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Résumé :
Cette étude tente d’explorer les nouvelles formes d’appropriation de l’espace architectural par
son occupant en fonction des rapports qu’il entretient aux facteurs physiques de
l’environnement et en particulier le soleil et sa lumière. La notion de territorialité lumineuse
est introduite comme concept alliant les aspects configurationnels de l’espace architectural à
ceux relatifs aux occupants dont l’usage et l’appropriation. Ce concept est l’un des objectifs
d’une évaluation post-installation qui a été menée sur le cas de la pièce de séjour du logement
des cités d’habitat collectif dans la ville de Biskra.
Mots clés :
Territoire, territorialité lumineuse, lumière naturelle, espace architectural, appropriation,
occupant, femme, usage, préférence.
:ﻣﻠﺨﺺ
ﺗﺤﺎول هﺬﻩ اﻟﻮرﻗﺔ اﺳﺘﻜﺸﺎﻓﺎ ﻟﻸﺵﻜﺎل اﻟﺠﺪﻳﺪة اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻤﻠﻚ ﻋﺒﺮهﺎ اﻟﻤﺴﺘﻌﻤﻞ اﻟﻔﺮاغ اﻟﻤﻌﻤﺎري و ذﻟﻚ وﻓﻘﺎ
أدرﺝﺖ ﻓﻜﺮة اﻹﻗﻠﻴﻤﻴﺔ اﻟﻀﻮﺋﻴﺔ آﻤﻔﻬﻮم.ﻟﺼﻠﺘﻪ ﺏﺎﻟﻌﻮاﻡﻞ اﻟﻔﻴﺰﻳﺎﺋﻴﺔ ﻟﻠﻤﺤﻴﻂ و ﺏﺎﻷﺧﺺ اﻟﺸﻤﺲ و ﻧﻮرهﺎ
.ﻳﺮﺏﻂ ﺏﻴﻦ اﻟﺠﻮاﻧﺐ اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ ﻟﻠﻤﺠﺎل اﻟﻤﻌﻤﺎري و ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺏﺎﻟﺸﺎﻏﻞ ﻟﻠﻤﺠﺎل و اﻟﺘﻲ ﻧﺬآﺮ ﻡﻨﻬﺎ اﻻﺳﺘﺨﺪام
ﺵﻜﻞ هﺬا اﻟﻤﻔﻬﻮم أﺡﺪ اﻷهﺪاف ﻟﺪراﺳﺔ ﺗﻘﻴﻴﻢ ﺏﻌﺪ اﻻﺳﺘﺨﺪام أﺝﺮﻳﺖ ﻋﻠﻰ ﺡﺎﻟﺔ ﻗﺎﻋﺔ اﻟﻤﻌﻴﺸﺔ ﻟﻠﺴﻜﻨﺎت
.اﻻﺝﺘﻤﺎﻋﻴﺔ ﺏﻤﺪﻳﻨﺔ ﺏﺴﻜﺮة
:اﻝﻜﻠﻤﺎت اﻝﻤﻔﺘﺎﺣﻴﺔ
. ﺗﻔﻀﻴﻞ، اﺳﺘﺨﺪام، اﻟﻤﺮأة، ﺵﺎﻏﻞ اﻟﻤﺠﺎل، ﺗﻤﻠﻚ، ﻡﺠﺎل ﻡﻌﻤﺎري، إﺽﺎءة ﻃﺒﻴﻌﻴﺔ، إﻗﻠﻴﻤﻴﺔ ﺽﻮﺋﻴﺔ،إﻗﻠﻴﻢ
1. Introduction :
Dans ses premiers établissements, l’homme entretenait de forts rapports avec les éléments de
la nature. Que ce soit dans l’organisation des habitations ou bien à travers celle de l’habitation
elle-même, il était très clair que les éléments de la nature comptaient fort pour lui. Le soleil,
en particulier, était un de ces éléments du contexte naturel auquel se référaient les sociétés
dites traditionnelles. Ainsi, villes romaines et maison japonaise présentent, entre autres, des
exemples qui illustrent des façons bien différentes de s’orienter par rapport au soleil (Oliver,
2003 ; Paul-Levy et Segaud, 1983).
Aujourd’hui, la situation est bien différente. Qu’il s’agisse d’urbanisation ou bien de
conception architecturale, les facteurs physiques de l’environnement sont le plus souvent
marginalisés. Les conséquences ne sont pas cependant des moindres. Pollution et
réchauffement de la planète sont parmi les indicateurs les plus objectifs qui attestent de la
gravité du problème.
