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Info Ou Intox

Ce document décrit une séquence pédagogique sur la construction de l'information composée de quatre séances abordant des notions comme l'objectivité, la subjectivité et la nécessité d'être informé. La séquence utilise divers supports comme des dépêches AFP, des articles de presse, des BD et des spots pour analyser ces notions.

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Paul Brown
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Info Ou Intox

Ce document décrit une séquence pédagogique sur la construction de l'information composée de quatre séances abordant des notions comme l'objectivité, la subjectivité et la nécessité d'être informé. La séquence utilise divers supports comme des dépêches AFP, des articles de presse, des BD et des spots pour analyser ces notions.

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Seconde Pro.

Objet d'étude : La construction de l'information.

Séquence : Info ou intox ?


Questions : Les médias doivent-ils tout nous dire ?

Déroulement de la séquence :

Séance 1 : Qu'est-ce qu'une information ?

Objectif : définir ce qu'est une information.

Supports :
Définitions.
Corpus de différents documents "informatifs".
-AFP sur le tremblement de terre au Japon en 2011.
-article de Voici magazine, "Léonardo DiCaprio, un nabab au Brésil".
-article d'Agora Vox, "Elle s'appelait Fabienne".
-un tweet de Rue89.
-Couverture du Point "La chute d'un géant" avec photo de "la pleureuse d'Ishinomaki" sur le Japon,
2011.
-Extrait d'un JT de TF1 du 3 septembre 2004 ( Youtube : des désentubages cathodiques partie 1 : de
la 14min.52 à la 15 min.10).
-Article du Monde.
-extrait d'une chaîne TV 24/24 : BFM TV (Youtube : reportage "au coeur d'une cité de la drogue").

Séance 2 : Aux sources de l'information.

Objectifs : - déterminer le rôle et le travail d'un journaliste.


- observer les manipulations (pressions, concurrence, voyeurisme...) de l'information.

Supports :
-extrait du blog d'Aliocha (manuel Le Robert Bac Pro, p.18-19).
-des Désentubages cathodiques (Zaléa TV) sur Youtube (partie 1 : prises d'otages à Beslan 2004,
journal de TF1 du 3 septembre 2004).
-pub canal plus 2006 (Youtube 37 sec.).
-charte de déontologie des journalistes.

Séance 3 : Objectivité et subjectivité (étude de la langue).

Séance 4 : Etre informé, une nécessité ?

Objectif : prendre conscience de la nécessité de la presse et de sa liberté pour la démocratie.

Supports :
-planche de BD : Chroniques birmanes de G.Delisle.
-spots de Reporters Sans Frontières (Great people ; Mariages forcés ; enfants soldats).
Programmes :

Questions au programme : séquence qui traite donc des 3 questions au programme.


Les médias disent-ils la vérité ?
Comment s'assurer du bien fondé d'une information ?
Peut-on vivre sans s'informer ?

CAPACITES CONNAISSANCES ATTITUDES


Distinguer information, Période : l'immédiat Etre un lecteur actif et distancié
commentaire, prise de position. contemporain et le de l'information.
dévelopement des nouevaux
S'interroger sur le contexte de médias. Adapter, dans l'approche du
production d'une information, texte et de l'image, son attitude
identifier les sources. Champ linguistique : reportage. au support utilisé et à la finalité
de la lecture.
Décoder les effets visuels dans Lexique : objectivité /
la mise en scène de subjectivité.
l'information. Lexique de l'information et des
médias.
Enonciation, valeur des
pronoms, des temps et des
modes verbaux.

Bibliographie utilisée pour réfléchir et bâtir cette séquence :

 Des désentubages cathodiques sur Zaléa TV : analyse de l'info.


 BD : Les Chroniques birmanes de Guy Deslile.
 BD : La Machine à influencer, une histoire des médias de Brooke Gladstone et Josh Neufeld
(éditions ça et là).
 Site Internet : la plume d'Aliocha, chroniques journalistiques.
 Arrêts sur images : émission TV sur l'analyse de la TV.
 Spots RSF sur la liberté de la presse.
 Article : "La construction de l'information et les nouveaux médias dans le programme de bac
professionnel" dans la revue numérique.
 Article : "Les médias sur Internet : simple changement de support ou bouleversement plus
profond de l'information ?".
 Film Le Mystificateur, Billy Ray, 2002.
Seconde Pro.

Objet d'étude : La construction de l'information.

Séquence : Info ou intox ?


Questions : Les médias doivent-ils tout nous dire ?

Séance 1 : Qu'est-ce qu'une information ?

Premier temps : brainstorming autour du mot "information". Ecrire au tableau ce


que disent les élèves.
Travail à faire avant d'écrire l'objet d'étude, le titre de la séquence et la question de la
séquence afin de ne pas induire la réflexion des élèves.

Qu'évoque pour vous le mot "information" ?


Les élèves évoqueront sans doute des synonymes (renseignements), les médias (journal TV),
éventuellement la référence au domaine judiciaire ("une information judiciaire) ; peut-être ce mot
les renverra à une idée de vérité ou de manipulation ?

 Ecrire l'objet d'étude, le titre et la question de la séquence.


Distribution d'un polycopié : "définitions". A coller. Lecture par les élèves.
Questions à l'oral.

1. Quelle différence fait-on entre les termes "fait" et "information" ?


Un fait est un événement qui a eu lieu, l'information est la transmission de ce fait. L'information
vient après le fait. Elle est la communication de cet événement.

2. Dans le domaine judiciaire, quel est le synonyme du mot "information" ?


Enquête.

3. Selon vous, peut-on faire un lien entre le sens du mot "information" dans le domaine
judiciaire et dans le domaine journalistique ?
Oui. Dans les deux cas, on a un idée de recherches. Pour qu'un fait devienne une information, il
faut chercher, vérifier, trier... avant de la transmettre. Une information, comme une enquête
criminelle, se construit.

4. Par quel biais l'information est-elle transmise ?


Les médias.

5. Donnez-moi des exemples de médias.


TV, radio, Internet (réseaux sociaux, blogs, journaux Internet...), presse écrite...

