Cahier
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N°5811
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TECHNIQUE
Le Comité français des géosynthétiques (CFG) regroupe tous les acteurs français de la fabrication, de la caractérisation,
de la pose et, plus largement, de l’ingénierie de ces produits. Il présente aux lecteurs de ce cahier détaché, publié et diffusé
par « Le Moniteur », un panorama des produits et de leurs applications dans les domaines des ouvrages hydrauliques, des
infrastructures linéaires de transport, du bâtiment et de la protection de l’environnement.
Je remercie, au nom du CFG, les auteurs de ce document : Nathalie Touze-Foltz, Florent Roussy, Thierry Gisbert et Pierre
Gendrin, ainsi que Jean-Pierre Gourc qui en a assuré la relecture.
Jean-Pierre Magnan
Président du Comité français de géosynthétiques (CFG).
et/ou dans d’autres matériaux. Il est utilisé dans les domaines de Une géogrille est définie comme une structure plane à base de
la géotechnique et du génie civil (Fig. 4). L’objectif de cet espace polymère constituée par un réseau ouvert et régulier d’éléments
est de favoriser la circulation des fluides (liquides et gaz). résistants à la traction et pouvant être assemblés par extrusion,
par collage ou par entrelacement. Les ouvertures des géogrilles
ont des dimensions supérieures à celles des constituants (Fig. 5).
Un géocomposite est un produit issu de la combinaison indus-
trielle de deux ou plusieurs géosynthétiques (Fig. 6).
© Bonar
© Bonar
© Ryb Composites
© Bonar
© Afitex
© Afitex
Séparation Renforcement
Filtration Protection
Figure 7. Principales fonctions des géotextiles et produits apparentés d’après la norme NF EN ISO 10318.
Tableau 1 : Fonctions principales assurées par les principaux géosynthétiques élémentaires [6]
Géotextile Géoespaceur Géogrille Géoconteneur Géomembrane Géosynthétique bentonitique
Étanchéité × ×
Protection × ×
Drainage × ×
Filtration × × ×
Séparation ×
Renforcement × × ×
Résistance à l’érosion × × ×
1.3.3. Notion de dispositif d’étanchéité drainage Dans le dimensionnement par fonction, on doit dans un pre-
(DEG) par géosynthétiques mier temps définir toutes les fonctions recherchées pour chaque
Un DEG est constitué d’une structure support, d’une structure composant identifié dans l’ouvrage. Puis, pour chaque fonction,
d’étanchéité (géomembrane, géosynthétique bentonitique ou on définit les caractéristiques requises pour le dimensionnement.
combinaison d’un ou plusieurs de ces éléments) et d’une struc- Elles sont réparties entre caractéristiques fonctionnelles, de mise
ture de recouvrement. Les structures support et de recouvrement en œuvre et de durabilité (long terme).
ont pour objectif de protéger la structure d’étanchéité de manière D’autres propriétés que celles relatives à la fonction princi-
à assurer que la fonction étanchéité puisse être remplie tout au pale du géosynthétique dans l’ouvrage peuvent ainsi être néces-
long de la durée de vie de l’ouvrage. Elles ont également pour saires pour le dimensionnement. Par exemple, un géosynthétique
fonction d’assurer le drainage des eaux ou des gaz qui peuvent de séparation ou de renforcement ne doit pas être un obstacle
se situer sous le géosynthétique d’étanchéité. On évite ainsi, par infranchissable aux écoulements d’eau dans le sol, aussi faibles
exemple, un soulèvement de la géomembrane lié à un dégazage soient-ils. Ou bien encore, un géosynthétique de drainage ou de
dû à la dégradation de matière organique ou à une remontée de filtration doit pouvoir conserver ses propriétés même lorsqu’il est
la nappe aquifère. Celui-ci pourrait en effet conduire à des défor- soumis à des efforts de traction.
mations inacceptables de la géomembrane (cf. 2.2). Par ailleurs, quels que soient l’application et l’ouvrage, la
mise en œuvre doit pouvoir être réalisée sans détérioration ou
1.3.4. Dimensionnement par fonction modification des caractéristiques du géosynthétique susceptible
des géosynthétiques d’altérer ou de réduire son aptitude à remplir sa fonction. Ceci
Le Comité français des géosynthétiques (CFG) a introduit la peut survenir par exemple lorsque le géosynthétique est mis en
notion de dimensionnement par fonction. À partir de la connais- contact avec un sol boueux (risque de colmatage) ou constitué de
sance de l’ouvrage, on établit, par le biais de méthodes de dimen- granulats agressifs, ce qui peut conduire à un endommagement.
sionnement propres à chaque fonction, des spécifications pour le Cet aspect doit être pris en compte lors du dimensionnement ou
choix des géosynthétiques. de la mise en œuvre.
