Opérations d'inventaire en comptabilité
Opérations d'inventaire en comptabilité
À LA COMPTABILITÉ
c
te
Année 2014-2015
Ce fascicule comprend :
-In La série 3
Le devoir 4 à envoyer à la correction
Le devoir 5 à envoyer à la correction
X1191-F3/4
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Introduction à la comptabilité • Série 3
Les auteurs :
Guillaume BLIN : Agrégé d’économie et de gestion, diplômé d’expertise comptable.
Didier CHADOURNE : Professeur d’économie et de gestion.
Alfred SPEHNER : Agrégé d’économie et de gestion.
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� • • • www.cnamintec.fr • • • �
-In
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a
Cn
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
••• OBJECTIFS •••
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Les opérations d’inventaire
-In
Les opérations d’inventaire, encore appelées travaux de fin d’exercice, sont pres-
crites par le Code de commerce et par le Code général des impôts. En outre, le
bon sens, bien partagé en France, recommande de faire le point périodiquement,
comme le navigateur détermine sa position à intervalles réguliers par consultation
de dispositifs de navigation par satellite ou, en cas de panne, par l’utilisation du
vénérable sextant.
Ces opérations comprennent l’inventaire physique dont vous avez sans doute eu
des échos, ne serait-ce que par la lecture d’un panneau annonçant la fermeture
d’un magasin pour cause… d’inventaire. Elles incluent aussi l’évaluation des diffé-
m
rents postes du bilan grâce, souvent, à des tableaux de calculs.
Les différentes écritures de régularisation (au sens large) qui en découlent per-
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
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Chapitre 1. Les travaux d’inventaire........................................................................9
Section 1. Les différentes étapes de l’inventaire..................................................10
Section 2. L’inventaire : obligation légale et nécessité de gestion.......................10
te
Section 3. L’inventaire extracomptable................................................................11
Section 4. L’inventaire comptable........................................................................12
Chapitre 2. La déclaration des résultats...............................................................12
-In
TITRE 2. LES STOCKS.................................................................................... 13
Chapitre 1. Les différentes catégories de stocks................................................13
Section 1. Définitions............................................................................................13
Section 2. Le classement comptable...................................................................13
Section 3. La distinction immobilisations-stocks.................................................14
Chapitre 2. L’inventaire et l’évaluation des stocks..............................................14
m
Section 1. La distinction entre inventaire intermittent et inventaire permanent...14
Section 2. La distinction entre biens individualisés et biens fongibles
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ou interchangeables............................................................................15
Section 3. Le coût d’entrée en stock....................................................................15
Section 4. Éléments généraux de l’évaluation des stocks...................................16
Section 5. Les méthodes de valorisation des stocks...........................................18
a
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Introduction à la comptabilité • Série 3
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Section 3. La dépréciation des immobilisations incorporelles ou corporelles
non amortissables...............................................................................56
Section 4. La dépréciation des immobilisations incorporelles ou corporelles
te
amortissables......................................................................................58
Section 5. Rôle économique et financier des dépréciations................................61
Chapitre 3. Les amortissements et les dépréciations dans les documents
de synthèse..........................................................................................61
Section 1. Au niveau du compte de résultat.........................................................61
-In
Section 2. Au niveau du bilan...............................................................................62
Section 3. Au niveau de l’annexe.........................................................................63
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Section 3. La dépréciation des créances.............................................................69
Chapitre 2. Les provisions pour risques et charges............................................72
Section 1. Principes..............................................................................................72
a
Section 2. Exemples.............................................................................................74
Chapitre 3. Les provisions réglementées.............................................................83
Cn
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
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Chapitre 1. L’euro..................................................................................................105
Section 1. Les choix exprimés dans le traité de Maastricht...............................105
te
Section 2. Les principes d’application de l’euro................................................105
Chapitre 2. Principes d’évaluation et de comptabilisation des avoirs
et dettes en devises..........................................................................105
Section 1. Les principes d’évaluation.................................................................105
Section 2. Principes de comptabilisation exprimés par le PCG.........................107
-In
Section 3. Conversion des créances et des dettes en monnaie nationale
à la date de clôture de l’exercice......................................................108
Section 4. Contre-passation de l’écriture constatant la différence
de conversion....................................................................................109
Section 5. Reprise de la provision pour perte de change..................................109
Chapitre 3. Contrat et règlement dans le même exercice................................110
m
Section 1. Schéma comptable...........................................................................110
Section 2. Exemples...........................................................................................111
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Section 2. Exemples...........................................................................................120
Chapitre 6. Aspects fiscaux.................................................................................121
Section 1. Gains et pertes de change réalisés...................................................121
Section 2. Gains et pertes de change latents.....................................................121
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Introduction à la comptabilité • Série 3
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Section 1. La détermination de la valeur comptable lors de la cession.............145
Section 2. Les cessions de titres classés dans les immobilisations
financières – droits de propriété (hors TIAP).....................................146
te
Section 3. Les cessions de titres immobilisés de l’activité de portefeuille
(TIAP).................................................................................................149
Section 4. Les cessions de titres classés valeurs mobilières de placement
et constituant des droits de propriété (VMP actions)........................152
Chapitre 5. Les cessions et les documents de synthèse..................................156
-In
Section 1. Au niveau du compte de résultat.......................................................156
Section 2. Au niveau du bilan.............................................................................157
Section 3. Au niveau de l’annexe.......................................................................158
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DEVOIR 5 193
a
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3
PARTIE
Les opérations d’inventaire
c
des opérations d’inventaire
te
Chapitre 1. Les travaux d’inventaire
La vie de l’entreprise est découpée en périodes appelées exercices comptables. La loi fixe leur
durée à douze mois. Cette durée peut être exceptionnellement différente pour le premier exer-
cice comptable ou en cas de changement de date de clôture. Ce découpage permet de réaliser
-In
à chaque fin d’exercice un ensemble de travaux appelés travaux d’inventaire et répondant à une
obligation légale et à une nécessité de gestion. Pour des raisons fiscales et sociales, la plupart
des entreprises font coïncider l’exercice comptable avec l’année civile. Dans les entreprises dont
l’activité est saisonnière, l’exercice ne coïncide pas avec l’année civile ; en effet, une entreprise
en pleine activité fin décembre n’a aucun intérêt à choisir le 31 décembre comme date de clôture
car les travaux d’inventaire mobilisent du temps et des effectifs, notamment pour le comptage
et l’évaluation des biens.
Les opérations courantes, présentées dans les séries précédentes, présentent un caractère
m
régulier, et s’enregistrent donc au cours de l’exercice comptable. A contrario, les opérations
d’inventaire sont par nature périodiques et s’enregistrent ponctuellement, à la clôture de
l’exercice.
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IMPORTANT
Dans cette série, nous supposerons, par souci de simplification, que l’exercice comptable
a
correspond à une année civile et se termine au 31/12. Ce n’est pas nécessairement le cas dans
les sujets d’examen : pensez à vérifier ce point.
À l’issue de l’inventaire, l’entreprise doit clôturer ses comptes.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
Inventaire physique
des éléments du patrimoine
Inventaire
extra
comptable
c
Écritures d’ajustement
des comptes(1)
te
Écritures Travaux
d’inventaire d’inventaire
Écritures de regroupement
des comptes pour détermination
du résultat(2)
-In Inventaire
comptable
m
Établissement des documents
de synthèse (Résultat, Bilan,
Annexe)
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(1) Cette étape doit être précédée de l’établissement pour contrôle d’une balance avant inventaire.
(2) Cette étape doit être suivie de l’établissement pour contrôle d’une balance après inventaire.
a
L’inventaire extracomptable (ou inventaire physique) consiste à dénombrer et évaluer les diffé-
rents éléments du patrimoine de l’entreprise : immobilisations, stocks, créances, valeurs mobi-
lières de placement, disponibilités et dettes.
L’inventaire comptable consiste à enregistrer en comptabilité les ajustements rendus néces-
Cn
saires par l’inventaire extracomptable, à établir des documents de synthèse (compte de résultat,
bilan et annexe) puis à clôturer les comptes de l’exercice comptable.
À la suite des travaux d’inventaire, l’entreprise doit calculer et déclarer son résultat imposable à
l’administration fiscale ; elle doit également adresser des déclarations récapitulatives aux diffé-
rents organismes sociaux.
Article L. 123-12 du nouveau Code de commerce : « Toute personne physique ou morale ayant
la qualité de commerçant doit contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois, •••/•••
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
•••/••• l’existence et la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine de l’entreprise. Elle doit établir
des comptes annuels à la clôture de l’exercice au vu des enregistrements comptables et de l’in-
ventaire. Ces comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et une annexe, qui
forment un tout indissociable. »
Article 410-8 du Plan comptable général : « Toute entité contrôle au moins une fois tous les douze
mois les données d’inventaire. L’inventaire est un relevé de tous les éléments d’actif et de passif, au
regard desquels sont mentionnées la quantité et la valeur de chacun d’eux à la date d’inventaire.
Les données d’inventaire sont conservées et organisées de manière à justifier le contenu de chacun
des postes du bilan. Les données d’inventaire sont regroupées sur le livre d’inventaire. »
Le Code général des impôts (articles 53 et 302) édicte l’obligation pour toute entreprise de pro-
duire chaque année la déclaration de son résultat fiscal. En outre, les entreprises sont tenues de
produire certains documents tels le bilan, le compte de résultat de l’exercice, le tableau des amor-
c
tissements, le tableau des provisions, l’état des échéances des créances et des dettes à la clôture
de l’exercice, selon des normes de présentation propres à l’administration fiscale. De plus, le
déclarant est tenu de présenter, à toute réquisition de l’administration, tous documents compta
bles, inventaire et pièces justificatives.
te
L’inventaire est aussi une nécessité de gestion car toute entreprise a besoin de faire périodique-
ment le point sur son activité passée et sur sa situation financière afin de mieux préparer l’avenir.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
I. SCHÉMA D’ENSEMBLE
Le schéma ci-après donne une vue d’ensemble des différents travaux d’inventaire comptable :
c
• Écritures de constatation des amortissements, dépréciations et provisions.
• Écritures de régularisation des comptes de gestion.
• Écritures de régularisation des cessions d’éléments d’actifs.
• Écritures d’activation de certaines charges par décision de gestion.
te
• Établissement d’une balance d’inventaire après régularisation et avant regroupement.
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II. LES ÉCRITURES D’INVENTAIRE
Les écritures d’inventaire permettent d’enregistrer les ajustements rendus nécessaires par
l’inventaire physique.
a
À la suite des travaux d’inventaire, l’entreprise doit clôturer ses comptes et déclarer ses résultats
en communiquant ses comptes annuels à l’administration fiscale au plus tard le 30 avril pour les
exercices clos le 31/12 ; elle doit aussi adresser des déclarations récapitulatives aux différents
organismes sociaux.
La déclaration des résultats se fait sur un imprimé fiscal ou une liasse fiscale dont le contenu
dépend du régime d’imposition des bénéfices (régime de la micro-entreprise, régime du réel
simplifié, régime du réel).
IMPORTANT
Les sociétés commerciales soumises à l’impôt sur les sociétés doivent également déposer
leurs comptes annuels aux greffes du tribunal de commerce.
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
Les stocks représentent l’ensemble des biens et services, qui à l’occasion du cycle d’exploita-
tion de l’entreprise sont destinés à être :
• soit vendus en l’état ou au terme d’un processus de production ;
• soit consommés au cours d’un processus de production.
Le plan comptable distingue différentes catégories de stocks et fixe les règles d’évaluation des
entrées et des sorties.
c
Section 1. Définitions
te
On distingue les stocks proprement dits des productions en-cours :
Stocks et en-cours
Matières premières
et fournitures(1)
-In En-cours de production
En-cours de production
de biens(5)
Produits(3)
m
Marchandises(4)
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(1) Matières et fournitures achetées à l’extérieur de l’entreprise et destinées à entrer dans la composition des produits fabriqués.
(2) Matières et fournitures consommables, emballages achetés à l’extérieur de l’entreprise pour concourir à l’exploitation sans entrer dans
la composition des produits.
(3) Produits intermédiaires, produits finis et produits résiduels :
– les produits intermédiaires sont des produits qui ont atteint un stade d’achèvement qui leur permet d’entrer dans une nouvelle phase
a
du cycle de production ;
– les produits finis sont des produits qui ont atteint un stade d’achèvement terminal ;
– les produits résiduels sont des déchets et rebuts.
(4) Biens achetés à l’extérieur de l’entreprise et destinés à être revendus en l’état.
(5) Produits et travaux en cours d’achèvement à la clôture de l’exercice.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
c
De nombreux biens peuvent être, soit inclus dans les stocks, soit compris dans les immobilisa-
tions. Tel est le cas de machines, ordinateurs, véhicules…
te
Le critère de classement est la destination économique du bien.
Ainsi sont classés en immobilisations, les biens destinés à être utilisés de manière durable dans
l’activité de l’entreprise.
Sont classés en stock, tous les éléments destinés à entrer dans le cycle de production ou qui en
sont issus et sont destinés à a vente.
-In
Cette distinction est importante au plan comptable comme au plan fiscal. Les immobilisations
corporelles fabriquées s’amortissent toujours, alors que les stocks ne peuvent donner lieu qu’à
des dépréciations.
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aucune écriture comptable relative aux stocks n’est enregistrée en comptabilité entre l’ouverture
et la clôture.
Cette pratique de l’inventaire intermittent en comptabilité n’interdit pas le recours à un inventaire
permanent en quantité.
a
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
A. L’INVENTAIRE INTERMITTENT
Dans l’inventaire intermittent les stocks sont valorisés une fois par an à la suite de l’inventaire
physique. Le stock est d’abord déterminé en quantités puis valorisé au coût d’achat ou au coût
de production adéquat. La méthode est détaillée infra, section 4. II. B.
La valeur brute des sorties de stocks, de même que la variation des stocks sont calculées à
partir de la formule fondamentale déjà présentée dans le titre 5 de la série 1.
c
Valeur globale des entrées = Valeur globale des sorties + Valeur du stock final
(Stock initial inclus)
te
B. L’INVENTAIRE PERMANENT
Lorsqu’une entreprise pratique l’inventaire permanent des stocks selon une des méthodes expo-
sée plus loin (section 4), les sorties de stocks sont valorisées systématiquement, le stock mathé-
matique ou théorique est donc connu en permanence en quantités et en valeur.
Il faut rapprocher périodiquement le stock théorique et le stock physique en raison de l’existence
-In
possible d’écarts dus à des incidents de type accident, vol, détérioration par mauvais stockage…
Le droit comptable impose un inventaire au moins une fois tous les douze mois.
de sortie de stock est identique à la valeur d’entrée, et si le bien est inclus dans le stock final sa
valeur est toujours égale à la valeur d’entrée.
Les biens fongibles, encore appelés « choses de genre », sont des biens interchangeables tels que
les sacs de ciment d’un type donné, des fûts de peinture, de l’outillage à main, des lots de bois…
Cn
En ce qui concerne les biens fongibles, il n’est pas possible de relier une sortie ou un élément du
stock final à une entrée précise. Il n’est donc pas possible de connaître directement sa valeur
dès lors que les coûts unitaires des entrées ont varié durant l’exercice. La valorisation nécessite
le choix d’une méthode.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
intérêts retenus doivent concerner la période de production des stocks, jusqu’à la date d’acqui
sition ou de réception définitive).
En ce qui concerne les intérêts, deux traitements sont donc autorisés : comptabilisation en
charges financières ou incorporation au coût de l’actif.
Le coût d’acquisition des stocks est constitué du prix d’achat, y compris les droits de douane
et autres taxes non récupérables, après déduction des rabais commerciaux, remises, escomptes
de règlement et autres éléments similaires ainsi que des frais de transport, de manutention et
autres coûts directement attribuables à l’acquisition des produits finis, des matières premières
et des services.
Le coût de production des stocks comprend les coûts directement liés aux unités produites,
c
telle que la main-d’œuvre directe. Il comprend également l’affectation systématique des frais
généraux de production, fixes et variables, qui sont encourus pour transformer les matières pre-
mières en produits finis.
te
Les frais généraux de production fixes sont les coûts indirects de production qui demeurent
relativement constants indépendamment du volume de production, tels que :
• l’amortissement et l’entretien des bâtiments et de l’équipement industriels, augmentés, le cas
échéant, de l’amortissement des coûts de démantèlement, d’enlèvement et de restauration de site ;
• la quote-part d’amortissement des immobilisations incorporelles telles que les frais de déve-
loppement et logiciels. -In
Les frais de production variables sont les coûts indirects de production qui varient directement,
ou presque directement, en fonction du volume de production, tels que les matières premières
indirectes et la main-d’œuvre indirecte.
Les coûts administratifs sont exclus du coût de production et d’acquisition à l’exclusion des
coûts des structures dédiées.
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A. MODÈLE GÉNÉRAL
Un modèle général qui convient à tous les modèles de valorisation et est obligatoire pour les
a
méthodes CMUP après chaque entrée, PEPS, DEPS. Il comprend 9 colonnes de nombres.
Q = quantités (attention aux unités, qu’il faut rappeler s’il y a la moindre ambiguïté)
CU = coût unitaire (à défaut de connaître ou de pouvoir calculer le CU, il faudra indiquer le prix
unitaire PU)
M = montant (ou valeur) euros
B. MODÈLE SIMPLE
En fait, le compte classique qui ne convient vraiment qu’au CMUP de période.
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
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Il faut veiller à l’homogénéité du numérateur et du dénominateur de la fraction :
• au regard de la TVA ;
• en ce qui concerne l’évaluation (prix d’achat/coût d’achat ; coût de production : coût complet
ou avec imputation rationnelle – voir comptabilité de gestion).
te
A. ROTATION D’UN STOCK (FORMULE GÉNÉRALE) (R)
Valeur du flux du stock durant la période V
= =r
Valeur du stock moyen M
Durée d’écoulement du stock moyen (d)
M 1
d = = (d ext exprimé en fraction d’années)
V r
-In M
Pour obtenir une durée exprimée en mois (et fraction de mois) il suffit de multiplier par 12. Les
V
flux sont exprimés hors TVA récupérable.
RAPPEL
Coût d’achat = Prix d’achat HT + Frais accessoires d’achat HT (charges directes et indirectes)
m
Coût de production = Coût d’achat des matières et approvisionnements consommés pour la
production + Charges directes et indirectes de production
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Pour valoriser les sorties et le stock final d’articles non interchangeables, il faut retenir le coût
spécifique de chaque article.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
L’entreprise peut opter pour la méthode de son choix mais ne peut en changer que pour des
raisons sérieusement motivées et ce, en application du principe comptable de permanence des
méthodes.
REMARQUES
Les techniques d’évaluation du coût des stocks, telles que la méthode du coût standard ou la
méthode du prix de détail, peuvent être utilisées pour des raisons pratiques si ces méthodes
donnent des résultats proches du coût :
• Méthode des coûts standards : les coûts standards retiennent les niveaux normaux d’utili-
sation de matières premières et de fournitures, de main-d’œuvre, d’efficience et de capacité.
Ils sont régulièrement réexaminés et, le cas échéant, révisés à la lumière des conditions
c
actuelles.
• Méthode du prix de détail : le coût des stocks est déterminé en déduisant de la valeur de
vente des stocks le pourcentage approprié de marge brute et de frais de commercialisation.
te
Le pourcentage utilisé prend en considération les stocks qui ont été démarqués au-dessous
de leur prix de vente initial. Un pourcentage moyen pour chaque rayon est le cas échéant
appliqué.
EXEMPLE APPLICATIF 1
m
L’entreprise DRAP est grossiste en produits textiles. Son directeur souhaite tester diverses
méthodes de valorisation. L’expérimentation porte – entre autres – sur l’article TF 034 Mouchoirs
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fantaisie.
Modalités de calcul
• Les valeurs sont inscrites en euros et centimes s’il y a lieu.
• Les calculs sont poussés jusqu’au centime avec arrondi classique.
• Les calculs sont effectués à partir des chiffres affichés.
• Les valeurs des stocks sont calculées selon la formule suivante :
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
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Méthode du « premier entré-premier sorti » (PEPS ou FIFO)
Fiche de stock
te
Entrées Sorties Stocks
Dates Libellés
Q PU M Q PU M Q PU M
01/01 Solde 1 000 21,0 21 000
25/01 Sortie n° 1 900 21,0 18 900 100 21,0 2 100
15/03 Achat n° 1 1 850 19,7 36 445 100 21,0 2 100
1 850 19,7 36 445
25/04 Sortie n° 2 100 21,0 2 100
15/06
01/08
Sortie n° 3
Achat n° 2 1 800 20,0
-In
36 000
900
900
19,7
19,7
17 730
17 730
950
50
50
1 800
19,7
19,7
19,7
20,0
18 715
985
985
36 000
20/08 Sortie n° 4 50 19,7 985
1 650 20,0 33 000 150 20,0 3 000
02/11 Achat n° 3 2 450 22,0 53 900 150 20,0 3 000
2 450 22,0 53 900
10/12 Sortie n° 5 150 20,0 3 000
m
1 350 22,0 29 700 1 100 22,0 24 200
TOTAUX 6 100 126 345 6 000 123 145 1 100 24 200
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Introduction à la comptabilité • Série 3
c
Fiche de stock
Entrées Sorties Stocks
Dates Libellés
Q PU M Q PU M Q PU M
te
01-01 Solde 1 000 21,00 21 000
25-01 Sortie n° 1 900 21,00 18 900 100 21,00 2 100
15-03 Achat n° 1 1 850 19,70 36 445 1 950 19,77 38 545
25-04 Sortie n° 2 1 000 19,77 19 770 950 19,77 18 775
15-06 Sortie n° 3 900 19,77 17 793 50 19,77 982
01-08 Achat n° 2 1 800
-In 20,00 36 000 1 850 19,99 36 982
20-08 Sortie n° 4 1 700 19,99 33 983 150 19,99 2 999
02-11 Achat n° 3 2 450 22,00 53 900 2 600 21,88 56 899
10-12 Sortie n° 5 1 500 21,88 32 820 1 100 21,88 24 079
TOTAUX 6 100 126 345 6 000 123 266 1 100 21,88 24 079
Vérifications :
Quantités : 1 000 + 6 100 = 6 000 + 1 100
Valeurs : 21 000 + 126 345 = 123 266 + 24 079
m
B. MÉTHODE DU « COÛT MOYEN DE STOCKAGE »
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1. Détermination de la période de stockage
(lors de la première lecture, passer directement à B.2)
a
S1 S2 S3 S4 S5
A1 A2 A3
Stock initial
1 000 1 850 1 800 2 450
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20
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
EXEMPLE APPLICATIF 1 (SUITE)
Période 1 2 3 4
te
Stock moyen 1 000 + 100 1 950 + 50 1 850 + 150 2 600 + 1 100
2 2 2 2
550 1 000 1 000 1 850
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201191TDPA0314 21
Introduction à la comptabilité • Série 3
Produits
c
Montant de la variation des stocks : 21 000 – 24 200 = – 3 200
En conséquence, le coût d’achat des marchandises vendues (représenté par le montant des
te
sorties : 123 145 €) est inférieur au coût d’achat des marchandises achetées (représenté par le
montant des entrées : 126 345 €).
31/12/N
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Exercice 1 : Cas de l’entreprise commerciale
a
Énoncé
Au 31/12/N avant inventaire, l’entreprise DELMAS communique les renseignements suivants :
Cn
La valeur du stock final, communiquée par le gestionnaire des stocks au service comptable, est
de 50 000 €.
TRAVAIL À FAIRE
1. Passez les écritures au 31/12/N.
2. À partir des informations dont vous disposez, présentez l’extrait du compte de résultat.
3. Présentez l’extrait du bilan au 31/12/N.
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22
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Corrigé
1. Écritures au 31/12/N
31/12/N
d°
c
60370 Variation des stocks de marchandises 50 000,00
Constatation des stocks finaux
te
2. Extrait du compte de résultat
La position des comptes mouvementés dans l’écriture précédente peut être schématisée ainsi :
tées lors de l’exercice précédent ; de même une partie des achats de l’exercice peut être vendue
au cours de l’exercice suivant. C’est donc le coût d’achat des marchandises vendues qui doit
être pris en compte pour calculer le résultat de l’exercice :
Cn
Coût d’achat des marchandises vendues = achats + stock initial – stock final
= achats + variation des stocks
= 95 000 + (– 15 000)
= 80 000
RAPPEL
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201191TDPA0314 23
Introduction à la comptabilité • Série 3
3. Extrait du bilan
Au niveau du bilan au 31/12/N, le montant du stock est celui du stock final :
ACTIF Bilan (extrait) au 31/12/N PASSIF
ACTIF Montant PASSIF Montant
ACTIF IMMOBILISÉ CAPITAUX PROPRES
c
Exercice 2 : Cas de l’entreprise de production de biens
te
Énoncé
Au 31/12/N, avant inventaire, l’entreprise BOMPART communique les renseignements suivants :
Extrait de la balance par soldes avant inventaire au 31/12/N
Soldes
Numéro de compte Intitulé du compte
601
6091
310
-In
Achats de matières premières
RRR obtenus sur achats de matières premières
Stocks de matières premières
Débiteur
100 000
25 000
Créditeur
500
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• Stock final de matières premières : 22 000 €
• Stock final de produits en cours : 7 000 €
• Stock final de produits finis : 38 000 €
a
TRAVAIL À FAIRE
1. Passez les écritures au 31/12/N.
2. À partir des informations dont vous disposez, présentez l’extrait du compte de résultat.
Cn
Corrigé
1. Écritures au 31/12/N
31/12/N
60310 Variation des stocks de matières premières 25 000
71331 Variation des produits en cours 8 000
71355 Variation des stocks de produits finis 32 000
310 Stocks de matières premières 25 000
331 Produits en cours 8 000
355 Stocks de produits finis 32 000
Annulation des stocks et en-cours initiaux
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24
UE 119 • Introduction à la comptabilité
d°
310 Stocks de matières premières 22 000
331 Produits en cours 7 000
355 Stocks de produits finis 38 000
60310 Variation des stocks de matières premières 22 000
71331 Variation des produits en cours 7 000
71355 Variation des stocks de produits finis 38 000
Constatation des stocks et en-cours finaux
La position des comptes mouvementés dans les écritures précédentes peut être schématisée
c
ainsi :
60310. Variation des stocks de matières premières 310. Stocks de matières premières
31/12 SI 25 000 22 000 SF31/12 01/01 SI 25 000 25 000 SI31/12
te
31/12 SF 22 000
SD 3 000 SD 22 000
71331. Variation des produits en cours 331. Stocks de produits en cours
31/12 SI 8 000 7 000 SF31/12 01/01 SI 8 000 8 000 SI31/12
-In 31/12 SF 7 000
SD 1 000 SD 7 000
713355. Variation des stocks de produits finis 355. Stocks de produits finis
31/12 SI 32 000 38 000 SF31/12 01/01 SI 32 000 32 000 SI31/12
31/12 SF 38 000
SC 6 000 SD 38 000
Le coût d’achat des matières premières utilisées est calculé de façon identique à celui des mar-
chandises vendues :
Coût d’achat des matières premières utilisées = achats + stock initial – stock final
= achats + variation des stocks
= 99 500 + 3 000
= 102 500
Selon la même logique, les ventes sont également corrigées de la variation des stocks de
produits.
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201191TDPA0314 25
Introduction à la comptabilité • Série 3
3. Extrait du bilan
Au niveau du bilan au 31/12/N, les montants des stocks et en-cours sont ceux des stocks et en-
cours finaux :
c
ACTIF CIRCULANT DETTES
Stock de matières premières 22 000
En-cours de production de biens 7 000
Stock de produits finis 38 000
te
Exercice 3 : Cas de l’entreprise de production de services
Énoncé
-In
Au 31/12/N, avant inventaire, l’entreprise REQUIER communique les renseignements suivants :
Extrait de la balance par soldes avant inventaire au 31/12/N
Soldes
N° de compte Intitulé du compte
Débiteur Créditeur
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est de 14 150 €.
TRAVAIL À FAIRE
a
Corrigé
1. Écritures au 31/12/N
31/12/N
d°
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26
UE 119 • Introduction à la comptabilité
La position des comptes mouvementés dans l’écriture précédente peut être schématisée ainsi :
71345. Variation des prestations de services en cours 345. Prestations de services en cours
31/12 SI 17 640 14 150 SF31/12 01/01 SI 17 640 17 640 SI31/12
31/12 SF 14 150
SC 3 490 SD 14 150
c
Charges Exercice N Produits Exercice N
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
(Comptes 60 à 65 + 681) (Comptes 70 à 75 + 781 + 791)
Ventes de marchandises
te
Production vendue
Ventes
Travaux
Prestations de services 165 000
Production stockée :
En-cours de production de biens
(SF – SI)
-In En-cours de production de services
(SF – SI)
Produits (SF – SI)
– 3 490
3. Extrait du bilan
Au niveau du bilan au 31/12/N, le montant de l’en-cours est celui de l’en-cours final :
m
ACTIF Bilan (extrait) au 31/12/N PASSIF
ACTIF Montant PASSIF Montant
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DETTES
ACTIF CIRCULANT
REMARQUE
Pour toute entreprise, lorsque le stock final est supérieur au stock initial, cela se traduit par une
augmentation du résultat sous forme d’une diminution de charges (stocks de matières et four-
nitures, autres approvisionnements, marchandises) ou d’une augmentation de produits (en-
cours et produits) et inversement.
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201191TDPA0314 27
Introduction à la comptabilité • Série 3
Énoncé
L’entreprise MERCIER est grossiste en articles pour le ménage. Son directeur, soucieux d’amé-
liorer sa gestion, vous demande de l’éclairer sur les méthodes de valorisation des sorties de
stocks pour l’article suivant : gobelet verseur gradué en matière plastique, référence XF 15.
Au 01/01/N le stock s’élevait à 1 000 articles dont le coût unitaire était 4 €. Durant le mois de
janvier, les mouvements suivants ont été enregistrés sur la fiche de stock :
• 05/01 : entrée n° 1, 1 000 articles de coût unitaire 4,20 €
• 08/01 : sortie n° 1, 1 500 articles
c
• 12/01 : entrée n° 2, 2 000 articles de coût unitaire 4,50 €
• 15/01 : sortie n° 2, 100 articles
• 21/01 : sortie n° 3, 1 000 articles
te
TRAVAIL À FAIRE
1. Tenez la fiche de stocks en quantité et en valeur en appliquant successivement les quatre
méthodes :
• coût moyen unitaire pondéré (CMUP) de période ;
• coût moyen unitaire pondéré après chaque entrée (CMUPACE) ;
-In
• premier entré-premier sorti (PEPS) ou FIFO.