6. Quelle différence voyez-vous entre une information et un commentaire ?


A travers un commentaire, on exprime une opinion, ce qui n'est pas le cas d'une information.

7. Notre objet d'étude s'intitule "la construction de l'information". A travers cette étude des
définitions et donc cette idée que derrière l'information, il y a une construction, quelles
questions peut-on se poser sur l'information dans les médias ?
Comment est construite cette information ? Par qui ?
Est-elle forcément objective ? Dit-elle la vérité ? Peut-elle être manipulée ?

8. Aujourd'hui, l'information circule sur Internet, nouveau média. "Faire le buzz", "Twitter"
sont des expressions que l'on utilise dans ces nouveaux médias concernant l'information.
Que signifie l'expression "faire le buzz" concernant une information ?
Une info qui fait le buzz est une info qui fait beaucoup de bruit, qui se répand très vite.

9. Quelles réflexions soulèvent ces nouvelles expressions concernant l'information ?


Un "buzz" est un bruit. Par définition, un bruit est quelque chose que l'on entend mais que l'on ne
comprend pas forcément.
Le mot "twitt" veut dire "chuchottement". Un chuchottement est un bruit indistinct, que l'on a du
mal à cerner.
Ainsi, on voit bien que le lexique employé concernant ces nouveaux nous interrogent sur la fiabilité
de l'information.

 Trace écrite : le polycopié avec le lexique.

Deuxième temps : travail sur un corpus de documents "informatifs" extraits de


divers médias.
L'objectif est qu'en confrontant ces divers documents, les élèves s'interrogent sur la source
et la fiabilité de l'information (séance 2), sur les nouveaux médias : sommes-nous tous
journalistes ? Peut-on considérer les réseaux sociaux comme des médias d'information ?...
Questionnement aussi sur la hiérarchisation de l'information, la "peoplisation" de
l'information, mais aussi l'importance d'être informé (séance 3).

 Distribution du corpus et du tableau d'approche à compléter à la lecture des


documents. A faire à l'écrit par les élèves.

Document Type de média Auteur Sujet abordé


1 Pas de média. Bur-gca-kap/lb Le tremblement de terre au
Dépêche Les organes de presse (TV, radio, Ce sont les initiales des Japon, le 11 mars 2011.
AFP journaux...) disposent dans le rédacteurs et du relecteur afin
monde d'un large réseau d'identifier les auteurs.
d'informateurs. Le plus souvent,
ils n'ont pas le moyen d'envoyer
des journalistes partout pour
couvrir l'info. Ils ont alors
recours à des entreprises
spécialisées, les agences de
presse, qui a pour vocation de
rechercher l'info et de la
distribuer, dans les meilleurs
délais, à des clients qui s'y
abonnent. Ces agences ont des
journalistes en poste dans le
monde entier pour collecter
l'info, la mettre en forme et la
redistribuer aux médias, aux
grandes entreprises et aux
pouvoirs politiques.
Produite pour alerter, la dépêche
doit être transmise dans les
délais les plus brefs, elle doit
être claire, concise, précise
(répondre aux 6 questions : qui ?
Quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi ?
Comment ?).
Produit brut, la dépêche sera
reprise, complétée, argumentée,
colorée par le ton des différentes
rédactions.

2 Presse people. ? Les vacances de Leonardo


Article de On l'appelle aussi "presse à L'article n'est pas signé. DiCaprio au Brésil.
Voici scandale" ou "presse à
Magazine. sensation". Elle a pour but d
etraiter de l'actualité et d ela vie
privée des personnes publiques
(stars, politiques, sportifs...). Ses
sources sont le plus souvent
basées sur les photos de
paparazzis. Son but est de saisir
le scoop ou le scandale qui fera
le "buzz".

3 Réseau social, Twitter. Rue89. Achat de domestiques dans les


Tweet. C'est un réseau social, sorte de Rue89 est un site créé par des supermarchés à Singapour.
blog qui a pour but de partager journalistes, centré sur des
des petits moments de vie, des sujets qui font parler, jaser,
impressions sur l'actualité... débattre et dans tous les
Ce qui caractérise Twitter, c'est domaines. Une large place est
que ces messages ne doivent pas laissée à la vidéo et à la photo.
dépasser 140 caractères. Ce site est composé de trois
cercles :
-des journalistes expérimentés
et de jeunes reporters qui
assurent l'organisation du
contenu.
-des spécialistes, passionnés et
des témoins qui apportent leur
regard et leur lumière sur
l'actualité.
-les internautes qui font des
commentaires, soumettent des
articles, des liens, des photos
et des vidéos.
C'est un média qui se dit
"alternatif", indépendant et
libre par rapport aux grands
médias.

4 Internet. C'est Nabum. Le meurtre d'une enseignante à


Site Agora Vox : fondé en 2005, Il n'est pas journaliste mais un Albi par une mère d'élève.
Agora Vox est "un média 100% citoyen comme les autres qui
citoyen et 100% participatif". parlent de l'actualité, de ce Cet événement est ce qu'on
Sur ce site, tout le monde peut qu'il ressent face à cette appelle un fait divers, c'est-à-
être rédacteur. actualité. dire un événement relevant de la
On parle de "journalisme vie quotidienne et n'ayant pas de
citoyen". Gabriel, un autre citoyen, qui portée générale.
envoie un commentaire à
Nabum sur son article et qui,
lui aussi, donne son opinion
sur ce fait divers.

5 Presse écrite.
Le Monde.

6 Photo de presse à la Une d'un Le Point. Fukushima.


magazine d'information, Le Cette photo, intitulée, "la
Point. pleureuse d'Ishinomaki", a fait
le tour du monde et illustrée
cette catastrophe dans de
nombreux médias.
7 Journal Télévisé de TF1. Présentateur : J.P Pernault. Une prise d'otage en Russie.

8 Reportage BFM TV. Deux infos :


Chaîne d'infos en continu qui -sur une cité où se vend de la
diffuse des infos toute la journée, drogue.
des émissions interactives -alerte info sur le policier
proposant aux téléspectateurs de poignardé à Lorient en
commenter l'actualité.Le direct Bretagne.
est la base de cette chaîne.
Disponible sur la TNT, câble,
satellite, Internet.
I Télé en est la principale
concurrente.

