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Conception d'un réacteur de distillation

Cet article décrit la conception et la réalisation d'un réacteur de distillation à voie sèche dans un contexte d'utilisation en laboratoire. Il présente les méthodes utilisées pour dimensionner le réacteur, notamment les normes API, les principes de mécanique des milieux continus et l'analyse numérique pour le calcul thermique.

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Conception d'un réacteur de distillation

Cet article décrit la conception et la réalisation d'un réacteur de distillation à voie sèche dans un contexte d'utilisation en laboratoire. Il présente les méthodes utilisées pour dimensionner le réacteur, notamment les normes API, les principes de mécanique des milieux continus et l'analyse numérique pour le calcul thermique.

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Dimensionnement, conception et réalisation d’un réacteur chimique pour

distillation à voie sèche


(1)
Miadana Vololomihaja Andriamifidisoa, (1) Lala Andrianaivo, (1) Julien Rajomalahy, (2)
Achille
Ravoninjatovo, (2) Jean Luc Rasoanaivo et (1) Hasina Ramamonjisoa
(1)
Université d’Antananarivo, Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo (ESPA), Département Ingénierie
Pétrolière, BP 1500 Antananarivo 101, Madagascar, vololomihaja@[Link]
(2) Centre National de Recherche Industrielle et Technologique (CNRIT), 38, Rue Rasamimanana Fiadanana
Tsimbazaza BP. 6294 Antananarivo 101, Madagascar
Résumé

Cet article a pour but d’expliquer l’obtention de la meilleure conception possible d’un réacteur distillateur
dans un contexte d’utilisation en laboratoire. Face au nombre des paramètres ou facteurs pouvant intervenir
dans la conception d’un tel distillateur, l’étude a volontairement été bornée à une géométrie du distillateur,
à une représentation en élément fini et à un procédé de fabrication et de calcul d’isolateur thermique fixe.
La réalisation du distillateur a été menée dans ce cadre bien précis. Les méthodes employées sont : les
normes API, le principe du milieu continu pour la coque plane et celle de l’analyse numérique appliquée au
calcul thermique de conduction. La simulation était effectuée avec les logiciels MATLAB et ANSYS. Nous
avons obtenu les solutions optimales spécifiques à cette étude: épaisseur, diamètre, hauteur, forme de
l’isolateur et répartition des contraintes du distillateur.

Mots-clés : Conception, réalisation, distillateur, Méthode API, élément fini, isolation thermique

Abstract

The purpose of this article is to explain how to obtain the best possible design of a distiller reactor in a
laboratory context. In view of the number of parameters or factors that may be involved in the design of
such a distiller, the study has deliberately been limited to a geometry of the distiller, a representation of a
finite element and a process of manufacture and calculation of thermal insulator fixed. The realization of
the distiller was carried out within this very precise framework. The methods used are: API standards, the
principle of the continuous medium for the plane shell and that of the numerical analysis applied to the
thermal calculation of conduction. The simulation was performed with MATLAB and ANSYS software.
We obtained the optimal solutions specific to this study: thickness, diameter, and height, shape of the
insulator and distribution of the constraints of the distiller.

1. INTRODUCTION

Afin de concevoir une structure en toute sécurité, l’étude de son comportement sous différents paramètres
est importante. La première étape pour déterminer le comportement de la structure face aux différentes
charges est l’étude de contraintes qui peut être réalisée de différentes méthodes théorique, numérique et
expérimentale.
Les distillateurs sont parmi les moyens de séparation de mélange de substance liquide ou solide les plus
utilisés dans de nombreuses industries, notamment dans les industries pétrolières, gazières et
pétrochimiques. Ils peuvent être de forme cylindrique, sphérique. Ils sont pratiqués en présence de liquide
ou sous vide, en fonction de la nature du produit à séparer. La réalisation d’un réacteur de distillation à voie
sèche est plus complexe en matière de dimensionnement, l’étude des différents paramètres et les
comportements des matériaux sont en interaction avec son dimensionnement.
Un distillateur est un équipement, en attente d’un dysfonctionnement interne ou externe pour exploser. Cet
accident nous rappel les précautions à prendre lors de l’utilisation de tel enceinte et la nécessité d’aller au-
delà de la norme et de la convention pour approfondir l’étude technique détaillée, développer de nouveaux

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concepts dans le cadre de performance et de résolution des problèmes et créer une vision plus dynamique et
méthodique dans le cadre de la maintenance prédictive et autonome.
L’installation thermique nécessite toujours une énergie d’appoint pour rencontrer les besoin de chaleur d’un
réacteur.

