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Clarification

Ce document décrit les étapes de clarification de l'eau, y compris la pré-chloration, la coagulation et la floculation. Il explique le but et les principes de chaque étape ainsi que les produits chimiques et concepts clés impliqués.

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Hicham Khallouki
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Clarification

Ce document décrit les étapes de clarification de l'eau, y compris la pré-chloration, la coagulation et la floculation. Il explique le but et les principes de chaque étape ainsi que les produits chimiques et concepts clés impliqués.

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Chapitre III

Traitement de Clarification.
III.1- La pré-chloration

La pré-chloration d’eau brute a pour but :


1. D’oxyder le fer et le manganèse contenus dans l’eau brute, donc
de détruire les matières organiques afin d’améliorer l’odeur et le
gout.

2. De détruire les micro-organismes, d’inhiber la croissance algale et


la formation de biofilm.

Le produit généralement utilisé est le chlore.


III.1- La pré-chloration
Sécurité concernant les installations de chloration
Dans le but de garantir la sécurité des agents ONEE - Branche EAU et des
agglomérations avoisinant les installations de chloration contre les dangers des
fuites de chlore, les stations de production doivent être dotées d’un équipement et
matériel de sécurité suffisant pour faire face à tout danger de fuites de chlore
pouvant survenir lors de l’exploitation.

Le choix des équipements de


neutralisation des fuites de chlore et du
matériel de sécurité est fonction de la
capacité unitaire des emballages de chlore
et du milieu environnant (isolé ou
aggloméré).
Clarification
III.2- La coagulation - floculation
a. Introduction:

La turbidité et la couleur d'une eau sont principalement causées par des


particules très petites (de diamètre compris entre 0.1 et 10 μm), dites
particules colloïdales.
Ces particules, qui peuvent rester en suspension dans l'eau durant de très
longues périodes, peuvent même traverser un filtre très fin.
Par ailleurs, puisque leur concentration est très stable, ces particules n'ont
pas tendance à s'accrocher les unes aux autres.
On élimine ces matières par des procédés coagulation et de floculation, en
ajoutant des réactifs.
b. Le rôle :

Les procédés de coagulation et de floculation facilitent l’élimination des MES


et des colloïdes en les rassemblant sous forme de floc dont la séparation est
ensuite effectuée par des systèmes de décantation, et filtration.

Ils constituent les traitements de base appliqués pour corriger tout ou partie
des défauts de l’eau liés aux:
i. fractions particulaires inertes (limons, argiles, colloïdes)
ii. ou vivantes (microalgues planctoniques ; micro-invertébrés, en
particulier les bactéries) ;
iii. ils assurent aussi l’élimination de la fraction « floculable » des matières
organiques (macromolécules, en particulier la plupart des acides
humiques responsables de la couleur),
iv. de certains métaux lourds, plus généralement de la fraction des
micropolluants associée à ces MES et macromolécules colloïdales (dont
les virus, pratiquement toujours portés par les MES et colloïdes de l’eau).
c. Particules en suspension:
Les particules en suspension dans une eau de surface proviennent de
l'érosion des terres, de la dissolution de substances minérales et de la
décomposition de substances organiques.
À cet apport naturel, il faut ajouter les déversements d'eaux d'égout
domestiques, industrielles et agricoles.
En général, la turbidité de l'eau est causée par des particules de
matières inorganiques (particules de glaise et d'argile) alors que sa
couleur est imputable à des particules de matières organiques et
d'hydroxyde de métal (le fer, par exemple).
c. Particules en suspension:
c.1. Classification des particules en suspension :

Selon leurs tailles, les impuretés peuvent être classées en 3 catégories :


i. substances dissoutes : peuvent être d’origine organique (protéine
soluble, pesticides, acide humique)
ii. Substances colloïdales : se sont des substances chargée, elles se
repoussent entre elles, elles ne s’agglomèrent pas donc pas de
décantation donc traitement particulier.
iii. Matière en suspension : constituée de particule de sable, vase ou argile.
Responsable de la turbidité de l’eau. Contenu principalement dans les
eaux superficielles.
c.2. Taille des particules en suspension:
Dans le tableau sont répertoriés certains matériaux ou organismes avec leur dimension et
l’ordre de grandeur du temps nécessaire pour que, sous la seule influence de leur poids, ces
particules parcourent verticalement un mètre d’eau à 20 °C.

Temps de décantation de différentes particules d'après la loi de STOKES


c.2. Taille des particules en suspension:

Le tableau montre donc que les colloïdes sont des particules :


• impossibles à décanter naturellement ;
• ayant une surface spécifique très élevée qui régit la stabilité
de leur suspension dans l’eau.
En effet, pour obtenir des vitesses de décantation plus rapides,
il faudrait assembler un très grand nombre de colloïdes en
agrégats d’au moins 10 à 100 mm, mais ces colloïdes exercent
entre eux des forces de répulsion de nature électrostatique
empêchant leur rapprochement : leur suspension peut donc
rester parfaitement stable.
b. Particules en suspension

c.3. Affinité des particules colloïdales pour l'eau:


Les particules colloïdales sont soit hydrophiles, soit hydrophobes. Les
particules hydrophiles déshydratées se dispersent spontanément dans l'eau et
sont entourée de molécules d'eau qui préviennent tout contact ultérieur entre
ces particules.
Les particules hydrophobes ne sont pas entourées de molécules d'eau ; leur
dispersion dans l'eau n'étant pas spontanée, on doit la faciliter à l'aide de
moyens chimiques ou physiques.
b. Particules en suspension

c.3. Affinité des particules colloïdales pour l'eau:


Les particules hydrophobes sont en général des particules de
matières inorganiques, alors que les particules hydrophiles
sont des particules de matières organiques.
En fait, peu de particules sont exclusivement hydrophobes ou
hydrophiles; on retrouve plutôt des particules hydratées à
différents degrés.
b. Particules en suspension:
c.3.Charges électriques et double couche
Dans une eau de surface, les particules colloïdales possèdent
habituellement une charge électrique négative située à leur surface.
Ces charges, dites primaires,
attirent les ions positifs en
solution dans l'eau, lesquels
adhèrent fortement à la
particule et attirent à leur
tour des ions négatifs
accompagnés d'une faible
quantité d'ions positifs.

Double couche d'une particule colloïdale


1- coagulation

a-. Principe

Les substances indésirables les plus difficiles à éliminer dans les


eaux naturelles sont celles qui possèdent une très petite taille
(particules colloïdales) et celles qui sont dissoutes (matières
organiques causant la formation des trihalométhanes (THM)).
Ces substances portent habituellement une charge électrique
négative qui empêche les particules de s'agglomérer les unes aux
autres pour former des particules plus volumineuses (flocs) et
faciliter leur enlèvement par sédimentation et filtration.

14
1- coagulation

Dans un premier temps, la coagulation, par un ajout


de sels métalliques (généralement de fer ou d'aluminium), permet de
supprimer les répulsions intercolloïdales : les cations métalliques (Al3+ et
Fe3+) se lient aux colloïdes et les neutralisent. Les particules colloïdales
peuvent désormais se rencontrer.

