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Déterminants

Le document contient des énoncés d'exercices sur les groupes symétriques, les déterminants, les formes multilinéaires et les endomorphismes.

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[[Link]

fr] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 1

Déterminants Exercice 7 [ 02228 ] [Correction]


Soit n ≥ 2 et τ une transposition de Sn .
(a) Montrer que l’application σ 7→ τ ◦ σ est une bijection de Sn vers Sn .
Groupe symétrique (b) En déduire le cardinal de l’ensemble An formé des permutations de signature 1
élément de Sn .
Exercice 1 [ 02231 ] [Correction]
Soit n ≥ 2 et c la permutation circulaire c = ( 1 2 . . . n − 1 n ).
Déterminer toutes les permutations σ de Sn qui commutent avec c. Exercice 8 [ 02230 ] [Correction]
Soit n ≥ 5.    
Montrer que si a b c et a0 b0 c0 sont deux cycles d’ordre 3 de Sn , alors il existe
Exercice 2 [ 02225 ] [Correction] une permutation σ, paire, telle que
Dans Sn avec n ≥ 2, on considère une permutation σ et un p-cycle :
   
σ ◦ a b c ◦ σ−1 = a0 b0 c0
 
c = a1 a2 . . . a p
Exercice 9 [ 04196 ] [Correction]
Observer que la permutation σ ◦ c ◦ σ−1 est un p-cycle qu’on précisera. [Inégalités de réordonnement] Soit a1 , . . . , an et b1 , . . . , bn des réels triés par ordre
croissant :
a1 ≤ a2 ≤ · · · ≤ an et b1 ≤ b2 ≤ · · · ≤ bn
Exercice 3 [ 02224 ] [Correction]
Déterminer
 à 2, (i, j) ∈ {1, 2, . . . , n} tel que i , j et σ ∈ Sn .
2
Soient n un entier supérieur

n
X n
X
Montrer que σ et τ = i j commutent si, et seulement si, {i, j} est stable par σ. min
σ∈Sn
ai bσ(i) et max
σ∈Sn
ai bσ(i)
i=1 i=1

Exercice 4 [ 00121 ] [Correction] Formes multilinéaires alternées


Soit H l’ensemble des σ ∈ Sn vérifiant σ(k) + σ(n + 1 − k) = n + 1 pour tout k ∈ {1, . . . , n}.
Montrer que H est un sous-groupe de (Sn , ◦) Exercice 10 [ 01410 ] [Correction]
Soient F et G deux sous-espaces vectoriels supplémentaires d’un K-espace vectoriel E.
Soient f une forme linéaire sur E, p la projection vectorielle sur F parallèlement à G et
Exercice 5 [ 02226 ] [Correction] q = Id −p sa projection complémentaire.
Déterminer la signature de : Montrer que l’application ϕ : E × E → K définie par
ϕ(x, y) = f (p(x)) f (q(y)) − f (p(y)) f (q(x))
! !
1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4 5 6 7 8
(a) σ = (b) σ =
3 5 4 8 7 6 2 1 1 3 2 7 4 8 5 6
est une forme bilinéaire alternée sur E.

Exercice 6 [ 02227 ] [Correction] Exercice 11 [ 01413 ] [Correction]


Soit n ∈ N∗ . Déterminer la signature de la permutation suivante : Soient n ∈ N∗ , E un K-espace vectoriel de dimension n, f ∈ L(E) et B = (e1 , ..., en ) une
base de E. Montrer que pour tout (x1 , ..., xn ) ∈ E n :
!
1 2 ··· n − 1 n
(a) σ = .
n n − 1 ··· 2 1 n
X  
1 2 3 ... n n+1 n+2 ... 2n − 1 2n
! detB x1 , ..., f (x j ), ..., xn = tr( f ) detB (x1 , ..., xn )
(b) σ = .
1 3 5 ... 2n − 1 2 4 ... 2n − 2 2n j=1

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 2

Déterminant d’un endomorphisme Déterminant d’une matrice carrée


Exercice 12 [ 01411 ] [Correction] Exercice 17 [ 01414 ] [Correction]
Soient E un R-espace vectoriel de dimension finie et f un endomorphisme de E vérifiant Soit A = (ai, j ) ∈ Mn (C). On note Ā = (āi, j ) ∈ Mn (C).
f 2 = − Id. Montrer que l’espace E est de dimension paire. Former une relation liant det(A) et det A.

Exercice 13 [ 01412 ] [Correction] Exercice 18 [ 01415 ] [Correction]


Soit V = {x 7→ e x P(x) | P ∈ Rn [X]}. Soit A ∈ Mn (C) telle que t A = Ā. Montrer que det A ∈ R.
(a) Montrer que V est un sous-espace vectoriel de F (R, R) dont on déterminera la
dimension.
(b) Montrer que l’application D : f 7→ f 0 est un endomorphisme de V dont on calculera Exercice 19 [ 01416 ] [Correction]
le déterminant. Soit A une matrice antisymétrique réelle d’ordre 2n + 1. Montrer

det A = 0
Exercice 14 [ 03071 ] [Correction]
Ce résultat est-il encore vrai lorsque A est d’ordre pair ?
Soit f un endomorphisme du R-espace vectoriel C.
(a) Montrer qu’il existe d’uniques complexes a, b tels que

∀z ∈ C, f (z) = az + bz̄ Exercice 20 [ 01417 ] [Correction]


Comparer det(ai, j ) et det((−1)i+ j ai, j ) où (ai, j )1≤i, j≤n ∈ Mn (K).
(b) Exprimer en fonction de a et b le déterminant de f .

Exercice 21 [ 03382 ] [Correction]


Exercice 15 [ 00752 ] [Correction] Soit A ∈ Mn (R) vérifiant
Soient A ∈ Mn (C) et ϕA ∈ L(Mn (C)) déterminé par
∀i, j ∈ {1, . . . , n} , ai, j ∈ {1, −1}
ϕA (M) = AM
Montrer
Calculer la trace et le déterminant de ϕA 2n−1 | det A

Exercice 16 [ 03641 ] [Correction] Exercice 22 [ 00738 ] [Correction]


Soit A = (ai, j ) ∈ Mn (R) vérifiant Soit A ∈ Mn (K) de colonnes C1 , . . . , Cn .
X Calculer le déterminant de la matrice B de colonnes
∀i ∈ {1, . . . , n} , ai,i > ai, j
j,i
C1 − C2 , . . . , Cn−1 − Cn , Cn − C1
(a) Montrer que A est inversible.
(b) On suppose en outre
∀i ∈ {1, . . . , n} , ai,i > 0 Exercice 23 [ 02355 ] [Correction]
Soient A, B ∈ Mn (R) telles que AB = BA.
Montrer que det A > 0. Montrer que det(A2 + B2 ) ≥ 0.

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 3

Exercice 24 [ 02603 ] [Correction] Calculs de déterminants élémentaires


On dit qu’une matrice A ∈ Mn (R) est élément de GLn (Z) si la matrice A est à coefficients
entiers, qu’elle est inversible et que son inverse est à coefficients entiers. Exercice 30 [ 01418 ] [Correction]
(a) Montrer que si A ∈ GLn (Z) alors |det A| = 1. Calculer sous forme factorisée les déterminants suivants :
(b) Soient A, B ∈ Mn (R) vérifiant :
0 a b a a a a
∀k ∈ {0, 1, . . . , 2n} , A + kB ∈ GLn (Z)
(a) a 0 c a b b b
(d)
Calculer det A et det B. b c 0 a b c c
a b c d

Exercice 25 [ 02604 ] [Correction] a b c a c c b
Soient A ∈ Mn (R)(n ≥ 2) de colonnes A1 , . . . , An et B ∈ Mn (R) de colonnes B1 , . . . , Bn

(b) c a b c a b c
(e)
déterminées par X b c a c b a c
Bj = Ai b c c a
a + b b+c c + a
i, j

1 1 1
Exprimer det B en fonction de det A. (c) a2 + b2 b2 + c2 c +a
2 2
(f) cos a cos b cos c .
a + b3 b3 + c3 c3 + a3
3
sin a sin b sin c
Exercice 26 [ 02695 ] [Correction]
Soit A ∈ Mn (C) (avec n ≥ 2) vérifiant pour tout X ∈ Mn (C),
Exercice 31 [ 01419 ] [Correction]
det(A + X) = det A + det X
Soient a1 , . . . , an ∈ C. Calculer det(amax(i, j) ).
Montrer que det A = 0 puis A = 0. En déduire en particulier det(max(i, j)) et det(min(i, j)).

Exercice 27 [ 00229 ] [Correction]


Soient A et H dans Mn (R) avec rg H = 1. Montrer : Exercice 32 [ 01420 ] [Correction]
Soient a1 , a2 , . . . , an ∈ K. Calculer
det(A + H) det(A − H) ≤ det A2
a1 a2 ··· an
.. .. ..

. .

Exercice 28 [ 01587 ] [Correction] .
Soient A ∈ M2n (R) antisymétrique et J ∈ M2n (R) la matrice dont tous les coefficients ..
. a2
sont égaux à 1. Établir
∀x ∈ R, det(A + xJ) = det A (a1 ) a1

Exercice 29 [ 03278 ] [Correction] Exercice 33 [ 01421 ] [Correction]


Soit A = (ai, j ) ∈ Mn (R) vérifiant Soit n ∈ N∗ . Calculer
n
X S 1 S1 S1 ··· S 1
∀(i, j) ∈ {1, . . . , n}2 , ai, j ≥ 0 et ∀i ∈ {1, . . . , n} , ai, j ≤ 1 S 1 S2 S2 ··· S 2

S 1 S2 S3 ··· S 3

j=1
.. .. .. .. ..
Montrer . . . . .
|det A| ≤ 1 S 1 S2 S3 ··· S n

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 4

où pour tout 1 ≤ k ≤ n on a Calculs de déterminants avancés


k
X
Sk = i
i=1
Exercice 37 [ 01425 ] [Correction]
Soient a , b et λ1 , λ2 , . . . , λn . On pose

λ1 + x a+x a + x

···
Exercice 34 [ 01423 ] [Correction] ..
..

.

Soit b+x λ2 + x .
∆n (x) = .
 a b c d  .. ..
 
.
−b a −d c 
 . . . a + x
A =   b+x ··· b+x λn + x [n]

 −c d a −b
−d −c b a
(a) Montrer que ∆n (x) est une fonction affine de x.
avec a, b, c, d ∈ R.
(b) Calculer ∆n (x) et en déduire ∆n (0).
(a) Calculer t A.A. En déduire det A.
(b) Soient a, b, c, d, a0 , b0 , c0 , d0 ∈ Z. Montrer qu’il existe a00 , b00 , c00 , d00 ∈ Z tels que :
Exercice 38 [ 02693 ] [Correction]
(a2 + b2 + c2 + d2 )(a02 + b02 + c02 + d02 ) = a002 + b002 + c002 + d002
Calculer le déterminant
a1 + x

(x)
..
.
Exercice 35 [ 03377 ] [Correction]
(x) an + x

(a) Calculer où x, a1 , . . . , an réels.
a b c
a2 b2 c2

3
b3 c3

a
Exercice 39 [ 00748 ] [Correction]
(b) En déduire Pour (i, j) ∈ ~1 ; n2 , on considère ai ∈ R et b j ∈ R tels que ai + b j , 0.
a + b b+c c + a

Calculer
a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2

1
!
a + b3
3
b3 + c3 c3 + a3
det [déterminant de Cauchy]
ai + b j 1≤i, j≤n

Traiter en particulier le cas où


Exercice 36 [ 03366 ] [Correction]
∀i ∈ ~1 ; n, ai = bi = i [déterminant de Hilbert]
Montrer
...

1 n n−1 2
..

.

2 1 3
.. = (−1)n+1 (n + 1)n Exercice 40
. n−1 [Correction]
Dn = .. . .. . .. .. [ 00299 ]
. . 2 On pose
..
Pn (X) = X n − X + 1 (avec n ≥ 2)
.

n − 1 1 n
n n − 1 ... 2 1 (a) Montrer que Pn admet n racines distinctes z1 , . . . , zn dans C.

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 5

(b) Calculer le déterminant de (a) Combien le produit définissant Pn comporte-t-il de facteurs ?

1 + z1

1 ··· 1

 (b) Pour (i, j) ∈ ~1 ; 42 écrire la matrice M ∈ M4 (R) de coefficient général
 .. .. 
 1 1 + z2 . . 
mi, j = cos (( j − 1)xi )
 .. .. ..
 
 . . .