2. DIFFERENTS TYPES DE REACTEURS DISTILLATEURS

A part d’une distillation industrielle qui est un procédé de raffinage et qui consiste à traiter les liants
hydrocarbonées comme le pétrole brut. On distingue trois types de distillation :

• Premièrement une distillation discontinue : C’est une distillation où le mélange à séparer est chargé
une fois dans l'installation et d'où les composants sont distillés les uns après les autres, en impliquant
un changement permanent de la composition du mélange initial et des profils de température.
• Deuxièmes une distillation continue qui est une distillation où l'installation est continuellement
alimentée avec le mélange à séparer, sans modification des profils de composition et de la
température ;
• Et enfin la distillation sous vide qui est notre choix pour les essais au laboratoire

Les produits lourds extraits du fond de la colonne de distillation atmosphérique ne peuvent pratiquement
plus être séparés en augmentant la température de distillation. En effet, au-delà des 360 °C environ auxquels
on porte le pétrole brut dans la distillation atmosphérique, commencent les phénomènes de craquage
thermique. Cela changerait la nature chimique des produits. Pour isoler ces produits, on les distille donc à
des températures similaires, mais sous pression réduite. Les installations qui pratiquent cette opération sont
les unités de distillation sous vide.
La fraction lourde des produits de la distillation atmosphérique y est d'abord chauffée, puis envoyée dans
une autre colonne moins haute, mais plus épaisse, et qui comporte moins de plateaux. On l'appelle colonne
de distillation sous vide.

3. MODELISATION DU REACTEUR A DISTILLATION SOUS VIDE (distillation à voie sèche)

3.1. Paramètres de dimensionnement du système

• Température

On peut définir le concept de température en utilisant le principe zéro de la thermodynamique: deux corps
mis en contact prolonge convergent vers un état que l’on appelle équilibre thermique”. Et, deux corps étant
chacun en équilibre thermique avec un corps de référence, sont en équilibre thermique entre eux.
La température est alors une grandeur caractéristique de la classe d´équivalence de tous les corps en équilibre
thermiques entre eux. Encore faut-il pouvoir la mesurer en utilisant un thermomètre (exemple: le
thermomètre `a mercure). On peut définir et mesurer la température en utilisant la loi de Boyle-Mariotte2,
dont l’expérience montre qu’elle est valable pour des gaz raréfies. On définit donc la température pour une
substance idéale.
• Volume

La description de la géométrie du distillateur se fait à partir du cahier des charges client ou à partir d’un
besoin client bien exprimé qui contient un plan de détail ou simplement à partir des donnés géométrique
voulu.

Le volume utile d’un réacteur dépend du temps de la réaction, lequel est défini par le temps de séjour pour
les réacteurs fonctionnant en continu, et par la durée d’une opération pour les réacteurs en batch
• Pression

La force de pression (Figure 1) exercée (par le fluide contenu à l’intérieur de la surface) sur l’élément de
surface d2S situe au point r est

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= ( )

Figure 1 : Représentation de la force de pression

3.2. Caractéristiques géométriques du distillateur

Il s’agit de déterminer les contraintes caractéristiques autour d’un point de la tôle constituant la coque afin
de les utiliser dans le cadre de son dimensionnement (épaisseur minimale de la tôle, caractéristiques des

Le système tubulaire aux extrémités hémisphériques (Figure 2) est en surpression interne d’intensité ‖ ‖ ,
joints de soudures) ou d’une vérification réglementaire de ses dimensions.

notée P0 par la suite, et peut être soumis à des actions mécaniques extérieures (deux forces axiales et à deux
moments axiaux) issues d’éléments structuraux d’un berceau mobile non représenté. La partie cylindrique
du réservoir (virole cylindrique) est caractérisée par un rayon moyen "r" et par une épaisseur "e" qui est un

c'est-à-dire que ≫ 1 (>20). La modélisation du comportement se fait à partir de l’équilibre d’un petit
enveloppe mince sous pression : réservoir dont l’épaisseur est très petite par rapport au diamètre intérieur,

élément de réservoir isolé (secteur angulaire d’épaisseur « e » avec deux dimensions infinitésimales) et
sollicité par des forces de cohésion et de pression intérieure P. On considère les contraintes constantes dans
l’épaisseur «e» du réservoir.

Figure 2: Représentation des contraintes exercées sur le distillateur

Pour simplifier l’étude, on propose de modéliser le comportement à partir d’un petit élément
parallélépipédique de dimension (dx×dy×e) dans un plan parallèle à xy (Figure 3).

