Injection Des Fondations
Injection Des Fondations
Mai 1984
MINISTËRE DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT - MINISTËRE DES TRANSPORTS
LABORATOIRE CENTRAL DES PONTS ET CHAUSSÉES
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[Link]
© 1984 ·LCPC
Publié par le LCPC, 58 bd Lefebvre - 75732 PARIS CEDEX 15 sous le numero 3515
Dépôt légal : février 1984
ISBN 2·7208·3515·3
SOMMAIRE
Présentation 4
Les contrôles 28
3. 1. Contrôle du matériel pour l'agrément de la centrale d'injection 29
PRESENTATION
Le recours à l'injection pour le confortement des fondations d'ouvrages d'art est une
pratique maintenant assez fréquente. L'expérience des nombreux chantiers entrepris ces
dernières années a montré que le manque de connaissances élémentaires pouvait être à l'o-
rigine de multiples aléas pouvant aller d'une augmentation notable du coût des travaux envi-
sagés à des conséquences dommageables pour l'ouvrage que l'on entendait réparer.
Ainsi. les campagnes de reconnaissance préalables n'ont pas été traitées ici et les des-
criptions des matériels et des produits ont été limitées autant que faire se peut. Des con-
seils généraux ont déjà été formulés dans le document "Fondations de Ponts en Site Aquati-
que en Etat Précaire - Guide pour la Surveillance et le Confortement". Ministère des Trans-
ports. décembre 1980.
11 restera bien sûr au lecteur à approfondir ses connaissances en défrichant les traités
généraux sur les injections. la documentation des entreprises spécialisées et les publications
relatant le déroulement de chantiers d'injection.
11 convient enfin d'insister sur l'importance c ie tient l'expérience pratique qui ne sau-
rait être remplacée par les seules connaissances livresques et d'inviter le maître d'oeuvre à
s'attacher les conseils d'ingénieurs spécialistes pour les phases essentielles. depuis la défini-
tion des travaux jusqu'à leur achèvement.
- 5-
Le pouvoir de pénétrabilité du coulis est fonction. toutes choses égales par ailleurs:
de sa fluidité [viscosité et rigidité. ces paramètres évoluant dans le temps) :
de la granulométrie des constituants [dimensions relatives des particules du coulis et
des vides du milieu à traiter).
- -6-
La pérennité des coulis doit être distinguée de celle du traitement. Cette dernière
peut. en effet. être compromise par une conception inadaptée ou par l'apparition des désor-
dres dans des zones traitées.
Deux grandes catégories de coulis sont actuellement utilisées dans les problèmes abor-
dés ici:
- les coulis à base d'une suspension de ciment dans l'eau.
- les coulis chimiques faits de gels de silice.
Les résines ne sont plus guère employées du fait de leur coût élevé et des progrès réa-
lisés dans le domaine des gels de si 1ice et de leurs réactifs.
Les mortiers sont obtenus par incorporation d'une charge [sable. cendres volantes de
centrale thermique ••• ).
Composition
Les formules des coulis et mortiers sont habituellement définies par les rapports pan-
. déraux entre les différents constituants:
CIE ciment/eau ;
S/C sable ou charge inerte/ciment ;
A/C argile/ciment •••
Les proportions doivent tenir compte de la teneur en eau naturelle des constituants.
Les quantités de chaque constituant entrant dans la composition d'un mètre cube de
produit injecté peuvent être alors aisément déterminées connaissant les poids volumiques.
Les valeurs à retenir a priori pour ces derniers sont :
- ciment 29.5 kN/m 3 (CLK) à 31 kN/m3(CPA)
- argile (bentonite) 25.5 kN/m 3
- sable 26.5 kN/m 3
- 7-
Les poids spécifiques des matériaux approvisionnés en définitive devront être mesurés
et comparés aux caractéristiques techniques données par le fournisseur.
Ainsi. à titre d'illustration. pour un mortier (ciment. sablon. bentonite. eau) défini par
la formule :
C/E • 0.50 SIC • 1.33 A/C • 0.05
3
la composition pondérale pour 1 m s'établit comme suit:
c- +
s +
A
+
E .. 1
Yc Ys Ya Yw
c
~c
s
~] --
1
+ - + +
E [ Ys c Ya yw E
d'où E .. 6.99 kN
par suite C .. 3.50 kN
S .. 4.65 kN
A • 0.17 kN
(la précision à retenir est de 10 N).
(C + S +A+ EJ
d =---------
1+ c
E [1+~+~]
d -
1+ c
E
r~. Yc
~
Ys
-
s
c
+ :!.w
Ya ~]
pour le mortier précédent
d - 1.53
Les formules ci-dessus devront être corrigées si nécessaire pour tenir compte de l'air
occlus dans le cas de coulis avec entraîneurs d'air par exemple.
Résistance mécanique
La résistance mécanique des coulis et mortiers dépend surtout de la valeur du rapport
CIE. Ce dernier est généralement compris entre 0.1 et 3 pour les coulis de ciment pur. car:
- en deçà de O. 1 la prise du ciment devient hypothétique :
- au delà de 3. le produit n'est plus pompable.
Pour les coulis et les mortiers CIE est le plus souvent compris entre 0.2 et 1.
