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Questionnaire DGI

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Questionnaire DGI : TVA

OBJET : Dispositions fiscales applicables à la société X, exportatrice,


désireuse de s'implanter au Maroc.

Question :
1) Les prestations de services destinées à l'exportation ne sont pas soumises à la T.V.A, les
clients étant situés en dehors du sol Marocain et la prestation étant consommée à
l'étranger.

Réponse :
En vertu des dispositions de l'article 8-1° de la loi n° 30-85 relative à la T.V.A, les prestations
de services rendues à l'exportation par les assujettis sont exonérées avec bénéficie du droit
à déduction.
L'exonération s'applique à la dernière prestation de service rendue sur le territoire du
Maroc et ayant pour effet direct et immédiat de réaliser l'exportation elle-même ;
La prestation de service est considérée comme rendue à l'export dans les cas suivants :
• la prestation de service est destinée à être exploitée ou utilisée en dehors du
territoire national ;
• la prestation de service qui porte sur des marchandises exportées doit être
effectuée pour le compte d'entreprises établies à l'étranger.
Les services rendus à l'export doivent être justifiés par la production de factures établies au
nom du client à l'étranger et des pièces justificatives de règlement en devises dûment
visées par l'organisme compétent ou tout autre document en tenant lieu.

Question :
La société pourra récupérer la T.V.A payée aux fournisseurs locaux (loyer, fournitures,
entretien assurances, électricité, et tous services ou biens achetés localement) ainsi que la
TVA de produits ou prestations venant de l'étranger.

Réponse :
La taxe ayant grevé les biens, produits ou services acquis pour les besoins de l'exploitation
ouvre droit à récupération sous réserve des exclusions prévues par la loi (article 22 de la loi
n° 30-85 relative à la T.V.A).

Objet : Questions relatives à l'imposition liée au transport international de marchandises


et à la taxe sur la valeur ajoutée sur prestations à l'export.

Question :
Quel avis doit-on donner concernant l'imposition d'une société danoise au titre de ses
opérations liées au transport international de marchandises dans le cadre de la convention
fiscale de non double imposition entre le Maroc et le Danemark d'une part et à la T.V.A sur
prestations à l'export d'autre part ?

Réponse :
Les éclaircissements suivants doivent être apportés :
1- Les opérations liées au transport international de marchandises :
L'imposition de la société danoise quant à ses opérations liées au transport international ne
s'étend pas aux commentaires du Comité des affaires fiscales de l'O.C.D.E mais se limite aux
termes de l'alinéa 1 de l'article 8 de la convention fiscale signée entre le Maroc et le
Danemark qui stipule que : "Les bénéfices provenant de l'exploitation, en trafic
international, de navires ou d'aéronefs, ne sont imposables que dans l'Etat contractant où
le siège de la direction effective de l'entreprise est situé."
A cet effet, l'ensemble des prestations connexes liées au transport par bateau telles que le
chargement et déchargement des conteneurs et le transport des biens par camion, entre le
port et les magasins de stockage, que ces derniers appartiennent au client ou au
transporteur maritime n'est pas prévue dans l'article 8 de la convention susvisée. Dans ce
cas, les bénéfices provenant de l'usage ou de la location de conteneurs ne peuvent être
inclus dans les bénéfices de l'entreprise d'un Etat contractant provenant de l'exploitation de
navires ou d'aéronefs en trafic international.
Par conséquent, les dispositions de l'alinéa 1 de l'article 8 ne peuvent s'appliquer.
2- La T.V.A sur les prestations de services liées au transport international maritime.
Conformément aux dispositions de l'article 7-IV-13° de la loi n° 30-85 relatives à la T.V.A, le
transport international est exonéré sans droit à déduction de la T.V.A. Ainsi, les prestations
de services qui concourent à la réalisation des opérations de transport international,
doivent supporter la taxe sur la valeur ajoutée ; il s'agit notamment des opérations de
chargement, déchargement.
Par ailleurs, en ce qui concerne l'exonération des prestations de services liées à
l'exportation prévue à l'article 8-1°, il y a lieu de préciser que cette exonération s'applique
uniquement aux prestations de services portant sur des marchandises destinées à
l'exportation effectuées pour le compte d'entreprises établies à l'étranger ; il s'agit
notamment des opérations de contrôle, de surveillance, d'expertise, de numérotage
portant sur lesdites marchandises.