Les principes et règles de dimensionnement d’ouvrages incluant C’est seulement à l’issue du dimensionnement par fonction que
des géosynthétiques sont précisés dans des normes ou des recom- le cahier des charges sera établi et les matériaux naturels ou
mandations du CFG. Le chapitre 6 de ce document reviendra plus en géosynthétiques sélectionnés.
détailsur cesnotionspouruncertainnombredesfonctionsprécitées.
1.4.3. Micro-organismes
1.4. Durée de vie L’expérience montre que de manière générale les géosynthé-
Afin d’obtenir une durée de vie en adéquation avec la fonc- tiques résistent à l’action des micro-organismes. Cependant cer-
tion du géosynthétique dans l’ouvrage, les concepteurs doivent tains doivent faire l’objet d’un traitement spécifique.
prendre en compte les facteurs environnementaux impactant la
pérennité des géosynthétiques. Le vieillissement des géosynthé- 1.4.4. Compatibilité chimique
tiques exposés est principalement dû au rayonnement ultraviolet, Le concepteur doit choisir les géosynthétiques adéquats (ce
à la chaleur et à l’oxygène, mais aussi à d’autres facteurs clima- qui peut parfois nécessiter des essais préliminaires de compati-
tiques tels que l’humidité, la pluie… [7]. bilité en phase de conception) en fonction de leur bonne com-
Une caractérisation adéquate des matériaux en contact avec patibilité chimique avec le produit stocké (liquide, solide, gaz).
les géosynthétiques est par ailleurs essentielle pour une bonne Les conditions de service de l’ouvrage doivent être définies
prise en compte de la durabilité des géosynthétiques enfouis : dès le départ (par exemple : type du produit stocké, dans le cas
pH, présence d’oxygène, agressivité chimique, teneur en eau, d’un bassin). Toute modification de ce produit doit être proscrite
température, matière organique et micro-organismes. sans étude de compatibilité chimique préalable. La résistance
chimique d’un géosynthétique, au contact d’un produit donné,
1.4.1. Rayonnement ultraviolet dépend des facteurs suivants :
Selon leur composition, les géosynthétiques sont plus ou - concentration du produit stocké (compatibilité en fonction
moins sensibles à l’action du rayonnement ultraviolet. des concentrations moyennes annuelles et pics de concentration) ;
Leur comportement est amélioré par l’adjonction de stabili- - temps de contact ;
sants à leur formulation de base. - température (compatibilité en fonction des températures
La mise en place d’une structure de protection supprime ce moyennes annuelles et pics de température) ;
problème. - pH (compatibilité en fonction des pH moyens annuels et pics
La cinétique de dégradation des géosynthétiques liée aux de pH).
rayonnements ultraviolets dépend également de l’ensoleillement
de la localisation géographique (altitude, orientation des talus)
de l’ouvrage. Remarque
• Seules sont abordées ici les sollicitations physico-chi-
1.4.2. Oxydation miques. La combinaison d’actions physico-chimiques et méca-
Le phénomène d’oxydation dégrade les caractéristiques méca- niques accélère le vieillissement. De plus, une perte immédiate
niques des géosynthétiques. Ce phénomène est lié à la présence de la fonction du géosynthétique peut être observée à l’instal-
d’agents oxydants au contact des géosynthétiques (oxygène, lation si la conception de l’ouvrage utilisant des géosynthé-
ozone, effluents…). Selon leur composition, les géosynthétiques tiques, leur pose et le contrôle de la pose ne sont pas effectués
sont plus ou moins sensibles à l’oxydation. dans les règles de l’art.
© Bec Frères
la résistance à long terme
est un paramètre significatif < 60 % 1 jour
> 60 % 1 mois(1)
Autres applications 20 à 60 % 2 semaines
< 20 % 1 jour
Une exposition allant jusqu’à quatre mois peut être acceptable en
(1)
Parmi les ouvrages anciens, on peut citer : le réservoir du pont 2.2.3. Protection et recouvrement
de Claix (40 ans) [18], le barrage de Contrada Sabetta du lac Bai- Une des meilleures manières de prévenir le vieillissement des
tone [19] et les tranchées drainantes de Roissard [20]. géosynthétiques, et des géomembranes en particulier, est de les
Le premier géotextile utilisé dans un barrage est, à notre couvrir pour limiter leur exposition aux conditions climatiques.
connaissance, un géotextile non tissé utilisé comme filtre à Val- La couche recouvrant la géomembrane aura pour effet de pré-
cros en 1970 [21]. venir le risque d’endommagement :
Dans la suite de ce document la fonction de filtration interne - par des solides transportés ou flottants ;
des barrages, qui n’est pas une application courante, n’est pas - par des engins ou des machines telles des pompes ;
abordée bien qu’elle demande une grande technicité. On se foca- - par des animaux fouisseurs ou des racines de végétaux ;
lise principalement sur la conception des dispositifs d’étanchéité - par le vandalisme ou des actions humaines.
par géosynthétiques (DEG) pour les bassins, les barrages et les
canaux. La nécessité de recouvrir la géomembrane diffère d’une appli-
Des éléments sont également apportés en matière d’applica- cation hydraulique à une autre [22]. Il semble toutefois que,
tions courantes de géotextiles filtrants et de tubes géosynthé- dans la plupart des ouvrages hydrauliques, la géomembrane reste
tiques. exposée.
