Supervision et Automatisme Industriel
Supervision et Automatisme Industriel
INTRODUCTION ..................................................................................................................... 2
PRÉSENTATION .................................................................................................................... 3
Historique : ........................................................................................................................... 3
Les chiffres clés : .................................................................................................................. 4
L’organisation : .................................................................................................................... 5
Secteurs d’activités : ............................................................................................................ 6
LA SUPERVISION ................................................................................................................ 15
LE TRAVAIL EFFECTUÉ.................................................................................................... 21
Introduction :...................................................................................................................... 21
L’approche : ....................................................................................................................... 22
Les notices de fonctionnment Degrémont :...................................................................... 23
Les PID : ............................................................................................................................. 25
L’analyse fonctionnelle :.................................................................................................... 26
Le synoptique : ................................................................................................................... 27
Le Tableur .......................................................................................................................... 32
Le mnémonique .................................................................................................................. 34
La base de données............................................................................................................. 34
Programmation des icônes de supervision....................................................................... 34
BILAN DU STAGE................................................................................................................ 48
ANNEXES .............................................................................................................................. 49
INTRODUCTION
L’automatisme est devenu incontournable dans l’industrie, il trouve son utilité dans
de nombreux domaines comme par exemple la gestion d’une chaîne de production
dans une usine ou bien encore dans le domaine nucléaire pour la gestion des
centrales nucléaires. Les exemples de son application sont vastes et variés.
J’ai pour ma part effectué un stage dans le domaine de l’automatisme au sein de
l’entreprise AMEC SPIE située à Talence. Domaine que je ne connaissais pas avant
mon arrivée, ce stage m’a permis de le découvrir de manière concrète.
Un projet important d’extension pour l’usine de retraitement des eaux usées Clos du
Hilde a été mis en œuvre par la CUB, ce qui entraîne donc une extension du parc
d’automates qui se trouve déjà en fonctionnement. La société AMEC SPIE s’occupe
dans ce projet de gérer l’extension électrique et la fiabilisation, ainsi que de
l’automatisme.
AMEC SPIE est spécialisée dans les domaines du génie électrique, mécanique et
climatique, de l’énergie, des réseaux des communications et des infrastructures
ferroviaires. Ses clients sont les industries, le tertiaire, les collectivités et a pour
objectif de concevoir et de réaliser leurs équipements et les assister dans leur
exploitation et leur maintenance.
PRÉSENTATION
Historique :
1900
Création par Edouard Empain, de la Société Parisienne pour l’industrie des chemins
de fer et des tramways électriques. Sa vocation est de construire les installations
fixes (voie et alimentation électrique) pour les compagnies de transports urbains. Elle
aura pour premier client la Compagnie générale de traction, concessionnaire du
métro de Paris, dont la construction a commencé en 1898.
1946
La Société parisienne pour l’industrie des chemins de fer et des tramways
électriques devient SPIE (Société Parisienne pour l’Industrie Electrique). Après la
Seconde Guerre Mondiale, la SPIE participe pleinement à l’effort de reconstruction et
de développement des infrastructures (lignes électriques de la basse à la très haute
tension, électrification ferroviaire, oléoducs et gazoducs) et connaîtra une
remarquable croissance : son chiffre d’affaires sera multiplié par 28 (en francs
constants) de 1947 à 1967. Elle s’attaque ensuite à de nouveaux marchés à
l’exportation et à un nouveau métier, celui d’entreprise générale industrielle.
1968
Fusion de SPIE et de la Société de Construction des Batignolles (SCB) sous la
dénomination de Spie Batignolles.
1982
L’intégration de TRINDEL (TRavaux INDustriels pour l’ELectricité) donne naissance
à Spie-Trindel, qui renforce les activités électriques de Spie Batignolles. Spie-Trindel
emploie près de 10 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 5,64 milliards de
francs (861, 1 Millions d’€).
1996-1997
La société Financière Spie Batignolles, détenue par les salariés, et AMEC SA, filiale
du groupe britannique AMEC p.l.c, rachètent le 26 Février 1997 la totalité du capital
de Spie Batignolles à Schneider. Le RES (Rachat de l’entreprise par ses salariés) est
un succès. Financière Spie Batignolles devient l’actionnaire majoritaire.
