Sujet :
Extraction de l’huile essentielle de citron
2
2. Composition du fruit ............................................................................................................23
3. L’espèce Citrus limon (citron) .............................................................................................24
II. L’huile essentielle de citron ...................................................................................................24
1. Composition chimique de l’huile essentielle de citron .......................................................24
2. Procédés d’extraction ...........................................................................................................25
Chapitre III : Partie Expérimentale
I. Matériel et méthode d’extraction ...........................................................................................28
1. Matériel végétal ....................................................................................................................28
2. Méthode d’extraction ...........................................................................................................28
2.1. Hydrodistillation...............................................................................................................28
2.2. Tests de conformité ..........................................................................................................29
3. Résultat et interprétation/ discussion ...................................................................................30
3
Liste des figures
4
Liste des tableaux
Tableau 1 : Composition biochimique moyenne du citron pour 100g de fruit frais. ......................... 24
Tableau 2 : Composition chimique (%) d’huile essentielle de citron à partir de parties de peau
fraîche (Djenane, 2015)...................................................................................................................... 25
5
Chapitre I
Les huiles essentielles et ses
techniques d’extractions
6
I. Historique
Depuis longtemps, les hommes avaient cherché le moyen de séparer les éléments huileux des
produits aromatiques. Ils réussirent en soumettant la matière à l’action de la chaleur. Les substances
aromatiques étaient transformées en vapeur ; il suffisait de les recueillir et de les refroidir pour les
obtenir sous forme liquide. Ce procédé qui se faisait à feu nu, prit le nom de distillation. Il était
certainement connu des Chinois et des Indiens depuis 20 siècles avant J.C. Les Egyptiens et les
Arabes ont prévalu des caractéristiques médicinales et aromatiques des plantes : la conservation des
momies, l’aromatisation des bains, la désinfection des plaies avec les onguents, les parfums et la
fabrication des boissons aromatiques [1]. A l’apogée de leurs conquêtes en Afrique du Nord et en
Espagne, les arabes le firent connaître aux Espagnols, lesquels à leur tour le propagèrent en Europe, à
travers les possessions du Royaume d’Aragon, échelonnées tout le long des Côtes du Nord de la
Méditerranée [1,2].
1. Définition
Selon Durvelle (1893, 1930), les essences ou huiles essentielles, connues également sous le nom
d’huiles volatiles, de parfums, etc. sont des substances odorantes huileuses, volatiles, peu solubles dans
l’eau, plus ou moins solubles dans l’alcool et dans l’éther, incolores ou jaunâtres, inflammables qui
s’altèrent facilement à l’air en se résinifiant. Elles sont liquides à température ordinaire ; quelques unes
sont solides ou en partie cristallisées ; elles n’ont pas le toucher gras et onctueux des huiles fixes dont
elles se distinguent par leur volatilité. Leur odeur plus ou moins forte, suave, piquante ou désagréable.
Elles ont la propriété de ne pas laisser de tache durable sur le papier.
Les huiles essentielles se trouvent, pour la plus grande partie, élaborées par l’organisme végétal;
mais il en est qui ne prennent naissance qu’au moment où les parties végétales sont mises au contact
avec de l’eau, telle est l’essence d’amande et de moutarde. [3]
D’après Naves (1976), aucune des définitions des HE n’a le mérite d’être claire, ni précise. Les HE
sont des mélanges de divers produits issus d’une espèce végétale, ces mélanges passant avec une
certaine proportion d’eau lors d’une distillation effectuée dans un courant de vapeur d’eau. Cette
définition peut être étendue aux HE obtenues par expression à froid de l’écorce ou zeste des fruits de
Citrus, à cause de l’intervention de l’eau dans les procédés mécaniques pour entraîner le produit libéré
des alvéoles oléifères.
L’Association Française de Normalisation (AFNOR, Edition 2000), a défini les huiles essentielles
comme étant : des produits obtenus soit à partir de matières premières naturelles par distillation à l’eau
ou à la vapeur d’eau, soit à partir des fruits de Citrus par des procédés mécaniques et qui sont séparés
de la phase aqueuse par des procédés physiques.
7
En 2003, El Abed et Kambouche considèrent que le terme « huile » provient du fait que les
substances volatiles contenues dans le végétal sont visqueuses et hydrophobes. Elles ont la propriété de
se solubiliser dans les huiles et les graisses. Le terme « essentielle » ; reflète le caractère principal des
plantes à dégager des odeurs agréables.
La nouvelle Encyclopédie Funk & Wagnalls (2004) décrit les huiles essentielles comme des liquides
volatils, la plupart du temps insolubles dans l’eau, mais librement solubles dans l’alcool, l’éther et les
huiles végétales et minérales. Elles sont habituellement non huileuses au contact de la peau. Leurs
composants peuvent être regroupés en six classes selon leur structure chimique :
l’Organisation internationale de normalisation (Normes ISO 9235, 2013), a définit l’ huile essentielle
comme étant un produit obtenu à partir d’une matière première naturelle d'origine végétale, soit par
entraînement à la vapeur d'eau, soit par des procédés mécaniques à partir de l’épicarpe de fruit de citrus
(agrumes), soit par distillation sèche, après séparation de l’éventuelle phase aqueuse par des procédés
physiques n'entraînant pas de changement significatif de sa composition (par exemple: filtration,
décantation, centrifugation).
