Le secteur des assurances marocain entre les limites de
solvabilité I et les exigences de solvabilité II
Abdelmoumen BERJAOUI
Enseignant - chercheur
FSJES, Kenitra, Maroc.
[Link]@[Link]
Résumé
Les entreprises d’assurance marocaine adoptent jusqu’a maintenant un régime de
solvabilité s’inspirant de la directive européenne « solvabilité I ». Ce système qui ne tient
compte que du risque technique a montré ses limites. Un projet européen baptisée
« solvabilité II » qui vise à intégré la totalité des risques courus par une compagnie
d’assurance est en cours de préparation par la Commission européenne. L’autorité de
contrôle marocaine adopte toutefois un comportement attentiste vis-à-vis de ce nouveau
régime. Certes, deux circulaires sur le contrôle interne et la transparence du marché ont été
diffusée, mais nous pensons qu’elles sont insuffisantes pour une convergence rapide.
Abstract
The Moroccan insurance companies adopt a solvency regime inspired by European
"Solvency I". This system who considers only the technical risk has shown its limits. A
European project called "Solvency II" which is integrated with all accrued by an insurance
company risks is being prepared by the European Commission. However, the Moroccan
authority adopts a wait-control behavior towards the new regime. While two circular on
internal control and transparency of the market have been published, but we believe they
are insufficient for a rapid convergence.
1
Le secteur des assurances marocain entre les limites de
solvabilité I et les exigences de solvabilité II
Abdelmoumen BERJAOUI
Enseignant-chercheur
FSJES, Kenitra, Maroc.
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Introduction
Le métier des assurances consiste à gérer les risques d’autrui. Il est donc exposé à
une multitude de risques auxquels on associe un besoin en fonds propres appelé la marge
de solvabilité. Cette dernière vise à ce que l’entreprise reste solvable même dans une
situation de perte de contrats, de forte sinistralité ou de morosité du marché financier.
Le contrôle de la solvabilité constitue le souci majeur des autorités de régulation du
secteur des assurances. En tant que défenseur des intérêts des assurés, elles veillent à ce
que l’assureur soit en mesure d’honorer ses engagements.
Le premier texte relatif à la marge de solvabilité a vu le jour avec la directive
européenne dans le code des assurances français de 1976. Il ne concernait à l’époque que la
branche non vie. En 1984, la directive vie est intégrée dans le droit français. Cette notion
est instituée au Maroc avec l’instruction n° 18 du 29 Mars 1996 du ministère des finances.
Le code des assurances marocain (2002) souligne dans l’article 239 que la marge de
solvabilité est un complément des provisions techniques que les entreprises d’assurances
doivent en justifier l’existence à tout moment. Il ajoute que la marge de solvabilité est
destinée à couvrir les risques d’exploitation propres au caractère aléatoire des opérations
d’assurances. Les éléments constitutifs et le mode de calcul sont évoqués par les articles 52
et 53 de l’arrêté du 10 octobre 2005.
Le calcul de la marge de solvabilité au Maroc est prévu par une formule standard1
s’inspirant du calcul européen de solvabilité I. Elle s’agit toutefois d’un système non
intégré du fait qu’il n’est indexé que sur le risque de tarification.
La dimension purement quantitative et partielle des risques couverts qui prévaut
dans solvabilité I ainsi que l’avènement de nouveaux risques, ont amené la Commission
européenne à repenser l’actuel dispositif de calcul de la marge de solvabilité. Le projet
solvabilité II2 essaye d’être un système qui fait intégrer tous les risques encourus par les
sociétés d’assurances. Il tient compte aussi de l’efficacité du contrôle interne, la
transparence du marché et des normes comptables internationales.
L’objectif de cet article est d’examiner dans une première section la problématique
de solvabilité des compagnies d’assurances marocaines à la lumière de la nouvelle version
de calcul de solvabilité I. Ensuite, présenter et discuter dans une deuxième section les
différents piliers du projet européen solvabilité II. La question de la convergence du
secteur marocain fera l’objet de la troisième section.
1
L’état D08 du « dossier statistique et financier » prévu par le code des assurances.
