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Aero Journal

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ix BATAILLE DANGLETERRE DOS STO a SU TSS oe Ona) Le courrier des lecteurs real ‘Au sommaire du prochain numéro : Stalingrad La Luftwaffe dans l'enfer blanc. De ery Oo Le CAC Boomeranc (ele Aro Journal 113 (lcarre 20004anwer 2010, > Le AMO est afi fo prototype et Tavion ite de ‘ire dela version CA2 Tost photgrap cia Nt Atco Perfomance Une de Laverton en 1983, eS ree ee eae CeCe ar COR er ec Ce présente la particularité d’étre le seul chasseur de la Seconde Guerre Pte Bw eae tilt eC Voce tonne Cetett ter ee ear en eit ee ee ek Ort ron ecin A BOOMERANG EST UNE LEGENOE volante dans l'histoire mil tale de I'Australie, en grande partie grace aux N° 4 ot 5 RAAF ‘Squadrons qui ont utlisé avec beau: coup de succds contre les Japonais. IN tient aussi une place & part dans Vrhistoire de aviation militaire, car i est le seul chasseur produit pendant la Seconde Guerre mondiale & n’avoir jamais abattu un avion ennemi. A sa décharge, au moment oi il est entré fen service, les avions japonais avaient déserté les cieux de I'Australie et de la partie septentrionale de la Nouvelle Guinée et les rares rencontres qui ont eu lieu ont été infructueuses. Toutefois, c'est au ras de la cime des arbres que le Boomerang va donner le meilleur de luiméme. Peu vwulnérable aux tirs d'armes de petit calibre, équipé de deux canons et quatre mitrailleuses, d'une maniabilité au-dessus de la moyenne & basse altitude, il n'aura pas son pareil pour liquider les snipers japonais embus: qués au sommet des grands arbres, fou sur les flancs des collines do Nouvelle-Guinée et des les voisines, A la rubrique « altitude d'attaque » sur leurs comptes rendus de mission, les pilotes de Boomerang écriront tr8s, fréquemment : tree top (8 la hauteur dos arbres). Voici histoire de ce chasseur hors du commun, né dans I'urgence et grace ‘u pragmatisme d'un homme. PROGRAMME D'URGENCE Lorsque la guerre éclate, le 8 décembre 1941 pour I'Australie, 1a Royal Australian Air Force (RAAF) dispose de deux Squadrons (N° 21 et 453) de Brewster Butfalo basés 8 Singapour et en Malaisie, mais parmi SEUSS. eeticimmenaaaatetn les quelque 450 autres chasseurs maintenus au pays, il n'y a pas un seul monoplace moderne. En juillet 1940, au moment oi commengait la Bataille d'Angleterre, Londres avait avert le gouvernement australion que la Grande-Bretagne n’était plus en état de lui fournir le moindre matériel de guerre. Bien que cette décision ait été reconsidérée parla suite, le sent ment que l'Australie pouvait compter fen toutes circonstances sur la mere: patrie s'était évanoui & tout jamais. Cette situation améne le Wing Commander Lawrence J. Wackett, président dela Commonwealth Aircraft Corporation Pty Ltd, & proposer de construire un chasseur rustique, & défaut d'etre révolutionnaire, en uti sant certains éléments fabriqués pour le CAC Wirraway {71 et le moteur en toile Pratt & Whitney R-1830 de 1 200 ch, déja produit sous licence par la CAC. Depuis plusieurs mois que la guerre menace d'éclater dans le Pacifique, le gouvernement australien redoute que les Etats-Unis ne soient pas capables dhonorer sa commande de Curtiss P-40. En conséquence, le 12 décembre 1941, la décision est prise de construire le chasseur propose par Wackett Le 18 février 1942, le gouverfiément passe commande pour 105 exem- plaires de l'appareil, qui recoit la dénomination officielle de CAC CA-12 Boomerang & produire dans usine de Fishermen's Bend, située dans le port de Melbourne (Victoria) apparel fit appel & une construction traditionnelle, avec un fuselage en tubes d'acier au molylebdrum-chrome soudés et ferrures d'une seule pice, avec revétement en contreplaqué et quelques panneaux en aluminium. Un pare-brise blindé et de nombreuses plaques de blindage tout autour du poste de pilotage, sans compter la masse du moteur en étolle, assurent au pilote une bonne protection. Les ailes sont du type monolongeron et sont constituées de cing sections & revéterent métallique travailant. L’em ennage est fabriqué dans un alliage d'aluminium avec revétement métal- lique, sauf sur les gouvernes qui sont entoilées. L'atterrisseur principal se rétracte en avant du longeron principal et la roulette de queue est fixe. L'avion s'avére de maintenance simple, ce qui sera un atout non négligeable dans les régions oi il sera amené & combattre DES DEFAUTS MINEURS MAIS NOMBREUX Le 2 mai 1942, cing mois apres la mise en chantier, le A46-1 vole pour la premidre fois. Les essais révélent quelques défauts, mais l'appareil se comporte bien, s'avére plutat rapide et ‘és maniable & basse altitude et son pilotage est considéré comme « tout 8 fait & la portée de la moyenne des pilotes ». Aprés quoi, il est liveé & la Ne 1 Aircraft Performance Unit, qui le teste (comme alle testera les versions suivantes du Boomerang) dans des combats simulés avec d'autres appa- rellsaliés. Contre le Curtiss P-40E et le Bell P-39, le Boomerang manifeste tun taux de montée supérieur et se ‘montre beaucoup plus maniable. Il est ccependant en déficit de puissance & certaines altitudes et sa plus grande Iegereté le handicape en piqué. Peu de modifications sont apportées au premier lot, ce qui permet d'accé lérer les cadences de production, mais retarde la mise en service de lappa roil, car les défauts, mineurs mais nombreux, doivent impérativement tre corrigés par les soins du N° 1 Aircraft Depot & Laverton (Victoria), avant que les avions ne soient consi- dérés comme bons de guerre. Les CA-12 sont immatriculés de AA6-1 & 105 et sont livrés entre juin 1942 et juin 1943. Viennent ensuite le CA-13 (46-106 & 200), produit d'aodt 1943 & mai 1944 et, enfin, le CA-19 (A46-201 & 249), construit entre mai 1944 et février 1945. Le lecteur pourra peutétre trouver étrange que non seulement le Boome- rang soit resté en service si longtemps mais qu'll it 6t8 construitjusqu'a six mois de la fin de la guerre, alors que de nombreux types alliés beaucoup plus performants étaient offerts & la RAAF depuis 1944. La raison en est que dans le réle de reconnaissance tactique & basse altitude, il n’avait pas d'équivalent, surtout aux mains de pilotes qui prétéraient mourir que @'abandonner & leur sort leurs cama- rades se battant dans la jungle. La version CA-19 peut recevoir une caméra Fairchild F-4 dans le fuselage arriére. L'utiité du Boomerang pour la reconnaissance a été prouvée avec le A46-121 par le N° 4 Squadron, qui lui a installé un réservoir ventral bricolé pour y loger deux caméras. 4. Le CA-13 Boomerang 246125 guN"5 Squsaen ‘sumone Saat I ples Darle Fgh Ueutonane Difed WB. Cle or dessus ‘4 Maron (Quensias), le 15 mare 1943, Soa date sumer de (re, termina ‘qtr een commandant GaN" Sqvsden (Sau mention contra, ‘ous los patos. rovinnent de ion Montage Musoum of ‘est Austra) LeAt6-198, pape CGrewan’s Croce, o Nea Squad, se terran de Sepngan,& ‘pte fn de la quo. al, fe plea, le Fight Squdon a Seapine (Quesnsiand, en 1943, L’Armée australionne @ beaucoup apprécié les prises de vue qui lui ont 416 fournies En fait, il n'existe qu'une seule autre version majeure du Boomerang, le CA-14/148 immatriculé A46-1001, uirecoitunturbocompresseur General Electric dans le fuselage arriére et un fempennage vertical modifié, ce qui cenlaidit considérablement la sihouette de l'appareil. Au cours des essais & la N°T APU, il atteint 560 km/h & 8.500 m, mais l'amélioration des performances est jugée insuffisante ppour justifier sa mise en production, alors que le Supermarine Spitfire (Mk. VIll qu frise les 660 km/h, entre fen service au sein de la RAAF. UN RAPPORT CINGLANT ing unités de premiére ligne seront S6quipées du Boomerang : deux anciens Squadrons, les N°4 et 5, volant dé sur Wirraway et trois Squadrons 166s spécifiquement pour recevo'r le nouveau chasseur, les N° 83, 84 et 85. Les deux premiers remplaceront la quasitotaité de leurs Wirraway par des Boomerang, dont la puissance de feu supérieure sera fortement aporécide Le N° 1 Aircraft Depot sert de centre de modifications et de réparttion des Boomerang, dont les premiers exemplaies lui arrvent en juin 1942 En raison des nombreux défauts & corriger (givrage des armes, fuites de monaxyde de carbone dans le cockpit entre autres), ce n'est pas avant le 10, ‘octobre 1942 que le Boomerang entre fen service & la N° 2 OTU (Operational Training Unit Revenu au pays aprés une brillante campagne dans le désert, oi il a remporté 22 vietoires et une DFC avec Bar, le Flight Lieutenant Clive R. «Killer » Caldwell a été nommé instructeur & la N° 2 OTU, cing jours plus t0t, pour des essais avec le chas- sseur maison. En quatre semaines, il ‘accumule plus de quarante heures de vol sur Boomerang et le teste, 8 son tour, contre le Kityhawk et le Spitfire. A chaque fois, il sort battu, mais N° Squacron (CAC CA-13 Boomerang (A46-128) Fight UovtonantD. H. Goode Mareeba (Queensland), mars 1984 humiliation supréme lui est infligée ‘quand il s‘avére incapable de rattraper un 8-25 Mitchell prété par le N° 18 ‘Squadron néeriandais | Le rapport de Caldwell est cinglant. ne ‘suggére pas moins de trente-cing modi fications & apporter @ la cellule, aux ‘commandes, aux instruments de bord, ‘au circuit électrique, au moteur et & Varmement. Il conclut que « le Boome rang na aucune disposition & deverir un avion de chasse, mais il peut étre utilisé pour l'entrainement, la chasse de nuit & vue, la protection de zones loignées qui pourraient étre attaquées par des bombardiers non escoriés, ou alors en cas d'invasion ou de tout autre désastre majeur obligeant 8 engager tous les avions ».IIne peut pas s‘empé cher de tarminer sur une note acerbe ‘© Le plus 6loquent a propos du Boome: rang, c'est son nom, en raison de Vimprobabilté de son retour en cas de rencontre avec l'aviation ennemie » Le rapport de Caldwell déclenche la colire de l’Air Vice-Marshal George Jones, chet d'état-major de la RAAF “Les traits d’humour bon marché & Vencontre de I'etfort de guerre australien, formulés par des pilotes récemment revenus de théatres d'opé rations extérieurs, ne sont pas, mais pas du tout appréciés ». A la demande de Jones, le rapport sera modifié et our son plus grand soulagement, Caldwell sera rapidement muté sous d'autres cieux. N° 83 SQUADRON Le N° 83 Squadron est formé a Rich mond {New South Wales}, le 26 février 1943, et confié au Squadron Leader W. Meehan, qui sera remplacé un ‘mois plus tard par C. Lindeman. Bien que l'unité ait été formée pour étre équipée en Boomerang, elle recoit dabord six Bell P-39, dont un petit nombre (22 ?} a 66 tansféré & la RAAF par I'USAAF. C'est avec cos appareils, qu'elle commence ses paatrouilles dans le ciel de Brisbane, Le 8 avril arvent les quatre premiers Boomerang (A46-52, 56, 68 et 61), le reste de a dotation suivant rapidement derriére. Toutefois, onze doivent étre cédés au N° 85 Squadron, le 28 avril, ne laissant que le A46-18, accidents & Vatterissage trois jours plus tot ! En attendant la lvraison de nouveaux Boomerang, les patrouiles se poursui- vent & bord des P-39. Quatre CAC-12 arrivent le 11 juin, mais la premigre mission r’est datée que du 1 juillet les demniers P-39 sont restitués le lendemain. Au cours de leurs patrouilles, les Boomerang ont l'occasion d’inter- cepter de nombreux avions, mais ils sont tous alls, allant d’un Dornier Do 24 K ex-néerlandais & un «Zéro »... capturé. Le 5 octobre, le commandement du N° 83 passe aux mains du Squadron Leader W. Allshorn. Coincidant avec Iarrivée d'un nouveau Squadron Leader, R. F. Goon, le & janvier 1944 commence le déménagement pour Gove (Northern Territory), d’ou le N° 83 entreprend de nombreuses missions d'escorte de convois, ennuyeuses et sans éclat, mais indispensables. Le 18 aodt 1944, le N°83 est retiré de la premigre ligne et ses 23 Boomerang sont repliés sur Cloncurry (Queensiand), premiére ‘tape avant leur transfert a Camden (Vitoria). Le Squadron poursuit sa carriére dans d'autres activités, encore moins passionnantes mais tout aussi nécessaires. Il s‘installe & Menangle (NSW), le 10 janvier 1945, et s‘évanouit dans Is nature 2 partir de I. N° 84 SQUADRON Le N° 84 Squadron est formé & Richmond (NSW), le § février 1943, avec un officier et soixante-huit hommes, II doit recevoir 16 Boome- rang, avec 8 autres on volant, et le Premier (A46-24) arrive le 3 mars, la veille de la prise de fonction du ‘Squadron Leader N. P. Ford. Début avril, il aligne 19 appareils (A46-24 32, 38, 44, 45, 49, 51, 53, 56-61 et 63-66) et se prépare 8 s'installer sur Hor Island (Queensiand), position stratégique située entre le continent australien et la Nouvelle-Guinée. « Lo sou ot unique CA-2A, inmata® 6-"001, photograph ors do fen passage aN" + ‘Arca Perfomance Unt ‘Cavern, en 1948, On note staan tuocompressur sure tb rot ina ue rowel empennage verte 44 Ue arusarte docoraton pte ‘sr un Boomerang (ramoreucoment on enti) N83 Syaacon 4 Une mactine 18-6) uN 84 Squacton sur Hom ian en 195, ga», fe cats (M0121 uN Squaton, ‘eflecera des mesions oroco-phto vec un ‘don vena rol pour Tope eux cameras Seo Po Res Pee n SL Sa tache est de couvrir Merauke, & Vextrémité sud-ouest de la Papouasie, fréquemment bombardé par les Japo- nals, ainsi que les convois qui passent ‘au large de la ville Il est déclaré opérationnel le 5 avril, jour ou il méne & bien sa premiere patroulle. Le 16 mai, les Flying Officer W. Johnstone (A46-51) et Sergeant F. Stammers (A46-60) _intercep: tent deux Mitsubishi G4M « Betty » au-dessus de Merauke, mais, aprés un bref échange de trs, les deux bombar- diets s‘enfuient dans les nuages. ‘Six Boomerang (31, 37, 38, 66, 71 et £87) sont envoyés relever les Kittyhawk du N° 86 8 Merauke, le 5 septembre, Ce détachement temporaire offre aux pilotes du N° 84 l'occasion de part: Ciper & Interception d'une formation de 18 «Betty» et 17 « Zéro», le 9 du mois, mais, au grand dam des Australiens, les Japonais ne les ont pas attendus. Ceux-ci ont néanmoins réussi a détruire le A46-48 au sol. Le 20 septembre, douze Kittyhawk arrvent pour remplacer les Boomerang €t les plotes commencent leur entral- rnement sur leurs nouvelles machines sans tarder. Le 18 octobre, la majeure Partie des Boomerang sont transférés au N° Squadron et la derniére rN Patio Procnt Roar ao) patrouille est réalisée par le Flight Sergeant Adams sur le A46-126, le 7 novembre, jour ol le N° 84 effectue 52 premiére mission sur Kittyhawk. N° 85 SQUADRON Le 12 février 1943, le Squadron Leader C.N. Daly se voit confier la responsa- bilité de former un nouvel escadron, le N° 85, sur la base de Guildford (Western Australia). Les pilotes s’en- trainent et exécutent leurs premiéres: patrouilles (mais les Japonais ne s’aventureront jamais jusqu’a Perth) sur six Brewster Buffalo, jusqu’eu 30 avril, quand onze Boomerang prélevés au N° 83 leur sont affectés (A46-18, 20, 22, 25, 28, 30, 52, 59, 61 et 62) ‘Aussitot, le N° 85 monte vers le nord pour remplacer le N° 76 & Potshot, terrain construit pour I'US Navy Qui avait lintention d'y établir une base de sous-marins, et dont la piste poussiéreuse causera bien des soucis aux Pratt & Whitney. Toute- fois, c'est & partir de cette base que le Boomerang aura les seules occasions de rencontrer des avions ennemis sur le territoire australien Aprés deux tentatives d'interception eed infructueuses, dans la nuit du 20 au 21 mai, un contact est établi la nuit suivante; trois avions non identitiés « Red 1 orbitait sur la céte nord-ouest & 18000 pieds & environ 21172, quand il a apercu ce qui sembiait tre des flammes de l'échappement d'un avion 3 000 pieds en dessous, volant vers le nord, @ environ 2 km de la cote, Red 1 a suivi en léger pique et, pour le rattraper, a mis pleins gaz pendant cing & sept minutes. Red 7 ‘a estimé sa vitesse & ce moment & 420 kmihet sa consommation 4 570 | h. Red 17 signalé 'intrus au contre, ui lui a confirmé qu’aucun de nos avions n’était dans le secteur. Red 7 avait du mal & rattraper Vintrus, qui Zigzaguait de temps en temps. Quand Vrintrus a atteint autre été du golfe, Red 1 a pu clairement apercevoir Iréchappement de deux moteurs et s'est préparé a ouvir Io fou ds quill serait parvenu a bonne distance. A ce moment, le réservoir droit s'est vidé moteur s'est coupé. Red 1 8 da allumer la lumiére du cockpit pour voir les robinets, mais quand il 'a éteinte & nouveau, il avait perdu la trace de Vintrus, » Les accidents ne sont pas rares, mais certains sont parfois spectaculaires et tragiques, comme celui qui survient au Flying Officer B. A. Armstrong, & bord du A46-61, le 2 octobre 1943. Chargé de lancer un message lesté au cargo Koomilya, naviguant prés de Derby, « i s‘est approché du navire, volets baissés, a la hauteur des mats ot, quand ila largué le message, avon a basculé sur sa droite, percuté l'eau ft coulé instantanément ». Le, corps. Armstrong ne sera jamais retrouvé. En juillet 1944 arrivent les premiers Spitfire et, quand le Squadron Leader K.E. James. prend le commande. ment du N° 85, en septembre, les Boomerang ont pratiquement disparu de Vinventaire. N° 4 SQUADRON Le N° 4 Squadron, formé en 1916, fait partie des plus anciennes unités de la RAAF. Dissous aprés la guerre, i fest recréé en juin 1940. Il est équipé fen Wirraway quand il touche ses premiers Boomerang, le 15 juin 1943. Sous les ordras de son nouveau chet, le Squadron Leader W. F. Allshorn, il se déplace & Berry Field, 'un des ‘aérodromes entourant Port Moresby, fen Nouvelle-Guinée, et commence ses missions de reconnaissance tactique au profit de "Armée australienne dans les vallées des riviéres Ramu fet Markham, Les sorties seront quotidiennes, saut {quand les conditions atmosphériques rendront vraiment tout vol impos sible ou quand les pistes seront inondées. Rares seront les fois ot les avions reviendront avec toutes leurs munitions Malheureusoment, la silhouette du Boomerang Ie fait ressembler & un avion japoneis et il va étre fréquem ment vietime de tirs fratricides, la plupart sans conséquences mais pas tous. Le 5 juillet, le A46-88, piloté par le Plot Officer J. K. Collier, survole & tune cinquantaine de metres d'alttude la baie de Nassau, oi se trouvent des barges américaines. L'une delle ouvre le feu sur lui et, pour se dégager Collier vire brutalement sur Male Mais, en ce faisant, il touche l'eau et Vfavion va s'éeraser sur la plage. Le pilote est tué surle coup, sa téte ayant violemment heurté le colimateur & impact. C'est le premier Boomerang perdu en opérations. Le Squadron fera démonter tous les collimateurs, ccoux-ci n/ayant aucune utlité pour la reconnaissance tactique, Le 6 aot, le Flying Officer T. 7. Ludlow est porté disparu au cours d'une mission sur Hopoi. Son ‘A46-112 a été vu tomber quelques instants aprés une rencontre avec un ‘apparel ennemi. Sa dépoulle ne sera pas retrouvée avant novembre 1948, Le Flying Officer 8. H. Trumper (A46-111) est également porté disparu, le 30 octobre, lors d'un mitrallage sur Ketoba, aprés avoir tenté un 180° dans une vallée recouverte de nuages. II sera retrouvé longtemps plus tard prés du mont Prothero, CAC CA-9 Boomerang (A46-219) N°4 Squadron Moot! (almareha), début 1945 Un autre Boomerang (A36-136) est détruit & la suite d'un tir fratricide, le 15 novembre. Bien qu’accompagné par deux P.40, le Flying Officer R. IM. Stewart est pris pour cible par un futur as du 9th Fighter Squadron de USAAF. Son alle gauche en feu, les munitions commengant & exploser, Stewart n'a d’autre ressource que de se poser d'urgence; il s’en sort avec ‘quelques coupures au visage et en. état de choc. Le pilote américain fera peindre la victoire sur son P-38 | Compte tenu du fait que les Boome- rang exécutent souvent leurs missions seuls, les avions sont consi dérés comme perdus dés quiils ne rentrent pas ot les pilotes sont la plupart du temps « portés disparus » Mais il arrive parfois que des témoins. oculaires assistent aux derniers instants d'un Boomerang. C’est le cas le 26 novembre, quand une patrouille de P-39 de 'USAAF suit, impuissante, le combat qui oppose sept « Zéro » aux A46-109 ot 132, respectivement pilotés par les Flight Sergeant A. J, Salter et Flying Officer H. Munro; ni un ni autre ne rentreront. Barcxmon's Sone Gato aab200 au + ‘Sauacon, emis sur ‘ses pis aprés avoir teminé un aterisnage ‘leds #Balapapan Dm Le CAC Boomeranc > Valen maton de quate CATSCUN'S ‘Seuacron au-dessus do ‘ouganvile en avi 144 ‘Du promior are pian Aa6-175 (6). 