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Figure 3: Représentation de système d'étude dans le plan (dx, dy,e)

La contrainte de traction qui résiste à la pression interne P0 exercée sur un cylindre à parois mince est
donnée par la formule des chaudronniers (contrainte longitudinale)

= (1)
2ℎ
Les deux modes de ruine du récipient si la contrainte devient trop forte sont :

= (2)
• La plastification :

• La rupture brutale :
= (3)
√ !

Ces paramètres limitent la contrainte maximale admissible aux valeurs ci-dessus, (p) désignant la
contrainte de ruine par plastification (indépendante de a) et (r) celle de ruine par rupture (dépendante de ac).
La contrainte maximale admissible dépend donc de la dimension caractéristique à des défauts selon la loi :

(!) = #$ % , ' (4)

La valeur ac correspond au croisement de ces deux lois = et s'exprime par :

1
! = ( ) (5)
ac est une dimension caractéristique du matériau, c'est-à-dire la dimension caractéristique du défaut qui
définit la transition entre le régime de plastification et le régime de rupture.
• Si a < ac : une augmentation de pression induisant une contrainte > provoque une plastification
du distillateur. Une surveillance peut s'effectuer à l'aide de jauges de déformation.
• Si a > ac une augmentation de pression induisant une contrainte > provoque une rupture brutale
du distillateur avant plastification sans avertissement préalable. Il s'agit d'un mécanisme très
dangereux contre lequel il faut se protéger.
En ce qui concerne le réacteur lui-même, il a souvent une forme cylindrique verticale avec fond elliptique.
Sa construction est telle qu’il pourra résister au vide et/ou à une certaine pression interne. Le matériau retenu
pour le réaliser est souvent sélectionné en vue d’utilisations variées ; à ce titre, l’acier vitrifié constitue une
solution particulièrement intéressante du fait de sa résistance à la corrosion et de sa facilité nettoyage. Ce
tableau 1 montre les caractéristiques principales de quelques réacteurs distillateur standards.

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Tableau 1 : Caractéristiques de réacteurs distillateurs standards en acier vitrifié (l’API 650)
Capacité [m3] 1 4 6.3 8 10 16 20 25 32 40
Diamètre [m] 1.2 1.8 2.0 2.2 2.4 2.6 2.8 3.0 3.4 3.4
Hauteur utile [m] 1.2 2.0 2.5 3.0 3.18 4.08 4.38 4.75 4.48 5.79
Surface d’échange 4.6 11.7 15.6 18 20.7 29.5 34 39.5 45.4 55.2
[m2]
Pression de service : 0 à 0.7 MPa
Température de service -10 à 250 °C
On en déduit l’organigramme de résolution de la figure 4.

Figure 4: Représentation de l’organigramme de résolution

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A la suite du calcul des limites admissibles du matériau suivant les relations E1 E3 et E5 de la norme API
650 et pour l’adoption d’une surépaisseur de corrosion CA = 1mm, on trouve
2
= 2 (6)
*
3 +

4,9 0 (1 − 0.3)
-=. + 678 (7)
*

Avec : Limite d'élasticité X4CrMoS 18 Rmin = 400 MPa

Densité des réactifs G = 0.90

Surépaisseur de corrosion CA = 1mm (API-650).

3.3. Simulation du système par élément fini

Le principe de ces règles est de comparer un terme exprimant les sollicitations mécaniques et/ou thermiques
à un terme admissible traduisant la résistance des matériaux. Le terme de comparaison utilisé est la
contrainte équivalente, soit celle donnée par la formule de Von Mises, soit celle donnée par Tresca, dans la
majorité des codes. En particulier, même si le terme de comparaison est plutôt à faire sur la déformation,
l’usage conduit généralement à exprimer les règles en contraintes.
La méthode des éléments finis consiste à idéaliser le milieu continu en le remplaçant par un assemblage
d’éléments, et à résoudre les équations d’équilibre au niveau de l’élément. Elle fait partie des méthodes qui,
par approximation des variables inconnues, transforment les équations aux dérivées partielles en équations
algébriques [Zienkiewicz, 1979] [Gallagher, 1976] [Brebbia, 1985].

3.3.1. Approximation nodale

Les éléments sont supposés reliés entre eux en un nombre fini de points situés sur leur périphérie, appelés
nœuds. Les déplacements (et éventuellement les rotations) de ces points sont les inconnues du problème.
Une approximation du champ de déplacement dans l’élément est réalisée par interpolation entre les valeurs
aux nœuds.
Pour cela, on choisit une ou plusieurs fonctions, appelées fonctions de forme, permettant de définir de façon
unique le champ de déplacement dans l’élément. Soit [Un ] le vecteur des déplacements aux nœuds et [U]
le vecteur des déplacements d’un point quelconque dans l’élément,

On écrit :
[U] = [N] [Un ] (8)
avec [N] matrice contenant les fonctions de forme.

