Guide PPP
Guide PPP
Avril 2018
Guide PPP
Avril 2018
Sommaire
I- INTRODUCTION ........................................................................................................................... 3
1. Commission PPP...................................................................................................................... 7
3. Passation du contrat.............................................................................................................. 12
1
Annexes .............................................................................................................................................. 20
Décret d’application n° 2-15-45 pris pour l’application de la loi n°86-12 relative aux contrats de PPP .... 38
Arrêté du ministre de l'économie et des finances n° 2846-15 du 17 chaoual 1436 portant nomination des
membres de la Commission interministérielle chargée du partenariat public - privé. (B.O. n° 6400 du 1er
octobre 2015). .............................................................................................................................. 53
2
INTRODUCTION
Le Maroc a engagé depuis plusieurs années des chantiers de réformes appuyés par des
stratégies sectorielles et des projets structurants pour renforcer sa compétitivité et diversifier
ses sources de financement des investissements pour une croissance économique et sociale à
même d’accélérer le développement territorial et humain du pays.
Le secteur privé au Maroc a atteint une maturité dans la quasi-totalité des secteurs de
l’économie nationale disposant de grandes capacités techniques et financières. Une plus grande
ouverture innovante et diversifiée sur le secteur privé est aujourd’hui incontournable à travers le
développement de divers Partenariats Public-Privé (PPP) pour la réalisation de l’investissement
public, notamment au niveau régional, pour la fourniture de services et d’infrastructures
administratives, sociales et économiques.
A cet égard, force est de constater que le Maroc dispose d’expériences réussies aussi bien en
matière de concessions acquises en application de la loi n° 54-05 relative à la gestion déléguée
des services publics et des lois régissant certains secteurs d’activités tels que les ports et l’eau,
que dans le domaine de Partenariat Public-Privé notamment pour la production de l’électricité,
l’irrigation et le transport urbain.
Les premiers contrats de concession ont été conclus bien avant la fin du protectorat :
1914 Concession des activités de production et de distribution d’eau potable dans
4 villes du Royaume (SMD) ;
1916 Concession de l’exploitation des ports pour Casablanca, Fdala et Tanger ;
1920 Concession de la ligne ferroviaire Fès Marrakech ;
1947- Extension des contrats de concession de la SMD à 20 villes et réalisation du
1950 complexe d’alimentation en eau de Casablanca.
Après le protectorat et jusqu’à fin 2005, les contrats de concession ont été conclus en l’absence
d’un cadre juridique unifié. Néanmoins, certaines lois sectorielles (ports, production d’électricité,
eau,…) ainsi que la Charte Communale ont servi de cadre pour la conclusion de contrats de
concession et de gestion déléguée, notamment pour les projets suivants :
1997 Jorf Lasfar (ONE - 10,63 MMDH)
1997 Lydec (Casablanca - 30 MMDH)
1999 Redal (Rabat - 14 MM DH)
2000 Parc Eolien de Koudia Baïda (ONE – 640 MDH)
2005 Irrigation d’El Guerdane (987 MDH)
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Ayant pris conscience de l’importance de la gestion déléguée susceptible d’attirer les
investissements étrangers et d’assurer une bonne gestion des services publics, le Maroc a mis
en place, en février 2006, un cadre légal unifié et incitatif en l’occurrence la loi n° 54-05 relative à
la gestion déléguée des services publics. Cette loi vise à :
Rationaliser et harmoniser les textes sectoriels ;
Garantir aux opérateurs privés nationaux et étrangers la clarté et la transparence des
procédures et l’égalité d’accès et de traitement ;
Prendre en compte les intérêts des usagers et les impératifs de service public ;
Partager équitablement les risques liés aux projets.
Elle a, en outre, apporté des dispositions novatrices concernant l’hypothèque des biens de
retour par le délégataire, la procédure d’arbitrage entre les parties contractantes et la possibilité
pour le délégataire de sous-traiter une partie de ses obligations contractuelles.
Par ailleurs, si le système des concessions a fait ses preuves au Maroc pour les services publics
qui peuvent s’autofinancer via péages ou redevances, ce mode de gestion a montré ses limites
pour les autres services, non finançables par les utilisateurs finaux et pour lesquels le secteur
privé est appelé à participer aux stratégies de développement y compris dans les secteurs
sociaux, notamment, en ce qui concerne les domaines de la santé et de l’éducation.
Aussi, la nouvelle loi spécifique au PPP, entrée en vigueur en 2015, a-t-elle pour objet de définir
un cadre général unifié et incitatif au développement des Partenariats Public-Privé au Maroc au
profit de l’Etat, des Etablissements Publics de l’Etat et des Entreprises Publiques dans différents
secteurs d’activités.
Le Partenariat Public-Privé est défini par la loi comme une forme de coopération par laquelle
l’Etat, les Etablissements Publics de l’Etat et les Entreprises Publiques dénommés « Personne
Publique » confient à des partenaires de droit privé dit « Partenaire Privé », à travers un contrat
de durée déterminée dénommé «Contrat de Partenariat Public-Privé», la responsabilité de
réaliser une mission globale de conception, de financement de tout ou partie, de construction
ou de réhabilitation, de maintenance ou d’exploitation d’un ouvrage ou infrastructure ou la
fourniture de services nécessaires à la fourniture d’un service public.
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I- CADRE JURIDIQUE ET REGLEMENTAIRE
1. LOI N° 86-12 RELATIVE AUX CONTRATS DE PPP
Le Maroc a entrepris un important chantier de dynamisation du recours aux contrats de PPP, vu
son apport considérable pour l’accélération du rythme des investissements publics et
l’amélioration du climat des affaires. La loi spécifique aux contrats de PPP a été adoptée dans un
contexte favorisant le développement de ce type de contrats, particulièrement :
les Discours Royaux qui ont mis en exergue la nécessité de développer les mécanismes
de PPP dans le but d'optimiser les investissements ;
l’engagement des Gouvernements, depuis 2012, dans son programme d’actions à
développer le recours aux Partenariats Public-Privé pour renforcer l’offre de services et
infrastructures économiques et sociales à l’effet de répondre au mieux aux attentes des
citoyens et opérateurs économiques, d’améliorer la compétitivité économique du pays
et de renforcer l’attractivité de l’investissement.
Ainsi et en s’inscrivant dans une même logique, le programme gouvernemental 2016 – 2021 a mis
en avant l’implémentation du cadre juridique des PPP adopté en 2015 comme action phare pour
l’amélioration de la gouvernance et le financement des EEP.
Le nouveau cadre incitatif se caractérise par des apports novateurs en matière d’identification
du projet et d’attribution du contrat. Ainsi, le dispositif prévoit la possibilité pour un porteur de
projet innovant de soumettre son offre à la personne publique dans le cadre de l’offre
spontanée régie par l’article 9 de la loi n° 86-12 et des articles de 36 à 41 du décret d’application.
En outre, le dispositif propose une nouvelle modalité de passation qui est le dialogue compétitif
initié par la personne publique dans le cas où elle est objectivement dans l’impossibilité de
définir seule et à l’avance les moyens techniques pouvant répondre à ses besoins ou d'établir le
montage financier ou juridique du projet donnant lieu au service objet du contrat de partenariat
public-privé.
Le dialogue compétitif est régi par l’article 5 de la loi n° 86-12, et les articles de 11 à 24 et de 26 à
30 du décret d’application.
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2. DÉCRET D’APPLICATION N° 2-15-45
Un décret d’application de ladite loi a été préparé, à la lumière d’une étude de comparaison
internationale du cadre juridique applicable aux PPP dans plusieurs pays, et publié le 1er juin 2015
après avoir recueilli les avis de différents partenaires publics et privés et ce, afin de fixer les
dispositions réglementaires régissant les articles 2, 4, 5, 8, 9 et 11 de ladite loi, à savoir :
Les conditions et les modalités de l’évaluation préalable des projets PPP ;
Les modalités et les conditions d’application des modes de passation des contrats de
PPP et celles afférentes à la pré-qualification des candidats ;
Les modalités de détermination de la prime prévue au titre du dialogue compétitif ;
Les mesures prises pour la préférence en faveur de l’entreprise nationale et le taux
d’utilisation d’intrants d’origine nationale ;
Les modalités et les conditions de dépôt d’un projet d’idées innovantes, les conditions
d’octroi de la prime forfaitaire ainsi que le délai maximum pour répondre au porteur
d’idée concerné au titre de l’offre spontanée ;
Le modèle d’extrait du contrat de PPP.
Commission PPP
Division PPP
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1. COMMISSION PPP
Il s’agit d’une Commission Interministérielle chargée des PPP «Commission PPP » instituée
auprès du Ministre de l’Economie et des Finances et présidée par la Direction des Entreprises
Publiques et de la Privatisation (DEPP), en vertu de l’Arrêté publié le 21 septembre 2015 au BO n°
6397.
La Commission PPP est composée de 8 membres :
4 membres, représentants le Ministère de l’Economie et des Finances dont deux
représentants de la Direction des Entreprises Publiques et de la Privatisation et deux
représentants de la Direction du Budget ;
1 membre, représentant le Ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et
de l’Eau ;
1 membre, représentant le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du
Développement Rural et des Eaux et Forêts ;
1 membre, représentant le Ministère de l’Energie, des Mines et du Développement
Durable ;
1 membre, représentant le Ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce
et de l’Economie Numérique.
Cette Commission est chargée de donner son avis motivé sur :
Les propositions et
Le rapport de L'améliorer du Les mesures
les questions
l'évaluation cadre d'exclusion des
afférentes aux
préalable règlementaire candiats potentiels
contrats PPP
2. DIVISION PPP
Le Ministère de l’Economie et des Finances a accompagné cette réforme par la mise en place du
cadre institutionnel et organisationnel de gouvernance publique des contrats de PPP par la mise
en place d’une Division dédiée aux PPP rattachée à la DEPP.
La Division des PPP n’a pas vocation à se substituer aux départements ministériels sectoriels et
établissements publics qui demeurent, en toutes circonstances, responsables de leurs projets
PPP, ni aux conseillers externes mandatés par les initiateurs des projets. La Division assure une
mission transversale, outre sa mission d’assurer le secrétariat de la Commission PPP. Elle a pour
rôle d’assurer l’assistance technique aux différentes autorités publiques et EEP pour
l’identification, l’évaluation, le montage et le suivi des projets PPP, de développer et de partager
avec les entités concernées les guides méthodologiques en matière de PPP.
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Elle est enfin chargée d’assurer une vision neutre et transversale de tous les ministères
sectoriels, de donner une plus grande visibilité aux investisseurs privés, tant sur le calendrier que
sur l’approche et de contribuer à assurer la diffusion des bonnes pratiques en la matière vers les
ministères sectoriels et les établissements publics ainsi que la capitalisation et le partage des
expériences.
« Centre de Veille »
Participation à la formulation de la Politique PPP
du Gouvernement marocain, la définition et la
mise en place d’un processus d’assurance qualité
« Diffusion de normes »
Développement des bonnes pratiques et
standardisation progressive des clauses
contractuelles
Autorité
3 membres
compétente
Comité de pilotage
MEF 2 membres
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III- CYCLE PROJET DES CONTRATS PPP
Cette partie du guide met en lumière l’ossature du cycle projet PPP, qui se décline en quatre
phases clés dont chacune comporte une ou plusieurs étapes. L’objectif de cette partie est de
présenter les spécificités de chaque étape ainsi que les organes de gouvernance impliqués.
1. IDENTIFICATION DU PROJET
A travers cette phase, la personne publique en collaboration, le cas échéant, avec la division PPP
(DPPP) identifie les projets susceptibles de se réaliser en mode PPP.
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Certains critères de sélection d’un projet PPP
Critères Implication
Intérêt préliminaire des La personne publique a‐t‐elle déjà été contactée par des
investisseurs investisseurs privés intéressés par la réalisation de
projets sous forme de PPP.
2. EVALUATION PREALABLE
Le recours au partenariat public privé doit faire l’objet d’une analyse minutieuse. En effet, cette
analyse consiste en une évaluation de l’option PPP réalisée sous forme d’un rapport élaboré par
la personne publique concernée.
Les projets pouvant faire l’objet d’un contrat de partenariat public-privé doivent répondre à un
besoin préalablement défini par la personne publique concernée et doivent faire l’objet d’une
évaluation préalable. Cette évaluation devra inclure une analyse comparative des autres formes
de réalisation du projet, pour justifier le recours aux contrats de partenariat public-privé.
Elle doit tenir compte, notamment, de la complexité du projet, de son coût global pendant la
durée du contrat, du partage des risques y afférents, du niveau de performance du service
rendu, de la satisfaction des besoins des usagers et du développement durable, ainsi que les
montages financiers et les modes de financement du projet.
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L’évaluation Préalable doit nécessairement porter sur les éléments ci-après :
•Volet financier
Coût global prévisionnel;
Volet Social
•Satisfaction des besoins des usagers;
• Respect des exigences du développement durable;
• Moyens nécessaire pour assurer la réalisation et le suivi du projet.
Volet performance
• Niveau de performance du service rendu et des objectifs et impacts attendus.
