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Gestion Des Risques de Changes

Ce document traite du risque de change pour les entreprises au Maroc. Il définit le risque de change et présente le marché des changes marocain ainsi que les techniques de couverture. Le document est divisé en deux parties, la première partie présente le cadre conceptuel du risque de change et la deuxième partie étudie l'impact du taux de change sur les performances financières d'une PME importatrice au Maroc.

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Gestion Des Risques de Changes

Ce document traite du risque de change pour les entreprises au Maroc. Il définit le risque de change et présente le marché des changes marocain ainsi que les techniques de couverture. Le document est divisé en deux parties, la première partie présente le cadre conceptuel du risque de change et la deuxième partie étudie l'impact du taux de change sur les performances financières d'une PME importatrice au Maroc.

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Sommaire

Introduction ......................................................................................................................................................... 2
Partie I : Cadre conceptuel .............................................................................................................................. 3
Section 1: Présentation du risque de change ......................................................................................... 3
I. Définition du risque de change .................................................................................................... 3
II. L'identification du risque de change .......................................................................................... 4
Section 2: le marché des changes et la gestion du risque de change :.......................................... 5
I. Généralité sur le marché des changes ................................................................................... 5
II. Les caractéristiques du marché de change marocain......................................................... 8
III. Les types de marchés de change ............................................................................................ 9
IV. Les techniques de couverture du risque de change ......................................................... 10
Partie 2 : L’impact du taux de change sur la performance financière des PME importatrices au
Maroc, cas de la société [Link].................................................................................................... 14
Section 1 : Environnement du stage ..................................................................................................... 14
I. Présentation de la société ....................................................................................................... 14
II. Les modalités d’approvisionnement de la société : ........................................................ 14
III. Liste des importations payées en Euro au titre de l’année 2015 : .............................. 14
IV. Règlement des importations de la société : ....................................................................... 14
Section 2 : Impacte du taux de change sur la société ...................................................................... 15

I. Stratégie de couverture adoptée par la société 15


II. Evaluation de l’impact de la non-couverture sur la performance financière de la
société ....................................................................................................................................................... 15

III. Proposition d’une démarche pour la gestion du risque de change.……….……… ……… 15

1
Introduction

Reste :

Contexte PME et Import

Problématique

Ce rapport s’articule autour de deux parties :


-La première partie est relative au cadre conceptuel du change au Maroc,
-La seconde partie est consacrée à l’étude pratique de l’impacte du taux de change sur la
performance financière des PME Marocaine en étudiant le cas de la société [Link]

2
Partie I : Cadre conceptuel

Section 1: Présentation du risque de change

Dans cette section, nous nous intéresserons au risque de change. Pour une meilleure
appréhension de cette notion, nous exposerons son identification puis sa mesure avant
d'arriver aux différents instruments de gestion appropriées à ce risque.

I. Définition du risque de change

Le risque de change peut être défini comme étant le risque d'un décaissement plus élevé
ou d'une entrée d'argent moindre, dû à l'utilisation d'une monnaie différente de la devise
domestique. « Le risque de change est le risque de perte lié aux fluctuations des cours de
monnaies », il est supporté par les participants en position de change. Toute fluctuation
défavorable des taux de change risque de se répercuter négativement sur les flux futurs
espérés par l'acteur en position.

En fait, la position (donc le risque de change) peut être générée, soit par une activité
commerciale (import/export) avec l'étranger, soit par une activité financière en devises, soit
en fin par le développement multinational de l'entreprise. C'est à partir de cela que l'on peut
scinder le risque de change en trois types essentiels :

1. Le risque de change de transaction

Le risque de change de transaction est un risque qui naît du fait que des coûts ou des cash-
flows futurs soient libellés en devises étrangères. En effet, si le cours de la devise change, le
montant du cash-flow (ou du décaissement) converti en monnaie nationale ou de compte est
affecté par ce changement.

Il se décompose en deux éléments selon la nature des transactions réalisées :

A. Le risque de change commercial

Ce risque est attaché aux opérations d'importation ou d'exportation facturées en devises.


L’importateur qui règle en devise craint une hausse de la monnaie étrangère. Symétriquement,
l'exportateur sera payé en devises et craint une baisse de cette dernière par rapport à la
monnaie nationale.