Le but de la coagulation est donc de neutraliser les charges de ces


substances afin de favoriser la formation d'un agglomérat. Pour ce faire,
on introduit habituellement dans l'eau un produit chimique chargé
positivement nommé « coagulant » (sels d'aluminium ou de fer,
polymères).

L’injection d’un coagulant doit se faire à un endroit où l'agitation est


très violente afin qu’il se disperse rapidement dans l'eau brute.

La réaction du coagulant se fait en moins de 1 à 10 s en eau chaude,


mais peut être passablement ralentie en eau froide (< 4°C).
15
b. Coagulants utilisés

Nom Formule Quantité (g/m3) Remarques


Sulfate d' Al2(SO4)3, 18 10 à 150 pour les eaux de obtention d'une eau de très faible
H2O surface turbidité poudre irritante, corrode les
Aluminium métaux ferreux
50 à 300 pour les eaux
résiduaires
NaAlO2 5 à 50 pour les eaux de irritant pour les yeux et les
Aluminate
surface muqueuses corrode les métaux
de Sodium ferreux
FeCl3, 6 H2O 5 à 150 pour les eaux de pour les eaux chargées en matière
Chlorure
surface organique réactif acide, oxydant corrosif,
ferrique dissolution exothermique
50 à 300 pour les eaux
résiduaires
Sulfate Fe(SO4)3, 9 10 à 250 pour les eaux de oxydant
H2O surface corrosif
ferrique produit
tachant
FeSO4, 7 H2O 5 à 150 pour les eaux de corrode les métaux ferreux, produit
Sulfate
surface tachant conservation à T > 10°C
ferreux
100 à 400 pour les eaux
résiduaires
2- La floculation

Dans un second temps, la floculation permet de s'attaquer au


problème du faible diamètre des colloïdes.
Le véritable souci est en fait la masse, qui ne permet pas une
sédimentation naturelle et exploitable dans le cadre d'un
traitement.
La solution exploitée par la floculation est de provoquer, grâce à
l'ajout de floculant, une agglomération des particules colloïdales.
Par la suite, cet agglomérat de colloïdes appelé floc dispose d'une
masse suffisante pour pouvoir se décanter.
Le floculant ajouté est généralement un polymère, qu'il soit
organique ou naturel, qui va jouer le rôle de colle entre les
colloïdes.
17
2- Floculation

a. Critères de conception :
En tout temps, le bassin, le système d'agitation là où requis et les équipements
connexes doivent être conçus pour :
Assurer une bonne distribution de l'eau ;
Éviter le bris du floc ;
Assurer le temps nécessaire pour la floculation (de 6 à 30 min au débit de
conception) ;

1- Entrée d’eau. 3- Réactif.


2- Sortie d’eau. 4- Vidange

Chambre de mélange avec agitateur rapide. 18


2- Floculation
b. Les floculants:

Le floc qui se forme par l'agglomération de plusieurs colloïdes peut ne


pas être suffisamment large pour décanter ou pour se déshydrater à la
vitesse souhaitée. L'utilisation d'un floculant est alors nécessaire. Il
rassemble toutes les particules de floc dans un filet, construisant un pont
d'une surface à l'autre et liant chaque particule pour former de vastes
agglomérats.

19
b. Les floculants:

Le temps à respecter entre les ajouts de coagulant et de floculant est


primordial. En effet, un floculant n'est en général efficace que lorsque la phase
de coagulation est achevée. Pour choisir les floculants, il faut considérer la taille,
la cohésion et la vitesse de décantation du floc. Comme pour les coagulants, le
taux de traitement à mettre en œuvre est donné par un essai de floculation.

On utilise :
▪ des polymères minéraux tels que la silice activée (SiO2), généralement
associée au sulfate d'aluminium en eau froide,

▪ des polymères naturels extraits de substances animales ou végétales :


amidons, alginates (obtenus à partir d'algues marines),

▪ des polymères de synthèse apparus plus récemment qui ont fait évoluer
considérablement les performances de la floculation. Ils conduisent souvent
à un volume de boue très inférieur. 20
Exercice :
Le sulfate d'Aluminium se vend sous forme des cristaux de
formule (Al2(SO4) 3 , 18H2O):

1/Calculer la masse molaire du sulfate d'Aluminium


hydraté et donner sa composition élémentaire.

2/Ecrire l'équation de dissolution dans l'eau.

3/ Calculer la masse de sulfate d'Aluminium hydraté qu'il


faut dissoudre dans 500 ml d'eau pour obtenir une
solution dont la concentration molaire effective des ions
d'Aluminium est : [Al3+]=5*10-2 mol/l.
Correction :
1) Masse moléculaire du sulfate d'aluminium hydraté Al2(SO4)3 . 18 H2O:
2M(Al)+3M(S)+12M(O)+36M(H)+18M(O) = = 666 g/mol)

Composition élémentaire de Al2(SO4)3*18H2O:

Masse Pour cent en


Symbole Élément Atomes
atomique masse

Al Aluminium 27 2 8,1 %

H Hydrogène 1 36 5,42 %

O Oxygène 16 30 72,07 %

S Soufre 32 3 14,41 %
Correction :

2) (𝑨𝒍𝟐 (S 𝑶𝟒 )𝟑 , 𝟏𝟖𝑯𝟐 O)(s) )(=====> 2 Al3+ (aq) + 3 (S 𝑶𝟒 ) 2−(aq) + 18 𝑯𝟐 O

3) Concentration en cation Al3+ par litre = 0,05 mol soit 0,025 mol / 500 ml.
• Masse molaire de l’aluminium Al : MAl=27 g/mol
• Dans 666g de Al2(SO4)3 . 18 H2O ( 1 mole ) on a ( 2 mol ) de Al soit 54g.
• il faudra peser
( 0,675 x 666 : 54 ) = 8,325g de sulfate d'aluminium hydraté ( 0,0125 mol).
i. Dans un ballon jaugé de 500 ml , on place les 8,325g de sulfate
ii. et l'on ajoute de l'eau distillée jusqu'à totale dissolution .
iii. Ensuite on Agite
On a une solution contenant 0,675g de Al3+ soit 1,35g / litre.
3. Coagulation - floculation

b. L’emplacement
3. Coagulation - floculation

a. Principe du dosage
Du point de vue de la mise en œuvre de la coagulation-floculation, deux
paramètres nécessitent une attention particulière lors du dimensionnement
d'un traitement de coagulation-floculation : les quantités de réactifs à
ajouter et les vitesses d'agitation du milieu réactionnel.

Ces quatre valeurs (une quantité de réactif et sa vitesse d'agitation associée


pour la coagulation puis une quantité de réactif et sa vitesse d'agitation
associée pour la floculation) sont à déterminer en fonction de l'eau à traiter.
Et dans ce domaine, il n'existe pas de règle ou de formule de
dimensionnement : ces valeurs ne peuvent être déterminées que de
façon empirique, par tâtonnements et par des essais sur échantillons en
laboratoire.
3. Principe du dosage de coagulant
c. Jar-test
La détermination de ces grandeurs en laboratoire est réalisée par ce qu'on appelle
le jar test. Il consiste en une rangée de béchers alignés sous un appareillage
permettant de tous les agiter à la même vitesse.
Les différents béchers ont reçu une dose différente de réactifs et à la fin de
l'expérimentation, on détermine quels sont les couples quantités de réactifs /
vitesse et temps d'agitation qui permettent d'obtenir l'eau la plus limpide, les
flocs les plus gros et les mieux décantés.

