ix BATAILLE
DANGLETERRE
DOS STO a SU TSSoe Ona)
Le courrier des lecteurs real
‘Au sommaire du prochain numéro :
Stalingrad La Luftwaffe dans l'enfer blanc.
De eryOo Le CAC Boomeranc
(ele Aro Journal
113 (lcarre
20004anwer 2010,
> Le AMO est afi fo
prototype et Tavion ite de
‘ire dela version CA2
Tost photgrap cia
Nt Atco Perfomance
Une de Laverton en 1983,
eS ree ee eae CeCe ar COR er ec Ce
présente la particularité d’étre le seul chasseur de la Seconde Guerre
Pte Bw eae tilt eC
Voce tonne Cetett ter ee ear en eit
ee ee ek Ort ron ecin
A
BOOMERANG EST UNE LEGENOE
volante dans l'histoire mil
tale de I'Australie, en grande
partie grace aux N° 4 ot 5 RAAF
‘Squadrons qui ont utlisé avec beau:
coup de succds contre les Japonais.
IN tient aussi une place & part dans
Vrhistoire de aviation militaire, car i
est le seul chasseur produit pendant
la Seconde Guerre mondiale & n’avoir
jamais abattu un avion ennemi. A sa
décharge, au moment oi il est entré
fen service, les avions japonais avaient
déserté les cieux de I'Australie et de
la partie septentrionale de la Nouvelle
Guinée et les rares rencontres qui ont
eu lieu ont été infructueuses.
Toutefois, c'est au ras de la cime
des arbres que le Boomerang va
donner le meilleur de luiméme. Peu
vwulnérable aux tirs d'armes de petit
calibre, équipé de deux canons et
quatre mitrailleuses, d'une maniabilité
au-dessus de la moyenne & basse
altitude, il n'aura pas son pareil pour
liquider les snipers japonais embus:
qués au sommet des grands arbres,
fou sur les flancs des collines do
Nouvelle-Guinée et des les voisines,
A la rubrique « altitude d'attaque »
sur leurs comptes rendus de mission,
les pilotes de Boomerang écriront tr8s,
fréquemment : tree top (8 la hauteur
dos arbres).
Voici histoire de ce chasseur hors du
commun, né dans I'urgence et grace
‘u pragmatisme d'un homme.
PROGRAMME D'URGENCE
Lorsque la guerre éclate, le 8
décembre 1941 pour I'Australie, 1a
Royal Australian Air Force (RAAF)
dispose de deux Squadrons (N° 21
et 453) de Brewster Butfalo basés 8
Singapour et en Malaisie, mais parmi
SEUSS. eeticimmenaaaatetn
les quelque 450 autres chasseurs
maintenus au pays, il n'y a pas un
seul monoplace moderne. En juillet
1940, au moment oi commengait la
Bataille d'Angleterre, Londres avait
avert le gouvernement australion que
la Grande-Bretagne n’était plus en
état de lui fournir le moindre matériel
de guerre. Bien que cette décision ait
été reconsidérée parla suite, le sent
ment que l'Australie pouvait compter
fen toutes circonstances sur la mere:
patrie s'était évanoui & tout jamais.
Cette situation améne le Wing
Commander Lawrence J. Wackett,
président dela Commonwealth Aircraft
Corporation Pty Ltd, & proposer de
construire un chasseur rustique, &
défaut d'etre révolutionnaire, en uti
sant certains éléments fabriqués pour
le CAC Wirraway {71 et le moteur en
toile Pratt & Whitney R-1830 de
1 200 ch, déja produit sous licence
par la CAC. Depuis plusieurs mois que
la guerre menace d'éclater dans le
Pacifique, le gouvernement australien
redoute que les Etats-Unis ne soient
pas capables dhonorer sa commande
de Curtiss P-40. En conséquence,
le 12 décembre 1941, la décision
est prise de construire le chasseur
propose par Wackett
Le 18 février 1942, le gouverfiément
passe commande pour 105 exem-
plaires de l'appareil, qui recoit la
dénomination officielle de CAC CA-12
Boomerang & produire dans usine de
Fishermen's Bend, située dans le port
de Melbourne (Victoria)apparel fit appel & une construction
traditionnelle, avec un fuselage en
tubes d'acier au molylebdrum-chrome
soudés et ferrures d'une seule pice,
avec revétement en contreplaqué et
quelques panneaux en aluminium. Un
pare-brise blindé et de nombreuses
plaques de blindage tout autour du
poste de pilotage, sans compter la
masse du moteur en étolle, assurent
au pilote une bonne protection. Les
ailes sont du type monolongeron et
sont constituées de cing sections &
revéterent métallique travailant. L’em
ennage est fabriqué dans un alliage
d'aluminium avec revétement métal-
lique, sauf sur les gouvernes qui sont
entoilées. L'atterrisseur principal se
rétracte en avant du longeron principal
et la roulette de queue est fixe. L'avion
s'avére de maintenance simple, ce qui
sera un atout non négligeable dans les
régions oi il sera amené & combattre
DES DEFAUTS MINEURS
MAIS NOMBREUX
Le 2 mai 1942, cing mois apres la
mise en chantier, le A46-1 vole pour
la premidre fois. Les essais révélent
quelques défauts, mais l'appareil se
comporte bien, s'avére plutat rapide et
‘és maniable & basse altitude et son
pilotage est considéré comme « tout
8 fait & la portée de la moyenne des
pilotes ». Aprés quoi, il est liveé & la
Ne 1 Aircraft Performance Unit, qui le
teste (comme alle testera les versions
suivantes du Boomerang) dans des
combats simulés avec d'autres appa-
rellsaliés. Contre le Curtiss P-40E et
le Bell P-39, le Boomerang manifeste
tun taux de montée supérieur et se
‘montre beaucoup plus maniable. Il est
ccependant en déficit de puissance &
certaines altitudes et sa plus grande
Iegereté le handicape en piqué.
Peu de modifications sont apportées
au premier lot, ce qui permet d'accé
lérer les cadences de production, mais
retarde la mise en service de lappa
roil, car les défauts, mineurs mais
nombreux, doivent impérativement
tre corrigés par les soins du N° 1
Aircraft Depot & Laverton (Victoria),
avant que les avions ne soient consi-
dérés comme bons de guerre.
Les CA-12 sont immatriculés de
AA6-1 & 105 et sont livrés entre juin
1942 et juin 1943. Viennent ensuite
le CA-13 (46-106 & 200), produit
d'aodt 1943 & mai 1944 et, enfin,
le CA-19 (A46-201 & 249), construit
entre mai 1944 et février 1945.
Le lecteur pourra peutétre trouver
étrange que non seulement le Boome-
rang soit resté en service si longtemps
mais qu'll it 6t8 construitjusqu'a six
mois de la fin de la guerre, alors que
de nombreux types alliés beaucoup
plus performants étaient offerts & la
RAAF depuis 1944. La raison en est
que dans le réle de reconnaissance
tactique & basse altitude, il n’avait
pas d'équivalent, surtout aux mains
de pilotes qui prétéraient mourir que
@'abandonner & leur sort leurs cama-
rades se battant dans la jungle.
La version CA-19 peut recevoir une
caméra Fairchild F-4 dans le fuselage
arriére. L'utiité du Boomerang pour
la reconnaissance a été prouvée avec
le A46-121 par le N° 4 Squadron,
qui lui a installé un réservoir ventral
bricolé pour y loger deux caméras.
4. Le CA-13 Boomerang
246125 guN"5 Squsaen
‘sumone Saat I ples
Darle Fgh Ueutonane
Difed WB. Cle or dessus
‘4 Maron (Quensias),
le 15 mare 1943,
Soa date sumer de
(re, termina
‘qtr een commandant
GaN" Sqvsden
(Sau mention contra,
‘ous los patos.
rovinnent de ion
Montage Musoum of
‘est Austra)
LeAt6-198, pape
CGrewan’s Croce, o
Nea Squad, se
terran de Sepngan,&
‘pte fn de la quo.
al, fe plea, le Fight
Squdon a Seapine
(Quesnsiand, en 1943,
L’Armée australionne @ beaucoup
apprécié les prises de vue qui lui ont
416 fournies
En fait, il n'existe qu'une seule autre
version majeure du Boomerang, le
CA-14/148 immatriculé A46-1001,
uirecoitunturbocompresseur General
Electric dans le fuselage arriére et un
fempennage vertical modifié, ce qui
cenlaidit considérablement la sihouette
de l'appareil. Au cours des essais &
la N°T APU, il atteint 560 km/h &
8.500 m, mais l'amélioration des
performances est jugée insuffisante
ppour justifier sa mise en production,
alors que le Supermarine Spitfire
(Mk. VIll qu frise les 660 km/h, entre
fen service au sein de la RAAF.
UN RAPPORT CINGLANT
ing unités de premiére ligne seront
S6quipées du Boomerang : deux anciens
Squadrons, les N°4 et 5, volant
dé sur Wirraway et trois Squadrons
166s spécifiquement pour recevo'r le
nouveau chasseur, les N° 83, 84 et
85. Les deux premiers remplaceront la
quasitotaité de leurs Wirraway par des
Boomerang, dont la puissance de feu
supérieure sera fortement aporécide
Le N° 1 Aircraft Depot sert de centre
de modifications et de réparttion
des Boomerang, dont les premiers
exemplaies lui arrvent en juin 1942
En raison des nombreux défauts &
corriger (givrage des armes, fuites de
monaxyde de carbone dans le cockpit
entre autres), ce n'est pas avant le 10,
‘octobre 1942 que le Boomerang entre
fen service & la N° 2 OTU (Operational
Training Unit
Revenu au pays aprés une brillante
campagne dans le désert, oi il a
remporté 22 vietoires et une DFC
avec Bar, le Flight Lieutenant Clive
R. «Killer » Caldwell a été nommé
instructeur & la N° 2 OTU, cing jours
plus t0t, pour des essais avec le chas-
sseur maison. En quatre semaines, il
‘accumule plus de quarante heures de
vol sur Boomerang et le teste, 8 son
tour, contre le Kityhawk et le Spitfire.
A chaque fois, il sort battu, maisN° Squacron
(CAC CA-13 Boomerang (A46-128)
Fight UovtonantD. H. Goode
Mareeba (Queensland), mars 1984
humiliation supréme lui est infligée
‘quand il s‘avére incapable de rattraper
un 8-25 Mitchell prété par le N° 18
‘Squadron néeriandais |
Le rapport de Caldwell est cinglant. ne
‘suggére pas moins de trente-cing modi
fications & apporter @ la cellule, aux
‘commandes, aux instruments de bord,
‘au circuit électrique, au moteur et &
Varmement. Il conclut que « le Boome
rang na aucune disposition & deverir
un avion de chasse, mais il peut étre
utilisé pour l'entrainement, la chasse
de nuit & vue, la protection de zones
loignées qui pourraient étre attaquées
par des bombardiers non escoriés, ou
alors en cas d'invasion ou de tout autre
désastre majeur obligeant 8 engager
tous les avions ».IIne peut pas s‘empé
cher de tarminer sur une note acerbe
‘© Le plus 6loquent a propos du Boome:
rang, c'est son nom, en raison de
Vimprobabilté de son retour en cas de
rencontre avec l'aviation ennemie »
Le rapport de Caldwell déclenche la
colire de l’Air Vice-Marshal George
Jones, chet d'état-major de la RAAF
“Les traits d’humour bon marché
& Vencontre de I'etfort de guerre
australien, formulés par des pilotes
récemment revenus de théatres d'opé
rations extérieurs, ne sont pas, mais
pas du tout appréciés ». A la demande
de Jones, le rapport sera modifié et
our son plus grand soulagement,
Caldwell sera rapidement muté
sous d'autres cieux.
N° 83 SQUADRON
Le N° 83 Squadron est formé a Rich
mond {New South Wales}, le 26 février
1943, et confié au Squadron Leader
W. Meehan, qui sera remplacé un
‘mois plus tard par C. Lindeman. Bien
que l'unité ait été formée pour étre
équipée en Boomerang, elle recoit
dabord six Bell P-39, dont un petit
nombre (22 ?} a 66 tansféré & la
RAAF par I'USAAF. C'est avec cos
appareils, qu'elle commence ses
paatrouilles dans le ciel de Brisbane,
Le 8 avril arvent les quatre premiers
Boomerang (A46-52, 56, 68 et 61), le
reste de a dotation suivant rapidement
derriére. Toutefois, onze doivent étre
cédés au N° 85 Squadron, le 28 avril,
ne laissant que le A46-18, accidents &
Vatterissage trois jours plus tot !
En attendant la lvraison de nouveaux
Boomerang, les patrouiles se poursui-
vent & bord des P-39. Quatre CAC-12
arrivent le 11 juin, mais la premigre
mission r’est datée que du 1 juillet
les demniers P-39 sont restitués
le lendemain.
Au cours de leurs patrouilles, les
Boomerang ont l'occasion d’inter-
cepter de nombreux avions, mais
ils sont tous alls, allant d’un
Dornier Do 24 K ex-néerlandais & un
«Zéro »... capturé. Le 5 octobre,
le commandement du N° 83 passe
aux mains du Squadron Leader
W. Allshorn.
Coincidant avec Iarrivée d'un
nouveau Squadron Leader, R. F.
Goon, le & janvier 1944 commence
le déménagement pour Gove
(Northern Territory), d’ou le N° 83
entreprend de nombreuses missions
d'escorte de convois, ennuyeuses et
sans éclat, mais indispensables.
Le 18 aodt 1944, le N°83 est
retiré de la premigre ligne et ses
23 Boomerang sont repliés sur
Cloncurry (Queensiand), premiére
‘tape avant leur transfert a Camden
(Vitoria). Le Squadron poursuit
sa carriére dans d'autres activités,
encore moins passionnantes mais
tout aussi nécessaires. Il s‘installe
& Menangle (NSW), le 10 janvier
1945, et s‘évanouit dans Is nature
2 partir de I.
N° 84 SQUADRON
Le N° 84 Squadron est formé &
Richmond (NSW), le § février 1943,
avec un officier et soixante-huit
hommes, II doit recevoir 16 Boome-
rang, avec 8 autres on volant, et le
Premier (A46-24) arrive le 3 mars,
la veille de la prise de fonction du
‘Squadron Leader N. P. Ford. Début
avril, il aligne 19 appareils (A46-24
32, 38, 44, 45, 49, 51, 53, 56-61
et 63-66) et se prépare 8 s'installer
sur Hor Island (Queensiand), position
stratégique située entre le continent
australien et la Nouvelle-Guinée.
«
Lo sou ot unique CA-2A,
inmata® 6-"001,
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fen passage aN" +
‘Arca Perfomance Unt
‘Cavern, en 1948,
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4 Une mactine 18-6)
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Seo
Po
Res
Pee n
SL
Sa tache est de couvrir Merauke, &
Vextrémité sud-ouest de la Papouasie,
fréquemment bombardé par les Japo-
nals, ainsi que les convois qui passent
‘au large de la ville
Il est déclaré opérationnel le 5 avril,
jour ou il méne & bien sa premiere
patroulle. Le 16 mai, les Flying Officer
W. Johnstone (A46-51) et Sergeant
F. Stammers (A46-60) _intercep:
tent deux Mitsubishi G4M « Betty »
au-dessus de Merauke, mais, aprés un
bref échange de trs, les deux bombar-
diets s‘enfuient dans les nuages.
‘Six Boomerang (31, 37, 38, 66, 71 et
£87) sont envoyés relever les Kittyhawk
du N° 86 8 Merauke, le 5 septembre,
Ce détachement temporaire offre aux
pilotes du N° 84 l'occasion de part:
Ciper & Interception d'une formation
de 18 «Betty» et 17 « Zéro», le
9 du mois, mais, au grand dam des
Australiens, les Japonais ne les ont
pas attendus. Ceux-ci ont néanmoins
réussi a détruire le A46-48 au sol.
Le 20 septembre, douze Kittyhawk
arrvent pour remplacer les Boomerang
€t les plotes commencent leur entral-
rnement sur leurs nouvelles machines
sans tarder. Le 18 octobre, la majeure
Partie des Boomerang sont transférés
au N° Squadron et la derniére
rN
Patio
Procnt
Roar
ao)
patrouille est réalisée par le Flight
Sergeant Adams sur le A46-126, le 7
novembre, jour ol le N° 84 effectue
52 premiére mission sur Kittyhawk.
N° 85 SQUADRON
Le 12 février 1943, le Squadron Leader
C.N. Daly se voit confier la responsa-
bilité de former un nouvel escadron,
le N° 85, sur la base de Guildford
(Western Australia). Les pilotes s’en-
trainent et exécutent leurs premiéres:
patrouilles (mais les Japonais ne
s’aventureront jamais jusqu’a Perth)
sur six Brewster Buffalo, jusqu’eu
30 avril, quand onze Boomerang
prélevés au N° 83 leur sont affectés
(A46-18, 20, 22, 25, 28, 30, 52, 59,
61 et 62)
‘Aussitot, le N° 85 monte vers le nord
pour remplacer le N° 76 & Potshot,
terrain construit pour I'US Navy
Qui avait lintention d'y établir une
base de sous-marins, et dont la
piste poussiéreuse causera bien des
soucis aux Pratt & Whitney. Toute-
fois, c'est & partir de cette base
que le Boomerang aura les seules
occasions de rencontrer des avions
ennemis sur le territoire australien
Aprés deux tentatives d'interception
eed
infructueuses, dans la nuit du 20 au
21 mai, un contact est établi la nuit
suivante; trois avions non identitiés
« Red 1 orbitait sur la céte nord-ouest
& 18000 pieds & environ 21172,
quand il a apercu ce qui sembiait
tre des flammes de l'échappement
d'un avion 3 000 pieds en dessous,
volant vers le nord, @ environ 2 km de
la cote, Red 1 a suivi en léger pique
et, pour le rattraper, a mis pleins gaz
pendant cing & sept minutes. Red 7
‘a estimé sa vitesse & ce moment &
420 kmihet sa consommation 4 570 |
h. Red 17 signalé 'intrus au contre,
ui lui a confirmé qu’aucun de nos
avions n’était dans le secteur. Red 7
avait du mal & rattraper Vintrus, qui
Zigzaguait de temps en temps. Quand
Vrintrus a atteint autre été du golfe,
Red 1 a pu clairement apercevoir
Iréchappement de deux moteurs et
s'est préparé a ouvir Io fou ds quill
serait parvenu a bonne distance. A ce
moment, le réservoir droit s'est vidé
moteur s'est coupé. Red 1 8 da
allumer la lumiére du cockpit pour voir
les robinets, mais quand il 'a éteinte
& nouveau, il avait perdu la trace
de Vintrus, »
Les accidents ne sont pas rares, mais
certains sont parfois spectaculaires et
tragiques, comme celui qui survient
au Flying Officer B. A. Armstrong, &
bord du A46-61, le 2 octobre 1943.
Chargé de lancer un message lesté
au cargo Koomilya, naviguant prés de
Derby, « i s‘est approché du navire,
volets baissés, a la hauteur des mats
ot, quand ila largué le message, avon
a basculé sur sa droite, percuté l'eau
ft coulé instantanément ». Le, corps.
Armstrong ne sera jamais retrouvé.
En juillet 1944 arrivent les premiers
Spitfire et, quand le Squadron Leader
K.E. James. prend le commande.
ment du N° 85, en septembre, les
Boomerang ont pratiquement disparu
de Vinventaire.N° 4 SQUADRON
Le N° 4 Squadron, formé en 1916,
fait partie des plus anciennes unités
de la RAAF. Dissous aprés la guerre, i
fest recréé en juin 1940. Il est équipé
fen Wirraway quand il touche ses
premiers Boomerang, le 15 juin 1943.
Sous les ordras de son nouveau chet,
le Squadron Leader W. F. Allshorn,
il se déplace & Berry Field, 'un des
‘aérodromes entourant Port Moresby,
fen Nouvelle-Guinée, et commence ses
missions de reconnaissance tactique
au profit de "Armée australienne
dans les vallées des riviéres Ramu
fet Markham,
Les sorties seront quotidiennes, saut
{quand les conditions atmosphériques
rendront vraiment tout vol impos
sible ou quand les pistes seront
inondées. Rares seront les fois ot
les avions reviendront avec toutes
leurs munitions
Malheureusoment, la silhouette du
Boomerang Ie fait ressembler & un
avion japoneis et il va étre fréquem
ment vietime de tirs fratricides, la
plupart sans conséquences mais pas
tous. Le 5 juillet, le A46-88, piloté par
le Plot Officer J. K. Collier, survole &
tune cinquantaine de metres d'alttude
la baie de Nassau, oi se trouvent des
barges américaines. L'une delle ouvre
le feu sur lui et, pour se dégager
Collier vire brutalement sur Male
Mais, en ce faisant, il touche l'eau et
Vfavion va s'éeraser sur la plage. Le
pilote est tué surle coup, sa téte ayant
violemment heurté le colimateur &
impact. C'est le premier Boomerang
perdu en opérations. Le Squadron
fera démonter tous les collimateurs,
ccoux-ci n/ayant aucune utlité pour la
reconnaissance tactique,
Le 6 aot, le Flying Officer T. 7.
Ludlow est porté disparu au cours
d'une mission sur Hopoi. Son
‘A46-112 a été vu tomber quelques
instants aprés une rencontre avec un
‘apparel ennemi. Sa dépoulle ne sera
pas retrouvée avant novembre 1948,
Le Flying Officer 8. H. Trumper
(A46-111) est également porté
disparu, le 30 octobre, lors d'un
mitrallage sur Ketoba, aprés avoir
tenté un 180° dans une vallée
recouverte de nuages. II sera
retrouvé longtemps plus tard prés du
mont Prothero,
CAC CA-9 Boomerang (A46-219)
N°4 Squadron
Moot! (almareha), début 1945
Un autre Boomerang (A36-136) est
détruit & la suite d'un tir fratricide, le
15 novembre. Bien qu’accompagné
par deux P.40, le Flying Officer R.
IM. Stewart est pris pour cible par un
futur as du 9th Fighter Squadron de
USAAF. Son alle gauche en feu, les
munitions commengant & exploser,
Stewart n'a d’autre ressource que de
se poser d'urgence; il s’en sort avec
‘quelques coupures au visage et en.
état de choc. Le pilote américain fera
peindre la victoire sur son P-38 |
Compte tenu du fait que les Boome-
rang exécutent souvent leurs
missions seuls, les avions sont consi
dérés comme perdus dés quiils ne
rentrent pas ot les pilotes sont la
plupart du temps « portés disparus »
Mais il arrive parfois que des témoins.
oculaires assistent aux derniers
instants d'un Boomerang. C’est
le cas le 26 novembre, quand une
patrouille de P-39 de 'USAAF suit,
impuissante, le combat qui oppose
sept « Zéro » aux A46-109 ot 132,
respectivement pilotés par les Flight
Sergeant A. J, Salter et Flying
Officer H. Munro; ni un ni autre
ne rentreront.
Barcxmon's Sone
Gato aab200 au +
‘Sauacon, emis sur
‘ses pis aprés avoir
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revsion on romarquor le
titrence se demarcation
nea ce fempemnage
hotaoral nee « W's
tle dew autres)
A partir de ta fin de l'année 1943,
le N° 4 maintient des détachements
réguliers au cap Gloucester pour
repérer et suivre les mouverents des
barges de ravitailement et des trans:
ports de troupes japonais. L'année
s'achéve mal, avec la disparition pour
tne cause inconnue du Flying Officer
E.R. Staley (A46-134) au cours d'une
mission de réglage d’artilleie, le 31
décembre; son corps sera retrouvé
le londemain prés du mont Kubari,
mais I'6quipe envoyée a sa recherche
comprendra que les Japonais sont
passés avant el
‘Au mois de janvier 1944, le nom
de Shaggy Ridge revient de manidre
répétitive dans le journal de marche
du N°4, Il s'agit d'une étroite
crete de six kilometres de long, aux
pentes abruptes, culminant & prés de
1,800 m, sur laquelle Australiens et
Japonais vont s'étriper sans merci
pendant deux mois et qui constitue
ce que 'on appellerait aujourd'hui
‘un environnement riche en cibles »
Les Boomerang vont y exceller dans
Vart danéantir des petits groupes
de soldats nippons, des nids de
mitrailleuses et des positions dart
lerie enterrées sur les pentes. Pour
leur action, un pilote (Fight Lieutenant
P. S. Ambrose) recoit la DFC et
trois autres sont cités (Mentioned in
Despatches - MiD}, le 24 mars.