128 (uh 177 (wy axt76 (7, (Onno ls dou ypes ‘Ge camoutage: da ons vert ot rairon poutle «N> tfolage (rn pow tes autres. Le camottage una et Invosit ur ts rains ‘ovecte CA's, mas, nombre de mechines repens a eceasion do Taw passage en grande revsion on romarquor le titrence se demarcation nea ce fempemnage hotaoral nee « W's tle dew autres) A partir de ta fin de l'année 1943, le N° 4 maintient des détachements réguliers au cap Gloucester pour repérer et suivre les mouverents des barges de ravitailement et des trans: ports de troupes japonais. L'année s'achéve mal, avec la disparition pour tne cause inconnue du Flying Officer E.R. Staley (A46-134) au cours d'une mission de réglage d’artilleie, le 31 décembre; son corps sera retrouvé le londemain prés du mont Kubari, mais I'6quipe envoyée a sa recherche comprendra que les Japonais sont passés avant el ‘Au mois de janvier 1944, le nom de Shaggy Ridge revient de manidre répétitive dans le journal de marche du N°4, Il s'agit d'une étroite crete de six kilometres de long, aux pentes abruptes, culminant & prés de 1,800 m, sur laquelle Australiens et Japonais vont s'étriper sans merci pendant deux mois et qui constitue ce que 'on appellerait aujourd'hui ‘un environnement riche en cibles » Les Boomerang vont y exceller dans Vart danéantir des petits groupes de soldats nippons, des nids de mitrailleuses et des positions dart lerie enterrées sur les pentes. Pour leur action, un pilote (Fight Lieutenant P. S. Ambrose) recoit la DFC et trois autres sont cités (Mentioned in Despatches - MiD}, le 24 mars. UNE PERIODE MAUDITE A partir dela fin du mois d'avril 1944, le N°4 ente dans une curieuse période, oi ses pllotes se tuent deux par deux. Et ele commence le 26 de ce mois, quand les Flying Officers A. J. Dahn (A46-119) et R. Hindmarsh (148) ne rentrent pas; l'étude de répave du 148, retrouvée en 1946, montre qu'ls ont probablement été Vietimes d'une collision en vol. Le 2 mai est une autre mauvaise journée : le Flying Officer R. R. Paxton (A46-116) est vu pour la dernire fois 8 150m d’altitude, par temps clair au-dessus de Madukinam et le Aying Officer Perry (172) doit sauter au ‘cours d'un vol d'essai, mais trop bas ‘et son parachute ne s‘ouvee pas. Et la liste s‘allonge encore deux jours plus tard : deux pilotes tués, Yun lors d'un accident sur la piste et l'autre (Flying Officer K. A. Linklater) en percutant un arbre alors qu'il mitraillait une position japonsise & Golodi {Nouvelle- Bretagne). Et encore un autre tragique doublé », le 27 juin | Cotte période maudite est, heureu- sement, coupée par une rafale de récompenses qui rehausse le moral du Squadron : pas moins de quatre DFC sont annonoées dans la London Gozerte, en date du 9 jullet (Flight Lieutenants P. 8. Dickson, Holyman, Carter et Mauger), et cing citations (MiD), dont une a ‘titre posthume au Flying Officer E.R. Staley. Le 17 novembre, c'est un coup dur ui frappe units: le Squacron Leeder Daly (A46-149) tombe dans les lignes japonsises aprés avoir percuté un arbre; sa dépouile sera retrouvée en octobre 1945. Il est remplacé & la tte du N° 4 par le Flight Lieutenant J. R. Mow- bray, qui sera promu Squadron Leader, le ter décembre, Cette mauvaise passe s'achave le 17 janvier 1945, aprés que le Flying Officer ‘Skuthorp (A46-181), touché par des ts verus du sol, ‘erase au sol & Wewek. I sera le demier tué du Squackan. Le 28 mars 1945, le N° 4 est retré des ‘opérations pour étre transféré & Morotal (archipel des Moluques) Ine reprend ses activités que le 20 juin, principalement ‘constituéesdereconnaissancestactiques, sur Miri (Bornéo). N° 5 SQUADRON Le premier N° 5 Squadron, dont les Crigines remontaient & la Premiere Guerre mondiale, ayant été rebaptisé N° 9, un nouveau N° 8 est formé & Laverton, le 9 janvier 1941. II touche ‘ses premiers Boomerang le 2 novembre 1943 et part pour Torokina {le de Bougainville, archipel des Salomon), i il arive le 11 avec 18 Boomerang et 4 Wirraway. Apres quelques vols de famiiarisation, la premiére mission est officielement exéeutée le 24. Chargée & pou prés des mémes missions que le N° 4, cette unité se spécialise peu a peu dans le marquage d‘objectifs au moyen de bombes fumigénes ou par mitrallage précédant l'attaque des chasseurs- bombardiers néo-zélandals. Voici le déroulement d'une mission classique, Le 5 décembre, deux Boomerang, partis en reconnaissance, repérent un ‘campement japonais & Akorapia. Deux autres reviennent le surlendemain & la téte d'une section de huit Corsair rnéo-zélandais, chacun porteur d'une charge de profondeur de 150 kg «Les Boomerang ont marqué Ia cible en la mitrailant et les Corsair ont attaqué en piqué. Toutes les bombes font été mises au but, quatre huttes ont été détruites et les deux autres sérieusement endommagées. Une zone de 140x140 m a été totale ment nettoyée. Comme les photos le prouvent, la charge de profondeur fest une arme idéale pour le combat de jungle » Le travail accompli par les Australions ‘66 particuiérement apprécié par les Néo-Zélandais, ainsi que l'atteste le ‘message que leur adresse le comman: dant du N® 26 RNZAF Squadron, alors ue celuici quitte Bougainville pour rentrer au pays : « Au moment oi mon @ e iO Le CAC Boomeranc NS Sauadon, wid Mareeba, le 18 mars 1944 > Une unit mal annua Nt Resaue ‘and Communication ‘Sauadion, reps aaa Sooners, du Bratel Beaufort. ‘Une phat de quate moyonre, mas un code Tacaque assez re Unité est sur le point de partir pour la Nouvelle-Zélande, je profite de cette occasion pour adresser nos remercie ments & tous les membres de votre Unité pour leur étroite collaboration, La réussite de notre tour d’opérations a 6t6 en grande partie assurée par les renseignements et I'appui que nous font fournis votre Squadron et j'aime ‘ais vous félicter pour le bon boulot ‘que vous faites » Le N° 5 semble avoir eu plus de chance que le N° 4 en opérations, ‘comme le prouve le fait que l'accident dont est victime le Squadron Leader N.S. Parry, le 13 mars 1945 - il clate un pneu a Vatterrissage - met un terme & une série de 2.000 heures de vol sans casse | Le 15 a0dt 1945, alors quill a décolé pour une reconnaissance tactique, le Flight Lieutenant K. J. Dawes est rappelé : le Japon a déposé les armes. Le journal de marche note a cette date : « Notre commandant [Squadron Leader Alfred W. B. Clare] 2 bouclé a bboucle aujourd'hui. En 1941, il pilotait des Brewster Buffalo en Malaisie. En que sergent pilote, il a combatty les Japonais dés la déclaration de guerre et maintenant, aprés quatre années de combat, il la satisfaction de larguer des tracts annongant leur détaite aux Japonais uelques semaines plus tard, jugés désormais sans utilité, les Boomerang lt los Wirraway du N° 6 sont dépecés et brdlés sur place. Derniére unité & avoir recu des Boome: rang, la N° 8 Communication Unit 2 utilisé quelques exemplaires, aux COtés de divers types allant du Tiger Moth au Dornier Do 24 K, d’abord depuis I'le de Goodenough (archipel 'Entrecesteaux), puis depuis Madang (Nouvelle-Guinée). On ne connait pas bien les activités de cette unité et ilest possible qu'elle ait mené des opéra- tions clandestines. Quoi quiil en soit, la raison de I'afectation de Boome- rang & la N° 8 CU n'est pas claire. N° 5 SQUADRON En lisant les communiqués de Armée australienne, on se rend compte qu'elle a eu du Boome- rang une opinion wes différente de colle de la RAAF. Principale bénéfi Cigire du travail de ce chasseur tant décrié par « Killer » Caldwell, elle @ apprécié & sa juste valeur sa capacité a dénicher et détruire les positions ennemies les mieux camoutlées Mais pas seulement. Les photos et les renseignements rapportés par les Boomerang ont fréquemment permis de déjouer les embuscades tendues par les Japonais et de monter des contre-attaques efficaces; \'artllerie 2 aussi bénéficié de la précision des réglages effectués par les pilotes. En remerciement pour le travail accompli, le N° 4 2 regu un certain nombre de sabres récupérés sur des officiers japonais, en octobre 1943, Mais peut-étre pas uniquement pour ses activités purement militaires parce que les soldats étaient tout autant redevables aux pilotes de Boomerang pour leurs largages de cigarettes, canettes de biére, cour- rier et journaux sur leurs positions perdues au beau milieu de la jungle — de petites attentions qui partcipaient {grandement & soutenir leur moral Sur les 250 avions construits, pas ‘moins de 118 ont été perdus, toutes causes confondues. La casse a 6té lourde et beaucoup de pilotes ont ppayé de leur vie leur dévouement & leur tache, ‘Aprés la cessation des hostiltés, les Boomerang seront rapidement reticés du service et passés au pilon, en raison de la politique de la RAAF de ne pas vendre les surplus & des civils Aujourd'hui, il n’en reste qu'un, le ‘46-30, qui, apres restauration, a gardé I'entrée de la base de William town une bonne dizaine d’années avant de gagner le RAAF Museum de Point Cook, Melbourne, = cee ey Coney tran ee Cates Cente na a eer I nait le 29 juin 1924 & Boomi (New South ee ee Pereett eee a ee oe doit travailler pour soutenit financiérement sa famille et devient tondeur de moutons. Passionné d’aviation, il parvient & s’en. Pe ae ee bien étre conscient que, a cette époque ee eee eas ee ares Persea ee near See ae ee Cependant, avec la guerre, ces lois ee eee Cece pprenti TR mécano dan: ieee ee ea Ce eRe ery qui est acceptée Geo aaad ee ee may ee) Malgré les brimades dont il est victime, il est I'un des 48 éléves d'une promotion de ere ets Tears 2 Operational Training Unit il est affecté au Tae eon nent Sore De ans er ee Pee etm See ee oe rg een oer Ey ee ct seer nt ee tert en ens ree ee ee) Pinan cee or) Penne eee ey cconserver le nom de baptéme de son avion. ee ee ne Pet nor Pee ee et as Pere ea ed Pee om ee ee Llen Waters a exécuté 95 missions de guerre Cone en Un ey Pt ar aL) ee a ag Le retour a la vie civle sera difficile. Faute een ea eee eee ee ry ear rere régionale dans le Queensland. Ine touchera re Ee eka re i automot io. neni erro pena eer ne Cee ens enna ty jobs, il finit par retourner & son premier em Cee eee OnLy orcs 3) ter o€ CUSAAF oun i Ly wer sis cae fut beaucoup oot ue ister Goer bees. Erm, Commandant au grand quater gra Ge 'US Army A Core, at en misson Stprie delWRAF, quand déele Bz Curve In Luttwate vane bombrder Londres cheque nto out punts Reon retour’ Langly Fed fn 1840, itdemande 8 Air Technica! Serco Command (ATSC de prépare in caer dee charges pou le mao en chair um chassour de rut spt NAISSANCE D'UNE VEUVE A pou pras en méme temps, les Britanniques, qui ne peuvent alors compter que sur des avions bricolés, ‘comme le Blenheim Mk. IF, entament un tour de table avec les constructeurs ‘américains. Mais aucun n’a un tel projet dans ses cartons. La British Purchasing Commission (BPC) se rend 8 Hawthome, un petit patelin de la banlieue de Los ‘Angeles (Californie), ot se trouve depuis peu I'usine de la Northrop Aircraft Inc. ui construit, notamment, des Vultee ‘Vengeance pour la RAF. Ele y rencontre Joho R. « Jack » Northrop, pas tranche: ment débordé par ses petits contrats de sous-traitance et qui voit la une belle ‘occasion & sais Un mois plus tard, le patron de I’ATSC. ‘convaque Vladimir Paviecka, chef de projet de Northrop, pour lui communiquer les ‘grandes lignes du cahier des charges. Quand Northrop et Paviecka compa rent la demande de ATSC aux besoins exprimés par la BPC, ils se rendent compte d'une tres grande similitude. Les deux organismes souhaitent un bimoteur biplace, stable, puissamment armé, doté d'une endurance de huit heures et facile faire décoller et atterir Si les Britanniques exigent la présence d'un radar aéroporté, les Américains, lors moins au fait de la technique, se contentent d’une vague allusion & un « dispositit permettant de repérer le aviors ennerria dane le noi > Li Ministry britannique ne donnera pas suite aux propositions de Northrop, mais la compagnie est pressée par 'USAAC dde soumettre sa proposition avant le 5 novembre, soit trds exactement deux semaines aprés la convocation de Pavlecka & ATSC | Le bureau d'études se met sans tarder au travail sur le projet selon les grandes lignes suivantes : bimoteur bipoutee, deux Pratt & Whitney R-2800 Double Wasp, trois hommes d’équipage, un équipement radar, deux tourelles armées ‘chacune de quatre mitraileuses de 12,7 ‘tun train tricycle. Bien des aménage- ments sont apportés en cours de route avant la présentation du Project NS-8A aVATSC, Le contrat est signé le 11 janvier 1941 portant sur deux prototypes baptisés XP-61 et affectés du numéro de série 41-119509 et 510. Il est suivi d’une ‘commande pour 13 appareils de présérie YP.61, le 10 mars Le ter septembre 1941, "USAAF passe commande pour 150 machines de série qui recoivent la dénomination de P-61A-1-NO Black Widow. Avec Vrentrée en guerre, ce contrat est porté 8 450 exemplaires, puis & 1 200. Les ‘cinquante premiers sont réservés & la RAF, mais en raison de l'avancement satisfaisant du programme du Mosquito, elle y renoncera, L'Air Force doit prendkee en compte ses douze premiers P.61A en mai 1943, quarante-cing autres devant suivre avant la fin de l'année. En juillet 1942, le volume des commandes est, ramené & 207 appareils Au fil des semaines, |'Air Materiel Command fait connaitre de nouvelles exigences, qui portent parfois sur des détails, mais qui retardent la sortie du premier prototype. Ein, e 26 mai 1942, le XP-61 décolle pour la premiere fois. Les premiers essais entrainent quelques modifications, notamment la nécessité de remplacer le radome en plexiglas, ui fond au soleil (), par un radome en fibre de verre. Les treize appareils de préséria sont lvrés & été 1943 et les sais officials se déroulent calmement. Entre-temps, la question du radar a été régiée, un SCR-720A prenant place sous le radome (voir épisode précédent) Le premier YP-61 est livré le 6 aoc 1943 et, comme les douze autres, il est affecté au programme d’essais officiels. En octobre, le 422nd NFS, bbasé & Orlando (Foridel, réceptionne ces ‘appareils qui servront & Yentrainement des équipages. Northrop ayant renoncé & monter un armement dans les alles, le YP-61 (comme les versions de série) est équipé dde quatre canons de 20 mm en gondole ventrale et d'une tourelle dorsale télé commande logeant quatre mitrailauses de 12,7 mm, Or, calle-ci pose quelques problémes. Lorsque le mitraileur la fait pivoter, elle perturbe I'écoulement de Vair au point de provoquer des vibra tions de l'empennage arriére. Il en résulte une instabilté en rouls qui para site la visée du mitalleur et du pote, ‘Aucune autre solution que de la bloquer dans le sens du vol ne sera trouvée emer explores ners (425807) dePetetNO, Widow peut, mis as Black pus pore a Fre standard de USAAF Paefgue avecle «18h Noh Fetter Squadron avon at constr TUSAAF et gar a st fen paral os de son (nentep) A bO@) LADIES IN THE DARK ‘[Link]-51A4 an NES ‘a sey Fe, Saipan, eb jlt 1048. Loot Aight Ftter Squacion esta romere unt opératomnale _avecle Black icon (Sau! mention contra, Tous les photos provionont fords "30 1US NARA) En fait, si. Une autre solution s"impo- sera d'elle-méme, puisque la pénurie de toureles télécommandées, réservées en prorité au B-29, fera que de nombreux exemplaires du P-61 seront ivés sans. Ui Force sera d'alleurs assez favorable 8 cette formule, qui fait "économie d'un homme d’équipage, & une époque ot la formation des mitralleurs est 1rés en retard sur ses objectifs. Toutetois, les ‘essais effectués par Northrop montre: ront que le gan de poids (745 ka) n'est ‘compensé que par une augmentation de 5 krmih de la vitesse | LES VERSIONS Le premier P-61A-1-NO de série (42-5485) quitte les chaines d'assem blage en octobre 1943, soit avec six ‘mois de retard sur les prévisions. La seule différence avec les avions de présérie est le remplacement du pare- brise arrondi et profil par un pare-brise plat mais blind6. Seuls 37 des 45 A-1 sont armés de la tourelle pour la raison évoquée plus haut. Vient ensuire la série A-5-NO, produite 35 exemplaires, se différenciant par ses moteurs R-2800-65 de 2 250 ch Crest aussi un moteur plus puissant, le .65W a injection d'eau, qui caractérise les 100 A-10-NO. La version A s'arréte avec le A-11 (20 exemplaires) équipé de pylénes sous les ales pour I'emport d'une bombe de 800 kg ou d'un réser voir de 1175 litres. Northrop PS1A-1-NO (42-5527) ‘and Lautonant Dale F Haberman {th Aight Fighter Squadron Isley Fil (Span), 30 jun 1044 Les progrés réalisés dans le domaine de la détection entrainent le lancement d'une nouvelle version, le 618. Le nez est allongé de 20 cm pour accommoder le radar SCR-720C. Chaque atterisseur principal comporte maintenant deux trappes, dont une est maintenue fermée ‘uso, de manire &protéger le puts. Des jumelles de vision nocturne sont incor: porées au colimateur du pilote. D’autres améliorations ou modifications sont ‘également apportées, notamment les réservoirs dhuile sont déplacés de ile aux nacelles des moteurs at les volets de ‘capot sont désormais automatiques. La premitre variante est le P-618-1-NO, construit a 62 exemplaires. Le P-61B-2-NO (38 ex.) recoit deux pyldnes sous la voilure. Les B-5:NO (3 ex.) et B-6-NO (47 ex.) ne different {que par des aménagements mineurs. Le nombre de pyldnes est porté & quatre sur le B-10-NO (46 ex.), qui dispose aussi d'un radar de veile APS-13. Le 8-11-NO (6 ex) recoit une tourelle avec cdoux mitraileuses et la tourelle& quatre rmitraileuses est & nouveau montée en standard & partir du B-15-NO (153 ex.) En raison d'un approvisionnement ieré duller, 20 8-15 doivent étre assemblés ‘ux standards B-10. Le B-16-NO (6 ex) est identique au B-11, Le B-20-NO (84 ex.) dispose d'une nouvelle tourelle General Electric A:7, La série s'achave avec sept B-25-NO, équipés de maniére expérimentale d'une ‘ourelle avec le systéme de controle de te Western Electric APG-1. II s‘agit sans doute de la premiére expérience d'armement assisté par ordinateur; les informations recueilies per le radar sont transmises & un ordinateur analogique, qui dirige ensuite le tr dela tourelle. Nous ne nous attarderons pas sur la version P-61C (47 ex.) ni surla version de reconnaissance F-18 Reporter (16 x), parce qu'aucune des deux n’aura le temps d’entrer en service avant la fin de la guerre. LA MACHINE Le P-61 est un bimoteur bipoutre, bi- ou triplace. La nacelle de type semi- monocoque loge le pilote & 'avant et, ‘au-dessus et derrire li, le mitraileur, dont le sidge pivote pour lui permettre de suivre sa cible tout en contrdlant la tourelle: les deux hommes sont séparés par une plaque de blindage, Isolé dans le cOne arrire, le RO (Radar Operator, radariste) est assis face & la ‘marche devant sa console, mais il peut faire pivoter son sidge et prendre les commandes de la tourelle en cas dat taque par le secteur arrire, La voilure présente une légére forme d’aile de mouette, la section centrale affichant un diédre plus marqué que la section extérieure. L'espace entre les deux longerons est occupé par les réservoirs, principaux et auxiliares. Le bord de fuite se compose de volets de courbure & une fente, Paviecka ayant renoncé 8 monter en série les volets Zap comme sur les prototypes. L’aile est entiérement métalique, & exception des ailerons entolés. LES VEUVES BLEUES La Navy, intéressée par le P-61 dés le début du programme, demande la cession d'un lot de machines pour quiper les unités de 'USMC dans le Pacifique. Pas franchement embalie & Vide de partager ses précioux chasseurs de nut, I'Air Force accepte cependant d’en céder 90 exemplaires 8 compter do juillet 1944, puis 150 autres, début 1948. Toutefois, antcipant a livraison de la version F7F-2N du Grumman Tigercat, Ce ~ la Navy résilie les contrats juste avant Vaivée des premitres machines. Néanmoins, entre décembre 1944 et jin 1945, douze P61 sont tansférés& Vero Beach (Floride), oi ils sont affectés au ‘Marine Night Fighter Operational Training ‘Detachment. La Navy leur donne la déno- mination officielle de F2T-1 LA VEUVE DANS LE PACIFIQUE Huit Night Fighter Squadrons (NFS) 6quipés en P-61 vont étre déployés sur le PTO (Pacific Theater of Operations, thédtre d’opérations du Pacifique), répantis au sein de tois Air Forces = Sth AF : 418th, 42st et 547th NFS; = 7th AF : 6th, 548th et 549th NFS; = 13th AF: 419th et 550th NFS. La promidro unité recevoirle P61 este 6th NFS a Hickam Field (Hawai, 00 ses nouvelles machines commencent & lui ttre ivrées le Ter mai 1944, Le probleme le plus urgent & régler est de convaincre les équipages que, en dépit des appa- rences, le Widow est bien un chasseur et non un bombardier. C'est le role du pilote d’essais en chef de Northrop, John |W. Myers, et ill fait non sans en tier Un certain plaisir « C’était le genre de truc qui m'amusait toujours. Comme, bien évidemment, le chasseur de base pensait ue cet apparel nN > @® ral point un petit scénario qui durait environ trois minutes. Je faisais un décollage tes cout, puis je grimpais la vertical, reve nis au-dessus du terrain & tres basse altitude, effectusis un looping au ras des péquerettes et enfin un Immelman. En sortant de cette dernire figure, je coupais le moteur gauche, le moteur critique, ifarrivais en rase-mottes et tournais trois tonneaux lents du “mauvais cote” a toucher le so, puis atterissais. » ‘[Link] par leur commandant, le ‘Major Victor M. Mahr, il embarque tous les pilotes de I'unité en sidge arrére, les uns aprés les autres, pour sa petite demonstration. « Nous avons tous été convaincus », dir un des pilotes. Le 6th NFS envoie un détachement de six P-61, sous les ordres du Major George W. Mulholland, Isley Feld, sur Vile de Saipan, le 21 juin 1944, soit moins d'une semaine aprés le débarque- ment des Marines. Leur mission est de protéger le départ et le retour des B-29, line faut pas attendre bien longtemps pour que le détachement enregistre son ‘premier succes. Le 30 juin, Féquipage de Moore", los 2nd Lieutenant Dale F. Haberman (P), Fight Officer Raymond P. Mooney (RO), décolled'lsley Field 8 20n40. Peu apres, ilest dirigé vers deux bogies (avions non identifi). Haberman raconte « Nous avons été dirigés sur un bogie 4.2000 m et Mooney a dit quill avait {deux cibles en formation sur son écran, Nous les avons pris en chasse de 2 000 2.7000 m pendant 25 minutes sans pouvoir les rattraper. J'avais oublié de ‘couper la radio et la totalité de Finter ception a 6tésuivie par toute a base de Saipan. tl parait que 'amiral Hoover a ‘beaucoup apprécié dentendre a conver sation entre le pile et le RO. Ent, jai réussi avoir un visuel avec un bogie, tun "Betty" accompagné d’un “Zero' sur sa droite, virant vers Ile, beau coup plus hauts que nous. J'ai placé le Widow sous la queue du “Betty” et lui ai poivré son moteur gauche, tendis ue le “Zero” basculait pour piquer sur notre queue, avec nous en décrochage, ‘moteurs @ 300° et les manettes des gaz ‘au-dela des butées. Nous avons piqué & la vertcale, Mooney ne lichant pas des yeux les canons du “Zero” pour me dire dde quel c6té virer pour lui fare rater sa visée. Nous avons perdu de vue alors qu'il état sur le dos. Ia aussi disparu de V'éeran du contréle au sol et personne 1a su ce quil li était arivé. J'ai vu le ‘Betty” exploser prés de Ile, sa chute ayant 6 aussi apergue par de nombreux témoins, Tout 8 coup, je me suis rendu compte que I'avion vibrait mécham ment, nous étions largement dans le rouge. A cette époque, on appelait ca la compressibiits. J'ai redressé vers 500m let comme rien ne semblat tordu ni cases, ee cola Yew rete eradar SCR-T2OA Spérntsuruneenguowe ‘Sondes centre 4 Le poste de [pear agar Son se pctant eta ossbité Ge pene les powers peretie de Feponcre a ine ataque (are e secteur are. Teo des ares martes de équpage, spose ce 5 propre wapoe decobs {que on vit ct ewer, 4Un NortvopFZ7-1 de GVNFOTU. a Vero Beach Flere), 1545, rn BO@ LADIES IN THE DARK L'unité suivante a recevoir le Widow est le 419th NFS du Major Emerson Y. Baker. Dans le précédent épisode, nous avions laissé son Detachment & avec ses P-70 & Guadalcanal ‘Ses premiers P-61 lui parviennent deux jours ‘aprés ceux du 6th NFS. Myers ne tarde pas & ariver pour « vendre » le P-61 aux équipages. Mais, & cette époque, la zone est devenve beaucoup plus calme et le 419th est envoyé vers des terrains de chasse plus giboyeux Fin juin, il est scindé en deux détachements, run (A) étant transféré sous le contre de la 5th AF 8 Nadzab (Nowvole-Guinée), autre (8) sinstallant sur Los Negros (les de 'Amirauté) I feut attendre le 6 a0dt pour que, aprés son installation & Noemfoor, le détachement A remporte la premiére victoire du 418th, un « Sally » revendiqué par le Capzain Alphonse Lukas. Cette unité connaitra peu de succes, puisqu’alle ne sera créditée que de 6 victoires fen un an dactivité, Mayor Carol. Sth Logiquement, 'USAAF choisit en priorité les formations ayant déjé une certaine expé rience au combat pour les transformer sur P-61. Crest le cas du 418th NFS, présent en Nowvlle Guinée depuis novembre 1943. Aprés avoir échangé ses P-38 et P-70 contre des B-25H, le Squadron était devenu une unité de pénétration nocturne. Ala suite de sa transformation sur Widow ’ Hollandia (Nowvelle-Guinée), il est expédié 8 Owi {les Schouten) & la mi-septembre, 00 se trouve déja le 421st NFS, équipé de P.61 depuis le Ter juin, Ce demier Squadron, daileurs, ne perd pas de temps, puisqu'l enre distre sa peemiére victoire le 7 juillet PREMIER AS Le 418th, ui, doit patienterjusqu’au 7 octobre; cette époque, il