Solutions d'équations différentielles linéaires
Solutions d'équations différentielles linéaires
Corrigé
no 1 : Dans tout l’exercice, on note (E) l’équation différentielle considérée et (EH ) l’équation homogène associée.
1) Les solutions de (E) sur R forment un R-espace affine de direction l’espace des solutions de (EH ) sur R qui est de
dimension 1. La fonction x 7→ 1 est une solution de (E) sur R et la fonction x 7→ e−x est une solution non nulle de (EH )
sur R. Donc
SR = {x 7→ 1 + λe−x , λ ∈ R}.
2) Les solutions de (EH ) sur R sont les fonctions de la forme x 7→ λex/2 . Déterminons maintenant une solution particulière
de (E) sur R.
1ère solution. Il existe une solution particulière de (E) sur R de la forme x 7→ a cos x + b sin x, (a, b) ∈ R2 . Soit f une
telle fonction. Alors, pour tout réel x,
2f ′ (x) − f(x) = 2(−a sin x + b cos x) − (a cos x + b sin x) = (−a + 2b) cos x + (−2a − b) sin x.
Par suite,
′ −a + 2b = 1
f solution de (E) sur R ⇐ ∀x ∈ R, 2f (x) − f(x) = cos x ⇐
−2a − b = 0
1 2
⇐a=− et b = .
5 5
1
SR = x 7→ (− cos x + 2 sin x) + λex/2 , λ ∈ R .
5
2ème solution. Par la méthode de variation de la constante, il existe une solution particulière de (E) sur R de la forme
x 7→ λ(x)ex/2 où λ est une fonction dérivable sur R. Soit f une telle fonction.
1
f solution de (E) surR ⇐ ∀x ∈ R, 2 λ ′ (x)ex/2 + λ(x)ex/2 − 2λ(x)ex/2 = cos(x)
2
1
⇐ ∀x ∈ R, λ ′ (x) = e−x/2 cos x.
2
Or,
Z (− 1
2 +i)x
Z
1 −x/2 1 1 1 e 1
e cos x dx = Re e(− 2 +i)x dx = Re + C = e−x/2 Re ((cos x + i sin x)(−1 − 2i)) + C
2 2 2 1
5
− +i
2
1 −x/2
= e (− cos x + 2 sin x) + C.
5
1 −x/2 1
Par suite, on peut prendre λ(x) = e (− cos x+2 sin x) ce qui fournit la solution particulière f0 (x) = (− cos x+2 sin x).
5 5
3) Puisque les fonctions x 7→ −2 et x 7→ xe2x sont continues sur R, l’ensemble des solutions de (E) sur R est un R-espace
affine de dimension 1. Soit f une fonction dérivable sur R.
f solution de (E) sur R ⇔ ∀x ∈ R, f ′ (x) − 2f(x) = xe2x ⇔ ∀x ∈ R, e−2x f ′ (x) − 2e−2x f(x) = x ⇔ ∀x ∈ R, (e−2x f) ′ (x) = x
x2
2
x
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ R, e−2x f(x) = + λ ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ R, f(x) = + λ e2x .
2 2
2
x 2x
SR = x 7→ +λ e , λ∈R .
2
f0′′ (x) − 4f0′ (x) + 4f0 (x) = a(4x2 + 8x + 2)e2x − 4a(2x2 + 2x)e2x + 4ax2 e2x = 2ae2x ,
1
et f0 est solution de (E) sur R si et seulement si a = .
2
2
x 2x 2
SR = x 7→ + λx + µ e , (λ, µ) ∈ R .
2
5) L’équation caractéristique (Ec ) associée à l’équation homogène y ′′ + 4y = 0 est z2 + 4 = 0 et admet deux racines
non réelles conjuguées z1 = 2i et z2 = z1 = −2i. On sait que les solutions de (EH ) sur R sont les fonctions de la forme
x 7→ λ cos(2x) + µ sin(2x), (λ, µ) ∈ R2 .
Une solution réelle de l’équation y ′′ + 4y = cos(2x) est la partie réelle d’une solution de l’équation y ′′ + 4y = e2ix . Puisque
le nombre 2i est racine simple de (Ec ), cette dernière équation admet une solution de la forme f1 : x 7→ axe2ix , a ∈ C.
La formule de Leibniz fournit pour tout réel x,
1 1 1
et f1 est solution de y ′′ + 4y = e2ix si et seulement si a = . On obtient f1 (x) = xe2ix = x(−i cos(2x) + sin(2x)) ce
4i 4i 4
1
qui fournit une solution particulière de (E) sur R : ∀x ∈ R, f0 (x) = x sin(2x).
4
1
SR = x 7→ x sin(2x) + λ cos(2x) + µ sin(2x), (λ, µ) ∈ R2 .
4
6) L’équation caractéristique (Ec ) associée à l’équation (EH ) est z2 + 2z + 2 = 0 et admet deux racines non réelles
conjuguées z1 = −1 + i et z2 = z1 = −1 − i. On sait que les solutions de (EH ) sur R sont les fonctions de la forme
x 7→ (λ cos(x) + µ sin(x))e−x , (λ, µ) ∈ R2 .
1
Pour tout réel x, cos(x) ch(x) = Re eix ch(x) = Re e(1+i)x + e(−1+i)x . Notons (E1 ) l’équation y ′′ + 2y ′ + 2y = e(1+i)x
2
et (E2 ) l’équation y ′′ + 2y ′ + 2y = e(−1+i)x . Si f1 est une solution de (E1 ) et f2 est une solution de (E2 ) alors f0 =
1
Re(f1 + f2 ) est une solution de (E) sur R d’après le principe de superposition des solutions.
2
• (E1 ) admet une solution particulière de la forme f1 : x 7→ ae(1+i)x , a ∈ C. Pour tout réel x,
f1′′ (x) + 2f1′ (x) + 2f1 (x) = a((1 + i)2 + 2(1 + i) + 2)e(1+i)x = a(4 + 4i)e(1+i)x
1 1−i 1 − i (1+i)x
et f1 est solution de (E1 ) sur R si et seulement si a = = . On obtient f1 (x) = e .
4 + 4i 8 8
• (E2 ) admet une solution particulière de la forme f2 : x 7→ axe(−1+i)x , a ∈ C. La formule de Leibniz fournit pour tout
réel x,
f2′′ (x) + 2f2′ (x) + 2f2 (x) = a(((−1 + i)2 x + 2(−1 + i)) + 2((−1 + i)x + 1) + 2x)e(−1+i)x = 2iae(−1+i)x
1 i i
et f2 est solution de (E2 ) sur R si et seulement si a = = − . On obtient f2 (x) = − e(−1+i)x .