Objet : Exonération d'un marché financé par un don d'un organisme étranger.

Question :
Peut-on accorder l’exonération en matière de T.V.A pour un marché financé par un don de
la banque islamique de développement conclu entre le ministère de l'économie et des
finances et une société informatique et ayant pour objet la réalisation d'une étude relative
à la conception d'un système intégré de la dépense ?

Réponse :
Les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de
don dans le cadre de la coopération internationale à l'Etat, aux collectivités locales, aux
établissements publics et aux associations reconnues d'utilité publique par les
gouvernements étrangers ou par les organisations internationales sont exonérés de la T.V.A
avec droit à déduction aussi bien à l'intérieur qu'à l'importation et ce, conformément aux
dispositions des l'articles 8-18° et 60-25° de la loi n° 30-85 relative à la T.V.A.
Pour bénéficier de cette exonération, le donateur doit adresser au service central des taxes
sur le chiffre d'affaires, une demande d'achat en exonération de taxe, revêtue du visa de
l'organisme bénéficiaire du don et indiquant le nom du fournisseur, son numéro
d'identification fiscale, la nature du bien de la marchandise, des travaux ou des prestations
de services destinés à être livrés à titre de don et leurs prix hors taxe.
Au vu de cette demande, le service central établit au nom du fournisseur une attestation
d'achat en exonération en double exemplaire, dont l'un est délivré au fournisseur qui le
conserve à l'appui de sa comptabilité.

Objet : Régime fiscal d'une activité d'assistance de sociétés étrangères en matière


d'import-export.

Question :
Peut-on accorder l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée à une activité qui consiste à
assister des sociétés étrangères en matière d'import-export en leur permettant d’effectuer
les prestations suivantes : réaliser des études de marché , rechercher des opportunités
d'affaires entre sociétés marocaines et étrangères, assister les négociations entre sociétés
marocaines et étrangères et suivre les exécutions de contrats et en particulier, les contrôles
techniques des marchandises et des documents ?

Réponse :
En matière de T.V.A les prestations citées ci-dessus ne peuvent bénéficier de l'exonération
prévue à l'article 8-1° de la loi 30-85 relative à la T.V.A que si elles remplissent les conditions
citées ci-après :
1. La prestation de service est destinée à être exploitée ou utilisée en dehors du
territoire national.
2. La prestation de service qui porte sur des marchandises exportées doit être
effectuée pour le compte d'entreprises établies à l'étranger.
3. Les services rendus à l'export doivent être justifiés par la production de factures
établies au nom du client à l'étranger et des pièces justificatives de règlement en
devises dûment visées par l'organisme compétent ou tout autre document en
tenant lieu.

Objet : Régime fiscal applicable en matière de la taxe sur la valeur ajoutée aux prestations
de service destinées à l'export.
Question :
Quel est le régime fiscal applicable, en matière de T.V.A, aux études pour la fabrication de
produits de hautes technologies qui seront réalisées par un groupe en partenariat avec un
autre groupe. Etant précisé à cet égard, que ces études qui consistent en la conception et le
dimensionnement des pièces mécaniques et aéronautiques, seront destinées à
l'exportation ?