2
La directive solvabilité II est adoptée en 2009.
2
1. Risques et marge de solvabilité
Les entreprises d’assurance sont confrontées à de multiples risques. En distingue
notamment entre les risques techniques et les risques de placement (1.1.). Par rapport à ses
risques elles doivent constituée une richesse propre composée par des fonds propres, des
quasi-fonds propres et les plus-values latentes sur les placements. Le système de calcul de
la marge de solvabilité au Maroc qui s’inspire de solvabilité I a toutefois montré ses imites
(1.2).
1.1. Les risques courus par les compagnies d’assurance
Le risque pourrait être défini comme un danger potentiel dont la survenance
implique diverses conséquences financières pour l’entreprise. Les principaux risques
encourus par une société d’assurance sont des risques techniques (1.1.1) et des risques
financiers3 (1.1.2).
1.1.1. Les risques techniques
Les risques techniques sont en rapport avec la détermination du prix d’un contrat
d’assurance ([Link]), l’évaluation de l’engagement envers l’assuré ([Link]) et les sinistres
de masse ([Link]).
[Link]. Le risque de sous tarification
La sous- tarification d’un produit d’assurance pourrait résulter d’une erreur lors du
calcul de la prime. Elle est involontaire quand les estimations sont établies sur des séries
statistiques incomplètes ou erronées4. Certaines compagnies l’adoptent toutefois comme
politique concurrentielle. Le risque de sous- tarification peut être réduit par des clauses
contractuelles d’ajustement des primes ou par des rappels de cotisations pour le cas de
mutuelles.
[Link]. Le risque d’évaluation
Le risque d’évaluation correspond pour sa part à une sous estimation des provisions
techniques. Les méthodes statistiques utilisées pour l’estimation des provisions techniques
non vie sont de nature déterministes. Il s’agit des méthodes dites « dossier par dossier »,
« la cadence des règlements » et le « coût moyen ». Les provisions vie sont généralement
évaluées par un modèle mathématique.
[Link]. Le risque de sinistres de masse
Ce risque concerne l’éventualité de la survenance de grands sinistres tant
en nombre qu’en montant résultant par exemple d’un seul événement naturel (volcans,
tremblement de terre). Une réassurance adéquate et la constitution de provisions techniques
spécifiques si elles sont prévues par la réglementation (Provision pour grands risques)
constituent des moyens pour lutter contre ce risque. L’entreprise d’assurance peut aussi se
prémunir contre ce risque par une clause d’exclusion inscrite dans le contrat.
1.1.2. Les risques de placements
En matière de placement, les compagnies courts des risques de dépréciation et de
liquidité ([Link]), d’inadéquation entre l’actif et le passif ([Link]) et d’augmentation du
taux d’intérêt ([Link]).
3
Le risque opérationnel n’est pas abordé dans cet article.
4
La tarification, notamment non vie, est un travail qui nécessite des séries statistiques importantes portant
notamment sur les sinistres. Les données statistiques dans l’assurance non vie sont souvent faibles à part
l’assurance auto vu le jeu bonus-malus.
3
[Link]. Le risque de dépréciation et de liquidité
Il concerne la perte de la valeur des placements suite à des changements affectant
le marché financier. Lorsque la compagnie se trouve incapable de transformer ses
placements en liquidité en vue d’honorer ses engagements, on dit qu’elle court le risque de
liquidité. Les dispositions réglementaires de la section III de l’arrêté du 10 octobre 2005,
relative à la diversification, la répartition, la limitation des placements et la constitution de
provisions spécifiques constituent un arsenal prudentiel contre le risque de dépréciation et
de liquidité des placements5.
[Link]. Le risque d’appariement
Ce risque apparaît lors d’une inadéquation entre l’actif (placements) et le passif
(provisions techniques) en matière de rendements et d’échéances. Ce risque peut être limité
par ce qu’on appelle la gestion « actif – passif ».
[Link]. Le risque de modification des taux d’intérêts
Les placements de l’entreprise d’assurance, principalement les valeurs mobilières à
revenu fixe, courent le risque d’une hausse du taux d’intérêt au niveau du marché.