2i 2 2
• Une solution particulière f0 de (E) sur R est donc définie pour tout réel x par
1 1 − i (1+i)x i (−1+i)x 1 1 i
f0 (x) = Re e − e = Re (1 − i)(cos(x) + i sin(x))ex − (cos(x) + i sin(x))e−x
2 8 2 2 8 2
1 1 1
= (cos(x) + sin(x))ex + sin(x)e−x
2 8 2
1 x 1 −x −x 2
SR = x 7→ (cos(x) + sin(x))e + sin(x)e + (λ cos(x) + µ sin(x))e , (λ, µ) ∈ R .
16 4
f ′ + αf = g ⇒ ∀x ∈ R, eαx f ′ (x) + αeαx f(x) = eαx g(x) ⇒ ∀x ∈ R, (eαx f) ′ (x) = eαx g(x)
Zx Zx
⇒ ∀x ∈ R, eαx f(x) = f(0) + eαt g(t) dt ⇒ ∀x ∈ R, f(x) = f(0)e−αx + e−αx eαt g(t) dt.
0 0
Zx
−αx −αx ℓ
Puisque Re(α) > 0 et que |e −αx
| = e−Re(α)x
, lim f(0)e = 0. Vérifions alors que lim e eαt g(t) dt =
x→ +∞ x→ +∞ 0 α
sachant que lim g(x) = ℓ.
x→ +∞
ε
On suppose tout d’abord ℓ = 0. Soit ε > 0. Il existe A1 > 0 tel que ∀t > A1 , |g(t)| 6 . Pour x > A1 ,
2
Z Z Zx
−αx x αt A1
−Re(α)x αt −Re(α)x
eRe(α)t |g(t)| dt
e e g(t) dt 6e e g(t) dt + e
0 0 A1
Z Zx
A1 ε
6 e−Re(α)x eαt g(t) dt + e−Re(α)x eRe(α)t × dt
0 A1 2
Z
A1 ε
= e−Re(α)x eαt g(t) dt + 1 − e−Re(α)(x−A1 )
0 2
Z
A1 ε
6 e−Re(α)x eαt g(t) dt + .
0 2
Z Z
A1 A1 ε
−Re(α)x αt −Re(α)x αt
Maintenant lim e e g(t) dt = 0 et donc il existe A > A1 tel que ∀x > A, e e g(t) dt < .
2
x→ +∞ 0 0
Z
−αx x αt
ε ε ℓ
Pour x > A, on a e e g(t) dt < + = ε. On a ainsi montré que lim f(x) = 0 = .
0 2 2 x→ +∞ α
On revient maintenant au cas général ℓ quelconque.
′
ℓ ℓ
f ′ + αf → ℓ ⇒ f ′ + αf − ℓ f−
→ 0⇒+α f− → 0
x→ +∞ x→ +∞ α α x→ +∞
ℓ ℓ
⇒f− → 0⇒f → .
α x→ +∞ x→ +∞ α
ℓ
∀f ∈ C1 (R, R), ∀α ∈ C tel que Re(α) > 0, lim (f ′ (x) + αf(x)) = ℓ ⇒ lim f(x) = .
x→ +∞ x→ +∞ α
′ 1
2) f ′′ + f ′ + f = (f ′ − jf) − j2 (f ′ − jf). D’après 1), comme Re(−j2 ) = Re(−j) = > 0,
2
′
f ′′ + f ′ + f → 0 ⇒ (f ′ − jf) − j2 (f ′ − jf) → 0 ⇒ f ′ − jf → 0⇒f → 0.
x→ +∞ x→ +∞ x→ +∞ x→ +∞
on en déduit que Q(D)(f) → 0 d’après le cas n = 1 puis que f → 0 par hypothèse de récurrence.
+∞ +∞
Z x+π Zx Z x+π Zx
f(x) + f(x + π) = g(t) sin(x + π − t) dt + g(t) sin(x − t) dt = − g(t) sin(x − t) dt + g(t) sin(x − t) dt
0 0 0 0
Z x+π Zπ
= g(t) sin(t − x) dt = g(u + x) sin(u) du > 0.
x 0
′′
On a montré que si ∀x ∈ R, f(x) + f (x) > 0, alors ∀x ∈ R, f(x) + f(x + π) > 0.
no 4 : Dans tout l’exercice, on note (E) l’équation proposée et (EH ) l’équation homogène associée.
2
1) On note J l’un des deux intervalles ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[. Sur J, l’équation (E) s’écrit encore y ′ − y = 0. Comme la
x
2
fonction x 7→ − est continue sur J, les solutions de (E) sur J constituent un R-espace vectoriel de dimension 1. Enfin, la
x
fonction x 7→ x2 est une solution non nulle de (E) sur J et donc SJ = x 7→ λx2 , λ ∈ R .
λ1 x2 si x > 0
2 λ1 x2 si x > 0
Soit f une solution de (E) sur R. Nécessairement, ∃(λ1 , λ2 ) ∈ R / ∀x ∈ R, f(x) = 0 si x = 0 = .
λ2 x2 si x < 0
λ2 x2 si x < 0
Réciproquement, une telle fonction f est définie sur R, dérivable sur R∗ , solution de (E) sur R∗ et vérifie encore l’équation
(E) en 0 si de plus elle est dérivable en 0. Donc, une telle fonction est solution de (E) sur R si et seulement si elle est
dérivable en 0.
Il est géométriquement clair que f est dérivable en 0 pour tout choix de λ1 et λ2 et donc f est solution de (E) sur R pour
tout choix de λ1 et λ2 .
λ1 x2 si x > 0 2
SR = x 7→ , (λ1 , λ2 ) ∈ R .
λ2 x2 si x < 0
Onnote que SR est un R-espace vectoriel de dimension 2. En effet, pour toute solution f de (E) sur R, f(x) =
x2 si x > 0 0 si x > 0
λ1 + λ2 = λ1 f1 (x) + λ2 f2 (x). Donc SR = Vect(f1 , f2 ) avec (f1 , f2 ) clairement libre.
0 si x < 0 x2 si x < 0
Un exemple de graphe de solution est donné à la page suivante.
−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
SR = {x 7→ λx, λ ∈ R}.
SR = {0}.
1 2
f solution de (E) sur J ⇔ ∀x ∈ J, xf ′ (x) − 2f(x) = x3 ⇔ ∀x ∈ J, 2 f ′ (x) − 3 f(x) = 1
x x
′
1 f(x) f(x)
⇔ ∀x ∈ J, 2
f (x) = 1 ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ J, 2 = x + λ ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ J, 2 = x + λ
x x x
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈ J, f(x) = x3 + λx2 .
5) Si f est une solution sur R de l’équation x2 y ′ + 2xy = 1 alors 02 × f ′ (0) + 0 × f(0) = 1 ce qui est impossible. Donc
SR = ∅.
1
1 1 1 1 1 e 2 ln(εx)
′
f solution de (E) sur I ⇔ ∀x ∈ I, f (x) + f(x) = ⇔ ∀x ∈ I, e 2 ln(εx) f ′ (x) + e 2 ln(εx) f(x) =
2x 2x(1 − x) 2x 2x(1 − x)
√
√ εx √ ε
⇔ ∀x ∈ I, ( εx f) ′ (x) = ⇔ ∀x ∈ I, ( εx f) ′ (x) = √ .
