fours électriques :
Les fours sont des appareils ayant une chambre de travail isolée thermiquement dans laquelle on
dispose une charge. Les fours à résistances peuvent se diviser en fours à «chauffage direct » et en
fours à « chauffage indirect » les fours à chauffage indirect peuvent, suivant le mode de transfert de
la chaleur des résistances à la charge, être groupés en fours à rayonnement, en fours à conductions
et en fours à convection. Le chauffage électrique présente le plus souvent des avantages tels que la
simplicité, la possibilité d'une régulation précise, la propreté, etc, .... De ce fait, les fours électriques
ont trouvé d’innombrables applications dans l'industrie à titre d'exemple la fusion, le chauffage, le
traitement thermique le séchage et la stérilisation des produits organiques utilisés dans les industries
chimique et alimentaire.
Le four électrique à résistances est sans doute le plus connu et le plus répandu des appareils
électrothermiques. Son utilisation industrielle remonte en effet au début des années 20, et sa
technique n'a cessé de se perfectionner depuis, avant les fabricants concevaient les fours selon des
processus traditionnels ce qui nécessite des dépenses plus ou moins importantes au cours de leurs
exploitation.
PARTIE THERMIQUE:
BASE THÉORIQUE
1 - 1 Transmission de la chaleur:
1 -1-1 Définition: La partie thermique dans l'établissement d'un projet de four à convection forcée
a comme base essentielle des différences de température, ces dernières sont toujours
accompagnées par des transmissions de chaleur, les lois de la transmission de la chaleur jouent un
rôle essentiel dans l'étude des différents fours industriels. La chaleur est une forme d'énergie, c'est
une forme dégradée car on peut souvent transformer différentes formes d'énergie en chaleur, mais la
réciproque n'est pas vraie, par ailleurs toutes les pertes d'énergie dans les machines et les
transformations (frottement tourbillons, pertes de charge etc ... ) se transforment en chaleur et
peuvent se produire par des échauffements. Pour qu'il ait transfert de chaleur, il faut un écart de
température de même que pour un écoulement de fluide il faut un écart ;}. h (hauteur ou pression) et
pour écoulement d'électricité une différence de potentiel U
1-1-2 Les modes de transmission de chaleur:
La chaleur se transmet suivant différentes modes :
La conductivité ou conduction : transmission par contact direct de molécules à travers le
corps immobile et sans déplacement de matière, dû à une différence de température. Le
rayonnement: transmission d'un corps immobile à un autre, sans contact matériel et sans
déplacement de matière. Le rayonnement et une vibration électromagnétique qui se transmet dans le
vide à la vitesse de la lumière (300.000 km/s). La convection: transmission d'un corps à un fluide ou
inversement le corps ou le fluide étant en contact direct et en mouvement l'un par rapport à l'autre.
Le mélange: valable pour deux fluides mis en contact intime comme son non l'indique. En général,
les phénomènes naturels et industriels comportent plusieurs modes simultanés de transmission.
La convection : C'est la transmission de chaleur d'un fluide à une paroi avec mouvement des
molécules, les molécules chaudes se substituant aux molécules froides et vice versa. On distingue la
convection naturelle dans laquelle le mouvement du fluide est uniquement dû à sa variation de
température, et la convection forcée dans laquelle le mouvement du fluide est dû non seulement à sa
variation de température mais à un moyen mécanique (pompe, ventilateur ), il convient de remarquer
que, dans le mouvement, les molécules chaudes viennent au contact des molécules froides et ainsi
une certaine quantité de chaleur est transmise par conduction, l'autre partie étant transmise par
convection proprement dite c'est la superposition de ces deux phénomènes qu'on appelle la
convection. En introduisant la notion de la pression dans , on peut dire que si le mouvement est
entretenu par une différence de pression appliquée extérieurement comme dans le cas de
l'écoulement à travers une canalisation, on utilise le terme de convection forcée, si d'autre part le
mouvement est dû à des variations de densité ou à l'action de la pesanteur, on utilise le terme de
convection libre.