1 
1 + zn (c) Montrer que mi, j est un polynôme en cos xi .
 
1 ··· 1
(d) Calculer det M en fonction de P4 et montrer |det M| < 24

Exercice 41 [ 03806 ] [Correction]


[Déterminant de Hurwitz] Soient a, λ1 , . . . , λn ∈ C. Calculer le déterminant de la matrice Calculs de déterminants par une relation de récurrence
suivante
a + λ1 (a) 
 
..

H = 
 Exercice 45 [ 01426 ] [Correction]
.

Calculer en établissant une relation de récurrence
 
(a) a + λn

0 1 ··· 1
.. .. ..

. .

Exercice 42 [ 03124 ] [Correction] −1 .
Dn = .
Soient a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn ∈ C. Calculer le déterminant de la matrice de coefficient . .. ..
. . . 1
 −1 · · · −1
ai + bi si i = j
 0 [n]
ai, j = 

b j
 sinon

Exercice 46 [ 01427 ] [Correction]


Exercice 43 [ 03578 ] [Correction] Calculer en établissant une relation de récurrence
Soient un naturel n ≥ 2 et (x1 , . . . , xn ) une famille de n réels distincts de [0 ; π].

On pose 0 1 · · · 1
.. .. ..
Y
Pn =

(cos x j − cos xi )
. .
1 .
1≤i< j≤n Dn = .
. . . ..
et on considère la matrice Mn ∈ Mn (R) de coefficient général . . . 1
1 · · ·
1 0 [n]
mi, j = cos (( j − 1)xi )

(a) Montrer que mi, j est un polynôme en cos xi et donner son coefficient dominant.
(b) Calculer det Mn en fonction de Pn . Exercice 47 [ 01428 ] [Correction]
Calculer en établissant une relation de récurrence

Exercice 44 [ 03577 ] [Correction] 1 · · · 1
Pour une famille de n réels distincts (xk ) de [0 ; π], on pose Dn = ... . . . (0)


Y 1 (0) 1
Pn = (cos xi − cos x j ) [n]

1≤i< j≤n

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 6

Exercice 48 [ 01429 ] [Correction] Exercice 51 [ 01432 ] [Correction]


Calculer en établissant une relation de récurrence Calculer 0
C11 Cnn

C0 ···
C 0 C21 n

2 1 · · · 1 1 ··· Cn+1
.. .. = . .. ..

Dn+1
. ..

1 3 . . .
Dn = .
. . . ..
0 1
Cn Cn+1 ··· Cn
. . . 1 2n [n+1]

1 n + 1 [n] en notant par


1 · · ·
!
n n!
Cnk = =
On exprimera le résultat à l’aide des termes de la suite (Hn ) avec k k!(n − k)!
n
X 1
Hn =
k=1
k Exercice 52 [ 03254 ] [Correction]
Calculer le déterminant de

 a (b)
 
..

Exercice 49 [ 01430 ] [Correction] An = 

.
 ∈ Mn (C)
Calculer en établissant une relation de récurrence  
(c) a
a + b b · · ·

b
.. .. ..

a . .

. Calculs de déterminants tridiagonaux
Dn = .

. .. ..
. . . b
a ··· a a + b [n]
Exercice 53 [ 02584 ] [Correction]
Soit (a, b) ∈ R2 ; calculer

a + b

b (0)
.. ..

Exercice 50 [Correction] . .

[ 01431 ] a
Calculer Dn =
.. ..

. .

b
0
C11

C1 0 ··· ··· 0
.. a + b
(0)
a
C20 C21 C22 0 . [n]
.. ..
C 0 C31 C32 C33 . .
Dn = 3
..

Exercice 54 [ 01436 ] [Correction]
C 0 C41 C42 C43 . 0
4 Soient a, b ∈ C∗ distincts. Calculer
.. ..
. . n−1
Cn−1
a + b

Cn0 Cn1 Cn2 Cn3 ··· Cnn−1 [n] ab (0)
.. ..

. .

1
en notant Dn =
.. ..

. .
!
n n!
ab

Cn =
k
=
k k!(n − k)! a + b
(0)
1

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 7

Exercice 55 [ 00739 ] [Correction] Applications des déterminants


Soient x ∈ C et n ∈ N∗ . Calculer
Exercice 59 [ 01422 ] [Correction]
1 + x2

x (0) [Identité de Lagrange] Calculer de deux façons :
.. ..

. .

x
Dn =

.. ..
a −b c −d
. .

x b a d c
1 + x2 [n]
(0)
x

Exercice 60 [ 01441 ] [Correction]


Soient E un K-espace vectoriel de dimension 3 et B = (e1 , e2 , e3 ) une base de E.
Exercice 56 [ 00740 ] [Correction] Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans B est
Soient θ ∈ R et n ∈ N∗ . Calculer  
 3 −2 −3
2 cos θ A = −2 6 6 
 
1 (0)
.. .. 2 −2 −2
 
. .

1
Dn =
.. ..


. .
(a) Pour quelles valeurs de λ, a-t-on det (A − λI3 ) = 0 ?
1
(b) Déterminer une base C = (ε1 , ε2 , ε3 ) de E telle que

2 cos θ
(0)
1 [n]
 
1 0 0
MatC f = 0 2 0
 
0 0 4
 
Exercice 57 [ 00741 ] [Correction]
Calculer

0 1 (0)
Exercice 61 [ 01442 ] [Correction]
n 0 2 Soient n ∈ N∗ , A ∈ GLn (R) et B ∈ Mn (R).
.. ..

. . Montrer qu’il existe ε > 0 tel que :

Dn = n−1
.. ..
. . n ∀x ∈ [−ε ; ε], A + xB ∈ GLn (R)
(0) 1 0

[n+1]

Exercice 62 [ 01445 ] [Correction]


Soient α ∈ C et
 1 α 0 
 
Exercice 58 [ 01433 ] [Correction]
.. ..
 
Pour a ∈ K∗ , calculer  . .

M =   ∈ Mn (C)

..

2a a (0) 
. α
 0
.. ..

. . α

a 0 1
Dn =
.. ..

. . (a) Calculer det M.

a
(b) Déterminer, en fonction de α le rang de M.
(0)
a 2a

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 8

Exercice 63 [ 01446 ] [Correction] Exercice 68 [ 01439 ] [Correction]


Soient a, b ∈ C. Résoudre en fonction de a ∈ C le système
(a) Calculer le déterminant de
x + ay + a2 z = 0



āx + y + az = 0


 a (b)
 

..
 ā2 x + āy + z = 0


M(a, b) = 

.
 ∈ Mn (C)
 
(b) a

(b) En déduire le rang de M(a, b) selon les valeurs des paramètres a et b. Exercice 69 [ 01440 ] [Correction]
Soient a, b, c ∈ C distincts.
(a) Résoudre
Exercice 64 [ 03417 ] [Correction] 
 x + ay + a2 z = a3

On note GLn (Z) l’ensemble formé des matrices inversibles d’ordre n à coefficients entiers 

 x + by + b2 z = b3
dont l’inverse est encore à coefficients entiers.  x + cy + c2 z = c3


Soient a1 , . . . , an des entiers (n ≥ 2). Montrer qu’il existe une matrice de GLn (Z) dont la
première ligne est formée des entiers a1 , a2 , . . . , an si, et seulement si, ces entiers sont en introduisant : P = X 3 − (x + yX + zX 2 )
premiers dans leur ensemble. (b) Même question pour
x + ay + a2 z = a4



x + by + b2 z = b4


Exercice 65 [ 00749 ] [Correction]

   x + cy + c2 z = c4


Établir que l’inverse de la matrice H = i+ 1j−1 est à coefficients entiers.
1≤i, j≤n

Comatrice
Systèmes de Cramer
Exercice 70 [ 01443 ] [Correction]
Exercice 66 [ 01437 ] [Correction] Soit A = (ai, j ) une matrice carrée d’ordre n à coefficients dans Z.
Soient a, b, c et d des éléments de K. Résoudre sur K les systèmes suivants :
(a) Justifier que det A ∈ Z.
x+y+z=1



+ by + cz = d avec a, b, c deux à deux distincts. (b) Montrer que l’inverse de A existe et est à coefficients entiers si, et seulement si,

(a)  ax

a2 x + b2 y + c2 z = d2 det A = ±1.

x+y+z=1



+ by + cz = d avec a, b, c deux à deux distincts et a + b + c , 0.

(b)  ax

a3 x + b3 y + c3 z = d3 Exercice 71 [ 01444 ] [Correction]


Soient n un entier supérieur à 2 et A ∈ Mn (K).
(a) Établir
Exercice 67 [ 01438 ] [Correction] 

 rg(A) = n =⇒ rg Com A = n

Résoudre rg(A) = n − 1 =⇒ rg Com A = 1 .

 
x+y+z=a
 

 rg(A) ≤ n − 2 =⇒ rg Com A = 0


+ jy + j2 z = b

x


 x + j2 y + jz = c


(b) Montrer
det Com A = det A n−1
 
en fonction de a, b, c ∈ C.

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Enoncés 9

(c) En déduire

Déterminants de Vandermonde et apparentés
Com Com A
Exercice 77 [ 00742 ] [Correction]
Soient x1 , . . . , xn ∈ C. Calculer
Exercice 72 [ 03142 ] [Correction]
x12 x1n−1

Soient A, B ∈ Mn (C). 1 x1 ···
On suppose que les matrices A et B commutent. Montrer que les comatrices de A et B 1 x2 x22 ··· n−1
x2
Vn (x1 , . . . , xn ) = . .. .. ..
commutent. .. . . .
xn2 xn−1

1 xn ··· n

Exercice 73 [ 03260 ] [Correction]


Résoudre l’équation
Exercice 78 [ 02384 ] [Correction]
Com M = M Calculer pour a1 , . . . , an ∈ K le déterminant suivant
d’inconnue M ∈ Mn (R)
a21 a1n−2 an1

1 a1 ···
1 a2 a22 ··· a2n−2 n
a2
Dn = . .. .. .. ..
.. . . . .
Exercice 74 [ 03576 ] [Correction]
a2n ann−2 an

1 an ··· n
(a) Donner le rang de B = (Com A) en fonction de celui de A ∈ Mn (K)
t

(b) On se place dans le cas où rg A = n − 1.


Soit C ∈ Mn (K) telle que
Exercice 79 [ 02385 ] [Correction]
AC = CA = On Calculer
Montrer qu’il existe λ ∈ K tel que ak−1 ak+1 an1

1 a1 ··· 1 1 ···
1 a2 ··· ak−1
2 ak+1
2 ··· n
a2
C = λB Dk = . .. .. .. ..
.. . . . .
ak−1 ak+1 an

1 an ··· n n ··· n

Exercice 75 [ 02659 ] [Correction]


Soient des matrices A, B ∈ Mn (Z) telles que det A et det B sont premiers entre eux.
Montrer l’existence de U, V ∈ Mn (Z) telles que Exercice 80 [ 02386 ] [Correction]
Soit λ1 , . . . , λn ∈ C distincts et P(X) = ni=1 (X − λi ). Calculer :
Q

UA + V B = In P(X) P(X) P(X)



X−λ1 X−λ2 ··· X−λn

1 1 ··· 1
∆(X) = . .. ..

Exercice 76 [ 03944 ] [Correction] .. . .


λ1 λ2n−2 λnn−2
n−2
Soit S ∈ Sn (R). Montrer que la comatrice de S est symétrique. ···

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Calculs de déterminants par blocs (b) Justifier


A −B
B A ≥ 0
Exercice 81 [ 03129 ] [Correction]
Soient A, B, C, D ∈ Mn (K). On suppose que D est inversible et que C et D commutent.
Établir !
A B Exercice 86 [ 00198 ] [Correction]
det = det(AD − BC)
C D Soient B ∈ Mn (R) et !
I B
A= n ∈ M2n (R)
B In
Exercice 82 [ 03130 ] [Correction]
Soient A, B, C, D ∈ Mn (K) avec D inversible. Établir (a) À quelle condition la matrice A est-elle inversible ?
! (b) Donner son inverse quand cela est possible.
A B
det = det(AD − BD−1CD)
C D

Exercice 87 [ 00713 ] [Correction]


Exercice 83 [ 02694 ] [Correction] On considère une matrice M ∈ Mn (K) inversible écrite sous la forme
Soient A, B, C, D ∈ Mn (K) avec AC = CA. Montrer que !
A B
A C
! M=
C D
det = det(DA − BC)
B D
avec A ∈ M p (K) et D ∈ Mn−p (K).
On écrit la comatrice de M sous une forme analogue
Exercice 84 [ 02387 ] [Correction] !
A0 B0
(a) Soient A, B ∈ Mn (R). Montrer que Com M = 0
C D0
!
A B
det ≥0 avec A0 ∈ M p (K) et D0 ∈ Mn−p (K).
−B A
Vérifier
(b) Soient A, B ∈ Mn (R) telles que AB = BA. Montrer que det(A2 + B2 ) ≥ 0. det A0 = det(M) p−1 det D
(c) Trouver un contre-exemple à b) si A et B ne commutent pas.
(d) Soient A, B, C, D ∈ Mn (R) telles que AC = CA. Montrer que
Exercice 88 [ 03147 ] [Correction]
Soient A, B, C, D ∈ Mn (R).
!
A B
det = det(AD − CB)
C D (a) On suppose C t D symétrique et D inversible. Montrer que
!
A B  
det = det At D − Bt C
Exercice 85 [ 01424 ] [Correction] C D
Soient A, B ∈ Mn (R).
(a) Montrer (b) On suppose toujours C t D symétrique mais on ne suppose plus D inversible.

