hypothèses aux tests sévères qui
révèlerons la réfutation soit la falsification en fin émettre des critiques qui seront
abattues au sein de la communauté scientifique ou une intersubjectivité. Ce
rationalisme critique est inclue dans sa méthode critique: « une méthode d’essai et
d’élimination des erreurs, qui consiste à proposer des théories et à les soumettre aux
textes les plus rigoureux que nous puissions concevoir. »153, c’est une raison critique
qui est mieux que le sentiment surtout dans le démarche de la logique.

Pour Kuhn à chaque époque vaut, pour les scientifiques, un paradigme entre
les théories, un modèle de ce qu’ils tiennent pour une explication scientifique valable
donc un changement de paradigmes. Pour Popper la science n’évolue pas par
induction mais par une critique rationnelle ; à l’élimination des erreurs.

Quant à la méthode critique ou à la connaissance par essaie-erreur, Popper donne


beaucoup d’importance, si dans la philosophie khunienne la science normale ne se
fixe pas toujours pour l’objectif de la découverte de nouveauté en matière de théorie,
découverte de la connaissance de l’anomalie. Quand il y a anomalie, il faut trouver
des solutions afin que le phénomène anormal devienne attendu. C’est la recherche
des solutions qui implique inéluctablement, une nouvelle lecture de la nature par les
hommes des sciences. C’est pourquoi l’émergence d’une nouvelle théorie nécessite
directement une destruction dans le processus de la science nouvelle normale. C’est
« le passage d’un paradigme en état de crise à un nouveau paradigme d’où puisse
naitre une nouvelle tradition de la science normale est loin d’être un processus
cumulatif, réalisable à partir de variantes ou d’extension de l’ancien paradigme »154.

Chez Popper, il y a une ressemblance qui mérite un peu plus que Kuhn ; celle
du changement d’un ancien paradigme au nouveau paradigme. En fait l’originalité de
Popper ou son mérité, ce que la science a le but de la vérité, mais vers une
approximation de la vérité, ce qui l’appelle la verissimulitude. Les anomalies de Kuhn
peut à un certain moment valoir aux essuies-erreurs de Popper, mais au mérité de
Popper c’est que, la nouvelle théorie doit expliquer les erreurs de l’ancienne théorie,

152
Cfr BACHELARD., le rationalisme appliqué, Paris, P.U.F., 1949, pp. 123-124.
153
POPPER., Op. Cit., p. 59.
154
KUHN, T., Structures des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, p. 124
[64]

puis les catégories ; même si concrètement elle la contredit. Popper sur cette
méthode, il est celui qui considérer l’erreur comme un élément rapprochant
approximativement de la vérité ; mais sans être concluante.

En outre, Popper nous donne le faillibilisme à l’instar de la certitude, parce que


l’erreur est à déceler et à éliminer. C’est ainsi les empiristes et les rationalistes se
buttent dans l’erreur car ni l’observation et la raison ne contribuent la source de la
connaissance certaine. Aucune d’eux ne fait l’autorité dans le processus fondamental
de la connaissance comme il le dit: «  nos yeux nous ont été donnés afin de
contempler la vérité et la lumière naturelle de la raison, pour nous permettre de
percevoir »155. Fils de son temps préconise la soumission à la critique de nos
croyances les plus chères pour chercher la vérité. Et c’est ça même sa méthode. A ce
niveau nous dirons comme Morin que « Popper a développé une sorte de théorie de
la sélection des théories scientifiques, disons analogue à la théorie darwinienne de la
sélection : il y a des qui tiennent le coup, puis elles sont remplacées par d’autres, qui
résistent mieux à la falsifiabilité. »156, c’est une remise en question de la vérité
intelligible.

III.1.2. Du point de vue politique


Avec le rationalisme critique de Popper, il marque l’avènement d’une
l’humanité véritable, car son avènement, constitue non seulement, une dialectique ou
un passage de la société close vers la société ouverte, mais bien plus le passage de
l’individu, du comportement magique ou tribale à la mentalité logique et rationnelle.
Une expression de la liberté et de la responsabilité de l’individu. Si la société close est
caractérisée par la crainte, la peur irrationnelle d’offenser à la liberté humaine ; où
l’ordre social et la connaissance sont déterminés par les mythes, construit sur un
monisme qui veut dire par les règlementations qui sont imposées par la nature ou
par les dieux. Eh bien, la société ouverte de notre auteur, a mérité la force libératrice,
progressiste et aussi un libre examen sur la liberté de l’autrui. Popper veut
nécessairement rompre avec le tabou de la société close.

Certain auteur théoriciens de la philosophie politique en référence, Platon,


Machiavel et Hegel privilégie l’art du mensonge et de la ruse en politique. Par contre
lui, Popper s’inscrit en faux contre l’art de mentir. Car cette mesure n’est pas très
éloignée de la politique de violence qui use les extrémistes et l’idéologie néolibérale
contemporaine. Une société qui se ment ruse avec son avenir.

En revanche le mérite Poppérien est le devoir de vérité, est d’une importance capitale.

155
POPPER., Op. Cit., p. 23
156
MORIN, E., Science avec conscience, Paris, Seuil, 1990, p. 39.
[65]

La vérité permet à l’individu d’éviter non seulement, la contradiction, c’est-à-dire le


respect du principe de non contradiction au plan logique, politique. Mais, elle
préserve également l’individu de la mauvaise foi au plan moral et téléologique. Nous
pouvons appuyer ceci avec Kant qui souligne que «  être véridique dans les propos
qu’on peut éluder, c’est le devoir formel de l’homme envers chaque homme, quel que
soit la gravité du préjudice qui peut en résulter pour soi-même ou pour autrui ».157

Ainsi, les hommes libres pensent avec leur tête et ou avec leur race et leur
tribu comme l’ont fait Platon, Hegel et Marx, qui a conduit au Nazis, ces derniers
constituent les ennemis de la société ouverte. Popper redonne toute la responsabilité
à l’homme politique. C’est un mérite qui donne plus d’importance et une place des
choses aux sciences sociales à la fois sous un angle épistémologique et politique.
Car, il propose un programme de recherche exigeant par les sciences sociales. A ceci
s’ajoute un mérité éminent celui de l’épistémo-politique qui résulte l’articulation du
scientifique et du politique, qui veut dire sur la théorie épistémologique et de la
théorie politique. L’originalité est basée sur l’individu qu’est l’inventeur de sa vie, qui
extériorise la capacité d’inventivité le linguistique de sa politique. Son rationalisme
critique en politique, Il nous véhicule les valeurs telles que ; la soumission de nos
idées, de notre société à une critique sans sentiment ou complaisance. La remise en
question quotidiennement et la modestie dans l’action politique.

