These Biskra PDF
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Thème
U
Présentée par :
MESLOUB Hayette
Thèse préparée au sein du Laboratoire de Génie Electrique de Biskra (LGEB), Université de Biskra.
ﺍﻟﺠﻤﻬﻮﺭﻳﺔ ﺍﻟﺠﺰﺍﺋﺮﻳﺔ ﺍﻟﺪﻳﻤﻘﺮﺍﻃﻴﺔ ﺍﻟﺸﻌﺒﻴﺔ
République Algérienne Démocratique et Populaire
ﻭﺯﺍﺭﺓ ﺍﻟﺘﻌﻠﻴﻢ ﺍﻟﻌﺎﻟﻲ ﻭ ﺍﻟﺒﺤﺚ ﺍﻟﻌﻠﻤﻲ
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Thème
U
Présentée par :
MESLOUB Hayette
Thèse préparée au sein du Laboratoire de Génie Electrique de Biskra (LGEB), Université de Biskra.
RESUME- ABSTRACT- ……… ﻣﻠﺨﺺ
Résumé : Le travail présenté dans cette thèse a pour objectif l’étude d’amélioration des
performances de la commande DTC et techniques intelligentes appliquées aux machines de type
synchrone a aimant permanent. La présente étude a pour objectifs de développer une structure de
contrôle du MSAP, capable de fournir une bonne dynamique du couple électromagnétique avec une
grande robustesse. Le contrôle direct du couple permet d’atteindre ces objectifs. En effet, par choix
dans une table de commutation des vecteurs de sortie de l’onduleur le flux statorique et le couple
électromagnétique sont contrôlés directement et indépendamment. Cependant cette stratégie présente
aussi des inconvénients importants. D’une part, la fréquence de commutation n’ est pas maîtrisée,
l'ondulation au niveau du flux stator et du couple. L’objectif principal de cette thèse est d’ introduire
des stratégies d'amélioration des performances la (DTC). Des simulations numériques sur
Matlab/Simulink et validation pratique sur la carte Dspace1104 ont été implantées pour valider les
méthodes proposées.
Mots clés MSAP, Commande vectorielle (FOC), Commande directe du couple (DTC), SVM,
Linéarisation E-S, Réseaux neurones, logique floue, commande prédictive, PSO, Dspace1104.
Abstract : The main goal of this thesis to introduce different strategies for Improvement of
performance of the (DTC). The present study deals with development of a control strategy for PMSM
machines, Able of provide a high dynamic response of electromagnetic torque with big robustness. A
direct torque control strategy makes it possible to achieve these goals. Indeed by choosing the right
inverter output vectors in a switching table, the stator flux and electromagnetic torque are controlled
directly and independently. However, some disadvantages are also present such as, switching
frequency is not controlled, the ripple in the torque and stator flux. The main goal of this thesis to
introduce different strategies for Improvement of performance of the (DTC). Numerical simulations in
Matlab/Simulink and experimental results in Dspace1104 have been implanted for validate the
proposed method.
Keyword PMSM, Field oriented control (FOC), direct torque control (DTC), SVM, Linearization I-
O, Neural network, Fuzzy logic, Predictive control, PSO, Dspace1104.
ﺍﻟﻬﺪﻑ ﻣﻦ ﺍﻟﻌﻤﻞ ﺍﻟﻤﻌﺮﻭﺽ ﻓﻲ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺮﺳﺎﻟﺔ ﻫﻮ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﻃﺮﻕ ﺍﻟﺘﺤﻜﻢ ﻓﻲ ﺍﻵﻻﺕ ﺍﻟﺘﺰﺍﻣﻨﻴﺔ ﺫﺍﺕ ﺍﻟﻤﻐﻨﺎﻃﻴﺲ: ﻣﻠﺨﺺ
ﺑﺤﻴﺚ ﺗﻜﻮﻥ ﻗﺎﺩﺭﺓ ﻋﻠﻰ ﺇﻋﻄﺎء.ﺍﻟﺪﺍﺋﻢ ﻭﺗﺤﺴﻴﻦ ﻣﺴﺘﻮﻯ ﺃﺩﺍءﻫﺎ ﻭ ﻃﺮﺡ ﺍﺳﺘﺮﺍﺗﻴﺠﻴﺎﺕ ﺗﺤﺴﻴﻦ ﻣﻮﺍﺻﻔﺎﺕ ﺍﻟﺘﺤﻜﻢ ﺍﻟﻤﺒﺎﺷﺮ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﺰﻡ
ﺍﻟﺘﺤﻜﻢ ﺍﻟﻤﺒﺎﺷﺮ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﺰﻡ ﺍﻟﻜﻬﺮﻭﻣﻐﻨﺎﻃﻴﺴﻲ ﻳﺴﻤﺢ ﻟﻨﺎ ﺑﺒﻠﻮﻍ ﻫﺬﻩ ﺍﻷﻫﺪﺍﻑ ﻓﻄﺮﻳﻘﺔ ﺍﺧﺘﻴﺎﺭ.ﺩﻳﻨﺎﻣﻴﻜﻴﺔ ﺳﺮﻳﻌﺔ ﻟﻠﻌﺰﻡ ﺍﻟﻜﻬﺮﻭﻣﻐﻨﺎﻃﻴﺴﻲ
ﻭﺍﺳﺘﺒﺪﺍﻝ ﺟﺪﻭﻝ ﺍﻷﺷﻌﺔ ﻧﺴﺘﻄﻴﻊ ﺍﻟﺘﺤﻜﻢ ﻣﺒﺎﺷﺮﺓ ﻭ ﺍﻧﻔﺮﺍﺩﻳﺎ ﻓﻲ ﺗﺪﻓﻖ ﺍﻟﺠﺰء ﺍﻟﺴﺎﻛﻦ ﻭ ﺍﻟﻌﺰﻡ ﺍﻟﻜﻬﺮﻭﻣﻐﻨﺎﻃﻴﺴﻲ؛ ﻟﻜﻦ ﻫﺬﻩ ﺍﻹﺳﺘﺮﺍﺗﻴﺠﻴﺔ ﻟﻬﺎ
ﻣﻦ ﺟﻬﺔ ﺃﺧﺮﻯ ﻧﺠﺪ ﺃﻥ ﺗﻮﺍﺗﺮ ﺍﻻﺳﺘﺒﺪﺍﻝ ﻏﻴﺮ ﻣﺴﻴﻄﺮ ﻋﻠﻴﻪ؛ ﻓﺎﻟﻬﺪﻑ ﺍﻟﺮﺋﻴﺴﻲ ﻟﻬﺬﻩ ﺍﻟﺮﺳﺎﻟﺔ ﻫﻮ ﻃﺮﺡ ﻋﺪﺓ.ﺳﻠﺒﻴﺎﺕ ﻋﺪﺓ ﻭ ﻣﻬﻤﺔ
ﺳﻴﻤﻴﻠﻴﻨﻚ؛ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﻭﺇﺛﺒﺎﺗﺎﺕ/ ﺑﺮﻣﺠﺔ ﺭﻗﻤﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻮﺍﺟﻬﺔ ﻣﺎﺗﻼﺏ.ﺍﺳﺘﺮﺍﺗﻴﺠﻴﺎﺕ ﻟﺘﺤﺴﻴﻦ ﻣﻮﺍﺻﻔﺎﺕ ﺍﻟﺘﺤﻜﻢ ﺍﻟﻤﺒﺎﺷﺮ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﺰﻡ ﻭ ﺍﻟﺘﺪﻓﻖ
.ﻋﻤﻠﻴﺔ ﻭ ﺗﻄﺒﻴﻘﻴﺔ ﺗﻢ ﺍﻧﺠﺎﺯﻫﺎ ﻹﺛﺒﺎﺕ ﻣﺪﻯ ﻓﻌﺎﻟﻴﺔ ﺍﻟﻄﺮﻕ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻢ ﻃﺮﺣﻬﺎ
ﺍﻵﻻﺕ ﺍﻟﺘﺰﺍﻣﻨﻴﺔ ﺫﺍﺕ ﺍﻟﻤﻐﻨﺎﻃﻴﺲ ﺍﻟﺪﺍﺋﻢ؛ ﺍﻟﺘﺤﻜﻢ ﺍﻟﺸﻌﺎﻋﻲ ﺫﻭ ﺍﻟﺘﺪﻓﻖ ﺍﻟﻤﻮﺟﻪ؛ ﺍﻟﺘﺤﻜﻢ ﺍﻟﻤﺒﺎﺷﺮ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﺰﻡ؛ ﺍﻟﺨﻼﻳﺎ: ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍﻟﻤﻔﺘﺎﺣﻴﺔ
ﺍﻟﻌﺼﺒﻴﺔ؛ ﺍﻟﻤﻨﻄﻖ ﺍﻟﻀﺒﺎﺑﻲ ؛ ﺍﻟﺘﺤﻜﻢ ﺍﻟﺘﻨﺒﺆﻱ؛ ﻃﺮﻳﻘﺔ ﺳﺮﺏ ﺍﻟﺠﺰﻳﺌﺎﺕ؛
i
REMERCIEMENTS ………
Remerciements
Louange au Dieu le tout puissant qui m’a accordé la foi, le courage et la
patience pour mener ce travail.
ii
REMERCIEMENTS ………
Enfin, mes remerciements vont a tous ceux qui m’ont soutenu ou qui, d’une
manière ou d’une autre, ont contribue à l’élaboration de ce travail.
H. Mesloub
Lab. LGEB, Mai 2016
iii
NOMENCLATURE ………
iv
NOMENCLATURE ………
v
NOMENCLATURE ………
vi
Liste des figures …………………..……
vii
Liste des figures …………………..……
ix
Liste des tableaux …………………..……
x
Table des matières ………
xi
Table des matières ………
xii
Table des matières ………
xiii
Introduction Générale……..
INTRODUCTION
GENERALE
1
Introduction Générale……..
INTRODUCTION GENERALE
En raison d’une modernisation incessante des outils de production, les systèmes
industriels deviennent de plus en plus complexes et sophistiqués. En parallèle, une demande
accrue de fiabilité, de disponibilité et de sûreté de fonctionnement des systèmes sont devenus
de véritables enjeux du troisième millénaire [1].
La Machine Synchrone à Aimants Permanents (MSAP) est un actionneur électrique très
robuste et présente de faible moment d'inertie ce qui lui confère une dynamique caractérisée
par de très faibles constantes de temps et permet de concevoir des commandes de vitesse, de
couple ou de position avec une précision et des performances dynamiques très intéressantes
[2]. En effet, les MSAP ne peuvent être commandées que si les enroulements statoriques sont
alimentés en fonction de la position du rotor, cette position est nécessaire pour démarrer la
MSAP. De plus, une des principales difficultés pour la commande de la MSAP est la détection
de la position initiale du rotor afin de le piloter dans le sens de rotation imposé par la
commande, sinon il y a un risque de perte de contrôle et de décrochage de la machine.
L’électronique et les composants reliés à la mesure de la position sont encore très couteux.
Cette position est obtenue à partir des capteurs mécaniques. Parmi les différents capteurs de
position, le résolveur présente des caractéristiques très remarquables en terme de robustesse et
d’insensibilité aux diverses perturbations (électromagnétiques, mécaniques et thermiques). De
ce fait il est devenu très attractif pour les applications dans les environnements industriels.
La commande à vitesse variable des entraînements électriques a bénéficiée, ces dernières
années, d'avancées méthodologiques et technologiques significatives. En effet, les progrès de
l'électronique numérique et les développements des composants de puissance permettent
aujourd'hui de mettre en œuvre des algorithmes très complexes avec un temps de calcul trop
long [1], [3].
Actuellement le contrôle de vitesse des machines synchrones et asynchrones s'effectue par
des commandes scalaires ou vectorielles. Dans ces approches, les algorithmes de commande
reposent sur une modélisation de la machine à piloter en considérant l'onduleur comme un
actuateur de tension n'altérant pas celles-ci.
Les commandes scalaires et vectorielles ont fait l'objet de nombreuses études et
multiples applications industrielles. Dans les années quatre vingt, sont apparu les premières
commandes directes de couple (Direct Torque Control : DTC), ce type de commande se
démarque dans son approche de ce qui avait été fait auparavant et constitue une avancée
méthodologique dans la commande des machines [3], [6].
2
Introduction Générale……..
de commutation variable). Étudier ces inconvénients et essayer de trouver des solutions est
une nécessité pour parvenir à améliorer les performances de cette commande.
D’autre part, la capacité et la puissance que confèrent les techniques d’intelligences
artificielles et les techniques d’optimisation dans la résolution des différents problèmes
rencontrés dans le domaine industriel, notamment ceux liés à la commande des machines
électriques, en trouvent dans l’utilisation de la logique floue, le réseau de neurone, la
commande prédictive et la commande d’optimisation PSO, une des voies intéressantes
particulièrement pour la mise en œuvre du noyau de la commande proposée.
A travers ce mémoire, nous allons présenter toutes les étapes à franchir pour parvenir à ce
dit objectif. Ces étapes sont les suivantes :
• Commençant tout d’abord par l’étude de la théorie de la commande vectorielle (Field
Oriented Control : FOC) et l’implantation de cette approche sur un banc d’essais d’une
MSAP, en développant un algorithme de détection de la position initiale du rotor.
3
Introduction Générale……..
au point pour réaliser la mesure de la position du rotor a l’aide d’un résolveur. Ensuite,
l’algorithme de contrôle-commande de la machine est exposé et commenté. Enfin, la
validation expérimentale de la stratégie de cette commande, cette validation c’est une étape
initiale pour démarrer la machine synchrone à aimants et voire les différentes contraintes dans
le banc d’essai.
Le chapitre trois portes sur la commande DTC classique de la MSAP, ainsi que les
techniques améliorant ses performances. Nous nous attacherons dans cette partie à
l’amélioration des performances de ce type de contrôle afin de réduire les oscillations de
couple et de flux ainsi que la fréquence de commutation et les bruits acoustiques. Au premier
lieu et afin de s’affranchir de l’inconvénient des oscillations du couple et du flux dans la
commande DTC classique, nous trouverons deux façons d’envisager des approches de
commande DTC :
Nous présentons tout d’abord par simulation les techniques de commande suivantes :
la commande DTC modifiée, la commande DTC douze secteurs, la commande DTC
avec Modulation Vectorielle où SVM (en anglais, Space Vector Modulation) et enfin la
commande DTC basée sur la linéarisation Entrée-Sortie.
Apres avoir testé ces approches par simulation, des résultats expérimentaux sont
présentés et comparés avec ceux de la simulation. Ces approches montrent des
améliorations des performances, par rapport à la commande DTC classique (approche
de Takahachi).
Le quatrième chapitre sera consacré à la partie principale de notre travail dite ‘’ DTC DE
LA MACHINE SYNCHRONE A AIMANT PERMANENT BASEE SUR LES TECHNIQUES
INTELLIGENTES’’, pour donner plus de performances à la commande DTC de la MSAP. Ces
techniques consistent à remplacer les comparateurs classiques et la table de sélection
appliqués au DTC classique de la machine synchrone à aimants par des contrôleurs basés sur
les réseaux de neurones, la logique floue ou la commande prédictive. L’association de ces
techniques intelligentes avec l’approche d’optimisation PSO, permet d’améliorer
considérablement les performances de la DTC.
Enfin, la thèse sera clôturée par des conclusions présentant les différents résultats obtenus
soit en simulation soit en pratique ainsi que les contraintes rencontrées. Nous présenterons
aussi les perspectives envisageables pour la poursuite de ce travail.
4
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
Chapitre Un...
ETAT DE L'ART :
Machines Electriques et
Différentes Techniques de commande
5
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
Contenu
I.1 Introduction…….……………………………………………………….…………………….....................7
I.2.4 Autopilotage…………………………………………………………......……………..................19
I.5 Conclusion…….………………………………………………….………………………..….……………..30
6
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
I.1 Introduction
Dans les années soixante, la Machine à Courant Continu (MCC) a occupée une place
prépondérante dans le domaine des asservissements de position et de précision [1], [2]. En
effet, à cette époque, les industriels ont mis au point des asservissements analogiques
performants qui ont contribué à rendre pratiquement incontournable ce type de moteur
pendant plusieurs décennies dans la plupart des installations industrielles que ce soit en
robotique ou en commande numérique de machines-outils [1-3]. Néanmoins, ce type
d’actionneur présente des inconvénients de par son prix élevé (tant en fabrication qu’en
maintenance). A cause de son collecteur, sa puissance et sa vitesse de rotation se retrouvent
limitées, sa sensibilité vis à vis des environnements corrosifs et son incapacité à travailler en
atmosphère explosive [4], [5].
Nous nous sommes fixés dans ce chapitre qui a pour titre "état de l'art", les objectifs
suivants :
En premier lieu, on vise à choisir le type de machine à utiliser parmi ceux qui
existent déjà, en insistant sur les meilleures performances.
En deuxième lieu, on va présenter les différentes techniques de commande
appliquées à la machine sélectionnée et comparer les techniques existantes pour choisir la
technique à optimiser dans ce qui suit.
• L'usure des balais, voir du collecteur, nécessite un entretien périodique et produit des
poussières conductrices qui finissent par nuire à l'isolement du collecteur lui-même et
de l'induit ;
• La commutation mécanique nécessite des pôles de commutation et des enroulements
de compensation qui accroissent le volume ;
• L'induit tournant, source des pertes principales, ne permet pas un refroidissement
efficace, à l'eau par exemple, ce qui limite les possibilités de hautes performances ;
• La vitesse périphérique du collecteur et de l'induit est limitée à 50 voir 75 m/s ce qui
ne permet pas d'atteindre les vitesses élevées nécessaires à une puissance massique
convenable.
• Si l'excitation est à aimants, il n'est pas possible de fournir la puissance maximale (ce
type de fonctionnement permet la suppression de la boite de vitesses) sur une plage de
vitesse étendue (il faudrait pouvoir décaler les balais…).
8
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
• Stator
Les machines synchrones triphasées, qu'elles soient à pôles saillants ou à pôles lisses, ont
un stator composé de trois enroulements identiques décalés de 120° dans l'espace, ces
enroulements sont logés dans les encoches du circuit magnétique. Dans la grande majorité des
cas ; ces trois enroulements sont couplés en étoile. Ce qui annule la composante homopolaire
du courant lorsqu'on alimente les enroulements statoriques par un système triphasé équilibré
de courants, il y a création du champ tournant le long de l'entrefer. La vitesse de rotation du
champ tournant est proportionnelle au nombre de pôles de la machine et à la pulsation des
courants statoriques.
• Rotor
Le rotor est constitué de pôles, autour desquels est bobiné l'enroulement inducteur, le sens
de réalisation du bobinage est alterné à chaque pôle. Cet enroulement est traversé par un
courant continu ce qui donne naissance à une force magnétomotrice le long de l'entrefer. Les
pôles sont munis d'épanouissements polaire, dont la forme est étudiée de manière à obtenir
une réparation quasi-sinusoïdale de la force magnétomotrice créé par l'inducteur, cette
réalisation entraîne un entrefer fortement variable est par conséquent la position relative du
rotor par rapport aux enroulements statoriques influe sur la perméance du circuit magnétique
vue du stator.
Le rotor est cylindrique, est l'arbre constitue, soit d'une seule pièce massive comportant des
encoches, soit d'un circuit magnétique feuilleté. L'enroulement inducteur traversé par un
courant continu, est logé dans ces encoches, il donne donc naissance à une force
magnétomotrice que l'on supposera répartie sinusoïdalement le long de l'entrefer. La partie
massive du rotor, si elle existe constitue l'amortisseur, dont la fonction est similaire à celui de
la machine à pôles saillants. En négligeant l'effet des encoches, on peut considérer l'entrefer
constant sur toute la périphérie du rotor. La perméance du circuit magnétique est alors
indépendante de la position du rotor, l'enroulement rotorique et les trois enroulements
statoriques sont bobinés de manière à obtenir un nombre identique de pôles au rotor et stator.
Comme pour la machine à pôles saillants, l'interaction entre le champ tournant crée par le
stator et le champ du à l'inducteur, donne naissance au couple électromagnétique et entraîne la
rotation du rotor.
• Enroulement amortisseur
Les pôles sont également munis d'amortisseurs, qui sont formes de barres (en cuivre ou
alliage d'aluminium) logés dans les épanouissements polaires, au plus pros de l’entrefer. Ces
barres sont reliées ensemble aux deux extrémités du rotor, et sont par conséquent en court
circuit.
Les amortisseurs existent pour les MS à pôles saillants de petite et moyenne puissance,
essentiellement pour permettre le démarrage asynchrone, limite les vibrations de l’arbre et
évite un échauffement excessif du rotor face à une répartition non sinusoïdale du flux dans
1'entrefer. Le rôle principal des amortisseurs, consiste de s'opposer à toutes variation rapide
du flux, cela en fournissant un chemin préférentiel au courant qui se manifeste au régime
transitoire, a fin d'éviter des surtensions dans l’inducteur.
10
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
II existe de nombreuses façons de disposer les aimants au rotor (en surface insérés ou
non entre des pièces polaires, "enterrés'' avec ou sans concentration de flux). Si l'objectif est
d'obtenir un "fonctionnement à puissance constante", il est nécessaire d'avoir une réaction
d'induit importante (judicieusement optimisée) et il est nécessaire d'avoir des aimants
"enterrés" ou insérés entre des pièces polaires. Le rendement de tels moteurs est excellent à
condition de disposer d'aimants à hautes performances. La technologie Samarium Cobalt ne
semble pas avoir un coût compatible avec l'industrie automobile et la technologie Fer-
Néodyme-Bore doit encore faire quelques progrès en ce qui concerne la tenue en température
et le prix. Ce dernier type d'aimants constitue un espoir important dans le domaine des
moteurs électriques. Quant aux ferrites, dont le prix est acceptable en production de grande
série, ils confèrent des performances relativement modestes aux MSAP mais ne sont pas à
exclure. Les MSAP sont couramment utilisées dans différentes applications industrielles dans
une gamme de puissance d’une certaine de Watts (servomoteurs) a plusieurs méga Watts
(systèmes de propulsion des navires…). Le secteur de l’automobile [10],[11], les actionneurs
électro hydrauliques, les avions électriques, la traction électrique, les machines-outils, les
générateurs éoliens et le compresseur d’un réfrigérateur constituent les principales utilisations
de ces moteurs [11],[12].