A B Montrer que l’égalité précédente reste vraie.
B = det(A + B) det(A − B)
A

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Exercice 89 [ 03288 ] [Correction]


Soient A, B, C, D des matrices carrées d’ordre n, réelles et commutant deux à deux.
Montrer que la matrice !
A B
M=
C D
est inversible si, et seulement si, AD − BC l’est.

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Corrections Exercice 4 : [énoncé]


H ⊂ Sn , Id ∈ H. Remarquons, ∀k ∈ {1, . . . , n}, σ(k) = n + 1 − σ(n + 1 − k).
Exercice 1 : [énoncé] Soient σ, σ0 ∈ H,
Pour commencer, notons que, pour tout k ∈ {1, . . . , n} ck−1 (1) = k et par conséquent (σ0 ◦ σ)(k) = σ0 (σ(k)) = n + 1 − σ0 (n + 1 − σ(k)) = n + 1 − σ0 ◦ σ(n + 1 − k)
c−(k−1) (k) = 1.
Soit σ une permutation commutant avec cn . donc σ0 ◦ σ ∈ H.
Posons k = σ(1) ∈ {1, 2, ..., n} et s = c−(k−1) ◦ σ de sorte que s(1) = 1. Soit σ ∈ H. Posons ` = σ−1 (k). On a
Comme σ et c commutent, s et c commutent aussi et on a pour tout 2 ≤ i ≤ n,
s = c(i−1) ◦ s ◦ c−(i−1) d’où s(i) = c(i−1) ◦ s ◦ c−(i−1) (i) = σ(i−1) ◦ s(1) = σ(i−1) (1) = i car σ(n + 1 − `) = n + 1 − σ(`) = n + 1 − k
c−(i−1) (i) = 1.
Par conséquent s = Id puis σ = ck . donc σ−1 (n + 1 − k) = n + 1 − ` puis
Inversement les permutations de la forme ck avec 1 ≤ k ≤ n commutent avec c.
σ−1 (k) + σ−1 (n + 1 − k) = ` + (n + 1 − `) = n + 1

Exercice 2 : [énoncé] Exercice 5 : [énoncé]


Pour x = σ(ai ), on a On note I(σ) le nombre d’inversions de la permutation σ :
(σ ◦ c ◦ σ−1 )(x) = σ(ai+1 )
I(σ) = Card({1 ≤ i < j ≤ n | σ(i) > σ( j)}
(en posantn a p+1 = a1 ). o
Pour x < σ(a1 ), . . . , σ(a p ) , on a On a ε(σ) = (−1)I(σ) et I(σ) se calcule en dénombrant, pour chaque de terme de la
seconde ligne, le nombre de termes inférieurs qui le suit.
(σ ◦ c ◦ σ−1 )(x) = σ ◦ σ−1 (x) = x (a) I(σ) = 2 + 3 + 2 + 4 + 3 + 2 + 1 + 0 = 17 donc ε(σ) = −1.
(b) I(σ) = 0 + 1 + 0 + 3 + 0 + 2 + 0 + 0 = 6 donc ε(σ) = 1.
n o
car c(σ−1 (x)) = σ−1 (x) puisque σ−1 (x) < a1 , . . . , a p .
Ainsi  
σ ◦ c ◦ σ−1 = σ(a1 ) σ(a2 ) . . . σ(a p )
Exercice 6 : [énoncé]
On note I(σ) le nombre d’inversions de la permutation σ :
Exercice 3 : [énoncé] I(σ) = Card({1 ≤ i < j ≤ n | σ(i) > σ( j)}
Si {i, j} est stable par σ alors {σ(i), σ( j)} = {i, j}.
On a alors On a ε(σ) = (−1)I(σ) et I(σ) se calcule en dénombrant, pour chaque de terme de la
∀x < {i, j} , (σ ◦ τ)(x) = σ(x) = (τ ◦ σ)(x) seconde ligne, le nombre de termes inférieurs qui le suit.
(a) I(σ) = (n − 1) + (n − 2) + · · · + 1 + 0 = n(n−1)
donc
Pour x = i alors (σ ◦ τ)(i) = σ( j) = (τ ◦ σ)(i) et pour x = j, (σ ◦ τ)( j) = σ(i) = (τ ◦ σ)( j). 2
Par suite n(n−1)
ε(σ) = (−1) 2
σ◦τ=τ◦σ
Inversement, si σ ◦ τ = τ ◦ σ alors σ(i) = (σ ◦ τ)( j) = (τ ◦ σ)( j) = τ(σ( j)). (b) I(σ) = 0 + 1 + 2 + · · · + (n − 1) + 0 + · · · + 0 = n(n−1)
2 donc
Puisque τ(σ( j)) , σ( j) on a σ( j) ∈ {i, j}. n(n−1)
De même σ(i) ∈ {i, j} et donc {i, j} stable par σ. ε(σ) = (−1) 2

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Exercice 7 : [énoncé] Si σ(n) = n, σ définit par restriction une permutation des entiers allant de 1 à n − 1 et il
(a) L’application σ 7→ τ ◦ σ est involutive, donc bijective. suffit d’appliquer directement l’hypothèse de récurrence à partir des sous-familles des
réels a1 , . . . , an−1 et b1 , . . . , bn−1
(b) L’application σ 7→ τ ◦ σ transforme An en Sn \ An donc Card An = Card Sn \ An .
Or Sn est la réunion disjointe de An et de Sn \ An donc n
X n−1
X n−1
X n
X
ai bσ(i) = ai bσ(i) + an bn ≤ ai bi + an bn = ai bi
1 n!
Card An = Card Sn = i=1 i=1 i=1 i=1
2 2
Si σ(n) , n, introduisons l’indice k tel que σ(k) = n et isolons dans la somme les termes
d’indices n et k
Exercice 8 : [énoncé] n
X X
Notons que     ai bσ(i) = ai bσ(i) + ak bn + an bσ(n)
σ◦ a b c ◦σ −1
= σ(a) σ(b) σ(c) i=1 i,k,n
n
Soit σ : Nn → Nn une permutation définie par :
X X
≤ ai bσ(i) + ak bσ(n) + an bn = ai bϕ(i)
i,k,n i=1
σ(a) = a , σ(b) = b et σ(c) = c
0 0 0
 
Si σ est paire alors le problème est résolu. avec ϕ la permutation de ~1 ; n définie par la composition ϕ = n σ(n) ◦ σ. Puisque

Si σ est impaire alors soit c , d ∈ Nn \ {a, b, c} et τ = c

d. ϕ(n) = n, on est ramené à l’étude précédente et on peut conclure
σ ◦ τ est une permutation paire satisfaisante. n
X n
X n
X
ai bσ(i) ≤ ai bϕ(i) ≤ ai bi
i=1 i=1 i=1
Exercice 9 : [énoncé]
La récurrence est établie.
Pour x, y, x0 et y réels tels que x ≤ y et x0 ≤ y0 , on a
La minoration se déduit de la majoration par passage à l’opposé.
xy0 + x0 y ≤ xx0 + yy0 La famille −bn , . . . , −b1 étant croissante, on peut affirmer que pour toute permutation σ
n n
En effet, la différence des deux membres est positive
X X
ai (−bσ(i) ) ≤ −ai bn−i
xx0 + yy0 − (xy0 + x0 y) = ( y − x )(y0 − x0 ) ≥ 0 i=1 i=1

et donc
|{z} | {z }
≥0 ≥0 n n
X X
Pour σ ∈ Sn , la quantité i=1 ai bσ(i) semble alors maximale lorsque les plus grandes
Pn ai bσ(i) ≥ ai bn−i
i=1 i=1
quantités sont multipliées entre elles et, à l’inverse, elle semble minimale lorsque les
grandes quantités multiplient les petites. Montrons alors Finalement,
n n n n
X n
X n
X n
X
ai bσ(i) = ai bσ(i) =
X X X
ai bn−i ≤ ai bσ(i) ≤ ai bi min ai bn−i et max ai bi
σ∈Sn σ∈Sn
i=1 i=1 i=1 i=1 i=1 i=1 i=1

On établit la majoration en raisonnant par récurrence.


La propriété est immédiate pour n = 1. Exercice 10 : [énoncé]
Supposons la propriété vraie à un rang n − 1 ≥ 1. Au rang suivant, on introduit a1 , . . . , an ϕ : E × E → K.
et b1 , . . . , bn des réels triés par ordre croissant et σ une permutation des entiers allant de 1 ϕ(y, x) = f (p(y)) f (q(x)) − f (p(x)) f (q(x)) = −ϕ(x, y). Il suffit d’étudier la linéarité en la
à n. 1ère variable.

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[[Link] édité le 28 décembre 2016 Corrections 14

ϕ(λx + µx0 , y) = f (p(λx + µx0 )) f (q(y)) − f (p(y)) f (q(λx + µx0 )) or f , p et q sont linéaires Exercice 14 : [énoncé]
donc
(a) La famille (1, i) est une base du R-espace vectoriel C.
ϕ(λx + µx0 , y) = (λ f (p(x)) + µ f (p(x0 ))) f (q(y)) − f (p(y)) (λ f (q(x)) + µ f (q(x0 ))) puis en
Pour a, b ∈ C, l’application ϕa,b : z 7→ az + bz̄ est R-linéaire et sa matrice dans la base
développant et en réorganisant : ϕ(λx + µx0 , y) = λϕ(x, y) + µϕ(x0 , y).
(1, i) est
ϕ est donc une forme bilinéaire antisymétrique donc alternée.
Re a + Re b Im b − Im a
!
Im a + Im b Re a − Re b
Exercice 11 : [énoncé] Pour f endomorphisme du R-espace vectoriel C de matrice
L’application ϕ : E n → K définie par
α γ
!
n
X β δ
ϕ(x1 , . . . , xn ) = detB (x1 , . . . , f (x j ), . . . , xn )
j=1
dans la base (1, i), on a f = ϕa,b si, et seulement si,
est une forme n-linéaire alternée, donc il existe λ ∈ K tel que ϕ = λ. detB .
Re a + Re b = α

On a ϕ(e1 , . . . , en ) = λ et par suite


Im a + Im b = β




n
X n
X 
Im b − Im a = γ
λ= detB (e1 , . . . , f (e j ), . . . , en ) = a j, j = tr f


Re a − Re b = δ


j=1 j=1

Ce système possède une unique solution qui est


avec A = (ai, j ) = MatB f .
α+δ β−γ α−δ β+γ
a= +i et b = +i
2 2 2 2
Exercice 12 : [énoncé]
Posons n = dim E. Comme det( f 2 ) = det(−In ) on a det( f )2 = (−1)n ≥ 0, donc n est pair. (b) Le déterminant de f vaut

det f = αδ − βγ = |a|2 − |b|2


Exercice 13 : [énoncé]
(a) Il est clair que V est un sous-espace vectoriel de F (R, R).
On pose fk : R → R définie par fk (x) = xk e x . Exercice 15 : [énoncé]
B = ( f0 , . . . , fn ) forme une base de V, donc dim V = n + 1. Notons Ei, j les matrices élémentaires de Mn (C).
(b) Pour f (x) = P(x)e x on a D( f )(x) = f 0 (x) = (P(x) + P0 (x))e x . On observe
n
X
D est bien une application de V dans V. ϕA (Ei, j ) = ak,i Ek, j
De plus la linéarité de D découle de la linéarité de la dérivation et on peut donc k=1
conclure D ∈ L(V).
Par suite dans la base (E1,1 , . . . , En,1 , E1,2 , . . . , En,2 , . . . , E1,n , . . . , En,n ), la matrice de
Puisque (xk e x )0 = (xk + kxk−1 )e x on a D( fk ) = fk + k fk−1 donc a
l’endomorphisme ϕA est diagonale par blocs avec n blocs diagonaux tous égaux à A. On
1 1 0
 
 .. ..
 en déduit
. . tr ϕA = n tr A et det ϕA = (det A)n
 
MatB (D) =  .