 Questions à partir du corpus. A l'oral afin de faire émerger les questions autour de ce
corpus.

2. Parmi ces documents, lequel vous a le plus interpellé ? Pourquoi ?

3. Lequel avez-vous eu le plus envie de lire ou d'écouter ? Pourquoi ?


Permet d'aborder les procédés pour interpeller les citoyens :
-les titres notamment.
-le lexique choc...

4. Parmi ces documents, quels sont ceux dont l'information vous semble fiable ? Pourquoi ?
Ici, on peut évoquer la difficulté de cerner l'info fiable ou non, notamment sur Internet : les réseaux
sociaux, le "journalisme citoyen", où chacun peut commenter l'actualité. On n'est plus dans
l'information mais dans le commentaire, un commentaire qui est celui d'un citoyen comme les
autres, pas d'un spécialiste, d'un journaliste.

5. Lesquels vous semblent être une information importante, voire essentielle pour les
citoyens ? Pourquoi ?
Ici, on peut distinguer l'information générale (sur le séisme au Japon ou encore le Tweet sur l'achat
de domestiques au supermarché si cette info est fiable car c'est un Tweet) du fait divers (le meurtre
à Albi ou celui du policier à Lorient, même si ces meurtres peuvent être le symbole d'un problème
de société qu'il est important de percevoir et sur lequel nous devons réfléchir, ) ou d'un problème de
société (la drogue dans certaines cités, info importante car là aussi elle pointe un problème de
société) ou encore la presse People qui nous fournit une info d'une importance toute relative pour
les citoyens et la démocratie. Ici, on remarque que la hiérarchisation de l'info est importante.

Conclusion : d'après la définition du terme "information" et ce corpus, quelles questions peut-on se


poser concernant les informations que nous livrent les médias ?
On voit bien qu'il existe une multitude de supports médiatiques et donc qu'il est souvent difficile de
s'y retrouver, de savoir ce qui est une information fiable ou pas. On est dans une "boulimie de
l'information". On le voit avec les chaînes de l'info continue qui nous abreuvent d'infos en
permanence et de plusieurs infos simultanément. Parmi toutes ces infos, arrivons-nous à saisir
celles qui sont importantes pour la démocratie ?
Internet a bouleversé le monde du journalisme car sur Internet, l'information est en continu,
interactive avec tous les internautes qui peuvent participer à l'info. On le voit également avec les
chaînes d'info en continu qui laisse une place primorodiale au direct. Donc, cette info est-elle fiable
car si elle est instantanée a-t-elle été vérifiée ? Par qui ? Peut-on tous être journaliste ?
On peut aussi s'interroger sur la manipulation des médias. Ne sont-ils pas un moyen intéressant
pour manipuler les citoyens ? Et en même temps, en quoi sont-ils essentiels dans une démocratie ?

Autant de questions que cet objet d'étude soulève et sur lesquelles nous allons nous interroger à
travers des exemples concrets.
Séance 2 : Aux sources de l'information...

 Etude d'un extrait du Blog d'Aliocha.


Questions.

1. Quelles sont les phrases retraçant de manière certaine l'information dont il est question ?
Soulignez-les.
L.22-24 : "le samedi 26 mars 2011 une femme est entrée dans l'hôtel Lixos à Tripoli. Montrant ses
blessures, elle a raconté en sanglotant (je n'étais pas présente, donc sous toutes réserves) qu'elle
avait été violée durant deux jours par des soldats de Kadhafi."

2. Pourquoi la vérité autour de cette information est-elle difficile à connaître ici ?


Parce que des personnes proches de cette femme ont des versions différentes. Un homme se disant
son cousin va dans le sens de la version de cette femme alors que sa soeur dit qu'elle est folle. Les
services d'ordre disent qu'elle est malade, dérangée. Les habitants de Benghazi, eux, la soutiennent.
Face à tous ces témoignages contradictoires, il est compliqué pour les journalistes de discerner la
vérité.

3. Pourquoi les journalistes peuvent-ils être tentés de croire le témoignage de cette femme et de
le diffuser dans les médias ?
Parce qu'ils ont très peu d'informations sur ce qui se passe en Libye, il y a beaucoup de censure.
Cette histoire pourrait donc satisfaire la curiosité du monde entier qui s'interroge sur ce qui se
passe là-bas pendant cette guerre. De plus, l'histoire de cette femme pourrait émouvoir, elle
pourrait être un symbole de ce que vit le peuple qui se rebelle. C'est une information qui ferait le
"buzz".

4. Que nous montre ce blog sur le métier de journaliste ?


Un métier difficile. On voit à travers cet exemple les conditions difficiles dans lequelles ils
travaillent parfois : ils sont enfermés dans des hôtels pour ne pas voir ce qui se passe vraiment, les
informations qu'on leur donne sont celles du gouvernement. La difficulté aussi de cerner la vérité,
de vérifier les sources dans un pays sous dictature. La tentation de tomber dans le sensationnel
pour satisfaire le public.

5. Qu'est-ce qui différencie le travail du journaliste de celui du romancier ?


La vérité. Le journaliste doit dire la vérité, vérifier ses sources. Le romancier, lui, peut se servir
d'une information et la transformer à sa guise au service de son imagination.

Conclusion : ce document nous montre donc toute la difficulté du travail de journaliste mais aussi
l'importance des sources et surtout de leur vérification pour qu'une info soit fiable.

 Etude d'un extrait de JT de TF1 sur la prise d'otages de Beslan.


Youtube : Des désentubages cathodiques, partie 1 (de 14 min.30 à 21 min.35).
Questions à l'oral au fil de l'extrait.

Visionnage 14min.52 à 15min.10.

1. Quelle est l'info donnée dès le début du journal de 13h sur TF1 ce 3 septembre 2004 ?
L'assaut des forces spéciales russes dans une école où des centaines, voire des milliers d'enfants et
parents étaient retenus en otage depuis 3 jours.