Réponse :
En tant que prestations de services destinées à l'exportation, ces études sont éligibles en
matière de T.V.A à l'exonération avec droit à déduction ou de remboursement de la taxe
payée en amont et ce, conformément aux dispositions des articles 8-1° et 19° de la relative
à la T.V.A.
Toutefois, l'exonération précitée ne s'applique qu'au chiffre d'affaires à l'exportation réalisé
en devises.
Question :
Est-ce que les prestations de services fournies et facturées par un intermédiaire marocain à
une société française sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu des
dispositions de l'article 8-1° de la loi n°30-85 relative à la T.V.A, sachant que ces prestations
sont relatives à des opérations d'enlèvement et d'exportation de matériel acquis dans le
cadre d'un appel d'offres international et qu’elles sont effectuées par des intermédiaires
marocains pour le compte d'une société (adjudicataire de marché) établie en France ?

Réponse :
Les prestations de services portant sur des marchandises destinées à l'exportation,
effectuées pour le compte de clients situés à l'étranger, sont exonérées de la T.V.A avec
droit à déduction conformément aux dispositions de l'article 8-1° susvisé.
La justification des services rendus à l'export sera assurée par la production de la facture au
nom du client à l'étranger et des pièces justificatives de règlement en devises dûment
visées par l'organisme compétent ou tout autre document en tenant lieu.

Objet : Traitement fiscal relatif à l'acquisition de logiciels informatiques.

Question :
Certaines entreprises demandent à acquérir en exonération de la T.V.A. des logiciels
informatiques destinés à leurs besoins d'exploitation et de gestion en application de l'article
8-7e de la loi n° 30-85 relative à la taxe sur la valeur ajoutée.
Les entreprises concernées s'engagent à ce que lesdits logiciels soient :
• utilisés dans des opérations soumises à la T.V.A ;
• inscrits dans un compte d'immobilisation donnant lieu à amortissement ;
• conservés pendant une période de 5 ans à compter de la date de leur acquisition.

Réponse :
L’acquisition de logiciels suit le régime de T.V.A des prestations de services puisqu'il s'agit
d'une acquisition de biens meubles incorporels.
En outre, et au sens de l'article 8-7e susvisé, seuls les biens d'équipement peuvent être
acquis en exonération de la T.V.A.
Quant aux immobilisations incorporelles, la taxe ayant grevé leur acquisition reste
déductible dans les conditions de droit commun

Objet : Demande de précisions concernant l'application de la taxe sur la


valeur ajoutée aux prestations fournies aux armateurs.

Question :
Une agence qui exerce l’activité d'agent maritime, consignataire des navires d’un armateur
français, trouve des difficultés dans l'application de la T.V.A aux différentes prestations
rendues à ses navires, touchant les ports marocains.
Doit-on accorder l’exonération de la T.V.A aux armateurs étrangers non-résidents au Maroc
?
Réponse :
En vertu des dispositions de l'article 3 de la loi n° 30-85 relative à la T.V.A, les prestations
fournies par cette agence aux armateurs sont assujetties à la T.V.A dès lors qu'elles sont
exploitées à l'intérieur du territoire marocain, abstraction faite de la nationalité de ces
armateurs ou leur lieu de résidence.
Toutefois, s'il s'agit d'opérations de vente, de réparation ou de transformation portant sur
les bâtiments de mer, celles-ci sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée avec bénéfice
du droit à déduction en vertu des dispositions de l'article 8-9° de la loi n° 30-85 précitée.

Objet : Obligations incombant à une société étrangère réalisant des


opérations taxables au Maroc.

Question :
Quelles sont les obligations fiscales qui incombent à une société allemande réalisant des
opérations taxables au Maroc et quel est le mode de facturation desdites prestations ?