L'utilisation des huiles essentielles est extrêmement variée en fonction de la source, de la qualité, de
la procédure d'extraction, etc. Les huiles essentielles ont des applications industrielles éprouvées dans
la fabrication de parfums, de cosmétiques, de savons, de shampooings ou de gels de nettoyage. Un
autre aspect intéressant de ces huiles est leur potentiel en tant qu'agents thérapeutiques en
aromathérapie ou en tant que principes actifs ou excipients de médicaments. Une autre application
importante des huiles essentielles concerne l’industrie agroalimentaire, à la fois pour la production de
boissons et pour l’aromatisation d’aliments.
Cosmétiques
L'utilisation des huiles essentielles dans l'industrie des cosmétiques, du savon, des détergents et des
parfums est d'un grand intérêt d'un point de vue économique. La production mondiale d'huiles
essentielles pour la préparation de parfums a nettement augmenté, certains groupes de plantes
aromatiques étant très recherchés sur le marché. Les chimotypes concrets de salvia, de lavande et de
thym sont particulièrement recherchés pour l'obtention de parfums fins et nouveaux. À cette fin, la
technologie de production et une sélection adéquate de la matière première brute sont des éléments
essentiels pour améliorer la qualité du produit final.
Médecine et pharmacie
8
Les huiles essentielles sont utilisées en pharmacie pour leur potentiel en tant qu'agents médicinaux
C'est notamment le cas des huiles essentielles d'eucalyptus, de menthe poivrée, d'anis, de sauge, de
girofle, et d'arbre à thé. Ces huiles sont utilisées comme expectorant pour le traitement de la toux et de
la bronchite (eucalyptus), comme agents antimicrobiens (sauge, théier et girofle), comme
décongestionnant des voies respiratoires (menthe poivrée) et carminatif (anis). [4,5].
En effet, l'aromathérapie peut être la principale application des huiles essentielles en tant qu'agents
médicinaux. L'administration d'huiles essentielles obtenues à partir de différentes sources s'effectue par
diverses méthodes d'application. Le terme «aromathérapie» a été créé par Gattefossé dans les années
1920 et repris par Maury dans les années 1960. Depuis les années 1980, sa popularité a augmenté
régulièrement. À l'heure actuelle, il est assez bien implanté en Allemagne, aux États-Unis, en Australie,
au Canada, en France, en Suisse, au Royaume-Uni et en Suisse [7,8].
La méthode d'application la plus courante des huiles essentielles est l'actualité sous forme diluée,
souvent associée à une huile de support dans le cadre d'une massothérapie. Ils peuvent également être
inhalés après avoir ajouté quelques gouttes à de l'eau bouillante ou à l'aide d'un atomiseur ou d'un
humidificateur. En outre, ils peuvent être appliqués sous forme de pommades, de crèmes et de
compresses [8]. Toutefois, l'application orale d'huiles essentielles par encapsulation ou par d'autres
méthodes de libération programmée a été introduite comme méthode efficace pour obtenir les effets
bénéfiques de ces substances.[9]
Aliments
Les huiles essentielles sont utilisées dans une grande variété de biens de consommation tels que les
produits alimentaires de confiserie, les boissons gazeuses et les boissons alcoolisées distillées. En plus
de leur utilisation répandue comme aromatisants [10], ils sont utilisés dans les domaines de la nutrition
et de l'agriculture pour leurs propriétés antibactériennes, antifongiques, antivirales, nématicides,
insecticides et antioxydantes [11]. Pour cette raison, leur l'utilisation en tant qu'antioxydants et
conservateurs dans les aliments a été suggérée, soit incorporée dans le matériau d'emballage des
produits alimentaires [14], soit en tant que phytopharmaceutiques [15]. De nombreuses huiles
essentielles ont des propriétés antioxydantes [16] et antimicrobiennes mais leur application en tant que
conservateur alimentaire nécessite une bonne connaissance de leurs propriétés, notamment: la
sensibilité des micro-organismes cibles, leur mode d'action spécifique, leur pouvoir antimicrobien et
l'effet des composants de la matrice alimentaire sur leurs propriétés antimicrobiennes [13].
L’entraînement à la vapeur d’eau est l’une des méthodes la plus répandu pour l’obtention des
huiles essentielles. Cette technique ne met pas en contact direct l’eau et la matière végétale à traiter.
La vapeur d’eau fournie par une chaudière traverse la matière végétale située au dessus d’une grille.
Durant le passage de la vapeur à travers le matériel, les cellules éclatent et libèrent l’huile essentielle
qui est vaporisée sous l’action de la chaleur pour former un mélange « eau + huile essentielle ». Le
9
mélange est ensuite véhiculé vers le condenseur et l’essencier avant d’être séparé en une phase
aqueuse et une phase organique [18].