UNE PERIODE MAUDITE
A partir dela fin du mois d'avril 1944,
le N°4 ente dans une curieuse
période, oi ses pllotes se tuent deux
par deux. Et ele commence le 26 de
ce mois, quand les Flying Officers A.
J. Dahn (A46-119) et R. Hindmarsh
(148) ne rentrent pas; l'étude de
répave du 148, retrouvée en 1946,
montre qu'ls ont probablement été
Vietimes d'une collision en vol.
Le 2 mai est une autre mauvaise
journée : le Flying Officer R. R. Paxton
(A46-116) est vu pour la dernire fois
8 150m d’altitude, par temps clair
au-dessus de Madukinam et le Aying
Officer Perry (172) doit sauter au
‘cours d'un vol d'essai, mais trop bas
‘et son parachute ne s‘ouvee pas. Et la
liste s‘allonge encore deux jours plus
tard : deux pilotes tués, Yun lors d'un
accident sur la piste et l'autre (Flying
Officer K. A. Linklater) en percutant
un arbre alors qu'il mitraillait une
position japonsise & Golodi {Nouvelle-
Bretagne). Et encore un autre tragique
doublé », le 27 juin |
Cotte période maudite est, heureu-
sement, coupée par une rafale de
récompenses qui rehausse le moral
du Squadron : pas moins de quatre
DFC sont annonoées dans la London
Gozerte, en date du 9 jullet (Flight
Lieutenants P. 8. Dickson, Holyman,
Carter et Mauger), et cing citations
(MiD), dont une a ‘titre posthume au
Flying Officer E.R. Staley.
Le 17 novembre, c'est un coup dur
ui frappe units: le Squacron Leeder
Daly (A46-149) tombe dans les lignes
japonsises aprés avoir percuté un arbre;
sa dépouile sera retrouvée en octobre
1945. Il est remplacé & la tte du N° 4
par le Flight Lieutenant J. R. Mow-
bray, qui sera promu Squadron Leader,
le ter décembre,
Cette mauvaise passe s'achave le 17
janvier 1945, aprés que le Flying Officer
‘Skuthorp (A46-181), touché par des ts
verus du sol, ‘erase au sol & Wewek.
I sera le demier tué du Squackan.
Le 28 mars 1945, le N° 4 est retré des
‘opérations pour étre transféré & Morotal
(archipel des Moluques) Ine reprend ses
activités que le 20 juin, principalement
‘constituéesdereconnaissancestactiques,
sur Miri (Bornéo).
N° 5 SQUADRON
Le premier N° 5 Squadron, dont les
Crigines remontaient & la Premiere
Guerre mondiale, ayant été rebaptisé
N° 9, un nouveau N° 8 est formé &
Laverton, le 9 janvier 1941. II touche
‘ses premiers Boomerang le 2 novembre
1943 et part pour Torokina {le de
Bougainville, archipel des Salomon),
i il arive le 11 avec 18 Boomerang
et 4 Wirraway. Apres quelques vols
de famiiarisation, la premiére mission
est officielement exéeutée le 24.
Chargée & pou prés des mémes
missions que le N° 4, cette unité
se spécialise peu a peu dans le
marquage d‘objectifs au moyen de
bombes fumigénes ou par mitrallage
précédant l'attaque des chasseurs-
bombardiers néo-zélandals. Voici le
déroulement d'une mission classique,
Le 5 décembre, deux Boomerang,
partis en reconnaissance, repérent un
‘campement japonais & Akorapia. Deux
autres reviennent le surlendemain &
la téte d'une section de huit Corsair
rnéo-zélandais, chacun porteur d'une
charge de profondeur de 150 kg
«Les Boomerang ont marqué Ia cible
en la mitrailant et les Corsair ont
attaqué en piqué. Toutes les bombes
font été mises au but, quatre huttes
ont été détruites et les deux autres
sérieusement endommagées. Une
zone de 140x140 m a été totale
ment nettoyée. Comme les photos
le prouvent, la charge de profondeur
fest une arme idéale pour le combat
de jungle »
Le travail accompli par les Australions
‘66 particuiérement apprécié par les
Néo-Zélandais, ainsi que l'atteste le
‘message que leur adresse le comman:
dant du N® 26 RNZAF Squadron, alors
ue celuici quitte Bougainville pour
rentrer au pays : « Au moment oi mon@ eiO Le CAC Boomeranc
NS Sauadon, wid
Mareeba, le 18 mars 1944
> Une unit mal
annua Nt Resaue
‘and Communication
‘Sauadion, reps
aaa Sooners,
du Bratel Beaufort.
‘Une phat de quate
moyonre, mas un code
Tacaque assez re
Unité est sur le point de partir pour la
Nouvelle-Zélande, je profite de cette
occasion pour adresser nos remercie
ments & tous les membres de votre
Unité pour leur étroite collaboration,
La réussite de notre tour d’opérations
a 6t6 en grande partie assurée par les
renseignements et I'appui que nous
font fournis votre Squadron et j'aime
‘ais vous félicter pour le bon boulot
‘que vous faites »
Le N° 5 semble avoir eu plus de
chance que le N° 4 en opérations,
‘comme le prouve le fait que l'accident
dont est victime le Squadron Leader
N.S. Parry, le 13 mars 1945 - il
clate un pneu a Vatterrissage - met
un terme & une série de 2.000 heures
de vol sans casse |
Le 15 a0dt 1945, alors quill a décolé
pour une reconnaissance tactique,
le Flight Lieutenant K. J. Dawes est
rappelé : le Japon a déposé les armes.
Le journal de marche note a cette
date : « Notre commandant [Squadron
Leader Alfred W. B. Clare] 2 bouclé a
bboucle aujourd'hui. En 1941, il pilotait
des Brewster Buffalo en Malaisie. En
que sergent pilote, il a combatty
les Japonais dés la déclaration de
guerre et maintenant, aprés quatre
années de combat, il la satisfaction
de larguer des tracts annongant leur
détaite aux Japonais
uelques semaines plus tard, jugés
désormais sans utilité, les Boomerang
lt los Wirraway du N° 6 sont dépecés
et brdlés sur place.
Derniére unité & avoir recu des Boome:
rang, la N° 8 Communication Unit
2 utilisé quelques exemplaires, aux
COtés de divers types allant du Tiger
Moth au Dornier Do 24 K, d’abord
depuis I'le de Goodenough (archipel
'Entrecesteaux), puis depuis Madang
(Nouvelle-Guinée). On ne connait pas
bien les activités de cette unité et ilest
possible qu'elle ait mené des opéra-
tions clandestines. Quoi quiil en soit,
la raison de I'afectation de Boome-
rang & la N° 8 CU n'est pas claire.
N° 5 SQUADRON
En lisant les communiqués de
Armée australienne, on se rend
compte qu'elle a eu du Boome-
rang une opinion wes différente de
colle de la RAAF. Principale bénéfi
Cigire du travail de ce chasseur tant
décrié par « Killer » Caldwell, elle @
apprécié & sa juste valeur sa capacité
a dénicher et détruire les positions
ennemies les mieux camoutlées
Mais pas seulement. Les photos et
les renseignements rapportés par les
Boomerang ont fréquemment permis
de déjouer les embuscades tendues
par les Japonais et de monter des
contre-attaques efficaces; \'artllerie
2 aussi bénéficié de la précision des
réglages effectués par les pilotes.
En remerciement pour le travail
accompli, le N° 4 2 regu un certain
nombre de sabres récupérés sur des
officiers japonais, en octobre 1943,
Mais peut-étre pas uniquement pour
ses activités purement militaires
parce que les soldats étaient tout
autant redevables aux pilotes de
Boomerang pour leurs largages de
cigarettes, canettes de biére, cour-
rier et journaux sur leurs positions
perdues au beau milieu de la jungle —
de petites attentions qui partcipaient
{grandement & soutenir leur moral
Sur les 250 avions construits, pas
‘moins de 118 ont été perdus, toutes
causes confondues. La casse a 6té
lourde et beaucoup de pilotes ont
ppayé de leur vie leur dévouement &
leur tache,
‘Aprés la cessation des hostiltés, les
Boomerang seront rapidement reticés
du service et passés au pilon, en
raison de la politique de la RAAF de
ne pas vendre les surplus & des civils
Aujourd'hui, il n’en reste qu'un, le
‘46-30, qui, apres restauration, a
gardé I'entrée de la base de William
town une bonne dizaine d’années
avant de gagner le RAAF Museum de
Point Cook, Melbourne, =cee ey
Coney tran ee Cates
Cente na a
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I nait le 29 juin 1924 & Boomi (New South
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doit travailler pour soutenit financiérement
sa famille et devient tondeur de moutons.
Passionné d’aviation, il parvient & s’en.
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bien étre conscient que, a cette époque
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Cependant, avec la guerre, ces lois
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qui est acceptée
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Malgré les brimades dont il est victime, il
est I'un des 48 éléves d'une promotion de
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Le retour a la vie civle sera difficile. Faute
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régionale dans le Queensland. Ine touchera
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Londres cheque nto out punts
Reon retour’ Langly Fed fn 1840,
itdemande 8 Air Technica! Serco
Command (ATSC de prépare in caer
dee charges pou le mao en chair
um chassour de rut spt
NAISSANCE D'UNE VEUVE
A pou pras en méme temps, les
Britanniques, qui ne peuvent alors
compter que sur des avions bricolés,
‘comme le Blenheim Mk. IF, entament
un tour de table avec les constructeurs
‘américains. Mais aucun n’a un tel projet
dans ses cartons. La British Purchasing
Commission (BPC) se rend 8 Hawthome,
un petit patelin de la banlieue de Los
‘Angeles (Californie), ot se trouve depuis
peu I'usine de la Northrop Aircraft Inc.
ui construit, notamment, des Vultee
‘Vengeance pour la RAF. Ele y rencontre
Joho R. « Jack » Northrop, pas tranche:
ment débordé par ses petits contrats de
sous-traitance et qui voit la une belle
‘occasion & sais
Un mois plus tard, le patron de I’ATSC.
‘convaque Vladimir Paviecka, chef de projet
de Northrop, pour lui communiquer les
‘grandes lignes du cahier des charges.
Quand Northrop et Paviecka compa
rent la demande de ATSC aux besoins
exprimés par la BPC, ils se rendent
compte d'une tres grande similitude.
Les deux organismes souhaitent un
bimoteur biplace, stable, puissamment
armé, doté d'une endurance de huit
heures et facile faire décoller et atterir
Si les Britanniques exigent la présence
d'un radar aéroporté, les Américains,
lors moins au fait de la technique, se
contentent d’une vague allusion & un
« dispositit permettant de repérer le
aviors ennerria dane le noi >
Li Ministry britannique ne donnera pas
suite aux propositions de Northrop, mais
la compagnie est pressée par 'USAAC
dde soumettre sa proposition avant le 5
novembre, soit trds exactement deux
semaines aprés la convocation de
Pavlecka & ATSC |
Le bureau d'études se met sans tarder
au travail sur le projet selon les grandes
lignes suivantes : bimoteur bipoutee,
deux Pratt & Whitney R-2800 Double
Wasp, trois hommes d’équipage, un
équipement radar, deux tourelles armées
‘chacune de quatre mitraileuses de 12,7
‘tun train tricycle. Bien des aménage-
ments sont apportés en cours de route
avant la présentation du Project NS-8A
aVATSC,
Le contrat est signé le 11 janvier 1941
portant sur deux prototypes baptisés
XP-61 et affectés du numéro de série
41-119509 et 510. Il est suivi d’une
‘commande pour 13 appareils de présérie
YP.61, le 10 mars
Le ter septembre 1941, "USAAF
passe commande pour 150 machines
de série qui recoivent la dénomination
de P-61A-1-NO Black Widow. Avec
Vrentrée en guerre, ce contrat est porté
8 450 exemplaires, puis & 1 200. Les
‘cinquante premiers sont réservés & la
RAF, mais en raison de l'avancement
satisfaisant du programme du Mosquito,
elle y renoncera, L'Air Force doit prendkee
en compte ses douze premiers P.61A en
mai 1943, quarante-cing autres devant
suivre avant la fin de l'année. En juillet
1942, le volume des commandes est,
ramené & 207 appareils
Au fil des semaines, |'Air Materiel
Command fait connaitre de nouvelles
exigences, qui portent parfois sur des
détails, mais qui retardent la sortie du
premier prototype. Ein, e 26 mai 1942,
le XP-61 décolle pour la premiere fois.
Les premiers essais entrainent quelques
modifications, notamment la nécessité
de remplacer le radome en plexiglas,
ui fond au soleil (), par un radome en
fibre de verre. Les treize appareils de
préséria sont lvrés & été 1943 et les
sais officials se déroulent calmement.
Entre-temps, la question du radar a été
régiée, un SCR-720A prenant place sous
le radome (voir épisode précédent)
Le premier YP-61 est livré le 6 aoc
1943 et, comme les douze autres, il
est affecté au programme d’essais
officiels. En octobre, le 422nd NFS,
bbasé & Orlando (Foridel, réceptionne ces
‘appareils qui servront & Yentrainement
des équipages.
Northrop ayant renoncé & monter un
armement dans les alles, le YP-61
(comme les versions de série) est équipé
dde quatre canons de 20 mm en gondole
ventrale et d'une tourelle dorsale télé
commande logeant quatre mitrailauses
de 12,7 mm, Or, calle-ci pose quelques
problémes. Lorsque le mitraileur la fait
pivoter, elle perturbe I'écoulement de
Vair au point de provoquer des vibra
tions de l'empennage arriére. Il en
résulte une instabilté en rouls qui para
site la visée du mitalleur et du pote,
‘Aucune autre solution que de la bloquer
dans le sens du vol ne sera trouvée
emer explores
ners (425807)
dePetetNO,
Widow peut, mis
as Black pus pore a
Fre standard de USAAF
Paefgue avecle «18h
Noh Fetter Squadron
avon at constr
TUSAAF et gar a st
fen paral os de son
(nentep)A
bO@) LADIES IN THE DARK
‘[Link]-51A4 an NES
‘a sey Fe, Saipan,
eb jlt 1048.
Loot Aight Ftter
Squacion esta romere
unt opératomnale
_avecle Black icon
(Sau! mention contra,
Tous les photos
provionont fords
"30 1US NARA)
En fait, si. Une autre solution s"impo-
sera d'elle-méme, puisque la pénurie de
toureles télécommandées, réservées en
prorité au B-29, fera que de nombreux
exemplaires du P-61 seront ivés sans.
Ui Force sera d'alleurs assez favorable
8 cette formule, qui fait "économie d'un
homme d’équipage, & une époque ot
la formation des mitralleurs est 1rés en
retard sur ses objectifs. Toutetois, les
‘essais effectués par Northrop montre:
ront que le gan de poids (745 ka) n'est
‘compensé que par une augmentation de
5 krmih de la vitesse |
LES VERSIONS
Le premier P-61A-1-NO de série
(42-5485) quitte les chaines d'assem
blage en octobre 1943, soit avec six
‘mois de retard sur les prévisions. La
seule différence avec les avions de
présérie est le remplacement du pare-
brise arrondi et profil par un pare-brise
plat mais blind6. Seuls 37 des 45 A-1
sont armés de la tourelle pour la raison
évoquée plus haut.
Vient ensuire la série A-5-NO, produite
35 exemplaires, se différenciant par
ses moteurs R-2800-65 de 2 250 ch
Crest aussi un moteur plus puissant, le
.65W a injection d'eau, qui caractérise
les 100 A-10-NO. La version A s'arréte
avec le A-11 (20 exemplaires) équipé
de pylénes sous les ales pour I'emport
d'une bombe de 800 kg ou d'un réser
voir de 1175 litres.
Northrop PS1A-1-NO (42-5527)
‘and Lautonant Dale F Haberman
{th Aight Fighter Squadron
Isley Fil (Span), 30 jun 1044
Les progrés réalisés dans le domaine
de la détection entrainent le lancement
d'une nouvelle version, le 618. Le nez
est allongé de 20 cm pour accommoder
le radar SCR-720C. Chaque atterisseur
principal comporte maintenant deux
trappes, dont une est maintenue fermée
‘uso, de manire &protéger le puts. Des
jumelles de vision nocturne sont incor:
porées au colimateur du pilote. D’autres
améliorations ou modifications sont
‘également apportées, notamment les
réservoirs dhuile sont déplacés de ile
aux nacelles des moteurs at les volets de
‘capot sont désormais automatiques.
La premitre variante est le P-618-1-NO,
construit a 62 exemplaires. Le
P-61B-2-NO (38 ex.) recoit deux
pyldnes sous la voilure. Les B-5:NO (3
ex.) et B-6-NO (47 ex.) ne different
{que par des aménagements mineurs. Le
nombre de pyldnes est porté & quatre
sur le B-10-NO (46 ex.), qui dispose
aussi d'un radar de veile APS-13. Le
8-11-NO (6 ex) recoit une tourelle avec
cdoux mitraileuses et la tourelle& quatre
rmitraileuses est & nouveau montée en
standard & partir du B-15-NO (153 ex.)
En raison d'un approvisionnement ieré
duller, 20 8-15 doivent étre assemblés
‘ux standards B-10. Le B-16-NO (6 ex)
est identique au B-11, Le B-20-NO (84
ex.) dispose d'une nouvelle tourelle
General Electric A:7,
La série s'achave avec sept B-25-NO,
équipés de maniére expérimentale d'une
‘ourelle avec le systéme de controle de
te Western Electric APG-1. II s‘agit
sans doute de la premiére expérience
d'armement assisté par ordinateur; les
informations recueilies per le radar sont
transmises & un ordinateur analogique,
qui dirige ensuite le tr dela tourelle.
Nous ne nous attarderons pas sur la
version P-61C (47 ex.) ni surla version
de reconnaissance F-18 Reporter (16
x), parce qu'aucune des deux n’aura
le temps d’entrer en service avant la fin
de la guerre.
LA MACHINE
Le P-61 est un bimoteur bipoutre, bi-
ou triplace. La nacelle de type semi-
monocoque loge le pilote & 'avant et,
‘au-dessus et derrire li, le mitraileur,
dont le sidge pivote pour lui permettre
de suivre sa cible tout en contrdlant
la tourelle: les deux hommes sont
séparés par une plaque de blindage,
Isolé dans le cOne arrire, le RO (Radar
Operator, radariste) est assis face & la
‘marche devant sa console, mais il peut
faire pivoter son sidge et prendre les
commandes de la tourelle en cas dat
taque par le secteur arrire,
La voilure présente une légére forme
d’aile de mouette, la section centrale
affichant un diédre plus marqué que
la section extérieure. L'espace entre
les deux longerons est occupé par les
réservoirs, principaux et auxiliares. Le
bord de fuite se compose de volets de
courbure & une fente, Paviecka ayant
renoncé 8 monter en série les volets
Zap comme sur les prototypes. L’aile
est entiérement métalique, & exception
des ailerons entolés.
LES VEUVES BLEUES
La Navy, intéressée par le P-61 dés
le début du programme, demande
la cession d'un lot de machines pour
quiper les unités de 'USMC dans le
Pacifique. Pas franchement embalie &
Vide de partager ses précioux chasseurs
de nut, I'Air Force accepte cependant
d’en céder 90 exemplaires 8 compter
do juillet 1944, puis 150 autres, début
1948. Toutefois, antcipant a livraison de
la version F7F-2N du Grumman Tigercat,
Ce
~la Navy résilie les contrats juste avant
Vaivée des premitres machines.
Néanmoins, entre décembre 1944 et jin
1945, douze P61 sont tansférés& Vero
Beach (Floride), oi ils sont affectés au
‘Marine Night Fighter Operational Training
‘Detachment. La Navy leur donne la déno-
mination officielle de F2T-1
LA VEUVE
DANS LE PACIFIQUE
Huit Night Fighter Squadrons (NFS)
6quipés en P-61 vont étre déployés sur
le PTO (Pacific Theater of Operations,
thédtre d’opérations du Pacifique),
répantis au sein de tois Air Forces
= Sth AF : 418th, 42st et 547th NFS;
= 7th AF : 6th, 548th et 549th NFS;
= 13th AF: 419th et 550th NFS.
La promidro unité recevoirle P61 este
6th NFS a Hickam Field (Hawai, 00 ses
nouvelles machines commencent & lui
ttre ivrées le Ter mai 1944, Le probleme
le plus urgent & régler est de convaincre
les équipages que, en dépit des appa-
rences, le Widow est bien un chasseur
et non un bombardier. C'est le role du
pilote d’essais en chef de Northrop, John
|W. Myers, et ill fait non sans en tier
Un certain plaisir
« C’était le genre de truc qui m'amusait
toujours. Comme, bien évidemment, le
chasseur de base pensait ue cet apparel
nN
>
@® ral
point un petit scénario qui durait environ
trois minutes. Je faisais un décollage tes
cout, puis je grimpais la vertical, reve
nis au-dessus du terrain & tres basse
altitude, effectusis un looping au ras des
péquerettes et enfin un Immelman. En
sortant de cette dernire figure, je coupais
le moteur gauche, le moteur critique,
ifarrivais en rase-mottes et tournais
trois tonneaux lents du “mauvais cote”
a toucher le so, puis atterissais. »
‘[Link] par leur commandant, le
‘Major Victor M. Mahr, il embarque tous
les pilotes de I'unité en sidge arrére,
les uns aprés les autres, pour sa petite
demonstration. « Nous avons tous été
convaincus », dir un des pilotes.
Le 6th NFS envoie un détachement
de six P-61, sous les ordres du Major
George W. Mulholland, Isley Feld, sur
Vile de Saipan, le 21 juin 1944, soit
moins d'une semaine aprés le débarque-
ment des Marines. Leur mission est de
protéger le départ et le retour des B-29,
line faut pas attendre bien longtemps
pour que le détachement enregistre son
‘premier succes.
Le 30 juin, Féquipage de Moore", los
2nd Lieutenant Dale F. Haberman (P),
Fight Officer Raymond P. Mooney (RO),
décolled'lsley Field 8 20n40. Peu apres,
ilest dirigé vers deux bogies (avions non
identifi). Haberman raconte
« Nous avons été dirigés sur un bogie
4.2000 m et Mooney a dit quill avait
{deux cibles en formation sur son écran,
Nous les avons pris en chasse de 2 000
2.7000 m pendant 25 minutes sans
pouvoir les rattraper. J'avais oublié de
‘couper la radio et la totalité de Finter
ception a 6tésuivie par toute a base de
Saipan. tl parait que 'amiral Hoover a
‘beaucoup apprécié dentendre a conver
sation entre le pile et le RO. Ent, jai
réussi avoir un visuel avec un bogie,
tun "Betty" accompagné d’un “Zero'
sur sa droite, virant vers Ile, beau
coup plus hauts que nous. J'ai placé
le Widow sous la queue du “Betty” et
lui ai poivré son moteur gauche, tendis
ue le “Zero” basculait pour piquer sur
notre queue, avec nous en décrochage,
‘moteurs @ 300° et les manettes des gaz
‘au-dela des butées. Nous avons piqué &
la vertcale, Mooney ne lichant pas des
yeux les canons du “Zero” pour me dire
dde quel c6té virer pour lui fare rater sa
visée. Nous avons perdu de vue alors
qu'il état sur le dos. Ia aussi disparu de
V'éeran du contréle au sol et personne
1a su ce quil li était arivé. J'ai vu le
‘Betty” exploser prés de Ile, sa chute
ayant 6 aussi apergue par de nombreux
témoins, Tout 8 coup, je me suis rendu
compte que I'avion vibrait mécham
ment, nous étions largement dans le
rouge. A cette époque, on appelait ca la
compressibiits. J'ai redressé vers 500m
let comme rien ne semblat tordu ni cases,
ee cola Yew
rete eradar SCR-T2OA
Spérntsuruneenguowe
‘Sondes centre
4 Le poste de
[pear agar
Son se pctant eta
ossbité Ge pene les
powers peretie de
Feponcre a ine ataque
(are e secteur are.
Teo des ares martes
de équpage, spose ce
5 propre wapoe decobs
{que on vit ct ewer,
4Un NortvopFZ7-1 de
GVNFOTU. a Vero
Beach Flere), 1545,rn
BO@ LADIES IN THE DARKL'unité suivante a recevoir le Widow est le
419th NFS du Major Emerson Y. Baker. Dans
le précédent épisode, nous avions laissé son
Detachment & avec ses P-70 & Guadalcanal
‘Ses premiers P-61 lui parviennent deux jours
‘aprés ceux du 6th NFS. Myers ne tarde pas &
ariver pour « vendre » le P-61 aux équipages.
