Mécanique des Milieux Continus
Mécanique des Milieux Continus
OBJECTIFS DU COURS
1
INTRODUCTION
Introduction
• La mécanique des milieux continus est cette branche de la mécanique qui étudie
la déformation d’un milieu (solide, liquide ou gaz). elle utilise un modèle continu
et ignore donc, dans la schématisation employée, la structure microscopique de
la matière. On se place à une échelle macroscopique, mais les phénomènes
physiques observés à l’échelle microscopique servent de guide dans le choix de la
représentation macroscopique qui donne, dans une certaine mesure, une image
moyenne de ce qui se passe au niveau moléculaire ou atomique.
2
• La MMC introduit le formalisme mathématique nécessaire à la modélisation des
solides et des fluides. Ce cours est une introduction à ces notions.
• Cette partition ne peut être aussi tranchée. La connaissance des fondements de la
mécanique des milieux continus permet d’aborder ensuite les problèmes
particuliers de calcul des structures, de mécanique des fluides et de résistance
des matériaux…
• La mécanique des solides indéformables est l’étude des relations forces-
déplacements d’un domaine matériel solide et indéformable. En réalité, sous
l'action de forces, il y a toujours déformation du corps, indépendamment du fait
que le corps soit au repos (statique) ou soit a l’état de mouvement non uniforme
(dynamique).
• La mécanique des milieux continus (MMC) est une généralisation qui prend en
compte la déformation des corps (solide, liquide, gaz, plasma, etc.). La MMC
décrit les contraintes, les déformations et leurs relations (comportement du
matériau).
3
Analyse tensorielle
4
La convention d’Einstein consiste à omettre les signes ∑ et d’écrire :
S n a ij bi c j
Les indices de sommation i et j sont appelés indices muet car on peut changer leurs nom
sans changer la valeur du résultat, en effet :
S n aij bi c j aik bi c k
Symbole de Kronecker
On définit le symbole de Kronecker δ par:
1 si i j
d ij
0 si i j
Si l’on range les δij dans une matrice n × n, on obtient la matrice unité (ou Identité) .
V Vi e i V V1 e1 V2 e 2 V3 e 3 tenseur d’ordre1
M M ij
Ui et Vj sont appelés composantes des vecteurs U et V sur la base e1, e2 , e3
5
Notion de tenseur
La notion de tenseur permet d’étendre le calcul vectoriel et représenter des quantités
caractéristiques de l’état du matériau qu’on ne peut pas représenter à l’aide d’un vecteur. En
effet en mécanique des milieux continus, outre les grandeurs scalaires telles que la masse et les
grandeurs vectorielles telles que les forces, on a besoin de caractériser d’autres grandeurs
qu’on ne peut représenter ni par un scalaire ni par un vecteur. Ces grandeurs, comme par
exemple l’état de contrainte et l’état de déformation qu’on va voir par la suite, nécessitent
l’introduction de la notion de tenseurs. On utilise principalement des tenseurs d’ordre 2 pour
représenter ces états. On peut utiliser la classification suivante:
Tenseur d’ordre 0 ou scalaire : il est défini par un seul nombre qui représente la valeur
absolue de la grandeur physique qu’il représente. On peut citer la masse, la température …
Tenseur d’ordre 1 ou vecteur : Pour représenter un vecteur, il faut plus que sa valeur
absolue (norme). Dans un espace de dimension n, il faut n1 composantes pour représenter
un vecteur. On peut citer la vitesse, l’accélération, la force…
Tenseur d’ordre r : Pour représenter un tenseur d’ordre r dans un espace n, il faut nr
composantes
Définition : dans un repère de l’espace de dimension n, un tenseur est défini par un opérateur
liant dans le même repère deux grandeurs physiques en un même point M de l’espace. ses
composantes ne dépendent que des coordonnées du point M.