A l’échelle locale, Bousquet nous montre comment, au M’zab, les nouvelles habitations auto-
construites se sont détournées de cet esprit collectif dictant une orientation particulière des
espaces du logis par rapport au soleil et perdant ainsi cette valeur à la fois symbolique et
fonctionnelle inégalée (Bousquet, 1983). Le cas des logements de l’habitat collectif laissent
supposer que les conséquences y seraient plus percevables dans la mesure où l’espace du
logement est imposé à ses utilisateurs et ne fait nullement référence à leur mode de vie
antérieur. Face à cet état de fait, l’occupant, ou usager, agit-il ? Et tente-t-il de trouver les
moyens de s’adapter à son environnement ou de se l’adapter ? Comment œuvre l’occupant,
essentiellement à travers ses pratiques quotidiennes, pour se référer aux facteurs physiques ou
bien les ignore-t-il en s’orientant vers une symbiose environnementale artificielle ?
A ces questionnements, cette étude tente de répondre en se penchant sur le cas de l’habitat
collectif dans un contexte climatique sévère. Dans ce dernier, l’être humain n’a pas vraiment
le choix de se dissocier des facteurs physiques car le besoin de s’en protéger et de s’en abriter
est plus qu’incontournable (Rapoport, 1972 ; Norberg-Schulz, 1979). Aussi, serait-il opportun
de souligner, pour le cas de milieu extrême, l’impact du climat à la fois sur le contrôle social
et sur le psychisme individuel (Culiat et Erskine, 1986 ; Olivier, 1972).
En parlant et en utilisant la lumière naturelle, les architectes aspirent à créer des effets
affectifs surpassant les besoins visuels fonctionnels. Cependant, ces effets sont énoncés en
termes de concepts émotionnels ou symboliques reliés à des modèles spatiaux lumineux
(Fig.1).
Néanmoins, il demeure que pour la plupart des cas, les architectes puisent de leur propre
intuition afin de pouvoir établir de tels modèles architecturaux fondés sur la lumière naturelle
et sa propagation au sein de l’espace architectural. Or, il a été maintes fois démontré que les
visions de l’architecte et celles de l’occupant des espaces qu’ils conçoivent ne coïncident pas
toujours et peuvent même largement diverger (Brown et Gifford, 2001 ; Simon, 1979). Le cas
des ambiances lumineuses n’est pas exempt de ce constat (White, 1986) (Fig. 4).
Afin de mener à bien cette tâche, il y a eu recours à l’emprunt de concepts appartenant à une
discipline autre que l’architecture. Il s’agit, en effet, de la psychologie qui affirme qu’entre
l’homme et son environnement s’installe une relation interactive. L’environnement influence
l’homme par ses caractéristiques physiques et l’homme, à son tour, agit sur l’environnement
par ses actes et ses usages (Aiello et Thompson, 1980).
Fig.7 : Inversement du rapport lumineux centre / périphérie dans l’habitat traditionnel et celui contemporain
C’est dans le cadre de cette mutation, que cette étude tente de retrouver cette appropriation de
l’espace du logement en fonction de la lumière naturelle et du soleil en introduisant la notion
de territorialité lumineuse (Fig.8). La présente étude s’est limitée au cas de la salle de séjour
dans laquelle les usages sont multiples, complexes et interpersonnels à l’opposé des
chambres, ou autres espaces du logement, qui offrent d’eux-mêmes un territoire personnel à
leurs occupants.
Fig.8 : La notion de territorialité lumineuse renvoie à cette appropriation de lieux repérables dans l’espace
architectural : par les qualités lumineuses dont la recherche est variable selon les saisons (comme l’ombrage
en été, en haut à gauche), grâce à l’ameublement (en haut à droite), par leur localisation vis-à-vis de la source
lumineuse (en bas à gauche), et l’orientation par rapport au soleil (en bas à gauche) (Source : Oliver, 2003, en
haut et en bas à gauche ; Donnadieu, 2002, en bas à droite).
Les logements de la ZHUN ouest de la ville de Biskra ont été choisis comme contexte pour
cette recherche en raison du climat qui caractérise cette ville. Située dans une région semi-
aride à climat chaud et sec, le ciel y est le plus souvent clair et ensoleillé (Fig.9). A ce climat
lumineux rigoureux s’associent des températures intolérables pendant la période estivale.
Comme tout logement des ZHUN l’occupant est soumis à cet espace architectural et est tenté
de répondre à ses effets. Cette similarité configurationelle de l’espace architectural du
logement permet d’évaluer l’impact de variables environnementales semblables, voire
identiques, comme le recommande une étude expérimentale tout en ayant affaire à différents
occupants réels comme le spécifie une enquête in situ. Outre cet avantage, le problème de
méthode se pose car, dans cette étude, l’accent est mis plus sur l’espace architectural.
