Remerciements
Notre premier remerciement va à
ALLAHsoubhanahowata’ala.
Nous tenons à remercier vivement notre promoteur Mr
AMICHI, pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa
contribution générale a l’établissement de ce travail. Sans
oublier de remercier également tous nos professeurs de la
CACI qui nous ont apportés leurs savoirs.
Nous souhaiterons également remercier notre encadreuse Mme
Dalila AZAZ ainsi le personnel de département de finance et
comptabilité de la SONELGAZ de nous avoir accueillis les
bras ouverts et de nous faire vivre pendant quatre mois une
expérience humaine et professionnelle inoubliable.
Dédicace
Je dédie ce mémoire
A ma maman et mon papa
qui m'ont soutenue et encouragée durant ces années d'études.
Qu'ils trouvent ici le témoignage de ma profonde
reconnaissance.
A mon petit ange Hani qui me donne de l'amour et de la
vivacité.
A mon mari, mon frère, mes sœurs et ceux qui ont partagé
avec moi tous les moments d'émotion lors de la réalisation de
ce travail. Ils m'ont chaleureusement supporté et encouragé
tout au long de mes parcours.
A tous mes amis surtout mon binôme et a qui je souhaite plus
de sucées.
A tous les professeurs de la CACI
Et à toutes personnes ayant participé de loin ou de près à la
réalisation de ce travail.
A tous ceux que j'aime.
Merci!
Souhila
Sommaire :
Introduction générale
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
Chapitre I : Les notions de base de l’analyse financière …………..……....04
Section 01 : notions de base de l’analyse financière ……………….…..….....04
Section 02 : Les sources de l’information financière ……...…………….……….07
Section 03 : Le passage de bilan comptable au bilan financier ......…….....……17
Chapitre II : Les méthodes de l’analyse financière …………………….……..30
section 01: Les indicateurs de l’équilibre financier ………........................…….30
Section 02 : La méthode des ratio .......………………………………...….….37
Chapitre III : Les autres outils de l’analyse financière …..……..…....…..…43
Section 01 : Analyse de l’activité et de la rentabilit …….......................….….43
Section 02 : Le tableau de financement et de trésorerie …………..…….…......54
Partie II :Etude de cas ''GROUPE SONELGEZ''
Chapitre I : présentation de l’entreprise CROUPE SONALGEZ ……..........65
Section 01 : présentation du groupe SONELGAZ ........................................65
Chapitre II : L’analyse de la situation financière de l’entreprise ..……......81
Section 01 : Présentation des états financiers de la SONELGAZ ….........…..81
Section 02 : L'analyse de la situation de la SONELGAZ ……………...…...……90
Conclusion générale.
Liste des abréviations :
Abréviation Signification
AC Actif circulant
AF Analyse financière
AI Actif immobilisé
BFR Besoin en fonds de roulement
BFRE Besoin en fonds de roulement d’exploitation
BFRHE Besoin en fonds de roulement hors d’exploitation
CAF Capacité d’autofinancement
CB Concours bancaires
CP Capitaux propres
DCT Dettes à court terme
DF Dettes financiers
DLMT Dettes à long et moyen terme
EBE Excédent brut d’exploitation
FRN Fonds de roulement net
FRP Fonds de roulement proper
FRE Fonds de roulement étranger
FRT Fonds de roulement total
I Cout moyen de la dette
IBS Impôts sur les bénéfices des sociétés
K Le levier
KP Capitaux permanents
MC Marge commercial
MBA Marge brute d’autofinancement
MV Moins-value
N L’année encours
N-1 L’année précédente
PE Production de l’exercice
PV Plus-value
RAF Ratio d’autonomiefinancière
RCAI Résultat courant avantimpôt
RE Résultat d’exploitation
Re Rentabilité économique
Rf Rentabilité financière
RN Résultat net
SIG Soldes intermédiaires de gestion
T Taux d’imposition
TCR Tableau des comptes de résultat
TR Trésorerie
UM Unité monétaire
VD Valeurs disponibles
VE Valeurs d’exploitations
**VNC Valeur nette comptable
*VR Valeur réelle
VR Valeur réalisable
Introduction générale
Introduction générale:
L’analyse financière a pour objectif d’apporter un éclairage sur la réalité d’une
entreprise à partir de données chiffrées et normalisées. Cette étude est donc
réalisée à partir d’informations sur l’historique de l’entreprise. Toutefois, elle doit
apporter un éclairage sur l'avenir de l'entreprise en décelant des déséquilibres
actuels pouvant conduire à de grosses difficultés futures
Le choix et Intérêt du sujet :
avant d'aborder le vif de notre sujet il est nécessaire de préciser le motif du choix de
celui-ci. Par après nous allons présenter successivement l'intérêt personnel de ce
sujet l'intérêt pour SONELGAZ ainsi que l’intérêt scientifique.
Le choix du sujet traité dans ce travail a été motivé avant tout par le fait que Le
GROUPE SONELGAZ occupe une position privilégiée dans l’économie du pays en
tant que responsable de l’approvisionnement sur une couverture géographique de
prés de 99% en taux d’électricité et 52% pour la pénétration en gaz. Par conséquent
toute ses entreprises ou filiales doivent être financièrement équilibrées et rentables
pour assurer leurs activités, nous avons traité comme exemple la SONELGAZ et plus
précisément la DIRECTION DE DISTRIBUTION D’ÉLECTRICITE é et du GAZ
D’ALGER (SDA).
1.Intérêt personnel:
c'est pour nous un plaisir de traiter un sujet du domaine de l'analyse financière ;
car nous estimons que les recherches sur le sujet contribueront à améliorer
notre expérience surtout au travail
à partir de ce sujet nous avons eu une occasion propice d'approfondir l'étude et
la pratique de l'analyse financière d'une entreprise qui est un outil indispensable
à sa pérennité.
2. Intérêt pour la SONELGAZ:
cette étude pourra être bénéfique a la SONELGAZ étant donne qu'elle va
dégager sa santé financière. enfin l'études présente de l'intérêt a toute
entreprise commerciale soucieuse d'assurer sa pérennité car l'analyse
financière est un instrument dynamique et indispensable a la gestion éclairée
de toute entreprise par les renseignements qu'elle susceptible de fournir.
-a-
3. Intérêt scientifique:
Etant donné que notre travail est un travail de recherche orientée dans le
domaine de l'analyse financière il constitue un document qui met en évidence
des données réelles qualitatives et vérifiables pouvant servir a d'autres
recherches ultérieures.
Problématique :
comme toutes les activités d'une entreprise se traduisent en flux financiers leurs
bonne gestion est une nécessite si non elle se prête à la liquidation. plus encore
les finances se retrouvent dans toutes les activités de l'institution. Ainsi leur
bonne gestion s'impose pour la survie de l'organisation. L’analyse financière
reste un instrument de suivi d'évaluation et de contrôle de gestion qui permet
aux dirigeants de l'organisation de prendre des décisions a des moments
opportuns.
la théorie financière d'une entreprise utilise conjointement le concept d'analyse
financière et de diagnostic financier. l'analyse devient alors ''un ensemble des
travaux qui permettent d'étudier la situation de l'entreprise d'interpréter les
résultats et d'y prendre les décisions qui impliquent des flux monétaires. son but
est de porter un jugement destine a éclairer les actionnaires les dirigeants les
salaries et les tiers sur l'état de fonctionnement d'une firme face aux risques
auxquels elle est expose en se servant d'information et des sources externes''
LAVUAD R. avait raison en précisant que '' l'analyse financière a pour objectif
de rechercher les conditions de l'équilibre financier de l'entreprise et de mesurer
la rentabilité des capitaux investis. elle vise a établir un diagnostic sur la
situation actuelle pour servir de support à un pronostic'' pour le cas de la
SONELGAZ la question suivante mérite d'être posée dans le cadre de notre
travail :
La SDA a-t-elle une bonne situation financière ?
-b-
Afin de répondre à ces questions on va procéder de la manière suivante :
En première partie on définira l’Entreprise, l’Analyse Financière pour ensuite rentré
dans le vif du sujet, l’Analyse Financière au sein d’une Entreprise.
Dans la deuxième partie on présentera le sujet de notre étude « DIRECTION DE
DISTRIBUTION D’ÉLECTRICIE ET DE GAZ D’ALGER (SDA).» pour y appliqué la
théorie de l’analyse financière.
Hypothèses des recherche:
pour appréhender notre étude et répondre effectivement à notre question de
recherche nous allons formuler trois hypothèses :
La SDA maintient elle un équilibre financier ?
Est-elle rentable pour atteindre ses missions ?
Est-elle solvable ?
-c-
Partie I
Aspect théorique sur l’analyse
financière
CHAPITRE I
Notion de base de l’analyse financière
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Chapitre I : Les notions de base de l’analyse financière et ses documents.
L’analyse financière consiste à étudier une entreprise sur le plan
financier, en s’appuyant sur des documents comptables et sur des informations
économiques et financières relatives à l’entreprise ou à son marché.
Une fois effectuée, elle permet de porter un jugement sur la sante financière
d’une société, sa rentabilité et ses perspectives de développement.
Le présent chapitre fera l’objet de trois sections, dont la première sera
consacre aux notions de base de l’analyse financière, la deuxième quant à elle, se
basera sur Les sources de l’information financière. Enfin, la dernière fera l’objet des
différents traitements du bilan comptable et l’élaboration du bilan financier.
Section 01 : Notions de base de l’analyse financière
1. Définition de l’analyse financière
Plusieurs auteurs ont essayé de donner une définition à l’analyse financière :
Selon Jean-Pierre LAHILLE : « est une démarche, qui s’appuie sur l’examen
critique de l’information comptable et financière fournie par une entreprise à destination
des tiers (donc de tout le monde…), ayant pour but d’apprécier le plus objectivement
possible sa performance financière et économique (rentabilité, pertinence des choix de
gestion…), sa solvabilité(risque potentiel qu’elle présente pour les tiers, capacité à faire
face a ses engagements…), et enfin son patrimoine ».1
Pour Alain MARION : « L’analyse financière est comme une méthode de
compréhension de l’entreprise à travers ses états comptables, méthode qui a pour
objet de porter un jugement globale sur le niveau de performance de l’entreprise et
sur sa situation financière (actuelle et future) »2.
2. Le but de l’analyse financière
L’analyse financière a pour objectif de donner une idée sur l’état financière de
l’entreprise. En d’autres termes, elle détecte les points forts et les points faibles de
vue financière et d’essayer de prendre une décision sur la base de jugement porté
sur la santé financière de l’entreprise, parmi ses objectifs :
Dégager des résultats, des indicateurs caractéristiques, des ratios et de les
apprécier.
Donner des informations sur :
1LAHILLE.JP, Analyse financière « aide-mémoire », 1ereédition DALLOZ, Paris, 2001, page 01.
2 MARION.A, analyse financière concepts et méthodes, 4eédition DUNOD, Paris, 2007, page 01.
-4-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
L’évolution de l’activité.
L’évolution de la structure financière.
Les performances réalisées.
Interpréter ces informations a l’aide du diagnostic financier.
Effectuer des comparaisons : entre le passé, le présent et prévoir l’avenir
de l’entreprise, ainsi qu’avec d’autre entreprises de même secteur d’activité.
3. Le rôle de l’analyse financière
Son rôle est peut être résumé comme suit :
L’amélioration de la gestion de l’entreprise.
Prise de décision qui doit être conforme à l’état actuel de l’entreprise et
tend à réaliser des objectifs projetés dans le futur.
Avoir une étude de contrôle et d’évaluation, dans le but de
vérifier si la gestion de l’entreprise est satisfaisante ou non.
Veille à garder un équilibre financier entre les emplois et les ressources.
La recherche de nouvelles ressources pour assurer un financement
continuel et moins couteux.
4. Les agents intéressés à l’analyse financière
Bien qu’ils agissent dans des cadres différenciés, les utilisateurs de
l’analyse financière sont très variés et chacun d’eux mobilise les différentes
techniques à sa disposition afin de prévenir à un diagnostic financier et en
fin à une décision.3
A- Les partenaires interns :
L’actionnaire, qui est le propriétaire de l’entreprise, cherche à cerner la
rentabilité et le risque pour assurer la survie de son entreprise et la
rémunération de ses actions.
Le dirigeant, en menant une bonne gestion, il cherche à connaitre la
situation financière de l’entreprise et de déceler dans son
fonctionnement les points susceptible d’améliorer la gestion et le
résultat.
Le salarié s’assure de la pérennité de l’entreprise et d’une meilleure
politique de salaire pour lui.
3 JEROME.C et JACK. K, Analyse financière, édition Pearson, 2006, Page 2
-5-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
B- Les partenaires externes :
Le banquier qui cherche à apprécier la solvabilité, la liquidité et la structure de
financement.
Le fournisseur pour décider sa politique de crédit vis-à-vis de l’entreprise.
L’Etat pour tracer sa politique économique.
Le tableau ci-dessous résume les utilisateurs et leurs objectifs :
Tableau N°01 : utilisateurs de l’analyse financière.
Utilisateurs Objectifs
Dirigeants - Juger les différentes politiques de l’entreprise.
- Orienter les décisions de gestion.
- Assurer la rentabilité de l’entreprise.
Associés - Accroitre la rentabilité des capitaux.
- Accroitre la valeur de l’entreprise.
- Réduire le risque.
Salariés - Assurer la croissance de l’entreprise.
- Apprécier le partage de la richesse crée par
l’entreprise et l’évolution des charges de personnel.
Préteurs (établissement financier, - Evaluation de l’entreprise
fournisseurs)
Investisseurs -Accroitre la valeur de l’entreprise.