estinstalé a Morotallarchipel ddes Moluques) depuis deux jours. Mais il ne tarde pas & se rattraper, sous le commande ‘ment de son chef, le Major Carroll C. Smith, dont la palmarés personnel est de trois vctores Cconfirmées et deux probables. Dans a soirée du 29 décembre, alors que son unité a été trans: {érée 8 San Jose (Mindoro, Philippines) trois jours plus tt, Smith décole en compagnie de ‘son RO, le 2nd Lieutenant Philip B. Porter. La suite, ila raconte luiméme expédié en fla ‘Smith retourne & San Jose pour éte ravitaillé et repart en patrouille peu avant I'aube. A (06h00, il descend un « Rute » et &07h07, un «Frank», alors que le jour set levé :« C'était, Nort P-61A10-NO (42-5595) ‘Commandant ie ¢1eth Night Fighter Squadron olianda(Nowele-Guines), septembre 1844, ‘canons de 20 mm pouvaient faire & un avion | Ce fut un spectacle mémorable, Le "Frank" s'est tout simplement désin 16916 ot les debris sont tombés dans la ‘mer, pendant que je tentas frénétique- ‘ment de les éviter. » Ces quatre nouvelles victoires contr ‘mées font de Caroll Smith le premier as de la chasse de nuit dans le Pacifique (le second, tous théatres confondus, & trois jours prés I). Itermineraen téte du palmarés général la fin dela guerre. DERNIERS ARRIVANTS Le 547th NFS, qui a servi d’école d’ap plication au sein de la Fighter Command ‘School depuis son activation, en mars 1944, est transféré & la Sth AF, début septembre 194. II prend ses quarters & (Oro Bay (Nowvelle-Guinée). Commandé ‘parle Colone/ Wiliam C. Odell i présento |a particulrité dtr formé de nombreux pilotes ot radaristes ayant une longue ‘expérience des combats nocturnes, tant ‘aU sein de la RAF et de la RCAF que des thet 12th AF. Ilva poursuvre son travall de formation des équipages dans tout le Sud-Ouest Pacifique au profit des unités de chasse de nuit de la Sth AF, mais ‘aussi dela 13th AF. lIva également sorvir. de laboratoire pour tester les nouveaux matérie's. En particulier, il recevra deux .38, équipés par Westem Electric d'un radar AN/APS-4 dela Navy, monté dans un conteneur sous ale, a extérieur du moteur droit; & bord d'un des Lightning, le fst Lieutenant Roy E. Oakes parte ‘gerala destruction d'un « Hamp » avec un P-61, le 9 janvier 1945, et le 2nd Lieutenant Francis J. Raidt sera crédité dun « Tess », le 9 mars En raison de son implication dans la formation des autres NFS, éclaté sur de nombreuses bases du Sud-Ouest Pacifique, le 547th ne revendiquera que 7 vietoires contfirmées. Diautres Squadrons du Pacifique font ‘encore moins bien, mais, activés et ‘ansformés tardivement, ils patoullent des secteurs que les avions japonais font désertés depuis longtemps. C'est le cas des 548th, 649th et 550th NFS, installés, les deux premiers, 3 Saipan (12.44) puis & lwo Jima (02.45) et, le ‘woisi¢me, & Morotai (02.45) puis aux Philipines (03.45). Le 548th sera crédté de cing victoires, le 549th d'une seule et le 550th a’aucune Le 548th NFS obtient deux nouvelles victoires, mais elles ne seront jamais homologuées officielment. En effet, dans la nuit du 14 au 18 aodt, le 2nd Lieutenant Robert W. Ciyde, & bord de Lapy in THe Dark, force un « Oscar » & percuter la mer aprds une poursuite au ras des vagues et, dans colle du 15 au 16, le Captain Sol Solomon, & bord du méme avion, réalise la méme opération aux dépens d'un « Tojo ». Deux victores sans avoir tir le moindre coup de feu ! DERNIERS DOUTES DISSIPES Le 7mars 1944, le 422nd NFS dbarque & Charmy Down, en Angleter. Toutefois, il lui manque un élément essentie! les avions. Son arrivée est accuilie ‘assez traichement parle IX Tactical Air Command, auquel il est rattaché, ce ‘commandement n’ayant aucun besoin, de chassours de nuit, niles moyens de les entrainer. lest déplacé & Scorton, le 6 mai, oul touche ses premiers Widow: il est le troisiéme Squadron de AF & cen étre équipé. Tranchant avec ceux envoyés dans le Pacifique, ces P-61A sont entiére- ment peints en noir brilant, un camou- flage mieux adapté a leur utilisation, Arve des promis Paras Guscncanal fn 1988 aor Emerson ¥. Barer, ‘commandant eth Nght Fite Squaton, ‘Gaadalana enn 1944 Devalage et rmontage dot PTA desis au a gt ape Sauer a endurance (ois heures), (ee Peet destnes 4 PTO vero pa Bateau remontes avant de lees eos deenatares UnPtA yh NFS A isey Ftd, Saipan, bout ale 1984 Baptist Moc Mey, ‘ipemeta &réqupage (2nd Untorant Mite W. MeCumber do remoater ceux totes Le 2nd Utena Ole FHsbeman du 8 NFS; ‘monte 3 set mécanos Ie ymboie cela tose rome vioreremporte ar on PS evénoment Svante teu au lrge Se Saipan lo 30 jun 1044 Haberman an ators Js Bary 614 14.5028 au 2nd Letonart ‘orame Harn (ont on aut re nom sre naz {e soparel) 8 Sapan Lui et on oqupage reverdiquent un «Baty + ‘endomag 7 pit 1944 etun' Bet» sirlelendemain sur atoy Fe, a Sapa, Pata 4258 a raneusate ou dence eur ate pote > me Da, P0162 4238408, Solomon du 548th Nighior LePt au fonda pase iene. Son Les équipages font pulvériser une pein ture au plomb sur la partie inférieure du radome, afin d’éliminer les échos du sol, puis repeignent la totalité du radome dans des couleurs qui n'ont pas été prévues dans le manuel (rouge, jaune.... Ces appareils étant dépourvus de tourelle, les mitrailours sont mis 8 la disposition d'autres unités. Le 26 mai, le 425th NFS arrive & Charmy Down, avant d’étre muté a Scorton, le 12 juin, ot il fait connaissance avec le Widow. Cette unité fait modi poste du mitaleur, devenu inutile, pour Y installer le radariste la place, Toutefois, parmi les équipages, beau coup s‘interrogent sur la capacité du P61 & tenir son rdle en Europe avec efficacité, estimant que ses perfor mances sont inférieures & celles du Mosquito. La rumeur parvient aux oreilles du Lieutenant General Hoyt S. Vandenberg, commandant la ‘9th AF, qui demande une évaluation comparative des deux types. Celle-ci se déroule le 5 juillet entre un appareil du 422nd et un Mosquito Mk. XVII du N° 125 Squadron. La rencontre tourne a l'avantage du chasseur américain, ainsi que le relate le journal de marche du 42nd Nentap P.S18:2-NO (42 ‘48m Mgnt Panter S Or, cette question est également 4voquée au plus haut niveau de I’ad ministration américaine. Mr. Robert ‘A, Lovett, seerétare assistant du dépar- tement dela Guerre (Ait, s'en entretient avec le Brigadier General Carl Spaatz, commandant les US Strategic Ar Forces fen Europe, car le département hésite entre passer de nouvelles commandes du P-61 et produire le Mosquito sous licence. Spaatz considére que le P-61 est inférieur & I'avion britannique. Une nouvelle évaluation comparative, plus formelle, est alors entreprise et s'achéve sur les mémes résultats. Le Northrop P-61 sera l'objet de commandes massives. Le Colone/ Winston W. Kratz, qui est en charge du programme d’entrainement des chasseurs de nuit de I'USAAF, et qui 2 piloté le P-61 lors de la seconde Evaluation, conclut dans ces termes «Le P.61 n’était pas un chasseur de nuit supérieur. In’état pas un mauvais chasseur de nuit. I était un bon chasseur de nuit. ll manqueit juste de vitesse ». LA VEUVE EN EUROPE Pendant ce temps, le 422nd est passé action et, le 15 jullet, a ouvert son, compteur : un V-1 abattu par le 2nd Lieutenant Herman E. Ernst & bord de Bonnowen Tie. Le 25 jilet, le 422nd est transféré sur le continent, d'abord & Maupertuis, prés de Cherbourg, puis a Chateaudun, le 28 aodt. Depuis ses bases francaises, i ‘obtient que trois victoires avant d’étre transféré en Belgique, & Florennes, le 16 septembre, Pour l'occuper a plein temps, il est chargé de missions de pénétration nocturnes, attaquant les lignes de communication au moment ot les Allemands, profitant de I'obscurité tentent de réparer les dégats causés par les attaques diurnes aux voies ferrés, aux ponts et aux routes. Pour autant, il ne délaisse pas sa mission premigre ‘et son chef, le Lieutenant Colonel Oris B, Johnson, montre exemple, notam ment lors de cette sortie datée du 24 octobre 1944 « Ai décollé & 17h80 avec le (Capt. Montgomery comme RO. Avon été immédiatement dirigés sur trois FW 190 volant en une formation en V assez lache au sud d’Aix-la-Chapelle Mon RO m’a amené en excellente pos: tion derrire le leader. A ce moment, la Flak est entrée en action et s'est mise a tirer dans le tas. Avons été touchés wols reprises, sans gravité, mais avons 616 déséquilbrés et ai di stabi liser la machine avant de revenir sur le FW. Ai tié une courte rafale et le FW fest tomb¢ instantanément en flammes, 18h18. Avons perdu les deux autres FW et sommes rentrés, » Malheureusement, si le mois dee. tobre permet au 422nd a’engranger trols vietoires, il voit aussi la premigre perte opérationnelie dela Veuve noire en Europe, quand, le 12, le 42-5538 (1st Lieutenant Donald J. Doyle et 2nd Lieutenant Norman N. Williams) ne rentre pas d’une mission de péné tration nocturne dans la vallée du Rhin. Son dernier message sera «Hot target. See you later ». Les corps des deux aviateurs seront retrouvés au bord de I'autoroute pros de Neustadt/Wied. Le 422nd perd un nouvel équipage avant la fin de l'année, quand, le 2 décembre, le 42-5589 (2nd Lieutenants Floyd A. Nixon et Jack H. Conway) est porté disparu dans les mémes condi- tions dans la région de Daren. Heureusement, année 1944 s'achéve ‘sur une note plus joyeuse, quand I équi page 7st Lieutenents Paul A. Smith et Robert €. Tierey, a bord du 42.5544 (Lavy Gen), s‘offre un triplé (deux Ju 188 et un Ju 88), le 26 décembre, ‘Avec ses deux précédentes victores du 4 octobre et du 27 novembre, Smith décroche le statut d’as (rappelons que, pendant la Seconde Guerre mondial les radaristes n’étaient pas erédités). Les débuts du 425th sont laborieux. Apri tre mis sous la dent tris V-1, ilest & son tour envoyé sur le conti- nent et débarque & Vannes, le 18 aoit La Luftwaffe s‘avérant tres discrete, méme la nuit, ot Ia RAF étant, elle, tras active, il est relégué aux missions 4d appuitactique de jour. De ce fat, les .61 volent en monoplaces. I! démé nage 8 plusieurs reprises et finit par atterrir & Etain (a Vest de Verdun), le 9 novembre, ou il est aux premidres loges pour la bataille des Ardennes. doit patienter usqu’au 23 décembre pour s‘offrr son premier avion ennemi piloté, de la maniére que relate le 7st Lieutenant Wiliam A. Andrews, plate du 42-6549 : « Nous avons réalisé Lune identification visuelle positive & 300 m. C’était un Ju 188 volant droit evant lui, apparemment inconscient de notre présence. En nous approchant, nous avons nettement distingué les ‘marques nazies sous le clair de lune, Ce Gri Jomaon, Fighter Squadon, ans ‘son PstA bap No ore! No Nome UnPora1oNo 61425 Nght Fttor Sauadon protograph sur fe toran de Coulommers ‘noo en pen char, 1627 soptorere 1944 14250 Night Fighter Savacon,petogaphie ‘3 Couemmers fn > Page de deote Un P-618-1NO ot S22nd NFS devant es runes Langensaiza en mas 1845, lune distance de 90 m. Le 188 est fen piaué sur la gauche, ce qu bus exploser entre le moteur gauche e le fuselage. Le Boche a piqué ala vert Le 425th n’en poursuit pas moins ses missions d'appui tactique nocturnes, activité dans laquelle il remporte de nombreux succés. Par exemple, le 2nd Lieutenant Alvin Anderson détruit cing locomotives en une seule sortie. ‘Mais les Veuves noires ne dédaignent pas le menu fretin : le QG ayant aporis qu'une estafette allemande en moto effectue des liaisons réguléres du cote de Bastogne, le s¢ Lieutenant Gath E. Peterson est chargé de mettre un terme & ce type de communication Volant au ras des arbres au-dessus de la route qui lui a été indiquée, Peterson tombe sur infortundé motocyciste et ki balance une rafale de ses quatre canons de 20 mm. Ii voit ensuite la lumiére du phare de la moto tourbillonner en ar, puis... plus rien. Sans doute n'y a-til rien de trés glorieux la-dedans, mais la guerre aérienne n’est pas faite que d'actes de bravoure et de chevalerie du ial, loin s’en faut, et accomplir ce que certains considérent comme une « sale besogne » reste un travail nécessaire et ‘méme ingispensable. Ala fin des hostilités, le 422nd compte 43 victoires sires et trois as acing victoires : le 1st Lieutenant Paul A. Smith (26.12.44), le fst Lieutenant Herman E. Emst (02.03.48) ete Captain Eugene D. Axtol (11.04.48). Le 426th est eréité de 10 vietoires et ne compte LA VEUVE DANS LES ARDENNES Comme nous 'avons vu dans I’épisode précédent, sur les quatre unités de ‘chasse de nuit engegées sur Beaufighter, fen Méditerranée, une (416th NFS) @ été transformée sur Mosquito. Les trois autres sont prévues pour étre rééquipées en P-61 et c'est le 414th qui décroche la timbale en premier Le 20 décembre 1944 voit larrivée des premiers P-61 sur le terrain de Pontedera, en Italie. « Le 414th a recu son adeau d el un peu en avance, mais, en tout as, ces gros Black Widow a I'allur redoutable sont certainement | nus. La scbne surla base leur ative indberg quand il s'étit posé & Pari s'est rude sur le terrain et notre aire de a été rapidement envahie Gil. et Anglais. » Enraison dela situation dans les Ardennes, le 414th regoit ordre d’envoyer un déta- chement reoindre le 42nd en Belgique Six P-61 se posent a Florennes, le 20 janvier 1945. Is vont ate employes pour la chasse de nuit, mais surtout pour lat ‘aque ausol. Le 3 ave 1945, le Squackon ‘est regroupé & Y-78 (Strossberg). Le 414th est cxédité de 6 victoices, Le 416th NFS, alors basé & Saint-Diie, re percoit ses premiers Widow que le 20 mars 1945. La guerre touche a sa fin, et le 415th n’aura aucune occasion de remporter la moindre victoire avec sa ‘nouvelle monture. Le 417th non pls, pour la bone raison ql sera transtormé ancés la cessation des hostiités en Europe. Notrop P.S1A.5-NO (42-5548) {st Lewtnont Paul A. Smith Florennes, 27 décembre 1944, NUITS DE CHINE I avait été envisage d’envoyer en URSS le 427th NFS, dés son arrivée au Caire, pour protéger les bases utlisées dans le cadre des missions navettes (opération « Frantic »). Cependant, les autorités soviétiques ne ‘manifestant guére d’enthousiasme pour héberger des unités américaines, méme ‘emporarement, le 427th repoit une nouvelle affectation, & la mi-aodt 1944, Le Major General Curtiss E. LeMay, souhs tant une protection nocturne pour ses 8-29, alors basés & Chengtu, en Chine, deux Squadrons sont affectés au théstre: d opérations du CBI (China-Burma-Indi), le 427th (apres un court crochet par Italie) et le 426th, artivé droit des Etats-Unis. Le premier s‘installe d’abord 8 Pandaveswar (inde), le 31 octobre, ete second a Chengtu, le 8 octobre, avec un détachement perma: ‘nent 8 Kunming et plusieurs autres aillours le 426th ne disposant que de quatre avions, il est décidé de lui affecter huit des douze appareils du 427th, ce qui va considérablement retarde le déploiement de ce dermier et ce n’est qu’en décembre quill va gagner sa base opérationnelle 2 Myitkyina (Birmanie). Le 29 octobre, le Captain Robert R. Scott remporte la premire victoire du 426th, en abattant un « Lily». Une autre suit novembre, dans les ci par le pi onstances évoquées te, le Captain John J. Wilfong « Aptds le décollage, nou: Oey avons été dirigés vers un autre appareil 8 Ja méme altitude. Son cap était de 270° Le contrdleurm’a amené & moins de 8 km et, 8 ce moment, le Lt Ashley a reper lin ‘rus sur son écran. Alors que nous nous ‘approchions, I'avion ennemi a effectué je de manceuvres d’évitement et 2 grimpé rapidement & 4 200 m. Nous avons continué & nous rapprocher et, avec le clair de lune, nous avons eu une identi: fication visuelle positive 8 180 m. C’étsit un *Dinah” japonais. Placé & 5° au-dessus et 5° & droite, jal tiré une'courte ratale {environ 40 obus). J'avais & peine oté le pouce de la détente que le “Dinah” explosait devant nous. Ce fut une interception dans les rdgles de art! » En janvier 1945, le Captain Carl J. Absmeier obtient deux victoires (deux « Lily »,'unle 27, autre le 30) eta cinquiéme et derniere ‘du 426th est 'ouvre du 7st Lieutenant Harry W. Heise, un autre «Lily » le 8 fever. > tw cer Bre PerATONO al 26m he Fitter Squad, & bord duu! a Catan Sohn <1 Witong et son FO, fe 2rd “eutonant Glenn Ashey, Tempore bur vere (4021 mover 1844, Le 427th entre en action au moment (00 les raids nocturnes japonais dim: ‘nuent de manire notable. Par ailleurs, les avions ennemis volent désormais & basse altitude et les échos provenant du sol g@nent considérablement les rada- ristes pour obtenir un contact. La présence de deux Squadrons de chasse de nuit ne se révdiant plus néces- saire, les 426th et 427th sont équipés ‘de nouveaux rteliers & bombes pour des missions de pénétration nocturnes, au ‘cours desquelis is utiisent des bombes classiques, des bombes fragmentation, ‘du napalm, mais aussi des tubes lance: roquettes. Escortés par des P-51, les Widow effectuent méme des missions en plein our. Un équipage du 426th a bien failine pas voir la fin de la guerre. Le 26 juillet, le Captain John J. Wittong et son RO, le 2nd Lieutenant Glenn A. Ashley, sont touchés parla DCA japonaise qui met un moteur hors d'état. « A300 km de notre base, & Ankang, autre moteur s'est mis ‘ surchauffer, racontera Witfong, Nous avons compris que nous n‘rions pas bien loin. Je voulaisattendre que nous ayons atteint nas lignes, mais je ma suis rendu compte que cela ne serait pas possible. Alors, nous avons sauté, » Is sont recueilis par des Chinois et jouent {& cache-cache avec les patrouiles japo- naises lancées a leur recherche. Il leur feudra dix-neuf jours pour parcourir les 200 km qui les séparent d'un poste avancé américain, od ils apprendront la capitulation du Japon. NIGHT LIGHTNING Comprenant (enfin) que le P-70 ne frait jamais un bon chasseur de nuit, AF fait installer un radar AN/APS-4 de la Navy dans un P-38J (42-67104) pendant été 1943. Il est d'abord monté dans un conteneur sous la nacelle centrale, mais il est endommagé par les douilles Gjectées lors des essais det. lest alors déplacé sous lenez, en avant de la jambe de I'atterrisseur. Les essais montrent ue cette disposition n’affecte pas les performances de l'appareil, mais que, len revanche, il est nécessaire installer Un radariste. Un P-381 est modifié en Nonteep [Link]. Captain sot 3. Wong 428th Night Fighter Sa biplace et envoyé aux Philippines pour Lune évaluation opérationnelle. La positon de travail du RO s’avére mal pratique et inconfortabe, En fat ine dispose pas de sidge proprement dit, puisqu'll est assis directement sur ale avec les pieds qui pendent de chaque c6té du pilote | En octobre 194, le centre de modifica- tions de Lockheed & Dallas entreprend alors de créer une véritable version biplace & partir d'un P-38L (44-25237), Les essais préliminaires e'étant révélés satisfaisants, Lockheed recoit une ‘commande pour modifier 75 P-3BL-5 fen P-38M-5, Le premier M-5 arrive @ Eglin pour les essais officiels, fin juin 1945. L’avion s'avere ligerement moins rapide (20 km hh) que la version monoplece, mais montre des performances et un rayon d'action (environ 1 000 km avec deux bidons externes) nettement supérieurs & coux du P61. Le centre diessais fait quelques recommendations, notam ment de réserver le poste arriére & des radaristes ne dépassant pas 1,68 m et 68 kg | Quant a leur confor, il est a peine meilleur que dans le tout premier P-38J modifié. En juillet 1945, cing P-38M sont affectés & Hammer Field pour lancer, un programme de formation. Les pilotes qui ont connu le P.61 sont fenchantés par le Night Lightning, dont iis apprécient la plus grande puissance, (425615) ‘ainsi que son taux de montée et son plafond pratique largement supérieur, Pourle radariste, c'est une autre affaire ! Les huit premiers équipages formés et les quatre P-38M sont envoyés & Salinas (Californie) pour étre embarqués 2 destination des Philippines, mais la guerre cesse avant qu'ls ne montent dans le bateau. CONCLUSIONS Seulement 16 des 1.226 Squadrons mobilisés par I'USAAF pendant la guerre ont été affectés & la chasse de nuit et chacun avec 12 apparels. Surles quelque 100 000 chasseurs constrits pendant la gueree aux Etats-Unis, seuls 900 environ ont été des chasseurs de nuit. Leurs effectfs n’ont pas dépassé 666 navigants. C'est dire si la chasse de nuit n'a pas constitué une priorité pour les ‘Américains. Deux raisons principales expliquent cet état de fait : d'abord, sure plan offensif,I’Air Force a prvi légié le bombardement stratégique de jour et a donc surtout eu besoin de chasseurs d'escorte diures; ensuite, sur le plan défensif, elle n’a jamais eu & redouter de « Blitz ». Dans le Pacifique, les raids japonais nocturnes font surtout été des raids de nuisance, sans aucune portée stratégique, et sur les autres thédtres d'opérations, IAAF 4 « sous-traté » la défense nocturne & la RAF, 8 la fois mieux équipée, plus nombreuse et plus expérimentée La formation des équipages a également laissé & désirer, le standard moyen étant inférieur a celui des Britanniques. Paradoxalement, I'Air Force a été la seule force abrienne beligérante (avec la Luftwaffe) & mettre en couvre un avion spécialement concu ab initio pour la chasse de nut. Mais l faut bien convenir que le Northrop P-61 a été décevant. Malgré de solides qualité, Vappareil était sous-motorisé et 6th NFS PTO 7thAF 414thNFS = MTO 12th AF AISthNFS = MTO 12thAF 416thNFS = MTO 12th AF 41TthNFS TO 12th AF 418thNFS PTO SthAF 13th AF AI9thNFS PTO 13thAF 421stNFS PTO SIhAF Arse oc hanoterna Coe porwr cen ted Foner aera! or Bien [oer pseeyeraene nnn Drea eens ‘manquait d'autonomie et de puissance (vitesse maximale un peu faiblarde et plafond pratique limit) Les résultats de la chasse de nuit de 'USAAF traduisent dans les chit fres tout ce qui précéde. Ses quinze ‘Squadrons opérationnels n'ont remporté que 177 victoires, réparties entre cing types davions différents = P-61 : 130,5 ~ Beaufighter : 32 = P38: 11,5 =P-70:2 = Mosquito : 1 La chasse de nuit US n'a consacré que quatre as, deux autres pilotes devenant {as aprés leur passage dans un Night Fighter Squadron. La principale et décisive contribution des Night Fighter Squadrons sera de faire prendre conscience & I'Air Force de la nécessité de disposer d'une force de pénétration nocturne pour tne offensive 24/24, lls poseront les bases du concept de I'intercepteur et du chasseur-bombarcier tout temps, qui ‘commencera & émerger das Iimmédiat aprés-guerre. OPM. e 11.42.0545 26 422ndNFS ETO SthAF 05.44.0545 43, 05.43.0545 13 | 425thNFS ETO ShAF 05.44.0545 10 0543-0545 11 | 426thNFS CBI. 10thAF 08.44-11.44 1athaF 11.44.0845 5 08.43.0545 5 | 427thNFS © MTO 12thAF 09.44-12.44 CBl 14thAF 12.44.0845 0 08.43.0545 9 S47thNFS PTO SthAF 09.44.0845 7 11.43-11.44 S48thNFS PTO 7thAF 09.44.0845 5 11.44-08.45 20 1143-0845 6 S49{HNFS PTO. 7thAF 10.44.0845 01.44.0845 13 | SS0tNFS PTO 13thAF 12.44.0845 0 Seema Co ee cen ant F-38510 tanfome Censidre care un Dplace de chasse dena sera Wop a pox 68 ‘engagt en opratons ‘Seuss 75 exorplaes fen sent predats par vanstomaton de P85 oe sre. (Loathood Area Cerpoaton) Tae ey Cota co e PW y ee D'ANGLETERRE seteeiibe alata cape dk