2x(1 − x) 2 εx(1 − x)
ε √
Déterminons alors les primitives de la fonction x 7→ √ sur I. En posant u = εx et donc x = εu2 puis
2 εx(1 − x)
du = 2εudu.
Z Z Z
ε ε 1
√ dx = 2εu du = du.
2 εx(1 − x) 2u(1 − εu2 ) 1 − εu2
-Résolution sur ]0, +∞[ et sur R. Si f est une solution de (E) sur ]0, +∞[ ou sur R, alors 0 × f ′ (1) + 0 × f(1) = 1 ce qui
est impossible. Donc
S]0,+∞ [ = ∅ et SR = ∅.
-Résolution sur ] − ∞,1[. Si f est√une solution de (E) sur ] − ∞, 1[, alors il existe nécessairement (λ1 , λ2 ) ∈ R2 tel que
Arctan(
√
−x) + λ
si x < 0
−x
∀x ∈] − ∞, 1[, f(x) = 1 si x =√0 . Réciproquement une telle fonction est solution si et seulement
argth x + λ
√ si 0 < x < 1
x
si elle est dérivable en 0.
Quand x tend vers 0 par valeurs inférieures,
√ 3 !
1 √ −x √ λ1 x λ1 x
+ o ( −x)3
f(x) = √ λ1 + −x − =√ + 1 + + o(x) = √ + f(0) + + o(x).
−x 3 −x 3 −x 3
Par suite, f est dérivable à droite et à gauche en 0 si et seulement si λ1 = λ2 = 0 et dans ce cas, quand x tend vers 0,
x
f(x) = f(0) + + o(x) ce qui montre que f est dérivable en 0. En résumé, f est solution de (E) sur ] − ∞, 1[ si et
3
seulement si λ1 = λ2 = 0.
√
Arctan −x
√ si x < 0
−x
S]−∞ ,1[ = x 7→ 1 si x = 0 .
√
argth x
√ si 0 < x < 1
x
7) Résolution de (E) sur ] − ∞, 0[ et sur ]0,+∞[. Soit I l’un des deux intervalles ] − ∞, 0[ ou ]0,
+∞[. On note ε le
1 1
signe de x sur I. Sur I, (E) s’écrit encore y ′ + ε 1 − y = εx2 . Puisque les deux fonctions x 7→ ε 1 − et x 7→ εx2
x x
sont continues sur I, les solutions de (E) sur I constituent un R-espace affine de dimension 1. Soit f une fonction dérivable
sur I.
1
′
f solution de (E) sur I ⇔ ∀x ∈ I, f (x) + ε 1 − f(x) = εx2
x
εx−ε ln(εx) ′ 1
⇔ ∀x ∈ I, e f (x) + ε 1 − eεx−ε ln(εx) f(x) = εx2 eεx−ε ln(εx)
x
′
⇔ ∀x ∈ I, (εx)−ε eεx f (x) = x−ε x2 eεx
• Si I =]0, +∞[, ε = 1 et
′
ex ex
f solution de (E) sur ]0, +∞[ ⇔ ∀x ∈]0, +∞[, f (x) = xex ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈]0, +∞[, f(x) = (x − 1)ex + λ
x x
⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x ∈]0, +∞[, f(x) = x2 − x + λxe−x .
S]0,+∞ [ = x 7→ x2 − x + λxe−x , λ ∈ R .
• Si I =] − ∞, 0[, ε = −1 et
′ ′
f solution de (E) sur ]0, +∞[ ⇔ ∀x ∈]0, +∞[, −xe−x f (x) = x3 e−x ⇔ ∀x ∈]0, +∞[, xe−x f (x) = −x3 e−x .
Z Z Z
Or, −x e dx = x e − 3 x e dx = (x + 3x )e − 6 xe−x dx = (x3 + 3x2 + 6x + 6)e−x + λ et donc
3 −x 3 −x 2 −x 3 2 −x
2
Résolution
2 de (E) sur−xR. Si f est une solution de (E) sur R, nécessairement il existe (λ1 , λ2 ) ∈ R tel que ∀x ∈ R,
x − x + λ1 xe si x > 0
2
x − x + λ1 xe−x si x > 0
f(x) = 0 si x = 0 = 6 + λ2 ex . Réciproquement, une telle fonction est
x
x2 + 3x + 6 + 6 + λ2 e si x < 0
x2 + 3x + 6 + si x < 0
x
x
solution sur R si et seulement si elle est dérivable en 0.
Quand x tend vers 0 par valeurs supérieures, f(x) = −x + o(x) + λ1 x(1 + o(1)) = (λ1 − 1)x + o(x). Par suite, f est dérivable
à droite en 0 pour tout choix de λ1 et fd′ (0) = λ1 − 1.
Quand x tend vers 0 par valeurs inférieures,
Par suite, f est dérivable à gauche en 0 si et seulement si λ2 = −6. Dans ce cas, quand x tend vers 0 par valeurs inférieures,
f(x) = o(x) et fg′ (0) = 0. Maintenant, f est dérivable en 0 si et seulement si f est dérivable à droite et à gauche en 0 et
fd′ (0) = fg′ (0). Ceci équivaut à λ2 = −6 et λ1 = 1.
x2 − x + xe−x si x > 0
SR = x 7→ 6(1 − ex ) .
x2 + 3x + 6 + si x < 0
x
Cn
2n
no 5 : • Pour n ∈ N, posons an = (−1)n−1 . La suite (an )n∈N ne s’annule pas et pour n ∈ N,
2n − 1
1 1 1 1 1 2 1
∀x ∈ − , ′
, (1 + 4x)f (x) = 2f(x) ⇒ ∀x ∈ − , , e− 2 ln(1+4x) f ′ (x) − e− 2 ln(1+4x) f(x) = 0
4 4 4 4 1 + 4x
′
1 1 f 1 1 f(x) f(0)
⇒ ∀x ∈ − , , √ (x) = 0 ⇒ ∀x ∈ − , , √ = √
4 4 1 + 4x 4 4 1 + 4x 1+0
√
1 1
⇒ ∀x ∈ − , , f(x) = 1 + 4x.
4 4
+∞
1 1 X Cn √
∀x ∈ − , , (−1)n 2n xn = 1 + 4x.
4 4 2n − 1
n=0
Cn2n
• Pour n ∈ N, posons un = . La suite u est strictement positive à partir du rang 1 et pour n > 1,
(2n − 1)4n
un+1 2(2n − 1) 2n − 1
= = < 1.
un 4(n + 1) 2n + 2
Ainsi, la suite u est décroissante à partir du rang 1. De plus, d’après la formule de Stirling,
2n
√
2n
4πn
(2n)! e 1
un = 2 ∼ n 2n = √ 3/2 .
n! (2n − 1)4n n→ +∞ 2 πn
(2πn)(2n)4n
e
Par suite, un → 0. En résumé, la suite u est positive et décroissante à partir du rang 1 et lim un = 0. On en déduit
n→ +∞ n→ +∞
n−1 Cn2n
que la série numérique de terme général (−1) = (−1)n−1 un converge en vertu du critère spécial aux séries
(2n − 1)4n
alternées (théorème de Leibniz).