Mais, & cette époque, la zone est devenve
beaucoup plus calme et le 419th est envoyé
vers des terrains de chasse plus giboyeux
Fin juin, il est scindé en deux détachements,
run (A) étant transféré sous le contre de la
5th AF 8 Nadzab (Nowvole-Guinée), autre (8)
sinstallant sur Los Negros (les de 'Amirauté)
I feut attendre le 6 a0dt pour que, aprés son
installation & Noemfoor, le détachement A
remporte la premiére victoire du 418th, un
« Sally » revendiqué par le Capzain Alphonse
Lukas. Cette unité connaitra peu de succes,
puisqu’alle ne sera créditée que de 6 victoires
fen un an dactivité,
Mayor Carol. Sth
Logiquement, 'USAAF choisit en priorité
les formations ayant déjé une certaine expé
rience au combat pour les transformer sur
P-61. Crest le cas du 418th NFS, présent en
Nowvlle Guinée depuis novembre 1943. Aprés
avoir échangé ses P-38 et P-70 contre des
B-25H, le Squadron était devenu une unité de
pénétration nocturne.
Ala suite de sa transformation sur Widow
’ Hollandia (Nowvelle-Guinée), il est expédié
8 Owi {les Schouten) & la mi-septembre,
00 se trouve déja le 421st NFS, équipé de
P.61 depuis le Ter juin, Ce demier Squadron,
daileurs, ne perd pas de temps, puisqu'l enre
distre sa peemiére victoire le 7 juillet
PREMIER AS
Le 418th, ui, doit patienterjusqu’au 7 octobre;
cette époque, il estinstalé a Morotallarchipel
ddes Moluques) depuis deux jours. Mais il ne
tarde pas & se rattraper, sous le commande
‘ment de son chef, le Major Carroll C. Smith,
dont la palmarés personnel est de trois vctores
Cconfirmées et deux probables. Dans a soirée du
29 décembre, alors que son unité a été trans:
{érée 8 San Jose (Mindoro, Philippines) trois
jours plus tt, Smith décole en compagnie de
‘son RO, le 2nd Lieutenant Philip B. Porter. La
suite, ila raconte luiméme
expédié en fla
‘Smith retourne & San Jose pour éte ravitaillé
et repart en patrouille peu avant I'aube. A
(06h00, il descend un « Rute » et &07h07, un
«Frank», alors que le jour set levé :« C'était,
Nort P-61A10-NO (42-5595)
‘Commandant ie ¢1eth Night Fighter Squadron
olianda(Nowele-Guines), septembre 1844,‘canons de 20 mm pouvaient faire & un
avion | Ce fut un spectacle mémorable,
Le "Frank" s'est tout simplement désin
16916 ot les debris sont tombés dans la
‘mer, pendant que je tentas frénétique-
‘ment de les éviter. »
Ces quatre nouvelles victoires contr
‘mées font de Caroll Smith le premier as
de la chasse de nuit dans le Pacifique
(le second, tous théatres confondus, &
trois jours prés I). Itermineraen téte du
palmarés général la fin dela guerre.
DERNIERS ARRIVANTS
Le 547th NFS, qui a servi d’école d’ap
plication au sein de la Fighter Command
‘School depuis son activation, en mars
1944, est transféré & la Sth AF, début
septembre 194. II prend ses quarters &
(Oro Bay (Nowvelle-Guinée). Commandé
‘parle Colone/ Wiliam C. Odell i présento
|a particulrité dtr formé de nombreux
pilotes ot radaristes ayant une longue
‘expérience des combats nocturnes, tant
‘aU sein de la RAF et de la RCAF que des
thet 12th AF. Ilva poursuvre son travall
de formation des équipages dans tout le
Sud-Ouest Pacifique au profit des unités
de chasse de nuit de la Sth AF, mais
‘aussi dela 13th AF. lIva également sorvir.
de laboratoire pour tester les nouveaux
matérie's. En particulier, il recevra deux
.38, équipés par Westem Electric d'un
radar AN/APS-4 dela Navy, monté dans
un conteneur sous ale, a extérieur du
moteur droit; & bord d'un des Lightning,
le fst Lieutenant Roy E. Oakes parte
‘gerala destruction d'un « Hamp » avec
un P-61, le 9 janvier 1945, et le 2nd
Lieutenant Francis J. Raidt sera crédité
dun « Tess », le 9 mars
En raison de son implication dans la
formation des autres NFS, éclaté sur
de nombreuses bases du Sud-Ouest
Pacifique, le 547th ne revendiquera que
7 vietoires contfirmées.
Diautres Squadrons du Pacifique font
‘encore moins bien, mais, activés et
‘ansformés tardivement, ils patoullent
des secteurs que les avions japonais
font désertés depuis longtemps. C'est
le cas des 548th, 649th et 550th NFS,
installés, les deux premiers, 3 Saipan
(12.44) puis & lwo Jima (02.45) et, le
‘woisi¢me, & Morotai (02.45) puis aux
Philipines (03.45). Le 548th sera crédté
de cing victoires, le 549th d'une seule et
le 550th a’aucune
Le 548th NFS obtient deux nouvelles
victoires, mais elles ne seront jamais
homologuées officielment. En effet,
dans la nuit du 14 au 18 aodt, le 2nd
Lieutenant Robert W. Ciyde, & bord de
Lapy in THe Dark, force un « Oscar » &
percuter la mer aprds une poursuite au
ras des vagues et, dans colle du 15 au
16, le Captain Sol Solomon, & bord du
méme avion, réalise la méme opération
aux dépens d'un « Tojo ». Deux victores
sans avoir tir le moindre coup de feu !
DERNIERS DOUTES DISSIPES
Le 7mars 1944, le 422nd NFS dbarque &
Charmy Down, en Angleter. Toutefois,
il lui manque un élément essentie!
les avions. Son arrivée est accuilie
‘assez traichement parle IX Tactical Air
Command, auquel il est rattaché, ce
‘commandement n’ayant aucun besoin,
de chassours de nuit, niles moyens de
les entrainer. lest déplacé & Scorton, le
6 mai, oul touche ses premiers Widow:
il est le troisiéme Squadron de AF &
cen étre équipé.
Tranchant avec ceux envoyés dans
le Pacifique, ces P-61A sont entiére-
ment peints en noir brilant, un camou-
flage mieux adapté a leur utilisation,
Arve des promis
Paras Guscncanal
fn 1988
aor Emerson ¥. Barer,
‘commandant eth Nght
Fite Squaton,
‘Gaadalana enn 1944
Devalage et rmontage dot
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P0162 4238408,
Solomon du 548th Nighior
LePt au fonda
pase iene. Son
Les équipages font pulvériser une pein
ture au plomb sur la partie inférieure
du radome, afin d’éliminer les échos
du sol, puis repeignent la totalité du
radome dans des couleurs qui n'ont
pas été prévues dans le manuel (rouge,
jaune.... Ces appareils étant dépourvus
de tourelle, les mitrailours sont mis 8 la
disposition d'autres unités.
Le 26 mai, le 425th NFS arrive & Charmy
Down, avant d’étre muté a Scorton, le
12 juin, ot il fait connaissance avec
le Widow. Cette unité fait modi
poste du mitaleur, devenu inutile, pour
Y installer le radariste la place,
Toutefois, parmi les équipages, beau
coup s‘interrogent sur la capacité du
P61 & tenir son rdle en Europe avec
efficacité, estimant que ses perfor
mances sont inférieures & celles du
Mosquito. La rumeur parvient aux
oreilles du Lieutenant General Hoyt
S. Vandenberg, commandant la
‘9th AF, qui demande une évaluation
comparative des deux types. Celle-ci
se déroule le 5 juillet entre un appareil
du 422nd et un Mosquito Mk. XVII du
N° 125 Squadron. La rencontre tourne
a l'avantage du chasseur américain,
ainsi que le relate le journal de marche
du 42nd
Nentap P.S18:2-NO (42
‘48m Mgnt Panter S
Or, cette question est également
4voquée au plus haut niveau de I’ad
ministration américaine. Mr. Robert
‘A, Lovett, seerétare assistant du dépar-
tement dela Guerre (Ait, s'en entretient
avec le Brigadier General Carl Spaatz,commandant les US Strategic Ar Forces
fen Europe, car le département hésite
entre passer de nouvelles commandes
du P-61 et produire le Mosquito sous
licence. Spaatz considére que le P-61
est inférieur & I'avion britannique. Une
nouvelle évaluation comparative, plus
formelle, est alors entreprise et s'achéve
sur les mémes résultats.
Le Northrop P-61 sera l'objet de
commandes massives. Le Colone/
Winston W. Kratz, qui est en charge
du programme d’entrainement des
chasseurs de nuit de I'USAAF, et qui
2 piloté le P-61 lors de la seconde
Evaluation, conclut dans ces termes
«Le P.61 n’était pas un chasseur de
nuit supérieur. In’état pas un mauvais
chasseur de nuit. I était un bon chasseur
de nuit. ll manqueit juste de vitesse ».
LA VEUVE EN EUROPE
Pendant ce temps, le 422nd est passé
action et, le 15 jullet, a ouvert son,
compteur : un V-1 abattu par le 2nd
Lieutenant Herman E. Ernst & bord de
Bonnowen Tie.
Le 25 jilet, le 422nd est transféré sur
le continent, d'abord & Maupertuis, prés
de Cherbourg, puis a Chateaudun, le
28 aodt. Depuis ses bases francaises, i
‘obtient que trois victoires avant d’étre
transféré en Belgique, & Florennes, le
16 septembre,
Pour l'occuper a plein temps, il est
chargé de missions de pénétration
nocturnes, attaquant les lignes de
communication au moment ot les
Allemands, profitant de I'obscurité
tentent de réparer les dégats causés par
les attaques diurnes aux voies ferrés,
aux ponts et aux routes. Pour autant,
il ne délaisse pas sa mission premigre
‘et son chef, le Lieutenant Colonel Oris
B, Johnson, montre exemple, notam
ment lors de cette sortie datée du 24
octobre 1944
« Ai décollé & 17h80 avec le
(Capt. Montgomery comme RO. Avon
été immédiatement dirigés sur trois
FW 190 volant en une formation en V
assez lache au sud d’Aix-la-Chapelle
Mon RO m’a amené en excellente pos:
tion derrire le leader. A ce moment, la
Flak est entrée en action et s'est mise
a tirer dans le tas. Avons été touchés
wols reprises, sans gravité, mais
avons 616 déséquilbrés et ai di stabi
liser la machine avant de revenir sur le
FW. Ai tié une courte rafale et le FW
fest tomb¢ instantanément en flammes,
18h18. Avons perdu les deux autres FW
et sommes rentrés, »
Malheureusement, si le mois dee.
tobre permet au 422nd a’engranger
trols vietoires, il voit aussi la premigre
perte opérationnelie dela Veuve noire
en Europe, quand, le 12, le 42-5538
(1st Lieutenant Donald J. Doyle et
2nd Lieutenant Norman N. Williams)
ne rentre pas d’une mission de péné
tration nocturne dans la vallée du
Rhin. Son dernier message sera
«Hot target. See you later ». Les
corps des deux aviateurs seront
retrouvés au bord de I'autoroute pros
de Neustadt/Wied.
Le 422nd perd un nouvel équipage
avant la fin de l'année, quand, le 2
décembre, le 42-5589 (2nd Lieutenants
Floyd A. Nixon et Jack H. Conway) est
porté disparu dans les mémes condi-
tions dans la région de Daren.
Heureusement, année 1944 s'achéve
‘sur une note plus joyeuse, quand I équi
page 7st Lieutenents Paul A. Smith et
Robert €. Tierey, a bord du 42.5544
(Lavy Gen), s‘offre un triplé (deux
Ju 188 et un Ju 88), le 26 décembre,
‘Avec ses deux précédentes victores du
4 octobre et du 27 novembre, Smith
décroche le statut d’as (rappelons que,
pendant la Seconde Guerre mondial
les radaristes n’étaient pas erédités).
Les débuts du 425th sont laborieux.
Apri tre mis sous la dent tris V-1,
ilest & son tour envoyé sur le conti-
nent et débarque & Vannes, le 18 aoit
La Luftwaffe s‘avérant tres discrete,
méme la nuit, ot Ia RAF étant, elle,
tras active, il est relégué aux missions
4d appuitactique de jour. De ce fat, les
.61 volent en monoplaces. I! démé
nage 8 plusieurs reprises et finit par
atterrir & Etain (a Vest de Verdun), le
9 novembre, ou il est aux premidres
loges pour la bataille des Ardennes.
doit patienter usqu’au 23 décembre
pour s‘offrr son premier avion ennemi
piloté, de la maniére que relate le 7st
Lieutenant Wiliam A. Andrews, plate
du 42-6549 : « Nous avons réalisé
Lune identification visuelle positive &
300 m. C’était un Ju 188 volant droit
evant lui, apparemment inconscient
de notre présence. En nous approchant,
nous avons nettement distingué les
‘marques nazies sous le clair de lune,
Ce
Gri Jomaon,
Fighter Squadon, ans
‘son PstA bap No
ore! No Nome
UnPora1oNo
61425 Nght Fttor
Sauadon protograph sur
fe toran de Coulommers
‘noo en pen char,
1627 soptorere 194414250 Night Fighter
Savacon,petogaphie
‘3 Couemmers fn
> Page de deote
Un P-618-1NO ot S22nd
NFS devant es runes
Langensaiza en mas 1845,
lune distance de 90 m. Le 188 est
fen piaué sur la gauche, ce qu
bus exploser entre le moteur gauche e
le fuselage. Le Boche a piqué ala vert
Le 425th n’en poursuit pas moins ses
missions d'appui tactique nocturnes,
activité dans laquelle il remporte de
nombreux succés. Par exemple, le
2nd Lieutenant Alvin Anderson détruit
cing locomotives en une seule sortie.
‘Mais les Veuves noires ne dédaignent
pas le menu fretin : le QG ayant aporis
qu'une estafette allemande en moto
effectue des liaisons réguléres du cote
de Bastogne, le s¢ Lieutenant Gath
E. Peterson est chargé de mettre un
terme & ce type de communication
Volant au ras des arbres au-dessus de
la route qui lui a été indiquée, Peterson
tombe sur infortundé motocyciste et ki
balance une rafale de ses quatre canons
de 20 mm. Ii voit ensuite la lumiére du
phare de la moto tourbillonner en ar,
puis... plus rien. Sans doute n'y a-til
rien de trés glorieux la-dedans, mais
la guerre aérienne n’est pas faite que
d'actes de bravoure et de chevalerie du
ial, loin s’en faut, et accomplir ce que
certains considérent comme une « sale
besogne » reste un travail nécessaire et
‘méme ingispensable.
Ala fin des hostilités, le 422nd
compte 43 victoires sires et trois as
acing victoires : le 1st Lieutenant Paul
A. Smith (26.12.44), le fst Lieutenant
Herman E. Emst (02.03.48) ete Captain
Eugene D. Axtol (11.04.48). Le 426th
est eréité de 10 vietoires et ne compte
LA VEUVE DANS LES
ARDENNES
Comme nous 'avons vu dans I’épisode
précédent, sur les quatre unités de
‘chasse de nuit engegées sur Beaufighter,
fen Méditerranée, une (416th NFS) @
été transformée sur Mosquito. Les
trois autres sont prévues pour étre
rééquipées en P-61 et c'est le 414th
qui décroche la timbale en premier
Le 20 décembre 1944 voit larrivée
des premiers P-61 sur le terrain de
Pontedera, en Italie.
« Le 414th a recu son adeau d
el un peu en avance, mais, en tout
as, ces gros Black Widow a I'allur
redoutable sont certainement |
nus. La scbne surla base leur ative
indberg quand il s'étit posé & Pari
s'est rude sur le terrain et notre aire de
a été rapidement envahie
Gil. et Anglais. »
Enraison dela situation dans les Ardennes,
le 414th regoit ordre d’envoyer un déta-
chement reoindre le 42nd en Belgique
Six P-61 se posent a Florennes, le 20
janvier 1945. Is vont ate employes pour
la chasse de nuit, mais surtout pour lat
‘aque ausol. Le 3 ave 1945, le Squackon
‘est regroupé & Y-78 (Strossberg). Le
414th est cxédité de 6 victoices,
Le 416th NFS, alors basé & Saint-Diie,
re percoit ses premiers Widow que le
20 mars 1945. La guerre touche a sa
fin, et le 415th n’aura aucune occasion
de remporter la moindre victoire avec sa
‘nouvelle monture. Le 417th non pls, pour
la bone raison ql sera transtormé ancés
la cessation des hostiités en Europe.
Notrop P.S1A.5-NO (42-5548)
{st Lewtnont Paul A. Smith
Florennes, 27 décembre 1944,NUITS DE CHINE
I avait été envisage d’envoyer en URSS le
427th NFS, dés son arrivée au Caire, pour
protéger les bases utlisées dans le cadre des
missions navettes (opération « Frantic »).
Cependant, les autorités soviétiques ne
‘manifestant guére d’enthousiasme pour
héberger des unités américaines, méme
‘emporarement, le 427th repoit une nouvelle
affectation, & la mi-aodt 1944,
Le Major General Curtiss E. LeMay, souhs
tant une protection nocturne pour ses
8-29, alors basés & Chengtu, en Chine,
deux Squadrons sont affectés au théstre:
d opérations du CBI (China-Burma-Indi), le
427th (apres un court crochet par Italie)
et le 426th, artivé droit des Etats-Unis. Le
premier s‘installe d’abord 8 Pandaveswar
(inde), le 31 octobre, ete second a Chengtu,
le 8 octobre, avec un détachement perma:
‘nent 8 Kunming et plusieurs autres aillours
le 426th ne disposant que de
quatre avions, il est décidé de lui affecter
huit des douze appareils du 427th, ce qui
va considérablement retarde le déploiement
de ce dermier et ce n’est qu’en décembre
quill va gagner sa base opérationnelle
2 Myitkyina (Birmanie).
Le 29 octobre, le Captain Robert R. Scott
remporte la premire victoire du 426th, en
abattant un « Lily». Une autre suit
novembre, dans les ci
par le pi
onstances évoquées
te, le Captain John J. Wilfong
« Aptds le décollage, nou:
Oey
avons été dirigés vers un autre appareil 8
Ja méme altitude. Son cap était de 270°
Le contrdleurm’a amené & moins de 8 km
et, 8 ce moment, le Lt Ashley a reper lin
‘rus sur son écran. Alors que nous nous
‘approchions, I'avion ennemi a effectué
je de manceuvres d’évitement et
2 grimpé rapidement & 4 200 m. Nous
avons continué & nous rapprocher et, avec
le clair de lune, nous avons eu une identi:
fication visuelle positive 8 180 m. C’étsit
un *Dinah” japonais. Placé & 5° au-dessus
et 5° & droite, jal tiré une'courte ratale
{environ 40 obus). J'avais & peine oté le
pouce de la détente que le “Dinah” explosait
devant nous. Ce fut une interception dans
les rdgles de art! »
En janvier 1945, le Captain Carl J. Absmeier
obtient deux victoires (deux « Lily »,'unle
27, autre le 30) eta cinquiéme et derniere
‘du 426th est 'ouvre du 7st Lieutenant
Harry W. Heise, un autre «Lily » le 8 fever.> tw cer Bre
PerATONO al 26m
he Fitter Squad, &
bord duu! a Catan Sohn
<1 Witong et son FO, fe 2rd
“eutonant Glenn Ashey,
Tempore bur vere
(4021 mover 1844,
Le 427th entre en action au moment
(00 les raids nocturnes japonais dim:
‘nuent de manire notable. Par ailleurs,
les avions ennemis volent désormais &
basse altitude et les échos provenant du
sol g@nent considérablement les rada-
ristes pour obtenir un contact.
La présence de deux Squadrons de
chasse de nuit ne se révdiant plus néces-
saire, les 426th et 427th sont équipés
‘de nouveaux rteliers & bombes pour des
missions de pénétration nocturnes, au
‘cours desquelis is utiisent des bombes
classiques, des bombes fragmentation,
‘du napalm, mais aussi des tubes lance:
roquettes. Escortés par des P-51, les
Widow effectuent méme des missions
en plein our.
Un équipage du 426th a bien failine pas
voir la fin de la guerre. Le 26 juillet, le
Captain John J. Wittong et son RO, le
2nd Lieutenant Glenn A. Ashley, sont
touchés parla DCA japonaise qui met un
moteur hors d'état. « A300 km de notre
base, & Ankang, autre moteur s'est mis
‘ surchauffer, racontera Witfong, Nous
avons compris que nous n‘rions pas
bien loin. Je voulaisattendre que nous
ayons atteint nas lignes, mais je ma suis
rendu compte que cela ne serait pas
possible. Alors, nous avons sauté, » Is
sont recueilis par des Chinois et jouent
{& cache-cache avec les patrouiles japo-
naises lancées a leur recherche. Il leur
feudra dix-neuf jours pour parcourir les
200 km qui les séparent d'un poste
avancé américain, od ils apprendront
la capitulation du Japon.
NIGHT LIGHTNING
Comprenant (enfin) que le P-70 ne frait
jamais un bon chasseur de nuit, AF
fait installer un radar AN/APS-4 de la
Navy dans un P-38J (42-67104) pendant
été 1943. Il est d'abord monté dans
un conteneur sous la nacelle centrale,
mais il est endommagé par les douilles
Gjectées lors des essais det. lest alors
déplacé sous lenez, en avant de la jambe
de I'atterrisseur. Les essais montrent
ue cette disposition n’affecte pas les
performances de l'appareil, mais que,
len revanche, il est nécessaire installer
Un radariste. Un P-381 est modifié en
Nonteep [Link].
Captain sot 3. Wong
428th Night Fighter Sa
biplace et envoyé aux Philippines pour
Lune évaluation opérationnelle. La positon
de travail du RO s’avére mal pratique et
inconfortabe, En fat ine dispose pas de
sidge proprement dit, puisqu'll est assis
directement sur ale avec les pieds qui
pendent de chaque c6té du pilote |
En octobre 194, le centre de modifica-
tions de Lockheed & Dallas entreprend
alors de créer une véritable version
biplace & partir d'un P-38L (44-25237),
Les essais préliminaires e'étant révélés
satisfaisants, Lockheed recoit une
‘commande pour modifier 75 P-3BL-5
fen P-38M-5,
Le premier M-5 arrive @ Eglin pour les
essais officiels, fin juin 1945. L’avion
s'avere ligerement moins rapide (20 km
hh) que la version monoplece, mais
montre des performances et un rayon
d'action (environ 1 000 km avec deux
bidons externes) nettement supérieurs
& coux du P61. Le centre diessais fait
quelques recommendations, notam
ment de réserver le poste arriére & des
radaristes ne dépassant pas 1,68 m et
68 kg | Quant a leur confor, il est a
peine meilleur que dans le tout premier
P-38J modifié.
En juillet 1945, cing P-38M sont
affectés & Hammer Field pour lancer,
un programme de formation. Les
pilotes qui ont connu le P.61 sont
fenchantés par le Night Lightning, dont
iis apprécient la plus grande puissance,
(425615)
‘ainsi que son taux de montée et son
plafond pratique largement supérieur,
Pourle radariste, c'est une autre affaire !
Les huit premiers équipages formés
et les quatre P-38M sont envoyés &
Salinas (Californie) pour étre embarqués
2 destination des Philippines, mais la
guerre cesse avant qu'ls ne montent
dans le bateau.
CONCLUSIONS
Seulement 16 des 1.226 Squadrons
mobilisés par I'USAAF pendant la
guerre ont été affectés & la chasse de
nuit et chacun avec 12 apparels. Surles
quelque 100 000 chasseurs constrits
pendant la gueree aux Etats-Unis, seuls
900 environ ont été des chasseurs de
nuit. Leurs effectfs n’ont pas dépassé
666 navigants.
C'est dire si la chasse de nuit n'a
pas constitué une priorité pour les
‘Américains. Deux raisons principales
expliquent cet état de fait : d'abord,
sure plan offensif,I’Air Force a prvi
légié le bombardement stratégique de
jour et a donc surtout eu besoin de
chasseurs d'escorte diures; ensuite,
sur le plan défensif, elle n’a jamais
eu & redouter de « Blitz ». Dans le
Pacifique, les raids japonais nocturnes
font surtout été des raids de nuisance,
sans aucune portée stratégique, et sur
les autres thédtres d'opérations, IAAF4 « sous-traté » la défense nocturne &
la RAF, 8 la fois mieux équipée, plus
nombreuse et plus expérimentée
La formation des équipages a également
laissé & désirer, le standard moyen étant
inférieur a celui des Britanniques.
