Ratification de la Convention ASECNA
Ratification de la Convention ASECNA
_____
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE
PROJET DE LOI
autorisant la ratification de la convention
relative à l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne
en Afrique et à Madagascar (ASECNA),
PRÉSENTÉ
AU NOM DE M. François FILLON,
Premier ministre,
MESDAMES, MESSIEURS,
Annexes
Le contrôle de l’agence, tant sur le plan financier que sur les passations
de marchés, est renforcé, notamment par la révision des compétences du
contrôleur financier (titre IV).
PROJET DE LOI
Le Premier ministre,
Vu l’article 39 de la Constitution,
Décrète :
Article unique
Est autorisée la ratification de la convention relative à l’Agence pour la
sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA)
(ensemble sept annexes), signée à Libreville, le 28 avril 2010, et dont le
texte est annexé à la présente loi.
CONVENTION
relative à l’Agence
pour la sécurité de la navigation aérienne
en Afrique et à Madagascar (ASECNA)
(ensemble sept annexes)
• Considérant que le transport aérien contribue largement au renforcement des relations entre
les peuples ;
• Considérant que le développement de l'aviation civile doit se faire d'une manière sûre et
ordonnée ;
• Considérant qu'il est hautement souhaitable de coordonner l'action des États dans le
domaine de la formation du personnel, des services de la navigation aérienne et dans celui des
études et recherches sur les problèmes de circulation aérienne ;
• Désireux de poursuivre la mise en commun de leurs moyens pour mieux assurer la sécurité
aérienne ;
• Réaffirmant leur engagement commun fondé sur les principes de solidarité, d’unité et
d’équité ;
L’Agence est chargée de la fourniture des services de la navigation aérienne en route dans les
espaces aériens dont la liste est annexée à la présente convention, de l’organisation de ces
espaces aériens et des routes aériennes en conformité avec les dispositions de l’OACI, de la
publication de l’information aéronautique, de la prévision et de la transmission des
informations dans le domaine de la météorologie aéronautique.
Sur les aérodromes dont la liste est annexée à la présente convention, l’Agence est chargée de
rendre les services de circulation aérienne d’approche et d’aérodrome et d’assurer les services
de lutte contre l’incendie et de sauvetage des aéronefs ainsi que de la publication de
l’information aéronautique, de la prévision et de la transmission des informations dans le
domaine de la météorologie aéronautique, dans les conditions précisées aux statuts de
l’Agence annexés à la présente convention.
L’Agence est chargée de définir les spécifications relatives aux fonctions, systèmes et moyens,
ainsi que les procédures et les méthodes de travail mises en œuvre, de procéder à l’étude, à la
définition des spécifications, à l’achat, à la réception, à l’installation, à la vérification technique,
au maintien en condition opérationnelle, à l’exploitation des équipements et installations, des
systèmes de communication, de navigation, de surveillance et de gestion du trafic aérien ainsi
5
L’Agence est aussi chargée de la gestion d’écoles de formation pour les besoins de l’aviation
civile.
Elle peut en outre assurer des prestations d’études et de services en rapport direct avec ses
missions.
Les États parties assurent la sûreté des infrastructures et des équipements nécessaires aux
services de navigation aérienne implantés sur leurs territoires respectifs, pour ce qui excède les
responsabilités de l’Agence en sa qualité d’affectataire et de gestionnaire desdits équipements
et infrastructures.
Le Comité des ministres en charge de l’aviation civile des États parties est l'organe suprême de
l'Agence.
Le Comité des ministres est seul compétent pour autoriser l’Agence à engager une procédure
d’arbitrage à l’encontre d’un État partie.
Le président du Comité des ministres prépare, convoque et conduit les travaux du Comité et à
ce titre, propose son ordre du jour.
Le Comité des ministres peut charger son président de toute mission en rapport avec les
attributions du Comité.
Le président du Comité des ministres peut être saisi, dans les conditions définies à l’article 21
de la présente convention, en vue d’un règlement amiable de tout différend entre deux ou
plusieurs États parties, ou entre un ou plusieurs États parties et l’Agence.
Le Comité des ministres se réunit en session ordinaire une fois par an.
6
En cas d'empêchement d'un membre du Comité des ministres, celui-ci peut être remplacé pour
les besoins d'une réunion du Comité par toute autre personne désignée par l’État dont le
représentant est empêché, à l'exclusion des agents de l'Agence.
La préparation et le secrétariat des réunions du Comité des ministres sont assurés par le
président du Conseil d’administration.
L’Agence est administrée par un Conseil d’administration dont la composition et les attributions
sont déterminées dans les statuts annexés à la présente convention.
Les services de l'Agence peuvent concourir, dans les conditions à définir avec les autres parties
prenantes, à l'exécution de conventions de coopération technique en matière aéronautique ou
météorologique conclues entre tout autre État ou Organisme et les États parties bénéficiaires.
Ces opérations sont identifiées dans un compte budgétaire spécial dans la comptabilité de
l’Agence.
Afin de faciliter l’exécution des activités aéronautiques des États, le Conseil d’administration de
l’Agence peut, sur décision du Comité des ministres, procéder à la création de sociétés
spécialisées dans le domaine aéronautique. Ces sociétés sont régies par le droit national des
États dans lesquels elles exercent leur activité.
Ces services sont assurés par des moyens financiers propres à l’État signataire du contrat de
délégation de gestion. Ils font l'objet d’un budget et d’une comptabilité spécifiques.
Les actes de gestion de l’Agence au titre de ses missions objet de l’article 2 de la présente
convention n’affectent en aucune manière les biens et ressources relevant de sa gestion au titre
des contrats de délégation de gestion signés en application du présent article.
Les actes de gestion de l’Agence au titre de ses missions objet du présent article n’affectent en
aucune manière les biens et ressources relevant de sa gestion au titre de l’article 2 de la
présente convention.
Les contrats de délégation de gestion doivent être conformes à un contrat type établi par le
Conseil d’administration de l’Agence. Ce dernier approuve lesdits contrats de délégation et en
vérifie chaque année la bonne exécution technique et financière sur la base d’un rapport
élaboré par le directeur général de l’Agence ou par tout autre moyen qu’il juge approprié.
Dans l’hypothèse où la sécurité du personnel est menacée dans un État en raison des
circonstances mentionnées au premier alinéa du présent article, l'État concerné prend en
coordination avec l’Agence les dispositions nécessaires pour assurer la protection dudit
personnel, le cas échéant avec les moyens de l’Agence.
L’Agence est représentée dans les organes de gestion des aérodromes sur lesquels elle exerce
son activité.
L’État partie concerné prend les dispositions législatives, règlementaires ou conventionnelles
nécessaires pour faciliter l’application des dispositions du présent article.
Article 13 – Ressources
Pour faire face à ses dépenses, l'Agence dispose de ressources qui se composent :
L’Agence tient à la disposition des États parties une quote-part des redevances de navigation
aérienne, à titre de contribution au coût des services liés à la navigation aérienne que l’Agence
n’assure pas directement (service de recherche et de sauvetage, risque aviaire, enquêtes
accidents). Les modalités de détermination et d’affectation de cette quote-part sont déterminées
par le Conseil d’administration.
Article 15 – Régime comptable
Article 16 – Personnel
L’Agence recrute et emploie des personnels ressortissants des États parties suivant les
dispositions des statuts de l’Agence, du statut unique et du code de rémunération du personnel
annexés à la présente convention.
L'Agence peut employer dans les services installés dans un État partie des personnels non
ressortissants de cet État.
L'organisation et le fonctionnement de l'Agence sont précisés dans les statuts et le cahier des
charges de l’Agence ci-annexés.
Article 19 – Adhésion
La présente convention est ouverte à l'adhésion de tout État intéressé. Cette adhésion est
soumise à l’accord unanime des États parties exprimé par une résolution prise par le Comité
des ministres.
Lors de toute nouvelle adhésion, l’État adhérant met à la disposition de l’Agence les
installations et moyens nécessaires à son fonctionnement.
Article 20 – Ratification
La présente convention et ses annexes sont ratifiées suivant les formes prévues par la
Constitution de chaque État.
9
Tout différend entre États parties, ou entre un ou plusieurs États parties et l’Agence, relatif à
l’interprétation ou à l’application de la présente convention et de ses annexes, qui ne pourrait
être réglé par voie de consultations dans un délai de six (6) mois, est soumis au Conseil
d’administration par la direction générale puis, si le différend n’est pas résolu, à la médiation
du président du Comité des ministres qui fait rapport au Comité. Si nécessaire, le différend est
ensuite soumis à la médiation des chefs d’État des États parties. Si dans un délai de dix huit
(18) mois à compter de la naissance du litige, le différend n’est pas réglé, il est soumis en
dernier recours à une juridiction arbitrale dans les conditions définies au paragraphe 2 de
l’article 18 du statut international de l’Agence.
Article 22 – Dénonciation
1. Tout État partie peut dénoncer la présente convention en notifiant sa décision à l'État
dépositaire avec un préavis de neuf mois.
Pendant le délai de préavis prévu au premier alinéa du présent paragraphe, l'État concerné
peut suspendre sa décision de dénonciation de la convention. Il notifie sa décision de
suspension à l’État dépositaire de la convention qui en avise les autres États parties. Cette
suspension entraîne l'interruption du délai de préavis. Au-delà d'un délai de six mois à
compter de la date d'interruption du délai de préavis, la suspension vaut renonciation à
dénoncer la convention.
A l'expiration du délai de préavis, l'État concerné cesse de faire partie de l'Agence, sous
réserve que le protocole d’accord prévu au paragraphe 2 ci-dessous ait été approuvé et conclu
à cette date. A défaut, la dénonciation prend effet à la date fixée par le Comité des ministres.
Article 23 – Dissolution
L’Agence est dissoute de plein droit si le nombre des États parties se réduit à moins de six États
pendant une période de vingt-quatre mois. Elle peut être dissoute pour quelque cause que ce
ème
soit par accord des États parties statuant à la majorité des 4/5 .
La personnalité juridique de l’Agence subsiste pour les besoins de la liquidation.
En cas de dissolution, le Comité des ministres désigne et définit le mandat d’un liquidateur
chargé des opérations de liquidation.
Tout État partie peut proposer des amendements à la présente convention et à l’annexe
relative au statut international de l’Agence.
Toute proposition d'amendement est déposée auprès du président du Comité des ministres,
qui la transmet sans délai à tous les États parties.
Les amendements entrent en vigueur à l'égard de tous les États parties le trentième jour qui suit
le dépôt des instruments de ratification par tous les États qui ont voté en faveur de l’adoption
des amendements au sein du Comité des ministres.
1. Tout État partie peut proposer des modifications aux annexes V, VI et VII à la présente
convention telles que mentionnées à l’article 28 de la présente convention.
Le texte de tout projet de modification est communiqué aux États parties par le président du
Conseil d’administration au moins quatre mois avant la réunion à laquelle il est proposé pour
adoption.
11
Ces modifications sont examinées et adoptées par le Comité des ministres lors d’une session
ordinaire ou à l’occasion d’une session extraordinaire convoquée à cet effet.
L’adoption de ces modifications requiert le quorum des deux tiers des États parties et la
majorité des trois quarts des États présents et votants. L’abstention ne fait pas obstacle à
l’adoption des modifications. Ces modifications entrent en vigueur à la date fixée par le Comité
des ministres dans sa délibération.
2. Tout État partie peut proposer des modifications aux annexes II, III et IV à la présente
convention telles que mentionnées à l’article 28 de la présente convention.
Le texte de tout projet de modification est communiqué aux États parties par le président du
Conseil d’administration au moins deux mois avant la consultation à domicile à laquelle il est
procédé pour l’examen et l’adoption de ces modifications.
L’adoption de ces modifications requiert que les deux tiers au moins des États parties se soient
prononcés, à la majorité des trois quarts.
Article 26 – Enregistrement
1. Dès son entrée en vigueur, la présente convention abroge et remplace la convention relative
à l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar signée à
Dakar le 25 octobre 1974 et les amendements apportés à ladite convention.
L’Agence succède à l’ASECNA telle qu’instituée par la convention de Dakar du 25 octobre 1974
dans tous les droits et obligations de cette dernière, sous réserve que ces droits et obligations
soient compatibles avec la présente convention et ses annexes.
Article 29 – Effet de la convention et de ses annexes sur le droit interne des États parties
La présente convention et ses annexes priment sur le droit interne des États parties dans les
domaines qu’elles régissent.
En foi de quoi, les plénipotentiaires soussignés, dûment autorisés par leurs gouvernements
respectifs, ont signé la présente convention.
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXES
16
17
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXE I
STATUT INTERNATIONAL
18
STATUT INTERNATIONAL
DE L’AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
Les locaux de l’Agence comprennent les terrains, bâtiments et installations qu’elle occupe ou
utilise pour les besoins de son activité.
Les locaux de l’Agence sont inviolables. Les agents ou fonctionnaires des États membres ne
peuvent y pénétrer pour exercer leurs fonctions qu’avec le consentement ou sur l’invitation du
directeur général de l’Agence ou de son représentant. Ce consentement est présumé acquis
lorsqu’un sinistre rend nécessaire et urgente l’intervention des services de secours et de lutte
contre l’incendie.
1. Les communications officielles adressées à l’Agence ou envoyées par elle, quels que soient
leur mode de transmission et la forme sous laquelle elles sont expédiées, ne seront entravées
en aucune manière. Ces communications ne peuvent être censurées. Ces dispositions
s’étendent aux publications, documents, plans fixes et cinématographiques, pellicules et
enregistrements sonores entrant dans les missions de l’Agence, de même qu’au matériel des
expositions qu’elle peut organiser.
Les archives de l’Agence et, de manière plus générale, tous les documents lui appartenant ou
détenus par elle, sont inviolables en quelque lieu qu’ils se trouvent.
2. L’exécution des décisions de justice ne peut avoir lieu au siège de l’Agence ou de ses
représentations, délégations et établissements de formation, qu’avec le consentement du
directeur général, ou de son représentant désigné.
3. Les biens et avoirs de l’Agence, où qu’ils se trouvent et quel que soit leur détenteur, sont
exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de
contrainte ou de mesure conservatoire.
Le principe d’inviolabilité prévu aux articles 2, 3 et 4 du présent statut international n’est pas
opposable par l’Agence aux fonctionnaires, agents, experts et personnes dûment mandatés par
les États parties et les organisations internationales pour assurer la supervision de la sécurité de
la navigation aérienne dans des installations de l’Agence.
De plus, l’Agence consentira à la levée d’une des immunités prévues aux articles 2, 3, 4 et 5 du
présent statut international si cette immunité risque de gêner l’action de la justice ou
l’exécution des règlements de police et si elle peut être levée sans porter préjudice aux intérêts
de l’Agence.
Article 7 – Fonds et devises
1. Pour l’accomplissement des missions prévues par la convention, l’Agence, ses revenus,
avoirs et autres biens sont exonérés de tout impôt direct et indirect.
2. En raison de la mission de service public de sécurité de la navigation aérienne qui lui est
confiée par les États membres, l’Agence est exonérée de toute redevance et taxe liées à
l’utilisation de fréquences aéronautiques. Toutefois, sous réserve de l’alinéa premier du présent
article, elle s’acquitte des prix des services de télécommunication de tous ordres (téléphone,
télex, télécopie/fax, messagerie électronique, internet, etc.), dans les conditions fixées par les
opérateurs.
3. Les acquisitions et locations d’immeubles réalisées par l’Agence dans le cadre de ses activités
et pour son fonctionnement sont exonérées de droit d’enregistrement et de taxe de publicité
foncière.
Article 9 – Régime douanier
1. L’ Agence est exonérée de tous droits de douane et taxes d’effet équivalent, et exemptée de
toute prohibition et restriction d’importation et d’exportation, pour les équipements, matériels,
produits et marchandises nécessaires à la réalisation de ses activités. Cette exonération s’étend
aux publications, documents, plans fixes et cinématographiques, pellicules et enregistrements
sonores importés ou exportés entrant dans la mission de l’Agence ainsi qu’au matériel des
expositions qu’elle peut organiser.
20
2. Sont également admis en franchise de droits de douane et taxes d’effet équivalent et sont
exemptés de toute restriction ou mesure de prohibition à l’importation et à l’exportation, les
équipements et matériels usagés, envoyés en réparation par l’Agence aux centres de
maintenance de l’Agence ou vers les fournisseurs et vice-versa.
3. L’Agence transmet chaque année et toutes les fois que de besoin à l’administration
douanière de chaque État membre, la liste des équipements, matériels, produits et
marchandises visés au présent article.
Le directeur général, les directeurs, les représentants de l’Agence auprès des États membres,
l’agent comptable, le contrôleur financier et les autres membres du personnel ne doivent ni
solliciter, ni accepter des instructions, dans l’exécution de leur tâche, d’aucune autorité
extérieure à l’Agence. Chaque État membre s’engage à respecter le caractère international des
fonctions du personnel et des responsables de l’Agence et à ne chercher à influencer aucun de
ses ressortissants dans l’exécution de sa tâche.
L’Agence coopère constamment avec les autorités compétentes en vue de faciliter la bonne
administration de la justice, d’assurer l’exécution des règlements de police et d’éviter tous abus
auxquels pourraient donner lieu les immunités, privilèges et facilités prévus dans la présente
annexe.
En cas de désaccord, l’Agence et l’État partie concernée s’engagent à tout mettre en œuvre
pour résoudre le différend en faisant usage de la disposition prévue au deuxième alinéa du
présent article, avant de recourir au mécanisme de règlement des différends prévu à l’article 21
de la convention.
1. Le caractère d’utilité publique est reconnu le cas échéant, conformément aux législations
nationales, avec les effets qui découlent des dispositions de celles-ci relatives à l’expropriation
pour cause d’utilité publique, aux acquisitions immobilières nécessaires à l’implantation des
installations de l’Agence, sous réserve de l’accord des gouvernements intéressés. La procédure
d’expropriation pour cause d’utilité publique pourra être diligentée par les autorités
compétentes de l’État en cause, conformément à la législation nationale, en vue de réaliser ces
acquisitions à défaut d’accord amiable.
3. L’Agence devra faciliter, dans la mesure du possible, la réalisation des travaux d’intérêt
public à exécuter dans le territoire des États membres à l’intérieur ou dans le voisinage des
immeubles qui lui sont affectés.
21
1. Définitions
Aux fins du présent article, on entend par :
- « Personnels de l’ASECNA » : les différentes catégories de personnels occupant une
fonction au sein de l’ASECNA ;
- « État hôte » : État d’accueil du siège, de l’établissement ou du service de l’Agence dans
lequel sont employés les personnels de l’ASECNA visés par les dispositions du présent
article.
2. Le président, les membres du Conseil d’administration de l’Agence ainsi que leurs
suppléants et leurs conseillers, les représentants des États membres dûment mandatés, les
observateurs et représentants d’autres États, institutions ou organismes participant à des
réunions convoquées par l’Agence, jouissent, lorsqu’ils exercent leurs fonctions officielles et au
cours de leurs voyages à destination ou en provenance du lieu des réunions, des privilèges,
immunités et facilités suivants :
- Immunité d’arrestation ou de détention, ainsi que de saisie de leurs bagages
personnels ;
- Immunité de juridiction, pour les actes accomplis par eux en leur qualité officielle, y
compris leurs paroles et leurs écrits, même après la cessation de leurs fonctions.
L’immunité de juridiction ne joue cependant pas en cas de dommages résultant d’un
accident causé par un véhicule automobile ou tout autre moyen de transport leur
appartenant ou conduit par eux ou en cas d’infraction à la réglementation de la
circulation relative à ce moyen de transport ;
- Inviolabilité pour tous leurs papiers et documents officiels ;
- Exemption de toute mesure limitant l'immigration et de toute formalité d'immatriculation
des étrangers ;
- Même traitement en ce qui concerne les réglementations monétaires ou celles
concernant les opérations de change, que celui accordé aux représentants de
gouvernements étrangers en mission officielle temporaire ;
- Même traitement en matière douanière en ce qui concerne leurs bagages personnels
que celui accordé aux représentants de gouvernements étrangers en mission officielle
temporaire.
3. Les personnels de l’ASECNA en mission officielle sur le territoire d’un État membre et en
dehors de l’État hôte jouissent des privilèges, immunités et facilités suivants :
- Immunité de juridiction, pour les actes accomplis par eux en leur qualité officielle, y
compris leurs paroles et leurs écrits, même après la cessation de leurs fonctions.
L’immunité de juridiction ne joue cependant pas en cas de dommages résultant d’un
accident causé par un véhicule automobile ou tout autre moyen de transport leur
appartenant ou conduit par eux ou en cas d’infraction à la réglementation de la
circulation relative à ce moyen de transport ;
- Inviolabilité pour tous leurs papiers et documents officiels ;
- Exemption de toute mesure limitant l'immigration et de toute formalité d'immatriculation
des étrangers ;
- Même traitement en ce qui concerne les réglementations monétaires ou celles
concernant les opérations de change, que celui accordé aux représentants de
gouvernements étrangers en mission officielle temporaire.
4. Le directeur général de l’Agence, ses conjoints et enfants à charge, jouissent, sur le territoire
des États membres, des privilèges, immunités, facilités et mesures de courtoisie accordés aux
membres des missions diplomatiques étrangères accréditées auprès des gouvernements des
États membres.
22
En outre, le directeur général est soumis aux dispositions prévues aux paragraphes 6, 7 et 8 du
présent article.
5. Les directeurs, les représentants et les délégués de l’Agence dans les États membres, les
chefs des établissements de formation de l’Agence, leurs conjoints et enfants à charge,
jouissent, à condition qu’ils ne soient pas ressortissants de l’État hôte ou n’y aient pas leur
résidence permanente, des privilèges, immunités, facilités et mesures de courtoisie accordés
aux membres des missions diplomatiques étrangères accréditées auprès des gouvernements
des États membres.
Lorsque les directeurs, les représentants et les délégués de l’Agence dans les États membres,
les chefs des établissements de formation ont la nationalité de l’État hôte ou y ont leur
résidence permanente, ils bénéficient des privilèges et immunités suivants :
- Immunité de juridiction, même après la cessation de leurs fonctions, pour les actes
accomplis par eux en leur qualité officielle, y compris leurs paroles et leurs écrits.
L’immunité de juridiction ne joue cependant pas en cas de dommages résultant d’un
accident causé par un véhicule automobile ou tout autre moyen de transport leur
appartenant ou conduit par eux ou en cas d’infraction à la réglementation de la
circulation relative à ce moyen de transport ;
- Immunité d’arrestation et de détention pour les actes accomplis par eux en leur qualité
officielle ;
- Inviolabilité pour tous leurs papiers et documents officiels.