Egalement dans le cas de la baisse des taux d’intérêts, l’entreprise sera soumise au risque
de réinvestissements. La constitution de provisions particulières (provision de
capitalisation) permet de minimiser ce risque.
1.2. La marge de solvabilité au Maroc : solvabilité 1
Le système de calcul de la marge de solvabilité au Maroc se base sur une formule
standard qui s’inspire du model européen de la directive solvabilité I (1.2.1). Malgré les
modifications qu’il a connu récemment, il présente toujours quelques limites (1.2.2.).
1.2.1. Le modèle de calcul
La réglementation des entreprises d’assurances marocaines a considéré que les
compagnies d’assurances doivent constituer une marge de solvabilité. Il s’agit en fait
d’un matelas de sécurité prévue par le code des assurances dans l’objectif est de protéger
les assurés dans le cas où la compagnie se trouve dans des difficultés financières.
Le calcul de la marge de solvabilité s’effectue selon la formule de l’état D08 du
« dossier statistique et financier ». Seuls les risques techniques sont pris en comptes lors
du calcul. C’est un système qui s’inspire de la directive européenne du 24 juillet 1973
modifié en 2002 par la directive de relative à la marge de solvabilité I. Le système est
simple, détaillé, mais non intégré du fait qu’il ne tient pas compte des risques de
placement et opérationnel.
Le régime de solvabilité I est constitué par deux éléments à savoir la marge de
solvabilité réglementaire (MSR) et la marge de solvabilité constituée (MSC). La marge de
solvabilité réglementaire est indexée sur le risque de tarification. Le calcul est en effet
proportionnel aux primes, aux sinistres et aux provisions techniques. Le montant ainsi
calculé doit être couvert par la marge de solvabilité constituée, déterminée à partir de fonds
propres, de quasi-fonds propres et les plus-values latentes sur les placements. Une
compagnie est considérée respecter les exigences de la marge de solvabilité si le rapport
MSC/MSR est supérieur à zéro.
5
Pour plus de détail sur ce point voir notre article : « le régime prudentiel des placements des compagnies
d’assurance marocaine » (en cours de publication).
4
Pour la branche vie, la MSR est principalement un pourcentage des provisions
mathématique qui varie selon les differents types de contrats. En assurance non vie elle est
calculée d’une manière simplifiée de la facon suivante :
𝑀𝑆𝑅 ( 𝑛𝑜𝑛 𝑣𝑖𝑒) = 𝑀𝑎𝑥{CPP, CPS, CPPT}6
CPP : calcul sur la base des primes,
CPS : calcul sur la base des sinistres,
CPPT : calcul sur la base des provisions techniques.
Le système nécessite deux remarques, l’une concerne la MSR et l’autre est en
rapport avec la MSC. L’interdépendance des primes, des sinistres et des provisions
techniques a incité le législateur marocain à les rapprocher lors du calcul de la MSR. S’ils
sont pris isolément, le calcul sera biaisé. En effet, les primes, certes reflètent le volume de
l’activité, sauf que s’elles sont retenues uniquement, les entreprises pratiquant la sous-
tarification seraient favorisées par rapport aux petites entreprises en pleine expansion. Si en
revanche, le capital exigé a été calculé uniquement sur la base des sinistres et les
provisions techniques, les entreprises évaluant prudemment ses engagements seront
pénalisées7.
La deuxième remarque concerne la MSR. Il est en effet légitime de se poser la
question sur la part des fonds propres et celle des plus-values latentes dans la couverture.
Une compagnie pourrait en effet être contrainte de sortir une partie de ses plus-values
latentes pour alimenter sa trésorerie. Malheureusement aucune réponse ne pourrait être
avancée étant l’extrême confidentialité de l’information sur la marge de solvabilité des
compagnies d’assurance marocaine. L’autorité de contrôle ne communique pas sur cet
aspect. Aucun des dix derniers rapports de la DAPS n’a fait référence à la marge de
solvabilité des compagnies d’assurance marocaines.