..
.

 n

0 1
Par suite det D = 1 × 1 × · · · × 1 = 1. Exercice 16 : [énoncé]

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(a) Notons C1 , . . . , Cn les colonnes de A et supposons Exercice 19 : [énoncé]


Comme t A = −A on a
λ1 C 1 + · · · + λn C n = 0
det A = det t A = det(−A) = (−1)2n+1 det A = − det A
Si m = max(|λ1 | , . . . , |λn |) , 0 alors, puisque pour tout 1 ≤ i ≤ n,
n donc det A = 0.
X
λ j ai, j = 0 La matrice !
0 1
j=1 A=
−1 0
on obtient P fournit un contre-exemple au second problème posé.
λ j ai, j
P
j,i j,i ai, j
|λi | ≤ ≤ m < m
a
i,i a
i,i

ce qui est absurde compte tenu de la définition de m. Exercice 20 : [énoncé]


Par suite, la famille (C1 , . . . , Cn ) est libre et donc A inversible. Notons A = (ai, j ) et B = ((−1)i+ j ai, j ). On a
(b) Considérons l’application f : x ∈ R 7→ det(A + xIn ). X n
Y
La fonction f est clairement polynomiale de monôme dominant xn , elle est donc det B = ε(σ) (−1)σ(i)+i aσ(i),i
continue et de limite +∞ quand x → +∞. σ∈Sn i=1
De plus, le résultat précédent s’applique à la matrice A + xIn pour tout x ≥ 0 et donc
f (x) , 0 sur [0 ; +∞[. en regroupant les puissance de (−1)
Par continuité, la fonction f ne peut prendre de valeurs ≤ 0 et donc X n
Y
σ(i)+i
Pn
det B = ε(σ)(−1) i=1 aσ(i),i
∀x ≥ 0, f (x) > 0 σ∈Sn i=1

En particulier det A = f (0) > 0. puis


X n
Y
det B = ε(σ)(−1) n(n+1)
aσ(i),i
Exercice 17 : [énoncé] σ∈Sn i=1

Par conjugaison d’une somme et de produits Ainsi


det B = (−1)n(n+1) det A = det A
X n
Y X n
Y
det Ā = ε(σ) aσ(i),i = ε(σ) aσ(i),i = det A car n(n + 1) est pair.
σ∈Sn i=1 σ∈Sn i=1

Exercice 21 : [énoncé]
Exercice 18 : [énoncé] En ajoutant la première colonne de A à chacune des suivantes, on obtient une matrice dont
Ici t A = Ā, donc det(A) = det(t A) = det Ā. les colonnes d’indices 2 jusqu’à n ont pour coefficients 0, 2 ou −2. On peut donc factoriser
Comme 2 sur chacune de ces colonnes et l’on obtient
X Yn X n
Y
det Ā = ε(σ) aσ(i),i = ε(σ) aσ(i),i = det A det A = 2n−1 det B
σ∈Sn i=1 σ∈Sn i=1

on peut conclure det A ∈ R. avec B une matrice dont les coefficients sont 0, 1 ou −1 de sorte que det B ∈ Z

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Exercice 22 : [énoncé] Ce qui donne


La somme des colonnes de B est nulle donc det B = 0.  n 
X
det B = (n − 1) detB  Ai , −A2 , . . . , −An  = (−1)n−1 (n − 1) det(A1 , . . . , An )


i=1
Exercice 23 : [énoncé]
On a Finalement
det(A + iB) det(A − iB) = det(A2 + B2 ) det B = (−1)n−1 (n − 1) det A
car A et B commutent.
Or det(A − iB) = det(A + iB) donc det(A2 + B2 ) = zz̄ ≥ 0.
Exercice 26 : [énoncé]
Notons que pour n = 1 : la relation det(A + X) = det A + det X est vraie pour tout A et tout
Exercice 24 : [énoncé] X.
On suppose dans la suite n ≥ 2.
(a) AA−1 = In donne (det A)(det A−1 ) = 1 or det A, det A−1 ∈ Z donc det A = ±1. Pour X = A, la relation det(A + X) = det A + det X donne 2n det A = 2 det A et donc
(b) Posons P(x) = det(A + xB). P est une fonction polynomiale de degré inférieur à n. det A = 0.
Pour tout x ∈ {0, 1, . . . , 2n}, on a P(x) = ±1 donc P(x)2 − 1 = 0. La matrice A n’est donc par inversible et en posant r < n égal à son rang, on peut écrire
Le polynôme P2 − 1 possède au moins 2n + 1 racines et est de degré inférieur à 2n, A = QJr P avec P, Q inversibles et
c’est donc le polynôme nul. !
On en déduit que pour tout x ∈ R, P(x) = ±1. Jr =
Ir (0)
Pour x = 0, on obtient det A = ±1. (0) On−r
Pour x → +∞,
Posons alors X = QJr0 P avec
!
1 P(x)
det A + B = n → 0 O (0)
!
x x Jr0 = r
(0) In−r
donne det B = 0.
Puisque A + X = QIn P = QP, la matrice A + X est inversible et donc
det X = det(A + X) , 0.
Exercice 25 : [énoncé] On en déduit que la matrice Jr0 est l’identité et donc r = 0 puis A = On .
On note B la base canonique de l’espace des colonnes,

det A = detB (A1 , . . . , An ) Exercice 27 : [énoncé]


La matrice H est équivalente à la matrice J1 dont tous les coefficients sont nuls sauf celui
et
en position (1, 1). Notons P, Q ∈ GLn (R) telles que
 n 
X
det B = detB (B1 , . . . , Bn ) = detB  Bi , B2 , . . . , Bn 


i=1 H = QJ1 P
avec
n n
X X et introduisons B ∈ Mn (R) déterminée par
Bi = (n − 1) Ai
i=1 i=1
A = QBP
Par suite  n n n

X X X La relation
det B = (n − 1) detB  Ai , B2 − Ai , . . . , Bn −

 Ai 
i=1 i=1 i=1
det(A + H) det(A − H) ≤ det A2

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équivaut alors à la relation avec ∆1, j mineur d’indice (1, j) de la matrice A.


Puisque la matrice définissant le mineur ∆1, j est à coefficients positifs et que la somme des
det(B + J1 ) det(B − J1 ) ≤ det B2 coefficients de chaque ligne est inférieure à 1, on peut lui appliquer l’hypothèse de
récurrence et affirmer ∆1, j ≤ 1.
Notons C1 , . . . , Cn les colonnes de B et B = (E1 , . . . , En ) la base canonique de l’espace
On en déduit
Mn,1 (K). On a n+1
X
|det A| ≤ a1, j ≤ 1
det(B + J1 ) = detB (C1 + E1 , C2 , . . . , Cn ) et det(B − J1 ) = detB (C1 − E1 , C2 , . . . , Cn ) j=1

Par multilinéarité du déterminant Récurrence établie.

det(B + J1 ) = det B + detB (E1 , C2 , . . . , Cn ) et det(B − J1 ) = det B − detB (E1 , C2 , . . . , Cn )


Exercice 30 : [énoncé]
d’où l’on tire
(a) En développant selon la première ligne,
det(B + J1 ) det(B − J1 ) = det B − detB (E1 , C2 , . . . , Cn ) ≤ det B
2 2 2
0 a b
0
a 0 c = −a a c + b a = abc + abc = 2abc
b 0 b c
b c 0
Exercice 28 : [énoncé]
En retranchant la première ligne aux autres lignes, le déterminant de la matrice A + xJ (b) En sommant les colonnes sur la première et en factorisant
apparaît comme le déterminant d’une matrice où figure des x seulement sur la première
ligne. En développant selon cette ligne, on obtient que det(A + xJ) est une fonction affine a b c 1 b c
de la variable x. c a b = (a + b + c) 1 a b

De plus b c a 1 c a
det(A − xJ) = det(−t A − xJ) = (−1)2n det(t A + xJ) En retirant la première ligne aux suivante et en développant sur la première colonne
et puisque la matrice J est symétrique
a b c
det(A − xJ) = det(t A + xt J) = det(A + xJ) c a b = (a + b + c) a − b b − c = (a + b + c)(a2 + b2 + c2 − (ab + bc + ca))
c − a a − b
b c a
La fonction affine x 7→ det(A − xJ) est donc une fonction paire et par conséquent c’est une
fonction constante. On a alors (c) En retranchant la première colonne aux suivantes puis en sommant les colonnes sur
la première
∀x ∈ R, det(A + xJ) = det(A + 0.J) = det A
a + b b+c c + a

D = a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2

a +b b +c c +a
3 3 3 3 3 3
Exercice 29 : [énoncé]
Raisonnons par récurrence sur n ∈ N∗ . a + b

c−a c − b 2c c−a c − b
La propriété est immédiate pour n = 1. = a2 + b2 c2 − a2 c2 − b2 = 2c2 c2 − a2 c2 − b2

Supposons la propriété vérifiée pour n ≥ 1. a + b3 c3 − a3 c3 − b3 2c3 c3 − a3 c3 − b3
3
Soit A = (ai, j ) ∈ Mn+1 (R) vérifiant les propriétés énoncées. En développant le
déterminant de A selon la première ligne, on obtient En factorisant par 2 puis en retranchant la première colonne aux suivantes

n+1 c −a −b
D = 2 c2 −a2 −b2
X
det A = (−1)1+ j a1, j ∆1, j 3
c −a3 −b3

j=1

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Enfin en factorisant on se ramène à un déterminant de Vandermonde Par la formule de factorisation


p+q p−q
cos p − cos q = −2 sin

1 1 1 1 1 1 sin
2 2
D = 2abc c a b = 2abc 0 a − c

b − c
b+a
sin c+a
2 2 2 2 2 2 2
0 a −c b −c b−a c − a sin 2

c a b
D = −4 sin 2

sin
2 2 cos b+a cos c+a

2 2
Finalement
puis
b−a c−a b−c
D = 2abc(a − c)(b − c)
1 1
= 2abc(a − c)(b − c)(b − a) D = −4 sin sin sin
a + c b + c 2 2 2

(d) En retranchant à chaque ligne la précédente (en commençant par la dernière) Exercice 31 : [énoncé]

a a a a a a a a a1 a2 a3 ··· an
a b b b 0 b − a b − a b − a a2 a2 a3 ··· an

D = = = a(b − a)(c − b)(d − c)
a b c c 0 0 c − b c − b det(amax(i, j) ) = a3 a3 a3 ··· an

a b c d 0 0 0 d − c .. .. .. ..

. . . .

(e) En sommant toutes les colonnes sur la première et en factorisant
an an an ··· an
En retranchant à chaque colonne la précédente (en commençant par la première)
a c c b a + b + 2c c c b

1 c c b
c a b c a + b + 2c a b c 1 a b c a1 − a2 a2 − a3 · · · an−1 − an an
D = = = (a + b + 2c) 0 a2 − a3 an−1 − an an
c b a c a + b + 2c b a c

1 b a c
.. ..
..

b c c a a + b + 2c c c a 1 c c a

det(amax(i, j) ) =
0 . . .
. . . a − a a

En retranchant la première ligne aux suivantes et en factorisant n−1 n n
(0) 0 an


1 c c b
0 a − c b − c c − b et donc
D = (a + b + 2c) det(amax(i, j) ) = (a1 − a2 )(a2 − a3 ) . . . (an−1 − an )an
0 b − c a − c c − b
0 0 0 a − b Pour ai = i,
det(amax(i, j) ) = (−1)n−1 n
donc
Pour ai = n + 1 − i,
det(amin(i, j) ) = 1

a − c b − c
D = (a + b + 2c)(a − b) = (a + b + 2c)(a − b)((a − c)2 − (b − c)2 )
b − c a − c

puis Exercice 32 : [énoncé]


D = (a + b + 2c)(a − b) (a + b − 2c)
2

a1 a2 ··· an a1 − a2
∗ C1 ← C1 − C2
(f) En retirant la première colonne aux suivantes .. .. ..

. . .. C 2 ← C2 − C3

. .
= = a1 (a1 −a2 ) via
n−1
..

..

1 1 1 1 0 0 .