eX) Never in the field of human conflict was so much owed by Arce Merion COCR cet CCS CL so many to so few.” * Jamais, dans Uhistoire des guerres, un si grand nombre d'hommes n'ont dit autant & un si petit nombre. leur départ, le 10 mai 1940, suivi ee eee ett crs Re eee ee as Ce eer ea ead alliées. Langant I'opération « Dynamo », les Britanniques parviennent & rembarquer & De oe Ld CE eee eke ‘qui donne un bon coup de fouet au moral Ce cea ee en eer Ce eee So cr ier Cee tee et Reet Cae ues Le 17 jin, au mépris des accords passé avec le ‘gouvernement britannique, le maréchal Philippe Ee te edd Pray eae ed Allemagne. Les combats cessent le 25 juin. La France est partagée en deux zones, dont une Perera eaten Tain aye Pea plaisir d'avoir mis la France & genoux, pense err een ta ee) eet Bere tee aaa) eee ee) Sears ree hte eee a ecm ener ere ters ies britanniques, sous le nom dopération eC Le ecto ee eae rey De eee ae Srey eee nee nc erro ee ere ree ae te ets oc a ener eee eee ee eee es ce creates cry St eer Pacer eter ris eae e oe teary vere nes eee! een eter ana eer es ee ee eee) Seer nt Sat Cae ana od oes ee ee nea eee etry eter ney SR eee ees eet ee eee eg eee ee ay eee eee ents ete eed CMe cn eee ey noe ins ‘combat & mort pou la survie non seulement de eee ce aes exprimera dans un discours devenu célébe, par ee rete eee) ett a mea gad Ce a meer gd Cpe een ce Cee ae econ Toe ee creed ree eee eres eer fermement décidés & nous batte usqu’au bout, ead Dee ere Se een ue fee? et eed ee ees ee ae ee Vee ee ey ee re ees Dna ee ent et rennet Ce eer Cee ene ty cee ener Ce ee eee er etre Se ee Pre te ee ee eats er ee es Ty Pir eee ee ees Ore ee Remon rg PAN ana fur ou ministére de I'Air) avait pubié en 1936 iret ae | établissait une doctrine & partir d'une évaluation sete Cette doctrine soulignait les quatre missions majeures assignées & I'aviation : supériorité aérienne, opérations stratégiques, interdiction Ceo eee ee See are ea) eee ein: Deux appareils avaient méme été commandés dans le cadre d'un programme de quadrimo- ee ee ee eae) Ce ee a es Ce ee Ue Ne Ce au des armées allomandes. rye eat metete rete eee eee tee re ee oy et eer | Lutwafle, Strategy for defeat, 1933-1045 a ee eee! Te Ne MRR ee, nr: ce > Rassombement de chalande& Wiherehave, ‘enpiet 1840 ion nat ts rament ‘ro pour vason ces Tes breanniques ot es byos ql aural oo transporter hermoso rata ce aur 10 ls Manche aot pour lernons pou adapts le che qa ur at Sooke ‘eundesariy son 4360-108) > Page de rote, en haut Lot ouge» cai 2116 28 sest pos ex laloge dAmbltouse (Passecelas) a sate ne pane de mou, 620 seer 1940, chute mores avant 81109 E- arat u fotos lee chancee oe fower 800% sures ates de oles a Lftwate Le Koa va poor do ts gros protlres au 108 qu ne ile pas ar sn auorome, (Benin Gm ‘va RNA > Page de rat, en bas Cote mesraue to de popaperce monte 8109 et sn Soe En alt ce Site este eo aun 222 Squadron, fork de se poser au Touquot fo eran 140 Ta strom en at par Tes Alemards qu ont commenct pa aplqt| fers propres marques I ‘360 reper pour le reportage, oo vt ‘uss atagoe puss are Aesconde suctnseverert (ceca do Walage et Tausse (alos Gexraos, ‘vebos sont top cones). cade taigue ‘scisament ert ct canes oul ga, le capeau de dérve est ‘vere a fangaie | (6P%. va RNIN) > etmaitenant =thngietore Cowernze dance 218 jt 1940 do ropogande dla uate, Der Ader, 6 ult: +059 (4ore {878 saponiis) pour TaLutwate conte 871 (ort 64 pon es) peur la RAF 7 sopemtxe 958 (cont 72 ponte) pura Lat contre 71 cent 48 spo. ries) pour RAF ‘Sources =[Link] opt Pron tale Die rar do Deutschen Life, Tas F Vads &P Oaroes, German ira indy and Producto, 1939-1945 ite, Shrowsbury, 198, LA BATAILLE D’ ANGLETERRE = Copendant, &'inverse de la RAF qui en faisait un dogme, la Luftwaffe a appro- cohé le bombardement strtégique d'une maniére trés pragmatique, mettant en doute son efficacté surle long terme et la capacté des équipages & trouver leurs cibles dans le mauvais temps. Ce programme a surtout été contrarié par des problémes techniques. Les deux prototypes ont été envoyés au pilon, parce quiln‘existat pas de moteur assez puissant pour leur conférer une vitesse suffisante. Toutefois, le développement du Heinkel He 177 avait été maintenu, car considéré comme le meilleur choix pour donner & la Luftwaffe une arme stratégique. En pure perte, puisque les ‘Allemands ne réussicont jamais & rés0u- dre les problémes techniques inhérents 8 sa conception. Cependant, ce qui a porté le coup fatal ‘au bombardierstratégique, c'est a ques: ton économique. En 1936, "Allemagne 1avait simplement pas les moyens de ‘se constituer & la fois une flotte de ‘quadrimoteurs et une aviation li per- ‘mettant de répondre aux besoins de la Wehrmacht. Or, ces gros avions sont ‘gourmands en matires premiéras stra tégiques, que I'Allemagne doit importer et dont le blocus, en cas de guerre, se révélerait catastrophique. Le Generaloberst Hermann Giring, commandant en chef de la Luftwaffe, tout autant fasciné par la problématique de la quan 1ité que Hitler, enterrera le dos siar en déelarant : « Mon Fiver ne me demandera pas quelle est la tale de mes avions, mais quel est leur nombre », COURTE VUE Ce qui frappe, c'est surtout le ‘manque de vision globale straté- sique et long terme des princi- ppaux chefs de la Luftwatfe. Sur le plan de la construction aéro- nautique, la situation est encore plus grave. Au prntemps 1939, la production britannique a rattrapé son retard par rapport a celle de I’Allemagne et, un an plus tard, elle fait la course en téte - un fait non négh- geable qui passe totalement inapercu des responsables de la Luftwaffe, qui tablent, en juillet 1940, sur des chit- fres totalement erronés. Or, un mois plus tard, quand ils recouperont cos statistiques avec des revendications de victoires fantaisistes, is obtiendront un tableau de la situation sans aucun rapport avec la réalité Alors que la production de chasseurs monomoteurs allemands stagne, pas- sant de 180 en jullet 1940 & 220 le mois suivant, pour retomber 8 160 fen septembre, Industrie aéronautique britannique en produit 1 439 au cours de ces trois mois, soit une réalisation supérieure de 43% aux objectifs fixés. Disposant de 188 chasseurs monomo- teurs de moins que la Luftwaffe au 6 juillet 1940, la RAF en aligne 203 de plus deux mois plus tard [2) | La mise en place par Lord Beaverbrook ministre de la Production aéronautique, d'un circuit rapide et performant de réparations n’est pas non plus étran- ‘bre a cet état de fait Nous passerons rapidement sur le fait que, peu de temps aprds la fin de la campagne de France, Goring annuie tous les programmes davions nouveaux qui re pourront pas déboucher sur une mise fen production avant 1941 (a I'excep- tion notable du Me 262). Cette décision ‘’aura aucune influence directe sur la Bataille d’ Angleterre, mais elle mon- ‘re & quel point les cesponsables de la Luftwaffe ont une vision & courte vue et cexplique pourquoi I'aviation allemande finira la guerre avec pratiquernent les memes avions que ceux avec lesquels le 'a commencée. Néanmoins, il devient vite manifeste {que les conditions préalables & la mise fen couvre de l'opération « Seeldwe » ne peuvent étre remplies que par la Luftwaffe, la supérortéaérienne en étant la principale. Lentement mais sorement, le Fahrer et son état-major glissent vers tne solution « tout aérienne ». De son été, le Retchsmarschall Hermann Goring fantaronne : « sa» Luftwaffe mettra Angleterre & genoux, ce qui rendra tout débarquement inutile. Bomben aut Enge-land devient le cetrain bla mode. Le Generalmajor Walter Warimont, adjoint du chef d'état-major de la Wehrmacht, écrira dans ses mémoires : « De toute 4vidence, Hitler n’était que trop disposé 8 accepter la moindre objection & Vidée du débarquement » LE « GRAND COUP » Le 24 ullet, 'OKL (Oberkommando der Luftwaffe ou Haut commanderment de la Luftwaffe) dresse une liste en quatre points des missions dévolues 8 I'avia tion allemande 1) obtenir ia supériorté aérienne, directe ‘ment, en détuisant la RAF au sol et dans les ais et, indirectement, en attaquant son industri aéronautique; 2) préparer I'invasion en attaquant la flotte anglaise; 3) établr un biocus commercial en attaqueant es voies de communication maritimes, les ports et les dépots de ‘toute nature; 4) lancer des raids de terreur en représailles sur les principales vies britanniques: Or, la Luftwatfe maitrise assez mal le concept de la supériorté aérienne, Elo sen tent, depuis le Ter septembre 1939, dla théore du « graGer Schlag » le grand coup (oll s'ytiendra encore lors de « Barbarossa », un an aprés la Bataille d’Angeleterre, et on peut ‘méme se demander si « Bodenplatte » ‘en est pas un demier relent). Mas, {8 6t6 1940, elle tombe sur ur'os et, pour la premigre fois, sur un adver- saire qu'elle ne domine pas de maniére outrageuse sur le plan numérique et tactique, et qui posside de vastes res- sources industries lui permettant de reconstituer ses forces. Constamment sous la surveillance des radars britanniques, a inverse de ce qui s'est passé depuis le début de la guerre et contrairement ‘aux apparences, ce n'est pas la Luftwaffe qui « joue avec les blancs ». Non seulement elle ne bénéficiera jamais de effet de surpr mais ele sera incapable d’empécher le Fighter Command de regrouper ses forces sures zones sensibles dela bataile aérienne, De toute maniére, en raison du faible rayon d'action du BF 109, le Fighter Command peut ‘accepter ou refuser le combat en fonction de la pression exeroée parla Luftwaffe. En cas de ‘besoin i pourrait méme s‘ofrirleuxe de mettre ‘abi toutes ses escadriles en les replant au nord de Londres, afin de les reconstituer pour les lancer dans la bataille décisive au cas ot Viwasion se matéraliserait ETAT DES LIEUX Quel est l'état des forces en présence au moment o débute la Bataile d’Angletorre ? Comparer les effectifs reléve toujours d'un exercice délicat. Les chiffres ne font pas tout et recouvrent souvent des réalités différentes. La formation des pilotes, I'ex Périence des cadres, les tactiques de combat peuvent faire la ditférence quand le résuitat se joue sur le fil du rasoir Ce prudent préambule posé, risquons-nous & ‘quelques chitfres. Au Ter jullet, la RAF dispose de 741 chasseurs, dont seulement 279 Spitfire (taux de disponibilité moyen : 74%). Au 6 juillet, la Luftwaffe aligne 1 059 Bf 103 (taux {de disponibité moyen : 83%). Toutefvis, com- Parer les effectifs des Spitfire & ceux du Bt 109 serait réduire la batalle qu s’annonce & une simple succession de combats tournoyants. Or, les boys du Fighter Command auront aussi a s'occuper des bombardiers allemands et des chasseurs lourds (Bf 110), tandis que les Allemiands devront également faire face aux Hurricane, Defiant et Blenheim Mk. IF. Ine faut pas non plus oublier que le Bomber Command interviendra a de nombreuses repr ses pour couler les barges de débarquement {ue les Allemands rassemblent dans les ports du nord de la France, ni négliger I'action du Coastal Command dans la protection des Cconvois qui traversent la Manche. GUERRE D'USURE Le « groBer Schlag » tourne rapidement & la (guerre d'usure. Or, bien que la RAF soit prat ‘quement exsangue début septembre, le bras de {er ne tourne pas & 'avantage de la Luftwatfe, pour deux raisons principales. Diabord, la Manche n’est pas la Meuse et tout {avion allemand perdu & plus de cinquante mé- tres des cétes francaises est définitivement Tout pilote parachuté au-dessus de Angle terre I'est également, comme le sont aussi tune bonne partie de ceux qui doivent sauter au-dessus de eau, La seconde raison tient & la nature méme des ‘combats. La bataile repose essentiellement sur les bombardiers, mais ceux-ci ents et vulnéra- bles, doivent étre escortés par des chasseurs. Nous reviendrons sua pitoyable prestation des ‘Messerschmitt BF 110, qui doivent étre, eux ‘aussi, escortés par des chasseurs ! La néces- sité de protéger efficacement les bimoteurs contrat les Messerschmitt Bf 109 & jouer les chiens de troupeau, la plus mauvaise maniére ‘d’employer des monomoteurs de chasse. Tan- dis que le Fighter Command, lui, emploie les sions exactement & ce pour quoi ils ont été concus : attaquer les bombardiers. Sans nul doute, lncapacité du chef de la Luftwatfe & appréhender la stratégie de la guerre aérienne ra pas autorsé les Jagdgeschwader (escadres de chasse) & mettre en piace des tatiques plus économiques et plus efficaces. Tout cele explique la grande disparité entre les pertes britanniques et les pertes allemendes, Sila RAF perd plus de pilotes de Hurricane fet de Spitfire (481 entre le 13 aodt et le 31 octobre) que la Luftwatfe de pilotes de BF 109 (301), !'évolution de la tendance est identique et force les deux aviations & accélérer la for ‘mation des jeunes recrues pour combler les vides. L’état-major de la RAF se voit méme contraint de transférer des pilotes du Bomber ‘Command & la chasse. En raison d'un systéme de renseignements défallant et du mangue de suite dans les idées do la part de sas chefs, la Luftwaffe lévera le ouce la premibre, alors que la victoire semblait lui tendre les bras. Mais n’anticinons pas. DOSSIER LA BATAILLE D' ANGLETERRE La Royal Air Force a Royal Air Force, commandée par ea) er re aa dements placés sous les ordres Air Marshals. La chasse dépend du Fighter ee et een) Per Cac eee a donnant toute forme de vie sociale aprés le Cee es laissé seul pour élever son fils de deux ans, i Pere ‘auvrant & contre-courant de la « pensée uni- ee aes influence de son mentor, Sir Hugh Trenchard, mise sur le « tout stratégique », il développe Ra es ‘aérienne (radars, observateurs au so, stations de contrdle aérien et chasseurs). Alors que ses détracteurs ne ménagent pas leur peine pour eee ee eet ea ete ae Oe acer ‘chassours les plus moderes de leur 6poque. Dowding embarrasse. C'est lui qu’aurait da Cee ee Le Pr a eee ere) ST ee ara ee uo ere ORE uC ae) Ce Co ae pene erat er rs esa eee een) eee) ee ec) Cee ery eee Se eee remplacer un homme de cette trempe & une ee een) coos Dowding a créé cing Groups pour assurer la Cre eo ceca) venant s'y jouter début aot. Le grand atout eee bilité des Groups et la souplesse du syst8me Peet a ge aa ee eee do simples détachements en fonction de la Cen ec Re ea) eg et oe aes faire figurer les escadrons de chasse britanni Ces Peres ea chefs des deux principaux Groups sur lesquels Se eg ee eke eee er Pen ae a ecard Perens ee eI rico —_t2——a Conan! Caer Pees rman ee 1940, quand Park er eae reRcrnes een ee des visées, Leur querelle cect’ CE Ras Cede Ce Ree ea eee Se ee eae ey ee ea cee) Auiljuge plus souples et plus réactves, tandis meee as PR a eee ete alas Pe eee a ee Park accuse les grosses formations d’étre a eer ‘avec retard, voire pas du tout. Leigh-Mallory Cree eee Oe ee te Por aed een an ny Park, mais fennemi a eu le tomps de deétrure mes aérodromes et de causer des centaines ide morts dans la population ». Ce & qual Te A eet ‘centaine davions ennemis aprés un raid qu'une Cee ee es eee Cee tennemis et non de courir aprés eux une fois. u's ont accompli leur besogne. Pendant que on ec cg) ee em cece) Ce ee pe eta eee ay Co eed De ae Cua era simple coup de fil du ministére de IAir, est Se Sr ea aa tere de la Production aéronautique. Keith Park est affecté au Training Command. Les doux hommes ont surtout payé pour leur attitude « poltiquement incorrecte » et leur ee Ce sed Sete te ee Cette mise & ’6cart aussi brutale de Dowding Cee ee Ce eee Cree ee a La Luftwaffe Pee et erred meee! Pourtant, elle n’est pas née ex nihilo, mais de la volonté Ene ed eee ee ed Sr ee ee nay Ce eed eee) a ns proprier 'héritage et fagonner « sa» eRe) Cependant, Géring, promu Rar es NO ena at Ce mas Cy ee odabgtailatetedaanas ee eee Cee ery Ce eed ete souvent trés imaginative, qu’a la guerre SL chad Scum Concer Tee ec Cy eee a ets SR deed Cu Ce Rn Seek ste nea as Se rhea et Peck etd ‘ordres relevent souvent de la science eee Le eRe es ee re eu a eter err ee rations. Le divorce entre Géring et les So aad) Bataille Angleterre, quand son incapa- ee ee Co eee as Se ee eet a eta eg Seer eas = Luftflotte 2, Generalfoldmarschall ee CeCe y Cee RE eed Ce De NTs Se ee ard basées en France occupée, exception Oe ere De et een) ‘Stumpff, QG & Oslo, contre les unites ee es Les chefs de ces Lufifiotten sont des See and Kesselring et Stumpff n‘aient été ver- Pea cece) CE ad ‘opérationnel. De toute facon, de par le ee are res Se a ey peewee eet re rcs Ce ed Re ened ee eee semblent des avions de méme spé- Sea eee deux étant généralement concentrés Peres Les escadres sont dirigées pees Corea curacy Creo eon ed Co aed aan Ce ee Pe oer ta Ped ed Oe ee ee era popes ent eke ee ee ed ee eens DO nT eu oe oe es sient abattu 30 ou 40 avions ennemis, ‘vimplique en rien leur capacité & com: Dee mee certains (Molders, Galland, notamment) Caso Se ae ea Peed ea) pro or paolo) Peer reer rewrestiecy DOSSIER g LA BATAILLE D' ANGLETERRE Les Hommes La Royal Air Force Se eee ee porter & cette époptehereus. hs manque eexpince. Aufl des per [epee eee pe argh ol 7 [aeintricrehrinehpaphoneam spe senteienmnat ican Tespenink renal seis ameperseranirtebrinecy Fay Serine Smelter 7 resem ersiypaaiaivipe er nenth (SCE beiperetefe peed sober eyeing puch eencehaiteh paper mannonvir ips sian (Sere baptised weal A Lehn apnea ear ee nLteyy Hoesrpnpeespvesyetedinn ni anneneenony yronepeuiaring Haan er pyc atm ot ene rast epeeeeirce tec try( semen baeen othr earn) Flier apne papery er ieneres er eaaper mene mae eete eters tray Hotel rrnecasantoentenemnene youn enahity [iin ban beeen apenas al rene} lie Ler vey vesieapeed ont mn eranen ony reas en Hrs itr ay osha saah er sane iespelr aioe Panic teehee raelaennmpnmenp at Rarer eer h tn Tarmrepruyi erence mre nprhenennneenntnee an Tey rtenm ene binampepenrt sad Sennen s iY [erstiows frapetepetor danmnucenynprebmeren neti Poeeiaaereaesprenien er nameeten ei ea retinitis Peer Lonackniogrnyemarccseob os rep teamepeaberree rn CEE Ee Malic cred bate lop ea eatrtriphiboiyestenemnrenan riiarirs a paaereemnintvenn enna veaeent ret bet ene 2) Leas ative ia wns reymngsninobvd pec enerny nen Fribapeyeieetertsteepreipensir7 virions rt ete ns fenestra Ea) Booth, f GF —- pW bane b ac) Te en ee ‘uils soient de chasse ou de bombarde- See ere ae’ eee men eee tec font été formés & la guerre aérienne ee eon Stet re ee eid erence et ed ee rd ee cas Ce egg Se Dek tan ee Sed ed Se ee eee yt ee at are td Ce ea ce cere cy ‘mutuelle entre le leader (Schwarm- ou Fe ee eae eo co) La RAF, comme I'armée de IAit, s'ap- Pree ees el es RO ea reas Seed Raa ‘Sous la pression de grands as comme en ee ea RAF en viendra au Finger Four, équi- Se an a Pad de maniére timide. Cea ce cece earns Sree Ray Pe ena’ eee) Hermann Géring en a pris le contréle. Tee ae re ee ee ay s'il a eu des conséquences moins visibles et moins néfastes que dans eee ay ed amg toad ere aon ee eee ea pero eyed ee te es Se ead Dee tours venus recevoir leurs ailes. Nous Cee eae er er ae a eae ane re A ae ae a ee ee expressions d’extase sur les visages qui eae Les rapports entre offciers et sous-off Se ee ured ee Geet) Ce eee ory ee ord Oe cone) eee aed Se ay TE ee Coe oaths f LA BATAILLE D' ANGLETERRE CC CCR URNS s Cokes rT! peated oer (ere te | Beene pores tr) are 301") Mera aba 4 son our pn B 1091028 fon avon on fu. Proms ‘fier on mat 18411 ‘seroconver dara haste do at ets crasera ‘aye con Mosquto au ‘ours dine neragtin, 16 20;anver 1948, ([Link]) <4 Vetme ou fara c easso- concetation avant tine mason au PC iu Jageogertirer 244 Wesant entre lo {Goneralmaor Theo Ostrkam (2 ot) ete Major Oto Wei, commandant el (Sehl) 162 (4 gauce) (ECPAD) > Le Supermarine Sie Pilot fic Colin F. Gray. DFC, uN" 5¢ Squadron (ww2imagos som) OWT hea dtais 114 Te eee La bataille des convois PHASE Les débuts de la grande bagarre annoneée sont plutot timides, voire apathiques. L'Oberst Johann Fink, ancien Kommodore dela KG 2, est bom bardé Kanakafl, dlcieux raccourc pour ‘Kanalkampffiitver (chet des opérations dela Manche); sa mission est d'appiquer la premidre directive de 'OKL : fare ces: sere trafic maritime britannique dans la Manche. Kommodore dela JG 51, as de la Grande Guerre décoré dela croix Pour le Mérite," Oberst Theo Osterkamp voit dans cette phase la possibilité appl quer sa théorie du « pile je gagne, face tu perds ». Sila RAF sort pour protéger ses convois, elle est andantie, si elle refuse le combat, ce sont les bateaux aqui trinquent. Cette premiére phase est riche en enset nements des deux cbtés. Elle permet & chacun de faire connaissance avec les tactiques, les procédures et la réactivité de autre. Cependant, elle est loin de procurer & la Luftwaffe les occasions d oraser la RAF. ACHTUNG JABOS ! Le pari d'Osterkamp place Dowding dans I'embarras. Les 10 et 11 juillet voient une intense activité aérienne au-dessus des convois dans la Manche ‘et contre les ports jusqu’en Ecosse. Le Fighter Command ne pout qu’engager {que des formations légbres pour escor ter les navires et celles-ci sont suscep. tibles d'etre & tout moment mises en état dinfériorté Siles stations de radar détectent correctement les intus, bien {que sous-estimant fréquemment le nom bre et altitude des avions allemands par manque d'expérience, le délai de transmission aux salles d'opérations (de 4 & 5 minutes} empéche les 10 et 11 Groups de s'organiser en fonction des forces engagées par nner. Assez curiousement, la Luftwaffe ne tire pas profit de cette lacune. Les Allemands réservent une petite surprise aux Britanniques. Le 13 jullet, pour la promise fois, huit Bf 109 et dix BF 110, escortés par le I./JG 52, attaquent a la bombe des navires dans Vrestuaire de la Tamise. Pout la premiere fois des chasseurs-bombardiers ~ Jabos (contraction de Jagabombers), dans le jargon de la Luftwaffe - sont enteés en action. lls causent peu de dégats, mais bénéficient de leffet de surprise et ren- trent sans avoir été inquités. Ces appareils appartiennent & un groupe ‘exprimental, 'Erarobungsgruppe 210 (EpGx. 210), commandéparle Haupimann Walter Rubensdérffer, quia 616 cr6é le ‘er jul. Ilse compose de trois Staffel, dont les deux premiéres sont équipées de Bf 110 C-4/Bet la troisibme de Bt 109 E 118 et E-4/B, pouvant étre armeés d'une ‘bomb de 500 kg pour les monomoteurs {t de deux pour les bimateurs. Les Jabos présentent deux avantages. Employés la plupart du temps par paires ou isolément, ils sur gissent de nulle part, généralement sans avoir été détectés ~ ou trop tard ~ par les radars, et repartent comme iis sont venus. En cas d'interception et une fois leur charge larguée, ils peu vent se défendre comme n'importe quel chasseur. Toutefis, is présentent aussi deux inconvénients. Faute d'équi- ement adapt, la visée se fait un peu au jugé. Si les Jabos constituent une arme redoutable sur le plan tactique (le Generalfeldmarschall Kesseling parle «dantlleie volante »), la faiblesse de leur charge de bombes les rend inet ccaces dans un