Déterminants
Déterminants
det A = 0
Exercice 14 [ 03071 ] [Correction]
Ce résultat est-il encore vrai lorsque A est d’ordre pair ?
Soit f un endomorphisme du R-espace vectoriel C.
(a) Montrer qu’il existe d’uniques complexes a, b tels que
S 1 S2 S3 ··· S 3
j=1
.. .. .. .. ..
Montrer . . . . .
|det A| ≤ 1 S 1 S2 S3 ··· S n
λ1 + x a+x a + x
···
Exercice 34 [ 01423 ] [Correction] ..
..
.
Soit b+x λ2 + x .
∆n (x) = .
a b c d .. ..
.
−b a −d c
. . . a + x
A = b+x ··· b+x λn + x[n]
−c d a −b
−d −c b a
(a) Montrer que ∆n (x) est une fonction affine de x.
avec a, b, c, d ∈ R.
(b) Calculer ∆n (x) et en déduire ∆n (0).
(a) Calculer t A.A. En déduire det A.
(b) Soient a, b, c, d, a0 , b0 , c0 , d0 ∈ Z. Montrer qu’il existe a00 , b00 , c00 , d00 ∈ Z tels que :
Exercice 38 [ 02693 ] [Correction]
(a2 + b2 + c2 + d2 )(a02 + b02 + c02 + d02 ) = a002 + b002 + c002 + d002
Calculer le déterminant
a1 + x
(x)
..
.
Exercice 35 [ 03377 ] [Correction]
(x) an + x
(a) Calculer où x, a1 , . . . , an réels.
a b c
a2 b2 c2
3
b3 c3
a
Exercice 39 [ 00748 ] [Correction]
(b) En déduire Pour (i, j) ∈ ~1 ; n2 , on considère ai ∈ R et b j ∈ R tels que ai + b j , 0.
a + b b+c c + a
Calculer
a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2
1
!
a + b3
3
b3 + c3 c3 + a3
det [déterminant de Cauchy]
ai + b j 1≤i, j≤n
1 + z1
1 ··· 1
(b) Pour (i, j) ∈ ~1 ; 42 écrire la matrice M ∈ M4 (R) de coefficient général
.. ..
1 1 + z2 . .
mi, j = cos (( j − 1)xi )
.. .. ..
. . .
1
1 + zn (c) Montrer que mi, j est un polynôme en cos xi .
1 ··· 1
(d) Calculer det M en fonction de P4 et montrer |det M| < 24
(a) Montrer que mi, j est un polynôme en cos xi et donner son coefficient dominant.
(b) Calculer det Mn en fonction de Pn . Exercice 47 [ 01428 ] [Correction]
Calculer en établissant une relation de récurrence
Exercice 44 [ 03577 ] [Correction] 1 · · · 1
Pour une famille de n réels distincts (xk ) de [0 ; π], on pose Dn = ... . . . (0)
Y 1 (0) 1
Pn = (cos xi − cos x j ) [n]
1≤i< j≤n
a (b)
..
Exercice 49 [ 01430 ] [Correction] An =
.
∈ Mn (C)
Calculer en établissant une relation de récurrence
(c) a
a + b b · · ·
b
.. .. ..
a . .
. Calculs de déterminants tridiagonaux
Dn = .
. .. ..
. . . b
a ··· a a + b[n]
Exercice 53 [ 02584 ] [Correction]
Soit (a, b) ∈ R2 ; calculer
a + b
b (0)
.. ..
Exercice 50 [Correction] . .
[ 01431 ] a
Calculer Dn =
.. ..
. .
b
0
C11
C1 0 ··· ··· 0
.. a + b
(0)
a
C20 C21 C22 0 . [n]
.. ..
C 0 C31 C32 C33 . .
Dn = 3
..
Exercice 54 [ 01436 ] [Correction]
C 0 C41 C42 C43 . 0
4 Soient a, b ∈ C∗ distincts. Calculer
.. ..
. . n−1
Cn−1
a + b
Cn0 Cn1 Cn2 Cn3 ··· Cnn−1 [n] ab (0)
.. ..
. .
1
en notant Dn =
.. ..
. .
!
n n!
ab
Cn =
k
=
k k!(n − k)! a + b
(0)
1
(b) En déduire le rang de M(a, b) selon les valeurs des paramètres a et b. Exercice 69 [ 01440 ] [Correction]
Soient a, b, c ∈ C distincts.