L’avantage des MSAP par rapport aux machines synchrones à rotor bobiné réside dans la
suppression de l’excitation de ces moteurs. Dans ce cadre [13], présente une étude
comparative de trois topologies des machines synchrones à aimants afin d’extraire la plus
performante pour ce type d’application. Sa comparaison repose sur les machines à aimants
cylindriques, discoïdes à champ axial et à flux transverse. L’étude consiste à utiliser une
machine à entrainement direct caractérisée par une forte puissance massique à vitesse lente. A
la fin de l’étude, l’auteur conclut que la machine synchrone à aimants permanents montés sur
surface rotorique est la mieux adaptée pour la propulsion des navires tout électrique. La
MSAP connait aussi un regain d’intérêt dans le domaine de l’aéronautique. Durant les
dernières années, les actionneurs électro hydrauliques ont joué un rôle croissant à bord des
avions. Pour l’obtention des performances définies pour ces actionneurs, les MSAP sont
généralement favorisées en raison de leurs excellents rendements et de leurs larges plages de
vitesse à puissance constante.
En traction électrique, pour réduire la masse et le volume d’automotrices a grande vitesse,
la société Alstom a développé de nouveaux systèmes de traction ferroviaire basés sur la
MSAP de fortes puissance. L’objectif poursuivi dans la conception de ces systèmes est
d’exploiter la logeabilité de l’actionneur à aimant pour répartir la puissance dans l’ensemble
des rames. Comme nous montre la figure (I.3), la nouvelle disposition des MSAP dans les
rames permet de disposer de plus de place pour les passagers, en conservant les mêmes
normes de sécurité, sans augmentation des couts de construction. D’autre part, les principales
caractéristiques de la répartition de la motorisation sur toute la longueur de la rame résident
dans l’amélioration du comportement dynamique du train. En plus, avec des moteurs de type
synchrones à aimant.
11
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
En plus, dans le domaine de production d’énergie électrique, la MSAP a déjà été utilisée
dans le cadre d’exploitation du potentiel énergétique éolien sur des sites isolés avec
raccordement au réseau de distribution [14]. En fait, l’inducteur à aimant garantit la présence
des f.é.m. et la possibilité de freiner en cas de vents violents, ce qui permet de simplifier la
conception de la turbine. La simplification qui en résulte occasionne une suppression des
freins aérodynamiques en bout des pales de l’éolienne.
gamme de puissance élevées. Il débite sur un redresseur à diodes puis l’énergie est transportée
en courant continu vers un convertisseur DC-AC qui peut être associe à des batteries
électrochimiques en situation autonome. Cette structure génère, alors, la source alternative
monophasée ou triphasée nécessaire [15].
I.2.3.2.1 Structure de la MSAP
Le moteur synchrone est constitué de deux parties, une partie mobile au rotor constituant
l’inducteur, et une partie fixe ou stator portant des enroulements constituant l’induit. La mince
zone localisée entre ces deux éléments est appelée entrefer.
Le stator d’une machine synchrone triphasée est constitué de trois enroulements identiques
décalés de 120° dans l’espace, logés dans les encoches du circuit magnétique fixe. Ce dernier
est feuilleté afin de réduire les courants de Foucault et de limiter les pertes dans le fer.
Il est généralement construit en tôle à base d’alliage fer-silicium qui permet l’obtention
d’une induction élevée [16].
Au rotor, les enroulements parcourus par un courant continu (dans le cas de la machine à
rotor bobiné) sont remplacés par des aimants permanents alternant pôles nord et pôles sud. Le
flux inducteur balaye les enroulements statoriques et y induit des forces électromotrices
(f.é.m) alternatives. L’interaction des champs statoriques et rotorique donne naissance a un
couple sur l’arbre du moteur et entraine le moteur à vitesse de rotation synchrone. La figure
suivante, présente une machine synchrone à aimants en surface.
C’est au début des années 30 que sont apparus les premiers aimants permanents appelés
Alnico (alliage à base d’Aluminium-Nickel-Cobalt). Ces derniers demeurent le matériau
magnétique le plus utilisé durant plusieurs décennies. Depuis les années 50, ils ont été peu à
peu remplacés par les aimants à base d’héxaferrite (AFe12O19 ou A=Ba, Sr, Pb,…).
Le choix des aimants permanents est essentiel puisqu’ils interviennent beaucoup dans le
couple massique d’un actionneur. Les aimants sont principalement caractérisés par leurs
cycles d’hystérésis et plus particulièrement par la courbe de désaimantation du deuxième
quadrant du plan B-H, figure(I.6). Cette courbe est caractérisée par :
• L’induction rémanente B r , c'est-à-dire l’induction résiduelle en circuit fermé.
• Le champ coercitif de l’induction H cb qui est le champ démagnétisant annulant
l’induction, plus sa valeur est élevée et plus l’aimant est stable.
• Les valeur H m et B m du point de fonctionnement optimal M correspondant a (BH) max .
L’avantage majeur de cette structure est le rapport couple/vitesse qui est élevé. Néanmoins
une difficulté de construction existe, il faut être capable de maintenir les aimants, même à
vitesse élevée. Le plus souvent ils sont collés et frétés.
• Moteur à rotor extérieur
La figure (I.9) présente la section d’un moteur à rotor extérieur. Les tôles utilisées au
stator ressemblent à celles de l’induit de la machine à courant continu à balais. Ce type de
stator est simple à bobiner, car le fil se bobine directement sur le stator section par section.
Le rotor est constitué d’aimants montés dans une cloche magnétique permettant la
continuité du champ. Dans cette configuration, il n’y a plus de problème pour maintenir les
aimants, car ils sont plaqués sur la cloche par l’action de la force centrifuge.
Cette structure est fréquemment utilisée dans les applications de ventilation pour son faible
coût et sa facilité de fabrication.
16
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
17
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
• La machine à pôles saillants, où les aimants sont montés entre des pièces polaires
(machines dites de structure APP (Avec Pièces Polaires)). Un exemple de réalisation
est montré dans la figure (I.11-(a, b)) avec des aimants insérés dans un paquet de tôles
magnétiques spécialement découpées. Un pont saturé d’une épaisseur de l’ordre de
millimètres sépare les pôles. La machine à pôles saillants dite « à concentration de flux
» est montrée sur la figure (I.11-c)) où les aimants sont alors logés entre les pièces
polaires et leur aimantation est transversale.
18
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
I.2.4 Autopilotage
Un moteur synchrone fonctionnant en mode non autopiloté est fortement instable. Parce
que la dynamique des parties mécaniques est beaucoup plus lente que celle des parties
électriques, une variation trop rapide des courants de l’induit donc du champ statorique, ne
permet pas au champ rotorique de s’accrocher. D’autre part, pour une alimentation donnée
(amplitude de la tension et du courant) il existe une charge limite au-delà de laquelle la
machine ne peut continuer à fournir le couple nécessaire [22].
Une première manière de faire varier la vitesse d’un moteur synchrone est de l’alimenter
par des courants de fréquence variable. Cela est assuré par un convertisseur statique de
fréquence variable. Dans ce cas il est indispensable de contrôler non seulement en amplitude
mais aussi en fréquence ou en phase, les caractéristiques d’alimentation [23], [20], [24], [25].
sont installées deux photodiodes décalées qui délivrent des signaux carrés A et B en
quadrature [27].
La piste intérieure : comporte une seule fenêtre transparente. Celle-ci ne délivre donc
qu’un seul signal par tour. Ce signal Z appelé «top zéro» détermine une position de référence
et permet la réinitialisation à chaque tour. L’utilisation d’un codeur incrémental nécessite une
mise à zéro du codeur à sa mise sous tension.
Les Inconvénients
- II est sensible aux coupures du réseau : chaque coupure du courant peut faire perdre la
position réelle du mobile à l’unité de traitement. Il faudra alors procéder à la
réinitialisation du système automatisé.
- Il est sensible aux parasites en ligne, un parasite peut être compté par le système de
traitement comme une impulsion délivrée par le codeur.
- Les fréquences des signaux A et B étant généralement élevées, il faudra vérifier que le
système de traitement est assez rapide pour prendre en compte tous les incréments
(impulsions) délivrés par le codeur. Le non comptage d’une impulsion induit une
erreur de position qui ne peut être corrigée que par la lecture du « top zéro».
• Codeur Absolu
Un disque est divisé en pistes. Chaque piste comporte une alternance de secteurs
réfléchissants et absorbants. Comme pour le codeur incrémental, un émetteur-
récepteur par piste fournit les informations. Le nombre de pistes fixe le nombre de
positions discrètes pouvant être définies :
• 1 piste = 2 positions, 2 pistes = 4 positions, 3 pistes = 6 positions, ... n pistes = 2n
positions [28].
20
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
Les Inconvénients
- II est de conception électrique et mécanique plus complexe aussi son coût sera plus
élevé qu’un codeur incrémental.
- Les informations de position sont délivrées « en parallèle » ; son utilisation mobilisera
donc un nombre important d’entrées du système de traitement
I.2.5.2 Capteur électromagnétique (Résolveur)
Dans la plupart des applications d’entrainement à base de moteur synchrones, la position
du rotor est nécessaire pour réaliser un contrôle précis. Parmi les différents capteurs de
position, le résolveur présente des caractéristiques très remarquables en terme de robustesse et
d’insensibilité aux diverses perturbations (électromagnétiques, mécaniques et thermiques). De
ce fait il est devenu très attractif pour les applications dans les environnements industriels [28]
[29].
• Principe de fonctionnement du résolveur
Le résolveur est utilisé pour mesurer la position angulaire absolue de l’arbre du moteur
dont le fonctionnement est celui d’un transformateur tournant. Il est équipé de trois bobinages,
un primaire et deux secondaires. Le primaire appelé aussi bobinage d’excitation, est bobiné
sur le rotor. Les deux autres bobines ‘secondaires’ sont identiques et bobinées au stator où
21
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
elles sont disposées à 90° l’une de l’autre. Le primaire est excité à l’aide d’une tension
sinusoïdale à travers un transformateur de couplage alimenté à son tour au niveau du stator
par un générateur de fonctions ‘GBF’. Les signaux de sortie mesurés aux bornes des deux
secondaires consistent en deux tensions sinusoïdales dont les amplitudes sont modulées par le
sinus et le cosinus de la position absolue du rotor. Un schéma électrique simplifié dudit
résolveur est montré dans la figure (I.14).
Figure I-14 : Schéma simplifié du résolveur avec les signaux au primaire et aux secondaires.
Les deux tensions aux bornes des secondaires (sorties) peuvent être exprimées dans le
domaine temporaire par [30] :
1 dθ m
=U sin U 0 k sin θ m cos (ωet ) + cos θ m sin (ωet )
ωe dt
1 dθ m
=U cos U 0 k cos θ m cos (ωet ) + sin θ m sin (ωet )
ωe dt
Ou,
Par rapport aux capteurs optiques, le résolveur associé au digitaliseur se présente comme
une solution intéressante, notamment au niveau de la robustesse et de la tenue en température.
L’intérêt du capteur résolveur réside dans sa robustesse et sa grande fiabilité, du fait qu’il n’ya
pas de contacts glissants.
d'une commande de la machine synchrone. Dés leurs inventions, les chercheurs utilisent une
de ces stratèges comme unité de base dont le but est d'améliorer les performances
fonctionnelles des machines électriques. Les principales commandes et ses dérivées
représentent le même type, donc on s'intéresse aux techniques les plus connues qui font l'objet
de nombreuses publications.
Depuis quelques décennies plusieurs stratégies de commandes ont été développées et
améliorées :
C'est l'une des premières commandes, développée pour la variation des moteurs
asynchrones. Dans cette commande, on s’intéresse qu’à l'amplitude de la variable contrôlée et
non à sa phase. La figure (I.16) présente le principe de la commande scalaire [31] :
Cette stratégie de contrôle permet d’obtenir de bons résultats pour des consignes de vitesse
sensiblement constantes. Par contre, pour un démarrage ou pour une inversion de sens de
rotation de la machine, le flux oscille fortement avec des grandes amplitudes et son module
est variable durant les régimes transitoires [32],[33]. Ceci explique pourquoi les relations
utilisées pour calculer cette commande ne sont valables que dans le régime permanent.
Ces oscillations vont se reproduire sur la qualité du couple et la vitesse, dégradant ainsi les
performances en régime transitoire de la machine. Ce type de commande n’est donc employé
que pour des applications où la variation de vitesse n'est pas grande telle en pompage ou en
ventilation [34],[32],[4-6]. Ainsi, ce type de contrôle est inadapté lorsque l’on veut réaliser un
positionnement de la machine tel en robotique ou en commande numérique de machine outils.
24
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
Lorsque le moteur est associé à la commande vectorielle (orientation du flux rotorique par
exemple), il est exposé à des contraintes qui peuvent affecter potentiellement ses
performances. Autrement dit, le contrôle linéaire du couple, obtenu grâce au découplage
effectif de la machine, n’est plus valable lorsque la résistance rotorique change avec la
température. Ce paramètre peut varier à 100% avec la température et peut induire des erreurs
sur l’amplitude et sur l’orientation du flux dans la machine avec les conséquences suivantes :
• Pour développer un couple donné, le courant statorique peut croitre et augmente les
pertes du système inutilement.
• Pertes des performances dynamiques, voire statiques.
25
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
paramétriques, notamment celles de la résistance rotorique qui demeure le paramètre clé dans
la commande FOC.
Le contrôle direct du couple (Direct Torque Control DTC) a été introduit par
I.TAKAHASHI en 1985 à partir de la commande du flux orienté et du principe du moteur à
courant continu. Il a proposé de remplacer le découplage à travers la transformation
vectorielle par un contrôle non linéaire tel que les états de commutation de l'onduleur soient
imposés à travers un pilotage séparé du flux statorique et du couple électromagnétique du
moteur. La commande de l’onduleur est instantanée, ce qui nécessite une période
d’échantillonnage très faible [39].
26
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
Cependant, la DTC est une commande qui est basée sur l’estimation du flux statorique et
du couple électromagnétique. Seule la variation de la résistance du stator, due aux
changements de la température ou le fonctionnement à des vitesses de rotation petites,
dégradent les performances de la commande DTC [40-43]. Cette variation peut être rapide et
aléatoire, c’est pourquoi, l’implantation d’un estimateur de cette résistance ou un observateur
d'état est plus que nécessaire, afin de corriger ou d’estimer le flux et le couple [56-61]. Pour
résoudre l'inconvénient précédent, divers travaux ont été faits dans lesquels ont visé des
arrangements et des algorithmes pour considérer la variation de la résistance statorique [55].
Dans [62] apparaît un nouvel arrangement de DTC qui utilise la troisième harmonique de la
tension statorique pour estimer le flux et le couple en présence de la variation de la résistance
statorique, cet arrangement a donné une bonne amélioration dans le fonctionnement, avec un
démarrage rapide et robuste du moteur à vitesse réduite.
Pendant les dernières années, des nouvelles stratégies de contrôle direct sont apparues. Ces
stratégies, que nous classifions de contrôle direct de deuxième génération sont aussi basées
sur le même principe de régulation instantanée du couple et du flux statorique et la
détermination directe des signaux de commande de l'onduleur. Cependant, au contraire des
lois classiques, les lois de contrôle direct deuxième génération exigent une implémentation
numérique sur une plate-forme de commande hautes performances comportant, entre autres,
des microprocesseurs ou microcontrôleurs numériques. Généralement, leur algorithme de
commande prévoit l’utilisation d’un modèle approximatif de la machine, valable pendant des
temps courts, et qui contribue à la fois au choix optimisé des vecteurs tensions et au calcul des
temps de leur application dans la période d’échantillonnage. Les régulateurs à hystérésis sont
souvent entièrement écartés, et l’action de commande relative à une période d’échantillonnage
donnée est achevée dans le sens de minimiser ou annuler les erreurs de couple et flux en fin
de période.
Dans [63], les auteurs proposent un algorithme basé sur la modulation du vecteur de
l'espace SVM pour commander le couple électromagnétique du moteur à induction. Cette
technique offre une fréquence de commutation fixe, elle améliore la réponse dynamique et le
comportement statique de la DTC. Les auteurs dans [64], [65] visent de nouvelles techniques
de la modulation basées sur le vecteur de l'espace pour réduire le bruit acoustique, les
ondulations du couple, flux, courant, et de la vitesse pendant le régime permanent, ainsi le
flux et le couple sont estimées pour améliorer le courant et la tension du modèle de
l’observateur de vitesse.
Dans les articles [54],[55],[66] les auteurs présentent de nouvelles techniques de la
commande DTC avec fréquence de commutation fixe. Les résultats obtenus montrent les
différences existantes entre la DTC classique et ces nouvelles techniques. Dans [54], l’auteur
a essayé de fixer la fréquence de commutation avec la variation de la bande de l'hystérésis du
contrôleur du couple et de flux. Alors que dans [55], l'erreur du couple est annulée par
l'utilisation de deux contrôleurs PI, dont les sorties sont comparées avec un signal portant une
27
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
possibles. L’avantage de ces approches sur les techniques traditionnelles est la robustesse et la
flexibilité.
Dans [81],[82] on trouve une stratégie de commande prédictive basée sur l’optimisation
d’une fonction de coût définie sur un horizon, permettant de garantir le rejet de perturbation et
d’améliorer la robustesse aux variations de paramètres et rendant le système plus performant.
Par la suite dans [83], [84] les auteurs proposent une technique pour améliorer les
performances dynamiques de la commande directe du couple en utilisant la commande
prédictive. L’article [85] propose un arrangement simple de commande prédictive du couple
et du flux pour diminuer l'ondulation du couple et améliorer les déformations de flux dans les
basses vitesses de la DTC.
1- Partie Puissance : Cette partie elle-même incluse quatre éléments. Le premier étant une
source électrique. Cette dernière peut être fournie via des batteries, des générateurs ou un
réseau électrique. Elle peut aussi contenir des composants d’électrotechnique et
d’électronique de puissance tels que les transformateurs, les autotransformateurs, les ponts
29
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
redresseurs (commandés ou non commandés), les filtres capacitifs… Le deuxième élément est
un ou plusieurs convertisseurs commandés. Il s’agit de dispositifs d’électronique de puissance
incluant des interrupteurs de puissance (IGBTs, Thyristors,…) qui sont commandés a travers
des signaux de commande à l’ouverture et/ou à la fermeture. Le rôle d’un convertisseur
commandé est de convertir l’énergie électrique fournie par la source électrique d’une forme à
une autre à travers la commande d’interrupteurs de puissance. Par exemple, il est possible de
trouver des convertisseurs continu-continu tels que les hacheurs, des convertisseurs continu-
alternatif tel que les onduleurs, des convertisseurs alternatif- continu tel que les redresseur,
des convertisseurs alternatif- alternatif tel que les gradateurs…Le troisième élément est une
machine électrique. Cette dernière constitue une charge électromécanique qui est alimentée
via l’énergie électrique fournie à la sortie du convertisseur commandé. La machine électrique
permet de convertir l’énergie électrique qu’elle reçoit en une énergie mécanique sous forme
de couple. Plusieurs types des machines sont utilisés dans l’industrie selon l’application
considérée et les performances souhaitées. Le quatrième et dernier élément qui constitue la
partie puissance est la charge mécanique. Cette dernière utilise l’énergie mécanique délivrée
par la machine électrique pour remplir une fonctionnalité donnée.
30
Chapitre I ETAT DE L'ART ………
I.5. Conclusion
Au cours de cette prospection bibliographique nous avons essayé de pointer un certain
nombre d’études de travaux effectués pour les différentes techniques de commande des
machines électriques. Ces études portent principalement sur les problèmes liées à l’usage
même des commandes FOC et DTC tels que les variations paramétriques. Dans ce contexte
d’études nous orientons notre travail en premier lieu vers une étude de modélisation de la
MSAP pour les commandes types FOC et DTC. Puis nous nous intéressons par la suite à la
minimisation des ondulations du couple et du flux dans la commande DTC. Le dernier volet
de notre travail est les techniques d’amélioration des performances de la DTC en termes
d’ondulations et fréquence de commutation.
31
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
Chapitre deux...
MODELISATION DE LA
MACHINE SYNCHRONE A
AIMANTS PERMANENTS DEDIEE
POUR LA COMMANDE TYPE FOC
32
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
Contenu
II.1 Introduction…….……………………………………………………….………………........................34
MSAP…………………………………………………………….…………………………………..55
II.7 Conclusion…..………………………………………………….…………………………………………..63
33
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
II.1 Introduction
Dans ce chapitre, le modèle de la machine synchrone est d’abord explicité dans le repère
triphasé lié à son alimentation en mettant à profil un formalisme matriciel. Ensuite, des
transformations mathématiques sont présentées et utilisées afin de substituer aux grandeurs
électriques, des composantes facilitant les calculs et les représentations. Un modèle général de
cette machine est ensuite présenté ainsi que des modèles plus propices à la conception des
commandes abordées dans le cadre de ce travail.
Notre objectif est non seulement la validation des algorithmes de commande de la MSAP,
mais aussi la mise en œuvre d’un banc d’essai permettant de garantir un fonctionnement avec
hautes performances statiques et dynamiques.
Nous commencerons, d’abord, par la structure de la commande vectorielle de la MSAP.
Nous présenterons, ensuite et de façon détaillée les différentes parties du dispositif
expérimental en précisant le rôle de chaque élément.
Enfin, nous passerons en revue quelque résultats de simulation et expérimentaux de la
commande vectorielle.
34
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
A
ia
θ
Va
Vf
Vc If
ic
C Vb ib B
Les équations relatives aux rotor et au stator, dans le cas général d'une machine synchrone
à aimants permanents sont les suivantes [87], [88], [90]:
d
[V ] = [ Rs ] ⋅ [ I ] + [ϕ ]
dt (II-1)
Puisque la machine est non saturée et équilibrée les flux sont lies aux courants par :
ϕa =La * I a + M ab * I b + M ac * I c + M af * I f .