B. Le risque de change financier

Ce risque est attaché aux opérations d'emprunt ou de prêt libellées en monnaies


étrangères.

2. Le risque de change économique

Le risque de change économique correspond aux conséquences des mouvements de


change sur la valeur de l'entreprise et sur sa situation par rapport à ses concurrents. Au-delà
d'un risque généré par les opérations ponctuelles, la variation des cours de change peut aussi,
sur le moyen terme, améliorer ou obérer la position concurrentielle d'une entreprise par
rapport à des rivales situées dans d'autres pays : une hausse de monnaie nationale rend les
exportations difficiles et favorise les importations. En situation de concurrence cela se traduit

3
par un affaiblissement des marges de l'entreprise. La baisse des marges peut être assimilée à
une perte de change.

3. Le risque de change comptable

Le risque de change comptable (patrimonial) est concerné par l'impact des taux de change
sur la valeur comptable des postes de l'actif et du passif d'une entreprise. Il résulte de la
consolidation des états financiers qui impliquent des actifs et des passifs libellés en devises
étrangères.

Les entreprises multinationales qui détiennent des actifs à long terme à l'étranger (filiales,
titres de participations...) sont les plus concernées par le risque de change comptable. Ainsi,
une baisse de la monnaie du pays de la filiale fait apparaître un écart négatif de conversion qui
vient s'imputer sur les capitaux propres du groupe.

II. L'identification du risque de change

Le risque de change ne naît pas seulement au moment où s'effectue une transaction


commerciale ou financière libellée en devise étrangère. Appréhender la nature et la date de
l'exposition au risque de change n'est pas facile, la date à partir de laquelle l'entreprise se
couvre reste quelque peu arbitraire.

En effet, l'entreprise pourrait se considérer en risque de change dès la signature du contrat,


ou encore avant qu'il y ait un enregistrement comptable. L'entreprise doit tenir compte de
l'entrée en risque de change bien avant la connaissance exacte de la teneur du contrat. La
gestion du risque peut se réaliser dès l'émission de l'offre ou du catalogue des marchandises
proposées dans le cas d'opérations d'exportation, ou de la commande dans le cadre d'activités
d'importation.

Toutefois, tenir compte du risque de change le plus tôt possible ne signifie pas se couvrir
systématiquement, mais gérer activement son risque. La date retenue peut varier d'une
entreprise à l'autre ou au sein de la même firme selon que le risque de change est certain ou
incertain :

Un risque de change certain est constaté à la conclusion d'un contrat irrévocable, dans une
monnaie autre que la monnaie nationale, fixant le montant et la date de l'opération. Il existe
plusieurs situations d'exposition au risque certain :

-Lors d'un contrat d’importation : un importateur est en situation de risque certain lorsqu'il
y a appréciation de la devise entre la date de conclusion du contrat et celle du règlement.
L'importateur, dans ce cas, aura besoin de plus de monnaie nationale à convertir pour se
procurer les devises nécessaires.

-Lors d'un contrat d'exportation : un exportateur est en situation de risque certain lorsqu'il
y a dépréciation de la devise de facturation entre la date de conclusion du contrat et le jour de
l'encaissement. L'exportateur recevra, au moment de la conversion, moins de monnaie
nationale.

-Lors d'un prêt ou emprunt en devises : un emprunteur en devise craint une appréciation
de la devise en question car il risque de rembourser un capital (et intérêts), en monnaie
nationale, plus important que celui prévu contractuellement. De sa part, le prêteur craint une
dépréciation de la devise qui engendrerait un remboursement moindre en monnaie nationale.

4
Un risque incertain est lié aux opérations dont la réalisation est probable. L'entreprise se
trouve confrontée au risque incertain lors d'un appel d'offre en monnaie étrangère. En
répondant à cet appel d'offre en devise étrangère, l'engagement de réalisation n'est pas
irrévocable.

L'entreprise est exposée à un risque de change conditionnel : elle ne se retrouvera


véritablement en risque que si elle est retenue pour la réalisation de l'engagement.