Rcà 28 j 1 1
5 3-5 7-15 20-25 25-30 50-50 1110-120/ 200
( 10 Pa)
1 1
Des écarts importants [1 à 2 et plus) par rapport à ces valeurs peuvent être observés
pour différentes raisons. outre une question de préparation :
- selon la nature du ciment (type. finesse de mouture. provenance ••• ) :
- l'adjonction d'argile diminue la résistance. ce d'autant plus que le rapport CIE est
faible:
- l'addition de sable ou de cendres volantes peut accroître la résistance. Pour ces der-
nières. certaines donnent une réaction pouzzolanique avec la chaux qui est libérée comme
sous-produit de l'hydratation du ciment.
De plus. on constate que le rapport CIE final du coulis injecté. une fois sa prise effec-
tuée. est très souvent différent de celui du coulis préparé. 11 est en général nettement plus
élevé. en raison des phénomènes d'essorage qui se font particulièrement sentir :
- pour les coulis fortement dilués:
- lorsque la pression d'injection est élevée :
- lorsque le coulis remplit des vides de dimensions très réduites dans des terrains per-
méables.
Les résistances mesurées sur échantillons de produits d'injection prélevés dans le ter-
rain sont alors bien supérieures à celles obtenues sur éprouvettes du produit avant injection.
7~~
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..
"
DIAGRAMME TRIANGULAIRE
COt,JLIS ARG!LE·CIMENT
ciment CL K 325
bentonite C2
Dans tous les cas. des essais sur les matériaux approvisionnés et avec l'installation de
chantier sont à effectuer pour optimiser le dosage.
Domaines d'utilisation
Le choix entre les trois groupes de coulis précédemment définis dépend pour l'essen-
tiel
- de la dimension des vides à combler :
- de la résistance mécanique recherchée.
* .!.._e~ ~u~~~!_9~s_c.!_m_e~t.:e..§I!:!_
Avec ces coulis instables. les grains de ciment décantent rapidement dans le terrain.
la pression d'injection favorisant l'essorage du coulis. Ces phénomènes conduisent à un pro-
duit final ayant une résistance mécanique très élevée et s'avèrent adaptés principalement
pour l'injection de consolidation de rocher fissuré ou pour l'injection de fissures [dans l'ou-
vrage) dont l'ouverture est comprise entre 200µ et quelques mi 11 i mètres.
* les [Link]
Les mortiers conviennent essentiellement au remplissage des cavités. Ils présentent
dans ce domaine plusieurs avantages :
- coût réduit [remplacement d'une partie du ciment par des produits moins onéreux) :
- résistances mécaniques suffisantes [RC de l'ordre de quelques MPa) :
- faible propagation [donc déperditions moins importantes) du fait des valeurs relative-
ment élevées de leur viscosité et de leur rigidité :
- résistance au délavage sous fort courant d'eau.
Ils seront donc utilisés pour le colmatage des vides sous les fondations [affouillement
sous platelage. cavités karstiques). On réservera l'adjonction de silicate pour l'exécution des
rideaux d'encagement lorsque les dimensions des cavités sont importantes avec risques d'en-
traînement des matériaux et en période où la température de l'eau est basse [inférieure à
8° CJ pour favoriser la prise du coulis.
Pérennité
Les coulis à base de ciment s'avèrent pérennes sous réserve :
- d'utiliser des ciments convenant aux conditions du site (par exemple ciments antisé-
léniteux de type CLK ou CPMF pour des eaux sursulfatées):
- 11-
- d'éviter un délavage pendant la mise en place sous l'eau (rigidification en cas de for-
tes vitesses d'écou 1ement) :
- d'assurer une stabilité du coulis suffisante pour réduire les phénomènes de ségréga-
tion entre les divers constituants.
g_omposition et constituants
La composition de ces gels est caractérisé par :
- la nature et la concentration cxen réactif
ex • Poids de réactif
volume de silicate
- le rapport de dilution 8
8 = volume d'eau
volume de silicate
Le silicate de soude
- - -La gamme des solutions de silicates alcalins commercialisées est très vaste. Chaque
qualité est caractérisée tout d'abord par le type de silicate vitreux utilisé (le rapport n entre
silice et alcali pouvant varier entre 2 et 4). Elle l'est ensuite par la concentration de ce sili-
cate dans la solution.
Les dénominations commerciales courantes résultent de longues habitudes et ne s'ap-
puient en général que sur la densité exprimée en degrés Baumé. En fait. une solution est dé-
finie par la connaissance des deux données: rapport n. concentration ou extrait sec. Ces
deux variables fixées. toutes les caractéristiques physiques de la solution en découlent : mas-
se volumique. viscosité, etc ••• ainsi que les possibilités d'emploi.
- rapport
La formule chimique d'un silicate alcalin étant n Si Oz. Na2 0 n est appelé rapport
moléculaire.
Mais dans la pratique. on a l'habitude d'utiliser la notion de rapport pondéral p qui est
le rapport des pourcentages en poids de silice et d'oxyde métallique contenus dans le silicate
en question.
Il existe entre les deux rapports une relation de proportionnalité: pour les silicates de
sodium : n. p x 1.032.
