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Injection Des Fondations

injection des fondations
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RAPPORTS DES LABORATOIRES

SÉRIE: GÉOTECHNIQUE - MÉCANIQUE DES SOLS - SCIENCES DE LA TERRE


GT-4

Confortement par injections


des fondations d'ouvrages d'art
Jean-François CORTÉ
Bernard POUPELLOZ
Edwin WASCHKOWSKI

Mai 1984
MINISTËRE DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT - MINISTËRE DES TRANSPORTS
LABORATOIRE CENTRAL DES PONTS ET CHAUSSÉES
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technique
• Les collections du LCPC, Techniques et méthodes des laboratoires des ponts et chaussées, Méthode
d'essai

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Institut Français des Sciences et Techniques des Réseaux,


de l'Aménagement et des Transports
14-20 Boulevard Newton, Cité Descartes, Champs sur Marne
F-77447 Marne la Vallée Cedex 2
Contact : diffusion-publications@[Link]
Jean-François CORTE
Chef de la division Géotechnique-
Mécanique des sols 2
laboratoire central des Ponts et Chaussées
Centre de Nantes - B.P. 19 - 44340 Bouguenais
Bernard POUPELLOZ
Ingénieur
Laboratoire régional de l'Est parisien
Rue de l'Egalité
93350 LE BOURGET
Edwin WASCHKOWSKI
Ingénieur
Laboratoire régional de Blois
11, rue Laplace
41009 BLOIS CEDEX

Ce guide apporte à l'ingénieur non spécialiste un certain nombre de données


élémentaires pour la définition et le suivi des travaux d'injection pour le confortement
des fondations d'ouvrages d'art en état précaire. La première partie est consacrée à une
présentation de la composition et des propriétés mécaniques des produits d'injection
usuels: mortiers et coulis de ciment. gels de silicate. La définition des différents postes
d'un bordereau des prix type est proposée. !_es phases de travaux et les situations les plus
courantes sont ensuite présentées et des conseils sont prodigués sur le choix des maté-
riels. des produits et des techniques de foration et d'injection. La dernière partie analyse
en détail les différents contrôles à envisager aux différentes phases des travaux. depuis
l'agrément des matériels et des produits jusqu'à la vérification de l'efficacité des travaux.
La nature des opérations et la répartition souhaitable des tâches entre le surveillant du
maître d'oeuvre et l'assistant spécialiste du Laboratoire sont également traitées.

Ce document est propriété de !'Administration et ne peut être reproduit, même partiellement,


sans l'autorisation du Directeur du Laboratoire central des Ponts et Chaussées
(ou de ses représentants autorisés).

© 1984 ·LCPC

Publié par le LCPC, 58 bd Lefebvre - 75732 PARIS CEDEX 15 sous le numero 3515
Dépôt légal : février 1984

ISBN 2·7208·3515·3
SOMMAIRE

Présentation 4

Données générales utiles pour l'élaboration d'un projet de travaux d'injections 5

1. 1. Les coulis d'injection 5


1.1.1. Les coulis à base de ciment 6
Composition 6
Résistance mécanique 8
Rigidification des coulis 9
Domaines d'utilisation 10
Pérennité 10

1.1.2. Les gels de silice 11


Composition et constituants (le silicate de soude. les réactifs) 11
Résistance mécanique 13
Domaines d'utilisation 13
Pérennité du traitement 13
Coût 14

1.2. Estimation a priori des quantités à injecter 14

1.3. Matériels mis en oeuvre pour l'injection 16

1.4. Bordereau de prix type 17

A propos des techniques d'exécution et de la conduite des injections 22

2. 1. Exécution des forages pour l'injection 22

2.2. Equipements des forages pour l'injection 22

2.3. Réalisation du coulis de gaine 23

2.4. Injections pour le remplissage des cavités 23

2.5. Rideau d'encagement 24

2.6. Rideau d'étanchement et fonds injectés 25

2.7. Régénération de maçonnerie 26

2.8. Consignes pour la conduite des injections 27

Les contrôles 28
3. 1. Contrôle du matériel pour l'agrément de la centrale d'injection 29

3.2. Essais de convenance sur les produits d'injection à la réception de la centrale 29

3.3. Contrôles en cours de chantier 31

3.4. Contrôles des résultats des travaux d'injection 38


- 4' -

PRESENTATION

Le recours à l'injection pour le confortement des fondations d'ouvrages d'art est une
pratique maintenant assez fréquente. L'expérience des nombreux chantiers entrepris ces
dernières années a montré que le manque de connaissances élémentaires pouvait être à l'o-
rigine de multiples aléas pouvant aller d'une augmentation notable du coût des travaux envi-
sagés à des conséquences dommageables pour l'ouvrage que l'on entendait réparer.

De ces constatations est apparue l'opportunité de rédiger un document à l'attention


des ingénieurs encore peu familiers de ces techniques. La taille de ce guide. fruit de l'expé-
rience acquise par les Laboratoires des Ponts et Chaussées. a été volontairement réduite
pour aller à l'essentiel. en espérant qu'ainsi le lecteur pourra acquérir plus rapidement les é-
léments de base pour :
- apprécier un projet :
- concevoir des travaux :
- définir et effectuer les contrôles nécessaires sur chantier.

Ainsi. les campagnes de reconnaissance préalables n'ont pas été traitées ici et les des-
criptions des matériels et des produits ont été limitées autant que faire se peut. Des con-
seils généraux ont déjà été formulés dans le document "Fondations de Ponts en Site Aquati-
que en Etat Précaire - Guide pour la Surveillance et le Confortement". Ministère des Trans-
ports. décembre 1980.

11 restera bien sûr au lecteur à approfondir ses connaissances en défrichant les traités
généraux sur les injections. la documentation des entreprises spécialisées et les publications
relatant le déroulement de chantiers d'injection.

Les sujets abordés ont été regroupés en trois parties :


1. Données générales utiles pour l'élaboration d'un projet de travaux d'injections:
2. A propos des techniques d'exécution et de la conduite des injections:
3. Les contrôles.

Un accent particulier a été mis qur quelques points dont :


- la définition d'un bordereau des prix type :
- une description exhaustive des contrôles et de leur organisation qui sont essentiels
pour une maîtrise correcte du déroulement du chantier.

11 convient enfin d'insister sur l'importance c ie tient l'expérience pratique qui ne sau-
rait être remplacée par les seules connaissances livresques et d'inviter le maître d'oeuvre à
s'attacher les conseils d'ingénieurs spécialistes pour les phases essentielles. depuis la défini-
tion des travaux jusqu'à leur achèvement.
- 5-

DONNEES GENERALES UTILES POUR L'ELABORATION


D'UN PROJET DE TRAVAUX D'INJECTIONS

L'injection consiste à faire pénétrer. à partir de forages. un produit fluide capable, a-


près remplissage des vides du milieu traité, d'en réduire la perméabilité et. ou d'en augmen-
ter la résistance mécanique.

En matière de confortement de fondations d'ouvrages d'art. les traitements par injec-


tion peuvent s'inscrire dans les catégories suivantes:
- injections de remplissage [comblement de cavités ou de lacunes dans le terrain. la
fondation ou l'appui) :
- injections de collage ou clavage [parfaire la liaison milieu en place - zone comblée.
après une injection de remplissage) :
- injections de serrage [densification des terrains meubles en place) :
- injections de consolidation [amélioration des caractéristiques mécaniques du milieu
en place et. ou réduction de son érodabilité. régénération de maçonnerie •• .J:
-injections d'étanchement [réduction de la perméabilité).

La nature et la porosité du milieu à traiter étant évaluées. le ou les obfectif (s) du


traitement par injection étant clairement arrêté [s). en tenant compte de critères économi-
ques. la nature des produits mis en oeuvre et la méthodologie d'injection peuvent très sou-
vent être définies raisonnablement avant le démarrage des travaux. Des ajustements inter-
viendront toujours en cours de chantier pour s'adapter aux variations locales.

1. 1. LES COULIS D'INJECTION


Le choix du type de coulis. dont dépend pour une bonne part la réussite du traitement.
est surtout fonction :
- de la nature du milieu à injecter [forme et dimensions des vides. granulométrie et é-
tat de compacité du sol. nature chimique et vitesse de circulation de l'eau):
- de l'amélioration recherchée [nature et durée: traitement provisoire ou définitif).

Les caractéristiques principales des coulis intéressant la mise en oeuvre et la qualité


du traitement sont:
- le pouvoir de pénétratilité:
- la stabilité pendant la phase d'injection:
- la résistance mécanique après prise :
- la pérennité des produits injectés.

Le pouvoir de pénétrabilité du coulis est fonction. toutes choses égales par ailleurs:
de sa fluidité [viscosité et rigidité. ces paramètres évoluant dans le temps) :
de la granulométrie des constituants [dimensions relatives des particules du coulis et
des vides du milieu à traiter).
- -6-

La stabilité pendant la phase d'injection dépend:


. de l'aptitude du coulis à conserver sa concentration initiale (résistance aux phénomè-
nes de décantation et d'essorage par filtration sous pression) :
. de son hcrnogénéité (absence de ségrégation entre les constitua 1ts et de délavage
sous fort courant d'eau ••• ).

La pérennité des coulis doit être distinguée de celle du traitement. Cette dernière
peut. en effet. être compromise par une conception inadaptée ou par l'apparition des désor-
dres dans des zones traitées.

Deux grandes catégories de coulis sont actuellement utilisées dans les problèmes abor-
dés ici:
- les coulis à base d'une suspension de ciment dans l'eau.
- les coulis chimiques faits de gels de silice.

Les résines ne sont plus guère employées du fait de leur coût élevé et des progrès réa-
lisés dans le domaine des gels de si 1ice et de leurs réactifs.

1.1.1. Les coulis à base de ciment.


Ces coulis sont faits de suspensions de ciment dans l'eau. éventuellement stabilisées
par adjonction d'un agent viscosifiant (argile) ou gélifiant [silicate de soude) et par malaxa-
ge à haute turbulence.

Les mortiers sont obtenus par incorporation d'une charge [sable. cendres volantes de
centrale thermique ••• ).

Ces coulis peuvent être classés en trois groupes :


- les suspensions instables binaires ciment-eau ;
- les coulis stabilisés ternaires ciment-argile (ou silicate)-eau:
- les mortiers.

Composition
Les formules des coulis et mortiers sont habituellement définies par les rapports pan-
. déraux entre les différents constituants:
CIE ciment/eau ;
S/C sable ou charge inerte/ciment ;
A/C argile/ciment •••

Les proportions doivent tenir compte de la teneur en eau naturelle des constituants.