Section 2: le marché des changes et la gestion du risque de change :

La gestion du risque de change est l’un des problèmes les plus ardus auxquels sont
confrontée les entreprises qui réalisent des opérations à l’international

Afin d’appréhender la gestion du risque de change nous allons présenter dans cette section
l’environnement du change qui est le marché de change et ses acteurs, ensuite nous aller
présenter les instruments utilisé pour la couverture contre le risque de change :

I. Généralité sur le marché des changes

1. Définition du marché des changes :

Appelé aussi marché des devises (ou encore FOREX (FOReign EXchange market)), c'est
un marché mondial qui fonctionne 24h/24 et sur lequel il y a confrontation des offres et des
demandes de devises. En effet le marché des changes est constitué de l’ensemble des
opérations d’achat-vente, de prêt-emprunt qui font intervenir les devises.

Le marché des changes est à différencier des marchés boursiers qui ont une localisation
géographique précise (New-york, londres, Paris...). Le marché des changes lui ne connaît pas
de frontières, il y a un seul marché des changes dans le monde. Ce serait donc, une erreur de
le considérer comme un marché, précisément localisé dans l’espace et dans le temps. En effet,
le marché des changes n’exige pas de localisation matérielle centrale déterminée. S’il met en
œuvre des places situées dans des pays différents, les opérations se font par des moyens de
communications très rapides, il est plutôt réseau que lieu.

Il s’agit des plus grands marchés du monde, les transactions qui y sont effectué
quotidiennement connaissent aujourd’hui un essor impressionnant (avec plus de 10 000
milliards de $ par jours et un taux de croissance de 12.4%).

Ces transformations trouvent leurs origines dans trois majeurs phénomènes:


 La déréglementation et la désintermédiation ;
 Le développement technologique qui a accéléré l’intégration des marchés des capitaux
mondiaux ;
 La floraison des innovations financières visant à limiter les risques.

Sur le plan physique, les marchés des changes comptent quatre départements (le marché
au comptant, les marchés à terme, les Swaps et les futurs) et se subdivisent en deux facettes :
 Le front office : qui représente les salles de marché proprement dites avec ses
opérateurs interbancaires et commerciaux ;
 Le back office : chargé du contrôle et d’organisation administrative en participant de
plus en plus à la dynamique des opérations.

5
2. Le marché des changes Marocain

Avant le 03/06/1996 l’ensemble des transactions et tous les ordres d’achat et de vente des
devises émanant des intermédiaires agrées devaient impérativement transiter par le canal de
Bank Al Maghrib. La totalité des recettes d’exportation de biens et de services ainsi que tous
les autres produits, revenus ou moyens de paiements internationaux avait un caractère
obligatoirement cessible auprès de l’institution d’Emission. Cela laisse remarquer le
monopole de la banque centrale qui est venu pour instaurer une rigidité́ agissant négativement
sur les dates de valeurs et limitant la possibilité de suivre l’évolution du marché mondial.

De ce fait, la création d’un marché des changes interbancaires au Maroc traduit la volonté
de donner aux banques la possibilité de conserver et de gérer leurs positions de change au
comptant et à terme. C’est le couronnement d’un long processus de déréglementation et de
libéralisation entamé par les pouvoirs publics au début des années 80, dans le cadre de la mise
en œuvre du PAS.
Au Maroc, c’est la circulaire 1633 de l’Office des changes qui a annoncé l’institution du
marché des changes. Elle est datée du 01/04/1996, car le marché devait démarrer le
02/05/1996. Mais à la demande des banques, et avec l’accord des autorités monétaires, le
démarrage fut décalé́ d’un mois supplémentaire, soit le 03/06/1996.

En Janvier 1997, le marché des changes Marocain a été ouvert au marché international des
capitaux pour permettre aux banques d‘effectuer des opérations de change de devises contre
devises auprès de leurs correspondants étrangers.

3. Les intervenants sur le marché des changes

Le marché des changes est réservé aux institutions financières : Banques, investisseurs
institutionnels et institutions financières non bancaires. Ces opérateurs interviennent pour leur
propre compte ou celui de leur clientèle. Ils peuvent négocier directement entre eux ou passer
par l’intermédiaire de courtiers.