2. Comment la rédaction du JT choisit-elle de présenter cette info ?


Directement par des images avec en voix off le présentateur.

3. Que voit-on sur ces images ?


Des enfants torse nu soutenus par des adultes, dans la rue ou mis à l'abri dans des voitures.

4. Quelles informations le présentateur nous donne-t-il sur cette libération ?


-la libération s'est passé il y a 1h.
-le nombre d'otages : des centaines, voire des milliers d'enfants et parents, dont la plupart serait
sain et sauf (il faut savoir que le 1er septembre est la rentrée scolaire, une fête est alors organisée
dans l'école d'où la présence de parents ; aujourd'hui, on estime qu'il y avait environ 1200 otages).
-détention depuis 3 jours.
-Au moins 160 enfants hospitalisés.
-conditions de détention : pas d'eau, bâtiment surchauffé.

5. Quelle première remarque peut-on faire concernant les informations données (chiffres, état
de ces otages) ?
Impression que le présentateur n'est pas certain de ce qu'il dit : "peut-être","serait" (conditionnel),
"des centaines, voires des milliers" (l'écart est très important).

Visionnage 15min.10 à 15min.30 :

6. Qui prend la parole ?


Le présentateur du JT.

7. Quelles informations supplémentaires nous donne-t-il ?


-le lieu exact de cette prise d'otages : en Ossétie, province du Sud de la Russie.
-l'identité des preneurs d'otages : un commando Tchétchène ( la Tchétchénie est une Province russe,
le commando était constitué d'islamistes dont le but était de faire de cette province une province
islamiste).
-la façon dont s'est passée la libération : fusillades.
-retour sur l'état des otages.

8. Quel document accompagna le fin du commentaire du présentateur JT ? Pourquoi, selon


vous ?
Une carte du monde en haut à gauche avec en rouge la localisation d ela Russie ; et une carte de la
Russie avec la localisation de l'Ossétie. Cette carte a pour but que le téléspectateur localise les
lieux de l'événement.

Visionnage 15min.30 à 15min.41 :

9. Qui est l'auteur de ce reportage ?


Marine Jacquemin.

10. D'où proviennent les images que nous voyons ? Que pouvons-nous donc en déduire sur le
lieu où s etrouve l'auteur de ce reportage ?
De la TV russe. L'auteur n'est donc pas sur place, elle commente des images qu'elle a vu à la TV
russe.

Visionnage 15min.41 à 16min.48 :

11. Quelles informations Marine Jacquemin apporte-t-elle aux téléspectateurs ?


Elle évoque l'état des familles d'otages, bouleversées, face aux brancards et explique l'assaut des
forces spéciales russes.

12. Selon elle, qui est à l'origine de l'effondrement du toit de l'école ?


Le commando Tchétchène qui aurait fait sauter des charges explosives, d'où l'effondrement d'une
partie du toit et les blessés.

13. Quelles images accompagnent les propos de M.Jacquemin ?


Des images des otages sur des brancards, blessés, es soldats, un hélicoptère.
14. A la fin de son reportage, que nous dit M.Jacquemin quant aux infos qu'elle nous livre ? Que
veut-elle dire ?
Que tout cela est "à prendre au conditionnel", donc que ce qu'elle nous dit n'est pas certain.

15. Quel temps emploie-t-elle d'ailleurs tout au long de ce reportage ?


Le conditionnel, temps de l'hypothèse, de l'incertitude.

16. Quelles sources cite-t-elle ?


-la TV russe,
-"d'après nos informations", donc on ne sait pas,
-les forces russes,
-un responsable du service de sécurité.

Visionnage 16min.48 à 17min.21 :

17. Comment le JT complète-t-il le reportage de M.Jacquemin ?


Avec l'intervention d'une envoyée spéciale à Moscou.

18. Quel est le but de la rédaction du JT en faisant appel à cette envoyée spéciale ?
De "confirmer les propos de Marine Jacquemin" dans son reportage.
(C'est étonnant d'employer cette formule, comme si on pouvait avoir des doutes sur ce premier
reportage.)

Visionnage 17min.21 à 17min.46 :

19. En sachant que Moscou se trouve à environ 1000 kms de Beslan, selon vous, cette envoyée
spéciale est-elle plus au courant que Marine Jacquemin, sans doute restée à Paris ?
Non.

20. Pourtant, comment fait-elle penser aux téléspectateurs qu'elle est au courant ?
Elle emploie l'expression "on a vu" comme si elle y avait assisté.

Visionnage 17min.46 à 19min.37 :

21. Qui intervient ensuite dans le JT ? Où se trouve-t-elle ?


Une autre envoyée spéciale, cette fois-ci de Beslan, le lieu de la prise d'otages.

22. Quelles informations nous donne-t-elle ?


Elle évoque les négociations du gouvernement russe avec les ravisseurs, puis la prise d'assaut.

23. D'après elle, qui a provoqué l'effondrment du toit de l'école ?


Les forces spéciales russes.

24. Cette information est-elle la même que celle donnée par M.Jacquemin ?
Non. M.Jacquemin disait que c'était le commado Tchétchène.
Donc, en tant que téléspectateurs, on est un peu perdu, on ne sait pas qui a provoqué cet
effondrement.

Visionnage 19min.37 à 20min.55 :

25. Comment cette envoyée spéciale montre-t-elle aux téléspectateurs qu'elle est certaine des
informations qu'elle nous livre ?
"On sait", "je sais", "je vois".

26. Quelles images accompagne ce troisième reportage ?


Des images des otages dans la rue, à moitié nus, blessés.
Visionnage 20min.55 à 21min.25 :

27. Le présentateur nous dit qu'on a vécu en direct la libération des otages ? Dit-il vrai ?
Non car ces images sont différées depuis la TV russe.

Visionnage 21min.25 à 21min.35 :

28. Sur quelles paroles le présentateur termine-t-elle cette info ?


Sur une note positive en disant que la plupart des enfants sont sains et saufs.

