Clarification
Clarification
Traitement de Clarification.
III.1- La pré-chloration
Ils constituent les traitements de base appliqués pour corriger tout ou partie
des défauts de l’eau liés aux:
i. fractions particulaires inertes (limons, argiles, colloïdes)
ii. ou vivantes (microalgues planctoniques ; micro-invertébrés, en
particulier les bactéries) ;
iii. ils assurent aussi l’élimination de la fraction « floculable » des matières
organiques (macromolécules, en particulier la plupart des acides
humiques responsables de la couleur),
iv. de certains métaux lourds, plus généralement de la fraction des
micropolluants associée à ces MES et macromolécules colloïdales (dont
les virus, pratiquement toujours portés par les MES et colloïdes de l’eau).
c. Particules en suspension:
Les particules en suspension dans une eau de surface proviennent de
l'érosion des terres, de la dissolution de substances minérales et de la
décomposition de substances organiques.
À cet apport naturel, il faut ajouter les déversements d'eaux d'égout
domestiques, industrielles et agricoles.
En général, la turbidité de l'eau est causée par des particules de
matières inorganiques (particules de glaise et d'argile) alors que sa
couleur est imputable à des particules de matières organiques et
d'hydroxyde de métal (le fer, par exemple).
c. Particules en suspension:
c.1. Classification des particules en suspension :
a-. Principe
14
1- coagulation
a. Critères de conception :
En tout temps, le bassin, le système d'agitation là où requis et les équipements
connexes doivent être conçus pour :
Assurer une bonne distribution de l'eau ;
Éviter le bris du floc ;
Assurer le temps nécessaire pour la floculation (de 6 à 30 min au débit de
conception) ;
19
b. Les floculants:
On utilise :
▪ des polymères minéraux tels que la silice activée (SiO2), généralement
associée au sulfate d'aluminium en eau froide,
▪ des polymères de synthèse apparus plus récemment qui ont fait évoluer
considérablement les performances de la floculation. Ils conduisent souvent
à un volume de boue très inférieur. 20
Exercice :
Le sulfate d'Aluminium se vend sous forme des cristaux de
formule (Al2(SO4) 3 , 18H2O):
Al Aluminium 27 2 8,1 %
H Hydrogène 1 36 5,42 %
O Oxygène 16 30 72,07 %
S Soufre 32 3 14,41 %
Correction :
3) Concentration en cation Al3+ par litre = 0,05 mol soit 0,025 mol / 500 ml.
• Masse molaire de l’aluminium Al : MAl=27 g/mol
• Dans 666g de Al2(SO4)3 . 18 H2O ( 1 mole ) on a ( 2 mol ) de Al soit 54g.
• il faudra peser
( 0,675 x 666 : 54 ) = 8,325g de sulfate d'aluminium hydraté ( 0,0125 mol).
i. Dans un ballon jaugé de 500 ml , on place les 8,325g de sulfate
ii. et l'on ajoute de l'eau distillée jusqu'à totale dissolution .
iii. Ensuite on Agite
On a une solution contenant 0,675g de Al3+ soit 1,35g / litre.
3. Coagulation - floculation
b. L’emplacement
3. Coagulation - floculation
a. Principe du dosage
Du point de vue de la mise en œuvre de la coagulation-floculation, deux
paramètres nécessitent une attention particulière lors du dimensionnement
d'un traitement de coagulation-floculation : les quantités de réactifs à
ajouter et les vitesses d'agitation du milieu réactionnel.
JAR TEST
3. Principe du dosage de coagulant
c. Jar-test
Concernant les vitesses d'agitation, la seule certitude est que la coagulation
nécessite une vitesse d'agitation plutôt rapide (afin de bien mélanger l'eau et que
les colloïdes et les cations métalliques se rencontrent et se neutralisent) et que
la floculation - quant à elle - nécessite une vitesse relativement lente (afin de
favoriser la rencontre et l'agrégation des colloïdes mais sans détruire les flocs déjà
formés)...