1.2.2. Modifications et limites du système
La formule de calcul a connu avec le code des assurances (2002) les modifications
suivantes :
- les plus-values latentes ne sont plus prisent dans le calcul de la MSC d’une manière
intégrée mais partielle,
- le risque vie est augmenté avec l’intégration d’une nouvelle provision dans les calculs à
savoir la provision de gestion,
- le risque non vie s’est accrue également avec l’intégration des provisions techniques
dans les calculs.
Toutefois, le système recèle toujours des limites qui ne sont pas des moindres :
- le calcul ne fait pas la distinction entre les sociétés de capitaux et les mutuelles ;
- le risque de réassurance représenté par les taux de rétention pénalise les compagnies
qui se déchargent d’une partie importante de leurs risques à des réassureurs connu par
leur solidité financière,
- le risque de placement et opérationnel ne sont pas pris en compte,
- le système est constitué par une formule standard pour le secteur basé sur des
scenarios défavorables possibles. Il n’est pas donc en mesure de permettre à une
compagnie de connaitre et de mesurer en détail son propre profil de risques.
6
Pour plus de détail sur les modalités de calcul voit notre thèse ; « viabilité financière et solvabilité des
entreprises d’assurances marocaines et normes comptables internationales », FSJES, agdal, Rabat, 2008.
7
De Boissieu J-L., « solvabilité, sécurité, mutualité », La lettre de GEMA, Débats n°14, février 2003.
5
La nouvelle formule de l’état D08 va changer la donne pour les sociétés
d’assurance marocaine. L’amputation subite aux plus-values latentes forcera les
compagnies à faire mieux en matière d’allocation du capital. Toutefois, la méforme
actuelle du marché financier marocain ne favorise pas de doper le capital des assureurs. Un
effort en termes de résultat technique est à prévoir par le biais notamment de la réduction
des niveaux de garanties offerts.
2. Le projet européen de solvabilité II : un système intégré
Le projet européen de solvabilité lancé en 2001 par la Commission européenne vise
à revoir le dispositif actuel de surveillance prudentielle des compagnies d’assurances. Le
projet Solvabilité II s’est inspiré des trois piliers de Balle II. Il est basé sur trois piliers
(2.1.). Ses conséquences sur le secteur ne sont pas des moindres (2.2).
1er pilier 2ème pilier 3ème pilier
Exigences quantitatives Exigences qualitatives Discipline du marché
- Eléments de calcul des - Principes de contrôle interne et - Communication financière.
provisions techniques. de gestion des risques.
- Transparence.
- Exigence minimale de fonds - Processus de surveillance
propres. prudentielle.
- Exigence de capital de
solvabilité.
- Règles d’investissement.
Tableau 1: Swiss Re Economic Research & Consulting (2006).
2.1. Les trios piliers du nouveau système
Solvabilité II regroupe dans un seul régime des exigences quantitatives (2.1.1), des
exigences qualitatives (2.1.2), et une discipline de marché (2.1.3).
2.1.1. Les exigences quantitatives
L’évaluation des provisions techniques constitue la pierre angulaire du nouveau
système. Les placements doivent être évalués conformément aux dispositions de la norme
IAS 39.
D’après solvabilité II l’évaluation des engagements envers les assurés doit
converger avec la norme IFRS 4. Si non, l’utilisation d’un modèle mathématique
permettant une meilleure estimation (best estimate) et une marge de risque (risk margin)
s’impose. D’après cette approche, il convient de choisir le montant des provisions par
rapport à un niveau de risque prédéterminé. Ceci nécessite au préalable la modélisation de
la charge de sinistres. Par exemple on peut choisir la provision qui permet de payer
l’intégralité des sinistres dans 75% des cas 8(Value at Risk à 75%) :
8
Therond P, « Contrôle de la solvabilité des compagnies d’assurances : évolution récentes », séminaire
gestion des risques, JWA Actuaires, février 2005, Hanoi.
6
Figure 1 : nouvelle approche de calcul des provisions technique selon solvabilité 2
En matière d’exigence de fonds propres, la Commission européenne a prévu deux
seuils du minimum requis des fonds propres. Il s’agit du « capital de solvabilité requis9 »
et le « minimum de capital requis ».
