Les Circuits
Les Circuits
Maintenant que nous connaissons les principes de base de l'électricité (chapitre 1) et que nous
savons comment sont constitués les composants (chapitre 2), nous allons pouvoir passer à un
chapitre fort intéressant qui va nous apprendre comment mettre tout cela en œuvre pour réaliser des
circuits.
Tenez compte du fait que sur chacun des paragraphes on pourrait écrire un livre, mais que notre but
principal est d'avoir une idée précise des circuits utilisés dans les montages radioamateurs.
Arrivé à ce point nous aimerions aussi vous renseigner un excellent ouvrage c'est le ARRL
Handbook for the radioamateur qui contient des centaines d'exemples de circuits.
A la fin de ce chapitre vous devriez pouvoir comprendre les montages qui sont proposés dans les
revues de radio amateur et vous devriez aussi ne plus avoir d'appréhension de prendre le fer à
souder en mains et de commencer à "bidouiller". Et si ça ne marche pas n'hésitez pas à en parler au
radio club, à quelqu'un de plus expérimenté, ce n'est que comme ça qu'on apprend …
La somme des chutes de tension aux bornes des résistances doit être égale à la R2
tension du générateur. Par conséquent la résistance équivalente du circuit est
égale la somme des résistances
R3
Réq = R1 + R2 + R3
Vous remarquerez que dans un montage série, si une des résistances est ouverte (un lampe qui "claque" ou
une résistance défectueuse) le courant ne passe plus du tout.
On dit que deux résistances sont mises en parallèle si les deux extrémités de l'une sont connectées aux
deux extrémités de l'autre. La même tension est ainsi appliquée à toutes les résistances.
R1 R2 R3 R éq Réq = R1 + R2 + R3 + .... + Rn
Résistances en série 1
1
Réq =
(1/R1) + (1/R2) + (1/R3) + ... + (1/Rn)
R1 R2 R3 R éq
Résistances en parallèle 2
Cas particuliers:
R1 x R2
s'il n'y a que 2 résistances en parallèle Réq =
R1 + R2
A coup sûr, vous aurez une question sur le groupement de résistances à l'examen de radioamateur il est
donc important de faire des exercices. Cachez la colonne avec les solutions et faites les exercices, puis
comparez.
Problème : Solution :
10 Ω et 15 Ω ? 25 Ω
6,2 Ω et 2,4 Ω ? 8,6 Ω
130 Ω et 15 Ω ? 145 Ω
126,56 Ω et 23,787 Ω 150,347 Ω
1200 Ω et 2,4 kΩ ? 3,6 kΩ
220 kΩ et 390 kΩ ? 610 k Ω
56 kΩ et 0,01 MΩ 66 kΩ
470 kΩ et 0,1 MΩ 570 kΩ
1 MΩ et 1,5 MΩ ? 2,5 MΩ
100 k Ω et 1500 Ω ? (1) 101,5 kΩ ≈ 100 kΩ
1
Pour calculer la résistance équivalente, on part de V = I R1 + I R2 = = I (R1 + R2) et comme V = I Réq , on en déduit que Réq = R1 +
R2
2
Pour calculer la résistance équivalente, on part de I = I1 + I2 = V/R1 + V/R2 = V (1/R1 + 1/R2) et comme I = V / (1/Réq) on en déduit que
(1/Réq) = (1/R1 + 1/R2)
10 Ω et 15 Ω ? 150 / 25 = 6 Ω
6,2 Ω et 2,4 Ω ? 14,88 / 8,6 = 1,73 Ω
130 Ω et 15 Ω ? 1950 / 145 = 13,44 Ω
126,56 Ω et 23,787 Ω 3010,… /150, … = 20,… Ω
1200 Ω et 2,4 kΩ ? 2,88 / 3,6 = 0,8 kΩ
12000 Ω et 25000 Ω 8108 Ω
220 kΩ et 390 kΩ ? 85800 / 610 = 140,65… kΩ
56 kΩ et 0,01 MΩ 5600 / 156 = 35,89 kΩ
470 kΩ et 0,1 MΩ 47000 / 570 = 82,45 kΩ
1 MΩ et 1,5 MΩ ? 1,5 / 2,5 = 0,6 MΩ
100 k Ω et 1500 Ω ? (2) 150 / 101,5 = 1,477 kΩ ≈ 1500 Ω
100 kΩ et 10 Ω (2) 1000 / 100,01 = 9,998 Ω ≈ 10 Ω
10 Ω et 0,0015 Ω ? (2) 0,015 / 10,0015 = 0,001499 Ω ≈ 0,015
Ω
110 Ω , 240 Ω et 390 Ω 63,2… Ω
1,2 kΩ , 1,2 kΩ , 1,5 kΩ et 2,7 kΩ 0,369 kΩ
220 kΩ , 56 kΩ , 0,1 MΩ 30,861 kΩ
2 résistances de 1,2 kΩ 600 Ω
3 résistances de 33 Ω 11 Ω
5 résistances de 100 kΩ 20 kΩ
5 résistances de 47 k Ω 9,4 kΩ
10 résistances de 1200 Ω 120 Ω
3 résistances de 150 Ω 50 Ω
24 résistances de 0,0012 MΩ 50 Ω
Si on met une toute petite résistance en série avec une plus grande résistance, l'influence de la toute petite
résistance est négligeable …
Si on met une grande résistance en parallèle avec une petite, l'influence de la grande résistance est
négligeable …
Dans ces cas on utilise plus le signe = mais le signe ≈ que vous prononcerez "environ égal à" ou
"pratiquement égal à "
Soit la figure ci-contre. On commence par simplifier : les deux résistances en série peuvent être remplacée
par une seule résistance de valeur R1 = 100 + 25 = 125 Ω . Les deux résistances en parallèle peuvent être
remplacée par une seule résistance R2 = 50 x 200 / 50 + 200 = 10000/250 = 40 Ω . La résistance
équivalente vaut donc Req = 125 + 40 = 165 Ω
100 V
A B
Figure 3.1.4.
Figure 3.1.5.
Par conséquent le courant total sera de 100 / 50kΩ = 2 mA. Par conséquent I1 = I2 = 1 mA, de la même
manière I 3 = I 4 = 1 mA et I 5 = 2 x 20 / 30 = 4 / 3 = 1,333 mA et I 6 = 2 x 20 / 60 = 0,666 mA
R4 R5
50 50
Figure 3.1.6.
Figure 3.1.7.
R
La solution devient alors immédiate : nous avons 2I
R
= 83,33 Ω . R R
2I
Figure 3.1.8.
C1 C2 C3 C éq
Céq = C1 + C2 + C3 + .... + Cn
Condensateurs en parallèle 3
1
C1 C2 C3 C éq Céq =
(1/C1) + (1/C2) + (1/C3) + ... + (1/Cn)
Condensateurs en série 4
Cas particuliers:
C1 x C2
s'il n'y a que 2 condensateurs en série Céq =
C1 + C2
Notez bien … la symétrie : la structure de la formule pour les résistances en série est la même que celle
pour les condensateurs en parallèle ... et vice-versa
Pour se souvenir des formules, il suffit de retenir la formule générale pour des condensateurs : C = ε S / d
et de raisonner de la manière suivante :
3
Pour connaître la capacité équivalente, on part du principe que le condensateur C1 possède une charge Q1 = C1 x V1 , que le
condensateur C2 possède une charge Q2 = C2 x V2 . Comme la charge Q (du condensateur équivalent) = Q1 + Q2 et que la tension V est
la même pour deux condensateurs en parallèle, et que la charge est maintenant la somme des charges on trouve Céq =C1 + C2.
4
Pour connaître la capacité équivalente, on part toujours de la définition Q1 = C1 x V1 et Q2 = C2 x V2 . Comme la tension V = V1 + V2 et
la charge Q est la même on trouve 1/Céq = 1/C1 + 1/C2.
A coup sûr vous aurez une question sur le groupement de condensateurs à l'examen de radioamateur il est
donc important de faire des exercices. Cachez la colonne avec les solutions et faites les exercices, puis
comparez.
Problème : Solution :
10 µF et 15 µF ? 25 µF
6,2 nF et 2,4 nF ? 8,6 nF
130 pF et 15 pF ? 145 pF
130 pF et 150 pF 280 pF
40 µF et 60 µF 100 µF
0,1 µF et 0,033 µF 0,133 µF = 133 nF
100 nF et 33 nF 133 nF
0,0001 F et 0,002 F 0,0021 F = 2100 µF
1000 µF et 6,8 mF 7800 µF
7350 pF et 0,295 nF 7645 pF
12 pF , 8 pF et 11 pF 31 pF
120 nF , 390 nF et 12 nF 522 nF
0,12 nF , 0,33 nF et 100 pF 550 pF
0,1 µF , 10 µF et 10 nF (3) 10,11 µF
100 nF et 15pF ? (3) 100,015 nF ≈ 100 nF
2 condensateurs de 4700 µF 9400 µF
3 condensateurs de 30 pF 90 pF
5 condensateurs 100 nF 500 nF = 0,5 µF
10 condensateurs 1200 pF 12000 pF = 12 nF
12 condensateurs de 12 pF 144 pF
10 µF et 15 µF ? 150 / 25 = 6 µF
0,1 µF et 0,47 µF 0,047 / 0,147 = 0,319 µF = 319 nF
378 pF et 285 pF 107730 / 663 =162,48 pF
6,2 pF et 2,4 pF ? 14,88 / 8,6 = 1,73 pF
130 nF et 15 nF ? 1950 / 145 = 13,44 nF
40 pF et 60 pF 2400 / 100 = 24 pF
100 µF et 1500 nF ? (4) 150 / 101,5 = 1477 nF ≈ 1500 nF
10 µF , 10 nF et 10 pF (4) 9,99999 pF ≈ 10 pF
2 condensateurs de 1,2 nF 600 pF
3 condensateurs de 470 µF 156,6 µF
5 condensateurs de 0,1 µF 0,020 µF = 20 nF
6 condensateurs de 47 µF 7,83 µF
10 condensateurs 1200 µF 120 µF
(3) et (4) conduisent à des conclusions similaires que celles pour les résistances :
Si on met une toute petite capacité en parallèle avec une plus grande capacité, l'influence de la toute petite
capacité est négligeable …
Si on met une grande capacité en série avec une petite, l'influence de la grande capacité est négligeable …
= 3 µF.
Figure 3.1.13.
