Rapport Gesip 2011 01
Rapport Gesip 2011 01
RAPPORT 2011/01
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
SOMMAIRE
1 PREAMBULE ......................................................................................................... 5
4 DEFINITIONS COMMENTEES............................................................................. 13
4.1 Catégories de liquides inflammables ........................................................................... 13
4.2 Réservoirs................................................................................................................... 14
4.3 Définitions générales .................................................................................................. 15
4.4 Capacités / rétentions ................................................................................................. 16
4.5 Définitions COV .......................................................................................................... 19
4.6 Incendie ...................................................................................................................... 21
4.7 Autres définitions importantes mais non écrites dans l'arrêté ...................................... 21
FICHES ASSOCIEES
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
1 PREAMBULE
La refonte de la réglementation concernant les liquides inflammables constitue un événement majeur
pour l'industrie pétrolière et chimique. Cette refonte, abroge des textes de base tels le RAEDHL et
l'arrêté du 4 septembre 1967 concernant les raffineries, et étend la réglementation à tous les liquides
inflammables et non plus aux seuls hydrocarbures.
L'objectif était de réunir dans un seul texte toute la réglementation concernant les stockages de
liquides inflammables (LI) soumis à autorisation ainsi que celle concernant le chargement et
déchargement.
Pour des raisons réglementaires liées à la nomenclature des installations classées, il a fallu faire deux
arrêtés ministériels1 :
- l'arrêté ministériel du 3 octobre 2010 relatif au stockage en réservoirs aériens manufacturés de
liquides inflammables exploités dans un stockage soumis à autorisation au titre de la rubrique
1432 de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement2 ; ce texte a
été complété par l'arrêté du 10 février 2011 pour la partie incendie et pour diverses corrections de
texte.
- l'arrêté ministériel [à paraître] relatif aux installations de chargement et déchargement desservant
un stockage de liquides inflammables soumis à autorisation au titre de la législation des
installations classées pour la protection de l’environnement (rubrique 1434-2)3.
Le périmètre est très vaste puisqu'il s'étend, pour les stockages, de la PME ayant 4 x 25 m³ de solvant
facilement inflammable jusqu'au parc de stockage de raffinerie en passant par les distilleries d'alcools,
les dépôts de carburant et les entrepôts de GRV et fûts.
Aucun des textes actuels ne couvrait l'ensemble du périmètre et les stockages de produits
inflammables de certaines activités, notamment la chimie et les alcools, n'étaient couverts par aucun
texte ministériel spécifique. Le nouveau texte doit donc prendre en compte un grand nombre de cas
différents. Il en résulte une formulation qui peut être complexe.
Le nouveau texte est le fruit de 2 ans de travail en étroite collaboration entre le ministère de l'Ecologie,
les services de la sécurité civile et les industriels.
Le présent rapport 2011/01 est un guide de lecture de cette nouvelle réglementation. Il traite de la
partie stockages (rubrique 1432 A), à l'exception de la partie incendie de l’arrêté (titre VI : défense
contre l’incendie) qui fait l'objet d'un rapport GESIP spécifique4. Le chargement / déchargement
(rubrique 1434-2) fera également l'objet d'un autre guide spécifique5
Ce guide ne se substitue en aucun cas à la réglementation. Il a pour objectif d'en faciliter la
compréhension et la mise en œuvre par les industriels. Ce n'est pas un guide reconnu par
l'administration.
Ce guide a été établi avec l'aide des différents spécialistes des fédérations professionnelles et
entreprises concernées :
- UFIP (Union des Fédérations des Industries Pétrolières)
- UIC (Union des Industries Chimiques)
- USI (Union des Stockistes Indépendants)
- UNGDA (Union Nationale des Groupements de Distillateurs d'Alcools)
- EDF (Electricité De France)
Ce guide est complété par des fiches spécifiques développant certains sujets particuliers.
