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Chapitre 1. Rappels de thermique
1. Conduction
La conduction de chaleur est le mode de transport de chaleur qui se
transmet à travers un solide ou un fluide immobile.
1.1 Loi de Fourier
En s’appuyant sur des constations expérimentales Fourier (1822) constate
que le flux de chaleur conduit est proportionnel à :
• L’écart de températures existant entre deux points 1 et 2 soit T1 et
T2 :
• La surface d’échange S.
• Un coefficient qui caractérise le matériau conducteur soit : λ.
Inversement proportionnel à:
• L’épaisseur entre 1 et 2 soit e.
Avec λ : Coefficient qui décrit sur le plan de la conduction le matériau
expérimenté, que l’on appellera conductivité thermique.
φ = λS
(T 2 − T1 )
(W)
e
La généralisation de cette règle a permis à Fourier d’énoncer la loi qui
porte son nom et qui s’écrit :
→ ⎯⎯→
ϕ = −λ grad T
r
ϕ ϕ est la densité de flux ou flux par unité de surface en W/m2.
Remarquons que la loi de Fourier définit la conductivité thermique.
Le signe moins (-) provient du fait que si le gradient est négatif, le
r
vecteur ϕ est positif, il faut alors multiplier par -1 pour que le terme ϕ
reste positif, et vice versa.
Le flux total (toujours positif) est définit à partir du flux élémentaire dφ en
→ → →
W par un scalaire comme suit : d φ = − ϕ d S en W d S est une surface
élémentaire orienté, et le flux total φ s’écrit comme suit :
→ →
φ = − ∫S ϕ dS
Le signe (-) provient du fait que le produit scalaire est positif lorsque le
r
vecteur ϕ est sortant, or selon la convention de signes en
thermodynamique, un flux sortant est noté négatif. Le produit scalaire est
r
négatif pour un flux ϕ entrant le signe (-) s’impose à nouveau pour
faire φ positif.
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1.2 La conductivité λ
La conductivité λ représente la nature du matériau, et dépend de
plusieurs paramètres dont les principaux sont :
- La température
- La phase dans laquelle se trouve le matériau (gaz, solide, liquide)
- L’orientation des fibres ou des cristaux dans le corps (bois, métaux et
plastiques étirés ou laminés...)
- La pression pour les gaz
La connaissance de λ est importante, son évaluation se fait
expérimentalement. Des tables de conductivité thermique existent pour la
plupart des matériaux.
• Variation de λ avec la température
Les matériaux ont un comportement différents vis à vis de la
température sur le plan de la conduction de la chaleur. Certains matériaux
voient leurs λ diminuer lorsque T croit, c’est le cas du fer, de l’argent,
du cuivre, du zinc. Pour d’autres matériaux λ décroît avec T, c’est le
cas du cobalt, du béryllium, du magnésium....
Il existe des matériaux dont λ passe par un extremum, c’est le cas du
plomb, de l’aluminium, de l’antimoine...
en pratique, si l’écart de températures est faible et que
l’application ne demande pas une grande précision ( thermique du
bâtiment par exemple ), une valeur constante de λ peut suffire.
Toujours selon l’application, et bien souvent une variation linéaire du
type λ = λ [1 + ß (T - T0)] suffit amplement.
• Ordres de grandeurs de λ
Le vide absolu constitue le meilleur isolant puisque sa conductivité est
nulle (absence de support matériel). Les gaz à basse pression sont les
matériaux les moins conducteurs de l’ordre de 0.004 à 0.06 W/m°C. Une
difficulté importante surgit quant à l’utilisation des gaz comme isolants,
en effet des mouvements convectifs apparaissent dès qu’un gaz est
soumis à une faible différence de températures, ce qui entraîne une
augmentation importante du transfert thermique. On réussit à bloquer
ces mouvements qui augmentent le transfert thermique dans certains
cas, mais ce problème les exclue généralement du domaine des isolants
efficaces. La diminution de la pression à une valeur en dessous de 10
Torrs, annule les mouvements de convection. Cependant les opérations
de pompages pour descendre à ces pressions et les soins pour réaliser
une étanchéité parfaite, sont onéreux et limitent les applications de cette
technique ( cas des bouteilles thermos et autres vases Dewar ).
De ce qui vient d’être dit concernant les gaz découle la confection des
matériaux isolants. Pratiquement on emprisonne du gaz dans
d’innombrables et minuscules poches dans des matériaux minéraux ou
organiques. Les mouvements de convection sont alors bloqués. Le
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polystyrène expansé, la mousse de polyuréthanne, les laines de verre et
de roche, vermiculite... sont basés sur ce principe. L’ordre de grandeur de
λ varie de 0.02 à 0.3 W/m°C.