Léq = L1 + L2 + L3 + .... + Ln
L1 L2 L3 L éq
bobines en série
1
Léq =
(1/L1) + (1/L2) + (1/L3) + .... + (1/Ln)
L1 L2 L3 L éq
bobines en parallèle
si les bobines sont couplées magnétiquement, il existe entre les deux bobines une inductance mutuelle qui
vaut Lm = k √ L1 L2 où k est un coefficient de couplage qui dépend de la disposition des bobines. Si les deux
selfs sont bobinées ensemble sur le même noyau magnétique, alors k est voisin de 1. Lorsque les deux selfs
sont à 90° le coefficient k est pratiquement nul.
L1 L2 L éq Léq = L1 + L2 ± Lm
L1 L2 L' éq
k k
1
Léq =
(1/L1 ± Lm) + (1/L2 ± Lm)
L1 L2 L éq L1 L2 L' éq
suivant le fait que les champs sont concordants ou discordants, on utilisera le signe + ou le signe -
3.1.5. Résumé
Ces relations sont tellement importantes, que nous les reprenons dans le tableau simplifié ci-dessous :
série parallèle
1
R Réq = R1 + R2 + R3 + .... + Rn Réq =
(1/R1) + (1/R2) + (1/R3) + ... + (1/Rn)
1
C Céq = Céq = C1 + C2 + C3 + .... + Cn
(1/C1) + (1/C2) + (1/C3) + ... + (1/Cn)
1
L Léq = L1 + L2 + L3 + .... + Ln Léq =
(1/L1) + (1/L2) + (1/L3) + .... + (1/Ln)
Cas de 2 éléments :
série parallèle
R1 + R2
R Réq = R1 + R2 Réq =
R1 x R2
C1 + C2
C Céq = Céq = C1 + C2
C1 x C2
L1 + L2
L Léq = L1 + L2 Léq =
L1 x L2
Formules simplifiées si tous les éléments (résistances, condensateurs, selfs) sont identiques :
série parallèle
R Réq = n x R1 Réq = R1 / n
C Céq = C1 / n Céq = n x C1
L Léq = n x L1 Léq = L1 / n
n = nombre d'éléments identiques mis en série ou en parallèle
Notez bien …
• la symétrie : la structure de la formule pour les résistances en série est la même que celle pour les
condensateurs en parallèle ... et vice-versa
• la ressemblance avec des formules des bobines avec celles des résistances. Toutefois, ceci est valable
s'il n'y a pas de couplage (magnétique) entre les bobines
Cette transformation est parfois bien utile pour des circuits complexes :
1
1
R1
Rb Rc
R3
R2
2 3 2 Ra 3
Figure 3.1.14.
Rb Rc Ra Rc Ra Rb
R1 = R2 = R3 =
Ra + Rb + Rc Ra + Rb + Rc Ra + Rb + Rc
R1 R2 + R2 R3 + R3 R1 R1 R2 + R2 R3 + R3 R1 R1 R2 + R2 R3 + R3 R1
Ra = Rb = Rc =
R1 R2 R3
5
Le théorème de Kennely n'est pas au programme HAREC.
Chapitre 3a : Les circuits – p 12/85 - 27/09/2009
2001-2009 - Pierre Cornelis, ON7PC
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en vue de l'obtention de la licence complète HAREC +
La résistance d'égalisation veille à l'équilibrage des tensions inverses. En effet même si les diodes sont du
même type, qu'elles ont la même tension inverse, elles peuvent avoir des résistances inverses assez
différentes lorsqu'elles sont bloquées. Comme règle empirique on prendra une résistance égale à 500 x la
tension inverse d'une diode. Dans notre cas, on aura 500 V sur chaque diode, et on prendra une R de 500 x
500 soit 250 kΩ et la puissance à dissiper sera de U²/R soit 1 W. La valeur de la résistance n'est pas très
critique on pourra donc aller de 200 à 300 kΩ , mais il faut absolument que ces résistances soient
identiques. Une tolérance de 5% convient dans ce cas-ci.
On peut bien sûr généraliser ce cas, et si par exemple on a besoin d'une tension de 3 kV, il faudra au moins
mettre 5 diodes qui résistent à 700 V en série, avec chaque fois une résistance d'égalisation et un
condensateur
Figure 3.1.16.
100 100
98,2 99,3
95
tension aux bornes de C (en %)
86,5
80 80
charge
63,8
60 60
décharge
40 40
36,8
20 20
13,5
5
1,8 0,7
0
0 T 2T 3T 4T 5T 0 T 2T 3T 4T 5T
temps (en constante de temps) temps (en constante de temps)
Figure 3.2.2.
Le condensateur se charge et se décharge selon une loi exponentielle. La figure ci-dessus représente cette
charge et cette décharge. L'axe des temps est exprimée en constante de temps τ .
6
Ce paragraphe n'est pas au programme HAREC. Dans le paragraphe précédent nous avons vu comment calculer des circuits où des
résistances, des bobines et des capacités étaient mises en série ou en parallèle. Mais il nous semblait difficile de parler de directement
de résonance, sans voir aussi comment se comporte un circuit RLC série ou RLC parallèle. Mais cette étude doit encore se subdiviser
en régime continu et en régime alternatif.
Chapitre 3a : Les circuits – p 14/85 - 27/09/2009
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dans laquelle
V(t) est la tension aux bornes du condensateur à un instant t,
E est la tension maximum, c.-à-d. la tension de la source
t est le temps écoulé entre depuis la fermeture de l'interrupteur,
e est la base des logarithmes naturel et vaut e = 2,718
τ est la constante de temps du circuit et vaut R x C.
On peut maintenant faire les calculs en prenant par exemple une tension de 100 V, ce qui va nous permettre
d'exprimer aussi la charge en %.
Et on peut refaire les calculs en prenant toujours une tension de 100 V, et exprimer la décharge en %.
Notes :
Remarquez qu' au bout de 2 τ , 0,368 x 0,368 = 0,135 soit 13,5 %
au bout de 3 τ , 0,368 x 0,368 x 0,368 = 0,05 soit 5 %
et ainsi de suite !, il est donc très facile de retenir toutes ces valeurs, il suffit de retenir 0,368 !
On considère qu'après 5 x τ le condensateur est tout à fait chargé ou tout à fait déchargé selon le cas.
Exercices:
Cachez la colonne avec les solutions et faites les exercices, puis comparez.
Problèmes : Solutions :
1) C = 220 µF , R = 470 kΩ , τ = τ = 103,4
? sec
2) R = 940 kΩ , C = 50 µF , τ τ = 47 sec
=?
3) R = 1000 Ω , C = 0,1 µF , τ τ = 100 µs
=?
4) τ = 1 s , R = 1 MΩ , C = ? C = 1µF
5) τ = 10 s , R = 3,3 k Ω , C = ? C = 3030 µF
6) τ = 1 ms , C = 0,1 µF, R = ? R = 10 kΩ
7) τ = 200 s , R = 10MΩ , C = ? C = 20 µF
8) R = 1000 Ω , C = 0,1 mF , τ = τ = 100 ms
?
9) τ = 10 ms , C = 0,1 µF, R R = 100 kΩ
= ?
10) C = 47 µF , R = 22 kΩ , τ = ? τ = 1,03 ms
E
τ =L/R
Figure 3.2.3.
86,5
Figure 3.2.4.
Souvenons nous d'abord des circuits ne comportant qu'un seul élément (voir chapitre 2)
R U=RI 0° P=UI
L U=ω LI - 90° 0
C U=I/ω C + 90° 0
Ce tableau résumé est très important, on ne pourrait trop vous conseiller de bien l'étudier, d'essayer de le
mémoriser par cœur …
p = u i = Im sin ω t Um sin ω t
1 - cos 2ω t Um Im Um Im
p = Um Im ( ) =( ) - ( cos 2ω t)
2 2 2
puis. moyenne + puis. variable
et pour se rapprocher de l'expression de la puissance dans une résistance, il suffit d'écrire sin 2ω t = ( 0 +
sin 2ω t ) / 2
U m Im
donc p = 0 + sin 2ω t … la puissance moyenne est donc nulle !
2
et on retrouve exactement la même chose que pour le circuit inductif … la puissance moyenne est donc
nulle !
Calculons la tension aux bornes de XL. Pour ce faire il faudrait connaître le courant, mais comme on ne le
donne pas on pourrait dire d'une façon arbitraire qu'il s'agit de 1 A. On aurait pu prendre n'importe quelle
autre valeur, mais avec 1 A c'est beaucoup plus simple. Donc EL = I x XL =1A x 1257Ω = 1257Ω .
La tension aux bornes de la résistance peut se calculer de la même manière et on trouvera ER = 1 A x 1000
Ω = 1000 V.
On peut maintenant additionner les deux tensions pour obtenir la tension totale, c.-à-d. la tension du
générateur. Mais rappelons nous que la tension aux bornes d'une bobine est en avance sur le courant, et la
tension aux bornes de la résistance est en phase avec le courant. Sur notre graphique, dessinons une ligne
le long des axes R qui représente ces 1000 V et à la fin de cette ligne dessinons une autre ligne qui
représentera la tension aux bornes de la bobines soit 1257 V. Ces deux lignes s'appellent des vecteurs.
Rappelons qu'un vecteur est caractérisé par une certaine grandeur, ou amplitude et une direction.
On peut compléter la diagramme par un vecteur (une "ligne") qui part de l'origine et qui rejoint l'extrémité du
vecteur de tension Ce vecteur représente la tension totale E T , on connaît maintenant la grandeur de la
tension ET mais aussi la phase entre la tension et le courant soit l'angle θ .
(Si nécessaire nous vous conseillons de vous reporter à l'annexe sur la mathématique appelée math.doc ou
math.pdf)
On sait donc maintenant que tan θ = EL / E R = 1257 / 1000 = 1,257 et par conséquent θ = arc tg 1,257 =
51,5° , mais on pourrait aussi écrire θ = arc tan (EL / ER).
0n sait aussi (par le théorème de Pythagore) que ET = √ ER² + EL² = √ 1000² + 1257² = √ 2580049 = 1606 V.
Nous venons faire toute notre démonstration en supposant un courant de 1A, on peut diviser toutes les
équations ci-dessus par 1A pour trouver :
EL / 1 A ZL ω L
θ = arc tan ( ) = arc tan ( ) = arc tan ( )
ER / 1 A R R
ET /1A = √ (ER/ 1A)² + (EL/1A)² et ceci ne représente que des impédances donc ZT = √ R² + (ω L)²
Les deux grandes formules à retenir sont donc :
On peut maintenant calculer tan θ = EC / E R = - 1258 / 1000 = - 1,258 et par conséquent θ = arc tan -1,257
= - 51,5° , et ET = √ ER² + EC² = √ 1000² + 1258² = √ 2580049 = 1606 V.
