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Méthode des Déplacements en Génie Civil

Ce document présente la méthode des déplacements pour l'analyse des structures hyperstatiques. La méthode consiste à introduire des déplacements aux nœuds pour transformer le système en un système isostatique équivalent. Les étapes clés incluent le choix d'un système de base, le calcul des diagrammes de moment unitaires et de charge, puis la résolution du système d'équations pour déterminer les déplacements réels aux nœuds.

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Méthode des Déplacements en Génie Civil

Ce document présente la méthode des déplacements pour l'analyse des structures hyperstatiques. La méthode consiste à introduire des déplacements aux nœuds pour transformer le système en un système isostatique équivalent. Les étapes clés incluent le choix d'un système de base, le calcul des diagrammes de moment unitaires et de charge, puis la résolution du système d'équations pour déterminer les déplacements réels aux nœuds.

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Centre Universitaire Abdelhafid Boussouf –Mila

01 ANNEE MASTER GENIE CIVIL-STRUCTURE

Mécanique des structures

LECHEHEB. M
Chapitre 04:

Méthode des
déplacements
4.1. Introduction :

La méthode des déplacements ou des


déformations est une des méthodes les plus
utilisées pour le calcul des systèmes
hyperstatiques. Les déformations (rotations et
translations) sont les inconnues.
4.2. Nombre d’inconnues de la méthode :
Le nombre d’inconnues de la méthode des déplacements est
égal au nombre de rotations des nœuds et le nombre de
translations du portique .

-Nombre de rotations : le nombre de rotations d’un portique


est égal aux nombre de nœuds intermédiaires rigides (Nr =
nœuds intermédiaires rigides).
- Nombre de translations : le nombre de translations
possibles du portique :
4.3. Intérêt de la méthode des déplacements :
On réduit considérablement avec cette méthode le nombre des
inconnues surabondantes et elle permet de déterminer la
matrice de rigidité unique du système.

Exemple1 :

Figure 4.1 : Poutre hyperstatique

Dans la Figure 4.1, la méthode des trois moments nous donne


6 équations à 6 inconnues ; alors que la méthode des
déplacements nous donne seulement 4 inconnues (car les
rotations aux nœuds 1 et 6 sont nuls)
Exemple 2 :
Dans cet exemple (figure 4.2) nous avons 3 inconnues par
liaison encastrée ; ce qui fait en tout 9 inconnues.
La statique nous donne trois
équations (une équation de
moment et 2 équations de
projection de toutes les forces
appliquées).
Le degré d’hyperstaticité est ( fois hyperstatique).
Puisque ce système est une structure non déplaçable (𝑁𝑡 = 2𝑛
− (𝑏 + 𝑙) = 2.4 − (3 + 6) = −1) alors nous avons seulement une
seule inconnue puisque nous avons un seul nœud
intermédiaire (le nœud 4). Donc l’inconnues 𝑍1 c’est la rotation
au nœud 4.
4.4. Principe de la méthode des déplacements
La méthode des déplacements est utilisée pour le calcul des
structures constituées de barres droites encastrées dans les
nœuds.
Globalement, le principe de la méthode est décrit par les trois
étapes suivantes :

a. On détermine le système de base en bloquant


(encastrements spéciaux) tous les nœuds intermédiaires de la
structure réelle dans le cas d’une structure non déplaçable.
Si le système est déplaçable, on bloque aussi les nœuds
intermédiaires (encastrements spéciaux) et en bloque aussi
les translations à l’aide de butée (Figure 4.3b).
Chaque élément de la structure travaille seul comme le
modèle bi-encastré ou encastré-articulé.
Structure initiale Structure de base
(hyperstatique)
Figure 4.3 : Portique hyperstatique

b. Afin d'obtenir un système équivalent à la structure initiale,


on applique des déplacements (inconnus) correspondant aux
liaisons ajoutées (Figure 4.3C).
Figure 4.3 : Portique hyperstatique