Les matériaux à phases condensés qui sont les liquides et les solides ont
des conductivités plus importantes et on distingue :
les liquides non métalliques : eau, les huiles, alcools..., dont les
conductivités oscillent entre 0.1 et 1 W/m°C.
Les solides non métalliques : Bois, plastiques, caoutchouc, roche..., dont λ
varie de 0.02 à 3 W/m°C. (La silice et le graphite possèdent des
conductivités plus importantes).
Les liquides métalliques : λ varie de 8.5 à 85 W/m°C. C’est le cas du
mercure, du sodium liquide ...
Les alliages métalliques de cuivre, de nickel, de chrome, d’aluminium
la conductivité varie de 10 à 150 W/m°C.
Les métaux purs : Ce sont les plus conducteurs comme pour les
matériaux électriques, ce sont le cuivre, l’aluminium, l’argent, l’or ... et
leurs conductivités λ vont de 20 à 400 W/m°C.
1.3 Equation de la conduction
C’est l’équation de la conduction alliée à des conditions aux limites
spécifiques, qui permet de résoudre les problèmes de conduction. Elle
s ‘écrit sans démonstration comme suit :
ρ C p dT = P − div ⎛⎜ − λ grad T ⎞⎟
→
dt ⎝ ⎠
Dans la pratique, différentes hypothèses sont introduites ce qui nous
permet d’écrire cet équation sous des formes plus simples:
Régime permanent, sans sources et propriétés physiques constantes :
2
∇ T =0 Equation de Laplace.
Régime permanent, avec sources et propriétés physiques constantes :
P
∇ 2T + =0 Equation de Poisson
λ
Régime transitoire, sans sources et propriétés physiques constantes :
∂T = a∇2T
Equation de Fourier
∂t
1.4 Cas d’un problème monodimensionnel cartésien sans sources
¾ Mur monodimensionnel soumis à des conditions du premier type
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(T 2 − T1 )
φ= en Watts
e T1 T2
λS R=
e
λS
Représentation analogique
¾ Mur monodimensionnel soumis à deux conditions du troisième
type :
(T 2
− T1 )
φ=
1 e 1
+ +
h 1S λ S h 2 S T1 T2
1 e 1
R= R= R=
h1S λS h 2S
1 est la résistance convective Analogie électrique
R=
h1S
1.5 Cas du cylindre creux monodimensionnel
¾ conditions du premier type
R2
φ=
(T 2− T1 )
Analogie électrique
R
Log 2
R1 R2
Log
R1
2 πλ L R1 R=
2πλL
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R2
Log
R1
R= Résistance conductive
2πλL
¾ Soumis à des conditions du troisième type
R2
φ=
(T 2 − T1 )
R
Log 2
1 R1 1
+ + R1
h 1S 1 2 πλ L h 2S 2
Dans l’étude des échangeurs, on préfèrera la forme suivante :
φ = KS∆T
Avec K coefficient global d’échange de chaleur, qui s’exprime comme
suit :
1
K = (W/m2°C)
R2
R 1 Log
1 R1 S1
+ +
h1 λ h 2S 2
Noter qu’ici K est rapporté à la surface intérieure S1.
2. Ailettes
Deux objectifs sont recherchés dans le calcul des ailettes :
• Pour des conditions données (température de surface et de l’air),
trouver les paramètres géométriques et le type de matériau de
l’ailette permettant d’évaluer le maximum de flux pour le minimum
de poids et donc le prix le plus bas.
• Pour une ailette existante de géométrie et matériau donnés, placée
dans une ambiance à température connue, déterminer le flux de
chaleur évacué.
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2.1 Ailette longitudinale de section uniforme
- Hypothèses simplificatrices
• Régime stationnaire
• La longueur L>>e (épaisseur de l’ailette) ce qui permet de
considérer une évolution uniquement selon x de la température.
• Matériau homogène et isotrope avec λ=cste.
• Le coefficient de convection air-ailette constant.
• Résistance de contact entre la paroi mère et l’ailette négligeable.
• Ambiance à température constante.
• Pas de source de chaleur dans l’ailette.
• Transferts négligés sur les bords latéraux de l’ailette.
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2.2 Méthode de calcul
φcv
φx φx+dx
dy
x
e
x
x+dx
Le bilan énergétique de l’élément de volume d’épaisseur dx de largeur
unité permet d’arriver à l’équation représentant l’évolution de la
température au sein de l’ailette.