 Les banques commerciales :

IL s’agit des plus importants opérateurs sur le marché des changes. Elles prennent en
charge les opérations de change pour leur propre compte ou celui de leurs clients. Pour
faciliter leurs opérations, les banques ont des dépôts auprès d’institutions financières
étrangères qui jouent le rôle des correspondants. Le profit des banques sur le marché a deux
origines :
 un profit commercial : qui a pour définition la différence entre les cours sur le
marché interbancaire ;
 un profit spéculatif : consistant en la prise des positions spéculatives sur le
marché dans l’anticipation d’une variation du taux de change. En entreprenant de
telles opérations, les banques prennent en effet en charge le risque de change dont
se débarrassent les exportateurs et les importateurs. Elles jouent également ce
faisant le rôle de contrepartiste (market maker).

Cependant, l’importance de la spéculation induite par les banques est faible en


comparaison avec celle générée par la clientèle privée. Toutefois, les banques ne refusent pas
la spéculation de leurs clients, car ces opérations sont une source de revenus et de,
commissions. De même, il est difficile de s’opposer aux désirs d’une clientèle qui passerait
immédiatement à la concurrence si elle ne trouvait pas les services qu’elle exige.

6
 Les banques centrales :

Elles interviennent massivement, mais de manière irrégulière sur le marché.


Généralement, elles remplissent trois fonctions principales :
 Elles exécutent les ordres de sa clientèle : administrations nationales, banques
centrales étrangères, organismes internationaux ;
 Elles assurent le contrôle, du moins la supervision du marché. Cette emprise est plus
ou moins forte selon e contrôle des changes ;
 Elles cherchent à influencer l’évolution des taux de change, d’une part, pour des
raisons de politique économique interne, et d’autre part, pour faire respecter certains
engagements internationaux formels ou informels.

 les autres institutions financières :

Les institutions financière non bancaires sont devenues depuis le début de la décennie
1990 des opérateurs extrêmement importants sur le marché des changes. Ces institutions
comprennent les filiales financières ou bancaires des groupes industriels du fait que la
tendance de ces derniers à créer des filiales financières s’est accentuée dans les années 80.

A coté́ des filiales financières des groupes industriels, les investisseurs institutionnels et
les grandes fortunes privées sont devenus eux aussi des acteurs de première importance, car
les géants de ces fonds mettent désormais l’accent sur les placements à l’étranger pour
diversifier les risques et améliorer les rendements de leurs portefeuilles.

 les investisseurs institutionnels :

Ils sont les plus importants participants non bancaires du marché des changes. Cet
ensemble regroupe plusieurs catégories d’opérateurs : les fonds de pension, les caisses de
retraite, les sociétés d’assurance, les fons d’investissement et les fonds communs de
placements.

 la clientèle privée :

Elle n’intervient pas directement sur le marché des changes. Pour ce faire, elle procède à
des achats et à des ventes de devises en s’adressant aux banques qui ont une activité́ de
teneurs de marché ou en utilisant les services des courtiers. La clientèle privée regroupe trois
catégories d’opérateurs :

 Les particuliers : dont l’influence est tout à fait marginal ;


 Les entreprises : souvent dénommées sociétés non financières (corporates) ;
 Les institutions financières qui n’ont pas de présence permanente sur le marché des
changes ou qui ne disposent pas des fonds propres requis pour participer directement à
ce marché.

Ces opérateurs interviennent sur le marché des changes pour satisfaire des besoins en
devises induites des opérations commerciales (exportations et importations) ou des opérations
financières internationales (prêts et emprunts en devises). Ils interviennent aussi pour des
raisons de spéculation.

 les courtiers :
7
Bien qu’il ne soit pas indispensable de passer par leurs services, les courtiers jouent un
rôle essentiel sur le marché des changes en tant qu’informateurs et en tant qu’intermédiaires.

 Informateurs : puisque sans qu’eux même ou la banque soient obligés d’acheter ou de


vendre des devises (ce qui est généralement le cas : les cambistes négocient
directement entre eux), ils informent les opérateurs des cours auxquels s’échangent les
différents monnaies ;
 Intermédiaires : dans la mesure où ils centralisent les ordres d’achat et cette vente de
plusieurs banques.

Ce rôle est plus général encore, car ils ne sont jamais obligés de dévoiler, au moment de la
transaction, le nom des banquiers qu’ils mettent en rapport, cette discrétion peut être très
intéressante pour certaines institutions financières qui ne veulent pas faire apparaitre leurs
positions acheteur ou vendeur dans telle ou telle devise.

