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S
méditerranéen. Série
archéologique
Lazarou Achille. La révolte des Larisséens en 1066. In: La Thessalie. Actes de la Table-Ronde, 21-24 juillet 1975, Lyon. Lyon :
Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 1979. pp. 303-318. (Collection de la Maison de l'Orient méditerranéen.
Série archéologique, 6);
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risséens»64. Nikoulitzas feint d'entrer dans leur jeu, s'y trouve engagé
plus qu'il ne l'aurait voulu, prend la tête d'opérations militaires.
La foule des révoltés sous le commandement de Nikoulitzas
prend la route vers Pharsale et, de là, vers la large vallée du fleuve Bli-
ouri (Μπλωύρης-Πλήρης = Πάμισος), affluent de la rive droite du Pé-
née. Nikoulitzas y recrute une armée nombreuse «de Valaques et de
Bulgares». Ensuite, en traversant la plaine de Thessalie de l'est à l'ouest,
il marche sur Servia, pendant qu'un détachement de son armée est
envoyé prendre et démanteler le kastron de Kitros (Pydna) sur le golfe
de Thessalonique pour se protéger d'une éventuelle réaction impériale
qui pouvait venir par la Macédoine, ou, comme dirait Kékauménos,
par la «Bulgarie».
Toute la Thessalie est gagnée à la révolte, comme en témoigne
la liberté de mouvement des révoltés 6 5 . Mais pendant la traversée de la
campagne thessalienne, de Larissa, Pharsale, Trikala, jusqu'à Servia, ne
sont mentionnés que des Valaques et des «Bulgares». Est-il possible de
croire que dans toute cette région si étendue et si fertile il n'existait pas
de Grecs? Ou s'ils existaient, n'ont-ils pas participé à la révolte? Une
disparition, même partielle, des autochtones Grecs n'est nulle part
citée. Bien entendu, il s'est probablement produit une désertion d'un
certain nombre de villages pour diverses raisons. Mais il faut surtout prendre
en considération les conséquences de la transformation survenue dans la
vie sociale de la paysannerie et dans le recrutement de l'armée
byzantine 66. Il n'est pas question, dans le temps qui nous est imparti ici,
d'essayer d'analyser ces faits. La participation active des Grecs au
développement de la révolte est suffisamment signalée par la mention onomastique
de leurs représentants, tandis qu'aucun Bulgare n'est mentionné comme
dirigeant d'un pareil groupe de révoltés.
Après la prise de Larissa en 986, Samuel a emmené vers le Nord
toute sa troupe et de plus un grand nombre d'otages 67. Une fois celui-
ci vaincu et mort, les Bulgares ne descendent en Thessalie qu'en 1041,
exactement quand ils y furent encore une fois écrasés 68 et que leurs
débris quittèrent définitivement le sol thessalien. Par conséquent, d'où
proviennent les «Bulgares» de 1066?
On sait bien que beaucoup de captifs de Samuel sont revenus
dans leur pays natal 69. En descendant de «Bulgarie», il est possible
qu'ils aient été appelés «Bulgares», un surnom tiré du pays de provenance,
précisément du thème «Bulgaria», selon une habitude très répandue
jusqu'à nos jours; sans doute se sont également transportés en Thessalie
des partisans de Samuel en faveur de la petite ou de la grande propriété
310 A. LAZAROU
Achille LAZAROU
6. H.G. Beck, Vademecum des byzantinischen Aristokraten, Das sogenannte Strategikon des
Kekaumenos, Graz, 1956.
7. P. Lemerle, Prolégomènes à une édition critique et commentée des »Conseils et Récits» de
Kékauménos, Bruxelles, 1960, 119 p. (Académie Royale de Belgique, Classe des Lettres et
Sciences morales et politiques. Mémoires, LIV, fasc. I; en abrégé : Lemerle, Prolégomènes).
8. D'après Lemerle, Prolégomènes, 3, n. 4, les éditeurs donnèrent arbitrairement à ce Discours
le titre de νουϋετικός.
9. V. Valdenberg, «Nikoulitza et les historiens byzantins contemporains», dans Byzantion, 3,
1926,95-125.
10. G. Buckler, «Authorship of the Strategikon of Cecaumenus», dans Byzantinische Zeitschrift,
36, 1936, 7-26 et du même auteur, «Can Cecaumenus be the Author of the Strategikon ?»,
dans Byzantion, 13, 1938, 139-141.
11. N. Banescu, «A propos de Kékauménos», dans Byzantion, 13, 1938, 129-138, et du même
auteur, «Dampoles ou Diakène; un épisode de la guerre byzantino-petchénègue», Acad.
roumaine. Bull, de la section historique, 26, 1945, 185-191.
12. M. Gyoni, «L'œuvre de Kekaumenos, source de l'histoire roumaine», dans Revue d'histoire
comparée, Budapest, 3, 1945, 96-180 (en abrégé : Gyoni, Kekaumenos) .
13. J. Karayannopoulos, «Zur Frage des Autorschaft des Strategicon des Kekaumenos», dans
Byzantinische Zeitschrift, 54, 1951, 257-265.