JAR TEST
Vidéo: Jar test
c. Jar-test
➢ La température :
30
e. Paramètres influençant la floculation :
➢ La température :
On observe que quel que soit la dose de coagulant injecté, une température trop
basse (15°C) ou une température trop élevée (35°C) ne sont pas adaptées pour
réduire au maximum la concentration en matière en suspension (MES). Il est donc
31
possible de déterminer une température optimale
e. D’autres paramètres influençant la coagulation/floculation :
➢ conductivité:
32
e. D’autres paramètres influençant la coagulation/floculation :
➢ conductivité:
Conductimètre
33
e. D’autres paramètres influençant la coagulation/floculation :
➢ pH
pH mètre
➢ turbidité:
36
Exemple de courbe Turbidité = f(dose de coagulant) obtenue
Turbidité
dose de coagulant
On en déduit la dose optimale de coagulant à ajouter : ici 4 mg/l.
Formation d’un floc
3- Coagulation/Floculation
c. Calcul du volume d’un floculateur
L'efficacité de la coagulation dépend de la probabilité de contact entre les
particules ; c'est pourquoi, le fluide est agité. D'après l'équation de
Smoluchowski et pour un objectif d'abattement de la pollution de 50%,
il vient :
(III.1)
Avec :
dN/dt : taux de collision entre les particules
G : gradient de vitesse
N : nombre de particules
dpc : diamètre des particules. Les particules fines sont donc
beaucoup plus nombreuses que les particules grossières et on a en
général : 1 µm < dpc < 3 µm.
Variation du gradient de vitesse.
G, en fonction du diamètre
des particules. En
floculation, on préconise
des vitesses d'agitation
comprises entre 20 et 30 s-1.
3- Coagulation/Floculation
c. Calcul du volume d’un floculateur
(III.2)
Pi = (1/2).Ct .ρ.A.vr 3
Où: Ct: coefficient de traînée = 1,8 pour des pales planes et rectangulaire;
ρ: masse volumique de l'eau;
A: l'aire de la pale;
vr: vitesse relative de la pale p/p à l'eau qui l'entoure,
III. B- Décantation
III.B. Décantation
1. Introduction
La décantation est la méthode de séparation gravitaire la plus fréquente des
MES et colloïdes (rassemblés sous forme de floc après l’étape de
coagulation/floculation). Il s’agit d’un procédé de séparation solide/liquide basé
sur la pesanteur.
Cette séparation est induite par réduction de la vitesse horizontale qui doit être
inférieure à la vitesse verticale (de chute, de décantation ou ascensionnelle)
afin de favoriser la sédimentation des particules dans un piège.
Ces particules s'accumulent au fond du bassin, d'où on les extrait périodiquement.
L'eau récoltée en surface est dite décantée.
Il s'agit d'un procédé de séparation solide/liquide basé sur la pesanteur. On peut
diviser la sédimentation en 3 classes principales selon la nature de la suspension:
- la décantation discontinue ;
- la décantation floculante ;
- la décantation en zone.
III.B. Décantation
1. Introduction
•Suspension : système constitué par une phase solide dispersée dans une phase fluide
•Emulsion : système constitué par une phase liquide dispersée dans une autre phase liquide
•Phase continue : phase fluide dans laquelle s’effectue la dispersion
•Sédimentation : séparation sous l’influence de la gravité d’une phase dispersée solide ayant une
densité plus grande que la phase fluide continue qui la contient
•Epaississement : terme employé en sédimentation lorsque l'on s'intéresse spécifiquement à la
phase solide (boues)
•Clarification : terme employé en sédimentation lorsque l'on s'interresse spécifiquement à la
phase liquide (liquide clarifié ou liquide clair)
•Décantation : terme utilisé en remplacement de sédimentation lorsqu’il s’agit d’une émulsion,
ou plus généralement pour la séparation de 2 phases liquides non miscibles (voir extraction
liquide-liquide)
•Floculation : association de particules solides en flocs, de plus grosse taille que les particules
initiales et sédimentant à une vitesse supérieure. La floculation est en général provoquée par
l’adition d’agents floculants.
Définition des principaux termes liés à la
sédimentation ou à la centrifugation :
•Flottation : procédé qui consiste à enrober les particules solides d’une couche d’air, ce qui
conduit à une densité moyenne particule-air plus faible que le liquide, et au phénomène inverse
de la sédimentation.
•Force centrifuge : si r est la distance par rapport à l’axe de rotation et ω la vitesse de rotation en
rad.s-1, une masse m est soumise à une accélération rω2 et à une force mrω2 analogue à g,
accélération de la pesanteur et mg, poids. Le nombre de g s’exprime par rω2/g.