(a) Résoudre
Exercice 64 [ 03417 ] [Correction]
x + ay + a2 z = a3
On note GLn (Z) l’ensemble formé des matrices inversibles d’ordre n à coefficients entiers
x + by + b2 z = b3
dont l’inverse est encore à coefficients entiers. x + cy + c2 z = c3
Soient a1 , . . . , an des entiers (n ≥ 2). Montrer qu’il existe une matrice de GLn (Z) dont la
première ligne est formée des entiers a1 , a2 , . . . , an si, et seulement si, ces entiers sont en introduisant : P = X 3 − (x + yX + zX 2 )
premiers dans leur ensemble. (b) Même question pour
x + ay + a2 z = a4
x + by + b2 z = b4
Exercice 65 [ 00749 ] [Correction]
x + cy + c2 z = c4
Établir que l’inverse de la matrice H = i+ 1j−1 est à coefficients entiers.
1≤i, j≤n
Comatrice
Systèmes de Cramer
Exercice 70 [ 01443 ] [Correction]
Exercice 66 [ 01437 ] [Correction] Soit A = (ai, j ) une matrice carrée d’ordre n à coefficients dans Z.
Soient a, b, c et d des éléments de K. Résoudre sur K les systèmes suivants :
(a) Justifier que det A ∈ Z.
x+y+z=1
+ by + cz = d avec a, b, c deux à deux distincts. (b) Montrer que l’inverse de A existe et est à coefficients entiers si, et seulement si,
(a) ax
a2 x + b2 y + c2 z = d2 det A = ±1.
x+y+z=1
+ by + cz = d avec a, b, c deux à deux distincts et a + b + c , 0.
(b) ax
a3 x + b3 y + c3 z = d3 Exercice 71 [ 01444 ] [Correction]
Soient n un entier supérieur à 2 et A ∈ Mn (K).
(a) Établir
Exercice 67 [ 01438 ] [Correction]
rg(A) = n =⇒ rg Com A = n
Résoudre rg(A) = n − 1 =⇒ rg Com A = 1 .
x+y+z=a
rg(A) ≤ n − 2 =⇒ rg Com A = 0
+ jy + j2 z = b
x
x + j2 y + jz = c
(b) Montrer
det Com A = det A n−1
en fonction de a, b, c ∈ C.
(c) En déduire
Déterminants de Vandermonde et apparentés
Com Com A
Exercice 77 [ 00742 ] [Correction]
Soient x1 , . . . , xn ∈ C. Calculer
Exercice 72 [ 03142 ] [Correction]
x12 x1n−1
Soient A, B ∈ Mn (C). 1 x1 ···
On suppose que les matrices A et B commutent. Montrer que les comatrices de A et B 1 x2 x22 ··· n−1
x2
Vn (x1 , . . . , xn ) = . .. .. ..
commutent. .. . . .
xn2 xn−1
1 xn ··· n
Exercice 7 : [énoncé] Si σ(n) = n, σ définit par restriction une permutation des entiers allant de 1 à n − 1 et il
(a) L’application σ 7→ τ ◦ σ est involutive, donc bijective. suffit d’appliquer directement l’hypothèse de récurrence à partir des sous-familles des
réels a1 , . . . , an−1 et b1 , . . . , bn−1
(b) L’application σ 7→ τ ◦ σ transforme An en Sn \ An donc Card An = Card Sn \ An .
Or Sn est la réunion disjointe de An et de Sn \ An donc n
X n−1
X n−1
X n
X
ai bσ(i) = ai bσ(i) + an bn ≤ ai bi + an bn = ai bi
1 n!