14. Lemerle, Prolégomènes, 76.
15. Litravin, Cecaum., 268-270, le texte grec : «...πολεμηθείτε ς -παρά τοϋ βασιλέως Τραϊανού
και παντελώς εκτρφεντες εάλωσαν, και τοϋ βασιλέως αυτών τοϋ λεγομένου Αεκαβάλου άπο-
σψα^εντος και τήν κεφαλήν επί δόρατος αναρτηοέντος èv μέση τη πόλει "Ρωμαίων. Ούτοι
yap εισιν οί λεγόμενοι Δακαι και Βεσαι. Ώικουν δε' πρότερον πλησίον τοϋ Αανουβίου ποταμού
και τον Σάου, δν νϋν ποταμόν Σάβαν καλοϋμεν, εν&α Σέρβοι άρτι'ως οικοϋσιν, èv όχυροϊς
και δυσβάτοις τόποις. Τούτοις οαρροϋντες ύπεκρίνοντο άγάπην καΐ δούλωσιν προς τους
αρχαιότερους τών 'Ρωμαίων βασιλείς και εξερχόμενοι των όχυρωμάτων ελεϊξοντο τάς χώρας των
'Ρωμαίων. "Οοεν αγανακτήσαντες κατ'αύτών, ώς ε'ίρηται, διεφϋειραν αύτους. Οι και
εξελθόντες τών εκεϊσε διεσπάρησαν εν πάση τη Ήπείρω και Μακεδονία, οι δε πλείονες αυτών
φκησαν την Ελλάδα».
16. Gyoni, Kekaumenos, 150. A Sacerdoteanu, «Considérations sur l'histoire des Roumains au
Moyen Age», Paris, 1929, 140 (extrait des Mélanges de l'École Roumaine en France, 7, 1928),
nous dit que «l'hypothèse d'une descente des Roumains de la Save vers la Thessalie n'est
pas possible». D'après L. Tamas, «Romains, Romans et Roumains dans l'Histoire de la Dacie
Trajane», dans Archivum Europae Centro-Orientalis, 2, 1936, 364 : «Vouloir dégager un
noyau historique des élucubrations de Kékauménos serait tenter l'impossible».
17. En revanche, C. Daicovisiu-H. Daicoviciu, «La Dacie et sa romanité», dans Actes du Colloque
international organisé par le Secrétariat général de l'Association Internationale d'Etudes du
Sud-Est Européen, Mamaïa (Roumanie), 1-8 septembre 1968, Bucarest, 1970, 253, en niant
l'évacuation totale et organisée de la population daco-romaine par Aurélien (271 ap. J. C),
affirment que, «durant les six siècles qui s'écoulèrent depuis l'abandon de la Dacie par
Aurélien, des éléments romans (non roumains) sont venus du Sud du Danube, renforçant la
romanité au Nord de ce fleuve, en particulier les éléments qui avaient adopté comme principale
occupation la vie pastorale», cf. O. Densusianu, Histoire de la langue roumaine, I, Paris, 300,
327-328 et 335. T. Papahagi, Din epoca de formatiune a limbei romine, dans Grai si Süßet,
1, 1923-1924, 228 sq. A. Sacerdoteanu, «Vlahii si Vlahia lui Brocard», dans Anuarul Insti-
tutului de lstorie Nationala (Cluj), 5, 1928-1930, 497 sq. I Siadbei, Originile dialectelor
romine, Iassi, 1933, 19.
18. Gyoni, Kekaumenos, 171.
19. Lemerle, Prolégomènes, 75.
20. W. Tomatschek, «Zur Kunde der Hämus-Halbinsel » , dans Sitzungsber. d. phil.-hist. Cl. d.
Kais. Akad. d. Wiss., 99, Bd. Wien, 1882, 493-494.
21. Bonn, I, 35.
22. Exception parmi tous les Thraces, seuls les Besses ont conservé leur idiome thrace jusqu'au
Vie siècle; cf. Index loc, 158 de Getica (Iordanes, Mon. Germ. Hist.)·, «omnium Thracorum
Bessi diutissime linguam patriam in saeculum usque sex turn ipse sacro cultu retinerunt». V.
aussi I. I. Russu, «Disparitia limbii si a populatiilor traco-dace», dans Studii si Cercetari de
lstorie Veche, 8, 1957, 253-265; du même auteur, Limba traco-dacilor, Bucuresti, 1959, 110-
111. E. Lozovan, «Aux origines du christianisme daco-scythique», chez F. Alteim, Geschichte
314 A. LAZAROU
der Hunnen, IV, Berlin, 1962, 148-150. Après le Vie s. la romanisation n'était pas possible;
cf. A. Seliscev, «Des traits linguistiques communs aux langues balkaniques : un balkanisme
ancien en bulgare», dans Revue des Études Slaves, 5, 1925, 39 : «L'établissement des Slaves
dans les Balkans arrêta le progrès de la romanisation et de l'hellénisation». Même avant le
Vie s. la romanisation, notamment des Besses, paraît être difficile, étant donné leurs
sentiments anti-romains; cf. T. Sarafov, «Les Besses et Rome (Le rôle des Besses dans la lutte des
tribus thraces contre la pénétration romaine dans les Balkans)», dans Actes du 1er congrès
international des Études balkaniques et Sud-Est Européennes, II, Sofia, 1969 (en abrégé :
Actes), 141-150. V. aussi I.I. Russu, Disparitia, 256.