Les quantités de chaque constituant entrant dans la composition d'un mètre cube de
produit injecté peuvent être alors aisément déterminées connaissant les poids volumiques.
Les valeurs à retenir a priori pour ces derniers sont :
- ciment 29.5 kN/m 3 (CLK) à 31 kN/m3(CPA)
- argile (bentonite) 25.5 kN/m 3
- sable 26.5 kN/m 3
- 7-

- cendres de centrale thermique 20 à 25 kN/m 3selon l'origine.

Les poids spécifiques des matériaux approvisionnés en définitive devront être mesurés
et comparés aux caractéristiques techniques données par le fournisseur.

Ainsi. à titre d'illustration. pour un mortier (ciment. sablon. bentonite. eau) défini par
la formule :
C/E • 0.50 SIC • 1.33 A/C • 0.05
3
la composition pondérale pour 1 m s'établit comme suit:
c- +
s +
A
+
E .. 1
Yc Ys Ya Yw

c
~c
s
~] --
1
+ - + +
E [ Ys c Ya yw E

d'où E .. 6.99 kN
par suite C .. 3.50 kN
S .. 4.65 kN
A • 0.17 kN
(la précision à retenir est de 10 N).

Dans le cas général. connaissant le dosage pondéral des constituants. la densité du


mortier est donnée par l'expression :

(C + S +A+ EJ
d =---------

ou. en fonction des rapports pondéraux usuels

1+ c
E [1+~+~]
d -
1+ c
E
r~. Yc
~
Ys
-
s
c
+ :!.w
Ya ~]
pour le mortier précédent

d - 1.53

Les formules ci-dessus devront être corrigées si nécessaire pour tenir compte de l'air
occlus dans le cas de coulis avec entraîneurs d'air par exemple.

La connaissance de la densité est utile au moins à deux titres:


- pour le règlement des travaux car elle établit une correspondance entre les poids et
les volumes:
- pour vérifier rapidement sur chantier. le respect des dosages arrêtés par le maître
d'oeuvre.
-8-

Résistance mécanique
La résistance mécanique des coulis et mortiers dépend surtout de la valeur du rapport
CIE. Ce dernier est généralement compris entre 0.1 et 3 pour les coulis de ciment pur. car:
- en deçà de O. 1 la prise du ciment devient hypothétique :
- au delà de 3. le produit n'est plus pompable.

Pour les coulis et les mortiers CIE est le plus souvent compris entre 0.2 et 1.

Le tableau suivant donne un ordre de grandeur des résistances en compression simple


mesurées sur des échantillons de produits stables. c'est-à-dire comprenant une quantité
d'argile suffisante pour fixer l'eau et éviter la décantation.

CIE 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.7 2


1
1-
Re à 7 j 1
1 2-5 5-8 8-10 18-20 50 150
( 1o1=iaJ
1
1

Rcà 28 j 1 1
5 3-5 7-15 20-25 25-30 50-50 1110-120/ 200
( 10 Pa)
1 1

Des écarts importants [1 à 2 et plus) par rapport à ces valeurs peuvent être observés
pour différentes raisons. outre une question de préparation :
- selon la nature du ciment (type. finesse de mouture. provenance ••• ) :
- l'adjonction d'argile diminue la résistance. ce d'autant plus que le rapport CIE est
faible:
- l'addition de sable ou de cendres volantes peut accroître la résistance. Pour ces der-
nières. certaines donnent une réaction pouzzolanique avec la chaux qui est libérée comme
sous-produit de l'hydratation du ciment.

De plus. on constate que le rapport CIE final du coulis injecté. une fois sa prise effec-
tuée. est très souvent différent de celui du coulis préparé. 11 est en général nettement plus
élevé. en raison des phénomènes d'essorage qui se font particulièrement sentir :
- pour les coulis fortement dilués:
- lorsque la pression d'injection est élevée :
- lorsque le coulis remplit des vides de dimensions très réduites dans des terrains per-
méables.

Les résistances mesurées sur échantillons de produits d'injection prélevés dans le ter-
rain sont alors bien supérieures à celles obtenues sur éprouvettes du produit avant injection.

Avec les mortiers. il peut se produire dans certaines conditions. un entraînement de


laitance conduisant à un rapport final SIC plus fort. donc à une diminution de résistance.

Pour optimiser la composition des coulis ternaires à forte proportion d'argile ou de


- g_

charge. on utilise des diagrammes triangulaires [f i g. 1) lesquels permettent de définir les


proportions entre les différents constituants en fonction de la viscosité et de la résistance
recherchées. Cette représentation a peu d'intérêt pour la plupart des travaux d' injection vi-
sés ici

7~~
*---""*--""'*""='-*"---*---*-~,,,s ~ 7;J~g0
,:/. ~
k----~-----f-:-~~,....--7\---:1---: i.?
\ .s'6_
/
~-~--*----i'<--=o~1----+.--~-------K-~ ~~
..
"

DIAGRAMME TRIANGULAIRE
COt,JLIS ARG!LE·CIMENT
ciment CL K 325
bentonite C2

Fig. 1 - Exemple de diagramme pour un coulis ternaire ciment CLK 325.


Argile de Provins [document SIF-BACHY).

Rigidification des coulis et mortiers


Le silicate de soude ajouté à un coulis ou mortier à base de ciment augmente sa rigidi-
té et sa stabilité tout en le rendant moins sensible au délavage par l'eau.

Le processus d'action du silicate est le suivant:


- dans un premier temps. i 1 réagit avec la chaux qui est entrée en solution en
donnant un silicate de c~aux hydraté amorphe sous forme de gel thioxotropique. Il se produit
alors un accroissement du seuil de cisaillement du mélange. ce qui donne un produit à fort
angle de talus (jusqu'à 45°).
- par la suite. la soude libérée entre en solution dans la phase liquide. Il en résulte une
accélération des réactions de prise et de durcissement par l'action des bases fortes sur les
constituants du ciment mais aussi une perte de résistance [microtexture des cristaux plus lâ-
che).
Si l'on cherche uniquement une accélération de la prise sans rigidification notable. il
suffit d'ajouter dans le malaxeur une quantité de si 1icate de l'ordre de 5 à 10 % du poids du
ciment. Par contre. pour obtenir une rigidification quasi instantanée. ce pourcentage doit ê-
tre porté à 20 % et l'ajout doit se faire directement en tête ou dans le forage.
-10-

Dans tous les cas. des essais sur les matériaux approvisionnés et avec l'installation de
chantier sont à effectuer pour optimiser le dosage.

Domaines d'utilisation
Le choix entre les trois groupes de coulis précédemment définis dépend pour l'essen-
tiel
- de la dimension des vides à combler :
- de la résistance mécanique recherchée.

* .!.._e~ ~u~~~!_9~s_c.!_m_e~t.:e..§I!:!_
Avec ces coulis instables. les grains de ciment décantent rapidement dans le terrain.
la pression d'injection favorisant l'essorage du coulis. Ces phénomènes conduisent à un pro-
duit final ayant une résistance mécanique très élevée et s'avèrent adaptés principalement
pour l'injection de consolidation de rocher fissuré ou pour l'injection de fissures [dans l'ou-
vrage) dont l'ouverture est comprise entre 200µ et quelques mi 11 i mètres.

* .!.._e~ ~o!!li_s_}~!:l_a_!.r~~ c_!. r.!2e!1~~.9_i.!_e:.e2~


Par rapport aux mortiers. ces coulis sont à la fois plus hcrnogènes et plus pénétrants. Ch
les utilisera dans les cas suivants:
- clavage en dernière phase des vides préalablement comblés par un mortier :
- injection en première phase dans la masse du terrain sous les fondations. afin de col-
mater les zones les plus perméables. soit par remplissage des fissures. soit par imprégnation
dans les niveaux de graviers:
- resserrage du terrain par claquages;
- régénération de maçonneries fissurées.

* les [Link]
Les mortiers conviennent essentiellement au remplissage des cavités. Ils présentent
dans ce domaine plusieurs avantages :
- coût réduit [remplacement d'une partie du ciment par des produits moins onéreux) :
- résistances mécaniques suffisantes [RC de l'ordre de quelques MPa) :
- faible propagation [donc déperditions moins importantes) du fait des valeurs relative-
ment élevées de leur viscosité et de leur rigidité :
- résistance au délavage sous fort courant d'eau.

Ils seront donc utilisés pour le colmatage des vides sous les fondations [affouillement
sous platelage. cavités karstiques). On réservera l'adjonction de silicate pour l'exécution des
rideaux d'encagement lorsque les dimensions des cavités sont importantes avec risques d'en-
traînement des matériaux et en période où la température de l'eau est basse [inférieure à
8° CJ pour favoriser la prise du coulis.

Pérennité
Les coulis à base de ciment s'avèrent pérennes sous réserve :
- d'utiliser des ciments convenant aux conditions du site (par exemple ciments antisé-
léniteux de type CLK ou CPMF pour des eaux sursulfatées):
- 11-

- d'éviter un délavage pendant la mise en place sous l'eau (rigidification en cas de for-
tes vitesses d'écou 1ement) :
- d'assurer une stabilité du coulis suffisante pour réduire les phénomènes de ségréga-
tion entre les divers constituants.

1.1.2. Les gels de silice.


Les gels de silice sont obtenus à partir d'une solution colloidale de silicate de soude
dans l'eau. Les coulis actuellement utilisés sont dits à gélification retardée. le réactif étant
mélangé directement à la solution de silicate. La transformation sol-+ gel est provoquée par
la diminution de la charge électrique des particules colloïdales d'acide silicique sous l'action
d'ions acides ou de cations polyvalents libérés ou apportés par le réactif.

g_omposition et constituants
La composition de ces gels est caractérisé par :
- la nature et la concentration cxen réactif

ex • Poids de réactif
volume de silicate

- le rapport de dilution 8
8 = volume d'eau
volume de silicate
Le silicate de soude
- - -La gamme des solutions de silicates alcalins commercialisées est très vaste. Chaque
qualité est caractérisée tout d'abord par le type de silicate vitreux utilisé (le rapport n entre
silice et alcali pouvant varier entre 2 et 4). Elle l'est ensuite par la concentration de ce sili-
cate dans la solution.
Les dénominations commerciales courantes résultent de longues habitudes et ne s'ap-
puient en général que sur la densité exprimée en degrés Baumé. En fait. une solution est dé-
finie par la connaissance des deux données: rapport n. concentration ou extrait sec. Ces
deux variables fixées. toutes les caractéristiques physiques de la solution en découlent : mas-
se volumique. viscosité, etc ••• ainsi que les possibilités d'emploi.
- rapport
La formule chimique d'un silicate alcalin étant n Si Oz. Na2 0 n est appelé rapport
moléculaire.
Mais dans la pratique. on a l'habitude d'utiliser la notion de rapport pondéral p qui est
le rapport des pourcentages en poids de silice et d'oxyde métallique contenus dans le silicate
en question.
Il existe entre les deux rapports une relation de proportionnalité: pour les silicates de
sodium : n. p x 1.032.