Une alternative à l’utilisation des géomembranes pour l’étan- 2.3. Géotextiles filtrants
chéité des ouvrages peut être le recours à l’utilisation de géosyn- Afin de protéger les ouvrages hydrauliques (digues côtières,
thétiques bentonitiques. berges de cours d’eau…) des effets de l’érosion de l’eau, des
Dans tous les cas, l’utilisation des géomembranes, comme celle structures de protection doivent être mises en place. Elles com-
de géosynthétiques bentonitiques, doit être effectuée dans le prennent deux zones à vocations bien différentes [25] :
respect des règles de l’art. On pourra utilement se référer aux - la zone externe doit dissiper l’énergie hydraulique appor-
fascicules 10 et 12 du Comité français des géosynthétiques (CFG) tée par les vagues : on retrouve ici soit des enrochements soit des
[7, 24]. éléments préfabriqués en béton, dénommés blocs dans la suite de
ce document ;
2.2.4. Singularités - sous ces blocs, la zone inférieure de la structure en
Des singularités existent dans les ouvrages hydrauliques. Il contact direct avec le sol doit avoir une fonction de filtra-
s’agit par exemple des ancrages, des voies d’accès à l’ouvrage, tion : elle doit éviter l’érosion du sol soumis aux écoulements
des jonctions de l’étanchéité à des ouvrages comme des puits, d’eau qui ressortent du massif au rythme de la houle (Fig. 10).
des canalisations en béton ou des murs.
Des éléments relatifs aux dispositions constructives pour ces
points particuliers peuvent être trouvés par exemple dans le fas-
cicule 10 du CFG [7].
Géosynthétique
Figure 12. Schéma d’aménagement anti-affouillement
simple pour limiter l’érosion d’un terrain Dune existante
par tubes géosynthétiques.
Estuaire Port
Estuaire Port
Brise-lames de 1 m hauteur
Rechargement en sable stabilisé par un brise-lames
4,50 m
Sable de rechargement
Plage
~ 100 m
Tapis anti-affouillement
10,50 m de largeur
Figure 15. Plan schématique des tronçons en tubes géosynthétiques pour la protection des plages de la Croisette à Cannes.
12 Le Moniteur • 10 avril 2015
3. ROUTES ET INFRASTRUCTURES Le principe est ici d’éviter la pollution des matériaux granu-
LINÉAIRES laires d’apport par les matériaux fins des couches sous-jacentes
en place. On utilise alors un géotextile de séparation. Les géotex-
3.1. Généralités tiles non tissés sont ainsi privilégiés, leur grande déformabilité
Les géosynthétiques trouvent une application dans de nom- étant un avantage (Fig. 17).
breux aménagements routiers et d’infrastructures linéaires. Ils
interviennent dans ce type d’application très souvent en rem-
placement ou en optimisation technique et économique d’autres
solutions. En prenant l’exemple d’une construction de route, les
géosynthétiques sont présents dans les applications suivantes
© TenCate
© TenCate
(Fig. 16) :
- En séparation, sous la couche de forme afin de préserver les
caractéristiques de la couche de forme ().
- En base de remblais, pour permettre de construire sur des Figure 17. Exemples de déformation des géotextiles non tissés.
sols peu porteurs voire compressibles, ou encore sur des zones à
risque karstique (). Si les sols en place présentent de très fortes teneurs en eau, il
- Dans des tranchées en tant qu’éléments filtrants entre les peut être intéressant d’utiliser des géosynthétiques de renforce-
matériaux en place et les matériaux drainants de la tranchée (). ment afin de limiter les épaisseurs de couche de forme ou d’éviter
- Dans des pentes de talus pour éviter l’érosion avant la végé- une substitution des matériaux du sol.
talisation du rampant (). Plusieurs solutions, allant du géotextile tissé à la géogrille
- Dans des merlons ou des remblais pour raidir les talus ou réa- en passant par des géocomposites, peuvent être utilisées. Il est
liser des murs de soutènement. Il est ainsi possible de réaliser des important dans cette application de conserver une fonction anti-
élargissements de voies, des merlons de protection, ou anti-bruit contaminant (séparation). Une géogrille sera ainsi associée à un
par exemple, en limitant les emprises au sol (). géotextile de séparation à la base de la couche de forme, la géo-
- À l’intérieur des structures de chaussées enrobées pour ralen- grille étant placée dans le matériau granulaire de la couche de
tir la remontée des fissurations des couches inférieures () forme (Fig. 18). Les géotextiles tissés et les non-tissés renforcés
(cf. 3.3). peuvent être utilisés à la base du terrassement (Fig. 19).