1 1
• La fonction f est donc définie en . Vérifions que f est continue en .
4 4
1
On en déduit que pour chaque x de 0, , la suite numérique (|fn (x)|)n∈N décroît à partir du rang 1. D’après une
4
1
majoration classique du reste à l’ordre n d’une série alternée, pour n > 1 et x ∈ 0,
4
+∞
X |an+1 |
fk (x) 6 |fn+1 (x)| = |an+1 |xn+1 6 n+1 = un+1 ,
4
k=n+1
+∞
X
1
et donc ∀n ∈ N, Sup fk (x) , x ∈ 0, 6 un+1 . Puisque la suite (un ) tend vers 0 quand n tend vers +∞, on
4
k=n+1
1
a montré que la série de fonction de terme général fn , n ∈ N, converge uniformément vers f sur 0, . Puisque chaque
4
1 1 1
fonction fn est continue sur 0, , f est continue sur 0, et en particulier en .
4 4 4
Mais alors
+∞
1 √
r
X (−1)n−1 Cn √
2n 1
n
=f = lim f(x) = lim 1 + 4x = 1+4× = 2.
(2n − 1)4 4 1
x→ 4 1
x→ 4 4
n=0 1
x< 4 x< 1
4
+∞
X √
(−1)n−1 Cn2n
= 2.
(2n − 1)4n
n=0
4 −2
no 6 : 1) Posons A = .
1 1
1 2
χA = λ2 − 5λ + 6 = (λ − 2)(λ − 3) puis A = PDP−1 où D = diag(2, 3) et P = .
1 1
x −1 x1
Posons X = puis X1 = P X= .
y y1
x ′ = 4x − 2y
⇔ X ′ = AX ⇔ X ′ = PDP−1 X ⇔ P−1 X ′ = DP−1 X ⇔ (P−1 X) ′ = D(P−1 X) ⇔ X1′ = DX1
y′ = x + y
′
x1 = 2x1 x1 (t) = ae2t
⇔ ⇔ ∃(a, b) ∈ R/ ∀t ∈ R,
′
y1 = 3y1 y1 (t) = be3t
ae2t
x(t) 1 2
⇔ ∃(a, b) ∈ R/ ∀t ∈ R, =
y(t) 1 1 be3t
ae2t + 2be3t
x(t)
⇔ ∃(a, b) ∈ R/ ∀t ∈ R, =
y(t) ae2t + be3t
ae2t + 2be3t
2
S = t 7→ , (a, b) ∈ R .
ae2t + be3t
1
i π πh i π πh
2) Puisque la fonction t 7→ cos t est continue sur − , , les solutions réelles sur − , du système proposé
2 2 2 2
0
constituent un R-espace affine de dimension 2.
1 −1
Résolution du système homogène associé. Posons A = . χA = λ2 + 1 = (λ − i)(λ + i) et en particulier A
2 −1
1
est diagonalisable dans C. Un vecteur propre de A associé à la valeur propre i est et un vecteur propre de A
1−i
it 1 −it 1 −it 1 it 1
X réelle ⇔ ∀t ∈ R, ae + be = ae + be
1−i 1+i 1+i 1−i
⇔ b = a (car la famille de fonctions (eit , e−it ) est libre.)
1 1
Les solutions réelles sur R du système homogène sont les fonctions de la forme X : t 7→ aeit +ae−it =
1−i 1+i
1
2Re aeit , a ∈ C. En posant a = λ + iµ, (λ, µ) ∈ R2 ,
1−i
1 (λ + iµ)(cos t + i sin t) λ cos t − µ sin t
2Re aeit = 2Re =2 .
1−i (λ + iµ)(1 − i)(cos t + i sin t) λ(cos t + sin t) + µ(cos t − sin t)
et
3) Puisque la fonction t 7→ est continue sur R, les solutions sur R du système proposé constituent un R-espace
t
affine de dimension 2.
5 −2
Résolution du système homogène associé. Posons A = . χA = λ2 − 11λ + 28 = (λ − 4)(λ − 7). Un
−1 6
t 1
vecteur propre de A associé à la valeur propre 4 est et un vecteur propre de t A associé à la valeur propre 7 est
1
1
. Ces vecteurs fournissent des combinaisons linéaires intéressantes des équations :
−2
x ′ = 5x − 2y + et (x + y) ′ = 4(x + y) + et + t
⇔
y ′ = −x + 6y + t (x − 2y) ′ = 7(x − 2y) + et − 2t
t
x(t) + y(t) = − e − t − 1 + λe4t
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R2 / ∀t ∈ R, 3 t 4 16
x(t) − 2y(t) = − e + 2t + 2 + µe7t
6 7 49
t
5e 3t 33
x(t) = − − − + +2λe4t + µe4t
2
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R / ∀t ∈ R, 6t
14 392
y(t) = − e 15t − 81 + λe4t − µe7t
6 28 784
5 1 −1
4) Posons A = 2 4 −2 .
1 −1 1
Ker(A − 6I) est la droite vectorielle engendrée par le vecteur (1, 1, 0).
√ √
√ (3 − 2)x√ +y−z =0 z = (3 − √2)x + y √
(x, y, z) ∈ Ker(A − (2 + 2)I) ⇔ 2x + (2 − 2)y√ − 2z = 0 ⇔ 2x + (2 − 2)y
√ − 2((3 √
− 2)x + y) = 0
x − y − (1 + 2)z = 0 x − y − (1 + 2)((3 − 2)x + y) = 0
√
z = (3 −√ 2)x +√y √
z = (3 −√ 2)x + y
⇔ (−4√+ 2 2)x −√ 2y = 0 ⇔
y = (−2 2 + 2)x
−2 2x − (2 + 2)y = 0
√
y = (−2 √ 2 + 2)x
⇔ .
z = (5 − 3 2)x
√ √ √
Ker(A − (2 + 2)I) est√la droite vectorielle engendrée par le vecteur (1, 2 − 2 2, 5 − √ 3 2). Un√calcul conjugué montre
alors que Ker(A − (2 − 2)I) est la droite vectorielle engendrée par le vecteur (1, 2 + 2 2, 5 + 3 2).
1 √ 1√ √ 1√
On sait alors que les solutions du système homogène t 7→ ae6t 1 +be(2+ 2)t 2 − 2√ 2 +ce(2− 2)t 2 + 2√ 2 ,
0 5 − 3 2) 5 + 3 2)
(a, b, c) ∈ R3 .
2 1 0 2−λ 1 0
5) Posons A = −1 0 0 . χA = −1 −λ 0 = (1 − λ)(λ2 − 2λ + 1) = (1 − λ)3 . Le théorème de Cayley-
1 1 1 1 1 1−λ
3
Hamilton permet alors d’affirmer que (A − I) = 0.