23. D. Onciul, «Teoria lui Rosier», dans Convorbiri Literare, 19, 1885, 438 et du même auteur,
«Zur Geschichte der Romanen in Maramarosch», dans Romanische Revue, 6, 1890, 96. Mais
il n'y a pas de témoignage historique, S. Dragomir, «La patrie primitive des Roumains et ses
frontières historiques», dans Balcania, 7, 1944, 81, insiste sur l'absence du témoignage en
écrivant ceci : «il est vrai que ni les sources historiques concernant le territoire bulgare ni celles de
Serbie ne nous ont conservé une information quelconque sur les mouvements de la population
roumaine » .
24. B.P. Hasdeu, Etymologicum Magnum Romaniae, Bucuresti, I, 1885, (1887), XXIX-XXXI.
25. F. Lenormant, «Les pâtres valaques de la Grèce», dans Revue Orientale et Américaine, 9,
1864, 241. Mais une descente des Valaques due à la poussée des Hongrois et surtout des
Turcs devient incompréhensible et superflue, puisque les Valaques sont déjà révélés au Pinde
avant l'apparition de ceux-ci.
26. L. Nierderle, Manuel de l'antiquité slave, I, Paris, 1923, 63.
27. F. Taillez, «Rusaliile, les Rosalies et la rose», dans Cahiers Sextil Puscariu (CSP), 1, 1952, 317.
28. M. Sivignon, Les pasteurs du Pinde septentrional, Lyon, (1968), 29.
29.
30. Th. Capidan, Les Macé do-roumains, Bucarest, 1943, 159 (en abrégé : Capidan, Macédo-rou-
mains). Cf. A. Procopovi, «La romanité balkanique», Balcania, 1, 1938, 59-69, S. Puscariu,
«Ancienneté des établissements macédo-roumains», ibid., 22-24.
31. De vrais nomades sont les Scythes ou les Numides à qui Hérodote et d'autres écrivains anciens
ont consacré des descriptions classiques. Mais les Scythes n'ont pratiqué la vie nomade ni en
totalité, ni en permanence, surtout après de longs contacts avec des Hellènes; V. V. Latychev,
Scythica et Caucasia, Ε veteribus scriptoribus graecis et latinis collegit et cum versione rossica
edidit Basilius Latyschev. I. Scriptores graeci, Fasc. 3 St Peterburg, 1900. E.H. Minns,
Scythians and Greeks, A Survey of Ancient History and Archaeology of the North Coast of the
Euxine from the Danube to the Caucasus, Cambridge, 1913. M.I. Rostovtzeff, Iranians and
Greeks in South Russia, Oxford, 1922. Du même auteur, Skytien und der Bosporus, I, Berlin,
1931. A.A. Bashmakoff, Cinquante siècles d'évolution ethnique autour de la Mer Noire,
Paris, 1937. J. Harmata, Quellenstudien zu den Skythika des Herodotos (Magyar-Görög
tanulmanyok, XIV), Budapest, 1941. J. Coman, Quelques traits indo-européens des Scythes
selon Hérodote, Cernauti, 1943. T. Zlatkovskaia et O.V. Koudriavtsev, Histoire de
l'antiquité.. Archéologie scytho-sarmate..., traduit du russe et résumé par Charles Perain, Paris, 1954.
B.B. Piotrovsky-P.N. Schultz et V.A. Golovkina-S.P. Tolstov, Ourartou, Neapolis des Scythes,
Kharazm, traduit du russe par A. Belkind, Paris, (1954). T.T. Rice, Les Scythes, traduit de
l'anglais par Maurice Vieyra, Paris, 1958. E. Belin de Ballu, Histoire des colonies grecques du
littoral nord de la Mer Noire, Bibliographie annotée des ouvrages et articles publiés en
U.R.S.S. de 1940 à 1962, Paris, 1965.
32. Th. Capidan, «Românii nomazi, Studin din viata Românilor din Sudul Peninsulei Balcanice»,
dans Dacoromânia, 4, 1925-1926, 183-352.
33. T. Papahagi, Paralele folklorice , Bucuresti, 1970, 83.
34. J. Cvijic, La péninsule balkanique, Paris, 1918, 244.
35. Cf. M. Ter. Varron, De re rustica, II, 158 : «De antiquis illustrissimus quisque pastor erat, ut
ostendit Graeca et Latina lingua, et veteres poetae, qui alios vocant ηολύαρνας, alios πολν-
μήλους, alios πολυβούτας qui ipsas pecudes propter caritatem aureas habuisse pelles tradide-
runt, ut Argis Atreus, quam sibi Thystem subduxe queritur...».
36. Cf. Ibid., 164-165 : «quod extraordinariae fructuum species duae accedunt magnae, quarum
una est tonsura, quod oves ac capras detondent, aut vellunt: altéra, quae latius patet, est de
lacté, et caseo, quam scriptores Graeci separatim τυροποιϊαν appellaverunt, ac scripserunt de
ea re permulta».