3.3.2. Équations de la mécanique

Le déplacement [U] étant connu en tout point de l’élément, les déformations peuvent être calculées
[Timoshenko, 1959] [Timoshenko, 1951]. Cela se traduit par une relation qui s’écrit sous forme matricielle:
:;< = :=<:>< = :=<:?<:>+ < = :@<:>+ < (9)

Ces déformations jointes à d’éventuelles déformations initiales, et compte tenu des propriétés d’élasticité
du matériau définissent les contraintes en tout point de l’élément :

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: < = :0<:; − ; < (10)

On détermine un système de force concentrée aux nœuds de l’élément qui équilibre les contraintes aux
frontières et d’éventuelles forces réparties.

théorème des travaux virtuels, on peut écrire pour tout déplacement virtuel :A>+ < que le travail des forces
Soit [Fn] le vecteur des forces s’exerçant aux nœuds et soit [q] le vecteur des forces reparties. En utilisant le

extérieures :A>+ < B : + < est égal au travail des forces intérieures pour un élément :

C D:A;<B : < − :A>+ <B :E<F G (11)


H

Avec V : volume

Soit la relation :

:A>+ <B : + < = :A>+ <B C :@<B : < G − :A>+ <B C :?<B :E< G (12)
H H

Valable quel que soit :A>+ <

On en déduit

: +< = I J K:>+ < + ILJ K (13)

Avec I JK = MH :@<B :0<:@< G matrice de raideur élément

:LJ < Vecteur des forces équivalentes au chargement externe appliqué à l’élément

3.3.3. Assemblage des éléments

On démontre qu’en appliquant le même concept à la structure complète, on obtient le même type d’équation,
à savoir :

: < = : <:>< + :L< (14)

Avec : < = ∑ O +PI J K matrice de raideur de la structure

:L< = ∑:LJ < Vecteur des forces équivalentes au chargement externe appliqué à la structure

3.3.4. Fonctions d’interpolation géométrique

Jusqu’à maintenant on établit les équations dans le repère général de la structure. Il est utile de définir un
élément fini unique dans un repère de référence et d’utiliser une fonction d’interpolation géométrique qui
associe chaque élément réel à l’élément de référence :

(R)
Q(S)Q = U(V , W , X) (15)
(T)

pour la construction de : Y <-Z :LJ < se font numériquement dans le repère de référence. Un élément est dit
On peut, par cette pratique, constituer des éléments de forme plus complexe. Les intégrations nécessitées

isoparamétrique si les fonctions de transformation géométrique sont aux fonctions de forme.

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(R[ )
R = :?(V , W , X)< Q(R )Q (16)
(R\ )

(S[ )
S = :?(V , W , X)< Q(S )Q (17)
(S\ )

3.4. Mise en équation de l’isolateur thermique

Pour réduire les pertes calorifiques pour un milieu isolant, il nous faut connaitre le profil de température
(Figure 5) à travers la couverture et en déduire le flux.

Figure 5: Profil de la température

Définition du domaine d’études :

R] :0, =<

Equilibre thermique :

∇. E (R) − L_ = 0, ∀ R ∈ :0, =<

Loi de comportement

E (R) = −b∇ c(R) (18)

Et soit à résoudre :

b + L_ = 0, ∀ R ∈ :0, =< (19)


* e B(f)
*f e

Conditions aux limites :

Température bimpose en x=0 (0) = 30°

Condition en flux en x=L E(=) = ℎ(c(=) − c fP )

La figure 6 représente le nœud fictif.

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Figure 6: Représentation de nœud fictif

Pour discrétiser le domaine d’études, on admet un nombre fini de nœud fictif de calcul afin de traiter les
conditions à la limite selon x=L .Nous associons une variable inconnue par six nœud, soit 5+1=6 inconnues.

c c i[ − c
g g ≈ + ∆R(… )
R ∆R
c c − c l[
g g ≈ + ∆R(… ) (20)
R ∆R

c c l[ − 2cn + c i[
m m ≈ + ∆R (… . )
R ∆R

c c i[ − c l[
g g ≈ + ∆R (… . )
R 2∆R

L’équation d’équilibre devient :

c(R)
bm m + L_ = 0 ∀ $ = 2, … 5 (21)
R

c l[ − 2cn + c i[
b + L_ ≈ 0 (22)
∆R
Les conditions aux limites deviennent

c[ = 30
c cpi[ − cpl[
−b g g ≈ −b = ℎ(cp − c fP ) (23)
R op 2∆R
2ℎ∆R
cq = cr + (c fP − cp )
b