Nous venons faire toute notre démonstration en supposant un courant de 1A, on peut diviser toutes les
équations ci-dessus par 1A pour trouver :
EC / 1 ZC 1
θ = arc tan ( ) = arc tan ( ) = arc tan ( )
ER / 1 A R ω CR
ET /1A = √ (ER/ 1A)² + (EL/1A)² et ceci ne représente que des impédances donc
ZT = √ R² + (1/ω C)²
θ = arc tan ( - 1 /ω C R ) et ZT = √ R² + ( 1 / ω C )²
générateur à 10 MHz. -X
En supposant un courant de 1A, on peut encore une fois dessiner le vecteur tension aux bornes de la
résistances ER = 100 V, au bout de ce vecteur on peut dessiner la tension aux bornes de la self soit E L = 100
V "vers le haut" , puis la tension aux bornes du condensateur soit EC = 25 V "vers le bas" . Bien sûr ceci
revient à dessiner un vecteur de 75 V vers le haut. ce vecteur est donc la différence entre le vecteur +100 V
et le vecteur -25 V.
On peut maintenant calculer tan θ = (EL - EC) / E R = 75 / 100 = 0,75 et par conséquent θ = arc tan 0,75 =
36,9° ,et ET = √ ER² + (EL - EC)² = √ 1000² + (100-25)² = 125 V.
Nous venons de faire toute notre démonstration en supposant un courant de 1A, on peut diviser toutes les
équations ci-dessus par 1A pour trouver les deux grandes équations à retenir :
ZT = √ R² + ( XL - XC )² θ = arc tan ( XL - XC ) / R
1 1
ZT = √ R² + ( ω L - )² θ = arc tan (ω L - ) /R
ω C ω C
Au fait ces formules reprennent aussi celles que nous avons vues précédemment. Il suffira par exemple de
considérer que la bobine à une inductance nulle pour avoir le circuit RC et de considérer la capacité comme
infinie pour avoir le circuit RL. C'est aussi parce que cette formule regroupe tous les cas que nous l'avons
mise en gris.
Le sens du déphasage (en avant ou en arrière) du courant par rapport à la tension dépend donc de ω L et
1/ω C :
• si ω L > 1/ ω C , tan θ > 0 et I est déphasé en arrière par rapport à E
• si ω L < 1/ ω C , tan θ < 0 et I est déphasé en avant par rapport à E
• si ω L = 1/ ω C , tan θ = 0 et I est en phase par rapport à E.
Ce cas est très particulier et on remarque alors que
o l'impédance du circuit est minimale et égale à R
o le courant est maximum et vaut I = E / R
o toute la tension appliquée se retrouve aux bornes de R
on dit alors que le circuit est à la résonance et que f = 1 / 2 π √ L C est la fréquence de résonance,
7
Pour que cette tension soit supérieure il suffit simplement que ω L / R > 1 .
Chapitre 3a : Les circuits – p 22/85 - 27/09/2009
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Cours de radioamateur
en vue de l'obtention de la licence complète HAREC +
100 ohms
ET EL
10 mH
0,1 µF
sinusoïdal dont la fréquence est 10 kHz,
une résistance de 100 Ω , une bobine de 10 MHz θ
10 mH et un condensateur de 0,1 µF. EC IR
R
25 V 10 A
Redessinons nos coordonnées X et R. Ici on ne pourra plus prendre un courant constant comme dans le cas
des circuits série. Prenons donc une tension commune, soit 1000 V, on verra plus loin qu'ici aussi cela n'a
aucune importance. On peut à présent calculer
IR = E / R = 1000 / 100 = 10 A
IL = E / XL = 1000 / 628 = 1,59 A, au fait on doit dire que le courant I L est de - 1,59 A car le courant dans la
bobine est en retard sur la tension.
Donc nous pouvons dessiner le vecteur courant dans la résistance, qui est bien sur en phase et qui vaut 10
A, et à l'extrémité de ce vecteur on peut dessiner un courant qui vaut + 6,28 A et -1,59 A, soit un courant
résultant de + 4,69 A . Le retard du courant sur ta tension vaut donc θ = arc tan (4,69/10) = arc tan 25,2° et
le courant total vaut IT = IR² + (IC - IL)² = 10² + (6,28 - 1,59)² = 11 A.
Encore une fois on peut tout diviser par la tension de 1000V, on obtiendra alors des admittances c.-à-d. des
valeurs inverses d'impédances.
1
YT = √ 1/R² + ( 1/XL - 1/XC )² = θ = arc tan R ( 1/XC - 1/XL )
ZT
1 1 1
YT = √ 1/R² + ( - ω C )² = θ = arc tan R (ω C - )
ω L ZT ω L
Remarque d'une façon générale, dans tous les problèmes de calculs de circuits, tous les circuits série se
calculent plus facilement en prenant des impédances ( Z = E / I ), les impédances se mettent alors en série
et l'impédance équivalente s'obtient en additionnant les impédances. Par contre, tous les circuits parallèles
se calculent plus facilement en prenant des admittances (Y = I / E ), les admittances se mettent alors en
série et l'admittance équivalente s'obtient en additionnant les admittances.
Comme pour le circuit RLC série, les formules ci-dessus reprennent aussi celles du circuit RL ou RC
parallèle. C'est parce que cette formule regroupe tous les cas que nous l'avons mise en gris.
Encore une fois on peut s'intéresser au sens du déphasage (en avant ou en arrière) du courant par rapport à
la tension :
1. si 1/ ω L > ω C , tan θ < 0 et I est déphasé en arrière par rapport à E
2. si 1/ ω L < ω C , tan θ > 0 et I est déphasé en avant par rapport à E
3. si 1/ ω L = ω C , tan θ = 0 et I est en phase par rapport à E.
on dit alors que le circuit est à la résonance et que f = 1 / 2 π √ L C est la fréquence de résonance,
le courant dans L vaut IL = E / ω L = R I / ω L = I ( R /ω L) et ce courant peut donc être supérieure au
courant I dans le circuit. La valeur ( R/ ω L ) représente le coefficient de surcourant 8 et est symbolisé par la
lettre Q.
8
Cette dénomination n'apparaît nulle part dans la littérature, retenons donc uniquement coefficient de surtension et coefficient de
qualité ou Q.
Chapitre 3a : Les circuits – p 24/85 - 27/09/2009
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Dans les exemples de circuits RLC que nous avons traités ci-dessus, nous avons déjà noté ces cas
particuliers où ω L était égal à 1 / ω C et où
• dans un circuit RLC série l'impédance était minimum et le courant était maximum
• dans un circuit RLC parallèle impédance était maximum et le courant était minimum
1
f=
2π √LC
1 1
C= L=
4 π ² f² L 4 π ² f² C
159
f (MHz) =
√ L (µH) C (pF)
Exercices:
Cachez la colonne avec les solutions et faites les exercices, puis comparez.
Problèmes : Solutions :
1) L = 50µH , C = 40 pF , f = ? 3,56 MHz
2) L = 1 µH , C = 10 pF , f = ? 50,3 MHz
3) C = 100 pF , f = 7,1 MHz , L = ? L= 5,03 µH
4) L = 2 µH , f = 14,1 MHz , C = ? C = 63,7
pF
5) C = 47 pF , f = 14,128 MHz , L = ? L = 2,7 µH
Revoyons encore une fois le phénomène de la résonance, mais sous une approche expérimentale
Examinons le cas d'un circuit série alimenté par un signal de fréquence variable et mesurons le courant. Le
courant est d'abord relativement faible, puis il augmente, passe par un maximum, puis décroît. C'est
précisément lorsque nous sommes à la fréquence de résonance que le courant est maximum.
Examinons maintenant le cas d'un circuit parallèle alimenté par un signal de fréquence variable et mesurons
la tension. Toutefois, pour éviter que le courant ne prenne des valeurs exagérées, on place une résistance
de limitation de courant R en série. La tension est d'abord relativement faible, puis elle augmente, passe par
un maximum, puis décroît. C'est précisément lorsque nous sommes à la fréquence de résonance que la
tension est maximum.
R V
L C
f V
fréquence de
résonance
Figure 3.2.9.
En pratique les composants idéaux n'existent pas. On peut représenter un composant réel comme un
composant idéal auquel on a ajouté une résistance en série. On définit alors le facteur de qualité Q comme
X ω L 1
Q= = =
Rs Rs ω C Rs
Remarquez que l'on a écrit Rs parce qu'il s'agit de la résistance en série.
Figure 3.2.10.
Chapitre 3a : Les circuits – p 26/85 - 27/09/2009
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Par conséquent, à partir d'une certaine fréquence, la résistance va augmenter et le facteur Q n'augmente
plus de façon linéaire, mais a tendance à croître moins vite, puis à chuter.
Rp Rp
Q= = = ω C Rp
X ω L
Remarquez que l'on a écrit Rp parce qu'il s'agit de la résistance en parallèle. Remarquez aussi que la
formule est totalement inversée par rapport au cas précédent.
Vous vous souviendrez des figures avec le générateurs de fréquence variable et les circuits série et
parallèle. Dans ce cas on peut aussi noter que plus le facteur de qualité est élevé, plus la courbe est raide et
pointue.
fr
∆ f =
Q
Exercices :
Cachez la colonne avec les solutions et faites les exercices, puis comparez.
Problèmes : Solutions
:
1) f = 1, 8 MHz , Q = 95 , BP= ? 18,9 kHz
2)
3)
4)
5)
tension de sortie
dire celle où la puissance est réduite de moitié c.-à-d. celle où la tension 0,707
(- 3dB)
Figure 3.3.2.
Un filtre passe bande est une combinaison des deux filtres ci-dessus, il 1
0,707
(- 3dB)
fréquence centrale
0
fréquence
bande passante
Figure 3.3.3.
sera atténuée (ou rejetée) tandis que toutes les autres fréquences
fréquence centrale
passeront au travers du filtre.
tension de sortie
0,707
(- 3dB)
0
bande fréquence
rejetée
Figure 3.3.4.
1. on peut réaliser des filtres avec des résistances, des condensateurs et des selfs ou filtres RLC . On
appelle ces filtres des filtres passifs
2. il existe aussi des filtres à quartz et des filtres céramiques. Ce sont toujours des filtres passifs
3. pour les basses fréquences, les amplificateurs opérationnels permettent de faire des filtres et aussi
de remplacer les selfs (qui peuvent devenir très importantes aux basses fréquences) par des circuits
actifs qui ne comportent que des résistances et des condensateurs. On dit qu'il s'agit de filtres
actifs.
4. il existe enfin une technologie particulière appelée DSP dans laquelle le signal est traité
numériquement. On dit qu'il s'agit de filtres numériques
3.3.2. Circuits RC
3.3.2.1. Filtre RC passe haut et passe bas
R C
circuit C
R
1 1
tension de sortie
ei t r os ed noi s net
0,707 0,707
(- 3dB) (- 3dB)
réponse
0 0
fc fréquence fc fréquence
fréquence de coupure fc = 1 / 2 π R C
f0 = 1 / 2 π R C
R C
Les fréquences de coupures sont données par :
f1 = 0,3038 f0 et f2 = 3,3028 f0
Figure 3.3.7.