L’ingénieure sociale de la politique de Popper mérite une pensée qui prône, une
politique basée sur l’édification de la société par une intervention limitée, au coup par
coup, qui veut dire l’élimination des solutions moins efficace pour des bonnes
solutions.

Eu égard ce qui précède, nous parlerons sommairement sur la liberté et la


démocratique poppérienne à ceci, nous donnons raison à Baudart qui dit que : «
Popper nous évite sur les Situations ou les régimes mortifères, privatif de la liberté ;
menaçant pour la vie. Si l’on prend garde, la démocratie peut se muer et devenir une
tyrannie, la liberté se faire licence l’égalité devenir aveugle et sous exigence. Pour
éviter au sommeil, à l’ignorance dans la société, il faut une vigilance critique ».158
Nous devons planifier à long court terme les problèmes et les besoins sociaux, en
fonction de l’urgence. Nous pouvons alors dire que Popper à fonder la société
ouverte sur la falsifiabilité qui gouverne selon la rationalité qui veut dire, qui rejette le
dogmatisme et accepte une démocratie qui ne peut être qu’une conception
évolutionniste.

157
KANT, E., Théorie et pratique d’un prétendu droit de mérite pour humanité. La fin des
choses, Paris, Flammarion, 1994, p. 98.
158
Cfr BAUDART, A., Op. Cit., p. 125
[66]

A l’inverse de la plupart des penseurs politiques, Popper nous renvoie vers une
conception en creux de la politique dans laquelle le projet global d’une société cède
la place à un interventionnisme par touches et dans la quelles les sciences sociales
sont conçues comme une sorte de technique politique. C’est une nouvelle
philosophie politique qui envisage les technocrates qui constituent les magnats de
la finance. Qui président au développement de la société. Voilà pourquoi avec
Freud : « Personne ne contestera que l’approfondissement et la diffusion du savoir,
tout dans l’ordre des sciences physiques que celui des sciences économiques et
sociales sont introduits des modifications considérable dans l’univers politique ces
transformations n’ont pas pour but explicite d’altérer la politique »159. A ce niveau
c’est un mérite que nous donnons à Popper, celui de substituer le philosophe roi de
Platon ou l’esprit absolu d’une nation de Hegel comme un dirigeant absolu et
amovible, par le socio-technicien. Et, désacralise la politique. Voilà pourquoi « la
science politique devient ainsi une véritable technologie sociale ou le
technologue » . Mais une question peut surgir à cette technologie politique, celle de
160

savoir, si la technoscience n’influe telle pas l’art politique au soit si la technoscience,


ne vient-elle pas supplanter la vision classique de la politique ou si la science est le
vecteur de la vie humaine ?

Pour répondre à ces préoccupations nous allons évoquer des auteurs comme
Rousseau et Morin.

Avec rousseau qui dit :« la science toute belle, toute sublime qu’elle est n’est point
faite par l’homme : qu’il a de l’esprit trop borné pour y faire de grand progrès ,et trop
de passion dans le cœur pour n’en pas faire un mauvais usage […] les sciences
deviennent mauvaise quand on en abusent et que plusieurs en abusent en effet »161,
seul l’usage bonne de la science ou de la technique ou la technique de la science
garanti la politique. Donc il faut apporter un supplément d’âme, à travers un usage
modéré de la technoscience.

Avec le socio technicien poppérien nous pouvons rendre l’univers physique et social
accessible et rationnel pour comprendre les enjeux politique actuels.

La réponse avec Morin qui dit que : « les techniques, les sciences semblent donc
envahi partout le champ de la politique, l’occuper »162, c’est une invitation à la
conscience politique au regard de la science de prendre conscience sur le risque de

159
FREUND, J., Qu’est-ce la politique ?, Paris, Poches, 1967, p. 5.
160
POPPER., Op. Cit., Tome 1, p. 27
161
ROUSSEAU, J.-J., Discours sur les sciences et les arts. Lettres à d’Alembert sur les
spectacles, Paris, Gallimard, 1987, p. 58.
162
MORIN, E., Introduction à une politique de l’homme, Paris, Seuil, 1965, p. 10.
[67]

la vie des individus. La société ouverte que Popper nous parle devient par définition
une société de reconnaissance droite de l’homme qui mérite l’acception et le
développement de tous les citoyens.

La politique de Popper, nous donne une intervention de l’Etat dans tout le domaine,
sans exception aucune, une préservation de la liberté entre les individus. Il se veut
une ferveur défenseur des droits de l’homme en toute démocratie. Si dans la société
close « beaucoup des gens n’étaient pas libres, beaucoup mouraient de faim, et les
femmes surtout, celles de classe inferieures, n’avaient aucun choix, aucun espoir,
rien. Les jeunes filles qui travaillent comme femme de ménage… […] c’est pire que
d’être esclave »163 , ce que dans la société ouverte mérite une démocratique libérale
et rationnelle et une notion égalitaire. Tous les individus naissent libres et égaux au
droit. Car, comme dit Popper : « la lutte de droit n’est terminée nulle part, pas même
chez nous dans les sociétés occidentales »164, c’est une libération des individus que
toute démocrate n’ignore les conflits entre l’individu et l’état.

Popper nous propose non un Etat idéal mais seulement un monde meilleur comme
dit l’intitulé de son œuvre à la recherche d’un monde meilleur. Il n’y a pas de politique
sans risques tout comme il y a pas des politique sans chances.

C’est un appel à l’Etat de reconnaitre « les droits de ces citoyens à être protégés par
la police contre les agressions, il doit aussi reconnaitre le droit des mineurs à être
protégé de toute sortes de façon ; si nécessaire, même contre les parents »165.

La reproche que Popper fait à l’historicise et au totalitarisme, est celui de


mettre en place des systèmes philosophiques que historiciste, centrés sur une loi
nouvelle de l’évolution du monde autrement dit l’histoire qui a même conduit à
Platon à la décadence des chose réelles, et à Hegel un développement de l’esprit
absolu ; comme esprit qu’anime toute la notion ou l’Etat et a Marx à la lutte des
classes conduisant à la société sans classes sociales par le truchement de la
révolte. Voilà Popper fonde toute sa politique sur la méthode d’essai et d’élimination
des erreurs parce que, il est difficile de prédire le cours de l’histoire, il faut
progresser petit à petit, par essai erreur.