37. Pour l'aspect ethnique de l'Ëpire, v. K.J. Beloch, Griechische Geschichte (2), l, Strasbourg,
LA RÉVOLTE DES LARISSÉENS EN 1066 315
1912-1913, 33 sq. G.N. Cross, Epirus, Cambridge, 1932, 1-19. C. Stergiopoulos, Ta Bopeia
σύνορα της Ηπείρου, Athènes, 1945, 10 sq. Du même auteur, La question de l'Ëpire du Nord,
Paris, 1946. M. Sakellariou, La migration grecque en Ionie, Athènes, 1958, 260, n. 1 et 2.
N.G.L. Hammond, Epirus, Oxford, 1967, 399 sq. F. Papazoglou, «Quelques problèmes de
l'histoire épirote - A propos du livre «Epirus» de N.G.L. Hammond», dans Ziva Antika,
20, 1970, 116 n. 2. D.B. Siomopoulos, 'Ηπειρωτικά, 1975, 225 sq. Cf. aussi O. Masson,
«Les rapports entre les Grecs et les Illyriens d'après l'onomastique d'Apollonia d'Illyrie et
de Dyrrachium», dans Actes, VI, 239 : «Quant aux pays grecs proches de l'Illyrie comme
l'Épire et l'Acarnanie, on peut dire qu'ils ont pratiquement échappé à une influence venue du
Nord, en dépit de théories fondées sur l'interprétation superficielle de tel ou tel nom».
38. Cf. Varron, Ibid., 169 : «Sed quoniam nos nostrum pensum absolvimus, ac limitata est pecua-
ria quaestio : nunc rursus vos reddite nobis, ο Epeirotae de unaquaquere, ut videamus, quid
pastores a Pergamide, Maledove potis sint». Plut., Pyrrhus, V, 25 : «ουδείς yap ην πλησίον
'άλλος η Φαιναρέττ] yvvi] Σάμωνος τού τα ποίμνια και τα βουκόλια τφ Νεοπτολβ'μω
διοικούντος.
39. Trad, par P. Masqueray, edit. «Les Belles Lettres», Paris, 1946, 182. Cf. Gyoni,
Transhumance, 40. Ce mode de vie des Hellènes est démontrable même par la terminologie : «A ce
titre d'exemple nous avons relevé dans V Etymologisches Wörterbuch des unteritalienischen
Gräzität, de M.G. Rohefs, Halle, 1930, Niemeyer, une trentaine de mots d'origine grecque,
presque tous du domaine pastoral et agricole, que le roumain et les dialectes italiens
méridionaux ont en commun. Il va sans dire que des recherches faites dans le domaine grec aux fins
d'approfondir les relations interromanes dans le bassin oriental de la Méditerranée suffiraient
à elles seules pour constituer la matière d'une étude» (E. Lozovan, «Unité et dislocation de la
Romania orientale», dans Orbis, 3, 1954, 134, n. 2.).
40. H. Mihaescu, «La diffusion de la langue latine dans le Sud-Est de l'Europe», dans RESEE, 9,
1971,499.
41. P. Digovic, La Dalmatie et les problèmes de l'Adriatique, Lausanne, 1944, 65. I.I. Russu,
Elemente autohtone in limba româna, Bucuresti, 1970, 69.
42. E. Stanescu, «Les "Stratiotes", Diffusion et survivance d'une institution byzantine dans le
Sud-Est de l'Europe», dans Actes, III, 233.
43. A. Keramopoullos, Ίί είναι οι Κουτσόβλαχοι, Athènes, 1939, 80-83, 143.
44. Liv., 45, 29; cf. 44, 6; ν. Β. Helly, Gonnoi, I, Amsterdam, 1973, 168-169.
45. Stanescu, o.e., 227-234. P. Lemerle, «Esquisse pour une histoire agraire de Byzance», dans
RH, 220, 1958, 43 sq.
46. F. Babinger, Mahomet II le Conquérant et son temps, Paris, 1954, 536.
47. Pour tout cela les populations helléniques faisaient partie des races les mieux douées. Cf. Ca-
pidan, Macédo^roumains 205. Larissa combinait toutes ces fonctions et, en plus, ses
sentiments philo-romains rendaient facile son entrée dans l'orbite de la politique romaine. Cf. Th.
Axenides, Ή Πελασγίς Λάρισα και η αρχαία Θεσσαλία (Κοινωνική και πολιτική ιστορία). Β'.
Οι μακεδόνικοι και ρωμαϊκοί χρόνοι, Athènes, 1949, 82 sq. Incontestablement Larissa était
un centre de voies militaires et commerciales de tout premier ordre. Mais on n'a pas encore
étudié systématiquement les itinéraires antiques de la Grèce malgré leur importance autant
pour les données concernant l'histoire militaire et des transports que pour le matériel
onomastique qu'ils renferment et qui aide à dépister la romanisation éventuelle de la région cherchée.