- densité
Pour un rapport donné du silicate. la densité d'une solution de silicate à 20°C est dé-
finie par sa concentration. On l'exprime. en général, en degrés Baumé.
- 12 _

La densité diminue quand la température croît. Si la lecture est faite à une températu-
re différente de 20°C. la correction à apporter à la lecture est de 0.035° Baumé par degréC.

- viscosité
Pour un silicate de rapport donné. la viscosité d'une solution à 20°C est fonction de sa
concentration. La viscosité augmente en même temps que la concentration.

Pour une solution donnée, la viscosité diminue quant la température croît. et ce très
rapidement.

Pour une même concentration. les solutions de silicates de haut rapport sont beaucoup
plus visqueuses que celles de silicates de bas rapport.

Le tableau suivant récapitule les compositions des silicates desoudequi existent sur le
marché en 1980: les types 1 et surtout 2 sont les plus couramment utilisés.

TYPE 2 3 4 5
1
1
Concentration
0
Baumé à 20°
Densité d
9
à 20° C i
30-31
1 • 26-1.275
1

1
1
35-37
1.32-1.345
38-40 N
1.355-1. 385
38-40 c
1.35-1. 38
40-42 N
1.385-1.41
1 1
Rapport pondéral p 3.9-41 3.3-3.4 3.3-3.4 3.1-3.2 3.1-3.2
1 1
V iscosité en CPo 1 1
à 20° c 1 40-80 1 60-90 120-1 BO 80-100 180-300
1
1

Composition
Hp 71.60 % 65.50 % 64.00 % 64.50 % 62.20 %
Si0 2 22.70 % [Link] % 27.70 % 27.00 % [Link] %
Na 20 5.70 % 7.70 % 8.30 % 8.50 % 9.00 %

Le type 2 où la concentration totale en silice est la plus forte permet d'obtenir des
résistances mécaniques plus élevées. Par contre. le type 1 est plus économique car sa teneur
en soude étant plus faible. la quantité de réactif nécessaire pour la neutralisation est moin-
dre.

Les réactifs
On distingue deux sortes de réactif!:=.
Les réactifs minéraux (bicarbonate. aluminate. pyrophosphaste de soude ... ) ne peu-
vent être employés qu'avec des solutions de silicate diluées. rapport 8 au moins égal à 4. si-
non la prise du coulis est immédiate.

Les réactifs organiques. de natures très variées. libèrent des produits secondaires en
réagissant avec la soude en excès dans le silicate de soude. lesquels provoquent la transfor-
mation sol-gel. Ces réactifs permettent une détermination précise du temps de prise et.
surtout. l'emploi de rapports de di lut ion nettement plus faibles (0.25< 8 < 2) que pour les
- 13 -

réactifs minéraux.
Les plus utilisés actuellement sont des esters [acétate d'éthyl. durcisseur 500 Rhône-
Progil: mélange de succinate. glutarate et adipate d'éthyl et de méthyl ... ) qui libèrent des
acides par réaction de saponification. Des polyaldéhydes dérivés du glyoxal [Hoe S 32211 PAS
5077-1 Hœchst) peuvent aussi être employés. Ils libèrent les acides nécessaires à la faveur
de réactions de Cannizarro.

Résistance mécan igue


La résistance mécanique d'un sable traité au gel de silice croît avec :
- le dosage en réactif ;
- la surface spécifique du sable ;
- la teneur en silice du silicate.

Au contraire. elle décroît lorsque le rapport de dilution B augmente. Pour des gels à
rapport B compris entre 0.3 et 1.5 employ,9s en consolidation. les résistances à la compres-
sion simple mesurées sur échantillons peuvent varier entre 0.5 et MPa.

Domaines d'utilisation
En matière de confortement de fondations d'ouvrages d'é;!rt. l'utilisation de gels de sili-
cate est envisageable pour deux types de problèmes :
- l'exécution d'un rideau étanche dans les alluvions. par exemple en vue de faciliter des
épuisements. Les gels appropriés sont qualifiés de gels mous. Ce sont des gels à di lut ion éle-
vée. soit additionnés d'un réactif minéral. B voisin de 4. soit un réactif organique. B de l'ordre
de 2.
- l'imprégnation de sables fins afin d'augmenter leurs caractéristiques mécaniques
quand les vides sont trop petits pour être pénétrés par des coulis argile-ciment. Les gels cor-
respondants sont dits gels durs. Le rapport de dilution Best ici à choisir entre 0.3 et 1.5 se-
lon la résistance recherchée. Les réactifs à retenir sont de type organique.

Ou point de vue de la porosité. la zone optimale pour l'utilisation des gels dans les sols
semble être :
3 5
- une perméabilité de l'ordre de 10- à 10- m/s [sables fins à très fins).
- une granulométrie supérieure à la limite entre les sables très fins et les silts.

Pérennité du traitement.
Dans certaines conditions. le gel de silice peut se destabiliser soit par un phénomène
de synérèse [libération d'une partie de l'eau contenue dans le coulis). soit par délavage et
réaction inverse gel-sol. Ces phénomènes se produisent essentiellement pour des gels mal
neutralisés [dosage en réactif trop faible). dans des horizons où les circulations d'eau sont ·
importantes et lorsque la surface spécifique d'adhérence coulis-support du terrain est faible
[graviers). Pour obtenir un effet de longue durée. il convient donc d'étudier avec attention
la composition des gels pour obtenir un taux de neutralisation de la soude supérieur à 80 %
et. de procéder à des injections primaires au coulis de ciment afin de colmater les horizons
les plus perméables. Dans ces conditions. la pérennité des traitements semble assurée pour
- 14 -

des volumes de terrains traités importants si l'imprégnation a été correctement réalisée.

Coût
Le coût du ge 1 croît quand :
- la dilution [B) diminue;
- le taux de neutralisation augmente. ce qui nécessite une quantité de réactif plus im-
portante. A titre d'exemple. un gel de silicate de type (3 . 3; 35-37° Baumé) est en théorie
neutralisé à 1OO % par le durcisseur 600 Rhône-Progil pour a • 0.282.

Ainsi. un gel de consolidation pénétrant; résistant et pérenne coûte notablement plus


cher qu'un gel d'étanchement provisoire. La composition doit donc être choisie en fonction
du problème posé [nature. durée du traitement) et de la granulométrie du sable.

1.2. ESTIMATION A PRIORI DES QUANTITES A INJECTER.


Les quantités de produits à injecter a priori dépendent de la nature du sol mais aussi
du traitement recherché et de la méthode d'injection adoptée. Le tableau suivant résume les
cas rencontrés et présente les ordres de grandeur correspondants.

Nature du Terrain foisonné! ~ilieu pulvérulent


milieu Vide Franc [sables lâches) J Milieu fissuré ~structure compac
, ------ 1 1te) 1
1 1 1
1
' M'etno
' ci e d' in-
' !
1 R emp 1·1ssage gra- !Cl aquages ,1nJec-
r· · 11 nJect1on
· · ci es f 1s-
' 11 mpregnat1on
' ·
i jection 1 vitaire ltion de serrage) !sures et claqua- 1
1 1 1+ éventue 11 ement 1 ges l
1 1 imprégnation 1 1
i--~~~~~~-1 1 ~ 1

Type de coulis 1I M ort1ers


. , .
epa1s IIM ort1ers
. fi u1' d es 1I c ou I 1s' ciment
. 1
pur! c ou I 1s
' arg1' I e-
l é~~n~~~llement
I r1g1d1f1es
1 e~ coulis ~rgile-
crment + even-
I ou argile-ciment I ciment+ gels de
I I silicate
1
I
1 tuel~[Link] gels I I
I Ide silicate I I
~----~~, 1 1 ,~-~~~

Quantités 1 équivalentes au lo.5 à 2 kN d~ pro~ 0.2 à 0.5 kN de I0.2 à 0.5 kN de


3 3
1 volume des vides !duits secs/m de 1 produits secs/m !produits secs/m
1 à combler [sous !terrain traité 1 de terrain traité Ide terrain traité
1 réserve de l'ab- 1+ éventuel 1ement 1pour k < t o-4m1s I+
3
1 sence de déperdi-l 15 à 25 %/m de 1 , kN/ 3 J 30 à 35 % de gel
0 5 15 3
1 tians ou d'essora-lterrain traité. de 1 ' ak; -4 ~ 1lm de terrain
10
r ge du mortier 1gel. 1pour m s 1 traité.
I Valeurs à fixer enl Valeurs à fixer e1
I fonction de l'état I fonction de la I
I initial du terrain I densité et de l'oul
I et de l'eff,e~ ~e I verture des fissu-
1
I serrage des1re. I res 1

Les coulis stabilisés ternaires (ciment-argile-eau) et a fortiori les suspensions instables


ciment-eau. s'essorent dans le terrain lorsqu'ils sont injectés sous pression. 11 se produit en
effet une filtration de l'eau en .excès au contact terrain-veine de coulis (fissure ou claquage)
avec formation d'une sorte de cake dont la teneur en eau est relativement constante (30 à
40 %).
- 15 -
Le phénomène d'essorage se fait particulièrement sentir :
- pour les coulis très dilués [fort excès d'eau):
- lorsque la pression d'injection est forte [le filtrat est proportionnel à la pression):
- lorsque la perméabilité du cake est élevée [présence d'éléments de granulométrie
grossière) :
- lorsque la durée d'application de la pression d'injection est longue. surtout pour les
coulis à prise non accélérée [la prise arrête le phénomène de filtration);
- quand le rapport volume à combler/surface de filtration est faible [fissures peu épais-
ses •• .).
3
Prenons l'exemple d'un coulis dosé à 350 kg de produits secs par m • de densité 1.23
(300 kg de ciment, 50 kg de bentonite, 880 1 d'eau) subissant un essorage complet. Il présen-
te après prise une composition voisine de 300 kg de ciment. 50 kg de betonite. 140 1 d'eau.
soit une densité de 1.88. une perte de volume de 74 % et une teneur en produits secs de
3
1346 kg/m

De nombreuses mesures de densité effectuées sur des échanti lions de coulis prélevés in
situ après prise confirment l'existence de ces phénomènes d'essorage: les résultats obtenus
sont compris entre 1.8 et 2. 1.
Ceci amène à penser que pour l'estimation des quan~ités à injecter. à l'exception des
problèmes de comblement de grandes cavités. il est préférable de raisonner en poids de pro-
3
duits secs injectés par m de terrain traité plutôt qu'en termes de volumes de coulis. en %
du volume de terrain traité.
3
CSs résultats pratiquerrtent analogues peuvent être obtenus en injectant 20 % par m
3
de terrain à traiter d'un coulis dosé à 300 kg de produits secs ou 12 % par m de terrain
d'un coulis dosé à 500 kg, ceci sous réserve bien sûr d'adopter des valeurs de viscosité, de
débit d'injection et d'écartement des forages adéquates.