- Accroitre la rentabilité de l’entreprise
Concurrents - Connaitre les points forts et les points faibles de
l’entreprise.
- Apprécier la compétitivité.
-6-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Section02 : Les sources de l’information financière
L‘aboutissement essentiel du travail comptable est l’établissement chaque
année de deux documents de synthèse fondamentaux : le bilan et le compte de résultat.
1. Le bilan comptable
1.1. Définition
Le bilan est une photographie du patrimoine de l’entreprise à un moment
donné, il représente a une date donnée l’ensemble des dettes de l’entreprise et
l’ensemble des biens possédés par l’entreprise.4
1.2. La structure de bilan comptable
Le bilan se présente sous-forme d’un tableau composé de deux parties : la partie
gauche appelée « Actif » et la partie droite appelée « Passif »
L’actif de bilan
A l’actif de bilan on trouve tout ce que l’entreprise possède (total des emplois). 5
Les immobilisations incorporelles
Sont les biens immatériels qui n’ont pas des substances physiques. Détenues par
l’entreprise sur une durée supérieur a une année, on retrouve fond de commerce, les
frais d’établissement, les frais de recherche et de développement…etc.
Les immobilisations corporelles
Englobe les biens tangibles destinés à être utilisés d’une manière durable durant
le cycle d’exploitation de l’entreprise, tels que les terrains, les constructions, les
matériels industriels, l’équipement de bureau…etc.
L’amortissement
Est la constatation comptable annuelle de la dépréciation de l’immobilisation,
c’est-a-dire le traitement et l’enregistrement de la valeur des biens de l’entreprise
(éléments de l’actif par l’amortissement). Cette dépréciation est due à plusieurs
facteurs : facteurs physiques, facteurs techniques, facteurs économiques…etc.
4
SOPHIE DESCOTES, Principes Comptable et Analyse Financière, édition DUNOD, Paris, 2010 page 15.
5
HUBERT B, Analyse financière, 4eme édition DUNOD, Paris, 2010, page 5.
-7-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Les stocks
Représentent l’ensemble des matières premières, marchandises, fournitures,
des encours, des produits finis, qui appartiennent a une entreprise dans une date
donnée, ils sont valorisés à leurs cout d’achat ou à leurs cout de production.
Les créances
Elles comprennent les droits acquis par l’entreprise, suite à ses relations avec les
tiers. On distingue : (Les créances d’exploitations, Les créances diverses…etc.)
La trésorerie
Elle est constituée par l’argent disponible en caisse ou banque.
Le passif du bilan
Au passif de bilan, on trouve tous ce que l’entreprise doit (total des ressources).
Les capitaux propres
Sont des ressources permanentes mises à la disposition de l’entreprise et qui
sont constituées des apports initiaux et d’une fraction du surplus monétaire.
Quelques éléments des fonds propres :
Le capital social.
Les écarts de réévaluations.
Les bénéfices mis en réserve…etc.
Les dettes
Sous cette rubrique, sont enregistrées toutes les dettes de l’entreprise quelque
soient leurs échéances, elles sont décomposées suivant leurs origines en fonction
des cycles financiers. On distingue :
Les dettes financière
Les emprunts auprès des établissements de crédit et les emprunts obligataires.
Les dettes d’exploitation
Avances et acomptes reçues sur commande en cours, les dettes fournisseurs
et compte rattachés…etc.
-8-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Les dettes diverses (hors exploitation)
Apparait comme une rubrique résiduelle de dettes qui ne relèvent ni de la
logique d’endettement financier, ni de celles d’exploitation.
On distingue :
- Les dettes fiscales (impôt sur le bénéfice) ;
- Les dettes sur immobilisations et comptes
rattachés ; -Autres dettes.
-9-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
1.3. La schématisation de bilan comptable
Tableau N°02 : Présentation de l’actif du bilan comptable
Actif Exercice N Exercice
N-1
Brut Amort- Net Net
prov
Actif immobilisé
Capital souscrit- non appelé
Immobilisations incorporelles
Frais d’établissement
Frais de recherche et de développement
Avances et acomptes
Immobilisations corporelles
Terrains
Constructions
Immobilisations corporelles en cours
Avances et acomptes
Immobilisations financiers
Participations
Créances rattachées à des participations
Autres titres immobilizes
Prêts
Total actifimmobilize
Actif circulant
Stocks et en-cours
Matières première et autres approvisionnement
En-cours de production (biens et services)
Marchandises
Avances et acomptes versés sur commandes
Créances d’exploitation
Créances clients et comptes rattachées
Autres
Compte de regularization
Créances diverses (3)
Capital souscrit-appelé, non versé
Valeurs mobilières de placement
Instruments de trésorerie
Disponibilités
Charges constatées d’avance
Total actif circulant
Total general actif
Source : Hubert. B, analyse financière, 4emeédition DUNOD, Paris 2010, page24.
-10-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Passif Exercice N Exercice N-1
Capitaux propres
Capital émis
Capital non appelé
Prime d’émission, de fusion, d’apport
Ecart de réévaluation
Ecart d’équivalence
Réserves : légales, statutaires, réglementées
Report à nouveau
Résultat de l’exercice (bénéfice ou perte)
Subvention d’investissement
Provisions réglementées
Autres
Provisions pour risques et charges
Total
Dettes
Emprunts obligataires convertibles
Autres emprunts obligataires
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Emprunts et dettes financières divers
Avances et acomptes reçues sur commande en-cours
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
Dettes fiscales et sociales
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
Autres dettes
Instruments de trésorerie
Compte de régularisation
Produits constatés d’avances
Total
Total général
Source : HUBERT. B, analyse financière, 4emeédition DUNOD, Paris 2010, page 25.
6
FERRI BRIQUET, les plans de financement, édition-Economical 1997, page 45.
-11-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
2. Le comptes de résultats
2.1. Definition
« Le compte de résultat représente une synthèse de l’activité de l’entreprise au
cours de l’exercice (entre deux bilan). Il est structuré en trois parties qui reprennent les
éléments liés a l’exploitation, les éléments liés aux aspects financiers et ceux
provenant de phénomènes qui ne correspondent pas à l’activité normale de l’entreprise
: les éléments exceptionnels. Tout comme dans le bilan, ces éléments sont dissociés
en deux groupes, ceux
ayant un caractère de ressources, que l’on nomme les produits et ceux
ayant un caractère d’emplois que l’on nomme charge ».6
2.2. La structure de CR
Les charges
« C’est la diminution d’avantages économique au cours de l’exercice sous
forme de sorties ou de diminutions d’actifs, ou de survenance de passifs qui ont
pour résultat de diminuer les capitaux propres autrement que par des
distributions aux participants aux capitaux propres ».7
Les charges se repartissent en trois rubriques principales :
a- les charges d’exploitation
Les charges d’exploitation traduisent une destruction de richesse nécessaires
a la création des produits d’exploitation. Les principales charges d’exploitation sont :
la consommation des matières premières, les autres consommations externes
(transports, énergies, publicités,…etc.), les frais de personnels, les impôts et les
taxes ainsi que les provisions pour dépréciation des actifs circulants.
En comptes consolides, elles sont souvent présentées par destination : coût
de vente, frais administratifs et financiers et frais de recherche et développement.
b- les charges financières
Elles correspondent à la rémunération des ressources d’emprunt. Elles
dépendent donc de niveau de l’endettement et des taux d’intérêt.
c- les charges exceptionnelles
Elles sont les charges qui proviennent des événements exceptionnels, c'est-à-
dire non récurrent et n’entrant pas dans les cycles de l’entreprise.
Les produits
C’est l’accroissement d’avantages économique au cours de l’exercice sous
forme d’entrées ou d’accroissements d’actifs, ou de diminution de passifs qui ont
pour résultat l’augmentation des capitaux propres autres que l’augmentation
provenant des participants aux capitaux propres ».8
7
TAZDAIT.A, maitrise de système comptable financier, 1ere édition ACG, Alger, 2009, page 81.
8TAZDAIT.A, Ibd.
-12-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Les produits peuvent se repartir en trois rubriques principales :
Les produits d’exploitation.
Les produits financiers.
Les produits exceptionnels.
a- les produits d’exploitation
Ils correspondent principalement aux ventes enregistrés au cours de l’exercice
considéré, ils ne différent de recettes d’exploitation que du fait de délais de paiement
accordé a la clientèle. Ils sont directement liés à l’activité de l’entreprise.
b- les produits financiers
Ils correspondent aux produits issus des placements de la trésorerie de
l’entreprise dans le marché financier.
c- les produits exceptionnels
Sont qualifiés des produits extraordinaires, des produits qui résultent d’événements
de transaction clairement distingués des activités ordinaires de l’entreprise et dont on
ne s’attend pas qu’elles se reproduisent d’une manière fréquente ou régulière.
Les résultats
Ils sont obtenus par la différence entre les produits et les charges.
Les résultats peuvent se résumés comme suit :
Production d’exercice
C’est la valeur des produits et des services fabriqués par l’entreprise qu’ils
auraient été vendus ou stockés ou ayant servi à constituer des immobilisations.
Consommations de l’exercice
Elles représentent des biens et des services achetés à l’extérieur, ce
sont des consommations intermédiaires.
Valeur ajoutée
Elle représente l’accroissement de valeurs apportées par l’entreprise aux
biens et services en provenance des tiers et constitue un critère pertinent
concernant la taille de l’entreprise.
-13-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Excédent brut d’exploitation
C’est le premier profit économique avant toute prise en compte des
politiques d’amortissement et de financement.
Résultat opérationnel
C’est la ressource nette dégagée par les opérations de gestion courante.
C’est le deuxième profit économique qui prend en compte les politiques
d’amortissement et les risques d’exploitation.
Résultat financier
Il représente les conséquences de la prise en compte des politiques
financiers et des financements de l’entreprise (placements, emprunts…).
Résultat net des activités ordinaires
C’est le troisième profit économique qui intègre les politiques
d’amortissements, de risques et de financement. Il mesure la performance de
l’activité économique et financière de l’entreprise.
Résultat extraordinaire
Ce résultat prend en compte tous les aspects exceptionnels de la vie de l’entreprise.
Résultat net de l’exercice
C’est le résultat final qui prend en compte tous les aspects économiques et
fiscaux de l’entreprise.
-14-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
2.3. Schématisation du CR
Tableau N°03 : Le compte de résultats.
Note N N-1
Chiffre d’affaires
Variation stocks produits finis et en cours
Production immobilisée
Subventions d’exploitation
1- PRODUCTION DE L’EXERCICE
Achats consommés
Services extérieurs et autres consommations
2- CONSOMMATION DE L’EXERCICE
3- VALEUR AJOUTEE D’EXPLOITATION (1-2)
Charge de personnel
Impôts, taxes et versements assimiles
4- EXEDENT BRUT D’EPLOITATION
Autres produits exceptionnels
Autres charges opérationnels
Dotations aux amortissements et aux provisions
Reprise sur pertes de valeur et provisions
5- RESULTAT OPERATINNEL
Produits financiers
Charges financières
6- RESULTAT FINANCIER
7- RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS (5+6)
Impôts exigibles sur résultat ordinaires
Impôts différés (variations) sur résultat ordinaires
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES
8- RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES
Eléments extraordinaires
Eléments extraordinaires
9- RESULTAT EXTRAORDINAIRE
10- RESULTAT NET DE L’EXERCICE
Parts dans les résultats des sociétés mises en équivalence
11- RESULTAT NET DE L’ENSEMBLE CONSOLIDE
Dont part des minoritaires
Part du groupe
Source : Journal Officiel N° 19 du 25/03/2009 portant le système comptable financie
-15-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
3. Les annexes9
L’annexe est un document de synthèse, Faisant partie des états financiers. Il
fournit les explications nécessaires pour une meilleure compréhension du bilan et du
compte de résultats ainsi que de besoin des informations utiles aux lecteurs des comptes.
L’annexe comporte des informations portant sur les points suivants, dès lors
que ces informations présentent un caractère significatif ou sont utiles pour la
compréhension des opérations qui figurent sur les états financiers :
Règles et méthodes comptables adoptées pour la tenue de la
comptabilité et l’établissement des états financiers.
Complément d’informations nécessaire à une bonne compréhension du
bilan, du compte de résultats, du tableau des flux de trésorerie et de l’état
de variation des capitaux propres.
Informations concernant les entités associées. Filiales ou société mère ainsi que
les transactions ayant éventuellement eu lieu avec ces entités ou leurs dirigeants.
Informations à caractère général ou concernant certaines opérations
particulières nécessaires à l’obtention d’une image fidèle.
Deux critères essentiels permettent de déterminer les informations à faire
figurer dans l’annexe :
Le critère pertinent de l’information.
Son importance relative.
L’annexe comporte généralement les documents suivants :
Evolution des immobilisations et des actifs financiers non courants.
Tableau des amortissements.
Tableau des pertes de valeur sur immobilisations et autres actifs non courants.
Tableau des participations (filiales et entités associées).
Tableau des provisions.
Etat des échéances, des créances et des dettes à la clôture de l’exercice.
9
Journal Officiel N° 19 du 25/03/2009 portant le système comptable financier, page 34 - 38.
-16-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Section03 : Le passage de bilan comptable au bilan financier
1. Définition de bilan financier
Le bilan financier est un bilan organisé en vue d’évaluer le patrimoine de
l’entreprise et d’apprécier le risque de faillite à court terme.
Le bilan financier est un bilan comptable après répartition de résultat, retraite en
masse homogène, selon le degré de liquidité des actifs et le degré d’exigibilité de
passif et présenté en valeur nette.