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3. PASSATION DU CONTRAT
A la réception de l’avis favorable du Ministre de l’Economie et des Finances, la personne
publique institue un comité de pilotage pour le projet de partenariat public-privé conformément
à l’article 10 du décret d’application n°2-15-45. En vertu du même article, le présent comité est
composé de cinq membres :
Liberté
d’accès
Transparence Objectivité
procédures
de pasation
Egalité de Bonne
traitement gouvernance
Envoi du dossier de
Préselection des
Avis de publicité consultation initial aux
candidats
candidats admis
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a- Avis de publicité (article 11 du décret d’application)
Cet avis compte une dizaine de mentions obligatoires, il est publié dans le site électronique de la
personne publique, dans au moins deux journaux à diffusion nationale dont l’un est en langue
arabe et l’autre en langue étrangère et également dans le portail des marchés publics
conformément à l’article 12 de décret d’application. Ainsi, les candidats ont un délai d’au moins
30 jours à compter de la date de publication la plus tardive.
Conformément à l’article 26 du décret, la personne publique arrête la liste des candidats ayant
satisfait les critères mentionnés dans le règlement d’appel à la concurrence.
A l’issue de la présélection, les candidats sont amenés à faire les premières propositions. Ce
dossier de consultation comporte :
Suite à la discussion des propositions, la personne publique peut éliminer les candidats dont les
offres sont jugées inadéquates avec les besoins. Toutefois, l’autorité compétente concernée,
doit conserver un nombre de candidats suffisants pour permettre une concurrence réelle, sans
que ce nombre soit inférieur à trois.
Ainsi, le dossier de consultation peut être modifié et la version modificative est envoyée aux
candidats.
La personne publique peut prévoir tant de dialogues pour clarifier sa compréhension des
solutions proposées.
La personne publique met fin au dialogue lorsqu’elle s’estime suffisamment informée des
solutions pour satisfaire ses besoins tels qu’exprimés dans le programme fonctionnel. Ensuite,
elle envoie le dossier de consultation définitif aux candidats pour présenter leurs offres finales
dans un délai, qui ne peut être inférieur à vingt (20) jours.
A la réception des offres finales, la personne publique peut demander aux candidats de lui
soumettre les offres des établissements de crédit et organismes assimilés. Ainsi, celle-ci peut
envisager la finalisation du contrat avec les candidats ayant présenté l’offre économiquement la
plus avantageuse et qui répond aux critères suivants :
La capacité de réalisation des objectifs de performance ;
Le coût global de l’offre ;
Les exigences de développement durable ;
L’impact social et environnemental du projet.
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3.2 Procédure d’appel d’offre ouvert
Cette procédure est régie par l’article 6 de la loi 86-12, ainsi que les articles 11 à 24 et 31 du décret
d’application.
Remise du
Offre finale des
Avis de publicité dossier de
candidats
consultation
Attribution du
Choix de l'offre
contrat et Signature du
économiquement
notification de contrat
aventageuse
l'attributaire
Publication de
l'extrait de contrat
au BO
Cette analyse a pour but de sélectionner l’offre qui répond aux critères suivants :
La capacité de réalisation des objectifs de performance ;
Le coût global de l’offre ;
Les exigences de développement durable ;
L’impact social et environnemental du projet.
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e- Notification de l’attributaire, signature de contrat et son publication au BO (articles 8 et
11 de la loi 86-12 et des articles 17, 18 et 42 du décret d’application)
Le candidat retenu est amené à fournir un certain nombre de pièces dans le délai imparti par
l’autorité compétente tout en notifiant son choix aux candidats rejetés. A l’issue de la signature
de contrat, la personne publique concernée procède à la publication d’un extrait de contrat au «
Bulletin officiel ».
Envoi du dossier de
Préselection des
Avis de publicité consultation aux
candidats
candidats admis
Attribution du
Remise des offres Analyse et
contrat et
par les candidats choix de l'offre
notification de
admis aventageuse
l'attributaire
Publication de
Signature de
l'extrait de
contrat
contrat au BO
En vertu de l’article 32 du décret d’application, la personne publique établit la liste des candidats
admis suite à la présélection sur la base des critères définis dans le règlement d’appel à la
concurrence.
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d- Envoi du dossier de consultation (articles 13 et 32 du décret d’application)
Selon l’article 31 du décret, la personne publique adresse simultanément à tous les candidats
admis à participer à la sélection le dossier de consultation. Elle les invite à présenter leurs offres
dans un délai qui ne peut être inférieur à vingt (20) jours à compter de l’envoi du dossier de
consultation.
Le dossier de consultation comprend trois documents :
Le règlement d’appel à la concurrence qui comporte les conditions de présentation de
l’offre, les critères de choix de l’offre et les pièces justificatives pour se présenter à
l’offre ;
Le cahier de charge concerné qui décrit de manière précise l’ensemble des
caractéristiques fonctionnelles et/ou techniques du projet ;
Le projet de contrat de partenariat public-privé qui précise les droits et les obligations
du partenaire privé et de l’autorité compétente concernée.
f- Analyse des offres et choix de l’offre la plus avantageuse (article 8 de la loi 86-12 et des
articles 17 et 18 du décret d’application)
Cette analyse a pour but de sélectionner l’offre qui répond aux critères suivants :
Sauf les motifs évoqués au niveau de l’article 40 du décret justifiant le non recours à la publicité
préalable ni à la mise en concurrence, les étapes de la procédure négociée sont presque
identiques à celle de l’appel d’offre ouvert.
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Les raisons derrière le choix de la procédure, notamment l’impossibilité de réaliser le
service pour des considérations techniques et financières, l’urgence et la défense
nationale ;
Les candidats ont un délai d’au moins 10 jours à compter de la date de publication la
plus tardive.
Ainsi, la personne publique veille à ce que le partenaire privé réalise les objectifs de performance
et fournis une bonne qualité de service. En parallèle, le partenaire privé est amené à mettre à la
disposition de ladite personne tout document ou information nécessaire au contrôle.
Dans la perspective d’assurer la continuité du service public, la substitution peut intervenir dans
les cas ci-après (Art 21 de la loi n° 86-12) :
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Selon l’article 26 de la même loi, le contrat peut être résilié par :
Les caractéristiques des évènements ci-dessous sont déterminées dans le contrat PPP.
18
3. COOPÉRATION, FORMATION ET COMMUNICATION
Les actions de communication pour diffuser la culture des PPP se poursuivent à travers la
participation aux séminaires et aux conférences nationales et internationales organisés en
collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux.
A cet effet, les partenaires financiers et les Bailleurs de fonds (JICA-BAD-BID-BM-SFI-AFD…) ont
réaffirmé leur intérêt à soutenir le Maroc en matière de PPP sous divers formes, à savoir :
Possibilité d’assistance technique pour le renforcement des capacités au sein de la
DEPP, des Ministères et des EEP ;
Possibilité de financement des études relatives à l’évaluation préalable des projets
sélectionnés ;
Possibilité de financement des projets lors de la phase de transaction au profit de la
partie publique.
Un certain nombre de formations et de journées d’études sur le PPP au Maroc et à l’étranger
sont organisés au profit des différents opérateurs privés et publics et auxquels des responsables
marocains prennent part dans le cadre de différentes coopérations.
En outre, les secteurs public et privé marocains animent régulièrement les rencontres du Club
PPP en France et au Maroc.
Parallèlement et dans le cadre de l’ouverture du Maroc sur la coopération avec l’Afrique, le MEF
reçoit la visite de délégations de hauts responsables africains qui viennent s’enquérir de
l’expérience du Maroc notamment en matière de PPP.
Dans le cadre de la mise en œuvre d’une approche programmatique des projets PPP, des
rencontres et des séries de réunion avec les Ministères ont été menées pour l’identification des
projets d’investissement public répondant aux critères d’éligibilité au mode PPP.
En parallèle des études stratégiques pour l’introduction du mode PPP sont en cours de
réalisation par un certain nombre de départements Ministériels et certain EEP notamment dans
les secteurs de l’Eau et de l’aéroportuaire ce qui permettra de définir précisément le périmètre
et l’opportunité des projets, et devra servir, par la suite, à alimenter le portefeuille des projets
PPP prioritaires.
Un potentiel de projets est identifié dans différents secteurs (santé, irrigation, autoroutes,
aéroportuaire, logistique…) et un examen approfondi des projets dont les études préliminaires
sont achevées est en cours.
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Annexes
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Annexe 1 – Offre spontanée
Le nouveau cadre juridique a ouvert la voie aux initiatives innovantes à travers la possibilité
pour le secteur privé de soumettre à la personne publique une offre spontanée. Les principales
composantes d’une offre spontanée sont récapitulées comme suit :
Identification des besoins auxquels Le porteur d’idée devra démontrer l’intérêt du projet pour la
3 répondent le projet et l’estimation de personne publique et les usagers (Contexte stratégique,
la demande potentielle économique et/ou politique dans lequel s’inscrit le projet)
1
Proposition d’un partage des risques entre la personne publique et le partenaire privé
3 21
Annexe 2 – Principaux textes
Vu la Constitution, notamment ses articles 42 et 50, (Copyright Artémis 2014 - tous droits réservés)
Est promulguée et sera publiée au Bulletin officiel, à la suite du présent dahir, la loi n° 86-12 relative aux contrats de
partenariat public-privé, telle qu'adoptée par la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers.
Dans ce cadre et malgré les avancées enregistrées, des efforts doivent être démultipliés pour répondre au mieux aux
attentes des citoyens et des opérateurs économiques en infrastructures et services publics de qualité contribuant ainsi
à améliorer les conditions de vie des populations et à développer la compétitivité de l'économie nationale.
Aussi et afin de concilier entre la nécessité de répondre dans les meilleurs délais possibles aux attentes de plus en plus
croissantes en services publics performants et la limitation des ressources budgétaires disponibles, le recours aux
contrats de partenariat public-privé devra être développé.
Le recours aux contrats de partenariat public-privé permet de bénéficier des capacités d'innovation et de financement
du secteur privé et de garantir contractuellement réflectivité des services, leurs fournitures dans les délais et avec la
qualité requise et leurs paiements partiellement ou totalement par les autorités publiques en fonction des critères de
performance prédéfinis.
De même, en application du principe de transparence et du droit à l'information, des données pertinentes sur les
contrats de partenariat devront être publiées.
L'amplification du recours aux contrats de partenariat public-privé requiert de procéder à l'évaluation préalable des
projets concernés pour vérifier la pertinence du recours à cette forme de coopération pour leur réalisation en terme
de rapport coût/bénéfice, de sélectionner le partenaire privé sur la base des principes de transparence et de mise en
concurrence et de critères de sélection pour choisir l'offre économiquement la plus avantageuse.
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Le développement du recours aux contrats de partenariat public-privé devra, également, contribuer à promouvoir
l'émergence de groupes nationaux de référence en la matière et d'encourager l'activité des petites et moyennes
entreprises dans le cadre de la sous-traitance.
Ils doivent faire l'objet d'une évaluation préalable. Cette évaluation devra inclure une analyse comparative des autres
formes de réalisation du projet, pour justifier le recours aux contrats de partenariat public-privé.
Cette évaluation doit tenir compte, notamment, de la complexité du projet, de son coût global pendant la durée du
contrat, du partage des risques y afférents, du niveau de performance du service rendu, de la satisfaction des besoins
des usagers et du développement durable ainsi que des montages financiers du projet et de ses modes de
financement.
Les conditions et les modalités de l'évaluation préalable des projets de contrats de partenariat public-privé et sa
validation sont fixées par voie réglementaire.
Toute procédure de passation du contrat de partenariat public-privé fait l'objet d'un règlement d'appel à la
concurrence.
Les modalités et les conditions d'application de ces modes de passation et celles afférentes à la pré-qualification des
candidats, sont fixées par voie réglementaire.
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Article 5 : Dialogue compétitif
Le dialogue compétitif est une procédure qui permet à la personne publique, sur la base d'un programme fonctionnel
et d'un règlement d'appel à la concurrence établi par elle, et suite à un avis de publicité, d'engager des discussions
avec des candidats en vue d'identifier la ou les solutions susceptibles de répondre à ses besoins.
Dans le cas où la personne publique ne peut objectivement définir seule et à l'avance les moyens techniques pouvant
répondre aux besoins du projet objet du contrat de partenariat public-privé ou d'en établir le montage financier ou
juridique, elle peut recourir à la procédure du dialogue compétitif.
Le dialogue compétitif avec les candidats porte sur tous les points du projet. La personne publique peut, dans le
règlement de consultation, réduire le nombre de candidats par étapes successives et continuer le dialogue sur la base
d'une liste restreinte.
Au terme des discussions, la personne publique invite les candidats à remettre leurs offres finales sur la base de la ou
des solution(s) arrêtée(s) au cours du dialogue. La ou les solution (s) doivent être traduites dans le cahier des charges
accompagnant le règlement de consultation.
La personne publique peut demander des clarifications, des précisions, des compléments ou des perfectionnements
concernant les offres déposées par les candidats ainsi que la confirmation de certains engagements, notamment
financiers, qui y figurent. Cependant, ces demandes ne peuvent avoir pour effet de modifier des éléments
fondamentaux de l'offre ou caractéristiques essentielles dont la variation est susceptible de fausser la concurrence ou
d'avoir un effet discriminatoire.