On sait que les solutions du système X ′ = AX sont les fonctions de la forme t 7→ etA X0 où X0 ∈ M3,1 (R). Or, pour t ∈ R,
(a + (a + b)t)et
1+t t 0 a
Les solutions du système sont les fonctions de la forme t 7→ etA X0 = et −t 1 − t 0 b = (b − (a + b)t)et ,
t t 1 c ((a + b)t + c)et
3
(a, b, c) ∈ R . Maintenant,
x(0) 0 a=0
y(0) = 1 ⇔ b=1 .
z(0) −1 c = −1
tet
1 1
−
2
2t
no 8 : 1) Puisque les fonctions t 7→ 2t 2t et t 7→ sont continues sur ]0, +∞[, l’ensemble des solutions
1 1 t2
2 2t
sur ]0, +∞[ du système proposé est un R-espace affine de dimension 2.
Résolution du système homogène associé. Le couple de fonctions (x, y) = t) estsolution
(1, du système homogène
1 0
associé sur ]0, +∞[. Pour chaque réel strictement positif t, les deux vecteurs et constituent une base de
t 1
1 0
M2 (R) car = 1 6= 0. Cherchons alors les solutions du système homogène sous la forme t 7→ α(t) 1 +
t 1 t
0 α(t)
β(t) = .
1 tα(t) + β(t)
1 1
x′ = − 1 x + 1 y
α ′ = − α + 2 (tα + β) α′ = β
2t 2t2 ⇔ 2t 2t ⇔ 2t2
1 1 1 1 β
y = x+ y
′ tα ′ + α + β ′ = α + (tα + β) tα + β ′ =
′
2 2t 2 2t 2t
β ′
α =′ β =0
⇔ 2t2 ⇔ β
β β α′ = 2
+ β′ = 2t
2t 2t
β(t) = λ
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R2 / ∀t ∈]0, +∞[, λ
α ′ (t) = 2
2t
β(t) = λ
2
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R / ∀t ∈]0, +∞[, λ
α(t) = − + µ
2t
x(t) = − λ + µ
2
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R / ∀t ∈]0, +∞[, 2t
y(t) = + µt λ
2
1 1
− 1 −
Maintenant, pour tout réel strictement positif t, w(t) = 2t = −1 6= 0 et donc les deux fonctions t 7→ 2t
1 1
t
2 2
1
et t 7→ sont deux solutions indépendantes du système homogène sur ]0, +∞[. Les solutions sur ]0, +∞[ du système
t
1
−
1
2t
homogène sont les fonctions de la forme t 7→ λ +µ t .
1
2
Recherche d’une solution particulière du système par la méthode de variations des constantes.
1
−
1
Il existe une solution particulière du système de la forme t 7→ λ(t) 2t + µ(t) où λ et µ sont deux fonctions
1 t
2
1
−
1 2t
dérivables sur ]0, +∞[ telles que pour tout réel strictement positif t, λ ′ (t) 2t +µ ′ (t) = . Les formules
1 t t2
2
1
− 2t
t3
1 2t 1
= −t2 et µ ′ (t) = 1 2t 3t
de Cramer fournissent λ ′ (t) = = . On peut prendre λ(t) = − et
2
−1 t t −1 1 2 3
t2
2
1
3t2 t3 −
3t2 11t2 /12
1
µ(t) = et on obtient la solution particulière X(t) = − 2t + =
4 3 1 4 t 7t3 /12
2
t −1
! 2
1 1 2t − 1
2) Puisque les fonctions t 7→ 2 et t 7→ 2 sont continues sur R, l’ensemble des solutions
t +1 1 t t +1 3t
sur R du système proposé est un R-espace affine de dimension 2.
Résolution du système homogène associé. Les couples de fonctions X1 = (x, y) = (t, −1)
et (x, y) = (1, t) sont
t 1
solutions du système homogène associé sur R. De plus, pour chaque réel t, w(t) = = t2 + 1 6= 0. Le couple
−1 t
′
de fonctions (X1 , X2 ) est donc un système fondamental de solutions sur R du système
homogène
X = AX. Les fonctions
t 1
solutions du système homogène X ′ = AX sont les fonctions de la forme t 7→ λ +µ , (λ, µ) ∈ R2 .
−1 t
Recherche d’une solution particulière du système par la méthode de variation
de la constante.
t 1
Il existe une solution particulière du système de la forme t 7→ λ(t) + µ(t) où λ et µ sont deux fonctions
−1 t
2
′ t ′ 1 1 2t − 1
dérivables sur R telles que pour tout réel t, λ (t) + µ (t) = 2 . Les formules de Cramer
−1 t t +1 3t
3
2 2
′ 1 (2t − 1)/(t + 1) 1 2t + 2t 2t ′ 1 t (2t2 − 1)/(t2 + 1)
fournissent λ (t) = 2 = = 2 et µ (t) = 2 =
t +1 3t/(t2 + 1) t (t2 + 1)2 t +1 t + 1 −1 3t/(t2 + 1)
Z Z Z
5t2 − 1 1 5t2 − 1 1 1
2 2
. On peut déjà prendre λ(t) = ln(t2 + 1). Ensuite, dt = 5 2 dt − 6 dt puis
(t + 1) 2 (t2 + 1)2 t +1 (t2 + 1)2
Z Z Z 2 Z Z
1 t −2t t t +1−1 t 1 1
dt = − t × dt = + 2 dt = + 2 dt − 2 dt,
t2 + 1 t2 + 1 (t2 + 1)2 t2 + 1 (t2 + 1)2 t2 + 1 t2 + 1 (t2 + 1)2
Z
1 1 t 2t
et donc 2 2
dt = 2
+ Arctan t + C. On peut prendre µ(t) = 2 − 3 Arctan t.
(t + 1) 2 t +1 t +1
t 2t
ln(1 + t2 ) + 2 − 3 Arctan t + λt + µ
2
SR = t 7→ t + 1 2
, (λ, µ) ∈ R .
2
t 2t
− ln(1 + t2 ) + 2 − 3t Arctan t − λ + µt
2 t +1
sh(2t)x ′ = ch(2t)x − 1
1
1 x sh(2t)x ′ = ch(2t)x −
3) Si de plus y = , le système s’écrit ′ ou encore x . On obtient
x − sh(2t) x = −x + ch(2t) 1
sh(2t)x ′ = x3 − ch(2t)x
x2 x
3 1 4 2
x − ch(2t)x = ch(2t)x − ou encore x − 2 ch(2t)x + 1 = 0. Ensuite,
x
x4 − 2 ch(2t)x2 + 1 = (x2 − ch(2t))2 − sh2 (2t) = (x2 − e2t )(x2 − e−2t ) = (x − et )(x + et )(x − e−t )(x + e−t ).