6. Les personnels de l’ASECNA jouissent des privilèges et facilités suivants, sous réserve que
ces personnels n’aient pas la nationalité de l’État hôte ou n’y aient pas leur résidence
permanente :
- Exemption pour eux-mêmes, leurs conjoints et les membres de leurs familles vivant à
leur charge, de toute mesure restrictive à l’immigration et à l’émigration ;
- Exemption pour eux-mêmes, leurs conjoints et les membres de leurs familles vivant à
leur charge, de toutes obligations de service national pendant leur séjour officiel ;
- Mêmes facilités de rapatriement pour eux-mêmes, leurs conjoints et les membres de
leurs familles vivant à leur charge que celles accordées normalement, en période de
crise internationale, aux membres du personnel des organisations internationales ;
- Exonération pour eux-mêmes, leurs conjoints et les membres de leurs familles vivant à
leur charge, de tous les impôts directs sur les traitements et émoluments à eux versés
par l’Agence ;
- Même traitement en matière de réglementation monétaire ou relative au contrôle des
changes que celui généralement accordé aux membres du personnel des organisations
internationales ;
- Droit d’importer en franchise leurs mobiliers et effets personnels à l’occasion de leur
première affectation dans l’État membre et dans les six (6) mois suivant celle-ci ;
- Importation d’un véhicule en franchise des droits et taxes. Ce droit est limité à un
véhicule par agent ;
- Exemption du régime de couverture sociale et du régime de cotisation retraite en
vigueur dans leur lieu d’emploi. L’Agence prendra les dispositions nécessaires pour les
affilier à l’institution de prévoyance sociale de leurs pays d’origine.
7. Les biens importés en franchise de droits et taxes par les personnels de l’ASECNA, ne
pourront être cédés à titre gracieux ou onéreux sur le territoire de l’État membre que
conformément à la réglementation en vigueur.
8. Pour les personnels de l’ASECNA ayant la nationalité de l’État hôte et soumis aux obligations
relatives au service militaire ou à tout autre service obligatoire, les autorités dudit État prendront,
en cas de mobilisation, et à la demande de l’Agence, les mesures qui pourraient être nécessaires
pour éviter l’interruption d’un service essentiel à la sécurité de la navigation aérienne.
23
10. Les privilèges et facilités prévus au paragraphe 6 du présent article sont accordés par tous
les États membres aux conditions définies audit paragraphe sauf lorsqu’un accord de siège ou
d’établissement conclu entre un État membre et l’Agence, avant l’entrée en vigueur de la
convention, en dispose autrement.
L’Agence communiquera, en temps voulu, aux autorités compétentes des États membres, la
liste des personnels non nationaux travaillant sur leur territoire.
1. Les immunités, privilèges et facilités prévus dans la présente annexe sont accordés dans
l’intérêt du bon fonctionnement de l’Agence et non pour assurer aux intéressés un avantage
personnel.
Les personnes bénéficiant des privilèges et immunités prévus à l’article 13 ci-dessus sont tenues
par une obligation spécifique de réserve.
Les responsables et les agents de l’ASECNA, les agents étrangers affectés à son siège ou dans
les représentations, délégations, établissements de formation et centres de contrôle régional, les
experts et les personnes effectuant des missions officielles auprès de l’Agence, doivent
posséder un document officiel de voyage délivré par leurs États respectifs et en cours de
validité au moment de la prise de fonction.
Il doit en outre leur être accordé des facilités pour l’obtention des visas dans le cadre de leurs
déplacements officiels.
24
1. L’Agence est responsable de tout dommage subi par des tiers du fait d’une faute commise
par elle ou ses préposés, experts et mandataires. Elle est notamment responsable des
conséquences dommageables de tout accident aérien résultant d’une telle faute. La
responsabilité ne peut être écartée qu’en cas de force majeure ou de faute de la personne lésée
ayant concouru à la réalisation du dommage.
2. En cas de faute des États membres ayant concouru à la réalisation du dommage, l’Agence
peut recourir au mécanisme de règlement des différends prévu à l’article 21 de la convention
aux fins de réparation du préjudice subi par elle du fait de l’indemnisation des tiers.
Article 18 – Arbitrage
1. L’Agence pourra insérer dans ses contrats, à l’exception des contrats qu’elle conclut avec son
personnel, des clauses permettant de soumettre tout différend contractuel à l’arbitrage.
Dans les quinze jours suivant la remise par la partie demanderesse de la demande écrite
d’arbitrage, les parties décident d’un commun accord de recourir à un tribunal arbitral ou à un
arbitre unique conformément aux procédures prévues aux 2.1 et 2.2 ci-dessous. Au terme de
ce délai, en cas de désaccord ou de silence de l’une ou des deux parties, le recours au tribunal
arbitral s’impose.
2.1 Le tribunal arbitral est composé de trois membres. Chacune des parties désigne un arbitre
dans les trente jours suivant la décision commune de recourir à un tribunal arbitral ou le
constat du désaccord ou du silence de l’une ou des deux parties sur le choix du type
d’arbitrage. Les deux arbitres ainsi nommés désignent d’un commun accord, dans les soixante
jours de cette décision ou de ce constat, le troisième arbitre qui assure la présidence du
tribunal.
Si dans les délais requis, l’une ou l’autre des parties ne désigne pas un arbitre ou si aucun
accord n’intervient sur la désignation du troisième arbitre, il sera procédé à ces désignations
par le Secrétaire général de la Cour permanente d’arbitrage.
En cas de vacance d’un arbitre, il est pourvu à la vacance selon la procédure prévue pour la
nomination initiale.
Le quorum sera constitué par la majorité des membres du tribunal et toutes ses décisions
seront prises à la majorité des voix.
2.2 L’arbitre unique est désigné par le président de la Cour permanente d’arbitrage, dans un
délai de trente jours à compter de la décision commune de recourir à un arbitre unique.
25
Le lieu de l’arbitrage sera décidé par l’arbitre unique. L’arbitrage aura lieu en langue française.
Le règlement de l’arbitrage est déterminé par les parties ou, à défaut, par l’arbitre unique.
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXE II
Les espaces délimités par les six régions d’information de vol (FIR) conformément au plan
régional de l’organisation de l’aviation civile internationale :
- FIR Brazzaville
- FIR Niamey
- FIR N’Djamena
- FIR Antananarivo
- FIR Dakar océanique
- FIR Dakar terrestre
29
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXE III
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXE IV
1.3. Aides à la navigation aérienne installées hors des aéroports confiés à l’ASECNA
- Contrôle d'approche ;
- Contrôle aérodrome ;
- Guidage de la circulation des aéronefs au sol ;
- Système de balisage des pistes et des voies de circulation ;
- Aides radio et visuelle à l'approche et à l'atterrissage, transmissions intéressant les
aérodromes visés à l'article 2 de la convention;
- Installations et services d'observations, de transmission et de prévision météorologiques ;
- Bureau de piste et informations aéronautiques ;
- Services de sauvetage et de lutte contre l’incendie.
Tous services concernant les aides terminales (paragraphe 2.2) de navigation aérienne, de
météorologie aéronautique et de lutte contre l’incendie sur les aéroports non visés par l'article
2 de la convention pour les États parties et sur les aéroports spécifiquement désignés pour les
États non parties.
36
37
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXE V
STATUTS DE L’ASECNA
38
STATUTS
DE L'AGENCE POUR LA SÉCURITÉ
DE LA NAVIGATION AÉRIENNE EN AFRIQUE
ET À MADAGASCAR
Le Siège de l’Agence est situé à Dakar, en République du Sénégal. Il peut être transféré dans
tout autre État membre, par décision du Comité des ministres.
L'Agence est compétente pour exercer les missions définies aux articles 2 et 10 de la
convention dans les espaces aériens dont la liste figure en annexe, qui lui sont confiés tant par
les États membres que par les États non membres.
Les listes des installations et services confiés à l'Agence ou susceptibles de lui être confiés en
application de l’article 2 et de l’article 10 de la convention figurent à l’annexe IV à la
convention.
Lors de toute adhésion d’un État, celui-ci établit la liste des biens affectés à l’Agence.
Le cahier des charges, objet de l’annexe VI à la convention, définit les obligations de l'Agence
dans le cadre des missions qui lui sont confiées.
Tous les biens mobiliers et immobiliers acquis ou construits par l’Agence, financés par les
ressources prévues à l’article 13 de la convention, relèvent du patrimoine de l’Agence.
Pour les bâtiments et installations financés par les ressources communautaires et situés sur le
domaine public des États, ces derniers prendront les dispositions législatives et règlementaires
permettant à l’Agence d’en conserver la propriété.
L’ASECNA a la jouissance des biens mobiliers et immobiliers qui lui sont affectés par chaque
État au titre de l’article 2 de la convention.
Chaque État demeure propriétaire des biens mobiliers et immobiliers qu’il a affectés à
l’ASECNA.
39
A défaut d’une réglementation ad-hoc applicable, les biens mobiliers ou immobiliers affectés à
l’Agence par les États et frappés de vétusté ou qui ne sont plus nécessaires à l’Agence pour
l’accomplissement de ses missions, font l’objet de la procédure suivante :
- le directeur général de l’Agence décide de leur remise à l’État propriétaire. Cette
décision est notifiée à l’État concerné dans les plus brefs délais ;
- la remise à l’État du bien, qui devra intervenir dans les deux mois suivant la notification
de la décision du directeur général, sera constatée par un procès verbal faisant mention
de toutes constatations utiles concernant le bien concerné. Au besoin, il sera joint au dit
procès verbal un rapport d’expertise établi par des techniciens désignés
contradictoirement par l’ASECNA et l’État intéressé.
1. Définitions
2. Lorsque l’ASECNA assure depuis le territoire d’un État membre la gestion d’un espace aérien
incluant celui de cet État, le retrait de celui-ci de l’ASECNA entraîne le transfert de la gestion de
cet espace aérien à l’exception de celui de l’État qui se retire, à un ou plusieurs autres États
membres.
3. En cas de retrait d’un État membre de l’ASECNA, l’Agence bénéficie de plein droit d’une
autorisation de poursuite de fourniture de services et de gestion d’installations et
d’équipements sur ou depuis le territoire de cet État, en vertu du paragraphe 3 de l’article 22
de la convention, pendant une période qui ne peut être inférieure, sauf accord des deux
parties, à trente six (36) mois. Cette autorisation est mise en œuvre dans les conditions
suivantes :
- dans les deux premiers mois de la période de préavis prévue au premier alinéa du
paragraphe 1 de l’article 22 de la convention, l’Agence notifie à l’État concerné la mise
en œuvre de l’autorisation de poursuite de fourniture et de gestion. La notification doit
faire mention des services communautaires à vocation générale et/ou régionale, des
immeubles, installations et équipements qui en sont le support, couverts par
l’autorisation, ainsi que de la durée prévisionnelle de l’autorisation. Cette durée
prévisionnelle est fixée en fonction de la durée nécessaire à l’Agence pour reconstituer
les services communautaires à vocation générale et/ou régionale qui étaient assurés sur
ou depuis le territoire de l’État se retirant de l’Agence, sur le territoire d’un ou de
plusieurs autres États membres ;
- si l’État concerné s’oppose à la durée prévisionnelle de l’autorisation fixée par l’Agence,
l’autorisation est soumise, pour sa durée de mise en œuvre, à la période de trente-six
(36) mois prévue au présent paragraphe ;
40
4. Sans préjudice des dispositions prévues au paragraphe 3 du présent article, en cas de retrait
d’un État membre de l’ASECNA, le sort du patrimoine utilisé par l’Agence dans cet État est fixé
comme suit :
- établissement d’un inventaire contradictoire dans les deux mois suivant le dépôt du
préavis de dénonciation de la convention. Cet inventaire doit faire apparaître la liste,
l’état et l’emplacement des biens affectés par l’État à l’Agence et des biens relevant du
patrimoine de l’Agence selon le critère défini au premier alinéa de l’article 3 des
présents statuts ;
- les biens affectés par l’État à l’Agence lui font retour à l’issue de la période de préavis
sauf dans l’hypothèse où ces biens sont indissociables de services, d’installations ou
d’équipements faisant l’objet d’une autorisation de poursuite de fourniture et de gestion
dans les conditions définies au paragraphe 3 du présent article. Dans cette hypothèse,
les biens affectés par l’État sont laissés en jouissance à l’Agence pendant la durée de
l’autorisation ;
- lorsque des biens affectés par l’État à l’Agence ont fait l’objet d’aménagements et/ou
d’installations financés par les ressources communautaires prévues à l’article 13 de la
convention, ces biens lui font retour en l’état à l’issue de la période de préavis ou, pour
les biens laissés en jouissance à l’Agence pendant la durée de l’autorisation de poursuite
de fourniture et de gestion prévue au paragraphe 3 du présent article, à l’expiration de
cette autorisation. L’Agence est indemnisée par l’État sur la base de la valeur financière,
établie à dire d’expert, à la date de l’expertise, des aménagements et/ou installations
financés par les ressources communautaires ;
- les biens relevant du patrimoine de l’Agence peuvent faire l’objet d’un traitement
différencié :
- transfert de biens mobiliers vers des établissements de l’Agence dans d’autres États
membres. L’Agence se réserve la possibilité de demander à l’État qui se retire une
participation au coût du transfert ;
- poursuite de la gestion dans les conditions définies au paragraphe 3 du présent
article ;
- rachat par l’État qui se retire, à sa demande et après accord exprès de l’ASECNA. Le
rachat s’effectue sur la base de la valeur comptable nette, établie à dire d’expert, des
biens concernés ;
- désaffectation et vente ;
- les biens qui ne rentrent dans aucun des cas de figure mentionnés ci-dessus,
notamment dans l’hypothèse d’un défaut d’acquéreur, doivent être repris par l’État
qui se retire, sur la base de la valeur comptable nette, établie à dire d’expert, à la
date de l’expertise, des biens concernés.
Dans tous les cas, le rachat, la reprise ou l’indemnisation par l’État concerné devra être établi
déduction faite d’un montant forfaitaire correspondant à la part, estimée à dire d’expert, à la
date de l’expertise, de cet État dans le financement des biens ou des aménagements et/ou
installations concernés.
Les installations et équipements faisant l’objet d’une autorisation de poursuite de gestion sont
traités, à l’expiration de cette autorisation, selon les différents cas de figure énoncés ci-dessus.
41
L'Agence est administrée par un Conseil d'administration assisté d'un directeur général.
er
CHAPITRE 1 - CONSTITUTION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Le Conseil d'administration est composé d’un administrateur pour chaque État membre.
Les États désignent les membres du Conseil d’administration chargés de les représenter, ainsi
que leurs suppléants éventuels.
Le président est nommé après accord du Comité des ministres, par le Conseil d'administration
parmi ses membres, au cours d'une réunion placée sous la présidence du doyen dans la
fonction des administrateurs.
Les fonctions du président expirent avec son mandat de membre du Conseil d'administration et
en tout état de cause, à l'issue de deux mandats de trois ans.
Ne peuvent être membres du Conseil d'administration que les citoyens des États membres
jouissant de leurs droits civiques. Les administrateurs doivent être choisis en fonction de leur
compétence en matière aéronautique.
Le Conseil d'administration peut être dissout pour cause de gestion contraire à l'intérêt public,
par une décision prise à la majorité des quatre cinquièmes des membres du Comité des
ministres.
Il est remplacé provisoirement par une délégation instituée par la même décision et chargée
d'expédier les affaires courantes.
Un nouveau Conseil est obligatoirement désigné dans les formes définies ci-dessus dans un
délai de trois mois au plus.
1. Le Conseil d'administration se réunit sur convocation de son président au moins deux fois
par an et plus souvent si les besoins de l'Agence l'exigent. Le président est, en outre, tenu de
réunir immédiatement le Conseil s'il y est invité par la moitié de ses membres au moins.
Le Conseil d’administration est assisté par une commission, dont il fixe la composition et les
modalités de fonctionnement, dans la préparation des points inscrits à l’ordre du jour de ses
sessions. Le contrôleur financier et l’agent comptable participent obligatoirement aux travaux
de cette commission.
Le Conseil ne peut valablement délibérer que lorsque les deux tiers au moins des États
membres sont représentés à la séance.
Si ce quorum n'est pas atteint, les délibérations seront remises à une séance ultérieure qui fait
l'objet d'une nouvelle convocation et ne doit se tenir au plus tôt que dix jours après la
précédente. Les délibérations sont alors valables quelque soit le nombre des membres
présents.
Les délibérations sont prises à la majorité absolue des votants, sauf celles qui font l'objet de
l’article 18 des présents statuts. En cas de partage, la voix du président est prépondérante.
Les procès-verbaux sont signés par le président. Ils font mention des personnes présentes. Une
ampliation est notifiée aux membres du Comité des ministres.
2. Il est institué au sein de l’Agence une Commission du Conseil chargée d’assister le Conseil
d’administration dans ses travaux.
Sa composition, ses attributions ainsi que les modalités de son fonctionnement sont fixées par
le Conseil d’administration.
43
Les membres du Conseil d'administration et, d'une manière générale, toute personne présente
aux séances, sont tenus au secret des débats.
Le président du Conseil est chargé du suivi des relations de l’Agence avec les États membres et
non membres.
Il prépare, convoque et préside les séances du Conseil, veille à l’exécution de ses décisions et
assure le suivi de la gestion de l’Agence.
Il présente au Comité des ministres le rapport annuel sur la situation de l'Agence et l'état des
différents services préparé par la direction générale et arrêté par le Conseil d’administration.
En cas d’urgence et sur l’initiative du directeur général, il peut autoriser des modifications
budgétaires qui seront soumises à approbation lors de la plus prochaine réunion du Conseil
d’administration.
Le directeur général assiste, avec voix consultative, aux séances du Conseil d'administration,
sauf lorsqu'il y est discuté de sa situation personnelle.
Dans le cadre des directives prises par le Comité des ministres, le Conseil prend toutes les
mesures nécessaires au fonctionnement de l'Agence.
Le Conseil peut proposer au Comité des ministres toutes les mesures pouvant concourir à
l'élaboration de la politique générale de l'Agence.
Le Conseil peut être saisi, dans les conditions définies à l’article 21 de la convention, en vue
d’un règlement amiable de tout différend entre deux ou plusieurs États membres, ou entre un
ou plusieurs États membres et l’Agence.
44
Article 17 - Délibérations
Sauf si le Conseil en décide autrement, les délibérations entrent en vigueur à compter de leur
adoption.
Toutefois, dans un délai de trente jours suivant l’entrée en vigueur d’une délibération, et sauf
cas d'extrême urgence, le gouvernement d'un État membre peut demander un second examen
d'une délibération qui n'aurait pas obtenu l'accord de l'administrateur chargé de le représenter.
3 - La majorité des voix est fixée aux deux tiers des États membres présents et votants.
Le directeur général doit avoir une formation aéronautique et une grande expérience
professionnelle jointe au sens du commandement. Il est nommé par le Conseil d’administration
après désignation par le Comité des ministres.
La durée du mandat du directeur général est de quatre ans, renouvelable une fois.
Lors de son entrée en fonction, le directeur général reçoit du Conseil d’administration une
lettre de mission pluriannuelle, préalablement élaborée d’un commun accord, qui lui assigne
des objectifs à atteindre et, le cas échéant, des actions prioritaires à mener dans le cadre de ses
45
attributions. Le degré de réalisation de ces objectifs et de ces actions peut être mesuré par des
indicateurs définis par le Conseil d’administration. Le contenu de la lettre de mission peut être
modifié en cours de réalisation si les circonstances l’exigent.
Six mois avant la fin du mandat du directeur général en poste, le président du Conseil
d’administration, sur instruction du président du Comité des ministres, fait procéder à la
diffusion de l’avis de vacance du poste. Le nouveau directeur général est désigné lors d’une
réunion du Comité des ministres au plus tôt deux mois et au plus tard un mois avant la fin du
mandat du directeur général en poste.
Il peut être mis fin à tout moment au mandat du directeur général par le Comité des ministres,
le cas échéant sur proposition du Conseil d’administration. La décision du Comité ne peut être
prise qu’après audition du directeur général.
En cas d'absence, le directeur général peut se faire suppléer par l'un des directeurs du siège
qu'il désigne à cet effet.
Dans l'attente de cette nomination, il confie, en accord avec le président du Comité des
ministres, l'intérim à l'un des directeurs du siège pour une durée maximale de cinq mois.
L’intérim prend fin de plein droit au terme de ce délai.
Il reçoit délégation permanente du Conseil, dans les conditions fixées par le Conseil en vertu
du premier alinéa de l’article 16 des présents statuts, pour approuver les marchés, les baux et
locations d'immeubles, procéder aux achats, ventes et réformes d'objets mobiliers et transiger
en cas de litige.
Il décide du placement des fonds après accord exprès du président du Conseil d’administration
et avis conforme du contrôleur financier.
Par délégation générale du Conseil et dans la limite des effectifs autorisés, il nomme à tous les
emplois relevant des structures placées sous son autorité.
Il nomme les directeurs, les représentants, les délégués et les chefs d’établissement de
formation de l’Agence et peut mettre fin à leurs fonctions. Ces derniers sont choisis par le
directeur général parmi les candidats qui répondent le mieux aux profils des postes.
46
Toutefois, l’agent comptable, le contrôleur financier et les comptables secondaires ne sont pas
soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, à l’autorité hiérarchique du directeur général, en
raison de l’indépendance de ces fonctions.
Le personnel employé par l'Agence est administré et rémunéré conformément aux dispositions
du statut unique et du code de rémunération, visés à l’article 16 de la convention.
Les opérations administratives concernant les agents détachés s'effectueront dans le cadre ci-après :
- la notation incombe au directeur général ;
- l'avancement dans les cadres de l'Agence s'effectue indépendamment de l'avancement
dans le corps d'origine décidé par l'État au vu des notations de l'Agence ;
- les conditions de rémunération sont celles fixées par l'Agence ;
- les mesures disciplinaires relèvent de l'Agence ;
- l'initiative du détachement et de son renouvellement relève du directeur général ;
- la remise par un acte formel d'un agent à la disposition de son administration d'origine,
obligatoire seulement en cas de cessation d’activité pour limite d’âge, est décidée par le
directeur général. Dans tous les autres cas, l’Agence informe l’État de la nouvelle
situation administrative de l’agent.
Dans chaque État membre où elle exerce la mission de fournisseur de services de navigation
aérienne, l’Agence établit une structure dénommée représentation de l’ASECNA.
Celle-ci est placée sous l’autorité d’un représentant, agent possédant une formation
aéronautique, de l'expérience et un sens de l'organisation et du commandement.
Le représentant de l’ASECNA auprès d’un État membre peut ne pas être ressortissant de cet État.
Dans les États membres où l’Agence n’exerce pas la mission de fournisseur de services de
navigation aérienne, dans des États non membres dans lesquels la représentation de ses
intérêts se justifie, celle-ci peut établir une structure dénommée délégation de l’ASECNA. Cette
structure est placée sous l’autorité d’un délégué, agent possédant une formation aéronautique,
de l'expérience et un sens de l'organisation et du commandement.
Le directeur général et le représentant de l'ASECNA dans chacun des États membres se tiennent
à la disposition du ministre et du directeur général chargés de l’aviation civile pour leur fournir
tous renseignements sur l'activité de l'Agence.