ϕb =Lb * I b + M ba * I a + M bc * I b + M bf * I f . (II-2)
ϕc =Lc * I c + M ca * I a + M cb * I b + M cf * I f .
ϕ a L M M I a cos(θ )
ϕ M M I cos(θ − 2π / 3)
b= L b + M f I f
(II-3)
ϕ c M M L I c cos(θ + 2π / 3)
Tel que :
M : Mutuelle inductance entre phases du stator.
L : Inductance propre d’une phase statorique.
ϕf
M f If : Flux constant du aux aimants permanents ( ).
−1
[ I ] L (θ ) [V ] − [ Rs ] + ω L (θ ) [ I ]
d d
= (II-4)
dt dθ
La résolution numérique de cette équation est assez lourde, du fait de la nécessité
−1
d'inversion de la matrice L (θ ) à chaque pas de simulation. Pour y remédier à cette
difficulté, il a été nécessaire d'utiliser des transformations de variables de type Clark,
Concordia et Park.
1 0
2 1 3
[C=] ⋅ − (II-5)
3 2 2
− 1 −
3
2 2
Les équations obtenues dans le repère (a,b,c) sont fortement non-linéaires et couplées.
Elles sont fonctions de la position du rotor θ .Ceci fait apparaître des difficultés pour la
résolution du système. Pour simplifier ce problème, la plupart des travaux dans la littérature
font appel à l’utilisation de la transformation de Park. Cette transformation, appliquée aux
variables réelles (tensions, courants et flux), permet d’obtenir des variables fictives appelées
les composantes d-q ou de Park. Ceci peut être interprété comme étant une substitution des
enroulements des phases du système réel (a, b, c) en enroulements orthogonaux d’axes (d, q)
tournant à une vitesse ω par rapport au stator. Ce changement de repère rend les équations
dynamiques de la machine plus simples ce qui facilite leur étude et leur analyse
Le passage aux composantes de Park est donné par une matrice de rotation [87], [88]:
X α , β = P (θ ) X d ,q (II-7)
Avec :
36
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
cos θ − sin θ
P (θ ) = sin θ cos θ
(II-8)
X1
X2 [C ] X α , β p (θ ) X d ,q
X3
Figure II-2: Passage des composantes triphasées aux composantes de Park
cos θ − sin θ
X 1
X 2 = cos θ − 2π 2π X d
− sin θ − X (II-9)
3 3 q
X 3
4π 4π
cos θ − − sin θ −
3 3
On peut représenter l’aimant par un inducteur alimenté par une source de courant. Cet
enroulement constitue un modèle élémentaire des aimants permanents qui seront remplacés
par une source de courant constant if comme le montre la figure II-3 [87],[92],[93].
En faisant l'hypothèse que toutes les grandeurs homopolaires sont nulles, le passage du
système d'équations (II-1) au équation dans le repère (d,q) lié au rotor figure II-3, se fait en
utilisant les relations suivantes [89],[91],[94]:
Va ,b ,c = [C ] p (θ ) Vd ,q
t t
I a ,b ,c = [C ] p (θ ) I d ,q
t t
(II-10)
ϕa ,b ,c = [C ] p (θ ) ϕd ,q
t t
d ωr
J = Cem − Cr − Cf (II-12)
dt
Avec : Cf= fr ⋅ ωr
3
Cem = p ⋅ ϕ f ⋅ iqs = KT ⋅ iqs (II-14)
2
3
Avec K=
T p ⋅ φ f est le coefficient associé a l’aimant.
2
court-circuit de la source [95], [96]. Le schéma structurel d’un tel convertisseur statique
alimentant le stator de la machine est illustré par la figure II.4 [96].
Figure II.4 : Schéma d'un onduleur de tension triphasé alimentant le stator de la machine.
Uc
VaN = Vsa = 3 ( 2 ⋅ C1 − C2 − C3 )
Uc
VbN = Vsb = ( 2 ⋅ C2 − C1 − C3 ) (II-
3
Uc
VcN = Vsc = 3 ( 2 ⋅ C3 − C2 − C1 )
15)
=[CK ] [C=
1 C2 C3 ] ; [Vsabc ] [Vsa Vsb Vsc ]
T T
(II-16)
39
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
Où [Vsabc ] est le vecteur des tensions simples à la sortie de l’onduleur, donné par :
Vsa 2 −1 −1 C1
[Vsabc ] = Vsb = ⋅U c ⋅ −1 2 −1 ⋅ C2 = U c ⋅ [Ts ] ⋅ [Ck ]
1
(II-17)
3
Vsc −1 −1 2 C3
Rs Iq Rs
− pωr − 0
d ids I d ids Ld
*
Ld Vds
* + (II-18)
dt iqs Iq Rs iqs Rs Vqs − KT * ωr
− pωr 0
Id Lq Lq
A partir des équations (II-12), (II-18), on peut établir le schéma bloc suivant
[86],[89],[93],[100]:
La commande des machines à courant alternatif est difficile car le modèle mathématique
du système dans la configuration de Park est non linéaire et il est fortement couplé du fait de
l'existence d'un couplage complexe entre les deux armatures rotorique et statorique
[91],[94],[101].
40
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
Tous les dispositifs de commande modernes sont imaginés dont l'objectif de retrouver la
facilité et la qualité du réglage qu'offre naturellement la machine à courant continu à
excitation séparée. La similitude entre la MSAP et la machine à courant continu à excitation
séparée est rendu possible par la commande vectorielle ; l'objectif de cette dernière est
d'assurer le découplage des axes d, q en moyennant des valeurs de référence i dsref et i qsref , dont
le but d'améliorer le comportement statique et dynamique sans dégrader de manière sensible
les performances du système [102],[103].
Figure II-6: Représentation Spatiale de l’orientation du flux rotorique dans une MSAP
• Modèle en tension
41
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
calculé soit à partir des courants mesurés i ds et i qs , soit à partir des courants de référence i dsref
et i qsref comme l’indique la figure II-7 [91], [103].
Lorsque le courant ids est nul, le modèle du système se réduit à un modèle équivalent à
celui d’un moteur à courant continu à excitation indépendante et est représenté dans la figure
II-8.
Vqs I
1 + 1
Rs + Lq S KT f r + JS
- Cr -
KT
Le rôle d'un régulateur est de maintenir une grandeur de sortie égale à sa grandeur de
référence imposée malgré la présence des perturbations internes ou externes [93]. Parmi les
critères de performances des régulateurs, il y a essentiellement [88], [93], [105] :
La précision statique et dynamique, temps de réponse rapide, limitation de processus
(courant maximal admissible).
p.Lq.wr.iqs
1
+
K ⋅ 1 + 1
Idref + Vds Rs Ids
L
- Tid S 1+ d S
Ids - Rs
p.wr.φf
Le terme ( p ⋅ Lq ⋅ ωr ⋅ iqsref ) a été compensé du côté commande. Il est utilisé pour éliminer le
couplage des deux axes d et q [88], [92],[93]. Le schéma de la boucle du courant iqs est
représenté sur la figure II-10 [89].
p.Ld.wr.ids
1
+
Iqref + Vqs Rs Iqs
K ⋅ 1 + 1 Lq
Tiq S
Iqs - 1+ S
- Rs
p.wr.φf
De la même manière que pour le courant ids les termes ( p ⋅ Ld ⋅ ωr ⋅ idsref ) et ( p ⋅ ωr ⋅ φ f ) sont
utilisés pour éliminer le couplage. Nous considérons que le découplage des courants et la
compensation de la f.c.é.m. sont parfaitement réalisés. Ainsi, les régulateurs de courant
peuvent être calculés séparément [86], [89], [104]. La boucle de régulation des courants
devient comme suit :
43
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
1
K ⋅ 1 + 1
Iref + Rs I
Ti S L
1+ S
I - Rs
1 + Ti S 1
F (S ) = K (II-19)
Ti S L
Rs 1 + S
Rs
Le gain du régulateur est calculé suivant la constante de temps apparente exigée [86],
[104], on a:
Ld Lq
=Kd = , Kq (II-21)
Te Te
Ld Lq
=Te = (II-22)
Rs + K d Rs + K q
44
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
J
Tiω = (II-23)
fr
3J
Kω = (II-24)
Tωθ
• Modèle en courant
Dans certaines applications, la préférence est donnée à une commande en courant. Cette
commande peut être réalisée en utilisant un commutateur de courant ou un onduleur de
tension régulé en courant ou moyen d’un régulateur linéaire classique ( PI ) ou à hystérésis.
La figure (II.7) représente le schéma bloc de la commande vectorielle d’une MSAP alimentée
en courant.
45
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
Si on ignore ces problèmes, un modèle approché est très simple : Le courant mesuré est
toujours (à peu près) égal à la référence. On note que la commande en fourchette conduit à
des fonctionnements à fréquence variable, ce qui peut être indésirable, en particulier pour des
raisons de dimensionnement. Il est alors fréquent de recourir aux commandes MLI à
fréquence fixe.
Afin de valider les développements et les résultats obtenus par simulation, une partie de la
thèse est consacrée à la réalisation d’une plateforme expérimentale pour l’entraînement de la
MSAP. Il est important de pouvoir réaliser des essais pratiques afin de s’assurer du
fonctionnement réel des développements complétés. Il existe plusieurs types de plateformes
sur le marché, mais généralement leurs utilisations est très limitées et ne laisse pas beaucoup
de flexibilité a l’utilisateur en plus de leur prix élevé. Cette plateforme doit contenir un
processeur ou DSP (Digital Signal Processor) avec facilité de programmation, l’accessibilité
des signaux permettant la validation de tous types de réglage. La partie de puissance qui
comprend le convertisseur sera également intégré sur la plateforme. Lors de la réalisation
d’une plateforme, il faut tenir compte de certains points bien définis.
Sécurité.
Modularité.
Accessibilité.
Technologie.
Robustesse.
47
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
tout dommage en cas de court-circuit. Egalement, il serait préférable d’avoir une protection en
cas de sur-courant dans le moteur.
Oscilloscope GCC
4 voies avec
FFT
Capteurs de MSAP
tensions et
des courants. Résolveur
Alimentation La carte
15V DSP1104
Carte Interface de
d’amplification pilotage des tests
IR2130 CONTROLDESK
Redresseur/
Filtre/ Réseau triphasé +
Onduleur Autotransformateur
48
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
Les dispositifs basés sur la carte dSpace permettent aux concepteurs de systèmes de
commande de machines électriques de réduire considérablement le coût et temps de
développement, et également, d’accroitre la qualité et la performance de la commande. La
figure II.16 présente l’ensemble du banc d’essai a base de dSpace DS1104 mis en œuvre pour
le développement d’un dispositif expérimental dédié a la commande de la MSAP.
Résolveur
+
Carte DS1104
Oscilloscope
Alimentation
4 voies avec
15V
FFT
Carte Panneau de
d’amplification contrôle
IR2130
Capteurs de
tensions et
GBF des courants.
Mesure de la Redresseur
tension du /Filtre/
bus continu Onduleur
Réseau triphasé +
Autotransformateur
La génération de la tension continue pour l’électronique de faible puissance est réalisée par
une alimentation stabilisée. La génération de la tension du bus continu est réalisée en utilisant
un autotransformateur ( réseau triphasé alternatif 400V/50Hz), un redresseur triphasé non-
commandé (type SKD 51/14 de SEMIKRON) suivi d’un étage de filtrage composé de deux
condensateurs ( avec une capacité chacun de 2200 μF sous une tension de 400V) sont mis en
série. Ces capacités sont montées sur le même circuit, elles sont équivalentes a une capacité
de 1100μF sous une tension de 800V. Ce montage nous permet énérer de g une source de
tension continue réglable selon le rapport de transformation de l’autotransformateur.
L’adaptation des signaux de commande fournis par la carte dSpace DS1104 aux
caractéristiques des modules de puissance est assurée par les drivers SKHI22B
(SEMIKRON). Ils offrent une protection contre le court-circuit du bus continu par la
surveillance de la tension collecteur-émetteur des IGBTs. Nous pouvons noter que chaque
driver nécessite des signaux de commande de niveau logique 0-15V. par contre, les signaux
50
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
issus de la carte DS1104 possèdent un niveau logique de 0-5V. Pour cela, une carte
d’amplification à base du circuit intégré IR2130 à été réalisée afin d’adapter le niveau de
tension des signaux de commande.
La figure II.18 présente une vue rapprochée de la partie mécanique du banc d’essais
expérimental. En outre, cette partie inclut le moteur synchrone à aimant permanent avec un
capteur de position du type (résolveur) suivie d’un génératrice à courant continu (GCC)
alimentant une charge résistive. Les caractéristiques techniques de ces trois composants sont
données en Annexe A.
Résolveur
GCC
MSAP
La machine synchrone à aimant permanent à pôles lisse présentée dans la partie mécanique
de la figure II.18, peut fournir un couple électromagnétique sur l’arbre de valeur maximale
égale à 2,6 Nm, et une puissance mécanique nominale de 427 W. les phases statoriques sont
couplées en étoile. Les caractéristiques de la machine et l’identification de ses paramètres sont
présentées en annexe A.
51
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
de ce capteur est assurée par un GBF avec un signal sinusoïdal de l’ordre de 10 kHz de
fréquence. ‘Les détailles sont présentés en l’état de l’art (chapitre I)’.
Matlab –Simulink
V.9.0a
Ordinateur
32 bits /4 GHz
ControlDesk
V.3.7
pouvons noter que le ControlDesk, offre la possibilité de sauvegarder les variables du système
(position, vitesse, courants, etc.), en formats .mat.
• Plateforme de la commande
dSpace est un système de contrôle en temps réel complet basé sur un DSP du type
MPC8240. La carte de contrôle utilisée est du type DS1104 avec des entrées/sorties
numérique et analogiques :
Le DSP principal de cette plateforme peut être directement programmé à l’aide du logiciel
Matlab/ Simulink. Les blocs spécifiques du système dSpace sont disponibles dans le ToolBox
de Simulink. Après simulation des fonctionnalités recherchées du programme mis au point, il
suffit d’un simple ‘click’ pour l’implanter dans le DSP. Ce dernier utilisera l’application de
pilotage de test, développée avec le logiciel CONTROLDESK. Le système offre notamment
la possibilité d’accéder aux différentes mesures, de modifier en ligne les différents paramètres
du programme tels que les gains des régulateurs et d’enregistrer les différentes grandeurs.
La figure (II.20) montre la fenêtre de pilotage des tests ; elle est visualisée lors de
l’exécution du programme développé sous CONTROLDESK. Elle comporte une fonction de
visualisation des grandeurs (vitesse, position, courant, couple,…).
53
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
Figure II.20 : CONTROLDESK Interface de pilotage des tests (CV d’une MSAP).
L’avantage de ce type de carte est le rapport coût-efficacité lorsqu’il s’agit d’accomplir une
grande variété de taches d’un algorithme.
54
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
Nous présenterons, dans cette partie, quelques résultats des essais effectués sur la
plateforme expérimentale avec le résolveur permettant de tester le matériel utilisé et de valider
l’algorithme de la commande vectorielle.
Le schéma de commande exécutable pour dSpace sont illustrés dans la figure II.21. pour
les relevés expérimentaux, la machine synchrone est entrainée en charge, les tests au niveau
expérimental et simulation ont été effectués sur une machine synchrone à aimant permanent à
pôle lisse.
OUT_C00
-K- ia Id iaref
OUT_C03
vitesse de reférence id Id
1/p*flux Relay 2
ib ibref
Goto 1 Iq
PID boolean Bad Link
ic
regulateure de teta icref
iq Iq OUT_C04
vitesse teta
Goto2 park inverse Relay 1 NOT boolean Bad Link
park
OUT_C06
Bad Link
NOT boolean
Relay 3 OUT_C10
Bad Link
iqref Iqref
_DS1104 ADC_C6 K- signal cos
signal cos vitesse mécanique
Gain 3
les courants (Id, Iq)
Bad Link K- signal sin de reférence
_DS1104 ADC_C7
Gain 4
signal sin -K-
teta électrique
K- Ia
l'alimentation par un GBF
Bad Link Gain 5
DS1104 ADC_C8
Résolveur Bad Link -K-
GBF 10 kHz
Ib
DS1104MUX _ADC2
entrée les courants rélle
de la machine K-
Ic
• Bloc Résolveur
L’algorithme utilisé pour déterminer la position initiale du rotor de la MSAP sont illustrés
dans la figure II.22.
55
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
teta wel 1 1
vitesse
Gain 3
omegar 2 mécanique
1 cos
signal Product 3
cos
Product
1
Bad Link
s mod 2 2
regulateure Integrator teta
Math Gain 7
2 PI électrique
2*pi Function
signal
sin Product 1 Constant
sin
3
l'alimentation Product 2
par un GBF
Cet algorithme est densité à minimiser l’erreur entre la position angulaire du rotor ‘ θ m ’ et
l’angle calculé ‘ϕ’ en utilisant une boucle de retour. Le calcul de l’erreur est basé sur les
équations trigonométriques suivantes [30] :
=err (U 0 sin (ωet ) cos φ ) ⋅ (U 0 ⋅ k sin θ m sin (ω e t ) ) − (U 0 sin (ωet ) sin φ ) ⋅ (U 0 ⋅ k cos θ m sin (ωet ) )
err =U 0 ( t ) (U 0 ⋅ k sin (ωet ) ) ⋅ [sin θ m cos φ − cos θ m sin φ ]
=err A sin (θ m − φ )
Où,
A= U 0 ( t ) ⋅ (U 0 ⋅ k sin (ωet ) )
Et
U 0 ( t=
) U 0 ⋅ sin (ωet ) est le signal d’excitation
Cette erreur est ramenée à une valeur proche de zéro à l’aide d’un régulateur de type PI.
Les gains de ce dernier sont ajustés en ligne lors du fonctionnement de la maquette de telle
sorte a minimiser au mieux possible l’erreur. L’intégrateur augmente la résolution de l’angle
calculé. Une fois cette boucle de contrôle est accomplie (c.-à-d., err=~0), alors l’angle calculé
‘ϕ’, qui est compris dans l’intervalle [0, 2π], est égal à la position réelle du rotor ‘θ m ’. la
56
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
figure II. 23, exposent les résultats de l’algorithme implémenté pour une vitesse du moteur
égale à 1500 tr/mn [106].
Proportional
Gain 1
Saturation Ce
1 I
1
e Integral
s
Gain
Integrator 1
100
1/Tu
57
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
1
ia
Product 1
2
-K - 1
ib
id
Product 2
3
ic
Product 3
4 cos(u) Product 4
teta
cos(u-2*pi /3) -K - 2
iq
Product 5
cos(u-4*pi /3)
Product 6
-sin(u)
-sin(u-2*pi /3)
-sin(u-4*pi /3)
1
Id
Product 1
-K- 1
iaref
2
Iq
Product 2
3 cos(u)
Product 3
teta -K- 2
ibref
-sin(u)
Product 4
cos(u-2*pi /3)
-sin(u-2*pi /3)
Product 5
Les simulations et les essais expérimentaux ont été effectués dans les conditions
suivantes: les paramètres de la MSAP sont donnés en Annexe (A); la tension du bus continu
est Udc = 80V et le flux de référence est Φ s *= 0.3Web. La période d’échantillonnage est fixée à
Te =10-4 sec, en utilisant la méthode de résolution Euler. En expérimental la MSAP entraine
une génératrice à courant continu alimentant une charge résistive.
Les figures de II.24 à II.39 (A : résultats de simulation ; B : résultats expérimentaux),
présentent respectivement, les résultats de simulation et expérimentaux obtenus de la
commande vectorielle (modèle en courant). L’onduleur est commandé par hystérésis.
58
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
2000
Wref
1500 W
1000
(Ω,Ω*)
Speed(rpm)
500
-500
-1000
(Te,Te*)
-1500
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Time(s)
4
Te
Tr
3
2
(Ω,Ω*)
Torque Te(Nm)
-1
-2 (Te,Te*)
-3
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Time(s)
1
Id
(iq,iq*)
0.8 Idref
0.6
0.4
0.2
Current Id(A)
0 (id,id*)
-0.2
-0.4
-0.6
-0.8
-1
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Time(s)
Fig II.28 : Courant directe ( isd, i sd* ). (A) Fig II.29 : Courant directe ( id*,id)
scale: 5 A/div. Time scale: 1s/div.
59
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
6
Iqref (iq,iq*)
Iq
4
2
Current Iq(A)
0 (id,id*)
-2
-4
-6
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Time(s)
Fig II.30: Courant en quadrature ( i sq, i sq* ). Fig II.31 : Courant en quadrature ( i sq,
(A) i sq* )scale: 5 A/div. Time scale:
1s/div.
θ
4
Angle(rad)
2
(Ω,Ω*)
1
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Time(s)
Fig II.32 : Position électrique du rotor Fig II.33: Position électrique du rotor
(rad). (rad). a 1000 (tr/min) scale: Ch3 (2v/div).
3
Ia ref
8 2
Ib ref 1
Ic ref 0
6 Ia -1
Ib -2
-3
Ic
4 -4
1 1.05 1.1 1.15 1.2 1.25 1.3 1.35 1.4 1.45
Current Ia,Ib,Ic
2
(ib,ib*) (ia,ia*)
0
-2
-4
-6
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Time(s)
Fig II.34 : Les courants statoriques I sabc Fig II.35 : Les courants statoriques I sabc
(A) (avec un zoom pour montrer la forme (A) dans la phase a et b at 1500 (tr/min)
du courant) scale: 5A/div. Time scale: 20ms/div.
60
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
ia
Fig II.36 : : Spectre d’harmonique dans Fig II.37: spectrum of the current for phase
la phase a. (A) a. scale: Ch3(5A/div). Time scale: 20ms/div
U0
Sine, cos
Fig II.38 : signals modulé en sine et Fig II.39 : (U0) signal d’excitation et signals
cosine. modulé en sine et cosine. Time scale: 50ms/div.
