Phytochimie des espèces Nitraria
Phytochimie des espèces Nitraria
Licence
Domaine : Sciences de la nature et de la vie
Filière : Biologie
Spécialité : Biochimie fondamentale et appliquée
Thème
Kenza
Dédicace
Je dédie ce travail à mes chers parents, ma mère Aicha
et mon père Mohammed pour leurs sacrifices et leurs
soutiens tout au long de mes études
A l'esprit de ma deuxième mère Saliha
A mes belles sœurs: Houaria, Amra, Nadjiba
A mon beau frère Fateh
A mes nièces: Nour el kamar, Manar, Imene, Saliha,
Islam, Alae, Seif, Amir, Isam, Abd elnour
A mes oncles : Rachid et Ismaël
A toute famille Chakou et Mehani
A mes amies que j’ai vécu avec elles des beaux moments
au cours de mon cursus à l’université: Hadjer, Sara,
Mebarka, Houda, Nadjia, Kenza, Rima, Khadidja
Fatma Zohra
Remerciements
Avant toute chose nous remercions Allah le tout puissant de nous avoir accordé
la force et les moyens afin de pouvoir réaliser ce travail.
Nº Titre Page
N° Titre Page
3 Unité isoprénique 8
Conclusion
Références bibliographiques
Introduction
Depuis des milliers d'années, l'homme utilisé les plantes trouvées dans la nature, pour
traiter et soigner des maladies (SANAGO, 2006). L’utilisation des plantes en phytothérapie
est très ancienne et connaît actuellement une région d’intérêt auprès du public, selon
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (2003), environ 65-80% de la population
mondiale à recours au médicine traditionnelle pour satisfaire ses besoins en soins de santé
primaire, en raison de la pauvreté et du manque d'accès à la médecine moderne (MA et al.,
1997).
Ces plantes médicinales renferment de nombreux principes actifs où certains sont issus du
métabolisme secondaire. Les plantes produisent déjà 70% de nos medicaments, déjà environ
170 000 molécules bioactives ont été identifiées à partie de plantes (CHAABI, 2008).
A cet effet, les métabolites secondaires font l’objet de nombreuses recherches qui amène à
l’identification des principaux éléments actifs de la plante. Dans le cadre de cette optique, la
présente étude portera sur l’étude bibliographique de la phytochimie de la famille
Zygophyllaceae pour aider à la détermination des principaux métabolites secondaires isolés
des espèces les plus étudiées du genre Nitraria dont le but de la valorisation et l’identification
des principes actifs de ce genre.
Ce travail est développé en deux chapitres: le premier est consacré à une étude
bibliographique sur les plantes médicinales et les différents groupes des principes actifs.
Le deuxième chapitre rassemble des données bibliographiques sur la famille Zygophyllaceae
et le genre Nitraria et des études antérieurs sur les espèces les plus étudiées de ce genre (leurs
utilisations traditionnelles et leurs métabolites secondaires identifiés).
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Chapitre I Plantes médicinales et principes actifs
Dans le code de la Santé publique, il n'existe pas de définition légale d'une plante
médicinale au sens juridique, mais en France « une plante » est dite médicinale lorsqu'elle est
inscrite à la pharmacopée et que son usage est exclusivement médicinal. C’est-à-dire qu’elles
sont présentées pour leurs propriétés préventives ou curatives à l'égard des maladies humaines
ou animales (MOREAU, 2003 in GHABRIER, 2010).
Ce sont des plantes utilisées en médecine traditionnelle dont au moins une partie possède des
propriétés médicamenteuses. Leur action provient de leurs composés chimiques (métabolites
primaires ou secondaires) ou de la synergie entre les différents composés présents
(SANAGO, 2006).
Le principe actif c’est une molécule contenu dans une drogue végétale ou dans une
préparation à base de drogue végétale et utilisé pour la fabrication des médicaments (PELT,
1980). Cette molécule présentant un intérêt thérapeutique curatif ou préventif pour l'homme
ou l'animale, elle est issue de plantes fraîches ou des séchées, nous pouvons citer comme des
parties utilisées: les racines, écorces, sommités fleuries, feuilles, fleurs, fruits, ou encore les
graines (BENGHANOU, 2012).