II. Les caractéristiques du marché de change marocain

1. Les apports et les limites de la réforme :

Avant 1996, les banques marocaines ne pouvaient traiter leurs opérations d’achats ou de
ventes de devises qu’auprès de la banque centrale, et les entreprises ne pouvaient guère
négocier leurs conditions de cours. Le système très administré présentait plusieurs
inconvénients qui s’aggravaient avec l’ouverture du pays et la libéralisation réalisée dans la
réglementation des changes, ainsi la nouvelle réforme permet aux entreprises :

 D’avoir une cotation à la demande ;


 De négocier le cour et choisir la banque devant procéder aux transferts ou au
rapatriement des devises objet d’opérations commerciales ou financières ;
 D’obtenir la même date de valeur que celle pratiqué au plan mondial ;
 De mettre en concurrence les banques ;
 De se couvrir contre le risque de change ;

Cependant il représente certaines limites :

 Objectif de baisse des coûts non atteint


 La cotation des cours est effectué au comptant et doit s’inscrire dans la fourchette
indiquée par la BAM
 Absence d’une cotation à terme

2. Les caractéristiques de la cotation

a) La détermination du cours

On distingue dans ce sens : Un cours acheteur (BID) ; Et un cours vendeur (ASK) à partir
d’un taux moyen (MID) déterminée par la banque centrale sur la base d’un panier de
monnaie, celle ci va déterminer les cours aux banques. D’une part Les cours acheteurs et
vendeurs aux banques intermédiaire agrées, sont calculés avec une marge de +- 3% a partir du
MID, et d’autres part le cours à la clientèle est égale au cours des banques plus une marge de
2%.

8
b) La position de changes:

La position de change : la différence entre la somme des avoirs et la somme des engagements
libellés dans une même devise, on distingue :
 Position longue : les avoirs excèdent les engagements
 Position courte : les engagements excèdent les avoirs

III. Les types de marchés de change

1. Le marché de change au comptant

Les transactions de changes au comptant sont les opérations d’achat et de vente de devise
conclue le jour même et négocié́ par les intermédiaires agrées pour leur propre compte ou
pour ou pour le compte de leurs clientèles. Ce marché représente la première destination des
opérateurs du commerce international pour soit :
 Procéder au règlement des importations
 Procéder au rapatriement des devises

2. le marché des changes à terme

Cette option offre la possibilité aux opérateurs économiques de se prémunir contre les
fluctuations des cours et de se couvrir contre le risque de change. Elle représente un
engagement d’achat ou de vente des devises à un cours fixé à l’avance, devant servir de base
au dénouement de la transaction à une échéance ultérieure.

Les conditions du contrat à terme :

Les opérations à terme ne doivent être adossé à des transactions commerciales ou des
prêts et emprunts en devises contractés conformément à la réglementation des changes en
vigueur
Les achats de devises à terme ne peuvent avoir une échéance supérieure à :
 90 jours pour les contrats relatifs à des transactions commerciales (importation,
exportations)
 1 an pour la couverture des prêts et emprunts extérieurs
 Les taux de changes à terme doivent inclure la commission de la BAM
Pour déterminer le taux de change à terme il faut procéder selon la formule suivante:
Reste formule
Avec :
T= le taux de change à terme
C= le taux de change au comptant
t = le taux d’intérêt de la monnaie de référence t’= le taux d’intérêt de la monnaie de
conversion

9
IV. Les techniques de couverture du risque de change

a) Choix de la monnaie de facturation

La monnaie de facturation est la devise dans laquelle sera libellé le contrat d'achat ou
de vente internationale. Les parties au contrat, qui ont la liberté de choisir cette monnaie de
facturation, peuvent choisir une devise plutôt qu'une autre afin de minimiser le risque de
change. Deux possibilités s'offrent à elle :

Choisir la monnaie nationale : Pour éviter le risque de change, de nombreuses


entreprises, notamment les PME, choisissent de ne facturer ou de n'accepter que des
transactions en monnaie nationale (ou en euros dans le cas des pays européens). Cette
situation fait peser le risque de change sur la partie étrangère. Celle-ci ne l'admettra que si :
l'entreprise est en position de force, les avantages que l'autre partie retire de la transaction
étant importants (qualité du produit ou des services, compétitivité du prix, délais de
règlements longs, délais d'exécution rapides, service après-vente performant, ...) ;
Le coût final sera inférieur pour l'autre partie, celle-ci anticipant une dépréciation de la
monnaie nationale de l'acheteur en cas d'achat, ou une appréciation en cas de vente.

b) Termaillage

Le termaillage consiste à accélérer ou retarder les encaissements ou les décaissements


des devises étrangères selon l'évolution anticipée de ces devises. Cette technique vise donc à
faire varier les termes des paiements afin de profiter de l'évolution favorable des cours.