Ce dernier permet de renseigner les tiers sur le mode de financement de l’actif
stable et de cycle d’exploitation. Celui-ci à trois éléments clés :
1. Liquidité : c’est l’aptitude de l’entreprise à transformer plus ou moins
rapidement ses actifs en trésorerie.
2. Exigibilité : exprime la capacité de l’entreprise à respecter les dates
d’échéance de règlement de ses dettes.
3. Solvabilité : exprime la capacité de l’entreprise à régler l’ensemble de ses dettes.
2. Le rôle de bilan financier
Le bilan financier permet :
- D’apprécier la structure financière de l’entreprise dans une optique de liquidation.
- d’évaluer le patrimoine réel.
- de déterminer l’équilibre financier, en comparant les différentes masses du bilan
classées selon leurs degrés de liquidités ou d’exigibilités, et en observant le degré
de couverture du passif exigible par les actifs liquides.
- d’étudier la solvabilité et la liquidité de l’entreprise.
- de calculer la marge de sécurité financière de l’entreprise.
- d’estimer les risques courus par les créanciers et les associés
3. La structure de bilan financier
Le bilan financier est comme le bilan comptable, il est reparti en deux parties :
La première contient l’ensemble des emplois de l’entreprise. Elle est
dénommée l’actif.
La seconde est réservée pour l’ensemble des ressources avec lesquelles
les emplois ont été financés, c’est le passif.
-17-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
A- L’actif du bilan financier
Il est constitué des deux grandes rubriques suivantes :
L’actif immobilisé
Il s’appelle aussi les valeurs immobilisées, il regroupe l’ensemble de valeurs
immobilisées, autrement dit l’ensemble d’actifs détenus par l’entreprise pour une
durée qui dépasse une année nous retrouvons dans cette catégorie :
Les immobilisations corporelles.
Les immobilisations financières (seulement la partie à plus d’un an).
Les parties à plus d’un an des autres catégories du bilan financier.
En effet, les immobilisations constituent des actifs peu liquides. L’entreprise les a
acquises dans le but de les conserver pour longtemps. Seule leur vente les rendrait
liquides, or tel n’est pas le but de l’entreprise.
L’actif circulant
Il est composé des éléments cycliques, liés directement au cycle de
production et d’exploitation de l’entreprise. Nous retrouvons :
Les valeurs d’exploitations
Ils sont constitués de la valeur de l’ensemble des matières premières,
fournitures, produits en cours et produits finis. C’est-à-dire l’ensemble des stocks
sauf le stock outil qui doit être reclassé dans l’actif fixe.
Les valeurs réalisables
Il s’agit des créances hormis celles qui sont reclassées dans les valeurs
immobilisées et celles qui peuvent être transformées immédiatement en liquidité, on
retrouve aussi dans cette catégorie, les immobilisations à moins d’une année.
Les valeurs disponibles
Ce sont des valeurs qui se caractérisent par la liquidité et qui se transforment
rapidement en argent liquide. On y trouve les disponibilités, c'est-à-dire l’ensemble
de la trésorerie de l’entreprise, c’es également le poste le plus liquide de l’actif.
B- Le passif du bilan financier
Cette partie est décomposée en deux grandes masses :
-18-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Les capitaux permanents
C’est la catégorie qui regroupe des ressources stables dont la durée
dépasse une année. Elle englobe les sous rubriques suivantes :
Les capitaux propres
Il s’agit des ressources internes détenues par l’entreprise principalement sous
forme d’apports. (Le fond social, le résultat en instante d’affectation, les réserves,
les subventions, les provisions pour pertes et charges).
Les dettes à moyen et long terme
Ce sont toutes les dettes exigibles à plus d’un an, c'est-à-dire les dettes que l’entreprise
n’aura pas les régler dans le l’exercice encours. On y retrouve les dettes d’investissements, les
emprunts obligataires et les provisions pour risque et charges justifiés
à plus d’un an.
Les dettes à court terme
Cette rubrique regroupe les ressources exigibles sensées être remboursées au
cours de l’année par l’entreprise. En recense à titre d’exemple les dettes
fournisseurs, dettes fiscales, dettes d’exploitation et dettes financières.
Tableau N°04 : La structure standard du bilan financier.
Actif immobilisé
Capitaux
Immobilisations incorporelles.
Immobilisationcorporelles. Propres
Immobilisationsfinancière. Capitaux
Permanents
Dettes à long et moyen
Terme
Valeurs d’exploitation
Actif Valeurs réalisables
Circulant Valeurs disponibles Dettes à court terme
Source : E.COHEN, analyse financière, 5emeédition, ECONOMICA, Paris 2004, page20.
-19-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Tableau N°05 : La structure standard du bilan des grandes masses.
Actif Montant % Passif Montant %
Actif immobilisé Capitaux permanents
Actif circulant Capitaux propres
Valeurs d’exploitation Dettes à long et moyen
Valeurs réalisables Terme
Valeurs disponibles Dettes à court terme
Total actif Total passif
Certaines opérations doivent s’opérer sur le bilan comptable, ces opérations
sont dénommées « Les retraitements et les reclassements ». Elles ont pour finalité
d’obtenir un bilan très proche de la réalité économique et financière de l’entreprise à
partir du bilan comptable de cette dernière.
Figure N°01 : Le passage du bilan comptable au bilan financier.
Reclassements des postes
Bilan comptable selon le degré de liquidité Bilan financier.
et d’exigibilité + retraitements
Source : par nous même
4. Les retraitements et les reclassements du bilan
comptable 4.1. Les retraitements du bilan comptable
Les retraitements ont pour objectif de déterminer la valeur réelle de l’entreprise
qui reflète mieux la réalité économique. Afin d’assurer la fiabilité de l’analyse financière.
A- Les retraitements de l’actif
Pour aboutir à une lecture financière plus présentative d’une entreprise,
il faut s’interroger sur le sens et le contenu économique de l’actif.
Ces retraitements se résument de la manière suivante :
Source : PEVRAND G, analyse financière avec exercice, édition VUIBERT, paris, 1990, page 29.
-20-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Le retraitement de l’actif fictif
L’actif fictif représente tous les éléments d’actif sans valeur patrimoniale ou de
valeur patrimoniale discutable, mais devant figurer à l’actif du bilan du fait des
conventions comptables. D’une autre manière ce sont toutes les dépenses à fonds
perdus qui conditionnent l’existence, l’activité ou le développement de l’entreprise.
Pour certains types de charges, l’entreprise dispose d’une marge de manœuvre
et peut choisir de les comptabiliser en charges (Diminution immédiate du résultat)
ou en actif (Diminution étalée dans le temps par le biais des amortissements), on
cite parmi ces charges :
Le goodwill.
La prime de remboursement des obligations.
Les charges à répartir.
Les charges constatées d’avance.
L’écart de conversion d’actif.
Financièrement, ces éléments sont considérés comme des non-valeurs (valeur
nulle), ils seront donc éliminés de l’actif et réintègres pour les montant activés sur
l’exercice. Les montant actifs lors d’exercices antérieures seront également
éliminés de l’actif mais en contrepartie des capitaux propres.
Le retraitement du crédit-bail
Le crédit-bail est un contrat de location, qui prévoit pour le locataire la possibilité
d’acquérir le bien pour un montant symbolique à la fin du contrat (option d’achat).
Tant que cette option d’achat n’est pas exercée, l’entreprise n’est pas juridiquement
considérée comme propriétaire du bien.
De ce fait, en comptabilité générale, aucune immobilisation n’apparait à l’actif de
l’entreprise. Le loyer versé périodiquement est, quant à lui, comptabilisé comme une
charge d’exploitation.
En réalité, d’un point de vue économique, le crédit-bail est un moyen de
financement, au même titre que l’obtention d’un prêt bancaire.
C’est pourquoi dans l’analyse financière, il faut réintégrer à l’actif du bilan la
valeur du bien acquis grâce au crédit-bail. En contrepartie, une dette à long et
moyen terme de même montant sera constaté au passif.
Le bien exploité en crédit-bail sera ensuite amorti sur sa durée d’utilisation
probable, alors que le loyer de crédit-bail sera décomposé en remboursement de
l’emprunt et charges d’intérêts.
-21-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Le retraitement des immobilisations
Les immobilisations sont des actifs d’utilisation durable pour une entreprise. Ce
sont des éléments identifiables du patrimoine ayant une valeur économique positive
pour l’entreprise et ils ne se consomment pas par leurs premiers usages.
Ils sont inscrits au bilan financier dans l’actif immobilisé pour leurs valeurs
réelles *(VR). Mais il faut tenir compte de leurs valeurs nettes comptables **(VNC).
Alors :
Si VNC < VR Moins-value (MV).
Si VNC > VR Plus-value (PV).
*VR : La valeur réelle est la valeur d’un actif à différentes époques en tenant
compte de l’inflation.
**VNC : la valeur nette comptable est la valeur d’un actif après la déduction
faite des amortissements.
Le total des moins values et plus values sera porté dans les capitaux
permanents, plus exactement dans les capitaux propres sachant que :
Si єD s фєWsWs ŶĞ Ğ
Si єD s хєWs D s ŶĞ Ğ
Remarque : il existe certaines immobilisations qui ne sont pas portées dans la
catégorie de l’actif immobilisé, car ils sont à court terme. Nous citons à titre
d’exemple les parcs de véhicules immobilisés renouvelé tous les six mois.
Le stock outil
C’est le stock de roulement d’une entreprise qui permet d’assurer une
exploitation sans rupture. Son montant doit être porté au niveau de l’actif immobilisé.
Le retraitement des titres de participation
Les titres de participation sont des titres a possession durable estimés
utiles à l’activité de l’entreprise, parce qu’ils permettent d’exécuter une influence
sur l’entreprise émettrice des titres ou bien d’en assurer le contrôle.
En raison de leurs caractères durables, ces derniers sont considérés
comme des actifs immobilisés sauf s’il existe une information indiquant que leur
échéance est inferieur à un an.
-22-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Le retraitement des titres de placement
Appelés aussi les valeurs mobilières de placement, ils sont détenus
par l’entreprise dans le seul but de réaliser un profit, ils n’ont pas d’intérêt
stratégique pour l’entreprise et ont vocation, à court ou moyen terme, à être vendus.
Ils sont considérés comme des quasi-liquidités, ils sont à regrouper
dans les disponibilités.
Cependant, si un délai de réalisation est nécessaire (titre non
cotés par exemple), ou ils ne sont pas facilement négociables, ils sont portés
dans les valeurs réalisables.
Les créances à plus d’un an
Les créances entrent dans cette rubrique sont à l’origine consenties
pour plus d’un an (créance douteuse), suivant le principe de prudence, elles sont
considérées comme des actifs immobilisés.
B- Les retraitements du passif
Le passif est concerné aussi par les retraitements qui s’opèrent sur quelques
postes.
On cite parmi ces retraitements :
Le retraitement des provisions pour pertes et charges
Les provisions pour pertes et charges comprennent les charges
prévisibles, mais non déterminées quant à leur montant ou leur existence. Elles ne
comprennent pas les réserves qui sont une fraction de bénéfice soustraite aux
répartitions et distributions, ni les charges et pertes constatées dont les le caractère
est certain. Ces provisions ont donc un caractère de dettes probables, cependant
leurs montants comme leurs échéances restent incertaines.
Financièrement, si ces provisions peuvent être justifiées, c’est-à-dire
déterminer leurs montants et leurs échéances. Elles doivent être considérées
comme des dettes à court terme (DCT) ou à long et moyen terme (DLMT), selon
leurs échéances probables.
Ainsi, dans la situation contraire, c'est-à-dire ces provisions ne sont pas
justifiées, une partie de ces derniers fera l’objet d’un impôt versé à l’administration
fiscale à titre d’IBS, et qui sera classé comme des dettes à court terme. Le reste
sera incorporé aux réserves dans la rubrique des capitaux propres.
-23-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Figure N°02 : Le retraitement des provisions pour pertes et charges.
Justifiées : considérées comme des DCT ou DLMT
Provisions pour
Pertes et
charges
IBS (DCT)
Non justifiées
Réserves
Source : par nous même
Le retraitement du résultat de l’exercice
Il est indispensable d’avoir des indications précises quant à l’affectation du
résultat de l’exercice. Deux cas sont possibles :
Le résultat est une perte
Dans ce cas, il est affecté de sort à avoir une diminution des capitaux
propres en fonction de la valeur du déficit.
Le résultat est un gain
Une partie de ce bénéfice sortira des comptes de l’entreprise sous forme
d’un impôt (IBS), le solde sera soit distribué aux propriétaires (en partie ou en
totalité) sous forme de dividendes, soit réserve dans les comptes de l’entreprise
permettant ainsi d’améliorer sa capacité d’autofinancement.
-24-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Figure N°03 : Le traitement du résultat de l’exercice si il est un gain.
IBS (DCT)
Résultat de
L’exercice
(Bénéfice)
Dividendes (DCT ou DLMT)
Réserves
Source : par nous même.
Certains éléments ne figurent plus ou pas dans le bilan comptable doivent être
intégrés dans le bilan financier :
Les effets escomptés non échus
Les effets de commerce sont des documents créés et utilisés pour faciliter les
règlements entre les commerçants, ils permettent la mobilité des créances et leurs
circulations d’un créancier à un autre.
L’escompte d’effet de commerce consiste à céder des créances commerciales à
un banquier avant leur date d’échéance. Cette technique permet à l’entreprise de
disposer immédiatement de liquidités pour faire face à ses besoins de trésorerie.
En comptabilité, on considère que ces créances ont été cédées et ne font pas
partie du patrimoine de l’entreprise. Elles ont donc été éliminées de l’actif en
contrepartie d’une augmentation des liquidités et quelques charges financières.