47
er
CHAPITRE 1 - PRINCIPES FINANCIERS
L’Agence est régie par les principes budgétaires d’annualité, d’unité, d’universalité, de spécialité
des crédits, d’équilibre et de sincérité. En outre, son régime comptable repose sur les principes
de séparation de l’ordonnateur et du comptable, de sincérité et de fidélité des comptes ainsi
que de permanence des méthodes comptables.
er
L’exercice budgétaire et comptable se déroule du 1 janvier au 31 décembre.
Article 25 - Ordonnateurs
Les représentants, les délégués et les chefs des établissements de formation de l’Agence sont
ordonnateurs secondaires.
L'agent comptable doit disposer d’une formation comptable supérieure et d’une expérience
professionnelle avérée lui conférant une grande maîtrise des règles de la comptabilité
publique.
L'agent comptable est nommé pour une durée de six ans, non renouvelable, par le Conseil
d'administration, après agrément du Comité des ministres.
Quatre mois avant la fin du mandat de l’agent comptable en poste, le président du Conseil
d’administration fait procéder à la diffusion d’un avis de vacance de poste.
Auprès des ordonnateurs secondaires, sont placés des comptables secondaires nommés par le
directeur général, sur proposition et après avis conforme de l’agent comptable.
Les comptables secondaires assurent dans le cadre des représentations, délégations et
établissements de formation, le même rôle que l'agent comptable pour l'ensemble des services
de l'Agence.
Le comptable secondaire agit pour le compte de l'agent comptable et est responsable devant
lui de ses opérations. Il reçoit de lui toutes les instructions.
Le comptable secondaire est évalué et noté par l’agent comptable qui recueille à cet effet les
observations de l’ordonnateur secondaire et du contrôleur financier.
Sauf lorsqu’il agit sur réquisition de l’ordonnateur principal, l'agent comptable est
personnellement et pécuniairement responsable du recouvrement des recettes de l'Agence, du
paiement de ses dépenses, de la garde et de la conservation des fonds et valeurs lui
appartenant ou confiés à elle, du maniement des fonds et des mouvements de comptes de
disponibilité, de la conservation des pièces justificatives des opérations et documents de
comptabilité, ainsi que de la tenue de la comptabilité.
La responsabilité de l'agent comptable peut être mise en cause par le Conseil d’administration
sur rapport notamment de la Commission de vérification des comptes dans les conditions
prévues par l’article 48 ci-après.
La responsabilité des comptables secondaires, des régisseurs ou de tout agent habilité à manier
des fonds peut être mise en cause à titre principal par le Conseil d’administration sur
proposition de l’agent comptable.
Lorsque la responsabilité d'un comptable secondaire, d’un régisseur ou de tout agent habilité à
manier des fonds, est mise en cause à titre principal, l'agent comptable peut être déclaré
responsable à titre subsidiaire si, compte tenu des moyens dont il dispose, il est établi à son
encontre des défaillances dans l'exercice des contrôles lui incombant sur leur gestion.
L’agent comptable, le comptable secondaire, le régisseur ou l’agent habilité à manier des fonds
dont la responsabilité est établie, est tenu de rembourser sur ses deniers personnels, les deniers
ou valeurs dont le déficit a été constaté, le montant de la dépense irrégulièrement payée par
49
lui ou de la recette qu'il n'a pas encaissée, ou de la somme qui a dû, par sa faute, être versée
par l'Agence à un tiers. Un ordre de versement est émis à l'encontre du comptable secondaire
débiteur par l’ordonnateur.
Si le cas de force majeure ne peut être reconnu, il peut néanmoins décider à la demande de
l’agent comptable, du comptable secondaire, du régisseur ou de l’agent habilité à manier les
fonds de lui faire remise gracieuse de tout ou partie des sommes dont il a été déclaré
redevable à l'Agence.
L'agent comptable, ses fondés de pouvoir ainsi que les comptables secondaires sont astreints à
fournir un cautionnement.
Cet état fait apparaître, sous deux sections distinctes, les dépenses relatives à l'exploitation et
les dépenses en capital.
Le directeur général élabore un plan pluriannuel d’entreprise qui n’est pas de nature
budgétaire. Ce plan d’entreprise comprend les documents suivants :
- un programme prévisionnel d’investissement et d’activités qui retrace pour chacune des
années de la période considérée les investissements à réaliser, et pour chacune des
activités exercée par l’Agence, les objectifs qualitatifs et quantitatifs annuels assignés
pour une période quinquennale ;
50
- un plan financier faisant état des prévisions de recettes et de dépenses ainsi que des
modalités de financement des investissements et des activités ;
- un tableau prévisionnel de gestion des effectifs.
Le plan d’entreprise ainsi que les états de prévision des recettes et des autorisations de
dépenses annuels de l’Agence, préparés par le directeur général sont présentés au Conseil
d'administration qui en délibère et les adopte au plus tard le 31 décembre de l'année précédant
celle pour laquelle ils sont établis.
Ils sont approuvés dans les conditions prévues aux articles 17 et 18 des présents statuts.
Si les états de prévision ou budgets ne sont pas approuvés lors de l'ouverture de l'exercice, le
directeur général peut, à titre provisoire, ouvrir des crédits de fonctionnement dans la limite
des douzièmes du budget précédent et procéder à l'engagement des dépenses.
En cours d'exercice, il peut être établi des états modificatifs approuvés dans les mêmes formes
que les états de prévisions initiaux.
CHAPITRE 4 - COMPTABILITÉ
Les inventaires sont dressés à la fin de chaque exercice comptable sous le contrôle de l'agent
comptable.
Article 34 - Conservation des pièces justificatives
Les pièces justificatives de recettes et de dépenses sont conservées par l'agent comptable
pendant dix ans à partir de la date de clôture de l'exercice au cours duquel elles ont été
établies.
Article 35 - Modalités
Les produits de l’Agence sont recouvrés par l'agent comptable, soit spontanément, soit en
exécution des instructions des ordonnateurs.
L'agent comptable veille à ce que les services intéressés envoient les factures ou autres titres de
perception dans les délais voulus, et reçoit les règlements correspondants.
51
Les modes de règlement admissibles sont : la carte de paiement, les versements d'espèces à la
caisse de l'agent comptable, la remise d'un chèque ou effet bancaire ou postal d'un montant
égal à celui de la dette, l’inscription de cette dette au crédit d'un des comptes externes de
disponibilités de l'agent comptable, ou la remise d'effets de commerce lorsque cette modalité a
été acceptée par le directeur général.
Toute acceptation d'un effet de commerce reçu en paiement d’une créance de l’Agence ne
peut avoir lieu que sous la double signature de l’ordonnateur principal et de l'agent comptable.
Article 36 - Poursuites
Il dispose d'un délai maximum de trois mois pour opérer, sous sa responsabilité, une tentative
de recouvrement amiable.
A l'expiration de ce délai, il est tenu d'exercer des poursuites après avoir prévenu le directeur
général.
Les poursuites sont conduites conformément aux législations nationales en vigueur, y compris
la réglementation aéronautique applicable. En outre, les États membres mettront en œuvre
leurs procédures de recouvrement forcé des créances publiques au profit de l’Agence.
Les mesures prises peuvent comprendre le refus de service, la rétention ou la vente forcée
d’aéronefs, si le droit de l’État membre sur le territoire duquel l’aéronef a atterri le permet, ainsi
que toutes autres mesures conservatoires ou d’exécution conformes à la législation en vigueur.
Les admissions en non-valeur proposées par l’agent comptable sont prononcées, après avis du
contrôleur financier, par l’ordonnateur principal, ou par le Conseil d'administration si
l’ordonnateur principal ou le contrôleur financier le juge nécessaire. Les admissions en non-
valeur n’éteignent pas le droit de l’Agence à recouvrer les créances concernées.
La garde et le maniement des fonds et valeurs de l'Agence incombent à l'agent comptable qui
assure la gestion de la trésorerie et du portefeuille sous l'autorité du Conseil d'administration.
52
Les fonds disponibles de l'Agence sont déposés dans une ou plusieurs banques. Toutefois, les
fonds disponibles nécessaires à la gestion, dans chaque État, des services et opérations prévus
à l’article 10 de la convention, sont déposés dans une ou plusieurs banques dans cet État, dans
des comptes ouverts au nom de l'Agence.
Les comptes de disponibilités fonctionnent pour les opérations bancaires courantes dans les
représentations, délégations et établissements de formation, sous la double signature de
l’ordonnateur et du comptable secondaire, et au siège, sous la double signature de
l’ordonnateur principal et de l’agent comptable pour toutes les opérations bancaires dont le
montant est fixé par le Conseil d’administration.
Les comptes de disponibilité de l’Agence sont insaisissables conformément aux dispositions
prévues dans l’annexe relative au statut international de l’Agence.
Les charges de l'Agence sont prises en charge et réglées par l'agent comptable sur l'ordre
donné par l’ordonnateur. Les ordonnances de paiement sont appuyées des pièces justificatives
nécessaires et notamment des factures, mémoires, marchés, baux ou conventions, revêtus des
mentions nécessaires de certification.
Des régies d'avances sont instituées pour le règlement au comptant de menues dépenses.
Des régies de recettes peuvent être instituées auprès de chaque aéroport pour le recouvrement
des redevances prévues à l'article 13 de la convention.
Les régisseurs sont désignés par l’ordonnateur principal, après accord de l'agent comptable et
sont responsables personnellement et pécuniairement.
Les régisseurs sont soumis aux contrôles du comptable pour le compte duquel ils effectuent
leurs opérations et de l'ordonnateur auprès duquel ils sont placés.
Les règlements effectués par l'agent comptable sont considérés comme libératoires s'ils sont
effectués par carte de paiement, remise d'espèces, de chèques ou de titres de paiement
payables à vue à la personne qualifiée pour donner valablement quittance ou lorsqu'un
compte bancaire ou postal ouvert au nom de la personne qualifiée pour donner quittance a été
crédité par les soins de l'agent comptable du montant de la dette.
Le directeur général peut, après avis du contrôleur financier et de l'agent comptable, autoriser
celui-ci à régler certaines dépenses au moyen d'effets de commerce à échéance différée soumis
aux dispositions des textes règlementaires de commerce dans l'État où l'effet a été accepté.
Dans les limites fixées par le Conseil d’administration, le directeur général peut autoriser l'agent
comptable à payer sans son intervention préalable, certaines dépenses sans ordonnancement
préalable, voire sans ordonnancement.
54
L'agent comptable est tenu de justifier chaque mois, les dépenses effectuées.
Au vu des justifications produites, l’ordonnateur émet un titre de régularisation au nom de
l'agent comptable.
Article 46 - Avances
Des avances peuvent être consenties, dans les conditions fixées par le Conseil d'administration,
avec l'accord du contrôleur financier, aux personnes chargées de mission pour le compte de
l'Agence, ainsi qu'aux entrepreneurs, aux fournisseurs ou prestataires de services dans le cadre
de la réglementation des marchés de l’Agence.
Le compte financier de l'Agence est présenté par l'agent comptable au Conseil d’administration.
Ce document comporte les états financiers et les annexes relatifs à l'exercice considéré.
Le compte administratif, qui retrace l’exécution des crédits autorisés par le budget, est présenté
au Conseil d’administration par l’ordonnateur principal concomitamment à la présentation du
compte financier annuel.
Au plus tard le 30 avril de chaque année, le compte financier de l’exercice précédent est
soumis au contrôle d'une Commission de vérification des comptes (CVC), composée de trois
personnes choisies par le Conseil d'administration sur une liste de candidats proposés par les
États membres. Les candidats proposés doivent être des agents de l’État en activité et posséder
une formation et une expérience significatives en matière de contrôle des comptes publics.
Les membres de la Commission sont désignés pour trois ans ; leur mandat est renouvelable
une seule fois.
La Commission de vérification des comptes désigne un président parmi ses membres.
Le Conseil d’administration détermine chaque année, à l’occasion du vote du budget de
l’Agence, l’enveloppe budgétaire allouée à la Commission de vérification des comptes pour
l’année suivante sur la base d’un programme prévisionnel arrêté par le Conseil
d’administration.
Les missions de la Commission de vérification des comptes donnent lieu à des rapports au
Conseil d’administration et consistent en un contrôle de la régularité des comptes et en un
contrôle des irrégularités de gestion des ordonnateurs et gestionnaires de crédit et
l’amélioration de la gestion.
A travers ses contrôles, la CVC s’attache à vérifier que l’agent comptable a correctement
effectué les tâches qui lui incombent dans les limites fixées par les statuts, résolutions du
Comité des ministres, décisions du Conseil d’administration et dans le strict cadre des règles de
la comptabilité publique.
55
Le contrôleur financier doit disposer d’une formation supérieure en finances publiques et avoir
une grande expérience en matière budgétaire et de comptabilité publique.
Le contrôleur financier est nommé pour une durée de six ans, non renouvelable, par le Conseil
d’administration, après agrément du Comité des ministres.
Quatre mois avant la fin du mandat du contrôleur financier en poste, le président du Conseil
d’administration fait procéder à la diffusion d’un avis de vacance de poste.
En cas de vacance du poste, le président du Conseil d’administration désigne un contrôleur
financier par intérim, dans l’attente de la nomination ou de la prise de fonction effective d’un
nouveau contrôleur financier.
Le contrôleur financier exerce un contrôle indépendant sur les actes des ordonnateurs de
l’Agence.
Le contrôleur financier a une mission générale de contrôle de la gestion de l’établissement et
de surveillance de toutes les opérations susceptibles d’avoir directement ou indirectement une
répercussion financière.
A cet effet, il contrôle la mise en place, la délégation et la consommation de crédits et emplois
budgétaires et il suit l’exécution budgétaire et financière.
Pour l’exécution de sa mission, le contrôleur financier dispose d’un budget spécifique et de
tous pouvoirs d’investigation sur pièces et sur place.
Le contrôleur financier donne, du point de vue financier, son avis motivé sur tous les actes
susceptibles d’entraîner directement ou indirectement une incidence budgétaire ou financière.
Il exerce son contrôle au moyen d’un visa préalable qu’il appose sur tous les projets d’acte de
nature budgétaire et projets d’engagement financier dont la valeur unitaire est supérieure à un
seuil fixé par le Conseil d’administration. Il vise également les ordonnances ou mandats de
paiement dont la valeur unitaire est supérieure à un montant fixé par le Conseil
d’administration.
Le contrôleur financier examine les actes et engagements soumis à son visa du point de vue de
leurs conséquences immédiates ou futures sur les finances de l’Agence, de l’imputation de la
dépense, de la disponibilité des crédits ou des emplois, de l’exactitude des évaluations et de
leur conformité avec les décisions et délibérations du Conseil d’administration ou du Comité
des ministres et de la réglementation de l’Agence.
57
Le contrôleur financier tient une comptabilité des crédits et des emplois budgétaires.
Le contrôleur financier produit au Conseil d’administration un rapport annuel portant sur la
situation financière de l’Agence et sur les difficultés rencontrées dans l’exercice de sa mission.
Pour l’exécution de sa mission, sont transmis au contrôleur financier :
- Les notes ou rapports financiers adressés ou venant des bailleurs de fonds, ainsi que les
rapports de nature financière élaborés par la Commission de vérification des comptes,
les auditeurs externes et contrôleurs internes de l’Agence ;
- Toutes les informations nécessaires à un suivi mensuel de l’exécution budgétaire, tant
en ressources qu’en emplois.
- La balance mensuelle des comptes de la comptabilité générale ;
Plus généralement, le contrôleur financier est destinataire de toutes études de nature financière
réalisées par l’Agence.
Article 53 - Modulation du niveau des seuils de visa préalable
Le contrôleur financier assiste, avec voix consultative, aux séances du Conseil d’administration
et des Comités, Commissions ou groupes de travail créés au sein de ces organes. A cet effet,
les convocations accompagnées des ordres du jour et des documents à examiner, lui sont
adressées suffisamment de temps à l’avance pour lui permettre de donner son avis avant la
réunion du Conseil d’administration.
Les États qui auront passé avec l'Agence des contrats de délégation de gestion dans le cadre de
l’article 10 de la convention, pourront faire inspecter les services gérés par l'Agence en vertu de
ces contrats.
59
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXE VI
CAHIER DES CHARGES RELATIF
À LA GESTION
DES INSTALLATIONS ET SERVICES
DE L’ASECNA
60
Le présent cahier des charges a pour objet de définir les droits et obligations de l’Agence pour
la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) dans
l'accomplissement des missions qui lui sont confiées en qualité de fournisseur de services et de
fixer la consistance des biens qui lui sont affectés et la procédure de remise de ces biens.
Les listes des terrains, ouvrages et installations avec leurs emplacements, sont établies, avant
leur remise à l'Agence, par les États concernés.
Avant toute occupation de ces immeubles, un état des lieux est dressé contradictoirement par
des représentants qualifiés des États intéressés et de l'Agence. Cet état porte l'estimation des
biens remis.
2 - Les matériels et objets mobiliers nécessaires à l'Agence pour assurer les mêmes services.
Ils lui sont remis dans l'état où ils se trouvent et font l'objet de listes établies par les États
concernés.
Un procès-verbal contradictoire de remise est établi par les représentants qualifiés des États
intéressés et de l'Agence.
Ce procès-verbal porte toutes constatations utiles concernant la valeur et l'état de ces matériels
et mobiliers.
Au besoin, il est joint audit procès-verbal un rapport d'expertise établi par des techniciens
qualifiés désignés par accord entre les parties.
61
Lorsque des missions particulières sont confiées à l'Agence par des contrats de délégation de
gestion, conformément à l'article 10 de la convention, il est joint à ces contrats, si les missions
à remplir impliquent une remise de biens immobiliers ou mobiliers, des listes, plans, états des
lieux et inventaires établis et chiffrés dans les conditions fixées au présent article.
Ces programmes doivent préciser les caractéristiques techniques des ouvrages et installations à
réaliser et fournir toutes indications utiles sur les dépenses afférentes à leur construction et à
leur exploitation.
En cas d’insuffisance des ressources propres de l’Agence, les États apportent les moyens
nécessaires à la réalisation des programmes d’équipement.
b) Programmes particuliers
L'Agence peut également recevoir délégation pour établir les programmes particuliers
d'équipement intéressant un seul État et concernant toutes missions qui lui seraient confiées
conformément aux articles 8 et 10 de la convention.
Ils sont examinés et approuvés du point de vue technique dans les conditions prévues par le
présent article.
L'Agence est soumise aux lois et règlements généraux de police applicables sur le territoire des
États où s'étend sa compétence.
Elle doit satisfaire aux obligations de certification et d’inspection par l’autorité compétente, des
services qui lui sont confiés au titre des articles 2 et 10 de la convention.
En cas de non respect par les tiers des lois et règlements spécialement édictés dans l'intérêt de
la navigation aérienne et, notamment, de ceux qui concernent les servitudes aéronautiques,
radioélectriques et météorologiques, l’Agence alerte l’État concerné.
62
L'Agence doit fournir aux services compétents désignés par les ministres chargés de l'aviation
civile dans les États, les renseignements nécessaires pour satisfaire les besoins des usagers de
la météorologie.
Les infractions aux règlements de la circulation aérienne commises par les usagers dans les
espaces aériens confiés à l’ASECNA, sont rapportées par cette dernière aux autorités
compétentes de l’État membre concerné, sans préjudice du droit reconnu par les législations
nationales à certains agents de constater des infractions de même nature.
Les infractions ainsi relevées sont traitées dans les conditions et selon les modalités définies par
le droit applicable dans ledit État.
Lorsqu'un aéronef est considéré comme étant en difficulté aux termes de la réglementation sur
la circulation aérienne, les services de l'Agence chargés du contrôle d’aérodrome ou du
contrôle d'approche doivent, conformément à cette réglementation, alerter immédiatement le
centre d'information en vol ou le centre de contrôle régional, qui alerte les organismes locaux
de secours susceptibles d'apporter une aide immédiate et prend les dispositions nécessaires
pour déclencher leur intervention.
L'Agence est tenue de baliser de jour et de nuit, les ouvrages, installations et matériels
exploités par ses soins, pour satisfaire aux conditions réglementaires de sécurité de la
navigation aérienne.
Article 9 - Egalité de traitement des usagers
L'Agence fournit aux ministres chargés de l'aviation civile dans les États, dans les formes et aux
époques qui lui sont indiquées, des situations comportant tous renseignements d'ordre
statistique concernant l'exploitation des services qu'elle assure en application du présent cahier
des charges.
Article 11 - Travaux d'entretien et de maintenance
Les terrains, ouvrages, installations et matériels de l'Agence sont maintenus en bon état
d'entretien et de fonctionnement de façon à toujours convenir à l'usage auquel ils sont
destinés.
63
L'Agence peut demander le concours, moyennant paiement, des services des États membres
pour assurer certains travaux de maintenance exigeant l'intervention de spécialistes.
Sont à la charge de l'Agence, sauf recours contre l'auteur des dommages, toutes les indemnités
qui pourraient être dues à des tiers par suite du défaut d'entretien des ouvrages et installations
dont elle a la charge.
Il est tenu sur les aéroports où sont installés des services de l'Agence, un registre coté et
paraphé, destiné à recevoir les réclamations et les observations que les usagers auraient à
formuler contre l'Agence ou ses préposés.
Dès qu'une plainte y est inscrite, ce registre est communiqué à l'agent de l'État chargé du
contrôle, qui peut requérir de l'Agence toutes explications sur la suite qu'elle a donnée à ces
réclamations. Les résultats de l'instruction y sont transcrits.
L'Agence doit également transmettre aussitôt que possible aux autorités compétentes, les
comptes rendus d'incidents de circulation aérienne ainsi que les réclamations, observations et
suggestions formulées sur le fonctionnement de ces services et auxquelles elle n'a pu donner
une suite favorable.
En cas de dénonciation de la convention par un État membre dans les conditions prévues à
l’article 22 de la convention, l’Agence prend, en concertation ou en accord avec l’État
concerné, pour les questions relevant de sa compétence, les dispositions nécessaires de façon
à gérer les conséquences de cette dénonciation.
Les dispositions intéressant l’ASECNA et l’État concerné doivent figurer dans le protocole
d’accord prévu au paragraphe 2 de l’article 22 de la convention.
Si nécessaire, l’Agence met en œuvre, dès le début du délai de préavis, les mesures prévues
dans le cadre des plans de contingence.
64
Article 15 - Recettes
En contrepartie des dépenses qu'elle s'engage à faire pour accomplir les missions qui lui sont
confiées, et en rémunération des services qu'elle fournit, l'Agence est autorisée à percevoir des
redevances.
Les taux des redevances en vigueur sont portés à la connaissance des usagers par tout moyen
approprié.
Article 17 - Utilisation des installations et services de l’Agence par des aéronefs d'État
Lorsque des aéronefs d'État utilisent les installations et services gérés par l'Agence, les services
rendus sont rémunérés par le paiement des redevances prévues à l'article 15 ci-dessus.
Cependant, les aéronefs d’État ou tous autres aéronefs affrétés exclusivement pour un vol
officiel avec un chef d’État à bord sont exonérés de redevances.