JAR TEST
3. Principe du dosage de coagulant
c. Jar-test
Concernant les vitesses d'agitation, la seule certitude est que la coagulation
nécessite une vitesse d'agitation plutôt rapide (afin de bien mélanger l'eau et que
les colloïdes et les cations métalliques se rencontrent et se neutralisent) et que
la floculation - quant à elle - nécessite une vitesse relativement lente (afin de
favoriser la rencontre et l'agrégation des colloïdes mais sans détruire les flocs déjà
formés)...

JAR TEST
Vidéo: Jar test
c. Jar-test

Les conditions hydrodynamiques de l’essai Jar-test sont:


✓ 3 minutes d’agitation rapide
✓ 17 minutes d’agitation lente
✓ Une demi heure de décantation
e. Paramètres influençant la floculation :

➢ La température :

La température influe principalement sur la viscosité de la solution. La


solution réagit donc différemment aux sollicitations que l'on crée lors du
processus de coagulation/floculation.
Des études ont démontré expérimentalement qu'à basse température, en
dessous de 7°C, la coagulation des particules était très mauvaise, c'est
pourquoi nous choisirons de ne pas prendre de valeurs de température en
dessous de ce seuil.
En effet, Camp et al. (1940) expliquent le problème en eau froide de deux
façons :
➢ La solubilité des coagulants est plus faible.
➢ L'augmentation de la viscosité de l'eau ralentit la décantation des flocs.

30
e. Paramètres influençant la floculation :

➢ La température :

On observe que quel que soit la dose de coagulant injecté, une température trop
basse (15°C) ou une température trop élevée (35°C) ne sont pas adaptées pour
réduire au maximum la concentration en matière en suspension (MES). Il est donc
31
possible de déterminer une température optimale
e. D’autres paramètres influençant la coagulation/floculation :

➢ conductivité:

La conductivité mesure la capacité de l’eau à conduire le courant entre


deux électrodes.
La plupart des matières dissoutes dans l’eau se trouvent sous forme
d’ions chargés électriquement.
La mesure de la conductivité permet donc d’apprécier la quantité de
sels dissous dans l’eau.
La conductivité est également fonction de la température de l’eau : elle
est plus importante lorsque la température augmente.
Ce paramètre doit impérativement être mesuré sur le terrain.

32
e. D’autres paramètres influençant la coagulation/floculation :

➢ conductivité:

Comme la température, les contrastes de conductivité permettent de mettre en


évidence des pollutions. Des zones des mélanges ou d’infiltration… la conductivité
est également l’un des moyens de valider les analyses physico-chimique de l’eau

Conductimètre

33
e. D’autres paramètres influençant la coagulation/floculation :

➢ pH

i. Le pH (potentiel hydrogène) mesure la concentration en ion H+ de l’eau, il


traduit ainsi la balance entre acide et base sur une échelle de 0 à 14 ; 7 étant le
pH neutralité. Ce paramètre caractérise un grand nombre d’équilibre physico-
chimique et dépend de facteurs multiples, dont l’origine de l’eau.
ii. Le pH doit être impérativement mesuré sur le terrain à l’aide d’un pH-mètre.
Il existe un pH de floculation optimum pour un type d'eau et un floculant donné : ce
pH résultera de celui de l'eau brute, de l'action du coagulant qui consomme des
ions OH- et de l'éventuelle introduction d'un réactif correcteur.
Il peut être nécessaire, pour obtenir une floculation correcte, d'ajuster le pH de
l'eau en y ajoutant soit un acide, soit une base (soude, chaux, carbonate de
sodium).
34
➢ pH

Classification des eaux d’après leur pH.

pH mètre
➢ turbidité:

Classes de turbidité usuelles (NTU, nephelometric turbidity unit).

36
Exemple de courbe Turbidité = f(dose de coagulant) obtenue

Turbidité

dose de coagulant
On en déduit la dose optimale de coagulant à ajouter : ici 4 mg/l.
Formation d’un floc
3- Coagulation/Floculation
c. Calcul du volume d’un floculateur
L'efficacité de la coagulation dépend de la probabilité de contact entre les
particules ; c'est pourquoi, le fluide est agité. D'après l'équation de
Smoluchowski et pour un objectif d'abattement de la pollution de 50%,
il vient :

(III.1)

Avec :
dN/dt : taux de collision entre les particules
G : gradient de vitesse
N : nombre de particules
dpc : diamètre des particules. Les particules fines sont donc
beaucoup plus nombreuses que les particules grossières et on a en
général : 1 µm < dpc < 3 µm.
Variation du gradient de vitesse.
G, en fonction du diamètre
des particules. En
floculation, on préconise
des vitesses d'agitation
comprises entre 20 et 30 s-1.
3- Coagulation/Floculation
c. Calcul du volume d’un floculateur

Après intégration de l’équation (III.1), nous obtenons le temps


nécessaire pour que la concentration des particules en suspension
soit réduite de moitié avec la relation suivante :

(III.2)

N0 : concentration totale des particules en suspension au temps t = 0


(nombre de particules /m3)
3- Coagulation/Floculation
c. Calcul de la puissance d’un floculateur
Dans un floculateur classique, l'agitation est causée par un ensemble de pales
parallèles à l'axe de rotation, ensemble qui tourne à une vitesse constante.
On peut calculer la puissance que ces pales doivent transmettre lorsqu'on
souhaite obtenir un certain gradient de vitesse à l'aide de l'équation suivante :

Pi = (1/2).Ct .ρ.A.vr 3

Où: Ct: coefficient de traînée = 1,8 pour des pales planes et rectangulaire;
ρ: masse volumique de l'eau;
A: l'aire de la pale;
vr: vitesse relative de la pale p/p à l'eau qui l'entoure,
III. B- Décantation
III.B. Décantation
1. Introduction
La décantation est la méthode de séparation gravitaire la plus fréquente des
MES et colloïdes (rassemblés sous forme de floc après l’étape de
coagulation/floculation). Il s’agit d’un procédé de séparation solide/liquide basé
sur la pesanteur.
Cette séparation est induite par réduction de la vitesse horizontale qui doit être
inférieure à la vitesse verticale (de chute, de décantation ou ascensionnelle)
afin de favoriser la sédimentation des particules dans un piège.
Ces particules s'accumulent au fond du bassin, d'où on les extrait périodiquement.
L'eau récoltée en surface est dite décantée.
Il s'agit d'un procédé de séparation solide/liquide basé sur la pesanteur. On peut
diviser la sédimentation en 3 classes principales selon la nature de la suspension:
- la décantation discontinue ;
- la décantation floculante ;
- la décantation en zone.
III.B. Décantation

1. Introduction

Dans le 1er cas, la particule conserve son individualité pendant toute la


sédimentation et ne varie ni en dimension, ni en forme ni en densité. C'est le
cas du sable, des cendres volantes et des particules de charbon.