- densité
Pour un rapport donné du silicate. la densité d'une solution de silicate à 20°C est dé-
finie par sa concentration. On l'exprime. en général, en degrés Baumé.
- 12 _
La densité diminue quand la température croît. Si la lecture est faite à une températu-
re différente de 20°C. la correction à apporter à la lecture est de 0.035° Baumé par degréC.
- viscosité
Pour un silicate de rapport donné. la viscosité d'une solution à 20°C est fonction de sa
concentration. La viscosité augmente en même temps que la concentration.
Pour une solution donnée, la viscosité diminue quant la température croît. et ce très
rapidement.
Pour une même concentration. les solutions de silicates de haut rapport sont beaucoup
plus visqueuses que celles de silicates de bas rapport.
Le tableau suivant récapitule les compositions des silicates desoudequi existent sur le
marché en 1980: les types 1 et surtout 2 sont les plus couramment utilisés.
TYPE 2 3 4 5
1
1
Concentration
0
Baumé à 20°
Densité d
9
à 20° C i
30-31
1 • 26-1.275
1
1
1
35-37
1.32-1.345
38-40 N
1.355-1. 385
38-40 c
1.35-1. 38
40-42 N
1.385-1.41
1 1
Rapport pondéral p 3.9-41 3.3-3.4 3.3-3.4 3.1-3.2 3.1-3.2
1 1
V iscosité en CPo 1 1
à 20° c 1 40-80 1 60-90 120-1 BO 80-100 180-300
1
1
Composition
Hp 71.60 % 65.50 % 64.00 % 64.50 % 62.20 %
Si0 2 22.70 % [Link] % 27.70 % 27.00 % [Link] %
Na 20 5.70 % 7.70 % 8.30 % 8.50 % 9.00 %
Le type 2 où la concentration totale en silice est la plus forte permet d'obtenir des
résistances mécaniques plus élevées. Par contre. le type 1 est plus économique car sa teneur
en soude étant plus faible. la quantité de réactif nécessaire pour la neutralisation est moin-
dre.
Les réactifs
On distingue deux sortes de réactif!:=.
Les réactifs minéraux (bicarbonate. aluminate. pyrophosphaste de soude ... ) ne peu-
vent être employés qu'avec des solutions de silicate diluées. rapport 8 au moins égal à 4. si-
non la prise du coulis est immédiate.
Les réactifs organiques. de natures très variées. libèrent des produits secondaires en
réagissant avec la soude en excès dans le silicate de soude. lesquels provoquent la transfor-
mation sol-gel. Ces réactifs permettent une détermination précise du temps de prise et.
surtout. l'emploi de rapports de di lut ion nettement plus faibles (0.25< 8 < 2) que pour les
- 13 -
réactifs minéraux.
Les plus utilisés actuellement sont des esters [acétate d'éthyl. durcisseur 500 Rhône-
Progil: mélange de succinate. glutarate et adipate d'éthyl et de méthyl ... ) qui libèrent des
acides par réaction de saponification. Des polyaldéhydes dérivés du glyoxal [Hoe S 32211 PAS
5077-1 Hœchst) peuvent aussi être employés. Ils libèrent les acides nécessaires à la faveur
de réactions de Cannizarro.
Au contraire. elle décroît lorsque le rapport de dilution B augmente. Pour des gels à
rapport B compris entre 0.3 et 1.5 employ,9s en consolidation. les résistances à la compres-
sion simple mesurées sur échantillons peuvent varier entre 0.5 et MPa.
Domaines d'utilisation
En matière de confortement de fondations d'ouvrages d'é;!rt. l'utilisation de gels de sili-
cate est envisageable pour deux types de problèmes :
- l'exécution d'un rideau étanche dans les alluvions. par exemple en vue de faciliter des
épuisements. Les gels appropriés sont qualifiés de gels mous. Ce sont des gels à di lut ion éle-
vée. soit additionnés d'un réactif minéral. B voisin de 4. soit un réactif organique. B de l'ordre
de 2.
- l'imprégnation de sables fins afin d'augmenter leurs caractéristiques mécaniques
quand les vides sont trop petits pour être pénétrés par des coulis argile-ciment. Les gels cor-
respondants sont dits gels durs. Le rapport de dilution Best ici à choisir entre 0.3 et 1.5 se-
lon la résistance recherchée. Les réactifs à retenir sont de type organique.
Ou point de vue de la porosité. la zone optimale pour l'utilisation des gels dans les sols
semble être :
3 5
- une perméabilité de l'ordre de 10- à 10- m/s [sables fins à très fins).
- une granulométrie supérieure à la limite entre les sables très fins et les silts.
Pérennité du traitement.