Paradoxalement, I'Air Force a été la
seule force abrienne beligérante (avec
la Luftwaffe) & mettre en couvre un
avion spécialement concu ab initio
pour la chasse de nut. Mais l faut bien
convenir que le Northrop P-61 a été
décevant. Malgré de solides qualité,
Vappareil était sous-motorisé et
6th NFS PTO 7thAF
414thNFS = MTO 12th AF
AISthNFS = MTO 12thAF
416thNFS = MTO 12th AF
41TthNFS TO 12th AF
418thNFS PTO SthAF
13th AF
AI9thNFS PTO 13thAF
421stNFS PTO SIhAF
Arse oc hanoterna
Coe
porwr cen ted
Foner aera!
or Bien
[oer pseeyeraene nnn Drea eens
‘manquait d'autonomie et de puissance
(vitesse maximale un peu faiblarde et
plafond pratique limit)
Les résultats de la chasse de nuit
de 'USAAF traduisent dans les chit
fres tout ce qui précéde. Ses quinze
‘Squadrons opérationnels n'ont remporté
que 177 victoires, réparties entre cing
types davions différents
= P-61 : 130,5
~ Beaufighter : 32
= P38: 11,5
=P-70:2
= Mosquito : 1
La chasse de nuit US n'a consacré que
quatre as, deux autres pilotes devenant
{as aprés leur passage dans un Night
Fighter Squadron.
La principale et décisive contribution
des Night Fighter Squadrons sera de
faire prendre conscience & I'Air Force
de la nécessité de disposer d'une
force de pénétration nocturne pour
tne offensive 24/24, lls poseront les
bases du concept de I'intercepteur et
du chasseur-bombarcier tout temps, qui
‘commencera & émerger das Iimmédiat
aprés-guerre.
OPM. e
11.42.0545 26 422ndNFS ETO SthAF 05.44.0545 43,
05.43.0545 13 | 425thNFS ETO ShAF 05.44.0545 10
0543-0545 11 | 426thNFS CBI. 10thAF 08.44-11.44
1athaF 11.44.0845 5
08.43.0545 5 | 427thNFS © MTO 12thAF 09.44-12.44
CBl 14thAF 12.44.0845 0
08.43.0545 9 S47thNFS PTO SthAF 09.44.0845 7
11.43-11.44 S48thNFS PTO 7thAF 09.44.0845 5
11.44-08.45 20
1143-0845 6 S49{HNFS PTO. 7thAF 10.44.0845
01.44.0845 13 | SS0tNFS PTO 13thAF 12.44.0845 0
Seema
Co ee cen ant
F-38510 tanfome
Censidre care un
Dplace de chasse dena
sera Wop a pox 68
‘engagt en opratons
‘Seuss 75 exorplaes
fen sent predats
par vanstomaton de
P85 oe sre.
(Loathood Area
Cerpoaton)Tae ey Cota co
e
PW y ee
D'ANGLETERRE
seteeiibe alata cape dkeX)
Never in the field of human conflict
was so much owed by
Arce Merion COCR cet CCS CL
so many to so few.”
* Jamais, dans Uhistoire des guerres, un si grand nombre d'hommes n'ont dit autant & un si petit nombre.
leur départ, le 10 mai 1940, suivi
ee eee
ett crs
Re eee ee as
Ce eer ea ead
alliées. Langant I'opération « Dynamo », les
Britanniques parviennent & rembarquer &
De oe Ld
CE eee eke
‘qui donne un bon coup de fouet au moral
Ce cea
ee en eer
Ce eee
So cr ier
Cee tee et
Reet
Cae ues
Le 17 jin, au mépris des accords passé avec le
‘gouvernement britannique, le maréchal Philippe
Ee te edd
Pray eae ed
Allemagne. Les combats cessent le 25 juin. La
France est partagée en deux zones, dont une
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plaisir d'avoir mis la France & genoux, pense
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‘combat & mort pou la survie non seulement de
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exprimera dans un discours devenu célébe, par
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fermement décidés & nous batte usqu’au bout,
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fur ou ministére de I'Air) avait pubié en 1936
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établissait une doctrine & partir d'une évaluation
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Cette doctrine soulignait les quatre missions
majeures assignées & I'aviation : supériorité
aérienne, opérations stratégiques, interdiction
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Deux appareils avaient méme été commandés
dans le cadre d'un programme de quadrimo-
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des armées allomandes.
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ite, Shrowsbury, 198,
LA BATAILLE D’ ANGLETERRE
=
Copendant, &'inverse de la RAF qui en
faisait un dogme, la Luftwaffe a appro-
cohé le bombardement strtégique d'une
maniére trés pragmatique, mettant en
doute son efficacté surle long terme et
la capacté des équipages & trouver leurs
cibles dans le mauvais temps.
Ce programme a surtout été contrarié
par des problémes techniques. Les deux
prototypes ont été envoyés au pilon,
parce quiln‘existat pas de moteur assez
puissant pour leur conférer une vitesse
suffisante. Toutefois, le développement
du Heinkel He 177 avait été maintenu,
car considéré comme le meilleur choix
pour donner & la Luftwaffe une arme
stratégique. En pure perte, puisque les
‘Allemands ne réussicont jamais & rés0u-
dre les problémes techniques inhérents
8 sa conception.
Cependant, ce qui a porté le coup fatal
‘au bombardierstratégique, c'est a ques:
ton économique. En 1936, "Allemagne
1avait simplement pas les moyens de
‘se constituer & la fois une flotte de
‘quadrimoteurs et une aviation li per-
‘mettant de répondre aux besoins de la
Wehrmacht. Or, ces gros avions sont
‘gourmands en matires premiéras stra
tégiques, que I'Allemagne doit
importer et dont le blocus, en
cas de guerre, se révélerait
catastrophique.
Le Generaloberst Hermann
Giring, commandant en chef de
la Luftwaffe, tout autant fasciné
par la problématique de la quan
1ité que Hitler, enterrera le dos
siar en déelarant : « Mon Fiver
ne me demandera pas quelle est
la tale de mes avions, mais quel
est leur nombre »,
COURTE VUE
Ce qui frappe, c'est surtout le
‘manque de vision globale straté-
sique et long terme des princi-
ppaux chefs de la Luftwatfe. Sur
le plan de la construction aéro-
nautique, la situation est encore
plus grave. Au prntemps 1939,
la production britannique a
rattrapé son retard par rapport a celle
de I’Allemagne et, un an plus tard, elle
fait la course en téte - un fait non négh-
geable qui passe totalement inapercu
des responsables de la Luftwaffe, qui
tablent, en juillet 1940, sur des chit-
fres totalement erronés. Or, un mois
plus tard, quand ils recouperont cos
statistiques avec des revendications
de victoires fantaisistes, is obtiendront
un tableau de la situation sans aucun
rapport avec la réalité
Alors que la production de chasseurs
monomoteurs allemands stagne, pas-
sant de 180 en jullet 1940 & 220 le
mois suivant, pour retomber 8 160
fen septembre, Industrie aéronautique
britannique en produit 1 439 au cours
de ces trois mois, soit une réalisation
supérieure de 43% aux objectifs fixés.
Disposant de 188 chasseurs monomo-
teurs de moins que la Luftwaffe au
6 juillet 1940, la RAF en aligne 203
de plus deux mois plus tard [2) | La
mise en place par Lord Beaverbrook
ministre de la Production aéronautique,
d'un circuit rapide et performant de
réparations n’est pas non plus étran-
‘bre a cet état de fait
Nous passerons rapidement sur le fait
que, peu de temps aprds la fin de la
campagne de France, Goring annuie tous
les programmes davions nouveaux qui
re pourront pas déboucher sur une mise
fen production avant 1941 (a I'excep-
tion notable du Me 262). Cette décision
‘’aura aucune influence directe sur la
Bataille d’ Angleterre, mais elle mon-
‘re & quel point les cesponsables de la
Luftwaffe ont une vision & courte vue et
cexplique pourquoi I'aviation allemande
finira la guerre avec pratiquernent les
memes avions que ceux avec lesquels
le 'a commencée.
Néanmoins, il devient vite manifeste
{que les conditions préalables & la mise
fen couvre de l'opération « Seeldwe »
ne peuvent étre remplies que par la
Luftwaffe, la supérortéaérienne en étant
la principale. Lentement mais sorement,
le Fahrer et son état-major glissent vers
tne solution « tout aérienne ». De son
été, le Retchsmarschall Hermann Goring
fantaronne : « sa» Luftwaffe mettra
Angleterre & genoux, ce qui rendra
tout débarquement inutile. Bomben aut
Enge-land devient le cetrain bla mode. Le
Generalmajor Walter Warimont, adjoint
du chef d'état-major de la Wehrmacht,
écrira dans ses mémoires : « De toute
4vidence, Hitler n’était que trop disposé
8 accepter la moindre objection & Vidée
du débarquement »
LE « GRAND COUP »
Le 24 ullet, 'OKL (Oberkommando der
Luftwaffe ou Haut commanderment de
la Luftwaffe) dresse une liste en quatre
points des missions dévolues 8 I'avia
tion allemande
1) obtenir ia supériorté aérienne, directe
‘ment, en détuisant la RAF au sol et dans
les ais et, indirectement, en attaquant
son industri aéronautique;
2) préparer I'invasion en attaquant la
flotte anglaise;
3) établr un biocus commercial en
attaqueant es voies de communication
maritimes, les ports et les dépots de
‘toute nature;
4) lancer des raids de terreur en
représailles sur les principales vies
britanniques:
Or, la Luftwatfe maitrise assez mal
le concept de la supériorté aérienne,
Elo sen tent, depuis le Ter septembre
1939, dla théore du « graGer Schlag »
le grand coup (oll s'ytiendra encore
lors de « Barbarossa », un an aprés
la Bataille d’Angeleterre, et on peut
‘méme se demander si « Bodenplatte »
‘en est pas un demier relent). Mas,
{8 6t6 1940, elle tombe sur ur'os et,
pour la premigre fois, sur un adver-
saire qu'elle ne domine pas de maniére
outrageuse sur le plan numérique et
tactique, et qui posside de vastes res-
sources industries lui permettant de
reconstituer ses forces.Constamment sous la surveillance des radars
britanniques, a inverse de ce qui s'est passé
depuis le début de la guerre et contrairement
‘aux apparences, ce n'est pas la Luftwaffe qui
« joue avec les blancs ». Non seulement elle
ne bénéficiera jamais de effet de surpr
mais ele sera incapable d’empécher le Fighter
Command de regrouper ses forces sures zones
sensibles dela bataile aérienne,
De toute maniére, en raison du faible rayon
d'action du BF 109, le Fighter Command peut
‘accepter ou refuser le combat en fonction de
la pression exeroée parla Luftwaffe. En cas de
‘besoin i pourrait méme s‘ofrirleuxe de mettre
‘abi toutes ses escadriles en les replant au
nord de Londres, afin de les reconstituer pour
les lancer dans la bataille décisive au cas ot
Viwasion se matéraliserait
ETAT DES LIEUX
Quel est l'état des forces en présence au
moment o débute la Bataile d’Angletorre ?
Comparer les effectifs reléve toujours d'un
exercice délicat. Les chiffres ne font pas
tout et recouvrent souvent des réalités
différentes. La formation des pilotes, I'ex
Périence des cadres, les tactiques de combat
peuvent faire la ditférence quand le résuitat
se joue sur le fil du rasoir
Ce prudent préambule posé, risquons-nous &
‘quelques chitfres. Au Ter jullet, la RAF dispose
de 741 chasseurs, dont seulement 279 Spitfire
(taux de disponibilité moyen : 74%). Au 6
juillet, la Luftwaffe aligne 1 059 Bf 103 (taux
{de disponibité moyen : 83%). Toutefvis, com-
Parer les effectifs des Spitfire & ceux du Bt 109
serait réduire la batalle qu s’annonce & une
simple succession de combats tournoyants. Or,
les boys du Fighter Command auront aussi
a s'occuper des bombardiers allemands et
des chasseurs lourds (Bf 110), tandis que les
Allemiands devront également faire face aux
Hurricane, Defiant et Blenheim Mk. IF.
Ine faut pas non plus oublier que le Bomber
Command interviendra a de nombreuses repr
ses pour couler les barges de débarquement
{ue les Allemands rassemblent dans les ports
du nord de la France, ni négliger I'action du
Coastal Command dans la protection des
Cconvois qui traversent la Manche.
GUERRE D'USURE
Le « groBer Schlag » tourne rapidement & la
(guerre d'usure. Or, bien que la RAF soit prat
‘quement exsangue début septembre, le bras de
{er ne tourne pas & 'avantage de la Luftwatfe,
pour deux raisons principales.
Diabord, la Manche n’est pas la Meuse et tout
{avion allemand perdu & plus de cinquante mé-
tres des cétes francaises est définitivement
Tout pilote parachuté au-dessus de Angle
terre I'est également, comme le sont aussi
tune bonne partie de ceux qui doivent sauter
au-dessus de eau,
La seconde raison tient & la nature méme des
‘combats. La bataile repose essentiellement sur
les bombardiers, mais ceux-ci ents et vulnéra-
bles, doivent étre escortés par des chasseurs.
Nous reviendrons sua pitoyable prestation des
‘Messerschmitt BF 110, qui doivent étre, eux
‘aussi, escortés par des chasseurs ! La néces-
sité de protéger efficacement les bimoteurs
contrat les Messerschmitt Bf 109 & jouer les
chiens de troupeau, la plus mauvaise maniére
‘d’employer des monomoteurs de chasse. Tan-
dis que le Fighter Command, lui, emploie les
sions exactement & ce pour quoi ils ont été
concus : attaquer les bombardiers. Sans nul
doute, lncapacité du chef de la Luftwatfe &
appréhender la stratégie de la guerre aérienne
ra pas autorsé les Jagdgeschwader (escadres
de chasse) & mettre en piace des tatiques plus
économiques et plus efficaces.
Tout cele explique la grande disparité entre les
pertes britanniques et les pertes allemendes,
Sila RAF perd plus de pilotes de Hurricane
fet de Spitfire (481 entre le 13 aodt et le 31
octobre) que la Luftwatfe de pilotes de BF 109
(301), !'évolution de la tendance est identique
et force les deux aviations & accélérer la for
‘mation des jeunes recrues pour combler les
vides. L’état-major de la RAF se voit méme
contraint de transférer des pilotes du Bomber
‘Command & la chasse.
En raison d'un systéme de renseignements
défallant et du mangue de suite dans les idées
do la part de sas chefs, la Luftwaffe lévera le
ouce la premibre, alors que la victoire semblait
lui tendre les bras. Mais n’anticinons pas.DOSSIER
LA BATAILLE D' ANGLETERRE
La Royal Air Force
a Royal Air Force, commandée par
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er re aa
dements placés sous les ordres
Air Marshals. La chasse dépend du Fighter
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Per Cac
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donnant toute forme de vie sociale aprés le
Cee es
laissé seul pour élever son fils de deux ans, i
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‘auvrant & contre-courant de la « pensée uni-
ee aes
influence de son mentor, Sir Hugh Trenchard,
mise sur le « tout stratégique », il développe
Ra es
‘aérienne (radars, observateurs au so, stations
de contrdle aérien et chasseurs). Alors que ses
détracteurs ne ménagent pas leur peine pour
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eet ea
ete ae
Oe acer
‘chassours les plus moderes de leur 6poque.
Dowding embarrasse. C'est lui qu’aurait da
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remplacer un homme de cette trempe & une
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Dowding a créé cing Groups pour assurer la
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venant s'y jouter début aot. Le grand atout
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bilité des Groups et la souplesse du syst8me
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do simples détachements en fonction de la
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faire figurer les escadrons de chasse britanni
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chefs des deux principaux Groups sur lesquels
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1940, quand Park
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des visées, Leur querelle
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Auiljuge plus souples et plus réactves, tandis
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alas
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Park accuse les grosses formations d’étre
a eer
‘avec retard, voire pas du tout. Leigh-Mallory
Cree eee Oe ee te
Por aed een an ny
Park, mais fennemi a eu le tomps de deétrure
mes aérodromes et de causer des centaines
ide morts dans la population ». Ce & qual
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‘centaine davions ennemis aprés un raid qu'une
Cee ee es
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tennemis et non de courir aprés eux une fois.
u's ont accompli leur besogne. Pendant que
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Ce ee
pe eta eee ay
Co eed
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simple coup de fil du ministére de IAir, est
Se Sr ea aa
tere de la Production aéronautique. Keith
Park est affecté au Training Command. Les
doux hommes ont surtout payé pour leur
attitude « poltiquement incorrecte » et leur
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Ce sed
Sete te ee
Cette mise & ’6cart aussi brutale de Dowding
Cee ee
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Pourtant, elle n’est pas née
ex nihilo, mais de la volonté
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proprier 'héritage et fagonner « sa»
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Cependant, Géring, promu
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‘ordres relevent souvent de la science
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rations. Le divorce entre Géring et les
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Bataille Angleterre, quand son incapa-
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basées en France occupée, exception
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Kesselring et Stumpff n‘aient été ver-
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‘opérationnel. De toute facon, de par le
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semblent des avions de méme spé-
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deux étant généralement concentrés
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Les escadres
sont dirigées
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sient abattu 30 ou 40 avions ennemis,
‘vimplique en rien leur capacité & com:
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certains (Molders, Galland, notamment)
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LA BATAILLE D' ANGLETERRE
Les Hommes
La Royal Air Force
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Fay Serine Smelter 7 resem ersiypaaiaivipe er nenth
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Hoesrpnpeespvesyetedinn ni anneneenony yronepeuiaring
Haan er pyc atm ot ene rast
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Flier apne papery er ieneres
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Hrs itr ay osha saah er sane iespelr aioe
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Tey rtenm ene binampepenrt sad Sennen
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Poeeiaaereaesprenien er nameeten ei ea retinitis
Peer Lonackniogrnyemarccseob os rep teamepeaberree rn
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Ce ea ce
cere cy
‘mutuelle entre le leader (Schwarm- ou
Fe ee eae
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La RAF, comme I'armée de IAit, s'ap-
Pree ees
el es
RO ea reas
Seed
Raa
‘Sous la pression de grands as comme
en ee ea
RAF en viendra au Finger Four, équi-
Se an a
Pad
de maniére timide.
Cea ce cece earns
Sree Ray
Pe ena’
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Hermann Géring en a pris le contréle.
Tee ae re
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s'il a eu des conséquences moins
visibles et moins néfastes que dans
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tours venus recevoir leurs ailes. Nous
Cee eae
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expressions d’extase sur les visages qui
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Les rapports entre offciers et sous-off
Se ee ured
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([Link])
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DFC, uN" 5¢ Squadron
(ww2imagos som)
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Te eee
La bataille des convois
PHASE
Les débuts de la grande bagarre
annoneée sont plutot timides, voire
apathiques. L'Oberst Johann Fink,
ancien Kommodore dela KG 2, est bom
bardé Kanakafl, dlcieux raccourc pour
‘Kanalkampffiitver (chet des opérations
dela Manche); sa mission est d'appiquer
la premidre directive de 'OKL : fare ces:
sere trafic maritime britannique dans la
Manche. Kommodore dela JG 51, as de
la Grande Guerre décoré dela croix Pour
le Mérite," Oberst Theo Osterkamp voit
dans cette phase la possibilité appl
quer sa théorie du « pile je gagne, face
tu perds ». Sila RAF sort pour protéger
ses convois, elle est andantie, si elle
refuse le combat, ce sont les bateaux
aqui trinquent.
Cette premiére phase est riche en enset
nements des deux cbtés. Elle permet &
chacun de faire connaissance avec les
tactiques, les procédures et la réactivité
de autre. Cependant, elle est loin de
procurer & la Luftwaffe les occasions
d oraser la RAF.
ACHTUNG JABOS !
Le pari d'Osterkamp place Dowding
dans I'embarras. Les 10 et 11 juillet
voient une intense activité aérienne
au-dessus des convois dans la Manche
‘et contre les ports jusqu’en Ecosse. Le
Fighter Command ne pout qu’engager
{que des formations légbres pour escor
ter les navires et celles-ci sont suscep.
tibles d'etre & tout moment mises en
état dinfériorté Siles stations de radar
détectent correctement les intus, bien
{que sous-estimant fréquemment le nom
bre et altitude des avions allemands
par manque d'expérience, le délai de
transmission aux salles d'opérations
(de 4 & 5 minutes} empéche les 10 et
11 Groups de s'organiser en fonction
des forces engagées par nner. Assez
curiousement, la Luftwaffe ne tire pas
profit de cette lacune.
Les Allemands réservent une petite
surprise aux Britanniques. Le 13 jullet,
pour la promise fois, huit Bf 109 et
dix BF 110, escortés par le I./JG 52,
attaquent a la bombe des navires dans
Vrestuaire de la Tamise. Pout la premiere
fois des chasseurs-bombardiers ~ Jabos
(contraction de Jagabombers), dans le
jargon de la Luftwaffe - sont enteés en
action. lls causent peu de dégats, mais
bénéficient de leffet de surprise et ren-
trent sans avoir été inquités.
Ces appareils appartiennent & un groupe
‘exprimental, 'Erarobungsgruppe 210
(EpGx. 210), commandéparle Haupimann
Walter Rubensdérffer, quia 616 cr6é le
‘er jul. Ilse compose de trois Staffel,
dont les deux premiéres sont équipées de
Bf 110 C-4/Bet la troisibme de Bt 109 E
118 et E-4/B, pouvant étre armeés d'une
‘bomb de 500 kg pour les monomoteurs
{t de deux pour les bimateurs.
Les Jabos présentent deux
avantages. Employés la plupart du
temps par paires ou isolément, ils sur
gissent de nulle part, généralement
sans avoir été détectés ~ ou trop tard
~ par les radars, et repartent comme
iis sont venus. En cas d'interception
et une fois leur charge larguée, ils peu
vent se défendre comme n'importe
quel chasseur. Toutefis, is présentent
aussi deux inconvénients. Faute d'équi-
ement adapt, la visée se fait un peu
au jugé. Si les Jabos constituent une
arme redoutable sur le plan tactique (le
Generalfeldmarschall Kesseling parle
«dantlleie volante »), la faiblesse de
leur charge de bombes les rend inet
ccaces dans un conflt de type stratég!
ue, tel que celui que Allemagne livre
BV Angleterre 8 '6t6 1940.
DISPARITION D'UN ESCADRON
Ciest le 19 juillet que le deuxieme
‘Squadron équipé en Boulton Paul Defiant,
le 141, effectue sa premiére sortie. Neut
‘appareils survolent Folkestone pour pro-
téger un convoi, quand les Bf 109 du
HILUG 81, conduits par le Hauptmann
Hannes Trautloft, plongent sur les
rnéophytes. Deux sont instantanément
abattus et les autres s'éparpillent dans
la nature. Les 109 reviennent pour une
seconde passe, évitant la tourelle des
Cchasseurs britanniques en s‘installant
dans leur angle mort ~ dertire et lég@-
rement en dessous. Seuls deux Defiant
regagneront Hawkinge, dont un forte
‘ment endommagé. En une minute, Sept
appareils ont été abattus,feisant quatre
tués et cing blessés.