. a2 a1 − a2
D = cos a cos b cos c = cos a cos b − cos a

cos c − cos a (0) a1 Cn−1 ← Cn−1 − Cn

sin a sin b sin c sin a sin b − sin a

sin c − sin a
(a1 ) a1

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Exercice 33 : [énoncé] En retranchant à chaque ligne a fois la précédente


Via Ln ← Ln − Ln−1 , Ln−1 ← Ln−1 − Ln−2 , . . . , L3 ← L3 − L2 , L2 ← L2 − L1 (dans cet ordre)
a b c 1 1 1
a2 b2 c2 = abc 0 b−a c − a

S 1 S1 S1 ··· S 1 S 1 S1 ··· ··· S 1 3
a b3 c3 0 b(b − a) c(c − a)

S 1 S2 S2 ··· S 2 2 ··· ··· 2

S 1

S2 S3 ··· S 3 =

3 ··· 3 = n!
et enfin en développant
.. .. .. .. .. .. ..
. .

. . . . (0) . a b c
a2 b2 c2 = abc(b − a)(c − a)(c − b)

S 1 S2 S3 ··· S n n 3
b3 c3

a
(b) En séparant la première colonne en deux
Exercice 34 : [énoncé]
a + b b+c c + a a b+c c + a b b+c c + a

(a) t AA = diag(δ, δ, δ, δ) avec δ = a2 + b2 + c2 + d2 . Par suite det A = ±(a2 + b2 + c2 + d2 )2 . a + b b + c c + a = a2 b2 + c2


2 2 2 2 2 2
c + a + b2
2 2
b2 + c2 c +a
2 2

a + b3 b3 + c3 c3 + a3 a3 b3 + c3 c +a b3 + c3 c3 + a3
3 3 3 3
Or b, c, d fixés, par développement de déterminant, l’expression de det A est un b
polynôme en a unitaire de degré 4 donc Puis en procédant à des combinaisons judicieuses sur les colonnes
a + b b+c c + a a b c b c

det A = (a + b + c + d )
2 2 2 2 2 a
a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2 = a2 b2 c2 + b2 c2

a2

a + b3 b3 + c3 c3 + a3 a3 b3 c3 b3 c3
3
a3

(b) Avec des notations immédiates : AA0 = A00 avec :
Enfin, par permutation des colonnes dans le deuxième déterminant
a = aa0 − bb0 − cc0 − dd0
 00

a + b b+c c + a

b00 = ab0 + b0 a + cd0 − dc0 a b c




a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2 = 2 a2 b2 c2 = 2abc(b − a)(c − a)(c − b)


 c00 = ac0 − bd0 + ca0 + db0
a + b3 b3 + c3 c3 + a3
 3 3
a b3 c3

d00 = ad0 + bc0 − cb0 + da0

Par égalité des déterminants et considération de signes Exercice 36 : [énoncé]


En sommant toutes les colonnes sur la première
(a2 + b2 + c2 + d2 )2 (a02 + b02 + c02 + d02 )2 = (a002 + b002 + c002 + d002 )2
...

1 n n−1 2
..

et les quantités suivantes étant positives
.
1 1 3
n(n + 1) . . ..
(a2 + b2 + c2 + d2 )(a02 + b02 + c02 + d02 ) = a002 + b002 + c002 + d002 Dn = .. 2 .. .
2 .
.. .
.. . .. ..
avec a00 , b00 , c00 , d00 ∈ Z par opérations. . n
1 n − 1 ...

2 1
En retranchant à chaque ligne la précédente (en commençant par la fin)
Exercice 35 : [énoncé]
1 n n − 1 ... 2

...
0 1 − n
(a) En factorisant les colonnes 1 1
n(n + 1) .. .. ..

Dn = . 1 . .
a b c 1 1 1 2 . .. .. ..
..

a2 b2 c2 = abc a . . .

b c 1
...
3
b3 c3
2
b2 c2 1 1 − n

a a 0 1

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On développe selon la première colonne et on se ramène à Il reste à déterminer les réels α, β exprimant cette fonction affine.
D’une part
a (b)
a1 + x

n(n + 1) (x) a1 (0)
Dn = ..
.. ..

. β = = = a1 . . . an

2 . .

(b) a

[n−1] (x) an + x (0) an

x=0
avec a = 1 − n et b = 1. La poursuite du calcul donne alors et d’autre part 0
a1 + x

n(n + 1) (x)
Dn = (−1)n−1 nn−2 d ..
α=

2
dx
.
d’où la formule proposée. (x) an + x x=0

La dérivée d’un déterminant est la somme des déterminants obtenus lorsqu’on ne dérive
Exercice 37 : [énoncé] qu’une colonne
n a1 1 (0)
(a) En retirant la première colonne aux suivantes X
..
α=

.
λ1 + x a − λ1 a − λ1

··· j=1
(0) 1 an

b + x λ2 − b (a − b)

∆n (x) = . .. où la colonne formée de 1 est à la position j. Chaque déterminant se calcule en
..

.
développant selon la ligne ne contenant que le coefficient 1 et l’on obtient
b+x λn − b [n]

(0) X n Y

Puis en développant selon la première colonne on obtient une expression de la forme. α= ai


j=1 i, j
∆n (x) = αx + β
(b) Par déterminant triangulaire Exercice 39 : [énoncé]
n n 1 1 1
Y Y a1 +b1 ··· a1 +bn−1 a1 +bn
∆n (−a) = (λi − a) et ∆n (−b) =

(λi − b) . .. ..
.
!
1
i=1 i=1 Dn = det = 1. . .
ai + b j ··· 1 1
On en déduit 1≤i, j≤n a +b
n−11 1 an−1 +bn−1 an−1 +bn
1 1
···
Qn Qn
(λi − a) − i=1 (λi − b) an +b1 an +bn−1 an +bn
α= i=1
et Via C1 ← C1 − Cn , . . . , Cn−1 ← Cn−1 − Cn puis factorisation :
Qn b−a Q
n
b i=1 (λi − a) − a i=1 (λi − b) 1
a1 +b1 · · ·
1
1

β= .
a1 +bn−1
.. ..

b−a (b1 − bn ) . . . (bn−1 − bn ) ..
Dn = . .
(a1 + bn ) . . . (an + bn ) 1

1
· · · 1

Exercice 38 : [énoncé] an−11+b1 an−1 +bn−1
1
··· 1

En retirant la première colonne aux autres, on obtient un déterminant où ne figurent des x an +b1 an +bn−1

que sur la première colonne. En développant selon cette première colonne, on obtient une Via L1 ← L1 − Ln , . . . , Ln−1 ← Ln−1 − Ln puis factorisation :
expression affine de la variable x. 1
a1 +b1 ··· 1
0

a1 +bn−1
(b1 − bn ) . . . (bn−1 − bn )(a1 − an ) . . . (an−1 − an ) ... .. ..

a1 + x

(x)
Dn = . .
.. (a1 + bn ) . . . (an + bn )(an + b1 ) . . . (an + bn−1 ) 1
= αx + β

. ··· 1
0

an−1 +b1 an−1 +bn−1

an + x ···

(x) 1 1 1

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Par conséquent Cependant les polynômes χ et P0 ne sont pas de même degré. . . En revanche, les
polynômes χ et (−1)n (P − P0 ) ont même degré n, même coefficient dominant (−1)n et
Q
1≤i< j≤n (a j − ai )(b j − bi )
Dn =
1≤i, j≤n (ai + b j ) prennent les mêmes valeurs en les n points distincts z1 , . . . , zn . On en déduit qu’ils
Q
sont égaux. En particulier le déterminant cherché est
Puisque Y
( j − i) = 1!2! . . . (n − 1)! χ(0) = (−1)n P(0) − P0 (0) = 2(−1)n

1≤i< j≤n

et Y (n + 1)! (n + 2)! (2n)!


(i + j) = ··· Exercice 41 : [énoncé]
1≤i, j≤n
1! 2! n! On décompose la première colonne en somme de deux colonnes
on obtient dans le cas particulier a + λ1  λ1  a
     
 a   0  a
(1!2! . . . (n − 1)!)3 n!
 ..  =  ..  +  ..  = λ1 E1 + aC
     
Dn =
(n + 1)!(n + 2)! . . . (2n)!  .   .   . 
a 0 a

Exercice 40 : [énoncé] avec E1 colonne élémentaire et C colonne constituée de 1.


On décompose de même chacune des colonnes. On peut écrire
(a) Par l’absurde, supposons que Pn possède une racine multiple z. Celle-ci vérifie
det H = det (λ1 E1 + aC, . . . , λn En + aC)
Pn (z) = P0n (z) = 0
On développe par multilinéarité et on simplifie sachant que le déterminant est nul lorsque
On en tire la colonne C apparaît deux fois. On obtient
zn − z + 1 = 0(1) et nzn−1 = 1 (2)
n
X
(1) et (2) donnent det H = det(λ1 E1 + · · · + λn En ) + det(λ1 E1 , . . . , aC, . . . , λn En )
(n − 1)z = n (3) i=1

(2) impose |z| ≤ 1 alors que (3) impose |z| > 1. C’est absurde. et donc
n n n
Y X Y
(b) Posons χ(X) le polynôme caractéristique de la matrice étudiée. On vérifie det H = λi + a λk
i=1 i=1 k=1,k,i
1 + z1 − zi

1 (1)
.. ..

. .

Exercice 42 : [énoncé]
χ(zi ) = 1
.. Notons Dn le déterminant recherché.
. On décompose la première colonne en somme de deux colonnes
(1) 1 1 + zn − zi

a1 + b1  a1  b1 
     
En retranchant la i-ème colonne à toutes les autres et en développant par rapport à la  b1   0  b1 
 ..  =  ..  +  ..  = a1 E1 + b1C
     
ième ligne, on obtient
 .   .   . 
n
Y   b1 0 b1
χ(zi ) = z j − zi = (−1)n−1 P0 (zi )
j=1, j,i avec E1 colonne élémentaire et C colonne constituée de 1.

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On décompose de même chacune des colonnes. On peut écrire En répétant la démarche, on obtient
Y  
Dn = det (a1 E1 + b1C, . . . , an En + bnC) det Mn = αn cos x j − cos xi = αn P
1≤i< j≤n
On développe par multilinéarité et on simplifie sachant que le déterminant est nul lorsque
la colonne C apparaît deux fois. On obtient Il reste à déterminer la valeur de αn . . .
Un calcul immédiat donne α2 = 1.
n
X En développant selon la dernière ligne
Dn = det(a1 E1 + · · · + an En ) + det(a1 E1 , . . . , biC, . . . , an En )
i=1 det Mn = cos((n − 1)xn ) det Mn−1 + · · ·
et donc où les points de suspensions contiennent une expression polynomiale en cos(xn ) de
n n n
degré < n − 1.
Y X Y
Dn (a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn ) = ai + bi ak
i=1 i=1 k=1,k,i
En identifiant les coefficients dominant des expressions polynomiale en cos(xn ) dans
cette égalité, on obtient
αn = 2n−2 αn−1
Exercice 43 : [énoncé] Cette relation permet de conclure
(n−1)(n−2)
(a) cos([Link] ) est un polynôme en cos(xi ) de degré 0. αn = 2 2

cos([Link] ) est un polynôme en cos(xi ) de degré 1.