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Corrigé
1. Fiches de stocks
a
17 200
CMUP = = 4,30
4 000
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28
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Vérification : SI + ENTRÉES = SORTIES + SF
quantités : 1 000 + 3 000 = 2 600 + 1 400
valeurs : 4 000 + 13 200 = 11 012 + 6 188
4 000 + 4 200 8 200
CMUP après entrée 1 = = = 4,10
te
1 000 + 1 000 2 000
2 050 + 9 000 11 050
CMUP après entrée 2 = = = 4,42
500 + 2 000 2 500
C. Premier entré-premier sorti (PEPS) ou FIFO
ENTRÉES SORTIES STOCKS
Libellé
SI
E1
Q
1 000
CU
4,20
M
4 200
-In Q CU M Q
1 000
1 000
1 000
CU
4,00
4,00
4,20
M
4 000
4 000
4 200
S1 1 000 4,00 4 000
500 4,20 2 100 500 4,20 2 100
E2 2 000 4,50 9 000 500 4,20 2 100
2 000 4,50 9 000
m
S2 100 4,20 420 400 4,20 1 680
2 000 4,50 9 000
S3 400 4,20 1 680
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CMUP après
CMUP mensuel PEPS (FIFO)
chaque entrée
+ chiffre d’affaires 15 600 15 600 15 600
– coût d’achat des marchandises vendues 11 180 11 012 10 900
= marge commerciale 4 420 4 588 4 700
STOCK FINAL (rappel) 6 020 6 188 6 300
3. Commentaire
A. CMUP de période
Méthode simple, adaptée à l’entreprise qui pratique – en comptabilité générale – l’inventaire
intermittent des stocks.
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201191TDPA0314 29
Introduction à la comptabilité • Série 3
C. PEPS ou FIFO
La méthode FIFO est simple, facile à comprendre.
Les coûts suivent avec retard la variation des prix ; en période de hausse des prix cette méthode
c
conduit au résultat le plus élevé. Ce retard peut se révéler gênant lorsque la variation des prix est
forte et que l’entreprise détermine ses prix de vente en fonction des coûts. Le stock de fin de
période est évalué aux dernières entrées.
te
Titre 3. L’amortissement
et la dépréciation
des immobilisations
-In
IMPORTANT
Une nouvelle réglementation comptable relative à l’amortissement et à la dépréciation des
immobilisations est applicable à titre obligatoire aux exercices ouverts à compter du 1er janvier
2005. Elle résulte de la mise en œuvre du règlement CRC 2002-10 relatif à l’amortissement et
m
à la dépréciation des actifs modifié par le règlement CRC 2003-07 et du règlement CRC 2004-
06 relatif à la définition, la comptabilisation et l’évaluation des actifs.
Document de travail réservé aux élèves de l’Intec – Toute reproduction sans autorisation est interdite
À l’inventaire il faut, pour chaque immobilisation, se poser la question de sa valeur, car dans de
nombreux cas celle-ci diminue du fait de son utilisation.
Sur le registre de la durée d’utilisation, le PCG distingue deux catégories d’immobilisations :
a
• celles dont la durée d’utilisation est limitée dans le temps et a fortiori dont la consommation du
potentiel va s’échelonner sur plusieurs exercices ; elles sont qualifiées d’actifs amortissables.
Il s’agit de la plupart des immobilisations incorporelles ou corporelles ;
• celles dont la durée d’utilisation est a priori non limitée dans le temps et dont le potentiel éco-
Cn
nomique, par voie de conséquence, ne se consomme pas par leur utilisation ; ce sont les
actifs non amortissables.
Par ailleurs, à l’inventaire, l’entreprise peut avoir connaissance d’indices montrant qu’une immo-
bilisation incorporelle ou corporelle a perdu notablement de sa valeur ; elle doit alors constater
une dépréciation.
La comptabilisation des amortissements et des dépréciations est effectuée en fin d’exercice, de
manière à ce que les comptes annuels puissent donner une image fidèle du patrimoine et du
résultat de l’entreprise. C’est également pour cette raison que cette comptabilisation est obliga-
toire et ce même, en cas d’absence ou d’insuffisance de bénéfice.
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30
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
C’est aux caractéristiques propres de l’entreprise qu’il convient de se référer pour déterminer les
modalités d’amortissement et non à des durées d’usage généralement admises sauf si ces
durées correspondent à la durée d’utilisation de l’immobilisation. Le PCG a donc une vision
te
strictement économique de l’amortissement.
IMPORTANT
Il existe toutefois une dérogation pour les PME. En effet, le règlement CRC n° 2005-09 du
3 novembre 2005 (applicable dès sa publication : JO du 3 janvier 2006) indique que les PME
-In
sont autorisées, dans leurs comptes individuels, à retenir, pour leurs immobilisations non
décomposables, la durée d’usage, au lieu de la durée réelle d’utilisation. Sont concernées les
entreprises (commerçants personnes physiques ou morales) qui ne dépassent pas, à la clôture
de l’exercice, deux des trois critères suivants :
• total du bilan : 3 650 000 € ;
• chiffre d’affaires : 7 300 000 € ;
• nombre de salariés : 50.
m
Section 2. Les actifs amortissables
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D’après le PCG, un actif amortissable est un actif dont l’utilisation par l’entreprise est détermi-
nable. L’utilisation d’un actif est déterminable lorsque l’usage qui en est attendu est limité dans
le temps du fait, notamment :
• de critères physiques : usure liée à l’utilisation, passage du temps ;
a
droit au bail, les fonds commerciaux, et les marques commerciales entretenues par des actions
publicitaires régulières.
Toutes les immobilisations corporelles répondent à la définition d’un actif amortissable
sauf les terrains. Il faut cependant amortir les terrains de gisement car leur utilisation est forcé-
ment limitée dans le temps (en effet, leur exploitation conduit à l’épuisement à terme du gise-
ment).
Les immobilisations financières ne sont pas amortissables.
D’après le PCG, le montant amortissable d’un actif est sa valeur brute sous déduction de sa
valeur résiduelle.
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201191TDPA0314 31
Introduction à la comptabilité • Série 3
La valeur brute d’un actif est sa valeur d’entrée dans le patrimoine. Rappelons que pour une
immobilisation incorporelle ou corporelle, il peut s’agir soit de son coût d’acquisition, soit de son
coût de production1 ou encore de sa valeur vénale2.
La valeur résiduelle est le montant, net des coûts de sortie3 attendus, que l’entreprise obtien-
drait de la cession de l’actif sur le marché à la fin de son utilisation.
La valeur résiduelle d’un actif n’est prise en compte pour la détermination du montant amortis-
sable que lorsqu’elle est à la fois significative et mesurable.
La valeur résiduelle est significative lorsqu’elle contribue à modifier sensiblement le montant des
amortissements (c’est systématiquement le cas par exemple des biens d’investissement pour
lesquels l’entreprise envisage une durée d’utilisation plus courte que leur durée de vie générale-
c
ment admise afin de minimiser les coûts de maintenance). Elle est mesurable lorsqu’il est pos-
sible de déterminer de manière fiable dès l’origine, la valeur de revente du bien en fin de période
d’utilisation (c’est systématiquement le cas par exemple des biens d’investissement pour les-
quels il existe un marché d’occasion avec une cote).
te
RAPPEL
Le coût d’acquisition d’une immobilisation non financière est constitué :
• de son prix d’achat, y compris les droits de douane et taxes non récupérables, après déduc-
tion des remises, rabais commerciaux et escomptes de règlement ;
-In
• de tous les coûts directement attribuables engagés pour mettre l’actif en place et en état de
fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction.
Dans les comptes individuels, les droits de mutation, honoraires ou commissions et frais d’actes,
liés à l’acquisition, peuvent sur option être rattachés au coût d’acquisition de l’immobilisation ou
comptabilisés en charges.
Le coût d’acquisition, sur option permanente et sous certaines conditions précisées par le PCG,
peut inclure le coût des emprunts directement destinés à financer l’acquisition.
m
REMARQUE
Document de travail réservé aux élèves de l’Intec – Toute reproduction sans autorisation est interdite
La déduction de la valeur résiduelle de la valeur brute est logique car si l’on définit l’amortisse-
ment comme la répartition d’un coût, il est normal de ne pas tenir compte dans la base amor-
tissable de la part « récupérable » de ce coût.
a
Ces bases peuvent être des unités de temps ou toutes autres unités d’œuvre significatives.
En conséquence, le mode d’amortissement retenu pour un actif amortissable pourra être linéaire,
décroissant, croissant ou calculé en fonction du nombre de kilomètres parcourus, de pièces
produites, d’heures de fonctionnement… Si plusieurs critères s’appliquent, il convient de retenir
l’utilisation la plus courte résultant de l’application de ces critères. Toutefois, à défaut de mode
mieux adapté, le mode linéaire est appliqué.
Le mode d’amortissement retenu doit être appliqué de manière constante pour tous les actifs de
même nature ayant des conditions d’utilisation identiques.
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32
UE 119 • Introduction à la comptabilité
L’amortissement d’un actif commence à la date de début de consommation des avantages éco-
nomiques qui lui sont attachés. Cette date correspond généralement à la date de mise en
service.
Chaque immobilisation amortissable doit faire l’objet d’un plan d’amortissement. Concrètement,
il s’agit d’un tableau prévisionnel des modalités d’amortissement de l’immobilisation
concernée.
Le plan d’amortissement a vocation à être modifié en cas de changement significatif de l’utilisa-
tion prévue de l’immobilisation concernée.
I. L’AMORTISSEMENT LINÉAIRE
c
Cette méthode consiste à répartir le montant amortissable d’une immobilisation par fractions
égales sur le nombre d’années d’utilisation prévu. Il faut pour cela calculer un taux d’amortisse-
ment linéaire :
te
100 %
Taux d’amortissement linéaire (Taux L) =
Nombre d’années d’utilisation prévues
et appliquer les règles suivantes :
• le point de départ de l’amortissement linéaire est la date de mise en service ;
• le plan d’amortissement d’un bien acheté en cours d’exercice et dont la durée de vie est de
-In
« N » années, s’écoulera sur « N+1 » années, prorata temporis sur la première et la dernière
année ;
• dans un souci de simplification, l’année comptable est de 360 jours et chaque mois est compté
pour 30 jours quel que soit le nombre de jours qu’il comprend en réalité ;
• dans un souci de simplification toujours, il est possible de considérer qu’un bien mis en service
le 2 du mois peut être amorti à partir du 1er ; un bien mis en service le 14 ou le 16 peut être
amorti à partir du 15.
EXEMPLE APPLICATIF 2
m
Le 03/11/N, l’entreprise PHILIPON a fait l’acquisition d’une machine-outil aux conditions
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suivantes :
RM Industries le 03/11/N
DOIT :
PHILIPON
a
Facture n° 154
Machine-outil BMG 44 000,00
Frais forfaitaires de livraison + 700,00
Frais de mise en service + 300,00
Cn
Formation du personnel
Brut hors taxes 45 000,00
Remise 10 % – 4 500,00
Net commercial 40 500,00
Escompte 2 % – 810,00
Net financier 39 690,00
TVA 20 % + 7 938,00
Net à payer TTC 47 628,00
Réglé par chèque n° 000626 le 05/11/N
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201191TDPA0314 33
Introduction à la comptabilité • Série 3
03/11/N
05/11/N
c
Chèque n° 000626
La mise en service de cette machine a eu lieu le 08/11/N. Elle fait l’objet d’un plan d’amortisse-
te
ment linéaire sur 5 ans. Sa valeur résiduelle à l’issue de ce plan est estimée à 2 000 € auxquels
il convient de déduire 5 % de coût de sortie.
Le taux d’amortissement appliqué sera donc de : 100 %/5 = 20 %
Le plan d’amortissement sera matérialisé dans un tableau prévisionnel porté dans le livre d’inven
taire. Sa présentation n’est pas normalisée :
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N 39 690 37 790 1 091,71(3) 1 091,71 38 598,29
N+1 39 690 37 790 7 558,00(4) 8 649,71 31 040,29
N+2 39 690 37 790 7 558,00(4) 16 207,71 23 482,29
N+3 39 690 37 790 7 558,00(4) 23 765,71 15 924,29
N+4 39 690 37 790 7 558,00(4) 31 323,71 8 366,29
a
(3) La première annuité a été calculée ainsi : Nombre de jours à décompter : Novembre : (30 – 8) = 22 jours
Décembre : = 30 jours
Total = 52 jours
Montant de la première annuité : 37 790 × 20 % × 52/360 = 1 091,71
(4) 37 790 × 20 % = 7 558,00
(5) La dernière annuité est le complément de la première par rapport à une annuité complète : 7 558 – 1 091,71 = 6 466,29
REMARQUES
• On noteraque la durée d’utilisation du bien est de 5 ans mais que le plan d’amortissement
s’échelonne sur 6 exercices.
• Dans cet exemple, la VNC à l’issue du plan d’amortissement n’est pas nulle mais correspond
à la valeur résiduelle estimée.
• L’année comptable compte 360 jours et pour les calculs de l’amortissement tous les mois
peuvent être décomptés pour 30 jours.
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34
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
À chaque clôture d’exercice et jusqu’au 31/12/N+5, on passera une écriture identique mais
pour le montant prévu au plan d’amortissement.
te
II. L’AMORTISSEMENT DÉCROISSANT
C’est un mode d’amortissement dans lequel le taux utilisé évolue de manière décroissante.
EXEMPLE APPLICATIF 3
-In
Un matériel industriel acquis pour 20 000 € hors taxes le 20/12/N–1 a été mis en service le
01/01/N. Sa valeur résiduelle en fin d’utilisation est considérée comme nulle. La consommation
des avantages économiques attendus de cet investissement s’échelonnera sur 5 exercices de
manière décroissante en fonction des taux suivants :
Années Taux
N 40 %
N+1 25 %
m
N+2 20 %
N+3 10 %
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N+4 5 %
REMARQUE
Dans cet exemple, la VNC à l’issue du plan d’amortissement est nulle car la valeur résiduelle
de l’immobilisation concernée est nulle.
Cette méthode pourra être retenue pour les immobilisations dont l’obsolescence rapide incite
l’entreprise à en faire une utilisation plus intensive dans les premières années qui suivent leur
mise en service.
Le traitement comptable est identique au mode précédent mais avec les montants prévus dans
le plan d’amortissement décroissant.
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201191TDPA0314 35
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
EXEMPLE APPLICATIF 4
Un matériel industriel est acquis et mis en service le 01/08/N pour un montant de 34 000 €. Les
te
avantages économiques attendus sur les cinq exercices de N à N+4 sont mesurés par le nombre
d’unités fabriquées, soit respectivement : 800, 3 200, 5 000, 4 000 et 2 000 unités. Fin N+4, il est
prévu que le bien sera revendu au prix du marché, soit 1 000 € hors taxes. Cette valeur est consi-
dérée comme significative.
Le plan d’amortissement pourra se présenter ainsi :
N
N+1
Valeur
Années d’origine
(A)
34 000
34 000
Base
amortissable
33 000
33 000
Nombre
de pièces
fabriquées
800
3 200
-In
Annuité
d’amortissement
1 760(1)
7 040(2)
Amortissements
cumulés (B)
1 760
8 800
Valeur nette comptable
en fin d’exercice (VNC)
(A – B)
32 240
25 200
N+2 34 000 33 000 5 000 11 000(3) 19 800 14 200
N+3 34 000 33 000 4 000 8 800(4) 28 600 5 400
N+4 34 000 33 000 2 000 4 400(5) 33 000 1 000
15 000 33 000
m
(1) 33 000 × 800/15 000 = 1 760
(2) 33 000 × 3 200/15 000 = 7 040
(3) 33 000 × 5 000/15 000 = 11 000
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(4) 33 000 × 4 000/15 000 = 8 800
(5) 33 000 × 2 000/15 000 = 4 400
Le traitement comptable est identique au mode précédent mais avec les montants prévus dans
le plan d’amortissement par unités d’œuvre.
a
par l’administration fiscale
Les dotations aux amortissements sont des charges déductibles du résultat imposable ; c’est
pour cette raison que l’amortissement est très encadré par la législation fiscale ; ainsi, le Code
général des impôts (CGI) prévoit deux modalités d’amortissement :
• l’amortissement linéaire fiscal ;
• l’amortissement dégressif fiscal.
IMPORTANT
Il faut cependant noter que la réduction de la base amortissable d’une immobilisation par
soustraction de sa valeur résiduelle est une pratique non admise en fiscalité.
L’instruction fiscale du 30 novembre 2005 précise que l’amortissement variable (amortisse-
ment par référence à une unité d’œuvre) est admis en fiscalité. Il faut cependant qu’il soit perti-
nent, déterminé de manière fiable et non aléatoire.
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36
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Par ailleurs, plusieurs lois de finances ont autorisé les entreprises à comptabiliser des amortis-
sements exceptionnels dans le but de favoriser certains types d’investissement.
Enfin, le CGI indique qu’à la clôture de chaque exercice, la somme des amortissements effecti-
vement pratiqués depuis l’acquisition ou la création d’un élément donné ne peut être inférieure
au montant cumulé des amortissements calculés suivant le mode linéaire et répartis sur la durée
normale d’utilisation. Dans le cas contraire, l’entreprise perd définitivement le droit de déduire la
fraction inférieure à ce minimum (on parle alors d’amortissement irrégulièrement différé).
c
C’est le régime de droit commun prévu par le Code général des impôts. Toutes les immobilisa-
tions amortissables achetées neuves ou d’occasion peuvent être amorties selon ce système.
Le taux à retenir dépend de la durée normale d’utilisation. Celle-ci doit s’apprécier compte tenu,
le cas échéant, des circonstances particulières pouvant influer sur cette durée, c’est-à-dire
te
notamment de son utilisation à simple, à double ou à triple équipe de travail. Le taux choisi doit
également se situer dans les limites de ceux généralement admis d’après les usages de chaque
nature d’industrie, de commerce et d’exploitation.
Afin de limiter les litiges et les contestations, l’administration fiscale propose à titre indicatif une
liste des taux les plus couramment admis : -In Durée de vie indicative communiquée
Immobilisation
par l’administration fiscale
Frais d’établissement 5 ans au maximum(1)
Frais de recherche et de développement 5 ans au maximum(2)
Bâtiments commerciaux 20 à 50 ans
Bâtiments industriels 20 ans
Matériel 5 à 10 ans
Outillage 5 à 10 ans
m
Matériel de transport 4 à 5 ans
Matériel de bureau 5 à 10 ans
Micro-ordinateur 3 ans
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Mobilier 10 ans
Agencements et installations 10 à 20 ans
(1) L’application du prorata temporis est facultative pour ces actifs (et même déconseillée en comptabilité).
(2) En raison de l’obsolescence rapide dont ils sont frappés, les logiciels (dissociés du matériel informatique) s’amortissent à compter de
a
la date d’acquisition s’ils sont achetés ou d’achèvement s’ils sont réalisés par l’entreprise pour elle-même.
IMPORTANT
Cn
La base amortissable en linéaire fiscal est la valeur brute (valeur d’origine). La déduction de la
valeur résiduelle n’est pas admise par l’administration fiscale. Les autres règles de calcul et
d’enregistrement comptable sont identiques à celles de l’amortissement linéaire économique
proposé par le PCG.
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201191TDPA0314 37
Introduction à la comptabilité • Série 3
–– matériels de manutention,
–– installations destinées à l’épuration des eaux et à l’assainissement de l’atmosphère,
–– installations productrices de vapeur, chaleur ou énergie,
–– installations de sécurité,
–– installations à caractère médicosocial,
–– machines de bureau,
–– matériels et outillages utilisés à des opérations de recherche scientifique ou technique,
–– installations de magasinage et de stockage, sans que puissent y être compris les locaux
servant à l’exercice de la profession,
–– immeubles et matériels des entreprises hôtelières,
–– bâtiments industriels dont la durée normale d’utilisation n’excède pas quinze années.
c
Sont exclus de cette liste : les véhicules de tourisme, les camionnettes de charge utile infé-
rieure à 2 tonnes, les bâtiments industriels d’une durée d’utilisation supérieure à 15 ans, les
meubles meublants.
te
Le taux d’amortissement dégressif se calcule en appliquant un coefficient au taux d’amortisse-
ment linéaire.
L’amortissement d’une immobilisation selon ce système doit respecter les règles suivantes :
Le montant à amortir est la valeur brute (valeur d’origine), la déduction de la valeur résiduelle
m
n’étant pas admise par l’administration fiscale ;
• le point de départ de l’amortissement dégressif est le premier jour du mois d’acquisition ; la
première annuité doit être calculée prorata temporis en mois ;
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• la base de calcul de la première annuité est la valeur brute ; à partir de la deuxième annuité, la
base de calcul est la valeur nette comptable à la fin de l’exercice précédent ;
• le plan d’amortissement d’un bien acheté en cours d’exercice et dont la durée de vie est de
« N » années sera amorti sur « N » exercices comptables. (Il s’agit d’une différence fondamen-
a
EXEMPLE APPLICATIF 5
L’entreprise DUBOIS a acquis le 25 mars 2012 un matériel industriel pour 12 000 € hors taxes.
La mise en service a eu lieu le 10 avril 2012. L’entreprise a décidé d’amortir ce bien en dégressif
sur 5 ans.
100 %
Taux de l’amortissement dégressif = Taux linéaire × Coefficient = × 1,75 = 35 %
5
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38
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
(4) 3 591,25 × 50 % = 1 795,625 arrondi à 1 795,63
(5) 12 000 – 10 204,38 = 1 795,62
te
bien a été acquis en cours d’exercice.
À chaque ligne du tableau d’amortissement dégressif, il faut se poser la question suivante : le
taux d’amortissement linéaire calculé sur le nombre d’années restant à courir est-il supérieur au
taux de l’amortissement dégressif calculé au départ ?
• si oui, il faut utiliser ce taux linéaire ;
• si non, il faut poursuivre le calcul avec le taux calculé au départ.
-In
Ainsi la première année, le taux linéaire calculé sur le nombre d’années restant à courir est
de 100 %/5 = 20 % ; le taux dégressif (35 %) est supérieur, il faut donc utiliser ce taux de 35 %.
La seconde année, le taux linéaire est de 100 %/4 = 25 % ; il faut donc continuer avec 35 %…
ainsi de suite !
La 4e année, le taux linéaire est de 100 %/2 = 50 %, ce qui est supérieur à 35 % ; il faut donc
utiliser ce taux de 50 %… ainsi de suite !
m
III. L’AMORTISSEMENT VARIABLE FISCAL
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Ce mode d’amortissement fait référence à une unité d’œuvre mais la base amortissable est la
valeur brute (valeur d’origine), la déduction de la valeur résiduelle n’étant pas admise par l’admi-
nistration fiscale.
a
L’entreprise qui souhaite bénéficier du dispositif de l’amortissement variable fiscal devra utiliser
le mécanisme des amortissements dérogatoires.
Cn
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201191TDPA0314 39
Introduction à la comptabilité • Série 3
I. PRINCIPE
Est qualifié « amortissement pour dépréciation » celui qui est justifié au plan technique ou au
plan économique.
L’amortissement linéaire répond à cette définition en période d’inflation faible et pour les branches
d’activité assez stables au plan technologique.
c
L’amortissement dégressif fiscal avec les coefficients habituels est justifié au plan économique
lorsque l’inflation est forte ou pour les branches de haute technologie.
Les dotations aux amortissements pour dépréciation (justifiées au plan économique) des immo-
te
bilisations incorporelles ou corporelles relèvent du niveau EXPLOITATION.
L’amortissement fiscal est celui qui est autorisé par l’État dans le cadre de sa politique écono-
mique générale ou conjoncturelle, c’est donc celui qui est déductible fiscalement.
En font partie :
• l’amortissement dégressif fiscal avec les coefficients habituels lorsque l’entreprise considère
-In
qu’il ne correspond pas à la dépréciation économique ;
• l’amortissement accéléré sur 12 mois (pas de prorata temporis pour le premier mois, même s’il
est incomplet il compte pour un mois entier) :
–– des logiciels dissociés achetés pour servir durablement (les logiciels créés par l’entreprise
pour elle-même sont exclus du bénéfice de cette disposition),
–– de certains équipements destinés à protéger l’environnement.
Le recours à ces amortissements n’est jamais obligatoire.
L’amortissement dérogatoire
m
L’amortissement dérogatoire n’est pas une troisième méthode d’amortissement, mais une
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manière élégante de concilier des considérations comptables et des exigences fiscales, à savoir :
• utiliser une méthode d’amortissement qui reflète la dépréciation économique ;
• respecter les contraintes fiscales en vue de bénéficier des avantages induits par un amortisse-
ment plus rapide que l’amortissement justifié au plan économique.
a
Formule de calcul
EXEMPLE APPLICATIF 6
Soit un investissement de 200 dont la durée de vie normale est de 5 ans et dont l’amortissement
économiquement justifié est de 20 % l’an. Cet investissement bénéficie d’un amortissement
fiscal de 50 % la première année.
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40
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Schéma
Amortissement dérogatoire
Dotation
100
Reprise
40
c
25
1 2 3 4 5
te
Investissement : 200
Amort. fiscal 1re annuité : 100
Amort. économiquement justifié : 40
Amort. dérogatoire : 60
Reprise annuelle 60 : 4 = 15
Amort. fiscal années 2 à 5
(200 – 100) : 4 = 25
-In
II. LA COMPTABILISATION
A. PRINCIPE
m
L’amortissement fiscal n’est pas enregistré, seules ses composantes le sont :
• L’amortissement pour dépréciation, c’est-à-dire celui qui est justifié au plan économique est
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145. Amortissements dérogatoires.
–– Par le débit du compte 6872. Dotations aux provisions réglementées (immobilisations) tant
que l’annuité de l’amortissement fiscal est supérieure à l’annuité de l’amortissement pour
dépréciation.
Cn
au début du plan
les années ultérieures
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201191TDPA0314 41
Introduction à la comptabilité • Série 3
C. PRÉSENTATION AU BILAN
c
L’amortissement pour dépréciation – le montant cumulé – est présenté à l’actif du bilan, en
décote, de la même manière qu’en l’absence d’amortissement dérogatoire.
L’amortissement dérogatoire – le solde du compte – est inclus dans le poste provisions régle-
te
mentées qui constitue le dernier poste des capitaux propres.
D. L’ANNEXE
L’amortissement pour dépréciation fait l’objet du tableau n° 2 de l’annexe.
L’amortissement dérogatoire est traité sur une ligne du tableau n° 3. Tableau des provisions.
-In
E. COMPTABILISATION DE L’EXEMPLE SIMPLE PRÉCÉDENT
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5 15 0
78725
3 15
a
fin année 1
fin année 2, 3, 4, 5
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42
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Cette économie est étalée dans le temps en fonction de la dotation FISCALE et non en fonction
de la dotation justifiée au plan économique.
EXEMPLE APPLICATIF 7
te
VE = 120 000, durée de vie 4 ans, acquisition et mise en service au début de l’exercice 1.
Étudier l’échelonnement de l’économie d’impôt avec l’amortissement dégressif fiscal et avec
l’amortissement constant.
EXEMPLE APPLICATIF 8
Ces économies d’impôts (charges exceptionnelles globales) ont une contrepartie monétaire, une
minoration des sorties de trésorerie.
Compte tenu de la dépréciation du futur (ou de la préférence pour le présent), l’entreprise pros-
père a intérêt à choisir l’amortissement le plus rapide autorisé fiscalement et à pratiquer l’amor-
tissement dérogatoire pour viser l’objectif d’image fidèle.
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201191TDPA0314 43
Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 9
L’entreprise LAUTIER a fait l’acquisition d’un véhicule utilitaire pour 15 000 € hors taxes le
10/04/N. Sa valeur résiduelle est estimée à 1 000 €. La mise en service a eu lieu le jour même.
Le chef d’entreprise estime que l’amortissement économiquement justifié est l’amortissement
linéaire sur 5 ans. Cependant le chef d’entreprise a décidé d’opter pour le linéaire fiscal afin de
réaliser des économies d’impôts supplémentaires ; il a donc décidé de mettre en œuvre le dis-
c
positif des amortissements dérogatoires.
Le plan d’amortissement sera donc le suivant :
te
Amortissement
Amortissement fiscalement Amortissements
économiquement justifié
Années déductible (Linéaire fiscal) (A) dérogatoires (A – B)
(Linéaire économique) (B)
Base Taux Montant Base Taux Montant Dotations Reprises
N 15 000,00 20 % 2 166,67(1) 14 000,00 20 % 2 022,22(2) 144,45
N+1 15 000,00 20 %
-In 3 000,00 14 000,00 20 % 2 800,00 200,00
N+2 15 000,00 20 % 3 000,00 14 000,00 20 % 2 800,00 200,00
N+3 15 000,00 20 % 3 000,00 14 000,00 20 % 2 800,00 200,00
N+4 15 000,00 20 % 3 000,00 14 000,00 20 % 2 800,00 200,00
N+5 15 000,00 20 % 833,33(3) 14 000,00 20 % 777,78 55,55
15 000,00 14 000,00 1 000,00
(1) 15 000,00 × 0,2 × 260/360 = 4 083,33
(3) 3 000 – 2 166,67 = 833,33
(2) 14 000,00 × 0,2 × 260/360 = 2 022,22
(4) 2 800 – 2 022,22 = 777,78
m
Les amortissements économiquement justifiés sont ceux qui traduisent le plus fidèlement la
consommation des avantages économiques attendus (ici l’amortissement linéaire économique
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sur 5 ans).
Les amortissements fiscalement déductibles sont les amortissements autorisés par les textes
fiscaux (ici l’amortissement linéaire fiscal sur 5 ans).
Les amortissements dérogatoires représentent la différence entre les amortissements fiscale-
a
31/12/N
d°
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
Année N+1 :
31/12/N+1
d°
c
Selon inventaire
Années N+2, N+3 et N+4 : il convient de passer les mêmes écritures qu’en N+1
te
Année N+5 :
31/12/N+5
68725
Selon inventaire
-In
Dotations aux amortissements dérogatoires
d°
55,55
145 Amortissements dérogatoires 55,55
Selon inventaire
m
B. AMORTISSEMENT DÉGRESSIF FISCAL
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EXEMPLE APPLICATIF 10
L’entreprise CASTAING a fait l’acquisition d’un matériel industriel pour 20 000 € hors taxes le
a
10/06/2013. Sa valeur résiduelle est considérée comme négligeable. La mise en service a eu lieu le
20/06/2013. Le chef d’entreprise estime que l’amortissement économiquement justifié est l’amor-
tissement linéaire sur 5 ans. Étant donné que ce bien est éligible à l’amortissement dégressif, le
chef d’entreprise a décidé de mettre en œuvre le dispositif des amortissements dérogatoires.