Le 141 est crédité de deux victoires,
dont une est revendiquée par le Pilot
Officer Haliwel, mitrileur du Squadron
Leader W.A. Richardsona
© SE
Le Messerschit
arice€ as hauparaon
‘hineim Ension
‘Stafohaptan de
i leone s2
Cte escaiie est a
Soule 6s groupe a avoir
Li perdu aucun pote pendant
an court engagement
{une semaine) dane a
Batale gAngtare.
em)
PARITION D'UN (on tub fate dpa et un vote
bei ro pilote tué, Le Ill, JG 26 perd deux avions:
Deterbles combats te déouenties 24. fun tub un piso ats Allemand
0 25 let i, ehov ratssime 8 corto revensaquan uo cts onta 160
période dele guere, vont entre la G'Adot Galo En fat fe Angi ne
Sisprtion pure et simple Tun groupe perdent que wos Sait
vagantestovcer ener, ia de Bt 109, elu 82, Le Bor Otic Coin. Gry, au devin
é ans eau en lassant Le 26}, Kesatng ere une cuvele cafe pus grand ws néo lant del
edule et d'une.» teciqusenetaqientdeuxcomassrmak-_ quer, fat pre dex plots vctoreux
Core premire et erie —vrlemie- tenement, Fun aularge de Douves ele ce urls
tion de jour du 141 démonire sane la second dane restate dela Tame. Le « Alor
Ione ambiguté Fncapacté abeohe N° 54 Squadron ave le promier suo ol
ds Defiant de combatre sur un pied les hou et voyant les dux ataques, io
STégats avec un chaonur monapecs. ect cone de Gane oees, Vrs. arivent ste au-dosous del, ir
Avec ta mane en puissance de indie: 11H00, des Do 17 survolnt b nouveau ne placer dr i
bie renautous le ger Command esweke Gea Tome, eacorts parle 3 envoyé une longue
beeoin c'equipges experiments pour IIid6 26 ete IL1J@ 82. Le 64 ext 8 SOmanresde distance. Inmidturna
plotr les avon ute gucommencentnowesu dela pare, mas, coonisart f f
Dartver en nombre at tne pout por-_ la fabio alonge du 109, Park envola i e110 0.046
‘mettre une telle hémorragie au moment quelques minutes plus tard le N° 610 yu. A ewe
00 va sengager une des plus tribes Squadron. Ceuici tombe sur le Il.) moment, a 6 attaqus par So crenoeg.
batailles de I’histoire de la Grande- JG 52. En quelques minutes, le groupe 109 quia arrachéa fiche spparel au eomier
Bretagne. La décision de reticer le 141 ast décapité. Il perd son Kommandeur 109 ‘bus d Vai plan (Ne 3388) sora
des opérations est aussit6t prise. Deux (te Major WolfHeivich von Houwald aussi apercu une grosse fo oe
jours plus tard, lest envoyé a Prestwick - as de la querte d’Espagne avec 5 vie- bombard rain rer
septombre 1980.
our y étre reconstitus. ‘wires ~les Kapiténe des 7.et8. Stafeln (Cte J Vasco)DOSSIER
Thue de 19 vtokes
sul eon parpaton
Frankin sora un dos cou
pote ain tts
12dbcame 190 parle
‘mame mai Sun J
Le Br 1096-1 au
Folowetel Hane Ehlers de
|a.21JG 3, aprés une prise
ia pate de Colombe,
conséquence dun combat
rian lo 15 an 1840
(ECPAO)
LA BATAILLE D' ANGLETERRE
‘Supermarine Sptfre Wk. (P3386)
‘Squadron Leader Bran JE. Lane
"19 Squadron
Fewer, septembre 1940
Les 109 semblent avoir des cocardes
blanches & Iextrémité de leurs alles et
non jaunes comme jusqu’a présent. »
Dans leur exaltation, les pilotes anglais
craisent une formation de Skua du
N° 806 Squadron quis prennent pour
des Vought 156F francais capturés et
en descendent un |
Le lendemain, 25 juillet, un autre convoi
est objet d‘une attaque en franchisant
le Pas-de-Calais. Le Il, JG 52 est & nou
‘veau de sortie, Ses Bt 109 sont inter
‘ceptés par les Hurricane du 32 et les
Spitfire du 65. Trois 109 sont abattus,
faisant un tué (le nouveau Kapitan de la
7.146 821, un disparu et un prisonnier.
Un autre pilote se tue en percutant la mer
2 la poursuite d’un Spitfire. La victoire
est attribuse au Fight Sergeant Wiliam
H. Franklin, I'as du 66 (3). Le ill/62
revendique un Spitfire et un... Breguet
£690 (probablement un Hampden mal
‘dentifie). Apras avoir perdu huitplotes
fen deux combats, le ILUG 52 est repié
fen Allemagne, le Ter acct.
Co 26 juillet est marqué par la plus
intense activité aérienne depuis 'affaire
de Dunkerque. La Luftwaffe a accompli
plus de 200 sorties, pratiquement sans
interruption entre 1130 et 20h00. Cela
1a, évidemment, pas été sans casse
du c6té de la RAF. Sept appareils ont
6t6 abattus par les 109 ce jour-la
dont trois du N° 54 Squadron (deux
tués). Au bord de la rupture, le 54 doit
etre envoyé au repos en Ecosse, aprés
avoir perdu cing tués et trois blessés
‘graves en 504 sorties lors des trois.
derniéres semaines.
Le convoi sera malmené par les atta-
‘ques combinées de la Luftwatfe et des
E-Boote, ce qui pose un énorme pro:
blame & Dowding soumis ala pression
de I'Amirauté pour tenforcer la sécu-
rité des navires. Or, il pressent que ce
{ui vient d'ariver au N° 64 Squadron
fest un signe avant-coureur des événe-
‘ments & venir, car la vrai bataille n'a
pas encore commencé.
Néanmoins, et inverse des Allemands,
Dowding ne dérogera pas & la régle
quill s'est fixée d’envoyer les unités de
chasse, aussi précieuses soientelles, au
repos dans le nord du pays de maniére
réguilée. La diminution du stress sures
pilotes et les machines sauvera ainsi,
sans aucun doute, quelques vies et
quelques apparels.
INFERIORITE NUMERIQUE
La premire phase de la Bataille d’Angle-
torre s'achéve le 7 aodt. Malgré la perte
de 74 pilotes (plus 48 biessés), les effec-
tifs du Fighter Command sont passés de
1.259 au 6 jullet 8 1 434 au 3 ao0t.
Trois nouveaux Squadrons ont rejint es
etfectits opérationnels et les premiéres
Lnités étrangéres (canadienne, polonaise
et tchdque) sont &lentrainement.
Cette premidre phase met en relief les
difficultés rencontrées par le Fighter
Command pour artver & temps sur les
objects visés par la Luftwaffe, malgré
avantage procuré parla détection radar.
Les formations aleriandes ont, en effet,
le temps de s‘assembler avant 'attaque,
un luxe que ne connaitront jamais le
Fighter Command et surtout pas le 11
Group, qui, cherchant principalement &
intercepter les bombardiers, ne peut faire
décoller ses chasseurs qu’a la derire
minute. Si 'on y ajoute le fait que les
‘opérateurs radar sous-estimentIatitude
des formations allemandes, on comprend
‘pourquoi es pilotes britanniques enga-
‘gent réguliérement le combat avec un
déficit dalttude,
Par ailleurs, ceux-ci se
retrouvent 176s souvent en
infériorté numérique. Cat
‘état de fat tient & a struc
ture respective des deux
forces aériennes : Ventité
‘opérationnelie de base est
le Gruppe dens a Luftwaffe
et le Squadron dans la
RAF - le rapport est de 1
23 en faveur de la chasse
allemande. L’utilisation
simultanée de plusieurs
Squadrons fait peser de
lourdes contraintes en ter
mes de dé et de coordi
nation des interceptions,
principalement par manque
dexpérience
De ces constatations natt
progressivement la querelle
entre Park et Leigh-Mallory 8
propos des « Little Wings »
et des « Big Wings », sur
laquelle nous reviendrons.Cesc rony
La bataille des aérodromes
Le 8 aodt marque, pour les Britanniques,
le commencement de la Bataille d’An
gleterre proprement dite. Sans grande
‘surprise par rapport & ce quis’est passé
avant, ele débute par une nouvelle atta-
‘que contre un convo, mais une attaque
{une ampleur sans précédent. Prés de
350 avions allemands prennent part &
Vopération, forcant le Fighter Command
2 effectuer 621 sorties. La rencontre
sfachéve sur un match nul : 11 BF 108
perdus contre 11 Spitfire. 'achamement
et la complexité des combats font mon-
ter les enchéres en matiére de revendi-
cations : 43 victoires pour la Luftwaffe
‘et 53 pour la RAF, le Fighter Command
perdant quinze plotes et vingt avions.
‘[Link] moment dela batalle, lest évidem-
ment trop t6t pour prévoir comment los
{deux camps pourront encaisser un tel
‘taux de perte. Pourtant, les perspecti-
‘ves ne s‘annoncent pas réjouissantes ni
pour les marins anglais (7 navires cou-
Iés sur 31) ni pour la RAF contrainte
de déployer des efforts disproportion-
1nés par rapport 8 ceux engagés par a
Luftwaffe. Il ne fait aucune doute que
ceolle-ci est en train d’entrainer la RAF
{dans une guerre d’usure que la RAF n'a
pas les moyens de soutenir sur le long
terme. Mais la Luftwaffe en a-telleréel-
lement la capacité 7
UNE GRAVE ERREUR
Crest & ce moment, et & ce moment
seulement, que I'Amirauté se rend,
‘compte que le précieux charbon, trans-
pporté par mer depuis le Pays de Galles,
‘au prix de nombreux navies coulés et
de vies perdues, pourrait, tout aussi
bian, 672 acheminé par voieferrée ! La
‘guerre des convois prend alors fin et
/a Bataille d’Angleterre entre dans une
phase nouvelle
Le 12 aodt, la quasi-totalté de I’Exro-
bungsgruppe 210 effectue plusieurs atta
ques simuitanéos sur les stations de radar
de Douvres, Pevensey, Rye, Ventnor,
sur la c6te du Kent, et de Dunkirk, &
Vintériour des teres. Les dégats ne sont
ni considérables ni spectaculaires, mais
sans le savoir les Allemands ont creusé
tne bréche de 160 km dans le cispositf
de détection anglais.
Le soir, les antennes endommagées
sont réparées, sauf a Ventnor, station
Qui doit étre évacuée faute d'eau pour
teindre les incendies. Le trou dans la
Chain Home ne sera comblé que le 23
‘ott avec ouverture d'une station sur
Vile de Wight. En attendant, les Anglais
plantent de fausses antennes et font
mettre de faux signaux par un autre
site, Les Alleriands tombent danse pan-
eau et, assurés que les cnuvres vives
des stations sont enterrées trop proton
dément, is estiment perdre leur temps,
Le 18 aodit, au cours de la conférence
des chefs de flotte et de corps aériens,
Goring déclare : «Il est fort doutoux qu'il
y ait leu de poursuivre les attaques sur
les sites de radar, étant donné que jus:
u’a présent aucune station attaquée
fa 616 mise hors service ».
Ce sera 'une des plus graves erreurs
de la batail.
Le 12 s00t ls KG 51 perd son Kormodore,
Oberst Dr. Johann-Volkmar Fisser,
abattu et tué par un Spitfire du N° 152
‘Squadron, Deux jours plus tard, c'est celui
de la KG 83, Oberst Alois Stoeck!, qui
cisparat sous les bales des Ayng Officer
John C. Dundas et lot Orficer David M,
Crook du N° 609 Squadron.
LE GRAND JOUR
Ce méme 12 aodt, 8 17 heures préci-
ses, les t6léscripteurs crépitent dans
les salles d’opérations des unités de la
Luftwaffe. Par ordre du chef supréme
de la Luftwaffe, « ’Adlertag » est fixé
au lendemain 13 aoat & 07h30.
Le « jour de Waigle », c’est le nom de
code donné a opération décsive contre
Angleterre. Tout ce qui peut voler
décollera avec pour mission d’anéan-
tir la RAF et, en particulier ses chas-
seurs, soit en combat direct, soit sur
ses aérodromes, Le deuxiéme jour, les
attaques viseront la région de Londres:
et elles redoubleront d’intensité le
troisidme jour.
La maitrise du ciel dans le sud de I'An-
gleterre est donc I’enjeu principal du
«jour de 'aigle ». Une fois encore, les
Allemands vont céder au mirage du
«coup décisif ».
Dans le chateau qui abrite les pilotes
du L/JG 2 pres de Beaumont-e-Roger,
Oberleutnant Paul Terme, Adjutant du
‘groupe, est le premier informe de ordre
de Goring. Helmut Wick, qui passe par
1a, interpelle son camarade
= Qu'estice qui se passe ?
= Demain, c'est le grand jour, répond
Terme en haussantles épaules. Qu'est
‘ce que cela va changer & tout ce cirque ?
se demande-til en lui-méme.
Dans la nuit, anticycione des Acores
faiblt. A 'aube du 13 aoct, les terrains
de départ de la Luftwaffe sont recou-
verts par la brume, le Pas-de-Calais
est sous un épais brouilard. Nerveux,
Grin repousse 'heure H 8 1400.
Le contre-ordre arrive un peu tard pour
toutes les unités et en particulier pour
le 1G 2. Alors que I'aube est & peine
levée et que les mécanos démarrent les
Messerschmitt, Paul Teme se joint &
Helmut Wick et Rudi Pflanz pour « en
grler » une derniére. Ce dernier gratte
tne allumette et allume sa cigarette,
puis celle da Wick. Temme se penche
8 son tour.
= Ca porte malheur ! ui fat Panz.
~ Men fous | répond Temme en aspirant
sa premiére bouffée.
Les Bf 109 décollent dans le petit jour
naissant, direction Brighton,
Messerschmitt 109 €-4 (WN 1155)
Unorfiie Feta Mins
563
Wiere-au-8es, septembre 1840,LA BATAILLE D’ ANGLETERRE
v6 au-dessus de la céte anglaise,
mme repre un Hurricane en train
d'attaquer un Ju 88. II plonge a la res-
cousse du bombardier, mais au méme
‘moment, il est lui-méme pris en chasse
par deux Spitfire. Il fait exploser le
Hurricane en vol (sa 6e vietoit
lui sera jamais homologuée!, mai
atteint par le tr de
hulle 260, thermometre d'eau dans
le rouge, Paul Temme sait qu
sion va s'achever dans la
suit. ll avise un champ de pommes de
terre et se pose train renté. I prendra ke
peti-dgjeuner avec le commandant du
N° 43 Squadron, qui lui contirmera sa
vietoite (aux dépens du Fight Lieutenant
T. P. Dalton-Morgan, parachuté)
Le Sergeant Jack P. Mills du 43 est le
seul pilote de la RAF & revendiquer un
109 dans la matinée du 13, pourtant rien
re avec la chute de Tomme, niles
circonstances, nile ie, ni encore moins
le fait qu'il pilotait un Hurricane
formation di
thant dela cbt plus
ns sa queue et ila
a rester coll & hi et 8
ois qu tai
1s retourné directement & la base
Cependant, & 14h00, le temps ne s'est
as amélioré, loin de la, La Luftwaffe
nen lance pas moins son offensive. Le
« jour de 'agle » ne se termine pas en
jour de gloire : aviation allemande perd
47 avions, la RAF 22 (dont 5 Spitfire)
remand et ont jamais abrité
do chasseurs.
LAFIN DU BF 110
« Les attaque ibleront d'inten
ti
‘adit Géxing et
11 Groups, aux premiéres loges, vont
fen accomplir 834 débouchant sur 31
engagements. Les pertes s
hauteur de I'événement : 81 apparel
pour les Allemands, 56 (dont 21 Spit
our la RAF,
Sachant que la RAF a engagé 396 fois
ont bla
Frennemi dans la journée, dix numéros
ne suffiraiont pas détailler tous les
‘combats aériens. ArrBtons-nous sur une
action particulier
La Luttwatte re
surprise & la RAF pour cette journé
La Chain Home
ee eee eas
{gf6 le radar & lour systime de défense, baptisé
Coe eee ry
Ce er a ey
les daux se trouvent des salles de fitrage reliées
‘au QG du Fighter Command & Bentley Priory,
Cee
Pe eae eee
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Pree te eee a
(blotters) déplacent des jetons de couleur & aide
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galerie surplombant cette carte, ont ainsi une
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des unités dépendant de Groups différents. Son
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Smetana
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Cette organisation originale est I'couvre de Hugh
Dowding qui, &’époque dela décision prise par
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tome de détection, est responsable de a recher
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Pn ett ea ety
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radiogoniométre, 'acronyme palindrome d'or
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mies. En autre, malgré implantation de stations
spécialisées dans la détection des avions volant
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nombre, jouiront d'une certaine impunité, car
eect ee area ey
difficuté réside a éviter de guider des chasseurs
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la pointe ouest de la Corouaille jusqu’aux
Shetlands, avec une plus forte concentration
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Reenter oe ces
juste sutfisant pour faire décoller les unités de
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sera 'atout gagnant de la RAF pendant Ia Batlle
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our dos ralsons de claré ot de pace, nous avons pas mentionné es units
er Cee ee eee a
EerieLA BATAILLE D' ANGLETERRE
> Leer s09e- Le Hauptmann Werner Restemeyer,
rol S088) ce Kommandeur du 2G 76, n'a pas eu
et le temps de larguer son « ventre de
duie2, abet basset » quia explosé sous lu, Six
sets Go Srceham autres Bf 110 sont abattus dans les
to 12 entt 1900. mémes conditions.
a)
Déja, dds les premiers engagements
do juillet, les unités de Bf 110 avaient
{66 mises & mal par la RAE, & tl point
que les pilotes de Zerstéver, se désin
téressant du sort des bombardiers
quills étaient chargés d'escorter, ne
Pensaient plus qu’a une chose, se pro-
‘téger eux-mémes, comme l'explique
fort bien Theo Osterkamp
« Les trois groupes de Zerstérer, qui
avaient atteint la Manche entre-temps,
s'étaient séparés, placés I'un derriére
"¥ Un Messorecttt
FOO cela
126 78 avec son «vente
e base», source de
‘aves probomoe
‘entoinernt ert
‘tei 0 BF 170
i premiéreigno.
(Cotacion J Fogherty)
autre et avaient formé un cercle déten
sif, 00 ils se couvraient mutuellement
avec lours armes fixes & avant et leur
mitralleuse mobile & V'arrére, en tour
nant en rond, Toute cela était bien beau,
mais, méme en supposant I'invulnéra
bilté de ce dispositit, i offeit incon
vénient majeur de demeurer sur place
aueu cf avancer. I nous flat pourtnt
bien egagner nos bases. Impossible de
tourer en rnd pendant des heures au
Imaginant que le Fighter Command At'usage, ce gros réservoics'avire it Jossus de Dowres.»
mobilisera toutes ses forces dans le fice b argueren vole, en raison d'un Le cercle défensts‘avérant aussi inet
sud de "Angleterre en raison de 'm-défaut de conception les vapeurs d'es- ficace que pénalsant, il faut rapice
pleut des rads qu’eley déclenche, ele sence, qui saccumulnt& intreur, le ment fie protéger les Bf 110 par des
‘cide de fare interven la Lufforte 6, rendent hautement explos. Bf 109, Cette situation, ui confine &
basée en Norge et au Danemark, pour Tous es ngréents 'un vértable désas-'absurde, handicape fortement les
atiaquer des objects stués au nord do twesont done runs, un pau eprés 13400 chaseours monomotours en les détour
WAngletereet en Eoosse. Or, coauigne- en ce 15 aout 1980, nant de leur tache orincipale qui est
rentles Alemands, c'est que Dowding Done, 21 Bf 110 D:1/R1 du li2G 76, de protéger les bombardors et non les
n'a pas négigé ce secteur et quils'y escortant une centaine de He 111, chasseurs d'escorte
trouve une unité de Spitfire, le N° 72 entrentdansta zone 'nterventon du 13. SiFony ajute les douze Bf 110 C pe.
Sauachon bast depusiin Ackington, Group, alors quelespltes faerie du 72, dus pals I. et IL/ZG 76 (Lufifote
prs dela font écossaise conduits pale Fight Levtenant Edward 2), dont celui du Kommandeur, le
Comme la distance 8 franchir est Graham, ont décolé pour ls intercepter. Hauptmann Fidtich-KarlDickor (t),
trop importante pour le Bt 109, afin Cette fois, ls Britanniques ont avan. c'est une veritable déroute pour les
d’accompagner ses bombérdiers, Ia tage de titude Zorstérer. Le sir méme, Goring prend io
Luftiotte 8 arecu une nowwelle version « Vous les avez vus ? demande un bonne déison, celle de eirer le Bt 110
du Messerschmitt Bt 170, e D-1/R1, pote. Graham pond avec son bégale- des opérations, une inttive qui a dO
Ahi se cistingue par son volumineux mentfamier Sen sirquejereles vs, Wi coUter, hi qi consid le ZerstOrer
reservoir verival de 1 200 ites, queles cos salads. Cest juste quejeveme comme Vorguel de « sa» Lutwate |
équipages sumomment Dackelbauch demande co-ce qu'il aut fare |»
(ventre de basset). Une quaren- Graham donne Force d‘ttaque contre VICTORIA CROSS
tine de machines ont été livrées auf flanc dro, chaque pote devant chot
L/2G 76 bess & Stavanger Norvége). ssa propre cible. En voyantarrverles Le 16 aoGt, le Flight Lieutenant Eric
~ Spitfire, quis n’attendaient pas, les J. B. Nicolson du N® 249 Squadron
Aemands stoquent ur formation. Les patrouille avec sa section aurdessus de
bomberdersarguentlours mbes dans Southampton, quand trois Ju 88 sont
eau et tournent es talons, tandis que repérés. Mais quand il veut passer &
les Bf 110 formentuncerle dens Le 'attaque il est devancé par une autre
Fiving Officer Desmond Sheen péntre _unté de Spite et, au moment obi fat
dans'e card es‘aproche dun Bf 110 faire demi-tour 8 sa section i est ata
(qui rend pour un Ju 88) & moins de qué par suse par un Bt 110, dnt ls
200 met ouvelefeu. aout juste de obus fracassent sa verre, des débris
temps de noterquilporte ce auilprend le blessent 8 un el, arrachent une
pour une grosse bombe sous le entre, jambe de son pantalon, le touchent au
mais qui est un Dackebauch, et voit sa pied gauche et enfiamment son rser-
‘ibe explosr en vol sous son ne, Fob voir essence. Emporté par son élan,
> ese By {ant & se frayor un chemin au miiou le Bf 110 dépasse le Hurricane. Sans
Nedeon sel pe doa fume et debris épars. Une fois occuper des fammmes qui commencant
peas cca remis de son choc, il apercoit le reste & envahir son cockpit, Nicolson le suit
a ose, des «Ju 88 » piquer auras des vagues en piqué et ouvre le feu. La chalour est
‘wn fn direction dela Norvape. Siintense ql doit retrer ses pieds dusnent br. Pour cet
‘Victoria a plus haute dist
britannique, trop souvent d
32. I sera le seul plote du Fig
avoir recue de toute la
poi, ir
0106.26 orbs de Cen
8 109 rentrent &
rt6 des Do 17 au-de
deur du groupe, le Haupt
atu et tué. Un
probablem
intervient dans la bagarre. L
Wilkinson est tué & la suite
formation
c un Messerschmitt
26 revendique deux v
I./JG 3 cing. Pour trois
perd cing Sf
blessés. Au IlJG 26
«Ce fut e
avait déja perdu deux
mai le Hauptmann Herwig Knuppel et le 24
jullet le mordant Hayptmann Erich Noack. »
Le commandement du Il,JG 26 est confié au
‘Houptmann Erich Bode.
‘Jusque la, les Junkers Ju 87 Stuka ont plu
16t bien tiré leur épingle du jeu. ls ont réussi
& couler quelques bétiments et & causer des
(dont
Aprés une caime journée du 17
par un i ours quelque ce
Don Dr. Goebbels ennongent a peu alle:
mand que la RAF a été vaincue, les affaires
reprennent le lendemain 18 aoGt. Cependant,
la Luftwaffe, visiblement éprouvée, ne réa-
lise que la moitié de sorties par rapport aux
Jjournées précédentes.
Le 18 aogt marque, d'illeurs, la fin de ta
sme phase de la Bataille Angleterre
‘out au moins du point de vue des Britanniques.
I marque aussi a fin du Stuka.
|
Le Junkers Ju 87 8d Kapiti
fla /StG. 77 4 Argentan, lors
la Batlle @Angletore,
(Gewarhur Grmm, va RMN)Le Hauptmann Ka
ebighausen, un ancien
‘Espagne et am Se
Callend, commanders
i436 26 pendant
personnels (ECPAD)
Herbert JL
Hatowes, alors Pot
Oticer au N43 Squadron,
os cra de toe
Ju87 le 16 edt ot de
‘ols aus le 181
commandant doi base
‘e Dunst avec 18
vesores 4 son paarés,
Ia DFM and barat a DF
wn)
Une escatie
tuners 10 87 eunoant
Ta cbteangiase.
(BPR via RUN)
ONT new lta...