Card An = Card Sn = i=1 i=1 i=1 i=1
2 2
Si σ(n) , n, introduisons l’indice k tel que σ(k) = n et isolons dans la somme les termes
d’indices n et k
Exercice 8 : [énoncé] n
X X
Notons que ai bσ(i) = ai bσ(i) + ak bn + an bσ(n)
σ◦ a b c ◦σ −1
= σ(a) σ(b) σ(c) i=1 i,k,n
n
Soit σ : Nn → Nn une permutation définie par :
X X
≤ ai bσ(i) + ak bσ(n) + an bn = ai bϕ(i)
i,k,n i=1
σ(a) = a , σ(b) = b et σ(c) = c
0 0 0
Si σ est paire alors le problème est résolu. avec ϕ la permutation de ~1 ; n définie par la composition ϕ = n σ(n) ◦ σ. Puisque
Si σ est impaire alors soit c , d ∈ Nn \ {a, b, c} et τ = c
d. ϕ(n) = n, on est ramené à l’étude précédente et on peut conclure
σ ◦ τ est une permutation paire satisfaisante. n
X n
X n
X
ai bσ(i) ≤ ai bϕ(i) ≤ ai bi
i=1 i=1 i=1
Exercice 9 : [énoncé]
La récurrence est établie.
Pour x, y, x0 et y réels tels que x ≤ y et x0 ≤ y0 , on a
La minoration se déduit de la majoration par passage à l’opposé.
xy0 + x0 y ≤ xx0 + yy0 La famille −bn , . . . , −b1 étant croissante, on peut affirmer que pour toute permutation σ
n n
En effet, la différence des deux membres est positive
X X
ai (−bσ(i) ) ≤ −ai bn−i
xx0 + yy0 − (xy0 + x0 y) = ( y − x )(y0 − x0 ) ≥ 0 i=1 i=1
et donc
|{z} | {z }
≥0 ≥0 n n
X X
Pour σ ∈ Sn , la quantité i=1 ai bσ(i) semble alors maximale lorsque les plus grandes
Pn ai bσ(i) ≥ ai bn−i
i=1 i=1
quantités sont multipliées entre elles et, à l’inverse, elle semble minimale lorsque les
grandes quantités multiplient les petites. Montrons alors Finalement,
n n n n
X n
X n
X n
X
ai bσ(i) = ai bσ(i) =
X X X
ai bn−i ≤ ai bσ(i) ≤ ai bi min ai bn−i et max ai bi
σ∈Sn σ∈Sn
i=1 i=1 i=1 i=1 i=1 i=1 i=1
ϕ(λx + µx0 , y) = f (p(λx + µx0 )) f (q(y)) − f (p(y)) f (q(λx + µx0 )) or f , p et q sont linéaires Exercice 14 : [énoncé]
donc
(a) La famille (1, i) est une base du R-espace vectoriel C.
ϕ(λx + µx0 , y) = (λ f (p(x)) + µ f (p(x0 ))) f (q(y)) − f (p(y)) (λ f (q(x)) + µ f (q(x0 ))) puis en
Pour a, b ∈ C, l’application ϕa,b : z 7→ az + bz̄ est R-linéaire et sa matrice dans la base
développant et en réorganisant : ϕ(λx + µx0 , y) = λϕ(x, y) + µϕ(x0 , y).
(1, i) est
ϕ est donc une forme bilinéaire antisymétrique donc alternée.
Re a + Re b Im b − Im a
!
Im a + Im b Re a − Re b
Exercice 11 : [énoncé] Pour f endomorphisme du R-espace vectoriel C de matrice
L’application ϕ : E n → K définie par
α γ
!
n
X β δ
ϕ(x1 , . . . , xn ) = detB (x1 , . . . , f (x j ), . . . , xn )
j=1
dans la base (1, i), on a f = ϕa,b si, et seulement si,
est une forme n-linéaire alternée, donc il existe λ ∈ K tel que ϕ = λ. detB .