Le montant du « capital de solvabilité requis » est déterminé en référence à une
mesure de risque sur un horizon prédéterminé10. Par exemple, le capital souhaitable peut
être déterminé comme étant le niveau de fonds propres qui permet à l’entreprise de ne pas
tomber en faillite au bout d’un an dans 99% des cas 11. Sa détermination nécessite des
calculs stochastiques relativement complexes puisque tous les éléments influant sur la
solvabilité vont devoir être modélisés.
« Le minimum de capital requis » représente quant à lui le niveau de fonds propres
en dessous duquel les intérêts des assurés se verraient sérieusement menacés si l’entreprise
était autorisée à poursuivre son activité. La transgression de ce seuil déclenche
l’intervention prudentielle de dernier ressort, c'est-à-dire le retrait de l’agrément. La
directive solvabilité II prévoit explicitement un seuil planché absolu pour le MCR.
L’originalité du projet solvabilité II est qu’il a prévu en plus d’un modèle standard
la possibilité pour les compagnies de mettre en place des modèles internes de calcul de leur
besoin en fonds propres. L’idée est simple et pragmatique: seule la compagnie est en
mesure de connaître en détail son profil de risque. L’idée des modèles internes est pourtant
complexe à mettre en œuvre.
Les modèles internes constituent une avancée importante dans ce projet. Ils
permettent en effet de déterminer le besoin en fonds propre en fonction des risques propres
aux compagnies. Les experts en la matière préfèrent la modélisation stochastique car elle
permet à une compagnie d’évaluer la probabilité qu’elle soit dans telle ou telle situation en
fonction des fonds propre correspondant.
9
Dreyfuss M-L., Les grands principes de solvabilité 2, l’argus de l’assurance, 2012, p61.
10
MARKT/2515/02, « Note à l’attention du sous–comité solvabilité », Commission Européenne, Mai 2002.
11
Therond P., [Link].p 27.
7
2.1.2. Les exigences qualitatives
Le deuxième pilier a pour objectif le renforcement du dispositif du contrôle interne
par l’utilisation des moyens de la gestion des risques ([Link]). Il prévoit également des
principes et des outils de surveillance harmonisés ([Link]).
[Link]. Les principes de contrôle interne et de bonne gestion des risques
La directive solvabilité I contient déjà des exigences en matière de contrôle interne.
Le projet solvabilité II propose de renforcer cette directive par des lignes plus détaillées.
Par exemple, les objectifs stratégiques de l’entreprise et ses valeurs pourraient être
clairement énoncés et connus des employés, les lignes hiérarchiques et les responsabilités
pourraient être clairement définies12.
Aux principes de bonne organisation administrative et de contrôle interne sont
ajoutés les principes de gestion des risques adaptés à l’activité d’assurances13. Du point de
vue général, une bonne gestion des risques doit se traduire au niveau de la culture, de la
stratégie et du processus de prise de décision de l’entreprise. Elle doit s’appuyer sur un bon
système de suivi des risques et d’informations.
[Link]. Des principes et des outils communs de surveillance prudentielle
Le deuxième pilier de la nouvelle réglementation prudentielle ne se contente pas de
principes de bonne organisation administrative, de contrôle interne et de gestion des
risques. Il prévoit aussi des principes et des outils de surveillance harmonisés pour
s’assurer que les interventions des autorités de contrôle, qu’elles soient occasionnées par
des irrégularités touchant les règles quantitatives ou autres, ne soient pas de nature trop
disparates dans l’union européenne14.
Quatre axes15 d’amélioration en matière de processus de surveillance prudentielle
sont édictés par la Commission européenne:
- harmonisation du processus de surveillance;
- suivi des risques à l’échelle du marché européen afin de pouvoir situer une compagnie
donnée parmi ses concurrents;
- harmonisation des principaux indicateurs d’alerte permettant de détecter les entreprises
dont le profil de risque se dégrade;
- mise en place d’un cadre commun de validation des modèles internes.