Les situations suivantes peuvent se présenter :

Si l'exportateur anticipe une appréciation de la devise de facturation, il tentera de


retarder l'encaissement de sa créance pour bénéficier d'un cours futur plus avantageux. A
l'inverse, si l'exportateur anticipe une dépréciation de la devise de facturation, il tentera
d'accélérer l'encaissement de sa créance pour bénéficier du cours actuel plus avantageux ;

Si l'importateur se trouve face à une tendance à l'appréciation de la devise du contrat


d'achat, il sera tenté d'anticiper son règlement. Au contraire, si l'importateur se trouve face à
une tendance à la dépréciation de la devise du contrat d'achat, il tentera de retarder son
règlement de manière à pouvoir bénéficier d'un cours futur plus avantageux.

c) Clauses d'indexation

Les clauses d'indexation rédigées dans les contrats d'achat ou de vente internationale
visent à prévoir contractuellement les modalités de partage du risque de change de transaction
entre l'acheteur et le vendeur, dans l'hypothèse où une variation du cours de change de la
devise choisie par les parties interviendrait, il est à noter qu’il n'existe pas de clauses
d'indexation que l'on pourrait qualifier de « types ». De manière non-exhaustive, il y a certains
exemples de modalités selon lesquelles celles-ci peuvent être formulées.

Clause d'adaptation des prix proportionnelle aux fluctuations des cours de


change : dés la signature du contrat, le vendeur fixe la valeur des marchandises dans sa
monnaie. Si le cours de la monnaie de facturation du contrat augmente, le prix de l'exportation
est augmenté pour l'acheteur sur base du nouveau taux de change. Le risque de change est
donc totalement supporté par ce dernier.

10
Clause d'indexation « tunnel » : l'entreprise peut introduire un tunnel, présentant un
cours minimum et maximum à l'intérieur desquels le cours de la monnaie de facturation peut
fluctuer sans aucune incidence sur le prix des marchandises. Si les variations de cours de
change dépassent ces limites, le prix est revu à la hausse ou à la baisse selon les modalités
prévues dans la clause.

Clause d'indexation sur une devise ou un panier de devises : les contractants lient
le montant à payer à une tierce devise ou à un panier de devises comme le DTS. Cette clause
répercute le risque de change sur les deux parties au contrat.

Clause de risque partagé : la clause de risque partagé fait supporter aux deux parties
une part du risque de change. Le contrat prévoit, par exemple, qu'une partie de la variation de
cours intervenant entre la date de facturation et la date de paiement sera partagée par
l'exportateur à concurrence de la moitié, l'importateur supportant l'autre moitié.

Clauses multidevises : les clauses multidevises ou clauses de change multiples


permettent de libeller le montant du contrat en plusieurs devises et c'est seulement à
l'échéance que l'une des parties au contrat (l'acheteur ou le vendeur) choisit la devise de
règlement.

Clause d'option de devises : elle permet à une partie au contrat d'utiliser une autre
devise, déterminée à l'avance, dans l'hypothèse où la devise du contrat serait inferieure (ou
supérieure) à un certain cours. Par exemple, les parties peuvent imaginer un règlement en
USD sur la base d'un dollar à 0,890 EUR et laisser la possibilité de payer en GBP si le cours
du dollar à terme est inférieur à 0,870 EUR.

d) Compensation

La compensation est une technique de couverture par laquelle une entreprise limite
son risque de change en compensant les encaissements et les décaissements dans une même
monnaie. Ainsi, le règlement d'une créance en devise sera affecté au paiement d'une dette
libellée dans la même unité́ monétaire. La position de change ne porte alors que sur le solde.
Dans cette optique, l'entreprise veille à limiter le nombre de monnaies de facturation, de
manière à pouvoir compenser un maximum de flux d'argent « entrant » et « sortant ».
L'entreprise doit également agir sur les dates de règlement afin de disposer de suffisamment
d'entrées pour payer les sorties.

