Chapitre 4 : Intégrales curvilignes.
Chapitre 4 : Intégrales curvilignes.
1- Longueur d’un arc:
1.1-Définitions:
1.1.1-Définition 1 :
On appelle arc paramétré sur ℝ ( ou ℝ ) , toute application
: → ℝ définie par : ( ) = ( ), ( ) avec I est un
intervalle de ℝ.
L’ensemble : Γ = { ( ) = ( ) ∕ } est appelé l’image ou
support de l’arc.
Si I est un segment, on dit que l’arc est fini ou un chemin.
1.1.2-Exemples :
1. Soit ( , ), ⃗( , ) la droite passante par le point A
et dirigée par le vecteur ⃗ .
(D) est définie paramétriquement par :
( )= +
∕ ℝ
( )= +
2. Le cercle (C) de centre Ω( , ) et de rayon R est défini
par :
( )= +
∕ ℝ
( )= +
1.1.3-Définition 2 :
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Soit : →ℝ un chemin de classe , ≥ 1 défini par :
( ) = ( ), ( ), ( ) et = ( ) est un point choisi
comme origine.
On appelle abscisse curviligne du point ( ) , la quantité :
( )= ‖ ′( )‖
Ou ‖ ′( )‖ = ′( ) + ′( ) + ′( )
1.2-Longueur d’un arc :
1.2.1- Définition :
Si = [ , ], on appelle longueur de le réel :
( )= ‖ ′( )‖
1.2.2-Exemple :
La longueur du cercle (C) de centre O et de rayon R qui est
( )=
défini par : ∕ [0,2 ] est :
( )=
( )= ( ) +( ) =2
1.2.3-Remarque :
Si ≥ : ( ) est la longueur de l’arc entre ( ) et ( ).
Si ≤ : ( ) est l’opposé de la longueur de l’arc entre
( ) et ( ).
2- Intégrale sur un chemin :
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Soit w une forme différentielle continue sur un ouvert U de ℝ
( ou ℝ ) , et : [ , ] → ℝ ( = 2 = 3) un arc paramétré
de classe dont le support Γ est inclus dans U.
On rappelle que l’intégrale curviligne de w le long d’un arc
est le réel :
= = ( ) ′( )
2.1-Propriétès :
2.1.1-Relation de Chasles :
soit ∈ [ , ] , on a alors :
= +
∕[ , ] ∕[ , ]
Autrement dit, si C est un point de l’arc = Γ, alors :
= +
2.1.2-Linéarité :
si et sont deux formes différentielles continues sur U,
alors :
∀( , ) ℝ : ( + )= +
2.1.3- Changement de paramètre :
soit ′ un -difféomorphisme de [ , ] dans [ , ].
On a alors :
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= 1
=
= −1 é
2.1.4-Exemples :
Calculons l’intégrale curviligne ∫ ( − )
lorsque Γ est l’une des courbes suivantes :
1- Γ = {( , ) ℝ / + −2 = 0}
2- Γ = ( , ) ℝ / + =1
2.2- Formule de Green-Riemann :
Soit D une partie fermée bornée du plan, limitée par un bord C
de classe par morceaux, orienté de telle façon qu’un mobile
parcourant C a toujours D à sa gauche.
2.2.1- Théorème :
Si et sont des fonctions de classe sur D, alors :
( + )= −
2.2.2- Remarque :
Pour trouver l’aire de D, ( ) = ∬ , il suffit de trouver
et de classe telles que :
− =1
1- On peut prendre : ( , )=0 et ( , )= .
Par suite : ( )=∫
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2- Où bien : ( , )=− et ( , )= .
C’est à dire : ( )= ∫ ( − ).
3- Champs de vecteurs :
Soit U un ouvert de ℝ . (n=2 ou n=3)
3.1- Gradient :
3.1.1- Définition 1 :
On appelle champ de vecteurs sur U, toute application ⃗ de U
dans ℝ qui à chaque point M associe le point ⃗ ( ).
3.1.2- Remarque :
Une application ⃗ : → ℝ est appelée champ de scalaires.
3.1.3- Définition 2 :
Soit : ⊂ ℝ → ℝ une fonction de classe .
On appelle « gradient de f» le champ de vecteurs
⃗ ∇ ⃗ défini sur U par :
⃗ = ( ), ( ), ( )
Si n=2, la composante ( ) est ignorée.
3.1.4- Propriétès :
1. L’application : ⟼ ⃗ est une application linéaire de
( , ℝ) → ( , ℝ ).
2. ∀( , ) ( , ℝ) : ⃗( ) = ⃗ + ⃗
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3.1.5- Exemple :
Soit une fonction de classe sur ℝ et f une fonction de ℝ
dans ℝ définie par :
( )= ⃗
Où ( , ), ( , ) = ⃗ = ( − ) +( − )
Calculons ⃗ :
On a : ( )= ′( ) ( )= ′( ) .