PARTIE ELECTRIQUE II Principes généraux régissant les
résistances:
Notion de volume chauffant.
Lorsque le chauffage d'une charge se fait essentiellement par convection, la charge est placée dans
un courant de gaz, très fréquemment de l'air, préalablement chauffé, circulant à grande vitesse.
Toutefois, la convection est utilisée non seulement pour chauffer la charge mais également pour
extraire l'énergie des éléments chauffants. La technique du chauffage par les résistances consiste à
placer dans le circuit de convection des résistances remplissant un certain volume. Fréquemment les
échanges de chaleur dans les fours sont mixtes: ils font appel simultanément à la convection et au
rayonnement; dans ce cas le volume des résistances est étalé sur les parois. Cependant, les
véritables fours à convection ont une source de chaleur extérieure au four et thermiquement isolée
de ce dernier, l'air est surchauffé par cette source et il est envoyé à travers la charge à laquelle il
cède une partie de son énergie. Donc pour éviter le rayonnement des éléments chauffants sur la
charge il est nécessaire de les disposer soit derrières un écran soit dans une chambre séparée
L'effet Joule,
Aussi connu sous le nom de première loi de Joule, définit la relation entre le courant traversant un
conducteur et la chaleur émise par celui-ci. Ce phénomène est nommé ainsi en l'honneur de James
Prescott Joule qui l'a étudié dans la première moitié du 19 ème siècle.
Loi de Joule
À résistance constante et pour un courant périodique ou continu, la puissance dispersée par effet
Joule dans un conducteur ohmique correspond au produit de sa résistance par le carré de l'intensité
efficace qui le traverse.
Par définition, la puissance est la quantité d'énergie par unité de temps. Par conséquent, on peut
calculer la quantité d'énergie dissipée sous forme de chaleur en multipliant la puissance par la durée
du phénomène.
Concrètement, quand un courant électrique traverse un conducteur, une partie de l'énergie reçue est
transférée à l'échelle microscopique aux molécules de ce conducteur, ce qui entraine une élévation
de sa température. C'est ce phénomène que la loi de Joule permet de quantifier en calculant
la puissance dissipée sous forme de chaleur. Celle loi dit que « la puissance dissipée par effet Joule
dans un conducteur ohmique est proportionnelle à la résistance de ce conducteur et au carré de
l'intensité du courant qui le traverse ». On cite souvent la formule P=R⋅I2 bien
que formellement celle-ci ne soit valable que si R et I restent constants. C'est à dire en courant
continu, et pour les conducteurs dont la résistance ne dépend pas de la température.
Dans la pratique, en première approximation, on peut souvent considérer R constant une fois atteint
un point de fonctionnement stable. Quant au courant, pour les signaux périodiques, on peut ramener
la formule à celle évoquée plus haut simplement en remplaçant la valeur de l'intensité par la valeur
de l'intensité efficace.
Enfin, comme la loi de Joule s'applique aux conducteurs ohmiques – et qui par définition respectent
aussi la loi d'Ohm – on peut aussi déterminer la puissance dissipée par effet Joule à l'aide de la
tension, ce qui mène à l'égalité suivante:
Pjoule = R⋅Ieff2 = Ueff2÷R
Les résistances électriques :
Le choix Les matériaux destinés à la fabrication des éléments chauffants doivent répondre à la
majorité des exigences suivantes :
1- Leur température de fusion doit largement dépasser la limite d'emploi.
2- Une résistance mécanique élevée, permettant leur utilisation dans un environnement industriel
agressif (vibration, chocs, etc .... ).
3- Résistivité variant peu avec la température ce qui implique que la puissance appelée par la
résistance variera aussi peu avec la température, on évitera ainsi les complications au niveau de
la régulation.
4- Résistivité stable dans le temps afin d'éviter le phénomène de vieillissement.