(A) (B)
Les résultats de simulation et les résultats expérimentaux présentés dans cette partie
montrent les performances de la conduite d’une machine synchrone à aimants permanents en
utilisant la technique de la commande vectorielle.
Pour voir les performances et le comportement de la MSAP associée à la commande
vectorielle, une variation de la référence de la vitesse est effectuée (de 0 tr/min à 1000 tr/min,
puis de 1000 tr/min à 0 tr/min, puis de 0 tr/min à -1000 tr/min et finalement de -1000 tr/min à
1500 tr/min). Un couple de charge d’une valeur de 2.6N.m est appliqué entre les instants t=0,5s
et t=3s comme l’indique les figures (II-24, II-25). On remarque bien que la vitesse converge
toujours rapidement vers ses références ; avec certain dépassement en simulation et une légère
perturbation en expérimentation. La vitesse de rotation suit parfaitement la référence en régime
permanent avec un temps de réponse environ de 0.5s.
La perturbation due à l’application du couple de charge est rapidement éliminée, et le
couple électromagnétique compense rapidement le couple de charge (2.6 N.m). Le couple
61
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
électromagnétique répond très rapidement aux variations de la charge sans atteindre une valeur
inadmissible. Les résultats (simulation et expérimentation) montrent que le couple
électromagnétique est l’image de composante en quadrature iqs, ce qui valide le découplage
introduit par la commande vectorielle entre le couple et le flux (figures : II.26, II.27 et II.29).
Le courant ids (simulation : figure II.28 et expérimentation : figure II.29), suit bien sa
référence nulle et peu affecté par les perturbations de la charge et la variation de la référence de
la vitesse. Ceci montre aussi le découplage introduit par la commande vectorielle ; ids reste nul
et le couple répond suivant iqs. Ces tests soit en simulation soit en expérimentation, montrent
la robuste de la commande vis-à-vis la perturbation du couple de charge, ainsi que l’inversion
du sens de rotation. Le courant iqs suit sa consigne imposée par le régulateur de vitesse (figures
II.30 et II.31).
Les figures (II.32 et II.33) représentent l’angle électrique ‘’θ’’ obtenu en simulation et en
expérimentation. L’angle électrique est obtenu pour une vitesse de rotation de 1000tr/min.
Les figures (II.34 et II.35) donnent l’allure des courants réels iabc et ses références. Ces
présentent des allures sinusoïdales associées à des ondulations à haute fréquence dues au
contrôle du courant par hystérésis. Les résultats montrent que le courant statorique, suit bien
le courant de référence avec plus ou moins Δi. La diminution de la bande d’hystérésis permet
d’améliorer la forme du courant, mais provoque une augmentation très important de la
fréquence de commutation. Le contrôle par hystérésis force le courant de chaque phase à être
supérieur ou inférieur par rapport à son courant de référence, par commutation de la tension
de phase entre +U c /2 et –U c /2. La fréquence de commutation des interrupteurs dépend de la
tension continue appliquée à l'entrée de l'onduleur, du niveau de la f.é.m. dépendant de la
vitesse de rotation, de l'inductance de fuite du stator et de la bande d'hystérésis Δi. La
fréquence de commutation est directement proportionnelle à la tension du bus continu et
inversement proportionnelle à la bande d'hystérésis.
62
Chapitre II MODELISATION DE LA MSAP DEDIEE POUR LA COMMANDE TYPE FOC……..
II.7 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté des fondations sur la MSAP, ainsi que sa
modélisation sous forme d’équations mathématiques. Par la suite, et en se basant sur un
ensemble d’hypothèses simplificatrices. Pour cela, nous avons établi les équations de la
machine ramenée à deux axes, selon la transformation de Park en régime transitoire. Le
modèle obtenu est facile à exploiter pour la réalisation des lois de commande avancées. En
effet, c’est un modèle qui n’est pas fortement non linéaire. Puis, on à abordé la modélisation de
la partie d’alimentation. Le principe de fonctionnement de l’onduleur de tension triphasée à été
présenté. On à ajouté le programme informatique mis au point pour réaliser la mesure de la
position du rotor de la MSAP à l’aide d’un résolveur. Cette position est nécessaire pour
démarrer la machine et calculer la transformation inverse de Park. Ensuite, l’algorithme de
contrôle-commande de la machine est exposé et commenté.
Cette plateforme sera utilisée dans la suit du travail pour effectuer les tests expérimentaux.
Les chapitres suivant seront consacré à l’implantation expérimentale et à la validation des
nouveaux algorithmes développés.
Les résultats de simulation que nous avons présentée montrent clairement la réalisation du
découplage et la robustesse de la commande pour différents modes de fonctionnement. Et
confirmant pratiquement ces résultats.
63
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Chapitre Trois...
AMELIORATION DES
PERFORMANCES DE LA DTC A LA
MACHINE SYNCHRONE A AIMANTS
64
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Contenu
III.1 Introduction…………………………………………………………………………………………….…..66
III.4. Conclusion………………………………………………………………………………………………..115
65
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
III.1. Introduction
Les associations onduleur de tension- machine à courant alternatif constituent un enjeu
essentiel dans le milieu industriel, les stratégies de commande de ces associations n'ont cessé
de se développer au fil des années. Parmi elles, après l’émergence vers les années 70 de la
commande vectorielle, les techniques basées sur la commande directe du couple ont suscité
l'intérêt de plusieurs équipes scientifiques et du secteur industriel.
La stratégie de commande DTC (venu du terme anglais " Direct Torque Control "), plus
récente que la commande vectorielle, à été inventée par I. Takahashi au milieu des années 80.
Elle est basée sur la régulation séparée du flux statorique et du couple.
La DTC est une technique de commande exploitant la possibilité d'imposer un couple et un
flux aux machines à courants alternatifs d’une manière découplée, une fois alimenté par un
onduleur de tension. L’association de la DTC à la MSAP a permet d’avoir des systèmes
d’entrainement de performances très élevées.
Les principes de base de la DTC ont été établis dans ce chapitre, où on a supposé que la
vitesse de la machine est assez élevée, pour négliger l’influence du terme résistif. Ces
hypothèses ne sont plus vérifiées, si l’on se place dans des conditions de fonctionnement à
basses vitesses. Dans ce chapitre, nous allons présenter quelques structures de la commande
DTC, dans le but d’améliorer les performances de la DTC classique.
Afin de surmonter les inconvénients mentionnés dans la DTC classique, nous allons
étudier quelques variantes d’amélioration de la commande DTC classique, telle que la DTC
modifiée, la DTC 12 secteurs, la DTC basée sur la MLI vectorielle DTC_SVM et on
terminera par la DTC de la MSAP par la technique de linéarisation entrée-sortie, pour but de
minimiser les ondulations du couple et de flux dans le régime transitoire et permanent, avec
une maîtrise de la fréquence de commutation de l’onduleur. Des résultats de simulation et
expérimentaux sont présentés dans ce chapitre pour juger ces méthodes proposées.
66
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
67
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
UC
φs * ∆φ s Sa
+-
Sb Onduleur
Bloc de Modulation de
Bloc de Sc Tension
Régulation
∆C e
Position
*
Ce ϕs
+-
du
Ĉ e
Bloc de traitement et d’estimation
[iabc ]s
φˆs MSAP
triphasé ne peut avoir que huit positions distinctes du fait que chacun des trois bras de
l’onduleur ne peut avoir que deux états possibles. Le vecteur de tension complexe est ainsi
défini par la transformation suivante :
2π 4π
2 j j
VS =
VS α + j VS β = A
V + VB e 3
+ VC e 3
(III.1)
3
69
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Dans cette technique Takahashi a proposé une stratégie de commande de couple et de flux
(DTC) qui est basée sur l'algorithme suivant [108],[ 109],[114],[116-122] :
• Le domaine temporel est divisé en périodes de durée Te réduites (Te ≤50 μs).
• Pour chaque coup d'horloge, on mesure les courants de ligne et les tensions par
phase de la MSAP.
• On reconstitue les composantes du vecteur flux statorique, en utilisant les
équations (III.7), (III.9) et (III.11).
• On estime le couple électromagnétique de la MSAP, en utilisant l'estimation du
flux statorique et la mesure des courants de lignes, en utilisant l'équation (III.12).
• On détermine la séquence de fonctionnement de l’onduleur pour commander le
flux et le couple suivant une logique qu'on va présenter dans ce que suit.
On se place dans le repère fixe (α,β) lié au stator de la machine. Le flux statorique de la
MSAP est obtenu à partir de l’équation suivante. Dans le référentiel α( , β) lié au stator, on
peut écrire [123] :
t
φs − φ s 0 = ∫ (V
0
s − Rs I s ) dt (III.3)
φ s (Te ) = φ s 0 + Vs Te − ∫ Rs I s dt (III.4)
0
Dans cette étude nous allons considérer le terme Rs I s négligeable devant le vecteur de
tension Vs ce qui se vérifie lorsque la vitesse de rotation est suffisamment élevée. A partir de
l’équation précédente on trouve :
∆ φ s ≈ Vs Te (III.5)
On constate que sur l'intervalle de temps [0, T e ], l'extrémité du vecteur φs se déplace sur une
droite dont la direction est donnée par Vs , figure (III.3).
70
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
t = Te
φs
∆ φ s ≈ Vs Te
ωS
t =0
φ s0
Dans le cas de la MSAP, le flux statorique continue à changer même lorsque le vecteur de
tension nul est appliqué parce que les aimants permanents tournent avec le rotor. Par
conséquent l’application des vecteurs de tension nuls est à proscrire pour contrôler le flux
statorique de la MSAP. En d’autres termes, le flux statorique doit être toujours en mouvement
par rapport au flux rotorique [107], [110].
Sur la figure (III.4), on représente trois directions possibles du vecteur flux φs . Ainsi on
peut voir que, si la tension appliquée est perpendiculaire à la direction du flux, le déplacement
de son extrémité et de son amplitude conserve sa valeur. Par contre, dans le cas où Vs est
décalée par rapport à la perpendiculaire du vecteur flux φs on observe un ralentissement
(respectivement, accélération) du déplacement de 1'extrémité du flux et une diminution
(respectivement, augmentation) de son amplitude.
71
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Conservation
de φ s Augmentation
de φ s
Diminution
de φ s
φs
Le couple électromagnétique est proportionnel au produit vectoriel entre les vecteurs des
flux statorique et rotorique de la façon suivante [107]:
C e = k (φ S × φ r′ ) = k φS φ r′ sin(δ ) (III.6)
p
Tel que : k =
Lq
Avec :
Lorsque le vecteur flux se trouve dans la zone numérotée k, les deux vecteurs VK et VK +3
ont la composante de flux la plus importante. En plus, leur effet sur le couple dépend de la
position du vecteur flux dans la zone. Ainsi ils ne sont jamais appliqués. Le contrôle du flux et
du couple est assuré en sélectionnant un des quatre vecteurs non nuls ou un des deux vecteurs
nuls. Le rôle du vecteur de tension sélectionné est décrit sur la figure (III.5) [109], [116].
φs Ce φs Ce
VK +2 VK +1
VK +3
3 2 VK
φs
VK −2 V K −1
4 1
α
φs Ce φs Ce
5 66
73
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
β
β
V K +2 V K +1
V K +1 3Vi+3 V K + 3 VK
V K +2 α
4 α
VK V K − 2 V K −1
V K +3 5
φs au début
de zone φ s à la fin
V K −2 V K −1
N=1 de zone.
N=1
Figure III-6: Différents effets des vecteurs tensions au début et à la fin de la zone.
Les principes de la DTC ont été décrits dans leur ensemble. Cependant, les consignes
d'entrée du système de contrôle sont le couple et l'amplitude du flux statorique. Les
performances du système de contrôle dépendent de la précision dans l'estimation de ces
valeurs [108], [117], [118], [121].
L’amplitude du flux statorique est estimée à partir de ces composantes suivant les axes
(α,β) à partir de l’équation suivante :
d
=
Vs Rs I s + φs
dt (III.7)
On obtient les tensions V sα et V sβ , composantes de Vs à partir de la tension d’entrée mesurée
de l’onduleur U c , des états de commande (C K1 , C K2 , C K3 ) et en utilisant la transformation de
CONCORDIA, on obtient :
=
Vs Vsα + jVsβ
(III.8)
ˆ t
sα ∫ (Vsα − Rs I sα ) dt
φ =
0
t (III.9)
φˆ = (V − R I ) dt
sβ ∫ sβ s sβ
0
74
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
3
[
Cˆ e = p φˆSα I Sβ − φˆSβ I Sα
2
] (III.12)
Son but est de maintenir l’extrémité du vecteur φ S dans une couronne circulaire comme le
montre la figure (III.7). La sortie du correcteur doit indiquer le sens d’évolution du module
de φ S , afin de sélectionner le vecteur de tension correspondant.
Pour cela un simple correcteur à hystérésis à deux niveaux convient parfaitement, et
permet de plus d’obtenir de très bonnes performances dynamiques. La sortie du correcteur est
représentée par une variable booléenne (Cflx) et indique directement si l’amplitude du flux
doit être augmentée (Cflx=1) ou diminuée (Cflx=0) de façon à maintenir [109-121]:
φ S * − φˆS ≤ ε φ (III.13)
75
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
∆φ s = φ S − φˆS
*
V6 5 6 V3 0
V1 V2 − εφ εφ
V6 V1
V2
V1
si ∆φ S ε φ
alors Cflx = 1
si 0 ≤ ∆φ S ≤ ε φ et d∆φS / dt 0 alors Cflx = 0
si 0 ≤ ∆φ ≤ ε d∆φS / dt 0
S φ et alors Cflx = 1
si ∆φ ≤ −ε alors Cflx = 0
S φ
En effet, si on introduit l'écart ∆φ S , entre le flux de référence φ S et le flux estimé φˆS dans
*
Le correcteur de couple a pour fonction de maintenir le couple dans les limites de façon à
maintenir :
C e − Cˆ e ≤ ε Ce
*
(III.14)
Avec :
*
Ce : La consigne du couple.
Cependant une différence avec le contrôle du flux est que le couple peut être positif ou
négatif selon le sens de rotation de la machine. Deux solutions peuvent être envisagées:
76
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
1 +1
− εCe ∆C e = C e − Cˆ e
*
0 ε Ce
-1
Figure III-8: Comparateur à hystérésis à trois niveaux utilisé pour le réglage du couple
Électromagnétique.
estimé Ĉe dans un comparateur à hystérésis à trois niveaux, celui-ci génère la valeur (Ccpl=1)
pour augmenter le couple, (Ccpl= -1) pour le réduire et (Ccpl= 0) pour le maintenir constant
dans une bande ε Ce autour de sa référence. Ce choix d'augmenter le nombre de niveaux est
proposé afin de minimiser la fréquence de commutation moyenne des interrupteurs, car la
dynamique du couple est généralement plus rapide que celle du flux. De plus, ce correcteur
77
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
autorise une décroissance rapide du couple, en effet, pour diminuer la valeur de celui-ci, en
plus des vecteurs nuls (arrêt de la rotation de φ S ), par exemple on peut appliquer les
vecteurs VK −1 ou VK − 2 , si l’on choisit un sens de rotation positif (sens trigonométrique). Dans
ce cas, le flux φ r rattrapera d’autant plus vite le flux φ S que ce dernier ne se contente pas
seulement de "l’attendre : cas de l'application des vecteurs nuls" mais "va à sa rencontre :
inversion du sens de rotation de φ S ".
On élabore la table de vérité en se basant sur les erreurs du flux et du couple ∆φS et ΔC e ,
et selon la position du vecteur de flux statorique (N=1,..,6). Le partage du plan complexe en
six secteurs angulaires selon la figure (III.5) permet de déterminer, pour chaque secteur
donné, la séquence de commande des interrupteurs de l'onduleur qui correspond aux
différents états des grandeurs de contrôle ∆φS et ΔC e suivant la logique du comportement de
flux et de couple vis-à-vis de l'application d'un vecteur de tension statorique [108].
Le tableau (III.1) résume l’action combinée de chaque configuration sur le flux statorique
et le couple électromagnétique.
AUGMENTATION DIMINUTION
φs VK-1, VK et VK+1 VK+2 , VK+3 et VK-2
Les tableaux ci-dessous résument, de façon générale, les séquences de tension actives à
appliquer pour augmenter ou diminuer le module du flux statorique et le couple
électromagnétique en fonction du secteur.
N =1 N =2 N =3 N =4 N =5 N =6
78
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
N =1 N =2 N =3 N =4 N =5 N =6
Ce ↑ V2 , V3 V3 , V4 V4 , V5 V5 , V6 V6 , V1 V1 , V2
Ce ↓ V5 , V6 V6 , V1 V1 , V2 V2 , V3 V3 , V4 V4 , V5
Ccpl=-1 V5 V6 V1 V2 V3 V4 3 Niveaux
Ccpl=1 V2 V3 V4 V5 V6 V1 2
Niveaux
Cflx=1 Ccpl=0 V7 V0 V7 V0 V7 V0
Ccpl=-1 V6 V1 V2 V3 V4 V5 3 Niveaux
Tableau (III.4) : Stratégie de contrôle avec comparateur à hystérésis à trois niveaux avec les vecteurs
de tensions nuls.
En sélectionnant l’un des vecteurs nuls, la rotation du flux statorique est arrêté et entraîne
aussi une décroissance du couple, nous choisissons V0 ou V7 de manière à minimiser le
nombre de commutation d’un même interrupteur de l’onduleur.
79
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Ccpl=-1 V5 V6 V1 V2 V3 V4 3 Niveaux
Ccpl=1 V2 V3 V4 V5 V6 V1 2
Niveaux
Cflx=1 Ccpl=0 V1 V2 V3 V4 V5 V6
Ccpl=-1 V6 V1 V2 V3 V4 V5 3 Niveaux
Tableau (III.5) : Stratégie de contrôle avec comparateur à hystérésis à trois niveaux avec les vecteurs
de tension non nuls.
MSAP
Sa , Sb, Sc
U DC
Switching table is
N Voltage
calculation
vsb vsa 3® 2
i sa
eT ef d
Flux magnitude i sb
φ ∗
s φsest and position
estimation q0
+ -
Te* Te
Torque estimation
+ -
80
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
pour le correcteur de flux est de ±0.02 [Wb], et la bande d'hystérésis pour le correcteur de
couple de ±0.02 [Nm].
4
Ce
3 Cr
2.5
Ce
1 2.4
2.3
Cr
Torque(Nm)
2.2
2.1
Torque(Nm)
0 1.9
1.8
1.7
1.6
1.5
-2
-3
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-10: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-11: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
0.28
0.308
0.306
0.26 0.304
0.302
0.3
0.298
0.24 0.296
0.294
0.292
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-13: Module du vecteur flux (Wb) scale:
Figure III-12: Module du vecteur flux (Wb).
Ch1,Ch2(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div
81
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
0.4
phis alpha
phis beta
0.3
phis(alpha-beta)
0.1 0.2
phis(alpha-beta)
0
0
-0.2
-0.1
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
-0.2
Time(s)
-0.3
-0.4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-15: les deux composantes de flux
Figure III-14: les deux composantes de flux
φsα et φsβ (0.1Wb/div). Time scale:
φsα et φsβ . (Wb)
20ms/div
0.4
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure III-16: Evolution du flux statorique Figure III-17: Evolution du flux statorique
(ϕsα, ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div
4 Ia
Ib
3 Ic
2 4 Ia
Ib
3 Ic
2
1
1
Currents(A)
Currents(A)
0 -1
-2
-3
-1
0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.46 0.47 0.48 0.49 0.5
Time(s)
-2
-3
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-18: les Courants statoriques (A) Figure III-19: Courants statorique de la
phase a et b scale: Ch3, Ch4 (2A/div). Time
scale: 20ms/div.
82
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Figure III-20: Spectre d’harmonique dans la Figure III-21: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch3(2A/div). Time scale:
20ms/div
5.5
6
5 5.5
5
4.5
4.5
4 4
3.5
3.5
3
3
2.5
2.5 2
1.5
2
1
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
1.5
1
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
0.9
0.8
0.7
0.6
Sa, Sb, Sc
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
-3
x 10
Figure III-24: Commutation de l’ interrupteur Figure III-25: Commutation de l’ interrupteur
Sa,Sb,Sc scale: Ch1,Ch2,Ch4 (0.5 /div). Time
scale: 50ms/div.
(A) (B)
83
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
84
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
DTC 12 secteurs, la DTC basée sur la MLI vectorielle DTC_SVM et on terminera par la DTC
basée sur la technique de linéarisation entrée-sortie de la MSAP, pour but de minimiser les
ondulations du couple et de flux en régime transitoire et permanent, avec une maîtrise de la
fréquence de commutation de l’onduleur. Des résultats de simulation et expérimentaux sont
présentés dans ce chapitre pour juger ces méthodes proposées.
La figure (III.26) montre la fenêtre de pilotage des tests ; elle est visualisée lors de
l’exécution du programme développé sous CONTROLDESK. Elle comporte une fonction de
visualisation des grandeurs (flux, couple, …).
Figure III-26: Les résultats expérimentaux à partir de l’interface CONTROLDESK (DTC Classique).
85
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
L'idée est d'améliorer la commande DTC classique par un changement de la table de vérité
et de modifier les six zones du DTC classique, au lieu de prendre le premier secteur de -30° à
30°, on prend le premier secteur de 0° à 60°. La figure III.27 (DTC modifiée) montre cette
nouvelle position des zones [124-128], dans ce cas-ci, les états non utilisés dans la première
zone seront V3 et V6 au lieu de V1 et de V4.
On peut voir que les états V1 et V4, ne sont pas employés dans la DTC classique parce
qu'ils peuvent augmenter ou diminuer le couple au même secteur selon si la position est dans
les premiers ou les deuxièmes 30°. Dans la DTC modifiée, V3 et V6 ne sont pas utilisés.
Cependant, dans la DTC modifiée l’ambiguïté se trouve dans le couple au lieu du flux comme
dans la DTC classique [129].