Dans le second cas, les particules s'agglutinent au cours de la sédimentation,


ce qui entraîne une variation dans la vitesse de sédimentation. C'est le cas des
particules présentes dans les eaux usées domestiques et de l'industrie.

Dans le 3ème cas, les particules sédimentent en masse en formant des


couches de particules se reposant les unes sur les autres; cette masse
présente une interface nette de liquide surnageant. C'est le cas en particulier
des flocs d'alumine et des boues activées.
Définition des principaux termes liés à la
sédimentation ou à la centrifugation :

•Suspension : système constitué par une phase solide dispersée dans une phase fluide
•Emulsion : système constitué par une phase liquide dispersée dans une autre phase liquide
•Phase continue : phase fluide dans laquelle s’effectue la dispersion
•Sédimentation : séparation sous l’influence de la gravité d’une phase dispersée solide ayant une
densité plus grande que la phase fluide continue qui la contient
•Epaississement : terme employé en sédimentation lorsque l'on s'intéresse spécifiquement à la
phase solide (boues)
•Clarification : terme employé en sédimentation lorsque l'on s'interresse spécifiquement à la
phase liquide (liquide clarifié ou liquide clair)
•Décantation : terme utilisé en remplacement de sédimentation lorsqu’il s’agit d’une émulsion,
ou plus généralement pour la séparation de 2 phases liquides non miscibles (voir extraction
liquide-liquide)
•Floculation : association de particules solides en flocs, de plus grosse taille que les particules
initiales et sédimentant à une vitesse supérieure. La floculation est en général provoquée par
l’adition d’agents floculants.
Définition des principaux termes liés à la
sédimentation ou à la centrifugation :

•Flottation : procédé qui consiste à enrober les particules solides d’une couche d’air, ce qui
conduit à une densité moyenne particule-air plus faible que le liquide, et au phénomène inverse
de la sédimentation.
•Force centrifuge : si r est la distance par rapport à l’axe de rotation et ω la vitesse de rotation en
rad.s-1, une masse m est soumise à une accélération rω2 et à une force mrω2 analogue à g,
accélération de la pesanteur et mg, poids. Le nombre de g s’exprime par rω2/g.
•Temps de séjour : temps moyen que met le fluide pour traverser l’appareil concerné. Ex : un
réacteur contenant un volume de liquide de 5m3 et alimenté à raison de 1m3.h-1 présente un temps
de séjour moyen de 5h. Le temps de séjour d’une particule de fluide quelconque est proche du
temps de séjour moyen dans le cas d’un écoulement piston avec profil de vitesse plat. Le temps
de séjour d’une particule de fluide quelconque peut être très différent du temps de séjour moyen
dans le cas d’un profil de vitesse parabolique (régime laminaire), ou d’un réacteur parfaitement
agité. On parle alors de distribution de temps de séjour.
III.B. Décantation
2. Principe

Les forces de frottement exercées sur la particule par le fluide, du fait de sa


viscosité (ces frottements croissent avec le carré de la vitesse relative particule-
fluide).
Lorsque les forces de frottement visqueux équilibrent la résultante du poids et de la
poussée d‘Archimède, la particule se déplace alors à une vitesse constante appelée
vitesse de sédimentation.
Les facteurs clefs de la sédimentation sont la différence de masse volumique
entre le solide et le liquide, la taille des particules et la viscosité du fluide. Pour
des particules de quelques microns, la vitesse de sédimentation (décantation) devient
trop faible.
3. Décantation de particules discrètes

a- Principe :

Une particule discrète de volume et densité constants en chute libre dans


le vide tombe avec une accélération g = 9,81 m/s2.
Quand cette chute a lieu au sein d’un fluide, il faut tenir compte de la
poussée d’Archimède et d’une force de résistance au mouvement de la
particule appelée force de traînée qui dépend essentiellement de la
viscosité du fluide et de la vitesse de la particule.
Lorsqu’une particule chute dans l’eau, sa vitesse augmente jusqu'à ce que
les forces d’accélération (poids) équilibrent les forces de frottement.
Cette situation correspond au point d’équilibre :
La somme des forces autour de la particule : ∑ Fext = 0
3. Décantation de particules discrètes

a- Principe FA
Ft

Avec : P : le poids de la particule P= m𝑝 *g= ρ𝑝 * V𝑝 *g


FA : la poussée d’Archimède F𝐴 = ρ𝐿 * V𝑝 *g
v𝑝 𝟐
Ft : la force de traînée F𝐴 = C𝑡 * A* ρ𝐿 *
𝟐

Vp : volume de la particule
ρp : masse volumique de la particule
ρL: masse volumique du liquide
A : aire de la section de la particule (surface de sa projection sur un plan orthogonal à
l’écoulement)
Ct : coefficient de traînée
vp : vitesse de chute de la particule
g : accélération de la pesanteur.
3. Décantation de particules discrètes
a- Principe

La vitesse de sédimentation est fonction de la dimension, de la forme extérieure et de la


densité apparente de la particule. Elle est donnée par la relation suivante :
v𝑝 𝟐
V𝑝 *g * (ρ𝑃 − ρ𝐿 )= C𝑡 * A* ρ𝐿 * 𝟐

(ρ𝑃 − ρ𝐿 )
v𝑝 𝟐 = 2 ∗ V𝑝 *g *
C𝑡 ∗ A∗ ρ𝐿
Pour calculer v𝑝 il faut connaître Vp, A et Ct donc la géométrie exacte de la particule et le
coefficient de traînée Ct.
Cas d’une particule sphérique de diamètre d
𝑑𝟑 𝑑𝟐
V𝑝 = π * et A=π*
6 4

𝟐 𝟒 (ρ𝑃 − ρ𝐿 )
v𝑝 = *g *
C𝑡 ∗ ρ𝐿
3
v𝑝 augmente de tant plus que d augmente : la particule chute alors plus rapidement.
3. Décantation de particules discrètes

a- Principe
Le coefficient Ct est une fonction du nombre du Reynolds (Re) et de la forme de
la particule.
V𝑝 ∗ρ𝐿 ∗𝒅
A𝑣𝑒𝑐 R𝑒 =
𝜇𝐿

Pour les particules sphériques on a réussi à établir certaines équations utiles :

i. équation de Stocks (Re≤ 1)


Dans le cas des particules sphériques très fines en chute libre dans un liquide au
repos ou en régime laminaire, le physicien Stocks a démontré que pour des
nombres de Reynolds inférieurs ou égaux à 1, le coefficient de traînée C𝑡 peut
𝟐𝟒
être évalué par l’expression suivante : R𝑒 ≤ 1 → C𝑡 =
R𝑒
𝟏 (ρ𝑃 − ρ𝐿 )𝑑 𝟐
v𝑝 𝟐 = ∗g * Equation de Stocks
18 𝜇𝐿
3. Décantation de particules discrètes

a- Principe

L’équation de Stocks est valide pour des particules sphériques


ayant un diamètre se situant entre 1 et 100 μm.