Les plantes contiennent des métabolites secondaires peuvent être considérées comme des
substances indirectement essentiels à la vie des plantes par contre aux métabolites primaires
qu'ils sont les principales dans le développement et la croissance de la plante, les métabolites
secondaires participent à l'adaptation de la plante avec l'environnement, ainsi à la tolérance
contre les chocs (lumière UV, les insectes nocifs, variation de la température …) (SARNI-
MANCHADO et CHEYNIER, 2006). Ces composés sont des composés phénoliques, des
terpènes et stéroïdes et des composés azotés dont les alcaloïdes.
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Chapitre I Plantes médicinales et principes actifs
І-2-1-1- Polyphénols
Les phénols ou les acides phénoliques sont des petites molécules constituées d'un
noyau benzénique et au moins d'un groupe hydroxyle, elles peuvent être estérifiées,
éthérifiées et liées à des sucres sous forme d'hétérosides, ces phénols sont solubles dans les
solvants polaires, leur biosynthèse dérive de l'acide benzoïque et de l'acide cinnamique
(WICHTL et ANTON, 2009).
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Chapitre I Plantes médicinales et principes actifs
І-2-1-1-2-Flavonoïdes
Terme en latin ; flavus= jaune. Ont une structure de C6-C3-C6 à poids moléculaire
faible, ils peuvent être considérés parmi les agents responsables des couleurs de plante à côté
des chlorophylles et caroténoïdes (WICHTL et ANTON, 2009).
Les flavonoïdes ont des sous-groupes caractérisés à contenant deux ou plusieurs cycles
aromatiques existent sous forme libre dite aglycone ou sous forme d’hétérosides, chacun
portant une ou plusieurs groupes hydroxyles phénoliques et reliées par un pont carboné
(HELLER et FORKMANN, 1993).
Les flavonoïdes sont généralement des antibactériennes (WICHTL et ANTON, 2009). Ils
peuvent être exploités de plusieurs manières dans l'industrie cosmétique et alimentaire (jus de
citron) et de l'industrie pharmaceutique (les fleurs de trèfle rouge traitent les rhumes et la
grippe en réduisant les sécrétions nasales), comme certains flavonoïdes ont aussi des
propriétés anti-inflammatoires et antivirales (ISERIN et al., 2001).
Flavonoles
Flavones
Isoflavones
Flavanones
Flavan-3-ol
Anthocyanes
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Chapitre I Plantes médicinales et principes actifs
І-2-1-1-3- Tanins
Tanin est un terme provient d'une pratique ancienne qui utilisait des extraits de plantes
pour tanner les peaux d'animaux (HOPKINS, 2003). On distingue deux catégories :
Les tanins condensés, polymères d'unités flavonoïdes reliées par des liaisons fortes de
carbone, non hydrolysable mais peuvent être oxydées par les acides forts libérant des
anthocyanidines (HOPKINS, 2003).
Les tanins hydrolysables, polymères à base de glucose dont un radical hydroxyle forme une
liaison d'ester avec l'acide gallique (HOPKINS, 2003).
Les plantes riches en tanins sont utilisées pour retendre les tissus souples et pour réparer les
tissus endommagés par un eczéma ou une brûlure, elles rendent les selles plus liquides,
facilitant ainsi le transit intestinal (ISERIN et al., 2001).
І-2-1-1-4- Lignines
І-2-1-2-Alcaloïdes
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Chapitre I Plantes médicinales et principes actifs
Certains alcaloïdes sont utilisés comme moyen de défense contre les infections microbiennes
(nicotine, caféine, morphine, lupinine) (HOPKINS, 2003). Des anticancéreuses (vincristine et
la vinblastine) (ISERIN et al., 2001).
Les terpènoïdes sont une vaste famille de composés naturels près de 15000 de
molécules différentes et de caractère généralement lipophiles, leurs grandes diversités due au
nombre de base qui constituent la chaîne principal de formule (C5H8) n selon la variation de
nombre n, dont les composés monoterpènes, sesquiterpènes, diterpènes, triterpènes, …
(WICHTL et ANTON, 2009). Ces molécules présentent en forme des huiles essentielles ;
parfums et goût des plants, pigments (carotène), hormones (acide abscissique), des stérols
(cholestérol) (HOPKINS, 2003).