L’avantage principal de la DTC modifiée est d’avoir une fréquence de commutation
constante, c’est le but des méthodes proposées dans ce chapitre. Par conséquent, il est
préférable de perdre l'usage de deux états pour réduire et maîtriser la fréquence de
commutation. La table de commutation de la DTC modifiée est donnée par la Table III.6.
86
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Flux Couple N =1 N =2 N =3 N =4 N =5 N =6
∆Ce =1 V2 V3 V4 V5 V6 V1
∆φs =1 ∆Ce =0 V7 V0 V7 V0 V7 V0
∆Ce =-1 V1 V2 V3 V4 V5 V6
∆Ce =1 V4 V5 V6 V1 V2 V3
∆φs =0 ∆Ce =0 V7 V0 V7 V0 V7 V0
∆Ce =-1 V5 V6 V1 V2 V3 V4
Les résultats de simulation et pratique sont effectués dans les mêmes conditions de la
DTC classique. Les figures (III.28 à III.39) (A : simulation et B : expérimentation) présentent
les résultats de simulation et expérimentaux obtenus de la commande DTC modifiée :
4
Ce
3 Cr
1
Torque(Nm)
-1
-2
-3
-4
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure III-28: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-29: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
0.28
phis(Wb)
0.26
0.24
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-30: Module du vecteur flux (Wb). Figure III-31: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
87
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
phis alpha
phis beta
phis(alpha-beta)
0.2
-0.2
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Time(s)
Figure III-32: les deux composantes de flux Figure III-33: les deux composantes de flux
φsα et φsβ (Wb). φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
0.4
0.3
0.2
0.1
flux-beta
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
flux-alpha
Figure III-34: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure III-35: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div
2 4
1 2
0
0
-1
-2
-1 -3
-4
0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2
-2
-3
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-36: les Courants statoriques (A) Figure III-37: Courants statorique de la phase
a et b scale: Ch1, Ch2 (2A/div). Time scale:
20ms/div.
88
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Figure III-38: spectre d’harmonique dans la Figure III-39: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
5.5
4.5
3.5
2.5
1.5
1
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
0.8
Sa, Sb, Sc
0.6
0.4
0.2
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
-3
x 10
Les courbes des figures (III.28- III.29) présentent les résultats de simulation et
pratique du couple électromagnétique pour un échelon de consigne de 2N.m appliqué à
l’instant t=0 s et inversé (-2N.m) à l’instant t=0.5 s. La largeur de la bande d’hystérésis du
comparateur de couple est gardée la même à ±0.02 N.m. A travers ces résultats (simulation
et pratique), nous nous apercevons que le couple suit parfaitement la valeur de la consigne et
avec une réduction des oscillations. Les dépassements des bandes du comparateur sont
minimisés dans ce cas en comparant avec la DTC classique voir figure (III.29).
Les figures (III.30- III.31) montrent que le module du vecteur flux suit parfaitement sa
référence et que celui-ci s’établit plus rapidement que celui de la DTC classique. l’ évolution
du flux dans le plan (α , β ) , est parfaitement circulaire et montre moins d’ondulation (voir
les figures III.34 et III.35). Ce qui indique que la DTC modifiée présente une faible
dynamique de flux et de couple par rapport à la DTC classique.
Les figures (III.36- III.37) montrent les courants statorique qui présentent des allures
sinusoïdales moins ondulées et avec une THD = 2,37% voir figure (III.38).
Les états de commutation des interrupteurs «Sa, Sb, Sc» sont donnés par les figures
(III.42- III.43), où on remarque que l’ interrupteur fonctionne régulièrement avec des phase
de mise en veille, ce qui permet de maîtriser la fréquence de commutation .
90
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Dans le contrôle DTC classique, il y a deux vecteurs par secteur qui présentent une
ambiguïté dans le contrôle de flux, donc ils ne sont pas utilisés (Vi ,Vi+3). De même pour la
DTC modifiée les deux vecteurs (Vi+2,Vi+5) ne sont pas aussi utilisés par ce qu’ ils
introduisent une ambiguïté dans le contrôle de couple [129],[130]. Pour résoudre le problème
d’ambiguïté dans le contrôle du couple et du flux on va diviser le plan de phase en 12 secteurs
au lieu de 6 secteurs, la où les six vecteurs actifs seront utilisés pour le même secteur.
Cependant, la composante tangentielle du vecteur tension est très faible par conséquent la
variation du couple serai aussi faible, pour cela il faut introduit l’idée de la petite
augmentation du couple [129]. La nouvelle partition est donnée par la figure (III .45).
La table de sélection pour cette technique est donnée par le tableau suivant [129] :
Le comparateur à hystérésis utilisé pour contrôler le couple elle est le suivant (figure III.46) :
grande variation du
couple
faible variation du
couple
Les simulations et les résultats pratiques sont effectués dans les mêmes conditions de la
DTC classique et la DTC modifiée. Les figures (III.47 a III.62) (A : simulation et B :
expérimentation) présentent respectivement, les résultats de simulation et expérimentaux
obtenus de la commande DTC 12 Secteurs :
92
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
4
Ce
3 Cr
1
Torque(Nm)
-1
-2
-3
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-47: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-48: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
0.28 flux s
flux ref
0.26
Flux statorique
0.24
0.22
0.2
0.18
0.16
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Temp(s)
Figure III-49: Module du vecteur flux (Wb). Figure III-50: Module du vecteur flux (Wb)
scale: Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div
0.4
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-51: les deux composantes de flux Figure III-52: les deux composantes de flux
φsα et φsβ (Wb). φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
93
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
0.4
0.3
0.2
0.1
Flux béta (Web)
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Flux alpha (Web)
Figure III-53: Evolution du flux statorique Figure III-54: Evolution du flux statorique
(ϕsα, ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
4
Ia
Ib
3 Ic
1
Current(A)
-1
-2
-3
0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.46 0.47 0.48 0.49 0.5
Time(s)
Figure III-55: les Courants statoriques (A) Figure III-56: Courants statorique de la phase
a et b scale: Ch1, Ch2 (2A/div). Time scale:
20ms/div.
Figure III-57: Spectre d’harmonique dans Figure III-58: Spectrum of the current for
la phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div.
94
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
12
10
0
0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2
0.9
0.8
0.7
0.6
Sa, Sb, Sc
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
-3
x 10
Figures (III.47-III.62): Résultats de simulation (A) et expérimentaux (B) de la commande DTC avec
12 secteurs de la MSAP.
Les figures précédentes montrent les résultats obtenus pour la DTC-12 secteurs où on
constate une amélioration des performances par rapport à la DTC classique et modifiée. La
DTC 12-secteurs présente les mêmes dynamiques de réponses que la DTC modifiée. Les
résultats sont données par les figures (III.47- III.48), montrent une dynamique rapide du
couple, suivi d’un régime établi où le couple suit sa référence, par contre, elle présente un
couple plus oscillant dans le régime permanant que celui de la DTC modifiée.
D’après la figure III.49 on remarque bien que le flux statorique s’établit plus
rapidement que celui de la DTC classique avec une réduction des oscillations sur leur module,
suit parfaitement la valeur de la consigne et reste dans la bande d’hystérésis ce qui est bien
montré dans le résultat expérimentaux sur la figure III.50. On constate que le flux et le couple
suivent convenablement leur référence, et on note les performances dynamiques et statiques
élevées du couple électromagnétique, mais avec des ondulations importantes.
Les figures (III.53- III.54) présentent la trajectoire du vecteur flux statorique est quasi-
circulaire; par conséquent les figures (III.55- III.56) montrent que le courant statorique garde
95
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
une forme sinusoïdale moins bruité par rapport à la commande DTC modifiée avec une
THD=2,29% figures (III.57- III.58). Les états de commutation des interrupteurs «Sa, Sb, Sc»
sont donnés par la figure III.61 pour la simulation et par la figure III.62 pour l’expérimental,
avec une fréquence de commutation constante autour de 4kHz.
En effet, la DTC-12 secteurs utilise les mêmes vecteurs tensions de la DTC classique pour
les grandes variations du couple (régime transitoire), donc ils ont les même dynamiques de
réponse du couple. Par contre, pour les petites variations du couple (régime permanant) la
DTC-12 secteurs utilise les vecteurs qui produisent des faibles variations du couple, donc des
faibles oscillations du couple au régime permanant mais d'un autre côté, ces vecteurs tensions
produisent des grandes variations au niveau du flux. De plus la DTC-12 secteurs s'intéresse
beaucoup plus au couple du fait qu'elle utilise un correcteur à hystérésis à quatre niveau pour
le contrôle du couple.
Quelques résultats expérimentaux de la commande DTC-12 secteurs à partir de l’interface
CONTROLDESK sont donnés par la figure III.63.
Plusieurs méthodes ont été développées avec l’objectif de générer à la sortie de l’onduleur
une tension sinusoïdale ayant le moins d’harmoniques possible, Pour améliorer les
performances de la DTC classique, l’onduleur est associé à la technique de la modulation
vectorielle [131]. Généralement pour la commande des machines à courant alternatif
96
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
La structure du contrôleur prédictif du couple et du flux est présentée par la figure (III.65)
Pour la commande par DTC-SVM figure (III. 64), la génération des impulsion de
commande (S a , S b , S c ) appliquées aux interrupteurs de l’onduleur est généralement basé sur
l’utilisation d’un contrôleur prédictif figure (III. 65), qui reçoit des informations sur l’erreur
du couple ∆Ce , l’amplitude du flux statorique de référence φs , l’amplitude du flux estimer et
97
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
L’angle δ représente l’angle de charge quant la résistance statorique est négligée. Pendant
le régime permanent le flux rotorique tourne à la vitesse de synchronisme. δ est constant et
correspond au couple de charge. Au régime transitoire, le flux statorique et le flux rotorique
tournent à des vitesses différentes d’où δ varie. Puisque la constante du temps électrique est
normalement inférieure à la constante du temps mécanique, la vitesse de rotation du flux
statorique par rapport au flux rotorique peut changer facilement.
Donc le couple peut être contrôlé par le contrôle du changement de la vitesse de rotation ou
du changement de la position du flux statorique.
3φs
C=
e p ⋅ ϕ f ⋅ iqs ⋅ sin (δ )
2 Ls
(III.16)
98
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
A partir de l’équation (III.16), on peut voir que pour une amplitude constante du flux au
stator et un flux constant de l’aimant permanent au rotor, le couple électromagnétique peut
être changé par le contrôle de l’angle du couple δ . Si le flux du rotor est maintenu constant et
le flux du stator est changé par la tension du stator Vs , alors l’expression de la variation du
couple, peut être écrite sous la forme suivante:
3 φsref φ
∆C=
e p⋅ ϕ f ⋅ sin (δ + ∆δ ) − s φ f ⋅ sin (δ ) (III.17)
2 Ls Ls
Il est apparent que pour une erreur de couple ∆Ce , un certain ajustement de ∆δ est
nécessaire pour compenser l’erreur du couple. Donc il est clair qu’en contrôlant l’angle δ , le
couple pourra être contrôlé à son tour [132-134].
L’erreur prélevée du couple ∆Ce et l’amplitude φsref du flux statorique de référence sont
fournie au contrôleur prédictif. La relation entre l’erreur du couple ∆Ce et l’incrément de
l’angle de charge ∆δ est non linéaire. Par conséquent, un PI prédictif, qui génère l’angle de
charge qui change afin de minimiser l’erreur instantanée entre la référence Ce* et le couple
réel Ce .
V
= Vsα2 _ ref + Vs2β _ ref
s _ ref
Vsβ _ ref (III.19)
ϕ s _ ref = arctan
Vsα _ ref
99
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
T0 − Ti − Ti +1
Taon =
2
T=
bon Taon + Ti +1 (III.20)
T= T + T
con bon i +1
Les durées d’application des vecteurs adjacents pour chaque secteur à partir des valeurs
des variables X, Y et Z suivantes :
T
X
= 3 ⋅ Vsβ _ ref
UC
T 3 6
=
Y ⋅ Vsβ _ ref + ⋅ Vsα _ ref (III.21)
UC 2 2
Z T 3 6
= ⋅ Vsβ _ ref − ⋅ Vsα _ ref
U C 2 2
Secteur(S i ) 1 2 3 4 5 6
Ti -Z Y X Z -Y -X
T i+1 X Z -Y -X -Z Y
Sec 1 2 3 4 5 6
Sig
Sa Taon Tbon Tcon Tcon Tbon Taon
Sb Tbon Taon Taon Tbon Tcon Tcon
Sc Tcon Tcon Tbon Taon Taon Tbon
Les simulations et les résultats pratiques sont effectués dans les mêmes conditions
précédentes pour la DTC classique, la DTC modifiée et la commande DTC avec 12 Secteurs.
Les figures (III.67 à III.84) (A : simulation et B : expérimentation) présentent respectivement,
les résultats de simulation et expérimentaux obtenus de la commande DTC-SVM.
100
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
2
Torque(Nm)
-1
-2
-3
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-67: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-68: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
0.28
0.308
0.306
0.304
0.26
0.302
0.3
0.24 0.298
0.296
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-70: Module du vecteur flux (Wb) scale:
Figure III-69: Module du vecteur flux (Wb). Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div
0.4
phis alpha
0.3 phis beta
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure III-72: les deux composantes de flux
Figure III-71: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div
101
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
0.4
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure III-73: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure III-74: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div
4
Ia
Ib
3 Ic
1
Current(A)
-1
-2
-3
0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.46 0.47 0.48 0.49 0.5
Time(s)
Figure III-75: les Courants statoriques (A) Figure III-76: Courants statorique de la phase
a et b scale: Ch1, Ch2 (2A/div). Time scale:
20ms/div
Figure III-77: spectre d’harmonique dans la Figure III-78: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
102
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
5.5
4.5
3.5
2.5
1.5
1
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
0.8
0.6
0.4
0.2
0
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.035 0.04 0.045 0.05
Figure III-81: Les Signaux Modulants Figure III-82: Les Signaux Modulants scale:
Ch1,2,3 (0.5v/div). Time scale: 20ms/div.
0.9
0.8
0.7
0.6
Sa, Sb, Sc
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Les figures (III.67- III.68) montrent une bonne dynamique du couple avec moins
d’oscillations et le couple suit parfaitement sa référence en régime établit.
103
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
D’après les figures (III.69 - III.70), on remarque que le flux présente une bonne
réponse dynamique et statique, avec un régime transitoire un peu plus rapide que celui de la
DTC classique. Il suit convenablement ça référence au régime permanent.
L’évolution du vecteur flux statorique dans le plan (α, β) est quasi-circulaire (figure.
III.73) avec moins d’ondulations. D’après les figures (III.71 et III.72) montrent que les deux
composantes de flux sont en quadrature.
La réduction des ondulations du couple et du flux en utilisant la SVM, peut être
observée au niveau du courant statorique, figures (III.75- III.76). En régime établi le courant
devient purement sinusoïdal. Avec une THD de l’ordre de 2,20% figures (III.77- III.78).
Les figures III.81 et III.82 présentent les signaux modulants obtenus par simulation et
pratiquement. Les états de commutation des interrupteurs « S a , S b , S c » de l’onduleur sont
donnés par la figure III.83. Les états de commutation, montrent que la fréquence de
commutation est presque constante et égale à 3 kHz.
Donc à partir des résultats de simulation et les résultats expérimentaux montrent que
l’utilisation de la SVM permette d’améliorer les performances de la DTC classique, en
particulier la minimisation des ondulations du couple et du flux, ainsi que la fréquence de
commutation. On à pu corriger les ondulations observées sur le flux statorique et le couple,
par cette méthode, en suite on a présenté la méthode de linéarisation entrée sortie.
104
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
La linéarisation exacte entrée-sortie a fait son apparition dans les années 80 avec les
travaux d’Isidori [135], et les apports bénéfique de la géométrie différentielle. Un grand
nombre de systèmes non linéaires peuvent être partiellement ou complètement transformés en
systèmes possédant un comportement entrée-sortie ou entrée état linéaire à travers le choix
approprié d’une loi de commande par retour d’état non linéaire. Les propriétés de robustesse
sont peu garanties face aux incertitudes paramétriques [136]. Cette commande a été introduite
principalement pour remédier aux problèmes rencontrés avec la commande linéaire. Les
développements détaillés de telles théories ainsi que des exemples d’application peuvent être
retrouvés dans plusieurs publications [136-138], [139-144].
La linéarisation entrée-sortie et une méthode qui permet non seulement de réduire les
ondulations de couple et de flux, mais aussi d’améliorer la dynamique de l’entrainement en le
rendant moins sensible aux perturbations de couple de charge.
Dans cette partie, nous allons développer la commande DTC associée à la linéarisation
entrée-sortie avec SVM. Les tables de vérité et les hystérésis on été éliminées. Cette méthode
minimise d’une façon significative les oscillations du couple et du flux. Cependant, afin de
faciliter la compréhension, il est préférable de rappeler certaines définitions et théorèmes et
montrer les procédures à suivre pour réaliser une commande linéarisante d’un système.
105
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
x = f ( x) + ∑ i =1 gi ( x) ⋅ ui
p
(III.22)
yi = hi ( x)
y = y1 y2 ... y p représente le vecteur des sorties ; f(x)et g(x) sont les champs de
=u α ( x) + β ( x) v (III.23)
Le système
… … (III-22) … …
+
Le système
+
+ +
… … …
Afin d’introduire les conditions de linéarisation nous devons d’abord définir les opérateurs
de base de la géométrie différentielle, le gradient, la dérivée de Lie et le crochet de Lie
[135],[136],[145].
106
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Le gradient : Etant donné une fonction scalaire h(x) de l'état x. Le gradient de h est donné
par :
∂h
∆h = ; ∆h : Représente un vecteur colonne d’éléments :
∂x
∂h
∆hi = . (III-24)
∂xi
Le Jacobien
Le jacobien d'un champ de vecteur f(x) est donné par :
∂f
∇f = (III-25)
∂x
∇f Représente une matrice d'éléments : ∇f i j = ∂f i ∂x j
La Dérivée de Lie :
On considère une fonction scalaire h: ℜ n → ℜ et deux champs de vecteurs :
ad f g = g
0
i −1
(III-29)
ad f g = [ f , ad f g ] i = 1, 2........
i
107
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
une relation linaire entre l’entrée et la sortie en dérivant la sortie jusqu’à ce qu’au moins une
entrée apparaisse en utilisant l’expression :
(r )
y j j L fj h f + ∑ i =1 Lgi L fj h j u j
m r −1
=
r
(III-30)
Le degré relatif total (r) est définit comme étant la somme de tous les degrés relatifs
∑
p
=
obtenus, et doit être inférieur ou égale à l’ordre du système : r r ≤ n , qui peut être
j =1 j
Théorème [Mal 00] : le système (III-22) ayant un vecteur degré relatif ( r1... rp ) , alors le
t
=
retour d’état de la forme u α ( x ) + β ( x ) v et défini par :
Lr1f h1 ( X ) v1
...
−1
... −1
u=
−E +E (III-33)
... ...
rm
L f hm ( X ) vm
108
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Le couple généré peut être exprimé en termes de courants statoriques et flux statoriques
comme suit :
3
Cem = p ⋅ ϕ sα ⋅ isβ − ϕ sβ ⋅ isα (III-34)
2
Avec :
f1 ( x) Isα = − (1 Ls ) Rs I sα − ωφ f sin(θ s )
f ( x)
Isβ = − (1 Ls ) Rs I sβ + ωφ f cos(θ s )
=
f ( x) =
2
f3 ( x)
− Rs I sα
f 4 ( x)
− Rs I sβ
t
= I sα , I sβ , φsα , φsβ ]t , u Vsα , Vsβ
x [=
1 1 g1
g1 ( x) = [ 0 1 0]t ; g 2 ( x) = [0 0 1]t ; g=
Ls Ls g2
109
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
y1 y1r
y ( t + τ ) y ( t + τ )t =
gY (τ )
y y
1 2
1 1r
; Y = ; Y =
y1r ( t + τ ) y2 r ( t + τ ) =
t
gYr (τ ) y2 r
y2 r
y 2 y 2 r
la commande flux-couple :
Notre souci est de minimiser les pulsations au niveau du couple et du flux de la machine
synchrone a aimant. Pour cela, on à choisi le couple et le carré du module du flux statorique
comme variables à contrôler ; donc le vecteur de sortie est donné par l’équation suivant [5] :
3
h1 Ceest
= 2 p (φsαest I sβ − φsβest I sα )
h = 2 (III-36)
2 φsest φs2αest + φs2βest
Avec :
τ
φsαest
= ∫ (V α − R I α ) dτ
0
s s s
τ
=
φ
sβest ∫ (V β − R I β ) dτ
0
s s s
Linéarisation entrée-sortie
∂h2
=y 2 L=
f h2 ( x ) f ( x)
∂x (III.37)
y 2 =
L2 f h2 ( x) + Lg1 L f h2 ( x)Vsα + Lg 2 L f h2 ( x)Vsβ
110
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
linéarisation du système
La matrice définissant la relation entre les entrées du système et ses sorties dérivées est
donnée par l’expression :
y1 Vsα
=
A( x) + D( x)
y 2 Vsβ
Avec
L f h1 Lg1h1 Lg 2 h1
=A( x) = ; D( x) (III.38)
Lg1 L f h2 Lg 2 L f h2
2
f 2
L h
La linéarisation entrée-sortie suivante est introduite pour le système illustrée par (III-35)
est donnée par :
Vsα V
V = D −1 ( x) − A( x) + 1 (III.39)
sβ V2
V
Où V = 1 : représente le nouveau vecteur d’entrée
V2
L’application de la loi linéarisante (IV-35) sur le système (IV-32) conduit à deux sous
système mono-variable linéaires et découplés :
V1 = h1 ( x)
(III-40)
V2 = h2 ( x)
Nous allons exploiter le modèle linéarisé et découplé de la MSAP (modèle IV-35), pour
qu’il soit implanté, dont le but est de minimiser les ondulations du couple et du flux. Cette
approche est nommée «« La commande DTC basée sur la linéarisation entrée-sortie », cette
approche est testée premièrement par simulation (figure III-87).