2.1.3. La discipline du marché
La communication financière et la transparence sont l’objet du troisième pilier. Les
obligations de communication sous solvabilité II sont bien plus fortes que solvabilité I. Le
reporting prévu est harmonisé au sein de la communauté européenne. Toutes les
entreprises d’assurances européennes seront tenues de fournir les mêmes états de reporting
quantitatif et respecter une même structure pour leur rapport narratif au superviseur.
On distingue en effet entre les informations prudentielles à destination du
superviseur et qui ne relèvent pas normalement du domaine public, et les informations
financières à destination du marché16.
12
MARKT/2535/02., « Considération sur la forme d’un futur système de contrôle prudentiel », Commission
Européenne, Novembre 2002.p48.
13
MARKT/2535/02., [Link].p 48.
14
MARKT/2535/02., [Link].p 52-53.
15
MARKT/2535/02., [Link].p 54-56.
8
Il est toutefois important de souligner que cette norme peut avoir des conséquences
qui ne sont pas des moindres sur les compagnies qui traversent des situations financières
difficile mais passagère. Le fait de relever leur difficultés pourrait aggraver davantage leur
situation vu le fait que les contrats sont ouvert par nature.
2.2. Conséquences de solvabilité II
Solvabilité II est un régime prudentiel qui va modifier l’activité assurantielle. Il
aura un impact direct sur les composantes de la marge de solvabilité, les placements et la
structure du marché des assurances.
L’étude réalisée par Swiss-Re 17 sur le marché européen, par le biais du modèle
suisse de solvabilité (test suisse de solvabilité)18 qui pourrait être pris comme modèle
standard pour solvabilité II, a montré que le passage de solvabilité I à solvabilité II va être
accompagné d’une baisse du ratio MSC/MSR. La principale raison en est que ce modèle
tient compte de l’intégralité des risques encourus par une société d’assurance19.
Solvabilité I n’a pas prévu des règles spécifiques pour les placements. Les
exigences de fonds propres en matière de placements dans le cadre de solvabilité II
peuvent obliger les compagnies à prendre moins de risques que dans le cadre de solvabilité
I en s’orientant davantage vers des obligations bien notées au détriment des actions et des
biens immobiliers.
L’architecture de solvabilité II basée sur le risque devrait également avoir un
impact sur la structure du marché. Les entreprises d’assurances vont se concentrer sur les
métiers et les compétences qu’ils maîtrisent. Par conséquent, la chaîne de valeur des
assureurs pourrait connaître d’importantes modifications. Actuellement, les entreprises
d’assurances adoptent un modèle d’entreprise intégré, c'est-à-dire, la conception des
produits, la distribution, la gestion des sinistres, la gestion d’actifs sont toutes des activités
attachées à l’entreprise. Avec solvabilité II, certains assureurs vont décider de se détacher
des activités les plus consommatrices de ressources et de se tourner vers la sous-traitance
ou la délocalisation de leurs services de back-office20.
Il est en effet fort imaginable qu’un assureur qui a d’excellentes compétences en
gestion des risques, mais un faible réseau de distribution se concentre sur la conception des
produits et se dégage de la distribution des polices. Pour un autre doté d’un fort réseau de
vente, il pourrait être rentable pour lui de se spécialiser dans la distribution des polices en
laissant la conception et le transfert des risques à d’autres assureurs. On assisterait donc à
des entreprises d’assurances qui se transforment en courtier.
Le couple risque/rendement serait au centre de la stratégie des compagnies
d’assurance. Avec solvabilité II, celles qui ne parviennent pas à générer de la valeur
économique deviendront l’objet d’opérations de rachats. Solvabilité II accéléra de ce fait le
phénomène d’acquisition et de fusion21.
16
Dreyfuss M-L., op, cit, p73.
17
Swiss-Re., Solvabilité II: une approche intégrée des risques pour les assureurs européens, Sigma, 2006.
P23.
18
Il s’agit d’un modèle qui s’inspire largement de solvabilité II. L’indicateur de risque retenu est la perte
maximale attendue à un horizon d’un an. Ce modèle quantifie explicitement les corrélations des risques.
19
Swiss-Re., op. cit. p23.