Cf. la toponymie d'origine latine ou romane du district de Larissa, notamment de l'ancienne
Pérrhaibie du Nord : p.e., les toponymes (nouveaux Μεσοχώρων), Αομένικον (ancien
hellénique Χνρετιαι), Αμούριον, Μαγούλα, Πραιτώριοι;, Βερδικοϋσα, (Παλαιο)καστροΐ;, Αεσκάτη,
βίγλα, Κουκούλι, Βαλέτσικον, etc. Pour la date de pénétration de l'anthroponymie romaine en
Thessalie et en particulier à Larissa, v. la toute récente étude de B. Helly, «Actes
d'affranchissements thessaliens», dans BCH, 99, 1975, 137. Cf. J. Pouilloux, ibid., 79, 1955, 448-466. V.
aussi Ph. Gauther, «Générosité romaine et "avarice" grecque : sur l'octroi du droit de cité»,
Mélanges d'histoire ancienne offerts à W. Seston, Paris, 1974, 208-209. Des Hellènes se
cachant sous des noms romains étaient établis aussi dans les villes helléniques du littoral scythi-
que; cf. D.M. Pippidi, «Les villes de la côte ouest de la mer Noire d'Auguste à Dioclétien»,
dans Akten des VI. Internationalen Kongresses für Griechische und Lateinische Epigraphik,
München, 1973 (en abrégé : Pippidi, «Les villes»), 109. Sous le noms 'Ρωμαίοι on ne doit pas
comprendre uniquement des citoyens romains d'origine italique, mais aussi des Hellènes,
auxquels on avait accordé le droit de cité romaine. Cf. G. Mihailov, Inscriptiones Graecae in
Bulgaria repertae, I, Sofia, 1956, 58. B. Gerov, «L'aspect ethnique et linguistique dans la région
316 A. LAZAROU
entre le Danube et les Balkans à l'époque romaine (Ie-IIIe s.)», dans Studi Urbinati, 33,
N.S., B.-N., 1-2, 1959, 177.
48. J. Hatzfeld, Les trafiquants italiens dans l'Orient hellénique, Paris, 1919, 21-22.
49. C'est une route ancienne que les Hellènes avaient utilisée depuis longtemps; cf. P. Lemerle,
Philippes et la Macédoine orientale à l'époque chrétienne et byzantine, Recherches
d'Histoire et d'Archéologie, Paris, 1945, (11) : «la Via Egnatia, dont le nom romain cache une
réalité bien plus ancienne..., doit être aussi vieille que les relations terrestres de l'Orient et de
l'Occident méditerranéens». D'ailleurs, la pénétration hellénique dans les Balkans et plus au
Nord s'est effectuée il y a plusieurs siècles : cf. E. Condurachi, «Influences grecques et
romaines dans les Balkans, en Hongrie et en Pologne», dans Actes du Ville Congrès Intern.
d'Archéologie classique, Paris, 1963, 111-126, M. Parovic-Pesikan, «Les Illyriens au contact
des Grecs», dans Archeologia Jugoslavica, 5, 1964, 61-81.
50. A. Aymard, «L'organisation de la Macédoine en 167 et le régime représentatif dans le monde
grec», dans Classical Philology, 45, 1950, 106. O.V. Kouriabtzev, «L'Achaïe dans le système
de la politique provinciale romaine» (article résumé par Cl. Mossé), dans Revue d'Histoire
Ancienne, 1952, 2. En parlant de la Macédoine, F. Papazoglou, «Sur les Koina régionaux
de la Haute Macédoine», dans Ziva Antika, 9, 1959, 170, souligne ceci : «II est hors de doute
que les Romains les (les Koina régionaux) ont favorisés comme des intermédiaires entre le
pouvoir central de la province et les autorités locales. Le caractère aristocratique de ces
Koina convenait aux intérêts romains. La classe des riches propriétaires, des commerçants
et des artisans, qui satisfaisaient leur ambition d'activité politique et sociale dans l'exercice de
diverses charges régionales, présentait évidemment l'appui le plus sûr de la domination
romaine». Sur l'origine ethnique des Macédoniens les sources nous informent suffisamment;
cf. Hérod., 5, 22 : «"Ελληνας δε τούτους είναι... κατάπερ αύτοι λέγουσι, αυτός τε ούτω
τυγχάνω επισταμένος και δη και εν τοίς 'όπω λ070ΐς άποδεξω ώς elai "Ελληνες, ηρός 8è και
οι kv τχι Όλυμ-ηίχι διεποντες τόν αγώνα ούτω εγνωσιν elvai». V. aussi l, 56; 5, 20; 8, 43; 9,
45. Polyb., 7, 9, 1 : «όπκος, δν εοετο 'Αννίβας à στρατηγός... εναντίον πάντων ϋεών Οσοι
κατεχουσι Καρχηδόνα, εναντίον δεών -πάντων Οσοι Μακεδονίαν και την 'άλλην "Ελλάδα
κατέχουσιν.. . και Μακεδόνες καΐ των άλλων Ελλήνων ol σύμμαχοι». Id., 9, 37, 7 : «τότε
μεν γαρ ύπερ ηγεμονίας και δόξης εφιλοτιμε'ισϋε προς Άχαίους και Μακεδόνας ομοφύλους...