Les inconnues du problème dans le cas considéré (Figure


4.3C) sont : Z1: Rotation du nœud 1. Z2: Rotation du noeud 2.
Z3: Rotation du nœud 3. Z4: Rotation du nœud 4. Z5:
Translation horizontale des nœuds 1 et 2, la variation de
longueur de la barre 1-2 étant négligée. Z6: Translation
horizontale des nœuds 3 et 4, la variation de longueur de la
barre 3-4 étant négligée.
c. Pour obtenir les déplacements inconnus (Z1, Z2, Z3, Z4,
Z5, Z6) on écrit qu'il y a équilibre des réactions (moments ou
forces) apparaissant dans chaque liaison ajoutée sous l’effet
des forces extérieures et des déplacements imposés. Soit :

Z1=Σ des moments réactifs dans l'encastrement (1) = 0.


Z2=Σ des moments réactifs dans l'encastrement (2) = 0
Z3=Σ des moments réactifs dans l'encastrement (3) = 0.
Z4=Σ des moments réactifs dans l'encastrement (4) = 0.
Z5=Σ des réactions horizontales dans la liaison (2) = 0.
Z6=Σ des réactions horizontales dans la liaison (4) = 0.
Exemple : barre 1-2 et barre 1-3 :

Figure 4.4 : Portique de la


figure 4.3. (Exemple : barre
1-2 et 1-3)

Pour terminer, on retient que la méthode des déplacements


est caractérisée par :
- Le blocage des rotations des nœuds intermédiaires et des
translations du portique.
- Donc un seul système de base possible, donc une façon
unique de mettre le problème en équations (de ce fait, la
méthode est particulièrement indiquée pour le calcul
automatique).
4.5. Classification des structures :
On distingue deux types de structures :
A- Portiques ou structures à nœuds fixes (dit structure
non déplaçable):
Ce sont des structures dont les nœuds ne peuvent subir que
des rotations (Figure 4.5). Une structure à nœuds fixes
possède autant de nœuds intermédiaires que de rotations
inconnues Z.

Figure 4.5 : Système hyperstatique non déplaçable


B- Portiques à nœuds déplaçables (structures
déplaçables)
Ce sont des structures dont les nœuds intermédiaires
peuvent subir en même temps des rotations et des
translations (Figure 4.6).

Figure 4.6 : Système hyperstatique déplaçable


4.6. Principe du nœud fixe
Considérons le schéma de la Figure 4.7 dans lequel deux
barres AB et AC relient un nœud A à deux nœuds B et C qui
sont fixes en translation dans le plan XY.

Figure 4.7 : Principe du nœud fixe en translation


En toute généralité, le point A ne sera mobile que si les
longueurs AB et AC varient.
Le principe du nœud fixe en translation s’énonce comme suit :
Si, dans un plan XY, un nœud A est relié par deux barres AB et
AC à deux nœuds B et C, tous deux fixes en translation dans
ce plan, le point A peut à son tour être considéré comme fixe
en translation.
4.7. Principe du nœud mobile
L’hypothèse simplificatrice à la base de la Méthode des
rotations, notamment, la déformabilité aux efforts normaux est
négligeable, revient à supposer l’incompressibilité des barres.
Les degrés de liberté de la structure à considérer dès lors sont :
- Le degré de liberté en rotation des nœuds.
- Le degré de liberté en translation horizontale de toute la file
des éléments horizontaux.
-Le degré de liberté en translation verticale de toute la file des
éléments verticaux
Ainsi, il suffit désormais d’un blocage simple en translation selon
l’axe d’une file des éléments pour que tous les nœuds de cette
file ne translatent pas. En conséquence, la structure
cinématiquement déterminée (Figure 4.8) est obtenue en
disposant d’un blocage simple associé à chacun des degrés de
liberté précités. Les blocages simples
ainsi requis, en nombre, constituent les inconnues
cinématiques. Celles-ci sont donc de deux natures :
- Les angles de rotation aux nœuds intermédiaires ;
- Les déplacements horizontaux ou verticaux du système.
Pour l’exemple de la Figure
suivante, on a :

- 6 blocages de rotations de
nœuds intermédiaires
- 2 blocages de déplacements
horizontaux. Figure 4.8

- 1 blocage de déplacements verticaux.