Figure I. 2 : Hydrodifusion
10
1.2. Hydrodistillation
L’hydrodistillation est la méthode normée pour l’extraction d’une huile essentielle, ainsi que
pour le contrôle de qualité. Le principe de l’hydrodistillation correspond à une distillation
hétérogène. Le procédé consiste à immerger la matière première végétale dans un bain d’eau.
L’ensemble est ensuite porté à ébullition généralement à pression atmosphérique (Figure I.3).
La chaleur permet l’éclatement et la libération des molécules odorantes contenues dans les cellules
végétales. Ces molécules aromatiques forment avec la vapeur d’eau, un mélange azéotropique. La
durée d’une hydrodistillation peut considérablement varier, pouvant atteindre plusieurs heures selon
le matériel utilisé et la matière végétale à traiter.
Afin de traiter des matières premières pour lesquelles il est difficile d’extraire l’huile essentielle ou
pour les essences difficilement entraînables, l’hydrodistillation à pression réduite représente une
bonne alternative. Cette technique est en outre utilisée pour le santal, le girofle ou les rhizomes de
vétyver, de gingembre et d’iris.
Figure I. 3 : Hydrodistillation
Pour les matières premières végétales difficiles à traiter telles que les racines, les ligneux ou les
graines (badiane de Chine ou les graines de céleri), La technique de turbodistillation est utilisée.
Cette dernière correspond à un procédé d’hydrodistillation accélérée en discontinue. Elle représente
une alternative à des hydrodistillations de longue durée. Le réacteur contenant la matière végétale
est équipé d’une turbine qui permet d’une part, la dilacération des matières végétales, d’autre part,
une agitation turbulente, d’où un meilleur coefficient de transfert thermique et une augmentation de
la surface de vaporisation.
La distillation « sèche », aussi appelée distillation destructive est utilisée pour la séparation des
produits chimiques liquides contenus dans des matériaux solides. On peut ainsi obtenir, à partir du
bois, par calcination, de la créosote (mélange de phénols), de l’alcool méthylique et de nombreux
11
autres produits. La distillation sèche, contrairement à l’hydrodistillation et de l’entrainement à la
vapeur n’utilise pas d’eau ou de vapeur d’eau. La plante est chauffée directement.
Cette méthode, appelé aussi pression à froid, est une technique « physique » simple qui se fait
sans chauffage. Elle est utilisée pour extraire les huiles essentielles des fruits d’hespéridés ou encore
d’agrumes qui sont des produits fragiles en raison de leur composition en terpènes et aldéhydes. Le
principe de cette méthode consiste à faire éclater par différents procédés mécaniques (compression,
perforation) les poches qui sont situées à la superficie de l’écorce des fruits renfermant l’HE.
L’huile libérée est ensuite recueille par un courant. [18]
La technique d’extraction par solvant, consiste à placer dans un extracteur un solvant volatil et la
matière végétale à traiter. Grâce à des lavages successifs, le solvant va se charger en molécules
aromatiques, avant d’être envoyé au concentrateur pour y être distillé à pression atmosphérique. Le
produit ainsi obtenu est appelé « concrète ». Cette concrète pourra être par la suite brassée avec de
l’alcool absolu, filtrée et glacée pour en extraire les cires végétales. Après une dernière
concentration, on obtient une « absolue ».
L’extraction par solvant organique volatil reste très pratiquée. Les solvants les plus utilisés à l’heure
actuelle sont l’hexane, cyclohexane, l’éthanol moins fréquemment le dichlorométhane et l’acétone.
L’extraction au moyen de solvants est utilisée pour les organes de végétaux trop fragiles et ne
supportent pas les traitements par entraînement à la vapeur d’eau ou l’hydrodistillation. C’est le cas
des fleurs de jasmin, d’œillet, de tubéreuse… Il faut donc, pour ces végétaux, recourir à d’autres
méthodes d’extraction des composés odorants volatils telles que l’extraction par les solvants fixes
(extraction par les corps gras ou enfleurage) et volatils (extraction par l’hexane).[19]
12
Figure I. 5 : Extraction pas solvant
1.6. L'enfleurage
Ce processus d’extraction, n'es plus trop utilisé, est réservé aux huiles florales de très grande qualité.
Les senteurs particulièrement délicates peuvent également être capturées par enfleurage dans de la
graisse froide. Pour ce faire, le mieux est de suspendre simplement les plantes dans un linge
immergé dans de l’huile froide et de changer celui-ci après 12 à 24 heures.
Pour pouvoir utiliser la fragrance à la fin, il convient de la délaver de la graisse avec de l’alcool puis
de distiller finalement cet alcool selon ses besoins afin de concentrer davantage la senteur.
L’enfleurage constitue en quelque sorte la part royale dans le domaine de la confection de parfums,
car il permet également de préserver des senteurs particulièrement délicates dans leur haute qualité
et leur pureté. La macération dans l’alcool est sensiblement plus simple et moins dispendieuse ;
toutefois, cette méthode n’est en rien comparable à l’extraction des senteurs par enfleurage au
niveau de la qualité [1].