5- Une bonne résistance physico-chimique car l'ambiance du four peut contenir des éléments
attaquant les résistances, soit par corrosion ou par formation de composés plus ou moins
complexes à faible température de fusion, en rendant les éléments chauffant fragiles. Parfois il
est difficile de trouver des matériaux répondant à tous ces critères. Les fabricants de résistances
comme les utilisateurs doivent adopter des solutions de compromis. Cependant, les résistances
les plus répandues dans le marché industriel sont fabriquées avec des matériaux présentant le
plus grand nombre de ces qualités.
Type des résistances :
Les résistances métalliques:
Elles sont fournies par le concepteur à partir de fontes simples disponibles dans le commerce: fil,
ruban, et aussi tube et tôle. Parmi les métaux et alliages pour résistances, on trouve les alliages
classiques qu'on divise en deux catégories principales :
- alliages de nickel –chrome
- alliage fer- chrome - aluminium.
Il existe des tableaux résumant les principales caractéristiques pour les nuances utilisées pour
confectionner ces deux types de résistances, ainsi le choix de l'utilisateur ou du consommateur se
fera suivant les exigences de l'application industrielle.
Les métaux spéciaux:
L'utilisation de ces métaux concerne des fours assez peu courant, comme les fours sous vide ou
les fours spéciaux sous hydrogène. les principales caractéristiques de ces résistances leur
température limite d'utilisation très élevée. Il s'agit du:
- molybdène de 1600 à 1700.
-tungstène de 2500 à 2700.
-tantale de 2300 à 2400.
Dû au coût élevé, seuls des spécialistes très avertis peuvent se lancer dans la confection des
résistances les utilisant.
Résistances non métalliques :
Les résistances non métalliques utilisées industriellement sont divisées en deux catégories
- résistances en graphites : utilisées spécialement dans les fours de traitement thermique
sous vide.
-résistances en métaux céramiques: les plus utilisées industriellement sont celles en carbure
de silicium et de molybdène. Ces matériaux sont difficiles à élaborer, seuls quelques fabricants
sont aptes à les produire.
-Résistances blindées: À cause de leur contexture ils sont employés pour un usage particulier
par exemples dans les fours ventilés à basse température ou pour éviter quelques problèmes
courants comme les problèmes d'isolation électrique. Leur fabrication nécessite des outillages et
procédés particuliers et reste l'apanage de quelques spécialistes
Groupement des résistances :
Les résistances peuvent être montées et groupées de différentes façons. Les groupements les
plus courants sont:
- Le couplage en série ou les résistances équivalentes est égale à la somme des résistances
élémentaires.
Le couplage en parallèle ou la conductance équivalente est égale à la somme des conductances
élémentaires
- Le couplage mixte combinant les deux montages précédents. - Le couplage série-parallèle qui,
par la manœuvre d'un commutateur approprié, permet de faire varier la puissance dissipée dans
un rapport 1 à 4.
-Le couplage étoile-triangle qui est destiné à être alimenté en courant alternatif triphasé, permet
de faire varier, par un commutateur, la puissance dans un rapport 1 à 3. Des commutateurs
électromécaniques permettent de passer d'un montage à l'autre et donc de faire varier la
puissance instantanée dissipée dans le four. En courant alternatif triphasé, le couplage triangle
par exemple est utilisé pendant la montée en température, puis le couplage étoile pendant le
maintien en température . Les figures présentent quelques exemples des résistances
équivalentes à un groupement de résistances.
Formes et dispositions des résistances:
Les résistances se présentent sous des formes diverses: fils, tiges, bandes, rubans, etc. Le choix
dépend d'un grand nombre de considérations, entre autres:
- volume de la chambre de chauffe.
-Température: valeur, précision demandée, choix du mode de transmission de la chaleur
(rayonnement, convection naturelle ou forcée, conduction).
-tension d'alimentation
- puissance électrique nécessaire
- nature du courant d'alimentation (continu ou alternatif: monophasé, triphasé ou diphasé). La figure
présente le schéma et le mode d'alimentation des résistances chauffantes.
Installation électriques
Constitution des installations
Les installations industrielles des automatismes sont constituées de deux parties distinctes appelées :
circuit de commande et circuit de puissance.
I.1. Circuit de commande
Il comporte l’appareillage nécessaire à la commande des récepteurs de puissance.