111
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Figure III-87: Schéma structurel de la commande DTC basée sur la linéarisation entrée-sortie.
Pour tester les performances de cette approche, des simulations sont effectués et des
résultats pratiques sont relevés.
4
2.4
2.3
2.2
3 2.1
Torque(Nm)
1.9
1.8
1.7
2 1.6
1.5
0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17
Time(s)
Torque(Nm)
-1
-2
-3
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-88: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-89: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
0.28
0.26
0.24
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-90: Module du vecteur flux (Wb). Figure III-91: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
112
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
0.4
phis alpha
0.3 phis beta
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure III-93: les deux composantes de flux
Figure III-92: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
0.4
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure III-94: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure III-95: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
3
Ia
Ib
2 Ic
1
Currents(A)
-1
-2
0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.46 0.47 0.48 0.49 0.5
Time(s)
Figure III-96: les Courants statoriques (A) Figure III-97: Courants statorique de la phase
a et b scale: Ch1, Ch2 (2A/div). Time scale:
20ms/div.
113
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Figure III-98: Spectre d’harmonique dans la Figure III-99: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
5.5
4.5
3.5
2.5
1.5
1
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Sa
0.9
Sb
Sc
0.8
0.7
0.6
Sa, Sb, Sc
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figures (III.88-III.103): Résultats de simulation (A) et expérimentaux (B) de la commande DTC avec
Linéarisation Entrée-Sortie de la MSAP.
114
Chapitre III AMELIORATION DES PERFORMANCES DE LA DTC A LA MSAP ……..
Les figures (III.88- III .89), montrent une dynamique très rapide du couple, où celui-ci
suit parfaitement sa référence, La réduction des ondulations est remarquable soit en
simulation soit en expérimentation ; ce qui entraîne la diminution des vibrations mécanique et
par conséquent la réduction du bruit acoustique.
Les figures (III.90- III .91), montrent que le flux suit parfaitement sa référence avec
une réduction optimale des oscillations sur leur module. La réduction des oscillations sur le
module est très remarquable en simulation qu’en pratique.
L’évolution du flux dans le plan (α,β), est parfaitement circulaire avec minimum
d’ondulations en régime permanent (figures III.94- III .95). Les figures (III.96- III .97)
montrent que le courant statorique à une forme quasi-sinusoïdale avec une réduction des
oscillations avec une THD=2,08% figures (III.98- III .99).
Les états de commutation des interrupteurs « S a , S b , S c » de l’onduleur sont donnés par
les figures (III.102 et III.103), et les figures (III.100 et III.101) présentent les six secteur du
flux presque lisse.
III.4 CONCLUSION
115
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
116
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Contenu
IV.1. Introduction..…………………………………………………………………………………………….118
IV.3.3.1. Fuzzification.………………………………………………………………………………133
IV.3.3.3 Défuzzification..…………………………………………………………………………..134
117
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
IV.6. Conclusion..……………………………………………………………………………………………..168
IV.1 Introduction
De ce qui précède nous avons vu que la DTC classique présente plusieurs inconvénients,
tel que l’obtention d’une fréquence de commutation variable, les ondulations du couple
électromagnétique, du flux et du courant statorique dans le régime transitoire et permanent à
cause de l’utilisation des comparateurs à hystérésis, ce qui signifie que le contrôle de l'action
sera le même dans toute la gamme d'erreur [146]. Les techniques classiques (DTC modifiée,
douze secteurs, DTC-SVM et la DTC basée sur la linéarisation entrée-sortie) permettent
d’améliorer les performances de la DTC classique, mais si on veut aller plus loin dans
l’amélioration, il faut voir d’autres techniques.
Pour cela, on va aborder dans ce chapitre la commande DTC basée sur les techniques
intelligentes, pour avoir de meilleures performances dynamiques et statiques, ainsi que la
diminution des ondulations du couple et du flux. Les comparateurs classiques et la table de
sélection sont remplacés par un comparateur neuronal, flou et prédictif et avec des techniques
d’optimisation (PSO), afin de bien conduire le flux et le couple vers leurs valeurs de référence
durant une période de temps fixe. Cette évaluation est obtenue en utilisant l’erreur du couple
électromagnétique, l’erreur du module du flux et l’angle du vecteur flux statorique. Des
simulations numériques et des résultats pratiques sont présentés pour tester les performances
des méthodes proposées.
IV.2.1 Introduction
Les réseaux de neurones connaissent depuis quelques années un succès croissant dans
divers domaines des sciences de l’ingénieur, celui du génie des procédés n’échappe pas à cette
règle. Dans ce chapitre, nous nous intéressons à l’application des réseaux de neurones la
commande DTC de la MSAP.
L’un des défis de l’homme aujourd’hui est de copier la nature et de reproduire des modes
de raisonnement et de comportement qui lui sont propre. Les réseaux de neurones, sont nés de
cette envie, ils constituent une famille de fonctions non linéaires paramétrées, utilisées dans
de nombreux domaines (physique, chimie, biologie, finance, etc.…), notamment pour la
modélisation de processus et la synthèse de lois de commandes.
IV-2-2 Généralités
118
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
chaque neurone. Ils ont connu des débuts prometteurs vers la fin des années 50, mais le
manque d’approfondissement de la théorie a gelé ces travaux jusqu’aux années 80. [147].
Les réseaux de neurones artificiels sont des réseaux fortement connectés de processeurs
élémentaires fonctionnant en parallèle. Chaque processeur élémentaire calcule une sortie
unique sur la base des informations qu’il reçoit [149].
Les neurones artificiels sont souvent utilisés sous forme de réseaux qui différent selon le
type de connections entre les neurones, une cinquantaine de types peut être dénombrée. En
guise d’exemples nous citons : le perceptron de Rosemblatt, les réseaux de Hopfield etc.…
[148]. Ces derniers sont les plus utilisés dans le domaine de la modélisation et de la
commande des procédés. Ils sont constitués d’un nombre fini de neurones qui sont arrangés
sous forme de couches. Les neurones de deux couches adjacentes sont interconnectés par des
poids. L’information dans le réseau se propage d’une couche à l’autre, on dit qu’ils sont de
type « feed-forward ». Nous distinguons trois types de couches [150].
Couche d’entrée : les neurones de cette couche reçoivent les valeurs d’entrée du
réseau et les transmettent aux neurones cachés. Chaque neurone reçoit une valeur, il ne
fait pas donc de sommation.
Couches cachées : chaque neurone de cette couche reçoit l’information de plusieurs
couches précédentes, effectue la sommation pondérée par les poids, puis la transforme
selon sa fonction d’activation qui est en général une fonction sigmoïde. Par la suite, il
envoie cette réponse aux neurones de la couche suivante.
Couche de sortie : elle joue le même rôle que les couches cachées, la seule différence
entre ces deux types de couches est que la sortie des neurones de la couche de sortie
n’est liée à aucun autre neurone.
119
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Les réseaux de neurones bouclés sont utilisés pour effectuer des taches de modélisation de
systèmes dynamique, de commande des processeurs. Parmi les réseaux bouclés, nous citons
quelque configuration (figures IV.2) [150]:
a b
ui = ∑ j =0 w ji x j
n
(IV.1)
= (u j ) ϕ
yi ϕ= (∑ n
j =0
w ji x j ) (IV.2)
=yi ϕ (∑ n
j =1
w ji x j − bi ) (IV.3)
Il existe de nombreuses formes possibles pour la fonction d’activation. Les plus courantes
sont présentées sur la figure (IV.4).
121
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
IV.2.4.2 Le perceptron
IV.2.5 L’apprentissage
• Apprentissage supervisé
Cet apprentissage consiste à détecter automatiquement des régularités qui figurent dans
les exemples présentés et à modifier des connexions pour que les exemples ayant les mêmes
caractéristiques de régularité provoquent la même sortie. Les réseaux auto-organisateurs de
Kohonen sont des réseaux à apprentissage non supervisé les plus connus
• Apprentissage auto-supervisé
Le réseau de neurones évalue lui-même ses performances, sans l’aide d’un « professeur ».
Un objet est présent à l’entrée du réseau de neurones, à qui on a indiqué la classe à laquelle
appartient cet objet. Si le réseau ne le classe pas correctement, il mesure lui-même l’erreur qui
le faite, le propage cette erreur vers l’entrée. Le réseau procède à autant d’itérations qu’il est
nécessaire jusqu’à obtenir la réponse correcte.
Dans les systèmes experts, les connaissances de l’expert ont une forme énumérée ; elles
sont exprimées sous forme de règles. Dans le cas des réseaux de neurones, les connaissances
ont une forme distribuée ; elles sont codées dans les poids des connexions, la topologie du
123
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
réseau, les fonctions de transfert de chaque neurone, le seuil de ces fonctions, la méthode
d’apprentissage utilisée. Il existe un certain nombre de méthodes d’apprentissage :
• Règle de Hebb
C’est la méthode d’apprentissage la plus ancienne (1943) elle est inspiré de la biologie,.
Elle traduit le renforcement des connexions liant deux neurones activés. Si un des deux
neurones au moins n’est pas activé, le poids de la connexion n’est pas modifié [158].
Cet algorithme est utilisé dans les réseaux de type feedforward, ce sont des réseaux de
neurones à couches, ayant une couche d’entrée, une couche de sortie, et au moins une couche
cachée. Il n’y a pas de récursivité dans les connexions, et pas de connexions entre neurones de
la même couche. Le principe de la retro-propagation consiste à présenter au réseau un vecteur
d’entrées, de procéder au calcul de la sortie passant par les couches [154-156].
1
Ew ( i ) = ∑
2
yk − d k pour i =1... m (IV.4)
2 k =1.m
1
Ew = ∑ Ew ( i )
2 i =1.m
(IV.5)
La rétro-propagation est une descente de gradient, qui modifie donc les poids par une
quantité proportionnelle à l’ opposé du gradient :
∂E
−η
∆Wij = (IV.6)
∂w( i , j )
124
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
d’apprentissage est la plus utilisée dans l’entraînement des réseaux de neurones, à cause de sa
simplicité. Cependant, elle présente l’inconvénient d’avoir une convergence très lente [154].
Dans cette partie nous présentons les performances de la commande DTC de la MSAP en
utilisant cette technique. Cette méthode consiste à remplacer les comparateurs classiques et la
table de sélection appliqués au DTC de la MSAP par un contrôleur basé sur les réseaux de
neurones, afin de bien conduire le flux et le couple vers leurs valeurs de référence durant une
période de temps fixe avec minimum d’ondulations. Cette évaluation est obtenue en utilisant
l’erreur du couple électromagnétique, l’erreur du module et l’angle du vecteur flux statorique.
Voir la figure (IV.6) structure de la commande neuronale directe du couple (DTNC) :
125
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
MSAP
(Sa , Sb, Sc )
U DC
is
Voltage
eC ef d calculation
vsb vsa 3® 2
i sa
Flux magnitude i sb
f s* fs and position
estimation q0
+ -
Ce* Ce
Torque estimation
+ -
Figure IV-6: Commande DTC de la MSAP basée sur les réseaux de neurones.
Nous présenterons, dans cette partie, les résultats de simulation et des essais effectués sur
la plateforme expérimentale. Les figures (IV.7 a IV.22) (A : simulation et B : expérimental)
présentent respectivement, les résultats de simulation et expérimentaux obtenus de la
commande DTC –Neurone de la MSAP. La machine est entrainée à une vitesse de 1500
tr/min. le temps d’échantillonnage est fixé à Te =10-4 sec (en simulation et en pratique) en
utilisant la méthode d’Euler. La tension du bus continu est V DC =80V, φ s = 0.3 wb et C e * =2
*
Nm.
126
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
2.5
Ce
2 Cr
1.5
0.5
Torque(Nm)
-0.5
-1
-1.5
-2
-2.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure IV-7: Couple électromagnétique (Nm) Figure IV-8: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
0.28
Phs(Wb)
0.26
0.24
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure IV-9: Module du vecteur flux (Wb). Figure IV-10: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
0.4
phis alpha
0.3 phis beta
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure IV-12: les deux composantes de flux
Figure IV-11: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
127
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
0.4
0.3
0.2
0.1
phis beta
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
phis alpha
Figure IV-13: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure IV-14: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
3
Ia
Ib
2 Ic
1
Currents(A)
-1
-2
0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.46 0.47 0.48 0.49 0.5
Time(s)
Figure IV-15: les Courants statoriques (A) Figure IV-16: Courants statorique de la phase
a et b scale: Ch1, Ch2 (2A/div). Time scale:
20ms/div.
Figure IV-17: Spectre d’harmonique dans la Figure IV-18: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
128
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
5.5
4.5
3.5
2.5
1.5
1
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Sa
0.9
Sb
Sc
0.8
0.7
0.6
Sa, Sb, Sc
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Les figures (IV.7-IV.8) montrent qu’une réponse très rapide du couple avec une
réduction importante des ondulations (chattering), en comparant avec les résultats obtenus
précédemment (DTC classique, DTC modifiée, DTC 12-secteurs, DTC-SVM et la DTC basée
sur la linéarisation).
Le flux statorique présente aussi une réponse excellente en régime transitoire qu’en
permanent voir les figures (IV.9-IV.10). Les résultats de simulation et pratique, montrent une
minimisation importante des ondulations du flux ; qui se stabilise autour de sa valeur de
référence avec une erreur statique presque nulle. Cette réduction importante des ondulations
est traduite par la trajectoire circulaire du flux (voir figures IV.13 et IV.14). Par conséquent la
forme du courant statorique à une forme sinusoïdale avec moins d’ondulation ce qui est
montré sur les figures (IV.15-IV.16), avec une valeur de THD=1,87% figures (IV.17-IV.18).
Cette technique nous donne une fréquence de commutation moyenne, autour de 3kHz,
calculé à partir des figures (IV.21-IV.22).
129
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
IV.3.1 Introduction
Au début des années 30, le logicien polonais Jan Lukasiewicz a développé le système
logique avec trios valeurs puis l’a étendu à tous les nombres rationnels entre 0 et 1. Il a
défini la logique floue comme une logique qui utilise la fonction générale de vérité qui peut
prendre toutes les valeurs entre 0 (faux) et 1 (vrai).
Dans les années 30, Max Black a appliqué la logique floue aux ensembles d’éléments ou
de symboles. Il a appelé imprécision l’incertitude de ces ensembles. Il a dessiné la première
fonction d’appartenance d’un ensemble floue [159].
En 1965 Lotfi Zadeh a publié l’article “ fuzzy sets “ dans lequel il a développé la théorie
des ensembles flous et introduit le terme fuzzy dans la littérature technique. C’est le début des
tentatives de modélisation des systèmes par des relations floues. Les premières investigations
de Zadeh étaient l’utilisation de la logique pour représenter une approche “ système expert “
au réglage automatique, où la règle de commande est remplacée par des règles floues
[156],[159],[160].
Les premiers résultats en commande floue ont été publiés par Mamdani et Assilian en
1975. Ce qui a encouragé différentes activités en Angleterre, au Danemark et en France.
Après 1980, les recherches s’arrêtent en Europe mais les japonais les reprennent. Leur
industrie a lancé de nombreux produits basés sur la logique floue, notamment des appareils
électroménagers et du matériel audio-visuel.
IV.3.2.1 Principe
130
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
des phénomènes courants. En effet, cette logique classique considère qu'une proposition est
soit vraie soit fausse. En revanche, la logique floue distingue une infinité de valeurs de vérité
(entre 0 et 1).
IV.3.2.2 Définitions
µ A ( x) : X → [0,1]
(IV.7)
1 ; si x ∈ A
µ A ( x) :
0 ; sinon
La notion d’ensemble flou permet des graduations dans l’appartenance d’un élément à
une classe, c'est-à-dire autorise un élément à appartenir plus au moins fortement à cette classe.
Soit un référentiel X dénombrable ou non et x un élément de X, alors un ensemble flou
A de X est un ensemble de couples tel que :
A = { ( x,µ A (x)) / x ∈ X } (IV.8)
µ A (x) est le degré d’appartenance de x à A. µ A (x) est attribué à u par la fonction
d’appartenance de A qui prend ses valeurs dans un ensemble totalement ordonnée M.
L’ensemble d’appartenance est pris généralement égal à l’intervalle [0,1]. La fonction
d’appartenance d’un ensemble flou A est définie par
µ A : X → [0,1]
(IV.9)
x → µ A ( x)
Nous avons vu que chaque ensemble flou peut être représenté par sa fonction,
d’appartenance. Si l’ensemble de référence est discret, les fonctions d’appartenance sont des
valeurs discrètes de l’intervalle [0, 1]. Si l’univers du discours est un ensemble continu, nous
pouvons représenter ces valeurs analytiquement comme fonction d’appartenance. Les
fonctions d’appartenance peuvent avoir différentes formes :
µ(x)
µ(x)
1 1
x
x 0
0
(a) : Exemples de fonctions d’appartenance monotones
µ(x) µ(x)
1 1
x x
0 0
(b) : Exemples de fonctions d’appartenance monotones
µ(x) µ(x) µ(x)
1 1 1
x x x
0 0 0
c d e
132
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Base de connaissance
Base de données Base de règles
Sortie Entrée
Processus
Si x1 est ‘’positif grand ‘’ et x2 est ‘‘zéro environ ‘’ alors u est ‘’ négatif grand ‘’.
Où x1 et x2 représentent deux variables d’entrée du régulateur telles que : l’écart de
réglage, sa variation et u la commande. L’expérience dans l’élaboration de ces règles joue un
rôle important.
Une représentation graphique de l’ensemble des règles, appelée matrice d’inférence ou
table des règles, permet de synthétiser le cœur de régulateur flou.
La logique de prise de décision est le noyau du contrôleur flou, elle est capable de
simuler la prise de décision de l’être humain en se basant sur les concepts flous et les règles
d’inférence en logique floue. Pour le réglage par logique floue, il est utilisé en général une des
méthodes suivantes :
o METHODE D’INFERENCE MAX-MIN (METHODE DE MAMDANI) : La méthode
d’inférence min-max, utilise l’opérateur ≪ ET ≫ par la formulation du minimum. La
conclusion dans chaque règle, introduite par ≪ ALORS ≫, qui est réalisé par la
133
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Interface de fuzzification
Les ensembles flous des variables d'entrée et leurs fonctions d'appartenance sont à
définir en premier lieu. L'étape de fuzzification permet de fournir les degrés d'appartenance de
la variable floue à ses ensembles flous en fonction de la valeur réelle de la variable d'entrée.
Le choix du nombre des ensembles flous, de la forme des fonctions d'appartenance, du
recouvrement des ces fonctions et de leur répartition sur l'univers de discours n'est pas
évident. II y a cependant des facteurs qui sont plus importants que d'autres [147].
Les grandeurs physiques d’entrée X sont réduites à des grandeurs normalisées x dans
une plage de variation, souvent [-1 1], appelé univers de discours, qui peut être soit discret,
soit continu. Bien souvent, cet univers de discours est borné, en appliquant une limitation sur
la valeur numérique de |x| ≤1, pour pallier le problème des grandes variations de X. Les gains
de normalisation caractérisent des facteurs d’échelles d’entrée x et X.
Dans le cas d’un univers de discours continu, le nombre de valeur linguistique
(négative petite, négative moyenne, positive grande,……), représenté par des fonctions
d’appartenance, pour une variable x 1 peut varie (par exemple trois, cinq ou sept). Un exemple
de fuzzification continue est illustré (figure (IV.25)) pour une seule variable de x, avec les
fonctions d’appartenance triangulaire ; les valeurs linguistique correspondantes sont
caractérisées par des symboles tel que :
134
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
µ(e), µ (Δe)
NG NM NP ZE PP PM PG
1
e, Δe
-1 -0.66 -0.33 0 0.330.66 1
Figure IV-25: Fonctions d'appartenances des variables.
Interface de defuzzification
Par cette étape se fait le retour aux grandeurs de sortie réelles. Il s'agit de calculer, à
partir des degrés d'appartenance à tous les ensembles flous de la variable de sortie, l'abscisse
qui correspond à la valeur de cette sortie. Différentes méthodes sont utilisées [159] :
• Méthode du maximum.
• Méthode de moyenne des maxima.
• Méthode de centre de gravité.
• Méthode des hauteurs pondérées.
Cette méthode est beaucoup plus simple. La valeur de sortie est choisie comme
l'abscisse de la valeur maximale de la fonction d'appartenance.
x=
∫ x ⋅ µ ( x ) dx
R
(IV.10)
∫ µ ( x ) dx
R
Il apparaît que plus la fonction d'appartenance résultante est compliquée, plus le processus de
defuzzification devient long et coûteux en temps de calcul.
∑ x ⋅ µ ( x)
i Ri
x= i =1
(IV.11)
∑ µ ( x) Ri
135
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Cette méthode est surtout utilisée quand les fonctions d'appartenance de la variable de sortie
sont des barres (rectangles de largeurs étroites). Où µ Ri est le degré de confiance ou
d’activation de la règle Ri et x est l’abscisse du centre de gravité de l’ensemble flou de la
variable de sortie associée à la règle Ri .
MAMDANI a présenté pour la première fois, la technique de réglage par la logique floue
et il a conçu le premier contrôleur flou. Ce contrôleur est construit autour d’un organe de
décision manipulant des règles subjectives et imprécises. Pour les experts qui connaissent bien
le système, l’obtention de ces règles est assai facile. MACVICAR ET WHELAN ont fait une
analyse sur les bases des règles de MAMDANI et ont proposé une matrice des règles qui
possède deux entrées, l’erreur et sa variation, en se basant sur les deux principes suivants
[163] [164].
- Si la sortie à régler est égale à la valeur désirée et la variation de l’erreur est
nulle, la commande sera maintenue constante.
- Si la sortie à régler diverge de la valeur désirée, l’action sera dépendante du
signe et de la valeur de l’erreur et de sa variation.
La structure du régulateur flou proposé par MAMDANI pour un système simple a une seule
entrée et une seule sortie (figure IV.26).