Soit au total M = 9 et la structure d’origine munie de ces 9
blocages simples
4.8. Sollicitations des barres :
Les barres sont sollicitées soient par :
- Les charges extérieures (réparties, ponctuelles, …) (connues)
Ce sont les inconnues
- Les rotations des nœuds intermédiaires ………….. Ce sont les
-Les translations …………………………………....... inconnues

4.9. Les moments fléchissants et les réactions des barres


soumises à des déplacements et des charges
Les calculs des moments et les réactions peuvent être menés
par les méthodes exposées précédemment (Méthode des trois
moments et Méthode des forces).
Les diagrammes des moments et les réactions des charges
extérieures les plus courantes sont regroupés dans les deux
tableaux suivants.
4.10. Equations d’équilibre
Chaque équation exprime l’équilibre des réactions apparaissant
dans une liaison ajoutée. Dans chaque liaison (𝑖) introduite, la
résultante des réactions, engendrées par les forces extérieures
R𝑖F et par les déplacements appliqués 𝑅𝑖𝑗 (𝑅𝑖𝑗=𝑟𝑖𝑗.𝑍𝑗), doit être
nulle. pour une structure à n inconnues (n déplacements
inconnus des nœuds), le système d’équations s’écrit :
 r11Z1  r12 Z2  ...  r1n Zn  R1F  0
 r Z  r Z  ...  r Z  R  0
 21 1 22 2 21 n 2F

 .......................................................
 rn 1Z1  rn 2 Z2  ...  rnn Zn  R nF  0
Ou encore sous forme condensée :

Sous forme matricielle le système d’équations canoniques


s’écrit :

est appelée matrice de rigidité.


-R𝑖F : réaction qui apparaît dans la liaison ajoutée i sous
l’action de la sollicitation globale F .
-𝑍𝑗 est le déplacement inconnu appliqué.
-𝑟𝑖𝑗 est la réaction dans la liaison i sous l’action d’un
déplacement unitaire, rotation ou translation selon la nature de
la liaison j, appliqué à la liaison j.

4.11. Les étapes de calcul par la méthode des


déplacements:
L’application de la méthode des déplacements peut se résumer
aux étapes élémentaires suivantes :
-Déterminer le nombre d’inconnues (𝑁𝑟 𝑒𝑡𝑁𝑡)
-Ecrire les n équations canoniques.
- Choisir le système de base (système isostatique le plus
simple)
-Tracer le diagramme des moments fléchissants 𝑀0 du
système isostatique due aux charges extérieures (𝑍1 = 𝑍2 = ⋯
= 𝑍𝑛 = 0)
-Tracer les diagrammes ou épures unitaires 𝑚𝑖 (𝑖=1,…,𝑛)
correspondant au système isostatique sans charges extérieures
et avec 𝑍𝑖=1 et les autres inconnus nuls.
-On calcul tous les coefficients de réaction ( 𝑟𝑖𝑗,𝑅𝑖0) { l’aide des
diagrammes.
-Résolution du système d’équations canoniques pour obtenir les
déplacements des nœuds.
-Correction des épures unitaires

-On fait la somme des épures unitaires corrigées

-En dernier, on obtient le diagramme des moments fléchissants


final du système hyperstatique réel en faisant la somme des
moments suivants
Exemple: On considère le portique suivant, construire le diagramme du
moment fléchissant, de l’effort tranchant et de l’effort normal. EI est constante.
Système de base :

On Trace le diagramme unitaire (m1) et celui des charges


extérieures ( M0)
Etat 0 : Charges extérieures

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