Dans certaines conditions. le gel de silice peut se destabiliser soit par un phénomène
de synérèse [libération d'une partie de l'eau contenue dans le coulis). soit par délavage et
réaction inverse gel-sol. Ces phénomènes se produisent essentiellement pour des gels mal
neutralisés [dosage en réactif trop faible). dans des horizons où les circulations d'eau sont ·
importantes et lorsque la surface spécifique d'adhérence coulis-support du terrain est faible
[graviers). Pour obtenir un effet de longue durée. il convient donc d'étudier avec attention
la composition des gels pour obtenir un taux de neutralisation de la soude supérieur à 80 %
et. de procéder à des injections primaires au coulis de ciment afin de colmater les horizons
les plus perméables. Dans ces conditions. la pérennité des traitements semble assurée pour
- 14 -
Coût
Le coût du ge 1 croît quand :
- la dilution [B) diminue;
- le taux de neutralisation augmente. ce qui nécessite une quantité de réactif plus im-
portante. A titre d'exemple. un gel de silicate de type (3 . 3; 35-37° Baumé) est en théorie
neutralisé à 1OO % par le durcisseur 600 Rhône-Progil pour a • 0.282.
De nombreuses mesures de densité effectuées sur des échanti lions de coulis prélevés in
situ après prise confirment l'existence de ces phénomènes d'essorage: les résultats obtenus
sont compris entre 1.8 et 2. 1.
Ceci amène à penser que pour l'estimation des quan~ités à injecter. à l'exception des
problèmes de comblement de grandes cavités. il est préférable de raisonner en poids de pro-
3
duits secs injectés par m de terrain traité plutôt qu'en termes de volumes de coulis. en %
du volume de terrain traité.
3
CSs résultats pratiquerrtent analogues peuvent être obtenus en injectant 20 % par m
3
de terrain à traiter d'un coulis dosé à 300 kg de produits secs ou 12 % par m de terrain
d'un coulis dosé à 500 kg, ceci sous réserve bien sûr d'adopter des valeurs de viscosité, de
débit d'injection et d'écartement des forages adéquates.
Dans les très grandes cavités, l'essorage est faible et la teneur en produits secs du mor-
tier après prise reste voisine de la composition initiale. Dans le cas contraire, il faut comp-
ter sur un dosage final de 13 à 15 kN de produits secs par mètre cube de vide à remplir.
Terrains foisonnés
L'effet de serrage dépend essentiellement des quantités mises en oeuvre. Les coulis
doivent être injectés en plusieurs phases. par quantités prédéterminées, pour que le coulis
reste à l'intérieur du volume à traiter.
Ce type de traitement peut s'accompagner de soulèvements importants parfois précé-
- 16-
dés de tassements dus à un réarrangement des particules de sol. pour les milieux pulvérulents.
Milieu fissuré
Les claquages (fracturation hydraulique). s'ils ne sont pas en général souhaitables. peu-
vent être nécessaires pour permettre au coulis d'atteindre des fissures non recoupées par les
forages. Seuls les claquages horizontaux. qui surviennent le plus souvent en fin de traitement.
créent des soulèvements sensibles.
La centrale d'injection peut être fixe (fig. 2) ou mobile et simplifiée (fig. 3).
Silo de
c:[Link] (PM~ /)
M11nomé1re enregistreur
Fournier
Vis C:omp1eur de nou• rssons
d'~limen1111ion
Nourrsson Pompe
k11µac111' 20 1) d'injec1ion
1
Plate· forme
1
Centrale de
1 travail
·- · -·-·- ---- --··-·-·-·- · - · - · - ·- · - · -·..J
Ce prix rémunère encore le repliement de tous les matériels et la remise en état des
lieux.
Mise en station
Ce prix rémunère à l'unité la mise en station de l'atelier de forage au droit de chaque
forage.
~-~~~
Ce prix rémunère. au mètre linéaire. les forages verticaux ou inclinés en rotation ou en
rotopercussion. à l'abri d'un tubage provisoire. pour la mise en place des tubes d'injection.
toutes sujétions comprises.
a) traversée de la maçonnerie et des plates-formes en bois. y compris les sujétions liées à la
présence de pièces de bois ou métal 1iques :
bl tra,versée des alluvions ou des horizons rocheux.
INJECTIONS
Nota : Prévoir au besoin autant de prix que de caractéristiques de traitement (site traité.
cadence d'injection .. .)
* à préciser.
- 2! -
Essais de contrôle
Il convient en outre de prévoir des essais de contrôle et de fixer ici les prestations
incombant à l'entreprise :
- sondages carottés. essais d'eau. essais d'eau. essais pressiométriques. etc ...
Events d'injection
Ce prix rémunère. à l'unité. la perforation. l'équipement et le maintien en état des
évents d'injection.
N~Etoyage de la maçonnerie
___. ---
Reiointoiement
.. _
* à préciser
- 22-
Le fluide de perforation peut être soit de l'eau (utilisation la plus courante). soit du
coulis lorsque le milieu ne présente pas de vide trop important. On exclura la bentonite qui
risque de remplir des cavités et d'être alors difficile à chasser.
Dans le cas d'un milieu très ouvert. le choix de la séquence de perforation doit tenir
compte des risques de délavage des coulis de gaine fraîchement exécutés sur un même appui.
L'exécution des forages doit être effectuée avec enregistrement en continu des para-
mètres de forage et en consignant précisément les pertes de fluide de forage et autres inci-
dents.
Le choix du matériel de forage doit être adapté à la nature des matériaux rencontrés.
bois. pièces métalliques.