Conclusion :

29. Quelle place occupe cette information dans le JT ?


Une place primordiale : lancement du JT, trois reportages, deux envoyés spéciaux, 7 minutes
consacrées à cette info.

30. Selon vous, est-ce une info importante pour nous, citoyens ?
Oui car c'est un événement qui fait partie de l'histoire de notre monde.

31. Que peut-on dire des informations que nous a livré le journal de TF1 ?
Qu'elles sont approximatives, peu d'infos certaines.

32. Et les images montrées, que peut-on en dire ?


Toujours les mêmes. Elles montrent l'état des otages à leur libération.

33. Peut-on considérer avoir été vraiment informé sur cette libération ?
Pas vraiment, tout est supposition. On ne nous livre quasi aucune info certaine et vérifiée.

34. Que pensez-vous des sources qui nous sont données ?


Pas forcément très fiables : la TV russe donc gérée par le gouvernement russe (ici, on est dans une
affaire politique donc la TV russe va forcément bien choisir les images et les infos qu'elle veut
donner), Interfax (agence de presse russe).

Cet extrait nous montre bien que les journalistes sont aussi pris dans une course à l'audience, il faut
faire "le buzz", être les premiers à informer. Ici, c'est un exemple concret d'une info, certes
essentielle pour nous citoyens mais qui est construite de façon à faire du bruit, à nous interpeller, à
nous faire rester devant notre poste TV en ayant l'impression que nous assistons en direct à cette
libération.Et au final, on se rend bien compte que ces infos ne sont pas vraiment fiables, que les
images sont toujours les mêmes et qu'on n' apprend pas grand chose de plus que de savoir qu'il y a
eu un assaut et une libération des otages.
Cet extrait a été analysé par Zaléa TV dans l'émission des Désentubages cathodiques. Le but de
cette TV est de dénoncer la manipulation des médias. C'est une TV libre, interdite de diffusion par
le CSA depuis 2003.

35. En quoi voit-on que les mots employés par les journalistes sont essentiels ?
Parce qu'en fonction des mots employés, des temps, des expressions, on peut faire penser certaines
choses aux téléspectateurs. Mais le téléspectateurs, s'il est bien attentif peut justement être vigilant
au langage employé pour savoir si l'info livrée est fiable ou pas.

Transition : le lexique est essentiel, mais les images aussi. Le monteur, qui est chargé de construire
les reportages pour accompagner l'info, a aussi une place primordiale dans la construction de l'info.

 Etude d'un spot de Canal plus 2006, sur le rôle des images dans l'info. et l'importance
du travail du monteur.
Youtube : pub canal plus 2006 (37 sec.). Passer d'abord le premier reportage, en
discuter, puis le second.
Premier reportage : jusqu'à 16 secondes.

1. Que nous montre ce reportage ? (description des images par ordre chronologique)
-des cadavres.
-on entend des tirs.
-vue d'une maison à moitié en ruines.
-des soldats qui enfoncent une porte et entrent armés.
-une famille à table se lève en criant et lève les mains.
-gros plan sur le visage d'un soldat qui pointe son arme sur la famille.
-on entend "OK, OK".
-retrait des soldats de la maison.

Deuxième reportage :

2. Et là que voyons-nous ?
-des soldats qui enfoncent une porte et entrent armés dans une maison.
-on entend des cris.
-une famille à table, lève les mains.
-on entend "OK, OK".
-gros plan sur le visage d'un soldat qui pointe son arme sur la famille.
-vue d'une masion à moité en ruines.
-on entend des tirs.
-gros plan sur le visage du soldat.
-retrait des soldats de la maison.
-vue des cadavres.

Bilan :

3. Quelle différence y a-t-il sur ce que veulent nous dire ces deux reportages ?
Le premier nous montre que les soldats cherchent dans un lieu en guerre des coupables et qu'ils
sont là pour protéger les civils.
Le second nous montre que les soldats tuent les civils.
L'info n'est donc pas du tout la même, bien au contraire.

4. Que nous montre ce spot sur l'utilisation des images dans la construction de l'info ?
Qu'une même série d'images peut être utilsée différemment en fonction du message ou d el'info que
l'on veut faire passer.

5. Quel est le but de Canal Plus à travers ce spot ?


De faire prendre conscience aux téléspectateurs de l'importance de garder un esprit critique face à
ce que les médias nous montrent.

Attention : dire aux élèves que le but de tout ce travail n'est pas de faire penser que les médias
nous manipulent forcément mais qu'il est important de bien garder les yeux ouverts et de faire
preuve d'esprit critique face à ce qu'on nous montre, d'être un citoyen averti.

 Qu'est-ce qu'un bon journaliste ?


Travail d'écriture à faire à plusieurs.

A partir de tous les documents utilisés depuis le début de cette séquence, mais aussi de nos analyses,
de nos remarques et de vos connaissances personnelles, élaborez la charte du "bon journaliste".
Vous commencerez votre charte par la phrase suivante :
"Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des
événements, sont : " (c'est le début de la charte du journaliste signée en 1971)
Votre charte comprendra 5 articles.

 Mise en commun.
Distribution de la charte de 1971 qui servira de trace écrite. Questionnement autour de
cette charte et des documents étudiés précédemment.

1. Dans le corpus que nous avons étudié auparavant, quel est le média qui ne répond pas à la
charte du journaliste ?
La presse people ne respecte pas cette charte (articles 4,5 et 8) car les méthodes des paparazzis
sont souvent déloyales pour obtenir des infos (ils se cachent pour obtenir un cliché non autorisé,
par exemple), la vie privée des personnes n'est pas respectée et ces articles reposent souvent sur de
la calomnie, de la diffamation.

2. Pourquoi faut-il être prudent concernant les infos diffusées sur Internet ?
On voit bien que les sources ne sont pas toujours indiquées, on ne sait pas si les infos sont vérifiées
(Twitter), tout le monde peut devenir rédacteur (Agora Vox), l'instantanée pose aussi question sur
la possiblité de vérifier les infos avant de les livrer.

3. En quoi la vérification des sources est-elle primordiale dans le métier de journaliste ?


Pour qu'on nous livre des infos vraies (le blog d'Aliocha).
Séance 3 : Objectivité / subjectivité (étude de la langue).