Re a + Re b = α
On a ϕ(e1 , . . . , en ) = λ et par suite
Im a + Im b = β
n
X n
X
Im b − Im a = γ
λ= detB (e1 , . . . , f (e j ), . . . , en ) = a j, j = tr f
Re a − Re b = δ
j=1 j=1
Exercice 21 : [énoncé]
Exercice 18 : [énoncé] En ajoutant la première colonne de A à chacune des suivantes, on obtient une matrice dont
Ici t A = Ā, donc det(A) = det(t A) = det Ā. les colonnes d’indices 2 jusqu’à n ont pour coefficients 0, 2 ou −2. On peut donc factoriser
Comme 2 sur chacune de ces colonnes et l’on obtient
X Yn X n
Y
det Ā = ε(σ) aσ(i),i = ε(σ) aσ(i),i = det A det A = 2n−1 det B
σ∈Sn i=1 σ∈Sn i=1
on peut conclure det A ∈ R. avec B une matrice dont les coefficients sont 0, 1 ou −1 de sorte que det B ∈ Z
i=1 H = QJ1 P
avec
n n
X X et introduisons B ∈ Mn (R) déterminée par
Bi = (n − 1) Ai
i=1 i=1
A = QBP
Par suite n n n
X X X La relation
det B = (n − 1) detB Ai , B2 − Ai , . . . , Bn −
Ai
i=1 i=1 i=1
det(A + H) det(A − H) ≤ det A2
(d) En retranchant à chaque ligne la précédente (en commençant par la dernière) Exercice 31 : [énoncé]
a a a a a a a a a1 a2 a3 ··· an
a b b b 0 b − a b − a b − a a2 a2 a3 ··· an
D = = = a(b − a)(c − b)(d − c)
a b c c 0 0 c − b c − b det(amax(i, j) ) = a3 a3 a3 ··· an
a b c d 0 0 0 d − c .. .. .. ..
. . . .
(e) En sommant toutes les colonnes sur la première et en factorisant
an an an ··· an
En retranchant à chaque colonne la précédente (en commençant par la première)
a c c b a + b + 2c c c b
1 c c b
c a b c a + b + 2c a b c 1 a b c a1 − a2 a2 − a3 · · · an−1 − an an
D = = = (a + b + 2c) 0 a2 − a3 an−1 − an an
c b a c a + b + 2c b a c
1 b a c
.. ..
..
b c c a a + b + 2c c c a 1 c c a
det(amax(i, j) ) =
0 . . .
. . . a − a a
En retranchant la première ligne aux suivantes et en factorisant n−1 n n
(0) 0 an
1 c c b
0 a − c b − c c − b et donc
D = (a + b + 2c) det(amax(i, j) ) = (a1 − a2 )(a2 − a3 ) . . . (an−1 − an )an
0 b − c a − c c − b
0 0 0 a − b Pour ai = i,
det(amax(i, j) ) = (−1)n−1 n
donc
Pour ai = n + 1 − i,
det(amin(i, j) ) = 1
a − c b − c
D = (a + b + 2c)(a − b) = (a + b + 2c)(a − b)((a − c)2 − (b − c)2 )
b − c a − c
S 1
S2 S3 ··· S 3 =
3 ··· 3 = n!
et enfin en développant
.. .. .. .. .. .. ..
. .
. . . . (0) . a b c
a2 b2 c2 = abc(b − a)(c − a)(c − b)
S 1 S2 S3 ··· S n n 3
b3 c3
a
(b) En séparant la première colonne en deux
Exercice 34 : [énoncé]
a + b b+c c + a a b+c c + a b b+c c + a
a + b3 b3 + c3 c3 + a3 a3 b3 + c3 c +a b3 + c3 c3 + a3
3 3 3 3
Or b, c, d fixés, par développement de déterminant, l’expression de det A est un b
polynôme en a unitaire de degré 4 donc Puis en procédant à des combinaisons judicieuses sur les colonnes
a + b b+c c + a a b c b c
det A = (a + b + c + d )
2 2 2 2 2 a
a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2 = a2 b2 c2 + b2 c2
a2
a + b3 b3 + c3 c3 + a3 a3 b3 c3 b3 c3
3
a3
(b) Avec des notations immédiates : AA0 = A00 avec :
Enfin, par permutation des colonnes dans le deuxième déterminant
a = aa0 − bb0 − cc0 − dd0
00
a + b b+c c + a
b00 = ab0 + b0 a + cd0 − dc0 a b c
a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2 = 2 a2 b2 c2 = 2abc(b − a)(c − a)(c − b)
c00 = ac0 − bd0 + ca0 + db0
a + b3 b3 + c3 c3 + a3
3 3
a b3 c3
d00 = ad0 + bc0 − cb0 + da0
On développe selon la première colonne et on se ramène à Il reste à déterminer les réels α, β exprimant cette fonction affine.
D’une part
a (b)
a1 + x
n(n + 1) (x) a1 (0)
Dn = ..
.. ..
. β = = = a1 . . . an
2 . .