Pour les injections de remplissage de cavité. l'injection s'effectue en tête soit à fora-
ge ouvert. donc sans aucun équipement. soit à l'aide d'un obturateur simple (cf. § 2.4).
Pour le traitement des terrains sous les fondations. la mise en place de tubes à man-
chettes [espacement entre manchettes de 0.33 m ou 0.50 m suivant la nature des terrains)
est nécessaire pour l'injection de coulis ou de gels. Cette technique présente les deux avan-
tages essentiels suivants:
- elle permet de contrôler les niveaux injectés à chaque passe ;
- elle offre la possibilité de revenir à tout moment sur une tranche. après avoir net-
toyé le tube.
de ne pas permettre de revenir injecter une tranche donnée et de moins bien contrôler l'in-
jection. L'avantage de la réalisation d'une ligne d'injection continue en milieu hétérogène
n'est pas un élément déterminant en faveur de ce procédé car il suffit d'avoir un faible es-
pacement entre manchettes pour obtenir un traitement correct dans de telles formations.
L'emploi de tubes à manchettes se prête mal à l'injection du mort ier avec une forte
charge en sable. en raison de la ségrégation se produisant autour de la manchette. L'équipe-
ment tube métallique crépiné peut alors s'avérer ici mieux adapté.
Sa composition doit être soigneusement étudiée afin qu'il ne soit ni trop plastique
pour éviter les remontées du coulis d'injection le long du tube. ni trop résistant pour qu'il
puisse être claqué avec le matériel [presse) approvisionné. Le délai entre sa mise en place
et les diverses phases de [Link] doit être pris en compte pour l'étude de sa composition.
Dans un milieu très ouvert où le coulis ne reste pas. on peut envisager d'employer un
mortieravecunechargeencimenttr'èsréduite[g z0.3:§.z2:bentonite "'20 kg: sablon< 1 mm).
E C
Le coulis de gaine est mis en place soit pendant le forage (foration au coulis). soit
pendant le détubage par injection à l'obturateur simple au niveau de la manchette située à
la base du forage.
On peut encore envisager l'uti 1isation de tubes à manchettes avec sacs séparateurs
de tranches en milieu rocheux ou pour isoler certains horizons.
L'injection peut être conduite ici par tube ouvert. avec ou sans obturateur simple se-
lon que l'on accepte ou non la remontée du produit dans la maçonnerie (obturateur à rondel-
les en cuir ou à manchon gonflable). Le choix de l'obturateur et de sa longueur e!:lt fonction
de la tenue du forage et des risques de contournement.
2
L'espacement entre forages peut être ici important. un forage pour 10 m si les vides
sont interconnectés.
L'injection des forages primaires sera conduite sur la base de quantités prédéterminées
pour agir par phases. limiter les résurgences et éviter un remplissage hétérogène. à partir
- 24-
d'un seul point. de toute la cavité. Ce critère sur les quantités sera doublé d'une limite sur la
pression. Pour les forages secondaires. le critère d'arrêt sera l'augmentation de la pression.
notion plus significative qu'une valeur de pic qui ne se maintiendrait pas.
Le choix est à faire selon la nature des désordres (cavité débouchant en périphérie ou
non). la géométrie de l'ouvrage et de ses protections (présence ou non d'enrochements en
quantité). du problème à traiter.
Pour obtenir de bons résultats. une attention particulière doit être accordée aux con-
ditions d'exécution. car l'injection est effectuée en général dans un milieu très ouvert et à
faible profondeur.
Choix de produits
Le rayon d'action doit être limité pour éviter les déperditions. ce qui peut conduire à
rigidifier le coulis ou le mortier par adjonction de silicate de soude (5 à 20 % du poids de ci-
ment environ).
Technique d'injection.
Une technique possible. dans les cas les plus délicats. consiste à:
1° - réaliser un toit dans la zone supérieure la plus [Link] tube ouvert (utilisation pos-
sible du tube de forage si l'injection suit immédiatement) avec branchement en tête. le trai-
tement s'effectuant en remontant sur les 2 à 3 m supérieurs.
2° - exécuter une autre série de forages ou reperforer. si nécessaire. un à deux jours après.
à très faible circulation d'eau. pour traiter sur toute la hauteur. Selon la porosité du terrain.
on injectera des coulis ou mortiers avec une faible charge inerte. Le traitement s'effectue
alors en remontant par des tubes à manchettes. avec :
- 25-
- un obturateur double pour les coulis;
- un obturateur simple pour les mortiers.
Les forages primaires sont injectés sur la base de quantités prédéterminées en pre-
mière phase (critère secondaire sur la pression). L'injection des forages secondaires inter-
vient ensuite avec un critère d'arrêt sur la pression (critère secondaire sur les quantités).
S'il est prévu une injection en deux phases. mortier puis coulis. le clavage par le cou-
1is est à effectuer suivant un processus analogue.
Un à deux jours de délai entre ces deux phases peuvent être souhaitables pour permet-
tre un début de prise. en vue de limiter les déperditions.