νυν δε περί δουλείας εν'ισταται πόλεμος τοις Έλλησι προς αλλήλους ανϋρώπους». Strab.,
7, fragm. 9 (Ëpit. Vat.) : «"Εστί μεν ούν 'Ελλάς και η Μακεδονία- νυνι μεντοι τη φύσει των
τόπων ακολουϋοΰντες και τφ σχήματι χωρίς εγνωμεν αυτήν από της άλλης Ελλάδος τάξαι
και συνάψαι προς τήν δμορον αυτή Θρφ,κην». Liv., 31, 29 : «Aetolos, Acarnanas, Macedonas
ejusdem linguae homines». Même hors des pays helléniques, surtout sous les Sévères, la partie
prépondérante de l'aristocratie municipale provenait de la population hellénique originaire de
la Macédoine et de l'Asie Mineure. Cf. Gerov, o.e., 178, 180, 182. V. aussi D.M. Pippidi, /
Greet nel Basso Danubio, Milano, 1971, 142 sq. Du même auteur, «Les premiers rapports
de Rome avec les villes grecques de l'Euxin», dans Rivista Storica dell'Antiquita, 2, 1972,
17-38. Les Romains s'associent avec les peuples soumis à cause du manque d'hommes
d'origine italique. Cf. Gerov, o.e., 179 : «la décadence économique et la dépopulation de l'Italie,
qui se manifestaient le plus gravement sous les Flaviens, ont obligé Trajan à interdire
l'émigration de l'Italie et de prendre une série de diverses mesures dans ce but.»
51. D'après Pippidi, «Les villes», 103, «la romanisation de la couche dirigeante s'est faite dans les
villes d'une manière plutôt brusque et à en juger par le témoignage des inscriptions elle n'a
que peu contribué à changer le mode de vie des habitants ou les institutions helléniques
traditionnelles».
52. Le problème des relations parmi les deux grands peuples de l'Antiquité, Hellènes et Romains,
a fait l'objet de recherches et de révisions. Cf. D.A. Zakythinos, Ή Tabula Imperil Romani
και ή ερευνά της Ιστορίας τοΰ ^Ελληνισμού ύπό τήν 'Ρωμαϊκήν κυραρχίαν dans Πρακτικά
της 'Ακαδημίας Άϋηνών, 1972, 318.
53. Μ. Egger, De l'étude de la langue latine chez les Grecs dans l'antiquité, Paris, 1855, 6. G.
Dagron, «Aux origines de la civilisation byzantine : Langue de culture et langue d'Etat», dans
RH, 241, 1969, 23-56.
54. Si par romanisation on doit comprendre non seulement la diffusion de la langue latine, mais
en même temps un changement de fond en comble de la situation culturelle antérieure, sans
aucun doute ce terme ne s'applique pas au cas des Hellènes. Nous ne nions pas que, pendant
une si longue domination romaine, la culture hellénique s'est teintée d'influences romaines.
Mais au vrai, des Hellènes, tout en gardant presque inaltéré leur fonds culturel, sous des condi-
LA RÉVOLTE DES LARISSËENS EN 1066 317
tions particulières et dans des endroits prospères, ont utilisé comme deuxième langue le latin.
Il est donc plus convenable de parler de latinisation des populations helléniques. Le droit de
cité romaine pouvait être acquis tant par des rom anisés que par des latinisés, parfois même
par des non latinisés, comme il arrive notamment à des personnalités helléniques.
55. F. Lot, Les invasions barbares et le peuplement de l'Europe, Paris, I, 1937, 224. Cf. A Laza-
rou, «Ή ακτινοβολία της ελληνικής γλώσσης διά της Ιστορίας του όρου Βασιλική" - Basilica»,
dans Πλάτων, 26, 1974, 287 n.
56. Ε. Lozovan, «Byzance et la Romanité scythique», dans Revue des Etudes roumaines, 5-6,
1960, 221, et chez F. Altheim, Geschichte der Hunnen, II, 1960-1962, 117-227.
57. H. Mihaescu, Limba latina in provinciile dunarene aie imperului roman, (Bucuresti), 1960,
39, altère complètement le texte de Lydien en éliminant le mot «"Ελληνας» (Grecs). Voici
l'original : Lyd., De off., 261, 68 (Bonn) : «...τά δε περί την Εύρώπην πραττόμβνα
πάντα την αρχαιότητα διεφύλαξβν k% ανάγκης, δια τα τους αυτής οΐκήτορας, icainep "Ελληνας
έκ τού πλβίονος 'όντας, τη των Ιταλών tpdéyyeoôai φωνή, και μάλιστα τους δημοσιεύοντας».
Quelles régions et quelles circonstances ont favorisé la persistance de la population roma-
nisée ? v. notre communication intitulée : «Peut-on parler d'une survivance romaine en
Péloponnèse ?», à paraître dans les Actes du 1er congrès International d'Études Péloponné-
siennes, organisé par la Société d'Études Péloponnésiennes (Dervenion 16, Athènes 144) à
Sparte, 7-14 septembre 1975.
58. L. Lafoscade, «Influence du latin sur le grec» (chez J. Psichari, Études de Philologie
néogrecque), Paris, 1892, 122, n. 4.