Alternativement à la macération, il est également possible de procéder par l’enfleurage à chaud dans
la graisse. Pour cela, il convient de chauffer une graisse animale clarifiée (à défaut de la vaseline ou
13
de la paraffine, substances plus modernes) dans une chaudière en cuivre à 60 degrés. Les plantes y
sont incorporées et détrempées pendant 12 à 24 heures. Afin d’obtenir un résultat de qualité, il faut
pressurer les plantes et remplir de nouveau la chaudière. Ce processus est répété autant de fois que
nécessaire pour assurer le passage d’un maximum d’arômes dans la graisse. Ensuite une opération
de filtration est nécessaire pour séparer la garisse des fleurs. Une pâte parfumée appelée « pommade
» qui va être traitée avec la même technique d’extraction que pour un enfleurage à froid [1].
C’est une nouvelle technologie utilisée industriellement qui fait encore l’objet de nombreuses
recherches. L’originalité de cette technique repose sur le comportement du solvant utilisé sous des
conditions particulières puisque au-delà d’un certain point, dit point critique, caractérisé par une
température (Tc) et une pression (Pc), les corps purs se trouvent dans un état particulier dit
supercritique. Dans leurs conditions d’utilisation, les fluides supercritiques ont une masse
volumique voisine de celle des liquides, une viscosité proche de celle des gaz et une diffusivité
intermédiaire ; leur polarité est modifiée par rapport à l’état liquide. Leur pouvoir dissolvant dépend
fortement de la température et de la pression. [20]
Le fluide supercritique le plus utilisé est le dioxyde de carbone. [21,22] Le CO2 est
thermodynamiquement stable, insipide, inodore et incolore, il est ininflammable mais peut être
asphyxiant à haute concentration.
Son point critique est de Pc = 73,6 bar et Tc = 31,4 °C. Dans cet état, l’extrait devient insoluble
dans le CO2 et précipite au fond de l’enceinte. Le gaz carbonique est ensuite liquéfié et peut être à
nouveau utilisé (figure I.6)
L’extrait récupéré ne contient aucune trace de solvant résiduel qui est facilement éliminé sous
forme gazeuse. Le CO2 est ensuite recyclé et ramené à l’état supercritique. Afin d’extraire les
composés les plus volatils dont la composition est de type « huiles essentielles », on utilise des
pressions d’extraction modérées (entre 80 et 100 bar). A des pressions plus élevées (200 à 280 bar),
on extrait également des composés plus lourds dont la composition est de type « concrètes ». Le
rendement est alors beaucoup plus élevé. Les extractions sont rapides
14
Figure I. 6 : Schéma de principe d’une extraction par CO2 supercritique [22]
2.1. Extraction assistée par micro-ondes
C’est une technique récente développée dans le but d’extraire des produits naturels Comparables
aux huiles essentielles et aux extraits aromatiques. Dans cette méthode, la plante est chauffée par un
rayonnement micro-ondes dans une enceinte dont la pression est réduite de façon séquentielle : les
molécules volatiles sont entrainées dans le mélange azéotropique formé avec la vapeur d’eau propre
à la plante traitée [23]. Ce chauffage, en vaporisant l’eau contenue dans les glandes oléifères, crée à
l’intérieur de ces dernières une pression qui brise les parois végétales et libère ainsi le contenu en
huile (Figure I. 7).
Les auteurs de ce procédé lui attribuent certains avantages tels que le temps d’extraction (dix à
trente fois plus rapide), l’économie d’énergie et une dégradation thermique réduite [24].
- Extraction par solvant : cette forme d’extraction consiste à traiter sous micro-ondes un
solide, sec ou humide, en contact avec un solvant partiellement ou totalement transparent aux micro-
ondes qui permettent d’accéler la cinétique d’extraction et de réduire le ratio solvant/charge
L’extraction des composés bioactifs par ultrasons (20 – 100 kHz) est une technique émergente qui
offre beaucoup de reproductibilité en peu de temps, trois fois plus rapide qu’une extraction simple
par solvant. Elle est facile à mettre en œuvre et peu consommatrice de solvant et d’énergie [34] En
effet, la matière première est immergée dans l’eau ou dans le solvant, et en même temps elle est
soumise à l’action des ultrasons. Cette technique peut être utilisée pour l’extraction des composés
aromatique ou des essences de plantes, mais elle a surtout été développée pour l’extraction de
certaines molécules ayant un intérêt thérapeutique.[35] Pendant la sonication, les ondes sonores
utilisées induisent des vibrations mécaniques dans le solide, le liquide ou le gaz, à travers une
succession de phases d’expansion et de compression, comme au cours d’un phénomène de
16
cavitation. Les bulles, formées par l’expansion, vont se développer puis dégonfler. Si ces bulles se
situent près d’une surface solide, alors le dégonflement sera asymétrique, ce qui produira des jets de
liquide ultra-rapides.
D’après Vinatoru (2001), les mécanismes d’extraction impliquent deux phénomènes physiques :
- Les molécules peuvent parfois traverser la paroi cellulaire par simple diffusion ;
- Le contenu des cellules peut être « lessivé» après destruction des parois cellulaires, afin de
récupérer l’ensemble des composés d’intérêt.