Quatre-vingt-sept appareils des trois
groupes de la St.G. 77, renforcés par
vingt-deux du 1,/St.G. 3, attaquent
les bases de Thorney Island, Ford et
Gosport (aucune n’appartenant au
Fighter Command |), ainsi que la sta
tion de radar de Pong. Is sont escortés
par 109 Bf 109 des JG 27 ot JG 53,
C'est donc une formidable armada,
comptant un effectf trois fois supé-
riur au leur, qu’engagent 68 Spitfire
et Hurricane. La majorité des Stuka
exécutent leur attaque sans la moindre
interférence. Ce qui n’est pas le cas
du 1/St.G. 77 du Hauptmann Herbert
Meisel; en quelques minutes, 10 de ses
28 Ju 87 sont abattus, faisant 17 tués
(dont Meisel et § prisonniers.
Mais les autres groupes sont rattra-
és par la chasse anglaise aprds leur
attaque, Cette Geschwader, déja tant
‘malmenée par le passé, laisse un total
de 17 appareils dans catte mission,
Hermann Goring intervient personnelle
‘ment pour retirer le Stuka de la batail
Les Ju 87 demeurent cependant sur
les cOtes normandes et bretonnes en
attendant des jours meilleurs. Sur les
281 Ju 87 quifaisaient face aux cdtes
anglaises le 8 a0Gt, pas moins de 52
(1895) ont été perdus & 'ennemi en dix
jours, faisant 96 tués et prisonniers,
dont deux commandants de groupe et
cing commandants d'escadrile.
NW aurait 6té possible Dowding de
rameuter las unités maintenues dans le
nord de I'Angleterre et en Ecosse afin
de sovlager la pression exercée sur les
11 et 12 Groups. S'ilest conscient que
la grande bagarre a bien commencé, i
lui est difficile de prédire quand elle se
terminera, L’attaque de Ia Luftffotce
5 sur le secteur du 13 Group, le 15
200, s'est soldée par un échec cuisant
Toutes, rien ne prouve & ce moment
que la Luftwaffe a renoneé & renouve-
ler 'expérience. Pour eure, le Fighter
Command a été dominé par le nombre,
mais en aucun cas iln’a été surclassé
etles dégats matériels au sol, sans étre
négligeables, sont tout & fait supporta
bles. Dans c2s conditions, Dowding juge
plus jdicieux de maintenirun effectt de
21 Squadrons au 11 Group, 8 et demi
‘au 10 Group et 26 et demi aux 12 et 13
Groups, ¢’ autant que les terains du sud
est, cibles privlégiées des bombardiors
‘allemands, risqueraient d'etre engoraés
par 'arrivée d'unités supplémentaires.
Du cété de la Luftwaffe, tout ne baigne
pas dans hue, Entrele 13 ete 18 aoc,
les bombariers ont enregsté a perte de
146 des leurs, & laquelle il faut ajouter
131 chasseurs. Les bombardiers se pla
gent détre livés & eux:mémes par des
‘chasseurs qui ne font pas leur boulot
Goring s'impatiente et
fulmine. Galland s‘expliqueLe Reichsmarschall, qui tempéte apres
ses pilotes de chasse, décide de rjeunir
les cadres, Déja le 23 juillet, le « vieux »
‘Theo Osterkamp (48 ans) a laissé son
poste de Kommodore de la JG 51
8 [étolle montante de la Luftwaffe,
Werner Molders. Entre le 18 et le 25
‘tt, Géring remplace les commandents
des JG 3, JG 26, JG 52 ot JG 54. Los
places sont prises respectivement par
Ganther Latzow, Adolf Galland, Hans
TTrbenbach et Hannes Trautloft.
Sion en juge par les seuls résultats,
la deuxiéme phase ne s‘achéve pas
sur une victoire de la Luftwaffe. La
chasse britannique, malgré des pertes
levées, tient toujours bon. Les pertes
‘alleriandes ont été lourdes et n’ont pas.
6t8 compensées par des destructions
Messerschmt B90 D-1IRt (Ne 3155)
‘Stavanger (Norvége). 15 aot 1940.
signifcatives. Les Allemands ont dspersé
leurs efforts & attaquer de nombreux
terrains ne relevant pas directement
du Fighter Command. Erreur stratégi-
‘que ou préméditation ? La destruction
des aérodromes du Coastal Command
‘ou de la Fleet Air Arm n'a évidemment
8s géné le Fighter Command dans son
action défensive. On peut, toutefois, se
‘demander si FOKL n’a pas voulu empé-
cher la chasse anglaise d’utliser ces
bases situées pourla plupart en bordure
‘ou s'il a cherché & les faice
évacuer en prévision du débarquement
de la nécessité pour la Luftwaffe de
disposer de terains avancés.
Cependant, la Luftwaffe n’a guore utlisé
plus d'un tiers de ses effectifs a 'Quest
et le Fighter Command a perdu des pil
tes quillne peut remplacer. Sila guerre
d’usure, qui n’a pourtant commencé
qu'une semaine plus tot, se poursuit &
cette cadence, ii n’est que trop évident
que la RAF sera la premiere & atteindre
le point de rupture.
‘UPC avonce cea
Fevchsmarsoha Hermann
{Gong en pote pour
rencontre: do de
Weider (8 gauene) Aca
Galan, quia eeorment
11.620 respecterent
enero), qu cause tant
de souct 8a Lita
Statsabiotox ech
efinan wa RMN)DOSSIER A
LA BATAILLE D' ANGLETERRE
eee oa’
La bataille de Londres
> Taris quel Fighter
‘Command ire betalo
dane cel Angotore,
ue obscure mas out
raven ou aéberquement
‘lomand aul ol angi,
uN 142 Souoden &
Isombiorat 8 cat
poe, les marques
ratonaitén 6s pas
pourgementare sur
‘entados oe ale gaurhe
(Colactond. Thomas)
Le 19 aoa, Goring convoque ses éné- car, en raison de la proximité des agro
‘aux 8 Kernhall Dans leu for intéieur, dromes des stations dela Chain Home,
Uniere asorant icte en évitant del'avouee publquement tous les raids seront détectés dds le déco!
incom on soit 38) ont compris que 'affare sera beaucoup lage, ce qui prvera les Bf 109 de toute
et cort ls débuts sont plus difficile que prévu. Le probléme ne possibilité de manceuvres de diversion
pariculeerert oveut. ent pas Ala stratégie meis aux moyens et ne leut permettra jamais d’éuder le
ran nls arson ro do la mettre en quvee. Tout le monde combat. En ovtre, ‘extension de leur
CommuniguceceTOK. Sait Quo! faire, mais personne ne sait zone dntervention fait qu'ls seront &
‘atts la quer en cornment. La question est double : com- extréme limite de leur rayon d'action et Angleterre et nouveau équipé en Farey
‘rave. Cest ben, mant obtenit la Supérinté aérienne at ne pourront pas iver de combats de plus Battle. Ses unités participant activamant
Hanicahue sete, comment employer les bombardiers qui de dix minutes sans conséquence préju- aux attaques conte las pots dela cBte
([Link]) ne pourront Bie escortés ? Giciable surleu éserve dessence. _frangaise abtantles barges de opéation
Goring commente sa nouvelle Le relat mauvais temps qui s6vit sur _« Seelwe ». Ces missions se déroulent
directive. Celle-cine comporte guére dela Manche et le sudest de Angleterre en général a la tombée dela nuit, mais
nowveautés par rapport aux précédentes_rlentterythme des opérations, mais il_profitant du mauvais temps, dix appa.
(la chasse anglaise consttuant toujours permet aussi aux deux camps d'engager roils des N° 12 et 142 Squadrons sont
lacble priortare, 8 une exception prés : de jour des avions plus vunérables. _lanoés en plein jour contre Boulogne-sur
1 do crt, en pout 1220ne des aid est étendve aux abords La Bataile¢’Angletere ne consiste pas Mer, qui est une importante base de E
Le Spiro Ns2i0 ude Londres. Pour faciliter la tache des. uriquement en des combats tournayants Bote vedetes rapide) le 23 aot. Deux
N32 Suumionest BF 109E, dont sutonomie n’est pas et des attaques de bomibardes. Denom- appareils du 142 sont abattus parla Flak,
scocer parle Semeert Ia qualité premire, Goring décide de breuses téches, obscures et ingrates, fesant ois tués et tris prisoners. Parla
IoeinaterssogeConcentrer toute la chasse dans le Pas- doivent éte accomplies dans un cadre suite, deux Squadrons poionais (es 300
Genut lest anit de-Calas, dégamissant arse Lufflote plus général, qui est celui dela préven- et 301) seront rattachés au 1 Group, qui
"ema raape tales 20 3 ay profit de Kesseing. tion du débarquementalemend. conservera ses Battle jusqu’8 la transfor
‘Meta mareusias Ce regroupement de la Jagdwaffe est & En dépit des pets etfrayantessubies en mation progressive de ses escadrles sur
fa fois un avantage et un inconvénient, mai 1840, le 1 Group a été reform en Wolington, & partir du mois octobre.
Nach England
ces Damier Oo 172 de
KG 76 survolent le
ays de Bray, on route
‘Ver leurs object. Jo
(ECPAD)
> Au conte, rObaretrant
ans Philp, Saekaptan
oun de ses pcs
Son pamarte aon
photo ono 13.
(e30 odobre 1940.
(GPK via RUN)Le beau temps, qui revient le 24 aoct, auto
rise une reprise du bras de fer. La guerre prend
‘alors une autre dimension avec le bombarde
‘ment de Portsmouth, qui fait plus d'une cen:
taine de morts dans la population civile. Mais
le pire reste & venir. Vers 23 heures, Londres
est victime dune premidre attaque de la part
de la Luftwaffe, Pourtant, Hitler avait person
rellement interdit tout bombardement de la
capitale anglaise.
», 6eriraIhistorien allemand
CCajus Bekker. Erreur ? Pas s str ! car ce n‘est,
as une, mais trois vagues distinctes qui vont
frapper Londres cette muita dans un laps de
temps de deux heures et demic.
lest possible en effet, que ces bombardements
sient été accidentals, car Géring commande un
rapport ot doivent figure le nom des équipages
incriminés pour que des sanctions approprises
solent prises. La suite des événements fera
quilln'y enaura aucune. Toutefois, avjourd hui
encore, le doute subsiste
Silly a une personne qui ne doute pas, c’est
bien Winston Churchil qui donne aussit6tordee
‘au Bomber Command d'exécuter un raid de
représailles sur Berlin, Ce serait méconnaltre
la personnalité de Churchill que de penser qu'l
ne considére ce raid que comme de simples
représalles. C'est bien plus que cela, c'est une
provocation, un pidge qu'll tend & Hitler, car
il devine qu'l ne résistera pas a la tentation
fet quill tombera dedans. Londres attaquée,
ce sont des centaines et des miliers de morts
(« blood, sweat and tears »), mais c'est la RAF
préservée, le Fighter Command épargné et
Angleterre sauvée.
Le 26 aodt, Hitler éructe a la radio : «
La principale préoccupation de Dowding
Cconcerne es pertes en pilotes chevronnés, car
leurs remplacants doivent étre lancés dans le
‘grand bain avec une instruction réduite au strict
‘minimum, comme lexplique Al Deere, alors
Flight Lieutenant au N° &4 Squadion
Robert W. Oxsprig, alors Alot Officer auN® 66
‘Squadron, évoque ces moments difficies de a
fin du mois d'aodt[DOSSIER
rae
peered ts
rae
A une ép
ert
ei
Seer ceeaet
een) ror
‘mais le titre de baron que revendic
ntroversé, A la suite d'un revers de fortune
Serer tee
par un officier de cavalere v
x
fugue trés jeune et se fait engager
vant dans la région de
Sour re ea
terete Meee eee nay
Pete eee ean
sa vie avant de revenir en Allemagne sous Ia
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Hawkar Huricane Mk | (P2295)
Fig
ese ssn nS Tt ot)
a eee ees
tusire de la Tamise, puis aprés avoir été sépar
son unité, il prétend avoir attaqué un aérodrome
eee ete eet
Pte erat et
son genre, en fait une gloire nationale du jour au
CCN a eee
Pence
ta em es
cr) fe trois fois, la troisiéme étant la
bonne, et sera le seul aviateur allemand a faus
a
er
ee es
eaten)
See
ore)
la Ritter
eect
eae
en
oa
28 aoit. Pourtant, avec seulement 8 victoi
mées, il est
pour abtention de cette haute décoration.
Peo ee me at
Ce Tg aCrem ney
porte que 13 nouvelles
or
nde satistaire aux crtéres draconi
er
erent Sear)
CeCe eee ee
(Pays-Bas) pour une mission de routine,
Cars
pre niy
ime d'une panne de moteur
Liutenant Aru V. Cowes
N°T Squadron
Nor but septombre 1040,
Pat Christie ayant é16 mis hors de com
bat, sa place de Flight Commander me
revensit de droit. Les pertes du Squadron
tes. En deux jours de
UNE FIN DE MOIS DIFFICILE
Le mois d’aodt s‘achéve par deux
terribles journées pour le Fighter
Command. Les raids allemands rave
‘gent de nombreux aérodromes, Debden,
Kenley et Tangmere subissent de lourds
dégats et Biggin Hill est presque rayé
de la carte. Dans la nuit, Londres est &
nouveau bombardée.
Les combats des 30 et 31 aodt cottent
16 pllotes de chasse tués, 22 blessés,
41 Hurricane et Spitfire détruits et 19
endommagés sérieusement.
Le 30 aodt 4 07h30, neuf Spitfire
du N° 19 Squadron décollent sous
les ordres du Flight Lieutenant
W.G. Clouston depuis Fowimere, ter
rain satalte de Duxford. Ces apparels,
dos Mk. Ib, sont un peu particuliers en
ce quills sont armés de deux canons
de 20 mm et de quatre mitraileuses,
tune combinaison que l'on retrouvera
sur une majorité de versions utérieures
du Spitfire. Engageant une formation
de Dornier, is parviennent & en abattre
trois mais @ grand-peine, les canons
s’étant tous enrayés & la premiére ou
deuxiéme rafale |
Le 31 aod, Hornchurch est objet d'un
violent bombardement. Aprés plusieurs
ausses aertes qui ont contrat & démar
rer, puis arréter les moteurs des Spit du
5418 chaque fois, ceux-ci ont du mal &
e remettre en route lorsque, & 13H00,
un véritable raid est annoncé. Le Pilot
Officer Colin F. Gray, lun des grands
as de I'unité, réussit & décoller avant
{ue les premiéres bombes ne tombent
Titeéralament is:
paaraitre sous un nuage de poussiére en
{quelques secondes ». Al Deere est blo
{qué par son propre alier qui s'est mis
fen travers de la piste. « Dégage de la
ed Two | », burle-td. I prend enfin son
lan et ses roues se trouvent quelques
centimétres au-dessus du sol quand les
premigres bombes l'encadrent. Richard
Hilary est aux premidres loges
«J'ai vu HornchurePar miracle, iln'y aura aucune victime
et, mieux, es trois pilotes repartront au
combat dis lelendemain, Deere parcourt
plus de cent matres sur le dos aprés avoir
percuté le sol a prés de 150 kmh :«
‘Son n° 2, e Plot Officer Edsell,blessé
‘aux jambes, rampe jusqu’au Spit de
Deere et aide & se dégager. Quant au
1n® 3, le Sergeant Davies, personne ne
saitce quill est deveny. On retrouve bien
son Spit sans ailes de l'autre cbt6 de la
cléture du terrain mais aucune trace du
pilot, llreviendra deux heures plus tard,
8 pied, et expiquera que, n‘ayant trouvé
aucune ouverture dans la cloture, ila été
‘obligé de fare tout le tour de 'aérodrome.
Pour rentrer par le portal!
Le 31 aodt est un jour noir pour les Bf
109, Pas moins de 23 sont perdus (et
6 endommagés & des degrés divers)
un record | Parmi ceux-ci se trouve
le E-3 WNr. 1184 du Leutnant Wilhelm
Fronhofer, appartenant & la 9./JG 26. I
tombe vietime de Colin Gray du 54, dont
C'est la 12e victoire confirmée
Le bilan du mois d’aodt s'él6ve 8 139
tues, 7 disparus et 110 blessés au Fighter
Command et 389 chasseurs détrits,
répantis en 233 Hurricane, 127 Spite,
14 Defiant et 15 Blenheim,
Pour l'ensemble de la Luftwatfe, on
compte 463 tués, 804 disparus et 201
blessés, ainsi que 645 autres avions
bombardiers bimoteurs, 52 Ju 87 et 14
‘apparels divers, Les unités de Bf 108 ont
perdu 54 piotes tués, 91 disparus et 38
blassés, ainsi que 203 avions détruits et
45 endommagés.
Le 3 septembre & 09h26, I'alerte est
donnée & Duxford, dot s’élancent dix
Hurricane du N° 310 (Czech) Squadron,
‘ui, comme son nom Vndique, regroupe
un certain nombre de pilotes tcheques.
‘encadiés par des officers btanriques. Le
Fight A, commends parle Fight Leutenant
Gordon L. Sinclair, DFC, grimpe a
7 800 m pour protéger le Fight B du Flt
Lieutenant Jerrard Jeffries. Le Sergeant
Bohumir First, Tchéque de nationalié, qui
2 revendiqué une victoire avec le GC I/2
pendant la campagne de France et en
revendiquera quatre autres avec la RAF,
fait parte de cette section
Leer 0963
10auno» (WN. 1184)
{4 Lovinant wien
Fronhsfr dela 9116 26,
bata le 3 800 pres de
(ray, devine lus
(grand 2s néozelandals
(27 vetoes seul a2 on
‘claboraton} ceva le
1950 ota OFC an bar
Frontier devendra juss
isomer de quer,
{Cotecton C. Goss)
4 Le Reicemarschat
Hemann Geng au PC
‘vance de a Lato
2 pres de Sagat
rote, fe General der
Fhegor Grin Loreer
a ford & gauche
le Ganoratosnarschot
‘Aber Kessoling.
(Stadeibotek Getingen)OWT ean Odea ts).
> bes piotes ou
N°310 (Czech)
‘Squaaron& Dude,
on septembre 1940.
Fort ere deurime
bout en prtant dela
rote, Rese, trim en
patart do la gaucho, e
Fight Lieutenant Gordon
C'Sncar et cngume,
le Fight Leutnant Jerard
ets, qu commandera
nts, on janvior 1981,
pres avoir change
son nomen Latimer
‘wm
{cause de leur réserve de carburant
{quand un trosiéme chasseur est arivé
paar dessus en bonne positon de tir. Bien
u'ayant encaissé quelques projectiles,
j'ai maintenu le contréle de l'appareil
jusqu’a ce que le moteur gauche rende
rame. Pour ne pas m’éeraser en flam
‘mes, a coupé les deux moteurs et je me
suis posé train rentré dans une prairie
{Mill Hil, Ainsi s'achevait ma cartdre
militaire et celle de mon radio. »
Ces succés ponctuels ne doivent pas
masquer le fait que, depuis quelques
jours, le Fighter Command n’est plus
fen état de rendre coup pour coup. Ses
pertes sont largement supéricures &
celles de Is Jagdwaffe, le déticit en
pilotes s’accroit de jour en jour et plu
1/26 2, dont six avions ne rentre- sieurs aérodromes, et non des moindres,
ront pas. L’Oberleutnant Wilhelm ont pratiquement été mis hors jeu. De
Schaeter, Adjutant au StablZG 2, est 1a & penser que la Luftwaffe est en
du nombre train de gagner la Bataile d’Angletere,
« Le matin, alors que les avions du iln’y a qu'un pas.
|. Gruppe étaient mis en route ot que ailleurs les Allemands en sont inti
1x dul. roulsient da, le Kommodore mement persuadés, msi, faute d'une
m’a tout @ coup donne le feu vert évakiation correcte des chiffre, is 6vo-
pour prendre sa machine @ sa place. luent dans un brouillard total, comme
Accompagniéde mon radio, 'Unterfizie’ le rapporte Hans-Bernd Gisevius, qui
Heinz Bendjus, je suis arivé au terrain fait partie de I'Abwehr, le service de
dix minutes plus tard et j'ai découvert renseignements commandé par I'amiral
> Le Sergeant Bohn
Foret cove par
(Czech) Squadron,
son retour dune
see # Duxford Ie
7 septembre 1940.
os
{que la machine du Kommodore avait une Canaris : « Une bagarre s’engageait
aile qui r’avait pas été bachée, Comme tous les matins & I'Abwehr lorsque le
les deux Gruppen avaient déja décoll, repcésentant de KL apportalt ses com:
Le Flight Commander a donné V'ordre nous n’avons pas eu le temps de faire muniqués de victoires, auxquels Canaris
d‘attaque parle traditionnel “Tally-ho I", chautfer les moteurs. Das le décolage, —opposat froidement ses propres chitfres.
Pendant que le Aight A nous protégeait j'ai eu des problémes avecla prafondeur Maison avait décidé de s'en ten 8 ceux
en altitude de Ierrivée éventuelle de et le moteur froid. Je n'ai pas réussi a de la Luftwaffe et on signalait chaque
Me.109, mais i n'y en avait pas rattraper le reste de la formation avant matin le nombre de chasseurs ennemis
« En nous voyant, les Me.110 se sont la céte anglaise, qui restaient : 200, 150, 80, 50, 20.
mis en cercle défensit. Comme nous « De ce que je pouvais voir, les Me 110 on a arrété ce petit jeu quand on est
nvavions rien & craindre dans nos “six étaient engagés dans un violent com- arivé & -100! »
heures", j'ai foneé dans le tas et ai réussi bat aéren. Méme simon moteur gauche
a cadrer un Me.110, alors qu'il tentait tournait mal, j‘espérais pouvoir rentrer_ LE TOURNANT DE LA BATAILLE
de rompre le cercle défensif. Je lui ai avec le reste de la formation, Mais je
balancé plusieurs rafales, avant que manqueis d’altitude et de vitesse et C'est, cependant, sans tenir compte
quelques-unes de mes mitralleuses ne j'ai été attaqué par plusieurs Spitfire. d'un homme : Adolf Hitler. En dou-
s'enrayent. Son moteur gauche a pris Comme mes chances me paraissaient eur s’emorce le tournant de la batale
fev et je ai vu partir en abattée et px ‘ips e risque de piquer vers d’Angleterre, le Zie/wechse! (change:
cuter le sol au sud de Chelmsford. Je la céte. Ereur | Jeme suis retrouvé face ment de cible), u'll ne le veuille pas
revendique un Me.110 sir. Lamoitié de & face avec deux chasseurs anglais qui pour différentes raisons ou qu'il n’en
Imes armes s'étant enrayées, ai repris ont tout de suite engagé le combat & at pas les moyens, peu importe, Hitler
le chemin de Duxford. » basse altitude. Pris sous un feu croisé, salt depuis le début qu'il n'envahica
Le 310 revendique sept Bf 110, ce peu précis, tout ce que je pouvais espé- jamais "Angleterre, Pour paraphraser
qui est assez proche des pertes du lent la partie Clausewitz, « Seelbwe et son corte,
la Bataille d’ Angleterre, ne sont que la
continuation de la politique par d'autres
moyens. Le Ziolwochsol est moins une
‘option militaire qu’un choix politique qui
releve de la méme strategie :offrr aux
‘Anglais un uitime casus pacis
Le grand jour est fixé au samedi 7 sep
‘tembre, Ce matin-a, le Sonderzug Asien
s‘arréte en gare de Calais et en descend
un Reichsmarschall tout de blanc vétu. I
fest accueil par le Generalfedimarschall
Albert Kesselring, commandant la
Luftfiotte 2, et par le General der
Flieger Bruno Léveer, commandant le I,
> Lépave auBt 110,
ec AA plot par
Oberevinnt Wh
Schaefer abst prea
de Shoreham Downs
te 17 septembre name
Lequipage nderne, Fliegerkorps. Les trois hommes et leu
st fa prison suite se rendent alors au PC avancé
(Coen C: Goss) de la flotte aérienne, prés de Sangatte,Bouton Pau Defiant Mi. (N1535)
‘Squadron Leader Philp A. Hunter
N° 264 Squadron
Kon in Lindy, aot 1940,
la Luftwaffe pour la batalle au-dessus
de /Angletere », atl annoncé la velle
alarado,
La Luftwaffe va réaliser 985 sorties dir
nes (soit 50% de moins que le 16 aod,
‘ce quien dit long sur la fagon dont les uni
ts alemandes ont été 6prouvées en trois
semaines), le Fightor Command 817.
attaque sur Londres, qui se déroule
fen quatre phases & partir de 15h45
(heure anglaise), prend le Fighter
Command a contre-pied. Les peti
tes formations (Little Wings), chores
2 Park, sont débordées et les grandes
formations (Big Wings), détendues
par Leigh-Mallory et Shoito Douglas,
se révélent lourdes at inetficaces. En
outre, les mauvaises relations entre
Park et LeighMallory font qu‘lln’y aura
‘aucune coordination dans les attaques
des chasseurs anglais.