Ainsi, nécessairement (x, y) ∈ {(et , e−t ), (e−t , et ), (−et , −e−t ), (−e−t , et )}. Réciproquement, si (x, y) = (et , e−t ),
1 3t 1 1
ch(2t)x − y = (e + e−t ) − e−t = (e3t − e−t ) = (e2t − e−2t )et = sh(2t)et = sh(2t)x ′
2 2 2
et
1 1 1
−x + ch(2t)y = −et + (et + e−3t ) = (−et + e−3t ) = − (e2t − e−2t )e−t = − sh(2t)e−t = sh(2t)y ′ .
2 2 2
Donc le couple X1 = (x, y) = (et , e−t ) est une solution non nulle du système. De même, si (x, y) = (e−t , et ),
1 t 1 1
ch(2t)x − y = (e + e−3t ) − et = (−et − e−3t ) = − (e2t − e−2t )e−t = − sh(2t)e−t = sh(2t)x ′
2 2 2
et
1 1 1
−x + ch(2t)y = −e−t + (e3t + e−t ) = (e3t − e−t ) = (e2t − e−2t )et = sh(2t)et = sh(2t)y ′ .
2 2 2
1 4x − 2 ′ 8 4x − 2
n 10 : 1) Sur I = − , +∞ , (E) s’écrit y ′′ +
o
y − y = 0. Puisque les deux fonctions x 7→ et
2 2x + 1 2x + 1 2x + 1
8
x 7→ − sont continues sur I, les solutions de (E) sur I forment unR-espace vectoriel de dimension 2.
2x + 1
Recherche d’une solution polynomiale non nulle de (E). Soit P un éventuel polynôme non nul solution de (E). On
note n son degré. Le polynôme Q = (2X + 1)P ′′ + (4X − 2)P ′ − 8P est de degré au plus n. De plus, le coefficient de Xn
dans Q est (4n − 8)dom(P). Si P est solution de (E), on a nécessairement (4n − 8)dom(P) = 0 et donc n = 2.
Posons alors P = aX2 + bX + c.
(2X + 1)P ′′ + (4X − 2)P ′ − 8P = (2X + 1)(2a) + (4X − 2)(2aX + b) − 8(aX2 + bX + c) = −4bX + 2a − 2b − 8c
Par suite, P est solution de (E) sur I si et seulement si −4b = 2a − 2b − 8c = 0 ce qui équivaut à b = 0 et a = 4c. La
fonction f1 : x 7→ 4x2 + 1 est donc une solution non nulle de (E) sur I.
Recherche d’une solution particulière de la forme fα : x 7→ eαx , α ∈ C.
(2x + 1)(eαx ) ′′ + (4x − 2)(eαx ) ′ − 8eαx = α2 (2x + 1) + α(4x − 2) − 8 eαx = 2α(α + 2)x + α2 − 2α − 8 eαx
Par suite, fα est solution de (E) sur I si et seulement si 2α(α + 2) = α2 − 2α − 8 = 0 ce qui équivaut à α = −2. Ainsi, la
fonction f2 : x 7→ e−2x est solution de (E) sur I.
1
Résolution de (E) sur − , +∞ . Vérifions que le couple (f1 , f2 ) est un système fondamental de solution de (E) sur
2
1 1
− , +∞ . Pour x > − ,
2 2
4x2 + 1 e−2x
w(x) = = (−8x2 − 8x − 2)e−2x = −2(2x + 1)2 e−2x 6= 0.
8x −2e−2x
1
Donc le couple (f1 , f2 ) est un système fondamental de solution de (E) sur − , +∞ et
2
S]− 1 ,+∞ [ = x 7→ λ(4x2 + 1) + µe−2x , (λ, µ) ∈ R2 .
2
Résolution de (E) sur R. On a aussi S]−∞ ,− 1 [ = x 7→ λ(4x2 + 1) + µe−2x , (λ, µ) ∈ R2 . Soit f une solution de (E)
2
1
λ1 (4x2 + 1) + µ1 e−2x si x 6 −
4
sur R. Nécessairement, il existe (λ1 , λ2 , µ1 , µ2 ) ∈ R tel que ∀x ∈ R, f(x) = 2 (par
λ2 (4x2 + 1) + µ2 e−2x si x > − 1
2
1
continuité à gauche en − ).
2
1 1
f ainsi définie est deux fois dérivables sur −∞, − et sur − , +∞ , solution de (E) sur chacun de ces deux intervalles
2 2
1 1
et vérifie encore (E) en x = − si de plus f est deux fois dérivable en − .
2 2
1
En résumé, f est solution de (E) sur R si et seulement si f est deux fois dérivables en − .
2
1 1 1
f est déjà deux fois dérivable à droite et à gauche en − . De plus, en posant h = x + ou encore x = − + h, on obtient
2 2 2
1
quand x tend vers − par valeurs inférieures
2
f(x) = λ1 (2 − 4h + 4h2 ) + µ1 ee−2h = (2λ1 + eµ1 ) + (−4λ1 − 2eµ1 )h + (4λ1 + 2eµ1 )h2 + o(h2 ),
1
et de même quand x tend vers − par valeurs supérieures, f(x) = (2λ2 + eµ2 ) + (−4λ2 − 2eµ2 )h + (4λ2 + 2eµ2 )h2 + o(h2 ).
2
1 2
Par suite, f est deux fois dérivable en − si et seulement si 2λ1 + eµ1 = 2λ2 + eµ2 ou encore µ2 = (λ1 + λ2 ) + µ1 .
2 e
+∞
X +∞
X +∞
X
4xf ′′ (x) − 2f ′ (x) + 9x2 f(x) = 4x n(n − 1)an xn−2 − 2 nan xn−1 + 9x2 a n xn
n=2 n=1 n=0
+∞
X +∞
X +∞
X
=4 n(n − 1)an xn−1 − 2 nan xn−1 + 9 an xn+2
n=1 n=1 n=0
+∞
X +∞
X +∞
X +∞
X
= 2n(2n − 3)an xn−1 + 9 an xn+2 = 2n(2n − 3)an xn−1 + 9 an−3 xn−1
n=1 n=0 n=1 n=3
+∞
X
= −a1 + 4a2 x + (2n(2n − 3)an + 9an−3 )xn−1
n=3
Par suite, f est solution de (E) sur ] − R, R[ si et seulement si a1 = a2 = 0 et ∀n > 3, 2n(2n − 3)an + 9an−3 = 0 ce qui
s’écrit encore
9
a1 = a2 = 0 et ∀n > 3, an = − an−3 .
2n(2n − 3)
9
Les conditions a1 = 0 et ∀n > 3, an = − an−3 sont équivalentes à ∀p ∈ N, a3p+1 = 0 et les conditions a2 = 0
2n(2n − 3)
9
et ∀n > 3, an = − an−3 sont équivalentes à ∀p ∈ N, a3p+2 = 0.
2n(2n − 3)
9 1
Enfin les conditions ∀p ∈ N∗ , a3p = − a3p−3 = − a3(p−1) sont équivalentes pour p > 1 à
6p(6p − 3) 2p(2p − 1)
1 1 1 (−1)p
a3p = − ×− × ... × − a0 = a0 .