L'épaisseur du rideau est conditionnée par le fait qu'il est pratiquement indispensable
d'adopter deux lignes de forages. disposées en quinconce. pour être sûr de ne pas avoir de fe-
nêtre dans le voile. Compte tenu de l'écartement admissible entre forages (écartement ré-
duit. du fait du petit nombre de fi les. à 1 x 1 m pour les sables fins; 1.50 x 1.50 m pour les
sables grossiers et les graves; 2 x 2 m environ pour les milieux fissurés), l'épaisseur finale de
l'écran sera comprise entre 2 et 4 m.
Ces voiles doivent le plus souvent être ancrés dans un substratum peu perméable ou
dans un fond injecté dont la base est située à une cote telle que le poids des terrains sous-
jacents (après excavation) équilibre les forces de sous-pression qui s'y appliquent (ceci pour
des fouilles de moyenne ou de grande dimension).
Les coulis doivent être mis en oeuvre par l'intermédiaire de tubes à manchettes. par
passe de faible hauteur [;:;; 0.50 m) généralement en remontant.
- 26 -
La conception des fonds injectés obéit au x mêrnes règles. Cependant. il est souvent
possible d'écarter un peu plus les forages ( 1.50 à 2.50 m dans le sable. 3 à 4 m dans les mi-
lieux fissurés) surtout dans les terrains à stratification horizontale.
Dans les alluvions sabla-graveleuses. il est des cas où le recours aux gels de silice
n'est pas indispensable (lit de gravier continu sous l'emprise de la fouille) ou du moins peut
être réduit (épaisseur traitée au gel de 0.50 à 1 m; structure sandwich entre deux niveaux
injectés au coulis argile-ciment).
On peut avoir une idée du débit résiduel après traitement en considérant que la per-
6
méabilité d'un terrain correctement traité reste inférieure à 3. 10- mis. ce qui correspond
2
à un débit de 2 à 5 t /h par m d'écran et par mètre de charge d'eau.
Il faut veiller à ce qu'il ny ait pas de recouvrement des zones traitées aux gels mous
pour l'étanchement et celles que l'on entend consolider par injection. La présence de gels
mous. instables dans le temps par nature. contrarierait une injection correcte et pérenne de
consolidation.
Si le liant n'est pas fortement délavé mais simplement désagrégé. avec présence d'une
fraction fine élevée. la diffusion d'un coulis de ciment injecté sera très difficile et limitée.
Le traitement doit être précédé d'un rejoint •oiement général des plus gros désordres
et du remplacement éventuel des pierres manquantes.
Les parties immergées peuvent être traitées par rabattement de préférence. ou par
plongeurs en obturant les ouvertures par des mastics.
Il faut aussi prévoir des évents pour l'évacuation de l'eau et le suivi de la progression
du coulis et les maintenir en état.
Suivant l'ouverture des fractures. des fissures et des vides. on injectera des mortiers
à faible charge inerte ou coulis de ciment (0.25 < g < 0.40) avec éventuellement adjuvant
E
retardateur et gélificateur [pour thixotropie).
Les forages seront resserrés ['V 1.50 m), disposés en plusieurs 1ignes pour permettre le
clavage. les vides étant rarement continus. L'injection sera effectuée de la périphérie vers
le centre.
Pour l'injection dans des forages à paroi nue avec obturateur en tête. on limitera la
longueur des forages à environ 5 m.
- 21 _
Si la maçonnerie est très disloquée. le traitement pourra être conduit avec des tubes
à manchettes. de manière progressive en remontant.
Si le phénomène est général lors de l'injection des couches superficielles. de par l'ab-
sence de mort-terrain. la méthode d'injection est peut-être mal adaptée : on cherchera a-
lors à créer un toit s'opposant à la remontée.
- Pas de montée en pression : ce signe ne prouve pas nécessairement que le traitement est
inefficace bien qu'une montée en pression soit un bon signe en fin d'injection surtout pour
les traitements [Link] et le remplissage de cavités isolées.
Lorsque le volume des vides à remplir s'avère nettement supérieur à celui estimé. i 1
faut poursuivre le remplissage par les autres forages et au besoin revenir sur le premier.
Si les quantités paraissent anormalement élevées sans qu'il y ait résurgence. le rayon
d'action des coulis peut être trop important. on peut alors les épaissir ou les rigidifier.
- En cas de montée brutale de la pression : arrêt et analyse des causes. Cette montée peut
provenir d'un colmatage du dispositif d'injection entre les obturateurs (décantation du sable
lors de l'injection du mortier) ou de la formation d'un bouchon dans les canalisations. Si le
refus est obtenu en aval de la canne. poursuivre par d'autres forages ou phases. Si le phéno-
mène est systématique. la formulation du coulis est sans doute mal adaptée. il convient a-
lors de changer les caractéristiques du coulis au profit d'un pooduit plus pénétrant.
LES CONTROLES
Cuves tampons
- vérifier que leur nombre correspond à celui des différents produits d'injection qui
peuvent être mis en oeuvre simultanément.
• compteurs de coups de presse : vérifier leur bon état de fonctionnement. leur remise à zéro •
• doseurs volumétriques : vérifier le volume et le système de comptage.