(b) a
[n−1] (x) an + x (0) an
x=0
avec a = 1 − n et b = 1. La poursuite du calcul donne alors et d’autre part 0
a1 + x
n(n + 1) (x)
Dn = (−1)n−1 nn−2 d ..
α=
2
dx
.
d’où la formule proposée. (x) an + x x=0
La dérivée d’un déterminant est la somme des déterminants obtenus lorsqu’on ne dérive
Exercice 37 : [énoncé] qu’une colonne
n a1 1 (0)
(a) En retirant la première colonne aux suivantes X
..
α=
.
λ1 + x a − λ1 a − λ1
··· j=1
(0) 1 an
b + x λ2 − b (a − b)
∆n (x) = . .. où la colonne formée de 1 est à la position j. Chaque déterminant se calcule en
..
.
développant selon la ligne ne contenant que le coefficient 1 et l’on obtient
b+x λn − b [n]
(0) X n Y
que sur la première colonne. En développant selon cette première colonne, on obtient une Via L1 ← L1 − Ln , . . . , Ln−1 ← Ln−1 − Ln puis factorisation :
expression affine de la variable x. 1
a1 +b1 ··· 1
0
a1 +bn−1
(b1 − bn ) . . . (bn−1 − bn )(a1 − an ) . . . (an−1 − an ) ... .. ..
a1 + x
(x)
Dn = . .
.. (a1 + bn ) . . . (an + bn )(an + b1 ) . . . (an + bn−1 ) 1
= αx + β
. ··· 1
0
an−1 +b1 an−1 +bn−1
an + x ···
(x) 1 1 1
Par conséquent Cependant les polynômes χ et P0 ne sont pas de même degré. . . En revanche, les
polynômes χ et (−1)n (P − P0 ) ont même degré n, même coefficient dominant (−1)n et
Q
1≤i< j≤n (a j − ai )(b j − bi )
Dn =
1≤i, j≤n (ai + b j ) prennent les mêmes valeurs en les n points distincts z1 , . . . , zn . On en déduit qu’ils
Q
sont égaux. En particulier le déterminant cherché est
Puisque Y
( j − i) = 1!2! . . . (n − 1)! χ(0) = (−1)n P(0) − P0 (0) = 2(−1)n
1≤i< j≤n
(2) impose |z| ≤ 1 alors que (3) impose |z| > 1. C’est absurde. et donc
n n n
Y X Y
(b) Posons χ(X) le polynôme caractéristique de la matrice étudiée. On vérifie det H = λi + a λk
i=1 i=1 k=1,k,i
1 + z1 − zi
1 (1)
.. ..
. .
Exercice 42 : [énoncé]
χ(zi ) = 1
.. Notons Dn le déterminant recherché.
. On décompose la première colonne en somme de deux colonnes
(1) 1 1 + zn − zi
a1 + b1 a1 b1
En retranchant la i-ème colonne à toutes les autres et en développant par rapport à la b1 0 b1
.. = .. + .. = a1 E1 + b1C
ième ligne, on obtient
. . .
n
Y b1 0 b1
χ(zi ) = z j − zi = (−1)n−1 P0 (zi )
j=1, j,i avec E1 colonne élémentaire et C colonne constituée de 1.
On décompose de même chacune des colonnes. On peut écrire En répétant la démarche, on obtient
Y
Dn = det (a1 E1 + b1C, . . . , an En + bnC) det Mn = αn cos x j − cos xi = αn P
1≤i< j≤n
On développe par multilinéarité et on simplifie sachant que le déterminant est nul lorsque
la colonne C apparaît deux fois. On obtient Il reste à déterminer la valeur de αn . . .
Un calcul immédiat donne α2 = 1.
n
X En développant selon la dernière ligne
Dn = det(a1 E1 + · · · + an En ) + det(a1 E1 , . . . , biC, . . . , an En )
i=1 det Mn = cos((n − 1)xn ) det Mn−1 + · · ·
et donc où les points de suspensions contiennent une expression polynomiale en cos(xn ) de
n n n
degré < n − 1.