3.3.2.3. Filtre en double Té
C' C'
Ce circuit a aussi servi comme dispositif de mesure. Il s'agit d'un
montage avec deux cellules en Té mise en parallèle. Ce filtre est
utilisé comme élément de rétro-couplage dans les oscillateurs, il R R
s'agit d'un réjecteur de bande.
Si 2C/C' = R/2R' = n, alors, la fréquence centrale est donnée par
C R'
f0 = √ n / 2 π R C
9
Solution : C= 1/ 2 π R fc = 1 / 6,28 x 104 x 3 103 = 5,3 10-9 soit 5,3 nF
3.3.3. Circuits LC
A l'aide de condensateurs et de bobines on peut réaliser des filtres, c.-à-d. des circuits qui laisseront passer
plus ou moins facilement certaines fréquences.
Les circuits LC série ou parallèle sont utilisés comme réjecteur de bande ou comme passe bande
R R
circuit L
L C
Z Z
l'impédance du
circuit LC vu seul
fr fr
fréquence de
résonance fr = 1 / 2 π √ L C
Mais les filtres peuvent être conçu selon deux configurations typiques : il s'agit d'un filtre en L, en T ou en π .
Dans un filtre en L10 , il n'y a que deux éléments, dans un filtre en Té ou en π , il y a trois éléments.
3.3.3.2. Passe-bas
L L L 2L
circuit C 2C C C
note 11
Fig. 3.3.12. Fig. 3.3.13. Fig. 3.3.14.
impédance Z = √ L /C 12
Notez aussi que les mêmes circuits permettent d'adapter des impédances. Nous reviendrons sur ce point
plus tard dans le cours.
10
Il s'agit ici d'une forme en "L" et pas du L symbolisant la self …
11
Si on donne aux selfs ou aux condensateurs des valeurs demi ou des valeurs double, on constate qu'une seule formule est valable
pour les 3 circuits (en L, en Té et en π )
12
Dans les exemples qui sont traités ici, l'impédance du générateur (ZG) est égale à l'impédance de la charge (ZL) et est égale à
l'impédance du filtre mentionnée ici (Z).
13
Solution : L = Z / 2 π f = 50 / 6,28 x 14,2 106 = 0,56 µH donc la self vaudra 2 L1 = 1,1 µH et C = 1 / 2 π f Z = 1/ 6,28 x 14,2 106 x 50
= 224 pF
3.3.3.3. Passe-haut
C C C 0,5 C
circuit L 0,5 L L L
voir note 2
Fig. 3.3.15. Fig. 3.3.16. Fig. 3.3.17.
impédance Z = √ L /C
Qu'il s'agisse de passe haut ou de passe bas, la formule f = 1 / 2 π √ L C est une formule fondamentale, il
faut absolument la connaître pour l'examen de radioamateur !
1
f=
2π √LC
Mais l'autre formule importante est la formule qui donne la bande passante à -3 dB (moitié de la puissance
ou tension x 0,707) en fonction du facteur de qualité (Q) :
Q = ω L / Rs = Rp / ω L
BP = frésonance / Q
Applications:
2) Un circuit LC est constitué d'une self de 142 nH et d'un condensateur de 56,8 pF. La résistance série de
la self est de 2 Ω. Calculez le facteur de qualité et calculez la bande passante à -3 dB ? 15
14
Solution : L = Z / 2 π f = 50 / 6,28 x 56 10 6 = 0,142 µH donc la self vaudra 0,5 L1 = 0,071 µH et C = 1 / 2 π f Z = 1/
6,28 x 56 106 x 50 = 56,8 pF
15
Solution : frés = 56,07 MHz , Q = 25 , BP = 2,25 MHz
Pour l'examen de radioamateur il est indispensable de pouvoir reconnaître un filtre passe bas d'un filtre
passe haut.
• quand il y a un condensateur en série, les fréquences hautes passent plus facilement, c'est un
passe haut !
• quand il y a un condensateur en parallèle (vers la masse), les fréquences basses sont court-
circuitées vers la masse, c'est un passe bas !
• quand il y a une self en série, les fréquences hautes passent plus difficilement, c'est un passe bas !
• quand il y a une self en parallèle (vers la masse), les fréquences basses sont court-circuitées vers la
masse, c'est un passe haut !
Ceci est vrai pour des filtres simples, pour les filtres qui vont suivre, le raisonnement devient plus complexe.
3.3.3.5. Passe-bande
circuit en π circuit en T
2L 0,5 C L C L C
2 2 2 2 2 2
circuit 0,5 L
1
2C
1
L C L C
1 1 1 1
f0 = fréquence centrale
avec
f1 = fréq. de coupure basse f2 = fréq. de coupure haute
L2 = Z / m 2 π f0 C2 = m / 2 π f0 Z
Valeurs pratiques pour un filtre passe bande (circuit en π ci-dessus) utilisé pour des stations multi-
transceivers en contest. Les selfs et les condensateurs doivent être dimensionnés en fonction de la
puissance.
Application: A partir des formules calculez m en fonction du rapport L1/L2. Calculez ensuite f1 et f2 ? 16
16
A partir de L1 = m Z / 2 π f0 et L2 = Z / m 2 π f0 on peut déduire L1 / L2 = m². Donc m = √11/ 2,2/= √5
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circuit en π circuit en T
0,5 C 2 C C
2 2
2 L2 L2 L2
circuit L
1
L
1
0,5 L
1
C1 C1 2 C1
f0 = fréquence centrale
avec
f1 = fréq. de coupure basse f2 = fréq. de coupure haute
L2 = m Z / 2 π f0 C2 = 1 / m 2 π f0 Z
C R
1
circuit C
L R2
Figure 3.3.22.
fréquence de coupure f0 = 1 / 2 π √ L1 C2 = 1 / 2 π √ L2 C1
Figure 3.3.24.
C
Figure 3.3.25.
C C
Figure 3.3.26.
C C
Figure 3.3.27.
17
L'étude des fonctions de transfert du cadre de ce cours.
18
Lire " f exposant n " , f est bien entendu la fréquence et ω est la pulsation (ω = 2 π f)
Mais la fonction de transfert comporte une partie réelle et une partie imaginaire (f = a ± j b), en d'autres
termes il y aura un certain déphasage entre le signal de sortie et le signal d'entrée et ce déphasage sera
fonction de la fréquence.
Il faut donc retenir qu'un signal alternatif qui traverse un filtre subit un certain déphasage.
Il existe des ouvrages spécialisés avec des pages de calculs pour déterminer les valeurs des composants de
ces filtres. Toutefois ceci sort du cadre de ce cours.
3.3.8. Les filtres piézo-électriques, les filtres à quartz ou à céramiques et les filtres à
ondes de surfaces
Nous pensons qu'il est plus opportun d'étudier les filtres piézo-électriques, les filtres à quartz et les
filtres à ondes de surface dans le cadre du chapitre 4 consacré aux récepteurs.
Un des premiers grands avantages est que l'on peut faire des filtres TRES raides. Des flancs de l'ordre de
2000 dB/ octave sont tout à fait réalisable. De plus le filtre peut être TRES plat dans la partie à transmettre.
Un filtre à DSP ne doit pas être ajusté. Ceux qui auront essayé de faire un filtre elliptique à 10 pôles savent
ce que cela veut dire !
L'idée fondamentale du DSP est de décomposer le signal en série de Fourrier (voir annexe consacrée à ce
sujet), et à traiter de façon numérique cette décomposition dans un circuit de calcul.
La tension du secteur est généralement de 220 V alternatif et elle est donc trop élevée, la première chose à
faire est de réduire la tension secteur à une tension plus faible et voisine de 12 V, pour ce faire nous
utiliserons un transformateur. Le principe du transformateur a été étudié au chapitre 6.
La tension dont nous disposons au secondaire du transformateur est alternative, et notre émetteur-récepteur
requiert du courant continu! Il faudra donc transformer le courant alternatif en courant continu, on dit qu'on
devra redresser le courant, c'est là qu'interviendra la diode que nous avons aussi étudiée au chapitre 6.
Du fait qu'une diode ne laisse passer le courant que lorsque son anode est positive par rapport à la cathode,
nous pourrons utiliser une ou des diodes pour redresser le courant alternatif. Nous verrons dans les
paragraphes suivants que plusieurs montages existent.
Malheureusement le résultat ne sera pas encore bon, en effet, la tension de sortie est une tension 'pulsée', si
nous l'utilisons telle quelle pour alimenter notre récepteur, nous n'aurons qu'un mauvais résultat, nous
entendrons un signal ronflé dans le haut-parleur, il faut donc filtrer la tension, c'est à dire la débarrasser de
sa composante alternative à l'aide d'une cellule de filtrage, la cellule la plus simple ne comporte qu'un
condensateur, une version plus sophistiquée, comprendrait un filtre en pi avec deux condensateurs et une
self.
La tension de sortie peut varier en fonction de la charge, et dans 80% des cas cette variation n'est pas
acceptable, on va alors réguler la tension d'alimentation au moyen d'un stabilisateur de tension ou d'un
régulateur de tension.
A l'autre extrême, si on a besoin d'une tension de 2500 V sous 2 A pour alimenter le tube d'un ampli de
puissance, il faudra aussi un transformateur, mais cette fois ce transformateur devra élever la tension. Puis
on trouvera un redresseur et un circuit de filtrage.
D1
tension d'entrée +
tension de sortie
220 V V eff
RL
Figure 3.4.1.
Dans la plupart des cas cette ondulation est inacceptable, pour le réduire, on peut placer un condensateur
de filtrage en parallèle sur la charge RL , durant les alternances positives, le condensateur se charge à une
valeur UCL = √ 2 Ueff et durant les alternances négatives, il se décharge dans RL , l'amplitude du ronflement
diminue d'autant plus que la constante de temps RL CL est grande vis à vis de la période du signal alternatif.
On peut se demander quelle sera la tension continue mesurée, avec un appareil de mesure, si, dans un
montage redresseur simple alternance, nous avons un transfo qui fournit par exemple 100 V eff au secondaire
?
Un appareil de mesure (du style cadre mobile) va donner la valeur moyenne, celle-ci vaut :
et, donc pour un redresseur mono alternance alimenté par un transformateur de 100 V eff , nous aurons :
La première constatation est que cette valeur est faible, avec un transfo de100 Veff on obtient à peine une
tension de 45 V., alors que la tension de crête est de 141,42 V.