2003
En mars, AMEC rachète les 54% d’actions de SPIE S.A. lui restant à acquérir. SPIE,
qui prend le nom d’AMEC SPIE en juillet, représente sa nouvelle société mère en
Europe continentale.
Implantée dans de nombreux pays européens et gérant des projets dans différentes
parties du monde, AMEC SPIE a acquis une solide réputation en augmentant son
chiffre d’affaires chaque année.
L’organisation :
Avec cet organigramme, on peut voir que le rayonnement est homogène sur
l’ensemble du territoire.
Secteurs d’activités :
Voici un tableau montrant les 8 activités de la société et les marchés qu’elle couvre :
L’AGENCE GIRONDE
Appartenant à la branche AMEC SPIE Sud Ouest, l’agence Gironde est composée
d’un effectif de 80 personnes, son organisation est articulée autour de 3 activités et
un bureau d’étude en électricité et automatisme.
Chef d’Agence
A. ARCHAMBEAU
Secrétaire Agence
L. HORRUT Resp. Logistique
L. GOGUET
BUREAU 6 projeteurs
D’ETUDES 4 chiffreurs
R. CROCHON 4 automaticiens
Ainsi que les personnes travaillant sur les chantiers (électriciens etc…).
Activité Industrie :
Maintenance et Supervision
Gestion Technique
Sécurité des Biens et des Personnes (Contrôle
d’accès, Anti-intrusion, Détection Incendie,
Désenfumage, Vidéosurveillance)
Téléphonie
Téléphonie sur IP
Automatismes programmables
Câblage
Activité Tertiaire
Eclairage
Mise en valeur des bâtiments
Gestion Technique Centralisée
Détection Automatique Incendie
Tour de Contrôle
Aérogare
Courants faibles
Câblage téléphonique
Câblage informatique
Couplage Téléphonie
Informatique
Centre de navigation
aérienne
CENTRE D’APPEL
ASTREINTE 24H/24
L’agence Gironde possède également la certification ISO 9001 – V2000 qui est un
gage de qualité.
MISE EN CONTEXTE
La station future :
Bâtiments existants
Nouveaux bâtiments
Pour présenter mon sujet de stage développé plus loin dans ce rapport, il est
important d’expliquer et de présenter succinctement l’équipement de l’usine.
En ayant regardé le processus donné en annexe, voici les modifications notables
apportées :
• Décantation lamellaire
– 2 DENSADEG existants + 3 DENSADEG neufs
• Biofiltration
– 4 BIOFOR existants + 8 BIOFOR neufs
• Epaississement
• Prétraitement
– Equipements supplémentaires:
1 dégrilleur grossier (40mm), 1 vis de relèvement,
1 dégrilleur fin (16mm), 4 tamis (4mm),
– Equipement du 3ème dessableur- dégraisseur
– Lavage des sables
– En situation nominale, 75% des boues épaissies
par épaississeur statique et 25% épaissies par
2 centrifugeuses (dont 1 en secours)
• Digestion
– 1 digesteur supplémentaire de 7 330 m3
– 1 gazomètre supplémentaire de 1 350 m3
• Stockage des boues déshydratées
- 1 silo existant + 2 neufs
• Ventilation – désodorisation
- remise à niveau de la ventilation–désodorisation existante (changement
du
garnissage des tours, des pompes et des ventilateurs) – capacité en
pointe:
106 630 Nm3/h)
• Équipements particuliers
- Eau industrielle
- Traitement à 2 étages (désinfection au chlore, filtration et traitement
UV)
- Déshydratation
- Atelier existant conservé : ( 2 centrifugeuses et évacuation des boues
pour incinération sur ASTRIA)
- Atelier neuf : ( 2 centrifugeuses , boues évacuées sur ASTRIA et à
l’extérieur)
- Réception et traitement des matières de vidange (100m3/j max.)