ii. Equation de Newton

Pour des R𝑒 ≥ 500, Newton a montré que C𝑡 ≈ 0,44. Dans ce cas,


on obtient

𝒈∗𝒅∗(𝝆𝑷 − 𝝆𝑳 )
v𝒑 = 𝟏, 𝟕𝟒 Equation de Newton
𝝆𝑳
3. Décantation de particules discrètes

a- Principe

iii. Equation des cas intermédiaires

Pour des valeurs de nombre de Reynolds comprises entre 1 et 500, on a établit


l’approximation suivante
18,5
C𝑡 = 𝟎,𝟔 .
R𝑒
Dans ce cas, on obtient

𝟎,𝟕𝟏 𝟎,𝟏𝟒 (ρ𝑃 − ρ𝐿 )𝟎,𝟕𝟏


v𝑝 = 0, 𝟏𝟓𝟑 ∗ g ∗𝑑 ∗ Equation de Newton
ρ𝐿 𝟎,𝟐𝟗 ∗𝜇𝐿 𝟎,𝟒𝟑
3. Décantation de particules discrètes

a- Calcul de la vitesse de chute d’une particule de diamètre connu

Il semble impossible de faire le calcul de vp alors qu’il faut connaître


cette valeur pour calculer Re et de là faire le choix de l’équation
appropriée.

Par manipulation algébrique, on arrive à définir le critère suivant :


3. Décantation de particules discrètes

a- Calcul de la vitesse de chute d’une particule de diamètre connu

Ct Equation vp

K ≤ 2,6 Stocks

Cas
2,6 ≤ K ≤ 44
Intermédiaires

45 ≤ K 0,44 Newton
3. Décantation de particules discrètes

a- Calcul de la vitesse de chute d’une particule de diamètre connu


Application

• Calculer la vitesse de chute d’un grain de sable de


diamètre 0,1 mm dans l’eau stagnante à 5 °C (µe =
10-3 P.s et ρe = 1000 kg/m3).
4. Particule moins dense que l’eau : flottation

• Contrairement à la clarification, la flottation est un processus de séparation


liquide-liquide ou solide-liquide que l'on applique à des particules dont la densité
est inférieure à celle du liquide dans lequel elles sont contenues.
• Il y a trois types de flottation : flottation naturelle, aidée et induite.

flottation naturelle flottation aidée flottation induite

Applicable si la On utilise ce terme Lors d'une flottation induite on diminue


différence de densité lorsque des moyens artificiellement la densité des particules
est naturellement extérieurs sont utilisés pour leur permettre de flotter. Cette
suffisante pour la pour faciliter la opération est basée sur la capacité qu'on
séparation. séparation de certains liquides ou solides à se lier avec
particules qui flottent des bulles de gaz pour former des
naturellement particules gazeuses ayant une densité
inférieure au liquide.

Les équations établies pour les particules plus denses que l’eau restent valables
pour la flottation en ignorant le signe (-) ou en prenant (ρL - ρp ) au lieu de (ρp - ρL).
Application

• Décrire le comportement d’un globule de pétrole


de diamètre 1mm et densité 0,894 dans une eau
statique à 20 °C (µe = 10-3 P.s).
5. Calcul de la taille d’une particule dont la vitesse de
chute est connue

On procède à ce calcul, en posant l’hypothèse que l’une des trois


équations s’applique. On vérifie, ensuite, l’hypothèse avec le calcul
de K. Si l’hypothèse s’avère fausse, on utilise une autre équation, la
plus probable à partir de la valeur de K.

Application
• Quelle est la taille d’un floc d’alumine hydraté (densité = 1,18)
dont la vitesse de chute est de 0,004 m/s.
6. Les décanteurs

D'une façon générale, le dimensionnement consistera à


déterminer deux paramètres principaux :

✓la surface du décanteur qui sera d'autant plus grande que les
vitesses de décantation sont faibles.

✓la profondeur du bassin qui déterminera le temps de séjour


de la suspension dans le bassin. Ce temps devra être suffisant
pour permettre la formation d'une boue au fond de l'appareil.
6. Les décanteurs

Il existe deux types de décanteur :

a. Décanteur simple
Les décanteurs classiques sont caractérisés par la surface de
décantation égale la surface de base.

Le décanteur le plus simple est constitué d’une cuve


parallélépipédique munie d’une zone d’entrée et de deux zones de
sortie (une pour la sur-verse et l’autre pour les boues).
Il existe deux types de décanteur dit simple :

• A flux horizontaux,
• A flux verticaux,
105
6. Les décanteurs

b. Théorie du décanteur idéal

Le dimensionnement des bassins de sédimentation peut se faire à l’aide de la théorie du


décanteur idéal. Les hypothèses suivantes sont préalablement admises :
1. Les dispositifs d’admission et de la sortie assurent une équirepartition.
2. Le courant est dépourvu de turbulence (Régime d’écoulement laminaire).
3. Les particules en suspension dans l’eau à l’arrivée sont uniformément réparties et
obéllissent aux lois de sédimentation décrites ci-dessus.
4. Une particule est considérée comme étant retenue lorsqu’elle atteint le fond du bassin.

Pour un décanteur rectangulaire à écoulement horizontal (fig.2.) la vitesse d'écoulement est


constituée de deux vitesses selon les directions x et y. La vitesse d'écoulement horizontal est
égale à Q/S, S étant la section verticale du bassin ; la vitesse verticale limite est donnée par
la loi de Stokes.
6. Les décanteurs
b. Théorie du décanteur idéal
Le schéma ci-dessous, représente un décanteur à écoulement horizontal parfait. Il s’agit
d’un bassin rectangulaire à fond horizontal.

H : la profondeur L
L : la longueur Figure : Décanteur rectangulaire à fond horizontal
w : la largeur
b. Théorie du décanteur idéal

Le bassin comprend une zone de d’entrée, une zone de sortie et une des boues.
La vitesse d’écoulement est constituée de deux vitesses selon les directions x et
y ( vH et vp). La
composante horizontale vH : vitesse d’écoulement horizontal (vitesse traversière).

Dans un tel bassin, les paramètres sont les suivants :


▪ S : aire de surface horizontale du décanteur, S = L.w
▪ A : aire de la section transversale, A = H.w
▪ Q : débit volumique de l’eau à traiter
𝐐
▪ vH : vitesse d’écoulement horizontale de l’eau, 𝐕𝐇 =
𝐀

▪ vp : vitesse de chute d’une particule


▪ v0 : vitesse verticale limite caractéristique du décanteur
b. Théorie du décanteur idéal

Pour qu’il y ait sédimentation complète de toutes les particules ayant une
vitesse de chute ≥ v0, il faut que les dimensions du bassin soient calculées de
façon que les particules parvenant au bassin à une hauteur H, puissent atteindre
le lit des boues avant la sortie.
𝐐
La position de ces particules est définie par x = 𝐕𝐇 .t = .t
𝐀
y = H - 𝐕𝟎 .t
La condition limite correspond à x = L et y = 0
𝐇
y = H - 𝐕𝟎 .t 𝐕𝟎 =
𝒕
𝐐 𝐋.𝐀
x = .t t=
𝐀 𝑸

vitesse de décantation limite (charge hydraulique superficielle).


b. Théorie du décanteur idéal

𝐇.𝐐 𝐇.𝐐 𝐐
D’où 𝐕𝟎 = = =
𝑳.𝑨 𝑳.𝑯.𝒍 𝑳.𝒍

𝑸
𝐕𝟎 =
𝑺
𝑸 𝐐
𝐕𝑯 = =
𝑨 𝑳.𝑯
𝑸 𝐐
𝐕𝟎 = = : vitesse de décantation limite (charge hydraulique superficielle).
𝑺 𝑳.𝒍
On constate que la vitesse limite de décantation v0 ne dépend pas de la profondeur
du bassin

Lorsque les particules de diverses dimensions sont uniformément introduites sur


toute la hauteur du bassin, les particules ayant une vitesse verticale supérieure
à vo seront totalement éliminées. Tandis que les particules ayant des vitesses vi
<v0 seule une fraction de celles ci aura le temps d’atteindre le fond du bassin.
a) Décanteurs à flux horizontaux

Dans ces bassins, la condition pour qu'une particule soit retenue et


qu'elle ait le temps d'atteindre le fond avant le débordement ou la
sortie de l'ouvrage.