Mais dans l’analyse financière, ils seront réintégrés dans les créances à moins
d’un an, en contrepartie d’un passif de la trésorerie (Concours bancaires courants).
Plus ou moins-values latentes
L’évaluation d’investissements à la valeur actuelle nécessite la prise en compte des
plus ou moins-values latentes qui affectent les postes concernés et les capitaux propres.
-25-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
La date fiscale latente est intégrée aux dettes à plus d’un an et retranchée des
capitaux propres.
Impôts latents
Les subventions d’investissements ainsi que les provisions réglementées
seront rapportées aux résultats lors d’exercices ultérieurs et supporteront donc
l’impôt sur les sociétés.
La dette fiscale latente est intégrée aux dettes à plus d’un an et retranchée des
capitaux propres.
4.2. Les reclassements des postes du bilan comptable
L’analyse financière nécessite un reclassement des postes du bilan comptable
tout en utilisant les retraitements déjà effectués. Ainsi l’actif sera classé par ordre
de liquidité tout en s’appuyant sur le critère de l’année :
Les actifs qui disparaitront du bilan de l’année prochaine (L’exercice
prochain), ce sont des éléments de l’actif circulant (sauf en cas d’exception).
Les actifs qui seront toujours au bilan de l’année prochaine (l’exercice
prochain), ils constituent l’actif immobilisé (Sauf en cas d’exception).
En contrepartie de ces emplois, les ressources peuvent être classées par ordre
d’exigibilité. Les éléments du passif seront donc classées en dettes à court terme pour
une durée de moins d’une année, et en long et moyen terme pour une échéance de
plus d’une année, et plus éléments non exigibles au niveau des capitaux propres.
Les principaux reclassements peuvent être résumés dans le tableau ci-dessous :
-26-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Tableau N°06 : les principaux reclassements des postes du bilan comptable.
Poste à reclasser Analyse
Dans le cas d’une liquidation de l’entreprise, la fraction de
capital non appelée est appelée immédiatement.
Capital souscrit-non appelé De ce fait, le capital souscrit non appelé est reclassé dans
les créances à moins d’un an.
Elles sont ventilées dans les dettes à plus ou moins d’un an
Provisions selon la date prévue de réalisation du risque ou de la
charge.
La partie des comptes courants d’associés qui est bloquée
Comptes courants d’associés est reclassée en capitaux propres.
Les postes de l’actif immobilisé dont l’échéance est à moins
Postes de l’actifimmobilisé d’un an sont reclassés en actif à moins d’un an.
Les postes de l’actif circulant dont l’échéance est à plus d’un
Postes de l’actifcirculant an sont reclassés en actif à plus d’un an.
Ils sont ventilés selon leur échéance dans les masses
Charges et produitsconstatés appropriées.
d’avance
Les postes de dettes sont répartis selon leur degré
Poste de dettes d’exigibilité à plus ou à moins d’un an.
La part de la perte de change latente non couverte par une
Ecart de conversion-actif provision est éliminé de l’actif et retranchée des capitaux
propres.
Les gains de change latents sont reclassés dans les capitaux
Ecart de conversion-passif propres.
Le résultat de l’exercice est ventilé en capitaux propre pour
Résultat de l’exercice la part mis en réserves et en dettes à moins d’un an pour la
Part distribuer aux associés.
-27-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Tableau N°07 : L’intégration des éléments hors bilan.
Certains éléments ne figurent plus ou pas dans le bilan comptable doivent être
intégrés dans le bilan financier :
Postes à reclasser Analyse
Ils sont réintégrés à l’actif dans les créances à moins d’un an et au
Effets escomptés passif dans les dettes à moins d’un an.
non échus
L’évaluation des actifs à la valeur actuelle nécessite la prise en compte
Plus ou moins- des plus ou moins-values latentes qui affectent les postes concernés
values la tentes et les capitaux propres.
Les subventions d’investissements ainsi que les provisions
réglementées seront rapportées aux résultats lors d’exercices
Impôt latents ultérieurs et supporteront donc l’impôt sur les sociétés.
La dette fiscale latente est intégrée aux dettes à plus d’un an et
retranchée des capitaux propres.
-28-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Tableau n°08 : la présentation du bilan financier après les retraitements.
Actif (degré de liquidité) Passif (degré d’exigibilité)
Actif à plus d’un an Passif à plus d’un an
Actif immobilisé net Capitaux propres
+ plus-values latentes + plus-values latentes
+ part de l’actif circulant net à plus d’un an
+comptes courants bloqués
(stockoutil, créances…) + écart de conversion-passif
+ charges constatées d’avance à plus d’un an- part d’écart de conversion actif non couverte par
- Moins values latentes une provision
- part de l’actif immobilisé net à moins d’un
- impôts latent sur subventions d’investissement et
An Provisions réglementées.
- capital souscrit-non appelé - actiffictif net
- moins-values latentes
Postes constituant l’actif net à éliminer : Dettes à plus d’un an
Frais d’établissement + provisions à plus d’un an
Fonds commercial + impôt latent à plus d’un an sur subventions
Primes de remboursement des obligations d’investissement et provisions réglementées
Charges à répartir + produits constatés d’avance à plus d’un an
Actif à moins d’un an Passif à moins d’un an
Actif circulant net Dettes fournisseurs, sociales, fiscales, diverses
- part de l’actif circulant net à plus d’un an + dettes financières à moins d’un an
+ charges constatées d’avance à moins d’un + provisions à moins d’un an
An + impôt latent à moins d’un an sur subventions
+ part de l’actif immobilisé à moins d’un an d’investissement et provisions réglementées
+ effets escomptés non échus + effets escomptés non échus
+capital souscrit-non appelé + produits constatés d’avance à moins d’un an
+ part d’écart de conversion actif couverte
par une provision
-29-
CHAPITREII
Les Méthodes de l’analyse
financière
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
Chapitre II : Les méthodes de l’analyse financière.
L’analyse financière de l’entreprise est définie par son attitude à maintenir un
degré de liquidité suffisant pour assurer en permanence sa solvabilité.
L’objectif de ce chapitre est d’étudier la structure financière d’une entreprise
fondée sur l’analyse de l’équilibre financier.
La première section nous présentera les différents indicateurs de l’équilibre
financier et la seconde section nous présentera l’analyse de l’équilibre financier par
la méthode des ratios.
Section 01 : Les indicateurs de l’équilibre financier
Définition de l’équilibre financier
L’équilibre financier dans une entreprise est l’ajustement des flux financiers. On parle de
l’équilibre financier, si le fonds de roulement est nul, il est exprimé à moment donné par
l’équilibre entre capital économique utilisé par l’entreprise et les ressources qui permettent
de le détenir. Il s’exprime sur une période par l’équilibre entre les ressources et dépenses de
la période ou encore les emplois de fonds et les ressources.1
Donc l’équilibre financier est la position de la rentabilité du rapport entre les
ressources financières et les emplois. L’équilibre financier est perçu dans une
entreprise par le biais de la règle de l’équilibre financier minimum.
L’analyse des équilibres financiers permet de porter un premier jugement sur la
liquidité et la solvabilité de l’entreprise. La liquidité représente l’aptitude de
l’entreprise à faire face à ses engagements à court terme. La solvabilité mesure la
capacité à supporter des pertes.
L’équilibre financier et la solvabilité se déterminent à partir de trois instruments :
Le fond de roulement
Le besoin en fond de roulement
La trésorerie
1. Le fond de roulement FR
1.1. Définition
1
CONGO.P, Gestion financier de l’entreprise, Edition Dounod, paris, 2000. Page52.
-30-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
« Le fond de roulement représente le montant des ressources permanentes
restant à la disposition de l’entreprise après que les emplois stables
(immobilisation) aient été financés ».2
Le fond de roulement net global représente l’excèdent de ressources durables
qui finance une partie des besoins de financement du cycle d’exploitation.
Le fond de roulement peut être calculé par deux méthodes différentes :
pour le haut du bilan :
Fond de roulement net = capitaux permanents – actifs immobilisés
FRN=KP - AI
pour le bas du bilan :
Le fond de roulement est l’excèdent de l’actif circulant sur les dettes à court terme
Fond de roulement net =actif circulant – dettes à court terme
FRN=AC - DCT
Interprétation du fond de roulement
L’étude de fond de roulement se base sur l’analyse de trois cas qui sont :
fond de roulement >
0Figure N°04 : représente FR >
0
AI KP
FRN +
AC
DCT
Capitaux permanents >actifs immobilisés
Actif circulant > dettes à cour terme
Dans ce cas les capitaux permanents permettent à l’entreprise de financer l’intégralité des
actifs immobilisés ainsi une partie des actifs circulants.il permet de dégager une marge
2
AHMED BOUKHLIFA, analyse financière, édition Berti, Alger 1996, page 27.
-31-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
de sécurité qui permettra à l’entreprise de rembourser ses dettes exigible à court
terme et de dégager des liquidités excédentaire.
fond de roulement = 0
Figure N°05 : représente FR = 0
AI KP
AC DCT
Capitaux permanents = actifs immobilisés
Actif circulant = dettes à cour terme
Le fond de roulement = 0, s’explique par une harmonisation total de la
structure des ressources et celle des emplois, c’est-à-dire que les actif immobilisés
sont financés seulement par les capitaux permanents, elle indique aussi que les
actifs circulants couvent strictement les dettes à court terme.
fond de roulement < 0
Figure N°06 : représente FR< 0
AI KP
FRN -
DCT
AC
Capitaux permanents <actifs immobilisés
Actif circulant < dettes à cour terme
Le fond de roulement négatif signifie que l’entreprise finance une partie de ses
investissements par des ressources à court terme, car des capitaux permanents ne
représentent pas un montant suffisant pour financer l’intégralité des immobilisations. Il signifie
aussi que le montant des actifs circulants laisse prévois des recettes future à court
-32-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
terme insuffisantes pour faire face à l’ensemble des dettes, elle ne dispose alors
d’aucune marge de sécurité. Mais l’équilibre financier peut être maintenu dans ce
cas, à condition que les actifs circulants soient très liquide et que les dettes à
court termes soient peu exigibles.
1.2. Les différents types de fond de roulement
Le fond de roulement net peut être reparti donc en deux parties :
Le fond de roulement propre :
Le fond de roulement propre permet d’apprécier la manière dont l’entreprise
finance ses investissements. Cette définition montre le degré de couverture de
l’actif fixe par les apports en fonds propres des associés
Fond de roulement propre= capitaux propres - actif immobilisés
FRP = CP - AI
Le fond du roulement étranger :
Le fond de roulement étranger est égal à la somme des dettes à long et
moyen terme et à court terme, c’est la fraction des fonds de roulement net financé
pour les capitaux étrangers.
Fond de roulement étranger = totalité des dettes
FRE = DLMT+DCT
Le fond de roulement total
Fond de roulement total=Fond de roulement propre+Fond de roulement étranger.
1.3. Les causes de variation de fond de roulement
Tableau N°09 : présentation des causes de variation de FRN
Actifimmobilize Capitaux propres
Augmentation -Acquisition d’actif immobilisé -Augmentation du capital
-octroi de prêts -La réalisation d’un bénéfice
-Augmentation des charges à -Accroissement des amortissements et des
répartir sur plusieurs exercices Provisions
-Emission d’un emprunt
-Obtention de subventions
d’investissement
Diminution -Cession d’actifimmobilisé -Perte de l’exercice
-Remboursement de prêtsoctroyés -Reprise sur provisions
-33-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
par l’entreprise -Remboursementd’emprunts
-Retrait de comptes courants d’associes
2. Le besoin en fond de roulement (BFR)
2.1. Définition
Le besoin en fond de roulement est la partie, à un moment donné, des
besoins de financement du cycle d’exploitation qui n’est pas financé par les
dettes liés au cycle d’exploitation.
Le besoin en fond de roulement résulte des décalages dans le temps entre les
achats, les ventes, les décaissements et les encaissements. Il doit être financé, en
partie, par le fond de roulement net.
Le besoin en fond de roulement = (valeur d’exploitation+ valeur réalisable)-
(dettes à court terme-dettes financière).
BFR= (VE+VR)-(DCT-DF)
Interprétation du besoin en fond de roulement
Lorsque (VE+VR)> (DCT-DF).BFR>0
Le besoin en fond de roulement est positif, en quelque sorte la situation est
normale. En effet le niveau des stock et des créances est en général supérieur au
niveau des dettes d’exploitation, cela s’explique simplement par le fait que le valeur
des prestations vendues est supérieur à la valeur des biens consommés, d’où un
écart logique entre le niveau des dettes auprès des fournisseurs et le niveau des
créances ; et donc un besoin de financement auquel vient s’ajouter le stock.
Our résoudre se problème l’entreprise peut faire appelé à son fond de
roulement, ou encore à des dettes financière (concours bancaires).
Lorsque (VE+VR)= (DCT-DF).BFR=0
Cette situation signifie que il y’a une harmonie entre la structure de ressources
à court terme et celle des emplois cycliques.
Lorsque (VE+VR) < (DCT-DF).BFR<0
Le besoin en fond de roulement est négatif, signifie que l’entreprise n’a pas
besoin de financement car elle génère suffisamment des ressources pour
financer son propre cycle d’exploitation.
-34-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
2.3. Les différents types de besoin fond de roulement
Le besoin en fond de roulement comprend deux parties :
Le besoin en fond de roulement d’exploitation(BFRE)
Besoin de financement à caractère permanent liés aux conditions
d’exploitation de l’entreprise (durée de stockage, crédit, crédit fournisseurs).
C’est la partie essentielle du besoin en fond de roulement.