La personne publique choisit l'offre économiquement la plus avantageuse dans les conditions prévues à l'article 8 ci-
dessous.
La personne publique peut prévoir l'allocation de primes aux candidats dont les offres ont été les mieux classées mais
non retenues. Le nombre des candidats à primer ne peut être supérieur à trois.
Les modalités de détermination desdites primes sont fixées par voie réglementaire.
En aucun cas, les informations confidentielles ou les solutions proposées, communiquées par un candidat dans le
cadre de la procédure du dialogue compétitif, ne peuvent être révélées aux autres candidats sans l'accord préalable
écrit de celui-ci.
L'appel d'offres avec présélection est une procédure qui permet à la personne publique d'arrêter au préalable la liste
des candidats admis à déposer des offres.
Après remise des offres finales des candidats, la personne publique peut demander des clarifications, des précisions,
des compléments ou des perfectionnements concernant les offres déposées par les candidats ainsi que la confirmation
de certains engagements, notamment financiers, qui y figurent. Cependant, ces demandes ne peuvent avoir pour effet
de modifier des éléments fondamentaux de l'offre ou des caractéristiques essentielles du contrat dont la variation est
susceptible de fausser la concurrence ou d'avoir un effet discriminatoire.
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- l'urgence résultant d'événements imprévisibles pour la personne publique ;
- Les raisons de défense nationale ou de sécurité publique.
Par dérogation aux dispositions de l'article 3 ci-dessus, la procédure négociée peut ne pas faire l'objet de publicité
préalable et/ou de règlement d'appel à la concurrence.
Le règlement d'appel à la concurrence mentionne les critères économiques et qualitatifs à retenir pour évaluer les
offres. Ces critères doivent être objectifs, non discriminatoires, ayant un rapport avec l'objet du contrat de partenariat
public-privé et avec les caractéristiques du projet et portent, notamment, sur la capacité de réalisation des objectifs de
performance, le coût global de l'offre, les exigences du développement durable, l'impact social et environnemental du
projet, le caractère technique innovant de l'offre et, le cas échéant, les mesures prises pour la préférence en faveur de
l'entreprise nationale et le taux d'utilisation d'intrants d'origine nationale et ce dans les conditions fixées par voie
réglementaire.
Dès que l'attributaire du contrat de partenariat public-privé est choisi, la personne publique informe, dans un délai
n'excédant pas soixante (60) jours, les autres candidats du rejet de leurs offres.
La personne publique décide d'accepter, de modifier ou de rejeter le projet d'idées innovantes, sans encourir aucune
responsabilité vis-à-vis du porteur d'idée concerné. Elle informe ce dernier de sa décision finale, dans un délai
déterminé.
Les modalités et conditions de dépôt d'un projet d'idées innovantes sont fixées par voie réglementaire.
Dans le cas où la personne publique décide de donner suite à l'offre spontanée, elle procède à la réalisation de
l'évaluation préalable mentionnée à l'article 2 ci-dessus et lance la procédure du dialogue compétitif ou la procédure
d'appel d'offres, prévues respectivement par les articles 5 et 6 ci-dessus ou, le cas échéant, selon la procédure
négociée dans les conditions fixées par voie réglementaire.
Le porteur d'idée peut être admis à participer aux procédures de dialogue compétitif ou d'appel d'offres s'il dispose
des capacités techniques, professionnelles et financières requises.
Dans le cas où le porteur d'idée n'est pas retenu en tant qu'attributaire, à l'issue de la procédure du dialogue
compétitif ou de l'appel d'offres, la personne publique peut lui verser une prime forfaitaire. Cette prime ne peut être
cumulée avec celle prévue à l'article 5 ci-dessus.
La personne publique peut également recourir à la procédure négociée avec le porteur d'idée conformément à l'article
7 ci-dessus lorsqu'il s'avère, dans le cadre de l'évaluation préalable, que l'offre spontanée répond à un besoin urgent,
qu'elle revêt un caractère innovant et qu'elle est sur le plan financier compétitive.
Dans ce cas, le porteur d'idée n'a droit à aucune prime s'il n'a pas été choisi après recours à la procédure négociée.
Les conditions d'octroi de la prime forfaitaire ainsi que le délai maximum pour répondre au porteur d'idée concerné,
sont fixés par voie réglementaire.
25
Les contrats de partenariat public-privé passés par les Etablissements Publics de l'Etat sont approuvés par leur conseil
d'administration et validés par les autorités de tutelle.
Les contrats de partenariat public-privé passés par les Entreprises Publiques sont approuvés conformément à leurs
statuts.
Le contrat de partenariat public-privé approuvé est notifié à l'attributaire avant tout commencement de l'exécution.
Elle doit être comprise entre cinq et trente ans et exceptionnellement, portée jusqu'à cinquante ans, en fonction de la
complexité, des caractéristiques techniques, économiques, comptables et financières du projet.
26
Le contrat de partenariat public-privé fixe les objectifs de performance assignés au partenaire privé, notamment, en ce
qui concerne la qualité des services, la qualité des ouvrages, équipements et, le cas échéant, leur niveau de
fréquentation par les usagers. Le contrat fixe, également, la façon de les mesurer et les modalités de leur suivi et
contrôle.
Le contrat de partenariat public-privé prévoit, aussi, les conditions dans lesquelles lesdites prestations sont mises à la
disposition de la personne publique.
La rémunération du partenaire privé est effectuée en totalité ou en partie par la personne publique.
Le contrat de partenariat public-privé peut prévoir que le partenaire privé soit rémunéré en partie par les usagers et/
ou par les recettes découlant de l'exploitation des ouvrages, biens et équipements relevant du projet.
Les risques liés aux différentes phases du projet doivent être identifiés et décomposés. Ils sont pris en charge par la
partie jugée capable de les supporter de manière à minimiser leurs coûts en prenant en considération l'intérêt général
et les caractéristiques du projet.
Le partenaire privé met, à cet effet, à la disposition de la personne publique tout document ou information nécessaire
pour le contrôle de l'exécution du contrat de partenariat public-privé.
Il rend compte, de façon régulière, à la personne publique de l'exécution du contrat de partenariat public-privé par un
rapport annuel qu'il lui transmet.
Préalablement à l'application desdites pénalités, la personne publique doit, dans les conditions prévues par le contrat
27
de partenariat public-privé, mettre en demeure le partenaire privé pour se conformer aux obligations contractuelles
objet du manquement. Le contrat de partenariat public-privé prévoit les modalités de calcul des pénalités et
détermine les conditions par lesquelles elles seront déduites de la rémunération du partenaire privé ou payées
directement au partenaire public. Le contrat de partenariat public-privé prévoit le versement d'intérêts moratoires par
la personne publique en cas de retard dans le paiement de la rémunération.
Article 20 : Sous-traitance
Le partenaire privé peut sous-traiter une partie des missions, relative au projet, qui lui ont été confiées, dans les
conditions fixées par le contrat.
Toutefois, il ne peut sous-traiter la totalité du contrat.
Le partenaire privé est tenu d'informer la personne publique des contrats de sous-traitance qu'il a conclus tout au long
de l'exécution du contrat de partenariat avant de procéder à l'exécution desdits contrats.
Le partenaire privé ne peut sous-traiter avec les entreprises qui ne respectent pas les lois en vigueur, notamment
celles relatives aux obligations fiscales et sociales.
Les contrats de sous-traitance sont soumis aux différentes dispositions des lois en vigueur.
Le partenaire privé demeure seul responsable, vis-à-vis de la personne publique, des obligations qu'il a réalisées lui-
même ou celles réalisées par ses sous-traitants.
Le manquement grave et dûment constaté aux obligations, notamment, en termes d'objectifs de performance
assignés au partenaire privé;
Le contrat de partenariat public-privé prévoit les modalités par lesquelles la personne publique procède à la
substitution du partenaire privé.
La personne publique peut procéder, également, à la substitution du partenaire privé à la demande des organismes de
financement du projet en cas de manquement, dûment constaté du partenaire privé à ses obligations, susceptible de
porter atteinte au principe de continuité du service public vis-à-vis desdits organismes.
Il précise, également, les conditions dans lesquelles il est procédé à ladite modification sur demande de l'une des deux
parties. Toutefois, aucune modification ne peut être effectuée sans l'accord préalable de la personne publique.
Toute modification apportée au contrat doit faire l'objet d'un avenant et ne peut changer la nature du projet ou
28
aboutir à un bouleversement de l'équilibre du contrat.
Les avenants aux contrats de partenariat public-privé sont approuvés dans les mêmes conditions prévues par l'article
10 ci-dessus.
Le partenaire privé dispose au cours de l'exécution du contrat de partenariat public-privé, sauf stipulation contraire,
de droits réels sur les ouvrages et équipements qu'il réalise, dans les limites et les conditions ayant pour objet de
garantir l'intégrité et l'affectation du domaine public.
Article 25 : Sûretés
Le partenaire privé peut, sur autorisation de la personne publique et dans le respect des dispositions légales en
vigueur, consentir des sûretés aux organismes de financement sur les actifs acquis ou réalisés dans le cadre de
l'exécution du contrat de partenariat public-privé, en nantissant les produits et les créances provenant du contrat ou
en constituant toute autre sûreté appropriée, sans préjudice de toute disposition législative interdisant la constitution
de sûreté sur un bien public ou faisant partie du domaine public.
Il peut être résilié par la personne publique en cas de faute grave de la part du partenaire privé.
Le contrat de partenariat public-privé détermine les caractéristiques de la faute grave, les cas de force majeure et de
bouleversement de l'équilibre du contrat ainsi que les conditions de sa résiliation.
Le contrat détermine également les indemnités dues en cas de résiliation pour force majeure ou bouleversement de
l'équilibre ou en cas de résiliation à l'amiable.
Le contrat de partenariat public-privé peut prévoir une procédure de conciliation préalablement à tout recours à la
médiation conventionnelle, à l'arbitrage ou à la procédure judiciaire.
Dans le cas de recours à la procédure de médiation conventionnelle ou d'arbitrage, le contrat de partenariat public-
privé doit spécifier le médiateur ou le tribunal arbitral compétent.
Article 28 : Audit
Les contrats de partenariat public-privé font l'objet d'audit.
L'audit porte sur les conditions et modalités de préparation, d'attribution et d'exécution du contrat de partenariat
public-privé.
29
Titre 4 : Dispositions diverses
Article 29 : Date d'entrée en vigueur
La présente loi entre en vigueur à compter de la date de publication au " Bulletin officiel " des textes réglementaires
pris pour son application et dans tous les cas, six mois après sa publication au Bulletin officiel.
Toutefois, la présente loi ne s'applique pas aux procédures de consultation relatives aux contrats de partenariat public-
privé, lancées antérieurement à la date d'entrée en vigueur de la présente loi.
30
Loi n° 54-05 relative à la gestion déléguée des services
publics
Dahir n° 1-06-15 du 15 moharrem 1427 portant promulgation de la loi n° 54-05 relative à la
gestion déléguée des services publics (B.O. n° 5404 du 16 mars 2006).
Est promulguée et sera publiée au Bulletin officiel, à la suite du présent dahir, la loi n° 54-05 relative à la gestion
déléguée des services publics, telle qu'adoptée par la Chambre des conseillers et la Chambre des représentants.
Article 2 : Définition
La gestion déléguée est un contrat par lequel une personne morale de droit public, dénommée "délégant" délègue,
pour une durée limitée, la gestion d'un service public dont elle a la responsabilité à une personne morale de droit
public ou privé, dénommée "délégataire" en lui reconnaissant le droit de percevoir une rémunération sur les usagers
et/ou de réaliser des bénéfices sur ladite gestion.
La gestion déléguée peut également porter sur la réalisation et/ou la gestion d'un ouvrage public concourant à
l'exercice du service public délégué.
Le délégataire assure ses prestations au moindre coût et dans les meilleures conditions de sécurité, de qualité et de
protection de l'environnement.
La procédure de passation du contrat de gestion déléguée doit faire l'objet d'une publicité préalable.
Les formes et modalités d'établissement des documents d'appel à la concurrence et notamment de ses différentes
phases sont fixées par le gouvernement pour les collectivités locales et par le conseil d'administration ou l'organe
délibérant pour les établissements publics.
31
Le délégataire peut être sélectionné par voie de négociation directe dans les cas exceptionnels suivants :
Si le délégant est une collectivité locale et lorsqu’aucune offre n'a été présentée ou lorsque l'appel à la concurrence a
été déclaré infructueux, ledit délégant peut recourir à la négociation directe. Dans ce cas, il doit établir un rapport
précisant les raisons qui ont conduit au recours à cette voie et au choix du délégataire proposé. Ce rapport est soumis
à l'approbation de l'autorité de tutelle des collectivités locales pour décider de la gestion déléguée du service public en
cause.
Ladite autorité est tenue d'examiner cette offre et de porter à la connaissance du candidat la suite qui lui a été
donnée. Si elle décide d'entamer une procédure de délégation de la gestion du service objet de la proposition
spontanée, elle se réserve le droit d'utiliser ladite offre pour faire appel à la concurrence, en informant ledit candidat
et en respectant les brevets et droits de propriété industrielle liés à la proposition du candidat.