Nous lui donnons le mérite de fonder les idées politique sur un fondement
libérale et démocratiques, car il nous propose en effet une vision du monde dans
laquelle, la liberté de l’homme est le fondamentale et doit être protégée, le libéralisme
Poppérien n’exclut pas l’intervention de l’Etat y compris dans le domaine

163
POPPER, K., La leçon de ce siècle, Paris, Anatolia, 1993, p. 7.
164
Ibidem, p. 64.
165
IDEM, Op. Cit., 1997, p. 66.
[68]

économique. Au contraire, il est en fait une condition de l’exercice des libertés des
individus, en raison du paradoxe de la liberté quand il dit : « la liberté, si elle est
limitée, conduit à son contraire : car si elle n’est pas protégée et restante par la loi ; la
liberté conduit nécessairement par la tyrannie du plus fort ou sur le plus faible »166.

III.2. LES LIMITES DE L’AUTEUR


Apres avoir côtoyé les théoriciens politiques et scientifiques de notre auteur, il
est de notre devoir de mettre en jeux les critiques qui limitent la conception
scientifique et politique de Popper ces critiques seront adressé du point de vue
épistémologique et du point de vue politique.

III.2.1. Du point de vue Epistémologique


La première observation concerne l’évolution scientifique, Popper se veut
évolutionniste et il parle d’une évolution scientifique. Cette évolution va du problème,
critique et solution. En d’autre terme d’une connaissance par conjecture et réfutation
c’est-à-dire le problème surgit de que nous attendions de quelque chose et celui-ci
est le premier problème par lequel on formule une conjecture, laquelle est censée
résoudre le problème. Ensuite vient l’élimination des erreurs, autrement la critique,
pour le réfuté, on peut par exemple essayer d’y trouver une incohérence interne ou en
désaccord avec la théorie ou le problème. Ainsi la dynamique ne cesse de se répéter
car la solution qu’on grade suscite à son tour un nouveau problème.

Cette première observation ou limite se résume, en la qualité d’une théorie qui se


mesure à sa réfutation ou sa réfutabilité, où son pouvoir explicatif, se résout au
problème  qui la suscite, d’où la profondeur du nouveau problème qu’elle soulève
alors l’originalité d’une théorie n’a pas d’incidence sur sa qualité évolutive.
L’évolution n’a plus à prouver son existence qu’elle est devenue un objet d’étude de la
science.

Le problème logique insoluble ou l’impasse de la démarcation poppérienne, c’est


aussi l’échec d’une épistémologie ou de son épistémologie qui n’a cessé d’exclure de
contenir dans ses méthodes d’objectivation, une subjectivité pourtant présente à
chaque étape de l’élaboration du savoir.

La tache préliminaire de Popper était celle, fournir un concept des sciences


empiriques simple permettant de différencier science et non science, donc un
critère. Mais nous mais ceci était difficile, dans la recherche d’un seul critère comme
la falsifiabilité parce qu’à un seul critère de démarcation construite autour de la seule
réfutation empirique, sera toujours impossible d’objecter les théories, par rapport à

166
IDEM, Op. Cit., Tome 1, p. 34.
[69]

l’expérience incertaine. A cette limite du contrôle expérimental par un seul critère


s’ajoute celle d’une interprétation naïve qui nous ferait croire à une identité. La
théorie réfutée égale à la théorie non scientifique. Une ambigüité se fait ; sur le
critère de démarcation Poppérienne, qui ne différencie pas clairement la science et
la non science à partir du moment où est postulée comme une relation causale entre
les théories. Et dont toute tentative discriminante entre science et non-science qui
reposerait sur la seule analyse logique potentielle est voue à une interprétation
personnelle.

Les limites du réalisme Poppérien sur son épistémologie peut se résumer en trois
acceptions notamment sur la distinction entre le fait et la théorie, l’épistémologie
sans sujet connaissant, et le progrès de la science.

En acceptant que nos connaissances progressent par essai erreurs et que nous
devons les soumettre à la critique afin d’éliminer les fausses propositions. Il
préconise la distinction classique entre fait et théorie. Par là nous pouvons supposer
que chez Popper la science sans expérience relève de l’impossible, or certaine
sciences sont hypothético-déductives.

La méthode Poppérienne de la falsifiabilité, ne sous-entend pas comme un ensemble


de démarches ou le chemin suivi après l’esprit dans une investigation pour attendre
la vérité. Mais bien une méthode de contrôle des hypothèses et de système théorique
consistant en la possibilité de démontrer la fausseté d’une théorie à notre niveau,
Popper n’est pas d’accord sur le caractère absolue de la vérité, mais sans dire
qu’est-ce que la science doit faire tendre cette vérité comme dit Hountondji
qu’ : « aucune doctrine philosophique ne peut être considéré comme la vérité au
singulier, la vérité avec grand V. Donc qu’en philosophie, d’une certaine manière, il n’y
a pas de vérité absolue au plutôt relative : procès illimité essentielle ouvert »167, c’est
le pluralisme systématique des méthodes que Popper manque dans son
épistémologie.

Quant à l’épistémologie sans sujet connaissant dans la philosophie de Popper, elle


est une désincarnation qui prétend exclure le sujet connaissant de ses théories. Elle
pose un problème sur son existence sur ce qui résulte d’un monde physique et
constituent l’activité d’un sujet connaissant. A notre niveau l’activité scientifique ne
saurait faire fi de son concepteur, car les hypothèses scientifiques bien qu’elles sont
à la recherche de l’objectivité sont toujours accompagnées de leur sujet. Une
épistémologie sans sujet connaissant serait une épistémologie désincarnée, voir
morte. Car les théories scientifiques tiennent toujours compte de la subjectivité de la

167
HOUNTONDJI, P., Sur la philosophie Africaine, Paris, Maspero, 1965, p. 82.
[70]

personne dans son élaboration.