φx = φx + φcv
( )
avec : φx = −λS ∂T
∂x x
, φx + dx = φx +
dφ x
dx
dx et φcv = hPdx( T − Ta )
P étant le périmètre de l’ailette dans le sens des x. P = 2 + 2e
L’équation de bilan devient :
dφ
φx = φx − x dx + φcv
dx
dφ x
Il vient : dx − φcv = 0
dx
λS d T2 dx − hPdx( T − Ta ) = 0
2
En développant :
dx
d T − hP ( T − T ) = 0
2
Soit :
dx
2
λS a
qui représente l’équation de l’ailette longitudinale de section uniforme. La
solution de cette équation différentielle ordinaire permet de connaître
l’évolution de la température et par conséquent d’évaluer le flux évacué
par celle ci. Plusieurs solutions peuvent être proposées selon les
conditions aux limites.
2.2.1 Convection à l’extrémité de l’ailette non nulle
On résout par conséquent le problème suivant en posant que θ = T − Ta :
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2
d θ − hP θ = 0
dx
2
λS
en x= 0 T=T0 ( température de la paroi mère )
en x=L ( )∂θ = − he θ
∂x L λ
( he : coefficient de convection à l’extrémité
de l’ailette ).
La solution de l’équation différentielle ordinaire du second ordre est
évidente on a en posant que m = hP :
2
λS
θ = A exp( mx ) + B exp( − mx ) ou encore θ = Csh( mx ) + Dch( mx )
Les conditions aux limites permettent d’évaluer A et B ( ou C et D ). On
h
obtient tous calculs faits et en posant : He = e :
mλ
θ (1 − He ) exp( − mL )
A = 0
2(Hesh( mL ) + ch( mL ) )
θ0(1 + He ) exp( mL )
B =
2(Hesh( mL ) + ch( mL ) )
Le profil de température dans l’ailette s’écrit finalement :
θ = Heshm(L − x ) + chm(L − x )
θ0 Hesh( mL ) + ch( mL )
Le flux perdu par l’ailette peut s’obtenir en intégrant de 0 à L l’expression
du flux convectif, mais il est plus élégant de dire que le flux perdu par
l’ailette est celui qui la quitte à sa base : φx = −λS⎛⎜ ∂T ⎞⎟
⎝ ∂x ⎠0
Soit par dérivation du profil on a :
shmL + HechmL
φ = λSm θ0
Hesh( mL ) + ch( mL )
2.2.2 Convection nulle à l’extrémité de l’ailette
C’est le cas d’ailettes très minces ou de longueur 2L. On a par conséquent
he=0, soit en reprenant l’expression du profil de température avec
convection et en faisant He=0, on obtient :
θ = chm(L − x )
θ0 ch( mL )
Le flux est obtenu par dérivation et on a :
φ = λSm θ0 shmL = λSm θ0thm(L − x )
ch( mL )
2.2.3 Cas d’une ailette infiniment longue
Dans ce cas à l’extrémité de l’ailette T=Ta
Les conditions aux limites donnent pour : x=0 θ0 = A + B
x=+∞ A=0 et θ0 = B
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le profil de température s’écrit simplement :
θ = θ0 exp( − mx )
Le flux s’écrit de même :
φ = λSm θ0 = θ0 hPλS
Remarque : Dans la plupart des cas pratiques on se contentera des deux
dernières formulations, en effet : Lorsque mL>5, th5=0.99998
2.2.4 Critère d’utilisation de l’ailette
On utilise les ailettes lorsque le coefficient de convection est très faible,
c’est le cas des gaz et particulièrement en ce qui nous concerne l’air, mais
il y a quand même intérêt à avoir un critère permettant de justifier
l’utilisation des ailettes. Etudions alors la fonction φ(L), la dérivée de celle
ci est :
dφ(L )
= 2λheθ0 2
(
m1− H
2
)
ch ( mL )(1 + Hth( mL ) )
2
dL
Si on annule le numérateur, on obtient la condition :
H = eh = 1
2
2λ
Cette grandeur est donc une grandeur critique. Pour les valeur de ce
rapport <1, la dérivée est positive et l’adjonction d’une ailette a un effet
favorable, si eh > 1, il y a diminution du flux, ce n’est donc pas
2λ
recommandé de mettre une ailette.
Comme il a déjà été dit précédemment, on utilise des ailettes pour de
faibles valeurs de h mais aussi plus l’épaisseur e de l’ailette est faible plus
celle ci est justifiée. Cette conclusion est un résultat pratique des plus
important dans l’étude des ailettes.
2.2.5 Dimensions optimums de l’ailette longitudinale rectangulaire
Le but dans ce qui suit est de déterminer les dimensions e et L d’une
ailette de volume donné ou de poids donné qui dissiperait le maximum de
chaleur.