Les manomètres
Le maître d'œuvre n'ayant en fait aucun moyen de contrôle sur ces essais et d'autre
part. les caractéristiques de résistance et de mise en œuvre des coulis dépendant de maniè-
re sensible des conditions de préparation. i 1 est indispensable d'effectuer des essais dits de
convenance sur les produits fabriqués sur le chantier. avec les matériels approvisionnés par
l'entreprise pour les travaux. Ce sont les résultats de ces essais de convenance qui doivent
servir de base pour l'agrément des formulations.
Les valeurs courantes pour une bonne mise en œuvre sont de l'ordre de :
- 40 à 80 s pour les coulis argile-ciment.
- 60 à 80 s pour les mortiers •
• densité mesurée à la balance Baroîd •
. décantation mesurée fréquemment à 3 heures. sur éprouvette de un 1itre.
Pour les coulis argile-ciment et les mortiers. la décantation devrait rester inférieure
à5 %•
• résistance à la compression simple par essais classiques à7 et 28 jours. éventuellement à
14 jours.
- Gels de silice
. densité .
• temps de prise : selon la température et avec l'eau du site pour tenir compte du pH. Ce
temps de prise est mesuré dans un récipient non attaqué par la soude. par la méthode du bé-
cher renversé. Pour les réactifs peu solubles. on maintient l'agitation par un agitateur ma-
gnétique. pour les autres. ce n'est pas nécessaire.
En pratique. le temps de prise est ajusté aux environs de 50 minutes pour éviter que
la prise n'.intervienne avant injection dans le sol et que le produit ne soit entraîné par cir-
culation d'eaux ou enfoncement gravitaire.
Les mesures de densité et de temps de prise permettent de vérifier les dosages uti 1 i-
sés et la qualité des produits •
. résistance : Sur chantier. il n;est possible que d'effectuer des essais simplifiés permettant
de vérifier la constance des caractéristiques du mélange choisi. Des essais plus élaborés
sont à effectuer en laboratoire avant travaux. On se gardera de chercher à établir une rela-
tion entre ces divers résultats compte tenu de la différence des conditions d'essais.
La colonne est munie à la base d'un obturateur à expansion traversé par un ajutage
d'injection. l'autre extrémité est fermée par un disque en acier plaqué contre le sable.
Le coulis de silicate est envoyé avec une pompe de laboratoire à la base de la colonne
à la vitesse de 2 m/heure ; on suit l'imprégnation du sable à travers la colonne.
Les cylindres injectés sont stockés verticalement pendant 8 h. puis tronçonnés et des
essais de compression simple sont effectués à 2 jours. 4 jours et 7 jours.
- 31 -
Ainsi. une composition ayant conduit à une résistance à la compression simple de 3.5
MPa pour le sable de Fontainebleau (point BJ donne une résistance de 2.5 MPa pour un sable
2
ayant une surface spécifique de 50 cm ;g [point A) •
On remplit le moule entre 1/3 et la moitié de la hauteur avec du gel pur. puis on verse
immédiatement et lentement du sable de Fontainebleau MN 30 jusqu'à remplissage complet
du moule. tandis que. simultanément. on provoque 25 chocs de la coupelle (hauteur de chute
réglée à 1 cm).
Lorsque le remplissage est terminé. une légère pellicule de gel doit surnager sur le
sable.
Cinq minutes après cette première phase. on redonne 5 chocs pour améliorer la compa-
cité du sable.
On fait ensuite l'essai de compression simple après avoir ramené l'élancement de l'é-
prouvette à 2. la vitesse d'écrasement étant de 20 mm/mn.
- pour prononcer l'agrément des matériels et des produits d'injection lors des essais de
convenance :
- à la fin des travaux pour évaluer les caractéristiques du milieu après traitement. i 1
est nécessaire d'effec'tuer. de multiples contrôles en 'cours de ·e:hantier.
Ces derniers. exercés selon les cas par le surveillant de travaux du maître d'œuvre ou
par le laboratoire. ont été regroupés en cinq catégories selon l'objectif auquel ils répondent.
- 32 -
8,0
~o
6P
so !t
8
~Pourcentage volumétri- 50
que de silicate de sodium
dans le coulis. .,o 1 (J'J4
70%
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2p
50,.
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~ (%) ( %J
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60 80
100 !()()
(MPaJ
Tous ces contrôles n'ont. bien sûr. pas la même importance et ne sont pas à envisager avec
lô même Jllériodicité. La liste qui suit s'efforce néanmoins d'être exhautive pour servir de
repère et permettre une répartition des tâches entre le maître d'oeuvre et Je Laboratoire
qui intervient en appui.
FORAGES
Sur le terrain vérifier l'implantation et l'inclinaison des forages. la conformité de la
méthode et du fluide de forage utilisés. le respect des séquences de perforation.
INJFECTIONS
Sur le terrain
- vérifier la conformité des équipements de forage:
- vérifier le respect des ordres d'injection des forages et phases successives:
- relever le nombre de forages injectés simultanément par appui
- vérifier la conformité des matériaux approvisionnés:
- observer les conditions de stockage:
- \7érifier la continuité des canalisations. de la centrale jusqu'aux cannes d'injection.
A la centrale
- vérifier que les manographes et les compte-coups sont en état de marche :
- vérifier que la vitesse de rotation et le disques enregistreurs eux-mêmes sont confor-
mes aux décisions arrêtées.