1 Pour des raisons de simplicité, on continuera dans la suite du document à utiliser le terme "le texte", "le nouveau texte", "la
nouvelle réglementation",
2 Que l'on appellera pour simplifier "arrêté 1432 A" (A pour autorisation, car il y a également un texte couvrant le régime de la
déclaration : arrêté ministériel modifié du 22/12/2008)
3 Que l'on appellera pour simplifier "arrêté 1434-2"
4 Pour la partie Incendie, voir le rapport GESIP 2011/02
5 Pour la partie chargement / déchargement, voir le rapport GESIP 2011/03
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
ARRETE DU 19/11/75
- introduit diverses modifications des règles du RAEDHL
CIRCULAIRE DU 4/12/75
- étend le RAEDHL aux dépôts d'hydrocarbures, produits chimiques et assimilés dérivés du
pétrole, même si non titulaires d'autorisation spéciale d'importation.
ARRETE DU 12/09/73
- modifie quelques règles
CIRCULAIRE DU 12/09/73
- modifie quelques règles (réduction de la pollution des eaux)
ARRETE DU 19/11/75
- modifie quelques règles notamment de distances
Bien qu’elles ne concernent normalement que les raffineries, il arrive que ces règles soient prescrites
pour des usines pétrochimiques.
Ces règles ne se limitent pas au stockage et au chargement / déchargement, elles traitent aussi de la
fabrication, de l'organisation et de la lutte incendie
6 RAEDHL et Réglementation Pétrole seront appelés "Règlementation Hydrocarbures" dans la suite de ce guide.
7 Que l'on appellera le RAEDHL dans la suite de ce guide
8 Que l'on appellera "réglementation pétrole" dans la suite de ce guide
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
2.1.3 FAMILLE IT 89
CIRCULAIRE DU 9/11/899
- définit le périmètre d'application : dépôts existants (ancienne rubrique 253) de plus de 1500 m³ de
capacité réelle soumis à autorisation
- donne la priorité aux dépôts de plus de 10 000 m³
- Introduit l'instruction technique du 9/11/89
Ce texte "invite les préfets" à considérer tous les "dépôts" y compris les parcs de stockage en usine,
donc en raffineries, si leur capacité dépasse 1500 m³.
CIRCULAIRE DU 6/7/90
- introduit la possibilité d'accepter des taux d'application de solution moussante plus faibles si
accord SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours)
CIRCULAIRE DU 6/8/98
- permet, pour les raffineries, une dérogation à l'article 17 concernant les vannes pied de réservoir
à commande à distance, sécurité positive et sécurité feu
CIRCULAIRE 6/05/99
- introduit une formule de calcul des taux d'extinction
- introduit la notion de sous cuvette
ARRETE DU 2/02/98
- concerne les COV, les rejets dans l'eau de confinement et diverses prescriptions concernant
l'environnement pour les installations classées soumises à autorisation.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Il en résulte, dans l’arrêté 1432A, un titre environnement assez développé notamment pour les rejets
"eau".
La section COV (Composés Organiques Volatils), intègre aussi les dispositions visant à limiter les
émissions des stockages issues de l'arrêté du 4/09/86 et du 8/12/95.
Classement Classement
Nomenclature Hydrocarbures
Définition de la catégorie A Liquides extrêmement GPL (gaz)
inflammables
Classement des fuels lourds Catégorie D par définition Catégorie C
Limite supérieure au point d’éclair 100 °C max sauf fuels lourds Aucune limite
Sous catégories C1/C2 D1/D2 Non prévues par la nomenclature oui
selon position par rapport au point mais sont spécifiquement
d’éclair introduites pour l'arrêté
Le classement hydrocarbures disparait avec l'abrogation des arrêtés correspondants. Seul un texte
GPL (toujours en vigueur) de 1972, fait encore référence à cet ancien classement.
12 Cette définition diffère légèrement de la définition de la phrase risque R12 (extrêmement inflammable). Voir la fiche n°1. Une
pression de 100 000 Pascals correspond approximativement à la pression atmosphérique.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
EQUIPEMENTS ANNEXES
L'arrêté vise les réservoirs de stockage mais certaines prescriptions ont un caractère plus général
(bruit, déchets, rejets,..) ou visent des équipements annexes (pompes, tuyauteries,..).
Il n'y a pas de critère vraiment précis pour fixer le périmètre de ces installations annexes.