- Installation d’une cogénération
- 2 groupes de cogénération de 635 kW (production de biogaz: 10 372
m3/j)
Et au niveau du Process :
Les acteurs :
Après l’appel d’offres de la CUB pour la mise en chantier de Clos de Hilde, quatre
entreprises furent désignées (sans compter les sous-traitances) :
L’organisation de l’étude du projet Clos de Hilde chez AMEC SPIE est la suivante :
Le bureau d’étude automatisme où je suis affecté pendant la durée de mon stage est
composé de :
C. BEAU
G. CHAMBRES
A. DIDIER
E. SIVIL
Une supervision automate existe déjà, mais avec l’agrandissement du site, une
modification est nécessaire. Mr SIVIL et Mr CROCHON m’ont confié la tâche de
préparer la supervision du site Clos de Hilde.
ORGANISATION ET PLANNING
LA SUPERVISION
Postes
Clients avec
supervision
Poste
Client/serveur
avec supervision
Automate
Fédérateur
Automates
Fonction
La Lyonnaise des Eaux ainsi que Degrémont sont en contrat avec la société AREAL
qui conçoit le logiciel de supervision TopKapi, c’est donc ce logiciel qui est exploité à
l’usine.
Le Synoptique :
C’est l’interface graphique avec l’utilisateur, elle représente le process et sur cette
vue sont représentées toutes les informations de mesures, de défauts etc. C’est
aussi à partir de cette vue que l’on peut interagir en rentrant des consignes :
On peut insérer des dessins (moteurs, vannes, cuves, etc…) et les faire animer par
clignotement, changement de couleur, disparition à partir d’un changement d’état
renvoyé par l’automate à la supervision. On peut aussi y voir des afficheurs qui
indiquent des niveaux par exemple.
Représenter les équipements et les faire animer représentent un travail très long, il
m’a fallu 2 mois pour représenter l’ensemble des vues du process.
La vue Tableur :
Sur cette vue est représenté l’état des variables automates liées à l’animation sur le
synoptique, c’est une visualisation de la base de données de Topkapi où transite les
variables entre l’automate et le logiciel.
Les variables (ou mnémoniques) sont créées sur le tableur et rangées en six
catégories sous forme de colonnes, il y a les variables de :
- signalisation
- défaut
- commande
- consigne
- mesure
- comptage
Une page sur la vue tableur représente un automate. Cette image représente par
exemple la page tableur de l’automate fonction 1C. A la création d’une page, on doit
l’affecter à la page tableur son automate fédérateur.
La vue Alarme :
Cette page est très utilisée par les exploitants. Elle permet de visualiser tous les
défauts ou alarmes et d’y faire un acquittement logiciel. Toutes les variables et leur
état y figurant sont générés automatiquement à la création de la page tableur.
La vue Acquisition :
Cette vue représente les automates fédérateurs que gère Topkapi, car Topkapi ne
récupère les états des variables que du fédérateur, ce qui veut dire que les
informations transitent des automates fonction vers l’automate fédérateur relayées
ensuite vers la supervision ainsi que dans le sens contraire, supervision vers
automates fonction. C’est en tout cas la configuration rencontrée à Clos de Hilde.
C’est sur cette vue que l’on ajoute de nouveaux automates fédérateurs et que l’on
règle le type de connexion.
Les automates fédérateurs sont nommés de A1 à Ax, idem quand l’on nomme leur
page tableur associée.
En cliquant sur un automate fédérateur, une fenêtre d’option s’ouvre comme ci-
dessus, et en sélectionnant le bouton Feuilles associées, une liste des pages
tableurs des automates fonction associés à l’automate fédérateur apparaît.
LE TRAVAIL EFFECTUÉ
Introduction :
L’approche :
A chaque création d’une vue, un travail de lecture et de compréhension sur ces trois
documents s’impose.
Le schéma d’étude de la partie automatisme est le suivant :
Analyses fonctionnelles
Les analyses fonctionnelles ainsi rédigées sont ensuite utilisées par le bureau
d’étude d’électrotechnique pour le calcul des installations électriques (connexion
entre les entrées/ sorties des automates et la partie puissance entre autre)
Elles font une description succincte du fonctionnement des huit parties énoncées en
précédemment :
Les PID :
LIT = Débit
LSH/LSM/LSL = Niveau Haut/Niveau Moyen/Niveau Bas
LSHH = Niveau Très Haut
WSH = Limiteur de Couple
ZSH/ZSL = Position Basse/Position Haute
Si ces informations apparaissent sur le PID, cela veut dire qu’elles doivent être
remontées à la supervision.