Par récurrence double, on montre que cos( jxi ) est un polynôme en cos(xi ) de degré j
en exploitant la relation :
Exercice 44 : [énoncé]
cos (( j + 1)xi ) + cos (( j − 1)xi ) = 2 cos(xi ) cos( jxi ) (a) Il y autant de facteurs que de paires {i, j} i.e.
!
On peut aussi par récurrence affirmer que le coefficient dominant de cos( jxi ) est 2 j−1 n n(n − 1)
=
pour j ≥ 1. 2 2
On peut même être plus précis et affirmer que cos (( j − 1)xi ) est une expression
polynomiale de degré j − 1 en cos(xi ). (b)
1 cos x1 cos(2x1 ) cos(3x1 )
 
(b) det Mn est une expression polynomiale en cos(x1 ) de degré au plus n − 1. 1 cos x2 cos(2x2 ) cos(3x2 )

Puisque cos(x2 ), . . . , cos(xn ) sont n − 1 racines distinctes du polynôme M =  
1 cos x3 cos(2x3 ) cos(3x3 )
correspondant, on peut écrire 1 cos x4 cos(2x4 ) cos(3x4 )
n
Y (c) La propriété est immédiate pour j = 1 ou j = 2.
det Mn = λ(x2 , . . . , xn ) (cos x j − cos x1 ) Pour j = 3, cos(2xi ) = 2 cos2 xi − 1.
j=2
Pour j = 4, cos(3xi ) = 4 cos3 xi − 3 cos xi .
L’expression du coefficient λ(x2 , . . . , xn ) est polynomiale en cos(x2 ) de degré au plus (d) det M est une expression polynomiale en cos(x1 ) de degré au plus 3.
n − 2 (car il y a déjà le facteur cos(x2 ) − cos(x1 ) dans le produit) et puisque Puisque cos(x2 ), cos(x3 ), cos(x4 ) sont 3 racines distinctes du polynôme
cos(x3 ), . . . , cos(xn ) en sont des racines distinctes, on peut écrire correspondant, on peut écrire
n
Y 4
Y
λ(x2 , . . . , xn ) = µ(x3 , . . . , xn ) (cos x j − cos x2 ) det M = λ(x2 , x3 , x4 ) (cos x1 − cos x j )
j=3 j=2

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L’expression du coefficient λ(x2 , x3 , x4 ) est polynomiale cos(x2 ) de degré au plus 2 Exercice 45 : [énoncé]
(car il y a déjà le facteur cos(x1 ) − cos(x2 ) dans le produit) et puisque cos(x3 ), cos(x4 ) Par les opérations élémentaires C1 ← C1 + Cn puis L1 ← L1 + Ln on obtient
en sont des racines distinctes, on peut écrire
0 0 ··· 0 1

4
Y 0 0 1 · · · 1
λ(x2 , . . . , xn ) = µ(x3 , x4 ) (cos x2 − cos x j ) .. .. .. ..

Dn = . −1
. . .
j=3 .. . . . .

0 . . . 1
En répétant la démarche, on obtient
−1 −1 · · · −1 0 [n]

Y  
det M = α cos xi − cos x j = αP4 En développant, on parvient à la relation de récurrence
1≤i< j≤4
Dn = Dn−2
Il reste à déterminer la valeur de α . . .
Une démarche analogue à la précédente aurait donnée Comme D1 = 0 et D2 = 1, on a
1 + (−1)n
Dn =
1 cos x1 cos(2x1 ) 2
1 cos x2 cos(2x2 ) = βP3

1 cos x3 cos(2x3 )
Exercice 46 : [énoncé]
et Par les opérations élémentaires : C1 ← C1 − Cn puis L1 ← L1 − Ln on obtient
1 cos x1
1 cos x = γP2 avec γ = −1

−2 0 · · · 0 1
2 0
0 (1)
En développant det M selon la dernière ligne et en considérant le coefficient . ..

dominant de det M vu comme polynôme en cos(x3 ) on obtient Dn = .. .
..

.
0
4βP3 = (−1)3 αP3

1 (1) 0 [n]

et de façon analogue on a aussi En développant, on parvient à la relation de récurrence


2γP2 = (−1) βP2 2
Dn = −2Dn−1 − Dn−2

On en déduit La suite (Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
α=8 r2 + 2r + 1 = 0 de racine double −1.
Sachant D1 = 0 et D2 = −1, on parvient à
Puisque Card S4 = 24, det M peut se voir comme la somme de 24 termes qui sont
tous inférieurs à 1 en valeur absolue. On en déduit Dn = (−1)n−1 (n − 1)

|det M| ≤ 24
Exercice 47 : [énoncé]
Certains des termes (par exemple 1 × cos(x1 ) × cos(2x2 ) × cos(3x3 )) étant strictement En développant selon la deuxième ligne
inférieurs à 1 en valeur absolue, on a aussi
1 ∗
|det M| < 24 Dn = −
..
+ Dn−1 = −1 + Dn−1
.
(0) 1 [n−1]

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Puisque D1 = 1 on obtient Exercice 49 : [énoncé]


Dn = 2 − n En décomposant la première ligne en somme de deux lignes

a 0 ··· 0 b b ··· b
a a+b b a a+b b
Exercice 48 : [énoncé] Dn = . .. + . ..
.. ..

En décomposant la dernière colonne en somme de deux colonnes . .
a + b a + b

a a [n]
a a [n]

2 1 ··· 1 2 (1) 0

.. .. .. .. En retranchant la première colonne à toutes les autres dans le second déterminant, on

. . ..

1 . . .
Dn = . + obtient
. .. Dn = aDn−1 + bn
. . n 1 n 0
1 (1) n

1 ··· 1 [n] Par récurrence, on en déduit
En retranchant la dernière colonne à chacune des autres an+1 − bn+1
Dn = si a , b
a−b
2 1 · · · 1 1 (0) 1

.. .. .. . .. .. et
. . . ..

1 . . = (n − 1)!
. . = Dn = (n + 1)an si a = b
.. .. n 1 n − 1 1
(0) 1
1 ··· 1 1
Exercice 50 : [énoncé]
En développant selon la dernière colonne En retirant à chaque ligne la précédente (et en commençant par la dernière)

2 (1) 0
1 1 0 ··· ··· 0
.. .. ..
.

.

= nDn−1

0 C10 C11 0 .
n 0 . .. ..

(1) n .. C 0 C 1
C 2 . .
[n] Dn = . 2 2 2
..

.. C 0 C31
C32 . 0
Ainsi 3
.. ..

Dn = (n − 1)! + nDn−1 . . C n−2
n−2
0 C 0 C1 C2 · · · C n−2
n−1 n−1 n−1 n−1 [n]
Par suite
Dn 1 Dn−1
= + en vertu de la formule du triangle de Pascal
n! n (n − 1)!
donc Cnk = Cn−1
k−1
+ Cn−1
k

X1 n
Dn
= D0 + En développant selon la première colonne, on obtient
n! k=1
k

puis Dn = Dn−1
Dn = (1 + Hn )n! Ainsi
Dn = D1 = 1

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Exercice 51 : [énoncé] et on développe selon la dernière colonne


En retirant à chaque ligne la précédente (et en commençant par la dernière) on obtient
0 Dn = b(a − c)n−1 + (a − b)Dn−1 avec n ≥ 2
1
Cnn

C0 C1 · · ·
0 C 0 · · · Cnn−1 Ainsi
1
Dn+1 = . .. ..
.. . . Dn = b(a − c)n−1 + b(a − b)(a − c)n−2 + · · · + b(a − b)n−2 (a − c)1 + (a − b)n−1 D1
0 Cn0 · · · C2n−1
n−1

[n+1]
Par sommation géométrique des premiers termes
en vertu de la formule du triangle de Pascal
a−b n−1
 
1−
Cnk = k−1
Cn−1 + Cn−1
k
Dn = b(a − c)n−1
a−c
+ a(a − b)n−1
1 − a−b
a−c
En développant selon la première colonne
0 puis après simplification
C1 ··· Cnn−1 b(a − c)n − c(a − b)n
Dn =
Dn+1 = ... ..

. b−c

Cn0 ··· n−1
C2n−1 [n]

Via Cn ← Cn − Cn−1 , . . . , C2 ← C2 − C1 et en exploitant C 0p = C 0p+1 , on obtient Exercice 53 : [énoncé]


Par développement d’un déterminant tridiagonal,
0
n−1
C0 ··· Cn−1
Dn = (a + b)Dn−1 − abDn−2

= ... .. = D

Dn+1 . n

0
Cn−1 ··· n−1
C2n−2 La suite (Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
r2 − (a + b)r + ab = 0 de racines a et b.
Finalement Si a , b alors on peut écrire Dn = λan + µbn et compte tenu des valeurs initiales, on
Dn = 1 obtient
an+1 − bn+1
Dn =
a−b
Exercice 52 : [énoncé] Si a = b alors on peut écrire Dn = (λn + µ)a et on parvient cette fois-ci à
n
Cas b = c :
C’est un calcul classique, on effectue C1 ← C1 + · · · + Cn puis Li ← Li − L1 (i = 2, . . . , n) Dn = (n + 1)an
pour triangulariser le déterminant et obtenir

det An = (a + (n − 1)b)(a − b)n−1 Exercice 54 : [énoncé]


Cas b , c : En développant par rapport à la première colonne, puis par rapport à la première ligne
Posons Dn = det An . À chaque ligne on retranche la précédente dans le second déterminant, on obtient pour n ≥ 2

a b ··· b
Dn = (a + b)Dn−1 − abDn−2
c − a a − b (0)

Dn = .. .. (Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
. .
r2 − (a + b)r + ab = 0

(0) c − a a − b

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de racines distinctes a et b. Si θ = 0 [2π] alors Dn = λn + µ. D0 = 1 et D1 = 2 donnent


On peut donc écrire Dn = λan + µbn avec λ, µ ∈ C. Les valeurs initiales D0 = 1 et
D1 = a + b déterminent λ et µ et donc Dn = n + 1

an+1 − bn+1 Si θ = π [2π] alors Dn = (λn + µ)(−1)n . D0 = 1 et D1 = 2 donnent


Dn =
a−b
Dn = (−1)n (n + 1)

Exercice 55 : [énoncé]
En développant par rapport à la première colonne, puis par rapport à la première ligne
dans le second déterminant on obtient pour n ≥ 2 Exercice 57 : [énoncé]
En développant selon la première colonne, puis la première ligne et en recommençant :
Dn = (1 + x2 )Dn−1 − x2 Dn−2 Dn = (−n) × 1 × (2 − n) × 3 etc. . .
Si n est pair le développement s’arrête sur le calcul de
(Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
r2 − (1 + x2 )r + x2 = 0 de racines 1 et x2 .

n − 1 0
Si x2 , 1 alors Dn = λ + µx2n avec λ, µ ∈ C 1 =0
0
D0 = 1 et D1 = 1 + x2 donnent
1 − x2n+2 Si n est impair le développement s’arrête par l’étape
Dn =
1 − x2
Si x2 = 1 alors Dn = λn + µ. 0 n−2 0 0
n − 1 0 n − 2 0 0
D0 = 1 et D1 = 2 donnent
3 0 0 n
= −3 2 0 n = −3(n − 2)
= 3n(n − 2)
Dn = n + 1 0 2 0 n
0 1 0
1 n
0 0 1 0

Exercice 56 : [énoncé] En écrivant n = 2p + 1, on parvient à


En développant par rapport à la première colonne, puis par rapport à la première ligne
dans le second déterminant on obtient pour n ≥ 2 Dn = (−1) p+1 (1 × 3 × · · · × 2p + 1)2

Dn = 2 cos θDn−1 − Dn−2


Exercice 58 : [énoncé]
(Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
r2 − 2 cos θr + 1 = 0 de racines eiθ et e−iθ . En développant par rapport à la première colonne, puis par rapport à la première ligne
Si θ , 0 [π] alors Dn = λ cos nθ + µ sin nθ. D0 = 1 et D1 = 2 cos θ donnent dans le second déterminant on obtient pour n ≥ 2

λ=1 Dn = 2aDn−1 − a2 Dn−2


(
λ cos θ + µ sin θ = 2 cos θ
(Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
puis r2 − 2ar + a2 = 0 de racines double a.
λ=1 On a alors Dn = (λn + µ)an avec λ, µ ∈ K.
(
µ = 1/tan θ D0 = 1 et D1 = 2a donnent
Ainsi Dn = (n + 1)an
sin(n + 1)θ
Dn =
sin θ
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Exercice 59 : [énoncé] (b) Si det M , 0 alors M est inversible et rg M = n.


D’une part Si det M = 0 alors M n’est pas inversible donc rg M < n.
Or M possède une matrice extraite de rang n − 1 donc rg M = n − 1.

a −b c −d
b = (a2 + b2 )(c2 + d2 ) Finalement
a d c 
n − 1 si − α ∈ Un

rg M = 

D’autre part n
 sinon

a −b c −d ac − bd −(ad + bc)
= = (ac − bd)2 + (ad + bc)2
b a d c ad + bc ac − bd
Exercice 63 : [énoncé]
(a) En sommant toutes les colonnes sur la première colonne
Exercice 60 : [énoncé]

(a) Après calculs 1 b ··· b
1 a b

det(A − λI3 ) = (1 − λ)(4 − λ)(2 − λ) det M(a, b) = (a + (n − 1)b) .
.. ..
.
On a donc
1 a
det(A − λI3 ) = 0 ⇐⇒ λ = 1, 2 ou 4
puis en retirant la première ligne au suivante
(b) Après résolution de l’équation f (x) = λx pour λ = 1, 2 ou 4, on obtient

1 b ··· b
ε1 = e1 − 2e2 + 2e3 , ε2 = e1 − e2 + e3 et ε3 = e1 − 2e2 + e3

0 a−b 0
det M(a, b) = (a + (n − 1)b) . .. .. = (a + (n − 1)b)(b − a)n−1
convenables. .. . .