4
6 5
4
1
2
3
Cette solution de renforcement par géosynthétiques permet Les nappes de géosynthétiques généralement utilisées sont
d’optimiser notamment la durée du chantier et les emprises de plus résistantes en traction dans la direction transversale à l’ou-
terrassement par comparaison aux solutions classiques (construc- vrage linéaire (Fig. 22). Il est donc nécessaire de faire attention
tion par étapes ou réalisation de bermes [interruptions intermé- au sens de la pose du géosynthétique.
diaires]). Elle est aussi plus économique, comparée aux solutions
utilisant des colonnes ballastées ou traitées au ciment, et plus
écologique car elle limite les volumes de purge.
6m
Enrochement
Remblai
3m
Figure 21. Exemple de remblai sur sol compressible renforcé par géosynthétiques.
Figure 22. Orientation de pose des géosynthétiques de renforcement en base des remblais.
Plate-forme de transfert
Géosynthétiques de charge
Tête d’inclusion
Substratum
Géocomposite
de drainage
Remblai
Profil en travers
3.4.5. Écran drainant en rive de chaussée (EDRC) Une tranchée de faible largeur permet de placer le drain col-
Le fonctionnement des structures de chaussée routière peut lecteur, raccordé au géocomposite, à la profondeur nécessaire
être amélioré en limitant les teneurs en eau des matériaux. (Fig. 30 et Fig. 31).
Un géocomposite de drainage placé verticalement en rive de
chaussée permet :
- de collecter les eaux d’infiltration provenant du corps de
chaussée ;
- de s’opposer à la migration des eaux en provenance de l’ac-
cotement.
10 avril 2015 • Le Moniteur 17
Collecteur drain
Figure 30. Géocomposite de drainage Figure 31. Géocomposite de drainage en EDRC : principe.
en EDRC (© géoroute).
Matériau
drainant Géotextile de filtration
Géotextile
de filtration
Géocomposite
de drainage
Hauteur (m)
12
10
8 Mur renforcé par géosynthétiques
Mur renforcé par armatures métalliques
6
Mur poids béton
4 Mur à éléments préfabriqués
2
0 Coût (€/m2 de parement)
100 200 300 400 500 600 700 800 900
Figure 34. Étude comparative du coût de construction d’un mur selon sa technique de réalisation.
Tranchée drainante
collectrice
4. BÂTIMENT Ces eaux sont alors collectées par des tranchées drainantes
Les principales applications des géosynthétiques dans le réparties de façon uniforme sur la totalité de la surface à drainer,
domaine du bâtiment depuis plusieurs décennies sont : et dirigées vers une fosse de relevage (Fig. 43).
- le drainage eau/gaz sous dalle ; Si l’évacuation vers le réseau de la ville n’est pas autorisée, il est
- le drainage (et/ou étanchéité) vertical(e) des parties enter- possible de mettre en place des cheminées de décompression dans
rées ; le dallage, rendant alors le sous-sol inondable périodiquement.
- le drainage des couvertures (toiture, parvis, etc.).
Pour la plupart des applications présentées ci-après, il existe
des avis techniques ou documents techniques d’application pour
le bon fonctionnement de ces produits.
Voile enterré
Dalle béton
Remontée de nappe
phréatique
Flux drainé
Sol de remblai
Géosynthétique
drainant (avec
ou sans étanchéité)
Voile
enterré
Géocomposite
Ferraillage de drainage
Solution 1
Cunette intérieure
© Géoroute
Drainage sous dalle
Figure 46. Drainage derrière des voiles par passes avec béton projeté.
4.3. Confinement des gaz sur sites pollués La solution de confinement/drainage du sol pollué peut aussi
De plus en plus de constructions sont réalisées sur d’anciens être envisagée (Fig. 47).
sites industriels ou sensibles, présentant des risques toxiques Cette solution consiste à laisser en place tout ou partie des
vis-à-vis des occupants à venir. matériaux pollués (à valider selon l’EQRS, mais en aucun cas des
pollutions concentrées ne pourront être laissées en place).
On peut en particulier y trouver des produits chimiques ou des
hydrocarbures infiltrés dans les sols qui provoquent des émana- Les émanations gazeuses doivent être drainées simultanément
tions de gaz pouvant être très nocives selon le type d’utilisation par un géocomposite et l’étanchéité améliorée avec une géo-
du bâtiment à construire. membrane posée et soudée sur la totalité de la surface concernée.