On peut cependant y inclure :
- tout ce qui est dans les cuvettes de rétention
- les canalisations, vannes associées au stockage
- le traitement des eaux s'il est spécifique aux stockages
Sont par contre exclues du périmètre de l'arrêté :
- les installations de chargement / déchargement car elles relèvent de la nomenclature 1434
- les pompes dédiées au chargement / déchargement
- les canalisations, vannes associées au chargement / déchargement
16 Les catégories C1 et D1 sont assimilés à une catégorie B pour le calcul de la capacité équivalente
17 Si des liquides sont contenus dans des réservoirs en fosse ou en double enveloppe avec système de détection de fuite ou
assimilés, les coefficients visés à la rubrique 1430 sont divisés par 5
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
4 DEFINITIONS COMMENTEES
Les définitions sont globalement les mêmes dans les deux arrêtés 1432 et 1434. La plupart sont
dupliquées.
Les définitions se regroupées par thèmes alors que dans l'arrêté elles sont classées par ordre
alphabétique.
Commentaire : les définitions des catégories A, B, C, D sont celles de la nomenclature 1430. Les sous
catégories C1, C2, D1, D2 sont un ajout spécifique à cet arrêté Il y a des divergences entre ce
classement et l'ancien classement hydrocarbures. Voir le chapitre 3.1 ou la Fiche N°1.
Les notas de la nomenclature notamment l'assimilation pour des réservoirs partageant la même
cuvette à la catégorie la plus inflammable ne s'appliquent pas pour l'arrêté ministériel 1432 A.
Ces notas ne valent que pour le calcul de la capacité équivalente. Ils ne modifient pas le classement
du produit contenu dans un réservoir pour l'application de cette réglementation (ni le classement AS
d'ailleurs).
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
4.2 Réservoirs
RESERVOIR :
Définition de l'arrêté : capacité fixe destinée au stockage de liquides inflammables. Les bassins de
traitement des effluents, fosses, rétentions, ballons, appareils de procédé intégrés aux unités de
fabrication ou aux postes de chargement et déchargement et réservoirs dédiés à certaines utilités (par
exemple les groupes électrogènes et groupes de pomperie incendie) ne sont pas considérés comme
des réservoirs.
Commentaire : un réservoir est destiné à une fonction de stockage. Les récipients mobiles ne sont
pas des réservoirs. Le mot "bac" est employé dans les articles 15 et 22.2.4 ; il n'y a pas de différence
avec "réservoir". A un réservoir est toujours associée une rétention (cuvette, double paroi,..).
RESERVOIR AERIEN :
Définition de l'arrêté : réservoir qui se trouve entièrement au-dessus du niveau du sol environnant.
Les réservoirs installés dans des locaux sont considérés comme aériens, même quand les locaux sont
situés en dessous du niveau du sol environnant.
Commentaire : cette définition s'oppose à la définition de réservoir enterré (qui ne figure pas dans le
texte car les stockages enterrés sont exclus du périmètre du texte). La définition du réservoir enterré
figure dans l'arrêté du 18 avril 2008. Un réservoir en fosse bétonnée est donc considéré comme
enterré.
La notion de sol environnant n'ayant jamais été définie, on peut estimer qu’une cuvette décaissée (si
elle est largement ventilée) ou à flanc de colline, ne justifie pas de faire classer les réservoirs comme
des réservoirs enterrés. A contrario, un réservoir "sous talus" ou en caisson ensablé sera considéré
comme un réservoir enterré
Commentaire : le toit flottant mobile n'est pas couvert, sans quoi ce serait un réservoir à écran flottant.
La définition parle de toit métallique. Le matériau du toit n'a en fait aucune influence.
Commentaire : le cas des matelas de billes flottantes ou autres dispositifs permettant de réduire les
émissions, n'est pas prévu. Ce sont bien des écrans flottants. Il est toutefois peu fait usage de la
définition dans le texte.
Les réservoirs à toit flottant couverts d'un dôme géodésique sont considérés comme des réservoirs à
écran flottant (voir toutefois la fiche N°8 sur les émissions de COV)
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Nota : ne pas confondre avec les réservoirs "double enveloppe". La double enveloppe entoure
l'intégralité du réservoir avec un espace interstitiel minimum et souvent un système de détection de
fuite. Les réservoirs double enveloppe sont généralement employés pour les cuves enterrées. Les
normes NF EN utilisent toutefois le terme "double paroi" pour décrire les réservoirs "double
enveloppe". Il n'y a pas de prescriptions particulières pour les bacs à double enveloppe placés en
aérien dans le texte 1432 A. Ce sont des réservoirs comme les autres.