Le besoin en fond de roulement hors d’exploitation(BFRHE)
Besoin de financement qui n’ont pas un lien direct avec l’exploitation et présentent
un caractère instable. Le besoin en fond de roulement hors exploitation résulte entre
autre des caractères diverses, des dettes envers les fournisseurs d’immobilisations…
3. La trésorerie (TR)
3.1. Définition
La trésorerie représente tous ce qui reste à l’entreprise à la fin de l’année
après avoir finance ses actifs fixes et son exploitation.
Dans l’approche patrimonial, elle doit impérativement positive.
3.2. Calcul et interprétation
Calcul de la TR
La trésorerie= fond de roulement- besoin en fond de roulement
TR=FR-BFR
La trésorerie =Disponibilités-Concours bancaires
Interprétation de La trésorerie
La trésorerie est positive
Cela signifie que le fond de roulement est supérieur au besoin en fond de
roulement, puisqu’il couvre les besoins de financement de l’exploitation d’une
part, et d’autre part les disponibilités de l’entreprise sont supérieurs aux dettes à
court terme. Ce qui lui permettra de rembourser ces derniers.
Dans ce cas la situation traduit une aisance de la trésorerie puisque l’entreprise
dispose assez de liquidité qui lui permettra d’effectuer des placements.
-35-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
La trésorerie est nulle
Cela signifie que le fond de roulement est égal au besoin en fond de
roulement, d’autre part cette situation implique une égalité parfaite entre la
structure des ressources et celle des emplois. L’entreprise a donc financé de
justesse ses besoins. Néanmoins, cette situation est temporaire.
La trésorerie est négative
Cela signifie que le fond de roulement est inférieur au besoin en fond de roulement,
d’autre part cette situation signifie que l’entreprise est dépendante de ses ressources
financières à court terme, cette situation traduit un ajustement dans lequel la liquidité
s’avère insuffisante pour permettre le remboursement des dettes à court terme.
-36-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
Section 02 : La méthode des ratios
Cette technique est employée depuis long temps par les banquiers. Les
cadres dirigeants des entreprises s’en servent aussi pour surveiller, agir sur les
performances de leurs divisions et pour la prévision.
Dans cette partie nous essayons de faire une analyse finale qui représente
une interprétation d’un ensemble de ratios significatifs, afin de donner une
évaluation sur la situation financière de l’entreprise.
1. Notions générale sur les ratios
1.1. Définition et objectif
a- Définition d’un ratio
« Un ratio est un rapport entre deux grandeurs. Celles-ci peuvent recouvrir des données
brutes telles que les stocks ou un poste du bilan, ainsi que des donnés plus élaborées telles
que le fonds de roulement, la valeur ajouter, l’excèdent brute d’exploitation ».3
Un ratio est un indicateur chiffré qui a pour objectif d’étudier et d’analyser
certain aspects de l’activité de l’entreprise.
b- Objectif de l’analyse par les ratios
L’analyse par ratios permet au responsable financier de suivre les progrès de
son entreprise et de situer l’image qu’elle offre aux tiers intéressés, tels que les
actionnaires, les banques, clients ….etc.
La méthode des ratios, doit être utilisée avec prudence, les ratios ne sont
qu’une première étape, ils ne donnent au gestionnaires qu’un fragment de
l’information, dont il a besoin pour décider et choisir.
L’objectif fondamental de la méthode des ratios consiste à mieux connaître
l’entreprise et à évaluer précisément l’importance de ses qualités et de ses défauts.
Chaque type d’analyse a un bute ou une fonction qui lui est propre, ce qui permet de
déterminer les ratios auxquels on donnera le plus d’importance dans l’analyse.
2. Les différents types des ratios
3
PATRICK VIZZANOVA. Gestion financière, édition Berti, paris 2000, page 51.
-37-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
L’analyse de bilan par la méthode des ratios utilise essentiellement quatre
types. Leur reclassement s’appui sur la nature des informations utilisées pour leur
calcule, et sur leurs caractéristiques financière.
Seuls les plus significatifs ont été retenus :
Ratios de la structure financière (situation)
Ratios de liquidité
Ratios de rentabilité
Ratios de gestion (Rotation)
2.1. Ratios de la structure financière
Ratios de la structure financière sont ceux qui caractérisent la situation de
l’entreprise à un moment donné, et plus précisément expriment les relations qui
existent entre les éléments de l’actif et de passif.
On distingue les ratios suivants :
1) Ratio de financement permanent
Ce ratio est également appelé ratio de fond de roulement. Traduit les conditions
de financement des immobilisations, lorsqu’il est supérieur ou égal à 1, il signifie
que l’ensemble des immobilisations sont financées par des ressources stables.
Ratio de financement permanent= capitaux permanents/ actif immobilisé
RFPe=KP/ AI
2) Ratio de financement propre
« Ce ratio concerne le financement propre des immobilisations. Il traduit
ainsi l’autonomie dont l’entreprise fait preuve dans le financement de ses
investissements cumulés ».4
Il faudrait que les ressources internes de l’entreprise (capitaux propres) finance
au minimum la moitié de l’actif immobilisé. Il est recommandé que les capitaux
propres soient supérieurs à 1/2 de l’actif immobilisé.
Ratio de financement propre=capitaux propre / actif immobilisé
RFP=CP / AI
4
ELIE COHEN, gestion financière de l’entreprise et développement financier, édition EDICEF, Paris
1991, page 146.
-38-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
3) Ratio de financement des immobilisations
Ce ratio permet de porter un jugement sur la politique d’investissement adopté
par l’entreprise. Cependant plus ce ratio est élevé plus l’actif est moins élevé. Il est
recommandé que l’actif immobilisé soit supérieur à 1/2 du total d’actif.
Ratio de financement des immobilisations=actif immobilisé/total actif
RFI=AI / ∑ ACTIF
4) Ratio de financement total
Ce ratio traduit le poids des capitaux propres dans l’ensemble des ressources.
C’est un indicateur global à l’autonomie financière de l’entreprise. Il est
recommandé que les capitaux propres soient supérieurs à 1/3 du total de passif.
Ratio de financement total=capitaux propres / total passif
RFT=CP / ∑ PASSIF
5) Ratio d’autonomie financière
Il permet d’indiquer le degré d’indépendance de l’entreprise vis-à-vis des ses
créance, plus il est élevé plus l’entreprise est financièrement indépendante.
Ratio d’autonomie financière=capitaux propres / total des dettes
RAF=CP / ∑ DETTES
6) Ratio de capacité d’endettement
Il permet d’apprécier la capacité d’endettement de l’entreprise et de vérifier que
le montant des dettes n’est pas trop important par rapport au montant des capitaux
propres. Plus il est élevé, plus l’entreprise est endettée
Ratio de capacité d’endettement= DLMT /CP
2.2. Ratios de liquidité
Les ratios de liquidité évaluent la capacité de l’entreprise à faire face à des
engagements à brève échéance par la mise en œuvre du fond de roulement et la
liquidation progressive des éléments de l’actif circulant. On distingue les ratios suivants :
I. Ratio de liquidité générale
Ce ratio traduit la capacité de remboursement global à court terme de
l’entreprise. En effet, il confronte l’ensemble des liquidités potentielles (actifs
transformables en monnaie à court terme) à l’ensemble des exigibilités potentielles
(dettes remboursable à court terme).Ce ratio doit être supérieur à 1.
-39-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
Ratio de liquidité générale=actif circulant / dettes à court terme
RLG=AC / DCT
II. Ratio de liquidité réduite
Ce ratio traduit également la capacité de remboursement à court terme de
l’entreprise en comparant les éléments les plus liquides de l’actif circulant aux
dettes à court terme. Ce ratio doit être compris entre 0,3 et 0,5.
Ratio de liquidité réduite= valeurs réalisables+ valeurs disponibles/dettes à court terme
RLR = VR + VD / DCT
III. Ratio de liquidité immédiate
Il permet d’apprécie la part des dettes à court terme qui peut être
remboursée dans l’immédiat. Ce ratio doit être compris entre 0,2 et 0,3
Ratio de liquidité immédiate= valeurs disponibles/dettes à court terme
RLI = VD / DCT
2.3. Ratios de rentabilité
Les ratios de rentabilité mesurent l’efficacité générale de la gestion d’après les
revenus des ventes et des investissements ; en effet à l’aide de ces ratios, l’analyse
pourra porter un jugement sur les résultats obtenus par l’entreprise qui sont le fruit
d’une politique de gestion.
1- Ratio de rentabilité économique
Elle rapporte le capital économique aux flux de résultat général par
l’exploitation. Elle permet d’apprécier si une opération dégagera un cout pour
l’entreprise ou au contraire permettra de réalisé un excèdent.
La rentabilité économique mesure donc l’efficacité des moyens de production
mis en œuvre dans le cadre de son activité.
Elle est mesurée par le rapport suivant :
Ratio de rentabilité économique=résultat net +IBS + impôts et taxes + charges
financière / capitaux permanents
-40-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
2- Ratio de rentabilité financière
« La rentabilité financière est un indicateur de la mesure de création de
valeur pour l’actionnaire ».5
Ce ratio permet de mesurer la rentabilité des capitaux propres c’est-à-dire, qu’il permet
d’apprécier le bénéfice qui revient aux associes, par rapport aux fond qu’ils ont engagé au
cours des années précédentes. Elle est appelée aussi la rentabilité des capitaux investis.
Elle est mesurée par le rapport suivant :
Ratio de rentabilité financière= résultat net de l’exercice / capitaux propres
2.4. Ratios de gestion (Rotation)
Ils sont appelés ratio d’exploitation ou d’activité, permettent de mesurer la
rotation des composants du besoin en fond de roulement(les stocks, les créances,
les dettes à court terme). Ils expriment le rythme de renouvèlement de ses
composante, en d’autre termes combien de fois ses éléments varient pondant
l’année, ils permettent par ailleurs de mesurer la capacité de composante de besoin
en fond de roulement à ce transformer en liquidité, nous retrouverons :
a) Le délai de rotation des stocks
Il permet de calculer la vitesse moyenne de renouvellement des stocks.
Pour une entreprise industrielle :
Délai de rotation des stocks= (stock moyen / consommation hors taxe)*12 …(En mois)
Avec : stock moyen = (stock initial+ stock final)/2
Pour une entreprise commerciale :
Délai de rotation des stocks= (stock moyen / achat hors taxe)*12 …(En mois)
Ce délai peut être calculé en jours, pour cela il suffit de le multiplier par 360
(l’année commerciale).
b) Le délai de règlements-clients
Son objectif consiste à calculer la durée moyenne de règlement des clients.
Délai de règlement client= (clients et comptes rattaches /chiffre d’affaire « TTC »)*
12 (En mois)
5 ALAIN MARION, analyse financière ; concepts et méthodes, 2 eme édition, DOUNOD, Paris 2001, page 167.
-41-
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
Ce délai peut être calculé en jours, pour cela il suffit de le multiplier par 360
(l’année commerciale).
c) Le délai de règlements- fournisseurs
Permet d’estimer la moyenne de règlement fournisseur, c’est-à-dire le délai
moyen de paiement de l’entreprise.
Délai de règlement fournisseur= (fournisseurs et comptes rattaches / achats «
TTC »)*12 …(en mois)
Ce délai peut être calculé en jours, pour cela il suffit de le multiplier par 360
(l’année commerciale).
-42-
Chapitre III
Les autres outilles de l’analyse
financière
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Chapitre III : Les autres outils de l’analyse financière
Section 01 : Analyse de l’activité et de la rentabilité
1. Les soldes intermédiaires de gestion
1.1. Définition et objectif
L’analyse quantitative de l’activité et de la performance économique de
l’entreprise, amène l’analyse financière à calculer à partir du compte de résultat, des
soldes intermédiaire de gestion (SIG) représentant chaque étape dans la formation
du résultat.
Le calcul des soldes intermédiaires de gestion permet :
De comprendre la formation du résultat net en le décomposant ;
D’apprécier la création de richesse générée par l’activité de l’entreprise.
De décrire la répartition de la richesse créée par l’entreprise entre les
salariés et les organismes sociaux, les apporteurs des capitaux et
l’entreprise elle-même ;
De suivre dans l’espace et dans le temps, l’évolution de la performance et de
la rentabilité de l’activité de l’entreprise à l’aide de ratios d’activité, de
profitabilité et de rentabilité.
Le tableau des soldes intermédiaires de gestion comprend neuf soldes successifs
obtenus par différences entre certains produits et certaines charges.
Les trois premiers soldes sont destinés à l’analyse de l’activité de l’entreprise,
alors que les six suivants sont consacrés à l’analyse du résultat.
Les soldes intermédiaires de gestion permettent d’analyser le
fonctionnement de l’entreprise sur plusieurs plans :
L’activité ; la production de valeur par l’entreprise ; la productivité des travailleurs
; l’efficacité du capital ; l’évaluation du profit. Afin de faciliter l’analyse des soldes
intermédiaires et de comparer leur évolution sur deux exercices successifs, il est
possible de faire apparaître les montants respectifs en N et N-1.
-43-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
1.2. Les différents soldes intermédiaires de gestion1
La marge commerciale
Elle s’obtient par différence entre les ventes de marchandises et le cout
d’achat des marchandises vendues.
La marge commerciale, appelée encore marge brute, concerne uniquement les
entreprises commerciales ou celles ayant une activité commerciale. Elle mesure les
ressources d’exploitation de l’entreprise. C’est un indicateur permettant de suivre
l’évolution d’une politique commerciale.