Le géocomposite de drainage doit être dimensionné pour
La solution radicale, pour s’affranchir de tout risque, consiste reprendre la totalité des gaz et les évacuer vers des cheminées de
en une purge totale des matériaux pollués et en une évacua- dégazage ou une unité de traitement.
tion en installation de traitement dédiée. Diverses techniques
de dépollution sont également applicables, in situ notamment. Ces cheminées doivent permettre de remonter ces gaz au som-
met du bâtiment une fois la construction achevée pour éviter tout
Pour des raisons techniques (épaisseur de matériaux à purger contact avec la population.
incertaine) ou des raisons économiques, ces solutions de purge
ne sont pas toujours applicables. L’épaisseur et la nature de la géomembrane (PEHD, PP-f, etc.)
sont spécifiques à chaque chantier selon, notamment, la nature
L’établissement d’une évaluation quantitative des risques sani- des gaz à confiner.
taires (EQRS) permet de classer les risques toxiques selon les
natures et les concentrations de gaz, et selon l’utilisation future Un géotextile anti-poinçonnant doit être placé sur la géomem-
prévue du bâtiment. brane pour la protéger lors de la réalisation de la dalle en béton
armé.
Géomembrane
Géocomposite de drainage des gaz
Dalle béton
Fond de forme réglé
Géomembrane
Drainage des gaz sous géomembrane : profil type
Géotextile de protection
© Géoroute
Géocomposite
de drainage des gaz
Matériaux d’apport
Sol en place
© Géoroute
Géomembrane Tranchée collectrice étanchée
Déchets
Terre végétale
5m
K 10-6 m/s Déchets
K : conductivité hydraulique
Figure 51. Exemples d’utilisations des géosynthétiques en fond et en couverture d’installations de stockage de déchets.
Une couverture imperméable est indispensable dans le cas 5.1.4. Notion d’équivalence pour la barrière
d’une installation de stockage de déchets en mode bioréacteur de sécurité passive
où la dégradation des déchets est facilitée par l’apport de lixiviats Lorsque la conductivité hydraulique du sol du site ne répond
recirculés, c’est-à-dire pompés en fond de la couche drainante pas aux exigences réglementaires mentionnées précédemment,
et réintroduits dans le massif de déchets. La couverture imper- des mesures compensatrices peuvent être proposées pour assurer
méable par géomembrane facilite la collecte du biogaz, ce dernier un niveau de protection équivalent.
pouvant être valorisé. Deux barrières de sécurité passive sont considérées comme
Le drainage, aussi bien des gaz issus de la dégradation des étant équivalentes lorsqu’elles assurent un même niveau de pro-
déchets que des eaux météoriques sur la couverture, doit être tection en termes d’impact potentiel du site de stockage sur une
assuré. Cette fonction peut être réalisée par des géosynthétiques. ressource en eau souterraine [42]. Parmi les mesures compensa-
Des géosynthétiques anti-érosion permettent d’assurer la sta- toires proposées relativement à la constitution de la barrière de
bilité du sol de couverture à la surface des géosynthétiques. Une sécurité passive, le recours à un géosynthétique bentonitique
installation de stockage de déchets est un ouvrage dans lequel la (GSB) est une solution courante.
fonction anti-érosion prend tout son sens. Ainsisur l’exemple de la figure 52, la couche de sol, de 5 m d’épais-
Le fascicule du CFG « Géosynthétiques et érosion », de 2003 seur située sous le mètre d’argile, présente une conductivité hydrau-
[41], propose une méthodologie ainsi que des outils pour mettre lique supérieure à celle requise par la réglementation. La barrière
en œuvre une stratégie de lutte contre l’érosion intégrant des passive est alors renforcée par un géosynthétique bentonitique.
géosynthétiques.
Géosynthétique
bentonitique
1 m d’argile 1 m d’argile
K 10-9 m/s K 10-9 m/s
5m 5m
K 10-6 m/s K 10-5 m/s
K : conductivité hydraulique
5.1.5. Notion d’équivalence pour la couche drainante proposent le dimensionnement d’un géocomposite drainant des-
D’après la réglementation, le drainage en fond d’installation de tiné à se substituer à 0,2 m de granulat drainant [43]. Si l’équi-
stockage de déchets doit être assuré par une couche drainante valence hydraulique peut être obtenue, il faudra s’interroger sur
granulaire de 0,5 m d’épaisseur. son maintien dans le temps, en tenant compte de l’écrasement
Il est encore exceptionnel d’avoir recours à des géocomposites du géocomposite drainant et son éventuel colmatage biologique.
drainants pour assurer le drainage des lixiviats en fond d’instal-
lation de stockage de déchets. Les enjeux ne sont pourtant pas Un autre point d’interrogation réside dans le risque d’endom-
négligeables, en particulier en termes d’allégement de la pression magement de la géomembrane par le géocomposite. Ces diffé-
sur les ressources alluvionnaires, de réduction d’empreinte écolo- rents points de vigilance sont à étudier avant d’envisager une
gique et de vide de fouille. Les auteurs, Mandel, Gisbert et Oberti, substitution.