On trouve :
La source d’alimentation
Un appareil d’isolement (sectionneur).
Une protection du circuit (fusible, disjoncteur).
Un appareil de commande ou de contrôle (bouton poussoir, détecteur de grandeur physique).
Organes de commande (bobine du contacteur).
La source d’alimentation et l’appareillage du circuit de commande ne sont pas nécessairement celle
du circuit de puissance, elle dépend des caractéristiques de la bobine.
I.1. Circuit de puissance
Il comporte l’appareillage nécessaire aux fonctionnements des récepteurs de puissance suivant un
automatisme bien défini.
On trouve :
Une source de puissance (généralement réseau triphasé)
Un appareil d’isolement (sectionneur).
Une protection du circuit (fusible, relais de protection).
Appareils de commande (les contacts de puissance du contacteur).
Des récepteurs de puissances (moteurs).
I. Les appareils de commande, de signalisation et de protection
I.1. Disjoncteur
C’est un appareil de protection qui comporte deux relais, relais magnétique qui protège contre les
court-circuit et un relais thermique qui protège contre les surcharges.
Disjoncteurs Symbole
I.2. Sectionneur
Sa fonction : Assurer le sectionnement (séparation du réseau) au départ des équipements. Dans la
plupart des cas il comporte des fusibles de protection.
Sectionneur fusible Symboles : en circuit de puissance et en circuit de commande
Le pouvoir de coupure est le courant maximal qu’un appareil de sectionnement peut interrompre sans
aucun endommagement.
Le sectionneur n’a pas de pouvoir de coupure, il doit être manipulé à vide.
I.3. Interrupteur sectionneur
Interrupteur sectionneur Symbole
L’interrupteur sectionneur a un pouvoir de coupure, peut être manipulé en charge.
I.4. Fusible
C’est élément comportant un fil conducteur, grâce à sa fusion, il interrompe le circuit électrique
lorsqu’il est soumis à une intensité du courant qui dépasse la valeur maximale supportée par le fil.
Cartouche fusible cylindrique et à couteaux Symbole
Il existe plusieurs types de fusibles :
gF : fusible à usage domestique, il assure la protection contre les surcharges et les courts-circuits.
gG : fusible à usage industriel. Protège contre les faibles et fortes surcharges et les courts-circuits.
Utilisation : éclairage, four, ligne d’alimentation, …
aM : cartouche à usage industriel, pour l’accompagnement moteur, commence à réagir à partir de 4In
(In est le courant prescrit sur le fusible), protège uniquement contre les courts-circuits. Utilisation :
Moteurs, transformateurs, …
I.1. Relais thermique
Le relais de protection thermique protège le moteur contre les surcharges.
Réglage du courant
Test contact (95-96)
Annulation défaut
Relais thermique Symbole
I.2. Le contacteur
Le contacteur est un appareil de commande capable d'établir ou d'interrompre le passage de
l'énergie électrique. Il assure la fonction COMMUTATION.
En Technologie des Systèmes Automatisées ce composant est appelé Préactionneur puisqu'il se
trouve avant l'actionneur dans la chaîne des énergies.
Bobine Contact de
Contacteur commande
Contacts de
puissances
Symbole
I.3. Capteur de fin de course
Les interrupteurs de position mécanique ou capteur de fin de course coupent ou établissent un circuit
lorsqu’ils sont actionnés par un mobile
Interrupteur de position Symbole
I.4. Bloc auxiliaire temporisé
Les blocs auxiliaires temporisés servent à retarder l'action d'un contacteur (lors de sa mise sous tension
ou lors de son arrêt)
Bloc auxiliaire temporisé Symboles
I.5. Bloc de contacts auxiliaires
Le bloc de contact auxiliaire est un appareil mécanique de connexion qui s’adapte sur les contacteurs.
Il permet d’ajouter de 2 à 4 contacts supplémentaires au contacteur. Les contacts sont prévus pour être
utilisés dans la partie commande des circuits. Ils ont la même désignation et repérage dans les schémas
que le contacteur sur lequel ils sont installés (KA, KM...).