Dans le cas qui nous préoccupe, le facteur de forme19 est de 1,57 tandis que le taux d'ondulation est de 48,3
%.
Le taux d'ondulation est de 47 % et pour réduire ce taux, on peut ici aussi, placer un condensateur de filtrage
en parallèle sur la charge RL , le condensateur se charge à une valeur Ucl = √2 Ueff et se déchargera dans
la résistance RL .
19
Par définition F = Ieff / Imoy . F = (Im / 2) / ( Im /π ) = π /2 = 1,57
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A D1 C
+ tension de sortie
tension d'entrée
V eff RL
O
220 V
- D
B
D2
Figure 3.4.2.
Durant une alternance, A est positif par rapport à O, et alors B est négatif par rapport à O, dans ce cas le
courant passe de A, au travers de la diode D1, par le point C, dans la charge RL , par le point D, et retourne
vers O.
Durant l'alternance suivante, B est positif par rapport à O et A est négatif par rapport à O, dans ce cas, le
courant passe de B, au travers de la diode D2, par le point C, dans la charge RL , par le point D, puis
retourne vers O.
RL RL
O O
- D - D
B B
D2 D2
Figure 3.4.3.
Durant les deux alternances, le courant passe donc dans la charge, de C vers D.
Encore une fois, on peut se demander quelle sera la tension continue mesurée, avec un appareil de mesure.
Si, dans un montage redresseur double alternance, nous avons un transfo qui fournit 2 x 100 Veff au
secondaire ?
En d'autres termes, si on prend la forme d'onde qui nous intéresse, la valeur moyenne vaut :
et, donc pour un redresseur double alternance alimenté par un transfo de 2 x 100 V eff , nous aurons :
On a déjà sérieusement amélioré la tension moyenne et le rapport tension crête/ tension moyenne est
devenu plus faible.
Dans le cas qui nous préoccupe, le facteur de forme est de 1,1120 tandis que le taux d'ondulation est de 48,3
%.
Le taux d'ondulation est de 47 % et pour réduire ce taux, on peut ici aussi, placer un condensateur de filtrage
en parallèle sur la charge RL , le condensateur se charge à une valeur UCL = √2 Ueff et se déchargera dans
la résistance RL .
Question pratique: Dans le montage ci-dessus, les deux enroulements sont en opposition de phase.
Comment peut-on pratiquement vérifier cette situation ? Simplement, à vide, avec un voltmètre : Si les
enroulements sont en opposition de phase, on va mesure 2 x V eff , dans le cas contraire on va mesurer
environ 0 V. La figure a est donc correcte. Les fils (enroulements) sont parfois notés avec des petits points
noirs, tous les points noirs sont en phases.
V eff V eff
220 V 220 V
A A
com com
V V
a b
Figure 3.4.4.
Pendant une alternance, le courant passe par D1, puis dans la charge et retourne par D3. Tandis que
pendant l'autre alternance, le courant passe par D2, puis dans la charge et retourne par D4
20
Par définition F = Ieff / Imoy . F = (Im / √2) / ( 2 Im /π ) = π /2 √2 = 1,11
D4 D1 D4 D1
+ +
D3 D2 D3 D2
RL RL
- -
Figure 3.4.5.
Les valeurs moyennes, efficaces, le taux d'ondulation et le facteur de forme sont les mêmes que pour le
redresseur double alternance à point milieu.
Toutefois il faut remarquer que le courant traverse maintenant deux diodes, et par conséquent la chute de
tension est double. Si on considère une alimentation pour une centaine de Volts ou plus, cette différence ne
sera pas très importante. Par contre si on veut réaliser une alimentation qui fournit 6 V, la différence entre
une chute de tension de 0,6 V (produite dans un redresseur double alternance avec transfo à prise médiane)
par rapport à une chute de tension de 2 x 0,6V (produite dans un redresseur double alternance avec pont de
diodes) sera importante.
Les deux schémas ci-dessous sont identiques ! La manière de dessiner le pont peut donc parfois être
déroutante. Remarquez aussi que du coté "+" les deux cathodes sont ensemble, du côté "-" les deux anodes
sont ensembles et sur chaque "~" il y a une anode et une cathode21.
D1 +
D4 D1
D4
- +
C RL
D2
D3 D2
C RL
-
D3
Figure 3.4.6.
21
Le dessinateur n'est pas obligé d'indiquer les symboles +, - et ~ , mais quand il le fait c'est beaucoup plus clair.
22
Lorsqu'un redresseur simple alternance est suivi d'une cellule de filtrage avec un condensateur, la tension inverse sur le diode
devient double et vaut alors 2 x Veff x √ 2
Chapitre 3a : Les circuits – p 46/85 - 27/09/2009
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Mais les diodes peuvent aussi être intégrées dans des blocs pour former des ponts redresseurs:
• les courants redressés vont de 0,5 A à 35 A
• les tensions de service maximales vont de 20 à 500 Veff
B 40 - C 5000 / 3300
tension de
pour redresseur
fonctionnement courant en mA avec radiateur sans radiateur
en pont ("Bridge")
en Veff
com
V+
presque l'infini.
-
Lorsqu'on mesure la faible résistance, la
borne ⊕ correspond "généralement" à la
cathode23.
Dans l'autre sens l'ohmmètre doit indiquer presque l'infini.
V+
Figure 3.4.7.
23
A vérifier, car parfois c'est le contraire !!! En cas de doute, il vaut mieux tester avec une diode considérée comme "bonne".
24
Un ohmmètre numérique est en fait un générateur de courant constant, et la mesure consiste à mesurer le tension aux bornes de la
résistance inconnue. Sur le calibre le plus bas, ce courant est de 1 mA et ce qu'on mesure est donc la tension aux bornes de la diode
pour un courant de 1 mA. Pour une diode au silicium, on mesure donc environ 600 mV.
La première figure représente un montage triphasé une alternance. Nous n'avons pas représenté le primaire
du transformateur, mais uniquement le secondaire. Les enroulements secondaires sont forcément montés
en étoile puisqu'il faut un retour commun. Il n'y a que 3 diodes.
D1
I
D2
0,827 Vmax
Figure 3.4.8.
La seconde figure représente un montage triphasé à deux alternances. Les enroulements secondaires
peuvent être en étoile ou en triangle. Il faut nécessairement 6 diodes.
D4 D1
D5 D2
D6 D3
Figure 3.4.9.
Cette réduction de l'ondulation est particulièrement appréciée pour les applications de traction. D'autres
montages plus complexes en triphasé permettent de réduire encore l'ondulation.
Figure 3.4.10.
Une gâchette de thyristor nécessite un courant de l'ordre de 0,01 à 1 A sous une tension de 8 V et ceci
permet de commander un circuit de plusieurs kW et on comprend maintenant mieux pourquoi les anglo
saxons utilisent "Silicon Cotrolled Rectifier"ou "SCR" pour thyristor …
Circuit de
50 Hz commande P
Figure 3.4.11.
Chaque diode doit pouvoir résister à une tension inverse égale à 2 x la tension maximum (Ueff x √2) du
secondaire du transfo. Chaque condensateur est chargé sous la tension maximum.
Exercice: Dessiner un montage pompe à diode qui fournit une tension positive et une tension
négative par rapport à la masse ?
Un des avantages de ce D1 D3 D5
montage est que le 220 V V eff
D2 D4 D6
transformateur peut être mis
C2 C4 C6
à la masse d'un côté et
d'autre part ce principe de
multiplication peut être
RL
généralisé, la figure ci-
contre et représente un
multiplicateur par 6.
Figure 3.4.15.
Le montage ci-dessus comporte 6 cellules (6 condensateurs et 6 diodes) et la tension de sortie (à vide) vaut
6 x Veff x √2 Il ne faut pas perdre de vue que ces montages sont réservés à de faibles débits. Plus le débit
augmente, plus les condensateurs doivent être importants et plus grands seront les courants de pointe.
Exercice: Dessiner un montage multiplicateur à 3 cellules qui fournit une tension positive et une
tension négative par rapport à la masse ?
Une façon d'améliorer le rendement, de diminuer l'ondulation et de diminuer la résistance interne consiste à
utiliser les 2 alternances avec un transfo à double enroulement :
C1 C3 C5
D1 D3 D5
V eff
D2 D4 D6
C2 C4 C6
220 V
RL
Figure 3.4.16.
Un des avantages de ce montage est que le transformateur peut être mis à la masse d'un côté et d'autre
part ce principe de multiplication peut être généralisé, la figure ci-dessus représente un multiplicateur par 6.
La tension de sortie présente des impulsions en forme de demi sinusoïdes à la fréquence double de celle du
réseau. La fréquence est donc de 100 Hz dans le cas d'un réseau à 50 Hz. Si on utilise cette tension pour
alimenter un émetteur ou un récepteur, on obtiendra un ronflement très important, rendant pratiquement
inaudible les signaux.
Redresseur monoalternance
Afin d'égaliser ces impulsions, on utilise une
D1
cellule de filtrage ou dit plus simplement un +
filtre.
10 T
10 T 5T
5T 2T
T
2T
0,5 T
T
0,2 T
0,5 T
0,2 T
Figure 3.4.18.
• la tension moyenne, remarquez que les 2 zones hachurées ont la même surface
• la tension d'ondulation ou de "ripple"
ondulation ou "ripple"
tension moyenne
Figure 3.4.19.
Plus le condensateur sera gros, moins élevé sera l'ondulation résiduelle. Il faudra donc que la constante de
temps formée par le condensateur et la résistance de charge soit grande par rapport à la période. Pour 50
Hz, la période est de 10 ms puisque, généralement, on redresse les deux alternances donc
RL C >> 10 ms
Mais, plus le condensateur sera gros, plus la pointe de courant à la mise sous tension sera importante. La
ou les diodes devront pouvoir supporter cette pointe de courant. Le transformateur et les protections de
l'installation électrique devront aussi pouvoir supporter cette pointe de courant.
Application: On désire faire une alimentation de 13,8 V / 20 A. On utilise un transfo qui donne 20Veff à vide
et 18 Veff en charge. On voudrait avant la régulation avoir une tension minimale de 20 V. Quelle est la valeur
du condensateur de filtrage ? Quelle est la tension sur le condensateur à vide ?25
tension.
25
Figure 3.4.20.
Le redresseur débitera sur une résistance de R L = 20 / 20 = 1 Ω. Si on admet que C RL > 10 ms, alors C= 10 ms / 1Ω = 10.000 µF .
Vu l'imprécision (tolérance) sur les condensateurs électrolytiques on pourrait prendre 1,5 x ou même 2 x cette valeur ! A vide la tension
continue sera de 20 √2 = 28,28 V.