20
Swiss- Re., [Link]. p. 39-40.
21
Swiss- Re., [Link]. p 41. (Le management de la valeur aura une place de choix).
9
3. La convergence du secteur marocain vers solvabilité II
Le secteur assurantiel marocain est considérablement concerné par solvabilité II
(3.1). Des conditions de réussite de la convergence méritent toutefois d’être soulignées
(3.2.).
3.1. Justification et réactivité à la convergence
Le contrat-programme signé en mai 2011 par le gouvernement marocain et le
secteur des assurances a prévu la convergence vers solvabilité II. Le Maroc est également
concerné par cette norme pour deux raisons majeurs. D’abord, le statut avancée dont
bénéficie le Maroc avec l’Union européenne et le faite que les exigences de solvabilités II
sont validée par une grande instante de régulation à savoir l’Association internationale des
contrôleurs d’assurances.
L’autorité de contrôle marocaine adopte toutefois un comportement attentiste vis-à-
vis de ce nouveau régime. Certes, la diffusion de deux circulaires sur le contrôle interne
(pilier 1 de solvabilité II) et la transparence du marché (pilier 2 de solvabilité II) est une
étape importante pour la convergence du marché, mais nous pensons qu’elles sont
insuffisantes pour une convergence rapide.
La première circulaire qui a été diffusée le 26 août 2008 a comme objet la
responsabilisation de l’organe de direction dans la mise en place d’un système de contrôle
interne. A notre avis, cette circulaire reste de portée générale du faite qu’elle n’a pas
prévue des modalités concrètes relatives à la mise en place d’un dispositif explicite de
gestion de risques quantitatifs et qualitatifs à l’instar du système ORSA (own Risk and
Solvency Assesment) préconisé par solvabilité II.
La deuxième circulaire relative à la transparence du marché diffusée le 31 octobre
2011 prévoit la publication d’informations à caractère purement comptable. En assurance,
contrairement à certains secteurs, l’information comptable à elle seule n’est pas à même de
renseigner sur la capacité de la compagnie à honorer ses engagements envers les preneurs
d’assurances. Elle doit être, à notre avis, accompagnée par des informations détaillées sur
l’activité technique et financière22.
Le comportement attentiste de la DAPS révèle à notre égard une incertitude de
l’autorité sur l’approche à suivre. Il va sans dire que l’adoption de solvabilité II nécessitera
des modifications touchant le code des assurances et le plan comptable des assurances ce
qui pourrait prendre plusieurs années de tractations. Nous regrettons le fait que l’autorité
de contrôle n’a pas pris l’initiative d’adapter et soumettre les compagnies marocaines aux
différents tests d’impact à l’instar du secteur européen pour opérer les ajustements
nécessaires lors de la finalisation du projet. Ce manque de réactivité augure d’un processus
de convergence trop long qui pourrait se traduire par une obsolescence des mesures
d’application de solvabilité II23.
3.2. Conditions de réussite de la convergence
Un dialogue fructueux entre les parties prenantes (3.2.1), une refonte du système
d’information (3.2.2), le renforcement de l’adit interne (3.2.3.) et une adaptation
urgente sont à notre égard des conditions pour la réussite de la convergence (3.2.4).
22
A titre d’exemple : le ratio combiné par sous catégorie, le taux de participation aux bénéfices, l’état D 08
de la marge de solvabilité, le montant détaillé des impayés, etc.
23
D’après des professionnels du secteur la DAPS veuille sur l’état d’avancement de ces deux circulaires.
10
3.2.1. Un dialogue fructueux entre les parties prenantes :
La réussite d’un dispositif de contrôle présuppose la fiabilité des informations
produites ainsi qu’une conformité aux lois, aux règlements ainsi qu’aux politiques internes
d’où l’importance de la mise en place d’un débat régulier entre la tutelle et les
professionnelles. Solvabilité II façonnera inéluctablement le secteur des assurances
marocain. Bien souvent l’autorité de contrôle apprend en même temps que le secteur. Il
import donc d’initier un véritable dialogue entre les différents partenaires.