Marge commerciale = ventes de marchandises et des produits fabriqués+
vente de prestations de services et de produits annexes – marchandises
consommées – frais accessoires d’achat + – variations de stocks de
marchandises – rabais, ristournes et remises obtenus sur marchandises.
MC = C/70 – C/600 – C/608 +– C/6030 – C/6090
Production de l’exercice
La production de l’exercice ne concerne que les entreprises de production. Elle
évalue le niveau d’activité de production de l’entreprise.
La production de l’exercice représente l’ensemble de l’activité de production de la
période. Elle est constituée :
De la production vendue ;
De la production stockée ;
De la production immobilisée (celle que l’entreprise a
fabriquée pour elle-même.
Production de l’exercice = (production vendue + production stockée +
production immobilisée).
PE = C/72 + C/73
1
BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils du diagnostic
financier, 6eme édition Gualino, paris 2002, pages 53, 54, 55 et 56.
-44-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
La valeur ajoutée
La valeur ajoutée est égale à la différence entre la production globale de
l’entreprise (marge commerciale plus production de l’exercice) et les consommations
de biens et services en provenance des tiers.
La valeur ajoutée évalue la dimension économique de l’entreprise. Elle détermine la
richesse créée et constituée par le travail du personnel et par l’entreprise elle-même.
Elle mesure le poids économique de l’entreprise.
La valeur ajoutée = MC + PE – matières et fournitures consommées – services
extérieurs VA = MC ± C/724 + C/73 – C/601 – C/602 ± C/6031 ± C/6032 – C/604 –
C/605 – C/607 – C/ 608 – C/6091 à C/6098– C/61 – C/62
L’excédent brut d’exploitation
Il représente la part de la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et aux apporteurs
de capitaux (associés et prêteurs).il indique la ressource générée par l’exploitation de
l’entreprise indépendamment :
De la politique d’amortissements (dotations) ;
Du mode de financement (charges financières).
Il détermine la capacité de l’entreprise à se développer.
L’excédent brut d’exploitation = VA + subventions d’exploitation – charges de
personnel – impôts, taxes et versements assimilés
EBE = VA + C/74 – C/63 – C/ 64
L’excédent brut d’exploitation peut être négatif, il s’agit alors d’une insuffisance
brute d’exploitation (IBE).
Le résultat d’exploitation
Le résultat d’exploitation (RE) représente le résultat généré par l’activité qui conditionne
l’existence de l’entreprise. Il mesure la performance industrielle et commerciale de
l’entreprise indépendamment de sa politique financière et des opérations exceptionnelles.
Le résultat d’exploitation constitue un résultat économique net.
-45-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Résultat d’exploitation = EBE + autres produits opérationnels + reprise sur
pertes de valeur et provisions – autres charges opérationnels – dotations aux
amortissements, provisions et perte de valeur
RE = EBE + C/75 + C/78 – C/65 – C/68
Le résultat courant avant impôt
Le résultat courant avant impôt est égal au résultat d’exploitation majoré des
produits financiers et minoré des charges financières.
Le résultat courant avant impôt mesure la performance de l’activité économique et
financière de l’entreprise. Il est intéressant de le comparer au résultat d’exploitation
pour analyser l’incidence de la politique financière sur la formation du résultat.
Résultat courant avant impôt = résultat d’exploitation + produits
financier – charges financière
RCAI = RE + C/76 – C/66
Le résultat exceptionnel
Le résultat exceptionnel est calculé par différence entre les produits
exceptionnels et les charges exceptionnelles.
Le résultat exceptionnel n’est pas calculé à partir d’un solde précédent. C’est le
résultat des opérations non courantes de l’entreprise. Il peut refléter la politique
d’investissement de l’entreprise si les cessions d’immobilisations sont significatives.
Résultat exceptionnel = produits exceptionnels – charges
exceptionnelles Résultat exceptionnel = C/77 – C/67
Le résultat net de l’exercice
Le résultat net de l’exercice est déterminé par la somme du résultat courant et du
résultat exceptionnel déduction faite de la participation des salariés aux résultats de
l’entreprise et de l’impôt sur les sociétés.
-46-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Le résultat net de l’exercice indique ce qui reste à la disposition de l’entreprise
après versement de la participation des salariés et paiement de l’impôt sur les
sociétés, ou encore le revenu des associés après impôt.
Résultat net de l’exercice = RCAI + résultat exceptionnel
Le résultat sur cessions d’éléments d’actif immobilisés
Ce solde est à rapprocher de la notion de plus et moins values réelles pour des
opérations de cessions d’éléments de l’actif immobilisé, effectuées pendant
l’exercice et présentant un caractère exceptionnel.
Il s’agit d’une information complémentaire.
Résultat sur cession d’élément d’actif immobilisé = produits des
cessions d’éléments d’actif- valeur comptable des éléments d’actif cédés
-47-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
2.3. Présentation de tableau des SIG
Tableau N°10 : tableau des calculs des SIG.
Produits/charges Année Année
«n» « n-1 »
Ventes de marchandises
- Achats de marchandises
- Variation des stocks des marchandises
Marge commercial
Production vendue
+ Production stockée
+ Production immobilisée
Production de l’exercice
Marge commercial
+ Production de l’exercice
- Consommation de l’exercice en provenance de tiers
Valeurajoutée
Valeurajoutée
+ Subventions d’exploitation
- Charge de personnel
- Impôt et taxes
Excédent brut d’exploitation
Excédent brut d’exploitation
- Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions d’exploitation
+ Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions d’exploitation
- Autres charges
+ Autresproduits
Résultatd’exploitation
Résultatd’exploitation
+ Produits financiers
- Charges financières
Résultat courant avantimpôt
Produitsexceptionnels
- Charges exceptionnelles
Résultatexceptionnel
Résultat courant avant impôt
+ Résultat exceptionnel
- Participation des salaries
- Impôt sur les bénéfices
Résultat net de l’exercice
Produits des cessions d’éléments d’actif
- Valeur comptable des éléments d’actif cédés
Plus-values et moins-values sur cession d’éléments d’actif
Source : réalisé par nous-mêmes.
-48-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
1.4. Les retraitements2
Les analyses financières de bilans retraitent certains postes des soldes
intermédiaires de gestion du plan comptable général afin de donner à ces derniers
une approche plus économique.
1. Les retraitements relatifs aux charges de personnel
Le personnel intérimaire et la participation des salariés aux résultats sont intégrés
aux charges de personnel afin de déterminer le coût du facteur de travail. Ceci a
pour conséquence de modifier la valeur ajoutée et l’excédent brut d’exploitation.
2. Les retraitements relatifs au crédit-bail
Le crédit-bail est considéré comme une acquisition financière financée
par un emprunt.
En conséquence, la redevance de crédit-bail est scindée en dotations aux
amortissements et en charges d’intérêt. Ces retraitements donnent une meilleure
image du coût du capital technique. La valeur ajoutée, le résultat d’exploitation et le
résultat courant avant impôt se trouvent modifiés.
3. Les retraitements relatifs aux subventions d’exploitation
Les subventions d’exploitation sont intégrées dans la valeur ajoutée. Elles sont
traitées comme des compléments de chiffre d’affaires.
4. Les retraitements relatifs aux impôts et taxes
Les impôts, taxes et versements assimilés sont intégrés aux consommations de
l’exercice en provenance des tiers ; la valeur ajoutée est alors modifiée.
2. Capacité d’autofinancement
2.1. Définition et objectifs
La capacité d’autofinancement (CAF) représente l’ensemble des ressources de
financement internes dégagé par l’entreprise durant l’exercice, et dont elle pourrait se servir
pour assurer les besoins financiers inhérents à son développement et à sa pérennité.
Elle représente le flux potentiel de trésorerie dégagé par son activité, au
cours d’un exercice, et destiné à son financement propre, et à la rémunération
de ses associés et actionnaires.
2
BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils du diagnostic
financier, 6eme édition Gualino, paris 2002, page63.
-49-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Expressions voisines : « cash flow » (flux de trésorerie), et « MBA »
(marge brute d’autofinancement).
C’est une ressource interne obtenue à l’issue des opérations de gestion de
l’entreprise, hors opérations de cession, par différence entre encaissements de produits
et décaissements de charges, ou produits encaissables et charges décaissables.
Elle permet à l’entreprise de financer par ses propres moyens :
La rémunération des associés ;
Le renouvèlement des investissements ;
L’acquisition de nouveaux investissements ;
L’augmentation de sa marge de sécurité financière ;
Le remboursement des emprunts ;
La couverture des pertes probables et des risques.
La capacité d’autofinancement mesure la capacité de développement de l’entreprise,
son degré d’indépendance financière, et donc son potentiel d’endettement.
2.2. Méthodes du calcul de la CAF
La capacité d’autofinancement se détermine a partir du tableau des SIG, elle
peut être évaluée selon deux méthodes :
La methods oustractive
La méthode soustractive explique la formation de la CAF à partir de l’excédent brut
d’exploitation (ou l’insuffisance), qui s’obtient par différence entre les produits
encaissables et les charges décaissables de l’activité d’exploitation :
Excédent brut d’exploitation (ou insuffisance)
+ Transfert de charges (d’exploitation)
+ Autresproduits (d’exploitation)
– Autres charges (d’exploitation)
± Quotes-parts de résultat sur opération faites en commun
+ Produits financiers (a)
– Charges financières (b)
+ Produitsexceptionnels (c)
– Charges exceptionnelles (d)
– Participation des salariés aux résultats
– Impôts sur les bénéfices
= Capacitéd’autofinancement
(a) Sauf reprises sur dépréciations et provisions
-50-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
(b) Sauf dotations aux amortissements, dépréciations et provisions financiers.
(c) Sauf : - produits de cession d’immobilisations ;
- quotes- parts des subventions d’investissement virées au résultat de l’exercice ;
- Reprises sur dépréciations et provisions exceptionnelles.
(d) Sauf : - valeur comptable des immobilisations cédées ;
- Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions exceptionnelles.
La méthode additive
Le calcul s’effectue à partir des éléments suivants :
Résultat net de l’exercice
+ Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions (d’exploitation,
financières et exceptionnelles)
– Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions (d’exploitation,
financières et exceptionnelles)
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés
– Produits des cessions d’éléments d’actif immobilisés
– Quotes-parts des subventions d’investissement virées au résultat de
l’exercice = Capacité d’autofinancement
3. l’autofinancement
3.1. Définition et calcul
L’autofinancement correspond au reste de capacité d’autofinancement
après avoir distribué les dividendes aux associés :
Autofinancement = capacité d’autofinancement – dividendes payés en « N »
L’auto financement est consacré :
A maintenir le patrimoine et le niveau d’activité ;
A financer une partie de la croissance.
-51-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
4. l’effet de levier
4.1. Définition et calcul
A- Définition
« L’effet de levier désigne l’impact de l’endettement sur les capitaux propres,
l’effet de levier prend uniquement de la structure financière de l’entreprise ».3
L’effet de levier est le multiplicateur de l’endettement sur la rentabilité économique.
C’est donc la traduction de la sensibilité du résultat net à l’évolution de l’endettement,
il établit alors une relation entre la rentabilité économique et la rentabilité financière.
B- Principe de l’effet de levier
Lorsque une entreprise s’endette et investi les fond empruntés dans son outil industriel et
commercial, elle obtient sur ce montant un certain résultat économique, normalement
supérieur aux charges financières de l’endettement, sinon ce n’est pas la penne d’investir.
L’entreprise réalise donc un surplus, la différence entre la rentabilité économique et
le cout d’emprunt sur la somme empruntée, ce surplus revient aux actionnaires et
gonfle la rentabilité financière des capitaux propres. L’effet de levier de l’endettement
augmente la rentabilité financière.
C- Calcul de l’effet de levier
L’effet de levier peut s’exprimer de la façon suivante :
Rentabilité financière = rentabilité économique + effet de levier
= Re × (1–T) + (Re – i) × L × (1 – T)
Tel que :
Re : rentabilité économique.
T : taux d’imposition.
I : cout moyen de la dette.
L : levier, soit dettes/ capitaux propres.
3
BAREAU et J.DELAHYE, analyse financière, 4ème édition DUNOUD, Paris, 1995, page 74.
-52-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
d- Interprétation de l’effet de levier4
Sachant que l’endettement a une influence sur la rentabilité des capitaux investis,
l’analyse du levier financier permet de mesurer l’effet positif ou négatif de l’endettement
sur la rentabilité, en comparant le coût de l’endettement à la rentabilité économique.
Trois situations peuvent se présenter :
L’effet de levier positif
Lorsque l’effet de levier est positif, la rentabilité des capitaux propres
croît avec l’endettement :
Taux d’intérêt Des emprunts < Taux de rentabilité économique = Augmentation
du taux de rentabilité des capitaux propres
L’effet de levier négatif
Lorsque l’effet de levier est négatif, le coût de l’endettement n’est pas couvert
par la rentabilité économique :
Taux d’intérêt des emprunts > Taux de rentabilité économique = Diminution
du taux de rentabilité des capitaux propres
L’effet de levier nul
Lorsque l’effet de levier est nul, l’endettement est neutre par rapport à la
rentabilité des capitaux propres :
Taux d’intérêt des emprunts = Taux de rentabilité économique = Taux de
rentabilité des capitaux propres maintenu
4
BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils du diagnostic
financier, 6eme édition Gualino, paris 2002, page 210.
-53-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Section 02 : Le tableau de financement et la trésorerie
L’analyse dynamique constitue un complément indispensable à l’analyse statique. Elle
étudie les différents flux enregistrés par l’entreprise sur une période donnée. On rassemble
dans cette catégorie l’étude des tableaux de financement et des flux de trésorerie.