Les stéroïdes sont des triterpènes tétracycliques, possèdent moins de 30 atomes de carbone,
synthétisés à partir d'un triterpène acyclique (HOPKINS, 2003).
Chez toutes les plantes on trouve ces composés liées avec un groupement alcool qu'ils
nommés les stérols; prenant une forme plane, glycosylée, analogues du cholestérol qui ne
diffèrent de celui-ci que par leur chaîne latérale comme: Β-Sitostérol, Stigmastérol
(HOPKINS, 2003).
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Chapitre I Plantes médicinales et principes actifs
І-2-1-3-1- Saponosides
Le terme saponosides est dérivé de mot savon, sont des terpènes glycoslysés comme
ils peuvent aussi se trouve sous forme aglycones, ils ont un goût amer et acre (HOPKINS,
2003). Ils existent sous deux formes, les stéroïdes et les terpènoïdes (ISERIN et al., 2001).
Ce sont des molécules à noyau aromatique et caractère volatil offrant à la plante une
odeur caractéristique et on les trouve dans les organes sécréteurs (ISERIN et al., 2001).
Jouent un rôle de protection des plantes contre un excès de lumière et attirer les insectes
pollinisateurs (Dunstan et al., 2013).
Ils sont utilisées pour soigner des maladies inflammatoires telles que les allergies, eczéma,
favorise l'expulsion des gaz intestinales comme les fleurs frais ou séchées de plante
"camomille" (ISERIN et al., 2001).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
Les Zygophyllacées constituent une famille avec environ 285 espèces (500 espèces
selon OZENDA (1991)) qui se subdivisent en sous familles: Peganoideae, Nitrarioideae,
Balanitoideae, Tribuloideae, Zygophylloideae et 27 genres (HASSAN AL BARRE, 2003).
Les Zygophylloideaes, constituent la sous famille la plus large avec 180 espèces, regroupées
en quatre genres, Augea (monotypique), Tetraena (monotypique), Fagonia (30 espèces) et
Zygophyllum (150 espèces) (SHEAHAN et CHASE, 1996).
Les plantes appartenant à cette famille, sont très reconnaissables à l'aspect de ses
herbes, arbustes ou arbres à tiges ligneuses (QUEZEL et SANTA, 1962). Feuilles stipulées
très polymorphes, plus rarement simples ou le plus souvent à deux ou trois folioles
(OZENDA, 1991). Fleurs blanches et blanchâtres, isolées ou en inflorescences axillaires
(QUEZEL et SANTA, 1962) et à corolle de 4-5 mère, parfois nulle (AYAD, 2008).
Généralement, ces plantes renferment 10 étamines, ovaire à 4-5 carpelles et à une plusieurs
ovules par loge. Fruit en général capsulé loculicide ou septicide se dissociant en coques
parfois bacciformes ou drupacés (QUEZEL et SANTA, 1963).
Les Nitrariacées sont distribuées dans la plupart des continents mais principalement
dans les régions arides, semis arides, les terrains salés et les pâturages désertiques (HASSAN
AL BARRE, 2003). En Asie centrale et du Pendjab, le cœur de l'Australie, le Sud-africain, le
Chili septentrional, le Sud- ouest des Etats-Unis et d’Amérique, Afrique de sud
(CURASSON, 1954).
On les trouve en: Palestine, Syria, Russie, Chine, le Maroc, Tunisie, Sénégale, Mauritanie,
Lybie et Egypte (FENNANE et IBN TATTOU, 2012), Palestine et Jordon (ALBATOUTI,
1976).
En Algérie : Dans la région sud- est jusqu'à Meneia et Saoura, Al tassili, ainsi que dans la
région de Bani ounife (HALIMI, 1997).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
Le genre Nitraria est constitué d'arbrisseaux parfois épineux d'hauteur entre 0,5 au 2
mètre (HALIMI, 1997). Ces plantes sont xérophiles, hermaphrodites et poussent dans les
déserts salins, elles présentent un feuillage le plus souvent caduc.