Commentaire : il s'agit typiquement de fûts, bidons, GRV (Grand Récipient Vrac), mais aussi de petits
emballages commerciaux (pots, tubes, bouteilles,….). La limite de 3 m³ est la limite fixée par la
réglementation de transport de matières dangereuses (TMD). Au delà de 3 m³ c'est un conteneur
citerne. La réglementation TMD emploie le terme "emballage" au lieu de "récipient mobile"
CITERNE :
Définition de l'arrêté : capacité mobile d'un volume supérieur ou égal à 1 mètre cube destinée au
transport de liquides inflammables conformément à la réglementation relative au transport de
marchandises dangereuses par voie terrestre (route, chemin de fer ou voie de navigation intérieure) ou
maritime. Pour le présent arrêté, les récipients mobiles ne sont pas considérés comme des citernes.
Commentaire : le terme "citerne" concerne tous les modes de transport (camion-citerne, wagon-
citerne, bateau citerne,..). La limite de 1 m³ est la limite fixée par la réglementation de transport de
matières dangereuses. Les réservoirs de carburant du tracteur (ou du bateau) ne sont jamais
considérés comme des citernes.
Pour l'intervalle entre 1 m³ et 3 m³, on considérera qu'une citerne est fixée à l'engin de transport alors
qu'un récipient mobile n'est pas fixé (manutentionnable). Au-delà de 3 m³, tout est considéré comme
une citerne.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Commentaire : aussi appelé manifold (quoiqu'il y ait des manifolds à liaison fixe) et familièrement
appelé "fosse à serpents".
RECEPTION AUTOMATIQUE :
Définition de l'arrêté : approvisionnement réalisé sans intervention ni surveillance humaine locale sur
les ouvertures et les fermetures des circuits de réception.
Commentaire : typiquement utilisé dans le cadre de dépôts approvisionnés à distance par pipeline et
lorsqu'il n'y a pas de présence d'opérateur sur le site. La présence sur site d'un opérateur surveillant le
déroulement de l'opération (même si elle est pilotée par des automates) suffit à considérer que la
réception n'est pas automatique. Pour les sites exploités 24h/24h (raffineries, grosses usines
chimiques), il n'y a donc normalement pas de réception automatique.
ACCES AU SITE :
Définition de l'arrêté : ouverture reliant la voie de desserte ou publique et l’intérieur du site
suffisamment dimensionnée pour permettre l’entrée des engins de secours et leur mise en œuvre.
Commentaire : La définition décrit en fait un portail, alors que la prescription, vise la voie d'accès.
Commentaire : voir l'article 16 de l’arrêté 1432 A. Ce niveau de sécurité, n'est pas forcément un
automatisme, mais peut être une simple alarme indépendante (dans le cas de réceptions non
automatiques). Définition d'importance capitale, car la capacité est utilisée pour déterminer le régime
de classement dans la nomenclature, pour le dimensionnement des rétentions et pour le seuil
d'application de telle ou telle prescription. Cette valeur est donc normalement inférieure au volume que
l'on peut trouver sur la plaque constructeur d'un réservoir (souvent appelé "capacité nominale"). En
l'absence d'information précise sur le positionnement du niveau de sécurité, on pourra utiliser la
capacité nominale.
Commentaire : il s'agit de la capacité d'un réservoir pour laquelle on affecte les coefficients 10, 1, 1/5
et 1/15 selon la catégorie du produit contenu18.
Attention : la capacité équivalente calculée pour la nomenclature peut être différente de la somme des
capacités équivalentes des réservoirs contenus (assimilation à une catégorie B des réservoirs de
18 Et éventuellement le mode de stockage. Les réservoirs en double enveloppe sont affectés d'un coefficient supplémentaire
1/5, même s'ils sont placés en aérien.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
catégorie C et D situés dans une même cuvette, pour le calcul de la capacité équivalente d'une cuvette
– voir les notas de la nomenclature 1430).
