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Exercices d'Analyse Complexe et Résidus

Ce document contient plusieurs exercices sur l'analyse complexe. Les exercices portent sur des sujets comme les fonctions analytiques, les séries de Laurent, les résidus et les intégrales de contour.

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Mohamed Houhou
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Exercices : Jean-François Burnol

Corrections : Volker Mayer


Relecture : François Lescure
Exo7

Jusqu’à l’infini

1 Divers
Exercice 1

Montrer qu’il existe une (unique) fonction analytique sur C \ [−1, 1] qui vaut a2 − 1 pour a > 1. Indication :
montrer pour commencer que la formule f (a) = exp( 12 Log(a − 1) + 21 Log(a + 1)) donne une solution sur
l’ouvert C\] − ∞, 1]. Puis montrer que g(a) = − exp( 21 Log(−a − 1) + 12 Log(−a + 1)) = − f (−a) est analytique
sur C\[−1, +∞[. Enfin montrer que g(a) = f (a) dans le demi-plan supérieur et aussi dans le demi-plan inférieur
en calculant f (±i) et donc g(±i) et en expliquant pourquoi a priori le quotient g(a)/ f (a) est constant dans ces
deux demi-plans. [002851]

Exercice 2
1. On considère la fonction analytique φ (a) = Log(a − 1) − Log(a + 1) dans le demi-plan supérieur et la
fonction analytique ψ(a) = Log(a − 1) − Log(a + 1) dans le demi-plan inférieur. Montrer que φ et ψ
sont la restriction à leurs demi-plans respectifs d’une fonction analytique sur C \ [−1, +1]. Indication :
il y a plusieurs raisonnements possibles et plusieurs indications possibles. Donc, débrouillez vous.
2. On considère la fonction a 7→ a−1
a+1 . Quelle est l’image par cette fonction de l’intervalle ] − 1, 1[ ? Quelle
est l’image par cette fonction de C \ [−1, +1] ? En déduire que la fonction composée Φ(a) = Log a−1 a+1
existe et est analytique sur C \ [−1, +1]. Retrouver le résultat de la question précédente (et montrer que
φ , ψ et Φ coïncident dans les intersections deux-à-deux de leurs ouverts de définitions).
3. Quel est le développement en série de Laurent de la fonction analytique Φ dans la couronne 1 < |a| < ∞ ?
Que vaut par exemple |a|=2 Φ(a)a18 da ?
R

[002852]

Exercice 3
Prouver pour a > 1 : √
Z 2π
1 sin θ a2 − 1 − a
dθ = √
2π 0 a + sin θ a2 − 1
En utilisant l’un des exercices précédents montrer que la formule a un sens et est valable pour a ∈ C \ [−1, +1].
Correction H [002853]

Exercice 4
Que vaut en fonction de R > 0
z2 + 1
Z
3 2
dz ?
|z|=R z − z − 4z + 4
[002854]

Exercice 5

1
Soit P(z) = Az4 + . . . un polynôme de degré au plus 4. Montrer que |z|=R zP(z)
R
5 −1 dz est indépendant de R pour
R > 1. En faisant tendre R vers l’infini en déduire que cette valeur constante est 2πiA. Prouver alors via le
théorème des résidus : A = 15 ∑w5 =1 wP(w). [002855]

Exercice 6 Résidu à l’infini


Soit f une fonction analytique pour {|z| > R}. On pose :

1
Z
Res( f , ∞) = − f (z)dz
2πi Cr

avec Cr le cercle {|z| = r} parcouru dans le sens direct. Montrer que le terme de droite est bien indépendant de
r > R. On notera le signe −. On dit que Res( f , ∞) est le “résidu à l’infini” de f . Soit f une fonction holomorphe
sur C à l’exception d’un nombre fini de singularités isolées. Montrer le théorème suivant : la somme de tous les
résidus (y compris celui à l’infini) de f est nulle. [002856]

Exercice 7
Soit f une fonction holomorphe sur Ω \ {z1 , . . . , zN }, avec Ω le domaine intérieur à une courbe de Jordan γ.
Soit gn (z) la partie principale (partie singulière) de f en la singularité isolée zn . Prouver la formule intégrale
générale de Cauchy :