1. Tableau de financement5
1.1. Définition
Le tableau de financement désigne l’état comptable des flux de trésorerie
d’emplois mobilisés et de ressources dégagées par une entreprise au cours d’un
exercice comptable passé.
Objectifs de tableau de financement
Le tableau de financement fait apparaitre les mouvements, les flux monétaires ou
variation d’emplois et de ressources survenus pendant l’exercice afin d’expliquer l’origine
de la variation du fond de roulement net global et d’analyser l’utilisation de cette variation.
Le tableau de financement permet de connaitre :
Les opérations qui ont contribué à l’évolution du patrimoine au cours d’un exercice ;
Les réalisations d’investissements et de désinvestissements ;
Les moyens de financement utilisés ;
Les dividen des distribués ;
L’évolution des éléments du cycle d’exploitation.
5
BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils du diagnostic
financier, 6eme édition Gualino, paris 2002, pages 149 à 161.
-54-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
1.2. Structure de tableau de financement
Le tableau de financement est structuré en deux parties :
Figure N° 07 : représentation de la structure de tableau de financement
Tableau de financement
1erepartie 2emepartie
Tableau des emplois et des ressources Tableau des variations du fonds de roulement
Comparaison des ressources durables Utilisation de la variation du fonds de roulement
et des emplois stables net global
= =
Variation du fonds de roulement net global Variation du fonds de roulement net global
De sens contraire
A- Le tableau des emplois-ressources
La première partie du tableau de financement permet d’expliquer comment les
emplois stables réalisés au cours de l’exercice ont été financés et comment s’est
formée la variation du fonds de roulement net global (évaluation de l’augmentation ou
de la diminution du fonds de roulement net global).
Les emplois stables
Les emplois stables réalisés durant l’exercice comprennent essentiellement :
Les dividendes distribués ;
Les investissements ; (l’acquisition des éléments d’actif immobilisés)
Les remboursements des dettes financières.
-55-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Les ressources durables
Les ressources durables obtenues au cours de l’exercice
comprennent : La capacité d’autofinancement ;
Cession ou réduction d’éléments d’actif immobilisé ;
Augmentation des dettes financières ;
Augmentation des capitaux propres.
La variation du fonds de roulement net global s’obtient de la manière suivante :
Ressources durables de l’exercice – emplois durables de l’exercice = du FRNG
Si :
Ressources durables de l’exercice >emplois durables de l’exercice = ressources nette (+)
Augmentation du FRNG
Si :
Ressources durables de l’exercice <emplois durables de l’exercice = emploi net (-)
Diminution du FRNG
L’utilité du tableau des emplois et des ressources (1èrepartie)
La première partie de tableau de financement permet d’apprécier :
- La politique d’investissement (acquisition, produits de cession).
- La politique de financement des investissements (externe, interne).
- La capacité de remboursement (CAF).
- La politique d’autofinancement (CAF, distribution de dividendes).
- Les conditions de l’équilibre financier d’après l’approche fonctionnelle.
-56-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Tableau N°11 : présentation de la première partie de TF.
Emplois N N-1 Ressources N N-1
Distributions misesen Capacité d’autofinancement
paiement au cours de l’exercice de l’exercice
Acquisitions d’éléments de Cession ou réduction
l’actifimmobilisés : d’éléments de l’actif
- Immobilisation incorporelles immobilisé :
- Immobilisations corporelles Cessions d’immobilisations :
- Immobilisations financières -Incorporelles
Charges à répartir sur plusieurs -corporelles
exercices (a) Cessions ouréductions des
Réductions des capitaux Immobilisations financières
propres(réduction de capital, Augmentation des capitaux
retraits) propres :
Remboursement des dettes Augmentation de capital ou
financières (b) Apports
Augmentation des autres
Capitaux propres
Augmentation des dettes
financière (b) (c)
Total des emplois X X Total des ressources X X
Variation du fonds roulement Variation du fonds
net global (resource nette) roulement net global
(emploi net)
(a) Montant brut transféré au cours de l’exercice.
(b) Sauf concours bancaires courants et soldes créditeurs bancaires.
(c) Hors primes de remboursement des obligations.
B- Tableau des variations du fonds de roulement net global
La deuxième partie du tableau de financement explique comment la variation
positive du FRNG a été utilisée ou comment la variation négative du FRNG a été
couverte en faisant apparaitre trois catégories de variations :
Les variations du fonds de roulement d’exploitation ;
Les variations du fonds de roulement hors exploitation ;
Les variations de la trésorerie nette.
Source : BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils du diagnostic
financier, 6emeéditionGualino, paris 2002, page 153.
-57-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
La variation du fonds de roulement net global s’obtient de la manière suivante :
FRNG = BFR d’exploitation + BFR hors exploitation + trésorerie
Figure N°08 : Représentation des variations du fonds de roulement net
Ressources durables – Emplois stables
=
Variation du FRNG
=
BFR(ou dégagement) + Trésorerie nette
La variation du fonds de roulement net global déterminée dans le tableau(2)
doit être identique à celle calculée dans le tableau (1) mais de signe contraire.
L’utilité du tableau de financement (deuxième partie)
Elle permet d’apprécier :
- La gestion du cycle d’exploitation de l’entreprise et par conséquent, les
politique de stockage, de crédits clients et fournisseurs ;
- les conditions de l’équilibre financier d’après l’approche fonctionnelle ; et de
connaitre l’origine des variations constatées.
-58-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Tableau N° 12 : présentation de la deuxième partie du TF.
Exercice
Variation du fonds de roulement net global Exercice N N-1
Besoin Dégagement Solde Solde
1 2 2–1
Variation « Exploitation » :
-Variation des actifsd’exploitation :
Stocks et en- cours
Avances et acomptes versés sur commandes
Créances clients, comptes rattachés et autres
créancesd’exploitation (a)
-Variation des dettesd’exploitation :
Avances et acomptes reçus sur commandes en
Cours
Dettes fournisseurs, comptes rattachés et autres
dettesd’exploitation (b)
Totaux ……………………………………………………………. X X
A. variation nette « Exploitation » : (c)……………………. ±X ±X
Variation « Hors exploitation » :
- variation des autres débiteurs (a) (d)
- variation des autres créditeurs (b)
Totaux……………………………………………………………… X X
B. variation nette « Hors exploitation »(c)………………. ±X ±X
Total A + B :
Besoin de l’exercice en fonds de roulement……………. –X –X
Ou
Dégagement net de fonds de roulement dans
l’exercice………………………………………………………………… +X +X
Variation « Trésorerie » :
-Variation de disponibilités
-Variations des concours bancaires courants et
soldescréditeurs de banques
Totaux…………………………………………………………………… X X
C. variation net « Trésorerie » (c)……………………………. ±X ±X
Variation du fonds de roulement net global
(Total A+B+C)
Emploi net……………………………………………………………. – –
Ou
Ressourcenette……………………………………………………. + +
Source : BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils du diagnostic
financier, 6emeéditionGualino, paris 2002, page 16
-59-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
(a) y compris charges constatées d’avance selon leur affectation à l’exploitation ou non.
(b) y compris produits constatés d’avance selon leur affectation à l’exploitation ou non.
(c) les montants sont assortie du signe (+) lorsque les dégagements l’emportent
sur les besoins et du signe (-) dans le cas contraire.
(d) y compris valeur mobilières de placement.
2. Le tableau des flux trésorerie 6
2.1. Définition
Le tableau des flux de trésorerie est un document de synthèse qui fait partie de
l’annexe consolidée dont l’objectif est d’explique la variation de trésorerie. Il
renseigne sur les encaissements et les décaissements réalisés pour une période.
Le tableau des flux de trésorerie permet :
D’apprécier Les conséquences des choix stratégiques des dirigeants sur la trésorerie
del’entreprise.
D’évaluer La solvabilité de l’entreprise.
D’analyser L’origine de l’excédent ou du déficit de trésorerie.
D’étudier L’utilisation des ressources de trésorerie.
De mesurer Le besoin de financement externe.
D’effectuer Des provisions.
6
BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils du diagnostic
financier, 6eme édition Gualino, paris 2002, pages 182, 183.
-60-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
2.2. Construction de tableau des flux de trésorerie
La structure du tableau des flux de trésorerie
Le tableau des flux de trésorerie fait apparaître trois catégories de flux de trésorerie
classés selon leur fonction, ainsi que la variation de trésorerie qui en découle.
Encaissements et décaissements liés au cycle d’exploitation,
Flux de trésorerie aux Charges et produits financiers et exceptionnels, à la
Liés à l’activité participation des salariés et à l’impôt sur les sociétés.
Encaissements et décaissements destinés à acquérir ou à
Flux de trésorerie
céder des biens ou des créances classés en immobilisations,
une part du capital d’autres entreprises ; à consentir ou à
Liés aux opérations
obtenir le remboursement de prêts ou d’avances.
D’investissement
Flux de trésorerie Encaissements et décaissements liés au financement
Liés aux opérations externe de l’entreprise (augmentation de capital,
De financement nouveaux emprunts, subventions d’investissement,
remboursement d’emprunts, dividendes,…)
-61-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Tableau N° 13 : présentation du tableau des flux de trésorerie.
Flux de trésorerie liés à l’activité
Résultat net des sociétés
intégrées……………………………………………………………… Elimination
des charges et produits sans incidence sur la trésorerie ou non liés à l’activité :
- Amortissements et provisions (1)……………………………………………………………….
- Variation des impôts différés……………………………………………………………………..
- Plus- values de cession, nettes d’impôt………………………………………………………
Marge brute d’autofinancement des entreprises intégrées…………………………. Dividendes
reçus des sociétés mises en équivalence*…………………………………………………….
Variation du besoin en fond de roulement lié à l’activité (2)………………………..
Flux net de trésorerie généré par l’activité
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement
Acquisition d’immobilisations………………………………………………………………………
Cession d’immobilisations…………………………………………………………………………..
Incidence de la variation de périmètre (3)*………………………………………………….
Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement
Dividendes versés aux actionnaires de la société mère*……………………………….
Dividendes versés aux minoritaires des sociétés intégrées *………………………….
Augmentation de capital en numéraire………………………………………………………..
Emissions d’emprunts………………………………………………………………………………….
Remboursement d’emprunt…………………………………………………………………………
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement
Variation de trésorerie
Trésorerie d’ouverture…………………………………………………………………………………
Trésorerie de clôture……………………………………………………………………………………
Incidence des variations de cours des devises *…………………………………………….
(1) A l’exclusion des provisions sur actif circulant.
(2) A détailler par grandes rubriques (stocks, créances d’exploitation, dettes d’exploitation).
(3) Prix d’achats ou de ventes augmentés ou diminué de la trésorerie acquise ou
versée. A détailler dans une note annexe.
*
Rubrique propre au tableau consolidé.
Source : BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils du
diagnostic financier, 6emeédition Gualino, paris 2002, page 185.
-62-
Partie I : l’aspect théorique sur l’analyse financière
Conclusion
Dans le contenu de cette première partie théorique, on a exposé les notions de
base et les différentes méthodes de l’analyse financière qui nous a permis de
rassembler l’ensemble des connaissance ( le savoir) nécessaire à la compréhension
des techniques à mettre en œuvre pour étudier l’activité, la rentabilité et le
financement de l’entreprise, qui fera l’objet de la partie suivante qui est réservée à
l’étude de cas au sein de La société GROUPE SONELGAZ.
-63-
Conclusion générale
Conclusion générale
Les principaux résultats issus de cette analyse dynamique à travers les
indicateurs de l’équilibre financier et les différents ratios montrent que la situation
financière de la société GROUPE SONELGAZ est saine. Ainsi La croissance
réalisée par la société SONALGAZ en termes d'activité a été accompagnée par une
croissance proportionnelle de la rentabilité économique et financière, aussi une
structure financière saine avec des capitaux propres en progression d'une année à
l'autre.
En plus de ces performances réalisées, la présence de ratios de liquidité qui
sont supérieurs aux normes, démontre que l’entreprise est capable de couvrir ses
dettes à court terme par l’actif circulant, on constate aussi un effet d’amplification
favorable de l’endettement sur la rentabilité des capitaux propres.
Il ressort de cette analyse les points suivants concernant la situation de
l'entreprise étudiée :
-Notoriété et bonne image de marque et situation financière saine.
-Importante capacité d'endettement.
-La diversification des produits contribue réduire les risques, à améliorer les
marges et limiter la dépendance vis-à-vis des tiers.
- présence d’un effet de levier
- Développement en amont industriel en investissant dans l’agriculture
notamment en produisant de la graine oléagineuse.
- Ouverture de nouveaux marchés
- les bénéfices offerts par l'introduction en bourse en termes de rentabilité (avantage
fiscale) et en termes de notoriété.
- Dépendance vis-à-vis des partenaires pour la matière première
Approvisionnement en majorité en devises (risque de change)
-109-
Bibliographie
Bibliographie
Ouvrage :
AHMED BOUKHLIFA, Analyse financière, édition Berti, Alger 1996.
eme
BAREAU et J. DELAHYE, Analyse financière, 4 édition DUNOD, Paris 1995.
BEATRICE et FRANCICE GRANDGUILLOT, analyse financière, les outils
du diagnostic financier, 6eme édition Gualino, paris 2002.
CONGO. P, Gestion financière de l’entreprise, Edition DUNOD, Paris 2000.
eme
ELIE.COHEN, Analyse financière, 5 édition ECONOMICA, paris 2004.
ELIE. COHEN, Gestion financière de l’entreprise et développement
financier, édition EDICEF, Paris 1991.
FERRI BRIQUET, Les plans de financement, édition-Economical 1997.
eme
HUBERT DE LA BRUSLERIE, analyse financière, 4 édition DUNOD, paris 2010.