Pour le règlement des litiges entre le délégataire et les usagers, le contrat de gestion déléguée prévoit une procédure
de conciliation préalablement à tout recours arbitral ou judiciaire.
Il comporte également des dispositions relatives à la fin anticipée du contrat, notamment dans les cas suivants :
- le rachat de la gestion déléguée par le délégant après l'expiration d'une période déterminée dans le contrat ;
- la déchéance du délégataire prononcée par le délégant, en cas de faute d'une particulière gravité du délégataire ;
- la résiliation du contrat par le délégataire en cas d'une faute d'une particulière gravité du délégant ;
- la résiliation du contrat en cas de force majeure.
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Article 12 : Composition du contrat
Le contrat de gestion déléguée est composé, par ordre de primauté, de la convention, du cahier des charges et des
annexes.
Le cahier des charges est constitué des clauses administratives et techniques définissant les conditions d'exploitation
et les devoirs et obligations en matière d'exploitation du service délégué ou de réalisation des travaux et ouvrages.
Les annexes sont constituées de toutes les pièces jointes à la convention et au cahier des charges et mentionnées
comme telles à la convention ou au cahier des charges.
Les documents annexes comportent en particulier un inventaire des biens meubles et immeubles mis à la disposition
du délégataire ainsi que la liste des noms du personnel et de sa situation administrative au sein du service public dont
la gestion est déléguée.
L'offre du délégataire peut être jointe au contrat de gestion déléguée en tant que document annexe.
Des contrats types pour les gestions déléguées passées par les collectivités locales ou leurs groupements peuvent être
établis par le gouvernement qui fixe également la liste des clauses obligatoires du contrat ainsi que les modalités de
son approbation et de son visa.
La durée ne peut être prorogée que lorsque le délégataire est contraint, pour la bonne exécution du service public ou
l'extension de son champ géographique et à la demande du délégant, de réaliser des travaux non prévus au contrat
initial, de nature à modifier l'économie générale de la gestion déléguée et qui ne pourraient pas être amortis pendant
la durée du contrat restant à courir que par une augmentation de prix manifestement excessive.
La durée de prorogation doit être strictement limitée aux délais nécessaires au rétablissement des conditions de
continuité de service ou de l'équilibre financier du contrat.
Cette prorogation ne peut intervenir qu'une seule fois et doit être justifiée dans un rapport établi par le délégant et
faire l'objet d'un avenant au contrat de gestion déléguée.
La prorogation des contrats de gestion déléguée passés par les collectivités locales ou leurs groupements ne peut
intervenir que sur délibération spéciale de l'organe compétent.
33
Ces biens doivent être inscrits à l'actif immobilisé sur la base de leur valeur estimée au moment de leur mise à
disposition au profit du délégataire.
Le délégataire constate dans sa comptabilité les amortissements pour dépréciation, les amortissements de caducité et
provisions nécessaires pour maintenir le potentiel productif des installations et ouvrages délégués et pour permettre
la reconstitution des capitaux investis.
Si le délégataire est délégataire de plusieurs activités de service public, il doit établir des états de synthèse annuels
séparés donnant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de chaque activité
déléguée.
Les biens de retour peuvent comporter les biens meubles qui, en raison de leur importance, contribuent
substantiellement au fonctionnement du service délégué.
Ces biens ne peuvent faire l'objet d'aucune cession, aliénation, location ou sûreté quelconque par le délégataire
pendant toute la durée de la gestion déléguée, sous réserve des dispositions de l'article 8 ci-dessus.
Les biens de reprise, affectés au service public, pourront devenir en fin de gestion déléguée, la propriété du délégant,
si ce dernier exerce la faculté de reprise prévue dans le contrat de gestion déléguée.
Le délégant dispose, d'une manière permanente, de tous pouvoirs de contrôle pour s'assurer sur pièce et sur place de
la bonne marche du service délégué et de la bonne exécution du contrat.
Il peut demander communication ou prendre connaissance de tout document détenu par le délégataire ayant trait à
l'exécution des opérations relatives à la gestion déléguée.
Le contrat de gestion déléguée doit préciser la périodicité et les modes de contrôle que le délégant exerce sur
l'exécution et le suivi de la délégation ainsi que les documents techniques, comptables et financiers qui sont
communiqués régulièrement par le délégataire au délégant.
Le délégant peut faire procéder, à tout moment à des audits ou contrôles externes ou se faire assister par des experts
ou agents de son choix qu'il fait connaître au délégataire.
Il peut, sauf stipulation contraire dans le contrat de gestion déléguée, assister ou se faire représenter, à titre
consultatif, aux séances du conseil d'administration ou de l'organe délibérant ainsi qu'aux assemblées générales de la
société délégataire. Il reçoit communication d'un exemplaire des documents destinés aux participants à ces organes.
Des pénalités sont prévues dans le contrat de gestion déléguée pour sanctionner les entraves aux contrôles exercés
34
par le délégant ainsi que les manquements aux obligations contractuelles d'information et de communication mises à
la charge du délégataire.
Le contrat de gestion déléguée prévoit des structures de suivi et de contrôle de l'exécution du contrat. Il en fixe les
compétences et les attributions. Un règlement intérieur fixe les modalités de fonctionnement de ces structures.
Si la durée de la gestion déléguée est supérieure à dix ans, le contrat doit prévoir une évaluation commune, au moins
une fois tous les cinq ans et une éventuelle révision de certaines de ses dispositions, sans préjudice des clauses
prévoyant les modalités de révisions périodiques.
Le contrat peut autoriser le délégant et le délégataire à réexaminer les conditions de fonctionnement de la gestion
déléguée, en vue de l'adapter aux besoins conformément au principe d'adaptation du service public et dans le respect
de l'équilibre financier de la gestion déléguée.
Article 21 : Sous-traitance
Le contrat de gestion déléguée peut autoriser, à titre accessoire, le délégataire à sous-traiter une partie des obligations
qui lui incombent au titre de la délégation.
Dans ce cas, le délégataire demeure personnellement responsable envers le délégant et les tiers de l'accomplissement
de toutes les obligations que lui impose le contrat de gestion déléguée.
Les modalités et conditions de la sous-traitance doivent être définies dans le contrat et peuvent faire l'objet de
règlements annexes au contrat.
Dans ce cas, le délégant doit apporter son concours au délégataire pour l'obtention dudit droit.
35
Tout délégataire doit se constituer en société régie par le droit marocain. Les actionnaires peuvent être des personnes
physiques ou morales de droit public ou privé.
Les parts sociales ou actions, sauf celles cotées en bourse, doivent prendre la forme nominative.
La société délégataire doit avoir pour objet exclusif la gestion du service public tel que défini dans le contrat de
délégation.
Toutefois, elle peut exploiter des activités complémentaires, commerciales ou industrielles nécessaires pour les
usagers des services publics ou susceptibles de contribuer à une meilleure prestation. Ces activités sont autorisées et
contrôlées par le délégant au même titre que les activités de service public.
Dans le cas où le délégataire prévoit des réajustements significatifs des effectifs dudit personnel, les niveaux et
modalités de ces réajustements doivent figurer dans le contrat de gestion déléguée et ce, dans le respect de la
législation en vigueur.
Article 27 : Autorisations
L'octroi d'une gestion déléguée ne dispense pas le délégataire d'obtenir les autorisations légalement requises,
notamment en matière d'urbanisme, d'occupation du domaine public, de sécurité et de protection de
l'environnement.
Le contrat précise, le cas échéant, les modes de calcul ainsi que les modalités de paiement de droits d'entrée et des
redevances versées par le délégataire ainsi que les contributions ou les participations au financement du service public
qui pourraient être versées par le délégant au délégataire.
Le contrat de gestion déléguée fixe les principes et les modalités de tarification ou de rémunération du service délégué
ainsi que les conditions et les règles d'ajustement et de modification ou de révision des tarifs ou de la rémunération.
Ces clauses tarifaires ou de rémunération doivent tenir compte, non seulement de l'équilibre financier de la gestion
déléguée, mais aussi des gains de productivité, des économies découlant de l'amélioration de la gestion et du
rendement du service public délégué.
- un statut du personnel fixant en particulier les conditions de recrutement, de rémunération et de déroulement des
36
carrières du personnel de la gestion déléguée ;
- un organigramme fixant les structures organisationnelles de gestion et d'audit interne de la gestion déléguée ainsi
que leurs fonctions et attributions ;
- un manuel décrivant les procédures de fonctionnement des structures, de contrôle interne de la gestion déléguée et
de certification de qualité ;
- un règlement fixant les conditions et les formes de passation des marchés ainsi que les modalités relatives à leur
gestion et à leur contrôle.
Des procédures de mise en demeure doivent être mises en œuvre avant l'application de ces sanctions. Le contrat de
gestion déléguée précise les procédures et les modalités de mise en demeure.
Le contrat de gestion déléguée prévoit le principe et les modalités de l'indemnisation du délégataire en cas de non-
exécution par le délégant de ses obligations ou de résiliation du contrat pour une raison non imputable au délégataire.
Article 33 : Dérogations
Les gestions déléguées des services publics passés par les établissements publics concernant un nombre d'usagers du
service public inférieur à un seuil fixé par voie réglementaire ne sont pas soumises aux obligations visées aux articles
18 dernier alinéa, 25, 30 et 31 de la présente loi.
Lorsque le secteur ou l'activité concernés ou le nombre d'usagers de services publics ne justifient pas ou ne
permettent pas l'application de la présente loi, la collectivité locale ou son groupement peuvent demander à l'autorité
gouvernementale chargée de la tutelle des collectivités locales une autorisation de procéder à la gestion déléguée
envisagée par négociation directe ou selon une procédure simplifiée. Cette autorisation est accordée, le cas échéant,
par décision motivée publiée au Bulletin officiel et précise la procédure qui sera appliquée. L'autorisation ne peut être
accordée lorsque la gestion déléguée concerne les secteurs de l'eau, de l'assainissement, de l'électricité, du transport
public urbain et de la gestion des déchets.
Toutefois, elle ne sera pas applicable aux contrats de gestion déléguée et aux procédures d'appel à la concurrence ou
de négociation directe entamées antérieurement à sa date d'entrée en vigueur.
37
Décret d’application n° 2-15-45 pris pour l’application de la loi
n°86-12 relative aux contrats de PPP
Vu la Constitution, notamment ses articles 90 et 92 ;
Vu la loi n° 86-12 relative aux contrats de partenariat public-privé promulguée par le dahir n° 01-14-192 du 1er rabii I
1436 (24 décembre 2014), notamment ses articles 2, 4, 5, 8, 9 et 11 ;
- les conditions et les modalités de l'évaluation préalable des projets de contrats de partenariat public-privé et de sa
validation ;
- les modalités et les conditions d'application des modes de passation des contrats de partenariat public-privé et celles
afférentes à la pré-qualification des candidats ;
- les modalités de détermination de la prime prévue au titre du dialogue compétitif ;
- les mesures prises pour la préférence en faveur de l'entreprise nationale et le taux d'utilisation d'intrants d'origine
nationale ;
- les modalités et les conditions de dépôts d'un projet d'idées innovantes, les conditions de recours à la procédure
négociée, les conditions d'octroi de la prime forfaitaire ainsi que le délai maximum pour répondre au porteur d'idée
concerné au titre de l'offre spontanée ;
- le modèle d'extrait du contrat de partenariat public-privé.
Article 2 : Au sens du présent décret, on entend par Autorité compétente concernée, le ministre ou le directeur
général ou le directeur de l'établissement public ou de l'entreprise publique ou son représentant, agissant au nom de
la personne publique telle que définie dans l'article premier de la loi n° 86-12 susvisée.
Chapitre II : Conditions et modalités de l'évaluation préalable des projets de contrats de partenariat public-privé
et de sa validation
Article 3 : En application de l'article 2 de la loi n° 86-12 susvisée, les articles 4, 5, 6, 7 et 8 du présent décret fixent les
conditions et les modalités de l'évaluation préalable des projets de contrats de partenariat public-privé et de sa
validation.
Article 4 : L'autorité compétente concernée réalise une évaluation préalable avant le lancement de la procédure de
passation du contrat de partenariat public-privé. Cette évaluation préalable fait l'objet d'un rapport qui expose une
analyse comparative des autres formes de réalisation du projet, pour justifier le recours aux contrats de partenariat
public-privé. Ledit rapport tient compte nécessairement des éléments ci-après :
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- du partage des risques y afférents, en décrivant les différents risques encourus par l'autorité compétente concernée,
le partenaire privé et les tiers ainsi que leur répartition ;
- du niveau de performance du service rendu et des objectifs et impacts attendus ;
- de la satisfaction des besoins des usagers ;
- des exigences du développement durable ;
- des montages financiers du projet et de ses modes de financement.
L'évaluation préalable peut également porter sur tout autre élément nécessaire pour justifier le recours au contrat de
partenariat public-privé pour la réalisation du projet.
Le rapport de l'évaluation préalable est soumis à la décision du ministre chargé des finances sur l'opportunité de
réaliser le projet dans le cadre d'un contrat de partenariat public-privé. Le ministre chargé des finances notifie sa
décision à l'autorité compétente concernée.