A un point de vue, l’idée poppérienne de la falsifiabilité repose sur l’opposition


classique entre théorie et observation, il pense qu’une théorie falsifiable lorsque que
l’on prévoit le test. Ceci nous pouvons l’argumenté avec l’estimation de Lakatos, qui
es est si fondamental quand il dit : « dans le code d’honneur du falsificationniste, une
théorie n’est scientifique que s’il est possible de la mettre en conflits avec un
énonce de base »168. Ici nous comprenons que l’expérience joue le rôle de rendre
fausses les théories et non les confirmées. Or en nous appuyant avec Van Quine
l’expérience ne joue pas le rôle décisif au centre des théories ; elle réajuste le champ
de recherche. On comprendra pourquoi il dit : « l’ensemble de la science est
comparable à un champ de forces dont les frontières seraient l’expérience »169. La
théorie poppérienne de la falsifiabilité est abstint à quelque nécessité inévitable car,
Elle est l’objet d’une crise méthodologique au regard des multiples méthodes.

La théorie poppérienne de la falsifiabilité peut être comprise comme une


théorie scientifique, d’après lui, s’il est possible de mettre à l’épreuve, c’est-à-dire de
falsifier la théorie suite aux tests, qui construit une science dont le but serait
l’approximation de la vérité. En admettant qu’un énoncé ne peut être vérifié, mais
seulement falsifié.

Nous pouvons remarquer à un certain moment le manquement de cette théorie (la


falsifiabilité), si nous accordons l’importance à la vérité dans la méthodologie de
recherche scientifique. Parce que chaque théorie scientifique à son activité qui
s’installe dans la recherche scientifique bien défini. Cette activité dispose une
méthodologie qui définirait les situations auxquelles la mise à l’épreuve se trouve. Et
cette recherche scientifique est composée d’un soubassement dur, qui fonde un
ensemble d’hypothèses auxiliaires du cœur de la théorie.

Popper à chercher de définir un critère de démarcation qui permet de


distinguer, si une théorie est, ou non scientifique, qui serait une piste à suivre. Un
critère qui définit la science et la non-science mais en admettant l’expérience
comme élément falsificateur.

Comme limite à ce sujet, en nous appuyant avec Stengers qui dit « il faut reconnaitre
qu’aucun des critères proposés ne fonctionne correctement… »170, Le critère est vaste

168
LAKATOS, I., Histoire et méthodologie des sciences. Programme de recherche et
reconstruction rationnelle, Paris, P.U.F., 1994, p. 194.
169
QUINE, W.O., Méthode de logique, Trad. Par CLAVELIN M., Paris, Armand Collins, 1978, p.
117.
170
STENGERS, I., Op. Cit., p. 13.
[71]

et beaucoup trop restrictif. Large parce qu’il inclut la science et la non science
autrement la métaphysique, Parce qu’il prétend qu’un vrai scientifique ne devrait pas
user les faits pour confirmer ses hypothèses. Mais bien, le falsifiés, En effet, quel que
soit le nombre des faits positifs pour confirmer un énoncé scientifique. Le
scientifique doit rechercher à mettre  sa théorie en danger en cherchent par quelle
manière, elle indique très pratiquement ce qui doit arriver pour confronter les
prédications avec ce qui adviendrait. Il faut ainsi, les théories scientifiques soient de
trop restrictive.

A ce niveau nous pouvons parler comme Lakatos qui conçoit qu’une théorie
innovante mais réfutée par de multiples faits. Il faut donc la nourrir comme un bébé
nouveau-né, la protéger contre un monde cruel contrairement à Popper qui met les
théories scientifiques en danger.171

Nous devons protéger les théories scientifiques, car sans protection, il n’y
aurait jamais une théorie scientifique capable de vivre de résoudre les problèmes
scientifiques. De faite que toutes les théories scientifiques doit être réfutée suite à
un élément faible de l’observation ou du contrôle, sans donner l’opportunité de
pouvoir l’arranger par la suite. Ainsi, le critère de scientificité ne définit aucun choix
sur les hypothèses.

La théorie est testable par rapport au monde empirique, au sens où elle doit s’y
confronter ce qui veut dire de chercher systématiquement la réfutation, la vérification
et les généralisations différentes types de prédication de ses système théoriques. Et
donc la science ne peut se construire seulement autour d’une seule notion ou critère
de loi qui en devient simple composants ; seulement qu’elle est comprise comme le
résultat d’une attitude, alors on comprend que la réfutabilité ou la réfutation perd la
prééminence en tant que seul critère discriminent de l’activité scientifique.

Par rapport à la science, Popper ne sous estimait pas pour autant le rôle de
l’imagination en science, pour peu qu’elle fut contrôlée, par une critique guidée par
l’idée régulatrice de vérité. Chez lui tout est placé sous le signe de l’ouverture l’art, la
politique et la science sans distinction aucune. La politique poppérienne relève des
faits de son épistémologie.

Cependant nous pouvons retenir une chose chez Popper, au plus exactement
comme limite, nous avons habituellement associé la science et la production de
théorie, mais le rapport entre une théorie issue par exemple d’un laboratoire, qui
porte d’un électron et une théorie produite en sciences sociales voire une théorie

171
Cfr Ibidem, p. 15.
[72]

produite en histoire, le fait que nous employons le même terme, alors les trois
théories sont réfutées par le fait qui ne sont pas cruciales. Or chaque théories à sa
méthodologie de la recherche scientifique. Popper considère la science comme une
activité spéciale du faite elle offre une image vraie et réaliste des phénomènes
qu’elles étudient, étant rationaliste argumente Popper : « la valeur de la science
traine, certes, a ses sciences pratiques : mais ce qui lui confère plus de prix, c’est son
contenu informatif et sa capacité de libère nos esprits des vieilles croyances »172.

A l’antipode de celui-ci, la science n’est pas seulement une image vraie et réaliste
des phénomènes. Mais, bien plus elle est une production culturelle voir idéologique,
car pour citer Morin : « chaque civilisation établit un certain rapport stable ou
instable, entre foi et doute »173. Il s’agit d’une activité scientifique en question. La
science est exclusivement logique ou bien intègre. C’est une critique sur l’image
dominante de la science basée sur l’idée d’un critère universel et distinctif de la
scientificité.

Si pour notre auteur, l’évolution de la science et non inductive et rationnelle


alors nous comprenons qu’il ne saurait exister de logique de la découverte
scientifique. Mais malheureusement certaine science évolue par induction
notamment les sciences de la nature. La connaissance que nous avons besoin, celle
de comprendre et de faire progresser la science, peut ou ne vient pas des théories
mais d’autres confrontation des idées tacts faites, préétablies avec le vécu individuel.
Nous pouvons évoquer la phase paradigmatique de Kuhn, celle qui dirait laquelle, un
paradigme supplante les autres connaissances ou écoles scientifiques.