2 CONTACTS 4 CONTACTS
Bloc de contacts auxiliaires Symbole
I.6. Contacteur auxiliaire
Il ne comporte que des contacts de commandes.
Contacteur auxiliaire Symbole
I.7. Lampes de signalisations
Signalisation visuelle du fonctionnement normal du système, ou défauts.
Lampe de signalisation Symbole
II. Les moteurs asynchrones triphasés
II.1. Principe de fonctionnement
Si l’on entraîne un aimant permanent (N S) en rotation autour de l’axe X Y (figure1), on constate
qu’un disque de cuivre, monté libre en rotation sur le même axe, est entraîné en rotation par l’aimant
mais tourne un peu moins vite que ce dernier.
Figure 1
Explication :
Le champ magnétique tournant, produit par l’aimant en rotation, induit dans le disque conducteur en
cuivre des courants de Foucault. Ceux-ci d’après la loi de Lenz doivent s’opposer à la cause qui leur a
donné naissance. Comme les courants induits ne peuvent empêcher la rotation de l’aimant, ils
entraînent le disque en rotation, ce qui diminue le déplacement relatif du champ , mais, en aucun cas,
le disque ne peut atteindre la vitesse du champ sinon il y aurait suppression du phénomène qui est à
l’origine des courants induits.
Création d’un champ tournant en triphasé (figure 2)
Si on alimente 3 bobines identiques placées à 120° par une tension alternative triphasée :
Une aiguille aimantée, placée au centre, est entraînée en rotation ; il y a donc bien création d’un
champ tournant.
Un disque métallique en aluminium ou en cuivre est entraîné dans le même sens que l’aiguille
aimantée.
En inversant deux des trois fils de l’alimentation triphasée, l’aiguille, ou le disque tourne en sens inverse.
Figure2
Ce principe est appliqué au moteur asynchrone en remplaçant la partie tournante par élément
cylindrique appelé rotor qui comporte un bobinage triphasé accessible par trois bagues et trois balais,
ou une cage d’écureuil non accessible, à base de barres en aluminium.
Dans les deux cas, le circuit rotorique doit être mis en court-circuit
Rotor bobiné
Rotor à cage d’écureuil
I.1. Détermination du couplage
A partir de les indications données par la plaque signalétique et le réseau d’alimentation l’utilisateur
doit coupler adéquatement les enroulements du stator soit en triangle soit en étoile.
Plaque signalétique
Si la plus petite tension de la plaque signalétique du moteur correspond à la tension entre phases du
réseau on adopte le couplage .
Si la plus grande tension de la plaque signalétique du moteur correspond à la tension entre phase
du réseau on adopte le couplage Y.
Réseau d’alimentation Plaque signalétique Couplage
230V 400V 230V 400V Y
230V 400V 400V 690V
Tension d’un Tension entre deux
enroulement enroulements
Tension simple Tension composée
I.1. Couplages des enroulements sur plaque à bornes
On utilise des barrettes pour assurer le couplage choisi des enroulements sur la plaque à bornes du
moteur.
Enroulements Alimentation triphasée Alimentation triphasée
Plaque à bornes couplage étoile couplage triangle
I. Problème de démarrage des moteurs asynchrones
Le branchement du moteur au réseau électrique peut se réaliser par :
Démarrage direct : Si le courant de démarrage n’entraîne pas la détérioration des enroulements du
moteur ou l’installation accompagnant. Utilisé pour les moteurs faibles puissances.
Utilisation d’un procédé de démarrage s’il y a risque de détérioration des enroulements du
moteur ou l’installation accompagnant.
I. Démarrage direct
I.1. Principe
Dans ce procédé de démarrage, le moteur asynchrone est branché directement au réseau
d’alimentation le démarrage s’effectue en un seul temps. Le courant de démarrage peut atteindre 4 à 8
fois le courant nominal du moteur. Le couple de décollage est important, peut atteindre 1,5 fois le
couple nominale.