(%)
50
42 42 42
40 37
36
L/P : % de lixiviats collectés/
30 pluie annuelle réelle
25 Pluie/3
20 Pluie/6
13 13 12
10 7
0 Année
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Travaux de drainage Travaux de réparation
5.2. Dépollution des sites et sols pollués (SSP) Pourtant, les solutions utilisant des géosynthétiques appli-
quées au traitement des SSP ont été, dans un premier temps,
5.2.1. SSP en France transposées à partir de celles développées pour la gestion des
Quelle que soit sa nature, la pollution d’un site résulte toujours déchets. L’expérience grandissant, elles ont été adaptées ou
de la défaillance d’une activité industrielle ou d’un accident de développées pour le contexte spécifique des SSP.
transport de produits polluants. Les premiers chantiers de dépollution français remontent à la
Les sites et sols pollués (SSP) résultent donc de ces systèmes fin des années 1980. L’utilisation des géosynthétiques y est rap-
« dégradés » et la gestion des polluants dans un contexte de portée depuis 1997, dans les « Rencontres Géosynthétiques » du
fonctionnement industriel habituel (ou de routine) n’est pas CFG.
considérée ici.
Les SSP existent principalement depuis la fin du XIXe siècle 5.2.5. Traitement hors site
mais il n’est pas rare d’avoir à intervenir, aujourd’hui, sur des Peu de cas publiés présentent l’utilisation de géosynthétiques
pollutions dont la genèse est centenaire, voire plus ancienne dans pour le traitement de sols pollués hors site [47].
le cas d’activités minières, par exemple, dont certaines remontent
à la période romaine. 5.2.6. Confinement hors site
Les polluants concernés sont aussi variés que les procédés Dans la majorité des cas où des sols pollués sont excavés ou
qui les ont générés. Hydrocarbures, métaux et solvants chlorés dragués, puis évacués, ils sont considérés comme des déchets,
constituent néanmoins les principales familles rencontrées. au sens réglementaire. Ils sont, dès lors, éliminés dans des ins-
tallations classées pour la protection de l’environnement (ICPE),
5.2.2. SSP dans la réglementation française notamment en installations de stockage de déchets.
La prise en compte réelle de la problématique des SSP en France Une des rares exceptions concerne le « Grand terril de chrome »
a commencé dans les années 1980. Le contexte réglementaire de Wattrelos (59) (Fig. 57). Des résidus de traitement de mine-
s’est étoffé dès le début des années 1990 (Loi « Barnier » en rai de chrome VI, qui avaient été utilisés en remblais routiers,
1995) [45]. y ont été « rapportés » contre un terril préexistant, en raison
Plus récemment, la conformité aux principes du développe- de désordres observés sur les remblais. Il s’agit là, en pratique,
ment durable (mais aussi le manque de moyens financiers face au d’une installation de stockage de déchets dangereux, qui n’est
nombre croissant de sites recensés ou découverts !) s’est traduit pas, réglementairement, répertoriée en tant que telle.
par une évolution des pratiques.
En 2008, les sites et sols pollués sont pris en compte par la loi
« Grenelle 1 » [46] et leur traitement est identifié comme un des
points importants dans le plan de relance de l’économie.
5.2.3. Impact
L’acceptabilité d’un impact dépend de l’usage que l’on veut (ou
que l’on peut) maintenir ou préserver. À titre d’exemple, pour
les eaux, les usages peuvent être : eaux potables, potabilisables,
industrielles, etc.
On considère aujourd’hui qu’un impact existe là où les usages
des milieux sont compromis, notamment au regard des critères
sanitaires. Les études de risques sont donc le préalable nécessaire
à toute décision de dépollution réfléchie.
La gestion des risques suivant l’usage du site permet donc dans
certains cas de laisser des produits pollués en place, à condition
d’en garder la mémoire (cf. 4.3). Pour autant, les sources de pol- Figure 57. Annexe du « Grand terril de chrome » de Wattrelos :
lution les plus concentrées doivent être traitées et les voies de confinement « hors site » par géomembrane bitumineuse
transfert maîtrisées. (© m. Ballie) [47].
Polluer des milieux ou laisser des milieux pollués n’est pas La conception des biotertres (ou « biopiles ») est peu décrite
admissible : il existe une panoplie de techniques éprouvées qui dans la littérature. Il s’agit d’ouvrages destinés à recevoir tem-
permettent de dépolluer. Elles sont classées en trois grandes caté- porairement des andains de terres polluées (constructions en tas
gories : les techniques « hors site », « sur site » ou in situ. utilisées dans le traitement de déchets), généralement par des
hydrocarbures légers, afin de les aérer et de permettre la dégra-
5.2.4. Fonction clé des géosynthétiques pour les SSP : dation des polluants par les bactéries aérobies du sol (Fig. 58).
l’étanchéité La durée de vie limitée de ces ouvrages (quelques mois ou
Les sols pollués ne sont généralement pas considérés comme années) n’a probablement pas incité leurs concepteurs à publier.
des déchets, notamment lorsqu’ils restent sur le site de leur De fait, la fonction « étanchéité » y est moins critique.
genèse.