Cette exonération s’applique également aux aéronefs d’État ou à tous autres aéronefs affrétés
exclusivement pour un vol officiel avec à son bord le chef d’un État non membre de l’ASECNA,
sous réserve que ledit État applique un traitement équivalent.
65
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXE VII - 1
STATUT UNIQUE DU PERSONNEL DE L’ASECNA
66
AVERTISSEMENT :
Le présent statut, qui fait partie intégrante du contrat de travail, a pour objet de régir les rapports de travail
entre l'Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) et son
personnel, dénommés agents, ressortissant des États membres, sans distinction de nationalité, de race, de
sexe, de croyance, ni d'opinion politique.
L'agent dont la résidence habituelle n'est pas située dans le pays du lieu d'emploi et qui n'est pas national
de ce pays bénéficie du présent statut avec des conditions particulières fixées par l'annexe A.
Les modalités d'application du présent statut seront précisées dans l'Annexe B pour les personnes à l'essai, et
dans l'annexe J pour les personnes engagées pour une durée déterminée.
Tout agent est tenu de remplir ses fonctions et de régler sa conduite en ayant en vue les intérêts et le
caractère d'organisme international de l'Agence, dans le respect du présent statut, du règlement intérieur et
de tous autres textes régissant ses activités et son fonctionnement.
Libre de ses opinions, il est cependant tenu, même après cessation d'activité à l'Agence, à l'obligation de
discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits et informations dont il a connaissance dans
l'exercice ou du fait de ses fonctions.
L'agent doit tout spécialement s'abstenir de tout comportement incompatible avec l'intégrité,
l'indépendance et l'impartialité propres aux agents de l'ASECNA.
Article 3 : Incompatibilités
Il est interdit à tout agent d'exercer à titre professionnel une activité lucrative, sauf s'il s'agit d'activités
d'enseignement dûment autorisées, de publication d'ouvrages techniques ou scientifiques, d'œuvres
littéraires, cultuelles ou artistiques.
Dans le cas où ces ouvrages présentent un lien direct avec l'activité de l'Agence, leur publication est
subordonnée à une autorisation écrite du directeur général.
Il est également interdit à tout agent de posséder, par lui-même ou par personne interposée, dans une
entreprise en relation d'affaires avec l'ASECNA, des intérêts de nature à compromettre son indépendance.
Il est interdit à l'agent d'exercer, même en dehors des heures de travail, toute activité à caractère
professionnel, lucrative ou non, susceptible de concurrencer l'Agence ou de nuire à la bonne exécution des
services convenus.
Il est également interdit à l'agent de divulguer les renseignements acquis au service de l'Agence.
71
En cas d'émeutes, de mutineries, de grèves, ou toute autre circonstance de même nature, les agents
employés à certaines tâches spécifiques peuvent être astreints par l'Agence à assurer un service minimum
essentiel, en raison de la particularité de la mission de l'Agence et du caractère multinational de ses
activités. Dans ce cas, l'ASECNA prend avec l'État concerné les dispositions nécessaires pour assurer leur
sécurité.
Le service minimum est défini par l'Annexe I.
CHAPITRE 1 : RECRUTEMENT
Le Directeur Général recrute le personnel soit directement, soit par voie de détachement dans les limites
des tableaux des besoins approuvés par le conseil d'Administration, sous réserve des qualifications requises
après publication préalable d'avis de vacance d'emploi avec priorité d'emploi aux agents déjà en fonction.
Le personnel détaché auprès de l'Agence est celui qui, avec son accord et à la demande de l'Agence, est,
par décision d'un État membre ou d'une société, appelé à servir à l'ASECNA.
Toute personne candidate à un emploi à l'ASECNA doit fournir les pièces suivantes :
1. une demande dûment signée par le postulant à l'emploi,
2. un extrait d'acte de naissance ou le jugement supplétif en tenant lieu,
3. un extrait du livret de famille, ou une fiche familiale d'état civil,
4. un certificat de nationalité,
5. un certificat de domicile,
6. un certificat médical datant de moins de trois mois, délivré par un médecin agréé par l'Agence,
constatant son aptitude physique à la fonction qui lui sera confiée,
7. un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois,
8. un curriculum vitae,
9. les copies certifiées conformes des diplômes obtenus,
10. le cas échéant, les attestations des stages effectués et le certificat de travail du dernier employeur,
11. un certificat de l’autorité militaire attestant que l’intéressé est en position régulière au regard des lois
sur le recrutement dans l’armée de son État d’origine. Par État d’origine, il faut entendre l’État dont
l’agent a la nationalité.
Le défaut de production ou la falsification d’un ou plusieurs des documents énumérés à l’article 7 ci-dessus
constitue, soit un motif de rejet de la candidature, soit un motif de licenciement sans préavis ni indemnité
si la falsification a été décelée après l’engagement, sans préjudice de poursuites judiciaires éventuelles.
72
Le recrutement d’un agent donne lieu à l’établissement d’un contrat de travail écrit.
Le contrat proposé à l’agent est signé par le Directeur Général ou par son représentant sur délégation
expresse, après visa du Contrôleur Financier.
Ce contrat indique notamment :
- la nationalité de l’agent,
- le domicile,
- le classement,
- la date et la durée de l’engagement,
- les éléments de calcul du traitement,
- sa première affectation,
- sa situation de famille.
Les personnes recrutées sont soumises à une période d’essai dont la durée est fonction de leur classement.
Les modalités d’application du présent article ainsi que les conditions de travail et de rémunération des
personnes engagées à l’essai sont fixées par l’Annexe B.
Les emplois de l’ASECNA sont classés dans une grille unique de classification. Le rangement d’un emploi
dans une grille intervient au moment de sa création et, en cas de réorganisation, à chaque modification
substantielle de son contenu.
Il est institué une commission de classification chargée d'établir un tableau d'équivalence des diplômes et
de veiller à l'application de la méthode de classification retenue par la direction générale.
L'organisation et le fonctionnement de cette commission sont fixés par décision du Directeur Général.
En fonction du profil des postes à pourvoir les agents sont classés, compte tenu de leurs diplômes, leur
expérience et leur qualification professionnelle dans l'une des catégories professionnelles définies par
l'annexe C.
Les agents ayant les mêmes diplômes et les mêmes qualifications ou des diplômes et qualifications de,
niveaux jugés équivalents par la commission prévue à l'article 11 ci dessus et occupant par ailleurs des
postes exigeant le même profil, sont classés dans les mêmes catégories quel que soit leur État d'origine et
quel que soit leur pays d'affectation.
L'Agence pourra prendre en compte les diplômes obtenus pas les agents avant ou après leur embauche,
lorsqu'ils sont distincts de ceux exigés pour l'emploi occupé.
73
Les conditions et modalités de rémunération des agents sont définies par un code de rémunération
approuvé par le conseil d'administration.
La rémunération comprend une rémunération de base, dite élément principal, et des éléments additionnels
définis par un régime indemnitaire.
L'élément principal correspond au salaire dû pour le nombre d'heures de travail commandées et effectuées.
Le salaire de base répond à un horaire normal directement fonction du classement de l'agent, il est défini
par la grille de rémunération en vigueur. Les heures supplémentaires sont rémunérées selon les
dispositions du code de rémunération.
La nature et les conditions d'attribution des primes, indemnités et allocations diverses, venant en sus de
l'élément principal, sont précisées par le code de rémunération. Il en est de même du mode de fixation de
leurs montants.
Il est institué une commission consultative paritaire appelée à donner son avis notamment sur les
questions relatives à l'avancement au choix, à l'avancement au mérite exceptionnel, à la promotion des
agents.
L'organisation et le fonctionnement de cette commission consultative paritaire sont fixés par l'annexe D.
L'activité professionnelle de l'agent fait l'objet d'une évaluation conduite avec sa participation. Cette
évaluation renseigne sur la qualité du travail par rapport aux résultats attendus dans l'emploi occupé, la
manière de servir, les aptitudes professionnelles démontrées, et déduit de ce bilan des recommandations
pour que l'agent progresse dans son emploi et dans sa carrière.
L'évaluation se traduit annuellement par une note et une appréciation professionnelle synthétique, selon les
modalités fixées par le Directeur Général.
Article 17 : Avancement
L'avancement consiste dans le passage d'une échelle à une échelle supérieure à l'intérieur d'une même
catégorie. Il s'opère à l'ancienneté, au choix ou au mérite exceptionnel.
74
L'avancement au mérite exceptionnel peut être prononcé par le directeur général en faveur des agents qui
se sont spécialement distingués dans l'exécution de leur tâche, par des efforts et des résultats exceptionnels
ou par des propositions pertinentes qui ont conduit à une amélioration substantielle du service ou de
l'Agence.
L'avancement au mérite exceptionnel donne droit à une bonification d'au plus deux échelles.
Les conditions et les modalités d'obtention de l'avancement au mérite exceptionnel sont fixées par le
Directeur Général.
Article 18 : Promotion
18-1. Définition
La promotion consiste dans le passage d'une catégorie à la catégorie supérieure. Elle ne peut être envisagée
que sous réserve de l'existence de postes vacants dans la catégorie immédiatement supérieure.
Les conditions dans lesquelles intervient la promotion sont définies dans le Règlement n° 3.
Le reclassement dans la nouvelle catégorie se fait à salaire égal ou immédiatement supérieur avec
conservation de l'ancienneté pour avancement.
Les décisions d'avancement et de promotion sont prononcées par le Directeur Général après visa du
contrôleur financier.
75
Les agents ont vocation à être employés partout où l'Agence est implantée.
Le Directeur Général peut donc, pour des nécessités de service, décider de :
1°. modifier le lieu d'affectation d'un agent à l'intérieur d'un État,
2°. muter un agent d'un État à un autre,
3°. confier à un agent une mission temporaire devant être exécutée à l'intérieur ou à l'extérieur des
territoires des États membres de l'Agence.
Toutefois l'Agence prendra soin d'aviser à temps l'agent concerné.
On entend par ancienneté le temps pendant lequel l'agent a été occupé de façon continue au service de
l'Agence.
Sont toutefois prises en compte pour le calcul de l'ancienneté les périodes suivantes :
- les absences pour accident du travail ou maladie professionnelle ;
- les absences pour maladie dans la limite de la période d'indemnisation ;
- la période des congés annuels ;
1
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
76
Un règlement intérieur est établi dans chaque établissement dans le respect des dispositions du présent
statut.
CHAPITRE V : INTÉRIM
L'intérim d'un agent à un emploi ou à une fonction de degré supérieur à celui de son classement catégoriel,
est subordonné à une notification écrite de l'Agence et n'entraîne pas de reclassement.
Le temps d'occupation de cet emploi ou de cette fonction ne peut toutefois excéder six mois.
Les périodes d'absence pour cause de maladie, d'accident, de congés ou de formation du titulaire du poste
n'entrent pas dans le décompte du délai ci-dessus. Hormis ces cas, l'Agence doit, à l'expiration de ce délai
de, six mois, soit confirmer l'agent à son nouveau poste, soit le réintégrer à l'ancien.
Après un mois d'intérim, l’agent a droit aux indemnités attachées à la fonction ou à l'emploi et qui étaient
dues au titulaire du poste.
En dehors de la position normale d'activité au, sein de l'Agence, tout agent peut être placé dans l'une des
positions suivantes :
- en détachement,
- en disponibilité,
- sous les drapeaux.
Le détachement par l'Agence est la position de l'agent appelé à servir, par décision du Directeur Général et
à la demande ou avec le consentement de l'agent concerné, auprès d'une administration ou d'une
institution dont l'activité intéresse directement ou indirectement l'ASECNA.
77
Dans cette position, l'agent est sous l'autorité directe de cette administration ou institution, mais il
continue à bénéficier des droits à l'avancement et à la retraite sous réserve en ce qui concerne la retraite,
qu'il verse ses cotisations et qu'il en soit de même de la part de l'administration ou de l'institution auprès de
laquelle il est détaché pour la cotisation qui incombe à l'employeur.
La durée du détachement est en principe de trois ans.
À la fin du détachement l'agent est réintégré dans sa catégorie d'origine et réaffecté à un emploi de celle
catégorie.
Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas au personnel détaché auprès de l'ASECNA.
Article 31 : Disponibilité
La mise en disponibilité, est la position de l'agent qui, placé temporairement hors statut, cesse, durant cette
période, de bénéficier de sa rémunération, de ses droits à l'ancienneté, à l'avancement et à la retraite.
La mise en disponibilité ne peut s'appliquer aux fonctionnaires pendant leur période de détachement
auprès de l'Agence.
La mise en disponibilité, qui doit faire l'objet d'une demande écrite de l'agent, revêt un caractère
exceptionnel laissé à la seule appréciation du Directeur Général
La mise en disponibilité ne peut cependant être refusée lorsqu'elle est demandée pour occuper un mandat
électif ou une fonction politique, pour rejoindre le conjoint en poste dans une localité ou un pays autre que
celui du lieu d'emploi, ou pour allaitement à l'issue du congé de maternité
La mise en disponibilité ne peut être accordée que pour une durée maximale de trois ans, sauf pour un
mandat électif, une fonction politique, ou un rapprochement de conjoints. Pendant toute la durée de la
disponibilité, le contrat de travail est suspendu.
L'agent en position de disponibilité doit solliciter sa réintégration un mois au moins avant l'expiration de la
disponibilité si celle ci est inférieure à 6 mois, trois mois avant l'expiration de cette période si celle-ci est
supérieure à 6 mois. En cas de non respect dudit délai, la rupture du contrat de travail est imputable à
l’agent, ce dont l’Agence pourra prendre acte.
Le préavis visé ci-dessus ne s'applique pas à l'agent en disponibilité pour allaitement qui est réintégré de
plein droit à l'issue de la période de mise en disponibilité.
Tout agent ayant au moins un an de présence à l'ASECNA a droit à un congé annuel dans les conditions
définies dans l'Annexe A et le Règlement n° 2.
Un congé de maternité d'une durée de quatorze semaines, dont six semaines avant l'accouchement et huit
semaines obligatoirement postérieures à celui-ci, est alloué au personnel féminin en état de grossesse. La
jouissance des six semaines précédant l'accouchement ne peut être différée.
Le congé de maternité peut être prolongé de trois semaines en cas de maladie résultant de la grossesse ou
des couches. Au-delà, les dispositions de l'article 66 reçoivent application.
Toute femme enceinte dont l'état est constaté médicalement peut rompre son contrat de travail sans avoir
à observer un préavis.
Il est accordé à la femme qui allaite, une heure d'allaitement par jour ouvrable pendant
15 mois à compter de la date d'accouchement. Cette heure d'allaitement devra être obligatoirement prise
dans l'horaire journalier auquel la femme est normalement astreinte.
En cas de veuvage les femmes salariées peuvent obtenir un congé dans la limite de cinq mois. En ce qui
concerne les hommes ce congé ne pourra pas dépasser un mois.
Le congé de veuvage est subordonné à une demande de l'agent concerné, accompagnée d'une pièce d'état
civil constatant le mariage des époux et le décès du conjoint.
Les conditions et les modalités de rémunération pendant le congé de veuvage sont fixées par le code de
rémunération.
Un agent hospitalisé, en convalescence ou en situation officielle d'arrêt de travail par suite d'acte médical
établi par un médecin agréé par l'Agence, est dit en congé de maladie.
Il bénéficie des prestations en nature et des prestations en espèces prévues au code de rémunération.
L'hospitalisation en période de congé annuel suspend ledit congé.
Des permissions exceptionnelles d'absence non déductibles du congé annuel et n'entraînant pas de
réduction de salaire, sont accordées par le directeur général à tout agent dans les limites ci-dessous fixées :
- congé pour la naissance d'un enfant de l'agent qui devront être pris dans un délai de quinze jours à
compter de la naissance : …………………………………………………………………..3 jours
- mariage de l'agent : …………………………………………….…………………………..3 jours
- mariage d'un enfant, d'un frère ou d'une sœur de l'agent : ……………………..……….….1 jour
2
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
79
- obsèques du conjoint, d'un ascendant ou d'un descendant au 1er degré :……………….….3 jours
+ délai de route
- décès d'un beau-père ou d'une belle-mère :…………………………………..............…… 3 jours
+ délai de route
- hospitalisation d'un conjoint ou d'un enfant :……………………………………..……….. 3 jours
- participation à des examens et concours : ………………..….durée des épreuves + délais de route
- autres cas sociaux : ………………………………………..………………………………. 3 jours
Ces permissions d'absence sont accordées sur présentation préalable de pièces d'état- civil ou d'une
attestation délivrée par l'autorité administrative compétente, sauf cas de force majeure.
Des jours supplémentaires non rémunérés peuvent, d'accord parties, s'ajouter à ceux fixés ci-dessus.
En tout état de cause, le cumul annuel de ces permissions et autorisations d'absence exceptionnelles ne
peut excéder 15 jours ouvrables par an.
Les déplacements pour absences exceptionnelles sont à la charge de l'agent.
TITRE IV – FORMATION-STAGES-PROBATION
TITRE V – DÉPLACEMENTS
Article 42 : Conditions de prise en charge des déplacements
Dans la mesure où les déplacements entrent dans le cadre du service, en cas de mutation ou de mission
notamment, les frais sont à la charge de l'Agence dans des conditions fixées par décision du Directeur
Général.
Article 43 : Mutation
Article 44 : Missions
Sauf cas de force majeure la durée d'une mission ne peut excéder 30 jours.
Les conditions et modalités des missions sont fixées par le Règlement n° 6.
Les frais de transport des excédents de bagages par rapport aux poids admis en franchise par les
transporteurs sont pris en charge par l'Agence, dans la mesure où ces excédents proviennent de matériels,
matériaux ou documents nécessaires à l'exécution de la mission ou appartenant à l'Agence.
Les conditions de bénéfice du logement et de son équipement, sont fixées par le code de rémunération.
Il est institué, au niveau de chaque représentation et dans les services communs, un conseil de discipline.
Ce conseil est appelé à donner son avis sur les manquements aux obligations professionnelles ou à la
discipline, constituant une faute susceptible d'entraîner une sanction du second degré, telle que définie par
l'article 49 du présent statut.
L'organisation et le fonctionnement du conseil de discipline sont fixés par l'annexe E.
3
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
82
L’avertissement écrit est une mise en garde adressée à un agent lui intimant l’ordre d’assumer ses
obligations professionnelles conformément aux textes en vigueur. Cette sanction est prise en compte dans
la note d’évaluation de l’agent pour l’année en cours.
Le blâme est une réprobation faite à un agent contre lequel des griefs sont relevés dans sa manière de
servir et dans son comportement. Cette sanction est prise en compte dans la note d’évaluation de l’agent
pour l’année en cours.
La mise à pied emporte suspension de la rémunération de l’agent en cause pour toute la durée de la
sanction. Elle ne suspend pas le paiement des charges sociales.
Le retard à l’avancement porte sur l’échelle. La durée du retard à l’avancement prend effet à compter de la
date à laquelle l’agent qui en est frappé réunit toutes les conditions requises pour être avancé.
L’abaissement d’échelles consiste à ramener l'agent à deux (2) échelles inférieures ; il ne peut être prononcé
qu'à l'intérieur d'une même catégorie et ne peut aboutir à un changement de catégorie de l’agent concerné.
Dans l'impossibilité d'appliquer cette sanction, l'agent incriminé :
- est ramené à l'échelle 1 de sa catégorie s’il est à l’échelle 2 de celle-ci, et ne peut avancer avant deux
(02) ans ;
- ne peut avancer avant quatre (4) ans, s’il est à l’échelle 1 de sa catégorie.
Les sanctions disciplinaires du 1er degré sont prononcées sans consultation du conseil de discipline.
Lorsqu'une telle sanction est envisagée l'agent est informé des faits qui lui sont reprochés et il dispose d'un
délai de 3 jours pour présenter par écrit ses explications sur ces faits.
Les sanctions disciplinaires du second degré sont prononcées après l'avis du conseil de discipline prévu à
l'article 46 du présent statut.
Le conseil de discipline est saisi par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire, qui lui présente un rapport
indiquant clairement les faits reprochés à l'agent et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis.
Dans les sept jours de sa saisine, le conseil doit convoquer l'agent concerné, afin que la première réunion
se tienne dans un délai de quinze jours à compter de la date de la saisine.
L'agent concerné, éventuellement assisté d'un agent de son choix, a le droit d'obtenir, aussitôt que l'action
disciplinaire est engagée, la communication -intégrale de son dossier et de tous les documents annexes sept
jours au moins avant la réunion du conseil de discipline. Il peut présenter devant le conseil de discipline
des observations écrites ou verbales et citer des témoins. L'Agence pourra également citer des témoins. Le
conseil de discipline peut ordonner une enquête en cas de besoin.
Le conseil émet un avis motivé sur la proposition de sanction qui lui parait appropriée aux faits reprochés
à l'agent, et transmet cet avis à l'autorité ayant pouvoir disciplinaire, dans un délai de quarante cinq jours à
compter de la date de saisine.
83
En cas de faute lourde l'agent peut être immédiatement suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire
dans la limite maximale de trois mois. Elle emporte pour l’agent, suspension de l’obligation de se présenter
au lieu de service pendant cette durée. L’agent suspendu perd le droit à la rémunération. Il conserve, s’il y
a lieu, la totalité des allocations familiales, l’indemnité compensatrice de logement ou l’allocation de
logement due.
Dans le cas de suspension conservatoire, le conseil de discipline est saisi de l'affaire immédiatement. Celui-
ci émet un avis motivé sur la sanction et le transmet à l'autorité ayant pouvoir disciplinaire.
Lorsque aucune décision n'est intervenue, quarante cinq (45) jours après que le conseil de discipline a
notifié son avis à l'autorité ayant pouvoir disciplinaire, l'agent est réintégré et a droit à nouveau à
l'intégralité de son salaire ainsi qu'à la restitution des retenues opérées du chef de la suspension.
Cette restitution est également due lorsque l'intéressé n'a subi aucune sanction ou a fait l'objet d'une
sanction de premier degré sans préjudice de l’application de cette sanction.
Les décisions de sanction sont versées au dossier individuel de l'agent intéressé. Il en est de même, le cas
échéant, des avis émis par le conseil de discipline et de toutes pièces et documents annexes.
Les sanctions prises à l'égard d'un fonctionnaire détaché sont portées à la connaissance de son
administration d'origine.
5
Article 52 : Condition d'extinction d'une sanction
Les sanctions de premier degré ne sauraient être invoquées à l'encontre d'un agent si à l'expiration d'un
délai de six (06) mois suivant la date d'intervention de la sanction, aucune autre n'a été prononcée.
Il en est de même pour les sanctions de deuxième degré, après un délai d’un (01) an, à l'exclusion du
licenciement.
Dans ce cas aucune trace de la sanction ne doit subsister dans le dossier de l'agent.
Des récompenses peuvent être attribuées aux agents particulièrement méritants. Ces récompenses peuvent,
suivant le cas, prendre l'une des formes ci-après :
- la lettre de félicitations,
- le témoignage officiel de satisfaction,
- gratification spéciale,
- attribution de la médaille de l'ASECNA.