0 ··· 0 a − b

Exercice 61 : [énoncé] (b) Si a = b = 0 alors


Notons A = (ai, j ) et B = (bi, j ). On sait rg M(a, b) = 0

X n
Y Si a = b , 0 alors
det(A + xB) = ε(σ) (aσ(i),i + xbσ(i),i ) rg(M(a, b)) = 1
σ∈Sn i=1
Si a , b et a + (n − 1)b , 0 alors
La fonction x 7→ det(A + xB) est continue (car polynomiale) et ne s’annule pas en 0 (car
det(A) , 0), donc elle ne s’annule pas sur un voisinage de 0 ce qui résout le problème rg M(a, b) = n
posé.
Si a , b et a + (n − 1)b = 0 alors

rg M(a, b) = n − 1
Exercice 62 : [énoncé]
car M(a, b) possède une matrice de rang n − 1 inversible puisque a , b et
(a) En écrivant la première colonne comme somme de deux colonnes on obtient
a + (n − 2)b , 0.
det M = 1 − (−1)n αn

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Exercice 64 : [énoncé] de déterminant 1.


Soit A une matrice de GLn (Z). Le déterminant de A ainsi que celui de son inverse sont des Considérons alors la matrice
entiers. Puisque  0
 da1 da02 ··· da0n an+1 

det A × det A−1 = 1  α α2,2 ··· α2,n 0 

 2,1
on en déduit det A = ±1. Inversement, si une matrice A ∈ Mn (Z) est de déterminant ±1  .. .. .. .. 

alors son inverse, qui s’exprime à l’aide de la comatrice de A, est à coefficients entiers.  . . . . 
 α αn,2 ··· αn,n 0 

Ainsi les matrices de GLn (Z) sont les matrices à coefficients entiers de déterminant ±1.  n,1
Soit A une matrice de GLn (Z) dont la première ligne est formée par les entiers a1 , . . . , an . −va01 −va02 ··· −va0n u
En développant le calcul de det A selon la première ligne de la matrice, on obtient une
relation de la forme Celle-ci est à coefficients entiers et en développant son déterminant par rapport à la
a1 u1 + · · · + an un = 1 dernière colonne, on obtient 1.
Récurrence établie.
avec les uk égaux, au signe près, à des mineurs de la matrice A. Ces uk sont donc des
entiers et la relation qui précède assure que les entiers a1 , . . . , an sont premiers dans leur
ensemble.
Pour établir la réciproque, raisonnons par récurrence sur n ≥ 2 pour établir qu’il existe Exercice 65 : [énoncé]
une matrice à coefficients dans Z, de déterminant 1, dont la première ligne est a1 , . . . , an On a H −1 = det1 H t Com H avec Com H = (Hi, j ).
premiers dans leur ensemble. Par opérations élémentaires,
Pour n = 2. Soient a, b deux entiers premiers entre eux. Par l’égalité de Bézout, on peut Q
1≤i< j≤n (a j − ai )(b j − bi )
!
1
écrire det =
ai + b j 1≤i, j≤n 1≤i, j≤n (ai + b j )
Q
au + bv = 1 avec u, v ∈ Z
Considérons alors la matrice ! En simplifiant les facteurs communs, on obtient
a b
A= ∈ M2 (Z)
−v u Hk,` (−1)k+` (n + k − 1)!(n + ` − 1)!
=
Celle-ci étant de déterminant 1, elle appartient à GL2 (Z). det H (k + ` − 1)(k − 1)!2 (` − 1)!2 (n − k)!(n − `)!
Supposons la propriété établie au rang n ≥ 2.
Soient a1 , . . . , an , an+1 des entiers premiers dans leur ensemble. Posons puis
n+k−1 n+`−1 k+`−2
! ! !
Hk,`
d = pgcd(a1 , . . . , an ) = (−1)k+` (k + ` − 1) ∈Z
det H k+`−1 k+`−1 k−1
Les entiers d et an+1 étant premiers entre eux, il existe u, v ∈ Z tels que
du + an+1 v = 1 Exercice 66 : [énoncé]
De plus, on peut écrire (a) On a
a1 = da01 , . . . , an = da0n

1 1 1
c = (b − a)(c − a)(c − b) , 0

avec a01 , . . . , a0n premiers dans leur ensemble. a
2
b
b2 c2

Par hypothèse de récurrence, il existe une matrice a
 0
 a1 a02 · · · a0n 
 Par les formules de Cramer
x= (b−d)(c−d)(c−b)

α
 2,1 α2,2 · · · α2,n 
 

 (b−a)(c−a)(c−b)
 .. .. ..  ∈ Mn (Z) y= (d−a)(c−a)(c−d)


 . . . 

 (b−a)(c−a)(c−b)
z =

 (b−a)(d−a)(d−b)
αn,1 αn,2 · · · αn,n (b−a)(c−a)(c−b)

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(b) On a Exercice 69 : [énoncé]


1 1 1 Les deux systèmes proposés sont de Cramer via déterminant de Vandermonde.
c = (b − a)(c − a)(c − b)(a + b + c) , 0
a
b (a) Si x, y, z est sa solution alors P(a) = P(b) = P(c) = 0 et donc
3
b3 c3

a
P = (X − a)(X − b)(X − c)
Par les formules de Cramer
On en déduit
(b − d)(c − d)(c − b)(d + b + c)
x= x = abc, y = −(ab + bc + ca) et z = a + b + c
(b − a)(c − a)(c − b)(a + b + c)
(b) Introduisons
et y, z par symétrie. P = X 4 − (x + yX + zX 2 )
Si x, y, z est solution alors P(a) = P(b) = P(c) = 0 et donc
Exercice 67 : [énoncé] P = (X − a)(X − b)(X − c)(X − d)
Le système est de Cramer via déterminant de Vandermonde.
(1) + (2) + (3) donne Puisque le coefficient de X 3 dans P est nul, la somme des racines de P est nulle et
a+b+c donc
x= a+b+c+d =0
3
(1) + j2 (2) + j(3) donne puis
a + b j2 + c j P = (X − a)(X − b)(X − c)(X + (a + b + c))
y=
3 En développant, on obtient
et (1) + j(2) + j2 (3) donne
x = σ3 σ1 , y = σ3 − σ1 σ2 et z = σ21 − σ2
a + b j + c j2
z=
3 avec σ1 , σ2 , σ3 les expressions symétriques élémentaires en a, b, c.

Exercice 68 : [énoncé] Exercice 70 : [énoncé]


Le déterminant du système est (a) Pour A = (ai, j ) ∈ Mn (C) on a
1 a a2 1 a2 2 n

a 1 a a X Y
det A = ε(σ)

ā 1 a = 0 1 − |a|2 a(1 − |a|2 ) = 0 1 − |a|2 a(1 − |a|2 ) ai,σ(i)
ā ā 1 0 ā(1 − |a|2 ) σ∈Sn
1 − |a|4 0 1 − |a|2 i=1
2
0
Par suite si tous les ai, j sont entiers, det A l’est aussi.
Si |a| , 1 alors est le système est de Cramer et homogène
(b) ( =⇒ ) Si A et A−1 sont à coefficients entiers alors det A ∈ Z et det A−1 ∈ Z.
S = {(0, 0, 0)} Or det A. det A−1 = det(AA−1 ) = det In = 1
Donc det A = det A−1 = ±1.
Si |a| = 1 alors le système équivaut à une seule équation ( ⇐= ) Si det A = ±1 alors A est inversible car de déterminant non nul
Son inverse est
x + ay + a2 z = 0 A−1 =
1 t
Com A = ±t Com A
det A
car les deux autres lui sont proportionnelles. On en déduit Or la comatrice de A est formée des cofacteurs de A qui sont des entiers car égaux à
n o des déterminants de matrices à coefficients entiers (car extraites de A).
S = (−ay − a2 z, y, z) | y, z ∈ C Ainsi A−1 est une matrice à coefficients entiers

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Exercice 71 : [énoncé] Si rg(A) ≤ n − 1 et n ≥ 3 alors rg(Com A) ≤ 1 ≤ n − 2 donc


(a) Si rg(A) = n alors A est inversible et sa comatrice l’est alors aussi donc
Com(Com(A)) = On
rg(Com(A)) = n
Si n = 2 alors pour
Si rg(A) ≤ n − 2 alors A ne possède pas de déterminant extrait d’ordre n − 1 non nul. ! !
a b d −c
Par suite Com(A) = On et donc A= , Com(A) = et Com(Com(A)) = A
c d −b a
rg(Com(A)) = 0

Si rg(A) = n − 1, exploitons la relation At Com(A) = det(A).In = On . Exercice 72 : [énoncé]


Soient f et g les endomorphismes de K n canoniquement associés aux matrices Cas A et B inversibles
A et t Com(A). Puisque A et B commutent, leurs inverses commutent aussi
On a f ◦ g = 0 donc Im g ⊂ ker f . Comme rg( f ) = n − 1, dim ker f = 1 et par suite On en déduit
rg(g) ≤ 1.
Ainsi rg(Com(A)) ≤ 1. 1 t 1 t 1 t 1 t
(Com A) (Com B) = (Com B) (Com A)
Comme rg(A) = n − 1, il existe un déterminant extrait non nul d’ordre n − 1 et par det A det B det B det A
suite Com(A) , On . En simplifiant et en transposant on obtient
Finalement
rg(Com(A)) = 1 Com(A) Com(B) = Com(B) Com(A)
(b) Comme A Com(A) = det(A).In on a
t
Cas général
det(A) det Com(A) = (det A)n Pour p assez grand, les matrices
1 1
Si det A , 0 alors A+ In et B + In
det Com(A) = (det A) n−1 p p

Si det A = 0 alors rg(Com(A)) ≤ 1 < n donc sont inversibles et commutent donc


! ! ! !
det(Com(A)) = 0 1 1 1 1
Com A + In Com B + In = Com B + In Com A + In
p p p p
(c) Si rg(A) = n alors
En passant à la limite quand p → +∞, on obtient
t
Com(Com(A)). Com(A) = det(Com(A)).In = det(A)n−1 .In
Com(A) Com(B) = Com(B) Com(A)
Donc
t
Com(Com(A)) = det(A)n−1 Com(A)−1
Or t Com(A).A = det(A).In donc Exercice 73 : [énoncé]
Soit M solution de l’équation étudiée.
t
Com(A) = det(A).A−1 Puisque
t
(Com M)M = det(M)In
puis sachant t (B)−1 = (t B)−1 on a :
on obtient
Com(Com(A)) = det(A)n−2 A t
MM = det(M)In

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et donc Puisque AM = On , Im M ⊂ ker A = Vect X et donc on peut écrire par blocs


tr(t MM) = n det M
M = (λ1 X | . . . | λn X) = XL
Or
n  
avec L = λ1 . . . λn ) .
X
tr(t MM) = m2i, j
i, j=1 La relation MA = On donne alors XLA = On et puisque X , 0, on obtient LA = 0
puis t At L = 0. Ceci permet alors d’écrire L sous la forme L = λt Y puis M sous la
donc det M ≥ 0.
forme
De plus, en passant la relation t MM = det(M)In au déterminant, on obtient
M = λX t Y
(det M)2 = (det M)n Inversement une telle matrice vérifie AM = MA = On et donc
Cas n , 2 {M ∈ Mn (K) | AM = MA = On } = Vect(X t Y)
On obtient det M = 0 ou 1.
Dans le cas det M = 0, on obtient tr(t MM) = 0 et donc M = On . Cet espace de solution étant une droite et la matrice B étant un élément non nul de
Dans le cas det M = 1, on obtient t MM = In et donc M est une matrice orthogonale de celle-ci, il est dès lors immédiat d’affirmer que toute matrice C ∈ Mn (K) vérifiant
déterminant 1. AC = CA = On est nécessairement colinéaire à B.
Inversement, la matrice nulle est solution de l’équation étudiée et si M est une matrice
orthogonale de déterminant 1 alors
Exercice 75 : [énoncé]
t
(Com M)M = In = t MM
Il existe u, v ∈ Z tels que u det A + v det B = 1. U = ut (Com A) et V = vt (Com B)
ce qui donne Com M = M sachant M inversible. conviennent alors.
Cas n = 2 ! !
a b d −c
Pour M = , on a Com M = et donc Com M = M si, et seulement si, M
c d −b a Exercice 76 : [énoncé]
est de la forme ! Le coefficient d’indice (i, j) de la comatrice de S est
a −b
b a (−1)i+ j ∆i, j

avec ∆i, j le mineur d’indice (i, j) de la matrice S i.e. le déterminant de la matrice obtenue
Exercice 74 : [énoncé] en supprimant la i-ème ligne et la j-ème colonne de S . Or le déterminant d’une matrice
est aussi celui de sa transposée et puisque la matrice S est symétrique, le mineur d’indice
(a) On sait AB = BA = det(A)In .
(i, j) est égal à celui d’indice ( j, i). On en déduit que la comatrice de S est symétrique.
Si rg A = n alors A est inversible donc B aussi et rg B = n.
Si rg A = n − 1 alors dim ker A = 1 et puisque AB = On , Im B ⊂ ker A puis rg B ≤ 1.
De plus, la matrice A étant de rang exactement n − 1, elle possède un mineur non nul
et donc B , On . Finalement rg B = 1. Exercice 77 : [énoncé]
Si rg A ≤ n − 2 alors tous les mineurs de A sont nuls et donc B = On puis rg B = 0. On réalise les opérations élémentaires Cn ← Cn − x1Cn−1 , Cn−1 ← Cn−1 − x1Cn−2 ,. . . ,
C2 ← C2 − x1C1 :
(b) Puisque rg A = n − 1, dim ker A = 1 et dim ker t A = 1.
Il existe donc deux colonnes X et Y non nulles telles que

1 0 0 ··· 0
n−2
1 x2 − x1 x2 (x2 − x1 ) · · · x (x2 − x1 )
2
ker A = Vect X et ker t A = Vect Y Vn (x1 , . . . , xn ) = . .. .. ..
..