S ij a ij bij cij
6
Définition :
Le produit tensoriel T peut être représenté sous forme d’un tableau appelé matrice du
produit tensoriel :
Tenseurs particuliers
NB: Un tenseur T quelconque peut être decomposer en une partie symétrique et une partie
antisymétrique:
7
Operateurs différentiels
p
x dx
p p p p
dp dx dy dz dy
x
y z y dz
p
z
d OM
dp grad p.dOM
Gradient de p noté :
Produit scalaire
dVx gradVx .d OM Vx
dV dV y gradV y .d OM V V y
dV gradV .d OM V
z z
z
8
Vx V V
dx x dy x dz
x y z
V V V
y
d V dx y dy y dz
x y z
V V V
z dx z dy z dz
x y z
Vx Vx Vx
x y z dx
V V y V y
dV y dy
x y z
Vz Vz Vz dz
x y z
Vx Vx Vx
d OM
x y z
V y V y V y
grad V gradV
x y z
Vz Vz Vz
d V grad V d OM x
y z
3. Operateur divergence
La divergence d’un vecteur ( noté : div V) est par définition :
V V y Vz
divV tr grad V x :Un scalaire
x y z
4. Potentiel d’un champs vectoriel
On dit que la force F ( ou un champ vectoriel qlque ) dérive d’un potentiel si:
Fz Fy
y z 0
F F
z x 0
x z
Fy Fx 0
x y
rot F
F est donc une force conservative
9
rot F F : Operateur Rotationnel
Si F est une force conservative ( rot F 0 ) alors il existe un scalaire ( Potentiel
noté V(x,y,z)) tel que :
F grad V
5. Operateur Laplacien:
2V 2V 2V : Laplacien de V
V div grad V
x 2 y 2 z 2
10
Définition
Densité
V Pression
P0 . Température
V
Hypothèse de continuité:
Bien que la matière soit discontinue, ce que peut mettre en
évidence n'importe quelle observation microscopique voire
macroscopique, les mécaniciens ont besoin d'une hypothèse de
continuité permettant de décrire les grandeurs physiques par des
champs de fonctions mathématiques ayant les 'bonnes' propriétés
de continuité et de dérivabilité
L'hypothèse de continuité nous permettra de définir des densités
volumiques de certaines grandeurs physiques, par exemple la
masse volumique.
11
modèles de description cinématique
Référentiel et repère :
En mécanique on a toujours besoin d’un référentiel (observateur ) pour
décrire le mouvement des particules , la position d’une particule est repérée
par ses cordonnées dans ce référentiel. Les vitesses et accélérations sont
établies dans ce référentiel
La cinématique a pour but la description des mouvements et fait donc intervenir
deux espaces :
• le premier est la représentation de l’espace physique dans lequel évolue le
système matériel étudié ; c’est un espace affine réel euclidien orienté de
dimension trois : ; on notera E l’espace vectoriel associé ;
• le second est la représentation de la notion de temps ; c’est un espace affine réel
orienté de dimension un : ; on notera T l’espace vectoriel associé.
Description lagrangienne :
on considère la transformation dans le repère orthonormé :
E O, e1 , e2 , e3
à l'instant t0 = 0 la position M
d’une particule appartenant
au solide possède des
coordonnées initiales X1, X2,
X3. Le vecteur position
initiale est ainsi
OM X 1 e1 X 2 e2 , X 3 e3
en notation indicielle on a :
OM X i ei X i ei
i
lors de la transformation le point M subit un déplacement
u ( M ) Mm
12
on introduit les coordonnées x1 , x2, et x3 du point m résultant
du déplacement de M entre les instants t0 et t , le vecteur
position à l’instant t s’écrit:
Om x1 e1 x2 e2 x3 e3
Notation indicielle: Om x e
i
i i xi ei
d V d 2 x1 d 2 x2 d 2 x3
m, t 2 e1 2 e2 2 e3
dt dt dt dt
On peut aussi introduire le vecteur déplacement :
du
V m, t M , t
dt
u Mm Om OM : vecteur déplacement
13
Description Eulérienne :
Au lieu de suivre chaque particule dans son mouvement,
on se fixe un point géométrique m de l’espace et on
observe les particules qui y défiles au cours du temps.