Y X Y
Dn (a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn ) = ai + bi ak
i=1 i=1 k=1,k,i
En identifiant les coefficients dominant des expressions polynomiale en cos(xn ) dans
cette égalité, on obtient
αn = 2n−2 αn−1
Exercice 43 : [énoncé] Cette relation permet de conclure
(n−1)(n−2)
(a) cos([Link] ) est un polynôme en cos(xi ) de degré 0. αn = 2 2
L’expression du coefficient λ(x2 , x3 , x4 ) est polynomiale cos(x2 ) de degré au plus 2 Exercice 45 : [énoncé]
(car il y a déjà le facteur cos(x1 ) − cos(x2 ) dans le produit) et puisque cos(x3 ), cos(x4 ) Par les opérations élémentaires C1 ← C1 + Cn puis L1 ← L1 + Ln on obtient
en sont des racines distinctes, on peut écrire
0 0 ··· 0 1
4
Y 0 0 1 · · · 1
λ(x2 , . . . , xn ) = µ(x3 , x4 ) (cos x2 − cos x j ) .. .. .. ..
Dn = . −1
. . .
j=3 .. . . . .
0 . . . 1
En répétant la démarche, on obtient
−1 −1 · · · −1 0[n]
Y
det M = α cos xi − cos x j = αP4 En développant, on parvient à la relation de récurrence
1≤i< j≤4
Dn = Dn−2
Il reste à déterminer la valeur de α . . .
Une démarche analogue à la précédente aurait donnée Comme D1 = 0 et D2 = 1, on a
1 + (−1)n
Dn =
1 cos x1 cos(2x1 ) 2
1 cos x2 cos(2x2 ) = βP3
1 cos x3 cos(2x3 )
Exercice 46 : [énoncé]
et Par les opérations élémentaires : C1 ← C1 − Cn puis L1 ← L1 − Ln on obtient
1 cos x1
1 cos x = γP2 avec γ = −1
−2 0 · · · 0 1
2 0
0 (1)
En développant det M selon la dernière ligne et en considérant le coefficient . ..
dominant de det M vu comme polynôme en cos(x3 ) on obtient Dn = .. .
..
.
0
4βP3 = (−1)3 αP3
1 (1) 0 [n]
On en déduit La suite (Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
α=8 r2 + 2r + 1 = 0 de racine double −1.
Sachant D1 = 0 et D2 = −1, on parvient à
Puisque Card S4 = 24, det M peut se voir comme la somme de 24 termes qui sont
tous inférieurs à 1 en valeur absolue. On en déduit Dn = (−1)n−1 (n − 1)
|det M| ≤ 24
Exercice 47 : [énoncé]
Certains des termes (par exemple 1 × cos(x1 ) × cos(2x2 ) × cos(3x3 )) étant strictement En développant selon la deuxième ligne
inférieurs à 1 en valeur absolue, on a aussi
1 ∗
|det M| < 24 Dn = −
..
+ Dn−1 = −1 + Dn−1
.
(0) 1[n−1]
X1 n
Dn
= D0 + En développant selon la première colonne, on obtient
n! k=1
k
puis Dn = Dn−1
Dn = (1 + Hn )n! Ainsi
Dn = D1 = 1
Exercice 55 : [énoncé]
En développant par rapport à la première colonne, puis par rapport à la première ligne
dans le second déterminant on obtient pour n ≥ 2 Exercice 57 : [énoncé]
En développant selon la première colonne, puis la première ligne et en recommençant :
Dn = (1 + x2 )Dn−1 − x2 Dn−2 Dn = (−n) × 1 × (2 − n) × 3 etc. . .
Si n est pair le développement s’arrête sur le calcul de
(Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
r2 − (1 + x2 )r + x2 = 0 de racines 1 et x2 .
n − 1 0
Si x2 , 1 alors Dn = λ + µx2n avec λ, µ ∈ C 1 =0
0
D0 = 1 et D1 = 1 + x2 donnent
1 − x2n+2 Si n est impair le développement s’arrête par l’étape
Dn =
1 − x2
Si x2 = 1 alors Dn = λn + µ. 0 n−2 0 0
n − 1 0 n − 2 0 0
D0 = 1 et D1 = 2 donnent
3 0 0 n
= −3 2 0 n = −3(n − 2)
= 3n(n − 2)
Dn = n + 1 0 2 0 n
0 1 0
1 n
0 0 1 0
X n
Y Si a = b , 0 alors
det(A + xB) = ε(σ) (aσ(i),i + xbσ(i),i ) rg(M(a, b)) = 1
σ∈Sn i=1
Si a , b et a + (n − 1)b , 0 alors
La fonction x 7→ det(A + xB) est continue (car polynomiale) et ne s’annule pas en 0 (car
det(A) , 0), donc elle ne s’annule pas sur un voisinage de 0 ce qui résout le problème rg M(a, b) = n
posé.