conflt de type stratég! ue, tel que celui que Allemagne livre BV Angleterre 8 '6t6 1940. DISPARITION D'UN ESCADRON Ciest le 19 juillet que le deuxieme ‘Squadron équipé en Boulton Paul Defiant, le 141, effectue sa premiére sortie. Neut ‘appareils survolent Folkestone pour pro- téger un convoi, quand les Bf 109 du HILUG 81, conduits par le Hauptmann Hannes Trautloft, plongent sur les rnéophytes. Deux sont instantanément abattus et les autres s'éparpillent dans la nature. Les 109 reviennent pour une seconde passe, évitant la tourelle des Cchasseurs britanniques en s‘installant dans leur angle mort ~ dertire et lég@- rement en dessous. Seuls deux Defiant regagneront Hawkinge, dont un forte ‘ment endommagé. En une minute, Sept appareils ont été abattus,feisant quatre tués et cing blessés. Le 141 est crédité de deux victoires, dont une est revendiquée par le Pilot Officer Haliwel, mitrileur du Squadron Leader W.A. Richardson a © SE Le Messerschit arice€ as hauparaon ‘hineim Ension ‘Stafohaptan de i leone s2 Cte escaiie est a Soule 6s groupe a avoir Li perdu aucun pote pendant an court engagement {une semaine) dane a Batale gAngtare. em) PARITION D'UN (on tub fate dpa et un vote bei ro pilote tué, Le Ill, JG 26 perd deux avions: Deterbles combats te déouenties 24. fun tub un piso ats Allemand 0 25 let i, ehov ratssime 8 corto revensaquan uo cts onta 160 période dele guere, vont entre la G'Adot Galo En fat fe Angi ne Sisprtion pure et simple Tun groupe perdent que wos Sait vagantestovcer ener, ia de Bt 109, elu 82, Le Bor Otic Coin. Gry, au devin é ans eau en lassant Le 26}, Kesatng ere une cuvele cafe pus grand ws néo lant del edule et d'une.» teciqusenetaqientdeuxcomassrmak-_ quer, fat pre dex plots vctoreux Core premire et erie —vrlemie- tenement, Fun aularge de Douves ele ce urls tion de jour du 141 démonire sane la second dane restate dela Tame. Le « Alor Ione ambiguté Fncapacté abeohe N° 54 Squadron ave le promier suo ol ds Defiant de combatre sur un pied les hou et voyant les dux ataques, io STégats avec un chaonur monapecs. ect cone de Gane oees, Vrs. arivent ste au-dosous del, ir Avec ta mane en puissance de indie: 11H00, des Do 17 survolnt b nouveau ne placer dr i bie renautous le ger Command esweke Gea Tome, eacorts parle 3 envoyé une longue beeoin c'equipges experiments pour IIid6 26 ete IL1J@ 82. Le 64 ext 8 SOmanresde distance. Inmidturna plotr les avon ute gucommencentnowesu dela pare, mas, coonisart f f Dartver en nombre at tne pout por-_ la fabio alonge du 109, Park envola i e110 0.046 ‘mettre une telle hémorragie au moment quelques minutes plus tard le N° 610 yu. A ewe 00 va sengager une des plus tribes Squadron. Ceuici tombe sur le Il.) moment, a 6 attaqus par So crenoeg. batailles de I’histoire de la Grande- JG 52. En quelques minutes, le groupe 109 quia arrachéa fiche spparel au eomier Bretagne. La décision de reticer le 141 ast décapité. Il perd son Kommandeur 109 ‘bus d Vai plan (Ne 3388) sora des opérations est aussit6t prise. Deux (te Major WolfHeivich von Houwald aussi apercu une grosse fo oe jours plus tard, lest envoyé a Prestwick - as de la querte d’Espagne avec 5 vie- bombard rain rer septombre 1980. our y étre reconstitus. ‘wires ~les Kapiténe des 7.et8. Stafeln (Cte J Vasco) DOSSIER Thue de 19 vtokes sul eon parpaton Frankin sora un dos cou pote ain tts 12dbcame 190 parle ‘mame mai Sun J Le Br 1096-1 au Folowetel Hane Ehlers de |a.21JG 3, aprés une prise ia pate de Colombe, conséquence dun combat rian lo 15 an 1840 (ECPAO) LA BATAILLE D' ANGLETERRE ‘Supermarine Sptfre Wk. (P3386) ‘Squadron Leader Bran JE. Lane "19 Squadron Fewer, septembre 1940 Les 109 semblent avoir des cocardes blanches & Iextrémité de leurs alles et non jaunes comme jusqu’a présent. » Dans leur exaltation, les pilotes anglais craisent une formation de Skua du N° 806 Squadron quis prennent pour des Vought 156F francais capturés et en descendent un | Le lendemain, 25 juillet, un autre convoi est objet d‘une attaque en franchisant le Pas-de-Calais. Le Il, JG 52 est & nou ‘veau de sortie, Ses Bt 109 sont inter ‘ceptés par les Hurricane du 32 et les Spitfire du 65. Trois 109 sont abattus, faisant un tué (le nouveau Kapitan de la 7.146 821, un disparu et un prisonnier. Un autre pilote se tue en percutant la mer 2 la poursuite d’un Spitfire. La victoire est attribuse au Fight Sergeant Wiliam H. Franklin, I'as du 66 (3). Le ill/62 revendique un Spitfire et un... Breguet £690 (probablement un Hampden mal ‘dentifie). Apras avoir perdu huitplotes fen deux combats, le ILUG 52 est repié fen Allemagne, le Ter acct. Co 26 juillet est marqué par la plus intense activité aérienne depuis 'affaire de Dunkerque. La Luftwaffe a accompli plus de 200 sorties, pratiquement sans interruption entre 1130 et 20h00. Cela 1a, évidemment, pas été sans casse du c6té de la RAF. Sept appareils ont 6t6 abattus par les 109 ce jour-la dont trois du N° 54 Squadron (deux tués). Au bord de la rupture, le 54 doit etre envoyé au repos en Ecosse, aprés avoir perdu cing tués et trois blessés ‘graves en 504 sorties lors des trois. derniéres semaines. Le convoi sera malmené par les atta- ‘ques combinées de la Luftwatfe et des E-Boote, ce qui pose un énorme pro: blame & Dowding soumis ala pression de I'Amirauté pour tenforcer la sécu- rité des navires. Or, il pressent que ce {ui vient d'ariver au N° 64 Squadron fest un signe avant-coureur des événe- ‘ments & venir, car la vrai bataille n'a pas encore commencé. Néanmoins, et inverse des Allemands, Dowding ne dérogera pas & la régle quill s'est fixée d’envoyer les unités de chasse, aussi précieuses soientelles, au repos dans le nord du pays de maniére réguilée. La diminution du stress sures pilotes et les machines sauvera ainsi, sans aucun doute, quelques vies et quelques apparels. INFERIORITE NUMERIQUE La premire phase de la Bataille d’Angle- torre s'achéve le 7 aodt. Malgré la perte de 74 pilotes (plus 48 biessés), les effec- tifs du Fighter Command sont passés de 1.259 au 6 jullet 8 1 434 au 3 ao0t. Trois nouveaux Squadrons ont rejint es etfectits opérationnels et les premiéres Lnités étrangéres (canadienne, polonaise et tchdque) sont &lentrainement. Cette premidre phase met en relief les difficultés rencontrées par le Fighter Command pour artver & temps sur les objects visés par la Luftwaffe, malgré avantage procuré parla détection radar. Les formations aleriandes ont, en effet, le temps de s‘assembler avant 'attaque, un luxe que ne connaitront jamais le Fighter Command et surtout pas le 11 Group, qui, cherchant principalement & intercepter les bombardiers, ne peut faire décoller ses chasseurs qu’a la derire minute. Si 'on y ajoute le fait que les ‘opérateurs radar sous-estimentIatitude des formations allemandes, on comprend ‘pourquoi es pilotes britanniques enga- ‘gent réguliérement le combat avec un déficit dalttude, Par ailleurs, ceux-ci se retrouvent 176s souvent en infériorté numérique. Cat ‘état de fat tient & a struc ture respective des deux forces aériennes : Ventité ‘opérationnelie de base est le Gruppe dens a Luftwaffe et le Squadron dans la RAF - le rapport est de 1 23 en faveur de la chasse allemande. L’utilisation simultanée de plusieurs Squadrons fait peser de lourdes contraintes en ter mes de dé et de coordi nation des interceptions, principalement par manque dexpérience De ces constatations natt progressivement la querelle entre Park et Leigh-Mallory 8 propos des « Little Wings » et des « Big Wings », sur laquelle nous reviendrons. Cesc rony La bataille des aérodromes Le 8 aodt marque, pour les Britanniques, le commencement de la Bataille d’An gleterre proprement dite. Sans grande ‘surprise par rapport & ce quis’est passé avant, ele débute par une nouvelle atta- ‘que contre un convo, mais une attaque {une ampleur sans précédent. Prés de 350 avions allemands prennent part & Vopération, forcant le Fighter Command 2 effectuer 621 sorties. La rencontre sfachéve sur un match nul : 11 BF 108 perdus contre 11 Spitfire. 'achamement et la complexité des combats font mon- ter les enchéres en matiére de revendi- cations : 43 victoires pour la Luftwaffe ‘et 53 pour la RAF, le Fighter Command perdant quinze plotes et vingt avions. ‘[Link] moment dela batalle, lest évidem- ment trop t6t pour prévoir comment los {deux camps pourront encaisser un tel ‘taux de perte. Pourtant, les perspecti- ‘ves ne s‘annoncent pas réjouissantes ni pour les marins anglais (7 navires cou- Iés sur 31) ni pour la RAF contrainte de déployer des efforts disproportion- 1nés par rapport 8 ceux engagés par a Luftwaffe. Il ne fait aucune doute que ceolle-ci est en train d’entrainer la RAF {dans une guerre d’usure que la RAF n'a pas les moyens de soutenir sur le long terme. Mais la Luftwaffe en a-telleréel- lement la capacité 7 UNE GRAVE ERREUR Crest & ce moment, et & ce moment seulement, que I'Amirauté se rend, ‘compte que le précieux charbon, trans- pporté par mer depuis le Pays de Galles, ‘au prix de nombreux navies coulés et de vies perdues, pourrait, tout aussi bian, 672 acheminé par voieferrée ! La ‘guerre des convois prend alors fin et /a Bataille d’Angleterre entre dans une phase nouvelle Le 12 aodt, la quasi-totalté de I’Exro- bungsgruppe 210 effectue plusieurs atta ques simuitanéos sur les stations de radar de Douvres, Pevensey, Rye, Ventnor, sur la c6te du Kent, et de Dunkirk, & Vintériour des teres. Les dégats ne sont ni considérables ni spectaculaires, mais sans le savoir les Allemands ont creusé tne bréche de 160 km dans le cispositf de détection anglais. Le soir, les antennes endommagées sont réparées, sauf a Ventnor, station Qui doit étre évacuée faute d'eau pour teindre les incendies. Le trou dans la Chain Home ne sera comblé que le 23 ‘ott avec ouverture d'une station sur Vile de Wight. En attendant, les Anglais plantent de fausses antennes et font mettre de faux signaux par un autre site, Les Alleriands tombent danse pan- eau et, assurés que les cnuvres vives des stations sont enterrées trop proton dément, is estiment perdre leur temps, Le 18 aodit, au cours de la conférence des chefs de flotte et de corps aériens, Goring déclare : «Il est fort doutoux qu'il y ait leu de poursuivre les attaques sur les sites de radar, étant donné que jus: u’a présent aucune station attaquée fa 616 mise hors service ». Ce sera 'une des plus graves erreurs de la batail. Le 12 s00t ls KG 51 perd son Kormodore, Oberst Dr. Johann-Volkmar Fisser, abattu et tué par un Spitfire du N° 152 ‘Squadron, Deux jours plus tard, c'est celui de la KG 83, Oberst Alois Stoeck!, qui cisparat sous les bales des Ayng Officer John C. Dundas et lot Orficer David M, Crook du N° 609 Squadron. LE GRAND JOUR Ce méme 12 aodt, 8 17 heures préci- ses, les t6léscripteurs crépitent dans les salles d’opérations des unités de la Luftwaffe. Par ordre du chef supréme de la Luftwaffe, « ’Adlertag » est fixé au lendemain 13 aoat & 07h30. Le « jour de Waigle », c’est le nom de code donné a opération décsive contre Angleterre. Tout ce qui peut voler décollera avec pour mission d’anéan- tir la RAF et, en particulier ses chas- seurs, soit en combat direct, soit sur ses aérodromes, Le deuxiéme jour, les attaques viseront la région de Londres: et elles redoubleront d’intensité le troisidme jour. La maitrise du ciel dans le sud de I'An- gleterre est donc I’enjeu principal du «jour de 'aigle ». Une fois encore, les Allemands vont céder au mirage du «coup décisif ». Dans le chateau qui abrite les pilotes du L/JG 2 pres de Beaumont-e-Roger, Oberleutnant Paul Terme, Adjutant du ‘groupe, est le premier informe de ordre de Goring. Helmut Wick, qui passe par 1a, interpelle son camarade = Qu'estice qui se passe ? = Demain, c'est le grand jour, répond Terme en haussantles épaules. Qu'est ‘ce que cela va changer & tout ce cirque ? se demande-til en lui-méme. Dans la nuit, anticycione des Acores faiblt. A 'aube du 13 aoct, les terrains de départ de la Luftwaffe sont recou- verts par la brume, le Pas-de-Calais est sous un épais brouilard. Nerveux, Grin repousse 'heure H 8 1400. Le contre-ordre arrive un peu tard pour toutes les unités et en particulier pour le 1G 2. Alors que I'aube est & peine levée et que les mécanos démarrent les Messerschmitt, Paul Teme se joint & Helmut Wick et Rudi Pflanz pour « en grler » une derniére. Ce dernier gratte tne allumette et allume sa cigarette, puis celle da Wick. Temme se penche 8 son tour. = Ca porte malheur ! ui fat Panz. ~ Men fous | répond Temme en aspirant sa premiére bouffée. Les Bf 109 décollent dans le petit jour naissant, direction Brighton, Messerschmitt 109 €-4 (WN 1155) Unorfiie Feta Mins 563 Wiere-au-8es, septembre 1840, LA BATAILLE D’ ANGLETERRE v6 au-dessus de la céte anglaise, mme repre un Hurricane en train d'attaquer un Ju 88. II plonge a la res- cousse du bombardier, mais au méme ‘moment, il est lui-méme pris en chasse par deux Spitfire. Il fait exploser le Hurricane en vol (sa 6e vietoit lui sera jamais homologuée!, mai atteint par le tr de hulle 260, thermometre d'eau dans le rouge, Paul Temme sait qu sion va s'achever dans la suit. ll avise un champ de pommes de terre et se pose train renté. I prendra ke peti-dgjeuner avec le commandant du N° 43 Squadron, qui lui contirmera sa vietoite (aux dépens du Fight Lieutenant T. P. Dalton-Morgan, parachuté) Le Sergeant Jack P. Mills du 43 est le seul pilote de la RAF & revendiquer un 109 dans la matinée du 13, pourtant rien re avec la chute de Tomme, niles circonstances, nile ie, ni encore moins le fait qu'il pilotait un Hurricane formation di thant dela cbt plus ns sa queue et ila a rester coll & hi et 8 ois qu tai 1s retourné directement & la base Cependant, & 14h00, le temps ne s'est as amélioré, loin de la, La Luftwaffe nen lance pas moins son offensive. Le « jour de 'agle » ne se termine pas en jour de gloire : aviation allemande perd 47 avions, la RAF 22 (dont 5 Spitfire) remand et ont jamais abrité do chasseurs. LAFIN DU BF 110 « Les attaque ibleront d'inten ti ‘adit Géxing et 11 Groups, aux premiéres loges, vont fen accomplir 834 débouchant sur 31 engagements. Les pertes s hauteur de I'événement : 81 apparel pour les Allemands, 56 (dont 21 Spit our la RAF, Sachant que la RAF a engagé 396 fois ont bla Frennemi dans la journée, dix numéros ne suffiraiont pas détailler tous les ‘combats aériens. ArrBtons-nous sur une action particulier La Luttwatte re surprise & la RAF pour cette journé La Chain Home ee eee eas {gf6 le radar & lour systime de défense, baptisé Coe eee ry Ce er a ey les daux se trouvent des salles de fitrage reliées ‘au QG du Fighter Command & Bentley Priory, Cee Pe eae eee ed Pree te eee a (blotters) déplacent des jetons de couleur & aide Pore eet ee eer era paper ree ee ete crs ere eer galerie surplombant cette carte, ont ainsi une eee ee aad ee ener eet ee ta Peete re een erie tee eer eee er ans des unités dépendant de Groups différents. Son ee a ce eee Smetana ead Petey Cette organisation originale est I'couvre de Hugh Dowding qui, &’époque dela décision prise par eae ages tome de détection, est responsable de a recher eee ee eee Peete tage eens) Pn ett ea ety eer as Oe dene eon ea ea radiogoniométre, 'acronyme palindrome d'or ce ie eta Cee ao See ecu eats eed Sets ee ake ee pee ee eae eos Peet teen ee eet oe rs mies. En autre, malgré implantation de stations spécialisées dans la détection des avions volant ieee ear eee Cree ete aa ae Pe a cea nombre, jouiront d'une certaine impunité, car eect ee area ey difficuté réside a éviter de guider des chasseurs ee ae eterno eet aries ee ee ea eee ee en la pointe ouest de la Corouaille jusqu’aux Shetlands, avec une plus forte concentration Pee ee ernment ee ere ta ee etre ar eee Peer et eee et ace aa Reenter oe ces juste sutfisant pour faire décoller les unités de conned ae a eed sera 'atout gagnant de la RAF pendant Ia Batlle eee aoe ts Pere Rleteeet Teak emacs) Eee et ent iee eeetara eee otaar ae oe Pcie debe ioeeanegrenr sorcery COD De EU AnD ee BAUS La Peat} a Rat ee een) re Peed Ftc ieee rere Picea ere eri ees arg me ee eon POUL Send icles Pearman) Cie ed PCR ee ceraey Decca nT oar EOL Pre ee) Dae ee ac ae rd sd Dot? id eld sid Pa Dd Pnntr sneered PSuerry areas CE ae! Deer ee ed Ptr are eee Picemee es erence COMETS red Ch ee) ee eee cee Pc Ra ar cL eee coed Cee me Oe wr creed Pore mead ree mora eee Sm et Creme reid oe aa err Tire aera Br een ce ere ar aie cir eT td Pee ee Prema eet ee ene ER eS Tooer r eee ea ee Perea cert me a a eed Pe eed Pree ae Bo od eee mete Eire Er ete Dee er ee eg Car) ee ea nt eee tog cee ret ae Poe me Reet emcee aed ara reread ry ed Parabens Pea ot ed fi eo rs cor raed and Peron Peorrcin Carre Pa emen cet cree ated Paras Pa Peta eroedy Perl co cod Ces oan Pag peta Pea Peco Pa Dd Cod eegerarad eta art Pan co Taos ata aos are oN aed Pate area Para Pee nee Perma oney sro) rd Peery Pierre easton Paco) ad Cea Peneinony Pie ec a Roa ed wv. Parca iey cr res rr} Pera tae} rece aes ice ey rey Coa Narra ect eae ces vir} Pea caer roomy Peet Peary rece} ire} vu Peres Pome y ta} Petre ieee? tee} Peete Pera? eae Corea} rea? ice eT cee} ore} etry ary camry ey cea} ve} erat Pray rey orm} eee ee} ey yy me ues ar } rant sur rai eel Ca cree od eid ois ct cond foe] re ed wer 88 ‘hy 68 duke ue ve} wee ty or} ran a a ety ni aver rg a suer ver rd nr over nt oe car car care) Ca oc oa ear carr oa ear rar cry ear ra cay Ca XT Cr cd Cea oe rca ane estate) teas Peres Perera Rerrnasoe) Ora coed Creer rd enim B Prano ara Pd Cerny armies eat rtd Cenc ened iad Peet Ca eed Pot Perris Perec Ma|O. Dino eaten Cason Peed Poetry rane Paes Coney erator arate’ oy eatearered ets Caterer) Para pats Para ay Pate esrewart Pare Pea Pata rae) Cd our dos ralsons de claré ot de pace, nous avons pas mentionné es units er Cee ee eee a Eerie LA BATAILLE D' ANGLETERRE > Leer s09e- Le Hauptmann Werner Restemeyer, rol S088) ce Kommandeur du 2G 76, n'a pas eu et le temps de larguer son « ventre de duie2, abet basset » quia explosé sous lu, Six sets Go Srceham autres Bf 110 sont abattus dans les to 12 entt 1900. mémes conditions. a) Déja, dds les premiers engagements do juillet, les unités de Bf 110 avaient {66 mises & mal par la RAE, & tl point que les pilotes de Zerstéver, se désin téressant du sort des bombardiers quills étaient chargés d'escorter, ne Pensaient plus qu’a une chose, se pro- ‘téger eux-mémes, comme l'explique fort bien Theo Osterkamp « Les trois groupes de Zerstérer, qui avaient atteint la Manche entre-temps, s'étaient séparés, placés I'un derriére "¥ Un Messorecttt FOO cela 126 78 avec son «vente e base», source de ‘aves probomoe ‘entoinernt ert ‘tei 0 BF 170 i premiéreigno. (Cotacion J Fogherty) autre et avaient formé un cercle déten sif, 00 ils se couvraient mutuellement avec lours armes fixes & avant et leur mitralleuse mobile & V'arrére, en tour nant en rond, Toute cela était bien beau, mais, méme en supposant I'invulnéra bilté de ce dispositit, i offeit incon vénient majeur de demeurer sur place aueu cf avancer. I nous flat pourtnt bien egagner nos bases. Impossible de tourer en rnd pendant des heures au Imaginant que le Fighter Command At'usage, ce gros réservoics'avire it Jossus de Dowres.» mobilisera toutes ses forces dans le fice b argueren vole, en raison d'un Le cercle défensts‘avérant aussi inet sud de "Angleterre en raison de 'm-défaut de conception les vapeurs d'es- ficace que pénalsant, il faut rapice pleut des rads qu’eley déclenche, ele sence, qui saccumulnt& intreur, le ment fie protéger les Bf 110 par des ‘cide de fare interven la Lufforte 6, rendent hautement explos. Bf 109, Cette situation, ui confine & basée en Norge et au Danemark, pour Tous es ngréents 'un vértable désas-'absurde, handicape fortement les atiaquer des objects stués au nord do twesont done runs, un pau eprés 13400 chaseours monomotours en les détour WAngletereet en Eoosse. Or, coauigne- en ce 15 aout 1980, nant de leur tache orincipale qui est rentles Alemands, c'est que Dowding Done, 21 Bf 110 D:1/R1 du li2G 76, de protéger les bombardors et non les n'a pas négigé ce secteur et quils'y escortant une centaine de He 111, chasseurs d'escorte trouve une unité de Spitfire, le N° 72 entrentdansta zone 'nterventon du 13. SiFony ajute les douze Bf 110 C pe. Sauachon bast depusiin Ackington, Group, alors quelespltes faerie du 72, dus pals I. et IL/ZG 76 (Lufifote prs dela font écossaise conduits pale Fight Levtenant Edward 2), dont celui du Kommandeur, le Comme la distance 8 franchir est Graham, ont décolé pour ls intercepter. Hauptmann Fidtich-KarlDickor (t), trop importante pour le Bt 109, afin Cette fois, ls Britanniques ont avan. c'est une veritable déroute pour les d’accompagner ses bombérdiers, Ia tage de titude Zorstérer. Le sir méme, Goring prend io Luftiotte 8 arecu une nowwelle version « Vous les avez vus ? demande un bonne déison, celle de eirer le Bt 110 du Messerschmitt Bt 170, e D-1/R1, pote. Graham pond avec son bégale- des opérations, une inttive qui a dO Ahi se cistingue par son volumineux mentfamier Sen sirquejereles vs, Wi coUter, hi qi consid le ZerstOrer reservoir verival de 1 200 ites, queles cos salads. Cest juste quejeveme comme Vorguel de « sa» Lutwate | équipages sumomment Dackelbauch demande co-ce qu'il aut fare |» (ventre de basset). Une quaren- Graham donne Force d‘ttaque contre VICTORIA CROSS tine de machines ont été livrées auf flanc dro, chaque pote devant chot L/2G 76 bess & Stavanger Norvége). ssa propre cible. En voyantarrverles Le 16 aoGt, le Flight Lieutenant Eric ~ Spitfire, quis n’attendaient pas, les J. B. Nicolson du N® 249 Squadron Aemands stoquent ur formation. Les patrouille avec sa section aurdessus de bomberdersarguentlours mbes dans Southampton, quand trois Ju 88 sont eau et tournent es talons, tandis que repérés. Mais quand il veut passer & les Bf 110 formentuncerle dens Le 'attaque il est devancé par une autre Fiving Officer Desmond Sheen péntre _unté de Spite et, au moment obi fat dans'e card es‘aproche dun Bf 110 faire demi-tour 8 sa section i est ata (qui rend pour un Ju 88) & moins de qué par suse par un Bt 110, dnt ls 200 met ouvelefeu. aout juste de obus fracassent sa verre, des débris temps de noterquilporte ce auilprend le blessent 8 un el, arrachent une pour une grosse bombe sous le entre, jambe de son pantalon, le touchent au mais qui est un Dackebauch, et voit sa pied gauche et enfiamment son rser- ‘ibe explosr en vol sous son ne, Fob voir essence. Emporté par son élan, > ese By {ant & se frayor un chemin au miiou le Bf 110 dépasse le Hurricane. Sans Nedeon sel pe doa fume et debris épars. Une fois occuper des fammmes qui commencant peas cca remis de son choc, il apercoit le reste & envahir son cockpit, Nicolson le suit a ose, des «Ju 88 » piquer auras des vagues en piqué et ouvre le feu. La chalour est ‘wn fn direction dela Norvape. Siintense ql doit retrer ses pieds dus nent br. Pour cet ‘Victoria a plus haute dist britannique, trop souvent d 32. I sera le seul