L’analyse fonctionnelle :
Rédigée de façon à être compréhensible par tous, elle explique de façon détaillée le
fonctionnement du process, les équipements utilisés avec leurs références, ainsi que
l’installation automates prévue (nombre d’entrées / sorties TOR, analogiques etc),
l’adressage physique des E/S, les repères des mnémoniques pour la supervision.
Elle aide également à la conception de la base de données.
Dans sa description, elle indique aussi les éléments qui doivent être renvoyés à la
supervision, on y trouve au début l’indication :
« FONCTION « PREDEGRILLEUR »
Le synoptique :
D’après les documents fournis, une nouvelle vis est rajoutée, la vis D (01 TR01D),
ainsi que le prédégrillage référencé 01.X03D.
avec des modifications de fonctionnement au niveau de la supervision (cf NDF
Degrémont, AF et PID énoncés précédemment).
Un simple logiciel de retouche d’images comme PaintShop pro suffit à faire cela.
Des modifications au niveau des logos, demandées par la Lyonnaise des Eaux, ont
aussi été faites.
Après avoir créé un lien de navigation, par simple clique sur le cadre Relèvement sur
la vue générale, nous arrivons sur cette vue :
Avant :
Après :
Remarque :
Les images sur les synoptiques existants étaient un fond fixe. Normalement à la
création d’un synoptique, on doit essayer de mettre le plus d’éléments mobiles
(déplaçables) pour permettre les modifications par la suite.
Ce n’était pas le cas ici car la supervision d’origine n’a pas été faite sur TopKapi mais
sur InTouch. Pour transférer les synoptiques, la Lyonnaise des Eaux avait fait des
imprimes écran et les avait mis comme fonds de plan sur TopKapi.
Là aussi, pour faire une vue de zoom sur la vis D, un lien de navigation est créé, par
simple clique sur la vis, nous arrivons sur la vue de niveau 3 qui est elle une vue
totalement nouvelle :
Description du prédégrillage :
L’eau arrive par l’entrée Ars, elle passe dans le prédégrilleur 01.X03D. Celui-ci est
équipé de deux moteurs animés en supervision : vert en marche, jaune en défaut,
blanc à l’arrêt (sur l’image nous sommes donc à l’arrêt). Le prédégrilleur a pour rôle
d’enlever les détritus de l’eau sale les plus gros comme des branches par exemple.
Le petit moteur commande l’ouverture fermeture la poche où sont capturés les
détritus et le gros moteur commande la montée descente du râteau.
Quand aucun défaut n’est présent, une demande de cycle apparaît. Si celle-ci est
validée par l’utilisateur sur un click, un cycle préprogrammé se mette en route.
Description de la vis :
Dans l’allure, cette vis ainsi que le prédégrillage reste identique aux vis existantes.
Cependant, le mode de marche de la vis a été modifié avec un mode de marche par
supervision ou asservi :
En supervision, l’utilisateur commande la marche / arrêt du moteur.
En mode auto, il existe deux sous modes :
- le mode continu : le moteur est toujours en marche, commandé par l’automate 1C
- le mode asservi : le moteur fonctionne en fonction des niveaux avec 2 vitesses
différentes, petite vitesse et grande vitesse. Entre le niveau bas et le niveau
moyen, nous sommes en grande vitesse, entre niveau moyen et niveau haut,
nous sommes en petite vitesse, au dessus de niveau haut le moteur est à l’arrêt.
Tout cela doit être réglable en supervision.
Le Tableur :
Après avoir dessiné les dessins représentant le prédégrilleur et la vis, ainsi que les
icônes d’animations (pas encore programmées), on doit insérer les variables reflétant
les états renvoyés à la supervision. Le tableur remplit alors le rôle de base de
données.
D’abord créer la cellule où l’on va rentrer la variable, un large choix est proposé par
Topkapi : TOR, analogiques, etc… :
Après avoir déterminé le type, on met le commentaire en face sur la droite pour la
renseigner, reconnaissable car surligné en bleu.