1 f (w)
Z
∀z ∈ Ω \ {z1 , . . . , zN } f (z) = ∑ gn (z) + dw
16n6N 2πi ∂Ω w − z

f (w) n (w)
Pour cela, remarquer d’abord Res( w−z , zn ) = Res( gw−z , zn ) ; puis montrer que le résidu à l’infini de la fonction
gn (w)
w−z de w ∈ C \ {zn }, est nul. On pourra utiliser l’exercice 6.
Correction H [002857]

2 Contours infinis
Exercice 8 Morceaux de Résidus
Soit f présentant en z0 un pôle simple. Soit Cr (α, β ) l’arc de cercle w = z0 + reiθ , α 6 θ 6 β , parcouru dans le
sens direct des θ et avec 0 < β − α 6 2π. Prouver :

β −α
Z
lim f (z) dz = 2πi Res( f , z0 )
r→0 Cr (α,β ) 2π

Que se passe-t-il si le pôle est d’ordre plus élevé ?


Correction H [002858]

Exercice 9 Lemme de Jordan


Soit f une fonction définie et continue sur le domaine {Im(z) > 0, |z| > R}, ou seulement sur une suite
de demi-cercles {Im(z) > 0, |z| = Rn } de rayons tendant vers l’infini. On suppose lim |z|→∞ | f (z)| = 0 (ou
Im(z)>0
lim sup | f (z)| = 0.) Montrer (on utilisera sin(θ ) > π2 θ pour 0 6 θ 6 π2 ) :
n→∞ Im(z)>0, |z|=R
n

Z
lim f (z)eiz dz = 0 (ou l’analogue avec les Rn )
R→∞ z=Reiθ , 0<θ <π

Correction H [002859]

Exercice 10

2
iz
En considérant l’intégrale de ez sur un contour allant de −R à +R le long de l’axe réel en contournant 0 par
un petit demi-cercle, puis qui revient de +R à −R par le demi-cercle dans le demi-plan supérieur, démontrer
R ∞ sin x π
0 x dx = 2 .
Correction H [002860]

Exercice 11
Déterminer les intégrales (semi-convergentes) de Fresnel 0∞ cos(x2 )dx et 0∞ sin(x2 )dx en considérant l’inté-
R R

grale de exp(−z 2 ) sur le contour z = x, 0 6 x 6 R, z = R exp(iθ ), 0 6 θ 6 π , z = xei π4 , R > x > 0. On rappelle


4
l’identité R exp(−πu2 )du = 1.
R

Correction H [002861]

Exercice 12
−t
Que vaut Γ( 12 ) = 0∞ e√t dt ? (faire un changement de variable t = πu2 pour se ramener à la Gaussienne). En
R

considérant un contour passant par l’axe réel, puis un quart de cercle, puis l’axe imaginaire, puis un petit quart
de cercle évitant l’origine prouver :
Z ∞ −t Z ∞ −ix
e π e
√ dt = exp(i ) √ dx
0 t 4 0 x
R ∞ cos x R ∞ sin x
et en déduire les valeurs des intégrales √ dx et √ dx (qui ne sont que semi-convergentes). Comparer
0 x 0 x
aux intégrales de Fresnel. [002862]

Exercice 13
Reprendre l’exercice précédent et déterminer pour 0 < a < 1 les valeurs des intégrales (semi-convergentes)
cos x sin x
Z ∞ Z ∞
dx et dx
0 xa 0 xa
en utilisant la fonction Gamma. À propos prouver que ces intégrales ne sont que semi-convergentes (i.e. pas
absolument convergentes). [002863]

Exercice 14
Confirmer par le calcul des résidus la valeur connue (arctan . . . !) :
dx
Z
2

R 1+x

On appliquera le théorème des résidus au contour direct comportant le segment [−R, +R] et le semi-cercle de
rayon R dans le demi-plan supérieur, pour R → +∞. [002864]