Par rapport à la méthode d’essai et d’élimination des erreurs, Popper pose


l’erreur comme un concept a priori, parce que il n’est pas facile de la reconnaitre dans
l’élaboration d’une théorie par rapport aux nouvelles théories. Ici apparait d’emblée
comme moyen par l’expérience de détecter et d’éliminer l’erreur. Cette méthode met
l’expérience comme l’outil de contrôle dont nous pouvons disposer à l’égard des
théories proposant une explication de la réalité. C’est un recours aux tests
expérimentaux dans les sciences.

En nous appuyant dans la logique de Popper, on peut dire que Popper croit qu’il
existe une base empirique infaillible permettant d’être utilisée pour réfuter les
théories scientifique. Mais, conscient du faillibilisme de la base empirique il construit
sa science de façon logico-syntactique c’est-à-dire sur l’existence de falsificateurs
potentiels du genre ‟modus ponedo pones ”. La science progresse donc par une

172
POPPER, K., Op. Cit., pp. 156-157.
173
MORIN, E., Pour sortir du XXème siècle, Paris, Seuil, 1984, p. 278.
[73]

suite d’argumentations audacieuses. Mais, il existe des connaissances non


scientifiques mieux testées que certaines conjectures scientifiques testées qui sont
spéculatives.

Nous pouvons remarquer que la faillibilité du critère de Popper, montre que le


refutationnisme est totalement incapable de distinguer qu’une théorie, est la
meilleure et elle échouée donc aussi à décrire le processus de la découverte
scientifique. Cette démarcation de Popper pose problème dans les sciences
humaines, non pas parce qu’elle serait difficile ou impossible, mais parce que l’objet
même des sciences humaines ne prête pas nécessairement à des investigations
authentiquement scientifique.

III.2.2. Du point de vue politique


Popper met au contre de sa réflexion politique, une dualité entre la société
ouverte et la société close qu’il appelle tribale. Au sein de sa réflexion politique, il
examine la société close basée sur l’historicisme et le totalitarisme en rapport avec
la démocratie libérale.

La critique que nous lui adressons, est que Popper élabore une philosophie dualiste
battue sur la division radicale de l’agir et du savoir. Tous ses intérêts sont concentrés
sur la question du savoir pur sana erreur, dont il construit une méthodologie des
sciences logique et des modalités des vérités : vrai ou faux, possible ou impossible,
qui ne lui permet pas de saisir une interaction fondamentale des théories et des
faits, des connaissances et des intérêts. Transfèrent alors dans une réflexion sur la
société dont les principales théories de sa méthodologie ; qu’il élabore une
philosophie de l’action sociale qui méconnait l’interaction fondamentale des normes
et faits.

La conception politique de Popper est conçue comme un rapport du savant et du


politique selon le model wébérien que même Habermas la critique et la qualifie de
divisionniste. Ce model ne permet pas de rendre compte de la prédétermination des
buts par les moyens disponible et doit être par conséquent dépassé.

Il refuse à l’histoire un sens, car, il dit « nous devons apprendre à trouver une
justification dans notre travail et nos actions. […] l’histoire pas plus que la nature, ne
peut nous indiquer ce qu’il faut faire »174. Le regard de la politique Poppérienne
présente une vision socio-technicienne, qui substitue l’action humaine à l’exercice de
la technique.

De ce qui précède, la méthodologie de l’histoire ou de l’historicisme constitue

174
POPPER, K., Op. Cit., Tome 1, 1979, p. 164.
[74]

un canal approprié dans la compréhension des évènements historique. A un point de


vue nous pouvons appréhender l’historicisme comme une théorie cycle des
civilisations, celle de réfléchir sur la clé de l’histoire sur la société. C’est ainsi que
même Popper n’a pas réfuté l’historicisme, il l’analyse et le critique « l’historicisme
relève d’une méthode de misère, d’une méthode qui ne peut pas porter du fruit ; […]
pour des raisons de stricte logique, il nous est impossible de prédire le cours futur de
l’histoire »175.

Le point faillible politique de Popper, est celui de n’est pas considéré le point
cruciale de ce moment historique, est donc l’émergence dans la Grèce antique, d’une
tradition de pensée qui, à l’inverse de la tradition dogmatique n’acceptent qu’une
théorie, celle du maitre. Voilà pourquoi ce qui intéresse Popper dans la démocratie
ce n’est pas le fait que ce peuple soit un peuple qui est souverain, mais que le
peuple soit le maitre de la raison dominante dans la société démocratique, parce que
il propose une vision en creux de la démocratie, présentée comme moyen d’éliminer
les erreurs, puisque personne ne peut se prétendre titulaire de la vérité. Pas même de
la majorité. Il réduit la démocratie à sa vision procédurale. On comprend que Popper
parle même de la démocratie comme technique corollaire dans la société.

Nous pouvons dire que Popper, dans sa politique ouverte, a une difficulté ;
celle de l’expérience ou de l’expérimentation dans les sciences sociales. Cette
faillibilité ou difficulté est au fait que l’homme est pensant, et donc influence et qu’il
est influencé par les théories rend les situations sociales inévitables ou démêlé par
les théories, et reste même convaincu que les situations sociales sont au contraire
plus simples que les situations physiques concrètes. Il voulait d’une manière que la
science soit applicable à d’autres domaines de l’activité humaine en l’occurrence la
politique. Or, il y a une incompatibilité entre la science qui recherche l’objectivité et la
politique qui fait la conquête du pouvoir.

Bien que Popper fait la politique un instrument de sanction en propulsant la


croissance scientifique, pour rendre meilleur les conditions sociales, sa critique est
virulentes à l’égard de Platon, Hegel, Marx à l’endroit des méthodes d’investigations
sur l’histoire et le totalitarisme. Popper refuse le psychologisme en sociologie
comme en épistémologie, mais il refuse également l'économisme de Marx qui est
une espèce d'antipsychologisme excessif. Il faut admettre que la structure de notre
environnement social est construite par l'homme {man-made) au moins dans une
certaine mesure; en ce sens que les institutions et les traditions ne sont les fruits ni

IDEM, Misère de l’historicisme, Trad. par ROUSSEAU H., révisée et augmentée par
175

BOUVERESSE R., Paris, Plon, 1956, p. 3.


[75]

du travail de Dieu Nous devons reconnaitre que chaque théorie des sciences sociale
et politique fait office des théories égoïstes et immunisées contre la falsifiabilité.