4
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
5
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
6
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
84
La lettre de félicitations est adressée aux agents méritants, sur proposition motivé du supérieur
hiérarchique direct, par les Directeurs du Siège, les Représentants, les Administrateurs délégués, les Chefs
d’Établissement de formation et les Délégués du Directeur Général, selon le cas.
Le témoignage officiel de satisfaction est décerné par le Directeur Général, sur proposition motivée du
Directeur utilisateur, du Représentant, de l’Administrateur délégué, les Chefs d’Établissements de
formation et du Délégué du Directeur Général, selon le cas.
La récompense attribuée à l'agent fonctionnaire détaché est portée à la connaissance de son administration
d'origine.
Les modalités d'octroi de la gratification spéciale et les conditions d'attribution de la médaille, sont fixées
par le code de rémunération.
Les travailleurs de l'ASECNA, sans distinction aucune, ont le droit de constituer des syndicats ou autres
organisations pour défendre leurs intérêts professionnels.
L'Agence accorde aux représentants des travailleurs les facilités nécessaires à l'exercice de leurs activités,
dans les conditions fixées par le conseil d'administration.
Les représentants des travailleurs sont habilités à présenter à l'ASECNA les réclamations individuelles ou
collectives des agents.
Toutefois, les agents restent libres de présenter directement et personnellement, par voie hiérarchique,
leurs réclamations individuelles.
L'Agence s'emploiera à promouvoir une politique de communication interne dont les modalités sont fixées
par le Règlement n° 7.
85
L'Agence s'emploiera à promouvoir de commun accord avec les représentants des travailleurs une
politique sociale dont les domaines et les modalités d'application seront fixées dans le Règlement n° 8.
L'Agence mettra en place un régime de couverture médicale, au bénéfice de chaque agent, de son conjoint
et de ses enfants à charge Le contenu et les conditions de prise en charge de ce régime et d'une indemnité
en cas d'invalidité permanente totale ou de décès de l'agent seront déterminés par le Conseil
d'Administration.
Pour l'application de l'ensemble des dispositions du présent statut sont considérés comme enfants à
charge, à concurrence de six, les enfants célibataires, légitimes, naturels, ou légalement adoptés, sous
réserve de la production d'un acte officiel.
2° - En période d'activité :
- des es examens systématiques de dépistage tous les ans,
- des examens particuliers pouvant comporter des visites à domicile dans les conditions
prévues par le Règlement n° 10.
Le contrôle prescrit par l'Agence en période d'activité est à la charge de l'Agence. L'agent qui, convoqué
par écrit, refuse le contrôle médical imposé, s'y soustrait ou le rend impossible, est passible d'une sanction
disciplinaire.
En cas d'arrêt de travail pour cause d'accident ou de maladie, tout agent doit, dans les trois jours, sauf cas
de force majeure, aviser l'ASECNA des motifs de son absence. Cet avis doit être confirmé, dans un délai
maximum de trois jours à compter de la première notification, par un certificat signé du médecin traitant,
constatant l'incapacité temporaire résultant de l'accident ou de la maladie.
Le certificat médical doit en outre préciser :
- le lieu où l'agent est soigné ;
- la durée prévisible de l'arrêt de travail ;
- éventuellement la nécessité de son transfert dans un établissement de soins. Toute prolongation de
l'incapacité de travail doit faire l'objet d'un nouveau certificat médical du médecin traitant établi
dans les mêmes conditions. Ce certificat doit parvenir à l'Agence avant la date prévue pour la
reprise du travail.
L'Agence a la faculté de faire procéder à une contre-visite par un médecin de son choix.
Les conditions de l'évacuation sanitaire et les modalités de prise en charge des frais de transport sont fixées
par le Règlement n° 10.
L'agent ayant plus d'un an de présence continue dans les services de l'Agence, qui est atteint d'une maladie
de longue durée dûment constatée par un médecin agréé par l'Agence, figurant sur une liste établie par le
Règlement n° 11 et entraînant momentanément une incapacité totale d'exercer ses fonctions perçoit, au
titre des prestations en es*es, un traitement défini par le code de rémunération.
L'inaptitude physique ou mentale d'un agent à exercer ses fonctions doit être médicalement établie.
L'ASECNA peut, si elle l'estime nécessaire, faire constater cette inaptitude par un ou plusieurs médecins
de son choix.
Il peut être requis quinze jours au plus tard avant l'expiration des délais stipulés aux articles 63 et 66 du
présent statut, un dernier avis établi contradictoirement par le médecin traitant et un médecin désigné par
l'Agence.
Compte tenu de ce dernier avis, le Directeur Général décide :
- soit d'affecter l'agent à un autre poste si son état de santé le permet ;
- soit de constater la rupture du contrat de travail.
87
Les agents peuvent bénéficier, en sus des prestations familiales légales, de prestations familiales propres à
l'Agence dans les conditions fixées par le code de rémunération.
En cas d'accident étranger au service ou de maladie non professionnelle, l'agent perçoit une indemnité
dans les conditions fixées par le code de rémunération.
En cas d'arrêt de travail consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, la couverture
des risques est assurée par les institutions de Sécurité Sociale d'affiliation, à défaut par l'Agence,
conformément aux dispositions en vigueur dans les institutions de sécurité sociale du lieu d'emploi.
En cas de décès d'un agent, de son conjoint, ou d'un enfant à charge, l'Agence supporte les frais
d'obsèques dans les conditions fixées par le code de rémunération.
La non production des certificats visés à l'article 61, l'inobservation constatée des prescriptions médicales,
le fait de se livrer durant la période d'arrêt de travail à une activité rémunérée, entraînent la perte des
prestations prévues au présent chapitre, sans préjudice des dispositions du dernier alinéa de l'article 60.
En cas d'évacuation sanitaire ou de décès du conjoint, des enfants à charge ou des ascendants au 1er degré
de l'agent, celui-ci peut bénéficier sur sa demande d'une avance sur salaire.
Le montant et les modalités de remboursement de cette avance sont fixés par le Directeur Général.
7
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
88
Les contrats à durée déterminée, dont les conditions sont fixées par l'annexe J prennent fin de plein droit à
l'expiration de la durée prévue.
La remise à la disposition de son administration d'origine du fonctionnaire détaché s'opère dans les cas
suivants sur :
- Sur demande de l'agent ;
- Sur décision de l'État d'origine ;
- Sur décision de l'Agence ;
- A l'avènement de l'âge limite de cessation d’activités à l'ASECNA.
Article 73 : Démission
Tout agent qui décide de quitter l'ASECNA doit notifier par écrit sa démission à l'Agence et ce, par lettre
recommandée avec accusé de réception ou par tout autre moyen de preuve certain.
Il est tenu d'observer le même préavis que celui observé par l'Agence en cas de licenciement. La durée et
les modalités d'exécution du préavis sont fixées par l'annexe F.
Les agents qui n'observeraient pas le préavis devront verser à l'Agence une indemnité égale au salaire
correspondant à la période de préavis non respectée.
Article 74 : Licenciement9
Le licenciement est subordonné à la notification par écrit de la décision à l’agent par lettre recommandée
avec accusé de réception ou tout autre moyen de preuve certain, sous réserve, en l’absence de faute lourde,
d’un préavis.
En cas de dispense de l'exécution du préavis, l'Agence devra verser à l’agent une indemnité égale au salaire
correspondant à la période de préavis non respectée.
Nonobstant les dispositions de l’article 49 du présent statut, le licenciement peut être prononcé d’office
pour faute lourde, à l’encontre de tout agent dans les cas ci-après :
- Abandon de poste pendant trente (30) jours consécutifs après une mise en demeure restée sans
effet ;
- Condamnation définitive à une peine privative de liberté pour un crime de droit commun ;
- Détention préventive du travailleur pour une durée de six (06) mois ;
- Faits constitutifs d’une infraction contre les biens commis au préjudice de l’ASECNA ;
- Falsification de l’une quelconque des pièces du dossier administratif de l’agent.
- Le conseil de discipline sera convoqué pour constater les faits avant la décision de licenciement
d’office. Les modalités d’application des présentes dispositions seront précisées par le Directeur
Général.
8
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
9
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
89
Pendant la durée du préavis, l'agent a droit à deux heures d'absence par jour pour chercher un autre
emploi. Les heures d'absence sont payées. Elles peuvent être groupées par accord des deux parties.
Aucune indemnité n’est due à l’agent si ce dernier n’utilise pas ses possibilités d’absence.
Chacune des parties peut se dégager de l’obligation de préavis en versant à l’autre une indemnité
compensatrice dont le montant correspond à la rémunération et aux avantages de toute nature dont aurait
bénéficié l'agent pendant la durée du préavis à courir, s'il avait travaillé.
Par dérogation à l'alinéa précédent, l'agent en période de préavis peut quitter l'ASECNA dès qu'il trouve
un nouvel emploi et en justifie. Dans ce cas, il n'a droit qu'à la rémunération correspondant à la durée de
préavis effectuée.
Sauf cas de faute lourde, il est versé à l'agent licencié ayant au moins douze mois de présence continue à.
l'Agence une indemnité de licenciement distincte de l'indemnité compensatrice de préavis.
Cette indemnité se calcule en mois de salaire brut imposable, par tranche d'ancienneté, sur les bases
suivantes, le mois de salaire brut imposable étant la moyenne des douze derniers mois ayant précédé la
date effective de la rupture du contrat :
- 1ère tranche : pour les cinq premières années d’ancienneté l’indemnité est de 25 % d’un mois de
salaire par année de service ;
- 2ème tranche : entre la sixième année et la quinzième année d’ancienneté, l’indemnité passe à 35 %
d’un mois de salaire par année de service ;
- 3ème tranche : à partir de la 16ème année d’ancienneté, l’agent licencié a droit à 45% d’un mois de
salaire par année de service.
Constitue un licenciement pour motif économique tout licenciement collectif effectué par l'Agence pour
un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne de l'agent et résultant d’une suppression ou
transformation d’emploi ou d’une modification substantielle du contrat de travail consécutive à des
difficultés économiques.
Pour tenter d'éviter un licenciement pour motif économique, l'Agence, qui envisage un tel licenciement,
doit réunir les délégués du personnel et rechercher avec eux toutes les autres possibilités.
Si certains licenciements pour motif économique se révèlent néanmoins inévitables, ceux-ci sont soumis à
l’approbation du Comité des Ministres de tutelle de l'Agence.
Les licenciements pour motif économique s'effectueront selon les règles suivantes :
1) L'Agence établit l'ordre des licenciements. Cet ordre tient compte en premier lieu, des travailleurs
présentant des aptitudes professionnelles moindres pour les emplois maintenus. En cas d'égalité
d'aptitude professionnelle, les travailleurs les plus anciens seront conservés. L'ancienneté, à
l'Agence, est majorée pour établir cet ordre des licenciements d'un an pour le travailleur marié et
d'un an pour chaque enfant à charge au sens du présent statut.
90
2) L’Agence doit communiquer, par écrit, aux délégués du personnel, s’il en existe, la liste des
travailleurs qu’elle se propose de licencier conformément aux critères retenus. Elle convoque, dans
les huit jours de la communication de cette liste, les délégués du personnel pour recueillir leurs
suggestions lesquelles sont consignées dans le procès-verbal de la réunion.
3) Si l’Agence envisage de licencier pour motif économique un délégué du personnel elle devra
respecter la procédure légale spécifique à ces travailleurs ;
4) Le travailleur licencié bénéficie, en dehors du préavis et de l’indemnité de licenciement, d’une
indemnité spéciale fixée par le code de rémunération. Il bénéficie également pendant deux (2) ans,
d’une priorité d’embauche dans la même catégorie.
La procédure du présent article est écartée en cas de protocole amiable de départ librement consenti entre
l’Agence et le ou les agents.
L'âge de cessation d’activité est fixé à 60 ans au maximum selon les corps de métiers définis à
l’Annexe K du Statut Unique du Personnel. Il est calculé d'après la pièce d'état civil produite par
l’agent au moment de son recrutement. Toutefois, la cessation d’activité prend effet le 31 décembre de
l’année au cours de laquelle l’agent aura atteint la limite d’âge (55 ans ou 60 ans) de son corps de
métiers.
Cette indemnité est également versée aux ayants droits de l’agent qui décède avant l’âge de cessation
d’activité et au fonctionnaire qui est rappelé par son administration d’origine. Pour ce dernier, cette
indemnité ne pourra, en aucun cas, être inférieure à trois (3) mois de salaire de base.
A l’exclusion des agents admis en préretraite, les agents ayant cessé leurs activités avant l’âge de 60 ans
percevront, en outre, une allocation spéciale dont le taux est déterminé par le Code de Rémunération du
Personnel.
Des mesures incitatives au départ volontaire des agents à la retraite avant l’âge prévu pourront être prises
par le Directeur Général, dans les conditions fixées par le Conseil d’Administration.
Il est institué une commission d’interprétation et de conciliation chargée d’une part de donner des avis sur
l’interprétation et l’application du statut du personnel et sur les révisions à apporter à ce statut et, d’autre
part, de tenter de régler les différends individuels ou collectifs qui lui seraient soumis volontairement par
les parties au litige.
L’organisation et le fonctionnement de cette commission sont fixés par l’Annexe G.
10
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
91
Sous réserve du consentement des deux parties en conflit, les différends individuels, quel que soit leur
objet, sont portés devant la commission d’interprétation et de conciliation de l’ASECNA prévue à l’article
80 ci-dessus.
Si ce consentement des deux parties est réuni, la commission tente de concilier les parties.
En cas de conciliation, il est dressé un procès-verbal de conciliation qui vaut transaction et est exécutoire.
En cas de non conciliation, il est dressé un procès-verbal de non conciliation.
Si le litige porte sur l’interprétation du présent statut, la commission émet un avis. Si ce consentement des
deux parties n’est pas réuni, les parties sont libres de saisir la juridiction compétente sous réserve de
l’immunité de juridiction et d’exécution lorsqu’une telle immunité est accordée à l’ASECNA. Dans ce
dernier cas, le litige est soumis à un tribunal dont la composition et les modalités de fonctionnement sont
fixées par l’Annexe H.
Les différends collectifs sont examinés, sur demande de l’une des parties, par la commission
d’interprétation et de conciliation afin de rechercher une solution amiable suivant la procédure commune
définie par l’Annexe G.
La limitation à six (6) du nombre d'enfants à charge s'appliquera de la manière suivante : l'ASECNA
prendra en charge les enfants qui étaient à la charge de l'Agence à la date du 31 décembre 1991, à
condition toutefois que lesdits enfants répondent aux critères de prise en charge définis par le statut du
personnel. L'application de la présente mesure transitoire exclut le remplacement numérique des enfants
sortants tant que la limite de six n'est pas retrouvée.
Le statut est approuvé par le Conseil d'Administration de l'Agence, il peut être modifié dans les mêmes
formes, après avis de la commission d'interprétation et de conciliation.
Un exemplaire du présent statut qui fait partie intégrante du contrat de travail, est notifié à chaque agent
en fonction à sa date de mise en vigueur. Il est annexé au contrat de travail proposé aux nouveaux agents.
92
Les mesures d'application du présent Statut, du code rémunération et, de leurs annexes feront l'objet, en
fonction de leur nature, de résolutions du Comité des Ministres de tutelle ou du Conseil d'Administration,
de règlements, notes de service et décisions du Directeur Général.
Pour les matières non traitées par le présent statut, il sera fait application de la réglementation en vigueur
au lieu d'emploi.
Le présent Statut remplace toutes les dispositions antérieures d'effet contraire et se substitue aux statuts
des personnels d'encadrement et d'exécution adoptés à Bamako le 9 juillet 1991.
ANNEXES
ANNEXE A – EXPATRIÉS
ANNEXE B – ESSAI
ANNEXE A – EXPATRIÉS
(Application des articles 1er et 34 du statut unique du personnel)
Article 1
Est considéré comme "expatrié" l'agent dont la résidence habituelle n'est pas située dans le pays du lieu
d'emploi et qui n'est pas national de ce pays.
L'agent doit donc avoir été introduit dans le pays d'emploi par l'ASECNA pour y exécuter un contrat de
travail sans avoir la nationalité de ce pays d'emploi.
Article 2
Lorsqu'il est mentionné dans le statut unique du personnel les termes « État d'origine », il s'agit de l'État
dont l'agent a la nationalité.
Article 3
L'agent d'exécution dont la résidence habituelle est située dans le pays du lieu de recrutement et qui n'est
pas national de ce pays, ne peut se prévaloir de la qualité d'expatrié, même s'il devient agent d'encadrement
au cours de sa carrière à l'ASECNA.
Toutefois cet agent acquiert la qualité- d'expatrié lorsqu'il est affecté ou muté hors de son pays de
recrutement, à condition que ce pays soit différent du pays dont il a la nationalité.
Article 4
Les frais de transport de l'agent expatrié chef de famille, ceux de son conjoint et de ses enfants à charge
tels que définis aux articles 58 et 59 du statut unique du personnel, sont supportés par l'Agence dans les
cas suivants, et dans les conditions fixées par le Directeur Général :
1) du pays de la résidence habituelle au lieu d'emploi lors du recrutement, du retour de congé si le
contrat n'est pas venu à expiration avant la date de fin de congé et si l'agent, à cette date, est en état
de reprendre son service.
2) du lieu d'emploi au pays de la résidence habituelle dans l'une des circonstances ci-après :
- en cas d'expiration d'un contrat à durée déterminée ;
- à l'occasion du congé annuel ;
- en cas de rapatriement sanitaire ;
- en cas de rupture de l'engagement à l'essai ;
- en cas de rupture du contrat de travail du fait de l'Agence.
Lorsqu'un contrat est résilié pour des causes autres que celles visées ci-dessus et notamment en cas de
démission ou de faute lourde de l'agent, le montant des frais de transport aller et retour incombant à
l'Agence est proportionnel au temps de service de l'agent au cours de la période de référence du congé
annuel.
Article 5
L'agent expatrié bénéficie d'un congé annuel de 45 jours calendaires, délais de route compris. Pendant son
congé il perçoit une allocation de congé équivalente à sa rémunération d'activités, déduction faite des
primes et indemnités exclues pour la période de congé par le code unique de rémunération.
La période de référence ouvrant droit au congé ne doit pas excéder une durée de deux (2) ans.
95
Article 6
L'agent expatrié a droit, par dérogation aux dispositions de l'article 42 du statut unique du personnel, pour
lui-même, son conjoint et ses enfants à charge dans la limite de six, aux titres de transport pour se rendre
dans le pays de sa résidence habituelle, à l'occasion du congé annuel.
L'agent expatrié bénéficie en outre pendant la période de congé d'une indemnité spécifique dont le
montant est équivalent à celui de l'indemnité de mutation.
Le cumul des congés annuels ne donne pas lieu à un cumul de droits au transport et à l'indemnité
spécifique ci-dessus visée.
Les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à l'agent chef de famille. Elles s'appliquent
exceptionnellement à l'agent qui n'est pas chef de famille, si son conjoint ne bénéficie pas d'avantages
similaires auprès de son employeur ; dans ce cas l'agent ne bénéficie de ces dispositions que pour lui-
même.
Article 7
L'agent expatrié dont le départ à la retraite se situe au cours de la période de référence de congé, bénéficie
néanmoins des titres de transport et de l'indemnité spécifique équivalente à l'indemnité de mutation au
titre du congé annuel, s'il a rempli les conditions d'ouverture du droit à la plénitude d'un congé collectif de
45 jours.
A défaut, il est, à la date de son départ à la retraite, rapatrié avec sa famille, au sens des articles 58 et 59 du
statut, dans le pays de sa résidence habituelle, et perçoit l'indemnité de congé afférente à la durée de ses
services depuis la date de retour du précédent congé.
Article 8
L'agent expatrié bénéficie d'une indemnité d'expatriation en période d'activité.
Le montant de l'indemnité d'expatriation est précisé dans le code unique de rémunération du personnel de
l'ASECNA.
Article 9
L'expatriation donne droit au logement, avec ou sans ameublement, par les soins de l'Agence, dans les
conditions fixées par le code unique de rémunération et la réglementation du logement
Article 10
Lorsqu'un expatrié est appelé à comparaître devant le Conseil de Discipline prévu à l'article 46 du statut
unique du personnel, les membres du Conseil représentant le personnel au sens de l'article 2 de l'Annexe E
relative au Conseil, doivent obligatoirement comprendre un membre titulaire et un membre suppléant
choisis parmi les expatriés.
Article 11
En cas de décès de l'agent expatrié, de son conjoint ou d'un enfant à charge au sens des articles 58 et 59 du
statut unique du personnel de l'ASECNA, l'Agence prend en charge :
- les frais de conditionnements de mise en bière, et de transport du corps au cimetière ;
- les frais de transport aller et retour du conjoint et de deux (2) enfants à charge, en cas de décès de
l'un des conjoints ;
- les frais de transport aller et retour des deux (2) conjoints, en cas de décès d'un enfant à charge.
96
- En cas de décès de l'agent survenu en position d'activité hors de son lieu d'affectation et de son
pays de résidence habituelle, l'Agence assurera les frais de transport du conjoint jusqu'au lieu du
décès pour les besoins de reconnaissance et de conditionnement du corps, sans préjudice des
dispositions de l'alinéa 1 ci-dessus.
Article 12
Les éventuelles mesures d'application de la présente annexe sont prises par décisions du Directeur
Général.
97
ANNEXE B – ESSAI
(Application de l'article 10 du statut unique du personnel)
Article 1
Les personnes recrutées par l'ASECNA sont soumises à une période d'essai dont la durée est fonction de
la catégorie de l'emploi qu'elles sont appelées à occuper.
Cette durée est de :
- 1 mois pour les catégories 1 et II ;
- 2 mois pour les catégories 111 à V ;
- 3 mois pour les catégories VI à IX.
Cette période peut être renouvelée une seule fois.
Article 2
La personne recrutée à l'essai perçoit, pendant la durée de l'essai, le salaire de base de sa catégorie
d'engagement à l'exclusion de toute autre indemnité sauf la prime de rendement et les indemnités qui,
éventuellement, sont représentatives d'un remboursement de frais.
Article 3
La personne recrutée à l'essai bénéficie du régime de congés payés de l'ASECNA et, pour lui même
seulement, du régime médico-social de l'ASECNA.
Article 4
Le statut unique du personnel de l'ASECNA n'est pas applicable à la personne recrutée à l'essai.
Cependant le contrat pourra prévoir l'application à l'intéressé de certaines dispositions spécifiques de ce
statut.
Article 5
La personne engagée à l'essai est tenue de se conformer aux conditions de travail de l'ASECNA.
Article 6
Pendant la période d'essai, chacune des parties peut à tout moment mettre un terme au contrat sans que
cela donne lieu à une quelconque indemnisation.
L'agent qui prend l'initiative de la rupture informe l'ASECNA de sa décision.
L'ASECNA, avant la date d'expiration de la période d'essai, doit l'intéressé, soit la décision de mettre fin à
l'essai, son engagement définitif.
La rupture de l'engagement à l'essai, au cours de l'essai ou à son terme, par l'autre des parties, ne donne
lieu à aucune indemnité.