Exercice 15
R eiξ x R cos(ξ x)
Justifier R 1+x2 dx = R 1+x2 dx pour ξ ∈ R. Prouver par un calcul de résidu

eiξ x
Z
2
dx = πe−|ξ | .
R 1+x

Suivant le cas ξ > 0 ou ξ < 0 on complètera le segment [−R, +R] par un semi-cercle dans le demi-plan supé-
rieur, ou inférieur, afin que la contribution du semi-cercle tende vers 0 pour R → ∞. On peut aussi observer que
l’intégrale est une fonction paire de ξ et que l’on peut donc se restreindre à ξ > 0. [002865]

Exercice 16
Prouver, pour tout x ∈ R :
1 1
Z
e−iξ x (πe−|ξ | )dξ = .
2π R 1 + x2

3
0
et 0∞ en utilisant le fait que exp est sa propre primitive (ce calcul n’utilise
R R
Il suffit d’évaluer séparément −∞
donc pas la notion de fonction analytique et le théorème des résidus). On remarquera que l’on retombe sur
la fonction 1/(1 + x2 ), ce qui n’est pas un hasard (formule d’inversion pour les transformations intégrales de
Fourier). [002866]

Exercice 17
Déterminer
1 1 + x2 1
Z Z Z
dx dx dx
R 1 + x4 R 1+x
4
R 1 + x 2 + x4

[002867]

Exercice 18
R e iξ x
Préciser pourquoi R 1+x 4 dx est une intégrale convergente pour ξ ∈ R, est une fonction réelle et paire de ξ , et
utiliser un calcul de résidus pour établir, pour ξ > 0 :
π −ξ /√2
Z +∞
cos(ξ x) ξ π
dx = e sin( √ + )
0 1 + x4 2 2 4
Cette formule est-elle valable pour ξ < 0 ? [002868]

Exercice 19
1. Déterminer Z +∞
dx
0 1 + x3
Pour ce calcul, on considérera le contour allant le long de l’axe réel de 0 à R puis de R à jR le long d’un
cercle puis de jR à 0 par un segment ( j = exp(i 2π3 )). On écrira d’une part chacune des trois contributions
à l’intégrale de contour, en faisant attention au sens de parcours, et l’on utilisera d’autre part le théorème
des résidus.
2. On note,
R dz
pour |w| = 1 et certaines valeurs spéciales de w (que l’on précisera) étant exclues, J(w) l’inté-
grale 1+z +
3 le long du segment infini wR . Déterminer J(w) en fonction de w.

[002869]

π
3 Développement de sin πz et produit infini d’Euler
Exercice 20
Le but de ce problème est d’établir les deux formules importantes :
π 1 (−1)n 1 ∞
2z
∀z ∈ C \ Z = + lim ∑ = + ∑ (−1)n 2
sin πz z N→+∞ −M6n6N z − n z n=1 z − n2
M→+∞
n6=0

N
z2
∀z ∈ C sin(πz) = lim πz ∏ (1 − )
N→∞
n=1 n2
(−1)n
1. Montrer la convergence de la série ∑∞
n=1 z−n (regarder les sommes partielles pour les indices pairs).
/ Z fixé, soit N > |z| − 12 et RN le carré {|x| 6 N + 12 , |y| 6 N + 21 }, et
2. On pose f (w) = sinππw . Soit z ∈
f (w)
CN = ∂ RN son bord parcouru dans le sens direct. Exprimer 2πi 1 R
CN w−z dw à l’aide du Théorème des
résidus.
R f (w)
3. Montrer CN w dw = 0 (on notera que f est impaire) et en déduire :

1 f (w) 1 z
Z Z
π
dw = dw
2πi CN w−z 2πi CN sin πw w(w − z)

4
4. On rappelle l’identité sin(w) = sin(x) ch(y) + i cos(x) sh(y) pour w = x + iy. Montrer | sin w|2 = sin2 x +
sh2 y (x, y ∈ R . . . ). En déduire | sin(πw)| = ch(πy) > 1 sur les bords verticaux du carré et | sin(πw)| >
sh(π(N + 21 )) > sh(π 12 ) = 2.301 · · · > 1 sur les bords horizontaux. Conclure la preuve de

π 1 2z
= + ∑ (−1)n 2
sin πz z n=1 z − n2

avec convergence uniforme pour |z| borné.