Les ultra-sons permettent d’améliorer ces deux phénomènes. Ils pourraient augmenter le
rendement, diminuer la quantité de solvant nécessaire et/ou le temps de traitement [42].
Les huiles essentielles forment un groupe relativement homogène quant à leurs propriétés
physiques.
Ce sont des liquides assez mobiles à quelques exceptions près. Elles sont volatiles, ce qui les
17
oppose aux huiles grasses (« huile fixe »).
La coloration varie de l’incolore au brun clair, à l’exception de l’huile essentielle de matricaire
qui est bleu-vert, de même que celle du patchouli.
La densité est en général inférieure à celle de l’eau (de 0,850 à 0,950) sauf pour les huiles
essentielles de Cannelle, Girofle, Sassafras ; la plus dense étant l’huile essentielle de
Wintergreen (1).
Le point d’ébullition est toujours supérieur à 100°C.
Les huiles essentielles sont solubles dans les graisses et les solvants apolaires. La
solubilité est plus ou moins grande dans les alcools à différents titres ; il y a une très légère
solubilité dans l’eau, de 0,30 à 0,50%.
Elles sont actives sur la lumière polarisée (pouvoir rotatoire) et ont un indice de réfraction
souvent élevé. (3)
Les huiles essentielles que l’on trouve sur le marché français sont de qualité variable, c’est ce qui
nous amène à la question de la sécurité d’utilisation. Une législation rigoureuse dans ce domaine
s’impose.
L’obtention d’une huile essentielle de qualité thérapeutique se révèle être un processus
particulièrement délicat car cette huile essentielle doit impérativement répondre à de nombreux
critères de qualité. (7, 8, 9)
- La certification botanique
L’appellation de la plante aromatique doit mentionner les noms de genre, d’espèce, de sous-
espèce afin d’éviter la confusion pouvant naître des noms vernaculaires. Par exemple, la Cannelle
de Chine se nomme Cinnamomum cassia et celle de Ceylan, Cinnamomum zeylanicum.
- L’origine géographique
Ce terme spécifie le nom du pays ou de la région qui constitue l’habitat naturel de la plante
aromatique et caractérisera sa composition chimique particulière.
- Le mode d’extraction
La composition biochimique peut varier selon le mode d’extraction utilisé : distillation à la
vapeur d’eau, hydro-distillation ou expression. La qualité de la distillation influence l’effet
thérapeutique. L’activité d’une huile essentielle peut varier de 20% selon le temps de distillation.
Le développement du monde industriel, ainsi que les législations complexes et sévères exigés
quant à la qualité et au respect de l’environnement, confrontent le chimiste à certains problèmes
tels que la demande d’analyse et sa complexité.
Par conséquent, la chromatographie en phase gazeuse (CG) est une méthode d’analyse par
séparation qui s’applique aux composés gazeux ou susceptibles d’être vaporisés par chauffage
sans décomposition.
La CG est une technique bien adaptée à l’analyse des HEs, compte tenu de la volatilité des
constituants. Elle permet de séparer les composés volatils d’un mélange complexe ainsi que
l’analyse quantitative des résultats à partir d’un volume d’injection réduit [6,28]. Il existe deux
types de chromatographie gazeuse: la chromatographie gaz-solide (CGS) et la chromatographie
gaz-liquide (CGL). Cette méthode ne peut suffire à une bonne identification, sans l’apport du
couplage entre la CG et une technique d’identification spectroscopique, en général la
spectrométrie de masse (CG-SM). La combinaison en ligne de la chromatographie en phase
gazeuse à la spectrométrie de masse ou CG-SM permet la détermination de la nature des
19
constituants des mélanges [29,30].
La Chromatographie en Phase Gazeuse ou CPG (GC en Anglais) est une méthode développée pour
l’analyse des mélanges très complexes dont les conditions sont différentes par leurs natures et leurs
propriétés physiques. Un appareil de chromatographie en phase gazeuse comporte trois parties :
injecteur, colonne et détecteur à travers lesquelles un gaz vecteur entraîne les substances d’un
mélange à séparer. Le gaz vecteur le plus utilisé est l’hélium, les autres sont l’hydrogène, l’azote ou
l’argon. Il doit être très pur et surtout ne contenir ni oxygène, ni eau. Le débit du gaz est ajusté par un
régulateur. Le mélange à analyser est vaporisé à l'entrée d'une colonne, qui renferme une substance
active solide ou liquide appelée phase stationnaire, puis il est transporté à travers celle-ci à l'aide de
gaz porteur (ou gaz vecteur). Les différentes molécules du mélange vont se séparer et sortir de la
colonne les unes après les autres après un certain laps de temps qui est fonction de l'affinité de la
phase stationnaire avec ces molécules.
2. La spectrométrie de masse
La spectrométrie de masse est une méthode destructive, qui permet à la fois d'accéder à la mesure de
la masse moléculaire d'une substance ainsi que d'obtenir des données structurales : la substance
ionisée se trouve dans un état excité qui provoque sa fragmentation. L'analyse de ces fragments
informe sur la structure de la molécule. Chacun des ions formés est caractérisé par son rapport
masse/charge (m/z) et l'appareil est capable de séparer ces ions (par un champ magnétique) et de les
détecter/caractériser (qualitativement et quantitativement).