Cn
Amortissement
Amortissement fiscalement Amortissements
économiquement justifié
Années déductible (Dégressif) (A) dérogatoires (A – B)
(Linéaire) (B)
Base Taux Montant Base Taux Montant Dotations Reprises
2013 20 000,00 35 % 4 083,33(1) 20 000,00 20 % 2 111,11(2) 1 972,22
2014 15 916,67 35 % 5 570,83 20 000,00 20 % 4 000,00 1 570,83
2015 10 345,84 35 % 3 621,04 20 000,00 20 % 4 000,00 378,96
2016 6 724,80 50 % 3 362,40 20 000,00 20 % 4 000,00 637,60
2017 3 362,40 100 % 3 362,40 20 000,00 20 % 4 000,00 637,60
2018 20 000,00 20 % 1 888,89 1 888,89
20 000,00 20 000,00 3 543,05 3 543,05
(1) 20 000,00 × 0,35 × 7/12 = 4 083,33
(2) 20 000,00 × 0,2 × 190/360 = 2 111,1111… arrondi à 2 111,11
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201191TDPA0314 45
Introduction à la comptabilité • Série 3
REMARQUE
L’amortissement dégressif permet de pratiquer des dotations plus élevées dans les premières
années de vie de l’immobilisation. Il est donc possible de conserver plus de ressources d’auto-
financement sous forme d’économies d’impôts supérieures. A contrario, en fin de vie, les
reprises sur amortissements vont générer des déséconomies d’impôt. Le système dégressif
permet donc d’obtenir un différé de paiement d’impôt et incite ainsi à un renouvellement accé-
léré des immobilisations. Le système linéaire permet, quant à lui, de réaliser des économies
d’impôts constantes sur toute la durée d’utilisation du bien.
EXEMPLE APPLICATIF 11
c
Le 10/09/N, l’entreprise MAUPAS a fait l’acquisition d’un matériel industriel pour un coût d’ac-
quisition de 40 000 € hors taxes. L’entreprise souhaite profiter des avantages fiscaux de l’amor-
tissement dégressif mais considère que l’amortissement économiquement justifié est
te
l’amortissement par unité d’œuvre, en l’occurrence le nombre de pièces qu’elle envisage de
fabriquer avec ce matériel pendant une durée d’utilisation de 5 ans, à savoir :
Amortissement économiquement
Amortissement fiscalement Amortissements
justifié (Fonction du nombre de
Années déductible (Dégressif) (A) dérogatoires (A – B)
pièces fabriquées) (B)
Base Taux Montant Base UO(1) Montant Dotations Reprises
m
N+1 40 000,00 35 % 4 666,67(2) 38 000,00 1 200 1 900,00(3) 2 766,67
N+2 35 333,33 35 % 12 366,67 38 000,00 5 000 7 916,67 4 450,00
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N+3 22 966,66 35 % 8 038,33 38 000,00 6 400 10 133,33 2 095,00
N+4 14 928,33 50 % 7 464,17 38 000,00 4 400 6 966,67 497,50
N+5 7 464,16 100 % 7 464,16 38 000,00 4 000 6 333,33 1 130,83
N+6 38 000,00 3 000 4 750,00 4 750,00
a
EXEMPLE APPLICATIF 12
L’entreprise JOFFROY a acquis le 01/04/N pour 4 000 € hors taxes un logiciel de gestion de la
relation client. Sa mise en service a eu lieu le 10/04/N. Le chef d’entreprise estime que l’amortis-
sement économiquement justifié est un amortissement linéaire sur 4 ans ; il souhaite cependant
utiliser la possibilité fiscale d’amortissement exceptionnel sur 12 mois qui lui est offerte.
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46
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
(1) 4 000 × 0,25 × 9/12 = 750,00 (amortissement à partir du jour d’acquisition)
(2) 1 000 – 750,00 = 250,00
te
REMARQUE
Comme l’amortissement dégressif, l’amortissement exceptionnel permet en fait d’obtenir un
différé de paiement d’impôts mais dans des proportions supérieures.
Le traitement comptable se fera ainsi :
Année N :
6811
-In 31/12/N
Dotations aux amortissements sur immobilisations
incorporelles et corporelles
750,00
Année N+1 :
31/12/N+1
a
Année N+2 :
31/12/N+2
6811 Dotations aux amortissements sur immobilisations 1 000,00
incorporelles et corporelles
2805 Amortissements des logiciels 1 000,00
Selon inventaire
d°
145 Amortissements dérogatoires 1 000,00
78725 Reprises sur amortissements dérogatoires 1 000,00
Selon inventaire
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201191TDPA0314 47
Introduction à la comptabilité • Série 3
Année N+3 :
31/12/N+3
d°
c
Selon inventaire
Année N+4 :
te
31/12/N+4
I. PRINCIPES
Une immobilisation corporelle est souvent composée de plusieurs éléments ayant chacun une
m
valeur significative. La valeur d’origine des immobilisations corporelles qui le nécessitent doit
donc être « éclatée » en composants.
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Les composants sont les éléments principaux de l’immobilisation qui doivent faire l’objet de
remplacements à intervalles réguliers et/ou qui ont des durées d’utilisation différentes de celle
de l’immobilisation dans son ensemble. Chaque composant a une durée d’amortissement
propre, différente de celle de la « structure » de l’immobilisation.
a
À ce propos, le PCG précise que lorsque des éléments constitutifs d’une immobilisation amortis-
sable sont exploités de façon indissociable, un plan d’amortissement unique est retenu pour
l’ensemble de ces éléments. Cependant, si dès l’origine un ou plusieurs de ces éléments ont chacun
Cn
des utilisations différentes ou procurent à l’entreprise des avantages économiques selon un rythme
différent de celui de l’immobilisation dans son ensemble, chaque élément est comptabilisé séparé-
ment et un plan d’amortissement propre à chacun de ces éléments doit être obligatoirement établi.
EXEMPLE
On peut par exemple « décomposer » une construction en trois composants en distinguant la
structure (durée d’utilisation estimée : 50 ans), les portes et fenêtres (durée d’utilisation esti-
mée : 20 ans) et l’ascenseur (durée d’utilisation estimée : 5 ans). Cette construction fera donc
l’objet de trois plans d’amortissement.
Le PCG précise également que les dépenses d’entretien faisant l’objet de programmes plurian-
nuels de grosses réparations ou de grandes révisions en application de lois, règlements ou de
pratiques constantes de l’entreprise, doivent être comptabilisées dès l’origine comme un com-
posant distinct de l’immobilisation, si aucune provision pour grosses réparations ou grandes
révisions n’a été constatée.
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48
UE 119 • Introduction à la comptabilité
REMARQUE
Cette vision est conforme à la définition de l’amortissement, en tant que répartition du coût
d’une immobilisation éligible sur sa durée d’utilisation. Si une immobilisation est composée
d’éléments dont la durée de vie est distincte, il est alors logique de procéder ainsi. L’autre
intérêt réside dans le fait que l’amortissement est une source d’autofinancement pour l’entre-
prise. Amortir chaque composant sur sa durée réelle d’utilisation contribue à générer la quan-
tité de liquidités nécessaire pour les renouveler (voir section 8).
II. EXEMPLES
c
EXEMPLE APPLICATIF 13
te
cifique pour un coût d’acquisition de 60 000 € hors taxes, TVA 20 %.
Certains accessoires de ce matériel devront être changés tous les deux ans afin de pouvoir
maintenir la qualité des produits. Leur valeur incluse dans le coût d’acquisition du matériel est
estimée à 6 000 €. Par ailleurs, les règles de sécurité propres à ce genre de matériel obligent à
réviser sa structure tous les 4 ans. La première révision programmée pour N+4 est estimée à
4 000 € hors taxes (valeur incluse dans le coût d’acquisition du matériel). La durée d’utilisation
de la structure est estimée à 8 ans.
-In
L’entreprise GERMAIN a donc « décomposé » cette immobilisation en trois composants :
Structure, Accessoires, Révision et a passé l’écriture ci-après :
15/09/N
Au 31/12/N, il a été décidé d’amortir ces composants en linéaire sur leur durée d’utilisation en
a
31/12/N
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201191TDPA0314 49
Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 14
Le 15 mars N, l’entreprise SYLVAN a reçu la facture n° 1475 relative à l’acquisition d’un matériel
industriel d’un montant de 120 000 € hors taxes (TVA 20 %). La mise en service a lieu le jour
même. La direction de l’entreprise a prévu une durée d’utilisation de 10 ans. Cependant, le
moteur doit être remplacé tous les 5 ans (valeur initiale : 30 000 €). Une grosse révision obliga-
toire doit être effectuée tous les 3 ans. Le contrat établi par le fournisseur pour cette grosse
révision évalue son montant à 12 000 € payables dans trois ans à l’issue de la prestation.
L’entreprise pratique l’amortissement linéaire économique calculé à partir des durées d’utilisa-
tion. La valeur résiduelle des différents composants est considérée comme nulle.
c
Hypothèse 1 : Cas où le programme pluriannuel de grande révision est traité comme
un composant
Les écritures comptables d’acquisition et d’inventaire seront les suivantes :
te
• Lors de l’acquisition le 15/03/N :
15/03/N
2154-1 Matériel industriel – Machine (120 000 – 30 000 – 12 000) 78 000,00
2154-2 Matériel industriel – Moteur 30 000,00
2154-3 Matériel industriel – Programme de révision 12 000,00
44562
404
-In
TVA sur immobilisations (120 000 × 0,2)
Fournisseurs d’immobilisations
Facture n° 1475
24 000,00
144 000,00
• À l’inventaire du 31/12/N :
31/12/N
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations… 14 091,67
m
28154-1 Amortissements du matériel industriel – Machine (1)6 175,00
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28154-3 Amortissements du matériel – Programme de révision (3)3 166,67
Selon inventaire
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50
UE 119 • Introduction à la comptabilité
15/04/N
c
• À l’inventaire du 31/12/N :
te
31/12/N
Cette provision sera reprise lors de la survenance des travaux puis renouvelée si le programme
est renouvelé.
• Lors du renouvellement du programme de révision le 15/03/N+3 :
a
15/03/N+3
d°
d°
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201191TDPA0314 51
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
fiscalement déductibles ;
• les composants dits de « deuxième catégorie », qui correspondent à des dépenses faisant
l’objet de programmes pluriannuels de gros entretien ou grandes révisions. Pour ces éléments,
te
l’entreprise peut comptabiliser des provisions4 ou des composants. Mais sur le plan fiscal,
les amortissements des composants de « deuxième catégorie » ne sont pas déductibles.
L’entreprise qui recherche l’optimisation fiscale a donc intérêt à enregistrer en charges les
dépenses faisant l’objet de programmes pluriannuels de gros entretien et à les provisionner.
L’administration fiscale a par ailleurs précisé que la valeur d’un composant doit être significative :
• Concernant sa valeur absolue : elle doit être de préférence supérieure ou égale à 500 € (un compo-
-In
sant dont la valeur unitaire hors taxes est inférieure à 500 € peut donc être comptabilisé en charges).
• Concernant sa valeur relative : elle doit être d’au moins 15 % de l’ensemble pour les biens
meubles et d’au moins 1 % pour les biens immeubles.
• Concernant son importance pour l’activité de l’entreprise : si l’entreprise utilise un grand nombre
d’éléments ayant le caractère de composant mais dont la valeur individuelle est inférieure aux
critères ci-dessus, elle pourra les identifier en tant que composant si cela est dans son intérêt.
EXEMPLE APPLICATIF 15
m
Une entreprise individuelle exerce une activité de commerce de détail de produits alimentaires.
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Elle acquiert un bac réfrigérant d’une valeur de 2 000 € dont la durée d’utilisation attendue est
de cinq ans. Toutefois, les ampoules électriques incorporées au bac, estimées à 300 €, devraient
être changées annuellement. Par ailleurs, le moteur, estimé à 1 000 €, devrait être remplacé au
bout de trois ans :
• les ampoules électriques correspondent à 15 % de la valeur du bac ; toutefois, compte tenu
a
de leur faible valeur et de la courte durée d’utilisation prévue, elles ne seront pas considérées
comme un composant ;
• le moteur correspond à 50 % de la valeur du bac ; sa valeur dépasse 500 €. Compte tenu de
ces critères, cet élément devra être identifié comme un élément principal susceptible d’être
Cn
qualifié de composant.
EXEMPLE APPLICATIF 16
Une entreprise ayant une activité de location de longue durée de voitures constate que les pneus
des véhicules loués doivent être remplacés tous les deux ans. L’équipement en pneus d’un véhi-
cule pris isolément a une valeur de 400 €. Cette valeur représente moins de 15 % de la valeur
des véhicules acquis neufs et, appréciée unitairement, est inférieure à 500 €, ce qui pourrait
permettre de considérer que ces pneus ne constituent pas un composant. Cependant, le coût
de remplacement des pneus est significatif compte tenu du volume de la flotte louée, et l’entre-
prise choisit à ce titre d’identifier un composant.
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52
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Enfin, l’administration fiscale a précisé que la durée d’utilisation d’un composant doit être sensi-
blement inférieure à celle de la structure ; elle admet donc que les éléments dont la durée est
égale ou supérieure à 80 % de la durée d’utilisation de l’immobilisation prise dans son ensemble
ne soient pas identifiés en tant que composants.
c
modification de la base amortissable.
te
Toute modification significative de l’utilisation prévue d’une immobilisation amortissable entraîne
une révision prospective de son plan d’amortissement. Les amortissements déjà constatés ne
sont pas modifiés, seules les annuités futures sont concernées.
EXEMPLE APPLICATIF 17
-In
Un matériel industriel est acquis et mis en service le 01/01/N pour 20 000 € hors taxes. Son plan
d’amortissement initial prévoyait une utilisation sur 5 ans selon le mode linéaire. Sa valeur rési-
duelle est considérée comme nulle.
La demande adressée à l’entreprise s’étant fortement développée, il a été décidé au bout de
2 ans, que l’exploitation de ce matériel ne durerait que 2 années supplémentaires (au lieu de 3).
La valeur résiduelle à l’issue du plan d’amortissement révisé est considérée comme nulle.
Le suivi comptable des modifications du plan d’amortissement peut être effectué avec le tableau
m
ci-après :
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201191TDPA0314 53
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
ment le résultat de l’exercice d’acquisition et aucunement les exercices suivants alors que ceux-
ci ont également bénéficié de cet actif et ont contribué à le « consommer ». L’amortissement
permet donc de respecter le principe comptable d’indépendance des exercices.
te
Les dotations aux amortissements sont des charges calculées. Cela signifie qu’elles ne donnent
lieu à aucun décaissement, mais qu’en tant que charges elles contribuent à minimiser le résultat
de l’entreprise qui sert lui-même de base de calcul à l’impôt sur les bénéfices.
En minimisant le résultat, les dotations aux amortissements réduisent la base de calcul de l’im-
pôt sur les sociétés et les possibilités de distribution des bénéfices aux associés. Les économies
d’impôt et de distributions de bénéfices ainsi réalisées pourront servir de ressources d’autofi-
-In
nancement destinées à participer au financement du renouvellement des immobilisations.
L’amortissement est par ailleurs un « correcteur d’évaluation » dans la mesure où il permet de
contribuer à l’objectif d’image fidèle que doivent donner les comptes.
On peut résumer le rôle de l’amortissement dans le schéma ci-après :
Rôle de l’amortissement
m
Disposition légale visant à
stimuler l’investissement
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Technique permettant d’étaler Technique permettant de Technique permettant de
le coût d’une immobilisation constituer des ressources respecter le principe
sur sa durée d’utilisation d’autofinancement pour comptable fondamental de
a
L’amortissement contribue donc à un « lissage » des résultats de l’entreprise, plus propice à une
juste interprétation financière de ses performances économiques.
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54
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Elle est calculée à partir des estimations des avantages économiques futurs attendus.
Autrement dit, par référence aux flux nets de trésorerie attendus.
Dans la pratique, la valeur d’usage peut s’avérer délicate à évaluer. On peut donc supposer
que l’entreprise retiendra le plus souvent la valeur vénale comme valeur actuelle, dans la
te
mesure où il existe un marché des biens d’occasion5.
À l’inventaire, lorsqu’un indice de perte de valeur est détecté, l’entreprise doit procéder à un test
-In
de dépréciation. Concrètement, cela consiste à comparer la valeur actuelle de l’immobilisation à
sa valeur nette comptable. Le test peut cependant révéler ou ne pas révéler de dépréciation ainsi
que le montre le schéma ci-après :
Non
a
Oui
RAPPEL
La valeur actuelle est de la valeur vénale ou de la valeur d’usage celle qui est la plus élevée.
5. Une grande diversité des marchés des biens déjà utilisés est constatée. Certains marchés sont bien orga-
nisés et actifs (immobilier, véhicules…), d’autres sont atones ou quasi inexistants (matériel informatique).
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201191TDPA0314 55
Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 18
Un matériel industriel d’un montant de 50 000 € hors taxes a été mis en service le 01/01/N. Il fait
l’objet d’un amortissement linéaire sur 5 ans. Fin N+1, l’entreprise constate que les performances
de ce matériel sont moins importantes que prévu. Un expert consulté sur le problème a estimé
la valeur vénale de cette machine à 26 000 € au 31/12/N+1. Pour déterminer sa valeur d’usage
au 31/12/N+1, l’entreprise a fait les prévisions suivantes actualisées au taux de 7 % :
c
Valeur d’usage = Somme des flux nets de trésorerie actualisés 25 308,58
On constate que la valeur vénale de ce matériel est supérieure à sa valeur d’usage. La valeur
actuelle de ce bien est donc sa valeur vénale.
te
Sachant qu’au 31/12/N+1 ce bien a fait l’objet de deux annuités d’amortissement, sa VNC au
31/12/N+1 est de 50 000 × 3/5 = 30 000 €.
Au 31/12/N+1, ce bien doit faire l’objet d’une dépréciation de 30 000 € – 26 000 € = 4 000 €.
-In
Section 3. La dépréciation des immobilisations
ou corporelles non amortissables
incorporelles
EXEMPLE APPLICATIF 19
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Au 31/12/N–1, ce constat s’est traduit par l’enregistrement comptable suivant :
31/12/N–1
6816 Dotations aux dépréciations des immobilisations 18 000,00
a
incorporelles et corporelles
2911 Dépréciations des terrains 18 000,00
Selon inventaire (60 000 – 42 000)
Cn
6. La valeur nette comptable d’une immobilisation non amortissable est égale à sa valeur d’origine.
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56
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
c
EXEMPLE APPLICATIF 20
te
à 200 000 €. Cet actif incorporel avait été acquis pour 240 000 € en N–5.
Au 31/12/N–1, ce constat s’est traduit par l’enregistrement comptable suivant :
31/12/N–1
Lors de l’inventaire de l’exercice N, il est constaté que le projet est de moins grande envergure
que prévu ; l’entreprise MAUREL estime alors la valeur actuelle de son fonds commercial à
222 000 €.
Au 31/12/N, ce constat doit se traduire par l’enregistrement comptable suivant :
m
31/12/N
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REMARQUE
Le PCG laisse aux entreprises la possibilité d’utiliser les comptes « 6876 Dotations pour dépré-
ciations exceptionnelles » et « 7876 Reprises pour dépréciations exceptionnelles » pour
constater et ajuster les dépréciations considérées comme exceptionnelles en raison de leur
montant.
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201191TDPA0314 57
Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 21
L’entreprise ASTIER a acheté et mis en service un matériel industriel le 01/09/N. Le prix d’achat
de ce bien s’élève à 12 000 €. Au 31/12/N, il a été décidé d’amortir ce bien. Il fait l’objet d’un
amortissement linéaire sur 5 ans. Sa valeur résiduelle est considérée comme nulle.
On suppose que ce bien fera l’objet à l’inventaire de tests de dépréciation qui révéleront les
valeurs actuelles suivantes :
c
Années (Fin) Valeur actuelle
N 11 200 €
N+1 8 600 €
te
N+2 6 500 €
N+3 4 000 €
N+4 1 600 €
N+5 0 €
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Le suivi des modifications du plan d’amortissement et de la dépréciation de l’immobilisation
peut être réalisé à l’aide du tableau ci-après :
REMARQUE
La VNC prévue par le plan d’origine constitue une VNC plafond.
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58
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
• La VNC de fin d’exercice retenue est calculée ainsi :
• VNC fin retenue = Valeur d’origine – Amortissements cumulés – Dépréciation cumulée
• La VNC fin d’exercice retenue devient la base amortissable de l’exercice suivant.
La base amortissable est la VNC de fin d’exercice précédent ; en conséquence :
te
• Il faut constater une dotation aux amortissements proportionnelle à la durée restant à couvrir
(44 mois dans notre exemple, décomptés du 1er janvier N+2 au 1er septembre N+5).
La valeur actuelle estimée (6 500 €) est supérieure à la VNC prévue par le plan d’origine
(6 400 €) ; en conséquence :
• La VNC du plan d’origine constituant une VNC plafond, c’est elle qui doit être retenue.
N+2 • On doit donc contrôler que :
Valeur d’origine – Amortissements cumulés – Dépréciation cumulée = VNC fin retenue.
-In
12 000 – 5 545 – Dépréciation cumulée = 6 400
D’où : Dépréciation cumulée = 55
Il est donc nécessaire d’ajuster la dépréciation par une reprise de 200 – 55 = 145 pour
ramener la dépréciation à 55.
– La VNC fin retenue devient la base amortissable de l’exercice suivant.
La base amortissable est la VNC de fin d’exercice précédent ; en conséquence :
• Il faut constater une dotation aux amortissements proportionnelle à la durée restant à couvrir
(32 mois dans notre exemple, décomptés du 1er janvier N+3 au 1er septembre N+5).
La valeur actuelle estimée (4 000 €) est égale à la VNC prévue par le plan d’amortissement
d’origine (4 000 €) ; en conséquence :
m
N+3 • La VNC du plan d’origine constituant une VNC plafond, c’est elle qui doit être retenue.
• On doit donc contrôler que :
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• Il faut constater une dotation aux amortissements proportionnelle à la durée restant à couvrir
(20 mois dans notre exemple, décomptés du 1er janvier N+4 au 1er septembre N+5).
La valeur actuelle estimée (1 600 €) est égale à la VNC prévue par le plan d’amortissement
d’origine (1 600 €) ; en conséquence :
Cn
N+4 • La VNC du plan d’origine constituant une VNC plafond, c’est elle qui doit être retenue.
• On doit donc contrôler que :
Valeur d’origine – Amortissements cumulés – Dépréciation cumulée = VNC fin retenue
12 000 – 10 345 – Dépréciation cumulée = 1 600
D’où : Dépréciation cumulée = 55
Il n’est donc pas nécessaire d’ajuster la dépréciation.
La base amortissable est la VNC de fin d’exercice précédent ; en conséquence :
• Il faut constater une dotation aux amortissements proportionnelle à la durée restant à couvrir
(8 mois dans notre exemple, décomptés du 1er janvier N+5 au 1er septembre N+5).
La valeur actuelle estimée (0) est égale à la VNC prévue par le plan d’amortissement
d’origine (0) ; en conséquence :
N+5 • La VNC du plan d’origine constituant une VNC plafond, c’est elle qui doit être retenue.
• On doit donc contrôler que :
Valeur d’origine – Amortissements cumulés – Dépréciation cumulée = VNC fin retenue
12 000 – 11 945 – Dépréciation cumulée = 0
D’où : Dépréciation cumulée = 55
Il n’est donc pas nécessaire d’ajuster la dépréciation.
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201191TDPA0314 59
Introduction à la comptabilité • Série 3
31/12/N
31/12/N+1
c
28154 Amortissements du matériel industriel 2 400,00
Selon inventaire
d°
te
6816 Dotations aux dépréciations des immobilisations 200,00
incorporelles et corporelles
29154 Dépréciations du matériel industriel 200,00
Selon inventaire
-In 31/12/N+2
d°
Document de travail réservé aux élèves de l’Intec – Toute reproduction sans autorisation est interdite
31/12/N+3
Selon inventaire
31/12/N+4
incorporelles et corporelles
28154 Amortissements du matériel industriel 2 400,00
Selon inventaire
31/12/N+5
Ce genre de situation nécessite également la constatation d’écritures pour des raisons purement
fiscales, que nous ne traiterons pas dans cette UE (hors programme) mais qui seront vues en
comptabilité approfondie.
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60
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
dans les documents de synthèse
te
Section 1. Au niveau du compte de résultat
Le compte de résultat recense les dotations et les reprises de l’exercice. Il s’agit de charges et
de produits calculés qui auront un impact direct sur le niveau du résultat.
-In DÉBIT Compte de résultat au 31/12/N CRÉDIT
Exercice Exercice Exercice Exercice
Charges Produits
N N–1 N N–1
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
(Comptes 60 à 65 + 681) (Comptes 70
à 75 + 781 + 791)
Dotations
aux amortissements Reprises sur
des immobilisations… × × amortissements
(Compte 6811) et dépréciations × ×
Dotations aux dépréciations (Comptes 7811 et 7816).
m
des immobilisations… × ×
(Compte 6816)
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amortissements × × sur amortissements × ×
dérogatoires dérogatoires
(Compte 68725) (Compte 78725)
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201191TDPA0314 61
Introduction à la comptabilité • Série 3
I. À L’ACTIF
Les amortissements cumulés et les dépréciations cumulées sont des actifs soustractifs car ils
sont « correcteurs de valeur » :
c
ACTIF IMMOBILISÉ
Immob. incorp. × × × ×
te
Immob. corp. × × × ×
Valeur d'origine
-In
Amortissements et dépréciations cumulés
au 31/12/N après inventaire
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II. AU PASSIF
Les amortissements dérogatoires sont assimilés à des capitaux propres car ils permettent de
renforcer les ressources de financement interne :
a
CAPITAUX PROPRES
Capital
Réserves
Résultat de l’exercice
Report à nouveau
Subventions d’investissement
Amortissements dérogatoires(1) × ×
(1) Les amortissements dérogatoires sont, en fait, regroupés avec les provisions réglementées dans une rubrique appelée « Provisions
réglementées ».
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62
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Immobilisations corporelles
Immobilisations financières
TOTAL
Les amortissements cumulés à la fin de l’exercice sont égaux à la somme algébrique des colonnes
te
précédentes (A + B – C = D).
Les amortissements cumulés à la fin de l’exercice sont égaux à la somme algébrique des colonnes
précédentes (A + B – C = D).
Stocks
Créances
TOTAL
Le montant des dépréciations à la fin de l’exercice est égal à la somme algébrique des colonnes précédentes
Cn
L’annexe doit par ailleurs comporter les informations suivantes, dès lors qu’elles sont significa-
tives :
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201191TDPA0314 63
Introduction à la comptabilité • Série 3
• en cas de comptabilisation séparée des différents éléments d’un actif du fait d’utilisations dif-
férentes, indication de la valeur brute, de l’utilisation ou du taux d’amortissement et du mode
d’amortissement utilisé pour chacun des éléments.
c
si la valeur d’usage est retenue, les modalités de détermination de celle-ci ;
• le(s) poste(s) du compte de résultat dans le(s)quel(s) est incluse la dotation ;
• les événements et circonstances qui ont conduit à comptabiliser ou à reprendre la déprécia-
tion.
te
III. CONCERNANT LE RAPPROCHEMENT ENTRE LES VALEURS COMPTABLES
À L’OUVERTURE ET À LA CLÔTURE DE L’EXERCICE
Un rapprochement entre les valeurs comptables à l’ouverture et à la clôture de l’exercice doit
faire apparaître :
-In
• les amortissements comptabilisés au cours de l’exercice ;
• les dépréciations comptabilisées au cours de l’exercice ;
• les dépréciations reprises au cours de l’exercice.
En outre, pour chaque catégorie d’actifs, corporels et incorporels, une information est fournie
sur la valeur brute comptable et le cumul des amortissements (regroupé avec le cumul des
dépréciations) à l’ouverture et à la clôture de l’exercice.
m
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Titre 4. La dépréciation des autres
éléments d’actif et les provisions
a
placement) peuvent à la clôture avoir une valeur inférieure à leur valeur d’entrée dans le patri-
moine de l’entreprise. Si cette perte de valeur résulte de causes dont les effets ne sont pas jugés
irréversibles, il faut alors comptabiliser cette dépréciation.
Par ailleurs, à la date de clôture, des événements déjà survenus ou en cours sont susceptibles
d’occasionner une sortie de ressources (et donc un passif externe) dont l’échéance et le montant
ne peuvent toutefois pas être fixés de façon précise. C’est le cas des dépenses que l’entreprise
risque d’avoir à supporter à plus ou moins long terme à la suite de litiges en cours, de garanties
données aux clients, de la mise en place de plans d’abandon ou de restructuration d’activités.
Ces passifs externes doivent être comptabilisés au bilan sous forme de provisions pour risques
et charges.
Même en cas d’absence ou d’insuffisance de bénéfice, il faut obligatoirement constater les dépré-
ciations et les provisions pour risques et charges nécessaires. Il faut les rapporter au résultat
quand les raisons qui les ont motivées ont cessé d’exister. Ces régularisations permettent de res-
pecter les principes comptables de prudence et d’indépendance des exercices, en corrigeant les
valeurs patrimoniales inscrites au bilan (en effet, les « dépréciations » constatent une diminution
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64
UE 119 • Introduction à la comptabilité
d’ACTIF et les « provisions pour risques et charges », une augmentation de PASSIF). Plus large-
ment, elles contribuent à l’objectif d’image fidèle que les comptes se doivent de donner.
Enfin, les dotations aux dépréciations ou aux provisions pour risques et charges constituent des
charges calculées ; elles ne donnent lieu à aucun décaissement mais contribuent à minimiser le
résultat. L’entreprise réalise alors des économies d’impôts (et donc de trésorerie) et des écono-
mies de distribution de bénéfices qui peuvent servir de ressources d’autofinancement.
Une autre catégorie de provisions appelées « Provisions réglementées » est prévue par le
PCG. Il s’agit en fait de provisions ne correspondant pas à l’objet normal d’une provision (consta-
ter un passif qui comporte une part d’incertitude quant à son échéance et à son montant) mais
comptabilisées comme telles de façon à faire bénéficier l’entreprise d’un différé de paiement
d’impôts.
c
Chapitre 1. La dépréciation
te
des autres éléments d’actif
Outre les immobilisations incorporelles ou corporelles, les dépréciations peuvent être constatées
sur les éléments d’actif suivants :
• les immobilisations financières :
–– titres de participations,
–– titres immobilisés autres que les TIAP,
-In
–– titres immobilisés de l’activité de portefeuille (TIAP),
–– les prêts,
–– les dépôts et cautionnements versés ;
• les stocks ;
• les créances ;
• les valeurs mobilières de placement.
À la clôture de l’exercice, leur valeur nette comptable (VNC) est comparée à leur valeur actuelle :
m
• si la valeur actuelle est supérieure à la VNC, la plus-value latente, au nom du principe de pru-
dence, n’est pas constatée en comptabilité ;
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• si la valeur actuelle est inférieure à la VNC, la moins-value latente (car résultant de causes dont
les effets ne sont pas jugés irréversibles) est constatée en comptabilité grâce à la dotation
d’une dépréciation.