Figure 60. Mise en œuvre d’une palfeuille PEHD dans une tranchée au
coulis bentonite/ciment (© J.-L. meusy) [49]. 6. DIMENSIONNEMENT
[Link]. Traitements in situ
ET PRESCRIPTIONS
Les polluants peuvent être traités in situ par injection de réac- 6.1. Principe du dimensionnement
tifs ou de nutriments, par pompage des liquides, captage et éli- par fonction et spécifications
mination des gaz du sol, etc. Pour chaque application décrite précédemment, le géosynthé-
L’étanchéité est encore souvent la principale fonction recher- tique peut faire intervenir différentes caractéristiques. Chacune
chée des géosynthétiques mais elle est dépendante du procédé d’entre elles devra être étudiée selon sa fonction dans l’ouvrage.
mis en œuvre : il s’agit de favoriser ou d’améliorer la performance Ces caractéristiques peuvent ainsi être liées à :
du traitement des polluants (Fig. 61). - l’application en elle-même ;
Dès lors, la durée de vie attendue du dispositif d’étanchéité - la mise en œuvre du géosynthétique ;
(souvent une géomembrane) peut être plus courte et l’exigence - la durabilité du géosynthétique.
de performance, moins critique. L’étanchéité par géosynthétiques
devient un complément précieux du traitement mis en œuvre L’introduction desnormeseuropéennesetdesnormesd’application
mais ne constitue plus le cœur du procédé (cf. 4.3). rend caduques la plupart des normes d’essais françaises correspon-
dant à la série NF G38-XXX. Seule la norme NF G38-019 « Détermi-
nation de la résistance au poinçonnement » est encore en vigueur.
Le tableau 4 présente la correspondance des anciennes normes
françaises caduques avec les normes européennes.
6.2. Séparation
Le dimensionnement de la fonction de séparation est principa- Granulat drainant Tuyau drainant
lement basé sur le retour d’expérience. Figure 62. Exemple de géotextile de filtration en tranchée drainante.
Les critères de dimensionnement pour la fonction séparation
des géotextiles sont les suivants : Les caractéristiques fonctionnelles à dimensionner pour satis-
- l’importance du trafic sur la voie concernée ; faire le rôle de filtration sont :
- la qualité du sol support (portance) ; - l’ouverture de filtration ;
- l’épaisseur de matériaux d’apport au-dessus du géotextile ; - la perméabilité normale au plan (NF EN ISO 12958 [58]).
- la qualité du matériau d’apport (tout-venant, matériau gra-
nulaire…). Néanmoins, un bon dimensionnement fonctionnel du géotextile
filtrant n’est cependant pas suffisant. Il est nécessaire également
Les caractéristiques importantes à prescrire pour un géotextile de prendre en compte le possible endommagement du géotextile
en fonction de séparation ou anti-contaminant sont essentielle- lors de la phase chantier et d’installation des matériaux d’apport
ment les suivantes : (matériaux drainants d’une tranchée, enrochement…).
- résistance à la traction ; Les caractéristiques à prendre en compte sont alors :
- déformation à l’effort de traction maximal ; - la résistance à la traction ;
- perforation dynamique ; - la déformation à l’effort de traction maximal ;
- ouverture de filtration, qui correspond à la taille des plus - la perforation dynamique.
grosses particules de sol susceptibles de traverser le géotextile.
En complément des ouvertures de filtration, la structure des
géotextiles a une influence sur la rétention ou la non-rétention
Remarque des particules.
• Il est important de garder à l’esprit que la masse surfa- Par exemple, le nombre de constrictions évalué suivant la
cique du géotextile ne doit être considérée que comme une norme XP G38-030 [60] est un paramètre indicatif de la structure
caractéristique à caractère informatif et non comme un critère de certains géotextiles vis-à-vis de la fonction filtration pour leur
dimensionnant. application, notamment sous enrochement en ouvrage hydrau-
lique.
Des calculs et des modélisations plus complexes peuvent per- 6.6.2. Remblais sur sols compressibles
mettre de travailler en prenant en compte les déformations en Le domaine des remblais sur sols compressibles ne dispose pas
service (Fig. 66). en France de normes de dimensionnement, hormis l’application
des Eurocodes (Eurocode 7 notamment [62]).
VE + VU + VS Afin de déterminer les résistances à la traction dans le géo-
synthétique pour les remblais sur sols compressibles, les critères
suivants sont à étudier :
Vhi - géométrie du remblai (hauteur, pente…) ;
- caractéristiques des matériaux de remblais ;
- coupe géologique du sol support avec notamment les carac-
téristiques de frottement et de cohésion non drainée ainsi que
l’épaisseur des couches compressibles.