•Temps de séjour : temps moyen que met le fluide pour traverser l’appareil concerné. Ex : un
réacteur contenant un volume de liquide de 5m3 et alimenté à raison de 1m3.h-1 présente un temps
de séjour moyen de 5h. Le temps de séjour d’une particule de fluide quelconque est proche du
temps de séjour moyen dans le cas d’un écoulement piston avec profil de vitesse plat. Le temps
de séjour d’une particule de fluide quelconque peut être très différent du temps de séjour moyen
dans le cas d’un profil de vitesse parabolique (régime laminaire), ou d’un réacteur parfaitement
agité. On parle alors de distribution de temps de séjour.
III.B. Décantation
2. Principe
a- Principe :
a- Principe FA
Ft
Vp : volume de la particule
ρp : masse volumique de la particule
ρL: masse volumique du liquide
A : aire de la section de la particule (surface de sa projection sur un plan orthogonal à
l’écoulement)
Ct : coefficient de traînée
vp : vitesse de chute de la particule
g : accélération de la pesanteur.
3. Décantation de particules discrètes
a- Principe
(ρ𝑃 − ρ𝐿 )
v𝑝 𝟐 = 2 ∗ V𝑝 *g *
C𝑡 ∗ A∗ ρ𝐿
Pour calculer v𝑝 il faut connaître Vp, A et Ct donc la géométrie exacte de la particule et le
coefficient de traînée Ct.
Cas d’une particule sphérique de diamètre d
𝑑𝟑 𝑑𝟐
V𝑝 = π * et A=π*
6 4
𝟐 𝟒 (ρ𝑃 − ρ𝐿 )
v𝑝 = *g *
C𝑡 ∗ ρ𝐿
3
v𝑝 augmente de tant plus que d augmente : la particule chute alors plus rapidement.
3. Décantation de particules discrètes
a- Principe
Le coefficient Ct est une fonction du nombre du Reynolds (Re) et de la forme de
la particule.
V𝑝 ∗ρ𝐿 ∗𝒅
A𝑣𝑒𝑐 R𝑒 =
𝜇𝐿
a- Principe
𝒈∗𝒅∗(𝝆𝑷 − 𝝆𝑳 )
v𝒑 = 𝟏, 𝟕𝟒 Equation de Newton
𝝆𝑳
3. Décantation de particules discrètes
a- Principe
Ct Equation vp
K ≤ 2,6 Stocks
Cas
2,6 ≤ K ≤ 44
Intermédiaires
45 ≤ K 0,44 Newton
3. Décantation de particules discrètes
Les équations établies pour les particules plus denses que l’eau restent valables
pour la flottation en ignorant le signe (-) ou en prenant (ρL - ρp ) au lieu de (ρp - ρL).
Application
Application
• Quelle est la taille d’un floc d’alumine hydraté (densité = 1,18)
dont la vitesse de chute est de 0,004 m/s.
6. Les décanteurs
✓la surface du décanteur qui sera d'autant plus grande que les
vitesses de décantation sont faibles.
a. Décanteur simple
Les décanteurs classiques sont caractérisés par la surface de
décantation égale la surface de base.
• A flux horizontaux,
• A flux verticaux,
105
6. Les décanteurs
H : la profondeur L
L : la longueur Figure : Décanteur rectangulaire à fond horizontal
w : la largeur
b. Théorie du décanteur idéal
Le bassin comprend une zone de d’entrée, une zone de sortie et une des boues.
La vitesse d’écoulement est constituée de deux vitesses selon les directions x et
y ( vH et vp). La
composante horizontale vH : vitesse d’écoulement horizontal (vitesse traversière).
Pour qu’il y ait sédimentation complète de toutes les particules ayant une
vitesse de chute ≥ v0, il faut que les dimensions du bassin soient calculées de
façon que les particules parvenant au bassin à une hauteur H, puissent atteindre
le lit des boues avant la sortie.
𝐐
La position de ces particules est définie par x = 𝐕𝐇 .t = .t
𝐀
y = H - 𝐕𝟎 .t
La condition limite correspond à x = L et y = 0
𝐇
y = H - 𝐕𝟎 .t 𝐕𝟎 =
𝒕
𝐐 𝐋.𝐀
x = .t t=
𝐀 𝑸
𝐇.𝐐 𝐇.𝐐 𝐐
D’où 𝐕𝟎 = = =
𝑳.𝑨 𝑳.𝑯.𝒍 𝑳.𝒍
𝑸
𝐕𝟎 =
𝑺
𝑸 𝐐
𝐕𝑯 = =
𝑨 𝑳.𝑯
𝑸 𝐐
𝐕𝟎 = = : vitesse de décantation limite (charge hydraulique superficielle).