!:~~g~~
A partir des rapports de forage (voir modèle, fig. ô). vérifier les longueurs de perfora-
tians.
I 1 . 1 1 Profondeur perf~~--- 1 Fluide
Machine n°I1 Foragel lncll- 1 Cil Type,---------r---------r--------- 1
:-~~uipe-l ~~~~i~~de--~~~~~-1
de 1 ment 1
__ Observations dive=-1
1 [vide. perte d'eau. ni- l
Personnel I no •
1 na1son 1 d' out1·1 1 d e 1 a' ' 1 forage 1 forage I nature 1. volume I veaud'eau. terrain
1 Tot<ll . J
~ 1 f.---~-t---~--~------i---------i---------i---------i---------+---------+---------+-~-~-------------------
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
1
1
1
1
1
1
1
1
1 w
1 ~
,.
1
1.
1 1
Total
1 1 1 1 1 1
1 1 l 1 1 1
Observations
. IJ
- 35 -
.'._:ij_e~tJ_o~s-
Rapprocher les quantités approvisionnées des quantités injectées en exploitant les
feuilles d'injection (voir modèle. fig. 7) et les divers enregistrements.
FORAGES
Exploiter les enregistrements des paramètres de forages et les rapports en notant en
particulier les cotes des pertes d'eau et en analysant les incidents.
INJECTIONS
- Analyser les observations de résurgences et vérifier à cette occasion la nature. et la
formulation des produits injectés;
- Vérifier le respect des consignes fixées concernant la conduite des travaux d'injec-
tion (cf. § 2.8.) :
- Exploiter les feuilles d'enregistrement des manographes et d'injection
quantités injectées par passe. pressions minimales et maximales. débit:
allure des enregistrements pour évaluer les phénomènes de claquage ou de débourrage. la
prise des produits injectés.
Les paragraphes suivants illustrent. sur des cas réels. les informatiors pouvant être dé-
duites d'enregistrements de pression.
ZONE
PRESSION TRANCHE
FORAGE COULIS OUANTIT~S TOTAL
MAXIMALE
de à
ENTREPRISE: CHANTIER:
MAITRE D'OEUVRE :
CONSIGNES PARTICULIERES
-Coulis•••.•••.•.
- Volume du terrain à traiter:
- Pression maximale :
Presse NO: ...... ...................
FORAGE NO '
[Link] de Forage: FEUILLE DE PASSE
Quantité Durée da Pression an fin
Date, Posta Prof. d'injection an
en litres l'inject.
et de COULIS MPa (bar) OBSERVATIONS
Responsable l'il'I- Pré· Réels
lection de à 5 15 25
ws
- -- i-
10 20 30
~11111111111111
VOLUME TOTAL m3 TEMPS D'INJECTION
- le cas 3 caractérise parfaitement un rempl issa_~e avec bloc age progressif. Le critère
d'arrêt de l'injection est une valeur de pression fixée à atteindre.
gels de silice
Dans les autres cas. l'appréciation de la qualité du traitement est beaucoup plus déli-
cate. il est de la compétenceduspécialïste d'apprécier alors si les résultats obtenus sont
suffisants ou si un complément de traitement apparaît souhaitable. Le raisonnement sera
formé souvent sur un jugement de l'évolution des caractéristiques du mi lieu en place : ceci
incite à prévoir une reconnaissance suffisamment détaillée avant travaux.
Les essais de contrôle renseignant souvent très ponctuellement et ne pouvant être mul-
tipliés à loisir. il est impératif que l'ingénieur spécialiste procède à L'ne analyse détaillée du
déroulement des travaux et des résultats fournis par les différents enregistrements en cours
de chantier.
L'injection produisant une obturation au moins partielle des vides interstitiels. on peut
attendre du traitement une réduction de la perméabilité et généralement une augmentation
des caractéristiques mécaniques (effet de la densification ou des liaisons créées entre grains).
La plupart des essais de contrôle viseront à mettre en évidence l'une ou l'autre de ces évolu-
tions. Seuls quelques essais parmi les plus courants sont évoqués ici.
Le prélèvement d'échantillons par des sondages carottés a souvent été jugé décevant
car le coulis progresse de manière très irrégulière dans le terrain et l'échantillon peut ne
présenter aucune trace de coulis. Un jugement ne saurait donc être porté sur un seul carot-
tage. Comme toujours la technique de prélèvement altère toujours un peu au moins l'échan-
tillon: pour limiter cet inconvénient. les prètèvements doivent être effectués en grand dia-
mètre (!Zl 1OO mm minimum).
Evaluation de la perméabilité
Les essais d'eau. de type Lefranc dans .e sol et Lugeon dans la roche et la maçonnerie.
fournissent des résultats globaux intéressants. notamment pour apprécier la qualité d'une
régénération de maçonnerie de pile. du traitement d'un massif de béton de chaux •••
Il est cependant difficilement possible. à l'heure actuelle (1981) de fixer des critères
chiffrés de qualité.
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Dans tous les cas de figure. il convient d'insister sur le fait que les améliorat i ons pour
c es problèmes dépendent plus de la bonne mise en œuvre du cout is que de la résistance méca-
nique i ntrinsèque du coulis.