JEROME CABY et JACKY KOËHL, analyse financière, édition Pearson, France 2006.
ere
LAHILLE.JP, Analyse financière « aide-mémoire », 1 édition DALLOZ, Paris 2001.
e
MARION. Alain, Analyse financière concepts et méthodes, 4 édition
DUNOD, Paris 2007.
eme
PATRICE VIZZAVONA, gestion financière, 9 édition Berti, Alger 2004.
SOPHIE DESCOTES, Principes comptable et analyse financière, édition
DUNOD, Paris 2010.
TAZDAIT. A, Maitrise de système comptable financier, 1ereédition ACG, Alger 2009.
Thèses et Mémoires :
ABDES NASSIM, BAIK NABILL et BELGAID SOFIANE, analyse financière
comme moyen de gouvernance de l’entreprise ; cas ENIEM.
AISSANI FAHEM et FELKAI HALIM, diagnostic financier de l’entreprise ;
cas de la DRGB.
AZZOUGUI DOUADI et BAKHAT AGHILES, analyse de la structure financière
et de la rentabilité d’une entreprise ; cas NAFTAL, district carburant de Bejaia.
MOUSSACEB AZZEDDINE et NACERALLAH LAID, analyse de la santé
financière d’une entreprise ; cas DRGB, direction régionale de Bejaia.
Documents Officiels :
Journal officiel N°19 du 25/03/2009 portant le système comptable
financier (téléchargement sur le net).
Liste des tableaux
LISTE DES TABLEAUX
Tableau N°01 : utilisateurs de l’analyse financière …………....………………..………04
Tableau N°02 : Présentation de l’actif du bilan comptable……………..………………….08
Tableau N°03 : Le compte de résultats……………………………………...………………13
Tableau N°04 : La structure standard du bilan financier……………………....…………..17
Tableau N°05 : La structure standard du bilan des grandes masses………...…………..18
Tableau N°06 : les principaux reclassements des postes du bilan comptable…………..25
Tableau N°07 :L’intégration des éléments hors bilan……………………......….………….26
Tableau n°08 : la présentation du bilan financier après les retraitements............……..27
Tableau N°09 : présentation des causes de variation de FRN………...…………......…..31
Tableau N°10 : tableau des calculs des SIG……………………………………...…….......46
Tableau N°11 : présentation de la première partie de TF…………………………..……...55
Tableau N° 12 : présentation de la deuxième partie du TF…………………………….....57
Tableau N° 13 : présentation du tableau des flux de trésorerie…………………………...60
Tableau N° 14 : Présentation des bilans comptables (actif) des années 2015,
2016,2017……………………………………………………………………………………….72
Tableau N° 15 : présentation des bilans comptables (passif) des années 2015,
2016,2017…....................................................................................................................73
Tableau N° 16 : Bilans condensés 2015……………………..…………………………......74
Tableau N° 17 : Bilans condensés 2016…......................................................................74
Tableau N° 18 : Bilans condensés 2017………..............................................................75
Tableau N° 19 : l’évolution du FR par le Haut du Bilan……………...............................75
Tableau N° 20 : l’évolution du FR par le Bas du bilan………….......................................77
Tableau N°21 : l’évolution du besoin en fonds de roulement ……………………………..78
Tableau N°22 : l’évolution de la trésorerie …………………………………………............78
Tableau N°23 : comptes de résultat ( 2015,2016,2017 )…………………………………..79
Tableau N°24 : la production des exercices 2015,2016,2017……………………………..80
TableauN°24.1 : variation de la production des exercices 2015,2016,2017…........
Tableau N°25 : la consommation d’exercices 2015,2016,2017………………...................81
Tableau N°25.1 :variation de la consommation d’exercices 2015,2016,2017...................81
Tableau N°26 : la valeur ajoutée des exercices 2015,2016,2017………………………....81
Tableau N°26.1 :variation de la valeur Ajoutée des exercices 2015,2016,2017...……….82
Tableau N°27 : L’EBE des exercices 2015,2016,2017……………………………………….82
Tableau N°27.1 :Variation de L’EBE des exercices 2015,2016,2017………………...........82
Tableau N°28 : le résultat opérationnel durant 2015,2016,2017 ……………………………82
Tableau N°28.1 :variation du Résultat opération durant 2015,2016,2017………..............83
Tableau N°29 : le résultat financier durant 2015,2016,2017…………………..……………..83
Tableau N°29.1 : variation du résultat financier durant 2015,2016,2017………..................83
Tableau N°30 : le résultat ordinaire avant impôt durant 2015,2016,2017.....……………….83
Tableau N°30.1 : variation du résultat avant impôts durant 2015,2016,2017 ………………83
Tableau N°31 : le résultat ordinaires avant impôts durant 2015,2016,2017………………...83
Tableau N°31.1 : variation de résultat ordinaire avant impot 2015,2016,2017….................84
Tableau N° 32: le résultat net l’exercice durant 2015,2016,2017……………………………84
Tableau N°32.1 : variation du résultat net de l’exercice durant 2015,2016,2017…………..84
Tableau N°33 : Ratios de structure financière …………...…….....………………………….84
Tableau N°34 : Ratios de structure de liquidité ………………………………………………85
Tableau N°35 : Ratios de solvabilité……………………..………………................................85
Tableau N°36 : Ratios de rentabilité ………………..………………………….......................86
Tableau N°37 : Ratios d’exploitation …………..…………………………….........................86
Tableau N38: Ratios d’endettement…...………………………………………………………..87
Tableau N°39 : délai de Rotation des créances clients ………………..………...…………..89
Tableau N°40 : délai de rotation des dettes fournisseurs ………....………........................91
Liste des figures
LIST DES FIGURES
Figure N°01 : Le passage du bilan comptable au bilan financier……………………….18
Figure N°02 : Le retraitement des provisions pour pertes et charges………………….22
Figure N°03 : Le traitement du résultat de l’exercice si il est un gain…………………..23
Figure N°04 : représente FR >0………………………………………......……………......29
Figure N°05 : représente FR = 0……………………………………………………………30
Figure N°06 : représente FR< 0…………………………………………………………….30
Figure N° 07 : représentation de la structure de tableau de financement………………53
Figure N°08 : Représentation des variations du fonds de roulement net……………...56
Figure N°09 : organisation de la DFC…………………………………………………………
Figure N°10 : Représentation graphique du bilan condensée de l’année 2015…………
Figure N°11 : représentation graphique du bilan condensée de l’année 2016……….79
Figure N°12 : représentation graphique du bilan condensée de l’année 2017………..80
Figure N°13 : l’évolution du FR par le haut du bilan ……………………………………..81
Figure N°14 : l’évolution du FR par le bas du bilan ……………………………………...89
Figure N°15 : l’évolution du BFR de la SDA ………………………………………………90
Figure N°16 : L’évolution de la trésorerie de La SDA ……………………………………92
Figure N°17 : L’évolution de la production des exercices 2015,2016,2017……………93
Figure N°18 : consommation des exercices 2015,2016,2017…………………………..94
Figure N°19 :l’évaluation de la valeur Ajoutée des exercices 2015,2016,2017………..94
Figure N°20 :l’évaluation de l’EBE durant 2015,2016,2017……………………………...95
Figure N°21 :l’évaluation du résultat opérationnel durant 2015,2016,2017……………..95
Figure N°22: l’évaluation du résultat financier durant les années 2015,2016,2017……95
Figure N°23 :l’évaluation du résultat ordinaire avant impôts durant 2015,2016,2017….95
Figure N°24: l’évaluation du résultat net des activités avant impôt durant
2015,2016,2017………………………………………………………………………………..96
Figure N°25 : l’évaluation du résultat net des exercices durant les années
2015,2016,2017……………………………………………………………………………….96
Figure N°26 :l’évaluation des ratios de structure………………………………………….97
Figure N°27 :l’évaluation des ratios de qualité…………………………………………….97
Figure N°28:l’évaluation des ratios de solvabilité………………………………………...98
Figure N°29: l’évolution des ratios de rentabilité…………………………………………..98
Figure N°30: l’évolution des ratios d’exploitation………………………………………….99
Figure N° 31 :l’évolution des ratios d’endettement ……………………………………….99
Figure N°32 : l’évolution des ratios de gestion…………………………………………...100
Annexes
Table de matière
Introduction…………………………………………………………………………………...01
Partie I : L’aspect théorique sur l’analyse financière
Chapitre I : Les notions de base de l’analyse financière et ses documents……...04
Section 01 : notion de base de l’analyse financière………………………………………04
1. définition de l’analyse financière…...………………………………………....…...………..04
2. le but de l’analyse financière…………………………………………………………….…..04
3. Le rôle de l’analyse financière………………………………………………………….……05
4. Les agents intéressés à l’analyse financière…..……………………………..……………05
Section02 : Les sources de l’information financière…………………………………..….07
1. Le bilan comptable……………………………………………………………………....……07
1.1. Définition………………………………………………………………………....…………….07
1.2. La structure de bilan comptable…………………………………………………….……….07
1.3. La schématisation de bilan comptable …………………………………………..…………10
2. Le tableau des comptes de résultats…………………………………………….………….12
2.1. Définition…………………………………………………………..…………………………...12
2.2. La structure de CR…..………………………………………………………………………..12
2.3. Schématisations de CR..……………………………………………………………………..15
3. Les annexes……………………………………………………….….…………………….....16
Section03 : Le passage de bilan comptable au bilan financier……………………..…...17
1. Définition de bilan financier…………………………………………………………………..17
2. le rôle de bilan financier……………………..…....………………………………………….17
3. structures de bilan financier……………………..…………………………………………...17
4. Les retraitements et les reclassements des bilans………………………………………..20
4.1. Les retraitements de bilan………………………………………….....……………………..20
4.2. Les reclassements de bilan……………………………........……………………………….26
Chapitre II : Les méthodes de l’analyse financière ..……………...…………………30
Section 01 : Les indicateurs de l’équilibre financier …………………………...……....30
.
1. Le fond de roulement FR…………………………..…………………………………………30
1.1. Définition…….…………………………….…………………………………………………...30
1.2. Les différents types de fond de roulement……………………….………………………...33
1.3. Les causes de variation de fond de roulement…………….……………………...….……33
2. Le besoin en fond de roulement BFR……………………….…………………….....……..34
2.1. Définition…….………………………………………………………………………………….34
2.2. Les différents types de besoin fond de roulement………………………….……………...35
3. La trésorerie……...…………………………………………………………………….……...35
3.1. Définition…….………………………………………………………………………………….35
3.2. Calcul et interprétation………………………………………………………………………..35
Section 02 : La méthode des ratios………………………………………………………...37
1. Notions générale sur les ratios…………………………………………….....……………...37
1.1. Définition et objectif…………………………………………………...………………………37
2. Les différents types des ratios……………………………...………………………………..37
2.1. Ratios de la structure financière……………………………………………………………..38
2.2. Ratios de liquidité…………………....………………………………………………………..39
2.3. Ratios de rentabilité………..………………………………………………………………….40
2.4. Ratios de gestion (Rotation)……………………………………………………………….…41
2.5. Chapitre III : Les autres outils de l’analyse financière………....……………….........43
Section 01 : Analyse de l’activité et de la rentabilité……………………………………...43
1. Les soldes intermédiaires de gestion…………………..……………………………………..43
1.1. Définition et objectif……………………………………………………………………………43
1.2. Les différents soldes intermédiaires de gestion……………………………………………44
1.3. Présentation de tableau des SIG…………………..………………………………………..48
1.4. Les retraitements……………………………...………………………………………………49
2. Capacité d’autofinancement……………………....……………………………………........49
2.1. Définition………………………………………………………………………………………..49
2.2. Méthodes du calcul de la CAF…………………………........………………………………50
3. L’autofinancement……………………………………………………………………………..51
3.1. Définition et calcul……………………………………………………………………………..51
4. l’effet de levier………………………………………………………………………………….52
4.1. Définition et calcul……………………………....…………………………………………….52
Section 02 : Le tableau de financement et de trésorerie………………………………...54
1. Tableau de financement………………………………………………………………………54
1.1. Définition………………………………………………………………………………………..54
1.2. La structure de TF………………………………………………………...…………………..55
2. Le tableau de trésorerie…………………………………………………………..…….........60
2.1. Définition………………………………………………………………………………………..60
2.2. Construction de tableau de trésorerie……………………………………………………….61
Partie II : L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : GROUPE
SONELGAZ
Chapitre I : présentation de la société GROUPE SONELGAZ……………………….67
1. Historique et situation géographique………………………………………………………..67
2. L’organigramme de l’entreprise…………………………………………………………......76
3. présentation des différentes directions des finances……...………………………………77
4. L’activité de l’entreprise GROUPE SONELGAZ ……………………………………..……77
5. Les atouts de l’entreprise ou ses facteurs clef de succès……………………....………..78
6. Missions et objectifs………………………………………………...………………………..78
Chapitre II : L’analyse de la situation financière de l’entreprise………....…………82
Section 01 : présentation des états financiers de la SDA………..………………………82
1. Présentation des bilans comptables des années 2015,2016,2017..………………....82
2. Les Bilans condensés des années 2015, 2016, 2017……………………………83
3. étude de l’équilibre financier de la SDA…………………………………………………87
Section 02 : L’analyse de la situation de la SDA…………………………….……………91
1. Compte de résultat………………………………………………………….…………………91
2. Etude d’évolution de compte de résultat……………………..………………….………….92
3. L’analyse financière par la méthode des ratios ………………………..…………...……101
4. Conclusion générale ..…………………………………….…………………………………109
Bibliographie
Annexe