Par rapport au technicien, Popper ne traite guère son rôle au sens où nous entendons
habituellement c’est-à-dire au sens d’ingénieur ou de polytechnicien que dénotent
essentiellement des spécialistes de la mise en œuvre des sciences de la nature, il ne
traite que du sociotechnicien.

Par rapport au totalitarisme et à l’historicisme, Popper nous a donné une


rationalité critique à l’égard ceux-ci, en les considèrent comme ennemis, dans toute
émergence de l’action politique. Or, le totalitarisme et l’historicisme disposent d’une
méthodologie pluriforme et multiséculaire. D’où Popper doit ou devait analyser ou
circonscrire ses origines en décelant ces maux et ces biens faits. La légalisation de
la démocratie poppérienne ne saurait se fonder nécessairement sur sa
conventionalité, étant donné que l’essence de l’homme c’est la liberté, d’où la liberté
de celui-ci est minimal, liée à la raison et la démocratie.

Les thèses sociales et politiques de Popper font constamment référence, à titre


comparatif, à ses travaux épistémologiques. Car si les sciences théoriques sont
assez bien fondées par leurs lois universelles (quoique ayant toujours un statut
finalement conjoncturel), les sciences historiques se construisent à partir d’énoncés
singuliers et donc ne peuvent prétendre à une quelconque universalité mais
seulement à des tendances générales. Pour Popper la confusion entre lois et
tendances générales, est l’erreur centrale de l’historicisme. C’est une forme de
considéré les lois sociales comme emmènent de l’histoire et des mythes.

Donc il y a trois types d'intérêts qui commandent 1'autorectification de nos


connaissances dans la vie sociale et donc trois types de science, c'est-à-dire trois
modes de recherche régie par des règles méthodologiques. Chacun de ces trois
types de science est orienté vers une des trois dimensions essentielles de la vie : le
travail technique, la communication intersubjective par le langage, et l'émancipation
par rapport aux formes de domination grâce à 1'autô-réflexion.

III.3. CONCLUSION PARTIELLE


En définitive, notre chapitre s’est effectué en deux grands points. Dans le
premier point, nous avons décrit les mérites de notre auteur, où nous avons parlé des
mérites sur le plan scientifique ou épistémologique. Nous avons dit que Popper à
une place particulière sur le programme de la recherche épistémologique voire en la
philosophie des sciences. Par la connaissance par conjectures et réfutations, le
monde scientifique prend pour fondement la remise en question permanent pour ne
pas être dans le dogmatisme qui obscurci les hommes des sciences sur les théories
[76]

dites scientifiques et sur l’évolution des sciences. Dans le même point, nous avons
donné à la rationalité critique poppérienne un mérite, celle d’une explication
hypothético-déductive. Popper nous offre une assise de la compréhension pour
aboutir aux découvertes scientifiques des théories ou des hypothèses. Nous avons
aussi évoqué toujours dans le premier point les mérites de notre auteur du point de
vue politique, où nous avons dit que Popper, marque un avènement d’une l’humanité
véritable où la force libératrice progresse et aussi un libre examiné de la liberté de
l’autrui avec la présence de la société ouverte qui combat l’obscuration de
l’historicisme et du totalitarisme classique tout comme moderne dans une société
close qui envahit la démocratie libérale. Popper nous renvoie vers une conception
politique dans laquelle le projet global d’une société cède la place à un
interventionnisme par touches et dans laquelle les sciences sociales sont conçues
comme une sorte de technique politique.

Dans le deuxième grand point de notre chapitre, notre démarche nous a


permis d’exposer sur les limites de l’applicabilité des théories scientifiques et
politiques de notre auteur. Du point de vue épistémologique nous avons dit que,
l’originalité d’une théorie par rapport à la falsifiabilité n’a pas d’incidence sur sa
qualité. L’évolution scientifique poppérienne, n’a plus à prouver son existence qu’elle
est devenue un objet d’étude de la science. Nous avons aussi dit que une ambigüité
se fait ; sur le critère de démarcation Poppérien qui ne différencie pas clairement la
science et la non science à partir du moment où est postulé une relation causale sur
les théories. A cette limite du contrôle expérimental par un seul critère s’ajoute celle
d’une interprétation naïve qui nous ferait croire à une identité des théories
scientifiques. Du point de vue politique nous avons dit que le regard de la politique
Poppérienne présente une vision socio-technicienne, qui substitue l’action humaine à
l’exercice de la technique. Rapport au totalitarisme et l’historicisme nous dit qu’ils
disposent d’une méthodologie pluriforme et multiséculaire. D’où Popper doit ou
devait analyser et circonscrire ses origines en décelant ces maux et ces biens faits
dans l’action politique.
[77]

CONCLUSION GENERALE
Nous voici parvenus au terme de notre travail qui a porté sur la reconstruction
socio-démocratique dans la philosophie de Karl POPPER. En clôturant sur la
reconstruction socio-démocratique, nous ne prétendons pas avoir ébauché
complètement les enjeux de la reconstruction sociale et démocratique de Karl
POPPER, mais nous espérons avoir mis en valeur à la fois l’audace et la profonde
philosophie politico-scientifique la réflexion de celui-ci de manière générale et
particulier en ce qui concerne son épistémologie et sa politique. Ceci, il s’agit non
seulement d’une dialectique de la science et la politique ou de l’individu scientifique
et l’individu politique, soit de la rationalité critique et la rationalité politique. Mais,
également du passage de l’individu scientifique à l’individu politique, en une
reconstruction scientifique et politique autrement dit d’une société tribale à une
société moderne et démocratique qui s’appuie sur la liberté, la justice et la
citoyenneté.

La philosophie politique et la philosophie des sciences de Karl POPPER que


nous avons choisi ont constitué comme soubassement de notre philosophie ou
comme lieu de références philosophique inlassable et il n’est pas exclu que
l’épistémologie poppérienne puisse servir à offrir le statut scientifique de la politique
et du social.

Notre travail était subdivisé en trois chapitres hormis l’introduction générale et la


conclusion générale. Le premier chapitre est intitulé comme suit, rapport entre
science et politique. Le deuxième chapitre est intitulé la société ouverte et la
démocratie libérale et en fin le troisième chapitre est intitulé appréciation critique.