Un décanteur horizontal est caractérisé par :


le débit traversier Q,
sa surface S,
sa hauteur entre le plan d'eau libre et le radier h.
Le temps de rétention dans l'ouvrage sera :

(III.24)

106
Décanteurs à flux horizontaux

Une particule en suspension arrivant en surface à l'entrée du


décanteur décante avec une vitesse constante V0.

La décantation est terminée lorsque la particule s'est déposée sur le


radier, la durée de chute est égale à h / V.

La possibilité pour les particules d'atteindre le fond de l'ouvrage


est évidemment envisageable seulement si t > h / V, ouencore V0
> Q / S.

Le terme Q / S est appelée vitesse de Hazen.

107
Décanteurs à flux horizontaux

Théoriquement, l'efficacité d'un décanteur horizontal ne dépend


que de sa vitesse de Hazen et non de sa hauteur ou de son temps
de rétention. Généralement cette vitesse est comprise entre 0.5 et
1.5 m/h.

Cependant, les particules contenues dans l'eau floculée entrant


dans le décanteur présentent toute une gamme de dimensions.
Pendant leur parcours dans l'ouvrage les plus petites peuvent
s'agglutiner entre elle, c'est le phénomène decoalescence. Leur
taille, et donc la vitesse de sédimentation augmente avec le temps.
La trajectoire devient de ce fait curviligne et l'efficacité de la
décantation dépend donc aussi du temps de rétention.

108
Pour optimiser le rendement du
décanteur on le fait souvent
précéder d'un compartiment de
tranquillisation dans lequel une
sensible diminution de la
vitesse de transfert permet la
décantation des particules les
plus grosses et la coalescence
du floc le plus fin.

109
Décanteur rectangulaire

110
Décanteurs à flux horizontaux

Les décanteurs horizontaux à plusieurs étages (appelés quelquefois


"couloirs") comportent un certains nombre d'aménagements
indispensables à l'obtention du meilleur rendement possible.

décanteur à étages
111
Décanteurs à flux horizontaux

Les décanteurs horizontaux à plusieurs étages visent au respect des conditions


suivantes :
•répartir uniformément l'eau à l'entrée et la sortie du décanteur,
•éviter les zones mortes,
•supprimer les éléments perturbateurs.
Ces décanteurs peuvent comporter, de l'amont vers l'aval :
•une chambre de mélange rapide des réactifs,
•un floculateur,
•une chambre de coalescence,
•les couloirs superposés de décantation dans lesquels l'eau pénètre par
la partie supérieure.
L'eau décantée est reprise à la partie aval par des déversoirs
longitudinaux. La purge des boues est assurée par des tuyaux perforés ou un racleur
en fonctionnement continu.
112
Exercice 4: calcul d'une vitesse de sédimentation

Calculer la vitesse de sédimentation d’une particule de diamètre d=10


micromètres, de masse volumique 𝛒S=1700 kg.m-3, plongée dans un
fluide de masse volumique 𝛒L=1000 kg.m-3 et de viscosité
µ=10-3 Pa.s.

Déterminer la surface du radier du décanteur pour un débit de 15 l/s


b) Les décanteurs à flux verticaux

Dans ce type d'ouvrage l'eau suit un trajet vertical. La vitesse de chute


des particules est contrariée par une force résultante de la
composition de la force de frottement et de la vitesse ascensionnelle
de l'eau.

Tous les décanteurs verticaux font appel au voile de boue du fait de


cet équilibre des vitesses et ce, quelle que soit la technique utilisée
avec ou sans floculateur.

Le rôle du voile de boue est essentiel il joue également le rôle de


filtre pour les flocons de faible dimensions. En son sein sa produit le
phénomène de coalescence.

115
Ce sont des ouvrages de forme conique ou pyramidale pour
permettre un contrôle plus aisé du voile de boues.

Alimentation

Boues 116
Dans ce type d’ouvrage, la
vitesse ascendante
maximum vaut : 2 m3/h/m²
(m/h).
décanteur statique

117
Décanteur statique à plusieurs compartiments
118
Ce type d'appareil est
constitué essentiellement
d'un pont support de
mécanisme fixé sur le
bord d'une cuve
cylindrique. Décanteur cylindrique
Le groupe d'entraînement, monté au milieu de ce support, entraîne le mécanisme de
raclage constitué d'un arbre vertical et de deux bras munis de raclettes. Différents
modèles de mécanisme de raclage peuvent équiper ce type de décanteur selon le cas
d'application. Ce type d'appareil existe dans la gamme de 2 à 45 m.
Les lames sont disposées de telle sorte que le fond de la cuve soit balayé une ou deux
fois par tour. Pour les boues lourdes, deux bras courts de raclage supplémentaires
balayent la zone centrale de la cuve quatre fois par tour.

119
120
Systèmes de
raclage

121
Décanteur floculateur avec entraînement périphérique du pont.

1 - Arrivée d'eau brute 2 - Pont racleur.


3 - Zone de floculation. 4 - Sortie d'eau décantée.
5 - Évacuation des boues.
122
Installation de CANNES (Alpes-Maritimes).
Débit maximum : 5500 m3 /h.
Décanteur-floculateur.
123
Décanteurs
78 et 98 m de diamètre
124
Décantation lamellaire

Le décanteur lamellaire présente des plaques disposées parallèlement afin


d’augmenter la surface de décantation. Les lamelles sont disposées de manière
oblique de sorte à permettre le glissement des matières sédimentées vers le fond
du décanteur.
Soit Q, le débit d’alimentation de l’unité de décantation. C'est le débit à traiter. La
surface de décantation S correspond à la somme de la surface des lamelles du
décanteur. Enfin, la surface totale projetée (STP) est la projection au sol de la
surface de décantation.
Les équations caractéristiques du décanteur lamellaires sont les suivantes:
Décantation lamellaire

avec,

lp : largeur des lamelles.