LES CAS TYPES DE TRAITEMENT ENVISAGES APPELLENT LES REMARQUES SUIVANTES.


Comblement de vides francs
Les coulis rigidifiés par addition de silicate de soude sont essentiellement utilisés pour
les injections périphériques d'encagement lorsque des déperditions importantes sont à crain-
dre et pour les injections sous forte circulation d'eau.

Dans les très grandes cavités, l'essorage est faible et la teneur en produits secs du mor-
tier après prise reste voisine de la composition initiale. Dans le cas contraire, il faut comp-
ter sur un dosage final de 13 à 15 kN de produits secs par mètre cube de vide à remplir.

Terrains foisonnés
L'effet de serrage dépend essentiellement des quantités mises en oeuvre. Les coulis
doivent être injectés en plusieurs phases. par quantités prédéterminées, pour que le coulis
reste à l'intérieur du volume à traiter.
Ce type de traitement peut s'accompagner de soulèvements importants parfois précé-
- 16-

dés de tassements dus à un réarrangement des particules de sol. pour les milieux pulvérulents.

Milieu fissuré
Les claquages (fracturation hydraulique). s'ils ne sont pas en général souhaitables. peu-
vent être nécessaires pour permettre au coulis d'atteindre des fissures non recoupées par les
forages. Seuls les claquages horizontaux. qui surviennent le plus souvent en fin de traitement.
créent des soulèvements sensibles.

Mi 1i eu pu 1véru1 ent à structure compacte


L'imprégnation par un coulis de type argile-ciment n'est possible que dans des niveaux
de graviers sans sable ou de galets. Dans les autres cas. l'imprégnation ne peut être obtenue
qu'avec des gels. de silicate de soude. Un traitement préalable à l'argile ciment reste cepen-
dant indispensable :
- pour limiter les quantités de gel injecté:
- pour obturer les vides les plus import·a nts afin de limiter le phénomène de synérèse
des gels et leur dilution.

1.3. MATERIELS MIS EN OEUVRE POUR L'INJECTION


Stockage des matériaux d'injection
Selon la nature des matériaux. leur stockage s'effectue en :
. Silos: ciment. bentonite.
Tas compartimentés (et à l'abri de la pluie): sable fin. fil Ier. cendres volantes.
Cuves: eau. produits chimiques.

Fabrication des produits d'injection


La fabrication des produits d'injection nécessite un ensemble de matériels qui com-
prend :
• vis ou bande tran!)porteuse pour l'alimentation en matériaux •
• doseurs :
- volumétriques: trémies (sable). nourrisson (coulis). pompe doseuse (produits chimi-
ques). compteur à présélection (eau),
- pondéraux : bascules (ciment. betonite. sable ... ).
malaxeurs: (turbomalaxeurs) - vitesse de la turbine de 1 500 à 3 000 tours par minute -
pour bentonite. ciment. sable fin •
• tamis pour filtration des coulis
• mélangeurs: vitesse de rotation des pales de 30 à 200 tours par minute - pour produits
chimiques •
• bac de reprise ou cuve tampon: pour maintenir en agitation un coulis en attente d'injection
à la centrale ou en un point éloigné du circuit de distribution de coulis. La vitesse de rota-
tion des pales est de l'ordre de 30 tours par minute.

Injection des produits


L'injection des produi ts d'injection est conduite à débit contrôlé et. ou à pression con-
-17 -

trôlée. Les matériels utilisés couramment sont:


3
. pompe à vis: à gros débit de 10 à 20 m /h et à faible pression. bien adaptée aux mortiers
et aux coulis aérés •
. pompe à piston ou presse: les différents modèles permettent d'obtenir des débits allant
de 0 à 10 m 3/h et des pressions de 0.5 à 15 MPa •
. circuit de distribution: canalisations rigides parfaitement assemblées et d'un faible diamè-
tre (de 2 à 5 cm selon le produit et la distance. et l'existence d'un bac de reprise) pour éviter
la décantation grâce à une vitesse de circulation élevée sous régime turbulent •
• obturateurs: placés dans le forage d'injection. ils sont de conception variable (compression
par serrage. di 1atables par gonflage, autobloquants par la pression du coulis) .
. équipements de forages d'injection : Les forages d'injection peuvent être à paroi nue (in-
jection par tranche descendante) ou équipés d'un tube crépiné. d'un tube déclivé ou d'un tube
à manchettes.

Mesure des paramètres d'injection


Lors d'une injection. il est nécessaire de contrôler en permanence la pression et le dé-
bit ou la quantité mise en oeuvre. On dispose pour cela:
pression : manomètre à bain de glycérine et manographe à disque.
débit : débitmètre électromagnétique (peu utilisé) •
. quantité : compteur de coups de piston de presse (partiel et. ou totalisateur) ou volumètre
avec tota 1i sateur.

Exemples de composition de centrale d'injection


Une centrale d'injection est une structure modulaire qu'i 1 faut adapter :
- à la nature des produits d'injection.
- au nombre de points d'injection simultanée avec un même produit ou des produits dif-
férents.
- au débit et à la pression d'injection.

La centrale d'injection peut être fixe (fig. 2) ou mobile et simplifiée (fig. 3).

1.4. BORDEREAU DE PRIX TYPE.


Pour faci 1iter les contrôles et le règlement des quantités. compte tenu des adaptations
inévitables sur la formulation des produits gui surviendront i:n cours de chantier. il convient
de dissocier les prix de fourniture. des prix de mise en œuvre.
Selon la nature des travaux à réaliser et des aléas redoutés. on dissociera les différen-
tes opérations élémentaires de forage et d'injection.
La comparaison des diverses propositions d'entreprises doit porter :
- sur l'examen de chaque prix unitaire. une valeur anormalement élevée pouvant révé-
1er une mauvaise définition des travaux que l'entreprise entend exploiter financièrement.
- sur le calcul des prix de revient finaux du mètre cube de produit injecté. par nature
de produit. et du mètre cube de terrain traité.
- 18 _

Silo de
c:[Link] (PM~ /)

Manome1re< A lec1ure c1rrec:1e

M11nomé1re enregistreur
Fournier
Vis C:omp1eur de nou• rssons
d'~limen1111ion

Nourrsson Pompe
k11µac111' 20 1) d'injec1ion

Conduit d ' infec1ion

1
Plate· forme
1
Centrale de
1 travail
·- · -·-·- ---- --··-·-·-·- · - · - · - ·- · - · -·..J

Figure 2 - Schéma d'une centrale d'injection fixe

pompe cuve à eau


obturateur mélangeur malaxeur
graduée

Figure 3 - Centrale d'injection mobile simplifiée


- 19-
FORAGES

Installation du chantier de fora~

Ce prix rémunère unitairement, au forfait. les frais d'installation de chantier pour la


réalisation des forages. Il comprend les amenées des matériels de forage et équipements au-
xiliaires et de sécurité nécessaires. Il comprend aussi l'ensemble des appareils de mesure et
d'enregistrement des paramètres de forage prévus au CCTP~

Ce prix rémunère encore le repliement de tous les matériels et la remise en état des
lieux.

D~p~acement de l'atelier de forage de pile à pile


Ce prix rémunère à l'unité le déplacement de l'atelier de forage de pile à pile. toutes
sujétions comprises.

Mise en station
Ce prix rémunère à l'unité la mise en station de l'atelier de forage au droit de chaque
forage.

~-~~~
Ce prix rémunère. au mètre linéaire. les forages verticaux ou inclinés en rotation ou en
rotopercussion. à l'abri d'un tubage provisoire. pour la mise en place des tubes d'injection.
toutes sujétions comprises.
a) traversée de la maçonnerie et des plates-formes en bois. y compris les sujétions liées à la
présence de pièces de bois ou métal 1iques :
bl tra,versée des alluvions ou des horizons rocheux.

Reforage du trou d'injection


Ce prix rémunère. au mètre linéaire. le reforage des trous d'injection quelle que soit
la nature des matériaux traversés.

Immobilisation du chantier de forage


Ce prix rémunère. par jour d'immobilisation. les frais d'immooilisation du chantier de
forage. li comprend le repliement éventuel et la réinstallation du matériel à poste sur l'ou-
vrage. du matériel de forage et les jours d'arrêt de travai 1 du personnel de chantier.

INJECTIONS

Installation du chantier d'injection


Ce prix rémunère. unitairement. au forfait, les frais d'installation de chantier pour la
réalisation des injections. 11 comprend les amenées des matériels d'injection. y compris les
équipements auxiliaires et toutes les sujétions pour l'acheminement des produits d'injection
jusqu'aux têtes de forage.

Il comprend. en outre. tous les équipements de sécurité nécessaires.

Il comprend aussi l'ensemble des appareils de mesures et de contrôle prévus au CCTP.


les études de formulation et les essais de convenance pour l'agrément de l'installation et la
- 20 -

définition des compositions des produits injectés.


Ce prix rémunère encore le repliement de tous les matériels et la remise en état des
lieux.

_§:_g_uipement des forages d'injection


a) Ce prix rémunère. au mètre 1inéaire. la fourniture et la mise en place de tubes à man-
chettes (méta li iques ou plastiques*) avec un écartement des manchettes de (0.33 m :
0.50 m*):
b) Ce prix rémunère. au mètre 1inéaire. la fourniture et la mise en place de tube crépi né
(métallique ou plastique*):
c) Ce prix rémunère. à l'unité. la fourniture et la mise en place d'un injecteur pour l'injec-
tion en tête de forage.

Fournitures des matériaux pour injection


Ce prix rémunère la fourniture à pied d'oeuvre des matériaux nécessaires à la fabrica-
tion des mortiers et coulis d'injection et leur stockage dans les conditions fixées par le CCTP.
a) ciment (CLK. CPMF ••• *), la tonne :
b) sable (granulométrie*). la tonne :
cl cendres volantes. filler ••. *.la tonne:
dl argile (bentonite etc .. :"). le kg:
ej si 1 icate de soude (caractéristiques*). le kg ;
f) réactif (caractéristiques*]. le kg :

gl résine [caractéristiques*], le 1itre :


hl adjuvants (caractéristiques*], le litre.

Mise en oeuvre du coulis ou mortier de gaine.


Ce prix rémunère. au mètre cube. la fabrication. la mise en oeuvre et toutes les sujé-
tions s'y afférant. des coulis et mortiers de gaine.