VU
La norme BS8006 de 2010 (norme anglaise) peut être une aide
Figure 66. Déformationdu parement et déformation en tête de remblai. en attendant l’arrivée d’une norme de dimensionnement fran-
çaise.
Différentes stabilités aux états limites sont à étudier comme
indiqué sur la figure 67.
Pour en savoir plus :
• Eurocode 7 [62].
• NF P94-270 [63].
• XP G38-064 [64].
• NF EN 14475 [65].
Sol compressible
Renforcement Renforcement
Rupture
6.6.3. Remblais sur inclusions rigides du géosynthétique
Le dimensionnement du géosynthétique sur inclusions rigides
se prête à l’approche des états limites définie dans l’Eurocode 7.
Les états limites sont présentés dans les différentes parties de
la figure 68.
Remblai
Rupture
Déformations
de l’effet
excessives du Renforcement
de voûte
géosynthétique
Le géosynthétique
b Ruine de l’ouvrage avec allongement se déforme
excessif du géosynthétique
Figure 69. Principe du renforcement sur cavités.
granularité, mais des valeurs de 1,03 à 1,1 sont plus appropriées L’Asqual est une association qualité à but non lucratif qui a
pour des matériaux de remblais courants. pour mission de participer à la promotion de la qualité et de la
Les recommandations allemandes sont plus conservatives et certification des produits ou des services.
préconisent un coefficient de 1,03 pour des matériaux granulaires Les certifications et la qualification Asqual valorisent les per-
roulés et de 1,05 pour des matériaux concassés. formances des produits et l’ensemble de la politique qualité de
l’entreprise.
6.7. Protection des géomembranes Les principales certifications Asqual proposées à ce jour sont :
La fonction protection est très complexe. Elle bénéficie pour - la certification des géotextiles : forte de plus de 190 cer-
le moment de trop peu d’études pour qu’il existe une méthode tificats, la certification des géotextiles s’est récemment rénovée
unanimement reconnue de caractérisation de l’aptitude d’un géo- avec une nouvelle présentation des caractéristiques, basées sur
textile à protéger une géomembrane. Cette propriété dépend de des méthodes d’essais européennes pour des critères certifiés
la nature du matériau « endommageant » et de son type d’action, suivant les fonctions retenues : filtration, séparation, drainage,
dynamique ou statique, mais aussi du type de géomembrane à renforcement, protection ;
protéger et du sol support. - la certification des géomembranes : plus de 55 géomembranes
sont aujourd’hui certifiées sur les cinq familles chimiques définies
Pour le dimensionnement, les approches sont variables et leur (PVC-P, PP-f, PEHD, EPDM et géomembranes bitumineuses) ;
fondement est souvent empirique. Les essais les plus simples et - la certification de services « soudage » : on recense
les plus significatifs sont les essais de résistance au poinçonne- aujourd’hui plus de 300 certificats « soudage ». Cette certifica-
ment. Les principales caractéristiques mécaniques requises par le tion s’est fortement développée ces dernières années et s’ap-
marquage CE pour la fonction protection sont : plique aux différentes familles chimiques de géomembranes qui
- la résistance à la traction [54] ; ont été précédemment listées ;
- la déformation à l’effort maximal [54] ; - la certification de services « responsabilité de chan-
- la résistance à la perforation dynamique (chute de cône) [55] ; tier » : plus de 80 certificats sont opérationnels ;
- l’efficacité de la protection à long terme dans le cas spécifique - la qualification d’entreprise d’application de géomembranes :
des installations de stockage de déchets non dangereux [67] ; cette qualification a pour objectif d’attester de la compétence, du
- la résistance au poinçonnement pyramidal dans le cadre professionnalisme et de la capacité d’une entreprise d’application de
des stockages de déchets liquides, des canaux et des ouvrages géomembranes à réaliser uneprestationdanscetteactivité, ensuivant
hydrauliques [68]. les exigences générales de la norme NF X50-091 [69].
© Cerema
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tembre 1997 relatif aux décharges existantes et aux installations G38-121) : Géosynthétiques – Essai de perforation dynamique (essai
de stockage de déchets ménagers et assimilés, JO du 2 mars 2002. par chute d’un cône).
[38] Arrêté du 3 avril 2002 modifiant l’arrêté du [56] NF EN ISO 11058 (juin 2010 – indice de classement :
31 décembre 2001 modifiant l’arrêté du 9 septembre 1997 relatif G38-140) : Géotextiles et produits apparentés – Détermination des
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tembre 1997 modifié relatif aux installations de stockage de déchets G38-141) : Géotextiles et produits apparentés – Détermination de
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de la masse surfacique des géotextiles et produits apparentés.
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