Lp : longueur des lamelles.nT : nombre total de lamelle sur l’étape de décantation
lamellaire.
α : inclinaison des plaques
Les équations (1) et (2) permettent de trouver nT, le nombre total de lamelle sur le
dispositif de décantation.
Décanteur lamellaire
Dans un décanteur idéal, une particule est éliminée lorsqu'elle atteint
la zone de boues. Dans le décanteur simple, cette particule doit
parcourir une distance verticale H. On peut aisément montrer que, si
on réduit de moitié la hauteur du bassin sans modifier le temps de
rétention, on n'obtient aucune élimination supplémentaire de
particules, puisque, pour conserver ce même temps de rétention, on
doit doubler la longueur du bassin. Or, dans ce nouveau bassin, la
section d'écoulement est réduite de moitié; par conséquent, la vitesse
horizontale est doublée.

V1

V0

129
Par contre, on peut accroître considérablement la capacité d'un
décanteur en augmentant la surface de décantation. Pour ce faire, il suffit
d'ajouter des paliers dans le décanteur. En effet, alors que, dans un
décanteur dépourvu de palier, les particules dont la vitesse de
décantation est supérieure ou égale à V0 sont complètement éliminées, dans
un décanteur doté de 3 paliers, les particules dont la vitesse de

décantation est supérieure ou égale à V0/3 sont complètement


éliminées.

Bassin de décantation
idéal avec 3 paliers

130
Il est donc possible d'augmenter de
manière très importante la surface
disponible à la décantation en
superposant sur la hauteur de
l'ouvrage un grand nombre de
cellules de séparation eau/boue.
La figure ci-après présente les gains
théoriques possibles sur un ouvrage,
en débit ou en dimension, à efficacité
de traitement équivalente en
superposant n étages de hauteur H/n.

131
Les décanteurs dits lamellaires comportent souvent une série de lamelles qui
permet de multiplier la surface de décantation utile tout en réduisant la surface
au sol par rapport à un bassin de décantation classique à flux horizontal.
132
En théorie, pour augmenter la capacité d'un
décanteur, on peut réduire à l'infini la
hauteur qui sépare les paliers. En pratique,
toutefois, on doit laisser entre chaque
palier une distance suffisante pour qu'une
certaine quantité de boues s'accumule. En
général, la hauteur qui sépare chaque palier
est de l'ordre de 5 cm.
De nombreux modèles de faisceaux
lamellaires (ou lamelles) sont disponibles
: plaques planes, plaques ondulées, tubes
ronds, tubes carras, chevrons, modules
hexagonaux.
Décanteur à tubes hexagonaux

133
III.2.4.2.1- Décanteurs à lamelles
a) Principe
L'amélioration de la décantation passe par une évacuation du dépôt de
boues plus rapide. Pour cela il suffit que la surface sur laquelle le floc
se dépose soit inclinée pour que ce dernier puisse glisser vers le bas
au fur et à mesure. D'où la réalisation de modules lamellaires inséré
dans un décanteur, dont la surface S (L x l) de chaque lamelle devient
une surface de décantation, l'angle d'inclinaison étant un des éléments
importants de ce système.

140
θ

141
b) Mise en œuvre
Afin d'assurer l'évacuation gravitaire de la boue décantée, les
lamelles sont inclinées d'un angle θ par rapport à l'horizontale.
La figure ci-après illustre ce
principe pour un réseau de
plaques parallèles et montre,
dans ce cas, la surface de
décantation équivalente au sol.

142
Les équations caractéristiques du décanteur lamellaires sont les
suivantes:

(III.27)

(III.28)

Avec :
STP : surface totale projetée (qui est la projection au sol de la surface
de décantation) .
lp : largeur des lamelles.
Lp : longueur des lamelles.
n : nombre total de lamelle sur l’étape de décantation lamellaire.
θ : inclinaison des plaques
143
La vitesse de Hazen se calcule alors sur la surface projetée de
l'ensemble des éléments lamellaires :

(III.28)

avec :
SL = lp . Lp
SL : Surface élémentaire de chaque lamelle.
144
Pour qu'un décanteur lamellaire puisse être efficace, les particules à
décanter doivent changer de morphologie au sein des lamelles en
s'agglomérant, Pour qu'une fois sorties des lamelles, elles ne soient
pas réentraînées par le flux liquide et puissent s'écouler au fond du
décanteur.
Trois types de décantation lamellaire sont possibles :

✓ A contre courant.
✓ A courants croisés.
✓ A cocourant.

145
i. À contre-courant
L'eau et la boue circulent en
sens inverse (l'eau vers le haut à
la vitesse V0 et les boues vers le
bas). À son entrée dans le
système, le trajet d'une particule
est la résultante de V0 et de sa
vitesse de chute u.

1. Entrée de l'eau floculée.


2. Zone de distribution.
3. Récupération de l'eau décantée.
4. Sortie de l'eau décantée.
5. Fosse à boue.
6. Evacuation des boues.
146
ii. À courants croisés
L'eau et la boue circulent
perpendiculairement l'un par
rapport à l'autre (l’eau
horizontalement et la boue du
haut vers le bas).

1. Entrée de l'eau floculée.


(2.)
(3.)
4. Sortie de l'eau décantée.
5. Fosse à boue.
6. Evacuation des boues.

147
i. À cocourant
L’eau et la boue circulent
dans le même sens de haut
vers le bas.

1. Entrée de l'eau floculée.


2. Zone de distribution.
3. Récupération de l'eau décantée.
4. Sortie de l'eau décantée.
5. Fosse à boue.
6. Évacuation des boues.

148
La décantation à contre-courant
permet l'organisation hydraulique
la plus simple et la plus fiable. En
revanche, la décantation à
cocourant se heurte à de grandes
difficultés pour la reprise de l'eau
traitée. Pour la décantation à
courants croisés, l'équirépartition
des flux hydrauliques est délicate.

149
III.3- Filtration

105
III.3- Filtration

III.3.1 Généralités
III.3.1.1 Buts de la filtration
La filtration est un procédé physique destiné à clarifier
un liquide qui contient des MES en le faisant passer à
travers un milieu poreux. Les solides en suspension ainsi
retenus par le milieu poreux s'y accumulent; il faut donc
prévoir un nettoyage du filtre.
La filtration, habituellement précédée des traitements de
coagulation, de floculation et de décantation, permet
d'obtenir une bonne élimination des bactéries, de la
couleur, de la turbidité et, indirectement, de certains
goûts et odeurs.

106
III.3- Filtration

III.3.1 Généralités
III.3.1.2 Matériaux des filtres
Selon le type de filtreadopté, on a recourt à divers matériaux
filtrants; on utilise ainsi :
a) Des tissus de fibres, des toiles métalliques ou des pierres poreuses à interstices très fins. Ces
matériaux retiennent les solides en surface; on les utilise rarement pour traiter des quantités
d'eau importantes.

107
III.3- Filtration

III.3.1 Généralités
III.3.1.2 Matériaux des filtres
Des granules libres qui n'adhèrent pas les unes aux autres. Ces matériaux sont insolubles et
inattaquables par le liquide filtré ou par les solides qui s'y déposent.
La filtration a lieu soit
en surface, soit en profondeur, selon les caractéristiques
granulométriques du matériau filtrant et selon la grosseur et la
cohésion des solides en suspension.