À l’inventaire des exercices suivants, la VNC des actifs concernés est toujours comparée à leur
a
valeur actuelle et la dépréciation est ajustée en conséquence par l’intermédiaire d’une dotation
ou d’une reprise.
Section 1. La
Cn
I. PRINCIPE
À l’inventaire, il y a lieu de comparer la valeur d’entrée (prix d’acquisition) des titres possédés avec
leur valeur d’inventaire (valeur actuelle). La valeur d’inventaire des titres est déterminée de la sorte :
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201191TDPA0314 65
Introduction à la comptabilité • Série 3
Cette comparaison a pour objectif de mettre en évidence, pour chaque catégorie de titres (titres
émis par une même société et conférant les mêmes droits), l’absence ou la présence d’une plus-
value ou moins-value latente (gain ou perte qui serait réalisée si l’on vendait les titres).
Si la comparaison entre la valeur d’entrée et la valeur d’inventaire fait apparaître une plus-value
latente, celle-ci, en vertu du principe de prudence, ne doit pas être prise en compte en comptabilité.
Si une dépréciation a été constatée lors de l’inventaire précédent, il faut l’annuler.
Si la comparaison entre la valeur d’entrée et la valeur d’inventaire fait apparaître une moins-value
latente, celle-ci, toujours en vertu du principe de prudence, doit donner lieu à l’enregistrement d’une
dépréciation. Si une dépréciation a été constituée lors de l’inventaire précédent, il faut l’ajuster.
c
IMPORTANT
Les plus-values latentes et moins-values latentes sur des titres de catégories différentes ne
doivent pas être compensées. En principe, les exceptions seront étudiées dans l’UE de comp-
te
tabilité approfondie.
Les plus-values latentes et moins-values latentes sur des titres de même catégorie achetés à
des dates différentes peuvent être compensées.
Au 31/12/N, l’inventaire des titres dans l’entreprise DELAGE donne les renseignements suivants :
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PINAULT Cpte 503 06/10/N 40 200 € 180 €
(20 × 240) + (12 × 200)
(1) = 225
(20 + 12)
a
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66
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Au 31/12/N, cet inventaire s’est traduit par les enregistrements comptables suivants :
31/12/N
68662 Dotations aux dépréciations des éléments financiers 1 000,00
2961 Dépréciations des titres de participation 1 000,00
Selon inventaire (Titres AMG)
d°
2971 Dépréciations des titres immobilisés (droit 1 200,00
de propriété)
78662 Reprises sur dépréciations des éléments financiers 1 200,00
Selon inventaire (Titres AXA : dépréciation sans objet)
c
d°
2972 Dépréciations des titres immobilisés (droit de créance) 900,00
78662 Reprises sur dépréciations des éléments financiers 900,00
te
Selon inventaire (Titres AXA : dépréciation sans objet)
d°
68665 Dotations aux dépréciations des VMP 800,00
5903 Dépréciations des VMP (actions) 800,00
Selon inventaire (Titres PINAULT : réduction
-In
de la dépréciation)
I. PRINCIPE
m
RAPPEL
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Cette valeur appelée valeur d’entrée doit être comparée à la valeur d’inventaire (valeur actuelle)
qui peut tenir compte du prix du marché et des perspectives de ventes.
Si, à l’inventaire, la valeur actuelle des stocks est inférieure à leur valeur d’entrée, il faut constater
Cn
REMARQUE
Il est généralement admis que la dépréciation des stocks relève du niveau Exploitation
lorsqu’elle résulte de variation de cours, de saisonnalité des ventes, d’aléas de manipulation
ou de stockage. Les ajustements s’enregistrent alors en 68173 ou 78173. En revanche, si la
dépréciation résulte de causes accidentelles (inondation, incendie, etc.), elle relève du niveau
Exceptionnel et les ajustements s’enregistrent en 6876 et 7876.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
II. EXEMPLE
EXEMPLE APPLICATIF 23
Au 31/12/N avant inventaire, les données relatives aux stocks et en-cours dans l’entreprise
OLLIER sont les suivantes :
c
3910 Dépréciations des stocks de matières premières 3 000,00
331 Produits en cours 35 000,00
355 Stocks de produits finis 110 000,00
3955 Dépréciations des stocks de produits finis 2 000,00
te
370 Stocks de marchandises 40 000,00
Le gestionnaire des stocks a par ailleurs communiqué au service comptable les renseignements
ci-après :
• Stock final de matières premières : 70 000 €.
• Stock final de produits en cours : 38 000 €.
-In
• Stock final de produits finis : 80 000 €.
• Stock final de marchandises : 50 000 €.
• Certains lots de produits finis sont détériorés, il y a lieu de porter la dépréciation à 3 000 €.
• Certains lots de marchandises ont également subi une détérioration estimée à 1 500 €.
Il est précisé que les variations de stocks n’ont pas encore été enregistrées.
Au 31/12/N, il faut donc enregistrer les régularisations ci-après :
31/12/N
m
60310 Variation des stocks de matières premières 90 000,00
60370 Variation des stocks de marchandises 40 000,00
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71331 Variation des produits en cours 35 000,00
71355 Variation des stocks de produits finis 110 000,00
310 Stocks de matières premières 90 000,00
370 Stocks de marchandises 40 000,00
a
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68
UE 119 • Introduction à la comptabilité
d°
REMARQUE
La balance après inventaire contiendra donc les données relatives aux stocks finaux et à leurs
c
dépréciations.
te
Section 3. La dépréciation des créances
I. PRINCIPE
À l’inventaire, il faut examiner les créances en comparant leur valeur nominale et leur valeur pro-
bable de recouvrement, de manière à repérer celles qui sont douteuses ou litigieuses et celles
-In
qui sont irrécouvrables. Il faut ensuite procéder aux régularisations nécessaires.
• Une créance est douteuse lorsque son recouvrement est incertain en raison des difficultés
financières du débiteur.
• Une créance est litigieuse lorsqu’elle est contestée par le débiteur et que son recouvrement
devient de ce fait incertain.
• Une créance devient irrécouvrable lorsque le débiteur est insolvable.
II. EXEMPLES
m
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EXEMPLE APPLICATIF 24
Au 31/12/N, l’inventaire des créances dans l’entreprise BOURDON donne les renseignements
suivants :
a
Par ailleurs, trois autres clients subissent des difficultés au cours de l’exercice N :
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201191TDPA0314 69
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
3 840,00 2 400,00 11 400,00 2 280,00
(1) Les provisions doivent être calculées sur les créances hors taxes nettes de règlement partiel.
(2) 9 600,00 – 3 000,00 = 6 600,00
te
Au 31/12/N, il faut donc enregistrer les régularisations ci-après :
31/12/N
416 Clients douteux(1) 11 160,00
411 Clients 11 160,00
Selon inventaire :
68174
491
-In
DUPUY (7 560,00 TTC) + MERCIER (3 600,00 TTC)
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d°
654 Pertes sur créances irrécouvrables(2) 11 400,00
a
Selon inventaire
Cn
(1) Seules les créances clients qui font l’objet d’une provision pour la première fois doivent être inscrites dans le compte clients douteux
au 31/12/N. Ceux qui ont fait l’objet d’une dépréciation lors de l’inventaire de l’année précédente sont déjà inscrits dans le compte 416.
(2) Si le montant des créances irrécouvrables est jugé exceptionnellement élevé, l’entreprise peut débiter le compte « 6714 Créances
devenues irrécouvrables dans l’exercice ».
(3) Ou 44551 TVA à décaisser
(4) MORIN TTC
(5) DUBOIS TTC
EXEMPLE APPLICATIF 25
Cas particulier des créances comptabilisées comme irrécouvrables et qui ont finalement été
partiellement ou totalement réglées par le débiteur :
À l’inventaire du 31/12/N, dans l’entreprise BEALIEU, il est constaté qu’une créance de 4 800 €
TTC (TVA 20 %) sur le client GAUBERT, considérée comme irrécouvrable au 31/12/N–1, a
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70
UE 119 • Introduction à la comptabilité
finalement fait l’objet d’un règlement partiel de 1 800 € au cours de l’exercice N. Le comptable a
passé l’écriture suivante :
Courant N
512 Banque 1 800,00
471 Compte d’attente 1 800,00
Client GAUBERT (règlement partiel)
c
471 Compte d’attente 1 800,00
7714 Rentrées sur créances amorties 1 500,00
44571 TVA collectée 300,00
Pour régularisation
te
REMARQUE
L’enregistrement du produit lors de la réception du chèque est possible s’il n’y a aucune
ambiguïté.
-In
III. CAS PARTICULIER : L’ABANDON DE CRÉANCE INITIALE À CARACTÈRE
COMMERCIAL
Une telle situation se produit lorsqu’un fournisseur souhaite aider un client (autre entreprise) en
difficultés temporaires. L’abandon de créances peut permettre d’éviter la liquidation du client et
favoriser ainsi la reprise des affaires entre les deux partenaires.
m
L’entreprise bénéficiaire doit adresser à celle qui consent l’abandon une facture mentionnant la
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TVA. La facture peut alors être déduite par l’entreprise qui consent l’abandon à condition que
l’intérêt commercial de l’opération soit justifié.
EXEMPLE APPLICATIF 26
a
L’entreprise DUPONT a vendu le 20/03/N des marchandises (facture n° 625) pour 1 000 € hors
taxes (TVA 20 %) à l’entreprise DURAND. Le 31/05/N, l’entreprise DUPONT abandonne sa
créance sur l’entreprise DURAND qui lui adresse alors la facture n° 154 correspondante ; cet
abandon est commercialement justifié.
Cn
Comptabilité de DUPONT
20/03/N
411 Clients 1 200,00
707 Ventes de marchandises 1 000,00
44571 TVA collectée 200,00
Facture n° 625
31/05/N
678 Autres charges exceptionnelles 1 000,00
44566 TVA sur autres biens et services 200,00
411 Clients 1 200,00
Facture n° 154
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Introduction à la comptabilité • Série 3
Comptabilité de DURAND
20/03/N
31/05/N
c
44571 TVA collectée 200,00
Facture n° 154
te
Chapitre 2. Les provisions pour risques et charges
Section 1. Principes
IMPORTANT
-In
La définition et le champ d’application des provisions pour risques et charges ont été profon-
dément modifiés par un arrêté de 2001 portant homologation du règlement CRC 2000-06 rela-
tif aux passifs, inspiré de la norme IAS 37, et auquel il faut se référer pour la constitution de ce
type de provision depuis le 1er janvier 2002.
m
Les provisions pour risques et charges (comme les dépréciations d’éléments d’actif) ont pour
mission de constater une diminution de la valeur du patrimoine. Cependant, cette diminution ne
provient pas d’une baisse de valeur d’un actif mais, au contraire, d’un accroissement de passif
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externe que des événements survenus ou en cours à la clôture de l’exercice rendent probable.
Toutefois, contrairement à une dette qui constitue un passif certain, une provision pour risques
et charges est un passif dont l’échéance ou le montant n’est pas fixé de façon précise.
Pour pouvoir être comptabilisée, une provision pour risques et charges doit répondre à la défini-
a
tion du PCG relative aux passifs : « Un passif est un élément du patrimoine ayant une valeur
économique négative pour l’entité, c’est-à-dire une obligation de l’entreprise à l’égard d’un tiers
dont il est probable ou certain qu’elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce
tiers, sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci. »
Cn
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
EXEMPLES
Révision périodique des avions, révision périodique des coques de navires, révision pério-
dique des installations industrielles complexes.
Pour faire face à ces dépenses importantes, les entreprises peuvent doter des provisions, à la
clôture de chacun des exercices inclus dans la période séparant deux révisions. Cette pratique
permet d’étaler la constatation comptable de charges sur plusieurs exercices antérieurs à celui
au cours duquel ces charges seront engagées.
REMARQUE
c
Pour le traitement de ces dépenses de gros entretien ou de grandes révisions, le PCG prévoit
également une autre méthode de comptabilisation qui consiste à les enregistrer comme
composant de l’immobilisation. Ce composant fait alors l’objet d’un amortissement spécifique
sur la durée séparant deux grandes révisions. (Cf. Titre 3, chapitre 1, section 7)
te
LES COMPTES PROPOSÉS PAR LE PCG
Selon la nature de l’événement générateur de passif externe, on utilisera les comptes suivants
pour constater, ajuster ou annuler une provision pour risques et charges :
6815. Dotations aux provisions pour risques et charges d’exploitation
Opération d’exploitation
Opération financière
Opération exceptionnelle
-In
7815. Reprises sur provisions pour risques et charges d’exploitation
6865. Dotations aux provisions pour risques et charges financiers
7865. Reprises sur provisions pour risques et charges financiers
6875. Dotations aux provisions pour risques et charges exceptionnels
7875. Reprises sur provisions pour risques et charges exceptionnels
Les provisions proprement dites seront inscrites dans les subdivisions du compte 15. Provisions
pour risques et charges afin d’augmenter le passif externe de l’entreprise :
151. Provisions pour risques
m
1511. Provisions pour litiges
Concerne les risques pécuniaires d’indemnités, de dommages et intérêts, et de frais de procès
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qui résultent de procès en cours ou en appel avec des clients fournisseurs, salariés…
1512. Provisions pour garanties données aux clients
Concerne les dépenses susceptibles d’être engagées par l’entreprise du fait des garanties
données aux clients. L’évaluation doit s’appuyer sur des statiques propres à l’entreprise.
a
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Introduction à la comptabilité • Série 3
Section 2. Exemples
c
I. CAS DES PROVISIONS POUR LITIGES
EXEMPLE APPLICATIF 27
te
À l’inventaire du 31/12/N–1, l’entreprise PRADEAU a constaté qu’un litige avec un salarié est en
cours et qu’il y a lieu de prévoir le versement d’une indemnité estimée à 5 000 €.
Au 31/12/N–1, l’écriture de régularisation sera donc enregistrée :
31/12/N–1
6815
1511
-In
Dotations aux provisions pour risques et charges
d’exploitation
Provisions pour litiges
5 000,00
5 000,00
Selon inventaire
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Courant N
Courant N
Cn
31/12/N
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74
UE 119 • Introduction à la comptabilité
EXEMPLE APPLICATIF 28
Dans l’entreprise BRASSARD, les produits vendus sont garantis un an en cas de défaillance.
Compte tenu des pratiques de son secteur d’activité, elle estime le coût futur de ces garanties à
5 % de son chiffre d’affaires annuel. On dispose des données suivantes :
• chiffre d’affaires N : 600 000 € ;
• chiffre d’affaires N+1 : 700 000 €.
Au 31/12/N, l’écriture de régularisation ci-après sera donc enregistrée :
c
31/12/N
te
1512 Provisions pour garanties données aux clients 30 000,00
Selon inventaire (600 000 × 5 %)
Courant N+1, les travaux relatifs aux garanties données aux clients se sont élevés à 29 000 €.
Au 31/12/N+1, il convient de passer les écritures de régularisation ci-après :
1512
-In 31/12/N+1
d°
RAPPEL
Cn
Tout au long de l’exercice comptable, les opérations libellées en monnaie étrangère (achats,
ventes, emprunts, prêts) doivent être converties et comptabilisées en euros sur la base du
dernier cours du change. Les cours de change à utiliser sont, pour les devises cotées, les
cours indicatifs de la Banque de France publiés au Journal officiel, et pour les autres devises
les cours moyens mensuels établis par la Banque de France (PCG, art. 341-1).
À l’inventaire, les créances et les dettes libellées à l’origine en monnaie étrangère déjà converties
en euro doivent à nouveau faire l’objet d’une conversion sur la base du dernier cours de change.
MODALITÉS PRATIQUES
Si le taux de change est exprimé en devises pour 1 euro, il faut diviser le montant en devises
par le taux de change pour obtenir sa valeur en euros. A contrario, s’il est exprimé en euros
pour 1 unité de devise, il faut alors multiplier le montant en devises par le taux de change pour
obtenir sa valeur en euros.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 29
c
créance ou à la diminution de la valeur d’une dette.
te
(gain latent) Créditer : 477. Différences de conversion – Passif
Diminuer une créance Débiter : 476. Différences de conversion – Actif
(perte latente)
Créditer : 411. Clients ou 274. Prêts
Augmenter une dette Débiter : 476. Différences de conversion – Actif
(perte latente) -In Créditer : 401. Fournisseurs ou 164. Emprunts…
Débiter : 401. Fournisseurs ou 404. Fournisseurs
Diminuer une dette
d’immobilisations ou 164. Emprunts…
(gain latent)
Créditer : 477. Différences de conversion – Passif
En application du principe de prudence, les pertes de change latentes doivent faire l’objet d’une
provision pour risques. L’entreprise doit en effet prendre en compte le risque de subir une perte
de change, du fait de la variation du cours des devises.
m
EXEMPLE APPLICATIF 30
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6 % remboursable par amortissement constant sur 4 ans. La première échéance devra être
réglée le 01/09/N+1. Le taux de change a été le suivant :
• Le 01/09/N : 1 EUR = 1,250 CAD
• Le 31/12/N : 1 EUR = 1,255 CAD
a
01/09/N
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76
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
31/12/N
c
Le taux de change au 31/12/N permet de constater une diminution latente de la dette d’emprunt.
Il n’y a donc pas lieu de constater de provision. Cependant les intérêts relatifs à cet emprunt
courent sur N et N+1. Afin de respecter le principe d’indépendance des exercices comptables,
te
il convient de rattacher à l’exercice N la quote-part d’intérêts le concernant (soit 4 mois d’inté-
rêts) tout en constatant une charge à payer. (L’étude de cet aspect est vue en détail dans le titre 5
de cette série).
01/01/N+1, à la réouverture des comptes, il faut passer les écritures suivantes :
01/01/N+1
477
164 Emprunts
Contrepassation
-In
Différences de conversion – Passif 63,75
63,75
01/01/N+1
initiale) et le compte 1688. Les comptes de différences de conversion et les comptes de régula-
risations de comptes de gestion ont en effet vocation à être utilisés uniquement pour l’établisse-
ment du bilan de clôture.
Au 01/09/N+1, le règlement de la première annuité sera comptabilisé ainsi :
a
31/01/N+1
EXEMPLE APPLICATIF 31
Le 15/11/N, l’entreprise JOUVE a adressé une facture libellée en dollars américains à un client
de Chicago. Montant : 10 000 USD payables le 31/01/N+1.
Les données relatives au cours du dollar sont les suivantes :
• cours du dollar en euros au 15/11/N : 1 USD = 0,95620 EUR ;
• cours du dollar en euros au 31/12/N : 1 USD = 0,88320 EUR ;
• cours du dollar en euros au 31/01/N+1 : 1 USD = 0,91350 EUR.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
15/11/N
NOTA BENE
Les exportations sont exonérées de TVA.
c
Au 31/12/N, les régularisations ci-après ont été enregistrées :
te
Latente Réelle Latent Réel
31/12/N 10 000 × 0,88320 = 8 832 730(1)
(1) 9 562 – 8 832 = 730 ou 10 000 (0,95620 – 0,88320)
-In 31/12/N
d°
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01/01/N+1, à la réouverture des comptes, il faut passer l’écriture suivante :
01/01/N+1
31/01/N+1
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78
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N+1
NOTA BENE
c
Dans la pratique, cette opération serait plutôt enregistrée le 31/01/N+1.
te
Le 15/12/N, l’entreprise JOUVE a reçu une facture libellée en yen d’un fournisseur de Tokyo.
Montant : 3 000 000 JPY payables par virement le 15/01/N+1. La facture du transitaire en
douanes reçue le même jour indique :
• TVA acquittée aux douanes : 19,60 % du montant de l’importation ;
• Commission : 500 € hors taxes ;
• TVA 20 % sur commission.
Les données relatives au cours du yen sont les suivantes :
-In
• cours du yen en euros au 15/12/N : 100 JPY = 0,8595 EUR ;
• cours du yen en euros au 31/12/N : 100 JPY = 0,8792 EUR ;
• cours du yen en euros au 15/01/N+1 : 100 JPY = 0,8164 EUR.
Le tableau ci-après permet de résumer la situation :
15/11/N
d°
NOTA BENE
Les importations sont soumises à la TVA et éventuellement à des droits de douane dans le
pays d’arrivée.
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201191TDPA0314 79
Introduction à la comptabilité • Série 3
31/12/N
d°
c
Selon inventaire
te
01/01/N+1
31/01/N+1
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Au 31/12/N+1 au plus tard, il faudra comptabiliser la régularisation ci-après :
31/12/N+1
EXEMPLE APPLICATIF 32
Le 01/01/N, l’entreprise LEMOINE a acquis et mis en service un matériel industriel d’une valeur
de 120 000 € hors taxes. Il fait l’objet d’un amortissement linéaire sur 4 ans. Compte tenu des
impératifs de sécurité le concernant, ce matériel nécessite une grande révision au moins tous les
2 ans. Ces travaux de révision sont estimés à 20 000 € hors taxes et ont été programmés pour
début N+2. Le 01/01/N+2, les travaux de révision ont été effectivement réalisés et la facture
indique un montant de 20 000 € hors taxes.
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80
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Hypothèse 1
L’entreprise constitue des provisions pour gros entretien ou grandes révisions pour les équipe-
ments faisant l’objet d’un programme pluriannuel de grandes révisions élaboré dès l’acquisition
du bien.
01/01/N
01/01/N
c
404 Fournisseurs d’immobilisations 144 000,00
Facture n° …
te
31/12/N
31/12/N
d°
31/12/N+1
d°
Cn
01/01/N+2
01/01/N+2
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Introduction à la comptabilité • Série 3
31/12/N+2
31/12/N+2
d°
c
Selon inventaire (120 000 × 25 %)
d°
te
6815 Dotations aux prov. pour risques et charges 10 000,00
d’exploitation
1572 Prov. pour gros entretien ou grandes révisions 10 000,00
Selon inventaire (20 000/2)
Hypothèse 2
-In
L’entreprise ne constitue pas de provisions pour gros entretien ou grandes révisions et applique
systématiquement l’approche par composants.
Les écritures seront alors celles-ci :
01/01/N
m
01/01/N
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21541 Matériel industriel – Machine 100 000,00
21542 Matériel industriel – Révision 20 000,00
44562 TVA sur immobilisations 24 000,00
404 Fournisseurs d’immobilisations 144 000,00
Facture n° …
a
31/12/N
Cn
31/12/N
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82
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N+1
31/12/N+1
c
01/01/N+2
01/01/N+2
te
281542 Amortissements du matériel industriel – Révision 20 000,00
21542 Matériel industriel 20 000,00
Pour solde des comptes débités
d°
31/1/N+2
31/12/N+2
m
6811 Dotations aux amortissements sur immobilisations 35 000,00
incorporelles
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Selon inventaire
Cn
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201191TDPA0314 83
Introduction à la comptabilité • Série 3
Le tableau ci-après permet de comparer les provisions réglementées aux autres provisions :
c
Comptabilisation facultative Comptabilisation obligatoire affirmée par le PCG.
affirmée par le PCG.
Caractère
La mise en œuvre du mécanisme
obligatoire ?
des provisions relève
te
d’une décision de gestion.
Le Code général des impôts prévoit les situations qui autorisent la constatation des provisions
réglementées. Le plan comptable a quant à lui prévu les catégories suivantes :
14. Provisions réglementées
142. Provisions réglementées relatives aux immobilisations
-In
143. Provisions réglementées relatives aux stocks
144. Provisions réglementées relatives aux autres éléments de l’actif
145. Amortissements dérogatoires (voir titre 3, chapitre 1)
146. Provision spéciale de réévaluation
147. Plus-values réinvesties
148. Autres provisions réglementées
Les provisions réglementées sont inscrites au passif du bilan sous la rubrique « Capitaux
propres » car elles peuvent être, d’un point de vue de l’analyse financière, assimilées à des
m
réserves en sursis d’imposition.
Les comptes de dotations et de reprises concernant les provisions réglementées relèvent des
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charges et des produits exceptionnels en raison du caractère strictement fiscal de ces provi-
sions :
6872. Dotations aux provisions réglementées (immobilisations)
6873. Dotations aux provisions réglementées (stocks)
a
Les dotations aux dépréciations des autres actifs et les dotations aux provisions constituent des
charges calculées : les reprises des produits calculés. Dotations et reprises ont un impact direct
sur le niveau du résultat.
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84
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
dépréciations (Compte 6816) × ×
• sur actif circulant :
dépréciations (Compte (6817) × ×
te
Dotations aux provisions
(Compte 6815)
Charges financières Produits financiers
(Comptes 66 + 686) (Comptes 76 + 786 + 796)
Charges exceptionnelles
-In
× ×
provisions, transferts de charges
(Comptes 786 et 796)
Produits exceptionnels
× ×
Les dépréciations des autres actifs s’inscrivent à l’actif du bilan en diminution des actifs
concernés (immobilisations financières, stocks, créances VMP).
Les provisions pour risques et charges s’inscrivent au passif du bilan dans une rubrique pré-
vue pour elles. Elles représentent un passif exigible potentiel.
Les provisions réglementées s’inscrivent au passif sous la rubrique « Capitaux propres »
car elles peuvent être analysées comme des réserves en sursis d’imposition.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 33
c
2815 Amortissements des installations techniques 30 000,00
2911 Dépréciation des terrains 5 000,00
2961 Dépréciations des titres de participation 1 800,00
te
370 Stock de marchandises 25 000,00
3970 Dépréciations des stocks de marchandises 2 000,00
411 Clients 21 528,00
416 Clients douteux 9 568,00
476 Écarts de conversion – Actif 100,00
491 Dépréciations des comptes clients
-In 3 200,00
503 VMP (actions) 12 000,00
5903 Dépréciation des VMP (actions) 1 000,00
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ACTIF IMMOBILISÉ CAPITAUX PROPRES
Capital
Terrains 50 000 5 000 45 000 Réserves
Installations techniques 150 000 30 000 120 000 Résultat de l’exercice
a
PROVISIONS
Cn
Les écarts de conversion sont portés selon leur nature sur la dernière ligne à l’actif et au passif
du bilan.
À l’actif du bilan, les écarts de conversion correspondent à une perte latente car ils repré-
sentent la majoration d’une dette ou la minoration d’une créance :
Charges à répartir sur plusieurs exercices (III)
Primes de remboursement des emprunts (IV)
Écarts de conversion – Actif (V)
TOTAL GÉNÉRAL (I + II + III + IV + V)…..
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86
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Au passif du bilan, les écarts de conversion correspondent à un gain latent car ils représentent
la minoration d’une dette ou la majoration d’une créance :
Total III
Écarts de conversion – Passif (IV)
TOTAL GÉNÉRAL (I + II + III + IV)
Au niveau de l’annexe, le tableau des dépréciations et le tableau des provisions retracent les
c
mouvements de dépréciations et les mouvements de provisions de l’exercice.
te
Le tableau des mouvements se présente comme suit :
Rubriques
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
au début
de l’exercice
-In dotations
de l’exercice
reprises
de l’exercice
à la fin
de l’exercice
Immobilisations financières
Stocks
Créances
TOTAL
m
Le montant des dépréciations à la fin de l’exercice est égal à la somme algébrique des colonnes précédentes (A + B – C = D).
L’annexe doit par ailleurs comporter les informations suivantes, dès lors qu’elles sont significatives.
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Pour les dépréciations comptabilisées ou reprises au cours de l’exercice pour des montants
individuellement significatifs, une information est fournie sur :
• le montant de la dépréciation comptabilisée ou reprise ;
• la valeur actuelle retenue : valeur vénale ou valeur d’usage ; si la valeur vénale est retenue, la
a
base utilisée pour déterminer ce prix (par référence à un marché actif ou de toute autre façon) ;
si la valeur d’usage est retenue, les modalités de détermination de celle-ci ;
• le(s) poste(s) du compte de résultat dans le(s)quel(s) est incluse la dotation ;
• les événements et circonstances qui ont conduit à comptabiliser ou à reprendre la dépréciation.
Cn
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201191TDPA0314 87
Introduction à la comptabilité • Série 3
Par ailleurs, pour chaque catégorie de provision pour risques et charges, une information doit
être fournie sur :
• la valeur comptable à l’ouverture et à la clôture de l’exercice ;
• les provisions pour risques et charges constituées au cours de l’exercice ;
• les montants utilisés au cours de l’exercice ;
• les montants non utilisés repris au cours de l’exercice.
Pour les risques et charges provisionnés pour des montants individuellement significatifs, une
information est fournie sur :
• la nature de l’obligation et l’échéance attendue des dépenses provisionnées ;
• les incertitudes relatives aux montants et aux échéances de ces dépenses, et si cela s’avère
nécessaire pour donner une information adéquate, les principales hypothèses retenues sur les
c
événements futurs pris en compte pour l’estimation ;
• le montant de tout remboursement attendu en indiquant, le cas échéant, le montant de l’actif
comptabilisé pour celui-ci.
te
À moins que la probabilité d’une sortie de ressources soit faible, les informations suivantes
doivent être données pour chaque catégorie de passif éventuel à la date de clôture :
• description de la nature de ces passifs éventuels ;
• estimation de leurs effets financiers ;
• indication des incertitudes relatives au montant ou à l’échéance de toute sortie de ressources
et possibilité pour l’entreprise d’obtenir remboursement ;
• dans le cas exceptionnel où aucune évaluation fiable du montant de l’obligation d’un passif ne
-In
peut être réalisée, les informations suivantes doivent être fournies ;
• description de la nature de ce passif ;
• indication des incertitudes relatives au montant ou à l’échéance de toute sortie de ressources.
S’il n’est pas possible de fournir l’une de ces informations requises ci-avant, il doit en être fait
mention.
Dans des cas exceptionnels où l’indication de tout ou partie d’une information requise causerait
un préjudice sérieux à l’entreprise dans un litige l’opposant à des tiers sur le sujet faisant l’objet
m
de la provision pour risques et charges ou du passif éventuel, cette information n’est pas fournie.
Sont alors indiqués la nature générale du litige, le fait que cette information n’a pas été fournie
et la raison pour laquelle elle ne l’a pas été.
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Dans l’hypothèse où un événement n’ayant aucun lien direct prépondérant avec une situation
existant à la clôture de l’exercice survient entre la date de clôture et la date d’établissement des
comptes, une information est donnée en annexe si cet événement est susceptible, par son
a
Des précisions sur la nature, le montant et le traitement des écarts de conversion doivent figurer
dans l’annexe.
Le résultat net comptable d’un exercice doit représenter la différence entre les charges et les
produits de ce seul exercice ; or il arrive que certaines opérations enregistrées au cours de
l’exercice N concernent globalement ou partiellement l’exercice N+1, alors que d’autres
concernent l’exercice N mais seront enregistrées en N+1.