Figure 5: Carte géographique représente la répartition des espèces (Nitraria retusa; SS, SO et
Nitraria schorberi; SS, SC et SO) en Algérie (QUEZEL et SANTA, 1962).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
C'est un arbuste pérenne qui peut atteindre de 0,5 à 1,5m d'hauteur, parfois de plus, en
forme de monticule (Nebka) en raison de l'accumulation du sable gypseux (SHALTOUT et
al., 2001), qui se rencontre en pieds isolés sur sols sableux (CHEHMA, 2006). Fruits rouges
et contiennent une seule semence, ils proviennent d'un ovaire triloculaire (GUITTONNEAU
et al., 2008). Feuilles sont cunéiformes à 3-5 dents apicales ne dépassant pas 25 X15 cm
(QUEZEL et SANTA, 1963), à peu près triangulaires, colorées vertes, jaunes ou rouges
(BERTE et al., 2010). Fleurs sont blanches et ensemble à bout de blanches, courts dans de
petites panicules corymbe comme la corolle est composée de 5 pétales couverts de longue
poils raides et androcées est composé de 15 étamines, avec une florescence au début du
printemps (ABI FARAJ, 2005).
Les noms communs pour cette espèce; Pulaar: guiyelgoti, Anglais: salt tree, Français: nitraire
à feuilles rétuses, en Arabe: Ghardak (( )غزدقBERTE et al., 2010).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
En Algérie l'espèce est pousse dans le Sahara à association avec des sols gypseux, à Wilaya
d'El oued vers Biskra au chott melghir (SITE 7), Ghardaïa en oued mizaib (CHEHMA,
2006).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
Nitraria retusa est une plante qui possède un profil de sept flavonoïdes. Ces composés
ont été montrés par une étude en Egypte, sur les feuilles séchées et jeunes tiges.
Tableau 2: Composés phytochimiques isolés de plante Nitraria retusa (HALIM et al., 1995).
Isorhamnétine -3-O-rutinoside
Isorhamnétine
Isorhamnétine-3-O- 4rhmgalactosylrobinobioside
Flavonoïdes
Isorhamnétine -3-O- robinobioside
Isorhamnétine -3-O-galactoside
Isorhamnétine -3-O-glucoside
Isorhamnétine-3-O-xylosyl-robinobioside
Isorhamnétine Isorhamnétine-3-O-glucoside
Isorhamnétine-3-O-rutinoside Isorhamnétine-3-O-robinobioside
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
En Mauritanie Nitraria retusa est une lutte pour la fixation biologique des dunes
littorales et la régénération des pâturages salés (BERTE et al., 2010).
En Maroc les cendres de cette espèce sont utilisées pour retirer les humeurs des plaies
infectées (PASSAGER et BARBANÇON, 1956), comme leur feuille présente un traitement
contre l'ulcère gastrique, le colon abdominal (BOUBAKER et al., 2011).
Dans la région de Figuig et Tafilalet (au Maroc), les feuilles de Ghardak sont utilisées dans
plusieurs recettes traditionnelles comme cataplasme en cas d'entorse, d'enflure, d'hématome,
de foulure, de contusion ou de luxation (RIVERA et al., 2006).
П-2-2-2-1-Description botanique
C'est un arbuste de 1à 2 m d'hauteur, elle est très ramifiée à des branches arquées à des
jeunes branches sont épineux et stériles à l'apex, de couleur blanche. Feuilles en fascicules de
2 à4sur les rameaux, avec un limbe largement oblancéolé, base cunéiforme, à marge entière
ou rarement apex dentelé, sommet obtuse. Inflorescences et infrutescences en cymes denses.
Fruit rouge foncé, ovoïde à ellipsoïde. Pierre étroitement ovoïde, de 5-6 mm (SHU, 1946).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
Les graines et les feuilles de Nitraria tangutorum comportes des acides phénoliques
insaturés sous forme d'huile, en plus de ça ont un alcaloïde indolique.
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
En Chine: Dans les zones désertiques l'espèce de Nitraria tangutorum est utilisée pour
forêt et de conserver le sol, l'eau du sable par le vent (YANG et al., 2010) et dans la médecine
populaire chinoise les feuilles, les fruits et les graines sont souvent utilisés dans des
médicaments tels que le folklore antispasmodique, antineuropathique, et antiarrhythmicagent
pour guérir les faiblesses de la rate et l'estomac, y compris l'indigestion, neurasthénie et froid
(XING, 1991 in WANG et al., 2007).