108
III.3- Filtration

III.3.1 Généralités
III.3.1.2 Matériaux des filtres
Des granules libres qui n'adhèrent pas les unes aux autres. Ces matériaux sont insolubles et
inattaquables par le liquide filtré ou par les solides qui s'y déposent.
La filtration a lieu soit
en surface, soit en profondeur, selon les caractéristiques
granulométriques du matériau filtrant et selon la grosseur et la
cohésion des solides en suspension.

109
4. Filtration
La filtration est une opération extrêmement courante, qui trouve sa place dans toutes les
filières de potabilisation.
La filtration est la barrière ultime et obligatoire de la filière de traitement des eaux dans la
majeure partie des cas. Elle vise à réaliser ou à compléter, à travers un lit filtrant, l'élimination
des particules en suspension, des coliformes (bactérie), des virus et des parasites ainsi qu’à
réduire la turbidité.
Une filtration est souvent indispensable, ne serait-ce que par mesure de sécurité et pour
parvenir à une clarification correcte.
La chaîne de traitement se termine donc dans la grande majorité des cas par un filtre, ou
plus exactement par une batterie de plusieurs filtres.
Le but de la filtration est d'opérer la séparation la plus complète possible entre l'eau et
différentes sortes de particules en suspension.

110
Des particules à éliminer peuvent exister à l'état naturel dans les ressources :

• des argiles,
• des limons (roche), des sables,
• du plancton (êtres microscopiques en suspension),
• des bactéries,
• des parasites et parfois des virus.

Les filières de traitement incorporant une filtration peuvent être de type :


• Physico-chimique ;
• Physique ;
• Biologique ;
• Adsorptive.

111
Type physico-chimique :

Les filtres de type physico-chimique sont, encore de nos jours, les


plus utilisés en traitement de l’eau potable.
• Par définition, ils doivent être précédés d’une coagulation. La
filière de traitement conventionnelle, qui inclut une coagulation,
une floculation, une décantation et une filtration est la filière la
plus populaire en raison du vaste éventail de qualité d’eau brute
qu’elle peut traiter.
• Pour des eaux brutes de bonne qualité, une filtration directe
(excluant l’étape de décantation) est parfois possible et peut
inclure ou non l’étape de floculation, mais la coagulation et la
filtration demeurent nécessaires.

112
Type physique :

• Les filtres de ce type font intervenir des processus de traitement purement physiques tels que le
tamisage et l’adsorption des particules en suspension dans l’eau, sans nécessiter de pré-traitement
chimique.
• Pour cette raison, la qualité de l’eau brute doit être excellente. Plus spécifiquement, il s’agit de la
filtration sur précouche.

Type biologique :
• Les filtres biologiques font intervenir l’activité microbienne comme processus de traitement principal.
• Le milieu filtrant sert alors de support pour le développement de cette biomasse
• La qualité physique de l’eau appliquée sur ces filtres (turbidité et couleur vraie) doit être relativement
bonne pour que leur rendement soit acceptable.

113
Type adsorptif :

• Ce type de filtration utilise le processus d’adsorption et s’adresse principalement aux substances


dissoutes.
• Le filtre à charbon actif granulaire est le seul procédé de cette catégorie.
• Pour le traitement d'eau de surface, seuls les filtres gravitaires (ouverts) sont acceptés.
• En complément de sa fonction principale de séparation, ou clarification, la filtration permet
également de réaliser des traitements de nature biologique.

114
Type de système de filtration :

1) Filtration conventionnelle.

La filtration dite conventionnelle est l'étape finale d'un traitement élaboré de clarification
comprenant : une coagulation, une floculation et une étape de séparation de flocs

115
2) Filtration directe :
On parle de filtration directe lorsque le traitement réalisé en amont de la filtration ne
comprend pas d'étape de séparation de flocs.

3) Filtration en ligne ("in line filtration" ou "contact filtration").


Dans le cas de la filtration en ligne, le prétraitement se résume à une coagulation, la
floculation se déroulant directement dans le filtre .

coagulation sur filtre :

116
Filtres ouverts :
Un filtre de ce type est constitué le plus généralement d'un bassin rectangulaire en béton
armé - divisé en deux compartiments horizontaux par un faux-plancher situé à quelques
décimètres au-dessus du radier.
Un matériau filtrant (le plus souvent du sable) est déposé sur ce faux-plancher et constitue
un lit dont l'épaisseur est de l'ordre de 1 m, (de 0,80, à 1,20m).
Exemple de filtre (coupe
schématique) :

117
Filtre ouvert à granulométrie uniforme
L'utilisation de ces filtres, qui semblent s'apparenter de prime abord aux filtres à sable
conventionnels, mais qui en diffèrent sur plusieurs points, exige comme pré-traitement une
décantation dynamique .

Filtres bicouches
Ces filtres plus compacts que les précédents (taux de filtration supérieur) tout en demeurant
efficaces.

Filtres multicouches
Ces filtres sont caractérisés par une couche d’ilménite, dont la granulométrie est plus fine que
celle du sable, permet d’augmenter plus facilement la qualité du filtrat que pour les filtres
bicouches.

118
Colmatage et régulation des filtres.

Colmatage
Le mécanisme de la filtration consiste dans l'adsorption et la rétention sur les grains de
matériaux filtrant des particules floculées.
Ce phénomène a pour conséquence, un grossissement des grains réduisant la dimension des
espaces interstitiels et la section de passage offerte à l’eau.
Le "colmatage" qui se produit ainsi accroît la perte de charge due au fonctionnement du filtre.

Régulation
Elle peut être basée sur la détection d'une élévation du plan d'eau au-dessus du filtre
(régulation en amont),
Dans ce cas, l'alimentation du filtre en eau floculée est assurée, par déversoir ou orifice calibré,
de telle manière que chaque filtre reçoive un débit d'eau en principe constant.
Les systèmes de régulation les plus efficaces assurent à la fois un débit d'eau filtrée constant, et
un niveau d'eau fixe au-dessus du matériau filtrant.

119
Lavage des filtres (décolmatage)
L’opération de lavage des filtres devra être enclenchée selon les deux options suivantes :
➢ Manuelle, où toutes les séquences seront démarrées manuellement ( par des boutons poussoirs );
➢ semi-automatique, où le cycle de lavage ( différentes séquences ) se déroulera selon un programme
pré-réglé et ajustable (automate programmable pouvant être commun à
l’ensemble des filtres).

Filtre AQUAZUR. Phase de


lavage air et eau.

120
Les différentes procédures habituelles d'un lavage peuvent être :
• 1ère phase : détassage,

Injection d'air à contre courant, dans le but de détasser le lit de matériau qui s'est progressivement compacté au

cours du cycle de filtration.

•2ème phase : lavage,

Lavage à contre-courants simultanés d'air et d'eau filtrée.

Pendant cette phase, les forces de cisaillement exercées sur les dépôts, conjuguées aux frottements des grains

entre eux, permettent de décoller les particules ayant adhéré aux grains au cours du cycle de filtration.

•3ème phase : rinçage,

Injection d'eau seule, à une vitesse supérieure à celle de la phase de lavage.


Cette phase de rinçage a pour objet d'entraîner hors de la masse filtrante les matières en suspension décrochées
lors de la phase de lavage air + eau.

121

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