Nous avons vu que le lexique occupe une place primordiale dans la construction de l'info. Le
citoyen peut recevoir cette info différemment en fonction du lexique employé. Il est donc important
pour nous de repérer dans ce lexique les procédés mis en oeuvre par le journaliste afin de
comprendre l'objectif du journaliste.

 Distribution de deux articles de presse sur un même fait divers déjà vu dans la séance
1: le meurtre d'une enseignante à Albi.
Lecture. Questions.

1. Quel est le sujet de ces articles ?


Le meurtre d'une enseignante devant ses élève sà Albi.

2. Parmi ces articles, lequel vous semble nous livrer des informations de façon neutre ?
L'article 1 qui livre uniquement des infos sur ce fait divers.
On dit que c'est un article objectif car les faits sont présentés sans jugement.
L'article 2 se sert de ce fait divers pour exprimer une opinion sur l'état actuel de la société et de
l'éducation.

3. Quels sont les indices qui nous prouvent que cet article est objectif ?
Les dates et les lieux qui sont très précis ; la description des faits.

4. Surlignez en vert les éléments qui vous semblent relever du commentaire dans l'article 2.
"une pauvre démente irresponsable, produit, en réalité, d'une société qui a perdu tous ses repères !"
(l.4-5) (l'emploi de l'exclamation met ici en avant la colère de l'auteur), 2ème paragraphe (l'emploi
du "je" montre que l'auteur s'implique dans ses propos), "ce crime abject" (l.10), "ces faits
inacceptables" (l.12)...
On parle alors de subjectivité car on nous livre une opinion.

5. Que pensez-vous du lexique employé par l'auteur de l'article 2 ? Quel est son but ?
Un lexique fort : "assassinée", "démente", "crime abject"...Son but est de nous interpeller, de nous
frapper.

6. Que pensez-vous du titre ? En quoi peut-on dire qu'il plonge d'emblée le lecteur dans la
subjectivité ?
Ce titre a pour but d'émouvoir le lecteur : emploi de l'imparfait montrant que cette femme n'existe
plus ; son prénom qui montre que c'est une femme ordinaire comme les lecteurs, donc ainsi on se
sent concerné.

 Trace écrite à bâtir par les élèves par groupes de 4.


A partir de ces documents et de nos réponses aux questions compléter le polycopié
suivant qui servira de trace écrite.
Mise en commun. Compléter la trace écrite avec les élèves.

 Exercices.
Séance 4 : Etre informé, une nécessité ?

 Analyse d'extraits des Chroniques Birmanes de Guy Delisle.


Distribution des extraits aux élèves.

A dire aux élèves : Guy Delisle est un dessinateur dont l'épouse travaille pour l'ONG MSF. Il
l'accompagne régulièrement lors de ses missions humanitaires. A plusieurs reprises, il a décidé de
témoigner de son expérience d'expatrié dans des BD. Chroniques birmanes relate son séjour d'un an
en Birmanie (appelée aujourd'hui Myanmar), pays sous dictature militaire.

 Questions à l'oral.

1. Que peut-on penser des titres de ce journal ? (extrait 1 v.5)


Que des infos positives.

2. Comment s'organise ce journal ?


On a en Une les objectifs de la nation, page 2 les désirs" du peuple.
Une rubrique internationale où tout va pour le pire.
Une rubrique nationale où l'on met en avant le développement du pays grâce à l'armée.
Une rubrique des sports et variétés.

3. Que peut-on penser de l'information dans ce journal ?


Que c'est de la propagande, que les informations sont triées, censurées pour ne garder que ce qui
arrange l'armée. On n'est donc plus dans l'information.

4. Quels sont les éléments qui nous prouvent que la liberté de la presse n'est pas respectée ?
-Le fait de mettre systématiquement les objectifs et désirs de la nation (bourrage de crâne).
-Dans les désirs du peuple, on note que tout ce qui est extérieur est perçu comme néfaste, à
exterminer. D'ailleurs, la rubrique consacrée à l'international ne montre que les événements
négatifs afin d emontrer au peuple qu'il ne faut pas s'ouvrir à l'extérieur.
-Dans les propos du général qui dit que la démocratie serait néfaste à long terme pour la survie du
pays.
-La propagande autour de l'armée montrée comme vaillante, faisant tout pour le pays.

5. Pourquoi, selon G.Delisle, les Birmans préfèrent-ils la rubrique Sports et variétés dans le
journal ?
Parce qu'ils sont bien conscients d'être manipulés, désinformés par le journal.

6. Comment ce peuple fait-il donc pour s'informer ?


Ils écoutent les stations de radio thailandaises pour être informés de ce qui se passe
réellement dans le monde.

 Visionnage de deux spots de RSF (Youtube, Mariages forcés et Great People).

Spot 1 : Mariages forcés.

1. Quelle est la scène représentée dans ce spot ?


Un mariage en Asie du Sud.

2. Ce spot se compose de deux scènes. Lesquelles ?


Une première scène avec la célébration du mariage de deux adultes et une petite fille qui est assise
à leurs pieds.
Une seconde scène où la petite fille prend la place de la femme à côté de l'homme. C'est elle la
mariée.
3. Quel message ce spot veut-il faire passer ?
L'importance de la presse qui est là pour informer, dénoncer ce qu'il se passe dans le monde,
comme ici les mariages forcés. A la fin, on voit la photo de ce mariage dans la presse avec un
article dénonçant cette pratique.

4. Pourquoi est-il, selon vous, primordial que la presse puisse nous informer de telles
pratiques ?
Pour que nous puissions lutter contre, pour faire pression sur les gouvernements des pays où ça se
passe. C'est ainsi que les choses peuvent changer.

Spot 2 : Great People.

1. Qui sont ces hommes ?


Des chefs d'Etat, pour beaucoup des dictateurs.

2. Que les voit-on faire ?


On les voit avec un chiot (Poutine), leur famille (Bachar El Assad), des enfants du peuple, faire la
fête...