La compensation bilatérale peut également être appliquée par les firmes dans des cas
exceptionnels. Cette compensation est possible lorsque deux entreprises sont en relation
commerciale et qu'elles effectuent des ventes réciproques. C'est le cas quand une société vend
à un client étranger des produits, ce client s'approvisionnant dans cette même entreprise.

e) Swaps

Le swap de devises est un accord conclu entre deux parties qui s'échangent un montant
déterminé de devises étrangères et s'engagent mutuellement à effectuer régulièrement des
paiements correspondant aux intérêts ainsi qu'à se rendre le montant échangé à une échéance
déterminée. Dans la plupart des cas, une banque sert d'intermédiaire pour la transaction.
Il existe différents types de swaps :

11
Les swaps exports sont consentis par des banques aux exportateurs dans certains pays.
Ils représentent en quelque sorte une avance en devises convertibles de la Banque Centrale,
avance qui sera remboursée lorsque l'exportateur aura perçu le paiement de ses ventes ;
Le prêt parallèle permet à deux entreprises situées dans des pays différents de se mettre
d'accord pour s'accorder mutuellement un prêt dans les monnaies dont elles ont besoin pour
une période déterminée. Au terme de la période, les deux sociétés remboursent les prêts
qu'elles ont l'une envers l'autre dans leur monnaie respective.

f) Assurance change

L'entreprise peut se couvrir contre le risque de change via des


assurances que proposent des organismes externes. Ces assurances ont
pour objet de permettre aux entreprises exportatrices d'établir leurs prix de
vente et de passer des contrats en devises sans encourir le risque de
variation des cours de change.

Ces assurances sont multiples : elles concernent aussi bien des opérations ponctuelles
que des courants d'affaires réguliers ; elles peuvent couvrir les variations de change sur un
courant d'affaires à l'import ou à l'export pendant la période de facturation jusqu'au paiement ;
ces assurances comprennent parfois des clauses permettant de bénéficier de l'évolution
favorable de la devise, le cours garanti pouvant être modifié pendant la période de facturation.

g) Options de devises

L'acheteur d'une option d'achat de devises acquiert le droit - et non l'obligation -


d'acheter un certain montant de devises à un prix fixé dés l'origine (appelé́ prix d'exercice),
jusqu'à, ou à, une certaine échéance (appelée date d'exercice).

L'acheteur d'une option de vente de devises acquiert le droit - et


non l'obligation - de vendre un certain montant de devises. Comme dans le
cas d'une option d'achat, cours et échéance sont fixés préalablement.

Le détenteur d'une option peut donc décider librement de l'exercer, c'est-à-dire


d'acheter ou de vendre la devise au prix d'exercice. Mais il peut également renoncer à utiliser
ce droit si le cours qu'il peut obtenir sur le marché des changes est plus avantageux pour lui.

L'option de change permet donc à son détenteur de couvrir son risque de change tout
en préservant la possibilité́ de réaliser un gain de change dans le cas d'une évolution favorable
du cours de la devise.

En contrepartie du service et des risques encourus par le vendeur de l'option, une


prime, plus ou moins importante suivant les situations (devises, durées de couverture, cours
garantis), est demandée à l'acheteur de l'option. Le risque de l'acheteur d'options est ainsi
limité au montant de cette prime.

Le dénouement d'une option peut se faire selon trois voies : il y a abandon de l'option
si l'acheteur d'option trouve avantage à acheter (ou à vendre) ses devises sur le marché des
changes. Il y a exercice de l'option dans le cas contraire. Enfin, il y a revente de l'option
lorsque celle-ci a encore une valeur positive et que l'entreprise n'a pas réalisé son opération
commerciale.

Quand l'entreprise exercera-t-elle son option ?


12
Un importateur, qui veut se protéger d'une hausse de la devise dans laquelle il est
facturé, achète une option d'achat de devises. Si le cours de la devise a effectivement
fortement augmenté et est au-dessus de celui de l'option, l'entreprise a intérêt à exercer celle-
ci. Si, à l'inverse, le cours a fortement diminué (donnant une variation supérieure au prix de
l'option), l'entreprise a intérêt à abandonner celle-ci.