Article 1
Les catégories professionnelles de l’ASECNA sont définies selon les critères ci-après, en fonction du profil
du poste concerné.
2.1. Catégorie A
Agents occupants des postes qui requièrent une formation de niveau technicien supérieur EAMAC, ERSI,
DEUG, DUES, BTS, diplômes ou qualification professionnelle reconnus équivalents au sens de
l’ASECNA.
2.2. Catégorie B
Agents occupants des postes qui requièrent une formation de niveau maîtrise, Bachelor Degree, diplômes
ou qualification professionnelle reconnus équivalents au sens de l’ASECNA.
2.3. Catégorie C
Agents occupants des postes qui requièrent une formation de niveau IAC de l’ENAC, IM de l’ENM,
IEEAC/IEEM de l’EAMAC ou l’ENAC, DSGE du CESAG, MBA, Master, Mastère, DESS, Ingénieur
ponts et chaussées, Architecte DLPG, Ingénieur informaticien, diplômes ou qualification professionnelle
reconnus équivalents au sens de l’ASECNA.
2.4. Catégorie D
Cette catégorie n’est pas une catégorie de recrutement, elle est destinée à recevoir les agents de niveau C
qui ont bénéficié d’une promotion.
2.5. Catégorie E
La catégorie E n’est pas une catégorie de recrutement, elle est destinée à recevoir les cadres de niveau D
qui, après avoir démontré un haut niveau d’expertise dans les domaines d’activités de l’Agence, ont
bénéficié d’une promotion. 11
3.1. Catégorie N
Agents exécutant des tâches simples n’exigeant aucune formation, ni adaptation préalable.
3.2. Catégorie R
Agents occupants des postes qui requièrent une formation de niveau CEPE, diplômes ou qualification
professionnelle reconnus équivalents au sens de l’ASECNA.
11
Résolution n° LXXXIII – 6 du CA du 10/12/97 portant modalité d’application des plans de carrière.
99
3.3. Catégorie S
Agents occupants des postes qui requièrent une formation de niveau CAP, BEPC, diplômes ou
qualification professionnelle reconnus équivalents au sens de l’ASECNA.
3.4. Catégorie U
Agent occupant des postes qui requièrent une formation de niveau assistant de I'ERNAM, Chef d'équipe
de I'ERSI, Pompier d'Aérodrome, de I'ERSI, BEP, BAC, BET, diplômes ou qualification professionnelle
reconnus équivalents au sens de l'ASECNA.
3-5. Catégorie T
Agents occupant des postes qui requièrent une formation de niveau technicien de l'EAMAC, DEC,
diplômes ou qualification professionnelle reconnus équivalents au sens de l'ASECNA.
Article 4
Article 1 : Objet
Il est institué des commissions consultatives paritaires appelées à donner leur avis notamment sur les
questions relatives à l'avancement au choix, à l'avancement au mérite exceptionnel, à la promotion des
agents.
Il est créé au siège, dans chaque Représentation et dans chaque Établissement, deux commissions dont
une pour les agents d'encadrement et une pour les agents d'exécution.
Les commissions sont composées chacune de huit membres représentant le personnel désignés par ceux-ci
et de huit membres représentant l'ASECNA désignés par le Directeur Général.
La présidence de chaque commission est assurée au siège par le Directeur du Personnel ou son
représentant, dans les Représentations et dans les Établissements par le Représentant au le chef
d'établissement ou leurs représentants.
Le secrétariat des commissions est assuré par le chef du service chargé de l'administration du personnel et
par un représentant du personnel.
La commission se réunit au moins une fois par an sur convocation de son président. Les propositions
d'avancement au choix, au mérite exceptionnel et de promotion des agents sont faites chaque année par les
supérieurs hiérarchiques conformément aux directives du Directeur général et transmises à l'autorité
administrative au moins un mois avant la réunion de la commission.
Les procès-verbaux des commissions sont transmis au Directeur Général pour décision.
Les modalités d'application de la présente annexe sont prises, en tant que besoin, par décision du
Directeur Général.
101
Article 1 : Objet
Le conseil de discipline est appelé à donner un avis sur les manquements aux obligations professionnelles
ou à la discipline susceptibles d'entraîner une sanction du second degré.
Article 2 : Composition
Le conseil de discipline est composé de quatre membres répartis comme suit :
- deux membres titulaires représentant l'ASECNA, désignés en même temps que leurs suppléants,
étant entendu que le chef de service dont relève l'agent en cause ne peut être désigné ;
- deux représentants des travailleurs membres titulaires et deux représentants membres suppléants.
Ces membres doivent être au moins de même niveau que l'agent en cause.
Les membres du conseil de discipline ne sont pas désignés pour une mission permanente. Le conseil est
mis en place par l'ASECNA dans toutes les circonstances ou l'avis préalable de cet organe est requis.
Article 3 : Saisine du conseil
Le conseil de discipline est saisi par l'acte qui le constitue. En même temps qu'ils reçoivent notification de
leur désignation, les membres sont saisis d'un rapport indiquant clairement les faits répréhensibles et les
circonstances dans lesquelles ils ont été commis.
Article 5 : Procédure
La procédure devant le conseil doit être conforme aux dispositions des statuts relatives aux sanctions
disciplinaires du second degré.
L'agent concerné a le droit pour sa défense de se faire assister par un agent de son choix, présenter devant
le conseil des observations écrites ou verbales et citer des témoins. L'ASECNA a également droit de citer
des témoins.
Le conseil de discipline se prononce à la majorité simple sur la proposition de sanction qui lui paraît
appropriée aux faits reprochés à l'agent. Les débats ne sont pas publics.
A la demande des membres du conseil, le Président peut décider de ne pas faire siéger dans une affaire
donnée un membre qui pourrait manquer d'objectivité en raison de ses relations avec l'agent traduit devant
le conseil.
L'avis du conseil doit intervenir dans un délai maximum de quarante cinq jours à compter de la date de
saisine.
L'avis doit être motivé. Il est transmis sans délai, par le Président, à l'autorité administrative compétente.
Article 6 : Modalités d'application
Les modalités d'application de la présente annexe sont prises, en tant que besoin, par décision du
Directeur Général.
102
Article 1
La résiliation du contrat à durée indéterminée par l'une ou l'autre des parties au contrat est subordonnée à
une notification par écrit de la partie qui prend l'initiative de la rupture à l'autre partie, par lettre
recommandée avec accusé de réception ou par tout autre moyen de preuve certain.
Article 2
Sauf cas de faute lourde ou de rupture de l'engagement à l'essai, la résiliation du contrat est subordonnée à
un préavis dont la durée réciproque est de :
- 1 mois pour les catégories 1 et II ;
- 2 mois pour les catégories 111 à V ;
- 3 mois pour les catégories VI à IX.
Article 3
Pendant la durée du préavis, toutes les obligations des parties au contrat sont maintenues.
L'agent a cependant droit à deux heures d'absence par jour pour chercher un autre emploi. Les heures
d'absences sont payées. La réparation de ces heures d'absence est fixée dans le cadre de l'horaire de
l'établissement par un accord entre les parties ou, à défaut d'accord, alternativement un jour au gré de
l'agent et un jour au gré de l'ASECNA.
Aucune indemnité n'est due à l'agent si ce dernier n'utilise pas ses possibilités d'absence.
Ces heures d'absence peuvent également être groupées, en fin de préavis, par accord des deux parties.
Article 4
L'agent en période de préavis peut être autorisé à quitter l'ASECNA dès qu'il trouve un nouvel emploi et
en justifie. Dans ce cas, il n'a droit qu'à la rémunération correspondant à la durée de préavis effectuée.
Article 5
Chacune des parties peut se dégager de l’obligation d’exécuter le préavis en versant à l’autre une indemnité
compensatrice dont le montant correspond à la rémunération et aux avantages de toute nature dont aurait
bénéficié l’agent pendant la durée du préavis à courir, s’il avait travaillé.
Article 6
La partie qui n’observerait pas le préavis devra verser à l’autre partie une indemnité égale au salaire
correspondant à la période de préavis non respectée, à l’exception des indemnités représentatives d’un
remboursement de frais.
103
Article 1
La commission d'interprétation et de conciliation est chargée, d'une part, de donner des avis sur
l'interprétation et l'application du statut du personnel et sur les révisions à apporter à ce statut, d'autre part,
de tenter de régler les différends individuels ou collectifs qui lui seraient soumis volontairement par les
parties au litige.
Article 2
Article 3
Lorsque la commission est appelée à donner des avis sur l'interprétation et l'application du statut du
personnel et sur les révisions à apporter à ce statut elle siège à la Direction Générale. Le Directeur Général
est saisi sur initiative d'un ou plusieurs membres de la commission.
Le Directeur Général ainsi saisi convoque la commission, organise et assure son fonctionnement.
Article 4
Lorsque la commission est appelée à tenter de régler un différend collectif, sur la saisine de l'une ou l'autre
des parties, et qu’elle parvient à un accord, celui ci s'impose aux parties et procès-verbal est dressé. En cas
de désaccord le différend collectif est alors soumis aux procédures légales en vigueur dans l'État où s'est
produit le conflit collectif.
Article 5
Si la commission est appelée à tenter de régler un différend individuel elle ne peut se saisir que si les deux
parties y consentent par écrit.
Si ce consentement des deux parties est réuni et qu’il concerne un litige où l’immunité de juridiction et
d’exécution de l’ASECNA peut être invoquée, ce consentement ne constitue pas une renonciation pour
l’ASECNA à invoquer judiciairement cette immunité de juridiction et d’exécution.
La commission régulièrement saisie tente de concilier les deux parties.
104
En cas de non conciliation, il est dressé un procès-verbal de conciliation qui doit être signé par les deux
parties en litige. Ce procès-verbal vaut transaction et est exécutoire.
En l’absence du consentement des deux parties sur la saisine de la commission ou en cas d’échec de la
tentative de conciliation sous l’égide de la commission, les parties sont libres de saisir la juridiction
compétence, sous réserve de l’immunité de juridiction et d’exécution lorsqu’elle est accordée à l’ASECNA.
Dans ce dernier cas le litige est soumis à un tribunal arbitral dont la composition et les modalités de
fonctionnement sont fixées par l’annexe H.
Article 6
Les modalités d’application de la présente annexe sont prises, en tant que de besoin, par décision du
Directeur Général.
105
Article 1
En cas de litige entre l'ASECNA et l'un de ses agents concernant les relations de travail, et si les deux
parties en conviennent, le différend est porté devant la commission d'interprétation et de conciliation.
Si cette procédure échoue, ou si elle n'est pas mise en œuvre, et qu'il s'agit d'un litige où l'ASECNA entend
faire valoir l'immunité de juridiction et d'exécution dont elle bénéficie dans certains cas, ce litige est
obligatoirement soumis au tribunal arbitral ci- après défini.
Article 2
Le tribunal arbitrai de l'ASECNA est compétent pour connaître des litiges individuels portant sur les
relations de travail entre les agents et l'ASECNA lorsque dans ces litiges l'ASECNA est en droit d'invoquer
le privilège d'immunité de juridiction et d'exécution qui lui a été conféré.
Article 3
Le siège du tribunal arbitral de l'ASECNA est fixé à Dakar. Toutefois après accord des parties et du
tribunal constaté par une décision du Président, le tribunal peut se réunir en un autre lieu.
Article 4
Le tribunal arbitral de l'ASECNA est composé de trois (3) arbitres choisis sur une liste de Dix Huit (18)
personnes ayant une formation juridique et une compétence reconnue des problèmes de droit du travail.
Cette liste est établie par le Conseil d'Administration de l'ASECNA.
Chacune des parties désigne par écrit un arbitre et notifie cette décision à l'autre partie.
Les deux arbitres désignés en choisissent un troisième qui assurera la présidence du tribunal.
A défaut d'accord entre les deux arbitres le troisième arbitre est désigné par le Président de la Cour d'appel
de Dakar à la requête de la partie la plus diligente. Si les parties acceptent que le tribunal arbitral ne soit
composé que d'un seul arbitre, elles désignent celui-ci d'un commun accord. Le président du tribunal
arbitral désigne une personne compétente pour assurer le secrétariat ad hoc du tribunal arbitral.
Article 5
Avant d'entrer pour la première fois en fonction les arbitres souscrivent une déclaration individuelle
rédigée comme suit : « déclare solennellement que je remplirai bien et fidèlement mes fonctions d'arbitre,
en toute objectivité et en toute indépendance et que je garderai le secret des délibérations ».
Article 6
La procédure devant le tribunal arbitrai est gratuite pour l'agent. Les frais de fonctionnement du tribunal
arbitral sont à la charge de l'ASECNA.
Article 7
Le tribunal arbitral est saisi par la requête détaillée de l'une des parties qui s'engage à exécuter de bonne foi
la sentence à intervenir.
106
Le secrétaire communique une copie de la demande et des pièces annexes à la partie défenderesse pour
réponse de celle-ci dans les trente jours de cette communication, sauf prorogation exceptionnelle de ce
délai par le président du tribunal arbitral.
Copie de la réponse et des pièces annexes, sil y en a, est communiquée pour information à la partie
demanderesse.
Tous mémoires et notes écrites présentés par les parties, ainsi que toute pièce annexe, doivent être fournis
en autant d'exemplaires qu'il y a d'autres parties, plus un pour chaque arbitre et un autre pour le secrétariat.
Article 8
A l'expiration du délai ci-dessus prévu le président convoque les parties à comparaître devant le tribunal
arbitral, en conciliation, dans un délai qui ne peut excéder vingt jours.
La convocation doit contenir les nom et profession du demandeur, l'indication de l'objet de la demande,
l'heure et le jour de la comparution.
La convocation est faite par lettre recommandée avec accusé de réception ou par tout autre moyen de
preuve certain.
Article 9
Les parties sont tenues de se rendre au jour et à l'heure fixés par le président du tribunal arbitral. Elles
peuvent se faire assister ou représenter soit par un agent de l'ASECNA, soit par un avocat. L'ASECNA
peut être représenté par un Directeur ou un agent de l'ASECNA. Sauf en ce qui concerne les avocats, le
mandataire des parties doit, pour chaque affaire, être constitué par écrit.
Article 10
Si au jour fixé par la convocation, le demandeur ne comparaît pas et ne justifie pas d'un cas de force
majeure, la cause est rayée du rôle ; elle ne peut être reprise qu'une seule fois et selon les formes imparties
pour la demande primitive, à peine de déchéance. Si le défendeur ne comparaît pas, et si le demandeur
maintient sa demande, le tribunal arbitral statue par défaut.
Article 11
Le président du tribunal arbitral règle le déroulement des audiences. Celles-ci sont contradictoires. Sauf
accord du président du tribunal arbitral et des parties, les audiences ne sont pas ouvertes aux personnes
étrangères à la procédure.
Le président dirige les débats, interroge et confronte les parties, fait comparaître les témoins convoqués à
la diligence des parties.
Le tribunal arbitral peut, d'office, convoquer toute personne dont il estime la déposition utile au règlement
du litige.
107
Article 12
Lorsque les parties comparaissent devant le président du tribunal arbitral, il est procédé à une tentative de
conciliation. En cas d'accord, un procès-verbal, rédigé séance tenante sur le registre des délibérations du
tribunal, consacre le règlement à l'amiable du litige.
Un extrait du procès-verbal de conciliation est signé par les parties et par le président du tribunal arbitral. Il
vaut transaction et est donc exécutoire.
Article 13
En cas de conciliation partielle, un extrait du procès-verbal est signé par les parties et par le président du
tribunal arbitral. Il vaut transaction et est donc exécutoire pour les parties sur lesquelles un accord est
intervenu et procès-verbal de non-conciliation pour le surplus de la demande.
Article 14
En cas de non conciliation, ou pour la partie contestée de la demande, le tribunal déclare ouverte la phase
contentieuse de la procédure et procède à l'examen de l'affaire s'il estime que celle-ci peut être jugée en
l'état.
Dans le cas contraire le président met le dossier en état. A cette fin, il ordonne, même d'office, toute
expertise, toute enquête, toute production de document et, plus généralement, toute mesure d'information
utile. Quand il estime que l'affaire est en état d'être jugée, le président du tribunal arbitral convoque à
nouveau les parties.
Article 15
Le tribunal arbitral connaît de toutes les demandes reconventionnelles ou en compensation qui, par leur
nature, entrent dans sa compétence.
Article 16
Les règles applicables à la procédure devant le tribunal arbitral sont celles de la présente annexe, et, dans le
silence de cette dernière, celles de la législation du lieu d'emploi.
Le droit applicable est le statut unique du personnel de l'ASECNA. A défaut de dispositions de ce statut
sur un point du litige, le droit applicable sera celui en vigueur au lieu d'emploi.
Article 17
La sentence du tribunal arbitral est rendue par écrit et motivée, elle mentionne le nom des arbitres, elle est
datée et signée par les membres du tribunal arbitral.
La sentence du tribunal arbitral est, par le secrétaire ad hoc du tribunal arbitral, notifiée aux parties. Par le
fait de la notification les parties renoncent à toute autre notification ou dépôt à la charge du tribunal
arbitral. Cependant l'original de la sentence est conservé par le Directeur Général de l'ASECNA et sous sa
responsabilité.
Article 18
La sentence arbitrale est définitive. Elle ne peut faire l'objet de corrections que pour des erreurs matérielles
qui n'affectent ni le fond ni le droit. Elle n'est susceptible d'aucun recours sauf en interprétation et en
révision devant le même tribunal arbitral et selon la procédure d'introduction d'une requête ordinaire.
108
En cas de grève, un service minimum sera assuré pour le fonctionnement continu des Centres
d’Information en Vol (CIV), la sécurité des installations, des vols en détresse, des vols humanitaires et des
évacuations sanitaires.
Le tableau des effectifs pour ce service minimum est joint en annexe.
En cas de grève et en dehors du fonctionnement des CIV, de la sécurité des installations, des vols en
détresse, des vols humanitaires et des évacuations sanitaires, il peut être organisé sur les plates-formes
aéroportuaires touchées, d’autres services essentiels de portée nationale.
Les agents qualifiés pour assurer les services visés aux articles 2 et 3 seront réquisitionnés à l’initiative de
l’ASECNA par l’État du lieu du conflit.
Notification sera faite aux intéressés avec copie aux bureaux des organisations syndicales impliquées dans
le conflit.
Avant tout déclenchement d’un mouvement de grève, l’organisation ou les organisations syndicales
impliquées dans le conflit notifient aux autorités de l’Agence et à celles des Etats d’emploi concernés, les
secteurs d’activités touchés par le mouvement et les travailleurs devant l’observer.
Lorsque le conflit n’a pas sa source à l’ASECNA, le délai de préavis est celui fixé par les textes législatifs et
réglementaires des États membres concernés.
En cas de conflit interne à l’ASECNA, un délai de préavis de dix (10) jours au moins doit être observé.
Article 6 : Conciliation
En cas de conflit collectif pouvant aboutir à un arrêt concerté de travail, l’une des parties peut saisir la
Commission d’Interprétation et de Conciliation de l’ASECNA conformément aux dispositions des articles
80 et 81 du Statut Unique du personnel et de l’annexe G dudit statut.
La Commission statue dans un délai maximum de trente (30) jours à compter de la date de la saisine.
12
Voir la Résolution n° CM 97 XXXIII – 3 du Comité des Ministres de tutelle tenue à Antananarivo le 24 juin 1997.
109
Si la conciliation aboutit, un procès-verbal de conciliation est dressé, signé par les deux parties et transmis
au Directeur Général de l’ASECNA. Ce procès-verbal vaut transaction et est exécutoire.
En cas de désaccord, le différend collectif est alors soumis aux procédures légales en vigueur dans l’État
où s’est produit le conflit collectif.
Article 7 : Mutineries
En cas d’émeutes, de mutineries ou autres circonstances d’effet équivalent, l’ASECNA prend en accord
avec l’État concerné, des dispositions pour assurer la sécurité des agents en service ou réquisitionnés et
celle des installations.
A/ DAKAR
B/ BRAZAVILLE
C/ ANTANANARIVO
D/ NIAMEY
E/ NDJAMENA
A/ ABIDJAN
B/ LIBREVILLE
A/ DOUALA
B/ LOMÉ
C/ COTONOU
D / BAMAKO
E/ BANGUI
F/ OUAGADOUGOU
G/ MALABO
H/ NOUAKCHOTT
IV / AUTRES AÉRODROMES
A/ BOBO DIOULASSO
B/ GAO
C/ GAROUA
D/ MAHAJANGA / TOAMASINA
E/ NOUADHIBOU
F/ POINTE NOIRE
G/ PORT - GENTIL
H/ SARH
Le Directeur Général peut conclure avec certains travailleurs des pays membres de l'ASECNA des
contrats à durée déterminée pour l'exécution d'un ouvrage déterminé ou la réalisation d'une entreprise
dont la durée est fixée à l'avance, ou des contrats à durée déterminée dont le terme est subordonné à un
évènement futur et certain mais dont la date ne peut être connue avec exactitude par les parties lors de la
conclusion du contrat.
Toute personne candidate à un emploi, ou à un contrat de travail, à durée déterminée à l'ASECNA, doit
fournir les pièces suivantes :
Article 3 : Durée
La durée du contrat de travail à durée déterminée à l'ASECNA est fixée à trois (3) ans au maximum.
Toutefois on ne peut conclure plus de deux contrats successifs, ni renouveler plus d'une fois un contrat à
durée déterminée.
Le recrutement donne lieu à l'établissement d'un contrat écrit, ou d'une décision d'engagement, à durée
déterminée.
La décision ou le contrat proposé à l'agent est signé par le Directeur Général ou par son représentant après
visa du Contrôleur Financier.
Ce contrat ou décision indique notamment :
- La nationalité ;
- Le domicile ;
- La catégorie de référence d'engagement ;
- La date et la durée de l'engagement ;
- Les éléments de calcul de la rémunération ;
- Son lieu d'affectation ;
- Sa situation de famille.
121
Article 4 : Rémunération
Le travailleur recruté par contrat à durée déterminée perçoit le salaire de base de sa catégorie de référence
d'engagement, ainsi que certaines primes et indemnités liées à l'emploi.
Le Directeur Général peut décider d'affecter ou de muter à l'intérieur d'un État le travailleur lié par un
contrat à durée déterminée, ou de lui confier une mission temporaire devant être exécutée à l'intérieur ou à
l'extérieur des territoires des États membres de l'Agence.
Le statut unique du personnel de l'ASECNA ne s'applique pas dans son ensemble aux travailleurs recrutés
par contrat à durée déterminée. Cependant certaines dispositions de ce statut, jointes en annexe, et qui
concernent les articles 2 à 5, 21, 34, à 36, 42, 44, 58 à 62, 71, seront applicables à ces travailleurs et
figureront dans leur contrat de travail.
Le contrat à durée déterminée prend fin de plein droit à l'expiration de la durée prévue, ou en cas de faute
lourde de l'agent.