E(k) GE Inférence
Fuzzification Defuzzification U
∆E(k) G∆E
On retrouve en entrée et en sortie du contrôleur flou des gains dits "facteurs d'échelle ou
de normalisation" qui permettent de changer la sensibilité du régulateur flou sans en changer
la structure. L’erreur E et la variation de l’erreur ΔE sont normalisées comme suit :
X=
E GE ⋅ E
(IV.12)
X=
∆E G∆E ⋅ ∆E
• Fuzzification
136
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Les ensembles flous des variables d'entrée et leurs fonctions d'appartenance sont à définir
en premier lieu. Dans ce régulateur, l’intervalle d’intérêt de chaque variable d’entrée, et de la
variable de sortie est divisé en trois classes, comme c’est montré à la figure IV.27.
En φ ΔEn φ
Les classes sont nommées : N pour Négative, Z pour Zéro ou nulle, et P pour Positif. Les
intervalles de variation n’ont pas les mêmes dimensions pour les deux variables d’entrées.
ΔU φ
Dans cette table nous citons les règles floues provenant de la connaissance du processus
par les experts. Dans notre cas pour le contrôle du flux par exemple :
{Si {{Si E nφ }
est P , et ∆Enφ est P alors ∆U φ est P , à partir de la formulation (III.15)
{Si ∆φ s 1} . De même pour les autres règles on peut donc remplir la table des
ε φ alors Cflx =
règles suivantes (Tableau (IV.1)) :
137
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
∆Enφ N Z P
Enφ
N N N Z
Z N Z P
P Z P P
• Fuzzification
Les ensembles flous des variables d'entrée, de sortie et leurs fonctions d'appartenance
sont présentés comme suit :
EnCe ∆EnCe
Les classes sont nommées : N pour Négative, Z pour Zéro ou nulle, P pour Positif, PG
pour positif grand, et NG pour négatif grand.
∆U nCe
On fait la même chose pour les autres règles, on obtient la table suivante:
138
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
∆EnCe NG N Z P PG
EnCe
N N N Z Z Z
Z N Z Z Z P
P Z Z Z P P
• Defuzzification
Nous utilisons pour la defuzzification la méthode des hauteurs pondérées, cette méthode
n’est rien d’autre qu’un cas particulier de la méthode du centre de gravité. Dans ce cas, nous
choisissons des fonctions d’appartenance pour la variable de sortie des barres, et nous
aboutissons à une simplification de la détermination de l’abscisse du centre de gravité. On
utilise cette méthode pour les deux régulateurs du flux et du couple.
Les régulateurs sont du même type (régulateur de type MAMDANI à trois et à cinq
classes), et possèdent les mêmes types de fonction d’appartenance triangle et trapèze pour les
variables d’entrées, et trapèze ou rectangles de largeurs étroites pour les variables de sorties.
MSAP
Sa , Sb, Sc
Switching table U DC
Cflx is
Ccpl N
Voltage
Floue Ce Floue ø
calculation
vsb 3® 2
d vsa i sa
D ECe D Ef
ef Flux magnitude i sb
eC
f s* fs and position
estimation q0
+ -
C e* Ce Torque estimation
+ -
Nous présenterons, dans cette partie, les résultats de simulation et expérimentaux des essais
effectués sur la plateforme expérimentale. Les figures (IV.32 a IV.47) (A : simulation et B :
expérimental) présentent respectivement, les résultats de simulation et expérimentaux obtenus
de la commande DTC-Flou. La machine est entrainée à une vitesse de 1500 tr/min. le temps
d’échantillonnage est fixé à Te =10-4 sec, en utilisant la méthode d’Euler. La tension du bus
continu est V DC = 80V, φ s = 0.3 wb et C e * =2 Nm.
*
2.5
Ce
2 Cr
1.5
0.5
Torque(Nm)
-0.5
-1
-1.5
-2
-2.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure IV-32: Couple électromagnétique (Nm) Figure IV-33: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
0.28
0.26
0.24
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure IV-34: Module du vecteur flux (Wb). Figure IV-35: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
140
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
0.4
phis alpha
0.3 phis beta
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure IV-37: les deux composantes de flux
Figure IV-36: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
0.4
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure IV-38: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure IV-39: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
3
Ia
Ib
2 Ic
1
Currents(A)
-1
-2
0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.46 0.47 0.48 0.49 0.5
Time(s)
Figure IV-40: les Courants statoriques (A) Figure IV-41: Courants statorique de la phase
a et b scale: Ch1, Ch2 (2A/div). Time scale:
20ms/div.
141
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Figure IV-42: Spectre d’harmonique dans la Figure IV-43: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
5.5
4.5
3.5
2.5
1.5
1
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Sa
0.9
Sb
Sc
0.8
0.7
0.6
Sa, Sb, Sc
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
IV.4.1 Introduction
croisement et la mutation. Au PSO, les solutions potentielles, appelées les particules, volent
par l'espace de problème en suivant les particules optimums courantes [168].
Depuis son apparition, le PSO a gagné la popularité croissante parmi des chercheurs et des
praticiens comme une technique robuste et efficace pour résoudre des problèmes
d'optimisation difficiles. Dans le PSO, les particules individuelles d'un essaim représentent
des solutions potentielles, qui se déplacent par le problème, fouillent dans l'espace cherchant
un optimal, ou assez bon, la solution. La vitesse de chaque particule est ajustée en
additionnant avec pondération sa vitesse à l’instant précédente; la différence entre la position
précédente et sa meilleure position puis la différence entre la position précédente et la
meilleure position globale. Quant à la position elle est mise à jours simplement par l’addition
de la vitesse actuelle et la position à l’instant précédente [169].
Le PSO obtient de meilleurs résultats d'une manière plus rapide, comparé à d'autres
méthodes. Une autre raison pour laquelle le PSO est attrayant c’est qu’il y a peu de
paramètres à ajuster [170].
On dispose une fonction objective à optimiser dans un sens ou dans l’autre. Un essaim
est un ensemble de particules positionnées dans l’espace de recherche de la fonction
objective. Le principe de l’algorithme consiste à déplacer ces particules dans l’espace de
recherche afin de trouver la solution optimale [171].
Au départ de l’algorithme, un essaim est réparti au hasard dans l’espace de recherche,
chaque particule ayant également une vitesse aléatoire. Ensuite, à chaque pas de temps :
A partir des quelques informations dont elle dispose, une particule doit décider de son
prochain mouvement, c’est-à-dire décider de sa nouvelle vitesse. Pour ce faire, elle combine
trois informations :
• Sa vitesse actuelle.
• Sa meilleure position actuelle.
• La meilleure performance (vitesse et position) de ses voisines.
144
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Le hasard joue un rôle, grâce à une modification aléatoire limitée des coefficients de
confiance, ce qui favorise l’exploration de l’espace de recherche. Naturellement, pour pouvoir
être programmé, tout ceci est formalisé dans des équations de mouvement. Un point
intéressant est que, contrairement à bien d’autres heuristiques qui restent purement
expérimentales, il existe une analyse mathématique précisant les conditions de convergence et
le choix des paramètres [172].
xij ( t =
) xij ( t − 1) + vij ( t ) , j ∈ {1,..., D} (IV.14)
Où [173]:
145
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
w − wmin
=
w wmax − max *k (IV.15)
kmax
gbest(t)
pbestq(t)
xq(t-1)
pbestp(t) xp(t+1)
vq(t)
vq(t+1)
vp(t+1)
xq(t)
vp(t)
xp(t) xq(t+1)
xp(t-1)
A chaque itération de l’algorithme, chaque particule est déplacée suivant les équations
(IV.13) et (IV.14). Une fois le déplacement des particules effectué, les nouvelles positions
sont évaluées. Les Pbest ainsi que Gbest sont alors mises à jour.
Le critère d’arrêt peut être différent suivant le problème posé. Si l’optimum global est
connu à priori, on peut définir une erreur acceptable " ε " comme critère d’arrêt. Sinon, il est
commun de fixer un nombre maximum d’évaluations de la fonction objectif ou un nombre
maximum d’itérations comme critère d’arrêt. Cependant, au regard du problème posé et des
146
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
exigences de l’utilisateur, d’autres critères d’arrêt peuvent être utilisés [173]. Cette procédure
est résumée par l’organigramme général de la méthode PSO, [177]:
Début
Evaluation du point
de recherche de
chaque particule
Itération
maximum NON
OUI
Stop
Ki
C ( p=
) Kp + (IV.16)
p
Où :
147
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
T ∞
=
IAE ∫ ε ( t ) ⋅ dt
0
=
IAE ∫ e ( t ) ⋅ dt
0
T ∞
∫t ⋅ ε
ITAE = ( t ) ⋅ dt ITAE =∫ t ⋅ e ( t ) ⋅ dt
0 0
Pour notre étude nous avons choisi de minimiser l’erreur ε ( t ) entre la vitesse de référence
et la vitesse réelle de la machine. Telle que :
ε ( t ) = Ω ref − Ω
Le but de l’algorithme PSO est de réduire au minimum la fonction objective, pour cela
l’équation (IV.17) est choisie comme une fonction objective qui est définie par :
148
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
MSAP
w
(Sa , Sb, Sc ) - w*
+
U DC
is ew
Vew
Voltage
eC ef d calculation PSO
vsb vsa 3® 2
i sa
Flux magnitude i sb K p, K i
f s* fs and position PI
estimation q0
+ -
Ce* Ce Ce*
Torque estimation
+ -
Figure IV-51: Schéma bloc global d’implantation de l’algorithme PSO pour l’ajustement
des gains K p et Ki du régulateur PI dans la commande DTC-Neurone.
Pour la mise en œuvre informatique de l’algorithme PSO, nous avons exploité les
équations (IV.13) et (IV.14) pour le développement d’un programme sous le logiciel Matlab
qu’on peut le schématiser sous l’organigramme présenté par la figure IV.52.
149
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Début
Génération initiale de
position xij et de vitesse vij
Affectation de
Kp = xij (1,:)
Ki = xij (2,:)
Exécuter la commande
DTC du système complet
Calculer la fonction
objectif (fitness)
Non
Itération
maximum
Oui
Arrêt
150
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Velocity(1,1)=========>Kp=Current_position(1,1)=0.698
1 Velocity(2,1)=========>Ki =Current_position(2,1)=0.701 0.1400
Velocity(1,1)=========>Kp=Current_position(1,1)=0.6000
7 Velocity(2,1)=========>Ki =Current_position(2,1)=0.6500 0.040
Velocity(1,1)=========>Kp=Current_position(1,1)=0.0300
16 Velocity(2,1)=========>Ki =Current_position(2,1)=0.5000 0.018
Velocity(1,1)=========>Kp=Current_position(1,1)=0.0100
20 Velocity(2,1)=========>Ki =Current_position(2,1)=0.6000 0.018
Les variations de la fonction objective et les variations des gains optimaux Ki et Kp pendant
la simulation sont présentées respectivement par les figures IV.53 et IV.54.
0.16
0.14
0.12
0.1
fitness value
0.08
0.06
0.04
0.02
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
iterations
151
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
0.7
0.6
0.5
Ki
0.4 Kp
Kp,Ki
0.3
0.2
0.1
0
0 5 10 15 20
iterations
Nous présenterons, dans cette partie les résultats de simulation performés sous
Matlab/simulink et expérimentale effectués sur le banc d’essais. Les figures (IV.55 à IV.72)
(A : simulation et B : expérimentale) présentent respectivement, les résultats de simulation et
expérimentaux obtenus de la commande DTC-Neurone, dont la régulation de la vitesse est
assurée par un régulateur PI, ajusté par l’algorithme PSO. La machine est entrainée à une
vitesse de rotation de 1500 tr/min, avec un inversement du sens de rotation (-1500 tr/min à t =
0.5s). Le temps d’échantillonnage est fixé à Te =10-4 sec, en utilisant la méthode d’Euler. La
tension du bus continu est V DC = 80V, φ s = 0.3 wb .
*
2000
W
1500 Wref
1000
500
W
1650
Wref
1600
0
Speed(rpm)
1550
Speed(rpm)
1500
-500 1450
1400
1350
-1000 1300
0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22 0.24 0.26 0.28 0.3
Time(s)
-1500
-2000
-2500
-3000
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure IV-55: Vitesse mécanique de rotation Figure IV-56: Vitesse mécanique Ch1, Ch4
(tr/min) (1000 (tr/min) / div). Time scale: 1s/div.
152
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
3
Te
Tr
2
Torque(Nm)
-1
-2
-3
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure IV-57: Couple électromagnétique (Nm) Figure IV-58: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.3
0.25 phis
0.3 phis r ef
0.25 phis
0.2 phis ref
phis(wb)
0.2
phis(wb)
0.15 0.15
0.1
0.1 0.05
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05
0.05 Time(s)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Time(s)
Figure IV-60: Module du vecteur flux (Wb) scale
Figure IV-59: Module du vecteur flux (Wb).
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
0.4
phis alpha
0.3 phis beta
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure IV-62: les deux composantes de flux
Figure IV-61: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
153
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
0.4
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure IV-63: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure IV-64: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
4
Ia
3 Ib
Ic
2
1
Currents(A)
-1
-2
-3
0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.46 0.47 0.48 0.49
Time(s)
Figure IV-65: les Courants statoriques (A) Figure IV-66: Courants statorique de la phase
a et b scale: Ch1, Ch2 (2A/div). Time scale:
20ms/div.
Figure IV-67: Spectre d’harmonique dans la Figure IV-68: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
154
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
5.5
4.5
3.5
2.5
1.5
1
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
0.9
0.8
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
155
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
un établissement très rapide du flux, avec une trajectoire très circulaire (figures IV.63 et
IV.64) en comparant avec la DTC-neurone sans boucle de vitesse présentée précédemment.
La forme du courant statorique est sinusoïdale (figures IV.65 et IV.66), avec un THD
de 1,79% (figure IV.67). Le THD dans le cas de la commande DTC-neurone sans boucle de
vitesse est de l’ordre de 1,87.
A partir des figures IV.71 et IV.72 on peut déterminer la fréquence de commutation,
qui est constante et autour de 2kHz. Dans le cas de la DTC-neurone sans boucle de vitesse est
de l’ordre de 3kHz.
Dans cette partie, une étude paramétrique a été élaborée pour déterminer les paramètres de
l’algorithme PSO qui donnent des meilleurs résultats d’optimisation. Ainsi, chaque problème
d’optimisation peut avoir ses propres paramètres et ses propres choix. L’application de
l’optimisation par essaim de particules a rendu le système plus performant, et cela pour un
nombre de population et d’itérations réduit.
L’algorithme PSO est alors employé pour trouver les gains optimaux du contrôleur PI pour
la commande DTC afin d’améliorer les performances du système. On s’avère que l’index
d’exécution pour différents critères d’erreur pour le contrôleur proposé employant
l’algorithme de PSO est moins que le contrôleur ajusté manuellement. D’après les résultats, il
est clair qu’il y a une réduction d’ondulations au niveau du couple et du flux et par conséquent
au niveau du courant statorique, quand la méthode proposée de PSO est employée.
D’autre part, les résultats de simulation et expérimentaux montrent que, la commande
proposée présente une bonne robustesse vis-à-vis la perturbation qui est la variation de la
vitesse du MSAP.
Finalement, nous pouvons dire que la technique PSO est un outil d’optimisation très
puissant où les résultats que nous avons obtenu après son utilisation nous sont satisfaisants.
Toujours dans le cadre de chercher des méthodes permettant d’améliorer les performances
de la DTC, nous présenterons par la suite, la DTC associée à la commande prédictive. Cette
dernière est une commande occupant une importante place parmi les commandes robustes.
IV.5.1 Introduction
La commande prédictive se différencie des autres techniques de commande par le fait que
doit être résolu en ligne, elle consiste à optimiser, à partir des entrées/sorties d'un système, le
comportement futur prédit du système considéré [183]. La prédiction est faite à partir d'un
modèle interne du système sur un intervalle de temps fini appelé horizon de prédiction. La
156
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Cette stratégie de commande a montré son efficacité, sa flexibilité et son succès dans des
applications industrielles, même pour des systèmes à faible période d’échantillonnage.
L'application de la commande prédictive dans le domaine des commandes numériques
a donné des bons résultats en termes de rapidité et de précision[184].
est imparfait à cause des erreurs d’identification des perturbations non prises en compte et des
simplifications effectuées permettant une utilisation en temps réel. Il en résulte que la sortie
du processus est différente de celle du modèle [185-188].
1. Prédire les sorties futures du processus sur l’horizon de prédiction défini, en utilisant
le modèle de prédiction. On dénote y(t+k/t) les sorties prédites, k = 0…N (N
l'horizon de prédiction). Ces sorties sont dépendantes des valeurs de sorties et
d’entrées du processus à commander connues jusqu’au temps t.
2. Calculer la séquence de signaux de commande, dénoté par u(t+k/t), k = 0… N-1 en
minimisant un critère de performance afin de mener la sortie du processus vers une
sortie de référence. On dénote par w(t+k/t), k= 0…N, d’habitude le critère de
performance à minimiser est un compromis entre une fonction quadratique des erreurs
entre y(t+k/t) et w(t+k/t) et un coût de l’effort de commande. Par ailleurs, la
minimisation d’une telle fonction peut être soumise à des contraintes sur l’état et plus
généralement à des contraintes sur la commande.
3. Le signal de commande u(t) est envoyé au processus tandis que les autres signaux de
commande sont oubliés. Au temps t+1 on acquiert la sortie réelle y(t+1) et on
recommence au premier [182], [193].
La plupart des régulations industrielles sont réalisées souvent avec des régulateurs PID
analogiques avec une efficacité remarquable et un rapport prix/performance avec lequel il est
difficile de les rivaliser. Toutefois, ce type de régulateur ne couvre pas tous les besoins et ses
performances souffrent dans un certain champ d’applications dont on cite [194]:
Les processus difficiles, notamment non linéaires, instables, non stationnaires, à grand
retard purs et aussi multi variables.
Lorsque les performances sont tendues par l’utilisateur, notamment : forte atténuation
des perturbations, erreur de traînage nulle en poursuite, réponse en temps minimal, ce
158
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
qui amène à fonctionner sous contraintes qui affectent soit les variables de
commande, soit les variables internes du processus.
La commande GPC de Clarke, est considérée comme étant la plus populaire des méthodes
de prédiction, particulièrement pour les processus industriels. Elle combine la prédiction du
comportement futur du procédé avec la commande de rétroaction.
La commande prédictive c’est la résolution répétée à chaque pas de temps d’un problème
de commande optimale : "comment aller de l’état actuel à un objectif de manière optimale en
satisfaisant des contraintes". Pour cela, il faut connaitre à chaque itération l’état du système en
utilisant un outil de résolution numérique [192,195]. Le schéma fonctionnel de la commande
prédictive généralisée est présenté par la figure (IV.74).
159
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
• Prédire les sorties futures du processus sur un horizon bien défini, grâce au modèle
numérique du système,
• Calcul de la séquence des commandes futures par minimisation d’un critère
quadratique des erreurs entre les sorties prédites et les consignes,
• Application seulement de la première commande sur le système, et répéter cette
procédure à la prochaine période d’échantillonnage selon la stratégie de l’horizon
fuyant.
La représentation temporelle de la commande prédictive généralisée est donnée par
la figure(IV.74), où l’on observe les commandes u(k) à appliquer au système pour
obtenir le ralliement autour de la consigne w(k). Le modèle numérique est obtenu par une
discrétisation (transformée en z) de la fonction de transfert continue du modèle ce qui permet
de calculer la sortie prédite sur un horizon fini.
Une fois les prédictions faites, on doit trouver la future séquence de commande à appliquer
sur le système pour atteindre la consigne désirée en suivant la trajectoire de référence. Pour
cela, on vient minimiser une fonction de coût qui diffère selon les méthodes, mais
généralement cette fonction contient les erreurs quadratiques entre la trajectoire de référence
et les prédictions sur l’horizon de prédiction ainsi que la variation de la commande. Cette
fonction de coût est la suivante :
N2 Nu
∑ w ( t + j ) − yˆ ( t + j ) + λ ∑ ∆u ( t + j − 1)
2
=
2
J (IV.18)
j N=
1 j 1
Avec :
w ( t + j ) : Consigne appliquée à l’instant (t+j).
160
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
∆u ( k + j ) =
0 pour : j ≥ N u
La minimisation analytique de cette fonction fournit la séquence de commandes futures
dont seule la première sera effectivement appliquée sur le système. La procédure étant itérée
de nouveau à la période d’échantillonnage suivante selon le principe de l’horizon glissant.
En fait, le modèle prédictive est une extension de la DTC, car il remplace la table de la
DTC par un processus d'optimisation en ligne dans le contrôle du couple et de flux de la
machine [82],[84]. Le principe de la sélection du vecteur dans la commande prédictive est
basé sur l'évaluation d'une fonction de coût définie [81],[82]. Le vecteur de tension
sélectionnée à partir du tableau de commutation classique dans la DTC n’est pas
nécessairement le meilleur en termes de réduction de couple et des ondulations de flux [83].
Par conséquent, il est possible d'évaluer les effets de chaque vecteur de tension et sélectionner
l'une minimisation de la fonction coût. Comme le montre la figure (IV.76), le modèle
prédictive comprend trois parties: la minimisation de la fonction de coût, le modèle prédictif
et de flux et de couple estimateurs.
161
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
Pour les onduleurs à deux niveaux alimentant la machine, le moyen de prédiction de l'effet
de chaque vecteur de tension lorsqu'elle est appliquée à la machine. Pour le MPC, la fonction
de coût est choisie telle que le couple et le flux à la fin du cycle est aussi proche que possible
de la valeur de référence. En général, la valeur minimale de la fonction de coût est définie
comme [181].
Où Ce* et φs* sont les valeurs de référence de couple et de flux respectivement, Tek +1 et φsk +1
sont des valeurs de couple et de flux prévus respectivement, k1 est le facteur de pondération.