plote du Fig avoir recue de toute la poi, ir 0106.26 orbs de Cen 8 109 rentrent & rt6 des Do 17 au-de deur du groupe, le Haupt atu et tué. Un probablem intervient dans la bagarre. L Wilkinson est tué & la suite formation c un Messerschmitt 26 revendique deux v I./JG 3 cing. Pour trois perd cing Sf blessés. Au IlJG 26 «Ce fut e avait déja perdu deux mai le Hauptmann Herwig Knuppel et le 24 jullet le mordant Hayptmann Erich Noack. » Le commandement du Il,JG 26 est confié au ‘Houptmann Erich Bode. ‘Jusque la, les Junkers Ju 87 Stuka ont plu 16t bien tiré leur épingle du jeu. ls ont réussi & couler quelques bétiments et & causer des (dont Aprés une caime journée du 17 par un i ours quelque ce Don Dr. Goebbels ennongent a peu alle: mand que la RAF a été vaincue, les affaires reprennent le lendemain 18 aoGt. Cependant, la Luftwaffe, visiblement éprouvée, ne réa- lise que la moitié de sorties par rapport aux Jjournées précédentes. Le 18 aogt marque, d'illeurs, la fin de ta sme phase de la Bataille Angleterre ‘out au moins du point de vue des Britanniques. I marque aussi a fin du Stuka. | Le Junkers Ju 87 8d Kapiti fla /StG. 77 4 Argentan, lors la Batlle @Angletore, (Gewarhur Grmm, va RMN) Le Hauptmann Ka ebighausen, un ancien ‘Espagne et am Se Callend, commanders i436 26 pendant personnels (ECPAD) Herbert JL Hatowes, alors Pot Oticer au N43 Squadron, os cra de toe Ju87 le 16 edt ot de ‘ols aus le 181 commandant doi base ‘e Dunst avec 18 vesores 4 son paarés, Ia DFM and barat a DF wn) Une escatie tuners 10 87 eunoant Ta cbteangiase. (BPR via RUN) ONT new lta... Quatre-vingt-sept appareils des trois groupes de la St.G. 77, renforcés par vingt-deux du 1,/St.G. 3, attaquent les bases de Thorney Island, Ford et Gosport (aucune n’appartenant au Fighter Command |), ainsi que la sta tion de radar de Pong. Is sont escortés par 109 Bf 109 des JG 27 ot JG 53, C'est donc une formidable armada, comptant un effectf trois fois supé- riur au leur, qu’engagent 68 Spitfire et Hurricane. La majorité des Stuka exécutent leur attaque sans la moindre interférence. Ce qui n’est pas le cas du 1/St.G. 77 du Hauptmann Herbert Meisel; en quelques minutes, 10 de ses 28 Ju 87 sont abattus, faisant 17 tués (dont Meisel et § prisonniers. Mais les autres groupes sont rattra- és par la chasse anglaise aprds leur attaque, Cette Geschwader, déja tant ‘malmenée par le passé, laisse un total de 17 appareils dans catte mission, Hermann Goring intervient personnelle ‘ment pour retirer le Stuka de la batail Les Ju 87 demeurent cependant sur les cOtes normandes et bretonnes en attendant des jours meilleurs. Sur les 281 Ju 87 quifaisaient face aux cdtes anglaises le 8 a0Gt, pas moins de 52 (1895) ont été perdus & 'ennemi en dix jours, faisant 96 tués et prisonniers, dont deux commandants de groupe et cing commandants d'escadrile. NW aurait 6té possible Dowding de rameuter las unités maintenues dans le nord de I'Angleterre et en Ecosse afin de sovlager la pression exercée sur les 11 et 12 Groups. S'ilest conscient que la grande bagarre a bien commencé, i lui est difficile de prédire quand elle se terminera, L’attaque de Ia Luftffotce 5 sur le secteur du 13 Group, le 15 200, s'est soldée par un échec cuisant Toutes, rien ne prouve & ce moment que la Luftwaffe a renoneé & renouve- ler 'expérience. Pour eure, le Fighter Command a été dominé par le nombre, mais en aucun cas iln’a été surclassé etles dégats matériels au sol, sans étre négligeables, sont tout & fait supporta bles. Dans c2s conditions, Dowding juge plus jdicieux de maintenirun effectt de 21 Squadrons au 11 Group, 8 et demi ‘au 10 Group et 26 et demi aux 12 et 13 Groups, ¢’ autant que les terains du sud est, cibles privlégiées des bombardiors ‘allemands, risqueraient d'etre engoraés par 'arrivée d'unités supplémentaires. Du cété de la Luftwaffe, tout ne baigne pas dans hue, Entrele 13 ete 18 aoc, les bombariers ont enregsté a perte de 146 des leurs, & laquelle il faut ajouter 131 chasseurs. Les bombardiers se pla gent détre livés & eux:mémes par des ‘chasseurs qui ne font pas leur boulot Goring s'impatiente et fulmine. Galland s‘explique Le Reichsmarschall, qui tempéte apres ses pilotes de chasse, décide de rjeunir les cadres, Déja le 23 juillet, le « vieux » ‘Theo Osterkamp (48 ans) a laissé son poste de Kommodore de la JG 51 8 [étolle montante de la Luftwaffe, Werner Molders. Entre le 18 et le 25 ‘tt, Géring remplace les commandents des JG 3, JG 26, JG 52 ot JG 54. Los places sont prises respectivement par Ganther Latzow, Adolf Galland, Hans TTrbenbach et Hannes Trautloft. Sion en juge par les seuls résultats, la deuxiéme phase ne s‘achéve pas sur une victoire de la Luftwaffe. La chasse britannique, malgré des pertes levées, tient toujours bon. Les pertes ‘alleriandes ont été lourdes et n’ont pas. 6t8 compensées par des destructions Messerschmt B90 D-1IRt (Ne 3155) ‘Stavanger (Norvége). 15 aot 1940. signifcatives. Les Allemands ont dspersé leurs efforts & attaquer de nombreux terrains ne relevant pas directement du Fighter Command. Erreur stratégi- ‘que ou préméditation ? La destruction des aérodromes du Coastal Command ‘ou de la Fleet Air Arm n'a évidemment 8s géné le Fighter Command dans son action défensive. On peut, toutefois, se ‘demander si FOKL n’a pas voulu empé- cher la chasse anglaise d’utliser ces bases situées pourla plupart en bordure ‘ou s'il a cherché & les faice évacuer en prévision du débarquement de la nécessité pour la Luftwaffe de disposer de terains avancés. Cependant, la Luftwaffe n’a guore utlisé plus d'un tiers de ses effectifs a 'Quest et le Fighter Command a perdu des pil tes quillne peut remplacer. Sila guerre d’usure, qui n’a pourtant commencé qu'une semaine plus tot, se poursuit & cette cadence, ii n’est que trop évident que la RAF sera la premiere & atteindre le point de rupture. ‘UPC avonce cea Fevchsmarsoha Hermann {Gong en pote pour rencontre: do de Weider (8 gauene) Aca Galan, quia eeorment 11.620 respecterent enero), qu cause tant de souct 8a Lita Statsabiotox ech efinan wa RMN) DOSSIER A LA BATAILLE D' ANGLETERRE eee oa’ La bataille de Londres > Taris quel Fighter ‘Command ire betalo dane cel Angotore, ue obscure mas out raven ou aéberquement ‘lomand aul ol angi, uN 142 Souoden & Isombiorat 8 cat poe, les marques ratonaitén 6s pas pourgementare sur ‘entados oe ale gaurhe (Colactond. Thomas) Le 19 aoa, Goring convoque ses éné- car, en raison de la proximité des agro ‘aux 8 Kernhall Dans leu for intéieur, dromes des stations dela Chain Home, Uniere asorant icte en évitant del'avouee publquement tous les raids seront détectés dds le déco! incom on soit 38) ont compris que 'affare sera beaucoup lage, ce qui prvera les Bf 109 de toute et cort ls débuts sont plus difficile que prévu. Le probléme ne possibilité de manceuvres de diversion pariculeerert oveut. ent pas Ala stratégie meis aux moyens et ne leut permettra jamais d’éuder le ran nls arson ro do la mettre en quvee. Tout le monde combat. En ovtre, ‘extension de leur CommuniguceceTOK. Sait Quo! faire, mais personne ne sait zone dntervention fait qu'ls seront & ‘atts la quer en cornment. La question est double : com- extréme limite de leur rayon d'action et Angleterre et nouveau équipé en Farey ‘rave. Cest ben, mant obtenit la Supérinté aérienne at ne pourront pas iver de combats de plus Battle. Ses unités participant activamant Hanicahue sete, comment employer les bombardiers qui de dix minutes sans conséquence préju- aux attaques conte las pots dela cBte ([Link]) ne pourront Bie escortés ? Giciable surleu éserve dessence. _frangaise abtantles barges de opéation Goring commente sa nouvelle Le relat mauvais temps qui s6vit sur _« Seelwe ». Ces missions se déroulent directive. Celle-cine comporte guére dela Manche et le sudest de Angleterre en général a la tombée dela nuit, mais nowveautés par rapport aux précédentes_rlentterythme des opérations, mais il_profitant du mauvais temps, dix appa. (la chasse anglaise consttuant toujours permet aussi aux deux camps d'engager roils des N° 12 et 142 Squadrons sont lacble priortare, 8 une exception prés : de jour des avions plus vunérables. _lanoés en plein jour contre Boulogne-sur 1 do crt, en pout 1220ne des aid est étendve aux abords La Bataile¢’Angletere ne consiste pas Mer, qui est une importante base de E Le Spiro Ns2i0 ude Londres. Pour faciliter la tache des. uriquement en des combats tournayants Bote vedetes rapide) le 23 aot. Deux N32 Suumionest BF 109E, dont sutonomie n’est pas et des attaques de bomibardes. Denom- appareils du 142 sont abattus parla Flak, scocer parle Semeert Ia qualité premire, Goring décide de breuses téches, obscures et ingrates, fesant ois tués et tris prisoners. Parla IoeinaterssogeConcentrer toute la chasse dans le Pas- doivent éte accomplies dans un cadre suite, deux Squadrons poionais (es 300 Genut lest anit de-Calas, dégamissant arse Lufflote plus général, qui est celui dela préven- et 301) seront rattachés au 1 Group, qui "ema raape tales 20 3 ay profit de Kesseing. tion du débarquementalemend. conservera ses Battle jusqu’8 la transfor ‘Meta mareusias Ce regroupement de la Jagdwaffe est & En dépit des pets etfrayantessubies en mation progressive de ses escadrles sur fa fois un avantage et un inconvénient, mai 1840, le 1 Group a été reform en Wolington, & partir du mois octobre. Nach England ces Damier Oo 172 de KG 76 survolent le ays de Bray, on route ‘Ver leurs object. Jo (ECPAD) > Au conte, rObaretrant ans Philp, Saekaptan oun de ses pcs Son pamarte aon photo ono 13. (e30 odobre 1940. (GPK via RUN) Le beau temps, qui revient le 24 aoct, auto rise une reprise du bras de fer. La guerre prend ‘alors une autre dimension avec le bombarde ‘ment de Portsmouth, qui fait plus d'une cen: taine de morts dans la population civile. Mais le pire reste & venir. Vers 23 heures, Londres est victime dune premidre attaque de la part de la Luftwaffe, Pourtant, Hitler avait person rellement interdit tout bombardement de la capitale anglaise. », 6eriraIhistorien allemand CCajus Bekker. Erreur ? Pas s str ! car ce n‘est, as une, mais trois vagues distinctes qui vont frapper Londres cette muita dans un laps de temps de deux heures et demic. lest possible en effet, que ces bombardements sient été accidentals, car Géring commande un rapport ot doivent figure le nom des équipages incriminés pour que des sanctions approprises solent prises. La suite des événements fera quilln'y enaura aucune. Toutefois, avjourd hui encore, le doute subsiste Silly a une personne qui ne doute pas, c’est bien Winston Churchil qui donne aussit6tordee ‘au Bomber Command d'exécuter un raid de représailles sur Berlin, Ce serait méconnaltre la personnalité de Churchill que de penser qu'l ne considére ce raid que comme de simples représalles. C'est bien plus que cela, c'est une provocation, un pidge qu'll tend & Hitler, car il devine qu'l ne résistera pas a la tentation fet quill tombera dedans. Londres attaquée, ce sont des centaines et des miliers de morts (« blood, sweat and tears »), mais c'est la RAF préservée, le Fighter Command épargné et Angleterre sauvée. Le 26 aodt, Hitler éructe a la radio : « La principale préoccupation de Dowding Cconcerne es pertes en pilotes chevronnés, car leurs remplacants doivent étre lancés dans le ‘grand bain avec une instruction réduite au strict ‘minimum, comme lexplique Al Deere, alors Flight Lieutenant au N° &4 Squadion Robert W. Oxsprig, alors Alot Officer auN® 66 ‘Squadron, évoque ces moments difficies de a fin du mois d'aodt [DOSSIER rae peered ts rae A une ép ert ei Seer ceeaet een) ror ‘mais le titre de baron que revendic ntroversé, A la suite d'un revers de fortune Serer tee par un officier de cavalere v x fugue trés jeune et se fait engager vant dans la région de Sour re ea terete Meee eee nay Pete eee ean sa vie avant de revenir en Allemagne sous Ia Senate ene coe re Sea es Smet rs ete eae re en Pere ten ens Cee ea eet ee te ees cane Prod oy nares de que quatre ra ee ea arene) coe Peete Petar WET ees tdtags114 Hawkar Huricane Mk | (P2295) Fig ese ssn nS Tt ot) a eee ees tusire de la Tamise, puis aprés avoir été sépar son unité, il prétend avoir attaqué un aérodrome eee ete eet Pte erat et son genre, en fait une gloire nationale du jour au CCN a eee Pence ta em es cr) fe trois fois, la troisiéme étant la bonne, et sera le seul aviateur allemand a faus a er ee es eaten) See ore) la Ritter eect eae en oa 28 aoit. Pourtant, avec seulement 8 victoi mées, il est pour abtention de cette haute décoration. Peo ee me at Ce Tg aCrem ney porte que 13 nouvelles or nde satistaire aux crtéres draconi er erent Sear) CeCe eee ee (Pays-Bas) pour une mission de routine, Cars pre niy ime d'une panne de moteur Liutenant Aru V. Cowes N°T Squadron Nor but septombre 1040, Pat Christie ayant é16 mis hors de com bat, sa place de Flight Commander me revensit de droit. Les pertes du Squadron tes. En deux jours de UNE FIN DE MOIS DIFFICILE Le mois d’aodt s‘achéve par deux terribles journées pour le Fighter Command. Les raids allemands rave ‘gent de nombreux aérodromes, Debden, Kenley et Tangmere subissent de lourds dégats et Biggin Hill est presque rayé de la carte. Dans la nuit, Londres est & nouveau bombardée. Les combats des 30 et 31 aodt cottent 16 pllotes de chasse tués, 22 blessés, 41 Hurricane et Spitfire détruits et 19 endommagés sérieusement. Le 30 aodt 4 07h30, neuf Spitfire du N° 19 Squadron décollent sous les ordres du Flight Lieutenant W.G. Clouston depuis Fowimere, ter rain satalte de Duxford. Ces apparels, dos Mk. Ib, sont un peu particuliers en ce quills sont armés de deux canons de 20 mm et de quatre mitraileuses, tune combinaison que l'on retrouvera sur une majorité de versions utérieures du Spitfire. Engageant une formation de Dornier, is parviennent & en abattre trois mais @ grand-peine, les canons s’étant tous enrayés & la premiére ou deuxiéme rafale | Le 31 aod, Hornchurch est objet d'un violent bombardement. Aprés plusieurs ausses aertes qui ont contrat & démar rer, puis arréter les moteurs des Spit du 5418 chaque fois, ceux-ci ont du mal & e remettre en route lorsque, & 13H00, un véritable raid est annoncé. Le Pilot Officer Colin F. Gray, lun des grands as de I'unité, réussit & décoller avant {ue les premiéres bombes ne tombent Titeéralament is: paaraitre sous un nuage de poussiére en {quelques secondes ». Al Deere est blo {qué par son propre alier qui s'est mis fen travers de la piste. « Dégage de la ed Two | », burle-td. I prend enfin son lan et ses roues se trouvent quelques centimétres au-dessus du sol quand les premigres bombes l'encadrent. Richard Hilary est aux premidres loges «J'ai vu Hornchure Par miracle, iln'y aura aucune victime et, mieux, es trois pilotes repartront au combat dis lelendemain, Deere parcourt plus de cent matres sur le dos aprés avoir percuté le sol a prés de 150 kmh :« ‘Son n° 2, e Plot Officer Edsell,blessé ‘aux jambes, rampe jusqu’au Spit de Deere et aide & se dégager. Quant au 1n® 3, le Sergeant Davies, personne ne saitce quill est deveny. On retrouve bien son Spit sans ailes de l'autre cbt6 de la cléture du terrain mais aucune trace du pilot, llreviendra deux heures plus tard, 8 pied, et expiquera que, n‘ayant trouvé aucune ouverture dans la cloture, ila été ‘obligé de fare tout le tour de 'aérodrome. Pour rentrer par le portal! Le 31 aodt est un jour noir pour les Bf 109, Pas moins de 23 sont perdus (et 6 endommagés & des degrés divers) un record | Parmi ceux-ci se trouve le E-3 WNr. 1184 du Leutnant Wilhelm Fronhofer, appartenant & la 9./JG 26. I tombe vietime de Colin Gray du 54, dont C'est la 12e victoire confirmée Le bilan du mois d’aodt s'él6ve 8 139 tues, 7 disparus et 110 blessés au Fighter Command et 389 chasseurs détrits, répantis en 233 Hurricane, 127 Spite, 14 Defiant et 15 Blenheim, Pour l'ensemble de la Luftwatfe, on compte 463 tués, 804 disparus et 201 blessés, ainsi que 645 autres avions bombardiers bimoteurs, 52 Ju 87 et 14 ‘apparels divers, Les unités de Bf 108 ont perdu 54 piotes tués, 91 disparus et 38 blassés, ainsi que 203 avions détruits et 45 endommagés. Le 3 septembre & 09h26, I'alerte est donnée & Duxford, dot s’élancent dix Hurricane du N° 310 (Czech) Squadron, ‘ui, comme son nom Vndique, regroupe un certain nombre de pilotes tcheques. ‘encadiés par des officers btanriques. Le Fight A, commends parle Fight Leutenant Gordon L. Sinclair, DFC, grimpe a 7 800 m pour protéger le Fight B du Flt Lieutenant Jerrard Jeffries. Le Sergeant Bohumir First, Tchéque de nationalié, qui 2 revendiqué une victoire avec le GC I/2 pendant la campagne de France et en revendiquera quatre autres avec la RAF, fait parte de cette section Leer 0963 10auno» (WN. 1184) {4 Lovinant wien Fronhsfr dela 9116 26, bata le 3 800 pres de (ray, devine lus (grand 2s néozelandals (27 vetoes seul a2 on ‘claboraton} ceva le 1950 ota OFC an bar Frontier devendra juss isomer de quer, {Cotecton C. Goss) 4 Le Reicemarschat Hemann Geng au PC ‘vance de a Lato 2 pres de Sagat rote, fe General der Fhegor Grin Loreer a ford & gauche le Ganoratosnarschot ‘Aber Kessoling. (Stadeibotek Getingen) OWT ean Odea ts). > bes piotes ou N°310 (Czech) ‘Squaaron& Dude, on septembre 1940. Fort ere deurime bout en prtant dela rote, Rese, trim en patart do la gaucho, e Fight Lieutenant Gordon C'Sncar et cngume, le Fight Leutnant Jerard ets, qu commandera nts, on janvior 1981, pres avoir change son nomen Latimer ‘wm {cause de leur réserve de carburant {quand un trosiéme chasseur est arivé paar dessus en bonne positon de tir. Bien u'ayant encaissé quelques projectiles, j'ai maintenu le contréle de l'appareil jusqu’a ce que le moteur gauche rende rame. Pour ne pas m’éeraser en flam ‘mes, a coupé les deux moteurs et je me suis posé train rentré dans une prairie {Mill Hil, Ainsi s'achevait ma cartdre militaire et celle de mon radio. » Ces succés ponctuels ne doivent pas masquer le fait que, depuis quelques jours, le Fighter Command n’est plus fen état de rendre coup pour coup. Ses pertes sont largement supéricures & celles de Is Jagdwaffe, le déticit en pilotes s’accroit de jour en jour et plu 1/26 2, dont six avions ne rentre- sieurs aérodromes, et non des moindres, ront pas. L’Oberleutnant Wilhelm ont pratiquement été mis hors jeu. De Schaeter, Adjutant au StablZG 2, est 1a & penser que la Luftwaffe est en du nombre train de gagner la Bataile d’Angletere, « Le matin, alors que les avions du iln’y a qu'un pas. |. Gruppe étaient mis en route ot que ailleurs les Allemands en sont inti 1x dul. roulsient da, le Kommodore mement persuadés, msi, faute d'une m’a tout @ coup donne le feu vert évakiation correcte des chiffre, is 6vo- pour prendre sa machine @ sa place. luent dans un brouillard total, comme Accompagniéde mon radio, 'Unterfizie’ le rapporte Hans-Bernd Gisevius, qui Heinz Bendjus, je suis arivé au terrain fait partie de I'Abwehr, le service de dix minutes plus tard et j'ai découvert renseignements commandé par I'amiral > Le Sergeant Bohn Foret cove par (Czech) Squadron, son retour dune see # Duxford Ie 7 septembre 1940. os {que la machine du Kommodore avait une Canaris : « Une bagarre s’engageait aile qui r’avait pas été bachée, Comme tous les matins & I'Abwehr lorsque le les deux Gruppen avaient déja décoll, repcésentant de KL apportalt ses com: Le Flight Commander a donné V'ordre nous n’avons pas eu le temps de faire muniqués de victoires, auxquels Canaris d‘attaque parle traditionnel “Tally-ho I", chautfer les moteurs. Das le décolage, —opposat froidement ses propres chitfres. Pendant que le Aight A nous protégeait j'ai eu des problémes avecla prafondeur Maison avait décidé de s'en ten 8 ceux en altitude de Ierrivée éventuelle de et le moteur froid. Je n'ai pas réussi a de la Luftwaffe et on signalait chaque Me.109, mais i n'y en avait pas rattraper le reste de la formation avant matin le nombre de chasseurs ennemis « En nous voyant, les Me.110 se sont la céte anglaise, qui restaient : 200, 150, 80, 50, 20. mis en cercle défensit. Comme nous « De ce que je pouvais voir, les Me 110 on a arrété ce petit jeu quand on est nvavions rien & craindre dans nos “six étaient engagés dans un violent com- arivé & -100! » heures", j'ai foneé dans le tas et ai réussi bat aéren. Méme simon moteur gauche a cadrer un Me.110, alors qu'il tentait tournait mal, j‘espérais pouvoir rentrer_ LE TOURNANT DE LA BATAILLE de rompre le cercle défensif. Je lui ai avec le reste de la formation, Mais je balancé plusieurs rafales, avant que manqueis d’altitude et de vitesse et C'est, cependant, sans tenir compte quelques-unes de mes mitralleuses ne j'ai été attaqué par plusieurs Spitfire. d'un homme : Adolf Hitler. En dou- s'enrayent. Son moteur gauche a pris Comme mes chances me paraissaient eur s’emorce le tournant de la batale fev et je ai vu partir en abattée et px ‘ips e risque de piquer vers d’Angleterre, le Zie/wechse! (change: cuter le sol au sud de Chelmsford. Je la céte. Ereur | Jeme suis retrouvé face ment de cible), u'll ne le veuille pas revendique un Me.110 sir. Lamoitié de & face avec deux chasseurs anglais qui pour différentes raisons ou qu'il n’en Imes armes s'étant enrayées, ai repris ont tout de suite engagé le combat & at pas les moyens, peu importe, Hitler le chemin de Duxford. » basse altitude. Pris sous un feu croisé, salt depuis le début qu'il n'envahica Le 310 revendique sept Bf 110, ce peu précis, tout ce que je pouvais espé- jamais "Angleterre, Pour paraphraser qui est assez proche des pertes du lent la partie Clausewitz, « Seelbwe et son corte, la Bataille d’ Angleterre, ne sont que la continuation de la politique par d'autres moyens. Le Ziolwochsol est moins une ‘option militaire qu’un choix politique qui releve de la méme strategie :offrr aux ‘Anglais un uitime casus pacis Le grand jour est fixé au samedi 7 sep ‘tembre, Ce matin-a, le Sonderzug Asien s‘arréte en gare de Calais et en descend un Reichsmarschall tout de blanc vétu. I fest accueil par le Generalfedimarschall Albert Kesselring, commandant la Luftfiotte 2, et par le General der Flieger Bruno Léveer, commandant le I, > Lépave auBt 110, ec AA plot par Oberevinnt Wh Schaefer abst prea de Shoreham Downs te 17 septembre name Lequipage nderne, Fliegerkorps. Les trois hommes et leu st fa prison suite se rendent alors au PC avancé (Coen C: Goss) de la flotte aérienne, prés de Sangatte, Bouton Pau Defiant Mi. (N1535) ‘Squadron Leader Philp A. Hunter N° 264 Squadron Kon in Lindy, aot 1940, la Luftwaffe pour la batalle au-dessus de /Angletere », atl annoncé la velle alarado, La Luftwaffe va réaliser 985 sorties dir nes (soit 50% de moins que le 16 aod, ‘ce quien dit long sur la fagon dont les uni ts alemandes ont été 6prouvées en trois semaines), le Fightor Command 817. attaque sur Londres, qui se déroule fen quatre phases & partir de 15h45 (heure anglaise), prend le Fighter Command a contre-pied. Les peti tes formations (Little Wings), chores 2 Park, sont débordées et les