5. Reprendre la même technique et prouver :

π cos(πz) 1 1 2z
∀z ∈ C \ Z = lim ∑ = +∑ 2 ,
sin(πz) N→∞
−N6n6N z − n z n=1 z − n2

avec convergence uniforme pour |z| borné.


2
6. On veut maintenant prouver : sin(πz) = limN→∞ πz ∏Nn=1 (1 − nz 2 ) On fixe une fois pour toutes R > 0,
2
πz
et on va montrer la formule pour |z| < R. Soit N avec N > R et notons fN (z) = sin(πz) ∏Nn=1 (1 − nz 2 ),
prolongé par continuité en les n, |n| 6 N. Montrer que fN est holomorphe et ne s’annule pas sur D(0, R).
7. Soit γ : [0, 1] → C∗ le chemin γ(t) = fN (tz). On a donc γ(0) = 1, γ(1) =  et γ(t) 6= 0 pour tout
RfN (z),
dw
t. Par un théorème démontré en cours (lequel ?) on a γ(1) = γ(0) exp γ w . En déduire fN (z) =
R 0 
f (tz)
exp 01 fNN (tz) zdt .
8. Soit ε > 0. En utilisant la convergence uniforme pour |z| borné du développement en fractions de π(πz),
montrer que pour N suffisamment grand, on a | fN0 (w)| 6 ε| fN (w)| pour tout w ∈ D(0, R), puis en déduire

N  0 |z| < R =⇒ | fN (z)| 6 eε|z| 6 eεR

9. En déduire limN→∞ fN (z) = 1, uniformément sur D(0, R). Conclure la preuve du produit infini de Euler
pour sin(z).
[002870]

4 Produits infinis
Au cas où je ne l’aurais pas rédigé dans le polycopié, j’explique ce qu’il y a à savoir : on écrit L = ∏∞ n=1 qn
si L = limN→∞ q1 q2 · · · qN . Supposons tous les qn non nuls. On dira que le “produit infini converge” si, non
seulement L existe, mais si de plus L 6= 0. On démontre (ce n’est pas évident avec des qn complexes, ou
négatifs, et je vous conseille fortement d’y réfléchir) que c’est le cas si et seulement si la série ∑∞
n=1 Log qn est
convergente (par convention Log(−1) = +iπ). Lorsque certains des qn sont nuls, on dit que le produit converge
si il existe N avec qn 6= 0 pour n > N et si ∏∞
n=N qn converge. Lorsque le produit converge on a nécessairement
(pourquoi ?) lim qn = 1 (c’est nécessaire, pas suffisant). Nous travaillerons principalement avec des produits
“absolument convergents”.
Exercice 21 Produit absolument convergent
N
Soit un , n > 1 des nombres complexes. Montrer : 1 + ∑Nn=1 |un | 6 ∏Nn=1 (1 + |un |) 6 e∑n=1 |un | . En déduire que la
suite croissante ∏Nn=1 (1 + |un |) a une limite finie si et seulement si ∑∞n=1 |un | < ∞. On suppose maintenant être
dans ce cas, et de plus ∀n 1 + un 6= 0. Montrer alors ∑∞ n=1 |Log(1 + u ∞
n )| < ∞, et en déduire que ∏n=1 (1 + un )
converge. On conviendra donc de dire que ∏∞ ∞
n=1 (1 + un ) est “absolument convergent” si ∑n=1 |un | < ∞, et on
vient donc de prouver qu’un produit absolument convergent est convergent. C’est principalement, la seule chose
que vous ayez à savoir sur ce sujet. [002871]

Exercice 22
Pour quelles valeurs de p (réel) ∏∞ −p
k=1 (1 + k ) converge ? [002872]

5
Exercice 23
 
z2
Étant admis que sin(πz) = πz ∏∞
k=1 1 − k 2 , prouver :

+∞  z z
sin(πz) = πz ∏ 1 − ek
k=−∞ k
k6=0

et justifier la convergence absolue du produit. [002873]

Exercice 24
 
z2
Étant admis sin(πz) = πz ∏∞
k=1 1 − k 2 , prouver :