Mise en oeuvre de coulis et mortiers


Ce prix rémunère. au mètre cube. la fabrication. la mise en oeuvre des coulis et mor-
tiers et toutes les sujétions s'y afférant.
• • • 3
a ) cou 11s arg1 le-ciment, le m :
3
b) mortier argile-ciment et charge. le m ;
cl plus-value aux prix a) et b) pourl'adj onction de silicate de soude par mètre cube:
3
dl gels de silice. lem :
e) résine. le litre.

Nota : Prévoir au besoin autant de prix que de caractéristiques de traitement (site traité.
cadence d'injection .. .)

* à préciser.
- 2! -

Immobilisation du chantier d'injection

Ce prix rémunère. par jour d'immobilisation. les frais d'immobilisation du chantier de


forage. 11 comprend le repliement éventuel et la réinstallation du matériel à poste sur l'ou-
vrage~ du matériel d'injection et les jours d'arrêt de travail du personnel de chantier.

Essais de contrôle

Il convient en outre de prévoir des essais de contrôle et de fixer ici les prestations
incombant à l'entreprise :

- sondages carottés. essais d'eau. essais d'eau. essais pressiométriques. etc ...

AUTRES OPERATIONS EVENTUELLEMENT A PREVOIR

Events d'injection
Ce prix rémunère. à l'unité. la perforation. l'équipement et le maintien en état des
évents d'injection.

N~Etoyage de la maçonnerie

Ce prix rémunère. au mètre carré. les opérations de nettoyage des maçonneries.


Il comprend les opérations de soufflage à l'air comprimé et de projection d'eau sous
forte pression. Il comprend également les burinages et les brossages dans les zones localisées
présentant des défauts importants.

___. ---
Reiointoiement
.. _

Ce prix rémunère. au mètre linéaire. le rejointoiement des maçonneries.


Il comprend les nettoyages. les brossages et les soufflages à l'air comprimé pour la
préparation. Il comprend la mise en oeuvre de la couche d'accrochage et le remplissage des
joints par le mortier.

Préparation des fissures


Ce prix rémunère. au mètre 1inéaire. la préparation des fissures à colmater et à in-
jecter.
Il comprend les brossages. les soufflages. les piquages et les bouchardages.

gacheta9e des fissures


Ce prix rémunère. au mètre linéaire. le cachetage des fissures par un mortier (compo-
sition*) sur une profondeur minimale de ... *.

* à préciser
- 22-

A PROPOS DES TECHNIQUES D'EXECUTION


ET DE LA CONDUITE DES INJECTIONS

2. 1. EXECUTION DES FORAGES POUR L'INJECTION.


Compte tenu de la présence d'eau. de la mauvaise tenue en général des terrains allu-
vionnaires. i 1 paraît indispensable que les forages dans le sol de fondation soient exécutés à
l'abri d'un tubage provisoire. Ce tubage ne peut être omis que pour les perforations débou-
chant sous la base de l'appui. dans des cavités. lorsque la maçonnerie est saine.

Les forages sont habituellement exécutés en destructif rotopercussion [ou rotation


lorsque la maçonnerie est désagrégée) avec un diamètre de 50 à BO mm. pour un taillant nu
et un diamètre de 1OO à 110 mm à l'abri d'un tubage.

Le fluide de perforation peut être soit de l'eau (utilisation la plus courante). soit du
coulis lorsque le milieu ne présente pas de vide trop important. On exclura la bentonite qui
risque de remplir des cavités et d'être alors difficile à chasser.

Dans le cas d'un milieu très ouvert. le choix de la séquence de perforation doit tenir
compte des risques de délavage des coulis de gaine fraîchement exécutés sur un même appui.

L'exécution des forages doit être effectuée avec enregistrement en continu des para-
mètres de forage et en consignant précisément les pertes de fluide de forage et autres inci-
dents.
Le choix du matériel de forage doit être adapté à la nature des matériaux rencontrés.
bois. pièces métalliques.

L'implantation. l'inclinaison. la longueur de perforation doivent être strictement con-


formes aux plans et contrôlées.

2.2. EOUIPEMENTOES FORAGES POUR L'INJECTION.


La nature de l'équipement de forage pour l'injection dépend du problème à résoudre.

Pour les injections de remplissage de cavité. l'injection s'effectue en tête soit à fora-
ge ouvert. donc sans aucun équipement. soit à l'aide d'un obturateur simple (cf. § 2.4).

Pour le traitement des terrains sous les fondations. la mise en place de tubes à man-
chettes [espacement entre manchettes de 0.33 m ou 0.50 m suivant la nature des terrains)
est nécessaire pour l'injection de coulis ou de gels. Cette technique présente les deux avan-
tages essentiels suivants:
- elle permet de contrôler les niveaux injectés à chaque passe ;
- elle offre la possibilité de revenir à tout moment sur une tranche. après avoir net-
toyé le tube.

L'utilisation de tubes brochés [tube fendu suivant deux génératrices à l'avancement.


en remontant) et envisageable pour l'injection des forages primaires d'encagement. Cet é-
quipement se prête mal aux autres cas de traitement car il présente l'inconvénient majeur
- 23 -

de ne pas permettre de revenir injecter une tranche donnée et de moins bien contrôler l'in-
jection. L'avantage de la réalisation d'une ligne d'injection continue en milieu hétérogène
n'est pas un élément déterminant en faveur de ce procédé car il suffit d'avoir un faible es-
pacement entre manchettes pour obtenir un traitement correct dans de telles formations.

L'emploi de tubes à manchettes se prête mal à l'injection du mort ier avec une forte
charge en sable. en raison de la ségrégation se produisant autour de la manchette. L'équipe-
ment tube métallique crépiné peut alors s'avérer ici mieux adapté.

2.3. REALISATION DU COULIS DE GAINE.


Hormis les cas de forages au coulis de ciment. la bonne exécution d'un coulis de gai-
ne est indispensable si l'on veut maîtriser les horizons dans lesquels s'effectue l'injection.

Sa composition doit être soigneusement étudiée afin qu'il ne soit ni trop plastique
pour éviter les remontées du coulis d'injection le long du tube. ni trop résistant pour qu'il
puisse être claqué avec le matériel [presse) approvisionné. Le délai entre sa mise en place
et les diverses phases de [Link] doit être pris en compte pour l'étude de sa composition.

Dans un milieu très ouvert où le coulis ne reste pas. on peut envisager d'employer un
mortieravecunechargeencimenttr'èsréduite[g z0.3:§.z2:bentonite "'20 kg: sablon< 1 mm).
E C
Le coulis de gaine est mis en place soit pendant le forage (foration au coulis). soit
pendant le détubage par injection à l'obturateur simple au niveau de la manchette située à
la base du forage.

On peut encore envisager l'uti 1isation de tubes à manchettes avec sacs séparateurs
de tranches en milieu rocheux ou pour isoler certains horizons.

2.4. INJECTIONS POUR LE REMPLISSAGE DES CAVITES.


Pour le remplissage des cavités franches de grandes dimensions. dn emploiera des ma-
tériaux avec une charge inerte aussi importante que possible [microbétons ou mortiers
S "' 1 à 2. voire jusqu'à 4 pour des cavités karstiques). La quantité de ciment sera choisie
~n fonction de la résistance souhaitée à long terme.

L'injection peut être conduite ici par tube ouvert. avec ou sans obturateur simple se-
lon que l'on accepte ou non la remontée du produit dans la maçonnerie (obturateur à rondel-
les en cuir ou à manchon gonflable). Le choix de l'obturateur et de sa longueur e!:lt fonction
de la tenue du forage et des risques de contournement.
2
L'espacement entre forages peut être ici important. un forage pour 10 m si les vides
sont interconnectés.

L'injection s'effectuera par forages primaires et secondaires. gravitairement ou sous


faible pression.

L'injection des forages primaires sera conduite sur la base de quantités prédéterminées
pour agir par phases. limiter les résurgences et éviter un remplissage hétérogène. à partir
- 24-

d'un seul point. de toute la cavité. Ce critère sur les quantités sera doublé d'une limite sur la
pression. Pour les forages secondaires. le critère d'arrêt sera l'augmentation de la pression.
notion plus significative qu'une valeur de pic qui ne se maintiendrait pas.

On envisagera au besoin l'emploi de produits de compositions différentes pour l'injec-


tion des forages primaires et secondaires.

On ménagera si nécessaire des évents pour l'expulsion de l'eau.

2.5. RIDEAU D'ENCAGEMENT.


Pour le traitement par injection du sol de fondation sous les appuis. qu'il s'agisse de
combler des cavités ou d'accroître la compacité des alluvions en place et leurs caractéristi-
ques mécaniques. il est nécessaire que le volume à traiter soit délimité et fermé.

Cette fermeture autour de l'appui peut être fournie par :


- un batardeau existant :
- un rideau de palplanches mis en place à l'avancement dans une souille:
- un coffrage descendu jusqu'au niveau du lit et accroché aux protections existantes:
- un rideau injecté dans les alluvions. seul ou en complément des solutions précédentes.

Le choix est à faire selon la nature des désordres (cavité débouchant en périphérie ou
non). la géométrie de l'ouvrage et de ses protections (présence ou non d'enrochements en
quantité). du problème à traiter.

Pour obtenir de bons résultats. une attention particulière doit être accordée aux con-
ditions d'exécution. car l'injection est effectuée en général dans un milieu très ouvert et à
faible profondeur.

Choix de produits
Le rayon d'action doit être limité pour éviter les déperditions. ce qui peut conduire à
rigidifier le coulis ou le mortier par adjonction de silicate de soude (5 à 20 % du poids de ci-
ment environ).

On cherchera tout d'abord à injecter du mortier.

Technique d'injection.
Une technique possible. dans les cas les plus délicats. consiste à:
1° - réaliser un toit dans la zone supérieure la plus [Link] tube ouvert (utilisation pos-
sible du tube de forage si l'injection suit immédiatement) avec branchement en tête. le trai-
tement s'effectuant en remontant sur les 2 à 3 m supérieurs.

Une autre technique consiste à battre des tubes crépinés.

2° - exécuter une autre série de forages ou reperforer. si nécessaire. un à deux jours après.
à très faible circulation d'eau. pour traiter sur toute la hauteur. Selon la porosité du terrain.
on injectera des coulis ou mortiers avec une faible charge inerte. Le traitement s'effectue
alors en remontant par des tubes à manchettes. avec :
- 25-
- un obturateur double pour les coulis;
- un obturateur simple pour les mortiers.

Ec:_artement des forages


La distance entre forages doit être limitée (1 m à 1.50 m):
- en vue d'assurer la continuité du rideau;
- compte tenu du faible rayon d'action des produits utilisés ici ;
- du fait que l'injection ne peut se faire qu'à très faible pression(< 0.2 MPa) en l'ab-
sence de couverture.

Q.r:_dre d'injection des forages et critères


L'injection est menée par forages primaires puis secondaires.