Si a , b et a + (n − 1)b = 0 alors
rg M(a, b) = n − 1
Exercice 62 : [énoncé]
car M(a, b) possède une matrice de rang n − 1 inversible puisque a , b et
(a) En écrivant la première colonne comme somme de deux colonnes on obtient
a + (n − 2)b , 0.
det M = 1 − (−1)n αn
avec ∆i, j le mineur d’indice (i, j) de la matrice S i.e. le déterminant de la matrice obtenue
Exercice 74 : [énoncé] en supprimant la i-ème ligne et la j-ème colonne de S . Or le déterminant d’une matrice
est aussi celui de sa transposée et puisque la matrice S est symétrique, le mineur d’indice
(a) On sait AB = BA = det(A)In .
(i, j) est égal à celui d’indice ( j, i). On en déduit que la comatrice de S est symétrique.
Si rg A = n alors A est inversible donc B aussi et rg B = n.
Si rg A = n − 1 alors dim ker A = 1 et puisque AB = On , Im B ⊂ ker A puis rg B ≤ 1.
De plus, la matrice A étant de rang exactement n − 1, elle possède un mineur non nul
et donc B , On . Finalement rg B = 1. Exercice 77 : [énoncé]
Si rg A ≤ n − 2 alors tous les mineurs de A sont nuls et donc B = On puis rg B = 0. On réalise les opérations élémentaires Cn ← Cn − x1Cn−1 , Cn−1 ← Cn−1 − x1Cn−2 ,. . . ,
C2 ← C2 − x1C1 :
(b) Puisque rg A = n − 1, dim ker A = 1 et dim ker t A = 1.
Il existe donc deux colonnes X et Y non nulles telles que
1 0 0 ··· 0
n−2
1 x2 − x1 x2 (x2 − x1 ) · · · x (x2 − x1 )
2
ker A = Vect X et ker t A = Vect Y Vn (x1 , . . . , xn ) = . .. .. ..
..
. . .
Soit M ∈ Mn (K) vérifiant AM = MA = On . n−2
1 xn − x1 xn (xn − x1 ) · · · xn (xn − x1 )
Ainsi
ak−1 ak+1 a1n−1 ak1
1 a1 ··· 1 1 ···
Exercice 78 : [énoncé] 1 a2 ··· ak−1 ak+1 ··· a2n−1 ak2
2 2
Considérons le polynôme Dk = (−1)n+1−k σn−k . . .. .. .. ..
.. .. . . . .
P(X) = (X − a1 )(X − a2 ) . . . (X − an ) ak−1 ak+1 ann−1 ak
1 an ··· n n ··· n
En permutant de façon circulaire les n − k dernières colonnes, on obtient
Celui-ci se développe sous la forme
k−1
ak1 ak+1 · · · a1n−1
P(X) = X n + αn−1 X n−1 + · · · + α0 1 a1 · · · a1 1
1 a2 · · · a k−1 k k+1 n−1
a2 a2 · · · a2
2
Dk = σn−k . . .. .. .. .. ..
avec α0 , . . . , αn−1 ∈ K et en particulier αn−1 = −(a1 + · · · + an ). .. .. . . . . .
En procédant à l’opération Cn ← Cn + n−2 k=0 αk C k+1 , les coefficients de la dernière colonne
P
1 an · · · ak−1 akn ak+1 · · · ann−1
n n
de la matrice sont transformés en
Sachant calculer un déterminant de Vandermonde, on obtient
n−2
X
+ αk aki = P(ai ) − αn−1 an−1 = car P(ai ) = 0
Y
ani i −αn−1 an−1
i Dk = σn−k (a j − ai )
k=0 1≤i< j≤n
Ainsi
a21 ··· an−2 an1
a21 ··· an−2 an−1
Exercice 80 : [énoncé]
1 a1 1 1 a1 1 1
1 a2 a22 ··· an−2 n
a2 1 a2 a22 ··· an−2 n−1
a2 En développant selon la première ligne, on peut affirmer que ∆ est un polynôme de degré
2 2
.