59. H. Zilliacus, «Zum Kampf der Weltsprachen», in Oströmischen Reich, Helsinki, 1935, 30.
A. Vacalopoulos, ^Ιστορία του Νέου Ελληνισμού I, Thessalonique, 1961, 36, croit que le
témoignage de Lydien confirme l'idée d'une romanisation de quelques régions helléniques,
surtout isolées. Depuis peu en Grèce on s'habitue à une telle idée, bien que la slavisation,
l'arabisation et même, si l'on peut former un nouveau terme, la «turcisation» fussent
acceptées il y a longtemps. Cf. K.E. Ramopoullos, o.e., 113. G. Kolias, 'Ιστορική Γεωγραφία
τοϋ ελληνικού χώρου, Athènes, 1969, 100. St. Kyriakides, dans Μακεδόνικα, 5, 1961-1963,
527-528. A. Poulianos, Περί της κατα^ω^ης των Βλάχων, dans Σιίγχρονα οέματα, 1963,
289. Cf. Lazarou, o.e., 286-287, n.
60. Cf. Gyoni, Kekaumenos, 139.
61. Sp. Papageorges, Les Koutzovalaques, Athènes, 1908, 9. C. Nikolaides, 'Έ,-τυμολοΎΐκόν λε£ι-
κόν της Κουτσοβλαχικης γλώσσης, Athènes, 1909, μδ'. P. Papahagi, Scriitori aromani in seco-
lul al XVIII-lea (Cavalioti, Ucuta, Daniil), Bucuresti, 1909, 315-318. V. Colocotronis, La
Macédoine et l'Hellénisme, Paris, 1919, 457. R. Vulpe, «GH Illiri dell'Italia impériale
romana», dans Ephemeris Dacoromana, 3, 1925, 167. P. Skok, dans Revue Internationale des
Etudes balkaniques, 1-2, 1934-1935, 330. [Link], «The Arumanian or Macedo-Rumanian
Element in the Oxford Heptageot Lexicon (MS. Marsh 187)», dans The Slavonic and East
European Review, 35, 1956-1957, 347. T. Papahagi, Dictionarul dialectului aromin,
(Bucuresti), 1963, 5. R. Janin, «Bibliographie», dans Revue des Études byzantines, 23, 1965, 300.
62. Cf. A. Rosetti, lstoria limbii romane de la origini pîna in secolul al XVU-lea, Bucuresti, 1968,
388. G. Murnu, lstoria Românilor din Pind. Vlahia Mare 980-1259, Studiu istoric dupa
izvoare bizantine, Bucuresti, 1913, 58.
63. Capidan, Macédo-roumains, 101 et 126. Cf. V. Bérard, La Turquie et l'Hellénisme
contemporain, Paris, 1904, 249. V. Papahagi, Οί Μοσχοπολίται και το* μετά της Βενετίας έμπόριον
κατά τόν 18ον αιώνα dans Ηπειρωτικά Χρονικά, 9, 1934, 127-139. Du même auteur, Aromâ-
nii moscopoleni si comertul Venetian tn secolele al XVH-lea si al XVIII-lea, Bucuresti, 1935. A
Haciu, Aromânii. Comert, industrie, arte, expansiune, civilizatie, Foscani, 1936. G.D. Modes,
«Συμβολή καί έπίδρασις των Δυτικομακεδόνων εις τη" ν πνευματικήν-οίκονομικήν άνάπτυξιν της
Σβρβίας κατά τόν ΙΗ-ΙΘ αιώνα», dans Αριστοτέλης (Florina), 7, 1963, 5/41, 1-60. Ö. Füves,
Οι "Ελληνες της Ουγγαρίας, Thessalonique, 1965. Ν. Gavrilovic, «Oi έκ Μακεδονίας Βλάχοι
εις τά 'έγγραφα τοϋ κρατικού αρχείου Μπρασόβ», dans Αέλτων Γιουγκοσλαβικής
Βιβλιογραφίας (ΙΜΧΑ), 8, 1971, 37 sq. G. Laios, Σίμων Σίνας, Athènes, 1972, 70 sq.
64. Litavin, Cecaum.. 258.
65. Lemerle, Prolégo mènes, 48 n.
66. G. Ostrogorskij, Quelques problèmes d'histoire de la paysannerie byzantine, Bruxelles, 1956,
79, et du même auteur, Pour l'histoire de la féodalité byzantine, trad. fr. par H. Grégoire,
Bruxelles, 1954, 9-16.
67. Skylitzes-Kedrenus, II, 436. B. Prokic, Die Zusätze in der Handschrift des Joannes Skylitzes,
318 A. LAZAROU
Codex Vindobonensis Hist. Graec. LXXIV, München, 1900, 29. Lemerle, Prolégomènes,
23-24, 58. A. Abramea, La Thessalie byzantine jusqu'en 1204, Athènes, 1974, 131 η. 1.
68. Lemerle, Prolégomènes, 66.
69. Kedr., II, 474, 16 (Bonn). Cf. Kyriakides, Βούλγαροι και Σλάβοι είς τήν ελληνικήν ιστορίαν,
Thessalonique, 1946, 20 η. 4.