La décision du ministre chargé des finances intervient dans un délai n'excédant pas deux (2) mois à compter de la date
de réception de l'évaluation préalable. Ce délai est porté à quatre (4) mois si l'analyse de l'évaluation préalable
présente une complexité particulière. L'autorité compétente concernée en est informée.
Au vu de la décision favorable du ministre chargé des finances, l'autorité compétente concernée peut lancer la
procédure de passation du contrat de partenariat public-privé selon la procédure du dialogue compétitif ou de l'appel
d'offres ou le cas échéant selon la procédure négociée.
Article 5 : Il est institué une commission interministérielle placée auprès du ministre chargé des finances dénommée
ci- après « Commission PPP », celle-ci donne son avis motivé sur :
1. Le rapport de l'évaluation préalable établi par l'autorité compétente concernée pour s'assurer de l'opportunité de
réaliser le projet sous la forme d'un contrat de partenariat public-privé ;
2. toutes propositions ou recommandations afférentes aux contrats de partenariat public-privé, soumises à
l'appréciation du ministre chargé des finances ;
3. toutes questions relatives aux contrats de partenariat public-privé émanant de sa propre initiative ou soumise à son
appréciation par le ministre chargé des finances ;
4. toutes propositions ou recommandations concernant l'amélioration du cadre réglementaire afférent aux contrats de
partenariat public privé, ainsi que les guides méthodologiques et les documents types y afférents ;
5. toutes décisions d'extension des mesures d'exclusion à l'encontre des candidats concernés de participation aux
procédures de passation des contrats de partenariat public privé lancés par l'Etat, les établissements publics de l'Etat
et les entreprises publiques.
Les avis rendus par la commission PPP sont consignés dans un procès-verbal de réunion adressé au ministre chargé
des finances.
Les membres de la commission PPP sont nommés par arrêté du ministre chargé des finances sur proposition des
départements ministériels concernés.
Le président de la commission PPP convoque aux réunions de ladite commission un représentant de l'autorité
compétente concernée par le projet de partenariat public-privé, pour présenter le rapport de l'évaluation préalable et
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apporter tout complément d'informations, d'éclaircissements ou de précisions.
Il peut également faire appel à titre temporaire ou permanent, à tout expert dont la participation lui paraît utile.
Article 7 : La commission PPP est convoquée à la diligence de son président, au plus tard un (1) mois après la
transmission à ses membres de l'ordre du jour de la réunion et des documents y afférents, incluant un délai de quinze
(15) jours au minimum pour permettre aux membres de ladite commission d'étudier les documents afférents aux
composantes de l'ordre du jour dans un délai raisonnable.
La commission PPP ne peut valablement délibérer que si au moins cinq (5) de ses membres permanents dont le
président sont présents. Si le quorum n'est pas atteint, la réunion est reportée pour une période de quarante-huit (48)
heures et se tient valablement quel que soit le nombre des membres présents.
La commission PPP délibère à huis clos. Elle statue selon la règle de la majorité des voix. En cas de partage égal des
voix, celle du président est prépondérante.
Le président et les membres permanents de la commission PPP ont une voix délibérative.
Les personnes invitées dont l'avis est recueilli, conformément à l'article 6 du présent décret, ont une voix consultative.
Les procès-verbaux des réunions de la commission PPP sont signés par son président et ses membres permanents
présents.
Article 8 : La commission PPP dispose d'un secrétariat permanent assuré par la direction chargée des contrats de
partenariat public-privé relevant du ministère chargé des finances. A cet effet, ladite direction est chargée d'assister la
commission PPP dans :
- l'élaboration des synthèses des rapports de l'évaluation préalable adressées à la commission PPP ;
- la réponse à toutes demandes d'éclaircissement concernant les projets de contrats de partenariat public-privé
adressées par la commission PPP ;
- la gestion du registre des contrats de partenariat public- privé, qui contient la liste des contrats de partenariat public-
privé et le cas échéant leurs avenants signés, indiquant leur répartition par secteur et par type de personne publique
contractante, ainsi que les avis rendus par la commission PPP.
La direction chargée des contrats de partenariat public-privé peut recourir aux services de bureaux de conseil et
d'études juridiques, techniques et financiers pour la réalisation de toutes prestations d'études destinées à éclairer les
travaux de ladite commission sur sa demande.
Chapitre III : Modalités et conditions d'application des modes de passation des contrats de partenariat public-
privé et de préqualification des candidats
Article 10 : Après réception de l'avis favorable, prévu par l'article 4 du présent décret, l'autorité compétente
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concernée institue un comité de pilotage pour le projet concerné de partenariat public-privé. Ce comité est chargé de
superviser le déroulement de la procédure de passation du contrat de partenariat public privé et d'aviser, le cas
échéant, l'autorité compétente concernée de toute irrégularité ou vice entachant ladite procédure.
Le comité de pilotage est présidé par l'autorité compétente concernée et comprend les membres suivants :
L'autorité compétente concernée peut faire appel à titre temporaire ou permanent, à tout conseiller ou expert dont le
concours lui paraît utile.
Le comité de pilotage peut désigner un sous-comité ou des sous-comités pour la réalisation des missions déterminées
dans le cadre de la procédure de passation du contrat de partenariat public-privé.
Par dérogation au présent article, l'autorité compétente concernée peut ne pas instituer un comité de pilotage dans le
cadre de la procédure négociée.
Article 11 : L'avis de publicité des procédures de passation du contrat de partenariat public-privé, comprend
nécessairement les mentions suivantes :
Exceptionnellement, l'autorité compétente concernée peut, à l'intérieur du délai de publicité, introduire des
modifications, sans changer l'objet de la mission. Lorsque ces modifications nécessitent la publication d'un avis
rectificatif, celui-ci est publié conformément aux dispositions de l'article 12 ci-après.
Le règlement d'appel à la concurrence fixe la date limite à laquelle peuvent intervenir des modifications sur l'avis de
publicité.
Article 12 : L'avis de publicité est publié sur le site électronique de la personne publique concernée et dans au moins
deux journaux à diffusion nationale choisis par l'autorité compétente concernée, dont l'un est en langue arabe et
l'autre en langue étrangère. L'avis de publicité est publié dans la langue de publication de chacun des journaux.
Nonobstant les dispositions de l'article 147 du décret n° 2-12-349 du 8 joumada I 1434 (20 mars 2013) relatif aux
marchés publics, l'avis de publicité est publié également dans le portail des marchés publics.
Il peut être parallèlement porté à la connaissance des candidats éventuels et, le cas échéant, à des organismes
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professionnels, par publication dans le «Bulletin officiel» des annonces légales, judiciaires et administratives, par des
publications spécialisées ou par tout autre moyen de publicité, notamment par voie électronique.
Les délais mentionnés dans l'avis de publicité sont d'au moins trente (30) jours pour les procédures du dialogue
compétitif et de l'appel d'offres après présélection pour la présentation des candidatures, et d'au moins quarante (40)
jours pour la procédure de l'appel d'offres ouvert pour la présentation des offres, à compter de la date de publication
la plus tardive.
Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu'à la suite d'une visite des lieux d'exécution du contrat ou après
consultation sur place de documents complémentaires au dossier de consultation, les délais peuvent être prorogés en
conséquence, selon les modalités prévues dans le règlement d'appel à la concurrence.
Dans le cas où l'autorité compétente concernée décide de recourir à la publicité préalable dans le cadre de la
procédure négociée, le délai minimum entre la date de la publication de l'avis de publicité conformément au présent
article et à l'article 11 ci-dessus et la date limite de réception des candidatures est d'au moins dix (10) jours.
Le règlement d'appel à la concurrence mentionne également le délai dans lequel les candidats peuvent présenter des
réclamations concernant la procédure de passation à l'autorité compétente concernée.
Dans le cadre de l'appel d'offres avec présélection et du dialogue compétitif, le règlement d'appel à la concurrence
indique, outre les éléments susmentionnés, les critères de présélection des candidatures, les délais d'information des
candidats éliminés par l'autorité compétente concernée du rejet de leurs candidatures et les candidats admis pour la
présentation de leurs offres ainsi que les critères objectifs et non discriminatoires de choix des offres.
En outre, dans le cadre du dialogue compétitif, un règlement de consultation est joint au règlement d'appel à la
concurrence. Ce règlement de consultation décrit notamment le nombre de phases du dialogue, le calendrier et les
modalités d'organisation des séances de dialogue, la nature de sujets pouvant être abordés au cours du dialogue, les
conditions d'élimination des candidats par étapes successives, les critères de choix des offres finales et leur
pondération et les conditions d'octroi de la prime.
2. Le cahier des charges ou, dans le cas d'une procédure de dialogue compétitif, le programme fonctionnel, dans
lequel l'autorité compétente concernée décrit de manière précise l'ensemble des caractéristiques fonctionnelles et/ou
techniques du projet.
3. Le projet de contrat de partenariat public-privé qui précise les droits et les obligations du partenaire privé et de
l'autorité compétente concernée.
En outre, dans le cas de la procédure de dialogue compétitif, ledit projet de contrat indique notamment les conditions
dans lesquelles les candidats peuvent éventuellement proposer des modifications audit projet de contrat à condition
de les justifier et les clauses qui peuvent être modifiées et ceux qui doivent demeurer intangibles tout au long de la
procédure du dialogue compétitif.
42
II. - Le dossier de consultation est remis gratuitement aux candidats, à l'exception des plans et documents techniques
dont la reproduction nécessite un matériel technique spécifique. La rémunération relative à la remise de ces plans et
documents techniques est fixée par arrêté du ministre chargé des finances.
Exceptionnellement, l'autorité compétente concernée peut introduire des modifications dans le dossier de consultation
sans toutefois changer l'objet du projet. Ces modifications sont communiquées simultanément à tous les candidats ayant
retiré ou ayant téléchargé ledit dossier.
Ces modifications doivent être introduites dans le dossier de consultation qui est mis à la disposition des autres
candidats.
L'autorité compétente concernée peut envisager de proroger le délai de dépôt des candidatures si elle estime que
lesdites modifications nécessitent un report de ladite date de dépôt.
Article 14 : Les candidats aux procédures de passation des contrats de partenariat public-privé peuvent, de leur
propre initiative, se présenter seuls ou en groupements conjoints ou solidaires. Ils peuvent également se présenter en
société de droit privé, constituée dans le seul but de répondre à l'avis de publicité.
L'autorité compétente concernée ne peut limiter la participation aux procédures de passation des contrats de
partenariat public-privé qu'elle lance exclusivement aux groupements. Elle doit en revanche exiger que le titulaire du
contrat soit constitué en une société de droit marocain.
Les documents du dossier de consultation ainsi que les offres présentées par le groupement doivent être signés soit
par l'ensemble des membres du groupement, soit seulement par le mandataire des membres du groupement lors de
la procédure de passation du contrat.
Article 15 : Ne peuvent être admises à participer aux procédures de passation des contrats de partenariat public-privé
prévues dans le présent décret :
- les personnes en liquidation judiciaire ou en redressement judiciaire, sauf autorisation spéciale délivrée par l'autorité
judiciaire compétente ; (CATDR 2015)
- les personnes en situation irrégulière vis-à-vis de l'administration fiscale qui n'ont pas souscrit leurs déclarations et
réglé les sommes exigibles dûment définitives ou, à défaut de règlement, constitué des garanties jugées suffisantes
par le comptable public chargé du recouvrement et ce conformément à la législation en vigueur en matière de
recouvrement des créances publiques ;
- les personnes en situation irrégulière vis-à-vis la Caisse nationale de sécurité sociale ou avec un régime particulier de
prévoyance sociale ;
- les personnes ayant fait l'objet d'une décision d'exclusion temporaire ou définitive prononcée dans les conditions fixées
à l'article 24 du présent décret ;
- les personnes qui représentent plus d'un candidat dans une même procédure de passation.
Les dispositions du présent article sont applicables aux personnes morales qui se portent candidates seules ou qui sont
membres d'un groupement candidat.
Article 16 : I.- Chaque candidat est tenu de remettre à l'appui de sa candidature les pièces suivantes :
a) le nom, le prénom, la qualité et le domicile du candidat ainsi que les numéros de téléphone, de fax et de l'adresse
électronique, et s'il agit d'une société, son nom, sa raison sociale, sa forme juridique, son capital social, l'adresse de son
siège social, ainsi que la qualité du candidat pour laquelle il agit et les pouvoirs qui lui sont conférés ;
b) le numéro d'inscription au registre de commerce, le numéro de la taxe professionnelle, le numéro d'affiliation à la
Caisse nationale de sécurité sociale ou autre organisme de prévoyance sociale pour les candidats installés au Maroc et
le relevé d'identité bancaire ;
c) l'attestation du candidat à couvrir, dans les limites et conditions fixées dans les cahiers des charges, par une police
d'assurance, les risques découlant de son activité professionnelle ;
d) l'attestation du candidat qu'il est en situation régulière avec la Caisse nationale de sécurité sociale ou avec un régime
particulier de prévoyance sociale ;
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e) l'engagement qu'il est en situation régulière avec l'Administration fiscale ;
f) l'attestation qu'il n'est pas en liquidation judiciaire ou en redressement judiciaire, et s'il est en redressement judiciaire,
qu'il est autorisé par l'autorité judiciaire compétente à poursuivre l'exercice de son activité ;
g) l'engagement de ne pas recourir par lui-même ou par personne interposée à des pratiques de fraude ou de corruption
des personnes qui interviennent, à quelque titre que ce soit, dans les différentes procédures de passation des contrats
de partenariat public-privé et de leur gestion et exécution ;
h) l'engagement de ne pas faire par lui-même ou par personne interposée de promesses, de dons ou de présents en vue
d'influer sur les différentes procédures de passation du contrat et de son exécution ;
i) l'attestation qu'il n'est pas en situation de conflit d'intérêt ;
j) la certification de l'exactitude des renseignements contenus dans la déclaration sur l'honneur et dans les pièces
fournies dans son dossier de candidature sous peine de l'application des mesures prévues à l'article 24 du présent
décret.