3. Quelle image d'eux ces images donnent-elles ?


Une image positive, de père, de mari, une image chaleureuse.

4. Quel message ce spot veut-il faire passer à travers son slogan : "Voici ce qui resterait de
l'information sans journalistes indépendants". ?
Que la liberté de la presse et l'indépendance des journalistes sont essentielles pour une information
juste.
I. Qu'est-ce qu'une information ?
Définitions :

 Information :
-étymologie : latine, signifiant "donner forme à une matière".
-sens judiciaire : le fait de procéder à une enquête criminelle.
-sens général : renseignement.
-depuis le XIXème s., avec le développement de la presse : action de porter un fait à la
connaissance du public.

 Fait : événement qui a eu lieu.

 Commentaire : interprétation personnelle, opinion.

 Médias : ensemble des moyens techniques de diffusion et de transmission de l'information.

 "Faire le buzz" : expression utilisée sur Internet signifiant "faire du bruit" en français. Une
information qui fait le buzz signifie qu'elle fait beaucoup parler d'elle.

 "Tweet" : en français "chuchottement". Mot utilisé sur le réseau social "Tweeter" signifiant
un message que l'on poste sur le réseau.

I. Qu'est-ce qu'une information ?


Définitions :

 Information :
-étymologie : latine, signifiant "donner forme à une matière".
-sens judiciaire : le fait de procéder à une enquête criminelle.
-sens général : renseignement.
-depuis le XIXème s., avec le développement de la presse : action de porter un fait à la
connaissance du public.

 Fait : événement qui a eu lieu.

 Commentaire : interprétation personnelle, opinion.

 Médias : ensemble des moyens techniques de diffusion et de transmission de l'information.

 "Faire le buzz" : expression utilisée sur Internet signifiant "faire du bruit" en français. Une
information qui fait le buzz signifie qu'elle fait beaucoup parler d'elle.

 "Tweet" : en français "chuchottement". Mot utilisé sur le réseau social "Tweeter" signifiant
un message que l'on poste sur le réseau.
I. Qu'est qu'une information ?
1. Après avoir lu ces documents, complétez le tableau suivant.

Document Type de média Auteur Sujet abordé


1

8
III. Objectivité / Subjectivité.

Définitions :

 Objectivité = ............................................................................................................................
..............................................................................................................................................................

 Subjectivité = ...........................................................................................................................
..............................................................................................................................................................

Les marques de l'objectivité :

Les pronoms Le vocabulaire

Les marques de la subjectivité :

Les pronoms Le vocabulaire Les temps, les modes Ponctuation


verbaux
III. Objectivité / Subjectivité.

Définitions :

 Objectivité = le fait d'être neutre dans le discours que l'on a sur la réalité.

 Subjectivité = le fait de donner un point de vue personnel dans le discours que l'on a sur la
réalité.

Les marques de l'objectivité :

Les pronoms Le vocabulaire


"Il (s), elle (s)" : mise à distance avec les personnes et -neutre.
les faits.
-rend compte des faits : lieux, dates, chiffres...

-cite les sources.

-des citations.

Les marques de la subjectivité :

Les pronoms Le vocabulaire Les temps, les modes Ponctuation


verbaux
-"je" : montre -des mots valorisants ou -le conditionnel pour -l'exclamation pour
l'implication de l'auteur dévalorisants. exprimer une supposition. exprimer un sentiment.
dans ses propos.
-des images. -l'interrogation pour
-"nous" : désigne interpeller le lecteur.
l'implication de tous. -des mots forts.

-"tu", "vous" : pour


interpeller le lecteur.
III. Objectivité / Subjectivité.
EXERCICES

Exercice 1 :
Liste de mots : partial, neutre, penser, engagé, observer, remarquer, opinion, orienté,
impartialement, avis, jugement, commentaire, critique, aveuglement, parti pris, militant,
juste, exactitude.
1. Dans la liste des mots ci-dessus, classez-les en fonction qu'ils se rapportent au lexique
de l'objectivité ou de la subjectivité.
2. Au sein de chaque groupe, classez-les par classe grammaticale : nom, adjectif, verbe,
adverbe.

Exercice 2 : Classez les phrases suivantes de la plus objective à la plus subjective. Justifiez
votre classement en soulignant les mots ou expressions qui relèvent de la subjectivité.

1. Barack Obama e remporté une victoire historique en 2008.


2. Barack Obama a remporté l'élection présidentielle en 2008.
3. Barack Obama, véritable héros des temps modernes, a remporté l'élection présidentielle en
2008.

Exercice 3 : Voici une liste de types d'articles de presse. Cherchez leur définition dans un
dictionnaire et indiquez s'ils sont objectifs ou subjectifs.
Liste : éditorial, brève, dépêche, tribune, reportage.

Exercice 4 : Transformez cet article en texte objectif en supprimant toutes les marques de la
subjectivité.

Malgré l'acte fou de James Holmes, cet Américain de 23 ans qui a tué douze personnes dans un
cinéma d'Aurora (Colorado) lors de la diffusion en avant-première du dernier opus de Christopher
Nolan, The Dark Knight Rises, c'est avec beaucoup de sérénité et encore plus de curiosité que les
fans français de Batman ont assisté hier à la diffusion du dernier épisode de la saga du Chevalier
noir. [...]
Une fois à l'intérieur de la salle, c'était une oeuvre monumentale et spectaculaire qui attendait les
premiers spectateurs de The Dark Knight Rises.
Julie Thoin-Bousquie, La Dépêche, 25 juillet 2012.

Exercice 5 : Réécrivez cette brève en la rendant subjective. Pour cela, n'oubliez pas d'utiliser
des marques de la subjectivité.

Espagne : 38 blessés lors des lâchers de taureaux de la San Fermin.