Pour illustrer ceci, je vais prendre pour exemple un mnémonique de commande sur
la feuille tableur de l’automate 1C qui gère la vis et le prédégrillage :
En sélectionnant par exemple la cellule Cde continue / cycle par cycle 01.X03D qui
gère la commande du même nom :
Le mnémonique :
Et pour finir, les dernières lettres correspondent à l’équipement auquel il est associé :
1BA1E : aéroflot 01.BA01E
01X06C : pont dessableur 01.X06C
Les références des équipements sont indiquées sur les PID.
La base de données :
Après avoir saisi à l’aide de la base de données les six catégories de mnémoniques
sur la feuille tableur correspondant à l’automate 1C, on doit maintenant les
retranscrire sur les icônes d’animation se trouvant sur la vue synoptique.
Pupitre de commande :
Le pupitre de commande est un groupe d’objets associés entre eux. Chaque objet
possède une animation qui lui est propre, les mnémoniques qui leurs correspondent
sont dont classifiés dans les propriétés de l’objet qui représente l’ensemble. Celui-ci
aura un nom symbolique ici CONSDEGRILL.
La commande de marche continu / cycle par cycle se fait en cliquant sur le mot
« continu ». Après avoir dissocié l’ensemble, je vais m’intéresser à ses
caractéristiques.
Autres possibilités :
Pour cet état moteur, c’est la variable V7 : D1C_RMD1X03D qui est utilisée.
Cela se caractérisera tout d’abord par l’apparition de ce symbole jaune ainsi qu’un
encadrement rouge uni ou clignotant.
On a donc 4 symbolisations différentes avec V7 : 0, 1, 2, 3 (0 et 2 sont des couleurs
transparentes) à cause de la fonction ACQUIT. Une variable V7 et la fonction
ACQUIT() qui utilise aussi la variable V7 soit 2² possibilités soit 4 états.
Associés au bloc MOTEURVB2S, les symboles sont parfaitement superposés, donc
à l’écran seul un changement de couleur se verra.
Après avoir créé toutes les vues synoptiques de la partie PRÉTRAITEMENT et d’y
avoir ajoutées les icônes de supervision ainsi que d’avoir ajoutés les nouveaux
automates dans la vue Acquisition (vue réseau), le moment est venu de tester leur
comportement avec l’automate. Mr SIVIL et moi-même sommes allés à Clos de Hilde
éffectuer les tests.
Normalement les tests de communication peuvent se faire à l’agence sans avoir
besoin de se déplacer sur site. Cependant la partie PRETRAITEMENT est spéciale
car on va ajouter trois nouveaux automates fonction et remplacer l’automate
fédérateur par un nouveau sur un réseau déjà existant.
Le transfert du nouveau fédérateur à la place de l’ancien ainsi que l’ajout des trois
nouveaux automates est très délicat. Au moindre problème c’est tout le
fonctionnement de l’usine qui peut être compromis car le prétraitement est en amont
de la chaîne de fonctionnement. Le maximum de précaution a donc été pris et il a
été décidé que les tests se feront directement là-bas. La date de transfert est prévue
pour le 14 Juin 2006.
Avant cela, j’ai dû passer une habilitation électrique B0V0 au sein de l’entreprise car
les tests se déroulaient dans le local électrique de l’usine.
Le réseau automates
Cependant les nouveaux automates de la partie prétraitement (1A, 1C, 1K, 1U)
communiqueront par réseau ETHWAY car ils s’insèrent sur un réseau déjà existant.
C’est donc ce protocole qui nous intéresse pour les tests.
Je décrirai les tests fait entre l’automate fédérateur 1A et l’automate fonction 1C qui
gère le prédégrillage et la nouvelle vis D.
Exemple : automate 1C
L’ordinateur portable (Mr SIVIL) est équipé de PL7 PRO 4.5 pour communiquer avec
le 1C et de UNITY pour communiquer avec le 1A.
1A : automate Schneider TSX57
1C : automate Schneider TSX37
Pour simuler les changements d’états des variables, on les force manuellement sous
PL7 PRO.