Selon le point de vue de Euler, la grandeur G dépend de la
position d’observation (coordonnées du point m ) et du
temps t :
G G Om, t G x1 , x2 , x3 , t
x1, x2 et x3 sont appelé : variables de Euler
Une grandeur physique G peut donc être décrite de deux
façons :
• Selon le point de vue Lagrange, G dépend des coordonnées
initiales du point M et du temps
G G OM , t G X 1 , X 2 , X 3 , t
• Selon le point de vue Euler, G dépend des coordonnées du
point M et du temps
G G Om, t G x1 , x2 , x3 , t
dG dG
xi , t 1 G dt G dx1 G dx2 G dx3
dt dt dt t x1 x2 x3
dG G G dx1 G dx2 G dx3
dt t x1 dt x2 dt x3 dt
ou encore:
dG G : dérivée particulaire de G
grad G.V
dt t
14
dx1
dt
dx
V 2 : champ de vitesse
dt
dx3
dt
G
1 x
G
grad G : gradient de G
x2
G
x
3
La dérivée particulaire s’applique aussi aux grandeurs
vectorielles et tensorielles
d V V
grad V .V
dt t
15
Déformations
Tenseur de la déformation
16
Considérons donc une barrette de matériau déformable,
soumise à une traction. La barrette se déforme et on peut
mesurer sa déformation par le rapport entre la variation de
sa longueur et sa longueur initiale:
o
e .
o
o
Cette quantité est adimensionnelle. Elle donne
une mesure de l’effet de déformation de la
force appliquée.
Si la déformation est une dilatation, e > 0, si
elle est une contraction, e < 0.
Cette mesure de la déformation est seulement
une des mesures possibles; elle est la plus
utilisée si les déformations en jeu sont petites
(hypothèse des petites perturbations, HPP).
17
Champ de déformations
Puisqu’on a:
x1 x1 X 1 , X 2 , X 3
x2 x2 X 1 , X 2 , X 3
x x X , X , X
3 3 1 2 3
Ou peut écrire:
x1 x x
dx1 dX 1 1 dX 2 1 dX 3
X 1 X 2 X 3
x2 x x
dx2 dX 1 2 dX 2 2 dX 3
X 1 X 2 X 3
x x x
dx3 3 dX 1 3 dX 2 3 dX 3
X 1 X 2 X 3
18
Qu’on peut écrire sous forme matricielle :
Om OM u u1
Ou bien
u u2 : Vecteur déplacement
x1 X 1 u1
u
x2 X 2 u 2 3
x X u
3 3 3
On remplace dans le tenseur gradient de la transformation, on a :
u1 u1 u1
1 0 0 1 X X 2 X 3
u 2 u2 u 2
F 0 1 0 F I grad u
0 0 1 X 1 X 2 X 3
u3 u3 u3
X
1 X 2 X 3
D grad u : tenseur gradient de déplacement
19
Tenseur de déformation de Green Lagrange :
Examinons maintenant la transformation du couple formé par
deux vecteurs infinitésimaux dX et dX’. Pour étudier la
transformation de ce couple, il est plus commode d’utiliser le
produit scalaire dX.dX’ pour voir si ce couple à subit ou non
une déformation (variation de longueur ou variation d’angle)
dx F dX
Et
dx ' F dX '
On a : T T
dx1 dX 1
dx1 , dx2 , dx3 dx2 F dX 2 dX 1 , dX 2 , dX 3 F
T
dx dX 3
3
Calculons la différence :
dx '1 dX '1
dx.dx ' dX .dX ' dx1 , dx2 , dx3 dx '2 dX 1 , dX 2 , dX 3 dX '2
dx ' dX '
3 3
dX '1 dX '1
T
dX 1 , dX 2 , dX 3 F F dX '2 dX 1 , dX 2 , dX 3 dX '2
dX ' dX '
3 3
dX '1
T
dX 1 , dX 2 , dX 3 F F I dX '2
dX '3
20
dX '1
1 T
dx.dx ' dX .dX ' 2dX 1 , dX 2 , dX 3 F F I dX '2
2
dX '3
E
E : Tenseur de déformation de Green Lagrange
1 T
2
1
2
T
E F F I I grad u . I grad u I
1
T T
E grad u . grad u grad u grad u
2
Tenseur Symétrique
E e
1
T
grad u . grad u
2
Les composantes eij du tenseur de déformation s’écrivent :
1 u u
e ij i j avec e ij e ji
2 X j X i
21
Interprétation du tenseur de déformation e:
Partons de l’équation:
dx F dX I grad u dX dX grad u dX
Le tenseur grad u peut s ’écrire sous la forme de deux tenseurs,
un tenseur symétrique et un tenseur antisymétrique :
1 T
1 T
dx dX grad u grad u dX grad u grad u dX
2 2
Tenseur Antisymétrique Tenseur Symétrique
dx dX dX e dX
1 T
grad u grad u
2
1 ui u j
de composantes ij avec ij ji
2 X j X i
dX Rot u dX dX
dx dX dX e dX
mm' MM ' dX e dX
dx dX u M ' u M dX e dX
u M ' u M dX e dX
translation rotation déformation
22
Elongation suivant une direction
Le tenseur de déformation de Green Lagrange, traduit la
déformation d’un couple formé par deux vecteurs
infinitésimaux dX et dX’ de la façon suivante:
Au cours de la transformation le
vecteur:
dX devient: dx
dX ' devient: dx '
dX dX e
dx 2 dX 2 dx dX dx dX 2 dX E dX
23
D’où :
e 11 e 12 e 13 e1
e e e.e e e1 e2 e3 e 12 e 22 e 23 e2
e
13 e 23 e 33 e3
24
Distorsion angulaire (glissement )
Considérons maintenant l’angle droit construit sur deux vecteurs
unitaires dX et dX’ de la façon suivante:
dX devient: dx
dX ' devient: dx'
On voit que:
T
dx.dx ' dX .dX ' 2dX E dX '
En considérant :
D’ou :
25
En remplaçant, on a:
e1 C e2
sin
C11 C22
La distorsion de l’angle (glissement) droit bâti sur deux vecteur
unitaires e1 et e2 est donnée par:
e1 C e2
( M , e1 , e2 ) Arc sin
C11 C22
2e1 E e2
( M , e1 , e2 ) Arc sin
Exemple:
1 2 E11 1 2 E22
M , e1 , e2 est un scalaire sans dimension
Une distorsion positive correspond à une réduction d’angle droit
1 u u
e 12 1 2 est la demi distorsion d’angle (e1, e2)
2 x2 x1
1 u1 u3
e 13 est la demi distorsion d’angle (e1, e3)
2 x3 x1
1 u u
e 23 2 3 est la demi distorsion d’angle (e2, e3)
2 x3 x2
On peut donc donner une nouvel détermination du tenseur de
déformation linéarisé: 12 13
e 11
2 2
23
e 12 e 22
2 2
13 23
e 33
2 2
26
Dilatation volumique
Soit un petit volume parallélépipédique rectangle bâti sur les
vecteurs dX1 , dX2 , dX3 soit:
1 e11 dX 1.1 e 22 dX 2 .1 e 33 dX 3 dX 1.dX 2 .dX 3
dX 1.dX 2 .dX 3
En prenant en compte l’hypothèse HPP:
u1 u 2 u3
e 11 e 22 e 33
x1 x2 x3
tr e divU
On peut donc exprimer la variation volumique unitaire soit par la
trace du tenseur de déformation, soit par la divergence du champ
de déplacement:
Déformations et directions principales
Définitions:
On appelle déformation principale toute valeur propre
du tenseur des déformations.
On appelle direction principale de déformation toute
direction orientée par un vecteur propre du tenseur des
déformations.
Les déformations principales sont solutions de l'équation:
det e l I 0
27
Les solutions en sont réelles et trois situations peuvent survenir :
les trois valeurs propres sont égales : c'est que toute direction
de l'espace autour de M0 est direction principale et les dilatations
sont les mêmes dans toutes les directions. Il n'y a aucune
distorsion dans quelque plan que ce soit.
deux valeurs propres sont égales : il y a une troisième valeur
propre associée à une direction propre. Toute direction
appartenant au plan perpendiculaire à cette direction propre est
également propre.
les trois valeurs propres (principales) sont différentes alors les
trois directions propres (principales) sont différentes et
orthogonales entre elles du fait de la symétrie du tenseur des
déformations.
Dans la base des vecteurs propres, le tenseur de déformation
s’écrit:
lI 0 0 Par convention :
e 0 lII 0 lI lII lIII
0 0 lIII e ,e ,e
I II III
l3 K1l2 K 2 l K 3 0
K1 tr e
2K
1 2
2
tr
e tr e 2
K 3 det e
Ces coefficients restent indépendants du choix de la base de
projection du tenseur de déformation
28
En coordonnées cylindriques r, , z
U r U r r, , z , t
U r, , z, t U U r, , z, t
U U r, , z, t
z z
le tenseur gradient de déplacement s’écrit :
U r 1 U r U r
U
r r z :Tenseur gradient de
U 1 U U déplacement
Grad U Ur
r r z
U z 1 U z U z
r r z
r , , z
1 U U U z 1 U r
rotU z rU e r r e rU e z
r z z r r r 57
29
Exemples d’application
Traction simple :
Considérons une barrette de matériau déformable, soumise à une traction. La barrette se déforme et
s’allonge d’une d’une longueur dl par rapport à sa longueur initiale:
P
l l dl
x
U U x x ex
e 0 0
l l dl
e 0 0 0 e
0 0 0 l l
30
Exemples d’application
Cisaillement simple :
Considérons un cube de matériau homogène et isotrope défini comme le domaine : 0 ≤ x ≤ a ,
0≤y ≤ a et 0 ≤ z ≤ a
On exerce le long de deux arêtes opposées parallèles à Ox, un système de forces conduisant à un
déplacement U de composantes ux(x,y,z), uy(x,y,z), uz(x,y,z) représenté ci-dessus.