CAPACITE UTILE
Définition de l'arrêté : capacité d’une rétention afférente à plusieurs réservoirs ou plusieurs récipients
mobiles : capacité réputée égale :
- à sa capacité réelle (géométrique), lorsque la capacité utile est calculée en fonction de la capacité
totale des réservoirs ou récipients mobiles ;
- à sa capacité réelle diminuée du volume déplacé dans la rétention par les réservoirs ou récipients
mobiles autres que le plus grand, lorsque la capacité utile est calculée en fonction de la capacité
du plus grand réservoir ou récipient mobile.
Capacité réelle ou géométrique. C'est le volume défini par la cuvette sans les réservoirs (mais avec
leur massifs). C'est, aux approximations près, le produit de la surface x hauteur des murs / merlons)
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
RETENTION
Le texte 1432 A ne définit pas le terme "rétention". En se basant sur le texte 1434 on peut lui donner la
définition suivante : capacité destinée à recevoir les liquides inflammables s’écoulant accidentellement
des réservoirs. Cela peut être une cuvette, une double paroi.
RETENTION DEPORTEE :
Définition de l'arrêté 1432 A : rétention ne contenant pas les réservoirs qui lui sont associés. Ces
derniers peuvent en être plus ou moins éloignés de façon à reporter les écoulements dans une zone
présentant moins de risques.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Commentaire : c'est la définition réglementaire habituelle issue des directives européennes (qui parle
maintenant de gaz résiduaires). Il est important de rappeler que les émissions des réservoirs
même si elles sortent via une tuyauterie d'évent sont des émissions diffuses (voir la rédaction
des articles 47 et 48). De même les émissions au dôme d'un camion sont elles aussi des émissions
diffuses.
Par contre, les émissions issues d'une URV sont des émissions canalisées.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
ESSENCE :
Définition de l'arrêté : tout dérivé du pétrole, avec ou sans additif, d'une pression de vapeur saturante
à 20°C de 13 kilopascals ou plus, destiné à être ut ilisé comme carburant pour les véhicules à moteur,
excepté le gaz de pétrole liquéfié (GPL). Les carburants pour l'aviation ne sont pas concernés.
Commentaire : définition issue de l'arrêté du 8/12/95 concernant la réduction des émissions de COV
résultant du stockage de l'essence et de sa distribution dans les terminaux aux stations services. Le
seuil de tension de vapeur est inchangé mais exprimé à 20°C et non plus en tension de vapeur REID
(à 37.8°C). L'essence visée est le produit commerci al (éventuellement non additivé). Les raffineries
peuvent donc être visées, mais cela ne vise en aucun cas tous les hydrocarbures légers ayant cette
tension de vapeur. Les bases constitutives de l'essence sont des naphtas, Seules les bases
éthanolables livrées en dépôt ou chargées (après additivation) directement en raffinerie peuvent être
considérées comme de l'essence. Cette définition est nécessaire car il y a des prescriptions
spécifiques.
SUPERETHANOL
Définition de l'arrêté : carburant composé d'un minimum de 65% d'éthanol d'origine agricole et d'un
minimum de 15% de supercarburant sans plomb.
Commentaire : définition uniquement utilisée pour la définition de l'essence. Ce carburant est connu
sous la référence E85.
TERMINAL D’ESSENCE :
Définition de l'arrêté : établissement qui possède des réservoirs de stockage d'essence et des
installations de chargement et de déchargement de citernes utilisées pour le transport d'essence.
Commentaire : définition issue de l'arrêté du 8/12/95 précité. Un terminal doit obligatoirement
comporter des stockages d'essence et des installations de chargement/ déchargement.
Ces deux dernières définitions, sont nécessaires, car il y a des prescriptions particulières en matière
de COV pour l'essence.
Nota : le terme dépôt n'est plus utilisé réglementairement. Un parc de stockage d'essence en raffinerie
(avec des chargements) est un terminal et donc l'arrêté du 8/12/95 s'applique.
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4.6 Incendie
Pour les autres définitions incendie, voir le guide GESIP 2011/02 concernant la défense incendie.