Un exportateur achète, quant à lui, une option de vente de devises pour se protéger
contre une baisse de la devise dans laquelle il a facturé son client étranger. Si le cours a
effectivement fortement baissé et est en-deçà de celui de l'option, l'entreprise a intérêt à
exerce celle-ci. Si, à l'inverse, le cours a fortement augmenté (donnant une variation
supérieure au prix de l'option), l'entreprise a intérêt à abandonner l'option et à changer les
devises sur le marché au comptant.

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Partie 2 : L’impact du taux de change sur la performance financière des PME
importatrices au Maroc, cas de la société [Link]

Section 1 : Environnement du stage

I. Présentation de la société

[Link] est une société à responsabilité limitée, elle a été crée en 1997 par un
Docteur en industrie Pharmaceutique dans le but d’importer, de distribuer et de
commercialiser des gammes de produits Dermo-cosmétiques exclusivement en Pharmacie
au Maroc.

La société a démarré son activité avec une seule gamme de produits cosmétiques
importée de France d’une façon exclusive, et a limité son champ d’activité au Maroc Oriental,
du fait que le siège de la Société se trouvait à Oujda. Par la suite, [Link] a pris une
deuxième puis une troisième gamme Française, et comme l’exclusivité était pour tout le
territoire du Royaume, la société devait se développer à l’échelle Nationale depuis la
promotion et la commercialisation ont pris une autre ampleur en couvrant plus de 70% du
territoire.

Le Capital de la société est passé de 100.000,00 DHS à 432.000,00 DHS, en moins de


six ans, le chiffre d’affaire a également augmenté, malheureusement le bénéfice a été réduit à
cause des charges importantes dues particulièrement aux notes de frais de déplacements des
délégués à travers tout le Maroc en partance d’Oujda et à la logistique et coût du transport de
cette ville.

La société a pris la décision de se rapprocher de sa clientèle potentielle, qui se trouvait


à 60% dans l’axe Casablanca- Rabat, et à eu l’idée de créer la société DERMAPHARM
filiale Casablancaise ou toute l’équipe pouvait se regrouper plus facilement, et c’est au sein de
cette entité que j’ai passé mon stage.

Par la suite, les importations, qui se faisaient autrefois par voie aérienne sur l’aéroport
d’Oujda, ont été toutes transférées sur le port de Casablanca, d’ou une réduction importante
du coût de fret, les expéditions aux clients au Maroc sont également réalisées à partir de
l’entité Casablancaise et la société s’est structurée autour de sa nouvelle filiale et compte
aujourd’hui un effectif de 12 Personnes répartis sur les différentes tâches de la société.

II. Les modalités d’approvisionnement de la société :

La société mère [Link], implantée toujours à Oujda, adopte le même procédé


pour son approvisionnement à partir de la France, à savoir un regroupement hebdomadaire
des données concernant les ventes effectuées sur tous le territoire, estimer les besoins en
dotations pour tous les délégués médicaux et pharmaceutiques et la rotation des produits
saisonniers ( Exemple les produits solaires durant la période estivale) et prépare, en fonction
de toutes ces données, la commande et le passe aux différents fournisseurs Français.

III. Liste des importations payées en Euro au titre de l’année 2015 :

IV. Règlement des importations de la société :

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Section 2 : Impacte du taux de change sur la société

I. Stratégie de couverture adoptée par la société

La société adopte une stratégie de non-couverture contre le risque de change, cette


stratégie consiste à laisser la position de change de l'entreprise ouverte sans couverture.

Le dirigeant de la société juge que l’enjeu d’une couverture contre le risque de change est
faible par rapport à son coût et au temps nécessaire, il préfère donc subir les fluctuations du
taux change au moment du règlement des importations.

II. Evaluation de l’impact de la non-couverture sur la performance financière de la


société

Historique des règlements des commandes en devises

Gains/pertes de changes

Impactes sur la performance financière

/résultat financier
/résultat net

Cout de la non couverture

Comparaison a d’autres postes de charge

En cas de couverture

Simulation de couverture

III. Proposition d’une démarche pour la gestion du risque de change

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