ZHUN Ouest Centre Ville colonial
Fig.9 : Situation de la ZHUN Ouest par rapport au centre ville colonial de Biskra (Source : Auteur)
Dans cette recherche, on investira donc la territorialité lumineuse à travers l’appropriation des
lieux du séjour en termes d’usage (fréquence et types d’activités) et de préférence. Ces lieux
seront repérés, dans l’espace architectural, en fonction de leurs distances par rapport à la
source lumineuse, en l’occurrence la fenêtre. Car, l’espace est spatialement subdivisé en zones
dont la clarté se dégrade en s’éloignant de plus en plus de la fenêtre ; ce qui implique
l’existence d’une structuration spatio-lumineuse (Fig.10).
Figure 10 : Vue en plan et coupe montrant la structuration de l’espace architectural par la lumière naturelle.
Un autre aspect important à prendre en compte est celui de l’orientation de la position des
occupants par rapport à la source lumineuse (la fenêtre). Une étude antérieure a montré son
importance dans le contexte climatique de l’étude mais dans un autre registre fonctionnel (les
bureaux) (Belakehal et al, 2003c).
L’interaction de la territorialité lumineuse avec les autres facteurs influents sur l’occupant
sera analysée en fonction des changements des lieux appropriés dans la pièce du séjour et de
leurs raisons également.
Figure 11 : Vues extérieure et intérieure de la fenêtre de l’espace du séjour dans la cité des 726 logements
(Source : Auteur)
Dans la seconde, par contre, c’est une large baie en bande et prend toute la largeur du mur.
Une porte fenêtre latérale constitue un autre dispositif pour relier ce séjour à l’extérieur (par le
biais d’une loggia) (Fig.12).
La porte fenêtre possède également des persiennes. Ces deux dispositifs procurent aux
occupants un degré de contrôle de l’ouverture remarquablement supérieur au cas de la fente. Il
est supposé, à cet insu, que la territorialité lumineuse sera opérée différemment en fonction
du type de la source d’éclairage qui est la fenêtre.
5. Résultats :
Les résultas ici présentées font partie d’une recherche plus étendue dont l’objet est l’étude des
aspects qualitatifs des ambiances lumineuses dans les espaces architecturaux du point de vue
de l’occupant. Ils ne renseignent donc que sur quelques aspects restreints de cette
investigation.
90
80
70
Taux de déroulement (%)
60
50
Pourcentage
40
30
20
10
0
r
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fé
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D
Activités
Figure 14 : Structure spatio-lumineuse des espaces de séjour dans la cité Belaayat (à droite)
et des 726 Logements (à droite).
Cette structure spatio-lumineuse (en termes de zones claires et de zones sombres) n’est pas
visuellement très perceptible par les occupants de la cité de Belaayat (seul 1 % la perçoivent)
mais l’est considérablement chez ceux de la cité des 726 logements (45 %). Au sein de cette
structure, les occupants des deux cités pensent que leurs lieux appropriés ou préférés sont
situés dans des zones claires (respectivement 66 % et 86,6 %).
5.4. Le mobilier :
L’aménagement de la pièce de séjour dans les deux cités est majoritairement de type
traditionnel avec banquettes en périphérie et centre ouvert (65 %). Toutefois, au niveau de la
cité Belaayat, on constate que dans un nombre remarquable de séjours (15 %), la disposition
reste la même mais équipée avec un mobilier moderne (fauteuils...).
L’analyse des ces lieux appropriés ou préférés par les occupants, en fonction de la distance et
la position par rapport à la fenêtre, a montré que dans les deux cités ces lieux sont en majorité
choisis de manière à être soit proche de la fenêtre mais lui donnant le dos, soit être en face et
loin d’elle. Pour les positions où l’éclairage naturel est latéral (de gauche ou de droite), la
distance proche est écartée dans le cas de la cité Belaayat alors qu’elle est recherchée dans la
cité des 726 logements (Fig. 15).
Figure 15 : La position et la distance des endroits appropriés et préférés sont en étroit rapport avec la fenêtre
(cas de l’espace du séjour dans la cité Belaayat).
40
35
30
25
Degré d'importance des
Figure 16 : La variation des
raisons
20
726 degrés d’importance des raisons
15 Belaayat
de changement, par les
10 occupants, de leurs lieux
5 appropriés ou préférés.
0
Bruit
Trop de mouvement
726
Eviter les regards extérieurs
Chercher la fraîcheur
Raisons
Les raisons desquelles émane le changement des lieux appropriés ou préférés vers d’autres
endroits sont diverses. Cependant, trois raisons émergent de par leur importance : le bruit,
l’envie d’être seul et la présence d’une tâche solaire gênante.