Si on considère le cas de l’ailette avec convection nulle à l’extrémité qui
est très courant : φ = θ0 hPλS thmL
Avec : S=e.1 (Section transversale de l’ailette)
SL=e.L (Section longitudinale de l’ailette)
P=2.1 (Périmètre transversal de l’ailette)
⎛S ⎞
Dans ce cas le flux s’écrit : φ = θ0 2heλ th⎜ L 2h ⎟
⎝ e eλ ⎠
Dérivons le flux par rapport à e :
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⎡ −5 / 2 ⎤
⎢ SL 2h e ⎥
dφ ⎛S ⎞ λ
= θ0 2hλ ⎢ 1 th⎜ L 2h ⎟ − 3 e ⎥
de ⎢ 2 e ⎝ e λe ⎠ 2 2⎛ SL
ch ⎜
⎞
2h ⎟ ⎥
⎢ ⎝ e λe ⎠ ⎥⎦
⎣
S
Posons: β = L 2h ,
e λe
3β
il vient si on veut φ’=0 : 2
= thβ
ch β
Equation transcendante dont la solution est numérique est vaut :
β=1.4192=mLopt
Les valeurs optimales sont donc :
2
2hSL β
eopt = 3 et L =
(1.4192 ) λ
2
m
Le flux maximum dissipé est :
φmax = θ0 2heopt λ th1.4192
Connaissant le flux à évacuer par une ailette, la surface minimale est
S
étant donné les dimensions optimales : β = 1.4192 = L 2h est valable.
e λe
φ = θ0 2hλeopt thβ
en tirant eopt de l’expression du flux on obtient :
2 2
⎛ φ ⎞ ⎛ φ ⎞ 0.623
eopt = ⎜⎜ ⎟ 1 ⎜ ⎟
⎟ 2hλth2β = ⎜ θ ⎟ hλ
⎝ θ0 ⎠ ⎝ 0⎠
2
2hSL
Comme eopt = 3 on peut alors tirer Sopt = eoptLopt
(1.4192 )2λ
3
⎛ φ ⎞ 0.504
D’ou : eopt = ⎜⎜ ⎟
⎟ h2λ
⎝ θ0 ⎠
S φ 0.798
et Lopt = opt =
eopt θ0 h
Remarque importante : S est % à φ3, ce qui veut dire que si l’on veut
doubler le flux, il faut soit multiplier la section par 8 ou mieux utiliser 2
ailettes de section même section. Ceci explique l’extrême minceur des
ailettes utilisées dans les aéro-réfrigérants.
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2.3 Ailette transversale d’épaisseur uniforme
ri
r re
e
Ce type d’ailettes est souvent rencontré dans la construction des
aéroréfrigérants industriels notamment ceux rencontrés dans l’industrie
chimique et pétrochimique.
La surface latérale à travers laquelle est conduit le flux est SL = 2πre , la
surface par laquelle le flux est convecté est : S = 2π r − ri . ( 2 2
)
L’équation de cette ailette peut être tiré directement de l’équation de
l’ailette longitudinale :
2
d θ + 1 dθ − n2 θ = 0
2
dr r dr
avec : n = 2h
2
λe
Cette équation est une équation de Bessel modifiée d’ordre 0, la solution
générale est :
θ = AI0(nr ) + BK 0(nr )
Les conditions aux limites pour ce problème sont :
r=ri θ = θ0 = T0 − Ta
r=redθ = 0
dr
Tous calculs faits, on obtient le profil suivant :
θ = I0(nr )K1(nre ) + I1(nre )K 0(nr )
θ0 I0(nri )K1(nre ) + I1(nre )K 0(nri )
Le flux dissipé par l’ailette est la dérivée de cette expression :
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Ii(nre )K1(nri ) + I1(nri )K 0(nre )
φ = 2πλneθ0ri
I1(nre )K 0(nri ) + I0(nri )K1(nre )
2.4 Rendement et efficacité des ailettes
2.4.1 Efficacité
C’est le rapport entre le flux quittant la base de l’ailette, sur celui qui
quitterait la même base sans la présence de l’ailette.
Exemple : Cas de l’ailette longitudinale uniforme, avec convection nulle à
l’extrémité.
θ λSmthmL
E = 0 = λm thmL = 2λ thmL
helθ0 h eh
2.4.2 Rendement
C’est le rapport entre le flux dissipé par une ailette, sur celui dissipé par
la même ailette considérée entièrement à la température de la paroi
mère.
Exemple : Cas de l’ailette longitudinale uniforme, avec convection nulle à
l’extrémité.
φ
η = = mthmL
φmax mL
2.4.3 Espacement des ailettes
L’espace minimum en dessous duquel il ne faut pas descendre doit être
supérieur à 2 fois l’épaisseur de la couche limite sur la surface de l’ailette.
Cette épaisseur est fonction de la vitesse d’écoulement et de la distance
de soufflage à partir du bord d’attaque. L’ordre de grandeur en convection
forcée de cette épaisseur est de 1mm, elle de l’ordre de 1cm en
convection naturelle.
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