Les raids se poursuivent pendant a nuit,
jusqu’a 0430. Les quartiers de I'East
End et des docks ont particuiérement
soutfert, Des pompiers volontaires doi
vent étre réqusitionnés dans tout le sud
de I'Angleterre pour combatte les vio-
lents incendies. On dénombre 448 civils
tués et plusieurs millers blessés.
La Luftwaffe laisse 51 avions (dont
17 BF 109) dans I'affaire, la RAF 50
chasseurs.
Dansia soirée, Keith Park survole Londres
« Tout brat le long du fleuve. C'était
ne vision horrfiante, Mais ei remercié
je savais que!
Nazis sé oumés des aérodromes
de la chasse, les croyant détruts. Bien
‘que groggy, is ne étaient pas. »
DE JOYEUX DRILLES
Le 8 septembre, Dowding engage une
réorgenisation de la chasse. I classe les
‘Squadrons en trois catégories
= Catégorie A : toutes les unités affec
‘t6es au 11 Group, ainsi que colles des
10 et 12 Groups pouvant étre mises 8
la disposition du premier;
~ Catégorie B les unités hors 11 Group
possédant les effectfs en hommes et,
matériel suffisants, mais devant étre
‘employes en ménageant la fatigue des
ns et des autres;
Catégorie C : toutes les autres uri
16s, en particulier celles ayant beaucoup
souffert, dont le personnel pourra étre
transtéré aux unités de catégorie A
‘aprés repos.
Le N° 92 Squadron est rappelé & Biggin
Hill ce méme jour, en remplacerent du
79, décimé et au bord de'épuisement. Le
92 est un repaire de joyeux drills aty
piques qui n‘ont de la discipline que de
vagues notions et dont le signe de ral
liement est une cravate rouge. ls sont
cependant teriblementefficaces. Parmi
‘eux se trouvent Robert R. Stanford Tuck,
deja ttulare de 12 victoires sur les 29,
qu'il revendiquera pendant la guerre,
et quelques futurs grands noms de la
RAF, dont le plus célebre est sans nul
4720, fun dos
tou premiers Spite
Mc nace au N19
‘Squadron en cours de
bul splerrre 1940,
LA BATAILLE D’ ANGLETERRE
OO LSS 4
A 20 ans et demi, Brian Kingcombe
est un cas & part. Peu préoccupé par
son paimards personnel, il considére
{que chercher & confirmer une victoire
‘ou que de s'acharner 8 plusieurs sur
un bombardiar endommagé reléve de
la faute professionnelle, En I'air, il a
Hawker Hurcane Mk. (VBS)
AGAR. Saunton Leader Ronld [Link]
1N*808 Squadron
onto, jt 1940
Aly
Ce
V'habitude d'ignorer systématiquement
les consignes des controleurs et celles
‘du manuel en attaquant les formations
‘de bombardiers ennemis par une passe
frontale la vertcale, Cette technique
fait dresser les cheveux sur la téte des
nouveaux plotes, mais is fiissent par
s'y habituer. Les équipages allemands,
as vraiment. Cette manaouvre, si elle
naboutit pas toujours & détruire ou
endommager un bombardier, cause
tune véritable panique parmi les bom
bardiers qui, en général, disloquent
leur formationnkers Ju 88k
5IKG 54
Saint-Andé-do-'Eure,septombee 1940,
Le septembre 8 17h12, neut Hurricane
‘dUN® 253 Squadron, sous les ordres du
‘Squadron Leader Gerald R. Edge, décol
lent de Kenley pour patrouller au-dessus
de leur terrain et de Biggin Hill, quand
des intrus leur sont signalés en appro-
cche par st, vers 4 500 m. Les pilotes
distinguent, en effet, 17 bomibardiers et
tune forte escorte et, au moment ol ils.
vont passer &I'attaque, ils sont diigés
parle contrdle sur une autre formation,
lescortée par de nombreux chassours.
Edge a pris le commandement du
253 quatre jours plus tot. Pilote tes
expérimenté, il a revendiqué une
dizaine de victoires avec le 605 per
dant les combats en France, qui ont
fortement éprouvé son unité au point
que, aprés l'affaire de Dunkerque, il
tat "un des deux seuls survivants du
Contingent initia !
Edge est un personage plutét atypi
ue, méticuleux au point de porter deux
montres :«
explique-ti
Mis
il ost aussi trés professionnel. Quand i
arrive au 253, il trouve un Squadron
décimé et quelque peu démoralsé par
la perte de huit pilotes tués, dont deux
‘Squadron Leaders, depuis le 30 aod,
Park lui propose d'emmener ses hom
mes se refaire une santé en Ecosse,
mais il refuse, préférant poursuivre le
combat, méme avec des pilotes inex:
ppérimentés, dont un n’a qu'une heure
‘et demie de vol sur Hurricane. Sur le
plan tactique, ila la méme fagon que
Kingcombe daborder les bombardiers
par une passe frontale. Et c’est exacte.
‘ment ce quill va faire
« | racontera Raymond
M. B. Duke-Wooley, I'un de ses Flight
Commanders,
Le 253 revendique cing bombardiers.
Edge, peu préoccupé par son propre
ppalmarés, note dans le compte rendu
dde mission : «
», Selon ses carnets
personnels, qu'il tenait reguligrement &
Jour, Edge est directement responsable
de la chute de quatre des cing Ju 88,
Suite p. 60
Un appar do a
‘Stabachnarm JG 53
Comma oe ures
doa 1653. 6 ofa et
rouge. Les raisons on
controversées. Lorre ost
ver de TOL fn lle,
sfcolomont parce que
Trsigne trop cans
os Angas Mase
ven Gramon Traubode
expiqura aps le gure
ue cela pour pune
avo epcuse une femme
«pas out fat» anjenne.
Lies de pave revencra
‘uetque temps apts
‘Ginthervon Mazar.
Décolage de a $146 53,
opus Chorourg, ave
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Stafokaptan,pou-ave
Obereunant Kiet rine,
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La RAF se contente de la London
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jours de son concurrent direct, repart
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des as allemands au 31 octobre, qui est
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Leader est « & peu prés » - les compa:
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ue recouvrant des réaltés différentes
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En Allemagne, il serait impensable qu'un
‘grand as ne soit pas promu au grade
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Effet pervers, cela donne des Wick ou
des Marseille, pour ne citer qu’eux, des
pilotes individvalistes plus préoccupés
par leur score personnel que par eff-
Se a ice
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31 octobre 1940,
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as allemands, c'est aussi le temps des victoire. Werner Molders sera le premier c'est colle qui fait le moins réver, car,
<écorations. La Ritterkreuz des Eisernen pilote & recevoir chacune de ces deux sur les 32 aviateurs quien ont été déco
ee ent ee ee cn ee ee ke
wvant patienter quatre ale, 19 ont regue a titre posthume,
tiquement automatique aprés la 20e jours pour décrocher la sienne. A noter Récompensant les hauts fats de guerre
de Fer) est décernée d'une maniére pra- 1940, Galland
esnelagieoy nner yom tet ooninen tyne soar gnny oivasenr mnsipbest +
pen Peter earner crsieT teas poyennertnren entity
Re ee ery rea cee ed er eee eee
ina Stieal- seer See [ey oT
renee ere ton)
‘du N® 249 Squadron, sera décoré de la OFC and bar, avecla
ane ENT eer
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eetrenpeete sere eet NEE ea laichdel
Pose etoreparieel tegen ty acer ny
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Eee eer ten Thre
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eerily hoe aati naa vrei sae
Erenninta- nero
Air Ministry,
15th November, 1940.
YAL AIR FORCE.
The KING has been graciously pleased to
confer the Victoria Cross on the undermentioned
officer in recognition of most conspicuous
bravery:—
Flight Lieutenant James Brindley Nicousow
(39329)—No. 249 Squadron.
During an engagement with the enemy
near Southampton on 16th August, 1940,
Flight Lieutenant Nicolson’s aircraft was hit
by four cannon shells, two of which wounded
him whilst another set fire to the gravity
tank.” When about to abandon his aircraft
owing to flames in the cockpit he sighted
fan enemy fighter. This he attacked and shot
down, although as a result of staying in his
During aircraft he sustained serious burns
to his hands, face, neck and legs.
Flight Lieutenant Nicolson has always dis-
played great enthusiasm for air fighting and
this incident shows that he possesses courage
and determination of a high order. By con-
tinuing to engage the enemy affer he had
been ‘wounded and his aircraft set on fie
he displayed exceptional gallantry and dis-
regard for the safety of his own life
Rt eee ec nay
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© Frank Carey a
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© Paddy Finucane v
Brendan Eamonn Fergus Fioucane est né en octo:
ee a ete Ts
catholique et @tant lui-méme un fervent prati-
or Sat eats
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Spitfire N3128 (YT-W),
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plus grand as du Fighter Commend. décede des.
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‘operations, en 1944, mais ne sera plus engage
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fejoint le N" 54 Squadron. Le 23 mal 1940, i
Pea ene eer a
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© Stanford Tuck y
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sance, ative au N" 65 Squadron, en mai 1936.
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est muté comme Fight Commander au N° 82
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Galland, qui avait invite partager son repas le
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Wick est né en 1915 @ Mannheim. i embrasse
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Crest daillourstrés probablement ce qui va le
perde. Le 28 novembre 1940, Helmut Wick est
Cen eee ery
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+ Werner Machold
Saree ati Tate
Pena rr eerens
campagne de France pluto réussie (10 vic
Pr oe Ceres
Lutwatfe priviégiant Fexpertise au grade.
Co terrence)
Sener er coer os
che la Rtterkreuz, trois jours plus tard. est alors
Pee rete ee eres
Cee uate iancrs
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+; Walter Oesau
Pe ee a
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Cem Cee a
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27 récipiendaires de la Spanienkreuz im Gold
mit Britanten. A son retour 1 integre le Stab de
ea as
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atteinde la barre des 20 victores, est décore
Crore eran reer a
Pere can Ty
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rere er eens
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Les succés s'enchainent a une cadence élevee
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Wrevient pourtant en premiere ligne comme
eer aener See Tea
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4+ Herbert Ihlefeld
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Ihlfeld le conduit dans les Bakkans (ov, abatu,
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4Joset Pier, dit « Pips », compte parm les gran.
eee eras
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Ca rene ere ena
1915) entre dans I'armée & 20 ans comme
oer eee eres
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Cece eee eee a
Feldwebe! Wodarczyk) au-dessus des plages
roc eee Ts
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Peer wae een hs
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eae aera eg
Pome one nee etree
eee eee
FOvest
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errr een es
oe ee ee Cale
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Revendiquées en 307 missions, ses 101 victoi
peer enue eens
11 Hurricane, 8 8-17, 3 8-24, 3 Blenheim,
a ee Ty
ire
oaLA BATAILLE D’ ANGLETERRE
Pit Ofieer. W. Stovers
N°17 Squadton
23a ote 2 Debden, aot 1940,
ritérées, la Luftwaffe, obsédée par
la RAF, a négligé de s'occuper de la
Royal Navy. L’expédition de Norvge &
CcoUté tr8s cher & la Kriegsmarine et le
GroGadmiral est tr8s inquiet & propos
>» La bande a Sader
Le Squacron Leader
Douglas Bader (quatone
‘on part ea cote)
pose au ilu de
plies canada N° 242
‘Squsdeon & Duos. de la protection dela flotte d'invasion.
ese din are soot Le moins que l'on puisse die, c'est que
«Seolbwe » West pas un mode do
Concertaon et de coopération ente
ies oa ermdc,
Le temps ve jouer en faveur des
détensours. Entre le moment ov est
datects assemblage des formations
alemendes ardessus du Pas-de-Calais
tt moment ob oles! abordont ls
cotes da Kent, Iva oolr un pou ps
Gone dem:houre. Une stort qua
c sax: 11 Group mat profit porte dear
En fa, on ne contra jas fe nom é dbx Squedtons, eu vont ope pr pa
bre des victoires qu'il a revendiquées, LA REMCORTRE DERISINE: tes, ainsi que pour obtenir des renforts
Carte estima enve 20 30. Paradoxlanent, pus es bombes om- des Groups vans. es un total de
EnefletaKG 20 perd cing Ju 88, dont bert sneriptsurLondes celles dole vingtetun Squadrons cui afrorten le
ai ds Kommandour du Ii /KG 20, lo Lifter 2ejouret cals cela LutoreLuftwafe dane a matings
‘aor Johannes Hackbarth, dont éau Slanut- pus Dowding espe, Depus Les nts de Duxford (12 Group) deol
page ost ws plisiursjour, aLuftwotfe dee ee lent 11h26, st hut minutes avant
Cnt a Gerry Edge, est battle 26. tein dager Command. Bop il rrwée ds avan-gardsalemandes. A
septembre et dot arbotr dans enue pure rémvesten meme tempe que la tite de es cng Squedtons, mflange
iver re recat, Iprtend avo ee ses train seteles, Anger pe, de Spire et de Huricane, le fem
descend parson aller poonais, qu, male ne rompt pas, Squadron Leader Oougle Bader, qu
ayant été tub pendant engagement, Gong ped patence. Toujours obnubié pote avec deux jambes arias, a
ne pourra jamais confrmer ees des. area tore du grote Scleg,tdlcde Foccaion de vrtrlain-fondé del
Avant eu dee mats avec Legh Malory, de frper un autre coup « doce le tactque dos Bg Wing, dont I stun
i'seraexp6di6 8 Adon pour créer une 16 septembre, Obtenilasupériont6 des pus ardonts partsns. Lo résuat
tecadile dentsinement I ermine rene, mas pour quoi fae ? Ben ser quelque pu dora, Quogue
[a querre au ministre de Air avec lest om pao fouours de « SeeBiwe », En ofrant le epectale de ses quelque
(Faded Group Captain puis srstalre_copenart es tres divergent Fier soicante& solante-di chasseu,
uKerya avant reve tr sesjours "en désintéesse et Raeder n'y est Bader ancontestablament if suo
on Angleterre pas favorable Malgré ses demandes rontal ds equipages dela Lttwatte
ra Guo eatendlet pes rower une
tala opposition, alors que leur props
endo ne cess de lamer que a RAF
fea agoisane
A'13n45, une nouvelle vague se
peépare. Du cBté angles, pas moins
de vit quatre Squadrons vepondet
BS oppet. Tout, ee Alamance pr
Gent beaucoup de temps» secombler
des formar comploxe une ado
Supdrioure & cole quis ont pravqube
Juseu’® présent.I'leur faut plus de
trente minutes pou ranch en ore
Gisper les 90 km ul steer ace
de Londres, un dal quo ls chasceus
angiis mettent prof pour se trouver
vata guar, taal Se
‘adores ever avec
ouxjambes actos
aw)
He itu LAGS
puis teraln de Le
Nord en septembre 1940.
(GPidartr Gr,
ie RNIN)‘en bonne position face & une Jagdwaffe
‘quasi inexistante,
Park change sa tactique. l demande &
ses Squadrons d’engager les chasseurs
allemands en priorité. Ce faisant, ces
dorniers brilent leur carburant plus vite
‘et sont contrants dabandonne les bom
bardiers au moment ol ils artivent aux
‘abords de Londres. Grace & cette habile
‘manoeuvre, Park inflige beaucoup plus
de dommages la Luftwaffe au-des-
‘sus de Londres que le matin au-dessus
du Kent
Un dernier raid, mené aux environs de
18h00, vise le site de Supermarine &
Woolston, sans grand succés.
Conséquence des lourdes pertes subies
‘au cours des semaines précédentes, les
Allemands ne peuvent effectuer que
820 sorties dans la journée, tandis que
le Fighter Command en réalse 709. Les
pertes s‘élévent & 69 avions détruts et
lendommageés & plus de 60% du cOtéalle-
‘mand, contre 50 chasseurs (catégories
2et 3) du cété britannique
Indéniablement, la RAF a repris la main
et cette journée du 15 septembre,
{ui passera dans I'Histoire comme le
point culminant de la Bataille d’Angle-
terre, s'achéve sur une défaite de la
Luttwatfe, Comme Iécrira plus tard
Vhistorien John Terraine : « Si je 15
‘ait a prouvé au Haut commandement
allemand que la supériorité aérienne ne
pourra pas étre obtenue rapidement, le
18 septembre va le convaincre qu'elle
ne pourra jamais etre. »
CHANGEMENT DE TACTIQUE
Lemauvais temps s‘invite les deux jours
suivants, réduisant l'activité aérienne
de part et d'autre. Le seul événement
important est le report sine die de
« Seelowe ». Le 17 septembre, sur les
lordres de Hitler, otarie regagne les eaux
paisibles du Phin.
Cependant, un tout petit événement
3 échelle de la bataille se produit le
16 septembre. Ce jour-la, le Flight
‘Sergeant Maurice Choron, affecté au
N° 64 Squadron, est le premier pilote
de chasse Free French & effectuer une
mmission de guerre
Le 18 septembre, le retour du soleil pro-
voque celui dela Luftwaffe. Ele envoie
trois vagues dans a journée pour un total
de 1 116 sorties, soit prés de 50% de
plus que le 15.
La Luftwaffe change de tactique, délais-
sant Londres pour s‘intéresser aux vles
de'estuaire dea Tamise et, surtout, en
Ltiisant fort peu de bombardiers (92 sor-
ties seulement). Les escadres de chasse
sont envoyées dans leur totalité pour
trois missions de freie Jagd chacune
dans journée. Els en seront pour leurs
frais, car la RAF refuse le combat.
A17h35, la JG 53 effectue sa troisiéme
mmission de la journée. L’un des pilotes
‘est pas particuliérement heureux. I
s‘agit du Leutnant Erich Bodendiek de
la 4.1UG 53. Enetet, son Kommandeur,
le Hauptmann Ganther von Maltzahn, hi
‘8 demandé de reprendre le E-1 équipé
du nouveau systéme de changement de
pas d’helice automatique. Bodendiek 3
cffectué un vol d'essaila ville quis'est
terminé prématurément quand le sys:
tame automatique s‘est bloqué. On peut
‘comprendre le manque d'enthousiasme
dujeune plote de se retrouver & nouveau
€ bord de cet appareil mais, cette fois,
en combat.
« Nous venions de franchir la céte
anglaise quand 43 Spitfire, manifes-
tement guidés par radar, ont soudain
surgi d'une masse nuageuse par
dessous et sur notre droite & environ
£8 500 m, Maltzahn a réagi comme ille
fall, car nous volions alors & 8 000 m
et étions ains|inférieurs en nombre et en
‘mauvaise position. lla conduit le Gruppe
vers des nuages au-dessus de nous par
tne chandelle aussi vertcale que possi
ble. Lamanceuvre a tés bien fonctionné
pour tout le monde sau pour moi. Mon
avon se trainait lamentablement et ne
parvenait pas a prendre de latitude,
fet méme perdait dela vitesse. J'étais
désemparé. Je ne pouvais méme pas
rm’échapper en piquant, car 'hélce était
bloquée au pas de croisiére. Mon seul
poi était de me trainer usqu'aux nua.
925, sachant que le Spitfire était moins
bon que le Me dans les montées peu
accentuées. Pendant ce temps, les
Spitfire virevoltaient autour de moi en
‘me prenant pour une cible d'exercice,
Maisils ne s'approchaient pas suffisam-
ment, jusqu’a ce que un d’entre eux
ait ide de plonger sous moi puis de
cabrer en ouvrant le feu devant moi
avec I'espoir que je traverseraislerideau
de projectiles. Il avait une chance sur
mille que ¢a marche. Mais ca a mar
ché ! la touché mon réservoir dont le
fond n’était pas protégé et mon avion
2 pris feu. I falait que je sorte, ce que
ai falt. (1
«Je suis tombé dans la Manche &
environ trois kilométres au large de
Folkestone. J'ai été repéché peu de
temps aprés par un garde-cote et live
‘aun régiment dani. Les gars étaient
trés suspicieux, car je portais un pull &
col roulé blanc, un pantalon de cheval et,
ayant perdu mes bottes en sautant, des
micbas blancs. Je n’avais aucun papier
d’identté sur moi, juste mon porte:mon-
nae avec un peu d'argent francais et
anglais (des livres de Guernesey). La
seule preuve que jétais militaire état la
Croix de fer de Tere classe que j‘avais
dans une poche — elle mavait été remise
Vaprés-midi méme. »
Son vainqueur est Bobby Oxspring, qui
donne sa version de 'événement
«Nos deux Squadrons (N° 66 et 92
Squadrons], ayant rétabl vers 9 000 m,
suivaient une ligne de patroulle au nord
dde Douvres quand nous avons apercu
une section de 109 se diriger droit sur
le $2. Notre commandant a donné
Valerte. Les Spitfire du 92 ont vré et le
combat a entrainé les assaillants vers
nous. La section de téte du 66 a gimpé a
'apoursuite d'un ennemi et’ emmené
la mienne derrire un autre. Dizzy Allen,
mon numéro deux, @ couvert mes arid
res quand je Iai attaqué par-dessous et
sur sa droite. Aprés deux courtesrafales,
‘ma victime a pris feu et apiqué. Le plote
1 sauté, L/avion est allé sécraser dans
lune prairie du Kent, quelque part pres
de Folkestone,
« Aprés mon attaque, je me sus retrowvé
‘accraché & mon hélice et ma vitesse
avait tellement chuté que le Spit était
‘au bord du décrochage. Un léger piqué
‘me redonna de la vitesse et nous som:
‘mes alors remontés, Les autres 109,
avaient momentanément gisparu dans
Un épais cirrus, mais, pou de temps.
‘apres, quatre ont ressurgi légarement
‘au-dessus de nous. Deux ont piqué sur
‘moi et les deux autres sur Dizzy qui a
téussi les éviter. J'ai fait face & mon
premier assailant etj'altré deux rafales
‘aumoment ol il ‘a dépassé. Quelques.
‘morceaux ont été arrachés et Dizzy me
dira parla suite quilaméme vula verrére
s‘envoler. Des tracantes sur ma droite
‘ont avert qu'un autre 109 se trouvait
derridre moi et si dégagé habilement.
4 Le Foidwabe! Erich
Bodendk a 0G 53
devant son Sie « 13,
Blane » qu rest pas
ca pct Io 18
Septembre 1940.
(Cotecton ¢. Goss)
44 Le Fight Leutenant
Robert W. Orso, a
terrane ia quer ou
gran rg Cormac
centrdos (pus 4 V1)
([Link])blest
> Une parte de a
1/829 210 en vol de
formation. Au beau mile,
Te S0+BH (WN 3373)
(sera paral
septembre 1040, batts
parun Hurrcane du N"1
‘Squadron. Le plots,
Untrfizier Gerard
ge, erate te
rao, fe Gefetor Edmund
Est fit prsonnier
(Collectors Vasco)
Le Fight eutonart
bern Lowi OFC. 50
‘répar pour une nowvete
Mk au N° 85 Squadron
Mes ja tare do
hut vetoes, dont ec
remportées io mime
Jour, quand test
transl a 249,10
User aba vos fo,
‘Ceylon
2, co qu meta
DFC and bar, i compte 18
‘vetoes emolgues,
(RAF Museum)
LA BATAILLE D’ ANGLETERRE
Tout & coup,
Alors:
e ciel est redevenu
la maison. »
Le faible engagement de la RAF expli
‘que les succes et les pertes modérés
7 BF 109 et 14 bombardiers deétruits,
d'un cOté, et 11 Spitfire et 8 Hurricane,
de autre
OU L'ON REPARLE DU BF 110
Le 27 septembre se déroule l'un des
derniers gros combats de Ia Bataille
d'Angleterre. La Luftwaffe effectue
trois expéditions dans la journée, deux
sur Londres et une sur Bristol (usines
de moteurs), composées de petites for
‘mations de bombardiees, és fortement
escortées, puisque la Jagdwatfe réa
lise 998 sorties. Les Bf 110 des 2G 26
et 76 et du V.(2)/LG 1 sortent & nou-
veau en masse, sans compter ceux de
[Link]. 210.