Après la réorganisation de la matrice, on a :

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1 0 0 0 0
u b 2b b x
t − 0 0w 30
∆R ∆R ∆R c
t b 2b b w | [• | −L •
c z z
t0 − 0 wz z −L\
t ∆R ∆R ∆R w c\ = −L\
(24)
b 2b b { ~ { ~
t0 0 − w zcr z z 2ℎ z
t ∆R ∆R ∆R w ycp } y−L€l − c fP }
t 2ℎ b ℎ w ∆R
s0 0 0 − 2( + )
∆R ∆R ∆R v

4. RESULTATS ET INTERPRETATIONS

4.1. Les dimensions du système

La figure 7 représente la dimension du réacteur distillateur pour laboratoire selon l’analogie de


l’organigramme de la figure 4, l’épaisseur qu’on a utilisée est de deux millimètres, pour une hauteur de trois
cent millimètres et avec un diamètre de cent vingt-cinq millimètres.

Figure 7: Dimension du distillateur

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Avec :

1 : Corps de distillateur

2 : Résistance électrique

3 : isolant thermique

4.2. Champ de contrainte du distillateur

Le Champ de contrainte du distillateur est représenté dans la figure 8.

Figure 8: Champs de contrainte du distillateur

Pour la partie cylindrique, les contraintes sont faibles selon ce résultat, mais dans la partie supérieure elles
y accumulent. Dans l’intersection des deux parties on remarque des contraintes moyennes.

4.3. Profil de température le long de l’isolateur

Le profil de température le long de l’isolateur est représenté dans la figure 9.

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Figure 9: Profil de température le long de l’isolateur

De par l’isolateur les calculs thermique donnent une épaisseur de 5 à 8 mm pour garder la chaleur du
distillateur entre 200°C à 300°C et obtenir la température ambiante vers l’extérieur. La température diminue
selon l’épaisseur de l’isolateur qui est en laines de verre.

5. DISCUSSION

Le dimensionnement du distillateur selon la norme API donne des résultats efficaces pour la production et
la conception industrielle, notre réalisation s’est basée sur la conception d’un distillateur de laboratoire
(Figure 10). Une correction d’épaisseur, illustre parfaitement ces propos en montrant l’impact du
changement d’échelle sur les calculs.

Figure 10 : Photographies du distillateur de laboratoire confectionné et réalisé

La modélisation, qui est utilisée pour simuler le réservoir sous le code ANSYS est une modélisation de
structuration. Plusieurs topologies ou configurations sont disponibles à partir de la même structuration. Le
nombre de ces configurations est dépendant de la dimension caractéristique du matériau ac autorise par le
matériau, de la géométrie et l’état de surface (rugosité) de la surface révolution. Comme on peut le constater,

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le fait de considérer la non-géodésie et de s’en permettre l’utilisation, élargit vraiment les possibilités de
design. Le coefficient de glissement maximal se révèle donc être un paramètre d’optimisation tant que celui-
ci est réaliste. La figure 8 montre l’impact de la jonction entre la partie cylindrique et la partie bombée qui
présente un non continuité des contraintes. On remarquera que l’épaisseur est beaucoup plus homogène dans
le cas de forte contrainte, ce qui a pour conséquence de renforcer la jonction supérieure.

Le modèle de l’isolateur a été calculé en conduction simple, Le profil des températures (Figure 9) qui
montre les anomalies thermiques décroissantes de plusieurs dizaines de degrés et de très petite échelle.
Comme de telles variations sont réellement présentes, nous ne pouvons pas les observer à l’échelle du
modèle des températures extrapolées, d’où l’utilité d’un modèle numérique. Dans le cas où on reste dans le
domaine isotropie telle est le cas de la laine de verre, la diminution est cohérente avec le modèle précédente.

6. CONCLUSION

La construction et la conception du réacteur distillateur fait intervenir tout au long du calcul de la


structuration trois aspects fondamentaux :
- (i) l’évaluation de l’épaisseur du distillateur selon la pression et la température de fonctionnement
ainsi que le diamètre et la hauteur
- (ii) la répartition des contraintes avec le profil de pixellisation (surface de révolution) et
- (iii) le calcul de l’isolateur thermique selon les conditions de température voulu.

Le couplage de ces aspects a permis de proposer un modèle capable de calculer des structurations, et un
point nécessaire pour aborder et optimiser la machine. De plus, en intégrant les dernières technologies de
l’API dans la prédiction de structurations ainsi pour la construction de référence, la prévision du modèle
s’est révélée être en bon accord avec les données expérimentales.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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