2. Une copie légalisée de la convention constitutive du groupement pour le cas des offres présentées par un
groupement.
II. - Les candidats adressent également à l'autorité compétente concernée un dossier technique dans lequel
figurent :
a) une déclaration concernant le chiffre d'affaires et/ou le résultat net concernant les prestations auxquelles se réfère le
contrat de partenariat public-privé ;
b) les bilans ou extraits de bilans ;
c) une déclaration appropriée des banques ou la preuve d'une souscription d'assurance pour les risques professionnels.
a) une note indiquant les moyens humains et techniques du candidat qui mentionne nécessairement le lieu, la date, la
nature et l'importance des prestations à l'exécution desquelles le candidat a participé et la qualité de sa participation ;
b) une déclaration indiquant le matériel, les équipements techniques et l'outillage dont dispose le candidat pour la
réalisation des contrats de même nature ;
c) les certificats d'agréments ou les certificats professionnels dans le cas où la profession exercée par le candidat revêt
un aspect réglementé ;
d) les attestations ou leurs copies certifiées conformes à l'original délivrées par les maîtres d'ouvrages publics ou privés
ou par les hommes de l'art sous la direction desquels le candidat a exécuté lesdites prestations. Chaque attestation
précise notamment la nature des prestations, leur montant et l'année de réalisation ainsi que le nom et la qualité du
signataire et son appréciation ;
e) une note indiquant les moyens humains mis à disposition pour la réalisation du contrat de partenariat public-privé.
L'autorité compétente concernée peut demander, à l'appui des candidatures, tout autre document qu'elle juge utile à la
justification des capacités et qualités juridiques, techniques et financières du candidat dès lors que ces documents sont
en lien avec l'objet du contrat.
Article 17 : Outre les critères économiques et qualitatifs à retenir pour évaluer les offres notamment la capacité de
réalisation des objectifs de performance, le coût global de l'offre, les exigences mentionnées à l'article 8 de la loi n° 86-12
susvisée, d'autres critères d'admissibilité et/ou d'attribution, dans le cadre des procédures de passation des contrats de
partenariat public-privé, peuvent être retenus par l'autorité compétente concernée, sous condition qu'ils soient objectifs,
non discriminatoires, qu'ils aient un rapport avec l'objet du contrat de partenariat public-privé et qu'ils soient prédéfinis
dans le règlement d'appel à la concurrence prévu à l'article 13 du présent décret.
Chacun de ces critères est pondéré préalablement dans le règlement d'appel à la concurrence prévu à l'article 13 du
présent décret. Cette pondération est portée à la connaissance des candidats en même temps et dans les mêmes
conditions.
A l'exception du dialogue compétitif, au terme duquel le règlement de consultation final peut contenir des modifications
apportées aux critères et à leur mode de pondération, pour les autres modes de passation des contrats de partenariat
public-privé, les critères et leur pondération ne peuvent faire l'objet de modification au cours de la procédure.
Article 18 : L'autorité compétente concernée procède au classement des offres conformément aux critères mentionnés à
l'article 17 du présent décret.
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L'autorité compétente concernée attribue le contrat au candidat ayant présenté l'offre économiquement la plus
avantageuse par application des critères de sélection indiqués dans le règlement d'appel à la concurrence prévu à
l'article 13 du présent décret et procède à sa signature avec le candidat retenu après avoir informé les candidats non
retenus du rejet de leurs offres, conformément aux dispositions de l'article 20 du présent décret.
Article 19 : Le candidat dont l'offre est économiquement la plus avantageuse, conformément aux critères prévus à
l'article 17 du présent décret, doit dans un délai imparti par l'autorité compétente concernée, fournir les pièces
justificatives suivantes :
a) un extrait des statuts de la société et/ou le procès-verbal de l'organe compétent lui donnant pouvoir selon la forme
juridique de la société ;
b) l'acte par lequel la personne habilitée à engager la société délègue son pouvoir à une tierce personne, le cas
échéant ;
c) une attestation ou sa copie certifiée conforme à l'originale délivrée depuis moins d'un an par l'administration
compétente du lieu d'imposition certifiant que le candidat est en situation fiscale régulière, pour avoir souscrit ses
déclarations et réglé les sommes exigibles dûment définitives, ou à défaut de paiement qu'il a constitué des garanties
jugées suffisantes par le comptable public chargé du recouvrement et ce conformément à la législation en vigueur en
matière de recouvrement des créances publiques. Cette attestation doit mentionner l'activité au titre de laquelle le
candidat est imposé ;
d) une attestation ou sa copie certifiée conforme à l'originale délivrée depuis moins d'un an par la Caisse nationale de
sécurité sociale certifiant que le candidat est en situation régulière envers cet organisme pour avoir souscrit de manière
régulière ses déclarations de salaire ou la décision du ministre chargé de l'emploi ou sa copie certifiée conforme à
l'originale prévue par le dahir portant loi n° 1-72-184 du 15 joumada II 1392 (27 juillet 1972) relative au régime de
sécurité sociale assortie de l'attestation de l'organisme de prévoyance sociale auquel le candidat est affilié et certifiant
qu'il est en situation régulière vis-à-vis dudit organisme.
e) le certificat d'immatriculation au registre du commerce pour les personnes assujetties à l'obligation d'immatriculation
conformément à la législation en vigueur ;
f) les pièces justificatives de la nationalité de l'entreprise et de ses dirigeants pour les contrats de partenariat public-privé
passés pour les besoins de la défense nationale ou de la sécurité publique, si l'autorité compétente concernée
responsable du projet les exige ;
g) l'équivalent des attestations visées aux alinéas b), c) et d) du présent article, délivrées par les administrations ou les
organismes compétents de leurs pays d'origine ou de provenance pour les candidats non installés au Maroc.
La date de production des pièces prévues aux alinéas b) et c) du présent article sert de base pour l'appréciation de leur
validité.
A défaut de la délivrance de tels documents par les administrations ou les organismes compétents de leur pays d'origine
ou de provenance, lesdites attestations peuvent être remplacées par une attestation délivrée par une autorité judiciaire
ou administrative du pays d'origine ou de provenance certifiant que ces documents ne sont pas produits.
L'autorité compétente concernée peut demander au candidat retenu, avant la signature du contrat de partenariat public-
privé, des justificatifs nécessaires pour confirmer ses engagements notamment financiers, et tout autre document jugé
nécessaire. A ce titre, l'autorité compétente concernée peut demander au candidat de lui fournir une offre ferme émanant
des établissements de crédits et organismes assimilés qui participent au financement du projet concerné et ce,
conformément à la législation en vigueur desdits établissements et organismes.
Les dispositions du présent article sont applicables aux personnes morales qui se portent candidates seules, ainsi qu'à
celles qui sont membres d'un groupement candidat.
Si le candidat dont l'offre a été retenue ne peut produire les attestations et pièces prévues dans le présent article dans un
délai raisonnable fixé par l'autorité compétente concernée, son offre est rejetée.
Dans ce cas, l'autorité compétente concernée demande au candidat dont l'offre a été classée au deuxième rang de lui
fournir, dans un délai raisonnable fixé par elle, les justificatifs et attestations nécessaires pour confirmer ses
engagements, avant la signature du contrat de partenariat public-privé avec lui.
L'autorité compétente concernée peut procéder, si nécessaire, de la même manière tant qu'il subsiste des offres qui n'ont
pas été écartées au motif qu'elles sont irrégulières ou inacceptables et ce, dans la limite du troisième rang.
Article 20 : 1. Après la désignation de l'attributaire du contrat de partenariat public-privé dans les conditions prévues à
l'article 17 du présent décret, l'autorité compétente concernée informe, par tout moyen de communication donnant date
certaine d'envoi, les candidats non retenus du rejet de leurs offres dans un délai n'excédant pas soixante (60) jours à
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compter de la date de l'attribution du contrat de partenariat public privé et avant la signature dudit contrat.
2. Dans le cas de l'appel d'offres avec présélection et du dialogue compétitif, l'autorité compétente concernée informe,
par tout moyen de communication donnant date certaine d'envoi, les candidats qui ne sont pas admis suite à la phase de
présélection et invite ceux retenus à déposer leurs offres. Le délai d'information des candidats non retenus et ceux admis
est fixé dans le règlement d'appel à la concurrence prévu à l'article 13 du présent décret.
3. Tout candidat peut demander à l'autorité compétente concernée de lui fournir des éclaircissements ou renseignements
concernant l'avis de publicité ou le dossier de consultation. Le délai dans lequel ces demandes sont présentées est fixé
par le règlement d'appel à la concurrence prévu à l'article 13 du présent décret. Tout éclaircissement ou renseignement
fourni par l'autorité compétente concernée doit être communiqué dans les mêmes délais et conditions aux autres
candidats.
Article 21 : L'autorité compétente concernée peut déclarer la procédure infructueuse sans de ce fait n'encourir aucune
responsabilité à l'égard des candidats par décision motivée et signée par ses soins, dans les cas suivants :
La déclaration de la procédure infructueuse prévue dans les alinéas b) et c) ci-dessus est notifiée aux candidats par écrit
ou par tout autre moyen de communication donnant date certaine d'envoi.
Article 22 : L'autorité compétente concernée peut à tout moment, sans de ce fait n'encourir aucune responsabilité à
l'égard des candidats, annuler la procédure de passation du contrat de partenariat public-privé par décision motivée et
signée par ses soins lorsque :
- les données économiques ou techniques du projet objet de l'appel à la concurrence ont été fondamentalement
modifiées ;
- des circonstances exceptionnelles ne permettent pas d'assurer l'exécution normale du projet ;
- les offres reçues dépassent les crédits budgétaires alloués au projet ;
- il y a une impossibilité de rectifier un vice de procédure décelé.
La décision d'annulation de la procédure, pour les motifs cités ci-dessus, est notifiée aux candidats par écrit ou par tout
autre moyen de communication donnant date certaine d'envoi.
Article 23 : Sans préjudice des dispositions législatives en vigueur concernant le secret professionnel, l'autorité
compétente concernée est tenue de garder le secret professionnel pour tout ce qui concerne les éléments portés à sa
connaissance à l'occasion du déroulement des procédures prévues par le présent décret.
Il en est de même pour toute personne, fonctionnaire, expert ou technicien, appelée à participer à la procédure de
passation des contrats de partenariat public-privé, notamment les membres de la commission PPP et toute personne
assistant à ses séances.
Après la réception des candidatures et/ou des offres au titre des procédures prévues dans le présent décret, aucun
renseignement concernant leur examen, les précisions demandées ou leur évaluation ou les recommandations
formulées y afférentes, ne doivent pas être communiquées ni aux candidats ni à toute autre personne n'ayant pas qualité
pour participer à la procédure de passation des contrats de partenariat public-privé tant que le contrat n'a pas été
attribué.
Article 24 : En cas de présentation par un candidat d'une déclaration sur l'honneur inexacte ou de pièces falsifiées ou
lorsque des actes frauduleux, de corruption, des infractions réitérées aux lois et à la réglementation en vigueur, des
sanctions ou l'une d'entre elles seulement sans préjudice le cas échéant des poursuites pénales, sont prises à son
encontre :
a) l'exclusion temporaire ou définitive du candidat de toutes les procédures de passation des contrats de partenariat
public-privé lancées par l'autorité compétente concernée, prise par décision du ministre concerné pour les contrats de
partenariat public-privé passés par l'Etat ou le ministre assurant la tutelle pour les contrats de partenariat public-privé
passés par les établissements publics de l'Etat ou par l'autorité compétente pour les contrats de partenariat public-privé
passés par les entreprises publiques.
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b) cette mesure d'exclusion peut être étendue à l'ensemble des contrats de partenariat public-privé passés par l'Etat, les
établissements publics de l'Etat et les entreprises publiques, par décision du Chef de gouvernement, sur proposition du
ministre chargé des finances après avis de la commission PPP prévue à l'article 4 du présent décret.
Dans les cas prévus aux alinéas a) et b) du présent article, le candidat auquel sont communiqués les griefs, est invité, au
préalable, à présenter ses observations dans le délai imparti par l'autorité compétente concernée. Ce délai ne peut être
inférieur à quinze (15) jours.
Les décisions prévues aux alinéas (a) et (b) du présent article doivent être motivées et notifiées au candidat concerné.
La décision du Chef du gouvernement prévu à l'alinéa (b) ci-dessus est publiée au portail des marchés publics.
Article 25 : L'autorité compétente concernée établit pour le dialogue compétitif un programme fonctionnel détaillé en
termes de besoins à satisfaire et des objectifs à atteindre.