On force une variable, image d’une entrée TOR sur l’automate fonction 1C.
Transformée en variable interne, celui-ci la retransmet à l’automate fédérateur. Une
copie de table est faite dans l’automate fédérateur d’une adresse Unitelway vers une
adresse de supervision. La supervision va chercher alors cette variable l’adresse qui
lui est réservée.
Exemple d’adressage :
Adresse Adresse de
Unitelway Recopie de supervion
table
1C %MW200:X0 %MW8091:X0 supervision
%MW200:X5 %MW8091:X5
Automate fédérateur
La communication marche dans les deux sens, si la supervision envoie une requête,
l’ordinateur sous PL7 PRO pourra visualiser le changement d’état.
Le principe de recopier les variables à une autre adresse pour la supervision n’est
pas systématique. C’est un procédé qu’utilise ici la Lyonnaise des Eaux. Elle a
comme inconvénient de demander deux fois plus d’espace mémoire pour l’automate
fédérateur. Cependant cette méthode peut s’avérer pratique pour faire des tests
comme ici, car on peut isoler l’automate 1C de la supervision pour modifier l’état des
variables.
Les nouveaux automates reliés en ETHERNET TCP/IP auront l’avantage d’être
adressés directement sans passer par le fédérateur donc sans recopie de table.
Description de la procédure :
Je vais décrire la procédure des tests pour l’automate 1C fait sous PL7 PRO, elle est
identique sous Unity pour l’automate fédérateur.
Prenons pour exemple son programme établit par Mr SIVIL :
Configuration :
Réglage de la configuration automate : type et
vitesse de communication, nombre de cartes,
nombre de compteurs, timeurs etc…
Programme :
Répertoire de tous les programmes du 1C. LD
pour Ladder, G7 pour grafcet
Variables :
Tableaux de stockage des différentes variables
des programmes, les variables sont des
variables globales.
Tables d’animation :
C’est avec ces tables d’animation qu’on force
les variables internes image des entrées/sorties
pour faire les simulation.
Illustration :
Configuration matérielle:
Configuration logicielle :
Variables :
On prend pour exemple la variable %M57 qui se trouve dans l’onglet objets mémoire.
Elle correspond à l’image de l’entrée I.7 de l’automate qui récupère le bit de retour
marche descente du prédégrilleur 01.X03D.
On la force à une valeur pour voir son comportement dans le programme puis dans
la supervision :
Si le forçage est réussi, le contact sera surligné en noir, ainsi que la celui du mot
%MW12 :12 qui est envoyé au fédérateur à l’adresse %MW402 :X4. Recopiée à
l’adresse de supervision 9079$4, la nouvelle valeur est envoyée au tableur et le
changement se voit à la supervision de la façon suivante :
BILAN DU STAGE
La partie Prétraitement est donc bientôt achevée, restent encore quelques tests à
effectuer. A partir de Juin, commenceront les tests plateforme de la partie
Décantation Primaire. Cette partie sera moins délicate à négocier car il ne s’agira
pas de remplacement d’automates, mais de l’insertion de nouveaux. Le type de
communication utilisé sera le protocole ETHERNET TCP/IP qui devrait permette,
grâce à un adressage plus souple, d’effectuer les tests relativement plus rapidement.
Au final, la station devra être opérationnelle début 2007.
Sur le plan humain, ce fût une expérience enrichissante, avec un stage très complet
illustré par de nombreuses rencontres avec professionnels sur le terrain, et des
réunions d’avancement qui m’ont permises de voir le fonctionnement et la gestion
d’un tel projet.
Et bien sûr sur le plan technique, se fût aussi très instructif avec un apprentissage de
l’automatisme très complet. J’ai eu la chance d’arriver au moment où un tel contrat
se présentait pour AMEC SPIE, ce qui m’a permis entre autre d’avoir un aperçu du
travail en bureau d’étude mais également un aperçu de la partie chantier.
Je remercie encore la société AMEC SPIE, Mr CROCHON et les membres de la
cellule Automatisme de m’avoir accueilli pendant ce projet et du temps qu’ils m’ont
consacré pour ce stage.
ANNEXES