I.2. Démarrage semi-automatique à un seul sens de marche
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans un sens de marche avec un bouton poussoir S1
et l’arrêter par l’arrêter avec un bouton poussoir S0.
I.2.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
L1, L2, L3 : alimentation triphasée
Q1
Q1 : sectionneur fusible
KM1 : contacteur principal 1
KM1
F1 : relais thermique
M : moteur triphasé
F1 U1 W1
V1
M
3
I.2.2. Circuit de commande
L1
Q1
F1
S0
S1
KM1
KM1
I.3. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation, par un bouton poussoir
S1 pour le sens 1, par un bouton poussoir S2 pour le sens 2 et un bouton poussoir S0 pour l’arrêt.
I.3.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
KM1 : contacteur sens 1
Q1
KM2 : contacteur sens 2
KM1 KM2
U1 W1
F1 V1
M
3
I.3.2. Circuit de commande
Q1
F1
S0
S1 KM1 S2 KM2
KM2 KM1
Verrouillage électrique
KM1 KM2
I.4. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche avec butées de fin de course
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation par l’action de deux
boutons poussoirs, S1 pour le sens 1, S2 pour le sens 2. Chaque sens est arrêté par une butée de fin de
course, respectivement S3 pour le sens 1 et S4 pour le sens 2. Un bouton poussoir S0 arrête le moteur à
n’importe quel instant.
I.4.1. Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)
I.4.2. Circuit de commande
Q1
F1
S0
S1 KM1 S2 KM2
S3 S4
KM2 KM1
KM1 KM2
I.5. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche avec butées de fin de course et
inversion de sens de rotation
Dans ce cas de démarrage, la butée S3 ou S4, une fois actionnée, elle change le sens de marche du
moteur.
I.5.1. Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)
I.5.2. Circuit de commande
Q1
F1
S0
S4 KM1 S2 KM2 S3
S1
S3 S4
KM2 KM1
KM1 KM2
II. Limitation du courant de démarrage
Contrairement au démarrage direct, le démarrage des moteurs moyennes et fortes puissances
nécessite l’utilisation de procédés de limitation de courant de démarrage tout en maintenant les
performances mécaniques de l’ensemble « moteur-machine entraînée ». Il existe deux types d’actions :
Action sur le stator : Consiste à réduire la tension aux bornes des enroulements statoriques. On
peut réaliser le démarrage par:
Couplage étoile-triangle,
Elimination des résistances statoriques,
Utilisation d’un auto-transformateur.
Ce type d’action est utilisé pour les moteurs moyennes puissances.
Action sur le rotor : Consiste à augmenter la résistance rotorique au
démarrage. On peut réaliser le démarrage par:
Elimination des résistances rotoriques,
Utilisation des moteurs à cages multiples …
Ce procédé de démarrage est accompagné en plus de la réduction du courant de démarrage,
d’une augmentation du couple de démarrage.
Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs fortes puissances.
I. Démarrage étoile-triangle
I.1. Principe
Le démarrage s’effectue en deux temps :
1er temps : chaque enroulement du stator est alimenté sous une tension réduite en utilisant le
couplage Y. Il est le temps nécessaire pour que la vitesse du moteur atteigne environ 80% de sa vitesse
nominale.
2ème temps : chaque enroulement du stator est alimenté par sa tension nominale changeant le
couplage au triangle.
1er temps : couplage Y 2ème temps : couplage
L1 L1
V U U
L2 L2
L3 L3
U : tension composée du réseau
V : tension simple du réseau
Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à couplage lors de leur fonctionnement normal.
Exemple :
Un moteur 400V/690V sur un réseau 230V/400V
I.1. Démarrage étoile-triangle semi-automatique à un sens de marche
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé en étoile-triangle dans un sens de rotation par un
bouton poussoir S1 et arrêter par un bouton poussoir S0.