V1, V2, V3, V4, V5 et V6 et six vecteurs non nuls de l'espace de tension et peuvent être
générés par l'onduleur trois saine de phase par rapport aux différents états des interrupteurs.
Un ensemble de vecteurs de tension spatiaux est défini comme:
2π 4π
2 k i i
=u k
s U dc S a + Sb ⋅ e + Sc ⋅ e 3
k 3 k
(IV.20)
3
k +1
I sα =I sα + L − Rs I sα + ωˆ φ f sin (θ s ) + Vsα ⋅ Ts
1
k
k k k k
s
(IV.21)
I k +1 =I k + 1 − R I k − ωˆ kφ cos (θ k ) + V k ⋅ T
Ls
sβ
sβ sβ s sβ f s s
Ts : la période d'échantillonnage.
L’amplitude du flux statorique est estimée à partir de ces composantes suivant les axes (α,β) :
k +1
φsαest =φsα + (Vsα − Rs I sα ) ⋅ Ts
k k k +1
k +1
φsβest =φsβ + (Vsβ − Rs I sβ ) ⋅ Ts
k k k +1
(IV.22)
φ k +1 ( ) ( )
2 2
= φskα+est1 + φskβ+est1
s
162
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
3
=Cek +1 P[φskα+est1 I skβ+1 − φskβ+est1 I skα+1 ] (IV.23)
2
Le fonctionnement de base de la commande prédictive est résumé par les étapes suivantes :
• les courants de stator et la tension de stator sont mesurés.
• Ces mesures sont utilisées pour la prédiction du couple et de flux statorique de chacun
des six vecteurs de tension différents.
• Les six prédictions sont évaluées en utilisant la fonction de coût.
• Le vecteur de tension sélectionné, est celui qui minimise la fonction de coût (appliqué
aux bornes de la machine).
On répète ces étapes à chaque pas de temps d'échantillonnage, en tenant compte des
nouvelles mesures. Le contrôle en boucle fermée est obtenu grâce à la rétroaction des mesures
utilisées pour la prédiction et la décision de mesures prises pour réduire la valeur de la
fonction de coût F [181].
is k Vsk
start
j=1
φsk k
,Te estimation
Sa ,Sb ,Sc
j=j+1
end
Non
j=6
yes
Figure IV-75: Organigramme de la commande DTC prédictive.
Le schéma bloc de la DTC_Prédictive est représenté sur la figure (IV.76). Les entrées du
système sont la référence et la valeur estimée du couple et du flux. En évaluant les effets de
chaque vecteur de tension lorsqu'il est appliqué à la machine. Le vecteur de tension qui
minimise la différence entre la valeur de référence et la valeur prédite est sélectionné, puis il
est généré par l'onduleur.
163
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
MSAP
Sa , Sb, Sc
U DC
Cost function
is Resolver
minimization Voltage
calculation
eC ef 3® 2
vsb vsa i sa
*
fs f k+ 1
i sb
s Current and Flux
+ - prediction
q0
k+ 1
k+ 1
f sb f sa i skb+ 1 i ska+ 1
C e* C ek + 1 Torque prediction
+ -
- W
PI d dt
+
*
W
PSO
Figure IV-76: Schéma bloc global d’implantation de la commande DTC-Prédictive avec l’algorithme
PSO pour l’ajustement des gains K p et Ki du régulateur PI dans.
Afin de montrer les performances de cette approche, des simulations sont effectués et des
essais pratiques sont réalisés. Les figures (IV.77 à IV.94) (A : simulation et B : expérimental)
présentent, respectivement, les résultats de simulation et expérimentaux obtenus de la
commande DTC-prédictive associée à un régulateur PI-PSO. La machine tourne avec une
vitesse de 1500 tr/min. Une inversion du sens de rotation est réalisée à l’instant t= 0.5s (-1500
tr/min). Le temps d’échantillonnage est fixé à Te =10-4 sec en utilisant pour la résolution la
méthode d’Euler. La valeur de la tension du bus continu est V DC =80V, φ s = 0.3 wb .
*
2000
W
1500 Wref
1000
500
1600 W
Wref
0 1550
Speed(rpm)
Speed(rpm)
1500
-500 1450
-1000 1400
-1500
-2000
-2500
-3000
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure IV-77: Vitesse mécanique de rotation Figure IV-78: Vitesse mécanique Ch1, Ch4
(tr/min) (1000 (tr/min) / div). Time scale: 1s/div.
164
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
4
Te-PC
3 Te-real
Tr
2
Torque(Nm)
1 2.04 Te-PC
Te-real
2.02 Tr
2
Torque(Nm)
0 1.98
1.96
1.94
1.92
-2
-3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Time(s)
Figure IV-79: Couple électromagnétique (Nm) Figure IV-80: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
phis-real
0.28 0.304
phis-PC
0.303
0.302
phis-ref
0.301
0.26
phis(Wb)
phis(Wb)
0.3
0.299
0.298
0.297
0.24 0.296
0.302
phis-real
0.3015
phis-PC
0.295 phis-ref
0.301
0.3005
0.07 0.08 0.09 0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.15
0.3
phis(Wb)
Time(s)
0.2995
0.22 0.299
0.2985
0.298
phis-real
0.2975 phis-PC
0.297 phis-ref
0.2 Time(s)
0.18
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Time(s)
Figure IV-81: Module du vecteur flux (Wb). Figure IV-82: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
0.4
phis alpha
0.3 phis beta
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure IV-84: les deux composantes de flux
Figure IV-83: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
165
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
0.4
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure IV-85: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure IV-86: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
3
Ia
Ib
2
Ic
1
Currents(A)
4 0
-1
Ia
-2
3 -3
0.41 0.415 0.42 0.425 0.43 0.435 0.44
Ib
Time(s )
Ic
2
1
Currents(A)
-1
-2
-3
0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.46 0.47 0.48 0.49
Time(s)
Figure IV-87: les Courants statoriques (A) Figure IV-88: Courants statorique de la phase
a et b scale: Ch1, Ch2 (2A/div). Time scale:
20ms/div.
Figure IV-89: Spectre d’harmonique dans la Figure IV-90: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
166
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
5.5
4.5
3.5
2.5
1.5
1
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
0.9
0.8
0.7
0.6
Sa, Sb, Sc
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
167
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
réduction des ondulations du flux (figures IV.85 et IV.86). Les composantes du flux (figures
IV.83 et IV.84) montrent aussi l’importante réduction des ondulations au niveau du flux.
Les figures (IV.87- IV .88) montrent que le courant statorique à une forme sinusoïdale
dont les harmoniques sont rejetés vers les hautes fréquences. Le THD en simulation est de
l’ordre de 1,57% (figure IV.89).
Les états de commutation des interrupteurs « Sa, Sb, Sc » de l’ onduleur sont
représentés par les figures (IV.93- IV.94), À partir des état de commutation , montre que la
fréquence de commutation de cette méthode proposée est presque constante et de l’ordre de 2
kHz.
La figure (IV.95) montre la fenêtre de pilotage des tests ; elle est visualisée lors de
l’exécution du programme développé sous CONTROLDESK. Elle comporte une fonction de
visualisation des grandeurs (flux, couple).
168
Chapitre IV DTC DE LA MSAP BASEE SUR LES TECHNIQUES INTELLIGENTES……..
IV.6. Conclusion
169
Conclusion Générale……..
CONCLUSION
GENERALE
170
Conclusion Générale……..
CONCLUSION GENERALE
Le travail présenté dans cette thèse est apporté sur l’amélioration des performances de la
commande directe du couple (DTC) de la machine synchrone à aimants permanents en guise
de solution aux problèmes rencontrés dans la commande vectorielle par orientation de flux
(FOC). La commande DTC est robuste vis-à-vis la variation paramétrique de la machine et ne
nécessite pas de capteur de position. De plus, elle offre un certain nombre d’avantages
considérables par rapport à la commande vectorielle.
Cependant ces stratégies ont aussi des inconvénients importants. D’ une part, la fréquence
de commutation est fortement variable, ce qui peut entraîner des problèmes de bruits
acoustiques, de compatibilité électromagnétique et d'excitation des modes de résonance
mécanique. D’ autre part, l'amplitude des ondulations du flux et du couple est plusieurs fois
supérieure à la largeur de sa bande d'hystérésis et typiquement supérieure à celle pouvant être
obtenue avec une loi de commande faisant appel à un module MLI pour une fréquence de
découpage identique.
L’objectif principal de cette thèse consiste à améliorer les performances de la commande
DTC classique, en utilisant différentes stratégies de contrôle. Pour ce faire, nous avons
commencé tout d’abord par les méthodes dites classiques, puis les méthodes dites
d’intelligence artificielle.
Avant d’entamer l’étude et l’implantation des différentes techniques DTC, nous avons
commencé par l’étude et l’implantation de la commande FOC, une commande qui se
considère comme la base de la DTC. Le problème principal à ce niveau, est la détection de la
position du rotor nécessaire pour la synchronisation des impulsions d’amorçage des
interrupteurs de l’onduleur. Pour cela un résolveur associé à un algorithme adéquat est
employé.
Le banc d’essais de la MSAP utilisé pour la validation expérimentale de la FOC (par la
suite pour la validation des différentes approches DTC) est articulé autour du dspace 1104.
Les résultats de simulation et expérimentaux montrent les performances classiques de la FOC.
La commande DTC classique montre plus de simplicité et de robustesse vis-à-vis la
variation paramétrique, ainsi qu’une dynamique très rapide. Les principes de cette stratégie
ont été présentés d’une manière détaillée, en expliquant le principe de réglage du flux et du
couple électromagnétique. Cette commande est sans aucun doute une solution très
prometteuse aux problèmes de robustesse et de dynamique rencontrés dans le contrôle
vectoriel à orientation du flux rotorique. Dans ce cadre, des résultats de simulation (en
utilisant Matlab/Simulink) et expérimentaux (en utilisant le banc d’essais à base de dspace
1104) ont été présentés pour valider ces stratégies de commande.
Par la suite, le reste de ce travail est orienté vers l'amélioration des performances de cette
technique dont les principaux problèmes sont l'évolution de la fréquence de commutation, les
ondulations au niveau du couple et du flux et par conséquent sur le courant. Pour remédier à
ces problèmes, nous avons étudié et implanté certaines techniques de commande plus
avancées que la DTC classique, énumérées comme suit :
171
Conclusion Générale……..
DTC_ Modifiée.
DTC_ Douze secteurs.
DTC_ SVM.
DTC_ Linéarisation Entrée-Sortie.
Le travail présenté dans cette thèse ouvre des voies d’améliorations que l’on peut donner
comme suit :
• Utilisation du dspace 1103 au lieu du dspace 1104, ce qui permet de travailler à des
fréquences d’échantillonnage élevées et par conséquent améliorer de plus les
performances de la commande DTC.
• Etude de l’influence de la variation paramétrique et en particulier la résistance
statorique sur les performances de la commande DTC de la MSAP.
• Utilisation d’un observateur robuste comme le mode glissant pour estimer la résistance
statorique, ce qui permet d’améliorer la qualité d’estimation du flux statorique.
• Voir d’autres approches DTC prédictive, qui permet de minimiser le chattering,
améliorer la dynamique et minimiser la fréquence de commutation.
• Utilisation des onduleurs multi niveaux pour minimiser le chattering et diminuer la
fréquence de commutation des interrupteurs.
172
Annexes………
ANNEEXES
173
Annexes………
Annexe A
PARAMETRES ET DATA DES MACHINES UTILISEES
Les méthodes d’identification des paramètres des machine synchrones sont multiples, mais
la majorité d’elles ne sont pas adaptées aux machines synchrones existant sur le marché. Ces
dernières n’offrent pas la possibilité d’accès au neutre et au circuit d’excitation magnétique,
en outre, la structure et la nature des aimants employés ne sont pas toujours connus.
Nous considérons dans notre cas, une méthode simple d’utilisation, basée sur des tests
statiques normalisés, ayant l’avantage de ne pas être limitée par les contraintes mentionnées
précédemment (inaccessibilité du point neutre ou du circuit d’excitation, ignorance de la
géométrie ou de la nature des aimants permanents, existence ou non de l’enroulement
amortisseur).
Figure A-1 : Allure de la force électromotrice à vide avec une vitesse 1500 tr/min.
ωr 2π
=
p = (A.1)
Ω TΩ
174
Annexes………
femmax ⋅ 2
φf = (A.2)
ωr 3
Avec
2π
ωr : Fréquence angulaire ( ωr = ), femmax : la valeur maximale de la force électromotrice a
T
vide. T : C’est une période
Vs
Rs = (A-3)
2I s
Dans le but d’orienter l’axe du rotor suivant l’axe direct qui est aligné sur l’axe électrique
de la phase (A) (prise comme référence), nous appliquons une tension continu E de faible
valeur (1 a 2V) sur la phase (A), et ( − E 2 ) sur les autres phases (B) et (C).
Pour aligner le rotor sur l’axe q, nous appliquons la tension E entre les phases (B) et (C) et
la phase (A) étant non alimentée.
175
Annexes………
Figure A-3 : Schéma d’identification des axes : axe d(a) et axe q(b).
dΩ
Jm + f Ω + Cr = 0 (A-4)
dt
Cr − Jf t
Ω ( t ) = Ω0 + e (A-5)
f
t1
Jm = J0 (A-6)
t2 − t1
Jm
τm = (A-7)
f
Considérons la configuration ou le rotor est aligné sur l’axe d, la tension (E) est appliquée
entre les phases (A) et (B), nous déterminons la valeur de l’inductance longitudinale (L d ) .
θ = 0
Le rotor a l’arrêt ⇒ dθ (A.8)
dt = 0
Comme les trois phases du stator sont couplées en étoile, nous avons :
iA + iB + iC =
0 (A.9)
Nous considérons toujours le même schéma de configuration que précédemment avec cette
fois-ci le rotor aligné sur l’axe (q), nous déterminons la valeur de l’inductance transversale
(L q ). Les courbes expérimentales du courant dans la phase (A) sont présentées sur les figures
(a et b) suivant l’alignement du rotor sur l’axe (d) et l’axe (q).
(a)
(b)
178
Annexes………
Annexe B
Etude comparative entre les méthodes proposées
2.5
Ce
1 2.4
2.3
Cr
Torque(Nm)
2.2
2.1
Torque(Nm)
0 1.9
1.8
1.7
1.6
1.5
-2
-3
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-10: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-11: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
1
Torque(Nm)
-1
-2
-3
-4
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure III-28: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-29: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
1
Torque(Nm)
-1
-2
-3
-4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-47: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-48: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
179
Annexes………
2
Torque(Nm)
-1
-2
-3
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-67: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-68: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
4
2.4
2.3
2.2
3 2.1
Torque(Nm)
1.9
1.8
1.7
2 1.6
1.5
0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17
Time(s)
Torque(Nm)
-1
-2
-3
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-88: Couple électromagnétique (Nm) Figure III-89: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
2.5
Ce
2 Cr
1.5
0.5
Torque(Nm)
-0.5
-1
-1.5
-2
-2.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure IV-7: Couple électromagnétique (Nm) Figure IV-8: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
180
Annexes………
2.5
Ce
2 Cr
1.5
0.5
Torque(Nm)
-0.5
-1
-1.5
-2
-2.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure IV-32: Couple électromagnétique (Nm) Figure IV-33: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
3
Te
Tr
2
Torque(Nm)
-1
-2
-3
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Time(s)
Figure IV-79: Couple électromagnétique (Nm) Figure IV-58: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
4
Te-PC
3 Te-real
Tr
2
Torque(Nm)
1 2.04 Te-PC
Te-real
2.02 Tr
2
Torque(Nm)
0 1.98
1.96
1.94
1.92
-2
-3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Time(s)
Figure IV-57: Couple électromagnétique (Nm) Figure IV-80: Couple électromagnétique (Nm)
scale: Ch3,Ch4 (2Nm/div). Time scale: 1s/div.
0.32
0.3
0.28
0.308
0.306
0.26 0.304
0.302
0.3
0.298
0.24 0.296
0.294
0.292
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-13: Module du vecteur flux (Wb) scale:
Figure III-12: Module du vecteur flux (Wb).
Ch1,Ch2(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div
0.32
0.3
0.28
phis(Wb)
0.26
0.24
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-30: Module du vecteur flux (Wb). Figure III-31: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
0.32
0.3
0.28
0.26
0.24
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-90: Module du vecteur flux (Wb). Figure III-50: Module du vecteur flux (Wb)
scale: Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div
182
Annexes………
0.32
0.3
0.28
0.308
0.306
0.304
0.26
0.302
0.3
0.24 0.298
0.296
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-70: Module du vecteur flux (Wb) scale:
Figure III-69: Module du vecteur flux (Wb). Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div
0.32
0.3
0.28 flux s
flux ref
0.26
Flux statorique
0.24
0.22
0.2
0.18
0.16
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Temp(s)
Figure III-49: Module du vecteur flux (Wb). Figure III-91: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
0.32
0.3
0.28
Phs(Wb)
0.26
0.24
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure IV-9: Module du vecteur flux (Wb). Figure IV-10: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
183
Annexes………
0.32
0.3
0.28
0.26
0.24
0.22
0.2
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure IV-34: Module du vecteur flux (Wb). Figure IV-35: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
0.3
0.25 phis
0.3 phis r ef
0.25 phis
0.2 phis ref
phis(wb)
0.2
phis(wb)
0.15 0.15
0.1
0.1 0.05
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05
0.05 Time(s)
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Time(s)
Figure IV-60: Module du vecteur flux (Wb) scale
Figure IV-59: Module du vecteur flux (Wb).
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
0.32
0.3
phis-real
0.28 0.304
phis-PC
0.303
0.302
phis-ref
0.301
0.26
phis(Wb)
phis(Wb)
0.3
0.299
0.298
0.297
0.24 0.296
0.302
phis-real
0.3015
phis-PC
0.295 phis-ref
0.301
0.3005
0.07 0.08 0.09 0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.15
0.3
phis(Wb)
Time(s)
0.2995
0.22 0.299
0.2985
0.298
phis-real
0.2975 phis-PC
0.297 phis-ref
0.2 Time(s)
0.18
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Time(s)
Figure IV-81: Module du vecteur flux (Wb). Figure IV-82: Module du vecteur flux (Wb) scale
Ch2,Ch4(0.1Wb/div). Time scale: 20ms/div.
184
Annexes………
0.4
phis alpha
phis beta
0.3
0.1 0.2
phis(alpha-beta)
0
0
-0.2
-0.1
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
-0.2
Time(s)
-0.3
-0.4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Time(s)
Figure III-15: les deux composantes de flux
Figure III-14: les deux composantes de flux
φsα et φsβ (0.1Wb/div). Time scale:
φsα et φsβ . (Wb)
20ms/div
phis alpha
phis beta
phis(alpha-beta)
0.2
-0.2
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Time(s)
Figure III-32: les deux composantes de flux Figure III-33: les deux composantes de flux
φsα et φsβ (Wb). φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
Figure III-51: les deux composantes de flux Figure III-52: les deux composantes de flux
φsα et φs β φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
(Wb).
Time scale: 20ms/div.
185
Annexes………
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure III-72: les deux composantes de flux
Figure III-71: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div
0.4
phis alpha
0.3 phis beta
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure III-93: les deux composantes de flux
Figure III-92: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure IV-12: les deux composantes de flux
Figure IV-11: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
186
Annexes………
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure IV-37: les deux composantes de flux
Figure IV-36: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure IV-62: les deux composantes de flux
Figure IV-61: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
0.4
phis alpha
0.3 phis beta
0.2
0.1
Phis(alpha eta)
b
-0.1
-0.2
-0.3
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22
Time(s)
Figure IV-84: les deux composantes de flux
φsα et φsβ ) scale: Ch1,Ch2 (0.2Wb/div).
Figure IV-83: les deux composantes de flux
φsα et φsβ (Wb).
Time scale: 20ms/div.
Figures B.3) : Résultats de simulations (A) et expérimentaux (B) les deux composantes de flux.
187
Annexes………
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure III-16: Evolution du flux statorique Figure III-17: Evolution du flux statorique
(ϕsα, ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div
0.3
0.2
0.1
flux-beta
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
flux-alpha
Figure III-34: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure III-35: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div
0.3
0.2
0.1
Flux béta (Web)
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Flux alpha (Web)
Figure III-53: Evolution du flux statorique Figure III-54: Evolution du flux statorique
(ϕsα, ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
188
Annexes………
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure III-73: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure III-74: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div
0.4
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure III-94: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure III-95: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
0.3
0.2
0.1
phis beta
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
phis alpha
Figure IV-13: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure IV-14: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
189
Annexes………
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure IV-38: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure IV-39: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure IV-63: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure IV-64: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
0.3
0.2
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
-0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4
Figure IV-85: Evolution du flux statorique (ϕsα, Figure IV-86: Evolution du flux statorique
ϕsβ) (Wb). (ϕsα,ϕsβ) scale: Ch3,Ch4(0.1 Wb/div).
Time scale: 20ms/div.
Figure III-20: Spectre d’harmonique dans la Figure III-21: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch3(2A/div). Time scale:
20ms/div
Figure III-38: spectre d’harmonique dans la Figure III-39: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
Figure III-57: Spectre d’harmonique dans Figure III-58: Spectrum of the current for
la phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div.
191
Annexes………
Figure III-77: spectre d’harmonique dans la Figure III-78: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
Figure III-98: Spectre d’harmonique dans la Figure III-99: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
Figure IV-17: Spectre d’harmonique dans la Figure IV-18: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
192
Annexes………
Figure IV-42: Spectre d’harmonique dans la Figure IV-43: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
Figure IV-67: Spectre d’harmonique dans la Figure IV-68: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
Figure IV-89: Spectre d’harmonique dans la Figure IV-90: spectrum of the current for
phase a. phase a. scale: Ch4(5A/div). Time scale:
20ms/div
194
Annexes………
195
BIBLIOGRAPHIE………
BIBLIOGRAPHIE
195
BIBLIOGRAPHIE………
BIBLIOGRAPHIE
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196
BIBLIOGRAPHIE………
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