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88
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Enfin, certaines charges peuvent être activées par décision de gestion.
te
Chapitre 1. La régularisation des charges
et des produits courants
II. EXEMPLE
m
EXEMPLE APPLICATIF 34
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Introduction à la comptabilité • Série 3
d°
486 Charges constatées d’avance 5 000,00
607 Achats de marchandises 5 000,00
Selon inventaire
Sur le plan financier, on peut dire que les charges constatées d’avance constituent une créance
de l’exercice N sur l’exercice N+1.
ATTENTION
Ces écritures devront être contrepassées à l’ouverture de l’exercice N+1.
c
La contrepassation permettra de respecter l’indépendance des exercices comptables. Ainsi, si
l’on considère le cas de la prime d’assurance annuelle de 1 800 € et que l’on admet qu’il n’y aura
pas d’augmentation en N+1, la contrepassation au 01/01/N+1 permettra d’avoir une charge
te
effective de 1 800 € pour l’exercice N+1 :
01/01/N+1
616 Primes d’assurances 1 050,00
486 Charges constatées d’avance 1 050,00
Contrepassation
-In 01/08/N+1
616 Primes d’assurance 1 800,00
512 Banque 1 800,00
Chèque n° …
31/12/N+1
486 Charges constatées d’avance 1 050,00
m
616 Primes d’assurances 1 050,00
Selon inventaire (1 800 × 7/12)
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616 Primes d’assurances
01/01/N+1 Contrepassation 1 050 1 050 Inventaire 31/12/N+1
01/08/N+1 Prime annuelle 1 800
a
I. PRINCIPE
Les produits constatés d’avance sont des produits qui relèvent de l’exercice N+1 mais qui ont
été enregistrés en N.
II. EXEMPLE
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90
UE 119 • Introduction à la comptabilité
DUPONT le 24/12/N
DUPARC
Facture n° 127 DOIT :
Marchandises 6 000,00 €
TVA 20 % 1 200,00 €
Net à payer TTC 7 200,00 €
c
Ce constat oblige l’entreprise à passer les écritures de régularisation suivantes :
31/12/N
te
7083 Locations diverses 2 000,00
487 Produits constatés d’avance 2 000,00
Selon inventaire (3 000 × 2/3)
d°
Sur le plan financier, on peut analyser les produits constatés d’avance comme une dette de
l’exercice N sur l’exercice N+1.
ATTENTION
m
Ces écritures devront être contrepassées à l’ouverture de l’exercice N+1.
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I. PRINCIPE
Les charges à payer sont des charges qui relèvent de l’exercice N mais qui seront enregistrées
en N+1.
Cn
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201191TDPA0314 91
Introduction à la comptabilité • Série 3
• Au 31 décembre, les droits bruts acquis par les salariés au titre des congés payés s’élèvent à
4 000 € ; les charges sociales patronales correspondantes sont estimées à 1 800 €.
Ce constat oblige l’entreprise à passer les écritures de régularisation ci-après :
31/12/N
d°
c
661 Charges d’intérêts 11 083,33
16884 Intérêts courus sur emprunts 11 083,33
Selon inventaire (200 000 × 9,5 % × 7/12)
te
d°
d°
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438 Organismes sociaux charges à payer 1 800,00
Selon inventaire
a
ATTENTION
Ces écritures devront être contrepassées à l’ouverture de l’exercice N+1.
Cn
Les RRR (rabais, remises ou ristournes) à accorder et autres avoirs à établir : Il s’agit
d’avoirs qui relèvent de l’exercice N mais qui seront accordés et enregistrés en N+1. Ce sont des
réductions de produits que l’on traite comme des charges à payer, car l’incidence sur le résultat
est la même.
• L’étude des conditions de vente pour l’année N fait ressortir qu’il faut accorder aux clients des
ristournes évaluées à 5 200 € HT (TVA 20 %). La facture d’avoir sera établie en janvier N+1.
• Un client nous a retournés pour 3 000 € HT (TVA 20 %) de marchandises non conformes. La
facture d’avoir sera établie en janvier N+1.
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92
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
d°
c
4198 RRR à accorder et autres avoirs à établir 3 600,00
Selon inventaire
te
ATTENTION
Ces écritures devront être contrepassées à l’ouverture de l’exercice N+1.
Section 4. Les
I. PRINCIPE
produits à recevoir
-In
Les produits à recevoir sont des produits qui relèvent de l’exercice N mais qui seront effective-
ment enregistrés en N+1.
m
II. EXEMPLES
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d°
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201191TDPA0314 93
Introduction à la comptabilité • Série 3
ATTENTION
Ces écritures devront être contrepassées à l’ouverture de l’exercice N+1.
Les RRR à obtenir et autres avoirs non encore reçus : Il s’agit d’avoirs qui relèvent de l’exer-
cice N mais qui seront obtenus en N+1. Ce sont des réductions de charges que l’on traite
comme des produits à recevoir, car l’incidence sur le résultat est la même.
EXEMPLE APPLICATIF 35
c
été retourné pour 4 600 € HT de marchandises (TVA 20 %). La facture d’avoir du fournisseur
n’a pas encore été reçue au 31/12/N.
• L’entreprise attend une ristourne de 1 700 € HT (TVA 20 %) du fournisseur LEPIC. La facture
d’avoir correspondante n’est pas encore arrivée 31/12/N.
te
Ce constat oblige l’entreprise à passer les écritures de régularisation suivantes :
31/12/N
d°
920,00
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ATTENTION
Ces écritures devront être contrepassées à l’ouverture de l’exercice N+1.
a
Une subvention d’investissement peut être accordée par un organisme public (État, collectivité
territoriale) ou privé pour financer l’acquisition ou la création d’une immobilisation (compte 131
Subvention d’équipement) ou des activités à long terme (compte 138 Autres subventions
d’investissement).
Une subvention d’investissement ou d’équipement reçue entraîne un enrichissement de l’entre-
prise et doit donc être transférée des comptes de capitaux aux comptes de produits pour subir,
comme les autres subventions reçues, une imposition. Ce transfert peut être échelonné pour les
subventions d’équipement accordées par l’État ou une collectivité publique.
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94
UE 119 • Introduction à la comptabilité
EXEMPLE APPLICATIF 36
L’entreprise COSTE a acheté courant N un terrain à bâtir pour 120 000 €. Une subvention
c
d’investissement de 40 000 € reçue de la Région a permis de contribuer au financement de
l’opération. L’octroi de la subvention a été notifié le 20/04/N ; les fonds ont été reçus le 20/05/N.
Le contrat d’octroi ne prévoit pas de clause d’inaliénabilité du terrain, il a donc été décidé de
rapporter la subvention au résultat par dixièmes.
te
Ces opérations ont été comptabilisées de la sorte :
20/04/N
20/05/N
31/12/N
au résultat de l’exercice
Pour régularisation : 40 000 × 1/10
Chaque année, à l’inventaire du 31/12, on passera la même écriture pendant les 9 exercices
Cn
suivants, soit jusqu’au 31/12/N+9 inclus. Le compte 131 devra ensuite être soldé.
31/12/N+9
7. Une clause d’inaliénabilité a pour effet d’interdire les actes de disposition (vendre, donner) portant sur
le bien concerné mais n’interdit pas les actes d’administration.
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201191TDPA0314 95
Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 37
L’entreprise GRACHET prévoit l’acquisition d’un matériel industriel d’une valeur de 12 000 €
hors taxes destiné à lutter contre le bruit. Le dossier a été soumis au conseil général qui a notifié
c
par courrier le 01/06/N une participation de 40 %. Les fonds ont été reçus par virement le
15/06/N.
Ces opérations ont été comptabilisées de la sorte :
te
01/06/N
Le bien a été acquis et mis en service le 01/06/N. À l’inventaire du 31/12/N, il a été décidé
d’amortir ce matériel sur 5 ans en linéaire (valeur résiduelle considérée comme nulle) et de rap-
m
porter la subvention au résultat proportionnellement aux annuités d’amortissements. Le tableau
ci-après permet de faciliter les calculs nécessaires.
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Le plan d’amortissement est donc le suivant :
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96
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
d°
c
au résultat de l’exercice
Selon inventaire
te
Au niveau du bilan au 31/12/N, les postes suivants sont concernés :
Bilan au 31/12/N
Exercice N Net Net
ACTIF PASSIF
Brut Amort. Net N–1 N
Actif immobilisé -In Capitaux propres
31/12/N+1
m
6811 Dotations aux amortissements sur immobilisations 2 400,00
incorporelles et corporelles
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d°
a
Bilan au 31/12/N+1
Exercice N+1 Net Net
ACTIF PASSIF
Brut Amort. Net N N+1
Actif immobilisé Capitaux propres
Etc.
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201191TDPA0314 97
Introduction à la comptabilité • Série 3
Bilan au 31/12/N+5
Exercice N+5 Net Net
ACTIF PASSIF
Brut Amort. Net N+4 N+5
Actif immobilisé Capitaux propres
c
Chapitre 3. L’activation des charges par décision
te
de gestion
L’activation de certaines charges peut relever d’une décision de gestion8. Sont concernés les
frais suivants :
• frais d’établissement ; -In
• frais de développement ;
• frais d’émission d’emprunts.
La décision d’immobiliser ces frais peut être prise au plus tard à l’inventaire de l’exercice
concerné ; elle est motivée par la possibilité ainsi offerte de pouvoir répartir leur poids sur plu-
sieurs exercices car, une fois activés, ils deviennent amortissables. Cependant, tant que certains
de ces frais ne sont pas soit totalement amortis, soit partiellement amortis, l’entreprise ne peut
pas distribuer de bénéfices. Une telle situation peut de ce fait freiner la recherche de nouveaux
investisseurs car ceux-ci peuvent être tentés de se tourner plutôt vers des valeurs susceptibles
de servir un dividende plus rapidement.
m
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RAPPEL
Tant que le poste « frais de constitution » n’est pas totalement amorti, il ne peut être procédé
à aucune distribution de dividendes.
De même, tant que les postes « frais d’augmentation de capital », « frais de premier établisse-
a
ment » et « frais de développement » ne sont pas apurés, il ne peut être procédé à aucune dis-
tribution de dividendes, sauf si le montant des réserves libres9 est au moins égal à celui des frais
non amortis.
Cn
IMPORTANT
La possibilité de porter certaines charges à l’actif du bilan est désormais réglementée par l’avis
n° 2004-15 du CNC et par le règlement n° 2004-6 du CRC relatifs à la définition, la comptabi-
lisation et l’évaluation des actifs. Ces nouveaux textes sont applicables aux comptes des
exercices ouverts à partir du 1er janvier 2005.
8. A contrario, l’activation d’autres charges telles que certaines dépenses de conception de logiciel ou de
site Internet a un caractère obligatoire.
9. Le concept de réserves libres regroupe les autres réserves (compte 1068), les primes liées au capital
(compte 104) et les réserves réglementées (compte 1064).
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98
UE 119 • Introduction à la comptabilité
I. PRINCIPE
Le tableau ci-après propose une synthèse de la réglementation actuelle :
c
des formalités légales de publication.
Frais de premier Frais de prospection et frais
établissement (Compte 2012) de publicité.
Frais d’augmentation Droits d’enregistrement sur les apports, Ces frais peuvent être inscrits à l’actif, mais
te
de capital, de fusions, ainsi que les honoraires et débours, leur imputation sur les primes liées à ces
scissions, transformations résultant des formalités légales de opérations (primes d’émission et primes de
(Compte 2013) publication. fusion) constitue la méthode préférentielle.
En cas d’insuffisance de ces primes, ces
frais sont alors comptabilisés en charges.
(1) Méthode conduisant à la meilleure information comptable.
REMARQUE
-In
Ces frais doivent être amortis dans un délai maximum de 5 ans. Fiscalement, les dotations
annuelles aux amortissements doivent être au minimum d’un cinquième et au maximum de
la moitié du montant des frais en cause. Il n’est donc pas obligatoire d’appliquer un prorata
temporis la première année.
En l’absence de précisions du PCG, la pratique (qui résulte du PCG 57 qui le prévoyait explicite-
ment) veut que les sommes inscrites dans les comptes de frais d’établissement soient compensées
m
par le débit du compte d’amortissement dès que les frais considérés sont entièrement amortis.
Lorsqu’un amortissement a encore été pratiqué au cours du dernier exercice, il convient de
maintenir les frais d’établissement au bilan de fin d’exercice. L’écriture de compensation est
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II. EXEMPLE
a
EXEMPLE APPLICATIF 38
L’entreprise LENOIR a été créée le 1er mai N. Les frais d’établissement s’élèvent à 21 000 € et
Cn
ont été régulièrement comptabilisés dans les comptes 623, 626 et 6354, pour respectivement
7 000 €, 5 200 € et 8 800 €. Au 31/12/N, l’entreprise décide d’activer ces frais et de les amortir
sur 3 ans en linéaire.
Le 31/12/N, l’entreprise doit donc passer les écritures ci-après :
31/12/N
201 Frais d’établissement 21 000,00
721 Production d’immobilisations incorporelles 21 000,00
Selon inventaire (7 000 + 5 200 + 8 800)
d°
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations 7 000,00
incorporelles et corporelles
2801 Amortissements des frais d’établissement 7 000,00
Selon inventaire (21 000/3)
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201191TDPA0314 99
Introduction à la comptabilité • Série 3
01/01/N+3
2801 Amortissements des frais d’établissement 21 000,00
201 Frais d’établissement 21 000,00
Pour solde des comptes concernés
c
Section 2. L’activation des frais de recherche et développement
I. PRINCIPE
te
Les frais de recherche fondamentale doivent être obligatoirement comptabilisés en charges.
Concernant les frais de recherche appliquée et de développement des produits, la nouvelle
réglementation comptable distingue deux phases : la phase de recherche et la phase de déve-
loppement ; seules les dépenses correspondant à la deuxième phase sont susceptibles d’acti-
vation et à condition qu’elles se rapportent à des projets nettement individualisés, ayant de
-In
sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale. L’activation des coûts de
développement constitue la méthode préférentielle.
RAPPEL
Ces frais doivent être amortis dans un délai maximum de 5 ans. Fiscalement, l’amortissement
doit être linéaire avec pour point de départ, la date d’activation des frais.
Dans la pratique, lorsqu’ils sont totalement amortis, ces frais doivent être sortis de l’actif
comme les frais d’établissement.
m
Si les conditions d’inscription à l’actif des coûts de développement d’un programme de déve-
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loppement cessent d’être remplies (échec du projet par exemple), l’entreprise doit obligatoire-
ment amortir en totalité la part des frais non encore amortie. La dotation correspondante doit
être enregistrée au débit du compte 6871. Dotations aux amortissements exceptionnels des
immobilisations ; c’est une préconisation du PCG10.
a
II. EXEMPLES
Cn
EXEMPLE APPLICATIF 39
10. Dans la pratique, certaines entreprises enregistrent la dotation au débit du compte 6811 arguant du fait
qu’à l’origine, avant d’être immobilisés, ces frais étaient des charges d’exploitation. Une autre justifica-
tion généralement avancée est qu’une opération qualifiée d’exceptionnelle peut en fait relever de l’acti-
vité courante ou ordinaire de l’entreprise par référence à son montant.
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100
UE 119 • Introduction à la comptabilité
01/11/N
31/12/N
c
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations 5 000,00
incorporelles et corporelles
2803 Amortissements des frais de recherche et de 5 000,00
développement
te
Selon inventaire [(90 000/3) × 2/12 ]
Aux 31/12/N+1, N+2, N+3, on passera la même écriture avec pour montants respectifs : 30 000 €,
30 000 € et 25 000 €.
Au 31/12/N+4, l’entreprise passera l’écriture ci-après :
2803
-In 31/12/N+4
31/12/N
Cn
31/12/N+1
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201191TDPA0314 101
Introduction à la comptabilité • Série 3
I. PRINCIPE
Les frais d’émission d’emprunt peuvent être :
• soit maintenus en charges pour la totalité dans l’exercice où ils sont exposés ;
• soit répartis sur la durée de l’emprunt d’une manière appropriée aux modalités de rembourse-
ment de l’emprunt. Néanmoins, il est possible de recourir à une répartition linéaire lorsque les
résultats obtenus ne sont pas sensiblement différents de la méthode précédente.
REMARQUE
c
Le PCG ne définit pas les « frais d’émission d’emprunts ». Fiscalement, il s’agit des frais de
publicité (pour les emprunts nécessitant un appel public à l’épargne) et des diverses commis-
sions dues aux intermédiaires financiers.
te
II. EXEMPLE
EXEMPLE APPLICATIF 41
-In
Au cours de l’exercice N, l’entreprise AUBERT a émis un emprunt obligataire de 250 000 € à 6 %
sur 5 ans. Les frais d’émission s’élèvent à 7 500 € et ont été comptabilisés au débit du compte
6272. Commissions et frais sur émissions d’emprunts. À l’inventaire du 31/12/N, il a été décidé
d’étaler ces frais sur la durée de l’emprunt par fractions égales.
Cette décision de gestion oblige l’entreprise à passer les écritures ci-après :
• 31/12/N :
m
31/12/N
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791 Transferts de charges d’exploitation 7 500,00
Selon inventaire
d°
a
• 31/12/N+1 :
31/12/N+1
Aux 31/12/N+2, N+3 et N+4, on passera la même écriture avec le même montant.
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102
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Solde au 31/12/N+4
c
III. CHARGES À RÉPARTIR ET DOCUMENTS DE SYNTHÈSE
te
A. AU NIVEAU DU COMPTE DE RÉSULTAT
Dans l’entreprise AUBERT, les comptes de résultat successifs se présenteront ainsi (en suppo-
-In
sant que d’autres charges à répartir n’interviendront pas) :
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201191TDPA0314 103
Introduction à la comptabilité • Série 3
REMARQUE
Le compte de résultat au 31/12/N+2, N+3, N+4 présentera la même configuration.
B. AU NIVEAU DU BILAN
Les charges à répartir sur plusieurs exercices s’inscrivent au bas de l’actif du bilan. La somme
portée en brut et en net correspond au solde du compte 481.
c
Dans l’entreprise AUBERT, les « bas » de bilan successifs se présenteront ainsi (en supposant
que d’autres charges à répartir n’interviendront pas) :
te
Extrait de Bilan au 31/12/N
Exercice N
ACTIF Amortissements
Brut Net
et provisions (à déduire)
Charges à répartir sur plusieurs exercices (III) 6 000(1) 6 000(1)
(1) 7 500 – 1 500 = 6 000
ACTIF
-In Extrait de Bilan au 31/12/N+1
Brut
Exercice N+1
Amortissements
Net
et provisions (à déduire)
Charges à répartir sur plusieurs exercices (III) 4 500(2) 4 500(2)
(2) 6 000 – 1 500 = 4 500
m
REMARQUE
Les « bas » de bilan au 31/12/N+2, N+3 et N+4 indiqueront respectivement un montant brut et
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net de 3 000 €, 1 500 € et 0 €.
ATTENTION
a
Il ne faut pas confondre le compte 481. Charges à répartir sur plusieurs exercices et le compte
157. Provisions pour charges à répartir sur plusieurs exercices. Le compte 481 permet de
répartir une charge postérieurement à son engagement. A contrario, le compte 157 permet de
Cn
Les opérations réalisées par une entreprise localisée en France avec une entité située également
en France ou dans un des pays de la zone euro ne posent pas de problème spécifique, car elles
sont valorisées et comptabilisées en monnaie nationale, à savoir l’euro. Tout risque de change
est supprimé.
Les contrats libellés en euros signés avec des cocontractants extérieurs à la zone euro ne
posent pas davantage problème.
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104
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Il n’en va pas de même en ce qui concerne les contrats libellés en monnaie étrangère (devise)
avec une entreprise hors zone euro. En effet, deux problèmes se posent dans ce cas :
• d’abord, un problème d’évaluation :
–– des transactions, à l’entrée dans le patrimoine ou lors de la sortie,
–– et des relations de créances-dettes commerciales ou financières lors de l’établissement du
bilan, lorsque la conclusion d’un contrat et son règlement définitif ne se situent pas dans le
même exercice ;
• puis, celui du traitement comptable et fiscal de l’écart d’évaluation mis en évidence lors de
l’inventaire.
Chapitre 1. L’euro
c
Section 1. Les choix exprimés dans le traité de Maastricht
te
La monnaie unique a été prévue par l’article 109 du traité de Maastricht du 7 février 1992. Le
conseil d’Amsterdam a fixé le règlement de l’euro ainsi que les dates de sa mise en
application.
À compter du 1er janvier 2002, l’euro est devenu une monnaie fiduciaire, à la fois monnaie de
compte et monnaie de paiement pour les pays de la zone euro (euroland). Les anciennes mon-
-In
naies nationales sont retirées de la circulation.
Le 1er janvier 1999 l’euro est devenu la monnaie unique des onze pays de l’Union européenne
qui ont pu et voulu constituer la zone euro. Leurs monnaies sont alors devenues des subdivi-
sions de l’euro pendant la phase transitoire. Ce groupe a été rejoint par plusieurs pays depuis et
sera appelé à s’élargir dans les années à venir.
m
Les pays appartenant à la zone euro (liste à jour au 01/06/2014) sont : l’Allemagne, l’Autriche, la
Belgique, Chypre, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, la
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Les dispositions du PCG imposent aux entreprises l’évaluation de tous les éléments d’actif et de
passif en monnaie nationale et leur comptabilisation en monnaie et en langue nationales.
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201191TDPA0314 105
Introduction à la comptabilité • Série 3
REMARQUE
Les cours de change à utiliser sont en principe les cours au comptant, mais en pratique le
calcul de cours moyens peut être admis.
c
(ou fractions d’unités) échangées contre un euro.
Par exemple, au 31/12/N, 1 € valait 4,1535 PLN (zloty polonais).
te
B. DEVISE CONTRE EURO
Le cours de change est exprimé en euros, il correspond au nombre d’euros échangés contre une
unité monétaire étrangère.
Par exemple, au 31/12/N, 1 PLN (zloty polonais) valait 0,2408 €.
-In
III. ÉVALUATION À L’ENTRÉE DU PATRIMOINE
Le coût d’entrée de tout élément d’actif exprimé en monnaie étrangère est converti en monnaie
nationale au cours du jour de l’opération.
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Leur valeur d’entrée est intangible, quelles que soient les fluctuations monétaires et les modali-
tés de règlement.
L’amortissement et, s’il y a lieu, les provisions pour dépréciation sont calculés sur la valeur d’entrée.
a
B. TITRES DE PARTICIPATION
Leur valeur est fonction de leur utilité pour leur propriétaire. Les fluctuations normales des cours
sont sans influence sur cette valeur.
Cn
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106
UE 119 • Introduction à la comptabilité
E. LIQUIDITÉS ET EXIGIBILITÉS
c
Les liquidités et exigibilités immédiates en devises existant à la clôture de l’exercice sont conver-
ties en monnaie nationale sur la base du dernier cours de change au comptant.
Les écarts de conversion ainsi dégagés sont inclus dans le résultat de l’exercice.
te
V. ÉVALUATION À LA DATE DE SORTIE DU PATRIMOINE
Lors de la sortie d’actif : cession d’un élément d’actif, règlement reçu d’un débiteur, règlement
adressé à un créancier, la comparaison de la valeur au jour de sortie avec la valeur historique fera
apparaître le résultat, gain ou perte de change.
Section 2. Principes
-In
de comptabilisation exprimés par le PCG
l’exercice sur les disponibilités en devises sont considérés comme des pertes de change
supportées.
Le compte 766. Gains de change est crédité des gains de change réalisés par l’entité au cours
de l’exercice. En outre, les écarts de conversion positifs constatés à la fin de l’exercice sur les
disponibilités en devises sont considérés comme des gains de change réalisés.
Cn
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201191TDPA0314 107
Introduction à la comptabilité • Série 3
I. LA COMPTABILISATION
Pour la présentation au bilan des créances et des dettes libellées en monnaies étrangères la
valeur d’entrée ou valeur historique est abandonnée, la valeur actuelle lui est substituée.
NOTA BENE
Le cas des créances douteuses ne sera pas étudié.
c
Cette conversion conduit à mettre en évidence une différence ou écart qui n’intervient pas dans
la formation du résultat comptable.
te
Un gain latent sera comptabilisé au crédit du compte :
477. Différence de conversion – Passif ou de ses subdivisions (système développé) DCP
4771. Augmentation des créances
4772. Diminution des dettes
Au bilan le cumul des gains latents est inscrit en dernier poste du passif intitulé Écarts de conver-
sion – Passif (Attention au vocabulaire).
-In
Une perte latente sera comptabilisée au crédit du compte :
476. Différence de conversion – Actif ou de ses subdivisions (système développé) DCA
4761. Diminution des créances
4762. Augmentation des dettes
Au bilan le cumul des pertes latentes est inscrit en dernier poste de l’actif intitulé Écarts de
conversion – Actif.
m
Dans cette situation de perte latente, le principe de prudence conduit à la constitution d’une
provision pour risques, en principe égale au montant de la perte latente.
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La dotation est de niveau financier :
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108
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Constatation de la création d’une provision égale au montant de la perte latente :
te
III. SCHÉMA RÉCAPITULATIF DE FONCTIONNEMENT DES COMPTES
« DIFFÉRENCES DE CONVERSION »
Nature de la relation
Hausse Baisse
DETTE
Hausse
GAIN LATENT
477. DCP
Traitement comptable
PERTE LATENTE
m
476. DCA
+
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la différence de conversion
Cette écriture a pour effet de restaurer la valeur d’origine des créances et des dettes libellées en
monnaies étrangères.
Après le dénouement de l’opération, la provision devenue sans objet doit être reprise (niveau
financier).
Conceptuellement, cette reprise peut être effectuée au plus tôt à la date du dénouement de la
relation de créance-dette et au plus tard lors des travaux de fin d’exercice.
Pratiquement, l’entreprise qui dispose du personnel compétent a tout intérêt à équilibrer le tra-
vail durant l’exercice, au lieu de gonfler artificiellement les travaux dits de fin d’exercice.
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201191TDPA0314 109
Introduction à la comptabilité • Série 3
A. LORS DE LA TRANSACTION
c
411. Clients 70. Ventes
VO VO
te
VO = Nombre d’unités monétaires dans la devise × Cours DEVISE/EUROS (jour de la transac-
tion)
B. LORS DU RÈGLEMENT
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Perte
II. EMPRUNT
Cn
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110
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Section 2. Exemples
Un conseil : Faire attention à l’expression du cours DEVISE/EUROS ou EUROS/DEVISE.
EXEMPLE APPLICATIF 42
Le 01/04, vente de produits finis au client DONALD (MIAMI) pour 10 000 USD, cours de l’USD à
cette date 0,71100 €, échéance 30/09, cours à l’échéance 0,87470.
c
RAPPEL
Les exportations sont exonérées de TVA.
te
01/04
512
411
Banques (10 000 × 0,8747)
Clients (DONALD)
-In 30/09
8 747,00
7 110,00
766 Gain de change 1 637,00
10 000 (0,8747 – 0,71100)
m
II. LIVRAISON INTRACOMMUNAUTAIRE
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EXEMPLE APPLICATIF 43
danoises, cours 1 € = 7,4630 DKK, échéance 28/07, cours à cette date 1 € = 7,5640 DKK.
RAPPEL
Cn
28/02/N
28/07/N
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Introduction à la comptabilité • Série 3
III. IMPORTATION
EXEMPLE APPLICATIF 44
c
ronnes norvégiennes, cours 1 € = 8,2345 NOK, échéance 30/09, à cette date le cours est
1 € = 8,3999 NOK.
RAPPEL
te
L’importation supporte la TVA (taux normal).
02/01/N
30/09/N
m
401 Fournisseurs (BERGEN) 12 144,03
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512 Banques (100 000/8,3999) 11 904,90
766 Gains de change 239,13
a
EXEMPLE APPLICATIF 45
Achats de marchandises au fournisseur danois ALBORG le 22/01/N pour 80 000 DKK, cours de
la couronne 0,13340 €. Échéance 22/07. À cette date le cours s’établit à 0,13290 €.
RAPPEL
L’acquisition intracommunautaire supporte la TVA.
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112
UE 119 • Introduction à la comptabilité
22/01/N
22/07
c
512 Banques (80 000 × 0,13290) 10 632,00
766 Gains de change 40,00
te
V. EMPRUNT EN DEVISES
RAPPEL
L’annuité comprend le remboursement de la dette (du principal) et des intérêts de la période
(6 mois).
m
Calculs préalables
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01/03
(CITY BANK)
01/09
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Introduction à la comptabilité • Série 3
c
I. CRÉANCE COMMERCIALE
te
EXEMPLE APPLICATIF 47
Le 04/09/N a été réalisée une vente de produits finis au client LAVAL de Toronto (Canada), mon-
tant 50 000 CAD mais le contrat est libellé en dollars canadiens. Le règlement intervient le 15/03/
N+1. -In
Dates 04/09/N 31/12/N 15/03/N+1
Cours CAD/EURO 0,7160 0,7065 0,7000
04/09/N
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411 Clients 475,00
Perte latente 50 000 (0,7160 – 0,7065)
a
01/01/N+1
Cn
15/03/N+1
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114
UE 119 • Introduction à la comptabilité
ACTIF PASSIF
Clients
35 325
c
II. DETTE COMMERCIALE
te
EXEMPLE APPLICATIF 48
15/11/N
31/12/N
01/01/N+1
15/06/N+1
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Introduction à la comptabilité • Série 3
Les créances et les dettes financières générant des intérêts au fil du temps, il est nécessaire de
déterminer le montant des intérêts courus non échus à la clôture de l’exercice.
I. PROCÉDURE
c
étrangère.
te
Dans un deuxième temps, le montant des intérêts courus en devise est converti en monnaie
nationale sur la base du cours de clôture.
II. COMPTABILISATION
-In
A. CAS DE L’EMPRUNT
Les intérêts courus constituent une charge financière de l’exercice notée au débit du compte
m
6611. Intérêts des emprunts et dettes par le crédit du compte 16884. Intérêts courus sur
emprunts auprès des établissements de crédit.
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B. CAS DU PRÊT
Les intérêts courus sont des produits financiers à recevoir, ils sont enregistrés au crédit du
compte 7626. Revenus des prêts par le débit du compte 27684. Intérêts courus sur prêts.
a
EXEMPLE APPLICATIF 49
Cn
L’entreprise française EKU a négocié un emprunt de 800 000 DOM auprès d’une banque de
DONOGO, petit pays non membre de l’ONU, et dont la monnaie s’appelle le mark.
Les fonds ont été mis à disposition le 1er mars N. Le taux d’intérêt annuel s’élève à 6 %, l’amor-
tissement est opéré par quatre fractions annuelles égales.
La première annuité sera réglée le 28 février de chaque année et pour la première fois en N+1.
L’exercice comptable de l’entreprise EKU coïncide avec l’année civile, la banque clôt le sien le
30 avril de chaque année.