Cisaillement simple :
Le tenseur de déformation sera donc exprimé pour une traction simple par :
0 0 0
1 a
e 0 0 e avec: e
2 a
0 e 0
31
Equations de compatibilité
Le tenseur de déformations est obtenu à partir de la donnée d’un champ
vectoriel, le champ de déplacement. Dans un repère quelconque, les
composantes du tenseur de déformation sont déterminées lors qu’on
connaît les composantes du vecteur déplacement.
1
2
T
e grad u . grad u
Par contre la démarche inverse n’est possible que si les composantes du tenseur de
déformation vérifient certaines conditions appelées conditions de compatibilité
32
Equations de compatibilité
33
Résumé
En coordonnée Lagrangienne, un mouvement est défini par
le vecteur déplacement :
u1 u1 X 1 , X 2 , X 3
U u 2 u2 X 1 , X 2 , X 3 U om OM x X
u u X , X , X
3 3 1 2 3
T
C F .F :Tenseur des dilatations ou tenseur de Cauchy-
Green droit
E
1
2
1 T
T
C I grad u . grad u grad u grad u
2
:Tenseur des déformation de Green-Lagrange
Dans l’hypothèse HPP:
1 T
1 T
Grad u grad u grad u grad u grad u e
2 2
1 T
grad u grad u :Tenseur des rotations
2
1 T
e grad u grad u :Tenseur des déformations
2
34
dx dX
ee e.e e : l’allongement relatif au point M dans la
dX direction e
e1 C e2
( M , e1 , e2 ) Arc sin
C11 C22
Glissement ou distorsion dans les direction des
vecteur e1 et e2
V V0
V0
tr e divu :Dilatation volumique
u r 1 u r ur
u
r r z
u 1 u u :Tenseur gradient de
Grad U ur déplacement
r r z
u z 1 u z u z
r r z
r , , z
divu tr e
u r 1 u
r r
u
ur z
z
35
Tenseur de taux de déformation
En coordonnée Eulériennes, un mouvement est défini par le
vecteur vitesse :
v1 v1 x1 , x2 , x3 , t
V x1 , x2 , x3 , t v 2 v 2 x1 , x2 , x3 , t
v v x , x , x , t
3 3 1 2 3
Contraintes
36
Forces intérieurs et forces extérieurs
En mécanique des milieux continus on distingue deux types de
forces :
Forces intérieurs : sont les forces de cohésion moléculaire,
de viscosité et de pression qui forment un torseur nul puisque
localement le principe de l’action et de la réaction doit être
respecté.
Les forces extérieures sont elles-mêmes classées en deux
types:
des actions à distance ou volumiques ou encore forces de
champ : ce sont les forces de gravitation,
électromagnétiques, etc. Elles sont exercées par le milieu
extérieur sur chacune des particules. Elles forment un
torseur non nul dont la résultante par unité de volume est
notée f ;
des actions de contact ou surfaciques : ce sont des forces
qui traduisent l’action des particules extérieures voisines de
la surface sur les particules intérieures appartenant à la
surface .
-F F
A B
-F F -F F
A B
37
Vecteur contrainte:
T
F F F
F
T
S
F F
T(M) M
F F
M
En générale le vecteur
F T ( M , n )dS
contrainte est défini par : S
38
Tenseur des contraintes: Formule de Cauchy
Ce qui caractérise l'état de contrainte, c'est la relation existante
entre le vecteur contrainte et la direction de normale à la facette.