Article 26 : Les candidatures à un dialogue compétitif sont transmises dans le délai prévu à l'article 12 du présent
décret, par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l'heure de leur réception et de garantir la
confidentialité. Les candidats ont la possibilité de déposer leurs candidatures conformément à l'article 12 du présent
décret.
L'autorité compétente concernée détermine si les candidats présentant une candidature satisfont les conditions définies
à l'article 16 du présent décret. Seules les candidatures satisfaisant ces conditions sont étudiées par ladite autorité
compétente.
Sur la base des critères définis dans le règlement d'appel à la concurrence, l'autorité compétente concernée établit la
liste des candidats admis suite à la présélection, et les invite à présenter leurs premières propositions dans un délai
indiqué dans le règlement de consultation initial qui ne peut être inférieur à trente (30) jours.
L'autorité compétente adresse simultanément à tous les candidats admis à participer au dialogue compétitif un dossier
de consultation initial dont le contenu est conforme à l'article 13 du présent décret.
Le dossier de consultation initial contient un document indiquant la répartition des risques. Ce document peut prendre la
forme d'une analyse des risques et des principaux termes d'un projet de contrat. L'autorité compétente concernée donne
la possibilité aux candidats de proposer des modifications à ce document.
Le dossier de consultation initial contient également l'indication précise des documents juridiques, techniques et
financiers que les candidats doivent fournir au soutien de leurs propositions, conformément à l'article 16 du présent
décret.
Le dossier de consultation initial est modifié pour chaque nouvelle phase de dialogue compétitif, dans les conditions
prévues à l'article 27 du présent décret.
Article 27 : Le dialogue compétitif est organisé par phases successives, au cours desquelles les candidats présentent
des propositions dont le but est de définir les moyens juridiques, techniques et/ou financiers les mieux à même de
répondre aux besoins de l'autorité compétente concernée tels qu'ils sont exprimés dans le programme fonctionnel.
Lorsqu'elle a achevé l'examen des premières propositions des candidats, l'autorité compétente concernée, les invite à
des séances de dialogue dont le but de discuter leurs propositions.
L'autorité compétente concernée doit à l'avance déterminer les sujets sur lesquels portera le dialogue. Ces séances
peuvent être complétées par des séances thématiques portant sur tel ou tel aspect de la proposition de chaque candidat.
Si l'autorité compétente concernée estime que les solutions proposées par les candidats ne répondent pas aux besoins
qu'elle a exprimés, compte tenu des critères de choix indiqués dans le règlement de consultation initial, elle écarte les
candidats concernés et poursuit la procédure avec le reste des candidats retenus. Toutefois, l'autorité compétente
concernée, doit conserver un nombre de candidats suffisants pour permettre une concurrence réelle, sans que ce
nombre soit inférieur à trois.
L'autorité compétente concernée envoie un règlement de consultation modificatif aux candidats admis à participer à la
phase suivante du dialogue. Ce règlement indique les aspects juridiques, techniques et/ou financiers sur lesquels
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l'autorité compétente concernée souhaite que les candidats précisent dans leurs propositions. Le règlement de
consultation modificatif indique également la date à laquelle les candidats doivent sous peine d'irrecevabilité soumettre
leurs secondes propositions.
L'autorité compétente concernée peut organiser autant de phases de dialogue qui lui paraissent nécessaires
conformément aux dispositions du présent article.
Article 28 : Chaque candidat est entendu dans le cadre du dialogue compétitif dans des conditions d'égalité. A cet effet
l'autorité compétente concernée ne peut :
- communiquer à certains candidats des informations susceptibles de les avantager par rapport aux autres candidats ;
- révéler aux autres candidats des solutions proposées ou des informations confidentielles communiquées par un
candidat dans le cadre de la discussion sans l'accord préalable de ce dernier ;
- communiquer les questions et les demandes de précisions posées par un candidat et les réponses apportées par elle si
elles sont susceptibles de révéler des éléments de la proposition du candidat concerné.
Article 29 : L'autorité compétente concernée met fin au dialogue lorsqu'elle s'estime suffisamment informée des
solutions pour satisfaire ses besoins tels qu'exprimés dans le programme fonctionnel.
Elle invite les candidats retenus à l'issue du dialogue à remettre leurs offres finales sur la base de la (ou les) solution(s)
arrêtée(s) au cours du dialogue.
L'autorité compétente concernée adresse auxdits candidats un dossier de consultation final qui comprend les
ajustements nécessaires sur la base de la (ou les) solution(s) apportée(s) par les candidats admis à présenter une offre
finale. Ces candidats disposent d'un délai fixé par l'autorité compétente concernée, qui ne peut être inférieur à vingt (20)
jours pour présenter leurs offres finales. Ce délai est mentionné dans le règlement de consultation final.
Article 30 : L'autorité compétente concernée procède à la finalisation du contrat avec les candidats après avoir reçu
leurs offres finales.
A cet effet, l'autorité compétente concernée peut conformément au cinquième alinéa de l'article 5 de la loi n° 86-12
susvisée, demander aux candidats de clarifier, compléter ou perfectionner leurs offres, et de confirmer certains
engagements, notamment financiers. Toutefois, ces demandes ne peuvent avoir pour effet de modifier les éléments
fondamentaux de l'offre ou les caractéristiques essentielles du contrat dont la variation est susceptible de remettre en
cause la concurrence ou d'avoir un effet discriminatoire, concernant notamment l'objet du contrat, sa consistance, son
coût global ou sa durée.
Au cours de la phase de finalisation du contrat, l'autorité compétente concernée peut demander aux candidats de lui
soumettre les offres des établissements de crédit et organismes assimilés, conformément à la législation en vigueur
relative aux établissements de crédit qui participent au financement des projets.
L'autorité compétente concernée peut également, à tout moment, décider de ne poursuivre la finalisation du contrat
qu'avec le candidat qui lui paraît, à ce stade, avoir présenté l'offre économiquement la plus avantageuse telle que définie
à l'article 17 du présent décret.
Si l'autorité compétente concernée n'arrive pas à un accord avec le candidat ayant présenté l'offre économiquement la
plus avantageuse, ou que celui-ci ne fournit pas dans les délais prescrits l'ensemble des documents mentionnés à
l'article 19 du présent décret, l'autorité compétente concernée écarte le candidat concerné et entame la finalisation du
contrat avec le candidat classé au deuxième rang.
Par dérogation aux dispositions du dernier alinéa de l'article 19 du présent décret, l'autorité compétente concernée peut
procéder, si nécessaire, de la même manière avec les deux candidats dont les offres ont été classées au troisième et
quatrième rang et qu'elles n'ont pas été écartées au motif qu'elles sont irrégulières ou inacceptables.
Article 31 : Dans le cadre de la procédure de l'appel d'offres ouvert, l'autorité compétente concernée met à la disposition
des candidats, qui en font la demande, le dossier de consultation, et ce dès la publication de l'avis de publicité mentionné
à l'article 11 du présent décret. Ce dossier comprend les documents mentionnés à l'article 13 du présent décret.
Les candidats transmettent leurs offres par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l'heure de
leur réception et de garantir la confidentialité dans un délai conforme à celui prévu par l'article 12 du présent décret. Les
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candidats ont la possibilité de déposer leurs offres conformément à l'article 12 du présent décret.
Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu'à la suite d'une visite des lieux d'exécution du contrat ou après
consultation sur place de documents complémentaires au règlement d'appel à la concurrence, les délais sont prorogés
en conséquence, selon les modalités prévues dans le règlement d'appel à la concurrence. (CATDR 2015)
A la réception des offres, l'autorité compétente concernée doit garantir leur confidentialité.
L'autorité compétente concernée détermine si les candidats présentant une offre satisfont les conditions définies à
l'article 16 du présent décret. Seules les offres des candidats satisfaisant ces conditions sont étudiées par ladite autorité
compétente.
L'autorité compétente concernée peut, dans les conditions prévues au troisième alinéa de l'article 6 de la loi n° 86-12
susvisée, demander aux candidats de clarifier, compléter ou perfectionner leurs offres, ainsi que de confirmer certains
engagements, notamment financiers, qui y figurent. Toutefois, ces demandes ne peuvent avoir pour effet de modifier les
éléments fondamentaux de l'offre ou les caractéristiques essentielles du contrat dont la variation est susceptible de
fausser la concurrence ou d'avoir un effet discriminatoire, concernant notamment l'objet du contrat, sa consistance, son
coût global ou sa durée. Les demandes de l'autorité compétente concernée ne peuvent en aucun cas aboutir à une
négociation avec les candidats.
L'autorité compétente concernée attribue le contrat au candidat ayant présenté l'offre économiquement la plus
avantageuse telle que définie à l'article 17 du présent décret, sur la base des critères définis dans le règlement d'appel à
la concurrence.
Article 32 : Dans le cadre de la procédure d'appel d'offres avec présélection, l'autorité compétente concernée met à la
disposition le règlement d'appel à la concurrence, aux candidats qui en font la demande, dès la publication de l'avis de
publicité.
Les candidatures sont transmises par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l'heure de leur
réception et de garantir la confidentialité, dans un délai conforme à celui prévu par l'article 12 du présent décret. Les
candidats ont la possibilité de déposer leurs candidatures conformément à l'article 12 du présent décret.
A la réception des candidatures, l'autorité compétente concernée doit garantir leur confidentialité.
L'autorité compétente concernée détermine si les candidats présentant une candidature satisfont les conditions définies
à l'article 16 du présent décret. Seules les candidatures des candidats satisfaisant ces conditions sont étudiées par ladite
autorité compétente.
Sur la base des critères définis dans le règlement d'appel à la concurrence, l'autorité compétente concernée établit la
liste des candidats admis suite à la présélection.
L'autorité compétente concernée adresse simultanément à tous les candidats admis à participer à la sélection le dossier
de consultation dont le contenu est conforme à l'article 13 du présent décret.
L'autorité compétente concernée invite les candidats admis à présenter leurs offres dans un délai qui ne peut être
inférieur à vingt (20) jours à compter de l'envoi du dossier de consultation, ce délai est précisé dans le règlement d'appel
à la concurrence.
Lorsque les offres ne peuvent être déposées qu'à la suite d'une visite des lieux d'exécution du contrat ou après
consultation sur place de documents complémentaires au règlement d'appel à la concurrence, les délais sont prorogés
en conséquence, selon les modalités prévues dans le règlement d'appel à la concurrence.
A la réception des offres, l'autorité compétente concernée doit garantir leur confidentialité.
L'autorité compétente concernée peut, dans les conditions prévues au troisième alinéa de l'article 6 de la loi susvisée n°
86-12, demander aux candidats de clarifier, compléter ou perfectionner leurs offres, ainsi que de confirmer certains
engagements, notamment financiers, qui y figurent. Toutefois, ces demandes ne peuvent avoir pour effet de modifier les
éléments fondamentaux de l'offre ou les caractéristiques essentielles du contrat dont la variation est susceptible de
fausser la concurrence ou d'avoir un effet discriminatoire, concernant notamment l'objet du contrat, sa consistance, son
coût global ou sa durée. Les demandes de l'autorité compétente concernée ne peuvent en aucun cas aboutir à une
négociation avec les candidats.
49
L'autorité compétente concernée attribue le contrat au candidat ayant présenté l'offre économiquement la plus
avantageuse telle que définie à l'article 17 du présent décret, sur la base des critères définis dans le règlement d'appel à
la concurrence.
Article 33 : Dans le cadre de la procédure négociée, si l'autorité compétente concernée décide de recourir à la publicité
préalable, le délai minimal entre la date de la publication de l'avis de publicité et la date limite de réception des
candidatures doit être conforme à l'article 12 du présent décret.
La procédure négociée sans publicité préalable ni mise en concurrence peut être utilisée par l'autorité compétente
concernée dans les conditions prévues à l'article 40 du présent décret.
L'autorité compétente concernée définit les modalités de déroulement de la procédure négociée dans le règlement
d'appel à la concurrence.
Tout candidat à une procédure négociée doit être éligible aux conditions mentionnées à l'article 16 du présent décret.
A cet effet, le règlement de consultation final fixe sur la base d'une décision conjointe de l'autorité compétente concernée
et du ministre chargé des finances le montant de la prime. Ce montant peut être modulé selon le rang de classement du
candidat par application des critères de sélection. Il peut être également fixé en prenant en considération, de manière
raisonnable, les dépenses dûment justifiées par le candidat, ainsi que la nature du projet et de ses spécificités
techniques et financières.
Le nombre de candidats primés ne peut être supérieur à trois (3) candidats, conformément aux dispositions de l'article 5
de la loi n° 86-12 susvisée.
Chapitre V : Mesures prises pour la préférence en faveur de l'entreprise nationale et le taux d'utilisation
d'intrants d'origine nationale
Article 35 : En application de l'article 8 de la loi n° 86-12 susvisée, le présent article fixe les mesures prises pour la
préférence en faveur de l'entreprise nationale et le taux d'utilisation d'intrants d'origine nationale.