L’objet du premier chapitre dit ci-haut était de montrer cette science à trois
éléments par rapport à la politique. Nous avons parlé dans ce chapitre, de la
connaissance par conjecture et réfutation qui est une méthode nouvelle de la
connaissance dans le progrès scientifique. Etant une connaissance du progrès
scientifique, elle permet d’acquérir un savoir, en prouvant l’invalidation ou la
validation des théories dites scientifiques, d’où pour réfuter une théorie, il faut donc
qu’elle ait un élément logique qui contredit la théorie. La connaissance par conjecture
et réfutation est le fait qu’une théorie soit être testée afin d’être améliorée ou
éliminée ; c’est une formation des hypothèses, dont la théorie reste une solution
proposée à un problème. Le savoir scientifique progresse par l’élimination de
conjecture réfutée. Nous avons aussi parlé de la falsifiabilité comme une
démarcation que Popper fait à la science et à la non-science, qui est au contrôle de
l’hypothèse et du système théorique. Par cette démarcation la vérité devient
incertaine, et frappe davantage l’esprit dont nous ne pouvons jamais atteindre la
[78]

vérité, seule la fausseté devient d’une théorie scientifique. La falsifiabilité ou


falsification que nous ne avons articulé chez notre auteur, elle est un fondement sur
lequel est construit solidement le savoir scientifique. Et avant dernière position nous
avons parlé de la connaissance par essai-erreur comme méthode qui consiste à
l’approximation de la vérité d’une théorie scientifique, qui consiste à proposer des
théories et à les soumettent aux tests les plus rigoureux pour arriver à une
connaissance objective sans erreur et découvrir la corroboration en suppriment les
mauvaises théories.

L’objet du deuxième chapitre de notre travail nous a permis d’exposer sur la


société ouverte et la démocratie libérale, où nous avons examiné en premier lieu le
totalitarisme et l’historicisme (classique et moderne. notre travail à fait référence aux
auteurs présentés par notre auteur dans son ouvrage la société ouverte et ses
ennemis, notamment Platon, Hegel et Marx. Pour ce qui est de Platon nous avons dit
qu’il fait référence à la doctrine du peuple élu qui représente les tableaux de l’histoire.
La société platonicienne est une société soumise à l’étrangère fluctuation de
l’histoire. Platon croyait que l’histoire est cyclique plutôt linéaire et dont Popper
condamne la tendance à prédire le destin le destin de l’homme à base de l’histoire
dans la société en pleine mutation. La philosophie politique platonicienne que nous
avons parlé exclut le changement social et admet l’immobilité sociale basé sur l’idée
d’une loi invariable. L’historicisme chez Platon est seulement une description du
déclin ou de la décadence sociale et l’Etat que celui-ci propose n’est qu’une
réminiscence historique d’une société idéale. Nous avons épinglé que la justice
platonicienne est celle où chaque classe sociale remplie sa propre fonction. Par
rapport au gouvernant Platon souligne que seul le philosophe est capable de diriger
une cité car, il a la vertu en lui.

Après Platon, nous avons parlé de Hegel sur son historicisme et son
totalitarisme. Popper a condamné la pensée politique de Hegel puis que ce dernier
obéit à des normes ou lois qui déterminent le cours de l’évènement historique qui
paralyse le progrès social. Car il considère l’histoire comme une nation et dont l’Etat
est le monde qui que l’esprit s’est fait lui-même où il faut vénérer l’Etat comme une
être vivant et Absolu. L’Etat hégélien est un Etat absolu dont il faut étudier son
histoire ou l’histoire de son esprit. Avec la pensée hégélienne du totalitarisme et de
l’historicisme l’occident fut influencé jusqu’à faire naitre le nazisme, le fascisme voire
le racisme généralement en Europe et plus particulièrement En Allemagne.

Le troisième auteur que nous avons parlé est Marx, qui a été aussi influencé par la
philosophie hégélienne. Avec Marx nous avons dit que, Popper le considère comme
un faux prophète car, Marx prédit l’avenir du prolétaire par le fait qu’il croit à une loi
[79]

historique inéluctable de l’action politique. Popper condamne le dogmatisme


économique, de la part de Marx puisqu’il considère le pouvoir économique comme ce
qui est à l’origine de tous les maux. Voilà pourquoi il préfère une révolution sociale du
prolétaire face au capitaliste. La révolution sociale, Marx, la conspire comme un
passage rapide du capitalisme au socialisme. Mais, sans s’en rendre compte du
danger que ça peut produire, car la lutte avec toutes ses conséquences peut être
violentes.

Dans le deuxième point de notre chapitre qui est la société ouverte, qui lutte
contre la société close ou fermée Popper préfère la société ouverte, qui exclut le
totalitarisme et l’historicisme qui peut conduire une société à la tyrannie. La société
ouverte que nous avons parlée dans le deuxième point du deuxième chapitre, elle est
régie par l’aptitude de l’homme qui cherche à promouvoir le rôle de la justice, de la
sagesse, de la vérité et de la remise en question permanente sur les institutions de
l’Etat. C’est donc une présence de l’édification dans l’action politique au coup par
coup où règne le socio-technicien qui met l’homme raisonnable au centre de
l’évolution sociale dans l’action politique ; d’où est venu même la société rationnelle
que nous avons épinglé, où raison joue un grand rôle sur l’égalité, qui est même l’outil
qui anime les individus à une communication entre le sujet.

Nous avons aussi parlé de la démocratie libérale où il a été question de la mutation


vers une démocratie populaire et communautaire qui se veut réaliste pour défendre
les individus contre la dictature. Cette démocratie engeance des institutions ou de
socio-ingénierie et supprime des crimes aux droits des individus en admettent la
justice. La démocratie poppérienne est l’ensemble des institutions équipées pour se
défendre contre toute forme de la société close. C’est ainsi la liberté poppérienne est
ce qui procure aux hommes des opportunités en vue de supprimer et d’exercer la
raison pour poursuivre l’intérêt communautaire.

Et l’objet du troisième, chapitre nous a offert les possibilités définir les mérites
et les limites de l’applicabilité des théories scientifiques et politique dans la
philosophie de Popper. Nous avons parlé des mérites en premier lieu, du point de vue
épistémologique où nous avons dit que Popper nous donne une explication
rationnelle hypothético-déductive dans la construction des théories scientifiques et
dont la falsifiabilité joue un rôle immense dans le progrès scientifique.