Cette énergie emmagasinée et latente peut être très dangereuse, non R de saigné ou "bleeder"
seulement avec les basses tensions, mais aussi et surtout pour les
hautes tensions26. Pour ceux qui veulent faire des mesures sur un
Figure 3.4.21.
appareil alimenté en haute tension il faut donc prendre des mesures
de sécurités importantes.
Pour éviter ces problèmes on place en parallèle sur le condensateur une résistance appelée résistance de
saignée ou bleeder. On s'arrangera pour que la constante de temps de la décharge soit de l'ordre de 10
secondes par exemple, ainsi au bout de 5 x 10 secondes il n'y aura plus que 1% de la tension initiale. Donc
Rrésistance de saignée x CL ≈ 10 sec.
La résistance de saignée ou bleeder est câblée directement sur les cosses (les bornes du condensateur,
sans fils).
Application: Soit un ampli linéaire à tube, dans lequel l'alimentation comporte des condensateurs de 100 µF
sous une tension de 400 V. Calculez les résistances de saignée ?27
Donc si on veut "travailler" sur une alimentation, on coupera d'abord la tension du secteur, on attendra une
minute, puis on se méfiera encore car la résistance de saignée pourrait être endommagée ("claquée"), et on
déchargera les condensateurs à l'aide d'un tournevis, un côté à la masse, et la pointe contre chacune des
bornes du condensateur. Mieux vaut "bouziller" un tournevis que d'être électrocuté !
Les condensateurs de filtrages présentent une self qui n'est pas négligeable pour les hautes fréquences. Si
on veut filtrer les "crasses" à fréquence plus élevée que celle du réseau (par exemple du bruit provoqué par
les arcs d'un moteur à collecteur …) on place en parallèle sur les condensateurs électrolytiques de filtrage
(C1) un condensateur au plastic (MKM, MKH, …) C2 donc la valeur se situe habituellement entre 0,01 µF et
0,1 µF.
26
L'énergie dans un condensateur est E= 1/2 CV², quelques exemples
• dans une alimentation ordinaire 13,5 V / 20 A, on a un condensateur de 10.000 µF sous 28 V : l'énergie est de 3,92 Joules
• dans une alimentation d'un linéaire à tube , on a un condensateur de 100 µF sous 3000 V : l'énergie est de 450 Joules
27
R = 10 sec / 100 µF = 0,1 M Ω = 100 kΩ , P = U² / R = 400² / 100 k Ω = 1,6 W , on prendra donc des résistances qui peuvent dissiper
3 W ou mieux encore 5 W !
C2
-U
Figure 3.4.22.
La figure ci-contre est une variante de la première et montre comment
obtenir deux tensions qui sont le double l'une de l'autre.
D1 2U
C2
C1
0V
Figure 3.4.23.
Le montage ci-contre permet d'obtenir une tension
auxiliaire égale à 2 fois la tension principale grâce
D2 D3
au montage ci-contre. Le pont D1 et le +2U
(faible débit)
condensateur C1 forment le redresseur principal. + +
D1 +U
(débit principal)
C1
0V
Figure 3.4.24.
Le montage ci-contre est assez particulier, il
permet d'obtenir 3 tensions à partir d'un transfo à 2
enroulements secondaires. D2 D3 et C2 forment D1
C2
0V
+
8V D3 C3
-U
D4
Figure 3.4.25.
40
Remarquez que la caractéristique directe utilisée pour
le redressement classique (avec le 'F' de forward) est
dessinée à une autre échelle. 50
Figure 3.4.26.
E - UZ Figure 3.4.27.
R =
(IZ + Iout )
formule dans laquelle:
E représente la tension d'entrée, comme elle varie, il faudra bien sûr prendre une valeur moyenne,
IZ est donné par le constructeur, et en fait IZ va varier en fonction de la tension d'entrée,
IOUT est le courant de sortie, dans la plupart des cas IOUT sera négligeable vis-à-vis de IZ.
28
Tous les montages de stabilisations font appel à une tension de référence, cette tension est toujours obtenue par une diode zéner.
Les montages plus compliqués sont donc tous basés sur ce type de régulation.
Rappelons aussi que les diodes zéners de 6,2 V ont un coefficient de température nul, ce qui les fait préférer
comme diode de référence.
Application: On a besoin d'une tension de 12 V et d'un courant de 150 mA, mais on dispose d'une
tension qui varie de 18 à 32 V ? Déterminez la zéner et la résistance série ? 29
La réponse est "OUI MAIS" … comme la tension inverse est faible (de l'ordre de quelques Volts à
quelques dizaines de Volts), on ne pourra l'utiliser que pour des tensions très basses, alors qu'une
diode 1N4007 à une Vinverse de 800 V !
29
Solution : La zéner devra forcément avoir une tension de 12 V. S'il on suppose un courant zéner minimum de 15 mA, lorsque la
tension est minimum (18V) que la résistance série soit de R = (E – U Z) / (IZ + Iout) = (18 -12) / (150 +15) = 34 Ω . Lorsque la tension va
monter à 32 V, le courant dans la résistance série sera de (32 – 12) / 34 = 588 mA , en d'autres termes, le courant IZ qui était de 15 mA,
va monter à 588-150 = 438 mA et la zéner devra dissiper alors 12 V x 438 mA = 5,2 W. Il faudra donc prendre une zéner de 12 V
pouvant dissiper 10 Watts ! Quand à la résistance série elle devra dissiper au moins 20 V x 588 mA soit 11,76 W , il faudra prendre une
résistance qui puisse dissiper 20 ou 25 W pour être dans des conditions "sûres". Quand on sait que la charge utile consomme 1,8 Watt,
et que lorsque la tension d'entrée atteint 32 V le courant est de 588 mA ( soit 18 Watts) , on se rend compte de la perte d'énergie !!!
Dans cette configuration, la diode zéner DZ fournit une référence de tension. Le condensateur C2 supprime
(ou réduit d'avantage) le ronflement qui pourrait subsister sur la diode zéner. C3 fournit un dernier filtrage. La
tension de sortie VO est égale à la tension de la diode zéner (ici 14 V) moins la chute de tension dans la
jonction émetteur-base (0,6 à 0,7 V). Donc dans notre exemple la tension de sortie VO sera égale à 13,4 V à
peu près.
La tension d'entrée doit au moins être égale à la tension de sortie, plus la chute de tension entre le
collecteur et l'émetteur. Cette tension minimum collecteur-émetteur est appelée tension de déchet, elle est
généralement de l'ordre de 1 à 4 Volts. Plus la tension d'entrée sera élevé, meilleure sera la marge pour
stabiliser la tension. Mais il ne faut pas oublier que ce transistor va dissiper une puissance qui sera égale à
la tension entre collecteur-émetteur multiplié par le courant. Dés qu'on commence à vouloir faire des
alimentation de plus de 0,5 A, on doit donc avoir recours à des transistors de moyenne puissance ou à des
transistors de puissance. Donc dans notre cas il faudra que la tension d'entrée soit au moins égale à 13,4 V
+ 4 V = 17,4 V. Tenant encore compte des variations de tension du réseau (+- 10%), la tension d'entrée
pourrait très bien monter à 19 ou 20 V. Dans ce cas la dissipation du transistor ballast s'élèvera à (20 V -
13,4 V) x 0,5 A = 3,3 Watts.
V réf
R2
Figure 3.4.29.
+ R1 + sense
Les fils de connexion "sense" peuvent
_
avoir une section relativement faible
car il ne circule qu'un très faible
courant. Remarquez aussi les deux 24 V
V réf
résistances de 100 Ω qui servent à
assurer la régulation lorsqu'on a oublié
de brancher les fils "sense". Parfois un R2 - sense
Cette technique est appelée régulation à contre-réaction à distance ou remote-sensed feedback regulation.
Mais parfois la limitation de courant dans un circuit de régulation constitue un obstacle pour faire fondre le
fusible. On doit dont "reporter" l'ensemble
fusible-thyristor avant la régulation. La figure
ci-contre montre un montage pour une +
fusible
régulation
alimentation positive (= négatif à la masse).
Dz 15 V
Q1 BC140
- C 4µ7 R2 100 R1 1k
Q1 BC160
R4 1k5
R3 470
R1 220
P1 500 ohm
Figure 3.4.34.
Si l'alimentation est mise en court circuit le transistor devra pouvoir dissiper 22 x 20 = 440 W
Pour dissiper des puissances supérieures à celle permise T3 2N3055 R3 0,1 ohm
par un seul transistor, on peut réaliser le montage ci
contre. Pour une alimentation 13,5 V / 20 A, on met
habituellement 4 transistors en parallèle. Chaque
transistor sera alors traversé par un courant de 20/4 = 5
A. La dissipation en fonctionnement normal sera alors de T4 2N3055 R4 0,1 ohm
(25 – 13,5 ) x 5 = 57,5 W
Le rapport Isortie / Icommande est égal au facteur d'amplification β du transistor ou du montage équivalent de
transistor. Pour les transistors de puissance, β est de l'ordre de 20.
En d'autres termes : le courant total est de 20 A, chaque transistor est parcouru par un courant de 5 A, et
chaque base doit être attaquée par un courant de 5 / 20 = 0,25 A. En d'autres termes, le courant de
collecteur T5 sera de 4 x 0,25 A soit 1 A et son courant de base sera de 1/20 = 0,05 A. Il faudra donc fournir
une courant de commande de 50 mA pour réguler un courant de sortie de 20 A !
Le montage précédent n'est donc qu'un "super transitor de très forte puissance"
Dans le cas d'un court circuit de la sortie, le transistor ballast devra supporter toute
la tension d'entrée. Par conséquent la tension VCE de ces transistors devra au
moins être égale à la tension présente à vide sur le condensateur de filtrage.
Figure 3.4.36.
Un dernier paramètre important est la tension de déchet du transistor. Il faudra veiller à choisir un transistor
dont la tension de déchet est la plus faible possible.
Exemple: Dans le montage ci-dessus, on a une perte de 0,5 V dans les résistances d'émetteurs,
avec une tension de déchet de 3 V, il faudra donc une tension d'alimentation de 13,5 + 0,5 + 3 = 19
V. Mais il faudra également tenir compte des variations de tension du réseau, qui peut atteindre ±
10%. Donc la tension à la sortie du redresseur pourrait atteindre 23,2 V en charge et un peu plus à
vide!
Dans une alimentation "heavy duty" 30 A, il n'est pas rare de voir une montage avec 8 transistors en
parallèle.
En fonction du courant de sortie du montage régulateur, on trouve donc toute une série de variantes allant
• du simple transistor de puissance en boîtier TO-220 par exemple et sans refroidisseur,
• ou d'un simple transistor TO-3 menu d'un petit refroidisseur
• deux transistors TO-3 en parallèle avec une résistance d'émetteur pour l'équilibrage
• au montage ci-dessus avec 4 à 8 transistors en parallèle ...