122
L'âge de cessation d’activité est fixé à 55 ans pour les corps de métiers figurant dans le tableau ci-après :
Corps du
Corps du personnel de la Corps du personnel Corps du
navigation aérienne et de personnel de administratif, personnel
la météorologie génie civil comptable et navigant
financier
9pompiers d’aérodrome 9électricien froid 9planton
9chef de manœuvre 9plombier
9préparateur d’hydrogène
9jardinier
9peintre bâtiment
9manœuvre
9menuisier
9gardien /
concierge
9maçon
9tôlier
9soudeur
L'âge de cessation d’activité est fixé à 60 ans pour les corps de métiers figurant dans le tableau ci-après :
Corps du
Corps du personnel de la personnel Corps du
Corps du personnel
navigation aérienne et de la administratif, personnel
de génie civil
météorologie comptable et navigant
financier
9ingénieur de la navigation 9ingénieur de génie civil 9agent et cadre 9pilote
aérienne : option exploitation administratif et
9architecte 9autres
financier
9ingénieur de la navigation personnels
9dessinateur / tireur de
aérienne : option électronique / 9aide comptable, navigants
plans
informatique comptable et cadre techniques
9métreur comptable
9ingénieur de la météorologie
9technicien supérieur de 9médecin
9ingénieur : option informatique
génie civil : option
9ingénieur : option électricité 9juriste
mécanique
9technicien supérieur AIS 9infirmier
9technicien supérieur de
9technicien AIS
génie civil : option 9sage-femme
13
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel
123
Corps du
Corps du personnel de la personnel Corps du
Corps du personnel
navigation aérienne et de la administratif, personnel
de génie civil
météorologie comptable et navigant
financier
9 technicien supérieur de la bâtiment, piste et voirie 9assistant social
navigation aérienne : 9mécanicien auto 9Instructeur des
option CA et contrôleur de écoles
navigation aérienne 9électricien auto
9technicien supérieur de la 9Archiviste
9électricien bâtiment
navigation aérienne : option 9documentaliste
E/I 9magasinier
9technicien supérieur de la 9secrétaire
9conducteur d’engin
météorologie 9agent courrier
9technicien supérieur : option 9chauffeur
sécurité incendie 9offsettiste
9chef de brigade
9technicien supérieur : option
informatique
9technicien supérieur : option
électricité
9technicien de l’aviation civile
9technicien de la navigation
aérienne : option exploitation
télécommunication
9technicien de la météorologie
9technicien de la navigation
aérienne : surveillant/centrale,
CED & CRD
9Diéséliste de centrale
9technicien : option
informatique
9standardiste
124
125
ASECNA
AGENCE POUR LA SÉCURITÉ DE LA NAVIGATION
AÉRIENNE EN AFRIQUE ET À MADAGASCAR
ANNEXE VII - 2
CODE DE RÉMUNÉRATION DU PERSONNEL DE L’ASECNA
126
AVERTISSEMENT :
I - DISPOSITIONS GÉNÉRALES......................................................................................................................................129
ARTICLE 1ER: OBJET ET CHAMP D’APPLICATION .................................................................................................................129
ARTICLE 2 : DÉFINITIONS ...............................................................................................................................................129
II - RÉGIME SALARIAL .....................................................................................................................................................131
ARTICLE 3 : CRITÈRES DE CLASSEMENT ............................................................................................................................131
ARTICLE 4 : CLASSEMENT DES AGENTS.............................................................................................................................131
ARTICLE 5 : ACCÈS AUX CATÉGORIES D ET E...................................................................................................................131
III - RÉGIME INDEMNITAIRE .........................................................................................................................................132
ARTICLE 6 : PRIME DE RENDEMENT ................................................................................................................................. 132
ARTICLE 7 : INDEMNITÉ DE RISQUE ................................................................................................................................. 132
ARTICLE 8 : INDEMNITÉ DE SÉCURITÉ AÉRIENNE ...............................................................................................................133
ARTICLE 9 : INDEMNITÉ DE SUJÉTION ..............................................................................................................................134
ARTICLE 10 : INDEMNITÉ DE RESPONSABILITÉ FINANCIÈRE ................................................................................................135
ARTICLE 11 : PRIME DE RECOUVREMENT OU DE PERCEPTION DE REDEVANCE AU COMPTANT ..............................................135
ARTICLE 11 BIS : INDEMNITÉ COMPENSATRICE DE FACTURATION ......................................................................................136
ARTICLE 11 TER : INDEMNITÉ COMPENSATRICE DE RECOUVREMENT ..................................................................................136
ARTICLE 12 : INDEMNITÉ DE FONCTION ..........................................................................................................................136
ARTICLE 12 BIS : INDEMNITÉ DE FONCTION DES CADRES DIRIGEANTS ...............................................................................137
ARTICLE 13 : INTÉRIM ....................................................................................................................................................138
ARTICLE 14 : PRIME DES SERVICES COMMUNS ..................................................................................................................138
ARTICLE 15 : INDEMNITÉ D’ENSEIGNEMENT .....................................................................................................................138
ARTICLE 16 : INDEMNITÉ DE PANIER ...............................................................................................................................139
ARTICLE 17 : INDEMNITÉ DE TRANSPORT .........................................................................................................................139
ARTICLE 18 : INDEMNITÉ DE VÉHICULE ...........................................................................................................................139
ARTICLE 19 : INDEMNITÉ COMPENSATRICE DE LOGEMENT ................................................................................................140
ARTICLE 20 : AUTRES AIDES ET ALLOCATIONS LIÉES AU LOGEMENT ...................................................................................140
ARTICLE 21 : RÉMUNÉRATION DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES ..........................................................................................141
ARTICLE 22 : RÉMUNÉRATION D’HEURES NORMALES DE NUIT............................................................................................141
ARTICLE 23 : RÉMUNÉRATION D’HEURES NORMALES FÉRIÉES .............................................................................................142
ARTICLE 24 : RÉMUNÉRATION D’HEURES DE PERMANENCE ................................................................................................142
ARTICLE 25 : INDEMNITÉ D’EXPATRIATION ......................................................................................................................142
ARTICLE 26 : PRIME DE VOL DU PERSONNEL NAVIGANT DU CONTRÔLE EN VOL ET INSTRUCTEUR PILOTE DE L’EAMAC........143
ARTICLE 26 BIS : PRIME DE LICENCE ................................................................................................................................143
ARTICLE 27 : INDEMNITÉ DE SURVEILLANCE DE CHANTIER ................................................................................................144
ARTICLE 28 : INDEMNITÉ DE MUTATION ..........................................................................................................................144
ARTICLE 29 : INDEMNITÉ DE LICENCIEMENT.....................................................................................................................144
ARTICLE 30 : AVANTAGE EN NATURE ..............................................................................................................................145
IV - RÉGIME SOCIAL........................................................................................................................................................145
IV.1 PRESTATIONS MALADIE / DÉCÈS........................................................................................................................145
ARTICLE 31 : COUVERTURE MÉDICO-SOCIALE ..................................................................................................................145
ARTICLE 32 : ARRÊT DE TRAVAIL POUR CAUSE D’ACCIDENT ÉTRANGER AU SERVICE OU DE MALADIE NON PROFESSIONNELLE.145
ARTICLE 33 : MALADIE DE LONGUE DURÉE ......................................................................................................................146
ARTICLE 34 : FRAIS D’OBSÈQUES. ...................................................................................................................................146
128
I - DISPOSITIONS GÉNÉRALES
er
Article 1 : Objet et champ d’application
Le présent code de rémunération, qui fait partie intégrante du contrat de travail, a pour objet
de fixer les règles de rémunération du personnel de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation
Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).
Par personnel, il faut entendre les agents de l’ASECNA ressortissant des États ayant confié à
l’Agence la gestion de leur espace aérien, sans distinction de nationalité, de race, de sexe, de
croyance, ni d’opinion politique.
Les conditions de rémunération applicables aux personnels employés pour la gestion des
Activités Aéronautiques Nationales ou pour l’exécution des activités de sous-traitance pourront
être expressément stipulées par conventions particulières signées par l’ASECNA et l’Autorité
cocontractante.
Le présent code et ses annexes ont la même valeur.
Article 2 : Définitions
2.1 - Rémunération
La rémunération est égale au salaire de base, augmenté des indemnités et primes auxquelles
l’agent a droit s’il remplit les conditions requises.
14
La catégorie E a été créée par la Résolution n°LXXXIII-6 du Conseil d’Administration (CA) en date du 10/12/1997
15
Résolution n° LXXXIII – 6 du CA du 10/12/1997 portant modalité d’application des plans de carrière.
130
La catégorie E n’est pas une catégorie de recrutement, elle est destinée à recevoir les cadres de
niveau D qui, après avoir démontré un haut niveau d’expertise dans les domaines d’activités
16
de l’Agence, ont bénéficié d’une promotion.
Au sein de chaque catégorie, le pas d’avancement, qui est le passage d’une échelle à l’échelle
supérieure, est proportionnel à taux constant. Le total des pas d’avancement constitue
l’amplitude de la catégorie considérée.
La grille indiciaire figure en annexe 1.
16
Résolution n° LXXXIII – 6 du CA du 10/12/97 portant modalité d’application des plans de carrière.
17
Résolution n° LXXIII – 5 du CA du 13/12/1995 relative aux modalités d’application du Statut Unique et du Code de
Rémunération du Personnel aux cadres dirigeants de l’ASECNA
131
II - RÉGIME SALARIAL
Tous les agents sont classés dans l’une des dix (10) catégories d’emploi de l’ASECNA,
désignées dans l’ordre hiérarchique croissant par les lettres :
- N, R, S, U, T : pour les agents d’exécution ;
- A, B, C, D, E : pour les agents d’encadrement.
La classification des emplois est décidée par le Directeur Général.
Le classement des agents est basé sur les deux critères cumulatifs suivants :
- l’emploi occupé ;
- la formation ou la qualification requise pour l’emploi.
La catégorie d’un agent au moment de son recrutement par l’Agence est déterminée par le
profil du poste, qui lui-même est indiqué dans l’avis de vacance de poste.
Pour déterminer l’échelle à l’embauche, il est tenu compte de l’expérience professionnelle
acquise par l’agent dans la spécialité sollicitée après l’obtention du diplôme requis pour
occuper le poste. Cette expérience est évaluée comme un savoir-faire et non à constater
comme une ancienneté.
Pendant la carrière de l’agent, le passage d’une échelle à une échelle supérieure à l’intérieur
d’une même catégorie s’opère à l’ancienneté, au choix ou au mérite exceptionnel,
conformément aux dispositions de l’article 47 du statut unique du personnel.
Il est institué une prime de rendement destinée à récompenser la manière de servir des agents.
Ladite prime est basée sur une notation mensuelle motivée qui varie de 1 à 20 en fonction de
l’appréciation par ses supérieurs hiérarchiques du travail et du comportement professionnel de
18
l’agent .
La prime est payée mensuellement pour tous les agents en activité.
Le montant de la prime est calculé en pourcentage d’un salaire indiciaire de référence défini de
la manière suivante :
- échelle 7 de la catégorie de l’agent classé de l’échelle 1 à l’échelle7 ;
19
- échelle 15 de la catégorie de l’agent classé de l’échelle 8 à l’échelle 15..
Le pourcentage est déterminé en fonction de la notation résultant d’une appréciation stratifiée
en 5 niveaux suivants 20:
Une indemnité de risque sera versée aux agents qui, malgré les mesures d’hygiène et de
sécurité prises par l’ASECNA sur le lieu du travail, seraient en permanence menacés d’une
brusque incapacité physique partielle ou totale à l’occasion de l’exercice normal de leurs
fonctions.
Le montant de l’indemnité est fixé comme suit :
5 % du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie de l’agent pour :
- Observateurs, chef section observation ;
- les électroniciens et assistants électroniciens ;
- les électroniciens dans les postes opérationnels de la DMTI ;
18
La moyenne des notes attribuées aux agents d’une même structure ne doit pas excéder 14/20. (cf. note circulaire
n° 2002/000525/ASECNA/DGDD du Directeur Général en date du 28/03/02.
19
Résolution n°89-3 du 13 décembre 2000 relative à la mise en œuvre du Protocole d’Accord signé entre l’ASECNA et
son Personnel le 15 novembre 1999.
20
Cette notation comportera ainsi deux éléments; une lettre correspondant à l’appréciation et un chiffre à la note.
Exemple : A7 – B12 – D17. Toute appréciation extrême (Médiocre ou Excellent) doit faire l’objet d’une justification.
21
Voir les Résolutions n°2008 CA 111-8 du 18 décembre 2008 portant modification du code de rémunération du personnel
de l’ASECNA, n°2006 CA 99 Bis-1 et n°2006 CA 99 Bis-2 du 14 avril 2006 portant respectivement approbation du
Protocole d’Accord relatif à un projet d’entreprise entre l’ASECNA et son personnel, et modification du code de
rémunération du personnel de l’ASECNA, n°LXXXVII-6 CA du 15/12/1999 portant modification du Code de
rémunération du personnel de l’ASECNA.
133
22
Article 8 : Indemnité de sécurité aérienne
Il est prévu une indemnité de sécurité aérienne pour les agents qui concourent directement à
la sécurité aérienne et dont l’action peut être mise en cause en cas d’incident ou d’accident.
Le montant de l’indemnité est fixé comme suit :
12 % du salaire indiciaire à échelle 7 de la catégorie de l’agent pour :
- NA : chef service NA, chef bureau CA, Chef CA adjoint, cadre NA, agent BNI,
Chef BNI, agent BDP/BIA (agent de bureau de piste, agent BIA),chef BDP/BIA
(chef BIA, chef bureau de piste), assistant contrôleur, chef section SSLI (chef
SIS),chef SSLI adjoint (chef SIS adjoint),cadre SSLI, chef de brigade SSLI (chef
d’équipe SIS), chef de manœuvre SSLI, pompier d’aérodrome (conducteur
pompier, sapeur pompier, chauffeur pompier, pompier), superviseur télécom,
correcteur télécom, opérateur télécom (agent de transmission BAT ou CRT,
technicien télécom), cadre télécom, chef bureau exploitation télécom (chef CAT),
superviseur CRT, chef bureau CRT ;
- IRE : technicien de maintenance : (aide technicien de maintenance, assistant
maintenance, assistant électronicien, assistant électricien, surveillant centrale,
surveillant des centres d’émission réception, surveillant des centres déportés,
surveillant des salles techniques, électricien CCP ;
techniciens supérieur de maintenance :(ELB, RAD, RSI, instructeur CELICA IRE,
responsable CELICA IRE), chef service IRE, ingénieur de maintenance en
électronique, ingénieur de maintenance en électricité, diéséliste, chef bureau
RAD, chef bureau RSI, chef bureau ELB, chef bureau RASI, chef bureau
maintenance équipement, chef bureau méthode, chef bureau méthode centrale,
cadre méthode.
22
Voir les Résolutions n°2008 CA 111-8 du 18 décembre 2008 portant modification du code de rémunération du personnel
de l’ASECNA, n°2006 CA 99 Bis-1 et n°2006 CA 99 Bis-2 du 14 avril 2006 portant respectivement approbation du
Protocole d’Accord relatif à un projet d’entreprise entre l’ASECNA et son Personnel le 20 février 2006, et modification du
code de rémunération du personnel de l’ASECNA, n°LXXXVII-6 CA du 15/12/1999 portant modification du Code de
rémunération du personnel de l’ASECNA.
134
23
Voir les Résolutions n°2006 CA 99 Bis-1 et n°2006 CA 99 Bis-2 du 14 avril 2006 portant respectivement approbation du
Protocole d’Accord relatif à un projet d’entreprise entre l’ASECNA et son Personnel, et modification du code de
rémunération du personnel de l’ASECNA, n°LXXXVII-6 du 15 décembre 1999 portant modification du Code de
rémunération du personnel de l’ASECNA.
135
24
Article 10 : Indemnité de responsabilité financière
Pour les agents soumis au cautionnement (Agent Comptable, Payeur et Régisseur) et qui
n’auraient pas constitué cette garantie par leurs propres moyens, il est effectué des
prélèvements sur l’indemnité pour servir à la constitution du cautionnement.
Tant que le cautionnement n’est pas constitué, l’indemnité de responsabilité financière est
affectée à la constitution du cautionnement. Si le montant de l’indemnité de responsabilité
financière s’avère insuffisant, le complément sera retenu sur le salaire de l’agent, dans la limite
de 5 %, pour la constitution de son cautionnement.
25
Article 11 : Prime de recouvrement ou de perception de redevance au comptant
La prime de recouvrement est destinée aux agents procédant au recouvrement des créances de
l’ASECNA ou aux agents exerçant les fonctions ci-après :
- Agent Comptable, Fondé de pouvoirs ;
- Payeur ;
- Régisseurs de recettes.
24
Voir la Résolution n° LXXVIII-7 CA du 13 décembre 1995 relative aux cautionnements, indemnités et primes des
comptables.
25
Voir la Résolution n° LXXVIII-7 CA du 13 décembre 1995 précitée.
136
Cette prime est liquidée par application des taux de recouvrement effectifs obtenus par la
Paierie ou par l’ensemble des Paieries pour l’Agence Comptable, au titre des émissions des
cinq dernières années. Le taux de recouvrement pris en considération est celui des titres de
recettes émis, à l’exception des contributions et des subventions dues par les États et des
admissions en non-valeur.
La prime de recouvrement n’est pas versée lorsque le ratio total des recouvrements de
l’année/total des émissions de l’année et des restes à recouvrer au début de l’année est
inférieur à 50 %..
Une majoration de 25 % de la prime annuelle de recouvrement définitivement liquidée est
versée lors de l’apurement total des restes à recouvrer s’il est obtenu dans les cinq ans.
Toutefois, le taux des admissions en non-valeur par rapport aux recettes prises en charge au
titre de l’exercice considéré vient en déduction du taux de cette majoration.
La part des agents est répartie au prorata du temps passé par chaque agent à des tâches de
recouvrement.
26
Article 11 bis : Indemnité compensatrice de facturation
Les agents des bureaux facturation perçoivent une indemnité compensatrice de facturation.
Son montant est de 5 % du salaire indiciaire de l’échelle 7 de la catégorie de l’agent
27
Article 11 ter : Indemnité compensatrice de recouvrement
Les chefs section recettes et les agents recettes perçoivent une indemnité compensatrice de
recouvrement.
Le taux de l’indemnité de recouvrement est de 5 % du salaire indiciaire de l’échelle 7 de la
catégorie de l’agent.
28
Article 12 : Indemnité de fonction
Une indemnité de fonction est allouée aux agents chargés d’organiser, d’animer une structure,
de veiller à la répartition du travail et à sa bonne exécution.
En cas de cumul de fonction, l’agent perçoit uniquement l’indemnité au taux le plus élevé.
26
Résolutions n°2006 CA 99 Bis-1 et n°2006 CA 99 Bis-2 du 14 avril 2006 portant respectivement approbation du
Protocole d’Accord relatif à un projet d’entreprise entre l’ASECNA et son Personnel et modification du Code de
Rémunération du Personnel de l’ASECNA.
27
Résolution n°2007 CA 104-5 du 04 juillet 2007 portant indemnité compensatrice de recouvrement.
28
Voir la Résolution n°2008 CA 111-8 du 18 décembre 2008 portant modification du code de rémunération du personnel
de l’ASECNA.
137
Niveau 2
Niveau 3
Niveau 4
29
Article 12 bis : Indemnité de fonction des cadres dirigeants
Une indemnité mensuelle de fonction fixée en monnaie locale est allouée aux cadres
dirigeants. Le montant de cette indemnité est fixé comme suit :
29
Voir la Résolution n°2008 CA 111-6 du 18 décembre 2008 portant rémunération des cadres dirigeants
138
Article 13 : Intérim
L’intérim d’un agent à un emploi ou à une fonction de degré supérieur à celui de son
classement catégoriel est subordonné à une décision préalable et écrite de l’Agence et
n’entraîne pas de reclassement.
Après un mois d’intérim, l’agent a droit aux indemnités attachées à l’emploi ou à la fonction
dues au titulaire du poste.
30
Article 14 : Prime des services communs
Il est versé à chaque agent en poste dans les services communs de l’ASECNA une prime
destinée à inciter les agents toutes nationalités confondues à travailler dans lesdits services.
Par services communs, il faut entendre la Direction Générale, le Commissariat à l’OACI, la
Délégation de l’ASECNA à Paris et les Écoles de l’ASECNA.
Le montant de la prime est fixé à 10% du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie de
l’agent..
30
Voir la Résolution n°LXXXVII-6 CA du 15 décembre 1999 portant modification du Code de rémunération du personnel
de l’ASECNA.
31
Voir les Résolutions n°2006 CA 99 Bis-1 et n°2006 CA 99 Bis-2 du 14 avril 2006 portant respectivement approbation du
Protocole d’Accord relatif à un projet d’entreprise entre l’ASECNA et son Personnel et modification du Code de
Rémunération du Personnel de l’ASECNA, et Résolution n°LXXXVII-6 du 15 décembre 1999 portant modification du
Code de rémunération du personnel de l’ASECNA.
139
32
Article 17 : Indemnité de transport
Une indemnité forfaitaire de transport est accordée aux agents non transportés aux frais de
l’Agence de leur domicile à leur lieu de travail.
Bénéficient de cette indemnité, tous les agents, à l’exception des agents transportés par
l’Agence ou bénéficiant d’un véhicule de fonction.
Le montant de l’indemnité est fixé comme suit :
32
Voir la Résolution n°2006 CA 101-8 du 22 décembre 2006 portant modification du Code de rémunération du personnel
de l’ASECNA.
33
Voir la Résolution n°2006 CA 101-8 du 22 décembre 2006 portant modification du Code de rémunération du personnel
de l’ASECNA.
140
34
Voir la Résolution n°XXX-8 CA du 21 juin 1996 portant indemnité compensatrice de logement.
35
Voir les Résolutions n°2008 CA 111-8 du 18 décembre 2008 portant modification du code de rémunération du personnel
de l’ASECNA, n°2006 CA 99 Bis-1 et n°2006 CA 99 Bis-2 du 14 avril 2006 portant respectivement approbation du
Protocole d’Accord relatif à un projet d’entreprise entre l’ASECNA et son Personnel, et modification du code de
rémunération du personnel de l’ASECNA.
141
Aide au logement aux techniciens opérationnels (TO) : allouée aux agents d’exécution
exerçant dans les spécialités ENA, IRE et MTO, son montant est égal à :
- 40 % du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie U pour les techniciens
opérationnels ENA, IRE, MTO, les diésélistes non cadres ;
- 40 % du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie T pour les techniciens
opérationnels ENA, IRE, MTO de niveau T, les cadres soldes et chefs section
comptabilité agents d’exécution ;
- 40 % du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie T pour les agents
facturations, les mécaniciens autres que ceux de l’avion laboratoire de niveau T ;
- 40 % du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie U pour les agents
facturations, les mécaniciens autres que ceux de l’ avion laboratoire de niveau N,
R, S, U, T.
Allocation de logement : allouée aux agents non bénéficiaires des indemnités liées au
logement ci-dessus, son montant est de 27 % du salaire de base à l’échelle 7 de la
catégorie de l’agent.