C'est un arbuste ramifiés armés ou non de fruit à graine, triangulaire ovoïde, acuminé
drupe avec endocarpe osseux (HALIMI, 1997). Feuilles oblongues, en spatule, les plus
grandes atteignant 15 X 6 mm; inflorescence en cyme scorpioïde dichotome; pédoncule
atteignant tout au plus 2 mm, graine à base hémisphérique creusée de fortes ponctuations
(OZENDA, 1991). Fleurs bisexuées, sessile à subsessile, pentamères, vert jaunâtre ou blanc
verdâtre. Graine ovoïde, exalbuminous: embryon droit, cotylédons linéaire-ovales (HALIMI,
1997).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
En Algérie on le trouve dans les régions steppiques occidentales (LE HOUEROU, 1995),
très rare dans la région de Béni Ounif et Tafilalet (OZENDA, 1991).
Des études antérieures sur les différentes parties de Nitraria schorberi, ont montré la
présence de nombreux acides phénoliques, des alcaloïdes extraites à partir les fruits de cette
espèce.
Tableau 4: Composés phytochimiques isolés de plante Nitraria schorberi.
Métabolites secondaires Classe Référence
phytochimique
Acide myristique
Palmitate de méthyl Farnesyl acétone
Ethyl9-hexadecenoate Acides phénoliques
Acide palmitique (KHAJEDDINI et al.,
Palmitate d'éthyl 2012)
3-heneicosane de méthyl
Eicosane
Acide linoléique
2. linoleat d'éthyl chloro Acides phénoliques (ZAREE et al., 2013)
Isopropylique linoléate
Acide oléique
Pentacosane
Campestérol
Gamma. Sitostérol
5.Stigmastane
24-diène-3-ol (3 bêta, 24E)
Stigmast-4-èn-9-one
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
Nitraraine
O- Acetylnitraraine
Dihydronitraraine (SALAM et al., 2011)
Alcaloïdes
Nitraraidine
Nitramidine
Nitrarine
Nazlinine
Sérotonine
Isonitramine (WANNER et KOOMEN,
Alcaloïdes 1992 in HASSAN AL
Sibirine BARRE, 2003)
Tryptamine
Figure 12: Structure chimiques de quelques métabolites secondaires isolés de plante Nitraria
schorberi (SALAM et al., 2011).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
Dans la médicine populaire chinoise les fruits de cette espèce sont utilisés sous forme
d'huile comme agent antioxydant qui peut inhiber la propagation des réactions radicalaires et
protéger le corps humain contre les maladies (KINSELLA et al., 1993). Aussi les fruits sont
consommés pour traiter l'hypertension et les problèmes digestifs (LI et al., 2006).
C'est un arbuste peut prend 0,5 à 1,5 m d'hauteur, de façon arqué ou rarement ériger, à
fruit rouge foncé, ellipsoïde à sphérique, avec des jeunes branches stériles épineux et couleur
blanche. Pétales vert jaunâtre, parfois presque blanc. Feuilles en fascicules de 4-6 sur les
rameaux base cunéiforme, apex aigu à obtus. Pierre ovoïde de 4-5 mm (SHU, 1946).
Figure 13: Feuille (SITE 4), fruit (SITE 3) et fleur (SITE 5) de Nitraria sibirica.
Une espèce plus pousse dans la continent d'Asia en la Chine (SENEJOUX et al.,
2012), Mongolie, la Russie (SHU, 1946), les diserts d'Arabie saoudite (HASSAN
ALBARRE, 2003).
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Chapitre II Etude phytochimique de quelques espèces du genre Nitraria
Sibirine Alcaloïdes
Nitramine
Isonitramine
Isonitramine Sibirine
Figure 14: Structure chimiques de quelques métabolites secondaires isolés de plante Nitraria
sibirica (WANNER et KOOMEN, 1992 in HASSAN AL BARRE, 2003).
Les fruits de Nitraria sibirica sont largement utilisés dans la médecine chinoise (en
forme poudre de jus) pour traiter la pression artérielle, les maladies vasculaires (SENEJOUX
et al., 2012) et réduire le sucre dans le sang (SITE6).