D1 pont 25 A
15 V RL
U ou 2 U
tension variable
régulation 0 ... 30 V
D3
15 V 1N4007
0V
U1 7818
D2 1N4007
IN OUT + 18 V R11 27 k R13 6k8
R4 270 k
R16 4k7
Dz 10 V
référence = 5,5 V Q1 BC 557
U2 741
R12 8k2
R17 100
R10 12 k
commande du relais
Figure 3.4.37.
NPN PNP
2N 3055
2N 3771 … 2N 3773 2N 3792
2N 4347
BUX 20
BDX63 et BDX65 darlington BDX62 et BDX64
TIP 142 darlington
2N 5303
30
Le chapitre 3.9 est consacré au ampli opérationnel et ce montage sera étudié en détails.
Chapitre 3a : Les circuits – p 64/85 - 27/09/2009
2001-2009 - Pierre Cornelis, ON7PC
Cours de radioamateur
en vue de l'obtention de la licence complète HAREC +
Il existe aussi une version "low voltage drop" où la différence de tension entre entrée et sortie est réduite à
0,5 à 1,2 V , par rapport à la série conventionnelle des 78xx et 79xx où cette tension est de 3 V minimum!
Avec un régulateur positif et un régulateur positif, on peut réaliser une alimentation pour les circuits
opérationnels31 . Ci-dessous une alimentation typique, pour ces montages à ampli op. Elle peut aussi servir
d'alimentation de laboratoire délivrant +15 V et – 15 V.
18 à 20 V
U1
IN OUT
7815 +15 V 1A
ou
+ LM340-15
18 à 20 V
0V
1000 µF + 0µ1 0µ1
7915
ou
LM320-15 -15 V 1A
IN OUT
U2
Figure 3.4.39.
31
Voir chapitre 3.9
plus, ou deux diodes si on veut 1,2 V de plus (cas de la figure ci- LM340-xx
contre) et ainsi de suite. Le courant dans la connexion de masse
est en général très faible et ces quelques diodes ne dégradent GND
Le tableau ci-dessous donne un résumé des différents types de régulateurs de tensions couramment
utilisés:
Pour tous les types mentionnés ci-dessus, la tension maximale d'entrée est de 35 V et la différence entre la
tension d'entrée et la tension de sortie doit être d'au moins 3 V.
Application: Si Vréf = 1,2 V , quelle est la tension minimum que l'on peut obtenir d'un régulateur 3 pattes ? 32
32
Vminimum = Vréf = 1, 2 V
Application: Avec un LM317, la tension d'entrée est de 32 V. R1 = 240 Ω , Calculez R2 pour avoir
une tension variable jusqu'à 24 V ? 33
33
R = ( 25 – 1,2 ) x 240 / 1,2 = 4560 Ω , un potentiomètre de 4k7 fera l'affaire …
34
Réponse : R = 1,2 / 0,1 = 12 Ω , P = 1,2 x 0,1 = 0,12 W . Si la tension est de 25 V, le régulateur devra pouvoir dissiper 25 x 0,1 = 2,5
W au minimum !
Application: Sachant que l'on a un régulateur LM340-12 (Imax = 1,5 A) , que le transistor Q1 est un dont le
β est de 20 et que le courant de sortie est de 10 A, calculez R ? Si cette valeur de R n'est pas disponible,
allez vous prendre une valeur légèrement inférieure ou légèrement supérieure ?35
R
sc Q1
U
Q2 U
0
I commande
U1 IR IL
R
+ IN OUT
78xx
LM340-xx
GND
I
- I sc = I max
C1 C2 0µ1 C3 0,1µ
Figure 3.4.44.
35
Réponse : R = Vbe1 / ( IR max - (I0 max / β 1)) = 0,7 / (1 – (8,5 / 20)) = 1,21 Ω
En modifiant le montage, on va obtenir une protection foldback (ou "en épingle à cheveux"), c'est-à-dire que
une fois que le courant maximum ISC sera atteint, l'alimentation va se mettre en protection et le courant sera
alors limité à une valeur beaucoup plus faible Ifb .
On calcule d'abord RSC comme ci-dessus puis Imax = U0 (R1 / (R1 + R2) + Vbe2 ) / RSC
R1 R2
R U
sc Q1
U
0
Q2 I commande
U1 IR IL
R
+ IN OUT
78xx
LM340-xx
GND I
I sc I
max
-
C1 C2 0µ1 C3 0,1µ
Figure 3.4.45.
CL 2
L'avantage de ce bloc, par rapport au régulateur trois pattes
est que sa régulation est encore meilleure. Le µA723 ou CS 3
LM723 est le meilleur exemple de ce genre de régulateur.
5 I 4
NI
V-
7
µA723 ou LM723
Figure 3.4.46.
D1 1N5003
Q1 BDX87
+ R6 0,18 +
3 à 30 V
3A
R4 1k
R5 82 k
12 13 11
V+ comp Vc
C4
470p
_
6
Vref +
out 10
Vz 9 C4 C3
100µ 0µ1
CL 2
CS 3
P1 5 I 4
10 k NI
V- R1 8k2
7 U1 µA 723
R3
680 R2
5k6 (3 à 8V)
ou
2k2 (8 à 30V)
Figure 3.4.47.
Le schéma suivant montre une alimentation de laboratoire36 permettant d'obtenir 0 à 30 V avec un débit de
10 A :
T4 à T8 R41 à R45
5 x 2N3055 5 x 0,1 ohm +
0 à 30 V
10 A
T3 BD646
R31 18
+ 18 V
U1 µA723
12 13 11
V+ comp Vc R15 2k7 R6 R5
4k7 4k7
R24 1k2 R16
_ C1 2k7
P2 6 150p
1k Vref +
out 10 C4 C3
réglage fin T2 BC547 100µ 0µ1
Vz 9
CL 2
réglage grossier
CS 3
R20 22k R21 22k
P1 5 I 4
10k NI
V-
7 R22
R23 1k2
22k R17
R14 820
2k2
R25 100k
C6 10µ
0V
mesure du courant
Figure 3.4.48.
36
Il s'agit au fait du schéma partiel de l'alimentation K-7200 de Velleman.
Le dernier schéma intéressant est une alimentation haute tension de 45 à 250 V avec un débit limité à 600
mA. Le LM723 est flottant et son alimentation est limitée à 36 V par une diode zéner.
T1 2N3234 R5 1 +
45 à 250 V
R5
200
µA723
12 13 C111
Mais le µA723
DZ1 n'est pas le seul IC du genre, il y a aussi LM104,
V+ comp Vc 470p LM105 , LM125, SG1532, …
36V
1N1364
_
6
Vref +
R1 out 10
2k2 à 3k6
Vz 9
CL 2
R4 CS 3
3k
5 I 4
C4
NI 47µ
V-
7
R3
3k
Figure 3.4.49.
3.4.21. Le refroidisseur37
En analysant le problème du transistor ballast, nous avons aussi abordé le problème de l'énorme puissance
à dissiper. Pour une alimentation 13,8V / 20 A cela représente 170 W en régime permanent et 440 W en cas
de court circuit.
Le cours de physique nous apprend que la chaleur peut être transmise par 3 méthodes différentes
• par conduction : la chaleur passe par conduction de la jonction, vers le boîtier et du boîtier vers le
refroidisseur
• par convection : la chaleur passe par convection du radiateur vers l'air ambiant
• par rayonnement : la chaleur passe du radiateur vers l'air ambiant, c'est la puissance 4 de la
différence de température qui intervient ici (T2 – T1)
Soit donc un transistor monté sur un refroidisseur. Deux paramètres de température sont fixes:
• la température ambiante qu'il ne faut pas prendre à 20°C, mais plutôt dans les conditions réelles (à
l'intérieur du boîtier) et extrêmes (un jour de canicule !), prenons donc 45°C .
• la température maximum de la jonction : pour le silicium cette température ne peut JAMAIS
dépasser 150 à 200°C.
T amb
La température et la puissance sont liées par une sorte de
"loi d'Ohm" : R th j-b R th radiateur-ambiant
Tj Tb
Tj – Tamb = P Rth
Rth s'appelle résistance thermique et elle s'exprime en °C /
W. Un bon refroidisseur aura donc une faible Rth !
R th boitier-radiateur
Les Rth s'additionnent et la Rth totale est égale à la Rth entre Schéma thermique équivalent
la jonction et le boîtier Rth j-b + la Rth entre le boîtier et le R th j-b R th boitier-radiateur R th radiateur-ambiant
refroidisseur Rth j-r + la Rth entre le refroidisseur et l'air Tj T amb
Figure 3.4.50.
• la Rth entre la jonction et le boîtier Rth j-b : elle dépend de la construction du transistor et si nous
classons les boîtiers de transistors, l'ordre sera le suivant TO-92 , TO-18 , TO-39 , TO-126 , TO220 ,
TO-3
• la Rth entre le boîtier et le refroidisseur Rth j-r : Si le transistor doit être isolé de la masse, on peut
réaliser cette isolation
o en isolant le transistor du refroidisseur à l'aide de mica et en le fixant à l'aide de colorette
isolante
o soit isoler le refroidisseur du reste du montage, cette solution est nettement supérieure car
on n'introduit aucune Rth supplémentaire entre le transistor et le refroidisseur.
o D'autres parts, on peut diminuer cette résistance en serrant convenablement le transistor, et
en mettant une pâte conductrice de la chaleur38.
o la Rth entre le refroidisseur et l'air ambiant Rth j-a : C'est probablement sur ce facteur qu'on
aura le plus d'influence !
• en sélectionnant le bon profil de refroidisseur et la bonne dimension : certains refroidisseurs se
vendent en largeur différentes, d'autres se vendent au mètre.
o en orientant les ailettes dans le sens vertical pour que la convection se fasse dans les
meilleures conditions. En mettant un refroidisseur dans le sens contraire, on perd jusqu'à
20% de sa Rth,
37
Ce chapitre n'est pas spécialement lié aux alimentations. Il est également valable pour les amplificateurs de puissance.
38
La pâte conductrice vieilli avec le temps. De plus il ne faut pas en mettre de trop sinon elle dégouline avec la température !