. . .
Soit M ∈ Mn (K) vérifiant AM = MA = On . n−2

1 xn − x1 xn (xn − x1 ) · · · xn (xn − x1 )

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On développe selon la première ligne et on factorise par ligne : Exercice 79 : [énoncé]


n
Considérons le polynôme
Y
Vn (x1 , . . . , xn ) = (x j − x1 )Vn−1 (x2 , . . . , xn ) P(X) = (X − a1 )(X − a2 ) . . . (X − an )
j=2
Celui-ci se développe sous la forme
On réitère
n
Y n
Y n
Y P(X) = X n + αn−1 X n−1 + · · · + α0
Vn (x1 , . . . , xn ) = (x j − x1 ) (x j − x2 ) . . . (x j − xn−1 )V1 (xn )
avec α0 , . . . , αn−1 ∈ K et en particulier αk = (−1)n−k σn−k où les σ1 , . . . , σn désignent les
j=2 j=3 j=n
expressions symétriques élémentaires en a1 , . . . , an .
En procédant à l’opération Cn ← Cn + k−1 j=0 α j C j+1 + j=n α j C j , les coefficients de la
Pn−1
avec V1 (xn ) = 1.
P

Ainsi Y dernière colonne de la matrice sont transformés en


Vn (x1 , . . . , xn ) = (x j − xi )
1≤i< j≤n
P(ai ) − αk aki = −αk aki car P(ai ) = 0

Ainsi
ak−1 ak+1 a1n−1 ak1

1 a1 ··· 1 1 ···
Exercice 78 : [énoncé] 1 a2 ··· ak−1 ak+1 ··· a2n−1 ak2

2 2
Considérons le polynôme Dk = (−1)n+1−k σn−k . . .. .. .. ..
.. .. . . . .
P(X) = (X − a1 )(X − a2 ) . . . (X − an ) ak−1 ak+1 ann−1 ak

1 an ··· n n ··· n
En permutant de façon circulaire les n − k dernières colonnes, on obtient
Celui-ci se développe sous la forme
k−1
ak1 ak+1 · · · a1n−1

P(X) = X n + αn−1 X n−1 + · · · + α0 1 a1 · · · a1 1
1 a2 · · · a k−1 k k+1 n−1
a2 a2 · · · a2

2
Dk = σn−k . . .. .. .. .. ..
avec α0 , . . . , αn−1 ∈ K et en particulier αn−1 = −(a1 + · · · + an ). .. .. . . . . .
En procédant à l’opération Cn ← Cn + n−2 k=0 αk C k+1 , les coefficients de la dernière colonne
P
1 an · · · ak−1 akn ak+1 · · · ann−1

n n
de la matrice sont transformés en
Sachant calculer un déterminant de Vandermonde, on obtient
n−2
X
+ αk aki = P(ai ) − αn−1 an−1 = car P(ai ) = 0
Y
ani i −αn−1 an−1
i Dk = σn−k (a j − ai )
k=0 1≤i< j≤n

Ainsi

a21 ··· an−2 an1

a21 ··· an−2 an−1
Exercice 80 : [énoncé]
1 a1 1 1 a1 1 1
1 a2 a22 ··· an−2 n
a2 1 a2 a22 ··· an−2 n−1
a2 En développant selon la première ligne, on peut affirmer que ∆ est un polynôme de degré
2 2
.
.. .. .. .. .. = −αn−1 .. .. .. .. .. inférieur à n − 1.
. . . . . . . . . Pour k ∈ {1, . . . , n},
a2n an−2 an a2n an−2 an−1

1 an ··· n n
1 an ··· n n Y
∆(λk ) = (−1)k+1 (λk − λi )Vn−1 (λ1 , . . . , λ̂k , . . . , λn ) = (−1)n+1 Vn (λ1 , . . . , λn )
Sachant calculer un déterminant de Vandermonde, on obtient i,k

n
X Y où Vn (a1 , . . . , an ) désigne le Vandermonde de (a1 , . . . , an ).
Dn = ai (a j − ai ) Le polynôme ∆ coïncide en n point avec le polynôme constant égal à
i=1 1≤i< j≤n (−1)n+1 Vn (λ1 , . . . , λn ), ils sont donc égaux.

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Exercice 81 : [énoncé] En passant à la limite quand p → +∞, la continuité du déterminant donne


On a !
! ! ! A C
A B D On
=
AD − BC B det = det(DA − BC)
C D −C In On D B D

et en passant au déterminant, on obtient


! Exercice 84 : [énoncé]
A B (a) En multipliant les n dernières lignes par i et les n dernières colonnes aussi :
det det D = det(AD − BC) det D
C D ! !
A B A iB
det = (−1) det
n
On peut alors conclure sachant det D , 0. −B A −iB −A
puis par opérations sur les lignes
! !
Exercice 82 : [énoncé] A B A iB
det = (−1) det
n
On a ! ! ! −B A A − iB −A + iB
A B In On A − BD−1C B
= et par opérations sur les colonnes
C D −D−1C In On D
A + iB
! !
A B iB
et en passant au déterminant, on obtient det = (−1) det
n

! −B A 0 −A + iB
A B
det = det(A − BD−1C) det D = det(AD − BD−1CD) On en déduit
C D
!
A B
det = (−1)n det(A + iB) det(−A + iB)
−B A
et enfin
Exercice 83 : [énoncé] A B
!
Supposons pour commencer la matrice A inversible. det = det(A + iB) det(A − iB)
−B A
Par opérations par blocs :
! ! ! Les matrices A et B étant réelles, cette écriture est de la forme zz̄ = |z|2 ≥ 0.
A C I −A−1C A 0 (b) det(A + iB) det(A − iB) = det(A2 + B2 ) car A et B commutent donc det(A2 + B2 ) ≥ 0.
=
B D 0 I B D − BA−1C 1 2
!
1 0
!
(c) A = et B = par exemple.
On en déduit 0 1 2 1
(d) Si A est inversible, on remarque
A C
B D = det(D − BA C) det A = det(DA − BA CA)
−1 −1 ! ! !
I O A B A B
=
−CA−1 I C D 0 −CA−1 B + D
Or les matrices A et C commutent donc A−1 et C commutent aussi et A B
!
donc det = det(A) det(−CA−1 B + D) = det(AD − CB) car A et C commutent.
C D

A C
B D = det(DA − BC) On étend cette égalité aux matrices! non inversibles par densité :
A B
Les applications A 7→ det et A 7→ det(AD − CB) sont continues et coïncident
Supposons A non inversible. C D
Pour p assez grand, la matrice A p = A + 1p I est inversible et commute avec C donc sur l’ensemble des matrices inversibles commutant avec C. Or cet ensemble est dense
dans l’ensemble des matrices commutant avec C : si A commute avec C alors pour
tout λ > 0 assez petit A + λIn est inversible et commute avec C). Par coïncidence
!
Ap C
det = det(DA p − BC) d’applications continues sur une partie dense, les deux applications sont égales.
B D

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Exercice 85 : [énoncé] Exercice 87 : [énoncé]


On introduit
(a) Par opération sur les colonnes puis sur les lignes t 0
A O p,n−p
!
N= t 0

A B A + B B A + B
B In−p
B
B A = A + B A = 0 A − B On a
At A0 + Bt B0
!
B
MN =
(b) De façon analogue C t A0 + Dt B0 D

A −B A − iB −B A − iB
Or
−B At A0 + Bt B0 At C 0 + Bt D0
!
B A = B + iA A = 0 A + iB
= |A + iB|2 ≥ 0 M (Com M) = t 0
t
= (det M)n I p
C A + Dt B0 C t C 0 + Dt D0
donc !
det(M)I p B
Exercice 86 : [énoncé] MN =
On−p,p D
(a) Par les opérations Ln+1 ← Ln+1 + L1 , . . . , L2n = L2n + Ln ,
En passant cette relation au déterminant, on obtient

In B
det A = det M × det t A0 = det(M) p det D
B + In In + B
puis facilement la relation proposée sachant det M , 0.
Par les opérations C1 ← C1 − Cn+1 , . . . , Cn ← Cn − C2n ,

In − B B
det A = = det(In − B) det(In + B)
On In + B Exercice 88 : [énoncé]
(a) Cas D inversible
Ainsi A est inversible si, et seulement si, In − B et In + B le sont (i.e. 1, −1 < Sp B).
Sachant C t D = Dt C, on a
On aurait aussi pu étudier le noyau de A.
! ! !
(b) On peut présumer que l’inverse de A est alors de la forme A B tD On At D − Bt C B
=
! C D −t C In On D
M N
N M et en passant au déterminant on obtient la relation
!
Puisque A B  
In B
!
M N
!
M + BN N + BM
! det det t D = det At D − Bt C det D
= C D
B In N M BM + N BN + M
puis la relation voulue sachant det D = det t D , 0
et puisque   −1 (b) Cas D non inversible
M + BN = In  M = In − B
( 
 2
Posons r = rgC. On peut écrire C = PJr Q avec P, Q inversibles et Jr la matrice

⇐⇒ 
BM + N = On
 −1
N = −B In − B2


(symétrique) dont tous les coefficients sont nuls sauf les r premiers de la diagonale
on obtient qui sont égaux à 1. Considérons alors D0 = D + λPt Q−1 pour λ ∈ R.
On peut écrire
!
(In − B2 )−1 −B(In − B2 )−1
A−1 =  
−B(In − B2 )−1 (In − B2 )−1 D0 = P P−1 Dt Q + λIn t Q−1
On aurait pu aussi inverser l’équation AX = Y Si −λ n’est pas valeur propre de P−1 Dt Q, la matrice D0 est inversible.

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Puisqu’une matrice n’a qu’un nombre fini de valeurs propres, la matrice D0 est
assurément inversible quand λ → 0+ avec λ assez petit.
De plus, C t D0 est symétrique car
C t D0 − D0t C = C t D + λPJr QQ−1t P − Dt C − λPt Q−1t Qt Jr t P = 0
Par l’étude qui précède, on obtient
!
A B  
0 = det A D − B C
t 0 t
det
C D
et en passant à la limite quand λ → 0+ , on obtient
!
A B  
det = det At D − Bt C
C D

Exercice 89 : [énoncé]
Cas où la matrice A inversible :
Pour !
I −A−1 B
P= n
On In
on a !
A On
MP =
C −CA−1 B + D
On en déduit
det M = det(MP) = det A × det(−CA−1 B + D)
Or
det A × det(−CA−1 B + D) = det(AD − ACA−1 B) = det(AD − BC)
car la matrice C commute avec les matrices A et B.
On en déduit
det M = det(AD − BC)
Cas général :
Pour p ∈ N∗ assez grand, la matrice A p = A + 1/pIn est inversible et les matrices
A p , B, C, D commutent deux à deux. Si on pose
!
Ap B
Mp =
C D
l’étude qui précède donne
det M p = det(A p D − BC)
En faisant tendre p vers +∞, on obtient à la limite
det M = det(AD − BC)
Il est alors immédiat de conclure que l’inversibilité de M équivaut à celle de AD − BC.

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