Les forages primaires sont injectés sur la base de quantités prédéterminées en pre-
mière phase (critère secondaire sur la pression). L'injection des forages secondaires inter-
vient ensuite avec un critère d'arrêt sur la pression (critère secondaire sur les quantités).

S'il est prévu une injection en deux phases. mortier puis coulis. le clavage par le cou-
1is est à effectuer suivant un processus analogue.

Un à deux jours de délai entre ces deux phases peuvent être souhaitables pour permet-
tre un début de prise. en vue de limiter les déperditions.

2.6. RIDEAU D'ETANCHEMENT ET FONDS INJECTES.


La conception des écrans d'étanchement par injection. obéit à certaines règles sim-
ples. ceci pour les dénivellées d'eau qui nous intéressent ici: 2 à 10-15 m.

L'épaisseur du rideau est conditionnée par le fait qu'il est pratiquement indispensable
d'adopter deux lignes de forages. disposées en quinconce. pour être sûr de ne pas avoir de fe-
nêtre dans le voile. Compte tenu de l'écartement admissible entre forages (écartement ré-
duit. du fait du petit nombre de fi les. à 1 x 1 m pour les sables fins; 1.50 x 1.50 m pour les
sables grossiers et les graves; 2 x 2 m environ pour les milieux fissurés), l'épaisseur finale de
l'écran sera comprise entre 2 et 4 m.

Ces voiles doivent le plus souvent être ancrés dans un substratum peu perméable ou
dans un fond injecté dont la base est située à une cote telle que le poids des terrains sous-
jacents (après excavation) équilibre les forces de sous-pression qui s'y appliquent (ceci pour
des fouilles de moyenne ou de grande dimension).

La nature du coulis doit être adaptée au type de terrain :


- coulis argile-ciment pour les milieux fissurés;
- coulis argile-ciment+ gels de silicate [dilution forte de 1 à 4) pour les milieux à
structure granulaire où une injectioh par imprégnation s'impose [les gradients hydrauliques
dans l'écran sont supérieurs à 1).

Les coulis doivent être mis en oeuvre par l'intermédiaire de tubes à manchettes. par
passe de faible hauteur [;:;; 0.50 m) généralement en remontant.
- 26 -

La conception des fonds injectés obéit au x mêrnes règles. Cependant. il est souvent
possible d'écarter un peu plus les forages ( 1.50 à 2.50 m dans le sable. 3 à 4 m dans les mi-
lieux fissurés) surtout dans les terrains à stratification horizontale.

Dans les alluvions sabla-graveleuses. il est des cas où le recours aux gels de silice
n'est pas indispensable (lit de gravier continu sous l'emprise de la fouille) ou du moins peut
être réduit (épaisseur traitée au gel de 0.50 à 1 m; structure sandwich entre deux niveaux
injectés au coulis argile-ciment).

On peut avoir une idée du débit résiduel après traitement en considérant que la per-
6
méabilité d'un terrain correctement traité reste inférieure à 3. 10- mis. ce qui correspond
2
à un débit de 2 à 5 t /h par m d'écran et par mètre de charge d'eau.

Il faut veiller à ce qu'il ny ait pas de recouvrement des zones traitées aux gels mous
pour l'étanchement et celles que l'on entend consolider par injection. La présence de gels
mous. instables dans le temps par nature. contrarierait une injection correcte et pérenne de
consolidation.

2.7. REGENERATION DE MACONNERIE DISLOQUEE.


Le résultat de l'injection d'une maçonnerie ne saurait être assimilé à la reconstitution
du liant primitif. Il s'agit plutôt d'un blocage des différents moellons par obturation des vides
rencontrés.

Si le liant n'est pas fortement délavé mais simplement désagrégé. avec présence d'une
fraction fine élevée. la diffusion d'un coulis de ciment injecté sera très difficile et limitée.

Le traitement doit être précédé d'un rejoint •oiement général des plus gros désordres
et du remplacement éventuel des pierres manquantes.

Lorsque la hauteur à traiter est importante [plusieurs mètres). on procédera en remon-


tant en effectuant le rejointoiement par tranches successives.

Les parties immergées peuvent être traitées par rabattement de préférence. ou par
plongeurs en obturant les ouvertures par des mastics.

Il faut aussi prévoir des évents pour l'évacuation de l'eau et le suivi de la progression
du coulis et les maintenir en état.

Suivant l'ouverture des fractures. des fissures et des vides. on injectera des mortiers
à faible charge inerte ou coulis de ciment (0.25 < g < 0.40) avec éventuellement adjuvant
E
retardateur et gélificateur [pour thixotropie).

Les forages seront resserrés ['V 1.50 m), disposés en plusieurs 1ignes pour permettre le
clavage. les vides étant rarement continus. L'injection sera effectuée de la périphérie vers
le centre.

Pour l'injection dans des forages à paroi nue avec obturateur en tête. on limitera la
longueur des forages à environ 5 m.
- 21 _

Si la maçonnerie est très disloquée. le traitement pourra être conduit avec des tubes
à manchettes. de manière progressive en remontant.

Il faut veiller au respect scrupuleux du critère de pression maximale. à fixer en fonc-


tion des contraintes estimées dans la maçonnerie (quelques bars).

2.8. CONSIGNES POUR LA CONDUITE DES INJECTIONS.


Le déroulement des travsux d'injection ne peut être prévu avec précision : i 1 est a-
lors nécessaire de définir des consignes qui détermineront la conduite à tenir pour la pour-
suite des injections selon les situations.

- En cas de résurgences : arrêt de la passe. changement de passe ou de forage. S'i 1 y a résur-


gence par les autres forages. il faut vérifier la bonne exécution du coulis de gaine et adop-
ter un délai suffisant entre sa réalisation et l'injection proprement dite.

On peut envisager de modifier la composition des coulis en les épaississant ou en les


rigidifiant par adj onction de silicate. ceci. après avoir vérifié la formulation des coulis in-
jectés.

Si le phénomène est général lors de l'injection des couches superficielles. de par l'ab-
sence de mort-terrain. la méthode d'injection est peut-être mal adaptée : on cherchera a-
lors à créer un toit s'opposant à la remontée.

- Pas de montée en pression : ce signe ne prouve pas nécessairement que le traitement est
inefficace bien qu'une montée en pression soit un bon signe en fin d'injection surtout pour
les traitements [Link] et le remplissage de cavités isolées.

Rechercher la présence de résurgences et vérifier la continuité des canalisations.

Lorsque le volume des vides à remplir s'avère nettement supérieur à celui estimé. i 1
faut poursuivre le remplissage par les autres forages et au besoin revenir sur le premier.

Si les quantités paraissent anormalement élevées sans qu'il y ait résurgence. le rayon
d'action des coulis peut être trop important. on peut alors les épaissir ou les rigidifier.

- En cas de montée brutale de la pression : arrêt et analyse des causes. Cette montée peut
provenir d'un colmatage du dispositif d'injection entre les obturateurs (décantation du sable
lors de l'injection du mortier) ou de la formation d'un bouchon dans les canalisations. Si le
refus est obtenu en aval de la canne. poursuivre par d'autres forages ou phases. Si le phéno-
mène est systématique. la formulation du coulis est sans doute mal adaptée. il convient a-
lors de changer les caractéristiques du coulis au profit d'un pooduit plus pénétrant.

- En cas de maintien d'une pression stable élevée. supérieure à la contrainte verticale en


place. il convient de se méfier si l'injection n'est pas faite à quantités prédé.terminées. car
c'est une cause de soulèvement par effet de vérin.
- 28 -

LES CONTROLES

3.1. CONTROLE OU MATERIEL POUR L'AGREMENT DE LA CENTALE D'INJECTION.


Préalablement à tous travaux. une notice technique établie par !'Entreprise doit four-
nir le détai 1 et les performances du matérie.1 devant constituer la centrale. ainsi que les con-
ditions d'utilisation et de réglage. Ceci doit être demandé explicitement par le maître d'oeu-
vre dans le RPAO.

Ainsi dans un premier temps. il faut s'attacher à vérifier la conformité de l'installa-


tion. son parfait état de marche et son réglage adéquat. A cet effet. on vérifiera par appa-
reil les points suivants.

L~s doseurs des matériaux de composition des produits d'injection

. doseur volumétrique : vérifier le volume. son réglage. le système de déclenchement de fin


de remplissage. le compteur •
. doseur pondéral : exiger un étalonnage des bascules. veiller à ce que l'installation soit con-
venable et que l'affichage des poids soit facilement contrôlable.
pompe doseuse: vérifier le volume des cylindres. leur réglage en fonction des dosages re-
tenus.
compteur à présélection : contrôler les volumes affichés.

L~!: maiaxeurs et les mélangeurs.

Les points à contrôler sont :


-la capacité qui conduit à la formulation par gâchée.
- les dispositifs d'alimentation et d'introduction des matériaux d'injection.
- la liaison avec la cuve tampon.
- la vitesse de rotation et la nature des turbines.

Cuves tampons
- vérifier que leur nombre correspond à celui des différents produits d'injection qui
peuvent être mis en oeuvre simultanément.

Les pompes ou les presses


- étalonner [plusieurs fois) le volume des cylindres et afficher le résultat sur la pompe
correspondante [éventuellement demander que soit vérifié l'état des chemins des cylindres
et des clapets):
- vérifier les matériels compte tenu des performances en pression. débit. cadence et
leur conformité aux conditions d'injection retenues.

Les doseurs des produits d'injection

• compteurs de coups de presse : vérifier leur bon état de fonctionnement. leur remise à zéro •
• doseurs volumétriques : vérifier le volume et le système de comptage.

Les manomètres

Le contrôle porte essentiellement sur la constatation de :


- 29 -

- leur état de fonctionnement ;


- l'adaptation de leur gamme de mesure aux différentes pressions à relever selon les
phases d'injection (claquage du coulis de gaine. injection) ;
- leur nombre rapporté à chaque presse d'une part. et chaque forage d'injection d'au-
tre part (pour l'estimation des pertes de charge dans le circuit de distribution).

Les manographes à disques


Le nombre de manographes installés doit être égal à celui des presses pouvant fonc-
tionner simultanément. Le contrôle concerne la constatation de:
- l'état de marche.:
- la vitesse de rotation des disques:
- la gamme de mesure du manographe et celle du disque.

3.2. ESSAIS DE CONVENANCE SUR LES PRODUITS D'INJECTION A LA RECEPTION DE


LA CENTRALE.
L'entreprise doit normalement effectuer des études de formulation des produits d'in-
jection avec les matériaux qui seront approvisionnés sur le chantier.

Le maître d'œuvre n'ayant en fait aucun moyen de contrôle sur ces essais et d'autre
part. les caractéristiques de résistance et de mise en œuvre des coulis dépendant de maniè-
re sensible des conditions de préparation. i 1 est indispensable d'effectuer des essais dits de
convenance sur les produits fabriqués sur le chantier. avec les matériels approvisionnés par
l'entreprise pour les travaux. Ce sont les résultats de ces essais de convenance qui doivent
servir de base pour l'agrément des formulations.