Du point de vue politique, Popper nous ouvre une humanité véritable om la force de la
liberté, de la démocratie et de la raison joue un rôle capital dans la politique qui ne
laisse pas obscurcir les individus dans la reconstruction sociale au sein de l’action
politique.
[80]

Dans le deuxième point du troisième chapitre, nous avons évoqué les limites
de Popper par rapport à la science et à la politique où nous avons parlé aussi du
point de vue épistémologique, que la falsifiabilité ne suffit pas à elle seule comme
critère pour justifier la véracité ou la fausseté des théories scientifiques car, chaque
théorie dispose d’une méthodologie et d’un programme de recherche personnel.

Du point de vue politique nous avons dit que sa politique ouverte substitue l’action
humaine à l’exercice de la technique qui peut engendrer une société imaginaire sans
contact entre l’individu où chaque personne reste attacher à sa technique sociale
pour communiqué avec l’autrui.

En outre, si Popper a envisagé le critère de démarcation entre science et


non-science comme étant de faux problème c’est ne donc pas à avoir pris tout
mesure de l’importance de cette ligne de partage, qui surconscrit nos sociétés
contemporaines du point de vue économique, social et éthique, mais aussi
épistémologique. Et donc, la science poppérienne demeure un enjeu important du
politique pour exercer certains régimes politiques. Le bon régime poppérienne est de
la démocratie libérale qui constitue un arsenal de la reconstruction sociale et des
institutions, pour combattre contre les dictateurs politiques. Le souci de Popper en
politique est d’offrir au politique une meilleure manière de gouverner les citoyens et
les institutions politiques sans affrontement ou lutte qui peut engendrer l’effusion du
sang.
[81]

BIBLIOGRAPHIE
1. Les ouvrages de Karl Popper
1. POPPER, K., A la recherche d’un monde meilleur, Paris, Rocher, 1984.

2. IDEM, Conjectures et réfutations. La croissance du savoir scientifique, Paris,


Payot, 2006.

3. IDEM, Etat paternaliste ou Etat minimal, remarques théoriques et pratiques sur


la gestion de l’Etat démocratique, Paris, Aire, 1997.

4. IDEM, La connaissance objective, Paris, Flammarion, 1979.

5. IDEM, La leçon de ce siècle, Paris, Anatolia, 1993.

6. IDEM, La logique de la découverte scientifique, Paris, Payot, 1973.

7. IDEM, La quête inachevée, Paris, Calmamann-Lévy, 1981.

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Seuil, 1979.

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10. IDEM, les deux problèmes fondamentaux de la théorie de la connaissance,


Paris, Hermann, 1999.

11. IDEM, Misère de l’historicisme, Trad. par ROUSSEAU H., révisée et augmentée
par BOUVERESSE R., Paris, Plon, 1956.

2. Les ouvrages connexes


12. ALEXANDRE, M., Lecture de Platon, Paris, Bordas/Mouton, 1968.

13. ARENDT, A., Qu’est-ce que la politique ?, Paris, Seuil, 2014.

14. BACHELARD, G., Le nouvel esprit scientifique, Paris, P.U.F., 1934.

15. BACHELARD., le rationalisme appliqué, Paris, P.U.F., 1949.

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17. BAUDOUIN, J., Karl Popper, Paris, P.U.F., 1989.

18. BIGO, P., Marxisme et humanisme. Introduction à l’œuvre économique de Karl


Marx, Paris, P.U.F., 1961.

19. BOUVERESSE, R., Karl Popper ou le rationalisme critique, Paris, Vrin, 1998.
[82]

20. CARATINI, R., histoire critique de la pensée Sociale 1. De la cité antique à


l’Etat-nation, Paris, Seghers, 1986.

21. CHALMERS, Qu’est-ce que la science ?, Paris, La découverte, 1987.

22. COLLECTIF, la philosophie des sciences au XX ème siècle, Paris, Flammarion,


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50. STENGERS, I., Science et pouvoirs. Faut-il en avoir peur ?, Bruxelles, Labor,
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3. Dictionnaires et Encyclopédies
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4. Sur l’internet
61. [En ligne] https:/www.wakipédia.comme/biographie-de Karl POPPER (page
consultée le 12 octobre 2018 à 15h10’).
[85]

TABLE DES MATIERES

0. INTRODUCTION GENERALE 1
O.2. PROBLEMATIQUE 3
O.3. HYPOTHESE 4
O.4. METHODE DU TRAVAIL 4
O.5. SUBDIVISION DU TRAVAIL 4
O.6. ETAT DE LA QUESTION 5
O.7. NOTICE BIOGRAPHIQUE 5
CHAPITRE PREMIER : RAPPORT ENTRE SCIENCE ET POLITIQUE 7
I.O. INTRODUCTION PARTIELLE 7
I.1. DEFINITION CONCEPTUELLE 8
I.1.1. Science : 8
I.1.2. La connaissance : 10
I.1.3. Théorie scientifique 11
I.1.4. Conjecture et réfutation 11
I.1.5. Falsifiabilité ou falsification 12
I.2. SCIENCE 13
I.2.1. la connaissance par conjoncture et réfutation 13
I.2.2. la falsifiabilité 17
I.2.3. les sources des connaissances par essai-erreur 21
I.3. CONCLUSION PARTIELLE 23
CHAPITRE DEUXIEME: LA SOCIETE OUVERTE ET LA DEMOCRATIE LIBERALE 24
II. O. INTRODUCTION PARTIELLE 24
II.O.1. Historicisme 24
II.O.2. Totalitarisme 24
II.O.3. Utopisme 25
II. 1. HISTORICISME ET TOTALITARISME 26
II.1.1. Platon 26
II.1.2. Hegel 33
II.1.3. Marx 36
II.2. LA SOCIETE OUVERTE 42
II.2.1. La conception au coup par coup 42
II.2. La société rationnelle 44
[86]

II.3. La société démocratique et libérale 45


II.4. CONCLUSION PARTIELLE 47
CHAPITRE TROISIEME : APPRECIATION CRITIQUE 49
III. O. INTRODUCTION PARTIELLE 49
III.1. LES MERITES DE L’AUTEUR 49
III.1.1. Du point de vue épistémologique 49
III.1.2. Du point de vue politique 52
III.2. LES LIMITES DE L’AUTEUR 55
III.2.1. Du point de vue Epistémologique 55
III.2.2. Du point de vue politique 59
III.3. CONCLUSION PARTIELLE 61
CONCLUSION GENERALE 63
BIBLIOGRAPHIE 66
TABLE DES MATIERES…………………………………………………………………..70

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