- Principe CPG/SM
Au sortir de la colonne, les molécules entrent en collision avec un flux d'électrons. Ces électrons leur
arrachent un autre électron, générant ainsi les ions moléculaires M+. Correspondant aux molécules.
Ces ions moléculaires peuvent évoluer pour donner des ions fils. Ces cations sont focalisés et
accélérés grâce aux plaques de focalisation, ils entrent dans le quadripôle avec la même vitesse. Là,
ils sont séparés en fonction de leur rapport masse/charge (m/z). A la sortie du quadripôle, les cations
séparés sont accélérés par les plaques de post-accélération et déviés pour entrer en collision avec le
channeltron. Ce dernier est une dynode continue où ils sont convertis en électrons. Ces électrons sont
multipliés tout au long du channeltron. Le cation qui arrive ainsi avec une énergie de quelques
centaines de eV va générer quelques dizaines d'électrons de beaucoup plus faible énergie, qui, par la
différence de potentiel entre l’entrée et la fin de la dynode, génèrent en plusieurs fois un courant de
107 à 108 e-. Le tracé du chromatogramme est effectué par l'ordinateur en sommant les intensités des
20
fragments à tout moment. Le spectromètre de masse réalise un balayage de masse de 10 u jusqu'à
1000 u en 2 à 3s. Le signal obtenu est en 3 dimensions :
Intensité (I)
21
Chapitre II
Le citron
22
I. Généralités sur le citron
1. Description de l’arbre
Le citronnier est un petit arbre épineux à feuilles persistantes, atteignant 3 à 6 m de hauteur, à
cime étalée et peu dense, au feuillage vert claire. Les feuilles composées, unifoliolées, alternées,
de formes variables, lancéolées et elliptiques, à bord denticulé, de taille très variable de 5 à 10
cm. Les fleurs sont blanches et odorantes.
Le fruit du citronnier (Figure 2) est une baie dite limoniforme, c'est-à-dire, ovoïde et avec, à
l'extrémité stylaire, un mamelon souvent cerné d'une dépression circulaire, sans persistance
d'aucune pièce florale.
La peau du citron est appelée écorce ou zeste. Elle est brillante et d'une couleur variant du
vert au jaune vif selon la maturité du fruit. Elle est très fortement adhérente aux quartiers et
pourvue de nombreuses glandes oléifères renfermant des essences. La peau se développe à partir
des parois externe et moyenne des carpelles floraux. Elle est constituée par le flavédo
comprenant l'épicarpe et le mésocarpe externe, et l'albédo ou mésocarpe interne. L'épiderme
interne des carpelles floraux est à l'origine de l'endocarpe ou pulpe. La pulpe est formée d'un
ensemble de poils vésiculeux, à paroi mince, et groupés en 8 à 12 quartiers séparables les uns des
autres. La pulpe est jaune pâle, juteuse et riche en acide citrique ce qui lui donne sa saveur acide.
Les pépins, fusiformes, proviennent des deux rangs d'ovules. Ils sont blancs, elliptiques ou
ovales, pointues, lisses et à un seul embryon et le plus souvent exalbuminés.
2. Composition du fruit
Comme tous les agrumes, le citron est un fruit très juteux renfermant 90% d’eau, fortement
acide (pH inférieur à 3). L’acidité est due essentiellement à l’acide citrique accompagné de
faibles quantités d’acides malique, caféique et férulique. Le fruit a une haute teneur en vitamine
23
C (40 à 50 mg/100g) et d’un large éventail de vitamines du groupe B avec des quantités
considérables de flavonoïdes (naringosides et héspéridosides). La teneur de ce fruit en glucides
est faible mais les fibres (cellulose, hémicelluloses et pectines) représentent 2,1% du poids total.
La teneur en protéines ne dépasse pas 1g/100g. Diverses substances minérales ont été identifiées
dans le citron à une concentration de 0,5g/100g dont le potassium est le minéral le plus abondant
(tableau 1). L’arôme du citron résulte de ses huiles essentielles (HE) abondantes dans les
vacuoles de l’écorce; il s’agit d’un mélange de limonène, du citral, du citronnellal et des
coumarines.
Composition Teneur
Eau 90,20 g
Glucides 3,16 g
Protéines 0,70 g
Lipides 0,60 g
Acides organiques 4,88 g
Fibres alimentaires 0,50 g
Les vitamines 51,26 mg
Les minéraux 211,95 mg
Apports énergétiques 36,48 K Calories
L’huile essentielle de citron dont l'odeur très agréable est vivifiante. La distillation des fleurs
d’agrumes conduit à une huile appelée « huile essentielle de néroli » très sollicitée par les
parfumeurs. L’hydrolat qui est un sous produit de cette distillation s’appelle «eau de fleur
d’oranger », très appréciée tant à l’échelle ménagère qu'industrielle.