grandes formations (Big Wings), détendues par Leigh-Mallory et Shoito Douglas, se révélent lourdes at inetficaces. En outre, les mauvaises relations entre Park et LeighMallory font qu‘lln’y aura ‘aucune coordination dans les attaques des chasseurs anglais. Les raids se poursuivent pendant a nuit, jusqu’a 0430. Les quartiers de I'East End et des docks ont particuiérement soutfert, Des pompiers volontaires doi vent étre réqusitionnés dans tout le sud de I'Angleterre pour combatte les vio- lents incendies. On dénombre 448 civils tués et plusieurs millers blessés. La Luftwaffe laisse 51 avions (dont 17 BF 109) dans I'affaire, la RAF 50 chasseurs. Dansia soirée, Keith Park survole Londres « Tout brat le long du fleuve. C'était ne vision horrfiante, Mais ei remercié je savais que! Nazis sé oumés des aérodromes de la chasse, les croyant détruts. Bien ‘que groggy, is ne étaient pas. » DE JOYEUX DRILLES Le 8 septembre, Dowding engage une réorgenisation de la chasse. I classe les ‘Squadrons en trois catégories = Catégorie A : toutes les unités affec ‘t6es au 11 Group, ainsi que colles des 10 et 12 Groups pouvant étre mises 8 la disposition du premier; ~ Catégorie B les unités hors 11 Group possédant les effectfs en hommes et, matériel suffisants, mais devant étre ‘employes en ménageant la fatigue des ns et des autres; Catégorie C : toutes les autres uri 16s, en particulier celles ayant beaucoup souffert, dont le personnel pourra étre transtéré aux unités de catégorie A ‘aprés repos. Le N° 92 Squadron est rappelé & Biggin Hill ce méme jour, en remplacerent du 79, décimé et au bord de'épuisement. Le 92 est un repaire de joyeux drills aty piques qui n‘ont de la discipline que de vagues notions et dont le signe de ral liement est une cravate rouge. ls sont cependant teriblementefficaces. Parmi ‘eux se trouvent Robert R. Stanford Tuck, deja ttulare de 12 victoires sur les 29, qu'il revendiquera pendant la guerre, et quelques futurs grands noms de la RAF, dont le plus célebre est sans nul 4720, fun dos tou premiers Spite Mc nace au N19 ‘Squadron en cours de bul splerrre 1940, LA BATAILLE D’ ANGLETERRE OO LSS 4 A 20 ans et demi, Brian Kingcombe est un cas & part. Peu préoccupé par son paimards personnel, il considére {que chercher & confirmer une victoire ‘ou que de s'acharner 8 plusieurs sur un bombardiar endommagé reléve de la faute professionnelle, En I'air, il a Hawker Hurcane Mk. (VBS) AGAR. Saunton Leader Ronld [Link] 1N*808 Squadron onto, jt 1940 Aly Ce V'habitude d'ignorer systématiquement les consignes des controleurs et celles ‘du manuel en attaquant les formations ‘de bombardiers ennemis par une passe frontale la vertcale, Cette technique fait dresser les cheveux sur la téte des nouveaux plotes, mais is fiissent par s'y habituer. Les équipages allemands, as vraiment. Cette manaouvre, si elle naboutit pas toujours & détruire ou endommager un bombardier, cause tune véritable panique parmi les bom bardiers qui, en général, disloquent leur formation nkers Ju 88k 5IKG 54 Saint-Andé-do-'Eure,septombee 1940, Le septembre 8 17h12, neut Hurricane ‘dUN® 253 Squadron, sous les ordres du ‘Squadron Leader Gerald R. Edge, décol lent de Kenley pour patrouller au-dessus de leur terrain et de Biggin Hill, quand des intrus leur sont signalés en appro- cche par st, vers 4 500 m. Les pilotes distinguent, en effet, 17 bomibardiers et tune forte escorte et, au moment ol ils. vont passer &I'attaque, ils sont diigés parle contrdle sur une autre formation, lescortée par de nombreux chassours. Edge a pris le commandement du 253 quatre jours plus tot. Pilote tes expérimenté, il a revendiqué une dizaine de victoires avec le 605 per dant les combats en France, qui ont fortement éprouvé son unité au point que, aprés l'affaire de Dunkerque, il tat "un des deux seuls survivants du Contingent initia ! Edge est un personage plutét atypi ue, méticuleux au point de porter deux montres :« explique-ti Mis il ost aussi trés professionnel. Quand i arrive au 253, il trouve un Squadron décimé et quelque peu démoralsé par la perte de huit pilotes tués, dont deux ‘Squadron Leaders, depuis le 30 aod, Park lui propose d'emmener ses hom mes se refaire une santé en Ecosse, mais il refuse, préférant poursuivre le combat, méme avec des pilotes inex: ppérimentés, dont un n’a qu'une heure ‘et demie de vol sur Hurricane. Sur le plan tactique, ila la méme fagon que Kingcombe daborder les bombardiers par une passe frontale. Et c’est exacte. ‘ment ce quill va faire « | racontera Raymond M. B. Duke-Wooley, I'un de ses Flight Commanders, Le 253 revendique cing bombardiers. Edge, peu préoccupé par son propre ppalmarés, note dans le compte rendu dde mission : « », Selon ses carnets personnels, qu'il tenait reguligrement & Jour, Edge est directement responsable de la chute de quatre des cing Ju 88, Suite p. 60 Un appar do a ‘Stabachnarm JG 53 Comma oe ures doa 1653. 6 ofa et rouge. Les raisons on controversées. Lorre ost ver de TOL fn lle, sfcolomont parce que Trsigne trop cans os Angas Mase ven Gramon Traubode expiqura aps le gure ue cela pour pune avo epcuse une femme «pas out fat» anjenne. Lies de pave revencra ‘uetque temps apts ‘Ginthervon Mazar. Décolage de a $146 53, opus Chorourg, ave fentbte,e« tgre ou Stafokaptan,pou-ave Obereunant Kiet rine, {ula ps i commander oa Safe, cebut osotre DOSSIER 4 TNT a Oda L1 eee. Seer Popa Peet Doonan Pag eee ee oe eo Pee er ety eee et eg ae eee ane Se Crs es eed ecard Pn eat! Coes acer eee ee ae ae tas Co ee a et eed eee rd eee eee ree Ce ete ty recs La RAF se contente de la London Pe ee eer srs et toa accordées, sans photo de impétrant et SU kes ee ees Victoria Cross ete Distinguished Service ee SOR Tay ee eee See ote ee ts Cer ts Cee ene eos ee eee ead ere eer ei eat) 55 50 45 o 35 Ed Fy i SEPTEMBRE Cre eee ues Ce eu ee DE ee as jours de son concurrent direct, repart eu kc Cee cetera Pere ey ne tardera pas & participer un nouveau Ce eee es ee aes ea ee des as allemands au 31 octobre, qui est ed ea ce ered Peete tact Cece ene cas ee CE cy CS ee ets OCTOBRE Cu ea eee eet ete Leader est « & peu prés » - les compa: ee eed ue recouvrant des réaltés différentes Be cra s En Allemagne, il serait impensable qu'un ‘grand as ne soit pas promu au grade Ce aks poe tet Ee ee eee at as De ee ons tant és, Effet pervers, cela donne des Wick ou des Marseille, pour ne citer qu’eux, des pilotes individvalistes plus préoccupés par leur score personnel que par eff- Se a ice eee ete Cec cs er eat De To Penerapeae nested 31 octobre 1940, Cl oiiacerere Creede Peart’ eer Pea eatin) Patra ee army eet coe eer enema cers Ui Canora oon eee ea ar) Cet aie one yr eet ITT TS ee loots geaecetedeeet eed DE ECL Sore ereriee scr Pee reo) ree en) Da eto eee ares anti) Cet etre ogc eee anh keene | Erasers roan) eee a eae ery eee eer Sea eo Prerreny eeecrrriont) eee Prorat) Pee) ee ere es Sicsipeta ume eeenreotetrtol feperreet eee tr) erent ace co) PMS ey en ee ee Ce en eee ee ee ee er eg ee eee ee eee tea as allemands, c'est aussi le temps des victoire. Werner Molders sera le premier c'est colle qui fait le moins réver, car, <écorations. La Ritterkreuz des Eisernen pilote & recevoir chacune de ces deux sur les 32 aviateurs quien ont été déco ee ent ee ee cn ee ee ke wvant patienter quatre ale, 19 ont regue a titre posthume, tiquement automatique aprés la 20e jours pour décrocher la sienne. A noter Récompensant les hauts fats de guerre de Fer) est décernée d'une maniére pra- 1940, Galland esnelagieoy nner yom tet ooninen tyne soar gnny oivasenr mnsipbest + pen Peter earner crsieT teas poyennertnren entity Re ee ery rea cee ed er eee eee ina Stieal- seer See [ey oT renee ere ton) ‘du N® 249 Squadron, sera décoré de la OFC and bar, avecla ane ENT eer Se ede Se meee peer ete em ik sto ne ent cet accel eetrenpeete sere eet NEE ea laichdel Pose etoreparieel tegen ty acer ny Oe aro ds nea ers pee iperaairepeonrnaanty Tete eee Ye areal tcderd EN renee acer ere Eee eer ten Thre rT ee yea ct ee ere ad mare eerily hoe aati naa vrei sae Erenninta- nero Air Ministry, 15th November, 1940. YAL AIR FORCE. The KING has been graciously pleased to confer the Victoria Cross on the undermentioned officer in recognition of most conspicuous bravery:— Flight Lieutenant James Brindley Nicousow (39329)—No. 249 Squadron. During an engagement with the enemy near Southampton on 16th August, 1940, Flight Lieutenant Nicolson’s aircraft was hit by four cannon shells, two of which wounded him whilst another set fire to the gravity tank.” When about to abandon his aircraft owing to flames in the cockpit he sighted fan enemy fighter. This he attacked and shot down, although as a result of staying in his During aircraft he sustained serious burns to his hands, face, neck and legs. Flight Lieutenant Nicolson has always dis- played great enthusiasm for air fighting and this incident shows that he possesses courage and determination of a high order. By con- tinuing to engage the enemy affer he had been ‘wounded and his aircraft set on fie he displayed exceptional gallantry and dis- regard for the safety of his own life Rt eee ec nay Pisiemanoaried ae ra MTV ew Wnt 11 wach © Frank Carey a ae eee a! or ren tee sy Perera eaten Terr ceo ae reer ee eee etry Pete eee erate) einer ea ie eam? Se ee at erent Ce eer re enn nea eee eee etn y Potente tant] ere ree eed Cree er nnn es Pee eae eerie ttn pone aed ee ie eee ae ranteetcettore ne ote ear ae rre ereenrey ponent © Paddy Finucane v Brendan Eamonn Fergus Fioucane est né en octo: ee a ete Ts catholique et @tant lui-méme un fervent prati- or Sat eats Pe a a re ee eyes eet nee neh Spitfire N3128 (YT-W), Cee oh oes Retna eta ns erring ee Re Catone Peet oer ene eee tre rene Saami ere eet Pear eee ee es Pe eee eer eens ern ect ea cera eer eran) aa ee ert rer ay en eon rs Puree eee cra ae mn att eee) Pn eerie eaters Pee ee te etd cae Pee CORES hhomologuées. ORT S UCC we Ce erent Pe een nee ent) Cee eae es tt eer Pee nes perc ter acer Pre eee ere Ere etd eee ey EO et a er eto ey ee nears ee aaa Pe re ie rec rere eee ener en Peetu ar aay eu ecu rs ena ee arene rs ere ens plus grand as du Fighter Commend. décede des. ee eer ieee er ere Pee ane cates eorerieanii © Colin Gray v Ce eee eo Co tc eee rer rod eee ete reer oer Pee ie eis hives cee rece nen ener Ley Comore coal etree en a ieee ee Pepe aerate Peete ne eos Ce aera ‘operations, en 1944, mais ne sera plus engage oo DEC and two bars, il termine la guerre avec un Perr ker ees ere ennai @AlDeerres Ee eee ee eae eee ae fejoint le N" 54 Squadron. Le 23 mal 1940, i Pea ene eer a ee conc prerbeneal vere en ca ee eee er td Come eran ee are eet es Pr etree ter ter? eee rs Cet ona Pree rar ert Trad eee ee eer Reet © Stanford Tuck y Cee sance, ative au N" 65 Squadron, en mai 1936. Nee oe cee ees Pe eee ete est muté comme Fight Commander au N° 82 eee aes eee hee arr Sr Pee ere en orn ees eet ts Cee ee oes PecOur recta et eee er Cone Seem oT peas eee ed ie amare eer eee ee eet erat ee ee oe Cot oe err eee Galland, qui avait invite partager son repas le ior ror Ce aera Pee ert a) ce Ob tia st ae Wick est né en 1915 @ Mannheim. i embrasse Ce ee tars earner enter Ina Oe enti mares Pee arrears ee ener Tes Ree ee ea rs Pa Pee ero ote) Pea reraret cs eee One eee ee rete ener neem ers sn oer ares erat eee een eer eee eames eer aetna ny Seer rea eee Peer eer TE ore ena ee eae eee eet eee ert eee ee eae oer erie ears a ee ee a ele eet eg ers ere ea een ee ee ray ee es Crest daillourstrés probablement ce qui va le perde. Le 28 novembre 1940, Helmut Wick est Cen eee ery pee a erates ar + Werner Machold Saree ati Tate Pena rr eerens campagne de France pluto réussie (10 vic Pr oe Ceres Lutwatfe priviégiant Fexpertise au grade. Co terrence) Sener er coer os che la Rtterkreuz, trois jours plus tard. est alors Pee rete ee eres Cee uate iancrs reese rete eer Te ene enn eee rere Peer eaters eerie its +; Walter Oesau Pe ee a er eae en SR ene ee Perm Cnr en cats Cem Cee a ee oes a ers ute ee Les ee ers 27 récipiendaires de la Spanienkreuz im Gold mit Britanten. A son retour 1 integre le Stab de ea as Sennen Sec Pee Pee eer ney atteinde la barre des 20 victores, est décore Crore eran reer a Pere can Ty area eas ae en rere er eens Cree eee tan erga eke Peer enero Les succés s'enchainent a une cadence élevee ee ers fod rene ea os Pree cr nt re Peon eee ae Pree Ree eee es Wrevient pourtant en premiere ligne comme eer aener See Tea Ce eRe sae ery oe oe rc en es Opener 4+ Herbert Ihlefeld Caer ere ke ee rr ey Coot eee} A Pc ee oy et Coe Or ace eae Een et en eee a Pe Seer pie Core Na tor ecn Ihlfeld le conduit dans les Bakkans (ov, abatu, oor ee rear Perret ry ed Cenc rane ray on eerie ee Preece eee eee aT Ee eee ane E LCT cee eee Ry renga cnn nee ee are arene ere Be eee cts a 4Joset Pier, dit « Pips », compte parm les gran. eee eras eer entra) Senta area Ca rene ere ena 1915) entre dans I'armée & 20 ans comme oer eee eres ane rarer oe ern erarT er) ere res re eer rd ear eee eer eis Perens Cre ee ee eee a pe re oy he aera ee ears re emer Me oor Renin tt arenes Ce aes Peer ere ener ens one ere ener reais Cece eee eee a Feldwebe! Wodarczyk) au-dessus des plages roc eee Ts en eos Pree ee MeS SC ag Peer wae een hs Pete eee tee ed eae aera eg Pome one nee etree eee eee FOvest een Cine eM errr een es oe ee ee Cale ee em re Revendiquées en 307 missions, ses 101 victoi peer enue eens 11 Hurricane, 8 8-17, 3 8-24, 3 Blenheim, a ee Ty ire oa LA BATAILLE D’ ANGLETERRE Pit Ofieer. W. Stovers N°17 Squadton 23a ote 2 Debden, aot 1940, ritérées, la Luftwaffe, obsédée par la RAF, a négligé de s'occuper de la Royal Navy. L’expédition de Norvge & CcoUté tr8s cher & la Kriegsmarine et le GroGadmiral est tr8s inquiet & propos >» La bande a Sader Le Squacron Leader Douglas Bader (quatone ‘on part ea cote) pose au ilu de plies canada N° 242 ‘Squsdeon & Duos. de la protection dela flotte d'invasion. ese din are soot Le moins que l'on puisse die, c'est que «Seolbwe » West pas un mode do Concertaon et de coopération ente ies oa ermdc, Le temps ve jouer en faveur des détensours. Entre le moment ov est datects assemblage des formations alemendes ardessus du Pas-de-Calais tt moment ob oles! abordont ls cotes da Kent, Iva oolr un pou ps Gone dem:houre. Une stort qua c sax: 11 Group mat profit porte dear En fa, on ne contra jas fe nom é dbx Squedtons, eu vont ope pr pa bre des victoires qu'il a revendiquées, LA REMCORTRE DERISINE: tes, ainsi que pour obtenir des renforts Carte estima enve 20 30. Paradoxlanent, pus es bombes om- des Groups vans. es un total de EnefletaKG 20 perd cing Ju 88, dont bert sneriptsurLondes celles dole vingtetun Squadrons cui afrorten le ai ds Kommandour du Ii /KG 20, lo Lifter 2ejouret cals cela LutoreLuftwafe dane a matings ‘aor Johannes Hackbarth, dont éau Slanut- pus Dowding espe, Depus Les nts de Duxford (12 Group) deol page ost ws plisiursjour, aLuftwotfe dee ee lent 11h26, st hut minutes avant Cnt a Gerry Edge, est battle 26. tein dager Command. Bop il rrwée ds avan-gardsalemandes. A septembre et dot arbotr dans enue pure rémvesten meme tempe que la tite de es cng Squedtons, mflange iver re recat, Iprtend avo ee ses train seteles, Anger pe, de Spire et de Huricane, le fem descend parson aller poonais, qu, male ne rompt pas, Squadron Leader Oougle Bader, qu ayant été tub pendant engagement, Gong ped patence. Toujours obnubié pote avec deux jambes arias, a ne pourra jamais confrmer ees des. area tore du grote Scleg,tdlcde Foccaion de vrtrlain-fondé del Avant eu dee mats avec Legh Malory, de frper un autre coup « doce le tactque dos Bg Wing, dont I stun i'seraexp6di6 8 Adon pour créer une 16 septembre, Obtenilasupériont6 des pus ardonts partsns. Lo résuat tecadile dentsinement I ermine rene, mas pour quoi fae ? Ben ser quelque pu dora, Quogue [a querre au ministre de Air avec lest om pao fouours de « SeeBiwe », En ofrant le epectale de ses quelque (Faded Group Captain puis srstalre_copenart es tres divergent Fier soicante& solante-di chasseu, uKerya avant reve tr sesjours "en désintéesse et Raeder n'y est Bader ancontestablament if suo on Angleterre pas favorable Malgré ses demandes rontal ds equipages dela Lttwatte ra Guo eatendlet pes rower une tala opposition, alors que leur props endo ne cess de lamer que a RAF fea agoisane A'13n45, une nouvelle vague se peépare. Du cBté angles, pas moins de vit quatre Squadrons vepondet BS oppet. Tout, ee Alamance pr Gent beaucoup de temps» secombler des formar comploxe une ado Supdrioure & cole quis ont pravqube Juseu’® présent.I'leur faut plus de trente minutes pou ranch en ore Gisper les 90 km ul steer ace de Londres, un dal quo ls chasceus angiis mettent prof pour se trouver vata guar, taal Se ‘adores ever avec ouxjambes actos aw) He itu LAGS puis teraln de Le Nord en septembre 1940. (GPidartr Gr, ie RNIN) ‘en bonne position face & une Jagdwaffe ‘quasi inexistante, Park change sa tactique. l demande & ses Squadrons d’engager les chasseurs allemands en priorité. Ce faisant, ces dorniers brilent leur carburant plus vite ‘et sont contrants dabandonne les bom bardiers au moment ol ils artivent aux ‘abords de Londres. Grace & cette habile ‘manoeuvre, Park inflige beaucoup plus de dommages la Luftwaffe au-des- ‘sus de Londres que le matin au-dessus du Kent Un dernier raid, mené aux environs de 18h00, vise le site de Supermarine & Woolston, sans grand succés. Conséquence des lourdes pertes subies ‘au cours des semaines précédentes, les Allemands ne peuvent effectuer que 820 sorties dans la journée, tandis que le Fighter Command en réalse 709. Les pertes s‘élévent & 69 avions détruts et lendommageés & plus de 60% du cOtéalle- ‘mand, contre 50 chasseurs (catégories 2et 3) du cété britannique Indéniablement, la RAF a repris la main et cette journée du 15 septembre, {ui passera dans I'Histoire comme le point culminant de la Bataille d’Angle- terre, s'achéve sur une défaite de la Luttwatfe, Comme Iécrira plus tard Vhistorien John Terraine : « Si je 15 ‘ait a prouvé au Haut commandement allemand que la supériorité aérienne ne pourra pas étre obtenue rapidement, le 18 septembre va le convaincre qu'elle ne pourra jamais etre. » CHANGEMENT DE TACTIQUE Lemauvais temps s‘invite les deux jours suivants, réduisant l'activité aérienne de part et d'autre. Le seul événement important est le report sine die de « Seelowe ». Le 17 septembre, sur les lordres de Hitler, otarie regagne les eaux paisibles du Phin. Cependant, un tout petit événement 3 échelle de la bataille se produit le 16 septembre. Ce jour-la, le Flight ‘Sergeant Maurice Choron, affecté au N° 64 Squadron, est le premier pilote de chasse Free French & effectuer une mmission de guerre Le 18 septembre, le retour du soleil pro- voque celui dela Luftwaffe. Ele envoie trois vagues dans a journée pour un total de 1 116 sorties, soit prés de 50% de plus que le 15. La Luftwaffe change de tactique, délais- sant Londres pour s‘intéresser aux vles de'estuaire dea Tamise et, surtout, en Ltiisant fort peu de bombardiers (92 sor- ties seulement). Les escadres de chasse sont envoyées dans leur totalité pour trois missions de freie Jagd chacune dans journée. Els en seront pour leurs frais, car la RAF refuse le combat. A17h35, la JG 53 effectue sa troisiéme mmission de la journée. L’un des pilotes ‘est pas particuliérement heureux. I s‘agit du Leutnant Erich Bodendiek de la 4.1UG 53. Enetet, son Kommandeur, le Hauptmann Ganther von Maltzahn, hi ‘8 demandé de reprendre le E-1 équipé du nouveau systéme de changement de pas d’helice automatique. Bodendiek 3 cffectué un vol d'essaila ville quis'est terminé prématurément quand le sys: tame automatique s‘est bloqué. On peut ‘comprendre le manque d'enthousiasme dujeune plote de se retrouver & nouveau € bord de cet appareil mais, cette fois, en combat. « Nous venions de franchir la céte anglaise quand 43 Spitfire, manifes- tement guidés par radar, ont soudain surgi d'une masse nuageuse par dessous et sur notre droite & environ £8 500 m, Maltzahn a réagi comme ille fall, car nous volions alors & 8 000 m et étions ains|inférieurs en nombre et en ‘mauvaise position. lla conduit le Gruppe vers des nuages au-dessus de nous par tne chandelle aussi vertcale que possi ble. Lamanceuvre a tés bien fonctionné pour tout le monde sau pour moi. Mon avon se trainait lamentablement et ne parvenait pas a prendre de latitude, fet méme perdait dela vitesse. J'étais désemparé. Je ne pouvais méme pas rm’échapper en piquant, car 'hélce était bloquée au pas de croisiére. Mon seul poi était de me trainer usqu'aux nua. 925, sachant que le Spitfire était moins bon que le Me dans les montées peu accentuées. Pendant ce temps, les Spitfire virevoltaient autour de moi en ‘me prenant pour une cible d'exercice, Maisils ne s'approchaient pas suffisam- ment, jusqu’a ce que un d’entre eux ait ide de plonger sous moi puis de cabrer en ouvrant le feu devant moi avec I'espoir que je traverseraislerideau de projectiles. Il avait une chance sur mille que ¢a marche. Mais ca a mar ché ! la touché mon réservoir dont le fond n’était pas protégé et mon avion 2 pris feu. I falait que je sorte, ce que ai falt. (1 «Je suis tombé dans la Manche & environ trois kilométres au large de Folkestone. J'ai été repéché peu de temps aprés par un garde-cote et live ‘aun régiment dani. Les gars étaient trés suspicieux, car je portais un pull & col roulé blanc, un pantalon de cheval et, ayant perdu mes bottes en sautant, des micbas blancs. Je n’avais aucun papier d’identté sur moi, juste mon porte:mon- nae avec un peu d'argent francais et anglais (des livres de Guernesey). La seule preuve que jétais militaire état la Croix de fer de Tere classe que j‘avais dans une poche — elle mavait été remise Vaprés-midi méme. » Son vainqueur est Bobby Oxspring, qui donne sa version de 'événement «Nos deux Squadrons (N° 66 et 92 Squadrons], ayant rétabl vers 9 000 m, suivaient une ligne de patroulle au nord dde Douvres quand nous avons apercu une section de 109 se diriger droit sur le $2. Notre commandant a donné Valerte. Les Spitfire du 92 ont vré et le combat a entrainé les assaillants vers nous. La section de téte du 66 a gimpé a 'apoursuite d'un ennemi et’ emmené la mienne derrire un autre. Dizzy Allen, mon numéro deux, @ couvert mes arid res quand je Iai attaqué par-dessous et sur sa droite. Aprés deux courtesrafales, ‘ma victime a pris feu et apiqué. Le plote 1 sauté, L/avion est allé sécraser dans lune prairie du Kent, quelque part pres de Folkestone, « Aprés mon attaque, je me sus retrowvé ‘accraché & mon hélice et ma vitesse avait tellement chuté que le Spit était ‘au bord du décrochage. Un léger piqué ‘me redonna de la vitesse et nous som: ‘mes alors remontés, Les autres 109, avaient momentanément gisparu dans Un épais cirrus, mais, pou de temps. ‘apres, quatre ont ressurgi légarement ‘au-dessus de nous. Deux ont piqué sur ‘moi et les deux autres sur Dizzy qui a téussi les éviter. J'ai fait face & mon premier assailant etj'altré deux rafales ‘aumoment ol il ‘a dépassé. Quelques. ‘morceaux ont été arrachés et Dizzy me dira parla suite quilaméme vula verrére s‘envoler. Des tracantes sur ma droite ‘ont avert qu'un autre 109 se trouvait derridre moi et si dégagé habilement. 