Fractions rationnelles et décompositions
Fractions rationnelles et décompositions
+∞
X +∞
X définit une équation
ak ωk X k = ak X k
k=0 k=0 a0 + na1 + · · · + n p a p − yn b0 − · · · − yn nq bq = 0
puis Le système formé par ses équations est compatible (dans C) et à coefficients rationnels.
∀k ∈ N, ak ωk = ak Par application de la méthode de Gauss (par exemple), on peut affirmer que ce système
P+∞ possède une solution rationnelle. Il existe donc
Par suite ak = 0 pour tout k , 0 [n]. En posant b` = an` et Q = `=0 b` X ` on
obtient
α0 , α1 , . . . , α p , β0 , β1 , . . . , βq ∈ Q
P(X) = Q(X n )
(b) La réduction au même dénominateur de la fraction tels que pour
p
X q
X
n−1 R= αk X k ∈ Q[X] et S = β` X ` ∈ Q[X]
X X + ωk
F= k=0 `=0
k=0
X − ωk on ait
R(n) − yn S (n) = 0
donne
P pour chacun de p + q + 1 naturels n initialement considéré. On a alors pour ces n,
F= n avec deg P = n
X −1
Comme F(ωX) = F(X) on obtient P(n)S (n) = Q(n)R(n)
Exercice 6 : [énoncé] X divise Q2 donc 0 est racine de Q2 et donc a fortiori de Q. Posons α ∈ N∗ sa multiplicité
Soit V = F ∈ K(X) | deg F < 0 . V ⊂ K(X), 0 ∈ V et ∀λ, µ ∈ K, ∀F, G ∈ V, dans Q.
deg(λF + µG) ≤ max(deg F, deg G) < 0 donc λF + µG ∈ V. V est un sous-espace vectoriel. P et Q étant premier entre eux, 0 n’est pas racine de P.
Clairement V ∩ K[X] = {0}. 0 est racine de multiplicité α − 1 de PQ0 et racine de multiplicité au moins α de P0 Q donc
De plus ∀F ∈ K(X), F = P + G avec P = Ent(F) ∈ K[X] et G ∈ V. 0 est racine de multiplicité exactement α − 1 de P0 Q − PQ0 .
D’autre part 0 est racine de multiplicité 2α de Q2 = (P0 Q − PQ0 )X.
Par égalité de multiplicité 2α = (α − 1) + 1 d’où α = 0. Absurde.
Exercice 7 : [énoncé]
Déterminons les racines communes à X p − 1 et X q − 1. Soit ω un telle racines.
On a ω p = ωq = 1. Puisque p et q sont premiers entre eux, il existe u, v ∈ Z tels que Exercice 10 : [énoncé]
pu + qv = 1. (a) X 2 +2X+5
= 1 − X−1 8
+ X−213
X 2 −3X+2
On a alors ω = ω pu+qv = (ω p )u (ωq )v = 1. Inversement, 1 est racine commune. X 2 +1
(X−1)(X−2)(X−3) = X−1 − X−2 +
1 5 5
De plus, notons que toutes les racines de X p − 1 et X q − 1 sont simples. (b) X−3
Les racines de F sont les racines p ème de l’unité autres que 1. Elles sont simples. (c) 1
X(X−1)2
= X1 + (X−1) 1
2 − X−1
1
Les pôles de F sont les racines q ème de l’unité autres que 1. Ils sont simples.
1 n’est ni pôle, ni racine. (d) 2X
X 2 +1
= X−i 1
+ X+i 1
√ √
(e) 1
X 2 +X+1
= − i/X− 3j + X− i/ 3
j2
(f) 4
(X 2 +1)2
= − (X−i)
1
2 − X−i − (X+i)2 + X+i
i 1 i
Exercice 8 : [énoncé]
Notons P/Q le représentant irréductible de F. (g) 3X−1
X 2 (X+1)2
= − X12 + X5 − (X+1)
4 5
2 − (X+1)
(b) F (n) = Pn
(X 2 +1)n+1
avec Exercice 18 : [énoncé]
On a
(−1)n n! n−1
ωkp
Pn = (X + i)n+1 − (X − i)n+1 ∈ Cn [X] P
X
2i = n avec deg P < n
k=0
X − ωk X −1
Mais Pn = Pn donc Pn ∈ Rn [X].
De plus, par décomposition en éléments simples
(c) Pour x ∈ R :
P(ωk )
Pn (x) = 0 ⇐⇒ (x + i)n+1 = (x − i)n+1 = ωkp
! (X n − 1)0 (ωk )
kπ
⇐⇒ ∃k ∈ {1, . . . , n} , x = cot Par suite on a
n+1
P(ωk ) = nωkn−1 ωkp = nωkp−1
Cela fournit n racines réelles et il n’en peut y en avoir d’autres complexes.
Ces n relations permettent de reconnaître P puisqu’on sait deg P < n
On obtient :
Exercice 16 : [énoncé] P = nX p−1 si p ≥ 1 ou P = nX n−1 si p = 0
(a) On remarque que F(−X) = F(X).
P(X) −P(−X)
Si (X−1) 3 est la partie polaire de F en 1, alors (X+1)3
est sa partie polaire en −1.
Exercice 19 : [énoncé]
(b) On obtient
(a) On a
1 1/8 3/16 3/16 1/8 3/16 3/16 n
= − + − − − X p X λk
(X − 1)3 (X + 1)3 (X − 1)3 (X − 1)2 X − 1 (X + 1)3 (X + 1)2 X + 1 =
Q k=1
X − zk
(c) En réduisant au même dénominateur
avec
1 1 zkp
U= (2 − 3(X − 1) + 3(X − 1)2 ) et V = − (2 + 3(X + 1) + 3(X + 1)2 ) λk =
16 16 Q0 (zk )
(b) En multipliant par X,
n
Exercice 17 : [énoncé] X p+1 X λk X
=
La réduction au même dénominateur de F s’écrit Q X − zk
k=1
P zkp
F= puis en remplaçant X par un réel de limite +∞, on obtient d’un côté
Pn
et de
Xn − 1 k=1 Q0 (zk )
l’autre 1 si p + 1 = n et 0 sinon.
avec deg P < n.
∀k ∈ {0, . . . n − 1}, !
P(X)
(ωk ) = 1 Exercice 20 : [énoncé]
nX n−1
donc (a) On a
X λi n
P(ωk ) − nωn−1
k =0 1
=
1
=
P λ(X − x1 ) . . . (X − xn ) i=1 X − xi
Puisque P − nX n−1 ∈ Rn−1 [X] et possède n racines, c’est le polynôme nul.
Finalement avec
nX n−1 1
F= n λi =
X −1 P0 (xi )