3.2. 1. Contrôles sur les différents constituants.


- ciment : essais classiques et éventuellement détermination de l'indice Blaine (qui traduit
la finesse des grains) pour l'injection de coulis de ciment dans des fissures très fines.
- sables: courbe granulométrique et équivalent de sable (au minimum). Si le mortier est in-
jecté par des tubes à manchettes. i 1 convient d'écréter à 1 mm.
- bentonite : viscosité en fonction du dosage et du temps d'hydratation.
- si 1icate de soude :
. mesure de la densité et de la température (qui doit être comprise entre 15 et 30°C) ce qui
permet de déterminer la teneur en Si 02 + Na2 O •
• dosage acidimétrique pour déterminer la teneur en Na 2 O.
Ces deux mesures permettent de connaître la teneur en si 1ice et le rapport pondéral
en matière sèches Si O 2
Na 0
2

3.2.2. Contrôles sur les produits préparés.


- Coulis ciment bentonite et mortiers
• Viscosité mesurée :
- à l'entonnoir de MARSH (capacité 1.5 t. ajutage 4.75 mm pour les coulis).
- au cône PREPAKT (ajutage 12.7 mm) pour les mortiers.
- 30 -

Les valeurs courantes pour une bonne mise en œuvre sont de l'ordre de :
- 40 à 80 s pour les coulis argile-ciment.
- 60 à 80 s pour les mortiers •
• densité mesurée à la balance Baroîd •
. décantation mesurée fréquemment à 3 heures. sur éprouvette de un 1itre.
Pour les coulis argile-ciment et les mortiers. la décantation devrait rester inférieure
à5 %•
• résistance à la compression simple par essais classiques à7 et 28 jours. éventuellement à
14 jours.

- Gels de silice
. densité .
• temps de prise : selon la température et avec l'eau du site pour tenir compte du pH. Ce
temps de prise est mesuré dans un récipient non attaqué par la soude. par la méthode du bé-
cher renversé. Pour les réactifs peu solubles. on maintient l'agitation par un agitateur ma-
gnétique. pour les autres. ce n'est pas nécessaire.

En pratique. le temps de prise est ajusté aux environs de 50 minutes pour éviter que
la prise n'.intervienne avant injection dans le sol et que le produit ne soit entraîné par cir-
culation d'eaux ou enfoncement gravitaire.

Les mesures de densité et de temps de prise permettent de vérifier les dosages uti 1 i-
sés et la qualité des produits •

. résistance : Sur chantier. il n;est possible que d'effectuer des essais simplifiés permettant
de vérifier la constance des caractéristiques du mélange choisi. Des essais plus élaborés
sont à effectuer en laboratoire avant travaux. On se gardera de chercher à établir une rela-
tion entre ces divers résultats compte tenu de la différence des conditions d'essais.

La procédure pour ces essais conventionnels est reprise des recommandations de


l'AFTES~

!::~ ~~~i~ q__e J~b~r~~~e:._e_r~al_a_!?I~~a~~ ~~v~~x- (méthode des colonnes injectées)


Le sable est maintenu dans une enveloppe cylindrique de polyester rigide de un mètre
de longueur et de 40 mm de diamètre. Cette colonne permet le découpage de huit échantil-
lons de 80 mm de hauteur (élancement 2). Pour le calcul de la résistance moyenne. les deux
échantillons extérieurs (n° 1 et 8) sont rejetés.

La colonne est munie à la base d'un obturateur à expansion traversé par un ajutage
d'injection. l'autre extrémité est fermée par un disque en acier plaqué contre le sable.

Le coulis de silicate est envoyé avec une pompe de laboratoire à la base de la colonne
à la vitesse de 2 m/heure ; on suit l'imprégnation du sable à travers la colonne.

Les cylindres injectés sont stockés verticalement pendant 8 h. puis tronçonnés et des
essais de compression simple sont effectués à 2 jours. 4 jours et 7 jours.
- 31 -

Les résultats en fonction du rapport silicate/ eau et de la concentration en réactif ont


été établis pour chaque type de silicate et de réactif sur un sable normalisé (sable sec de
Fontainebleau MN 30). Les courbes correspondant aux silicates (3.85. 30.5°8) et (3.30.
35.0°8) et au durcisseur 500 Rhône Progil sont présentées à titre d'exemple sur la figure 4.

Connaissant la résistance à la compression .simple pour ce sable de Fontainebleau. pour


une composition de gel donné. il est possible d'en déduire la résistance sur éprouvette du sa-
ble concerné connaissant sa surface spécifique. La figure 5 présente la correspondance pour
le réactif durcisseur 500 Rhône Progil.

Ainsi. une composition ayant conduit à une résistance à la compression simple de 3.5
MPa pour le sable de Fontainebleau (point BJ donne une résistance de 2.5 MPa pour un sable
2
ayant une surface spécifique de 50 cm ;g [point A) •

.§~~~ci_!? _E~n_!:o~~i~é_ e_!'I ~o~r:_:; E~ c~a!l~e.!:.. [méthode des éprouvettes moulées)


On fixe dans la coupelle de Casagrande. au moyen d'un ressort. un moule cylindrique
de hauteur 1OO mm. de diamètre intérieur 40 mm. dont les bases ont été rectifiées et dont
la partie inférieure est fermée par un bouchon de caoutchouc.

On remplit le moule entre 1/3 et la moitié de la hauteur avec du gel pur. puis on verse
immédiatement et lentement du sable de Fontainebleau MN 30 jusqu'à remplissage complet
du moule. tandis que. simultanément. on provoque 25 chocs de la coupelle (hauteur de chute
réglée à 1 cm).

Lorsque le remplissage est terminé. une légère pellicule de gel doit surnager sur le
sable.

Cinq minutes après cette première phase. on redonne 5 chocs pour améliorer la compa-
cité du sable.

La préparation terminée. on bouche la partie supérieure des éprouvettes avec un bou-


chon en caoutchouc et on laisse vieillir 48 heures.

On fait ensuite l'essai de compression simple après avoir ramené l'élancement de l'é-
prouvette à 2. la vitesse d'écrasement étant de 20 mm/mn.

3.3. CONTROLES EN COURS DE CHANTIER.


Outre les contrôles effectués:

- pour prononcer l'agrément des matériels et des produits d'injection lors des essais de
convenance :
- à la fin des travaux pour évaluer les caractéristiques du milieu après traitement. i 1
est nécessaire d'effec'tuer. de multiples contrôles en 'cours de ·e:hantier.

Ces derniers. exercés selon les cas par le surveillant de travaux du maître d'œuvre ou
par le laboratoire. ont été regroupés en cinq catégories selon l'objectif auquel ils répondent.
- 32 -

Résistance (MPaJ Résistance (MPaJ


•op top
SILICATE SILICATE :
RAPPQUT PONDERAI. l.8S AJ.P ?O ~T PO~OêA .:O. L J .30
~o 9,0
OENSITE-. 20 ·' C 1.'7 oe~s . ;e ~ 10 ° c 1_J2
OEûAE [Link] JO.G ûEGR.E Gl.l;M ( lS O

8,0

~o

6P
so !t
8
~Pourcentage volumétri- 50
que de silicate de sodium
dans le coulis. .,o 1 (J'J4

70%

tW~

2p
50,.
~:~ •P . 40 '6

~ (%) ( %J
s 89 o l'.l~S 6 7 8 9.

Pourcentage volumétrique de durcisseur dans le coulis


Figure 4 - Résistance à la compression simple du sable de Fontainebleau injecté au
silicate de sodium - durcisseur 500 (doc. Rhône Progil)

,.....
Cl

NE' 10
(J

Q)
:::i
C"
~
20
(J
'Gl
c.
en 30
Q)
(J

~
ro •O

t.. ~
:::i
en 60

60 80

100 !()()

(MPaJ

Résistance à l a compression simple

Figure 5 - Evolution de la résistance à la compression simple en fonction de la


surface spécifique du sable traité.
- 33 -

Tous ces contrôles n'ont. bien sûr. pas la même importance et ne sont pas à envisager avec
lô même Jllériodicité. La liste qui suit s'efforce néanmoins d'être exhautive pour servir de
repère et permettre une répartition des tâches entre le maître d'oeuvre et Je Laboratoire
qui intervient en appui.

3.3. 1. Conformité des travaux avec le programme fixe.


Ces opérations de contrôle incombent normalement au surveillant de chantier du maî-
tre d'œuvre et sont à effectuer de manière continue. L'ingénieur du Laboratoire doit cepen-
dant s'en préoccuper à l'occasion de ses visites sur chantier, pour les opérations les plus cri-
tiques.

FORAGES
Sur le terrain vérifier l'implantation et l'inclinaison des forages. la conformité de la
méthode et du fluide de forage utilisés. le respect des séquences de perforation.

INJFECTIONS
Sur le terrain
- vérifier la conformité des équipements de forage:
- vérifier le respect des ordres d'injection des forages et phases successives:
- relever le nombre de forages injectés simultanément par appui
- vérifier la conformité des matériaux approvisionnés:
- observer les conditions de stockage:
- \7érifier la continuité des canalisations. de la centrale jusqu'aux cannes d'injection.

A la centrale
- vérifier que les manographes et les compte-coups sont en état de marche :
- vérifier que la vitesse de rotation et le disques enregistreurs eux-mêmes sont confor-
mes aux décisions arrêtées.

3.3.2. Contrôles des quantités


Ces contrôles relèvent normalement du maître d'œuvre. l ls sont nécessaires pour la dé-
finition du règlement des travaux mais aussi pour analyser le déroulement des opérations.
Des éléments fiables ne peuvent être obtenus que par la confrontation des résultats tirés:
- des quantités approvisionnées:
- de la composition des produits d'injection :
- des valeurs des compte-coups. débitmètres ou du nombre de gâchées:
en appréciant les erreurs attachées à chaque observation.

Il faudrait que cette exploitation soit effectuée très régulièrement (quotidiennement


si possible). au fur et à mesure de l'avancement du chantier.

!:~~g~~
A partir des rapports de forage (voir modèle, fig. ô). vérifier les longueurs de perfora-
tians.
I 1 . 1 1 Profondeur perf~~--- 1 Fluide
Machine n°I1 Foragel lncll- 1 Cil Type,---------r---------r--------- 1
:-~~uipe-l ~~~~i~~de--~~~~~-1
de 1 ment 1
__ Observations dive=-1
1 [vide. perte d'eau. ni- l
Personnel I no •
1 na1son 1 d' out1·1 1 d e 1 a' ' 1 forage 1 forage I nature 1. volume I veaud'eau. terrain
1 Tot<ll . J
~ 1 f.---~-t---~--~------i---------i---------i---------i---------+---------+---------+-~-~-------------------
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
1
1
1
1
1
1
1
1
1 w
1 ~

,.
1

1.
1 1
Total
1 1 1 1 1 1
1 1 l 1 1 1
Observations

Figure ô - Feuille type de rapport de perforntion.