Réponse :
En matière de taxe sur la valeur ajoutée l'article 57 de la loi n° 30-85 régissant cette taxe
stipule que " Toute personne n'ayant pas d'établissement stable au Maroc et y effectuant
des opérations imposables doit faire accréditer auprès du Ministre chargé des Finances un
représentant domicilié au Maroc qui s'engage à se conformer aux obligations auxquelles
sont soumis les redevables exerçant au Maroc, et à payer la taxe sur la valeur ajoutée
exigible. A défaut, celle-ci et, le cas échéant, les pénalités y afférentes, sont dues par la
personne cliente pour le compte de la personne n'ayant pas d'établissement au Maroc ".
De même l'article 58 précise que les personnes agissant pour le compte des redevables
désignés à l'article 57 susvisé, sont soumises aux obligations édictées par la loi n° 30-85
précitée.
S'agissant du nombre de factures à établir, il convient de préciser que la législation fiscale
notamment l'article 37 de la loi n° 30-85 relative à la T.V.A fait obligation aux fournisseurs
de délivrer des factures à leurs clients établies conformément aux prescriptions édictées par
cet article. Le nombre d'exemplaires à établir, reste à déterminer en fonction des besoins
des deux parties.
Par ailleurs le taux de la T.V.A applicable aux prestations de service est de 20%.

Objet : Demande d'exonération de taxe sur la valeur ajoutée sur études financées par un
don d'un pays étranger.

Question :
La réalisation des études confiée à des consultants nationaux et étrangers et ayant trait au
marché du travail, financées par un don d’un gouvernement étranger, d'un montant de X
dollars américains, est-elle exonérée de la T.V.A ?

Réponse :
Conformément aux dispositions de l'article 8-18è de la loi n° 30-85 relative à la T.V.A, les
contrats d'études financés par le don précité, bénéficient de l'exonération, sous couvert des
attestations délivrées par la Direction des Impôts.
Pour permettre de donner suite à cette demande, il est demandé de faire parvenir à cette
direction, les éléments nécessaires à l'établissement des attestations d'exonération
réglementaires, à savoir :
• copies des marchés, factures pro forma ou devis, établis par les soumissionnaires ;
• domiciliation au Maroc, des consultants étrangers ainsi que leurs numéros
d'identification fiscale.

Objet : Exonération de la taxe sur la valeur ajoutée des opérations de transport


international et des prestations de services y afférentes.

Question :
Quelle est la date de l'application de l'exonération de la T.V.A des prestations de services
liées au transport international, notamment les expertises sur les marchandises
transportées et les moyens de transports internationaux ?

Réponse :
Conformément aux dispositions de l'article 8-29°, l'exonération de la T.V.A des prestations
de services liés au transport international, est applicable à compter du 21 mars 2002, date
de la publication au bulletin officiel du décret d'application de l'exonération susvisée.

Objet : Régime fiscal applicable à des transactions d'import-export via Internet.

Question :
Quel est le régime fiscal applicable à l’activité qui consiste à importer via Internet des
licences de progiciels de gestion pour les petites et moyennes entreprises auprès de
l’unique fournisseur X, pour les vendre ensuite, selon le même processus, soit au Maroc (5%
du chiffre d'affaires) soit à l'export aux divers partenaires étrangers en Afrique et au Moyen
Orient (95% du chiffre d'affaires) ?
A cet égard, il a été précisé que cette société, spécialisée dans l'édition internationale des
licences de progiciels de gestion des petites et moyennes entreprises, représente la société
Y (filiale de X) au Maroc, Afrique du nord, Afrique centrale et Moyen Orient.