𝑺 𝑳.𝒍
On constate que la vitesse limite de décantation v0 ne dépend pas de la profondeur
du bassin
(III.24)
106
Décanteurs à flux horizontaux
107
Décanteurs à flux horizontaux
108
Pour optimiser le rendement du
décanteur on le fait souvent
précéder d'un compartiment de
tranquillisation dans lequel une
sensible diminution de la
vitesse de transfert permet la
décantation des particules les
plus grosses et la coalescence
du floc le plus fin.
109
Décanteur rectangulaire
110
Décanteurs à flux horizontaux
décanteur à étages
111
Décanteurs à flux horizontaux
115
Ce sont des ouvrages de forme conique ou pyramidale pour
permettre un contrôle plus aisé du voile de boues.
Alimentation
Boues 116
Dans ce type d’ouvrage, la
vitesse ascendante
maximum vaut : 2 m3/h/m²
(m/h).
décanteur statique
117
Décanteur statique à plusieurs compartiments
118
Ce type d'appareil est
constitué essentiellement
d'un pont support de
mécanisme fixé sur le
bord d'une cuve
cylindrique. Décanteur cylindrique
Le groupe d'entraînement, monté au milieu de ce support, entraîne le mécanisme de
raclage constitué d'un arbre vertical et de deux bras munis de raclettes. Différents
modèles de mécanisme de raclage peuvent équiper ce type de décanteur selon le cas
d'application. Ce type d'appareil existe dans la gamme de 2 à 45 m.
Les lames sont disposées de telle sorte que le fond de la cuve soit balayé une ou deux
fois par tour. Pour les boues lourdes, deux bras courts de raclage supplémentaires
balayent la zone centrale de la cuve quatre fois par tour.
119
120
Systèmes de
raclage
121
Décanteur floculateur avec entraînement périphérique du pont.
avec,
V1
V0
129
Par contre, on peut accroître considérablement la capacité d'un
décanteur en augmentant la surface de décantation. Pour ce faire, il suffit
d'ajouter des paliers dans le décanteur. En effet, alors que, dans un
décanteur dépourvu de palier, les particules dont la vitesse de
décantation est supérieure ou égale à V0 sont complètement éliminées, dans
un décanteur doté de 3 paliers, les particules dont la vitesse de
Bassin de décantation
idéal avec 3 paliers
130
Il est donc possible d'augmenter de
manière très importante la surface
disponible à la décantation en
superposant sur la hauteur de
l'ouvrage un grand nombre de
cellules de séparation eau/boue.
La figure ci-après présente les gains
théoriques possibles sur un ouvrage,
en débit ou en dimension, à efficacité
de traitement équivalente en
superposant n étages de hauteur H/n.
131
Les décanteurs dits lamellaires comportent souvent une série de lamelles qui
permet de multiplier la surface de décantation utile tout en réduisant la surface
au sol par rapport à un bassin de décantation classique à flux horizontal.
132
En théorie, pour augmenter la capacité d'un
décanteur, on peut réduire à l'infini la
hauteur qui sépare les paliers. En pratique,
toutefois, on doit laisser entre chaque
palier une distance suffisante pour qu'une
certaine quantité de boues s'accumule. En
général, la hauteur qui sépare chaque palier
est de l'ordre de 5 cm.
De nombreux modèles de faisceaux
lamellaires (ou lamelles) sont disponibles
: plaques planes, plaques ondulées, tubes
ronds, tubes carras, chevrons, modules
hexagonaux.
Décanteur à tubes hexagonaux
133
III.2.4.2.1- Décanteurs à lamelles
a) Principe
L'amélioration de la décantation passe par une évacuation du dépôt de
boues plus rapide. Pour cela il suffit que la surface sur laquelle le floc
se dépose soit inclinée pour que ce dernier puisse glisser vers le bas
au fur et à mesure. D'où la réalisation de modules lamellaires inséré
dans un décanteur, dont la surface S (L x l) de chaque lamelle devient
une surface de décantation, l'angle d'inclinaison étant un des éléments
importants de ce système.
140
θ
141
b) Mise en œuvre
Afin d'assurer l'évacuation gravitaire de la boue décantée, les
lamelles sont inclinées d'un angle θ par rapport à l'horizontale.