Par suite :
⃗ ′( )
⃗ = ′ ⃗ . = . ⃗
⃗
3.2- Divergence :
3.2.1- Définition :
Soit ⃗ : ⊂ℝ →ℝ un champ de vecteurs de classe , défini
par :
⃗( ) = ( ), ( ), ( )
On appelle « divergence de ⃗ » la fonction ⃗: →ℝ ,
définie par :
⃗= ( )+ ( )+ ( )
Si n=2, la composante ( ) est ignorée.
3.2.2- Propriétés :
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1. L’application : ⃗⟼ ⃗ est une application linéaire de
( ,ℝ ) → ( , ℝ) .
2. ∀ ( , ℝ) ∀ ⃗ ( , ℝ ):
⃗ = ⃗ . ⃗ + ⃗
3.2.3- Exemple :
Soit
⃗
⃗( ) = = , , = ⃗
⃗
On a donc :
( , , )= , ( , , )= ,
+ + + +
Et ( , , )=
Et par suite :
+ +
( , , )= , ( , , )=
Et
+
( , , )=
Ce qui donne : ⃗=
3.3- Laplacien :
3.3.1- Définition :
Soit : ⊂ ℝ → ℝ une application de classe .
On appelle « Laplacien de f » en , le réel :
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∆ = ⃗ = ( )+ ( )+ ( )
Si n=2, la quantité ( ) est ignorée.
3.3.2- Propriétés :
1. L’application : ⟼∆ est une application linéaire de
( , ℝ) → ( , ℝ).
2. ∀( , ) ( , ℝ) ∶
∆( )= ∆ + ∆ +2 ⃗ . ⃗
3.3.3- Exemple :
Soit ( , , )= ( ).
On a donc :
∆ =− ( ). .[ + + 1]
3.4- Rotationnel :
3.4.1- Définition :
On suppose ici n=3, soit ⃗ : ⊂ ℝ → ℝ un champ de vecteurs
de classe , défini par :
⃗( ) = ( ), ( ), ( )
On appelle « Rotationnel de ⃗ », le champ vectoriel ⃗ ⃗ défini
par :
⃗⃗= − , − , −
3.4.2- Propriétés :
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Chapitre 4 : Intégrales curvilignes.
1. L’application : ⃗⟼ ⃗⃗ est une application linéaire de
( ,ℝ ) → ( , ℝ ).
2. ∀ ( , ℝ) , ∀ ⃗ ( , ℝ ) ∶
⃗ ⃗ = ⃗ ⃗ + ⃗ ⋀ ⃗
3.4.3- Exemples :
1. Si ⃗ ( , , ) = , , où = + +
Alors : ⃗ ⃗ = 0⃗
2. Si ⃗ ( , , ) = ( , , ) alors : ⃗ ⃗ = (1,1,1)
3.4.4- Proposition :
Si ⃗ dérive d’un potentiel f, ⃗ = ⃗ , alors : ⃗ ⃗ = 0⃗.
Réciproquement, si : ⃗ ⃗ = 0⃗ et si U est étoilé alors ⃗
admet un potentiel scalaire.
3.5- Circulation, intégrale curviligne :
3.5.1- Définition :
Soit :[ , ] →
un arc paramétré orienté de classe par
morceaux dont le support Γ , et ⃗ un champ vectoriel continu
sur U.
L’intégrale ∫ ⃗ ( ) . ′( ) est appelé « intégrale curviligne »
ou « circulation de ⃗ sur Γ »
On la note : ∮ ⃗( ) ⃗.
3.5.2- Exemple :
Si ⃗( , ) = ( , ), ( , ) alors :
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⃗( ) ⃗= ( , ) ′( ) + ( , ) ′( )
3.5.3- Proposition :
Si ⃗ dérive d’un potentiel f, ⃗ = ⃗ , alors :
⃗( ) ⃗ = ( )− ( )
Où A et B sont respectivement l’origine et l’extrémité de Γ.
3.5.4- Formule de Green - Riemann :
Soit D un domaine de ℝ limité par un bord de classe
par morceaux et orienté.
Si ⃗( , ) = ( , ), ( , ) est un champ vectoriel de classe
alors :
⃗( ) ⃗= −
3.5.5- Formule d’Ostrogradsky :
Soit ⃗ un champ vectoriel de classe sur un volume V de ℝ ,
la frontière de V et ⃗ le vecteur normal à la surface
dirigée vers l’extérieur et de longueur égale à l’élément de
surface qu’il représente.
On a alors :
⃗. = ⃗. ⃗
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