Pour la comparaison des offres nationales et étrangères et leur évaluation, l'autorité compétente concernée peut fixer
dans le règlement d'appel à la concurrence en fonction de la nature du projet concerné et de la présence des entreprises
nationales un pourcentage ne dépassant pas quinze pour cent (15%) de majoration à appliquer sur les montants des
offres présentées par les entreprises étrangères.
L'autorité compétente concernée peut également, pour la comparaison des offres et leur évaluation, prévoir dans le
règlement d'appel à la concurrence qu'en cas d'égalité des offres des entreprises nationales et étrangères ou en cas de
présence uniquement des entreprises étrangères, les critères ci-après peuvent être pris en considération :
- La part des prestations que le titulaire du contrat de partenariat public-privé envisage de sous-traiter en faveur des
entreprises nationales.
- Le taux d'utilisation d'intrants d'origine nationale relatives au niveau d'utilisation des biens, des produits ou de services
auprès des entreprises nationales, aux moyens humains, techniques et technologiques d'origine marocaine, ainsi qu'à la
part du transfert de technologies et du savoir-faire ou des emplois créés en faveur des citoyens marocains pour
l'exécution du contrat de partenariat public-privé.
Article 37 : Tout porteur d'idée peut soumettre à l'autorité compétente concernée une offre spontanée, celle-ci doit être
accompagnée d'un dossier réalisé par le porteur d'idée qui comprend les informations suivantes :
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- la durée prévisionnelle du projet, tant dans sa phase de réalisation que dans sa phase d'exploitation ;
- l'analyse de la faisabilité juridique du projet ;
- l'analyse financière du projet, indiquant l'estimation des coûts d'investissement et du coût estimé des opérations sur
toute la durée du projet ;
- l'évaluation de l'impact social et environnemental du projet ;
- l'analyse des risques associés au projet ;
- tout élément permettant à l'autorité compétente concernée d'apprécier le caractère innovant du projet.
L'offre spontanée ne doit pas consister en un projet antérieurement présenté, en cours d'étude, d'élaboration ou
d'exécution ou déjà exécuté sur le territoire national.
L'autorité compétente concernée peut demander au porteur d'idée toute étude ou complément d'informations concernant
son offre. Ces études ou compléments d'informations sont réalisés par le porteur d'idée à ses frais.
Article 38 : 1- L'autorité compétente concernée qui reçoit le dossier de l'offre spontanée prévu à l'article 37 du présent
décret, dispose d'un délai de trois (3) mois pour évaluer l'offre spontanée et donner une réponse au porteur d'idée.
2 - Si à la suite de l'examen du dossier de l'offre spontanée, l'autorité compétente concernée constate que l'idée
proposée n'est pas innovante, ou si le dossier comporte des omissions auxquelles ladite autorité ne juge pas utile de
demander au porteur d'idée d'y remédier, elle ne donne pas suite à cette offre et n'encourt de ce fait aucune
responsabilité vis-à-vis du porteur d'idée.
Dans le cas où l'offre spontanée présente une complexité particulière, l'autorité compétente concernée le notifie au
porteur d'idée et peut alors bénéficier d'un délai supplémentaire de trois (3) mois pour étudier l'offre spontanée.
Lesdits délais ne comprennent pas les délais nécessaires pour le porteur d'idée de compléter son offre spontanée à la
demande de l'autorité compétente concernée.
3 - L'autorité compétente concernée qui reçoit l'offre spontanée informe le ministre chargé des finances du projet déposé
par le porteur d'idée et de la réponse qu'elle y apporte.
Toute décision prise par l'autorité compétente concernée est notifiée au porteur d'idée dans les délais mentionnés au
présent article.
Article 39 : Dans le cas où l'offre spontanée répond à un besoin de l'autorité compétente concernée et décide de ce fait
de donner suite à l'offre spontanée, ladite autorité procède à la réalisation d'une évaluation préalable de l'offre
spontanée, dans les conditions fixées au chapitre 2 du présent décret.
Si l'évaluation préalable montre que le projet peut être réalisé en contrat de partenariat public-privé et qu'il est innovant,
l'autorité compétente concernée peut, après décision favorable du ministre chargé des finances prise dans les conditions
prévues à l'article 4 du présent décret, procéder au lancement de la procédure de passation conformément aux
dispositions prévues dans le présent décret.
Si l'évaluation préalable montre que le projet ne peut pas être réalisé en contrat de partenariat public-privé, l'autorité
compétente concernée en informe le porteur d'idée par écrit et n'encourt de ce fait aucune responsabilité à son égard.
Article 40 : L'autorité compétente concernée peut recourir à la procédure négociée avec le porteur d'idée dès lors que
l'évaluation préalable démontre que l'offre spontanée :
L'autorité compétente concernée peut procéder à la conclusion d'un accord avec le porteur d'idée. Cet accord fixe
notamment les modalités et le délai de négociation sur l'offre proposée. Ledit délai de négociation est fixé à quatre (4)
mois au maximum, et peut être prorogé, si nécessaire, de trois (3) mois supplémentaires au maximum.
L'autorité compétente concernée peut également, en cas d'échec de la procédure négociée avec le porteur d'idée,
décider de lancer une procédure de dialogue compétitif, d'appel d'offres ouvert ou d'appel d'offres avec présélection,
conformément aux dispositions prévues dans le présent décret.
Article 41. - En application de l'article 9 de la loi n° 86-12 susvisée, le présent article fixe les conditions d'octroi de la
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prime forfaitaire dans le cadre de l'offre spontanée.
Si l'autorité compétente concernée décide de lancer la procédure d'appel d'offres ouvert ou l'appel d'offres avec
présélection ou le dialogue compétitif, le porteur d'idée peut dans le cas où le contrat de partenariat public-privé est
attribué à un autre candidat, obtenir une prime forfaitaire qui ne peut être cumulée avec la prime octroyée dans le cadre
du dialogue compétitif prévu à l'article 5 de la loi n° 86-12 susvisée, sous réserve qu'il ait présenté une offre finale
recevable et acceptable eu égard aux critères de sélection définis par l'autorité compétente concernée.
Le montant de la prime forfaitaire est fixé par décision conjointe de l'autorité compétente concernée et du ministre chargé
des finances qui peut tenir compte des dépenses engagées et dûment justifiées par le porteur d'idée et du degré
d'innovation de l'offre.
Si l'autorité compétente concernée, suite à une offre spontanée, décide de recourir à la procédure négociée avec le
porteur d'idée, aucune prime ne lui sera accordée s'il n'est pas retenu à l'issue de la procédure.
Article 42 : En application de l'article 11 de la loi n° 86-12 susvisée, l'autorité compétente concernée procède à la
publication d'un extrait de contrat, accompagné le cas échéant pour les contrats de partenariat public-privé passés par
l'Etat du décret de son approbation, au « Bulletin officiel » et par tout autre moyen de publicité, notamment par voie
électronique.
Certaines informations sur la passation du contrat de partenariat public-privé peuvent ne pas être publiées au cas où leur
divulgation serait contraire à l'intérêt public ou porterait préjudice aux intérêts commerciaux légitimes d'opérateurs
économiques publics ou privés.
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Arrêté du ministre de l'économie et des finances n° 2846-15
du 17 chaoual 1436 portant nomination des membres de la
Commission interministérielle chargée du partenariat
public - privé. (B.O. n° 6400 du 1er octobre 2015).
Vu le décret n° 2-15-45 du 24 rejeb 1436 (13 mai 2015) pris pour l'application de la loi n° 86-12 relative aux contrats de
partenariat public - privé promulguée par le dahir n° 1-14-192 du 1er rabii I 1436 (24 décembre 2014), notamment son
article 6.
Article premier : (Modifié par l'A. min. n° 2728-16 du 8 septembre 2018 - 6 hija 1437 ; B.O. n° 6510 du 20 octobre
2016). En application des dispositions de l'article 6 du décret susvisé n° 2-15-45 du 24 rejeb 1436 (13 mai 2015),
Monsieur Abderrahmane SEMMAR, directeur des entreprises publiques et de la privatisation au ministère de
l'économie et des finances, est nommé président de la commission interministérielle chargée du partenariat public-
privé.
La Commission interministérielle chargée du partenariat public-privé est composée des membres ci-après :
- Monsieur Abderrahim EL HAFIDI représentant le ministère chargé de l'énergie, des mines, de l'eau et de
l'environnement, et en cas d'absence ou d'empêchement il est suppléé par Monsieur Mohamed HAJROUN ;
- Monsieur Mohamed OUHSSAIN représentant le ministère chargé de l'agriculture et de la pêche maritime, et en cas
d'absence ou d'empêchement il est suppléé par Monsieur Abderrahim BENYASSINE ;
- Monsieur Faouzi LAKJAA de la direction du Budget représentant le ministère chargé des finances ; (CATDR 2015)
- Monsieur Abdessalam BENABBOU de la direction du Budget représentant le ministère chargé des finances ;
- Madame Najat SAHER de la direction des entreprises publiques et de la privatisation représentant le ministère chargé
des finances.
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Annexe 3 – Questionnaire d’Identification de Projet
Informations Générales
Nom du projet
a Localisation géographique
b A quels besoins répond le projet ?
c Dans quelle mesure le projet répond-il à ces besoins ?
d S’agit-il d’une extension d’un équipement existant, d’une
réhabilitation, d’un nouvel équipement, etc. ?
e Quel est le type d’infrastructure qui sera mise en exploitation ?
f Quelle est la durée de vie de l’infrastructure / l’équipement à
construire ?
g Le projet comprend-il des aspects innovants ?
h Quels sont les principaux paramètres d’exploitation du projet (ex :
nombre de passagers transportés, capacité de production
électrique, etc.) ?
i Quels sont les principaux indicateurs de performance envisagés sur
lesquels devra s’engager le partenaire privé ?
j Quel est le coût global, le coût d’investissement, le coût moyen
d’exploitation et maintenance ?
k Quel est l’impact social et économique du projet ?
l Quelle est la rentabilité attendue du projet :
financière
économique (en précisant pour cette dernière les grandes
lignes de la méthodologie retenue)
m Quelles sont les études disponibles ?
études techniques
analyse économique et financière
impact environnemental et social
autres
n Quelle est la situation relative à la préparation du projet,
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notamment en ce qui concerne :
la mise en place de l’équipe-projet et l’allocation du budget
le recrutement des appuis techniques nécessaires
o Quelles sont les études qui restent à réaliser ?
p Quelles étapes restent à franchir ?
q Quel est le calendrier prévu (attribution du projet, construction,
mise en exploitation)?
r Quelles ont-été les alternatives envisagées par rapport au choix du
projet retenu? Pourquoi n’ont-elles pas été retenues ?
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f Quelle est l’expérience de l’autorité publique sur ce type de projet ?
g Quelle est la capacité de l’autorité publique à préparer, mettre en
œuvre et superviser le projet, notamment en termes de ressources
humaines ?
h Quelle est la stratégie de passation de marché envisagée ? Des
difficultés particulières sont-elles attendues ?
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Quels sont les risques environnementaux liés au projet ?
Comment est-il envisagé de les traiter ?
Quels enseignements ont résulté des procédures de
consultation publique entreprises relatives au projet ?
Y a-t-il des risques sociaux liés au projet (déplacement de
population, expropriations, pertes d’emplois, etc.) ?
Comment est-il envisagé de les traiter ?
Mise en œuvre par le secteur privé
a Y a-t-il des firmes susceptibles de proposer le service ?
Nationales
Internationales
Y a-t-il eu une offre non-sollicitée / spontanée ?
Le service est-il déjà proposé par des sociétés nationales ?
Comment le secteur privé national pourrait-il bénéficier du
projet (participation, transfert de compétence, sous-
traitance, etc.)?
b Appétit du secteur privé (fonds propres)
Le secteur privé a-t-il montré un intérêt à investir en fonds
propres dans le projet ?
Quelle est la rentabilité sur fonds propres qui est susceptible
d’être demandée par les investisseurs privés ?
c Appétit du secteur privé (dette)
Le secteur privé a-t-il montré un intérêt à investir en dette
dans le projet ?
d Financement
Quelles sont les contributions financières respectives du
partenaire privé et de l’autorité publique qui sont
attendues ? Sous quelle forme ?
L’investisseur privé est-il susceptible de trouver le
financement requis auprès des institutions financières
nationales et internationales, ou auprès du marché ? A
quelles conditions ?
Le partenaire privé est-il susceptible d’attendre de l’Etat un
confort ou des garanties particulières ?
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Risques
a Risques technologiques / conception / construction
Les risques technologiques, de conception et de construction
sont-ils estimés faibles / acceptables / élevés ?
b Risque de demande
Qui doit prendre le risque de demande ?
Le risque de demande est-il estimé faible / acceptable /
élevé ?
c Risques sur les intrants
Quels sont les risques en matière d’intrants (matière
première, énergie, etc.) ?
d Risque foncier
Qui détient les droits sur le foncier nécessaire au projet ?
Quels sont les risques sur les procédures foncières
éventuelles à mener ?
e Autres risques
Quels sont les autres risques les plus significatifs auxquels le
projet est susceptible d’être confronté ?
f Quels sont les principaux risques qui doivent être assumés par la
partie publique ?
g Quelle est la stratégie de gestion et de mitigation des risques
envisagée ?
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Annexe 4: Liste des contacts DEPP
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Royaume du Maroc
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