2p(2p − 1) (2p − 2)(2p − 3) 2×1 (2p)!
Donc la fonction x 7→ cos x3/2 est une solution de (E) sur ]0, +∞[. La forme de cette solution nous invite à changer
de variable en posant t = x3/2 . Plus précisément, pour x > 0, posons y(x) = z(x3/2 ) = z(t). Puisque l’application
ϕ : x 7→ x3/2 est un C2 -difféomorphisme de ]0, +∞[ sur lui-même, la fonction y est deux fois dérivables sur ]0, +∞[ si et
seulement si la fonction est deux fois dérivable sur ]0, +∞[.
3 1/2 ′ 3/2 3 9
Pour x > 0, on a y(x) = z(x3/2 ) puis y ′ (x) = x z (x ) puis y ′′ (x) = x−1/2 z ′ (x3/2 ) + xz ′′ (x3/2 ) et donc
2 4 4
2 3 −1/2 ′ 3/2 9 ′′ 3/2 3 1/2 ′ 3/2
′′ ′
4xy (x) − 2y (x) + 9x y(x) = 4x x z (x ) + xz (x ) − 2 x z (x ) + 9x2 z(x3/2 )
4 4 2
= 9x2 (z ′′ (x3/2 ) + z(x3/2 )).
Par suite,
y solution de (E) sur ]0, +∞[ ⇔ ∀x > 0, 9x2 (z ′′ (x3/2 ) + z(x3/2 )) = 0 ⇔ ∀t > 0, z ′′ (t) + z(t) = 0
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R2 / ∀t > 0, z(t) = λ cos t + µ sin t
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R2 / ∀x > 0, y(x) = λ cos(x3/2 ) + µ sin(x3/2 ).
S]0,+∞ [ = x 7→ λ cos(x3/2 ) + µ sin(x3/2 ), (λ, µ) ∈ R2 .
2 1−x xe−x
4) Puisque les fonctions x 7→ − ,x →7 et x 7→ sont continues sur ] − 1, +∞[, les solutions de (E) sur
1+x 1+x 1+x
] − 1, +∞[ constituent un R-espace affine de dimension 2.
Résolution de l’équation homogène.
La fonction f1 : x 7→ ex est solution sur ] − 1, +∞[ de l’équation (1 + x)y ′′ − 2y ′ + (1 − x)y = 0. Posons alors y = f1 z.
Puisque la fonction f1 ne s’annule pas sur ] − 1, +∞[, la fonction y est deux fois dérivable sur ] − 1, +∞[ si et seulement
si la fonction z est deux fois dérivable sur ] − 1, +∞[. De plus, la formule de Leibniz permet d’écrire pour x > −1
(1 + x)y ′′ (x) − 2y ′ (x) + (1 − x)y(x) = (1 + x)(f1′′ z(x) + 2f1′ (x)z ′ (x) + f1 (x)z ′′ (x)) − 2(f1′ (x)z(x) + f1 (x)z ′ (x))
+ (1 − x)f1 (x)z(x)
= (1 + x)f1 (x)z ′′ (x) + (2(1 + x)f1′ (x) − 2f1 (x))z ′ (x) = ((1 + x)z ′′ (x) + 2xz ′ (x))ex .
Par suite,
′′ ′ ′′ 2
y solution de (EH ) sur ] − 1, +∞[ ⇔ ∀x > −1, (1 + x)z (x) + 2xz (x) = 0 ⇔ ∀x > −1, z (x) + 2 − z ′ (x) = 0
1+x
2x−2 ln(1+x) ′′ 2
⇔ ∀x > −1, e z (x) + 2 − e2x−2 ln(1+x) z ′ (x) = 0
1+x
′
e2x
⇔ ∀x > −1, z ′
(x) = 0 ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x > −1, z ′ (x) = λ(x + 1)2 e−2x .
(x + 1)2
Maintenant
On en déduit que
y solution de (EH ) sur ] − 1, +∞[ ⇔ ∃λ ∈ R/ ∀x > −1, z ′ (x) = λ(x + 1)2 e−2x
λ
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R2 / ∀x > −1, z(x) = − (2x2 + 6x + 5)e−2x + µ
4
λ
⇔ ∃(λ, µ) ∈ R / ∀x > −1, y(x) = − (2x2 + 6x + 5)e−x + µex .
2
4
λ
Maintenant, λ décrit R si et seulement si − décrit R et en renommant la constante λ, les solutions de (EH ) sur ] − 1, +∞[
4
sont les fonctions de la forme x 7→ λ(2x + 6x + 5)e−x + µex , (λ, µ) ∈ R2 .
2
Recherche d’une solution particulière de (E). Au vu du second membre, on peut chercher une solution particulière
de la forme f0 : x 7→ (ax + b)e−x , (a, b) ∈ R2 .
(1 + x)((ax + b)e−x ) ′′ − 2((ax + b)e−x ) ′ + (1 − x)(ax + b)e−x = ((1 + x)((ax + b) − 2a) − 2(−(ax + b) + a)
+ (1 − x)(ax + b))e−x
= (2bx + (4b − 4a))e−x .
1
Par suite, f0 est solution de (E) sur ] − 1, +∞[ si et seulement si 2b = 1 et 4b − 4a = 0 ce qui équivaut à a = b = . Une
2
x + 1 −x
solution de (E) sur ] − 1, +∞[ est x 7→ e .
2
2 −x x x + 1 −x 2
S]−1,+∞ [ = x 7→ λ(2x + 6x + 5)e + µe + e , (λ, µ) ∈ R .
2
e−2x
5) Puisque la fonction x 7→ √ est continue sur R, les solutions de (E) sur R constituent un R-espace affine de
x2 + 1
dimension 2.
L’équation caractéristique de l’équation homogène est z2 + 4z + 4 = 0. Puisque cette équation admet −2 pour racine
double, les solutions de l’équation homogène associée sont les fonctions de la forme x 7→ λe−2x + µxe−2x , (λ, µ) ∈ R2 .
D’après la méthode de variation de la constante, il existe une solution particulière de (E) sur R de la forme x 7→ λ(x)e−2x +
µ(x)xe−2x où λ et µ sont deux fonctions dérivables sur R telles que
′
λ (x)e−2x + µ ′ (x)xe−2x = 0
e−2x .
−2λ ′ (x)e−2x + µ ′ (x)(−2x + 1)e−2x = √
2
x +1
xe−2x
0
1 −2x
x
−2x = − √ 2
′
Les formules de Cramer fournissent λ (x) = −4x e et
e √ (−2x + 1)e x +1
x 2+1
e−2x
0
√ √
1 −2x = √ 1
2 + 1 et µ(x) = argsh(x) = ln x + 2+1
µ ′ (x) = −4x −2x e . On peut prendre λ(x) = − x x
e −2e √ x2 + 1
x2 +1 √
√
puis f0 (x) = − x2 + 1 + x ln x + x2 + 1 e−2x .