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Conclusion
L’étude phytochimique antérieur concernant les quatre espèces, Nitraria retusa, Nitraria
tangutorum, Nitraria schorberi et Nitraria sibirica montre que l'ensemble des substances
isolés et identifiés par les plantes de ce genre fait principalement des composés phénoliques,
dont les plus rencontrés sont, des acides phénoliques (Acide myristique, acide linoléique,
acide α- hydroxy-trans- cinnamique, …), des flavonoïdes (Isorhamnétine, isorhamnétine -3-
O-galactoside, …) caractérisent l'espèce de Nitraria retusa seulement et des alcaloïdes
(Nitramidine, sibirine, tangutorine, …).
Ces métabolites participent à l'adaptation de ces plantes à leurs environnements ainsi que de
leurs propriétés biologiques et vertus thérapeutiques.
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انًكىَاخ انكيًيائيح في َثاذاخ جُظي انثيجاَى وانُيرزاريا يٍ انعائهح انقذيظيح انشيجىفهيظيح انري ذًُى في انًًهكح انعزتيح
.22-1 :59 ,) جايعح انًهك عثذ انعشيش ( انًًهكح انعزتيح انظعىديح, انجشء انثاَي. انظعىديح
Références électroniques
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La présente étude a été consacrée à l’étude de bibliographique de la phytochimie de quelques plantes
du genre Nitraria de la famille Zygophyllaceae, pour aider à la détermination des principaux
métabolites secondaires isolés des espèces les plus étudiées de ce genre, dont le but de la
valorisation et l’identification des principes actifs de ce genre.
Les études pharmacologique et phytochimique anterieurs concernant les quatre espèces, Nitraria
retusa, Nitraria tangutorum, Nitraria schorberi et Nitraria sibirica nous ont conduit que ces espèces
sont reconnus en médecine traditionnelle par leurs vertus thérapeutiques (Propriétés antioxydant,
hypotenseur, …) et que l’ensemble des composés isolés et identifiés des plantes de ces espèces fait
principalement des composés phénoliques, essentiellement des acides phénoliques (Acide
myristique, acide linoléique, …) ainsi que des flavonoïdes (Isorhamnétine, isorhamnétine -3-O-
galactoside, …) et des alcaloïdes (Nitramidine, sibirine, …),
وهذا نهًظاعذجZygophyllaceae يٍ عائهحNitraria نثعط َثاذاخ جُضphytochimie كزطد هذِ انذراطح نذراطح كيًياء انعقاقيز
و انهذف هى انرثًيٍ وانرعزف عمي انًزكثاخ انفعانح في،في ذحذيذ انًزكثاخ انثاَىيح انًعشونح يٍ األصُاف األكثز دراصج يٍ هذا انجُض
.هذا انجُض
Nitraria , Nitraria retusa قادذُا انذراطاخ انزجعيح انُثاذيح و انذوائيح انًرعهقح نألصُاف األرتعح و ٌ هذا انجُض و هى
بأٌ هذِ األَىاع يعهىدج يُذ قذيى في انطة انشعثي نخصائصهاNitraria sibirica وNitraria schorberi ,tangutorum
ٍ…( كًا أٌ يجًىع انًزكثاخ انًعشونح وانًرعزف عهيها نُثاذاخ هذ ا انُىع يظرخزجح أطاطا ي، يخفط انرىذز، انعالجيح (يضاد نألكظذج
و يزكثاخ انفالفىَىيذ اخ, (Acide myristique, acide linoléique, …) انًزكثاخ انفيُىنيح خصىصا األحًاض انفيُىنيج
( و كذانك انقهىيذاخIsorhamnétine, isorhamnétine -3-O-galactoside, …)
.(Nitramidine, sibirine, …(
The present study has been dedicated to the survey of the phytochimie of some plants of gender
Nitraria from family Zygophyllaceae , to help to the main secondary métabolites determination isolated
of the kind most studied of this gender, of which the object of the valorization and the identification
active principles of this gender's.
previous studies pharmacological and phytochimical concerning this specie's fours kinds, Nitraria
retusa, Nitraria tangutorum, Nitraria schorberi and Nitraria sibirica drove us that these kinds are
recognized in traditional medicine by their therapeutic virtues (proprieties antioxidant, hypotension,
…) and that the set of the isolated compounds and identified mainly of plants of these species fact of
compounds phenolic, essentially of the phenolic acids (Acid myristic, acid linoleic, …)as well as of
flavonoids (Isorhamnétin, isorhamnétin -3-O-galactoside, …) and alkaloids (Nitramidin, sibirin, …).