3.2.2. Une refonte du système d’information
Solvabilité II doit être accompagné par une réforme profonde du système
d’information des compagnies d’assurance marocaine. Il est donc important d’insister sur
les risques de la convergence liés aux systèmes d’information auxquels la circulaire du 28
août dernier a d’ailleurs consacré un important volet. Il faut donc des moyens humains, de
surveillance et de reporting aux organes de direction, afin qu’ils puissent exercer leurs
responsabilités.
3.2.3. le renforcement de l’audit interne
La surveillance et l’évaluation régulière des mesures prises supposent donc un audit
interne ayant vocation d’éclairer le haut de la hiérarchie sur le fonctionnement de
l’entreprise. A ce titre, la circulaire du 28 août étende la maîtrise des risques à tout ce qui
peut toucher le fonctionnement de la compagnie d’assurances. Au-delà de l’importance des
textes, l’aspect culturel est également prépondérant et la responsabilité du conseil
d’administration est explicitement engagée.
3.2.4. Une adaptation urgente
Le secteur des assurances marocain est prometteur. Le contrat programme a montré
la capacité du secteur à augmenter sensiblement son chiffre d’affaires. La réalité du secteur
marocain n’est pas certes la même que celle européen mais le comportement attentiste de
l’autorité de contrôle nous ne parait pas bénéfique pour une convergence rapide. La DAPS
doit commencer par des mesures concrètes de convergence au lieu de diffuser des
circulaires de portée générale.
11
Conclusion
Dans cet article nous avons essayé d’esquisser la problématique de la marge de
solvabilité des compagnies d’assurance marocaines à la lumière du projet européen
solvabilité II.
L’activité assurantielle court des risques auxquels on associe un besoin en fonds
propres appelé la marge de solvabilité. On distingue généralement entre les risques
techniques et les risques de placement.
Le calcul de la marge de solvabilité s’effectue au Maroc selon la formule de l’état
D08 du « dossier statistique et financier ». C’est un système qui s’inspire de la directive
européenne du 24 juillet 1973 relative à la marge de solvabilité I.
Avec le code des assurances (2002), le calcul de la marge de solvabilité a
sensiblement évolué. Il est certes devenu beaucoup plus détaillé qu’auparavant mais il a
gardé les mêmes limites que celui de l’ancien régime. Le système demeure simple, détaillé,
mais non intégré du fait qu’il ne tient pas compte des risques liés à certains aspects
importants de l’activité tel que la forme juridique, les placements et la réassurance.
Afin de pallier aux insuffisances de solvabilité I la Commission européenne a mis
en place un projet Solvabilité II qui repose sur une approche à trois piliers semblable à
celle de Bâle II, comportant des exigences quantitatives (règles relatives aux ressources
financières), des exigences qualitatives (contrôle interne, processus de surveillance
prudentielles et gestion des risques) et une discipline du marché (communication financière
et transparence). L’originalité du projet solvabilité II est qu’il a prévu la possibilité pour les
compagnies de mettre en place des modèles internes de calcul de leur besoin en fonds
propres. Il s’agit toutefois d’un projet qui a évolué sous des contraintes et qui aura des
conséquences qui ne sont pas des moindres sur l’activité assurantielle.
Solvabilité II se veut un dispositif intégrant la totalité des risques courus par les
compagnies d’assurances. Une augmentation des besoins en fonds propres est donc
possible. De plus, des modifications importantes sur la conception des produits qui
nécessitent plus de fonds propre est également à prévoir. Il est fort possible que les
compagnies proposeront davantage des produits pour lesquels ne courts que des risques
minimes ou le faire supporter à l’assurés ou le marché financier. S’agissant des
placements, il est imaginable que les compagnies d’orientent davantage vers des
obligations bien notées au détriment des actions et des biens immobilier.
L’autorité de contrôle marocaine adopte toutefois un comportement attentiste vis-à-
vis de ce nouveau régime. Certes, deux circulaires sur le contrôle interne et la transparence
du marché ont été diffusées, mais elles n’ont pas prévus des mesures concrètes pour une
convergence vers les exigences de solvabilité II.
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