70. Ostrogorskij, Quelques problèmes, 38.
71. Lemerle, Prolégomènes, 21 η. 4.
72. H. Bartikian, «La généalogie du magistros Bagarat, capétan de l'Orient, et des Kékauménos»,
dans Revue des Études arméniennes, N.S., 2, 1965, 261-272. P. Lemerle, «Nouvelles
remarques sur la famille Vichkatzi-Kékauménos», ibid., N.S., 3, 1971, 177-183.
73. Ν. Adontz, Samuel l'Arménien, roi des Bulgares, Bruxelles, 1938 (Études Arméno-byzantines,
Lisbonne, 1965, 347-407).
74. Ch. Pistrui, «Imperiul vlaho-bulgar si Patriarhia de Tîrnovo», dans Mitropo lea Ar dealului, 17,
1972, 201-209. Cf. Kyriakides, o.e., 19. Ger. Konidares, *H ελληνική 'Εκκλησία ώς
πολιτική δύναμις èv τη ιστορία της χερσονήσου τοϋ Αίμου, Athènes, 1948, 167 n. T. Katsougiannes,
Περί τών Βλάχων των ελληνικών χωρών. Α. Συμβολή είς τήν ερευναν -περί της καταγωγής
των Κουτσοβλάχων, Thessalonique, 1964, 57 n. 6.
75. Η. Geizer, «Ungedruckte und wenig bekannte Bistürmerverzeichnisse der orientalischen
Kirche», dans Byz. Zeit., 2, 1893, 22-72 et du même auteur, Der Patriarchat von Achrida,
Leipzig, 1902, 6-7. Fr. Dolger, Corpus der griechischen Urkunden des Mittelalters und der
neueren Zeit, Regesten der Kaiser Urkunden des oströmischen Reiches von 565-1453,
München und Berlin, 1, 1924, 104, nr. 806-808. Murnu, o.e., 50-52. N. Banescu, «Changements
politiques dans les Balkans après la conquête de l'Empire bulgare de Samuel (1018),
Nouveaux duchés byzantins : Bulgarie et Paristrion», dans Bulletin de la section historique de
l'Académie Roumaine, 10, 1923, 49-57. N. Iorga, Histoire des Roumains et de la romanité
orientale, Bucarest, 3, 1937, 77. Gyoni, Kekaumenos, 130. Ger. Konidaris, «Zur Frage der
Entstehung der diocese des Erzbistums von Achrida und der Notitiae n° 3 bei Pathey», dans
Theologia, 30-31, 1959, 3,9.
76. Kyriakides, o.e., 20.
77. Gyoni, Kekaumenos, 135.
78. Lemerle, Prolégomènes, 80, n. 2.
79. Murnu, o.e., 83 sq.
80. M. Handelsman, «Le rôle de la nationalité dans l'histoire du Moyen Age», dans Bulletin of
the International Commitee of Historical Sciences, 1, 1928, 563.
81. Gyoni, Kekaumenos, 145.
82. Lemerle, Prolégomènes, 75.
83. Frances, o.e., 215.
84. G.G. Litavrin, «Le soulèvement des Bulgares et des Valaques en Thessalie en 1066», dans
Vizantinijskij Vremennik, 11, 1956, 123-134 (en russe). Cf. aussi, Litavrin, Cecaum., 87.
85. Selon Murnu, o.e., 93 n., les «Bulgares» (le mot est mis entres guillemets par M.) étaient peu
nombreux et insignifiants.
86. Murnu, o.e., 69-72. N. Iorga, Histoire des Roumains de la péninsule des Balkans, Bucarest,
1919, 10.
87. Litavrin, Cecaum., 88, suit l'opinion de V.N. Zlatarski. V. aussi Gyoni, Kekaumenos, 146-147.
88. Gyoni, Kekaumenos, 147. Lemerle, Prolégomènes, 47, n. 1.
89. Cf. M. Gyoni, «A magyar nyelv görög feljegyzèses szorvanyemlékei (Les souvenirs sporadiques
de la langue hongroise dans les textes grecs)», dans Magyar-Görög Tanulmanyok, 24, 1943,
161-163. Sur les rapports linguistiques aroumaino-grecs, on nous permettra de renvoyer à
notre étude : «Ή Άρωμουιηκή και al μετά της 'Ελληνικής σχέσεις αυτής», à paraître dans
Θεσσαλικά Χρονικά, 11, 1976.
90. D'après Gyoni, Kekaumenos, 147, Nikoulitzas II devint un héros national bulgare puisqu'il
était entré très jeune à la cour de Samuel et que l'influence de celle-ci l'avait accompagné tout
le long de sa vie.
91. Il paraît que Samuel a même épousé une fille de cette famille : Prokic, o.e., 29 : «...ήγάγετο
δε Ε'ιρήνην τήν πανωραίαν αιχμαλωτισϋεϊσαν èv Λαρίσσχι». Peut-être, grâce à ce mariage,
la famille de Nikoulitzas a échappé à la captivité.
92. D'après Lemerle, Prolégomènes, 14, la haine de Kékauménos est provoquée par le rôle
important que jouent les Valaques dans l'affaire de Larissa.
93. Gyoni, Kekaumenos, 147. Aussi Lemerle, Prolégomènes, 47, n. 1.