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116
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
30/04/N en DOM pour la banque (le prêteur) en DOM
2
2 mois, soit : 48 000 × = 8 000 DOM
12
te
30/04/N+1 pour la banque (le prêteur) en DOM
2
deux mois : 36 000 × = 6 000 DOM
12
31/12/N pour l’entreprise française EKU
10 mois, soit : -In
10
en DOM : 48 000 × = 40 000 DOM
12
en euros : 40 000 × 2,1 = 84 000 €
31/12/N+1 pour l’entreprise française EKU
10 mois :
10
en DOM : 36 000 × = 30 000 DOM
12
en euros : 30 000 × 1,9 = 57 000 €
m
C. Écritures chez EKU du 01/03/N au 28/02/N+2
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01/03/N
31/12/N
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Introduction à la comptabilité • Série 3
c
DETTES
Emprunts et dettes auprès des 1 764 000
Écarts de conversion – Actif 80 000 établissements de crédit
te
(1) Compte tenu des seules charges connues, les dotations aux provisions et les charges d’intérêt.
01/01/N
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 80 000
476 Différences de conversion – Actif 80 000
Contre-passation
-In
Après cette écriture, le solde du compte 164. Emprunts correspond à nouveau à la valeur d’ori-
gine en €, soit 1 600 000.
Le règlement de la première échéance peut-être constaté de deux manières différentes que l’on
peut nommer :
• Sans contrepassation des intérêts courus :
28/02/N+1
16884 Intérêts courus sur emprunts auprès 84 000
m
des établissements de crédit
661 Charges d’intérêts 19 200
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164 Emprunts auprès des établissements de crédit 400 000
(200 000 × 2)
666 Pertes de change 200 000 (2 – 2,15) 30 000
512 Banques (248 000 × 2,15) 533 200
Charges d’intérêts du 01/01 au 28/02/N+1
a
28/02/N+1
28/02/N+1
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118
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Cette seconde méthode est la plus fréquemment employée car elle ne nécessite pas de connaître
les montants des intérêts courus à la clôture de l’exercice précédent. D’autant que ce n’est pas
toujours la même personne qui calcule les intérêts courus et qui constate les règlements des
différentes échéances au cours de l’année.
c
établissements de crédit
te
600 000 (2 – 1,9) = 60 000
01/01/N+2
477 Différences de conversion – Passif 60 000
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 60 000
Contre-passation
a
Après cette écriture, le solde du compte 164. Emprunts correspond à nouveau à sa valeur histo-
rique compte tenu du premier remboursement effectué.
Tout comme précédemment le règlement de la première échéance peut être constaté :
Cn
28/02/N+2
16884 Intérêts courus sur emprunts auprès 57 000
des établissements de crédit
661 Charges d’intérêts 9 600
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 400 000
(200 000 × 2)
766 Gains de change 30 000
512 Banques (236 000 × 1,85) 436 600
Charges d’intérêts du 01/01 au 28/02
(36 000 × 1,85) – 57 000 = 9 600
Gains de change = 200 000 (2 – 1,85)
Seconde annuité
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201191TDPA0314 119
Introduction à la comptabilité • Série 3
28/02/N+2
28/02/N+12
c
766 Gains de change 200 000 30 000
512 Banques (236 000 × 1,85) 436 600
Seconde annuité
te
REMARQUE
Les intérêts courus sur concours bancaires courants se traitent de la même manière. Compte
de bilan : 5198. Intérêts courus sur concours bancaires courants.
-In
Chapitre 5. Liquidités et exigibilités immédiates
en devises
Section 1. Principe
m
Les liquidités (en comptes courants bancaires ou en caisse) et les exigibilités immédiates (soldes
créditeurs de banques et concours bancaires courants) en devises existant à la clôture de l’exer-
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cice sont converties en monnaie nationale sur la base du dernier cours de change au
comptant.
Les écarts de conversion (différence entre la valeur d’entrée et la valeur de clôture) sont compris
dans le résultat de l’exercice (niveau financier) :
a
Section 2. Exemples
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120
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
c
EXEMPLE APPLICATIF 49 (SUITE)
te
Exemple concernant des concours bancaires courants
L’entreprise EKU a obtenu courant décembre N un concours bancaire courant de 20 000 DOM.
Le cours du DOM était de 2,08 au moment du transfert de fonds.
31/12/N
666
519
Pertes de change
-In
Concours bancaires courants
20 000 (2,10 – 2,08) = 20 000 × 0,02
400
400
Les gains et pertes de change constatés respectivement dans les comptes 766 et 666 augmen-
tent ou diminuent le résultat comptable. Pour ces enregistrements il n’y a aucune divergence
entre comptabilité et fiscalité, les gains et les pertes de change réalisés entrant dans la base de
a
Les écarts de conversion (perte ou profit latent) sont pris en compte pour la détermination du
résultat imposable de l’exercice, or ils ne sont pas intervenus pour la formation du résultat comp-
table. Il faut donc effectuer une correction de manière extracomptable sur le document fiscal
2058A « Détermination du résultat fiscal ».
En conséquence, la provision pour pertes de change n’est pas déductible et devra donc être
réintégrée sur le formulaire 2058A. De manière symétrique, la reprise de la provision pour pertes
de change n’est pas imposable.
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201191TDPA0314 121
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
cence ;
• le changement de stratégie conduit à la cession de participations et/ou à l’abandon de sites
industriels ou commerciaux (cf. l’actualité économique et sociale) ;
• le besoin financier peut entraîner la cession de biens non absolument nécessaires à l’exploita-
te
tion quelle qu’en soit la nature.
Il arrive que l’entreprise constate simplement la sortie d’actif :
• lors du remboursement de prêts accordés à d’autres entreprises ou à des salariés ;
• lors du vol, de la perte ou de la casse d’équipements mis au rebut.
Les cessions de valeurs mobilières de placement relèvent de la gestion de trésorerie, elles
-In
peuvent être fréquentes. Elles sont motivées par :
• des besoins de liquidités immédiates ;
• des opportunités : le cours du titre a bien monté et la plus-value est jugée suffisante ;
• l’arbitrage entre deux titres (vente des titres de sociétés jugées moins performantes suivie de
l’achat de titres de sociétés dont le potentiel est jugé plus élevé).
Elles sont génératrices de résultat financier.
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Section 1. Le droit comptable
I. LA RÈGLE GÉNÉRALE
a
ATTENTION
Il convient de déterminer la valeur comptable du bien sorti de l’actif immobilisé – quel qu’en
soit le motif – à la date de sortie.
REMARQUES
1. Cette règle s’applique à toutes les cessions de biens amortissables ou non, titres immobili-
sés compris.
2. Pour les biens non amortissables, la valeur nette comptable à inscrire au débit du compte
675 est la valeur d’entrée.
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122
UE 119 • Introduction à la comptabilité
3. Pour les biens non totalement amortis le jour de la sortie d’actif, il convient, selon le droit
comptable, de déterminer le complément d’amortissement pour la période allant du début de
l’exercice de cession jusqu’au jour de la cession.
4. Le compte 775 enregistre le flux de vente au prix HT.
5. Le compte 44571 enregistre à son crédit le montant de la TVA collectée, si la cession est
soumise à la TVA.
Le compte 462 ou le compte de trésorerie enregistre alors le montant TTC.
c
La cession est génératrice de résultat financier, les plus-values sont comptabilisées en pro-
duits et les moins-values en charges.
te
II. LE TRAITEMENT DES PROVISIONS POUR DÉPRÉCIATION
Les éventuelles provisions pour dépréciation devenues sans objet en raison de la sortie d’actif
sont rapportées au résultat. Le compte de reprise est de même niveau que le compte de dotation
utilisé lors de la constitution de la provision. Cette reprise n’affecte pas la valeur nette comptable.
-In
III. LE TRAITEMENT DES AMORTISSEMENTS DÉROGATOIRES
L’éventuel amortissement dérogatoire est annulé par le compte 787. Reprises sur provisions ou
une de ses subdivisions. Niveau exceptionnel. Cette reprise n’affecte pas la valeur nette
comptable.
vention ait été virée intégralement au compte de résultat, le reliquat doit être annulé par le crédit
du compte 777. Quote-part des subventions d’investissement virée au résultat de l’exercice.
Cette « reprise » n’affecte pas la valeur nette comptable.
a
appropriés pour leur montant HT, quel que soit le poste d’actif concerné.
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201191TDPA0314 123
Introduction à la comptabilité • Série 3
B. IMMOBILIER BÂTI
c
La cession d’un immeuble est exonérée de TVA, (sauf s’il s’agit de la première vente dans les
cinq ans de l’achèvement), mais est placée sous le régime des droits d’enregistrement.
te
Dans ce cas, lorsque l’immeuble a ouvert droit à la déduction de TVA, la déduction initiale est
remise en cause et l’entreprise doit reverser le montant de la TVA effectivement déduite, diminué
d’un vingtième par année civile ou fraction d’année écoulée depuis l’acquisition, dès lors que
l’acquisition a été faite après le 1er janvier 1996.
Comptablement, le reversement de la TVA est enregistré au crédit du compte 44571. État – TVA
collectée par le débit du compte d’immobilisation concerné (ou directement par le débit du
compte 675).
II.
-In
RÉGIME FISCAL DES PLUS-VALUES PROFESSIONNELLES
Ce régime diffère selon le statut fiscal des entreprises : sociétés soumises à l’impôt sur les socié-
tés (IS) ou entreprises relevant du régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
m
A. SOCIÉTÉS SOUMISES À L’IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS
Pour les sociétés soumises à l’IS seules les cessions de titres de participations détenus depuis
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deux ans au moins peuvent bénéficier du régime d’imposition au taux réduit des plus-values à
long terme (PVLT) en l’occurrence 0 %.
ET COMMERCIAUX
Pour les entreprises relevant des BIC les plus-values nettes à long terme provenant de la cession
de l’ensemble des éléments d’actif immobilisé demeurent imposables au taux proportionnel de
Cn
16 %, majoré des prélèvements sociaux, soit 15,5 %, total des prélèvements 31,5 %.
NOTA BENE
Dans les exercices et les devoirs, il faut suivre la règle comptable.
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124
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Section 1. Schéma de comptabilisation
te
L’écriture constatant le flux de cession HT et la TVA collectée, si la cession entre dans le champ
d’application de la TVA, est passée lors de la cession.
La cession de titres n’est pas soumise à la TVA. Celle des terrains peut l’être, l’énoncé
l’indiquera. -In
En cas de règlement comptant, un compte de trésorerie active sera débité 512. Banques ou
514. Chèques postaux. Dans les schémas, ce compte est marqué 5. Trésorerie active.
Lorsque le règlement est différé, c’est le compte 462. Créances sur cessions d’immobilisations
qui est débité obligatoirement (et pas 411).
(si applicable)
Écriture passée en principe lors de la sortie d’actif, elle peut être passée lors des écritures
d’inventaire.
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201191TDPA0314 125
Introduction à la comptabilité • Série 3
131. Sub. d’inv. 139. Sub. d’inv. inscrite… 777. QP sub. virée…
60 15
15
30 30
60 Σ = 60 60 reliquat
c
virement pour solde
RAPPEL
te
Lorsqu’une immobilisation non amortissable fait l’objet d’une subvention d’investissement, le
rapport de la subvention au résultat doit se faire :
• par fractions égales sur la durée d’inaliénabilité11 du bien ;
• en dix fractions égales en cas d’absence de clause d’inaliénabilité du bien.
IMPORTANT
-In
La valeur comptable d’une immobilisation non amortissable cédée est égale à sa valeur brute.
Section 2. Exemples
EXEMPLE APPLICATIF 50
m
Le 20/03/N, l’entreprise DUPONT a cédé au prix de 50 000 € payables le 30/03/N, un fonds
commercial acheté 55 000 € le 20/01/N–8. L’acquéreur a versé les fonds par virement bancaire
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à la date prévue. Au 31/12/N–1, ce fonds faisait l’objet d’une dépréciation de 7 000 €.
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
a
20/03/N
30/03/N
NOTA BENE
Les cessions de fonds commercial ne sont pas soumises à la TVA.
11. Une clause d’inaliénabilité a pour effet d’interdire les actes de disposition (vendre, donner) portant sur
le bien concerné mais n’interdit pas les actes d’administration.
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126
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Selon inventaire (dépréciation sans objet)
te
EXEMPLE APPLICATIF 51
Un terrain à bâtir a été vendu le 08/10/N pour 180 000 € hors taxes (TVA 20 %) à un marchand
de biens (règlement reçu le jour même par chèque). Il avait été acheté pour 140 000 € hors taxes
-In
le 04/03/N–3. Une subvention d’investissement de 70 000 € avait permis de contribuer au finan-
cement de l’opération. Le contrat d’octroi de la subvention ne prévoyait pas de clause d’inalié-
nabilité du terrain, la subvention a donc été rapportée au résultat par 10e.
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
08/10/N
512 Banque 216 000,00
775 PCEA 180 000,00
44571 TVA collectée 36 000,00
m
Facture n° … Chèque reçu n° …
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d°
139 Subventions d’investissement inscrites au compte de 49 000,00
résultat
777 Quote-part des subventions d’investissement virée
au résultat de l’exercice 49 000,00
Pour régularisation : 70 000 × 7/10(1)
d°
131 Subventions d’équipement 70 000,00
139 Subventions d’investissement inscrites au compte
de résultat 70 000,00
Pour soldes des comptes concernés
(1) Le bien ayant été cédé courant N, à l’inventaire du 31/12/N il reste 7/10e de la subvention à rapporter au résultat (en effet, 3/10e ont
déjà été rapportés : 1/10e en N–3, 1/10e en N–2, 1/10e en N–1).
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201191TDPA0314 127
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
I. CONSTATATION DU FLUX DE CESSION (VENTE)
Mêmes remarques générales que dans le cas de cession de biens non amortissables.
te
La cession de constructions et d’ensembles immobiliers peut être soumise aux droits d’enregis-
trement ou à la TVA. (Appliquer les indications de l’énoncé.)
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281. Amortissement de… 2. Immobilisations
Cumul amort. (lors de Lors de l’entrée Lors de la sortie
la sortie d’actif) VE VE
a
Cette écriture ne traduit pas un flux. Le cumul des amortissements du bien sorti de l’actif et sa
valeur comptable au moment de la sortie du patrimoine sont des grandeurs calculées.
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128
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Le cumul des amortissements pratiqués pour un bien donné ne peut pas excéder la valeur
d’entrée de ce bien.
Lorsque l’amortissement pour dépréciation est le mode dégressif fiscal, le fisc accepte que
l’amortissement soit pratiqué jusqu’au dernier jour du mois qui précède la cession.
Schémas de calcul
Amortissement complémentaire
+ Amortissements cumulés au début de l’exercice
= Amortissements cumulés au moment de la sortie de l’actif
Valeur d’entrée du bien (valeur d’origine)
c
– Amortissements cumulés au moment de la sortie de l’actif
= Valeur comptable de l’élément d’actif cédé
775. Produits des cessions d’éléments d’actif
– 675. Valeurs comptables des éléments d’actif cédés
te
= Résultat de la cession (il n’y a pas de compte spécifique)
Le résultat de la cession appartient au niveau exceptionnel alors que les dotations aux amor-
tissements pour dépréciation (justifiés au plan économique) relèvent du niveau exploitation.
Seuls les amortissements pour dépréciation interviennent dans la formation du résultat sur ces-
sion au plan comptable. L’amortissement dérogatoire est traité comme une provision.
IV.
-In
TRAITEMENT COMPTABLE DE L’AMORTISSEMENT DÉROGATOIRE
Lorsque le bien sorti de l’actif a fait l’objet d’un amortissement dérogatoire, le solde de l’amor-
tissement dérogatoire existant au début de l’exercice doit être repris.
Reprise de la dépréciation.
Cn
281xy Amortissement de xy VE
21xy Immobilisation xy VE
En revanche, lorsque le bien n’est pas totalement amorti, il convient de pratiquer une dotation
aux amortissements complémentaire de niveau exceptionnel pour achever l’amortissement du
bien et aboutir à une valeur résiduelle nulle (solution préférentielle au plan fiscal).
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Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 52
Une immobilisation de valeur d’entrée dans le patrimoine égale à 100 et amortie au jour de la
cession à hauteur de 70, est vendue 50 HT, la TVA collectée s’élevant à 10. La TVA initiale a été
récupérée intégralement.
c
Sortie d’actif
100 70 30
Flux de vente 10 60 50
te
Section 2. Exemples -In
I. L’IMMOBILISATION CÉDÉE EST TOTALEMENT AMORTIE
REMARQUE
Le fait que le bien ait fait l’objet d’un amortissement dérogatoire et/ou ou d’une subvention
d’investissement ne pose pas de problèmes car les comptes concernés sont soldés dès la fin
du plan d’amortissement, donc antérieurement à la cession.
m
IMPORTANT
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La valeur comptable d’une immobilisation amortissable cédée est égale à sa valeur brute dimi-
nuée des amortissements cumulés la concernant.
a
EXEMPLE APPLICATIF 53
Un véhicule de tourisme, acheté 12 500 € TTC le 01/05/N–7 et amorti sur 5 ans en linéaire (valeur
résiduelle considérée comme nulle), a été cédé le 20/02/N pour 800 €. Règlement reçu par
chèque bancaire le jour même.
Cn
20/02/N
On notera que la cession n’est pas soumise à la TVA car il s’agit d’un véhicule de tourisme.
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130
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
c
EXEMPLE APPLICATIF 54
Une machine-outil achetée et mise en service pour 14 000 € hors taxes le 10/02/N–6 a été cédée
le 15/09/N pour 900 € hors taxes (TVA 20 %). Règlement reçu par chèque le jour même. Elle
te
faisait l’objet d’un amortissement proportionnel au nombre de pièces fabriquées. Sa valeur rési-
duelle était estimée à 10 % de sa valeur brute (valeur d’acquisition hors taxes). Au 31/12/N–1,
son plan d’amortissement était arrivé à son terme.
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
512
775
44571
Banque
PCEA
TVA collectée
-In 15/09/N
1 080,00
900,00
180,00
Facture n° … Chèque reçu n° …
31/12/N
EXEMPLE APPLICATIF 55
Un véhicule utilitaire, acheté et mis en service pour 14 000 € hors taxes le 01/10/N–3, et amorti
sur 5 ans en linéaire (valeur résiduelle considérée comme nulle), a été cédé le 15/05/N pour
5 000 € hors taxes (TVA 20 %). Règlement reçu le jour même par chèque bancaire.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
15/05/N
c
31/12/N
te
incorporelles et corporelles 1 050,00
28182 Amortissements du matériel de transport 1 050,00
Dotation complémentaire (14 000 × 20 % × 135/360)
d°
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D’AMORTISSEMENT DÉCROISSANT
REMARQUE
a
Au plus tard, à l’inventaire, il faut constater une dotation complémentaire aux amortissements
en appliquant un prorata allant du premier jour de l’exercice de cession jusqu’au jour de
cession. Le taux utilisé doit être celui qui était prévu pour l’exercice de cession.
Cn
EXEMPLE APPLICATIF 56
Une machine-outil, acquise et mise en service le 01/01/N–2 pour 30 000 € hors taxes, a été
cédée le 01/09/N pour 11 000 € hors taxes (TVA 20 %). Le règlement a été reçu le jour même.
Ce bien faisait l’objet d’un amortissement décroissant sur 5 ans et sa valeur résiduelle était
considérée comme nulle. Les taux d’amortissements retenus étaient les suivants :
Années Taux
N–2 30 %
N–1 25 %
N 20 %
N+1 15 %
N+2 10 %
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132
UE 119 • Introduction à la comptabilité
01/09/N
512 Banque 13 200,00
775 PCEA 11 000,00
44571 TVA collectée 2 200,00
Facture n° … Chèque reçu n° …
31/12/N
c
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations
incorporelles et corporelles 4 000,00
28154 Amortissements du matériel industriel 4 000,00
te
Dotation complémentaire (30 000 × 20 % × 8/12)
d°
28154 Amortissements du matériel industriel
[(30 000 × 55 %) + 4 000] 20 500,00
675 VCEAC (30 000 – 20 500) 9 500,00
2154 Matériel industriel 30 000,00
Sortie d’actif
-In
IV. L’IMMOBILISATION CÉDÉE EST EN COURS D’AMORTISSEMENT
CROISSANT
m
Les règles à appliquer sont identiques à celles de l’amortissement décroissant.
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REMARQUE
Au plus tard à l’inventaire, il faut constater une dotation complémentaire aux amortissements
proportionnelle au nombre d’unités d’œuvre concernées par la période allant du 1er jour de
l’année de cession au jour de cession.
Cn
EXEMPLE APPLICATIF 57
Une machine-outil, acquise et mise en service le 01/01/N–2 pour 40 000 € hors taxes, a été cédée
le 15/05/N pour 19 000 € hors taxes (TVA 20 %). Le règlement a été reçu le jour même par chèque.
Ce bien faisait l’objet d’un amortissement par référence au nombre de pièces fabriquées. Sa
valeur résiduelle est considérée comme nulle. Les prévisions de fabrication étaient les suivantes :
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Introduction à la comptabilité • Série 3
15/05/N
c
Au 31/12/N au plus tard, le comptable passera les écritures suivantes :
31/12/N
te
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations
incorporelles et corporelles 2 160,00
28154 Amortissements du matériel industriel 2 160,00
Dotation complémentaire (40 000 × 3 240/60 000)
d°
28154
675
2154
-In
Amortissements du matériel industriel
[(40 000 × 30 000/60 000) + 2 160]
VCEAC (40 000 – 22 160)
Matériel industriel
22 160,00
17 840,00
40 000,00
Sortie d’actif
m
VI. L’IMMOBILISATION CÉDÉE EST EN COURS D’AMORTISSEMENT
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DÉGRESSIF FISCAL ASSIMILÉ À UN AMORTISSEMENT ÉCONOMIQUE
Dans l’état actuel des textes, il semblerait qu’une entreprise puisse a priori toujours considérer
que l’amortissement dégressif fiscal traduit assez bien la consommation des avantages écono-
miques qu’elle attend d’un bien amortissable éligible. Notons cependant que les avis sur la
a
question sont assez partagés dans la mesure où certains avancent qu’un système purement
fiscal n’a pas vocation à traduire une réalité économique. En attendant que la question soit tran-
chée, il est évident que certains praticiens vont encore utiliser le dégressif fiscal comme amor-
tissement économique.
Cn
EXEMPLE APPLICATIF 58
Un matériel industriel acheté 80 000 € hors taxes le 26/09/N–2 a été cédé le 12/03/N pour
32 000 € hors taxes (TVA 20 %). Règlement reçu le jour même par chèque. Ce bien faisait l’objet
d’un amortissement dégressif sur 5 ans (coefficient 1,75) car l’entreprise avait estimé que ce
mode d’amortissement fiscal était, pour son cas, économiquement justifié. La valeur résiduelle
du bien était considérée comme nulle.
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134
UE 119 • Introduction à la comptabilité
12/03/N
c
le tableau d’amortissement le concernant afin de disposer de la base de calcul de la dotation
complémentaire :
100 %
Taux de l’amortissement dégressif = × 1,75 = 35 % (bien acquis entre le 04/12/2008 et le
te
31/12/2009). 5
31/12/N
Dotation complémentaire
(45 933,34 × 35 % × 2/12)
D°
(1) Amortissements cumulés jusqu’au premier jour du mois de cession : 9 333,33 + 24 733,33 + 2 679,45 = 36 746,11
(2) Valeur d’origine – Amortissements cumulés jusqu’au premier jour du mois de cession = 80 000 – 36 746,11 = 43 253,89
EXEMPLE APPLICATIF 59
L’entreprise CHARPENTIER a cédé le 20/09/N pour 5 200 € hors taxes, un matériel industriel
acheté 10 000 € hors taxes le 10/04/N–2 et mis en service le 15/05/N–2. Règlement le jour
même. L’entreprise avait estimé que l’amortissement économiquement justifié était l’amortisse-
ment linéaire ; elle avait cependant décidé de bénéficier des avantages de l’amortissement
dégressif en pratiquant le mécanisme des amortissements dérogatoires.
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201191TDPA0314 135
Introduction à la comptabilité • Série 3
20/09/N
c
concerné :
100 %
Taux linéaire = = 20 %
5
te
100 %
Taux de l’amortissement dégressif = × 1,75 = 35 %
5
Tableau de synthèse permettant de calculer les amortissements déjà pratiqués
Amortissement fiscalement Amortissement
Amortissements
Années déductible économiquement justifié
dérogatoires
(dégressif) (linéaire)
N–2
N–1
Base Taux
-In
Montant
10 000,00 35 % 2 625,00(1)
7 375,00 35 % 2 581,25
(1) 10 000,00 × 0,35 × 9/12 = 2 625,00
(3) 2 625,00 – 1 250,00 = 1 375,00
Base Taux Montant
10 000,00 20 % 1 250,00(2)
10 000,00 20 % 2 000,00
Dotations
1 375,00(3)
581,25(4)
Reprises
31/12/N
m
6811 Dotations aux amortissements sur immobilisations
incorporelles et corporelles 1 444,44
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28154 Amortissements du matériel industriel 1 444,44
Dotation complémentaire
(10 000,00 × 0,2 × 260/360)
31/12/N
a
d°
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136
UE 119 • Introduction à la comptabilité
RAPPELS
• Lorsqu’un bien amortissable fait l’objet d’une dépréciation, sa base amortissable est
modifiée.
• La valeur comptable d’une immobilisation amortissable cédée est égale à sa valeur brute
diminuée des amortissements cumulés la concernant.
c
EXEMPLE APPLICATIF 60
te
Une machine-outil acquise et mise en service le 01/04/N–2 pour 20 000 € hors taxes a été cédée
le 01/06/N pour 10 000 € hors taxes (TVA 20 %). Le règlement a été reçu le jour même. Ce bien
faisait l’objet d’un amortissement linéaire sur 5 ans et sa valeur résiduelle était considérée
comme nulle. L’évolution technologique de ce genre de matériel étant très rapide, l’entreprise a
réalisé à chaque fin d’année un test de dépréciation qui a conduit à la détermination des valeurs
actuelles suivantes :
• Fin N–2 : la valeur actuelle était estimée à 16 500 €
• Fin N–1 : la valeur actuelle était estimée à 12 800 €
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
-In
01/06/N
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201191TDPA0314 137
Introduction à la comptabilité • Série 3
Écritures de régularisation
31/12/N
d°
c
675 VCEAC (20 000 – 8 523) 11 477,00
2154 Matériel industriel 20 000,00
Sortie d’actif
d°
te
29154 Dépréciation du matériel industriel 318,00
7816 Reprise sur dépréciations des immobilisations 318,00
incorporelles et corporelles
Selon inventaire (dépréciation sans objet)
-In
IX. L’IMMOBILISATION CÉDÉE FAIT L’OBJET D’UN FINANCEMENT
PAR SUBVENTION D’INVESTISSEMENT
En cas de cession d’un bien ayant bénéficié d’une subvention d’investissement, la fraction de
subvention non encore rapportée au résultat, doit être reprise au plus tard à l’inventaire de l’exer-
cice au cours duquel a eu lieu la cession.
m
RAPPEL
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Lorsqu’une immobilisation amortissable fait l’objet d’une subvention d’investissement, quel
que soit son mode d’amortissement, le rapport de la subvention au résultat doit se faire sur la
même durée et au même rythme que l’amortissement pratiqué pour l’immobilisation concer-
née ou sur l’exercice de notification de la subvention, si l’entreprise y trouve son intérêt (entre-
a
EXEMPLE APPLICATIF 61
Cn
L’entreprise a cédé le 01/03/N au prix de 2 000 € hors taxes (TVA 20 %), un matériel acquis et
mis en service le 01/06/N–2 pour 6 000 € hors taxes. Le règlement a été reçu le jour même. Ce
bien, amorti en linéaire sur 5 ans, a fait l’objet d’un financement partiel à hauteur de 70 % par
subvention d’investissement. Sa valeur résiduelle est considérée comme nulle. Le rapport de la
subvention au résultat se fait proportionnellement aux amortissements.
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
01/03/N
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138
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
(4) 1 200 × 70 % = 840
te
= Fraction de la subvention restant à rapporter = 2 870,00
31/12/N
d°
d°
de résultat 4 200,00
Pour soldes des comptes concernés
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201191TDPA0314 139
Introduction à la comptabilité • Série 3
Le montant de la déduction complémentaire est égale au montant de la TVA ayant grevé le bien
diminué de 1/5e par année civile écoulée ou fraction d’année civile écoulée depuis l’année
d’acquisition. Le montant de ce complément de déduction ne peut excéder la TVA collectée sur
la cession.
EXEMPLE APPLICATIF 62
c
DUPOND
te
Total hors taxes 6 700,00
TVA 20 % + 1 340,00
Total TTC 8 040,00
Carte grise + 180,00
Carburant -In + 50,00
Net à payer TTC 8 270,00
Règlement comptant ce jour par chèque bancaire n° 000583
Le véhicule repris (Citroën tourisme SAXO) avait également été acheté chez le concessionnaire
MIDI AUTOS pour 10 200 € TTC, lequel s’était engagé à l’époque à le reprendre pour 3 400 €
hors taxes (TVA 20 %) à la double condition que :
• le véhicule soit en bon état et n’ait pas dépassé un certain kilométrage à l’issue de 3 années
d’utilisation à compter de sa mise en circulation ;
• l’entreprise s’engage à acheter un véhicule neuf de la même catégorie ou d’une catégorie
m
supérieure.
L’entreprise avait accepté l’offre et amorti ce véhicule de tourisme sur 3 ans en linéaire à c
ompter
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de sa mise en circulation (01/10/N–3) sur la base de sa valeur brute diminuée de sa valeur rési-
duelle ; la valeur résiduelle retenue étant égale au prix de reprise proposé par le concessionnaire.
Le véhicule neuf fera l’objet d’un amortissement linéaire sur 5 ans. Sa valeur résiduelle est esti-
mée à 1 000 €.
a
01/10/N
Cn
(1) Bien qu’il s’agisse d’un véhicule de tourisme, la transaction est soumise à la TVA car la vente est faite à un professionnel de l’automo-
bile neuve et d’occasion.
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140
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
c
TVA non déduite lors de l’acquisition : 10 200/1,2 × 0,2 = 1 700.
Complément de déduction de TVA théorique = 1 700 – (1 700 × 4/5) = 340 (inférieur au plafond).