L’écorce des fruits d’agrumes contient une essence récupérée soit par distillation ou par
expression à froid. Enfin, à partir des feuilles et des brindilles d’agrumes nous obtenons une
huile qui porte le nom d’huile de petitgrain.
24
L'aldéhyde-citral est également présente dans le citron, sous la forme de stéréoisomères néral et
gérianique. Le citral et le linalol sont traités comme l'arôme le plus puissant des composés dans
le citron limon. L'acide citrique est l'acide organique majeur du citron (González- Molina et al.,
2010).
Selon l’étude de l'analyse chimique des huiles essentielles du citron a identifié les principaux
composés représentés dans le tableau I.
N° Composants %
1 Limonène 51.40
2 β-Pinene 17.04
3 γ-Terpinene 13.46
4 α-Pinene 03.07
5 Geraniol 02.43
6 β-Myrcene 02.37
7 Nerol 01.50
8 Isocaryophyllene 01.23
Tableau 2 : Composition chimique (%) d’huile essentielle de citron à partir de parties de peau
fraîche (Djenane, 2015).
2. Procédés d’extraction
En général, l’huile essentielle de citron est extraite de deux façon : par expression à froid et
par distillation.
Elle peut être obtenue par des moyens mécaniques, sans chauffage à partir de l’épicarpe frais
de Citrus limon. Le citron est introduit tout entier dans un engin appelé «évaporateur» qui râpe et
presse légèrement la superficie externe de l'écorce; ainsi les poches huileuses s'ouvrent et
sécrètent l'essence. La technique d'expression à froid du zeste frais, produit une essence de haute
qualité (grâce à un mélange terpénique qui ne s'altère pas avec d'autres traitements thermiques)
mais malheureusement son rendement est bas. C’est le procédé d’extraction mentionnée dans la
pharmacopée européenne.
L’expression par hydrodistillation est une des autres techniques d'extraction d'huile essentielle de
citron. Dans ce procédé, la matière première à traiter (épicarpe de citron) est entièrement
immergée dans l’eau, qui est ensuite portée à ébullition. La vapeur d’eau en s’échappant emporte
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avec elle l’essence recherchée. Le mélange vapeur essence est ensuite récupéré par condensation.
La condensation de ce mélange gazeux, provoque sa séparation en deux phases liquides :
- La phase organique supérieure, huileuse et très odorante, dite «huile essentielle», contenant la
majorité des composés odorants. La substance aromatique principale est le limonène.
- La phase aqueuse inférieure, odorante, dite « eaux aromatiques », qui n’en contient que très
peu. Le rendement en essence est de 0,3-0,5 avec une intensité de l’odeur 4 avec une densité de
0,85-0,86
3. Utilisation et bienfait
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Chapitre II
Partie Expérimentale
27
I. Matériel et méthode d’extraction
1. Matériel végétal
L’huile essentielle a été extraite à partir de l’écorce ou zeste du Citron (Citrus limon). Le zeste
est la partie du fruit la plus riche en huile essentielle rapport aux autres parties (Robert et
Lobstein, 2005).
La récolte du fruit a été effectuée durant le mois d’Avril 2019, provenant de Bizerte. Les
caractéristiques déterminées sur le fruit récolté sont la couleur, la forme qui sont déterminées par
une analyse visuelle à l’œil nu, l’épaisseur de l’écorce par un décimètre, le poids du fruit entier
ainsi celui de zeste par une balance analytique.
Les fruits ont été soigneusement lavés pour les débarrasser de la poussière, puis séchés et
épluchés à l’aide d’un couteau en évitant d’inclure l’albédo, les écorces sont coupées en petits
morceaux. La quantité des zestes frais obtenus est ensuite utilisée dans le but d’obtenir les huiles
essentielles.
Figure N°2
2. Méthode d’extraction
2.1. Hydrodistillation
Le principe
L’hydrodistillation est la méthode la plus couramment employée pour l’extraction des huiles
essentielles. Dans son principe, elle consiste à immerger la matière végétale dans un bain d’eau,
l’ensemble est ensuite porté à l’ébullition, à pression atmosphérique. Sous l’action de la chaleur,
les molécules odorantes contenues dans les glandes sécrétrices des végétaux sont libérées et
entrainés par la vapeur d’eau qui est ensuite condensée. Bien que la plupart des constituants aient
des températures d’ébullition supérieures à 100°C, ils sont entraînés mécaniquement avec la
vapeur d’eau. Le refroidissement par condensation conduit à la séparation du mélange eau-huile
essentielle par décantation. Puis les deux phases, la phase aqueuse (hydrolat) et la phase
organique surnageante (huile essentielle) sont séparées par leurs différences de densité
(Venturini, 2012; Herzi, 2013). Ce schéma explique l’appareillage de l’hydrodistillation.
Schéma hydrodistillation
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Protocol expérimental
200g de matière végétale (les zestes frais de citron) ont été introduits dans un ballon contenant
un litre d’eau. L’ensemble est porté à l’ébullition pendant 3 heures (Khodabakhsh et al., 2015).