.. .. .. .. .. = −αn−1 .. .. .. .. .. inférieur à n − 1.
. . . . . . . . . Pour k ∈ {1, . . . , n},
a2n an−2 an a2n an−2 an−1
1 an ··· n n
1 an ··· n n Y
∆(λk ) = (−1)k+1 (λk − λi )Vn−1 (λ1 , . . . , λ̂k , . . . , λn ) = (−1)n+1 Vn (λ1 , . . . , λn )
Sachant calculer un déterminant de Vandermonde, on obtient i,k
n
X Y où Vn (a1 , . . . , an ) désigne le Vandermonde de (a1 , . . . , an ).
Dn = ai (a j − ai ) Le polynôme ∆ coïncide en n point avec le polynôme constant égal à
i=1 1≤i< j≤n (−1)n+1 Vn (λ1 , . . . , λn ), ils sont donc égaux.
! −B A 0 −A + iB
A B
det = det(A − BD−1C) det D = det(AD − BD−1CD) On en déduit
C D
!
A B
det = (−1)n det(A + iB) det(−A + iB)
−B A
et enfin
Exercice 83 : [énoncé] A B
!
Supposons pour commencer la matrice A inversible. det = det(A + iB) det(A − iB)
−B A
Par opérations par blocs :
! ! ! Les matrices A et B étant réelles, cette écriture est de la forme zz̄ = |z|2 ≥ 0.
A C I −A−1C A 0 (b) det(A + iB) det(A − iB) = det(A2 + B2 ) car A et B commutent donc det(A2 + B2 ) ≥ 0.
=
B D 0 I B D − BA−1C 1 2
!
1 0
!
(c) A = et B = par exemple.
On en déduit 0 1 2 1
(d) Si A est inversible, on remarque
A C
B D = det(D − BA C) det A = det(DA − BA CA)
−1 −1 ! ! !
I O A B A B
=
−CA−1 I C D 0 −CA−1 B + D
Or les matrices A et C commutent donc A−1 et C commutent aussi et A B
!
donc det = det(A) det(−CA−1 B + D) = det(AD − CB) car A et C commutent.
C D
A C
B D = det(DA − BC) On étend cette égalité aux matrices! non inversibles par densité :
A B
Les applications A 7→ det et A 7→ det(AD − CB) sont continues et coïncident
Supposons A non inversible. C D
Pour p assez grand, la matrice A p = A + 1p I est inversible et commute avec C donc sur l’ensemble des matrices inversibles commutant avec C. Or cet ensemble est dense
dans l’ensemble des matrices commutant avec C : si A commute avec C alors pour
tout λ > 0 assez petit A + λIn est inversible et commute avec C). Par coïncidence
!
Ap C
det = det(DA p − BC) d’applications continues sur une partie dense, les deux applications sont égales.
B D
Puisqu’une matrice n’a qu’un nombre fini de valeurs propres, la matrice D0 est
assurément inversible quand λ → 0+ avec λ assez petit.
De plus, C t D0 est symétrique car
C t D0 − D0t C = C t D + λPJr QQ−1t P − Dt C − λPt Q−1t Qt Jr t P = 0
Par l’étude qui précède, on obtient
!
A B
0 = det A D − B C
t 0 t
det
C D
et en passant à la limite quand λ → 0+ , on obtient
!
A B
det = det At D − Bt C
C D
Exercice 89 : [énoncé]
Cas où la matrice A inversible :
Pour !
I −A−1 B
P= n
On In
on a !
A On
MP =
C −CA−1 B + D
On en déduit
det M = det(MP) = det A × det(−CA−1 B + D)
Or
det A × det(−CA−1 B + D) = det(AD − ACA−1 B) = det(AD − BC)
car la matrice C commute avec les matrices A et B.
On en déduit
det M = det(AD − BC)
Cas général :
Pour p ∈ N∗ assez grand, la matrice A p = A + 1/pIn est inversible et les matrices
A p , B, C, D commutent deux à deux. Si on pose
!
Ap B
Mp =
C D
l’étude qui précède donne
det M p = det(A p D − BC)
En faisant tendre p vers +∞, on obtient à la limite
det M = det(AD − BC)
Il est alors immédiat de conclure que l’inversibilité de M équivaut à celle de AD − BC.