Réponse :
Cette activité est soumise au régime fiscal suivant :
1- Les prestations d'assistance technique facturées par le fournisseur sont passibles,
d'une part, de la retenue à la source de 10% relative à l’I.S et, d'autre part, de la
T.V.A au taux normal de 20%.
A ce titre, le fournisseur étranger est tenu de faire accréditer un représentant
domicilié au Maroc au fin de souscrire la déclaration du chiffre d'affaires afférent à
l'opération susvisée et de régler l’impôt exigible et ce, conformément aux articles 57
et 58 de la loi n° 30-85 relative à la T.V.A.
2- L'exportation desdites licences de progiciels informatiques aux clients établis à
l'étranger est une opération exonérée de la T.V.A avec bénéfice du droit à déduction
en vertu des dispositions de l'article 8-1°de la loi suscitée.
De ce fait, et conformément aux dispositions de l'art 9 et 9 bis de la même loi, la
société peut bénéficier du régime suspensif de la T.V.A à l’intérieur dans la limite du
chiffre d'affaires réalisé à l'exportation, portant sur les produits et les services
nécessaires aux dites opérations et susceptibles d'ouvrir droit à déductions et au
remboursement prévus aux articles 17 à 20 inclus de la loi n° 30- 85 susvisée.
3- La vente sur le marché local de ces progiciels s'effectue au taux normal de 20 % de la
T.V.A avec droit à déduction.
En outre, ladite société est en droit de récupérer la T.V.A. relative à ses achats par
voie d'imputation directe sur la T.V.A due au titre de ses opérations taxables.

Objet : Assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée des annonceurs de publicité non-
résidents

Question :
Les campagnes de publicité dont bénéficient au Maroc les annonceurs non-résidents sont-
elles soumises ou non à la taxe sur la valeur ajoutée ?

Réponse :
Les annonceurs de publicité non-résidents sont soumis à la T.V.A au taux normal de 20%,
dès lors qu'ils effectuent des prestations de services destinées à être utilisées au Maroc
conformément aux dispositions des articles 3, 4 (10°) et 13 de la loi n° 30-85 relative à la
taxe sur la valeur ajoutée.

Objet : Demande de renseignements sur les modalités de paiement de la


taxe sur la valeur ajoutée.

Question :
Quelles sont les formalités déclaratives, en matière de T.V.A, incombant à une société
étrangère qui effectue des prestations de services pour le compte d’un client marocain
domicilié au Maroc ?

Réponse :
En vertu des dispositions de l’article 57 de la loi n° 30-85 relative à la T.V.A, «Toute
personne n’ayant pas d’établissement stable au Maroc et y effectuant des opérations
imposables doit faire accréditer auprès du Ministre des finances un représentant domicilié
au Maroc qui s’engage à se conformer aux obligations auxquelles sont soumis les
redevables exerçant au Maroc, et à payer la taxe sur la valeur ajoutée exigible. A défaut,
celle-ci et, le cas échéant, les pénalités y afférentes, sont dues par la personne cliente pour
le compte de la personne n’ayant pas d’établissement au Maroc».
De même, l’article 58 précise que les personnes agissant pour le compte des redevables
désignés à l’article 57 susvisé, sont soumises aux obligations édictées par la loi n° 30-85
précitée.
Ainsi, la société étrangère est tenue de désigner un représentant au Maroc afin de procéder
à son identification dans les registres du service d’assiette compétent notamment par le
dépôt de la déclaration d’existence.
Objet : La taxe sur la valeur ajoutée sur prestation de service réalisée au
Maroc par une société étrangère.

Question :
Une Société, groupe français, n’ayant pas d’établissement stable au Maroc, spécialisée dans
la production, le transport et la distribution d’électricité, est sollicitée par ses homologues
marocains à intervenir dans les domaines de l’expertise et le transfert du savoir faire. Aussi
pour l’exécution d’un marché, cette société fait appel à des sous-traitants marocains pour
lui fournir des prestations de service et acquitte de ce fait la T.V.A correspondante.
Toutefois, la T.V.A collectée au titre de son opération imposable est versée intégralement à
l’administration par son représentant fiscal sans prendre en considération le montant de la
T.V.A payée aux sous-traitants marocains.
Quelle est la procédure applicable à cette opération pour éviter le paiement de la T.V.A
doublement ?