. IJ
- 35 -

.'._:ij_e~tJ_o~s-
Rapprocher les quantités approvisionnées des quantités injectées en exploitant les
feuilles d'injection (voir modèle. fig. 7) et les divers enregistrements.

3.3.3. Contrôles servant à l'analyse du déroulement des travaux.


Ce travail est du ressort de l'ingénieur spécialiste du Laboratoire. Il est ainsi des plus
souhaitable que ce dernier intervienne :
- de manière suivie au démarrage du chantier et au début des phases importantes (per-
forations. injections) :
- périodiquement lorsque les travaux sont sur leur lancée normale :
- dès qu'apparaît un problème susceptible de mettre en cause l'efficacité des travaux.

FORAGES
Exploiter les enregistrements des paramètres de forages et les rapports en notant en
particulier les cotes des pertes d'eau et en analysant les incidents.

INJECTIONS
- Analyser les observations de résurgences et vérifier à cette occasion la nature. et la
formulation des produits injectés;
- Vérifier le respect des consignes fixées concernant la conduite des travaux d'injec-
tion (cf. § 2.8.) :
- Exploiter les feuilles d'enregistrement des manographes et d'injection
quantités injectées par passe. pressions minimales et maximales. débit:
allure des enregistrements pour évaluer les phénomènes de claquage ou de débourrage. la
prise des produits injectés.
Les paragraphes suivants illustrent. sur des cas réels. les informatiors pouvant être dé-
duites d'enregistrements de pression.

Sur la figure 8 sont présentés trois exemples typiques du comportement de la pression


au cours d'un traitement de sol par injections de coulis de ciment.
- le cas 1 est celui d'une injection au coulis de ciment-bentonite. en quantités prédé-
terminées. par passes remontantes. d'un forage équipé d'un tube à manchettes.

On note à 6 m de profondeur un léger claquage caractérisé par un pic de pression. sui-


vi d'un débourrage avec une diminution progressive de la pression.

A 5,66 m. 5,33 m et 5.0 m de profondeur. ce débourrage continue au fur et à mesure


que l'injection progresse vers la surface. En fin d'injection du niveau situé à 5 m. une résur-
gence est apparue en surface dans le forage.

- L'enregistrement du cas 2 correspond à un début de ~~i'"lplissage d'un terrain très ou-


vert caractérisé par une pression faible et régulière peu sensible à la cadence et à la compo-
sition du produit d'injection.
- 36 -
ENTREPRISE : CHANTIER: MAITRE D'OEUVRE :

ZONE

PROGRAMME D' INJECTION


NO
0
Poste 2 0
Date de remise à la centrale 19 3 0
Séquence d• Forages à injecter dans l'ordre

PRESSION TRANCHE
FORAGE COULIS OUANTIT~S TOTAL
MAXIMALE
de à

ENTREPRISE: CHANTIER:

MAITRE D'OEUVRE :
CONSIGNES PARTICULIERES
-Coulis•••.•••.•.
- Volume du terrain à traiter:

- Pression maximale :
Presse NO: ...... ...................
FORAGE NO '
[Link] de Forage: FEUILLE DE PASSE
Quantité Durée da Pression an fin
Date, Posta Prof. d'injection an
en litres l'inject.
et de COULIS MPa (bar) OBSERVATIONS
Responsable l'il'I- Pré· Réels
lection de à 5 15 25
ws
- -- i-
10 20 30

~11111111111111
VOLUME TOTAL m3 TEMPS D'INJECTION

Figure 7 - Feuilles types de rapport d'injection (programme et travail réalisé)


(document AFTES - n° 10 - Juillet-Août 1975)
37

Figure 8 - Enregistreme!ntS de pression d'injection (cas n° 1 a 3]

Figure 9 - Enregistrements de pression d'injection [cas n° 4]


- 38 -

- le cas 3 caractérise parfaitement un rempl issa_~e avec bloc age progressif. Le critère
d'arrêt de l'injection est une valeur de pression fixée à atteindre.

Le quatrième exemple présenté par la figure 9 correspond à l'effet du phasage de l'in-


jection en un même point lors de reprises successives avec un décalage de 24 heures.

Les critères d'arrêt de l'injection étaient :


. une quantité prédéterminée pour les phases 1 et 2 :
une pression finale impàsée pour la phase 3.

Les différentes phases sont caractérisées par:


- phase 1 : claquage et débourrage.
- phase 2: léger débourrage et remplissage progressif.
- phase 3 : léger claquage. remplissage progressif plus complet (pression plus élevée que la
veille) et amorce de blocage (augmentation de la pression).

3.3.4. Contrôles touchant la qualité des travaux.


Il s'agit ici de contrôles impromptus destin~s à s'assurer de la constance de qualité des
produits d'injection et du respect par l'entreprise des spécifications concernant la prépara-
tion et la mise en œuvre :
- contrôler discrètement la cadence des presses. les temps d'injection de certaines
passes et la durée du malaxage ;
- faire des prèlèvements des produits d'injection sur lesquels les essais suivants seront
pratiqués:
coulis et mortiers

- mesure de .densité. qui indique si la teneur en produits secs est respectée.


- mesure de viscosité et. de décantation pour vérifier l'homogénéité et la bonne prépa-
ration des produits.

gels de silice

- mesure de densité et de temps de prise.


- dosage acidimétrique.
- confection d'éprouvettes moulées.

3.3.5. Contrôles touchant la sécurité de l'ouvrage.


La surveillance des mouvements de l'ouvrage doit bien sûr porter sur toute la durée
du chantier et une attention particulière est de rigueur lors des périodes de forage et d'in-
jection.
On pourra se reporter au document "Fondations de pont en site aquatique en état pré-
caire" Guide pour la surveillance et le confortement. Ministère des Transports. décembre
1980. pour des détails sur l'instrumentation et l'organisation de la surveillance.

3.4. CONTROLES DES RESULTATS DES TRAVAUX D'INJECTION.


Lorsque l'objectif du traitement par injection a été exprimé de manière quantitative
- 39-
comme par exemple :
- une valeur minimale de la perméabilité pour un rideau d'étanchement.
- des caractéristiques pressiométriques minimales dans un problème de portance.
les essais de contrôle qui en découlent. peuvent être alors assez aisément définis. 11 faut
s'attacher à ce que leur nombre et leur implantation donnent des résultats représentatifs
des inévitables hétérogénéités locales.

Dans les autres cas. l'appréciation de la qualité du traitement est beaucoup plus déli-
cate. il est de la compétenceduspécialïste d'apprécier alors si les résultats obtenus sont
suffisants ou si un complément de traitement apparaît souhaitable. Le raisonnement sera
formé souvent sur un jugement de l'évolution des caractéristiques du mi lieu en place : ceci
incite à prévoir une reconnaissance suffisamment détaillée avant travaux.

Les essais de contrôle renseignant souvent très ponctuellement et ne pouvant être mul-
tipliés à loisir. il est impératif que l'ingénieur spécialiste procède à L'ne analyse détaillée du
déroulement des travaux et des résultats fournis par les différents enregistrements en cours
de chantier.

L'injection produisant une obturation au moins partielle des vides interstitiels. on peut
attendre du traitement une réduction de la perméabilité et généralement une augmentation
des caractéristiques mécaniques (effet de la densification ou des liaisons créées entre grains).
La plupart des essais de contrôle viseront à mettre en évidence l'une ou l'autre de ces évolu-
tions. Seuls quelques essais parmi les plus courants sont évoqués ici.

Recherche physique du coulis

Les terrassements constituent le meilleur moyen a priori pour examiner en place de


visu l'état du milieu traité. Cette solution est souvent utilisée dans d'autres dorriaines mais
el le est rarement praticable dans les cas de confortement de fondations d'ouvrages d'art.

Le prélèvement d'échantillons par des sondages carottés a souvent été jugé décevant
car le coulis progresse de manière très irrégulière dans le terrain et l'échantillon peut ne
présenter aucune trace de coulis. Un jugement ne saurait donc être porté sur un seul carot-
tage. Comme toujours la technique de prélèvement altère toujours un peu au moins l'échan-
tillon: pour limiter cet inconvénient. les prètèvements doivent être effectués en grand dia-
mètre (!Zl 1OO mm minimum).

Evaluation de la perméabilité
Les essais d'eau. de type Lefranc dans .e sol et Lugeon dans la roche et la maçonnerie.
fournissent des résultats globaux intéressants. notamment pour apprécier la qualité d'une
régénération de maçonnerie de pile. du traitement d'un massif de béton de chaux •••

Il est cependant difficilement possible. à l'heure actuelle (1981) de fixer des critères
chiffrés de qualité.
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Evaluation de la résistance mécanique du terrain traité


Dans certains cas. les diagraphies d'avancement en sondage destructif et l'observati,on
de la tenue des parois nues du forage constituent un moyen rapide et économique pour s'as-
surer globalement de l'effet du traitement.

L'amélioration des caractéristiques pressiométriques dépend largement de la manière


dont le coulis s'est mis en place dans le terrain.
- dans les milieux granulaires à structure serrée (Pl avant traitement de 1.5 à > 3.0MPaJ
on peut escompter des pressions limites largement supérieures à 3 MPa par imprégnation
soit aux gels de silice à réactif organique dans les sables fins (cohésion > 0.5 MPaJ. soit aux
coulis bentonite- ciment dans les graves. Un traitement par claquages (coulis mal adapté. dé-
bit d'injection trop élevé) ne conduit pas par contre à une amélioration sensible mais parfois
à une légère diminution.
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- dans les milieux granulaires à structure lâche [Pl avant traitement de 2 à 10.10 Pa).
une injection par claquage au coulis à base de ciment (à raison de 50 à 150 kg de produits
secs/m 3 de terrain) permet déjà de doubler voire de tripler ces caractéristiques. Seule une
imprégnation au gel de silice permet d'aller plus loin mais elle s'avère souvent très délicate
(granulométrie du milieu trop fine. déclenchement des claquages pour une pression et un dé-
bit d'injection extrêmement faible ... ).
- dans les milieux fissurés. l'amélioration obtenue est souvent peu sensible (10 à 50 %)

et peu décelable au pressiomètre.

Dans tous les cas de figure. il convient d'insister sur le fait que les améliorat i ons pour
c es problèmes dépendent plus de la bonne mise en œuvre du cout is que de la résistance méca-
nique i ntrinsèque du coulis.

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