La figure ci-après illustre ce
principe pour un réseau de
plaques parallèles et montre,
dans ce cas, la surface de
décantation équivalente au sol.
142
Les équations caractéristiques du décanteur lamellaires sont les
suivantes:
(III.27)
(III.28)
Avec :
STP : surface totale projetée (qui est la projection au sol de la surface
de décantation) .
lp : largeur des lamelles.
Lp : longueur des lamelles.
n : nombre total de lamelle sur l’étape de décantation lamellaire.
θ : inclinaison des plaques
143
La vitesse de Hazen se calcule alors sur la surface projetée de
l'ensemble des éléments lamellaires :
(III.28)
avec :
SL = lp . Lp
SL : Surface élémentaire de chaque lamelle.
144
Pour qu'un décanteur lamellaire puisse être efficace, les particules à
décanter doivent changer de morphologie au sein des lamelles en
s'agglomérant, Pour qu'une fois sorties des lamelles, elles ne soient
pas réentraînées par le flux liquide et puissent s'écouler au fond du
décanteur.
Trois types de décantation lamellaire sont possibles :
✓ A contre courant.
✓ A courants croisés.
✓ A cocourant.
145
i. À contre-courant
L'eau et la boue circulent en
sens inverse (l'eau vers le haut à
la vitesse V0 et les boues vers le
bas). À son entrée dans le
système, le trajet d'une particule
est la résultante de V0 et de sa
vitesse de chute u.
147
i. À cocourant
L’eau et la boue circulent
dans le même sens de haut
vers le bas.
148
La décantation à contre-courant
permet l'organisation hydraulique
la plus simple et la plus fiable. En
revanche, la décantation à
cocourant se heurte à de grandes
difficultés pour la reprise de l'eau
traitée. Pour la décantation à
courants croisés, l'équirépartition
des flux hydrauliques est délicate.
149
III.3- Filtration
105
III.3- Filtration
III.3.1 Généralités
III.3.1.1 Buts de la filtration
La filtration est un procédé physique destiné à clarifier
un liquide qui contient des MES en le faisant passer à
travers un milieu poreux. Les solides en suspension ainsi
retenus par le milieu poreux s'y accumulent; il faut donc
prévoir un nettoyage du filtre.
La filtration, habituellement précédée des traitements de
coagulation, de floculation et de décantation, permet
d'obtenir une bonne élimination des bactéries, de la
couleur, de la turbidité et, indirectement, de certains
goûts et odeurs.
106
III.3- Filtration
III.3.1 Généralités
III.3.1.2 Matériaux des filtres
Selon le type de filtreadopté, on a recourt à divers matériaux
filtrants; on utilise ainsi :
a) Des tissus de fibres, des toiles métalliques ou des pierres poreuses à interstices très fins. Ces
matériaux retiennent les solides en surface; on les utilise rarement pour traiter des quantités
d'eau importantes.
107
III.3- Filtration
III.3.1 Généralités
III.3.1.2 Matériaux des filtres
Des granules libres qui n'adhèrent pas les unes aux autres. Ces matériaux sont insolubles et
inattaquables par le liquide filtré ou par les solides qui s'y déposent.
La filtration a lieu soit
en surface, soit en profondeur, selon les caractéristiques
granulométriques du matériau filtrant et selon la grosseur et la
cohésion des solides en suspension.
108
III.3- Filtration
III.3.1 Généralités
III.3.1.2 Matériaux des filtres
Des granules libres qui n'adhèrent pas les unes aux autres. Ces matériaux sont insolubles et
inattaquables par le liquide filtré ou par les solides qui s'y déposent.
La filtration a lieu soit
en surface, soit en profondeur, selon les caractéristiques
granulométriques du matériau filtrant et selon la grosseur et la
cohésion des solides en suspension.
109
4. Filtration
La filtration est une opération extrêmement courante, qui trouve sa place dans toutes les
filières de potabilisation.
La filtration est la barrière ultime et obligatoire de la filière de traitement des eaux dans la
majeure partie des cas. Elle vise à réaliser ou à compléter, à travers un lit filtrant, l'élimination
des particules en suspension, des coliformes (bactérie), des virus et des parasites ainsi qu’à
réduire la turbidité.
Une filtration est souvent indispensable, ne serait-ce que par mesure de sécurité et pour
parvenir à une clarification correcte.
La chaîne de traitement se termine donc dans la grande majorité des cas par un filtre, ou
plus exactement par une batterie de plusieurs filtres.