Pour obtenir cette relation, il suffit de considérer l'équilibre d'un
domaine matériel infiniment petit de forme tétraédrique ayant
trois faces perpendiculaires aux axes x, y et z.
Soit n la normale au plan ABC dirigée vers l'extérieur du
tétraèdre et dS l'aire du triangle ABC
nx
n ny
n
z
T M , n n T M ,i n T M , j n T M , k 0
x y z
T M , n n T M , i n T M , j n T M , k
x y z
On a: 11 12 13 nx
T M , n 21 22 23 n y
31 32 33 nz
39
On montre que le vecteur contrainte s’écrit sous la forme :
T M,n n
où: 11 12 13
21 22 23 est appelé tenseur des contraintes
en M , ou tenseur de Cauchy
31 32 33 ( tenseur symétrique)
Représentation
x i .T M , i i i 11 xx
D’une façon générale, la Contrainte normale à la facette n en M est:
n n .T M , n nT ( M )n
la Contrainte tangentielle à la facette n en M est:
T M , n n
n n
40
Directions principales et contraintes principales:
Comme pour la déformation, la matrice qui représente varie
avec le repère choisi.
Définitions:
On appelle contrainte principale toute valeur propre du
tenseur des contraintes.
On appelle direction principale de contraintes toute
direction orientée par un vecteur propre du tenseur des
contraintes.
Les contraintes principales sont solutions de l'équation:
det l I 0
11 l 12 13
12 22 l 23 0
13 23 33 l
41
Tenseur des Contraintes dans la base des vecteurs propres
x3
11 12 13
nt
M x2 (M ) 21 22 23 T M n
31 32 33
x1
Si P est la matrice de passage xi à X i , on a:
t
X3 T n PN T ' PT
N I 0 0
M
X2 ' ( M ) 0 II 0 T ' ' N
X1 0 0 III
T ' PT Pn P PN t
'N
' ( M ) P ( M ) t P
42
Invariants du tenseur de contraintes :
l3 K1l2 K 2 l K 3 0
K1 tr
2K
1 2
2
tr
tr
2
K 3 det
K1 , K2 et K3 sont indépendants du choix de la base de projection
du tenseur de contraintes
Dans le repère principal, les composantes diagonales de
donnent les contraintes normales selon les trois directions
principales: ce sont les contraintes principales.
Élasticité plane :
L’élasticité plane concerne les corps à deux dimensions ( ex:
plaques minces soumises à des forces extérieurs dans leur plan)
On conçoit que les contraintes et les déformations en M sont
indépendantes de z
Dans le plan (x,y) considérons un prisme droit infinitésimale ABC:
ey
C
T M,n
t n
x
xy
T M , ex yx
B
A ex
cos y
n
sin
T M , e y
43
T M ,ex T M , ex x ex xy e y :Théorème des actions
réciproques
T M ,e T M , e
y y y e y xy e
x
S T M , n S x T M , e x S y T M , e y 0
S n t S e e S e e 0
n n x x x xy y y y y xy x
n t cos e e sin e e 0
n n x x xy y y y xy x
En remplaçant:
n cos ex sin e y
t sin ex cos e y
On obtient:
n cos n sin x cos xy sin 0
(1)
n sin n cos xy cos y sin 0
Pour déterminer la composante normale n et tangentiel n de la
contrainte T(M,n) , on peut résoudre le système (1), la solution est:
x y x y
n cos 2 xy sin 2
2 2
(2)
x y sin 2 cos 2
n 2
xy
44
En effet:
n cos n sin x cos xy sin 0 cos
n sin n cos xy cos y sin 0 sin
Faisons la somme:
n cos 2 sin 2 x cos 2 y sin 2 2 xy sin cos 0
n x cos 2 y sin 2 2 xy sin cos
Et remplaçons:
1 cos 2 1 cos 2
cos 2 et sin 2
2 2
On obtient: x y x y
n cos 2 xy sin 2
2 2
Un raisonnement semblable donne:
x y
n sin 2 xy cos 2
2
T M,n nn et n 0
Cet direction est déterminé par l’angle 1 , en effet:
2 xy
n 0 tan 21
x y
On a aussi:
2
cos 21
1
x y 2
45
On remplace dans (2) pour obtenir les contraintes principales
x y 1
X x y 2 4 xy2
2 2
x y 1 2 4 2
Y x y xy
2 2
2 2
y y
n x n2 x xy2
2 2
MP x
x y
MQ y MO
2
x y
QO OP PS xy
2
46
On remarque :
xy 2 xy
tan POˆ S tan 21