D’où : complément de déduction réel = 340.
te
REMARQUE
Le véhicule neuf (Citroën tourisme C1) devra par ailleurs être amorti :
31/12/N
6811
28182
-In
Dotations aux amortissements sur immobilisations
incorporelles et corporelles
Amortissements du matériel de transport
Dotation complémentaire :
[(12 120 – 1 000) × 0,2 × 90/360]
556,00
556,00
m
XI. LA CESSION D’UN IMMEUBLE BÂTI
La revente d’un immeuble bâti conduit à envisager les cas suivants :
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La revente est soumise La revente est soumise La revente n’est pas soumise
à la TVA à un reversement de TVA à la TVA
n
TVA à reverser = TVA initialement déduite – (TVA initialement déduite )
20
n = nombre d’années civiles ou de fractions d’années civiles écoulées
entre la date d’acquisition et la date de cession.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
EXEMPLE APPLICATIF 63
c
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
15/10/N+6
512 Banque 170 000,00
te
775 PCEA 170 000,00
Facture n° …
15/10/N+6
675 VCEAC 20 085,00
44551 TVA à décaisser
-In 20 085,00
TVA à reverser
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213 Constructions 150 000,00
Sortie d’actif
REMARQUE
On peut noter qu’en majorant la valeur comptable de l’entrepôt cédé, le reversement de TVA
permet de minorer le résultat de cession.
EXEMPLE APPLICATIF 64
Un client a manifesté son intention de conserver un conteneur qui lui avait été consigné pour
1 500 €. Une facture de vente ferme lui a donc été adressée le 10/10/N, fixant le prix de consi-
gnation comme prix de cession TTC (TVA 20 %). Ce conteneur avait été acquis 2 500 € hors
taxes ; il avait été mis en service le 01/04/N–2 et faisait l’objet d’un amortissement linéaire sur
5 ans. Sa valeur résiduelle à l’issue de son plan d’amortissement était considérée comme nulle.
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142
UE 119 • Introduction à la comptabilité
10/10/N
REMARQUE
c
Si le prix de consignation avait été considéré comme un prix de cession hors taxes en cas de
non-retour, il aurait alors fallu passer l’écriture ci-après :
te
10/10/N
31/12/N
d°
EXEMPLE APPLICATIF 65
Une machine-outil a été mise au rebut le 20/02/N suite à une panne rendant son coût de répara-
tion supérieur à sa valeur vénale. Ce matériel industriel avait été acquis et mis en service le
01/08/N–3 pour 12 000 € hors taxes et faisait l’objet d’un amortissement linéaire sur 5 ans. Sa
valeur résiduelle était considérée comme nulle.
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201191TDPA0314 143
Introduction à la comptabilité • Série 3
31/12/N
d°
c
6871 Dotations aux amortissements exceptionnels
des immobilisations 5 866,67
28183 Amortissements du matériel de bureau
et informatique 5 866,67
te
Dotation (12 000 × 20 % × 880/360)(1)
d°
880 jours
Du 01/01 au 31/07 = 210 jours
Autre calcul possible : dotation exceptionnelle = Valeur d’origine – cumul des dotations jusqu’à
la mise au rebut.
920
m
12 000 – 12 000 × 20 % × = 12 000 – 6 133,33 = 5 866,67
360
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Chapitre 4. Les cessions de titres
a
L’étude des cessions de titres conduit à envisager l’ensemble des cas ci-après :
Cessions de titres
Cn
Titres immobilisés
Valeurs mobilières
Titres de participation Titres immobilisés de l’activité de
de placement
protefeuille (TIAP)
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144
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
actions Michelin détenues, toutes les actions Danone…).
2. La cession est partielle, mais les titres cédés proviennent d’un ensemble de titres entrés au
même prix unitaire.
te
En revanche, lorsque la cession porte sur une fraction d’un ensemble de titres de même nature
conférant les mêmes droits, entrés à des prix unitaires différents, la valeur d’entrée de la fraction
conservée est estimée au coût d’achat moyen pondéré, ou, à défaut, en présumant que les titres
conservés sont les derniers entrés (méthode PEPS) (d’après l’article 332-2 du PCG).
Ce problème s’apparente à celui des stocks de biens fongibles.
-In
II. LES DISPOSITIONS DU DROIT FISCAL
Pour résoudre cette divergence entre les dispositions du PCG et celles de la fiscalité et éviter
ainsi les retraitements, il peut être préférable d’utiliser systématiquement la méthode du « pre-
mier entré-premier sorti » quelle que soit la catégorie de titres. Dans la pratique, le choix d’une
méthode est le plus souvent guidé par la volonté de concilier respect des dispositions fiscales
a
III. EXEMPLE
Cn
EXEMPLE APPLICATIF 66
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201191TDPA0314 145
Introduction à la comptabilité • Série 3
B. Détermination de la valeur d’entrée des titres cédés par la méthode du prix moyen
pondéré
Calcul du prix moyen pondéré :
(1000 × 10 ) + (1500 × 11) + ( 2 500 × 12) = 56 500 = 11,3
5 000 5 000
Calcul de la valeur d’entrée :
500 × 11,3 = 5 650
c
Section 2. Les cessions de titres classés dans les immobilisations
financières – droits de propriété (hors TIAP)
te
La cession de titres classés dans la catégorie comptable des immobilisations financières est une
opération de désinvestissement ; elle a donc un caractère exceptionnel.
RAPPEL
La cession de titres ne supporte pas la TVA.
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Constatation de la sortie d’actif
Les frais de cession seront comptabilisés pour leurs montants HT dans les comptes de charges
par nature.
II. EXEMPLES
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146
UE 119 • Introduction à la comptabilité
EXEMPLE APPLICATIF 67
L’entreprise BELMONT a décidé de céder la plus grande partie de sa participation dans la société
BMG SA en raison d’un changement de stratégie de croissance :
c
BELMONT
Titulaire :
te
Frais sur opération 1,5 % – 787,50
TVA 20 % sur frais – 157,50
Net au crédit de votre compte 51 555,00
14/03/N
31/12/N
(1) La valeur d’acquisition des titres de participation cédés est calculée au coût moyen pondéré :
(200 × 70) + (200 × 72) + (400 × 74)
Coût unitaire moyen pondéré = = 72,50
200 + 200 + 400
REMARQUE
Les titres cédés n’étaient pas provisionnés car, au 31/12/N–1, leur valeur d’utilité était supé-
rieure à leur valeur moyenne d’acquisition.
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201191TDPA0314 147
Introduction à la comptabilité • Série 3
À l’issue de l’opération l’entreprise ne possède plus que 100 titres BMG SA, représentant
[(0,16/800) × 100] = 2 % du capital de cette société. Ces titres ne peuvent donc plus être consi-
dérés comme des titres de participation. Il faut donc passer l’écriture suivante :
31/12/N
Par ailleurs, il n’y a pas lieu de provisionner ces titres car leur valeur d’utilité reste supérieure à
c
leur coût moyen d’acquisition.
te
B. LA CESSION DES AUTRES TITRES IMMOBILISÉS (AUTRES QUE LES TITRES
IMMOBILISÉS DE L’ACTIVITÉ DE PORTEFEUILLE)
Les titres concernés figurent dans les comptes 271. Titres immobilisés (droit de propriété) et
272. Titres immobilisés (droit de créance).
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Votre ordre de vente :
1 200 actions STORAX à 10 € l’unité 12 000,00
Frais sur opération 1,5 % – 180,00
a
Il est précisé que les actions STORAX détenues en portefeuille par l’entreprise BELMONT ont été
acquises, pour être conservées durablement, en deux temps : 900 actions achetées au prix uni-
Cn
taire de 11 € en juillet N–2 et 700 actions achetées au prix unitaire de 12 € en mars N–1. Cette
entreprise utilise la méthode du « premier entré-premier sorti » pour évaluer les sorties de titres.
Le cours moyen de décembre N–1 pour les actions STORAX s’élevait à 9,50 € l’unité ; celui de
décembre N est de 9 € l’unité.
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
25/06/N
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148
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
d°
c
78662 Reprise sur dépréciations des immobilisations
financières 1 900,00
Selon inventaire(1)
te
(1) Dépréciation au 31/12/N–1 : [(900 × 11) + (700 × 12)] – (1 600 × 9,5) = 18 300 – 15 200 = 3 100
Dépréciation nécessaire au 31/12/N (il reste 400 titres) : (12 – 9) × 400 = 1 200
Il est donc nécessaire de faire une reprise de 3 100 – 1 200 = 1 900
Cas d’une plus-value (Le prix de cession X est supérieur à la valeur d’entrée.)
X VE X VE
Prix de cession
Valeur d’entrée des titres cédés
Cas d’une moins-value (Le prix de cession est inférieur à la valeur d’entrée.)
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201191TDPA0314 149
Introduction à la comptabilité • Série 3
II. EXEMPLES
EXEMPLE APPLICATIF 68
Société Générale
Agence de Montpellier Facultés
18/09/N
c
Compte n° 00534 03653456 32 PAULHAN
Titulaire :
te
Votre ordre de vente :
80 actions CGIP à 610 € l’unité 48 800,00
Frais sur opération 1,5 % – 732,00
TVA 20 % sur frais – 146,40
Net au crédit de votre compte 47 921,60
-In
Ces titres avaient été achetés pour 620 € l’unité en février N–1 pour réaliser un placement durable
tout en ayant de sérieuses perspectives de rentabilité. Au 31/12/N–1, leur valeur d’inventaire
était de 625 € l’unité.
Le résultat de la cession est une perte : 80 × (610 – 620) = – 800
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
18/09/N
m
512 Banque 47 921,60
627 Services bancaires 732,00
44566 TVA sur autres biens et services 146,40
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675 VCEAC 48 800,00
Selon avis de crédit n° AC00034563
a
31/12/N
REMARQUE
Lorsque la cession de TIAP débouche sur une perte, le compte 675 doit être crédité du mon-
tant du prix de cession et débité du montant de la valeur d’acquisition des TIAP cédés.
Le solde du compte 675 représente alors la moins-value de cession :
49 600 – 48 800 = 800.
Avant la comptabilisation il est donc nécessaire de déterminer le résultat de la cession gain ou
perte.
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150
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Société Générale
Agence de Montpellier Facultés
12/10/N
c
Titulaire :
te
Frais sur opération 0,8 % – 84,00
TVA 20 % sur frais – 16,80
Droit de timbre – 8,50
Net au crédit de votre compte 10 390,70
Ces titres avaient été achetés pour 40,75 € l’unité en mars N, pour en retirer, à plus ou moins
longue échéance, une rentabilité satisfaisante.
-In
L’opération de cession sera enregistrée de la sorte :
12/10/N
31/12/N
REMARQUE
Lorsque la cession de TIAP débouche sur un bénéfice, le compte 775 doit être crédité du mon-
tant du prix de cession et débité du montant de la valeur d’acquisition des TIAP cédés.
Le solde du compte 775 représente alors la plus-value de cession : 10 500 – 10 187,50 = 312,50.
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201191TDPA0314 151
Introduction à la comptabilité • Série 3
RAPPEL
Les VMP sont des titres : actions cotées en général, obligations, bons de souscription… ins-
crits parmi les actifs circulants dans le compte 50. Valeurs mobilières de placement ou mieux
dans la subdivision adéquate. (Ne peuvent être classés en VMP que des titres facilement
négociables.)
c
Les motifs de la constitution et de la gestion d’un portefeuille de VMP peuvent être la recherche
de gains à court terme ou simplement la bonne gestion des excédents temporaires de
trésorerie.
te
I. SCHÉMA DE COMPTABILISATION
Le résultat de la cession appartient au niveau financier et, selon la nature du résultat, gain ou
perte est comptabilisé dans l’un ou l’autre des deux comptes suivants :
• 767. Produits nets sur cession de valeurs mobilières de placement ;
-In
• 667. Charges nettes sur cession de valeurs mobilières de placement.
En cas de règlement différé, utiliser le compte de tiers :
• 465. Créances sur cession de valeurs mobilières de placement.
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Prix de cession
Prix de cession
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152
UE 119 • Introduction à la comptabilité
II. EXEMPLES
EXEMPLE APPLICATIF 69
Crédit du Nord
Agence de Montpellier Millénaire
05/05/N
c
Compte n° 00237 06638974 28 FLORENTIN
Titulaire :
te
100 actions EXOTEX à 270 € 27 000,00
Frais sur opération 1,5 % – 405,00
TVA 20 % sur frais – 81,00
Net au crédit de votre compte 26 514,00
Ces actions, qui représentent l’ensemble des titres EXOTEX possédés par l’entreprise
-In
FLORENTIN, avaient été achetées 300 € l’unité dans un but spéculatif en juillet N–1.
Au 31/12/N–1, ces titres faisaient l’objet d’une dépréciation de 30 € par titre.
Le 05/05/N, on passera l’écriture suivante :
05/05/N
31/12/N
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Introduction à la comptabilité • Série 3
Crédit du Nord
Agence de Montpellier Millénaire
04/07/N
c
Votre ordre de vente :
100 actions SIPROSA à 300 € 30 000,00
Frais sur opération 1,5 % – 450,00
te
TVA 20 % sur frais – 90,00
Net sur opération 29 460,00
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465 Créances sur cessions de VMP 29 460,00
627 Services bancaires 450,00
44566 TVA sur autres biens et services 90,00
503 Actions (1)28 040,00
(2)1 960,00
a
(1) Valeur d’acquisition des titres cédés (méthode du PEPS) : (80 × 280) + (20 × 282) = 22 400 + 5 640 = 28 040
(2) Plus-value de cession = 30 000 – 28 040 = 1 960
Cn
07/07/N
Au 31/12/N :
Il n’y aura pas d’écriture de régularisation car les titres cédés ne sont pas l’objet d’une déprécia-
tion et les titres restants ne font pas l’objet d’une moins-value latente, leur valeur d’acquisition
étant inférieure au cours moyen de décembre N.
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154
UE 119 • Introduction à la comptabilité
COMPLÉMENT
Cas particulier des cessions d’obligations12 (initiation)
Quelle que soit sa catégorie comptable (titre immobilisé, TIAP ou VMP), le prix de cession
d’une obligation comprend le prix de vente de l’obligation elle-même et la fraction des intérêts
courus.
Les intérêts courus sont calculés sur la valeur nominale de l’obligation en appliquant le taux
propre à l’obligation et un prorata calculé à partir de la date du dernier coupon encaissé,
jusqu’au jour de cession.
c
Le 01/08/N, l’entreprise FLORENTIN a réalisé l’opération suivante :
Crédit du Nord
te
Agence de Montpellier Millénaire
01/08/N
Les obligations STRATOS avaient été achetées au pair, c’est à leur valeur nominale pour en reti-
rer, à plus ou moins longue échéance, une rentabilité satisfaisante. Prix d’achat unitaire : 88 €,
échéance du coupon au 1er octobre de chaque année.
a
Les obligations IGOS avaient été achetées au pair pour être conservées durablement. Prix
d’achat unitaire : 100 €, échéance du coupon au 1er octobre de chaque année.
Les obligations ASAPROD avaient été achetées au pair dans un but spéculatif. Prix d’achat uni-
taire : 112 €, échéance du coupon au 1er juillet de chaque année.
Cn
Les intérêts courus figurant sur l’avis de crédit ont donc été calculés ainsi :
• Obligations STRATOS : 88 × 15 × 5 % × 10/12 = 55
• Obligations IGOS : 100 × 10 × 6 % × 10/12 = 50
• Obligations ASAPROD : 112 × 20 × 6,25 % × 1/12 = 11,67
12. L’emprunt obligataire relevant de l’UE de comptabilité approfondie, l’étude de cette section n’est pas
obligatoire ; elle est recommandée lorsque les autres thèmes de la série ont été assimilés et dans ce cas
seulement.
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201191TDPA0314 155
Introduction à la comptabilité • Série 3
01/08/N
c
764 Revenus des VMP 11,67
Selon avis de crédit n° AC00064525
te
Au 31/12/N au plus tard, on régularisera ainsi :
31/12/N
d°
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Chapitre 5. Les cessions et les documents
de synthèse
a
Les comptes de charges et de produits concernés par les opérations de cessions apparaissent
Cn
Rubrique du compte
Compte concerné
de résultat
Au niveau des charges Compte 6811 (Comptabilisation des dotations complémentaires
d’exploitation aux amortissements des immobilisations amortissables cédées)
Compte 7816 (Comptabilisation des reprises sur dépréciations devenues sans
Au niveau des produits
objet en raison de la cession d’immobilisations incorporelles ou corporelles non
d’exploitation
amortissables mais faisant l’objet d’une dépréciation)
Au niveau des charges Compte 667 (Comptabilisation des charges nettes sur cessions de VMP)
financières
Compte 767 (Comptabilisation des produits nets sur cessions de VMP)
Compte 786662 (Comptabilisation des reprises sur dépréciations devenues sans
Au niveau des produits
objet en raison de la cession de titres ayant le caractère d’immobilisation financière)
financiers
Compte 786665 (Comptabilisation des reprises sur dépréciations devenues
sans objet en raison de la cession de valeurs mobilières de placement)
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156
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Rubrique du compte
Compte concerné
de résultat
Au niveau des charges Compte 675 (Comptabilisation de la valeur comptable des immobilisations
exceptionnelles cédées et des moins-values sur cessions de TIAP (compte 675))
Compte 775 (Comptabilisation des produits de cessions d’immobilisations
et de plus-values sur cessions de TIAP)
Compte 777 (Comptabilisation des quotes-parts de subventions
Au niveau des produits
d’investissement restant à rapporter au résultat suite à une cession
exceptionnels
d’immobilisation)
Compte 78725 (Comptabilisation des amortissements dérogatoires restant
à reprendre suite à une cession d’immobilisation)
c
Le résultat comptable d’une cession d’immobilisation non amortissable se calcule ainsi :
te
= Plus-value ou moins-value de cession
En cas de moins-value :
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La reprise d’une éventuelle dépréciation (enregistrée dans le compte 78665) vient le majorer la
plus-value et minorer la moins-value.
Les biens cédés ainsi que les amortissements et les dépréciations éventuelles les concernant ne
figurent plus au bilan de fin d’exercice de cession.
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201191TDPA0314 157
Introduction à la comptabilité • Série 3
Les tableaux de l’annexe renseignent sur les mouvements relatifs aux cessions :
La valeur d’acquisition (valeur d’origine) des immobilisations cédées est portée dans cette colonne.
c
Immobilisations incorporelles ×
Immobilisations corporelles ×
Immobilisations financières ×
TOTAL
te
La valeur brute à la clôture de l’exercice est la somme algébrique des colonnes précédentes (A + B – C = D).
Les amortissements cumulés des immobilisations cédées sont portés dans cette colonne.
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colonne.
Dépréciations au Diminutions
Dépréciation à la
début de dotations de reprises de
Rubriques fin de l’exercice
l’exercice l’exercice l’exercice
Immobilisations corporelles ×
Immobilisations incorporelles
Cn
Immobilisations financières
Stocks
Créances
Valeurs mobilières de ×
placement
TOTAL
Le montant des dépréciations à la fin de l’exercice est égal à la somme algébrique des colonnes précédentes (A + B – C = D).
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158
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Les amortissements dérogatoires repris suite à une cession d’immobilisation incorporelle ou corporelle,
c
TOTAL
Le montant des provisions à la fin de l’exercice est égal à la somme algébrique des colonnes précédentes (A + B – C = D).
te
-In
m
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a
Cn
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201191TDPA0314 159
c
te
-In
ma
Cn
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
Exercices autocorrigés
Vrai ou Faux ?
c
Questions
Indiquez, pour chacune des affirmations suivantes, si elle est vraie ou fausse :
te
1. La méthode du dernier entré – premier sorti (DEPS) ou (LIFO) est autorisée par le droit
comptable.
2. La méthode du « premier entré-premier sorti » (PEPS) conduit à valoriser le stock final au
coût des dernières entrées.
3. L’amortissement pour dépréciation est un flux de charges qui donnera lieu à décaissement.
4. Le plan d’amortissement est intangible quels que soient les événements subis par l’entreprise.
-In
5. Un matériel acquis d’occasion ne peut pas être amorti selon le mode dégressif.
6. L’amortissement dérogatoire est classé dans la catégorie « provisions réglementées ».
7. Dans le tableau de variation des immobilisations, la colonne diminution indique le prix de
cession du bien sorti de l’actif.
8. Une dépréciation est constatée lorsque la perte de valeur est irréversible.
9. Les dépréciations s’inscrivent au passif du bilan.
10. Les provisions s’inscrivent au passif du bilan.
11. À la clôture de l’exercice on constate les plus et moins-values latentes sur les éléments de
l’actif.
m
12. Les régularisations des comptes de charges et de produits n’ont aucune incidence sur la
TVA à décaisser.
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13. Les régularisations de charges et de produits n’ont pas d’influence sur le résultat de l’exercice.
14. Les régularisations de charges et de produits n’ont pas d’influence sur le montant de la
trésorerie de l’entreprise.
15. Les gains et pertes de changes se rapportant à des créances d’exploitation se retrouve-
a
Réponses
Cn
1. Faux ; 2. Vrai ; 3. Faux ; 4. Faux ; 5. Vrai ; 6. Vrai ; 7. Faux ; 8. Faux ; 9. Faux ; 10. Vrai ;
11. Faux ; 12. Vrai ; 13. Faux ; 14. Vrai ; 15. Faux ; 16. Faux.
Énoncé
L’entreprise PHIL installée en Normandie possède des établissements en Grande-Bretagne et
réalise de nombreuses opérations avec des partenaires de ce pays. Un court extrait d’opérations
réalisées durant l’exercice N vous est proposé.
Le dernier cours de change de l’année N s’établit à 1,2958 € pour 1 GBP.
1. Le 1er février N a été acheté un terrain pour 100 000 livres, cours du jour 1,2105 € pour une livre.
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201191TDPA0314 161
Introduction à la comptabilité • Série 3
2. Le 2 février N a été acheté un local destiné à servir de dépôt pour 200 000 livres, cours du jour
1,2000 €, la mise en service est intervenue le 1er juillet N, la durée de vie du local est estimée à 20 ans.
3. Existant en caisse le 31/12/N : 500 livres achetées au cours de 1,1891 €.
4. Avoir en banque le 31/12/N : 10 000 livres achetées au cours de 1,3053 €.
5. Le portefeuille comprend 100 000 actions LUXOR achetées au cours de bourse d’une livre en
N–2, cours de change 1,3720 €, cours boursier moyen fin N 0,8 livre. Au début de l’exercice il
n’existe pas de provision sur ce titre classé VMP.
6. Le titre LIVOR est classé titre de participation, la valeur d’utilité de cette participation est esti-
mée à 120 000 €, son prix d’achat s’élève à 137 200 €.
TRAVAIL À FAIRE
c
Pour chacun des exemples ci-avant, déterminez la valeur d’entrée, la valeur d’inventaire, les
dotations ou reprises éventuelles.
Corrigé
te
1. Terrain : valeur d’entrée définitive quel que soit le mode de règlement
100 000 × 1,2105 = 121 050 €
2. Construction : valeur brute 200 000 × 1,2 = 240 000 € constitue la base de l’amortissement
pour dépréciation. -In
Amortissement exercice N (6 mois)
1 1
240 000 × × = 6 000 €
20 2
Valeur nette au bilan 240 000 – 6 000 = 234 000 €
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4. Disponibilités immédiates à la banque
Valeur d’entrée: – 10 000 × 1,3053 = – 13 053,00
Valeur d’inventaire 10 000 × 1,2958 = 12 958,00
a
5. VMP
Cn
6. Titres de participation
Pour cette catégorie de titres la valeur d’inventaire est la valeur d’utilité et pas le cours boursier.
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162
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Énoncé
Le 01/03/N, la société EXMAR vend à un client américain des produits finis pour une valeur de
20 000 USD. À cette date le cours du dollar est 0,74700 € pour 1 USD.
La date du règlement est fixée au 01/03/N+1.
Dates 31/12/N 01/03/N+1
Cours USD/EURO 0,83847 0,85371
c
TRAVAIL À FAIRE
Passez toutes les écritures.
te
Corrigé
01/03/N
31/12/N
01/03/N+1
Énoncé
Reprise de l’exercice ci-avant avec d’autres hypothèses d’évolution des cours.
Dates 31/12/N 01/03/N+1
Cours USD/EURO 0,68602 0,73176
TRAVAIL À FAIRE
Passez les écritures.
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201191TDPA0314 163
Introduction à la comptabilité • Série 3
Corrigé
31/12/N
c
01/01/N+1
te
Contre-passation écriture d’inventaire
01/03/N+1
1515
-In
20 000 (0,73176 – 0,74700)
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Exercice 4 : Emprunt en monnaie étrangère
Énoncé
a
TRAVAIL À FAIRE
Présentez les calculs justificatifs utiles et passer les écritures correspondantes.
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164
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Corrigé
1
Valeur d’entrée de l’emprunt 100 000 × = 105 141,42
0,9511
(attention : cours exprimé en EURO par rapport au USD)
1
Valeur d’inventaire au 31/12/N 100 000 × = 107 469,10
0,9305
Perte potentielle 2 327,68
1
Montant des intérêts courus 11000 × = 11 821,60
0,9305
Montant du règlement des intérêts le 01/02/N+1
1
c
12 000 × = 13 253,81
0,9054
Intérêts de janvier N+1 (par différence) = 1 432,21
1
Valeur d’inventaire au 31/12/N+1 100 000 × = 102 976,01
te
0,9711
Gain latent 2 165,41
1
Montant des intérêts courus 11000 × = 11 327,36
0,9711
01/02/N
-In
512 Banques 105 141,42
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 105 141,42
31/12/N
476 Différence de conversion – Actif 2 327,68
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 2 327,68
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201191TDPA0314 165
Introduction à la comptabilité • Série 3
Énoncé
L’emprunt ci-avant est remboursable par cinq fractions égales sans différé.
TRAVAIL À FAIRE
1. Présentez le tableau d’amortissement complet de l’emprunt en USD.
2. Passez les écritures d’inventaire en N+1.
c
Corrigé
te
Capital restant dû Intérêts Amortissement
Périodes Annuité
début période de la période financier
1 01/02/N – 31/01/N+1 100 000 12 000 20 000 32 000
2 01/02/N+1 – 31/01/N+2 80 000 9 600 20 000 29 600
3 01/02/N+2 – 31/01/N+3 60 000 7 200 20 000 27 200
4 01/02/N+3 – 31/01/N+4 -In 40 000 4 800 20 000 24 800
5 01/02/N+4 – 31/01/N+5 20 000 2 400 20 000 22 400
Les intérêts forment une progression arithmétique de raison – 20 000 × 12 % = – 2 400
1
Valeur d’inventaire de l’emprunt au 31/12/N+2 : 80 000 × = 82 380,81
0,9711
1
Valeur d’entrée du capital restant dû : 80 000 × = 84 113,13
Gain latent : 1 732,32 0,9511
11
Montant des intérêts courus en USD : 9 600 × = 8 800
12
m
1
Montant des intérêts courus en euros : 8 800 × = 9 061,89
0,9711
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2. Écritures d’inventaire
31/12/N+1
31/12/N+1
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166
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Exercices de synthèse
Énoncé
Dossier 1 : État de rapprochement bancaire (PAUSINI SA)
L’entreprise PAUSINI SA souhaite contrôler son compte banque au 31/10/N. À partir de
l’annexe 1, vous êtes chargé(e) des travaux suivants :
TRAVAIL À FAIRE
c
1. À partir de l’édition comptable du compte banque et de l’extrait de compte adressé par la
BNP, présentez l’état de rapprochement au 31/10/N.
2. Enregistrez les écritures de régularisations nécessaires au 31/10/N.
te
Dossier 2 : Opérations d’inventaire (MARCORY)
L’entreprise MARCORY est soumise au taux normal de TVA (20 %) pour l’ensemble de ses opé-
rations. Son exercice comptable coïncide avec l’année civile. Elle vous communique certaines
données d’inventaire au 31/12/N (annexe 2) :
1. Justifiez les soldes des comptes 28154 et 139 figurant dans la balance au 31/12/N avant
inventaire.
-In
2. Calculez les amortissements de l’exercice N ainsi que les dépréciations éventuelles rela-
tives au matériel industriel.
3. Enregistrez les écritures d’inventaire concernant les amortissements, les dépréciations
éventuelles et la subvention d’investissement au 31/12/N.
4. Complétez le tableau relatif à l’inventaire des titres fourni en annexe A.
5. Enregistrez les écritures d’inventaire concernant les titres au 31/12/N.
m
6. Enregistrez les écritures d’inventaire concernant les stocks au 31/12/N.
7. Complétez le tableau relatif à l’inventaire des créances en euros fourni en annexe C.
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201191TDPA0314 167
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
01/10 Solde à nouveau 15 832,40
06/10 Remise de chèques 4 000,00
08/10 Chèque n° 000535 à Fr. SA LEBRUN 4 500,00
18/10 Chèque n° 000536 à Fr. DESJARDINS(1) 2 540,00
te
19/10 Dépôt d’espèces 800,00
20/10 Traite n° 245 à l’escompte(2) 1 930,00
22/10 Remise de chèques 5 400,00
25/10 Chèque n° 000537 à Fr. DELANDE 2 480,00
26/10 Chèque n° 000538 à Fr. SA SUDBOIS 3 850,00
TOTAUX 23 362,40 13 370,00
SOLDE AU 31/10/N
-In
(1) La souche du carnet de chèques porte l’inscription : 2 450,00.
(2) La traite n° 245 a été négociée comme suit :
Net en compte : 1 891,00 €, Escompte : 11,50 €, Commission TTC (TVA 20 %) : 27,50 €.
SD 14 592,40
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document :
BNP ZAC Sud Est
23 Route de Mauguio 34400 LUNEL
34400 LUNEL
04 67 352 352
a
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168
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
28154 Amortissements du matériel industriel 2 000,00
te
en service le 1er octobre N–1. Ce matériel est amorti sur 5 ans en linéaire. Sa valeur résiduelle
en fin d’utilisation est estimée à 4 000 €. Pour financer cet investissement, l’entreprise a béné-
ficié d’une subvention d’investissement de 8 000 € versée par le conseil régional et rapportée
au résultat proportionnellement aux amortissements pratiqués.
Pour information : au 31/12/N, l’entreprise n’a pas connaissance d’un indice quelconque de
perte de valeur pour cette machine. -In
• Une machine-outil JETCAM acquise pour 50 000 € hors taxes le 10 mai N et mise en service
le 12 juin N. Concernant cette machine, la direction de l’entreprise considère l’amortissement
linéaire sur 8 ans comme l’amortissement économiquement justifié mais souhaite bénéficier
des avantages fiscaux de l’amortissement dégressif. La valeur résiduelle de ce matériel en fin
d’utilisation est considérée comme nulle.
Pour information : au 31/12/N, l’entreprise n’a pas connaissance d’un indice quelconque de
perte de valeur pour cette machine.