√ √
SR = x 7→ λ + µx + − x2 + 1 + x ln x + x2 + 1 e−2x , (λ, µ) ∈ R2 .
et donc f est solution sur R de l’équation différentielle y ′′ + y = 2 ch(x). Par suite, il existe (λ, µ) ∈ R2 tel que ∀x ∈ R,
f(x) = ch(x) + λ cos(x) + µ sin(x).
Réciproquement, soit f une telle fonction. f est dérivable sur R et pour tout réel x,
f ′ (x) + f(−x) = (sh(x) − λ sin(x) + µ cos(x)) + (ch(x) + λ cos(x) − µ sin(x)) = ex + (λ + µ)(cos(x) − sin(x)),
3
et donc f est solution sur R de l’équation différentielle x2 y ′′ +
y = 0 (E). Les solutions de (E) sur ]0, +∞[ constituent
16
un R-espace vectoriel de dimension 2. Cherchons une solution particulière de (E) sur ]0, +∞[ de la forme gα : x 7→ xα ,
α ∈ R.
3 α 3
fα solution de (E) sur ]0, +∞[ ⇔ ∀x > 0, x2 α(α − 1)xα−2 + x = 0 ⇔ α2 − α + =0
16 16
1 3
⇔α= ou α = .
4 4
1/4
Les deux fonctions f1 : x 7→ x et f2 : x 7→ x3/4 sont solutions de (E) sur ]0, +∞[. Le wronskien de ces solutions est
x 1/4 3/4
x 1
w(x) = 1 −3/4 3 −1/4 = 6= 0 et donc (f1 , f2 ) est un système fondamental de solutions de (E) sur ]0, +∞[. Ainsi,
x x 2
4 4
si f est solution du problème, nécessairement ∃(λ1 , λ2 ) ∈ R2 tel que ∀x > 0, f(x) = λ1 x1/4 + λ2 x3/4 .
Réciproquement, soit f une telle fonction.
31/4 λ1 −1/4 33/4 λ2 −3/4
′ λ1 −3/4 3λ2 −1/4 3
Pour tout réel x > 0, f (x) = x + x et f = x + x . Donc
4 4 16x 2 8
no 12 : La fonction nulle est solution. Dorénavant, f est une éventuelle solution non nulle. Il existe donc x0 ∈ R tel que
f(x0 ) 6= 0.
Z x0 +0
• L’égalité f(x0 )f(0) = f(t) dt = 0 fournit f(0) = 0.
x0 −0
Zy
• Pour tout réel y, f(t) dt = f(0)f(y) = 0. Maintenant, la fonction f est continue sur R et donc la fonction y 7→
Zy −y
f(t) dt est de classe C1 sur R. En dérivant, on obtient pour tout réel y, f(y) + f(−y) = 0 et donc f est impaire.
−y
• f est donc de l’un des types suivants : x 7→ λ cos(ωx) + µ sin(ωx), (λ, µ) ∈ R2 et ω > 0 ou x 7→ ax + b, (a, b) ∈ R2
ou x 7→ λ ch(ωx) + µ sh(ωx), (λ, µ) ∈ R2 et ω > 0 (suivant que k > 0, k = 0 ou k < 0). De plus, f étant impaire, f est
nécessairement de l’un des types suivants :
Réciproquement, Z x+y
a
∗
- si ∀x ∈ R, f(x) = ax, a ∈ R alors f(x)f(y) = a xy et 2
f(t) dt = ((x + y)2 − (x − y)2 ) = 2axy. Donc f est
x−y 2
solution si
et seulement si a = 2. On obtient la fonction solution x 7→ 2x.
- si ∀x ∈ R, f(x) = λ sin(ωx), λ ∈ R∗ et ω > 0, alors f(x)f(y) = λ2 sin(ωx) sin(ωy) et
Z x+y
λ 2λ 2
f(t) dt = (cos(ω(x − y)) − cos(ω(x + y))) = sin(ωx) sin(ωy). Donc f est solution si et seulement si λ = .
x−y ω ω ω
2
On obtient les fonctions solutions x 7→ sin(ωx), ω > 0.
ω
- si ∀x ∈ R, f(x) = λ sh(ωx), λ ∈ R∗ et ω > 0, alors f(x)f(y) = λ2 sh(ωx) sh(ωy) et
Z x+y
λ 2λ 2
f(t) dt = (ch(ω(x + y)) − ch(ω(x − y))) = sh(ωx) sh(ωy). Donc f est solution si et seulement si λ = .
x−y ω ω ω
2
On obtient les fonctions solutions x 7→ sh(ωx), ω > 0.
ω
Z +∞
e−tx e−tx
no 13 : Existence de F(x) = dt. Soit x > 0. La fonction t 7
→ dt est continue sur [0, +∞[ et est
0 1 + t2 1 + t2
1 e−tx
dominée par 2 quand t tend vers +∞. Donc la fonction t 7→ dt est intégrable sur [0, +∞[. On en déduit que
t 1 + t2
F est définie sur ]0, +∞[.
∂Φ te−tx ∂2 Φ t2 e−tx
(x, t) = − et (x, t) = .
∂x 1 + t2 ∂x2 1 + t2
De plus
∂Φ ∂2 Φ
- pour tout x ∈ [a, +∞[, les fonctions t 7→ (x, t) et t 7→ (x, t) sont continues par morceaux sur [0, +∞[.
∂x ∂x2
2
∂Φ ∂ Φ
- pour tout t ∈ [0, +∞[, les fonctions x 7→ (x, t) et x 7→ sont continues sur [0, +∞[.
(x, t)
∂x ∂x2
−ta t2 e−ta
2
∂Φ te ∂ Φ
- pour tout (x, t) ∈ [a, +∞[×[0, +∞[, (x, t) 6 = ϕ1 (t) et
(x, t)6 = ϕ2 (t) où les fonctions
∂x 1 + t2 ∂x2 1 + t2
1
ϕ1 et ϕ2 sont continues par morceaux et intégrables sur [0, +∞[ car sont dominées en +∞ par 2 .
t
2
Egalité de F et G. D’après ce qui précède, (F − G) ′′ + (F − G) = 0 et donc p il existe (λ, µ) ∈ R tel que pour tout x > 0,
2 2
F(x) − G(x) = λ cos x + µ sin x. Si (λ, µ) 6= (0, 0), alors λ cos x + µ sin x = λ + µ cos(x − x0 ) ne tend pas vers 0 quand x
tend vers +∞. Puisque lim F(x) − G(x) = 0, on a nécessairement λ = µ = 0 et donc F − G = 0. On a montré que
x→ +∞
Z +∞ Z +∞
e−tx sin t
∀x > 0, dt = dt.
0 1 + t2 0 t+x
Z +∞
sin t π
Remarque. On peut montrer que l’égalité persiste quand x = 0 (par continuité) et on obtient dt = .
0 t 2