x y x y
2
Donc: POS 21
Le cercle de Mohr de centre O est de rayon:
2
x y 1
R xy2 x y 4 xy2
2
2 2
On remarque aussi:
1 x y
MA MO R x y 4 xy2 X
2
2 2
y 1
MB MO R x x y 4 xy2 Y
2
2 2
Application :
Connaissant les contraintes principales x et y , déterminer pour
une facette orientée par n , les contraintes n et n , on donne:
X , n
En utilisant la relation (2), (XY =0) on a:
X Y X Y
n cos 2
2 2
X Y sin 2
n 2
La contrainte tangentielle est maximale lorsque :
sin 2 1
4 X Y
n Max
2
47
Cercle de Mohr
MA X X Y
MB Y MO
2
Lois de comportement
48
Loi Fondamentale de la Dynamique
on considère un milieu déformable dans le repère orthonormé :
R O, e1 , e2 , e3 n
T
S
P f v dV gdV g dV M g
V V V
Ecrivons le PFD:
On aussi :
n.ds div dV
s V
:Théorème de la divergence
div f v
49
Si la seule force volumique est la force de pesanteur on a:
div g 11 12 13
où: 11 12 13 x1 x2 x3
21 22 23 div 21 22 23
31 32 33
x1 x2 x3
31 32 33
x x2 x3
1
Observation :
Allongement dans la
direction x
Contraction dans la
direction y
50
on note:
x Ee x
e y n .e x
Avec:
x : Contrainte normale principale (en MPa)
ex : Allongement relatif suivant x (sans unité)
E : Module d’Young (en MPa)
ey : Contraction suivant y (ou raccourcissement sans unité)
n : Coefficient de Poisson , 0,1 n 0,5
Le module d’Young et le coefficient de poisson sont des
constantes qui dépendent du matériau, quelques valeurs sont
données sur le tableaux suivant pour les matériaux courants :
51
Principe de superposition:
E
x 1 n 2 e x ne y
E e ne
y 1 n 2 y x
52
Les équations de Lamé: loi de Hooke généralisée
Matériau isotrope
• Un matériau isotrope est un matériau pour lequel la
réponse matérielle est indépendante de la direction.
• On peut considérer, de façon totalement équivalente,
l’isotropie comme la symétrie totale: un matériau isotrope
est un matériau pour lequel toute direction est de
symétrie matérielle. Ou encore: il n’y a pas de directions
privilégiées. Donc, toute direction est mécaniquement
équivalente.
Lamé a spécifié la loi de Hooke pour les matériaux
élastiques linéaires isotropes:
2 m e l tre I .
ij = 2meij + ltr(e)dij
l et m : sont les constantes de Lamé, qui décrivent complètement
le comportement élastique d’un milieu isotrope.
53
Avec E et n les équations de Lame deviennent :
E n
e tre I .
1 n 1 2n
Les équations de Lamé inverses s’obtiennent facilement
1 n n
e tr I .
E 1 n
Cercles de Mohr en 2D
Un cercle de Mohr (Otto Mohr 1882) est un diagramme circulaire aidant dans la
recherche des contraintes principales. Il permet de visualiser les relations existantes
entre les contraintes et permet de connaître simplement les contraintes dans toutes les
directions en 2D en connaissant le tenseur des contraintes en un point M.
L’analyse des contraintes est faite en un point M
entouré par un rectangle infinitésimal dont les côtés
sont parallèles aux axes x et y (contraintes planes).
Il apparaît les contraintes normales (x et y) et les
contraintes tangentielles xy. La matrice des
contraintes est de la forme suivante :
(x,y)
54
Nous avons montré que les contraintes tangentielles
s’annulent pour un certain angle = p. La matrice des
contraintes s’écrit alors comme suit:
(X,Y)
2 2
x y x y
cos2 2 xy2 sin 2 2
2 2
y
x xy cos2 sin 2
2
2
x y x y
2 sin 2 2 xy2 cos2 2 xy cos2 sin 2
2 2
Donc la relation entre et est donnée par:
2 2
y y
x 2 x xy2
2 2
55
C ’est l’équation d’un cercle de rayon R:
2
y
R x xy2
2
x y
et de centre le point de coordonnées :
2 ,0
56