Une machine-outil KARDEX acquise pour 70 000 € hors taxes le 10 juillet N et mise en service
le 20 juillet N. Ce matériel doit être amorti en linéaire sur 10 ans ; il est cependant équipé d’un
m
appareillage qui doit être changé tous les 5 ans. Sa valeur, incluse dans le prix de la machine, est
égale à 15 000 € hors taxes. Les valeurs résiduelles de ces composants en fin d’utilisation sont
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Pour information : au 31/12/N, l’entreprise a connaissance d’un indice de perte de valeur pour
cette machine STIMAC : un matériel plus performant vient de sortir sur le marché. L’entreprise
estime alors la valeur vénale de sa machine STIMAC au 31/12/N à 61 000 € hors taxes.
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201191TDPA0314 169
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
FABER 6 264,00 € 40 % Néant On espère récupérer 30 %
Règlement pour solde
PRADEL 3 600,00 € 30 % 624,00 €
Client insolvable
DICARLO 3 840,00 € 30 % Néant Porter la dépréciation à 40 %
te
Deux autres clients ont fait l’objet de difficultés au cours de l’exercice N :
Nom des clients Créance TTC au 31/12/N Observations
GAUSSEN 3 048,00 € On pense perdre 60 %
MONTAUD -In 864,00 € Client insolvable
Par ailleurs, une créance de 4 800 € TTC (TVA 20 %), qui avait été considérée comme irrécou-
vrable (et comptabilisée comme telle) au 31/12/N–1, a fait l’objet d’un règlement total en N.
Seule l’écriture suivante a été enregistrée :
25/09/N
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Inventaire des créances libellées en devises
Le 20 décembre N, l’entreprise MARCORY a expédié des produits finis aux USA. Le client a
souhaité que la facturation se fasse en dollars pour un montant de 1 000 USD. La facture a été
régulièrement comptabilisée. Le règlement est attendu pour le 31 janvier N+1.
a
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170
UE 119 • Introduction à la comptabilité
POUR INFORMATION
Les actions ACCOR et EIFFAGE ont été achetées pour réaliser un placement durable. Les
actions TELEFONICA ont été achetées pour réaliser un placement spéculatif.
c
–– papeterie : 300 € hors taxes,
–– timbres postes : 100 €.
• Une facture du quotidien Midi Libre d’un montant hors taxes de 1 200 € a été enregistrée pour
des insertions publicitaires à paraître : 5 en décembre, 5 en janvier et 2 en février.
te
• Une ristourne annuelle de 700 € hors taxes doit être obtenue du fournisseur LEBEL. La facture
d’avoir sera reçue en janvier N+1.
• La consommation d’électricité de décembre est estimée à 120 € hors taxes.
• La redevance de crédit-bail payée le 1er novembre concerne les trois mois suivants y compris
le mois de novembre. Montant : 1 500 € hors taxes.
• Les droits acquis par les salariés au titre des congés payés s’élèvent à 5 000 € bruts. Les
-In
charges sociales patronales correspondantes sont estimées à 2 000 €.
Annexe A
Inventaire des titres au 31/12/N
Valeur Dépréciation Dépréciation
m
Valeur Ajustement
Numéro d’inventaire globale globale
Titres Nombre d’acquisition
de compte globale nécessaire existante
globale Dotation Reprise
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201191TDPA0314 171
Introduction à la comptabilité • Série 3
Annexe B
Extrait du compte de résultat au 31/12/N
N° 10167 05
3 COMPTE DE RÉSULTAT DE L’EXERCICE (En liste)
Formulaire obligatoire (article 53 A D.G.I. N° 2052 1
du Code général des impôts).
c
Ventes de marchandises *
{ biens * FD FE FF
PRODUITS D’EXPLOITATION
Production vendue
services * FG FH FI
FJ 0 FK 0 FL
te
Chiffres d’affaires nets *
Production stockée * FM
Production immobilisée * FN
Subventions d’exploitation FO
Autres produits FQ
-In
Achats de marchandises (y compris droits de douane)*
Charges sociales FZ
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{ - dotations aux amortissements * GA
D ’ EX PLO I TAT I O N
- Sur immobilisations
D OTAT I O N S
Autres charges GE
Compléter uniquement les rubriques concernant la production stockée, la variation de stock de matières
premières, les dotations et les reprises.
Annexe C
État des créances (en euros) douteuses et irrécouvrables au 31/12/N
Dépréciation Créances
Nom Créances au 31/12/N Dépréciation Réajustements
nécessaire irrécouvrables
des clients au 31/12/N–1
TTC HT au 31/12/N Dotations Reprises HT TVA
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172
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Corrigé
c
51200 BNP
Date Libellé de l’écriture Débit Crédit
01/10 Solde à nouveau ∝ 15 832,40
06/10 Remise de chèques A 4 000,00
te
08/10 Chèque n° 000535 à Fr. SA LEBRUN D 4 500,00
18/10 Chèque n° 000536 à Fr. DESJARDINS D 2 540,00
19/10 Dépôt d’espèces B 800,00
20/10 Traite n° 245 à l’escompte A 1 930,00
22/10 Remise de chèques C 5 400,00
25/10 Chèque n° 000537 à Fr. DELANDE -In H 2 480,00
26/10 Chèque n° 000538 à Fr. SA SUDBOIS I 3 850,00
TOTAUX 27 962,40 13 370,00
SOLDE AU 31/10/N SD 14 592,40
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201191TDPA0314 173
Introduction à la comptabilité • Série 3
c
Remboursement emprunt F 900,00
Frais de tenue de compte TTC G 95,68
Encaissement de coupons B 340,00
Virement reçu C 1 000,00
te
SOMMES 16 022,40 2 111,08 6 330,00 20 241,32
SOLDES RAPPROCHÉS SD SC
13 911,32 13 911,32
TOTAUX 16 022,40 16 022,40 20 241,32 20 241,32
-In
Seules ces sommes doivent faire l'objet d'une écriture de régularisation
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7621 Revenus des titres immobilisés 340,00
Selon état de rapprochement B
d°
512 Banque 1 000,00
a
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174
UE 119 • Introduction à la comptabilité
d°
627 Services bancaires 79,73
44566 TVA sur autres biens et services 15,95
512 Banque 95,68
Selon état de rapprochement G
1. Justification des soldes des comptes 28154 et 139 figurant dans la balance au
31/12/N avant inventaire
c
Solde du compte 28154 : ce compte regroupe les amortissements cumulés au 31/12/N–1 après
inventaire pour la machine-outil DATAKIT (seul matériel possédé au 31/12/N–1), soit :
(44 000 – 4 000) × 20 % × 90/360 = 2 000
Solde du compte 139 : ce compte indique le cumul des quotes-parts de subventions d’inves-
te
tissement rapportées au résultat de l’exercice au 31/12/N–1 après inventaire, soit :
8 000 × 20 % × 90/360 = 400
Machine-outil STIMAC
Dotation aux amortissements : 75 000 × 10 000/100 000 = 7 500
Dotation pour dépréciations : Valeur nette comptable – Valeur actuelle
(75 000 – 7 500) – 61 000 = 6 500
a
31/12/N
6811 Dotations aux amortissements sur immobilisations 22 715,27
incorporelles et corporelles
28154 Amortissements du matériel industriel 22 715,27
Selon inventaire
(8 000 + 3 437,50 + 2 444,44 + 1 333,33 + 7 500)
d°
6816 Dotations aux dépréciations des immobilisations 6 500,00
incorporelles et corporelles
29154 Dépréciations du matériel industriel 6 500,00
Selon inventaire
d°
68725 Dotations aux amortissements dérogatoires 5 937,50
145 Amortissements dérogatoires 5 937,50
Selon inventaire
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201191TDPA0314 175
Introduction à la comptabilité • Série 3
d°
c
5. Écritures relatives à l’inventaire des titres
31/12/N
te
financières
2971 Dépréciations des titres immobilisés 600,00
Selon inventaire
d°
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Annulation du stock initial
d°
d°
Cn
d°
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176
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
491 Dépréciations des comptes de clients 900,00
78174 Reprises sur dépréciations des créances 900,00
Selon inventaire
te
d°
654 Pertes sur créances irrécouvrables 3 200,00
44571 TVA collectée 640,00
416 Clients douteux 2 976,00
411 Clients 864,00
Selon inventaire : (PRADEL TTC + MONTAUD TTC)
471
7714
44571
Compte d’attente
-In
Rentrées sur créances amorties
TVA collectée
d°
4 800,00
4 000,00
800,00
Selon inventaire
31/12/N
476 Différences de conversion – Actif 44,20
411 Clients 44,20
Selon inventaire : (0,8547 – 0,8105) × 1 000
a
d°
6865 Dotations aux provisions pour risques et charges 44,20
financiers
Cn
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201191TDPA0314 177
Introduction à la comptabilité • Série 3
d°
d°
c
d°
te
4458 TCA à régulariser 140,00
Selon inventaire
d°
d°
144,00
d°
m
641 Rémunérations du personnel 5 000,00
645 Charges de Sécurité sociale et de prévoyance 2 000,00
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4282 Dettes provisionnées pour congés à payer 5 000,00
4382 Charges sociales sur congés à payer 2 000,00
Selon inventaire
a
Cn
Annexe A
Inventaire des titres au 31/12/N
Valeur Dépréciation Dépréciation
Valeur Ajustement
N° d’inventaire globale globale
Titres Nombre d’acquisition
de compte globale nécessaire existante
globale Dotation Reprise
au 31/12/N au 31/12/N au 31/12/N–1
ACCOR 271 100 3 500 3 900 Néant
EIFFAGE 271 80 5 760 5 440 320 160(1) 160
TELEFONICA 503 500 8 200(2) 9 000 Néant 600(3) 600
160 600
(1) (72 – 70) × 80 = 160 €
(2) (200 × 17) + (300 × 16) = 8 200 €
(3) 200 × (17 – 14) = 600 €
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178
UE 119 • Introduction à la comptabilité
Annexe B
N° 10167 05
3 COMPTE DE RÉSULTAT DE L’EXERCICE (En liste)
Formulaire obligatoire (article 53 A D.G.I. N° 2052 1
du Code général des impôts).
Ventes de marchandises * FA FB FC
{ biens * FD FE FF
PRODUITS D’EXPLOITATION
c
Production vendue
services * FG FH FI
te
Production immobilisée * FN
Subventions d’exploitation FO
Salaires et traitements * FY
m
Charges sociales FZ
- Sur immobilisations
D OTAT I O N S
Compléter uniquement les rubriques concernant la production stockée, la variation de stock de matières
premières, les dotations et les reprises.
Cn
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Introduction à la comptabilité • Série 3
Annexe C
État des créances (en euros) douteuses et irrécouvrables au 31/12/N
Dépréciation Créances
Nom Créances au 31/12/N Dépréciation Réajustements
nécessaire irrécouvrables
des clients au 31/12/N–1
TTC HT au 31/12/N Dotations Reprises HT TVA
FABER 6 264,00 5 220,00 3 654,00(1) 2 088,00 1 566,00
PRADEL 2 976,00(2) 2 480,00 900,00(3) 900,00 2 480,00 496,00
DICARLO 3 840,00 3 200,00 1 280,00 960,00 320,00
GAUSSEN 3 048,00 2 540,00 1 524,00 1 524,00
MONTAUD 864,00 720,00 720,00 144,00
c
3 410,00 900,00 3 200,00 640,00
(1) 5 220 × 70 % = 3 654 (Si l’on pense récupérer 30 %, c’est que l’on pense perdre 70 %)
(2) 3 600 – 624 = 2 976
(3) (3 588/ 1,196) × 30 % = 900
te
Exercice 7 : Cas DERBOUX -In
Énoncé
L’entreprise DERBOUX créée le 1er octobre N–3 est soumise au taux normal de TVA (19,60 %).
Son exercice comptable coïncide avec l’année civile. Vous êtes chargé(e) d’un certain nombre
de travaux d’inventaire de l’exercice N. Un extrait de la balance avant inventaire au 31 décembre
N et des renseignements complémentaires vous sont fournis en annexes 1 et 2.
TRAVAIL À FAIRE
m
1. Retrouvez la valeur d’origine ainsi que le taux d’amortissement de la machine A.
2. Reconstituez l’écriture du 1er novembre N relative à la machine B.
Document de travail réservé aux élèves de l’Intec – Toute reproduction sans autorisation est interdite
3. Reconstituez les écritures du 23 juillet N et du 5 octobre N relatives à la subvention
d’équipement.
4. Présentez les plans d’amortissements des machines A, B et C ainsi que ceux du matériel
de bureau et informatique.
a
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180
UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
28183 Amortissements du matériel de bureau et informatique 5 718,75
411 Clients 41 350,00
416 Clients douteux 3 480,00
491 Dépréciations des comptes clients 1 280,00
te
Annexe 2 Informations complémentaires -In
Matériel industriel
Le compte matériel industriel comprend :
• Une machine A acquise et mise en service à la création de l’entreprise et amortie en linéaire
économique sur 5 ans. Sa valeur résiduelle est estimée à 1 000 €.
• Une machine B fabriquée par les salariés de l’entreprise et destinée à automatiser une partie
du conditionnement des marchandises expédiées à la clientèle. Elle a été achevée le 15 octobre
N et mise en service le 1er novembre N après des essais ayant donné satisfaction. Ce matériel
m
a été réalisé à l’aide d’éléments prélevés dans les stocks de l’entreprise :
–– éléments prélevés sur les stocks : 15 600 €,
Document de travail réservé aux élèves de l’Intec – Toute reproduction sans autorisation est interdite
Cette machine sera amortie en linéaire économique sur 4 ans. Sa valeur résiduelle est consi-
dérée comme nulle.
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Introduction à la comptabilité • Série 3
c
cation intra-communautaire.
Au 16 décembre N : 1 EUR = 0,68211 GBP
Au 31 décembre N : 1 EUR = 0,68362 GBP
te
Le 18 décembre, elle a reçu d’un fournisseur de marchandises canadien, une facture libellée en dol-
lars canadiens (CAD) pour un montant de 2 000 CAD. Le règlement sera effectué le 15 janvier N+1.
Au 18 décembre N : 1 EUR = 1,5983 CAD
Au 31 décembre N : 1 EUR = 1,5562 CAD
Le 22 décembre elle a reçu d’un fournisseur de marchandises suisse, une facture libellée en
francs suisses (CHF) pour un montant de 1 500 CHF. Le règlement sera effectué le 31/01/N+1.
-In
Au 22 décembre N : 1 EUR = 1,5408 CHF
Au 31 décembre N : 1 EUR = 1,5614 CHF
Informations diverses
Le 1er septembre N, l’entreprise DERBOUX a renouvelé le contrat de maintenance de ses instal-
lations industrielles pour une période de douze mois s’étendant du 1er septembre N au 31 août
N+1. Montant de la facture : 7 000 € hors taxes.
Le 23 décembre, des marchandises ont été réceptionnées pour une valeur de 1 900 € hors
m
taxes. La facture a été reçue le 6 janvier N+1.
Au 31 décembre, les droits acquis par les salariés au titre des congés payés s’élèvent à 8 000 € ;
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les charges sociales correspondantes sont estimées à 3 840 €.
Corrigé
a
On sait que le compte 2154 de la balance avant inventaire regroupe l’ensemble des matériels
industriels au 31/12/N. On peut alors poser :
Solde du compte 2154 – valeur machine B – valeur machine C = valeur machine A
D’où : 172 600 – (15 600 + 40 000) – 64 000 = 53 000 (valeur d’origine de la machine A)
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182
UE 119 • Introduction à la comptabilité
15/11/N
c
23/07/N
te
131 Subventions d’équipement 16 000
Selon avis n° …
05/10/N
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201191TDPA0314 183
Introduction à la comptabilité • Série 3
16 000,00
(1) 64 000 × 25 % × 120/360 = 5 333,33
c
(2) 64 000 - 5 333,33 = 58 666,67
(3) 16 000 × 25 % × 120/360 = 1 333,33
(4) 4 000 – 1 333,33 = 2 666,67
te
Base amortissable
Annuité Amortissements VNC fin d’exercice
Années (Valeur d’origine)
d’amortissement cumulés (b) (a) (b)
(a)
N–3 6 000,00 375,00 375,00 5 625,00
N–2 6 000,00 -In 1 500,00 1 875,00 4 125,00
N–1 6 000,00 1 500,00 3 375,00 2 625,00
N 6 000,00 1 500,00 4 875,00 1 125,00
N+1 6 000,00 1 125,00 6 000,00 0,00
(1) 6 000 × 25 % × 90/360 = 375
(2) 1 500,00 - 375,00 = 1 125,00
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N–3 1 500,00 31,25 % (1)117,19 1 500,00 25 % (2)93,75 (3)23,44
d°
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184
UE 119 • Introduction à la comptabilité
d°
c
6. Montant du solde du compte 131. Subventions d’équipement dans la balance après
inventaire au 31 décembre N
Ce montant sera de 16 000 € (soit le montant total de la subvention) car la subvention n’est pas
encore totalement rapportée au résultat.
te
7. Montant du poste « Subvention d’investissement » au bilan du 31 décembre N
Ce poste regroupe le solde du compte 131 – le solde du compte 139
Soit au 31 décembre N : 16 000 – 1 333,33 = 14 666,67
taire au 31/12/N
-In
8. Justification du solde du compte 416. Clients douteux de la balance avant inven-
d°
a
d°
(1)
Dépréciation nécessaire au 31/12/N = (4 200 – 1 440)/1,2 × 40 % = 920
– Dépréciation existante = 800
= Dotation de l’exercice N = 120
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201191TDPA0314 185
Introduction à la comptabilité • Série 3
Client anglais
31/12/N
d°
c
financiers
1515 Provisions pour pertes de change 3,89
Selon inventaire(1)
te
(1)
Créance au 16/12/N = 1 200/0,68211 = 1 759,25
Créance à l’inventaire = 1 200/0,68362 = 1 755,36
Diminution de créance = 3,89
Fournisseur canadien
476
401
-In
Différences de conversion – ACTIF
Fournisseurs
31/12/N
33,85
33,85
Selon inventaire
d°
m
6865 Dotations aux provisions pour risques et charges 33,85
financiers
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1515 Provisions pour pertes de change 33,85
Selon inventaire
(1)
a
Fournisseur suisse
31/12/N
(1)
Dette au 22/12/N = 1 500/1,5408 = 973,52
Dette à l’inventaire = 1 500/1,5614 = 960,68
Diminution de dette = 12,84
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186
UE 119 • Introduction à la comptabilité
31/12/N
d°
c
Selon inventaire
d°
te
641 Rémunération du personnel 8 000,00
428 Personnel – Charges à payer 8 000,00
438 Charges sociales à payer 3 840,00
12. Enregistrer les écritures concernant les informations diverses en janvier N+1
4 666,67
486 Charges constatées d’avance 4 666,67
Contre-passation
d°
Contre-passation
d°
06/01/N+1
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201191TDPA0314 187
Introduction à la comptabilité • Série 3
Index
Actifs amortissables 31 Dépréciation des titres 65
Activation des charges 98 Dépréciations 87
Amortissement croissant 36 Fiches de stocks 16
Amortissement décroissant 35 Frais d’émission d’emprunts 102
Amortissement dégressif fiscal 37 Frais de recherche et développement 100
Amortissement dérogatoire 40 Frais d’établissement 99
c
Amortissement exceptionnel fiscal 39 Indices de perte de valeur 55
Amortissement linéaire 33 Inventaire comptable 10, 12
Amortissement linéaire fiscal 37 Inventaire extracomptable 10, 11
Amortissement par référence à une unité Inventaire intermittent 15
te
d’œuvre 36 Inventaire permanent 14, 15
Amortissement variable fiscal 39 Méthode du coût moyen unitaire pondéré
Avantages économiques attendus 31 après chaque entrée 20
Base de calcul de l’amortissement 31 Méthode du « dernier entré-premier sorti » 19
Cession d’un emballage récupérable Modifications du plan d’amortissement 53
identifiable 142 Produits à recevoir 93
Cessions d’éléments actifs 122
Cessions de titres classés dans les
immobilisations financières 146
-In
Cessions de titres immobilisés de l’activité
Produits constatés d’avance 90
Provisions 87
Provisions pour gros entretien ou grandes
révisions 72
de portefeuille 149 Provisions pour risques et charges 64, 72
Cessions de valeurs mobilières de Provisions réglementées 65
placement 123 RRR à obtenir 94
Cessions d’immobilisations 122 RRR (rabais, remises ou ristournes) à
Charges à payer 91 accorder 92
m
Charges calculées 54 Sortie du patrimoine d’immobilisations
Charges constatées d’avance 89 amortissables 128
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Composant 48 Sortie du patrimoine d’immobilisations non
Coût d’achat des marchandises amortissables 125
vendues 23 Stocks 13
Coût d’acquisition des stocks 16 Subventions d’investissement 94
a
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188
UE 119
Devoir 4
Introduction à la comptabilité
Année 2014-2015
À envoyer à la correction
Auteur : Chantal GODRON
c
La société ATLANTIKLOC est prestataire de services pour les entreprises de travaux publics. Elle loue
des camions, pelles, grues et autres engins de chantiers à des professionnels. L’exercice comptable se
termine le 31 décembre. On vous demande de participer aux écritures d’inventaire, à ce titre le respon-
te
sable du dossier soulève notamment les points suivants :
2015 24 000
2016 24 000
2017 21 000
2018 14 500
TOTAL 100 000
a
TRAVAIL À FAIRE
1. Indiquez les règles fiscales relatives aux amortissements de ces équipements et les éventuelles
Cn
B. Stocks (1,5 point)
Le stock final de gasoil a été évalué lors de l’inventaire à 2 815 € HT. Le stock initial était de 12 850 € HT.
4. Comptabilisez les écritures relatives à ce stock le 31/12/2014. (1 point)
5. Le responsable comptable de l’entreprise envisage pour l’année suivante de suivre en stock les
produits d’entretien et les pièces détachées des engins. Quelles règles devront être appliquées pour
effectuer cet inventaire et pour valoriser ces stocks ? (0,5 point)
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201191TDPA0314 189
✄
Introduction à la comptabilité • Devoir 4
c
pour 12 815 € (TVA non applicable).
te
EXERCICE 2 : DÉPRÉCIATION DES IMMOBILISATIONS (3,5 POINTS)
Une entreprise hôtelière, située dans le marais poitevin, a acquis en 2013 un terrain à bâtir d’une valeur
de 100 000 € HT afin d’agrandir ses locaux.
Compte-tenu de la saisonnalité de l’activité, l’exercice comptable se termine le 31 mars.
-In
Le 28 février 2015 le terrain est classé en zone verte à protéger et devient de ce fait non constructible. Il
perd alors 90 % de sa valeur sur le marché immobilier. L’hôtelier envisage alors de louer ce terrain à un
agriculteur local pour 800 € par an pendant 8 ans.
TRAVAIL À FAIRE
1. Déterminez la valeur actuelle de ce terrain lors de la clôture de l’exercice. (1,5 point)
2. Quelle valeur doit-on retenir au bilan ? (1 point)
m
3. Comptabilisez les écritures relatives à ce terrain le 31/03/2015. (1 point)
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EXERCICE 3 : VALEURS MOBILIÈRES DE PLACEMENT (4 POINTS)
Son exercice coïncide avec l’année civile. Les SICAV sont valorisées selon la méthode du « premier entré
– premier sorti ».
Les informations relatives à ces titres côtés à la clôture de l’exercice N sont récapitulées dans le tableau
ci-après :
Cn
TRAVAIL À FAIRE
1. Expliquez comment est déterminée la valeur d’inventaire. (0,5 point)
2. Calculez les plus ou moins-values à la fin de l’exercice N et déterminez, s’il y a lieu, le montant de
la dépréciation à constater. (1 point)
3. Comptabilisez les écritures nécessaires lors de l’inventaire au 31/12/N. (0,5 point)
Au cours de l’exercice N+1, les opérations suivantes ont été réalisées.
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Institut supérieur de comptabilité et de finances (ISCF) 10 rue Lemouchi - Ouled Braham SETIF
190
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
Le comptable n’a enregistré que le paiement ou l’encaissement des SICAV, aucune écriture de régulari-
sation des dépréciations n’a été comptabilisée.
Nombre de titres Valeur d’achat Date Nombre Valeur de cession
SICAV Date d’achat
achetés unitaire de cession de titres cédés unitaire
GOLD 31/03/N+1 10 70
GOLD 15/04/N+1 20 82
SILVER 30/06/N+1 100 150
Lors de l’inventaire au 31/12/N+1, les valeurs unitaires des SICAV sont les suivantes :
• GOLD : 75,00 €
• SILVER : 152,00 €
c
• COPPER : 200,00 €.
4. Calculez la valeur du portefeuille titres au 31/12/N+1, calculez les plus ou moins-values à la fin de
l’exercice N+1 et déterminez s’il y a lieu le montant de la dépréciation à constater. (1,5 point)
te
5. Comptabilisez les écritures nécessaires lors de l’inventaire au 31/12/N+1. (0,5 point)
-In
m
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a
Cn
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201191TDPA0314 191
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c
te
-In
ma
Cn
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UE 119
Devoir 5
Introduction à la comptabilité
Année 2014-2015
À envoyer à la correction
Auteur : Laurence GARBAIL
REMARQUE
Le devoir est noté sur 60 points. Après correction, la note sera ramenée sur 20 points.
c
Le cabinet comptable « KPMG » se propose de vous recruter, mais souhaite préalablement tester vos
connaissances. À cet effet, il vous remet le dossier de l’entreprise CASTALDI.
L’entreprise CASTALDI, constituée le 2 janvier 2010, est une entreprise qui fabrique des radiateurs
te
électriques.
Elle est soumise à la TVA au taux normal sur la totalité de son chiffre d’affaires, et clôture régulièrement
ses comptes au 31 décembre de chaque année. Vous êtes chargé(e) de réaliser les travaux de fin d’exer-
cice pour lesquels on vous confie 3 dossiers indépendants.
TRAVAIL À FAIRE
1. Précisez comment est fixée la valeur actuelle d’un actif lors des travaux d’inventaire. (2 points)
2. Complétez l’annexe A relative aux calculs de dépréciations sur titres (titres de participation et
valeurs mobilières de placement) pour l’exercice 2014. (7 points)
3. Complétez l’annexe B relative aux calculs et ajustements de dépréciations sur créances dou-
m
teuses. (4 points)
4. Enregistrez au 31/12/2014 toutes les écritures de régularisation relatives aux titres, aux créances et
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6. Rappelez le régime fiscal en matière de TVA lors d’un achat dans l’Union européenne. (1 point)
7. Expliquez le principe comptable qui s’applique lorsqu’on constitue une provision pour perte de
change à l’inventaire. (1 point)
Cn
8. À partir des informations fournies en annexe 5, comptabilisez toutes les écritures nécessaires en
2014 et en janvier 2015. (18 points)
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201191TDPA0314 193
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Introduction à la comptabilité • Devoir 5
c
491 Dépréciation sur créances clients 15 640,00
503 Actions 38 810,00
5903 Dépréciation des actions 760,00
te
Annexe 2 Renseignements relatifs aux stocks
Il reste en stock des emballages, achetés pour un montant brut de 4 560 €. Leur valeur actuelle est esti-
mée à 4 250 € au 31/12/2014.
-In
La valeur brute des radiateurs en stock au 31/12/14 est de 24 380 €. En raison d’une inondation dans le
local de stockage, une partie du stock de radiateurs a été détériorée et l’entreprise estime la perte poten-
tielle à 10 % de celui-ci.
REMARQUE
Les écritures de variation de stock ont été correctement comptabilisées.
m
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Annexe 3 Portefeuille Titres
Au 31/12/ 2014, l’état du portefeuille Titres est le suivant :
a
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UE 119 • Introduction à la comptabilité
c
Le 20/09/2014, la société a vendu à l’entreprise LECOMTE des radiateurs pour un montant de
14 400 € TTC. Fin 2014, il s’avère que le client LECOMTE est en redressement judiciaire. Selon les infor-
mations reçues, la société pense ne recevoir que 10 % de la part du client LECOMTE.
te
Annexe A : Tableau de dépréciations sur titres au 31/12/2014
Dépréciation
Nature Valeur globale Valeur Dépréciation
nécessaire Dotation Reprise
des titres d’achat au 31/12/14 existante
-In au 31/12/2014
TOTAL
a
Opération n° 1
Le 1er septembre 2014, la société a acquis une machine-outil au fournisseur anglais OLSEN pour un
montant de 120 000 £, mise en service le 1er novembre 2014. Les modalités de règlement prévues et
effectivement appliquées sont les suivantes : règlement au comptant de 40 % du prix d’achat, le solde
réglé au 15/01/2015.
Le rythme de consommation des avantages économiques attendu est de 8 ans. Le mode d’amortisse-
ment choisi est le mode linéaire (comptablement et fiscalement).
Le cours de la livre est le suivant :
Date 01/09/2014 01/11/2014 31/12/2014 15/01/2015
1 £ = 1,10 € 1,15 € 1,12 € 1,11 €
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Introduction à la comptabilité • Devoir 5
Opération n° 2
Le 6 novembre 2014 : CASTALDI a reçu de la société américaine WILLIAMS la facture concernant un
achat de matières premières, pour 18 530 USD. Paiement au 20 janvier 2015.
20 janvier 2015 : paiement par chèque du solde dû au fournisseur WILLIAMS.
Le cours de l’euro est le suivant :
Date 06/11/2014 31/12/2014 20/01/2015
1 € = 1,3620 USD 1,3783 USD 1,3684 €
Annexe 6
c
• La société CASTALDI a conclu, le 1er novembre 2014, un contrat de crédit-bail portant sur du matériel
informatique avec la société LOCABAIL. Les loyers sont trimestriels et payés d’avance.
te
Montant des loyers trimestriels : 3 000 € HT.
• La société CASTALDI a emprunté la somme de 200 000 € auprès de la banque COFINDIS. Le rembour-
sement s’effectue annuellement à la date anniversaire de la souscription de l’emprunt.
Date de souscription de l’emprunt : 1er octobre 2012
Taux d’intérêt : 5 %
Montant du capital restant dû, le 1/10/2014 : 120 000 €.
-In
• La société CASTALDI a livré des radiateurs à son client DUBOIS fin décembre 2014. La facture ne sera
envoyée au client qu’au début du mois de janvier 2015.
Montant HT : 8 000 €.
• Courant novembre, la société CASTALDI a acheté 1 carton de cartouches pour imprimante laser pour
un prix global de 800 € HT auprès de son fournisseur TOUTINFO. Or, il apparaît que certaines car-
touches d’encre fonctionnent mal ou pas du tout. Après négociation avec le fournisseur, ce dernier
accepte d’accorder à la société un rabais de 20 % sur le montant de la facture. Au 31 décembre, l’avoir
n’était toujours pas reçu.
• En novembre 2014, la société a licencié un de ses salariés. Celui-ci a intenté une action en justice et
m
demande à la société CASTALDI des dommages et intérêts pour un montant de 15 000 €. Le jugement
du conseil de prud’hommes ne sera rendu que début 2015.
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