Ces derniers, au nombre de dix, emme-
1 par leur Kommandeur, le Hauptmann
Martin Lutz, et protégés pare |/2G 26,
‘se dirigent vers Yate tla Parnall Aircraft
factory. La RAF a-telle eu vent de la
‘mission par interception des messages
UctRa ? Quoi quill en soit, le N° 504
‘Squadron até déplacé en pein milieu de
la nuit de Hendon (11 Group) a Fiton (10,
Group) et c'est iui qui artve le premier
sur les lioux. L'[Link]. 210 perd trois,
Bf 110 D, dont celui du Kommandeur,
vraisemblablement abattu par le Pilot
Officer M. Rook, dans les ctconstances
‘que celu-cia décrites
4¢J'2i poursuivi la formation ennemie
ui s’enfuyait de la région de Bristol et
i’ai apercu un “Jaguar” [nom de code
ddu BF 110] sous la formation qui grim
pait pour la rejoindre. Je suis arivé par
an dassous de la formation et me sui
rappro
i jusqu’ 300 m. La i
partis en piqué. J'ai ouvert
derriée lui. En tant doucement sur le
manche, j'ai encadré I'avion ennemi
dans m
de distance, Je li
de trois seconds. Des fla
1 colimateur 8 environ 200 m
dos deux moteurs et i
dans un gros nuage
2. De Thuile a été projetée sur
are-brise. J'ai relevé ma position
Ceme Abbas. » L’épave de
Vravion de Lutz sera retrouvée par les
Britanniques pres de Tarrant Gunvile.
Les Bf 110 vont recevoir une nouvelle
raciée, puisque pas moins de 18 ne ren
‘reront pas et deux autres rejoindront le
continent en piteux état. Parmi les fo.
mations qui ont le plus soutfer figure le
V.(2V/LG 1, qui perd sept appareils, dont
‘clude son Kommandeur, le Hauptmann
Horst Linsberger. La Luftwaffe perd
63 avions, ce jour-a, dont 21 BF 108.
Victoire & la Pyrrhus pour le Fighter
Command, dont 32 Hurricane et 23
Spitfire sont rayés des contre (caté-
‘gorie 3) ou doivent dtre envoyés dans
ds atelier spécialsés pour reparations
imajeures (catégorie 2).
Du cOté britannique, le grand vaingueur
du jour est sans contestation le Pilot
Officer Albert G. Lewis du 249, qui
revendique deux Bf 110 sdrs et deux
probables et trois Bf 109 et un Ju 88
sirs en trois combats ~ six victoires en
Une journée, c'est une belle performance
dans la RAF |
«En tant que leader du 249, ai apercu
une formation de 109 au NE de
IrEstuaire. Avons grimpé de 15 000
200
qués par une sé
109 qui no
bat tournoyant
a 6t6 attaqué par 2 Me 109, do
J'ai touché sous le fuselage quand il est
sds, mais avons été atta
nde formation de
coiffés. Dans le com:
tun que
Masserschm B19 E-4 (WN 1641)
Hauptmann Est Wiggers
Stofekaptan 2116 $1
Saint ingieve. septembre 1940.Supermarine Spitfire Mk. (P7856)
‘Squasron Leader Donal O
Nit Squadron
revendiquera ses deux autres Bf 108
dans I'aprés-midi. Lewis sera abattu et
‘gravement brdlé le lendemain I recevra
tne bar & sa DFC et retournera au com
bat 8 Coylan, en mars 1942.
VIER BRAS DE F
‘Alors que les jours raccourcissent, que
Fautomne s'installe avec son cortege de
brouilard et de pluie, le 30 septembre,
Kesselring et Sperre montent une der:
riére tentative pour forcer la décision
avant I'arrivée du mauvais temps qui
‘mettra un terme aux opérations diumnes
drenvergure,
Deux grosses expéditions, fortement
encadrées la Jagdwaffe effectue 1 015
sorties), visent essentiellement Londres
fet sa région, avec deux raids de diversion
sur Southampton et Yeouil
Mais le Fighter Command est sur le pied
de queree:ilréaise 1 173 sorties, ce qui
classe cette journée au second rang de
toute a Bataille d’Angjeterre, aprésle 15
1nés, la RAF revendique 46 victoires et la
Luftwaffe 58; leurs pertesréelles sont res:
pectivement de 40 et de 58 apparel
Le Major Adolf Galland inaugute les
Feuille de chéne, qui lui ont été décer
'néos cing ours plus tt, en remportant sa
42e victoire aux dépens d'un Hurricane
du N° 303 (Polish} Squadron, mais i
pperd son ailier, le Hauptmann Walter
Kienzle (griéverent blessé), un nouvel
arivant qu'l avait emmené avec lui pour
le tester en vue de lui confer un Gruppe
dela JG 26. lest trés possible qui soit
tombé sous les balles du Hurricane ploté
par le Fiying Officer Witold Urbanowicz,
Qui revendique ce jour-i trois Bf 109,
dont un & I'heure et & 'endroit oi son
‘Squadron a attronté le StabiJG 26.
c S CARABINIER:
Voulant participer au festin, Benito
Mussolini s'invite dans la Bataille
d'Angletorre. Le 10 septembre, il crée
le Corpo Aero Itafano (CA), dont e com:
‘mandement est confié au Generale Rino
Corso-Fougier. Le CA se compose de
deux Gruppi de chasse, le 18° sur Fiat
CR.42 et le 20° sur Fiat G.50bis, et de
trols de bombardement, les 11°, 43°
‘et 98° sur Fiat BR.20, ainsi qu'un cer
tain nombre d'avions de soutien (CANT
2.1007, Savoia Marchetti .75, §.81 et
Caproni Ca.133)
Le 27 septembre, le transfert Italie aux
bbases que leur a réservées la Luftwatfe
fen Belgique se déroule de maniére cau:
Cchemardesque pour les bombardiers. Sur
les 7 BR.20, seulement 60 arrivent &
bon port, 4's'écrasent et le reste spar
pille sur diférents terrains. En revanche
‘et de manidre paradoxale, le voyage des
cchasseurs se passe sans incident.
Le 22 octobre, le CAl est & pied d'couvre,
les chassours répartis entre Maldegem
(18°) et Ursel (20°) et les bombardiers
entre Melsbroek et Chidvees. Les pilotes
itaiens vont rapidement tre confrontés.
{un grand nombre de problémes. I leur
faut d'abord s‘habituer aux procédures
de la Luftwatfe, aux ordres donnés en
‘allemand et surtout aux conditions météo
‘assez différentes de celes quis connais
sent. Seuls trois G.50bis possédent une
radio et comme ils ne sont pas équipés
instruments idoines, ils sont limites aux
patroulles dunes et par beau temps. Les
Alleriands doivent fournir des gilets de
‘sauvetage aux aviatoursitaliens, tant les
ours sont inadéquats,
La premiere mission se déroule dans la
nuit du 24 au 25 octobre et consiste en
‘un bombardement de Felixstowe et de
Harwich par 18 BR.20. Deux appareils
égarés sont détruits et un troisiéme est
fortement endommagé en atterrissant
4 Lille. Aprés une nouvelle mission de
nuit sur Ramsgate, le 29 octobre, le CAL
attaque de jour. Quinze bombardiors,
escortés par 39 CR.42 et 34 G.50bis,
eux-mémes sous la surveillance de
Bf 109, s’en prennent & Ramsgate.
Le Major ans
Trabenbach, Kormandour
4 1(0)U6 2. rue dans
lo cécorchampsie
{i terain Ge Cane
Marck on ao 1980.
2ifond ae srese
‘ocho de gies Nove
Dame de Calas,
(Gudea
‘onr3s220-228)LA BATAILLE D' ANGLETERRE
aceon aban
Perch oes
eee arte)
coer reno tty
coset nen ny
Porter rT ras
peiteernerener ante end
Pe eer ee
eer best carearcaeted
oe eee ees
oC en
ieee
Se ees
ee an
pe te reat eens
Cee al
vital Utmrower et Volant basse aitude, ale dans ale, en es Nazis et s'est égié en Pologne, en sance habtulle. avai b
sZt Sod" Loar un seul bloc comme pour un parade au France, puis en Grande Bretagne les manetts 8 ond, ne pond
soetauN’ 93 Sweden, Yessus de Romelejour delemiversare « cu uN ‘
nme orare- dl Duce, les avions italien, dans leur quod! 00.20%
pessonitenare chatoant enue de camouige mieux fe de North mat °
” RFA adaptée a l'environnement de la Sicile nd 1 attaque. Le on volait au
(www2imagesom) Guy‘aux cieux anglais en automne, font 1 | Squadron, com- ne 5 5 c
venus. La DCA, sans doute déconcer- A. C.f ; font form
tée par Falure pou conventionnall du
raid, s0réveletarivement. Souls cing de potouilor a fan corel iene eres stoned
bomborders sont endommagés, dont un lage frees, hure a Anglotare. En passa
s'écrase au retour prés de Court. tude de 300 m_ Nous tans en pat nna
WA GUERRE PERSONNELLE x ,
CONTRE MUSSOLINI nstructi 10 ange
Bien que le récit qui sut soit postériour s «Ten R tt mance
2a date butoir que nous nous sommes and s dela M * le
fixée, nous pensons qu'ilnétait pas ini Ee s 7 les deux autres Squa
‘téressant de 'nclure dans ce chapitre. de Nor id, le N°2
Karel Mrazek a uité sa Tchécoslovaquie « C’était bien ma chanc 1urde se dépéchaient pour avoir une
natale lors de son démembrement par _mon Hur donnait pas sa d’approcher ces proie
> Dos Fat R42 doa a
Suede, 18° Greco
CCT suri eran gUret
‘on novembre 1540.
{[Link])Les combats qui s’étirent dans le cli-
mat incertain des mois doctobre et de
novembre changent de visage. Les born
bardiers réservent la majorité de leurs
Visites & Londres et sous le couvert de la
rit. C'est fin de la Bataille’ Angleterre
etle début du « Bitz », Yheure des disc
ples dela religion cathodique a sonné,
heute des comptes aussi
Napolon adit un jour que la victoire ne
dépend pas de la valeur des généraux,
‘mais qu'elle sourit& celui qui commet
le moins d'erreurs. La question est
done de savoir si c’est la Luftwaffe
Qui a perdu la Bataille d’ Angleterre ou
si c'est la RAF quil'a gagnée ~ en
gros, quel est le camp qui a commis
le moins d'erreurs.
La mission de la Luftwaffe était de
conquérir la supériorité aérienne,
préalable & I'hypothétique opération
‘ Seoldwe ». Il est indéniable qu'elle
‘ échous, entrainant par sa failite lo
désintérét définitif de Hitler pour une
copération en laquelle il ne croyait que
madérément. Les raisons sont mul
tiples et peuvent étre, pour a plu
part, imputées a I’Oberkommando
der Wehrmacht (OKW), dont le chet
ssupréme était Adolf Hitler, et & VOKL,
‘commande par le Reichsmarschall
Hermann Goring
AYOKW
~ tergiversations sur la nécessité et
la maniare de vainere miitairement le
Royaume-Uni
~ absence de vision globale dela guere
‘aérienne stratégique (4
AYOKW et & 'OKL conjointement
~ incompréhension de la notion de
supériorité aérienne et de ce qu'elle
implique en termes de constance dans
Veffort et de mobilisation industrielle.
Quand on s'en remet au grofer Schlag,
la moindre des choses est de prati
‘quer une tactique de saturation des
défenses. Or, sile 13 aot, « jour de
Faigle », les Luftfiotten 2 et 3 alignent
quelque 900 bombardiers disponibles,
ceuxcci ne réalisent que 425 sorties.
A quelques rares exceptions prds, la
Luftwaffe @ monté peu de grosses
expéditions en pénétration profonde
US Une puissante escorte de chasse,
Quoique pou bousnés
ans our et ce
avvetage (qveuxmimas
ar Serio) casavatere
Falens dun Fat BR 20
oa Spuscita ou
45" Gruppo BT consutont
tou pln de vol avant une
sion depus Mactrook
(Peter Gr
wa RWN)
Un Savoia S81 de
la 2460 Sauadrgla
erway poutle soutien
legsdque du Corpo Aero
ato, en Belge,
tn novenbre 1980,
(Calecton .V. row)
Of. co set Hier
tla guare aerione,
in Aérooural 8
(feviermars 2000),LA BATAILLE D ANGLETERRE
était pourtant 'unique maniére de for. — défallance des services de renseigne- argent comptant. Il faut comprendre que
‘cerle Fighter Commend & accepter une ments surla production aéronautique et _ dans un régime de type dictatorial, ceux
‘guerre d'attrtion qu'il n’avait pas les les pertes britanniques, surle choix des _ qui savent évitent soigneusement de par
moyens de soutenir sur le long terme. objects (tout au moins, au début de la ler ou ne disent que ce que les grands
Or, les expéditions de taille moyenne, bataille) et sur 'estimation des dégats chefs ont envie d'entendre.
4 Le Merane 406 N° 827 (devenu AXETS) cu N"2 French Fighter Fgh, & Hala, &
Tautomne 1940. Ces French Fights ntion pas ratachés aux FAFL et dépendalet
‘excluswement de a RAF, 0 les cocardes brlarriques sues avons.
2 Le eergontche Justh Giscon du GC WS, @ bord de son Cutis H-7EA n° 206,
revenciquo une vcore lors de afro de Mors ebro 6 jullet 1940, (SHDVA)
{3 Un Vickers Wotesiey du N"47 Squadron en vol au-dessus du Soudan,
(RAF Museum)
791940
Cette journée marque, pour les Britanniques, le début de la
CLD Bataille d’Angleterre. Celle-ci faisant |’objet du dossier de ce
numéro, nous ne nous atterderons pas Sut les combots qui sont
dj relates
C'est ous a seule nuit du mois ole Bomber Commend wetfectue
aucune mission au-dessus de Allemagne
BE cepuis le 8, 1a Mediterranean Fleet, comprenant notamment
ID ie porte-avions HMS Eagle, est objet de violentes attaques.
de Ia part des unités de la Regia Aeronautica basées en Sardaigne
ct en Sicile. La plupart sont repoussées par une poignée de Sea
Gladiator aux mains de pilotes de Swordfish. Le 11, le Commander
Charles L. Keighley-Peach abat un S.79 et, le endemain, il descend
tun $.81 et partici & la destruction d’un second. Une vive contro-
verse va opposer la Regia Marina & la Regia Aeronautica au sujet
if
é
41 Lun des doux Marin 167F du Fronch Fight N° 1 peu apres son artvée &
nrmaksar (Aden), on jet 1040,
2 Le Commander Charles [Link]-Poach décole du HMS Eaple bord du Sea
Glatator [Link]. en juillet 1840. Ce plete do Swordfsh sera crédké do 3:5
\ilores on Medterante
13. Un Bf 110 de la 2/NUG 1. On note les deux marques de victoire ur la deve.
(EcPAD)
80.
de I'atfirmation de cette derniére que ses attaques ont diminué de
‘moitié la puissance navale britannique. En effet, soul un croiseur a
616 légerement endommagé !
Premidre attaque de Jabos (chasseurs-bombardiers) dela Luftwaffe
sur I'Angleterre ~ voir dossier
A Aden, le N° 8 Squadron est renforcé par I'arrivée de deux Martin
167F du French Flight N° 1 avec leurs équipages francais en uni-
forme de la RAF.
@ ‘Au cours d'un combat opposant un Hurricane et un Gladiator
CS) a douze Fiat CR.42 du 23° Gruppo, le pilote du Huricane
le Fight Lieutenant Peter Keeble, est abatty et tus, lest le premier
défenseur aérien de Malte & tomber au champ d'honneur
Q Lore de sa premidre mission sur Defiant, le N° 141 Squadron
est décimé parla chasse allemand ~ voir dossier.
Q Dons ls nuit, le Bomber Command trappe plusieurs objectite
en Allemagne. Cing bomberdiers ne reviennent pas, dant un
Whitley qu constitue la premire vietime d'un chasseur de nut
allemand. Le vainqueur est un futur grand as de la Nachtjagd,
Oberleutnant Werner Streib de la 2./NJG 1
La chasse de nuit britannique n‘a que deux jours & patienter,
pour se venger. Le Flying Officer Glyn Ashfield, & bord d'un
Blenheim Mk. I.F de la Fighter Interception Unit, équipé a titre
‘expérimental d'un radar aéroporté AAl Mk. Ill, bat un Do 17 Z de
la 2KG 3.
Eso empoignade au-dessus de la Manche entre Spitfire et
Bf 109. Les premiers perdent trois appareils du N° S4
is du I./JG 26 et quatre du
‘Squadron, les seconds deux appar
JUG 52.
La défense de la Somalie britannique, coincée entre la Somalie
italienne, I'Abyssinie ot la Cote francaise des Somalis (sous 'admi-
nistration de Vichy), est renforcée par I'envoi de six Gladiator du
N° 94 Squadron & Berbera. Un Flight du N° 1 SAAF Squadron, alors
4 l'entrainement en Egypte, arrive en renfort au Kenya.
& Pendant que ses bombardiers (Ju 87 et Ju 88) effectuent
120 sorties contre un convoi dans la Manche, la chasse
allemande en découd avec son homologue brtennique. Lei. /JG 62
perd & nouveau quatre Bf 109, mais le Fighter Command dépiore
la perte de sept Spitfire, dont trois du N° 54, qui doit étre envoyé
‘ay repos (tout comme le Ii./JG 52).
Le Major Werner Méiders, promu cing jours plus 6t Karamodore
dela JG 51 en remplacement du « vieux » Theo Osterkamp,
remporte sa 26e victoire, mais est descendu quelques instants plus
tard. Il se pose train rentré et, blessé au pied, au genou et & la
cuisse, il est mis sur la touche quelques jours. On a longtemps pensé
(espéré 2) que son vainquour n’était autre que le céldbre « Sailor »
Malan. Or, d’aprés les rapports de combat, il semble bien qu'il soit
en fait també victime du Flight Lieutenent John T. Webster du N° 41
‘Squadron. Celuici, DFC, sera tué le 5 septembre 1940 & la suite
{d'une collision avec son Squadron Leader; il tit alors tituaire de
‘treize vietoires (dont deux en participation}.
&Q Vingt-trois Ju 87 du Il/St.G. 2 bombardent le eroiseur HMS
Delight au large de Portiand. Touché & plusieurs reprises, le
crolseurcoulere le lendemain
Malgré ses efforts, bien que finalement peu soutenus (150
sorties par jour en moyenne), la Luftwaffe n’a causé que des
dégats mineurs aux installations portuaires de la cOte anglaise et
‘aux convois. L’envoi par le fond d'un peu plus de 40 000 tonneaux
(dont quatre destroyers) lui a coaté 98 bombardiers depuis le début
{du mois. L’objectif de faite cesser le trafic maritime en Manche n'a
pas été atteint.Dans le n° 14, mon attention a été
retenue par le travail de M. Rolf Steiner
surle Condor. Jen'y ai pas trouvé a seule
Veto francaise suroet appeal alemand,
En effet, le 19 mars 1943, vers 14h20,
aularge du Portugal, aviso colonial fran-
sais Savorgnan de Brazza,ralié FNFL,
est en escorte d'un convoi nord-sud,
lorsque son commandant, le capitaine
de feégate Jubelin, brevetéaéronautique,
entrainé en Grande-Bretagne, détecte
‘au seul son de ses moteurs un appareil
autre que britannique ou américain (le
temps est alors brumeux),
Un tir antirien nourr du navire touche
le Condor qui percute les flots et des
dbs sont récupérés, dont des papiors
d'identité qui permettent & MM. Eh
thardt et Benoit ¢’établr qu'il s‘agissait
du Fw 200 C-4 WNr. 0128, VY +08,
de la 2./KG 40,
Peu aprés le méme jour, la DCA du
Savorgnan touche un autre Condor,
Contraint de larguer d urgence ses projac-
tiles pour ralier,dificiement, semble,
Méxignsc.
Dommage que l'article, dans une revue
de langue francaise, ait omis cette
Victoire frangaise
Dans ce méme numéro, dans votre
article sur Amiot 351/354, page 15,
vous attribuez le seul Amiot de I'A&ro-
autique navale a l'amiral Auphan (et
‘non Alphan}, alors secrétare Etat & a
Marine, alors que cet appareil état, en
fait, destiné priortarement &’amiral de
la Flotte Darian. Il n'est pas établi que
un ou I autre de ces offciers supérieurs
ait utilisé l'appareil, accidenté début
octobre 1942,
Voila mes observations qui n’entament
en rien ma sympathie a I'égard de la
revue et de ses rédacteurs.
Le Fw 200 NA+ WN n'a pas été détruit
lors d'un raid aérien sur Bordeaux-Méri
sgnec, le 13 avril 1941
En réalité, "avion avec limmatricula-
tion civile D-AMHL et baptisé Pommem
(Lufthansa), en vol entre Stuttgart et
Barcelone, a été abattu par le Captain
Harold F. Augspurger du 415th Night
Fighter Squadron, prés de Nicolas-Ws-
Cteaux, le 27 septembre 1944.
Vous trouveree toute l'histoire dans
‘mon article paru dans le n® 4/2001 de
la revue Flugzeug Classic.
Dans la nuit du 7 au 8 aodt, quatre
dragueurs lourds de la 10e flotile de
Saint Nazaire, les M366, 367, 428 et
438, appareilent pour La Plice a vitesse
réduite tellement les eaux ctibres sont
truffées de mines. Vers O6h45, ils ont
atteint sans encombre les passages
sud de Noirmoutier, quand un message
leur signale la présence d'un groupe
tennemi, au large sur leur tribord. Le
‘commandant du convoi, 8 bord du M438,
décide alors de venir mouller entre la
pointe de la Fosse, sur le continent, et
Fle, afin d’échapper aux vues et radars
adverses. Le cap est mis sur Fromentine.
Vers 08430, I'ancre est jetée dans le
goulet devant I'estacade. Les comman
dants des draguours se concertent au
restaurant de l'Océan, font le point et
décident de poursuivre leur route vers le
ord en empruntantle chenal du c8té dela
tere, devant passer & marée haute sur le
ais. ts requiérent un marin, M. Beizeau,
qui pourra les guider & travers les bancs
de sable qui jalonnent le chenal. Entre
temps, a mer a baissé, les unités
allemandes se retrouvent posées sur le
fond, chaudiéres éteintes — une situation
dramatique. Les heures s‘écoulent, char-
ges d’angoisse pour les équipages des
avires immobilisés, d'autant que, vers
10h00, un avion de reconnaissance fait
Lune bréve apparition. Pou peu, la marée
‘monte et les chaudires sont de nouveau
s0us pression. M. Baizeau a pu regagner
son domicile vrs 13h00. Pressentant un
danger, i confie 8 ses enfants :« Tout
V'heure, ca va barder »
‘Aux environs de 16h15, en effet, les
événements se précipitent. La marée
est haute, les navires vont pouvoir
appareiller. Les commandants sont
encore & terre & se concerter, quand
dix-huit Beaufighter se ruent sur les
dragueurs, remontant la ligne des navires
pour diner sous un déluge de rafales
de mitraileuses les servants de Flak. Une
habile manceuvre. Seules peuvent étve
mises en ouvre les pidces avant des
ravires. Les assailants reviennent ensuite
8 Vattaque pare travers bébord, ot ours
roquettes, perforant les coques, élatent
{Vintéreur. Les chauckéres sous pression
explosent, la vapeur libérée ébouilantant
les chauffeurs; les survivants se jettent
’ eau. En peu de temps, les quatre
Unités sont détruites : les M386 et 367
cont chaviré, tandis que les M428 ot 438
ont coulé& la verticale.
Trente morts et quatre-vingts biessés
sont relevés et rassemblés & Fromentine
sur la place du Marché, oils sont pris
en charge par des renforts de personnel
médical de I'armée de Terre. Deux
paves témoignent encore aujourd'hui
de cette attaque.
Deux avions brtanniques ont 6t6 touchés
parla Fak de a pointe de a Fosse. L'un
réussit & rejoindre sa base sur un seul
moteur, alors que l'autre, ayant heuré
Un poteau en ciment, same sur le bout
du bane de Piau, & peu de distance des
dragueurs. Le pote, R.F. Forestall, et le
navigateur, J. C. Robie, ont été tués sur
le-coup. Leurs corps dérivont vers la plage
de Barbatre. ls sont ailleurs inhumés
dans le cimetie de cette lacalts
Sur cate photo, piso
‘au moment de fataque,on
‘Seingue ux Beavigher
fen van de roprencre do
Fata apres un premier
gassape do sata.
On aperat aus es ois
rogues et on dev
le quatome desma
sousies goes dau
provequoes parle ales et
(es obue
anit, Feeremts sud de
‘ede Nemo, en bas,
1a page de Fromenine
([Link])as 5 nd
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