I.1.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
KM1 : Contacteur « étoile »
1 KM2 : Contacteur « ligne »
Q
KM3 : Contacteur « triangle »
KM
KM3 KM1
M
F1
I.1.2. Circuit de commande
Solution1 :
Q1
S0 : Bouton poussoir arrêt
S1 : Bouton poussoir marche
F1
S0
S1
KM1
KM2 KM2
KM3 KM1
KM1 KM3 KM2
Solution2: En utilisant un contacteur auxiliaire (KA1)
Q1
F1
S0
S1 KM2
KA1 KM1 KA1
KM3 KM1
KM1 KM3 KM2 KA1
KA1: contacteur auxiliaire qui possède un contact temporisé retardé à l’ouverture.
I.2. Démarrage étoile-triangle semi-automatique à deux sens de marche
I.2.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
Q1 KM1 : Contacteur « sens1 »
KM2 : Contacteur « sens2 »
KM3 : Contacteur « étoile »
KM4 : Contacteur « triangle »
KM1 KM2
M KM4 KM3
3
I.2.2. Circuit de commande
Q1
F1
S0 KM1 KM2
S1 KM1 S2 KM2 KA1 KM3 KA1
KM2 KM2 KM4 KM3
KM1 KM2 KM3 KM4 KA1
II. Démarrage par élimination de résistances statoriques
II.1. Démarrage par élimination de résistances statoriques à un seul sens de marche
II.1.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
KM1 : contacteur « ligne »
Q1
KM2 : contacteur de court- circuit des
résistances (Ru,Rv,Rw).
KM1
(Ru,Rv,Rw) KM2
F1
U1 V1 W1
M
3
II.1.2. Circuit de commande
Q1
F1
S0
S1 KM1 KA1
KM1 KA1 KM2
II.2. Démarrage par élimination de résistances statoriques à deux sens de marche
II.2.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
Q1
KM1 KM2
KM1 : contacteur « sens1 »
KM2 : contacteur « sens2»
(Ru,Rv,Rw) KM3
F1
U1 V1 W1
M
3
II.2.2. Circuit de commande
Q1
F1
S0 KM1 KM2
S1 KM1 S2 KM2 KA1
KM2 KM1
KM1 KM2 KA1 KM3
III. Démarrage par élimination de résistances rotoriques
III.1. Principe
Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à rotor bobiné dont les enroulements sont couplés
en Y, et les trois sorties sont soudés à des bagues fixées sur l’arbre du moteur auxquels on peut insérer
des résistances à l’aide de balais frotteurs.
Ce démarrage consiste à alimenter le stator du moteur par la tension nominale et éliminer les
résistances rotoriques en plusieurs temps (3 temps au minimum).
1er temps : On insère la totalité des résistances dans les enroulements du rotor.
2ème temps : On diminue la résistance du circuit rotor en éliminant une partie des résistances insérées.
3ème temps : On élimine toutes les résistances rotoriques en court-circuitant les enroulements du rotor.
L1 L2 L3 L1 L2 L3 L1 L2 L3
M
M M
3
3 3
3ème temps
2ème temps
1er temps
III.2. Démarrage par élimination de résistances rotoriques à un seul sens de marche
III.2.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
Q1
KM1 : contacteur « ligne »
KM1 KM2 : contacteur « 2ème temps»
KM3 : contacteur « 3ème temps »
F1
R1 et R2 : deux groupes de résistances
M
KM3
R1
KM2
R2
III.2.2. Circuit de commande
Solution 1 :
Q1
F1
S0
S1 KM1 KM1 KM2 KM3
KM3
KM1 KM2 KM3
Solution 2 :
Q1
F1
S0
S1 KM1 KA1 KA2 KM3
KM3
KM1 KA1 KM2 KA2 KM3
III.3. Démarrage par élimination de résistances rotoriques, deux sens de marche (démarrage en
deux temps)
III.3.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
Q1
KM1 : contacteur « sens1 »
KM2 : contacteur « sens2 »
KM3 : contacteur « 2ème temps »
KM1 KM2
R1 : un groupe de résistances
M : moteur à rotor bobiné
F1
3 KM3
R1
III.3.2. Circuit de commande
Q1
F1
S0
S1 KM1 KM2 KM1 KM2 KA1
S2
KM2 KM1
KM1 KM2 KA1 KM3