Réponse :
Réalisant des opérations passibles de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu des dispositions
des articles 3, 4 et 13 de la loi n° 30-85, cette société peut prétendre à la récupération de la
T.V.A payée à ses fournisseurs au titre de ses opérations imposables.
A cet effet, et conformément aux dispositions de l’article 17 de la loi n° 30-85, la taxe sur la
valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix de ses opérations imposables est déductible
de la T.V.A due au titre de ces mêmes opérations.
Par ailleurs, il est précisé que cette société étrangère est tenue de faire accréditer un
représentant domicilié au Maroc afin de souscrire les déclarations du chiffre d’affaires et de
régler la taxe exigible, conformément aux dispositions des articles 57 et 58 de la loi n° 30-85
précitée.

Objet : T.V.A sur les commissions versées à l’étranger.

Question :
Par courrier électronique cité en référence, vous demandez à connaître le traitement fiscal
applicable en matière de la taxe sur la valeur ajoutée (T.V.A) à des commissions versées à
des sociétés situées à l’étranger en rémunération de prestations portant sur la recherche de
commandes pour le compte de votre entreprise.

Réponse :
En réponse, j’ai l’honneur de vous faire savoir que les commissions perçues à l’occasion
d’un service utilisé sur le territoire marocain, sont passibles de la T.V.A au taux normal de
20 % avec droit à déduction, conformément aux dispositions de l’article 89-10° du Code
Général des Impôts (C.G.I).
Il convient de vous préciser que les dispositions de l’article 115 du C.G.I précité, prévoient
que « toute personne n’ayant pas d’établissement au Maroc et y effectuant des opérations
imposables doit faire accréditer auprès de l’Administration fiscale un représentant domicilié
au Maroc, qui s’engage à se conformer aux obligations auxquelles sont soumis les
redevables exerçant au Maroc, et à payer la taxe sur la T.V.A exigible.
A défaut, celle-ci et, le cas échéant, les pénalités y afférents, sont dues par la personne
cliente pour le compte de la personne n’ayant pas d’établissement au Maroc.
Les personnes agissant pour le compte des contribuables désignés ci-dessus, sont soumises
aux obligations édictées par le C.G.I précité. »

Objet : Traitement fiscal applicable aux rémunérations versées à une


personne physique non-résidente au titre de l'assistance
technique.

Question :
Par courrier électronique cité en référence, vous demandez à connaître le traitement fiscal
appliqué, en matière d'impôt sur le revenu, aux rémunérations dues au titre de l'assistance
technique étrangère.

Réponse :
En réponse, j'ai l'honneur de vous faire savoir que :
En matière de l'impôt sur le revenu
En vertu des dispositions de l'article 15-IV du Code Général des Impôts (CGI), les produits
bruts perçus par les personnes n'ayant pas de domicile fiscal au Maroc au titre de
rémunérations pour l'assistance technique ou pour la prestation de personnel mis à la
disposition d'entreprises domiciliées ou exerçant leur activité au Maroc sont passibles de la
retenue à la source prévue à l'article 4 du CGI.
Cette retenue à la source est prélevée dans les conditions prévues aux articles 160 et 171-I
A du CGI au taux de 10% des produits bruts, hors taxe sur la valeur ajoutée, conformément
aux dispositions de l'article 73-II-B-l° du CGI, sous réserve des dispositions des conventions
de non double imposition.
En matière de taxe sur la valeur ajoutée
Conformément aux dispositions de l'article 115 du Code précité, toute personne n'ayant pas
d'établissement au Maroc et y effectuant des opérations imposables doit faire accréditer
auprès de l'Administration fiscale un représentant domicilié au Maroc, qui s'engage à se
conformer aux obligations auxquelles sont soumis les redevables exerçant au Maroc, et à
payer la taxe sur la valeur ajoutée exigible. A défaut, celle-ci et, le cas échéant, les pénalités
y afférentes, sont dues par la personne cliente pour le compte de la personne n'ayant pas
d'établissement au Maroc.
Les personnes agissant pour le compte des contribuables désignés ci-dessus, sont soumises
aux obligations édictées par les articles 145 à 160 du Code précité.
Par conséquent, ces rémunérations sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée dans les
conditions du droit commun.

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