Chapitre 3a : Les circuits – p 73/85 - 27/09/2009
2001-2009 - Pierre Cornelis, ON7PC
Cours de radioamateur
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o en noircissant le radiateur, on peut gagner jusqu'à 10% de la Rth . Pratiquement tous les
radiateurs sont en aluminium anodisé de couleur noire.39
o en forçant l'air au moyen d'un ventilateur, On peut réduire la Rth d'un facteur de 3 à 5 environ
grâce à un flux d'air !
o en extrayant les calories par un passage d'eau : c'est le cas extrêmes de refroidisseur pour
de TRES TRES grosses puissances
Valeurs de quelques Rth j-b et Rth refroidisseur extraits de catalogue de fabricants de refroidisseurs :
Exemple pratique: Soit un transistor 2N3055 qui peut dissiper 115 W. Imaginons que nous lui
fassions dissiper 30 W ( le 1/4 du maximum autorisé). La t° de la jonction ne peut pas dépasser
200°C, prenons 175°C par mesure de précaution, et le montage doit encore fonctionner lorsque la
température ambiante est de 45°C (il s'agit de la température à l'intérieur du montage). La R th j-b
annoncée par le constructeur est de 1,5°C / W. Calculez la Rth du refroidisseur ?
Même avec nos facteurs de sécurité élevés (30 W au lieu de 115 maximum autorisé), une marge
pour ne pas dépasser les 200°C au niveau de la jonction et une marge de sécurité au niveau de la
température ambiante, on constate qu'il faudra prendre ce problème avec beaucoup d'attention.40
39
Oui , je sais le noir n'est pas une couleur !!!
40
Que dire alors des alimentations vendue 30 A , qui devraient donc alors pouvoir dissiper 300 W dans le ballast et qui sont munis de
minuscules petits refroidisseurs ??.
3.4.22. Le transformateur
Quelques informations complémentaires sur le transformateur
Exemple pratique: Soit une alimentation 13,5 V sous 30 A. Nous avons aussi vu que le transistor ballast
perdait au minimum (= tension de déchet) 3 à 4 V et que la chute de tension dans les résistances
d'équilibrage était de 0,6 V. Il faudra donc, après filtrage une tension de 13,5 + 4 + 0,6 = 18,1 V. Puisqu'il
s'agit d'une alimentation "sérieuse", nous n'allons pas utiliser un montage simple alternance, donc il faudra
un transfo dont la tension au secondaire soit de Veff = 1,1 Vmoyen = 18,1 x 1,11 = 20 V
En charge il y aura donc une tension moyenne de 18 V sur le condensateur de filtrage, mais à vide cette
tension va monter jusque √ 2 Veff = 1,41 x 20 V = 28 V !
Reprenons notre exemple : la puissance en continu vaut 18,1 V x 30 A = 543 W, donc le transfo devra
pouvoir fournir une puissance de 1,5 x 543 = 814 W.
Toutefois, dans le domaine radioamateur une alimentation n'est pas chargée en permanence par le courant
maximum :
• tout d'abord à cause de nos cycles transmission / réception
• puis à cause du mode de modulation : en effet en CW ou en SSB on peut admettre que la puissance
moyenne est environ 0,5 x la puissance maximale.
Dans ce cas la puissance du transfo peut être réduite à 40 % de la valeur calculée ci-dessus. Mais on ne
peut pas réduire cette puissance dans le cas de la FM, de la RTTY ou du Packet Radio !
Contrairement aux régulateurs linéaires, les régulateurs à découpages permettent aussi d'élever la tension
de sortie et de produire des tensions multiples à partir d'une seule boucle de régulation. Les régulateurs à
découpage permettent aussi d'inverser la polarité.
La régulation par découpage permet de nombreux montages qui seront examinés ci-dessous:
Figure 3.4.52.
41
La très grande crainte des radioamateurs vis-à-vis des alimentations à découpage est la la production de "birdies". En balayant les
bandes de fréquences, on peut retrouver à intervalles réguliers des "chouillis", des bruits ressemblant à des oiseaux (les "birdies"). Ces
bruits sont très gênant pour l'écoute. Ce phénomène était réel pour les toutes premières alimentations à découpage, depuis lors la
plupart des constructeurs ont dotés leurs alimentations de sérieux filtres et les "birdies" ne sont plus (ou presque plus …) audibles.
42
En réalité ce n'est pas un interrupteur, mais un transistor bipolaire ou un transistor MOSFET !
Chapitre 3a : Les circuits – p 76/85 - 27/09/2009
2001-2009 - Pierre Cornelis, ON7PC
Cours de radioamateur
en vue de l'obtention de la licence complète HAREC +
Le montage flyback: il
ressemble au montage boost, D1
où la self serait remplacée par
un transformateur. L'énergie
n'est stockée que pendant le
+
temps de la conduction de R V
L out
l'interrupteur V
in C
circuit de
commande
Figure 3.4.52.
Le montage forward : Quand le
transistor conduit, l'énergie est D3
simultanément stockée dans L
D1
et passe par la diode D1 vers la
charge , D2 est boquée. Quand
le transistor est bloqué,
+
l'énergie de L passe vers la
D2 R V
charge par la diode D2. Le L out
troisième enroulement limite la V C
in
tension de crête sur le drain.
circuit de
commande
Figure 3.4.53.
Le convertisseur push-pull
T D1 L
+
R V
L out
C
V
in T1 T2
D2
Figure 3.4.54.
Le convertisseur en demi-pont
T1
T D1 L
C1
+
R V
L out
V C
in
T2
+
D2
C2
Figure 3.4.55.
Un transistor qui fonctionne par tout ou rien ne dissipe pas beaucoup d'énergie.
0,6 x 20 = 1,2 W
25 x 0,01 = 0,25 W
Dans le montage si contre, lorsqu'on ferme l'interrupteur, le courant dans la self croît de façon linéaire.
L'énergie s'accumule alors sous forme d'énergie magnétique dans la self. Lorsqu'on ouvre l'interrupteur,
l'énergie dans la self se libère dans le condensateur. Il y a inversion de la tension aux bornes de la self.
Un des circuits les plus utilisé est le TL497, il comporte (presque) tous les éléments pour faire un régulateur
avec un courant de 0,5A . Le TL497 ne comporte par la self ! On peut évidement adjoindre des transistors
extérieurs pour obtenir des puissances plus importante. La fréquence est fixée par un condensateur
extérieur
Jusqu'à présent nous avons supposé que nos circuits redresseurs étaient chargés par des résistances
pures, mais il est encore un cas très intéressant à étudier, celui où le redresseur débiterait sur une batterie
d'accumulateurs. Nous ne considérerons que le cas le plus fréquent celui d'un redresseur simple alternance.
I
allure du courant dans le
cas d'une charge résistive
U t
Vm temps
E' d'ouverture
T/2 T/2
Figure 3.4.56.
Le redresseur ne débite que lorsque v >= E', c'est à dire deux fois par période. L'allure du courant est une
calotte de sinusoïde, alors que pour une charge résistive c'était une demi sinusoïde. Le temps d'ouverture
c'est à dire la durée du passage du courant pendant chaque période est inférieur à la période et peut tendre
vers zéro.
Le redresseur conduit dés l'instant t0 tel que v= V sin ω t = E' c.-à-d. pour une valeur telle que sin α = E'/V
et s'arrête de conduire à l'instant T/2 - t0.
a = (π - 2 α ) / 2 π
On définit l' excédent moyen de tension comme étant la tension moyenne durant le temps d'ouverture, elle
s'obtient en calculant l'aire de la calotte de sinusoïde et on obtient
Le courant redressé moyen Im s'obtient en divisant l'excédent moyen par la résistance équivalente du circuit.
Exemple: Si une batterie dont E' = 12,5 V et la résistance interne ρ est de 0,2 Ω , et une tension efficace de
11 V. Calculez l' excédent moyen et le courant moyen dans la batterie ? Calculez le courant de pointe ?
a π = (π - 2 α ) / 2 = 0,633
Ec = (15,5 / π ) (cos 0,937 - 0,633 sin 0,937) = 4,93 ( 0,592 - 0,510) = 4,93 x 0,082 = 0,404 Volt
Dans le cas d'un redresseur double alternance, l'excédent moyen est double et le courant moyen également.
Le rapport courant maximum / courant moyen est plus faible.
Lorsque la tension du secteur est présente, le relais RL est attiré, la batttie ne débite pas dans la charge, par
contre la résistance R et la diode D5 assurent le courant de maintient de charge. Ce courant peut être fixé à
1/50ème de la capacité.
Lorsque la tension du secteur disparait, le relais RL est relâché et c'est maintennat la batterie qui alimente la
charge.
La combinaison d'une diode zéner en série avec un relais permet de diminuer l'hystérésis. La valeur exacte
de la tension de la diode zéner dépendra de la tension "normalement" présente à la sortie du redresseur.
F1
D4 D1
secteur
220 V régulateur
R
D3 D2
courant de sortie
maintient 13,5 V
de charge 20 à 24 V
C1
DZ D5
13 V
RL
relais 6V
F2
batterie D6
12 V
10 à 100 Ah
Figure 3.4.57.
Application: Si le redresseur fournit 22 V et que la capacité de la batterie est de 50 Ah, calculez R ?43
L'inconvénient de ce circuit est de nécessiter un temps relativement important pour la recharge de la batterie
(50 h puisque le courant est de 1/50ème). Une solution alternative consiste à remplacer la résistance R par
une ampoule. L'ampoule doit être sous alimentée. Donc ici, comme il y a 7,9 V de chute de tension, on
prendra une ampoule de 12 V. Une ampoule sous alimentée se comporte comme une résistance à
coefficient de température négatif, si la tension de la batterie est faible, la résistance de l'ampoule sera plus
faible et le courant sera plus important. Par contre, au fur et à mesure que la batterie se charge la résistance
de l'ampoule va augmenter et le courant va diminuer. Le choix de l'ampoule se fera de façon empirique en
fonction de la capacité et de la tension redressée et filtrée, mais on veillera, dans l'exemple ci-dessus, à
avoir le courant de maintien de charge à 1/50ème de la capacité.
43
Solution : R = (22 – 13,5 – 0,6 ) / 1 = 7, 9 Ω , P = 7,9 x 1² = 7,9 W
F1
D4 D1
secteur
220 V régulateur
D3 D2
sortie
13,5 V
D9
D8 D5
C1
OC1
D7 D6
R2 R3
1k
C2
S
R1 10 k
G T1
courant de maintient D
de charge
batterie
12 V / 10 à 100 Ah
Figure 3.4.58.
Figure 3.4.59.
Notez :
• la forte tension de service des condensateurs de filtrage (au moins 1,5 x la tension du primaire).
• l'enroulement avec une tension typique de 6,3 V pour les filaments des autres tubes
• l'écran électrostatique qui n'est qu'une feuille de cuivre entre le primaire et le(s) secondaires(s) mais
qui ne forme pas une boule. Cet écran est mis à la masse et empêche les parasites d'êtres transmis
au(x) secondaire(s)
• un primaire "multi tension" pour pouvoirs s'adapter aux différentes normes des réseaux.