Trente-huit personnes ont été blessées lors des fêtes traditionnelles de la San Fermin qui se sont
achevées samedi, dont quatre lors du huitième et dernier lâcher de taureaux dans les ruelles de
Pampelune accompagnés de milliers de passionnés du monde entier.
France-Soir.fr, 5 novembre 2012.
III. Objectivité / Subjectivité.
EXERCICES

Exercice 1 :
Liste de mots : partial, neutre, penser, engagé, observer, remarquer, opinion, orienté,
impartialement, avis, jugement, commentaire, critique, aveuglement, parti pris, militant,
juste, exactitude.
1. Dans la liste des mots ci-dessus, classez-les en fonction qu'ils se rapportent au lexique
de l'objectivité ou de la subjectivité.
2. Au sein de chaque groupe, classez-les par classe grammaticale : nom, adjectif, verbe,
adverbe.

Objectivité : neutre (adj.) ; observer (v.) ; "remarquer" (v.) ; impartialement (adv.) ; "juste" (adj.) ;
"exactitude" (n.).

Subjectivité : partial (adj.) ; "penser" (v.) ; "engagé" (adj.) ; "opinion" (n.) ; "orienté" (adj.) ; "avis"
(n.) ; "jugement" (n.) ; commentaire" (n.) ; "critique" (n.) ; "aveuglement" (n.) ; "parti pris" (n.) ;
"militant" (n. ou adj.).

Exercice 2 : Classez les phrases suivantes de la plus objective à la plus subjective. Justifiez
votre classement en soulignant les mots ou expressions qui relèvent de la subjectivité.

1. Barack Obama e remporté une victoire historique en 2008.


2. Barack Obama a remporté l'élection présidentielle en 2008.
3. Barack Obama, véritable héros des temps modernes, a remporté l'élection présidentielle en
2008.

2 ; 1 ; 3.

Exercice 3 : Voici une liste de types d'articles de presse. Cherchez leur définition dans un
dictionnaire et indiquez s'ils sont objectifs ou subjectifs.
Liste : éditorial, brève, dépêche, tribune, reportage.

-éditorial : texte reflètant l'opinion de toute la rédaction du journal sur l'actualité. (subj.)
-brève : texte très court dont le but est d'informer, sans commentaires. (obj.)
-dépêche : information brève émanant d'une agence de presse ou d'un corresponant, transmise aux
organes de presse. (obj.)
-tribune : rubrique d'un journal réservée à une personne qui n'appartient pas à la rédaction. (subj.)
-reportage : article, chronique réalisée par un journaliste qui recueille des informations sur le
terrain. (obj. ou subj.)

Exercice 4 : Transformez cet article en texte objectif en supprimant toutes les marques de la
subjectivité.
(je mets en gras ce qu'il faut garder)
Malgré l'acte fou de James Holmes, cet Américain de 23 ans qui a tué douze personnes dans un
cinéma d'Aurora (Colorado) lors de la diffusion en avant-première du dernier opus de
Christopher Nolan, The Dark Knight Rises, c'est avec beaucoup de sérénité et encore plus de
curiosité que les fans français de Batman ont assisté hier à la diffusion du dernier épisode de la
saga du Chevalier noir. [...]
Une fois à l'intérieur de la salle, c'était une oeuvre monumentale et spectaculaire qui attendait les
premiers spectateurs de The Dark Knight Rises.
Julie Thoin-Bousquie, La Dépêche, 25 juillet 2012.

Exercice 5 :
III. Objectivité / Subjectivité.
Article 1 : par Georges Brenier , Etienne Baldit , Avec AFP , 04/07/2014, RTL.

Une institutrice a été poignardée à mort vendredi 4 juillet vers 9h10 à Albi (Tarn) par la mère d’une élève.
Les faits se dont déroulés à l'ouverture des classes dans l’école élémentaire Édouard Herriot, devant les
élèves.
L’institutrice, pour des raisons encore inconnues, a été attaquée dans l’enceinte de l’école par une femme de
47 ans déjà connue des services de police pour délaissement d’un mineur de 15 ans et non-signalement de
disparition de mineur pour empêcher ou retarder les recherches (des faits qui remontent à janvier 2014).
Grièvement blessée, la victime est morte peu avant 11 heures.
La suspecte a ensuite pris la fuite, avant d’être interpellée par la police 20 minutes plus tard. Elle est
actuellement en garde à vue au commissariat, où elle examinée par un psychiatre. L'école accueille, selon le
site internet de la ville d'Albi, 284 enfants en maternelle et primaire. Le groupe scolaire est situé dans le
quartier Lapanouse, près du Stadium municipal de la préfecture du Tarn.
Un point presse doit avoir lieu dans l'après-midi, a indiqué le procureur de la République d'Albi, Claude
Derens.

Article 2 : par C'est Nabum, lundi 7 juillet 2014, site Agora Vox.

Elle s’appelait Fabienne


Au-delà du drame …
Elle s'appelait Fabienne et était institutrice en école maternelle à Albi. Comme des milliers d'autres, en ce
dernier jour de l'année scolaire, elle rêvait de vacances non sans un petit pincement au cœur au moment de
quitter les enfants à qui elle avait consacré tout une année. Elle a été assassinée par une mère d'élève, une
pauvre démente irresponsable, produit, en réalité, d'une société qui a perdu tous ses repères !
Je ne la connaissais pas et n'aurai pas l'indélicatesse honteuse d'agir comme nos chers politiques qui lui ont
tressé des couronnes de lauriers en guise d'hommage posthume. Ce n'était ni la meilleure d'entre nous ni une
femme exceptionnelle. C'était une institutrice ordinaire, une jeune mère de famille qui faisait sans doute
consciencieusement son métier, comme tant d'autres. [...]
Ce crime abject est pourtant, me semble-t-il, un symbole indéniable d'une société à la dérive. Il convient vite
de sortir du contexte particulier pour réfléchir en quoi ce fait divers est marqueur d'une époque.[...]
Tout d'abord, ces faits inacceptables se sont déroulés dans une école maternelle, une classe enfantine comme
on disait à l'époque. Il fut un temps où c'était un bonheur simple que de prendre en charge ces petits pour les
conduire sur le chemin de la socialisation. Nul conflit majeur au milieu des comptines et des rires d'enfants,
des jeux et des quelques travaux de langage et d'écriture. L'école des petits était encore un espace préservé de
la compétition et des tensions à venir, un sanctuaire, un havre de paix. [...]

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