L’agent logé par l’Agence perçoit une indemnité dite « aide compensatrice forfaitaire (ACF) ».
Elle est égale à 24,29 % de l’indemnité qu’il aurait perçue s’il n’avait pas été logé.
36
Voir la Résolution n°2008 CA 111-8 du 18 décembre 2008 portant modification du code de rémunération du personnel
de l’ASECNA.
142
La rémunération d’heures normales de nuit est réservée aux agents assurant des services de
quart.
Les taux horaires de rémunération sont fixés comme ci-après :
- agent d’encadrement : 2 pour mille du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie A ;
- agent d’exécution : 2 pour mille du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie U.
37
Article 24 : Rémunération d’heures de permanence
Une indemnité d’heures de permanence est prévue pour les agents assurant dans les
conditions prévues par le Directeur Général une permanence, soit sur le site, soit à domicile,
en vue du fonctionnement régulier et correct des installations et la continuité du service.
Le montant de l’indemnité d’heures de permanence de commandement est défini comme suit :
ème
le taux horaire de l’indemnité de permanence de commandement est fixé à 1/1000 du salaire
indiciaire mensuel à l’échelle 7 de la catégorie de l’agent par heure de permanence effectuée,
décomptée à partir du tableau de service effectivement réalisé.
Les heures de permanence technique effectuées par les agents désignés à cet effet sont
rémunérées sous forme d’une indemnité forfaitaire. Le taux de l’indemnité d’heures de
permanence technique est fixé à 10 % du salaire indiciaire à l’échelle 7 de la catégorie de
l’agent ayant effectué la permanence conformément au tableau de service.
En cas d’absence partielle du lieu d’emploi, l’indemnité est payée mensuellement au prorata du
temps d’activité de l’agent sur le site.
L’indemnité d’heures de permanence n’est pas cumulable avec les rémunérations d’heures
normales de nuit ou d’heures supplémentaires de toutes natures. Elle n’est pas cumulable avec
38
l’indemnité de panier .
Article 25 : Indemnité d’expatriation
L’agent expatrié tel que défini à l’article 1, alinéa 2 du statut unique du personnel et dans
l’annexe A dudit statut, bénéficie d’une indemnité d’expatriation dont le montant est fixé à
l’annexe IV au présent statut.
37
Voir la Résolution n°LXXX-10 CA du 21 juin 1996 portant indemnité d’heures de permanence.
38
Résolution n° LXXX-10 du CA du 21 juin 1996 portant indemnité de surveillance de chantier et Résolution n° LXXXIII-
5 du CA du 10 décembre 1997 portant indemnité de permanence technique.
143
39
Article 26 bis : Prime de licence
La prime de licence est due aux contrôleurs disposant d’une licence valide et exerçant
effectivement les fonctions de contrôleur de la circulation aérienne à l’ASECNA, dans les
conditions fixées par la Résolution N° 2007 CA 107-22 du 18 décembre 2007.
Le montant initial de la prime allouée à chaque Contrôleur de la circulation aérien détenteur
er
d’une licence valide au cours de la période de transition de quatre ans (1 janvier 2008 au 31
décembre 2011), sera égal au quart du montant prévu.
Pendant la période de transition, le montant de la prime de licence est calculé sur les bases
suivantes :
- Année 2008 : le montant de la prime annuelle de licence est égal au Salaire de base
moyen de l’année 2008 multiplié par le taux applicable. Le montant initial à payer au
contrôleur de la circulation aérienne en activité et exerçant effectivement le contrôle est
égal au Salaire moyen de l’année 2008 multiplié par le taux applicable, multiplié ensuite
par un quart (Sbm2008 x taux x ¼). ;
- Année 2009 : le montant de la prime annuelle de licence est égal au Salaire de base
moyen de l’année 2009 multiplié par le taux applicable. Le montant initial à payer au
contrôleur de la circulation aérienne en activité et exerçant effectivement le contrôle est
égal au Salaire moyen de l’année 2009 multiplié par le taux applicable, multiplié ensuite
par deux quarts (Sbm2009 x taux x 2/4) ;
- Année 2010 : le montant de la prime annuelle de licence est égal au Salaire de base
moyen de l’année 2010 multiplié par le taux applicable. Le montant initial à payer au
contrôleur de la circulation aérienne en activité et exerçant effectivement le contrôle est
égal au Salaire moyen de l’année 2010 multiplié par le taux applicable, multiplié ensuite
par trois quarts (Sbm2010 x taux x ¾) ;
- Année 2011 : le montant de la prime annuelle de licence est égal au Salaire de base
moyen de l’année 2011 multiplié par le taux applicable. Le montant initial à payer au
contrôleur de la circulation aérienne en activité et exerçant effectivement le contrôle est
égal au Salaire moyen de l’année 2011 multiplié par le taux applicable, multiplié ensuite
par un quart (Sbm2008 x taux x 4/4).
Le salaire de base moyen de l’année N (SBMn) est égal à la valeur moyenne des points
d’indice de ladite année (VPIMn) multipliée par l’indice de la catégorie B, échelle 7.
Les primes de licence ne sont pas cumulables les unes avec les autres.
En cas de perte définitive des privilèges liés à la licence, pour des raisons indépendantes de la
volonté du détenteur, celui-ci percevra une allocation compensatrice fixée à 10 % du montant
de la prime de licence ARQ majorée de 2 % par qualification supplémentaire perdue.
39
Résolution N° 2007 CA 107-22 du 18 décembre 2007 fixant les montants et modalités de payement de la prime de
licence de contrôleur de la circulation aérienne.
144
40
Voir la Résolution n° LXXX-9 du CA en date du 21 juin 1996 portant indemnité de surveillance de chantier.
145
IV - RÉGIME SOCIAL
Un régime de couverture médicale est organisé au bénéfice de chaque agent, de son conjoint
et de ses enfants à charge tels que définis aux articles 58 et 59 du statut unique du personnel,
sous réserve d’une participation de l’agent au financement des charges correspondantes : pour
certains risques, l’agent avance les fonds contre remboursement et/ou supporte un ticket
modérateur.
En cas d’épidémie déclarée, l’Agence prend en charge les frais de vaccination de l’agent, de
son conjoint et de ses enfants à charge.
Un régime de couverture risque d’invalidité partielle ou totale et du risque décès est organisé
au bénéfice de chaque agent, sous réserve d’une participation de l’agent au financement des
charges correspondantes.
En cas d’émeute, de mutinerie ou de catastrophe naturelle ou de toute autre circonstance
d’effet comparable, l’Agence assure la couverture médicale d’un agent victime d’un accident
survenu sur les lieux du travail ou à l’occasion du travail; en cas de décès, l’Agence verse un
capital décès.
Le contenu et les conditions de prise en charge de ces régimes sont définis par le Conseil
d’Administration.
En cas de violation grave des règles définies en matière de couverture médico-sociale, l’agent
en faute et sa famille seront exclus, pour un temps à définir par le Directeur Général, du
bénéfice de la couverture, sans préjudice des sanctions disciplinaires.
En cas d’arrêt de travail pour cause d’accident étranger au service ou de maladie non
professionnelle, tout agent doit produire un certificat médical délivré par un médecin agréé par
l’ASECNA.
L’agent qui remplit les conditions fixées à l’alinéa 1 ci-dessus perçoit en cas d’arrêt de travail
d’une durée supérieure à un mois, au titre des prestations en espèces, un traitement égal à :
- pour les trois (3) premiers mois, la rémunération telle que définie aux paragraphes 1 et
6 de l’article 2 ;
- pour les six (6) mois suivants, la moitié de la rémunération telle que définie aux
paragraphes 1 et 6 de l’article 2.
146
Il reste entendu que l’agent doit par ailleurs, produire tous les mois un nouveau certificat
médical, délivré par le même médecin agréé, indiquant l’état d’évolution de sa maladie.
Au-delà du neuvième mois, l’ASECNA est en droit de rompre le contrat de travail qui la lie à
cet agent.
Article 33 : Maladie de longue durée
L’agent ayant plus d’un an de présence dans les services de l’ASECNA, qui est atteint d’une
maladie de longue durée dûment constatée par un médecin agréé par l’Agence, et figurant sur
la liste du Règlement n° 11 et entraînant momentanément une incapacité totale d’exercer ses
fonctions, perçoit, au titre des prestations en espèces, un traitement égal à :
- pendant la première année, la rémunération telle que définie aux paragraphes 1 et 6 de
l’article 2 ;
- pour les deux (2) années suivantes, la moitié de la rémunération telle que définie aux
paragraphes 1 et 6 de l’article 2 ;
- au-delà de la troisième année, l’ASECNA est en droit de rompre le contrat de travail qui
la lie à cet agent.
En cas de maladie de longue durée, tout agent doit produire un certificat médical délivré par
un médecin agréé par l’ASECNA constatant que :
- la maladie figure bien sur la liste des maladies de longue durée du règlement n° 11
prévu à l’article 63 du statut unique du personnel ;
- l’agent est dans l’incapacité totale de reprendre ses activités professionnelles.
L’agent doit par ailleurs, produire tous les trois (3) mois un nouveau certificat médical, délivré
par le même médecin agréé, indiquant l’état d’évolution de sa maladie.
Lorsque le lieu d’emploi est situé hors du lieu de résidence habituelle de l’agent, et si
les obsèques se déroulent hors du lieu d’emploi, l’ASECNA prend en charge :
- les frais de conditionnement, de mise en bière et de transport du corps au lieu de
sépulture ;
- les frais de transport aller et retour du conjoint et de deux (2) enfants à charge en
cas de décès de l’un des conjoints ;
- les frais de transport aller et retour des deux (2) conjoints, en cas de décès d’un
enfant en charge.
En cas de décès de l’agent, survenu en position d’activité hors de son lieu d’affectation et de
son pays de résidence habituelle, l’Agence assurera les frais de transport du conjoint jusqu’au
lieu du décès pour les besoins de reconnaissance et de conditionnement du corps, sans
préjudice des dispositions du paragraphe 2 ci-dessus.
147
41
Article 40 : Cessation d’activités
Les agents en cessation d’activité bénéficieront d’une indemnité de cessation d’activité (ICA)
égale à 45 % du salaire brut imposable moyen des douze derniers mois par année de service.
Cette indemnité est également versée aux ayants droits de l’agent qui décède avant l’âge de
cessation d’activités et au fonctionnaire qui est rappelé par son administration d’origine. Pour
ce dernier, cette indemnité ne pourra, en aucun cas, être inférieure à trois (3) mois de salaire
de base.
Les agents en cessation d’activité avant l’âge de 60 ans percevront une allocation spéciale (AS)
égale à 50 % de leur dernier salaire de base mensuel multiplié par le nombre de mois restant à
courir jusqu’à 60 ans. Cette allocation spéciale n’est pas due en cas de préretraite ou de départ
volontaire.
Article 41 : Licenciement pour motif économique
En cas de licenciement pour motif économique, il est versé à l’agent licencié, outre l’indemnité
de licenciement calculé selon les dispositions de l’article 29 du présent code une indemnité
spéciale d’un montant de 45 % d’un mois de salaire par année de service.
Le mois de salaire considéré est égal à la moyenne des (12) douze derniers mois de salaire
brut imposable ayant précédé la fin d’activité à l’Agence.
Pour l’agent âgé d’au moins 50 ans, l’Agence assurera les cotisations d’allocation vieillesse (part
patronale et part agent) jusqu’à l’âge de retraite (55 ans ou 60 ans suivant son corps de métier)
; toutefois, ces cotisations cessent dès que l’agent licencié retrouve un nouvel emploi.
L’ASECNA favorisera les œuvres suivantes, dont la liste n’est toutefois pas exhaustive :
- aides ponctuelles au moyen d’un fonds d’aide sociale dont les modalités de gestion
seront définies par le Directeur Général ;
- organisation d’une fête annuelle pour les enfants à charge tels que définis aux articles
58 et 59 du statut unique du personnel ;
- création et animation de clubs de sport et de loisirs, da cantine ou de groupement
coopératif, avec la participation du personnel concerné.
41
Voir les Résolutions n°2008 CA 111-3 du 18 décembre 2008 portant âge de cessation d’activité à l’ASECNA et mesures
d’accompagnement et n°2006 CA 100-10 du 05 juillet 2006 portant paiement de l’indemnité de cessation d’activité aux
ayants droit des agents décédés.
149
Des avances sur salaires peuvent être accordées aux agents qui en font la demande. Les
modalités et conditions d’octroi de ces avances sont déterminées par décision du Directeur
Général.
Article 44 : Facilité d’accès à la propriété immobilière
L’ASECNA favorisera l’accès à la propriété immobilière en mettant en place un fonds avec la
participation du personnel concerné.
Les modalités de fonctionnement et le montant du fonds sont déterminés par décision du
Directeur Général.
Article 45 : Assurance habitation
L’Agence souscrira, au bénéfice des ayants droit au logement définis à l’article 19 du présent
code, une assurance pour couvrir les risques vol et incendie, avec la participation des ayants
droit au financement des charges correspondantes aux conditions fixées par le Directeur
Général.
42
Article 46 : Récompenses et gratifications
42
Voir la Résolution n°2008 CA 111-9 du 18 décembre 2008 portant révision du Statut Unique du Personnel de
l’ASECNA.
150
V - DISPOSITIONS SPÉCIALES
VI - DISPOSITIONS TRANSITOIRES
43
Voir la Résolution n°2007 CA 107-27 du 18 décembre 2007 portant attribution de la médaille de l’ASECNA.
151
VI I - DISPOSITION S FINALES
Le code de rémunération est approuvé par le Conseil d’Administration de l’Agence. Il peut être
modifié dans les mêmes formes sur proposition du Directeur Général après consultation des
travailleurs.
Les augmentations de salaire sont celles décidées exclusivement par le Conseil
d’Administration.
En cas de dévaluation monétaire, le Conseil d’Administration décide du réajustement de la
valeur du point d’indice du ou des pays concernés.
Les mesures d’application du présent code de rémunération et de ses annexes feront l’objet, en
fonction de leur nature, de Résolutions du Comité des Ministres de tutelle ou du Conseil
d’Administration, ou de Règlements, notes de service et décisions du Directeur Général.
Le présent code de rémunération, qui s’applique à tous les agents sans distinction de
catégories, abroge et remplace toutes les dispositions antérieures d’effet contraire.
Il entre en vigueur le 1er janvier 1996.
152
Catégories
N R S U T A B C D E
Échelles
44
ANNEXE II – VALEURS DE POINT D’INDICE APPLICABLES
VALEUR MONNAIE
N° PAYS
POINT D’INDICE DE COMPTE
1 GABON 959 FCFA
2 CONGO 906 FCFA
3 CAMEROUN + ERSI 879 FCFA
4 COTE D’IVOIRE 844 FCFA
5 SENEGAL + SIEGE + ERNAM 830 FCFA
6 TCHAD 829 FCFA
7 CENTRAFRIQUE 799 FCFA
8 GUINEE EQUATORIALE 769 FCFA
9 TOGO 681 FCFA
10 NIGER + EAMAC 681 FCFA
11 MALI 681 FCFA
12 BENIN 681 FCFA
13 BURKINA FASO 681 FCFA
14 GUINEE BISSAU 517 FCFA
15 MADAGASCAR (ariary) 2432 AR
16 MAURITANIE (ouguya) 454 UM
17 COMORES (KMF) 491 FC
18 DELP (euros) 3 EUR
19 DELM ($ Canadien) 5 $ CAD
44
Résolution n° 2008 CA 110 -11 du 10 juillet 2008 portant modification du Code de Rémunération du Personnel –
Fixation des valeurs de points d’indice.
154
L’ASECNA assure, selon ses critères, le logement et l’ameublement aux ayants droit ci-après :
1. - SIÈGE
Le Directeur Général, les Directeurs, l’Agent Comptable, le Contrôleur Financier, les Chefs de
Départements, de Services et assimilés, de Bureau, le Délégué de l’ASECNA à Paris, le
Commissaire à l’OACI, les Pilotes de l’avion de calibration.
3. - REPRÉSENTATIONS
Aéroport principal
Le Représentant, les Chefs de Service, le Payeur, le Chef BNI, le Chef CA, l’Adjoint au Chef
CA, le Chef SIS, l’Adjoint au Chef SIS, le Chef de Centre MTO ou le Chef du CRPZ, le Chef
du CRTM, le Chef Unité de Maintenance, aide radio, électricité, équipement MTO,
commutation, radar, le chef de subdivision IGC, chef exploitation CAT, chef BDP/BIA, chef
prévisions MTO, chef observation MTO, chef bureau garage et transport, chef bureau
gestion des stock et transit, chef bureau facturation, chef bureau méthode, correspondant
45
informatique.
4. - PERSONNEL EXPATRIÉ
L’expatriation donne droit au logement et à l’ameublement dans les conditions définies par
décision du Directeur Général.
45
Voir les Résolutions n°2006 CA 99 Bis-2 du 14 avril 2006 portant respectivement approbation du Protocole d’Accord
relatif à un projet d’entreprise entre l’ASECNA et son Personnel, et modification du code de rémunération du personnel de
l’ASECNA.
155
L’agent expatrié tel que défini à l’article 1, alinéa 2 du Statut Unique du Personnel et dans
l’annexe A dudit statut, bénéficie d’une indemnité d’expatriation basée sur son salaire indiciaire
suivant les pays et un taux conformément au tableau ci-dessous :
TAUX
PAYS D’ACCUEIL
DELP 15 %
DELM 15 %
GABON 15 %
CONGO 15 %
CAMEROUN 15 %
SENEGAL 25 %
COTE D’IVOIRE 25 %
MAURITANIE 25 %
CENTRAFRIQUE 25 %
TCHAD 30 %
NIGER 45 %
BURKINA 45 %
MALI 45 %
BENIN 45 %
GUINEE EQUATORIALE 45 %
TOGO 45 %
MADAGASCAR 45 %
Les cadres dirigeants bénéficient du même taux que celui des agents d’encadrement expatriés.
Le taux appliqué aux Chefs d’Établissement de l’EAMAC et de l’ERSI sera aligné sur celui de la
Direction Générale.
NOTA : Les agents expatriés sont payés localement conformément à la législation en vigueur
dans le pays d’accueil.
Ils seront soumis au régime d’imposition du pays d’accueil sauf si l’Agence dispose d’un accord
de siège dans ce pays.
46
Voir la Résolution n°LXXXIII-3 CA du 10 décembre 1997 portant indemnité d’expatriation.
156
NOR : MAEJ1110118L/Bleue-1
PROJET DE LOI
-----
ÉTUDE D’IMPACT
1
Le texte de cette Convention peut être consulté à partir du lien suivant :
[Link]
ation+a%E9rienne+en+Afrique+et+%E0+Madagascar%27+ORDER+BY+DATOP/Ascend%26M%3D1%26K%3D
19590165%26R%3DY%26U%3D1
2/6
Dans cette architecture institutionnelle, les Etats parties restent compétents pour assurer la
réglementation de la navigation aérienne et la supervision du fournisseur de services. Le projet
de créer, par la convention révisée, un organisme de réglementation et de supervision des
services de la navigation aérienne n’a pas été retenu. Les Etats parties se sont prononcés, en
application du principe d’indépendance du régulateur par rapport à l’opérateur, en faveur
d’organismes juridiquement indépendants, dont la compétence concernerait également la
supervision des entreprises de transport aérien et des organismes de formation et de construction
aéronautique, ainsi que la délivrance des brevets et des licences du personnel. La création d’une
autorité de surveillance de l’ASECNA, qui se substituerait ou viendrait en appui aux Etats est
encore en discussion, en liaison avec les organismes régionaux d’intégration économique.
Par ailleurs, l’élaboration d’un nouveau traité répond à l’objectif de mettre en place les
conditions d’une meilleure gouvernance :
- les activités annexes ont été identifiées dans la convention proprement dite, telles la
«gestion d’écoles de formation dans le domaine de l’aviation civile » (article2) ou la
participation à la prévention du péril aviaire, aux activités de recherche et de sauvetage et aux
enquêtes menées à la suite d’accidents ;
- la gestion des activités nationales devra être définie et encadrée par un contrat type et
soumise à l’approbation formelle du conseil d’administration (article 10) ;
- la répartition des compétences entre les organes de direction a été révisée. Le Comité
des ministres, dont les compétences font l’objet de l’article 3, dispose d’une meilleure assise
pour orienter et surveiller l’activité de l’Agence. « Organe suprême de l’Agence », il définit « la
stratégie et s’assure de sa mise en œuvre ». A ce titre, il « veille aux exigences de sécurité des
services fournis par l’Agence ».
A cet effet, dès son entrée en vigueur, la présente Convention abrogera et remplacera la
Convention de Dakar ainsi que les divers amendements apportés, au fil du temps, à ladite
Convention.
Conséquences économiques
La France, seul Etat partie qui participe au budget de l’ASECNA depuis sa création a, ces
dernières années, diminué progressivement le montant de son aide (mise à disposition de
personnels et contribution financière). Compte tenu de la situation financière saine de l’Agence,
la France va pouvoir poursuivre son désengagement, pour ne conserver qu’une aide symbolique.
Conséquences financières
En outre, la stipulation du précédent cahier des charges (annexe VI, article 13) relative à
un appel en garantie des Etats parties dans les procédures engagées contre l’Agence en cas
d’accidents, a été supprimée.
Enfin, la convention prévoit explicitement que l’Agence est régie par un régime relevant
de la comptabilité publique.
Conséquences sociales
Conséquences environnementales
Conséquences juridiques
Les autres annexes peuvent être modifiées, selon une procédure simplifiée, par simple
résolution du Comité des Ministres de Tutelle, et leurs amendements n’auront pas à faire l’objet,
pour leur entrée en vigueur, d’une nouvelle ratification par les Etats.
5/6
Par ailleurs, la convention révisée contient une nouvelle annexe (Annexe I) relative au
statut international de l’ASECNA et destinée à protéger les intérêts de l’Agence en cas de
contentieux dans les différents Etats parties. Ce statut international donne à l’ASECNA les
moyens juridiques d’exercer ses missions dans les meilleures conditions. En ce qui concerne la
délégation en France, en cas d'incompatibilité ou de contradiction entre les dispositions de la
Convention multilatérale et celles de l'accord d'établissement de 2004 d'une Délégation en
France :
- une fois la Convention en vigueur, ses dispositions (celles de son annexe 1) priment sur
celles de l'accord de 2004.
Par ailleurs, l’organisation des espaces aériens et la nature des services rendus font l’objet
d’accords régionaux, dans le cadre de l’OACI. A ce titre, au sein de la région «océan indien» au
sens de l’OACI, c’est la France qui assure le service d’approche à La Réunion et le contrôle
d’aérodrome à Mayotte.
Conséquences administratives
Dans ce contexte, l’existence même d’une organisation régionale qui assure par
délégation des Etats les services de la navigation aérienne est un facteur positif, les Etats parties
pris séparément n’ayant pas pleinement les capacités de rendre un service efficace au moindre
coût.
V. - DÉCLARATIONS OU RÉSERVES
Néant