+N
z−k
sin(πz) = πz lim ∏ ,
k=−N,k6=0 −k
N→∞

puis établir pour tout α ∈


/Z:
+N  
z
sin(π(z − α)) = − sin(πα) lim ∏ 1−
N→∞
k=−N α +k

Montrer que le résultat reste valable si l’on remplace dans le produit −N par −N ± 1 ou +N par +N ± 1. En
déduire : !

z2
cos(πz) = ∏ 1 − 1
k=0 ( 2 + k)2
avec un produit absolument convergent. [002874]

Exercice 25
On rappelle la formule π(πα) = limN→∞ ∑+N
k=−N
1
α−k , pour α ∈ C \ Z. Montrer :

+∞  
sin(π(α − z)) −π(πα)z z z
=e ∏ 1− e α+k
sin(πα) k=−∞ α +k

avec un produit absolument convergent. [002875]

Exercice 26
Établir la convergence et évaluer les produits infinis suivants :
∞   ∞  
1 2
∏ 1 + n(n + 2) ∏ 1 − n(n + 1)
n=1 n=2

n3 − 1 ∞
n2 + 1
∏ 3 ∏ 2
n=2 n + 1 n=1 n

Les trois premiers s’obtiennent par des réarrangements simples. Pour le dernier, utiliser le produit infini de sin z.
[002876]

Exercice 27
On suppose ∑n>1 |un |2 < ∞. Montrer que les deux séries ∑ un et ∑ Log(1+un ) sont soit toutes deux convergentes
soit toutes deux divergentes (on suppose ∀n un 6= −1). Donc si ∑n>1 |un |2 < ∞ le produit infini ∏∞ n=1 (1 + un )

est convergent si et seulement si la série ∑n=1 un converge. [002877]

6
Exercice 28
i

i
Montrer que ∏∞ ∞
k=1 (1 + k ) diverge tandis que ∏k=1 1 + k converge. [002878]

7
Correction de l’exercice 3 N
Si z = eiθ , alors sin θ = z−z iθ
2i et dz = ie dθ . D’où

z2 − 1
Z 2π
1 sin θ 1 z − z dz 1 dz
Z Z
dθ = = 2
.
2π 0 a + sin θ 2π |z|=1 2ia + z − z iz 2iπ |z|=1 z + 2iaz − 1 z

Il suffit alors d’utiliser le théorème des résidus.

Correction de l’exercice 7 N
Rappelons la formule de Cauchy pour f holomorphe sur Ω (donc sans singularités) :
1 f (w)
Z
f (z) = dw.
2iπ ∂Ω − z
w
Il s’agit ici d’obtenir une version généralisée pour des fonctions f ayant des singularités z1 , ..., zN ∈ Ω. Fixons
f (w)
z ∈ Ω \ {z1 , ..., zN } et considérons G(w) = w−z . Cette fonction a un pôle simple en w = z et :

Res(G, z) = lim (w − z)G(w) = f (z).


w→z

Les autres singularités de G dans Ω sont z1 , ..., zN . Par définition, le résidu de G en z j est le « coefficient a−1 »
de la série de Laurent de G en z j . Or
1
G(w) = f (w) = ∑ bk (w − z j )k ∑ cl (w − z j )l
w−z k>0 l∈Z

1
puisque w 7→ w−z est holomorphe au voisinage de z j (et bien sûr on peut calculer les bk , mais ce n’est pas utile).
On remarque que pour calculer a−1 interviennent seulement les indices (k, l) qui vérifient k + l = −1. Comme
k > 0 on a l = −1 − k < 0. D’où :  
g j (w)
Res(G, z j ) = Res ,zj .
w−z
On peut maintenant utiliser l’exercice 6 ou alors conclure directement : si R0 = 2 max{|z|, |z j |}, alors pour tout
R > R0 ,  
1 g j (w) g j (w)
Z
dw = ∑ Res ,ξ .
2iπ |w|=R w − z ξ ∈{z,z }
w−z
j

R g j (w)
Par conséquent, l’intégrale |w|=R w−z dw ne dépend pas de R > R0 . Or, il existe C > 0 tel que

g j (w) C
w − z 6 |w|2 , |w| > R0 ,

ce qui entraîne Z
g (w) C
Z
j
|w|=R w − z |w|=R |w|=R |w|2 |dw| = 0.
dw 6 lim
0 0