Le distillat ainsi recueilli est introduit dans une ampoule à décanter afin de séparer l’eau d’huile
essentielle qui la surnage (Figure N°4). Les huiles essentielles sont conservées dans des flacons
de verre ambré à une température de 4°C.
(Figure N°4).
Afin de déterminer si l’huile essentielle de citron est conforme aux normes de la pharmacopée
européenne, une série de tests a été réalisé.
- Densité
Pour la détermination de la densité de l’huile, deux méthodes ont été utilisées. Tout d’abord,
la densité étant le rapport de la masse volumique du fluide sur celle de l’eau, celle-ci a été
appréhendée par pesée. Pour cela, un volume d’1 mL d’eau puis d’huile, ont été pesés pour
calculer ainsi les masses volumiques et le rapport des deux. D’autre part, la densité a été
déterminée grâce au densimètre de Paar. Son principe de fonctionnement est basé sur le maintien
en oscillation d'un tube de verre en U (~1 ml) ; la fréquence étant directement proportionnelle à
la masse volumique du fluide.
- Indice de réfraction
La CPG est une technique de séparation des molécules présentes dans un mélange complexe.
Après l’injection d’1 µL d’huile dans l’appareil à l’aide d’une seringue, les composés sont
vaporisés et emportés par la phase mobile (ici, gaz vecteur : azote), vers une colonne de verre
(phase stationnaire) située dans un four. En fonction de l’affinité pour la phase stationnaire, les
composés sortent à des vitesses différentes (temps de rétention plus ou moins longs). A leur
sortie, ils sont détectés (par un détecteur à ionisation de flamme FID dans le cas présent) et le
chromatogramme apparait sur l’ordinateur. Ici, les différents pics furent identifiés par
comparaison avec les temps de rétention des composés préalablement obtenus sur cet appareil.
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- Chromatographie sur Couche Mince (CCM)
Méthode physique de séparation de mélanges, la CCM est basée sur la différence d’affinité
des constituants à l’égard de deux phases, l’une fixe (gel de silice), l’autre mobile (éluant).
L’huile essentielle de citron diluée au 1/10ème ainsi qu’une solution témoin de citral ont été
déposées par tâches sur la plaque de silice, puis séchées. La mise en contact de la phase
stationnaire avec le solvant (10 % d’acétate d’éthyle, 90 % de toluène) déclenche la migration.
En fin d’expérience, la plaque a été exposée à la lumière ultraviolette puis par pulvérisation d’un
réactif afin de révéler les bandes. Chacune d’entre elles correspondant à un constituant,
l’identification est faite par comparaison de son rapport frontal (rapport entre hauteur de la tâche
sur celle du front de migration) au témoin.
- Absorbance
Après avoir dissout 0,250 g d’huile essentielle dans du méthanol, puis complété à 100 ml,
l’absorbance du mélange a été mesurée entre 260 et 400 nm par un spectrophotomètre à
enregistrement automatique.
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Tp
I Objectifs
II.1) la préparation
· laver soigneusement un citron pour éliminer les produits de traitement et de
conservation
· prélever le zeste et le découper en petits morceaux
· L’introduire dans 150 mL d’eau tiède et laisser macérer quelques minutes
· broyer le mélange et verser la décoction obtenue dans un ballon
II.2) Hydrodistillation
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· verser le distillat dans une ampoule à décanter
· rincer l’éprouvette graduée avec environ 20 mL de solution saturée
de chlorure de sodium et verser ce liquide dans l’ampoule à décanter
· ajouter 3 mL de cyclohexane ( d = 0,78 )
· agiter sans oublier de dégazer
· laisser décanter, compléter le schéma de l’ampoule à décanter
· éliminer la phase aqueuse et recueillir la phase organique dans un
petit bécher
La cuve est un bécher haut. L’éluant est un mélange de cyclohexane et d’acétone dans un
rapport 90 / 10 en volume
· verser dans la cuve 5 mm d’éluant, introduire un papier filtre, boucher
· attendre 10 min pour que la cuve soit saturée en vapeurs d’éluant
· sur une plaque ( silice déposée sur aluminium ), tracer au crayon une ligne à 1 cm du
bas
· sur cette ligne, placer 3 points équidistants, notés au crayon : L , C , H
· déposer, à l’aide d’une pipette Pasteur :
en L, une goutte d’une solution de limonène dans le cyclohexane ( 1 goutte dans 2 mL )
en C, une goutte d’une solution de citral dans le cyclohexane
en H, deux gouttes de la solution d’huile essentielle précédemment préparée en séchant entre
les gouttes
III.3) Elution
III.4) Révélation
· Corner un coin supérieur de la plaque et, en la tenant par ce coin, plonger la plaque,
silice en dessous, dans une solution acidifiée de permanganate de potassium, de manière à
mouiller en une seule fois toute la surface de la plaque. La retirer rapidement et l’égoutter
verticalement sur un papier filtre.
Les espèces chimiques, oxydées par le permanganate de potassium apparaissent sous forme de
taches jaunes sur fond rose.
· Entourer ces taches d’un trait de crayon.
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III.5) Exploitation des résultats
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