Durant cette période de sieste, l’espace du séjour est assombri et la structure spatio-lumineuse
initialement en dégradé se transforme en une autre plus uniforme. Il est à rappeler, ici, que
cette ambiance sombre est caractéristique des régions à climat chaud et sec où elle est perçue
comme porteuse de rafraîchissement et de clémence (Belakehal et Tabet Aoul, 2000).
Dans l’espace de séjour, le mobilier semble être disposé d’une manière assez indépendante de
cette structure spatio-lumineuse. C’est la périphérie de l’espace qui est occupée par les sièges
(banquettes ou fauteuils) laissant le centre libre ou équipée d’une table basse. Ce schéma de
centralité appliqué à la disposition du mobilier exprime une attitude dont l’origine est
culturelle (C. R. A., 1987). Une analyse approfondie devra mettre en exergue la position des
diverses composantes du mobilier (banquettes, fauteuils, bibliothèque…) et leur rapport à la
fenêtre.
Les positions conjuguées aux distances ont permis de révéler qu’une territorialité lumineuse
est présente à travers le comportement des occupants de l’espace de séjour et qui dépend aussi
des caractéristiques configurationnelles (ceci est clairement montré par le cas des positions où
l’éclairage est latéral). Ceci confirme les résultats d’une étude antérieure (Belakehal et al,
2003c) mais demande à ce que cette interprétation soit encore plus étendue à celle des
rapports interpersonnels. Dans le cas de l’étude menée dans les bureaux, la position de
l’occupant par rapport à ses collègues fait partie du registre du langage non verbal qui
exprime certains rapports entre les personnes. Ainsi, un employé de bureau considère le fait
de donner son dos à son collègue comme un acte incommode. Ceci ne reste pas sans
conséquences sur la manière dont sont disposés les sièges. Une étude similaire devra se faire
pour le cas de l’habitat dans la mesure où la territorialité lumineuse ne peut agir seule mais
fait plutôt partie d’un ensemble de facteurs pouvant constituer d’autres territorialités au sein
du même espace architectural.
A cet effet, il a été considéré que les raisons d’un changement des lieux appropriés ou préférés
par les occupants peuvent indiquer sur ces autres territorialités. Il apparaît que quatre raisons
se distinguent clairement du reste, et ce pour le cas des deux cités : i) le bruit (territorialité
acoustique) qui peut correspondre à la recherche du calme, ii) l’envie d’être seul (territorialité
privationnelle) qui peut renvoyer à la nécessité d’une intimité non trouvée dans l’espace du
séjour, iii) la recherche d’un endroit plus clair (territorialité lumineuse également) qui
explique que les occupants peuvent s’approprier d’autres lieux en fonction de leurs besoins
différemment du cas où ils modifient l’ambiance lumineuse tout en gardant leurs lieux
initiaux, et iv) éviter une tâche solaire gênante (territorialité thermique) qui met en exergue
une attitude spécifique au contexte climatique de l’étude, à savoir les régions à climat chaud
et sec.
7. Conclusion :
La notion de territorialité lumineuse a été introduite dans cette investigation comme concept
permettant l’étude du rapport de l’occupant en fonction des caractéristiques lumineuses de
l’espace architectural. Ce concept a permis l’adoption et la fusion de savoirs étrangers à
l’architecture, pour pouvoir définir une démarche propre à cette discipline mais fondée plutôt
sur le comportement de l’occupant et non pas sur l’intuition de l’architecte. Il demeure
néanmoins que les connaissances acquises grâce à cette démarche peuvent être enrichissantes
pour les architectes et leurs intuitions.
L’analyse des résultats obtenus a mis en relief l’influence des caractéristiques
configurationnelles de l’espace architectural sur la perception de la lumière naturelle et aussi
sur le comportement des occupants par rapport à elle. Elle a montré également que cette
territorialité lumineuse agit en relation avec d’autres territorialités (privationnelle, thermique
et acoustique). Il a été aussi mis en évidence qu’afin d’obtenir leur besoins, pas seulement
fonctionnels, en matière de lumière naturelle (plus clair ou plus sombre) les occupants
s’approprient l’espace architectural en agissant soit sur l’ambiance elle-même (en occultant
excessivement les fenêtres) soit en s’appropriant d’autres lieux. Ceci est toutefois supposé
demeurer dépendant des possibilités offertes par l’espace architectural.
Enfin, il en ressort que l’homme se réfère toujours à l’ensemble des facteurs de son
environnement naturel et ce en dépit du fait que la conception des espaces architecturaux n’en
tienne pas souvent compte. L’appropriation des lieux de vie quotidienne révélée par la notion
de territorialité lumineuse et de son interaction, avec d’autres territorialités, en est une des
illustrations.
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