4 Le Foidwabe! Erich Bodendk a 0G 53 devant son Sie « 13, Blane » qu rest pas ca pct Io 18 Septembre 1940. (Cotecton ¢. Goss) 44 Le Fight Leutenant Robert W. Orso, a terrane ia quer ou gran rg Cormac centrdos (pus 4 V1) ([Link]) blest > Une parte de a 1/829 210 en vol de formation. Au beau mile, Te S0+BH (WN 3373) (sera paral septembre 1040, batts parun Hurrcane du N"1 ‘Squadron. Le plots, Untrfizier Gerard ge, erate te rao, fe Gefetor Edmund Est fit prsonnier (Collectors Vasco) Le Fight eutonart bern Lowi OFC. 50 ‘répar pour une nowvete Mk au N° 85 Squadron Mes ja tare do hut vetoes, dont ec remportées io mime Jour, quand test transl a 249,10 User aba vos fo, ‘Ceylon 2, co qu meta DFC and bar, i compte 18 ‘vetoes emolgues, (RAF Museum) LA BATAILLE D’ ANGLETERRE Tout & coup, Alors: e ciel est redevenu la maison. » Le faible engagement de la RAF expli ‘que les succes et les pertes modérés 7 BF 109 et 14 bombardiers deétruits, d'un cOté, et 11 Spitfire et 8 Hurricane, de autre OU L'ON REPARLE DU BF 110 Le 27 septembre se déroule l'un des derniers gros combats de Ia Bataille d'Angleterre. La Luftwaffe effectue trois expéditions dans la journée, deux sur Londres et une sur Bristol (usines de moteurs), composées de petites for ‘mations de bombardiees, és fortement escortées, puisque la Jagdwatfe réa lise 998 sorties. Les Bf 110 des 2G 26 et 76 et du V.(2)/LG 1 sortent & nou- veau en masse, sans compter ceux de [Link]. 210. Ces derniers, au nombre de dix, emme- 1 par leur Kommandeur, le Hauptmann Martin Lutz, et protégés pare |/2G 26, ‘se dirigent vers Yate tla Parnall Aircraft factory. La RAF a-telle eu vent de la ‘mission par interception des messages UctRa ? Quoi quill en soit, le N° 504 ‘Squadron até déplacé en pein milieu de la nuit de Hendon (11 Group) a Fiton (10, Group) et c'est iui qui artve le premier sur les lioux. L'[Link]. 210 perd trois, Bf 110 D, dont celui du Kommandeur, vraisemblablement abattu par le Pilot Officer M. Rook, dans les ctconstances ‘que celu-cia décrites 4¢J'2i poursuivi la formation ennemie ui s’enfuyait de la région de Bristol et i’ai apercu un “Jaguar” [nom de code ddu BF 110] sous la formation qui grim pait pour la rejoindre. Je suis arivé par an dassous de la formation et me sui rappro i jusqu’ 300 m. La i partis en piqué. J'ai ouvert derriée lui. En tant doucement sur le manche, j'ai encadré I'avion ennemi dans m de distance, Je li de trois seconds. Des fla 1 colimateur 8 environ 200 m dos deux moteurs et i dans un gros nuage 2. De Thuile a été projetée sur are-brise. J'ai relevé ma position Ceme Abbas. » L’épave de Vravion de Lutz sera retrouvée par les Britanniques pres de Tarrant Gunvile. Les Bf 110 vont recevoir une nouvelle raciée, puisque pas moins de 18 ne ren ‘reront pas et deux autres rejoindront le continent en piteux état. Parmi les fo. mations qui ont le plus soutfer figure le V.(2V/LG 1, qui perd sept appareils, dont ‘clude son Kommandeur, le Hauptmann Horst Linsberger. La Luftwaffe perd 63 avions, ce jour-a, dont 21 BF 108. Victoire & la Pyrrhus pour le Fighter Command, dont 32 Hurricane et 23 Spitfire sont rayés des contre (caté- ‘gorie 3) ou doivent dtre envoyés dans ds atelier spécialsés pour reparations imajeures (catégorie 2). Du cOté britannique, le grand vaingueur du jour est sans contestation le Pilot Officer Albert G. Lewis du 249, qui revendique deux Bf 110 sdrs et deux probables et trois Bf 109 et un Ju 88 sirs en trois combats ~ six victoires en Une journée, c'est une belle performance dans la RAF | «En tant que leader du 249, ai apercu une formation de 109 au NE de IrEstuaire. Avons grimpé de 15 000 200 qués par une sé 109 qui no bat tournoyant a 6t6 attaqué par 2 Me 109, do J'ai touché sous le fuselage quand il est sds, mais avons été atta nde formation de coiffés. Dans le com: tun que Masserschm B19 E-4 (WN 1641) Hauptmann Est Wiggers Stofekaptan 2116 $1 Saint ingieve. septembre 1940. Supermarine Spitfire Mk. (P7856) ‘Squasron Leader Donal O Nit Squadron revendiquera ses deux autres Bf 108 dans I'aprés-midi. Lewis sera abattu et ‘gravement brdlé le lendemain I recevra tne bar & sa DFC et retournera au com bat 8 Coylan, en mars 1942. VIER BRAS DE F ‘Alors que les jours raccourcissent, que Fautomne s'installe avec son cortege de brouilard et de pluie, le 30 septembre, Kesselring et Sperre montent une der: riére tentative pour forcer la décision avant I'arrivée du mauvais temps qui ‘mettra un terme aux opérations diumnes drenvergure, Deux grosses expéditions, fortement encadrées la Jagdwaffe effectue 1 015 sorties), visent essentiellement Londres fet sa région, avec deux raids de diversion sur Southampton et Yeouil Mais le Fighter Command est sur le pied de queree:ilréaise 1 173 sorties, ce qui classe cette journée au second rang de toute a Bataille d’Angjeterre, aprésle 15 1nés, la RAF revendique 46 victoires et la Luftwaffe 58; leurs pertesréelles sont res: pectivement de 40 et de 58 apparel Le Major Adolf Galland inaugute les Feuille de chéne, qui lui ont été décer 'néos cing ours plus tt, en remportant sa 42e victoire aux dépens d'un Hurricane du N° 303 (Polish} Squadron, mais i pperd son ailier, le Hauptmann Walter Kienzle (griéverent blessé), un nouvel arivant qu'l avait emmené avec lui pour le tester en vue de lui confer un Gruppe dela JG 26. lest trés possible qui soit tombé sous les balles du Hurricane ploté par le Fiying Officer Witold Urbanowicz, Qui revendique ce jour-i trois Bf 109, dont un & I'heure et & 'endroit oi son ‘Squadron a attronté le StabiJG 26. c S CARABINIER: Voulant participer au festin, Benito Mussolini s'invite dans la Bataille d'Angletorre. Le 10 septembre, il crée le Corpo Aero Itafano (CA), dont e com: ‘mandement est confié au Generale Rino Corso-Fougier. Le CA se compose de deux Gruppi de chasse, le 18° sur Fiat CR.42 et le 20° sur Fiat G.50bis, et de trols de bombardement, les 11°, 43° ‘et 98° sur Fiat BR.20, ainsi qu'un cer tain nombre d'avions de soutien (CANT 2.1007, Savoia Marchetti .75, §.81 et Caproni Ca.133) Le 27 septembre, le transfert Italie aux bbases que leur a réservées la Luftwatfe fen Belgique se déroule de maniére cau: Cchemardesque pour les bombardiers. Sur les 7 BR.20, seulement 60 arrivent & bon port, 4's'écrasent et le reste spar pille sur diférents terrains. En revanche ‘et de manidre paradoxale, le voyage des cchasseurs se passe sans incident. Le 22 octobre, le CAl est & pied d'couvre, les chassours répartis entre Maldegem (18°) et Ursel (20°) et les bombardiers entre Melsbroek et Chidvees. Les pilotes itaiens vont rapidement tre confrontés. {un grand nombre de problémes. I leur faut d'abord s‘habituer aux procédures de la Luftwatfe, aux ordres donnés en ‘allemand et surtout aux conditions météo ‘assez différentes de celes quis connais sent. Seuls trois G.50bis possédent une radio et comme ils ne sont pas équipés instruments idoines, ils sont limites aux patroulles dunes et par beau temps. Les Alleriands doivent fournir des gilets de ‘sauvetage aux aviatoursitaliens, tant les ours sont inadéquats, La premiere mission se déroule dans la nuit du 24 au 25 octobre et consiste en ‘un bombardement de Felixstowe et de Harwich par 18 BR.20. Deux appareils égarés sont détruits et un troisiéme est fortement endommagé en atterrissant 4 Lille. Aprés une nouvelle mission de nuit sur Ramsgate, le 29 octobre, le CAL attaque de jour. Quinze bombardiors, escortés par 39 CR.42 et 34 G.50bis, eux-mémes sous la surveillance de Bf 109, s’en prennent & Ramsgate. Le Major ans Trabenbach, Kormandour 4 1(0)U6 2. rue dans lo cécorchampsie {i terain Ge Cane Marck on ao 1980. 2ifond ae srese ‘ocho de gies Nove Dame de Calas, (Gudea ‘onr3s220-228) LA BATAILLE D' ANGLETERRE aceon aban Perch oes eee arte) coer reno tty coset nen ny Porter rT ras peiteernerener ante end Pe eer ee eer best carearcaeted oe eee ees oC en ieee Se ees ee an pe te reat eens Cee al vital Utmrower et Volant basse aitude, ale dans ale, en es Nazis et s'est égié en Pologne, en sance habtulle. avai b sZt Sod" Loar un seul bloc comme pour un parade au France, puis en Grande Bretagne les manetts 8 ond, ne pond soetauN’ 93 Sweden, Yessus de Romelejour delemiversare « cu uN ‘ nme orare- dl Duce, les avions italien, dans leur quod! 00.20% pessonitenare chatoant enue de camouige mieux fe de North mat ° ” RFA adaptée a l'environnement de la Sicile nd 1 attaque. Le on volait au (www2imagesom) Guy‘aux cieux anglais en automne, font 1 | Squadron, com- ne 5 5 c venus. La DCA, sans doute déconcer- A. C.f ; font form tée par Falure pou conventionnall du raid, s0réveletarivement. Souls cing de potouilor a fan corel iene eres stoned bomborders sont endommagés, dont un lage frees, hure a Anglotare. En passa s'écrase au retour prés de Court. tude de 300 m_ Nous tans en pat nna WA GUERRE PERSONNELLE x , CONTRE MUSSOLINI nstructi 10 ange Bien que le récit qui sut soit postériour s «Ten R tt mance 2a date butoir que nous nous sommes and s dela M * le fixée, nous pensons qu'ilnétait pas ini Ee s 7 les deux autres Squa ‘téressant de 'nclure dans ce chapitre. de Nor id, le N°2 Karel Mrazek a uité sa Tchécoslovaquie « C’était bien ma chanc 1urde se dépéchaient pour avoir une natale lors de son démembrement par _mon Hur donnait pas sa d’approcher ces proie > Dos Fat R42 doa a Suede, 18° Greco CCT suri eran gUret ‘on novembre 1540. {[Link]) Les combats qui s’étirent dans le cli- mat incertain des mois doctobre et de novembre changent de visage. Les born bardiers réservent la majorité de leurs Visites & Londres et sous le couvert de la rit. C'est fin de la Bataille’ Angleterre etle début du « Bitz », Yheure des disc ples dela religion cathodique a sonné, heute des comptes aussi Napolon adit un jour que la victoire ne dépend pas de la valeur des généraux, ‘mais qu'elle sourit& celui qui commet le moins d'erreurs. La question est done de savoir si c’est la Luftwaffe Qui a perdu la Bataille d’ Angleterre ou si c'est la RAF quil'a gagnée ~ en gros, quel est le camp qui a commis le moins d'erreurs. La mission de la Luftwaffe était de conquérir la supériorité aérienne, préalable & I'hypothétique opération ‘ Seoldwe ». Il est indéniable qu'elle ‘ échous, entrainant par sa failite lo désintérét définitif de Hitler pour une copération en laquelle il ne croyait que madérément. Les raisons sont mul tiples et peuvent étre, pour a plu part, imputées a I’Oberkommando der Wehrmacht (OKW), dont le chet ssupréme était Adolf Hitler, et & VOKL, ‘commande par le Reichsmarschall Hermann Goring AYOKW ~ tergiversations sur la nécessité et la maniare de vainere miitairement le Royaume-Uni ~ absence de vision globale dela guere ‘aérienne stratégique (4 AYOKW et & 'OKL conjointement ~ incompréhension de la notion de supériorité aérienne et de ce qu'elle implique en termes de constance dans Veffort et de mobilisation industrielle. Quand on s'en remet au grofer Schlag, la moindre des choses est de prati ‘quer une tactique de saturation des défenses. Or, sile 13 aot, « jour de Faigle », les Luftfiotten 2 et 3 alignent quelque 900 bombardiers disponibles, ceuxcci ne réalisent que 425 sorties. A quelques rares exceptions prds, la Luftwaffe @ monté peu de grosses expéditions en pénétration profonde US Une puissante escorte de chasse, Quoique pou bousnés ans our et ce avvetage (qveuxmimas ar Serio) casavatere Falens dun Fat BR 20 oa Spuscita ou 45" Gruppo BT consutont tou pln de vol avant une sion depus Mactrook (Peter Gr wa RWN) Un Savoia S81 de la 2460 Sauadrgla erway poutle soutien legsdque du Corpo Aero ato, en Belge, tn novenbre 1980, (Calecton .V. row) Of. co set Hier tla guare aerione, in Aérooural 8 (feviermars 2000), LA BATAILLE D ANGLETERRE était pourtant 'unique maniére de for. — défallance des services de renseigne- argent comptant. Il faut comprendre que ‘cerle Fighter Commend & accepter une ments surla production aéronautique et _ dans un régime de type dictatorial, ceux ‘guerre d'attrtion qu'il n’avait pas les les pertes britanniques, surle choix des _ qui savent évitent soigneusement de par moyens de soutenir sur le long terme. objects (tout au moins, au début de la ler ou ne disent que ce que les grands Or, les expéditions de taille moyenne, bataille) et sur 'estimation des dégats chefs ont envie d'entendre. 4 Le Merane 406 N° 827 (devenu AXETS) cu N"2 French Fighter Fgh, & Hala, & Tautomne 1940. Ces French Fights ntion pas ratachés aux FAFL et dépendalet ‘excluswement de a RAF, 0 les cocardes brlarriques sues avons. 2 Le eergontche Justh Giscon du GC WS, @ bord de son Cutis H-7EA n° 206, revenciquo une vcore lors de afro de Mors ebro 6 jullet 1940, (SHDVA) {3 Un Vickers Wotesiey du N"47 Squadron en vol au-dessus du Soudan, (RAF Museum) 79 1940 Cette journée marque, pour les Britanniques, le début de la CLD Bataille d’Angleterre. Celle-ci faisant |’objet du dossier de ce numéro, nous ne nous atterderons pas Sut les combots qui sont dj relates C'est ous a seule nuit du mois ole Bomber Commend wetfectue aucune mission au-dessus de Allemagne BE cepuis le 8, 1a Mediterranean Fleet, comprenant notamment ID ie porte-avions HMS Eagle, est objet de violentes attaques. de Ia part des unités de la Regia Aeronautica basées en Sardaigne ct en Sicile. La plupart sont repoussées par une poignée de Sea Gladiator aux mains de pilotes de Swordfish. Le 11, le Commander Charles L. Keighley-Peach abat un S.79 et, le endemain, il descend tun $.81 et partici & la destruction d’un second. Une vive contro- verse va opposer la Regia Marina & la Regia Aeronautica au sujet if é 41 Lun des doux Marin 167F du Fronch Fight N° 1 peu apres son artvée & nrmaksar (Aden), on jet 1040, 2 Le Commander Charles [Link]-Poach décole du HMS Eaple bord du Sea Glatator [Link]. en juillet 1840. Ce plete do Swordfsh sera crédké do 3:5 \ilores on Medterante 13. Un Bf 110 de la 2/NUG 1. On note les deux marques de victoire ur la deve. (EcPAD) 80. de I'atfirmation de cette derniére que ses attaques ont diminué de ‘moitié la puissance navale britannique. En effet, soul un croiseur a 616 légerement endommagé ! Premidre attaque de Jabos (chasseurs-bombardiers) dela Luftwaffe sur I'Angleterre ~ voir dossier A Aden, le N° 8 Squadron est renforcé par I'arrivée de deux Martin 167F du French Flight N° 1 avec leurs équipages francais en uni- forme de la RAF. @ ‘Au cours d'un combat opposant un Hurricane et un Gladiator CS) a douze Fiat CR.42 du 23° Gruppo, le pilote du Huricane le Fight Lieutenant Peter Keeble, est abatty et tus, lest le premier défenseur aérien de Malte & tomber au champ d'honneur Q Lore de sa premidre mission sur Defiant, le N° 141 Squadron est décimé parla chasse allemand ~ voir dossier. Q Dons ls nuit, le Bomber Command trappe plusieurs objectite en Allemagne. Cing bomberdiers ne reviennent pas, dant un Whitley qu constitue la premire vietime d'un chasseur de nut allemand. Le vainqueur est un futur grand as de la Nachtjagd, Oberleutnant Werner Streib de la 2./NJG 1 La chasse de nuit britannique n‘a que deux jours & patienter, pour se venger. Le Flying Officer Glyn Ashfield, & bord d'un Blenheim Mk. I.F de la Fighter Interception Unit, équipé a titre ‘expérimental d'un radar aéroporté AAl Mk. Ill, bat un Do 17 Z de la 2KG 3. Eso empoignade au-dessus de la Manche entre Spitfire et Bf 109. Les premiers perdent trois appareils du N° S4 is du I./JG 26 et quatre du ‘Squadron, les seconds deux appar JUG 52. La défense de la Somalie britannique, coincée entre la Somalie italienne, I'Abyssinie ot la Cote francaise des Somalis (sous 'admi- nistration de Vichy), est renforcée par I'envoi de six Gladiator du N° 94 Squadron & Berbera. Un Flight du N° 1 SAAF Squadron, alors 4 l'entrainement en Egypte, arrive en renfort au Kenya. & Pendant que ses bombardiers (Ju 87 et Ju 88) effectuent 120 sorties contre un convoi dans la Manche, la chasse allemande en découd avec son homologue brtennique. Lei. /JG 62 perd & nouveau quatre Bf 109, mais le Fighter Command dépiore la perte de sept Spitfire, dont trois du N° 54, qui doit étre envoyé ‘ay repos (tout comme le Ii./JG 52). Le Major Werner Méiders, promu cing jours plus 6t Karamodore dela JG 51 en remplacement du « vieux » Theo Osterkamp, remporte sa 26e victoire, mais est descendu quelques instants plus tard. Il se pose train rentré et, blessé au pied, au genou et & la cuisse, il est mis sur la touche quelques jours. On a longtemps pensé (espéré 2) que son vainquour n’était autre que le céldbre « Sailor » Malan. Or, d’aprés les rapports de combat, il semble bien qu'il soit en fait també victime du Flight Lieutenent John T. Webster du N° 41 ‘Squadron. Celuici, DFC, sera tué le 5 septembre 1940 & la suite {d'une collision avec son Squadron Leader; il tit alors tituaire de ‘treize vietoires (dont deux en participation}. &Q Vingt-trois Ju 87 du Il/St.G. 2 bombardent le eroiseur HMS Delight au large de Portiand. Touché & plusieurs reprises, le crolseurcoulere le lendemain Malgré ses efforts, bien que finalement peu soutenus (150 sorties par jour en moyenne), la Luftwaffe n’a causé que des dégats mineurs aux installations portuaires de la cOte anglaise et ‘aux convois. L’envoi par le fond d'un peu plus de 40 000 tonneaux (dont quatre destroyers) lui a coaté 98 bombardiers depuis le début {du mois. L’objectif de faite cesser le trafic maritime en Manche n'a pas été atteint. Dans le n° 14, mon attention a été retenue par le travail de M. Rolf Steiner surle Condor. Jen'y ai pas trouvé a seule Veto francaise suroet appeal alemand, En effet, le 19 mars 1943, vers 14h20, aularge du Portugal, aviso colonial fran- sais Savorgnan de Brazza,ralié FNFL, est en escorte d'un convoi nord-sud, lorsque son commandant, le capitaine de feégate Jubelin, brevetéaéronautique, entrainé en Grande-Bretagne, détecte ‘au seul son de ses moteurs un appareil autre que britannique ou américain (le temps est alors brumeux), Un tir antirien nourr du navire touche le Condor qui percute les flots et des dbs sont récupérés, dont des papiors d'identité qui permettent & MM. Eh thardt et Benoit ¢’établr qu'il s‘agissait du Fw 200 C-4 WNr. 0128, VY +08, de la 2./KG 40, Peu aprés le méme jour, la DCA du Savorgnan touche un autre Condor, Contraint de larguer d urgence ses projac- tiles pour ralier,dificiement, semble, Méxignsc. Dommage que l'article, dans une revue de langue francaise, ait omis cette Victoire frangaise Dans ce méme numéro, dans votre article sur Amiot 351/354, page 15, vous attribuez le seul Amiot de I'A&ro- autique navale a l'amiral Auphan (et ‘non Alphan}, alors secrétare Etat & a Marine, alors que cet appareil état, en fait, destiné priortarement &’amiral de la Flotte Darian. Il n'est pas établi que un ou I autre de ces offciers supérieurs ait utilisé l'appareil, accidenté début octobre 1942, Voila mes observations qui n’entament en rien ma sympathie a I'égard de la revue et de ses rédacteurs. Le Fw 200 NA+ WN n'a pas été détruit lors d'un raid aérien sur Bordeaux-Méri sgnec, le 13 avril 1941 En réalité, "avion avec limmatricula- tion civile D-AMHL et baptisé Pommem (Lufthansa), en vol entre Stuttgart et Barcelone, a été abattu par le Captain Harold F. Augspurger du 415th Night Fighter Squadron, prés de Nicolas-Ws- Cteaux, le 27 septembre 1944. Vous trouveree toute l'histoire dans ‘mon article paru dans le n® 4/2001 de la revue Flugzeug Classic. Dans la nuit du 7 au 8 aodt, quatre dragueurs lourds de la 10e flotile de Saint Nazaire, les M366, 367, 428 et 438, appareilent pour La Plice a vitesse réduite tellement les eaux ctibres sont truffées de mines. Vers O6h45, ils ont atteint sans encombre les passages sud de Noirmoutier, quand un message leur signale la présence d'un groupe tennemi, au large sur leur tribord. Le ‘commandant du convoi, 8 bord du M438, décide alors de venir mouller entre la pointe de la Fosse, sur le continent, et Fle, afin d’échapper aux vues et radars adverses. Le cap est mis sur Fromentine. Vers 08430, I'ancre est jetée dans le goulet devant I'estacade. Les comman dants des draguours se concertent au restaurant de l'Océan, font le point et décident de poursuivre leur route vers le ord en empruntantle chenal du c8té dela tere, devant passer & marée haute sur le ais. ts requiérent un marin, M. Beizeau, qui pourra les guider & travers les bancs de sable qui jalonnent le chenal. Entre temps, a mer a baissé, les unités allemandes se retrouvent posées sur le fond, chaudiéres éteintes — une situation dramatique. Les heures s‘écoulent, char- ges d’angoisse pour les équipages des avires immobilisés, d'autant que, vers 10h00, un avion de reconnaissance fait Lune bréve apparition. Pou peu, la marée ‘monte et les chaudires sont de nouveau s0us pression. M. Baizeau a pu regagner son domicile vrs 13h00. Pressentant un danger, i confie 8 ses enfants :« Tout V'heure, ca va barder » ‘Aux environs de 16h15, en effet, les événements se précipitent. La marée est haute, les navires vont pouvoir appareiller. Les commandants sont encore & terre & se concerter, quand dix-huit Beaufighter se ruent sur les dragueurs, remontant la ligne des navires pour diner sous un déluge de rafales de mitraileuses les servants de Flak. Une habile manceuvre. Seules peuvent étve mises en ouvre les pidces avant des ravires. Les assailants reviennent ensuite 8 Vattaque pare travers bébord, ot ours roquettes, perforant les coques, élatent {Vintéreur. Les chauckéres sous pression explosent, la vapeur libérée ébouilantant les chauffeurs; les survivants se jettent ’ eau. En peu de temps, les quatre Unités sont détruites : les M386 et 367 cont chaviré, tandis que les M428 ot 438 ont coulé& la verticale. Trente morts et quatre-vingts biessés sont relevés et rassemblés & Fromentine sur la place du Marché, oils sont pris en charge par des renforts de personnel médical de I'armée de Terre. Deux paves témoignent encore aujourd'hui de cette attaque. Deux avions brtanniques ont 6t6 touchés parla Fak de a pointe de a Fosse. L'un réussit & rejoindre sa base sur un seul moteur, alors que l'autre, ayant heuré Un poteau en ciment, same sur le bout du bane de Piau, & peu de distance des dragueurs. Le pote, R.F. Forestall, et le navigateur, J. C. Robie, ont été tués sur le-coup. Leurs corps dérivont vers la plage de Barbatre. ls sont ailleurs inhumés dans le cimetie de cette lacalts Sur cate photo, piso ‘au moment de fataque,on ‘Seingue ux Beavigher fen van de roprencre do Fata apres un premier gassape do sata. On aperat aus es ois rogues et on dev le quatome desma sousies goes dau provequoes parle ales et (es obue anit, Feeremts sud de ‘ede Nemo, en bas, 1a page de Fromenine ([Link]) as 5 nd a ¢ ok Pca

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