D’où  
1 g j (w) g j (w)
Z
0= dw = Res , z j + g j (z).
2iπ |w|=R0 w−z w−z
Il suffit alors d’appliquer le théorème des résidus à G pour conclure :
1
Z
G(w) dw = f (z) − g1 (z) − ... − gN (z).
2iπ ∂Ω

Correction de l’exercice 8 N
R
Dans le calcul
R
des intégrales on est souvent confronté à des passages à la limite (du genre limR→∞ CR f (z) dz
ou limr→0 Cr f (z) dz dans le cas ou 0 est une singularité que l’on contourne, CR un morceaux de cercle comme

8
dans les exercices ici). Cet exercice et le suivant donnent des outils très pratiques pour ce genre de calculs.
Si f a z0 comme pôle simple, sa série de Laurent en z0 est de la forme

f (z) = a−1 (z − z0 )−1 + a0 + a1 (z − z0 ) + .... = ∑ ak (z − z0 )k .


k>−1

Par convergence normale de cette série


Z Z Z β
k
f (z) dz = ∑ ak (z − z0 ) dz = ∑ ak (reiθ )k ireiθ dθ
Cr (α,β ) k>−1 Cr (α,β ) k>−1 α
!
ei(k+1)β − ei(k+1)α
= ia−1 (β − α) + r ∑ rk ak .
k>0 (k + 1)
i(k+1)β i(k+1)α
−e 2
On en déduit l’enoncé de l’exercice en observant que e (k+1) 6 et en faisant tendre r → 0.

k+1

Correction de l’exercice 9 N
Pour ε > 0 il existe R > 0 tel que | f (z)| 6 ε pour tout |z| > R, Im z > 0. Si CR est le demi-cercle supérieur
orienté alors
Z Z π Z π
i(Reiθ )
| iz
f (z)e dz| = | f (Re )e iθ iθ
iRe dθ | 6 ε e−R sin θ R dθ
CR 0 0
Z π Z π
2 2
−R θ2 π
= 2ε Re−R sin θ dθ 6 2ε Re dθ = 4ε(1 − e−R 4 ) 6 8ε.
0 0

Correction de l’exercice 10 N
Utiliser les exercices 8 et 9.

Correction de l’exercice 11 N
2
Par holomorphie de z 7→ e−z ,
Z R Z Z 0
−x2 −z2 2
e dx + e dz + e−z dz = 0.
0 CR Reiπ/4

Notons I1,R la première intégrale ci-dessus, I2,R la deuxième et I3,R la troisième. Alors,

1
Z
−x2 1
Z
−πu2
√ π
lim I1,R = e dx = e π du = .
R→∞ 2 R 2 R 2
iπ/4 t 2
Comme e−z = e−(e ) = e−it 2 = cos(t 2 ) − i sin(t 2 ) pour z = eiπ/4t on a
2

Z R
cos(t 2 ) − i sin(t 2 ) eiπ/4 dt

I3,R = −
√0 Z
R Z R 
2 2 2 2 2
=− cos(t ) + sin(t )dt + i cos(t ) − sin(t )dt .
2 0 0

Il suffit alors de déterminer limR→∞ I2,R pour en déduire les intégrales de Fresnel. Si on pose z = Reiθ , alors
Z Z π
4
−z2 2 e2iθ
e dz = e−R iReiθ dθ
CR 0

ce qui implique
π π
R
Z Z
4 2
−R2 cos(2θ ) 2 cos(α)
|I2,R | 6 R e dθ = e−R dα.
0 2 0

9
π β
Du changement de variables β = 2 − α et du fait que sin β > 2 pour β ∈ [0, π2 ] on déduit que :
Z 0 π π
R R R −R2 β 2 2
Z
2
−R2 sin(β ) −R2 β2
|I2,R | 6 − e dβ 6 e dβ = − e 2 6 → 0
2 π
2
2 0 2 0 R


cos(x2 )dx = sin(x2 )dx =
R∞ R∞
lorsque R → ∞. Conclusion 0 0 4 .

10

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