Le but de la filtration est d'opérer la séparation la plus complète possible entre l'eau et
différentes sortes de particules en suspension.
110
Des particules à éliminer peuvent exister à l'état naturel dans les ressources :
• des argiles,
• des limons (roche), des sables,
• du plancton (êtres microscopiques en suspension),
• des bactéries,
• des parasites et parfois des virus.
111
Type physico-chimique :
112
Type physique :
• Les filtres de ce type font intervenir des processus de traitement purement physiques tels que le
tamisage et l’adsorption des particules en suspension dans l’eau, sans nécessiter de pré-traitement
chimique.
• Pour cette raison, la qualité de l’eau brute doit être excellente. Plus spécifiquement, il s’agit de la
filtration sur précouche.
Type biologique :
• Les filtres biologiques font intervenir l’activité microbienne comme processus de traitement principal.
• Le milieu filtrant sert alors de support pour le développement de cette biomasse
• La qualité physique de l’eau appliquée sur ces filtres (turbidité et couleur vraie) doit être relativement
bonne pour que leur rendement soit acceptable.
113
Type adsorptif :
114
Type de système de filtration :
1) Filtration conventionnelle.
La filtration dite conventionnelle est l'étape finale d'un traitement élaboré de clarification
comprenant : une coagulation, une floculation et une étape de séparation de flocs
115
2) Filtration directe :
On parle de filtration directe lorsque le traitement réalisé en amont de la filtration ne
comprend pas d'étape de séparation de flocs.
116
Filtres ouverts :
Un filtre de ce type est constitué le plus généralement d'un bassin rectangulaire en béton
armé - divisé en deux compartiments horizontaux par un faux-plancher situé à quelques
décimètres au-dessus du radier.
Un matériau filtrant (le plus souvent du sable) est déposé sur ce faux-plancher et constitue
un lit dont l'épaisseur est de l'ordre de 1 m, (de 0,80, à 1,20m).
Exemple de filtre (coupe
schématique) :
117
Filtre ouvert à granulométrie uniforme
L'utilisation de ces filtres, qui semblent s'apparenter de prime abord aux filtres à sable
conventionnels, mais qui en diffèrent sur plusieurs points, exige comme pré-traitement une
décantation dynamique .
Filtres bicouches
Ces filtres plus compacts que les précédents (taux de filtration supérieur) tout en demeurant
efficaces.
Filtres multicouches
Ces filtres sont caractérisés par une couche d’ilménite, dont la granulométrie est plus fine que
celle du sable, permet d’augmenter plus facilement la qualité du filtrat que pour les filtres
bicouches.
118
Colmatage et régulation des filtres.
Colmatage
Le mécanisme de la filtration consiste dans l'adsorption et la rétention sur les grains de
matériaux filtrant des particules floculées.
Ce phénomène a pour conséquence, un grossissement des grains réduisant la dimension des
espaces interstitiels et la section de passage offerte à l’eau.
Le "colmatage" qui se produit ainsi accroît la perte de charge due au fonctionnement du filtre.
Régulation
Elle peut être basée sur la détection d'une élévation du plan d'eau au-dessus du filtre
(régulation en amont),
Dans ce cas, l'alimentation du filtre en eau floculée est assurée, par déversoir ou orifice calibré,
de telle manière que chaque filtre reçoive un débit d'eau en principe constant.
Les systèmes de régulation les plus efficaces assurent à la fois un débit d'eau filtrée constant, et
un niveau d'eau fixe au-dessus du matériau filtrant.
119
Lavage des filtres (décolmatage)
L’opération de lavage des filtres devra être enclenchée selon les deux options suivantes :
➢ Manuelle, où toutes les séquences seront démarrées manuellement ( par des boutons poussoirs );
➢ semi-automatique, où le cycle de lavage ( différentes séquences ) se déroulera selon un programme
pré-réglé et ajustable (automate programmable pouvant être commun à
l’ensemble des filtres).
120
Les différentes procédures habituelles d'un lavage peuvent être :
• 1ère phase : détassage,
Injection d'air à contre courant, dans le but de détasser le lit de matériau qui s'est progressivement compacté au
Pendant cette phase, les forces de cisaillement exercées sur les dépôts, conjuguées aux frottements des grains
entre eux, permettent de décoller les particules ayant adhéré aux grains au cours du cycle de filtration.
121