LIQUIDE INFLAMMABLE NON-MISCIBLE A L’EAU :
Définition de l'arrêté : liquide inflammable répondant à l’un des critères suivants :
- liquide inflammable ayant une solubilité dans l’eau à 20°C inférieure à 1%,
- liquide inflammable dont la solubilité dans l’eau à 20°C est comprise entre 1% et 10% et
pour lequel des tests d’extinction ont montré qu’il se comporte comme un liquide ayant une
faible affinité avec l’eau,
- carburant dans lequel sont incorporés au plus 15% de produits oxygénés.
Commentaire : La définition est utilisée pour la partie incendie mais aussi pour la taille maxi du
compartimentage cuvette.
Le terme "liquide miscible à l'eau" remplace le terme de "liquide polaire" pour lequel on avait du mal à
trouver des critères scientifiques facilement accessibles.
Nota : les normes sur les émulseurs (EN 1568- 1 à 4) ne parlent pas de liquide miscible ou non
miscible, mais de liquide ayant une affinité avec l'eau. Ces normes ne donnent aucune définition
chiffrée de ce qu'est l'affinité avec l'eau. Elles ne font que fixer des critères de performance d'émulseur.
Les seuils de 1 % et 10 % ont été fixés par "jugement d'expert", les produits ayant une solubilité
inférieure, ne montrant pas de caractère "polaire."
Pour la tranche de solubilité entre 1 et 10 %, voir le guide sur la partie Incendie
L'assimilation des carburants dans lesquels sont incorporés au plus 15 %19 de composés oxygénés, à
un liquide non miscible, résulte des tests menés qui ont conduit à la circulaire du 6 mai 99. Les
produits oxygénés contenus sont en fait plus ou moins miscibles. L'ETBE est en fait très peu miscible
dans l'eau (1.2 %)
19 Divers tests ont été menés avec incorporation d'ETBE et/ou d'éthanol, mais jamais avec 15 % d'éthanol pur dans l'essence.
Si d'aventure un tel mélange était stocké, il serait prudent de faire des essais d’extinction
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Le premier alinéa défini le périmètre. Voir le chapitre 3.
Le second alinéa précise que l'arrêté s'applique intégralement aux installations nouvelles. Est
considéré comme nouveau ce qui fait l'objet d'une demande d'autorisation.
Afin de ne pas pénaliser les dossiers en cours ou en préparation, cela ne s'applique qu'aux demandes
d’autorisation d’exploiter (DAE) présentées20 6 mois après la parution au JO (16 novembre 2010) soit
depuis le 16 mai 2011. Cette date n'a pas été modifiée pour la partie incendie qui ne fait que
modifier l'arrêté du 3 octobre 2010.
En cas d'extension ou de modification, il est essentiel de bien cerner le périmètre du dossier et de ne
pas passer tout le site en nouvelle autorisation, sans quoi tout l'arrêté s'appliquerait à des installations
existantes. Même si des éléments du dossier décrivent tout le site, la demande doit très clairement se
limiter aux seules modifications.
A noter que l'arrêté ne parle pas de modification substantielle qui est le terme réglementaire (R 512-
33) mais de modification nécessitant une nouvelle autorisation (le terme ancien était "modification
notable").
Si la modification concerne un changement de produit stocké avec aggravation des dangers, il est
probable qu'il faudra passer par une demande d'autorisation. Si la modification concerne un
changement de produit avec diminution des dangers, il faudra argumenter que la modification ne soit
pas considérée comme substantielle pour éviter toute demande d'autorisation.
Concernant le récapitulatif des délais d'application article par article voir les commentaires de
chaque article et le chapitre 6.
20 Il s'agit de la présentation au préfet (et non pas à la DREAL), le dossier n'est pas obligatoirement recevable à ce point.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Si aucun délai n'est mentionné, le délai d'application global de l'arrêté est de 6 mois après
parution au J.O. (16/11/2010), soit le 16 mai 2011.
Le dernier alinéa dispense d'application du titre III les stockages dont l'arrêt est programmé
avant fin 2015. Même s'il n'y a aucune obligation réglementaire en la matière, en dehors de l'annonce
de cessation d'activité 3 mois avant au titre de l'article R512-39-1 du code de l'environnement, il est
souhaitable que cet arrêt d'exploitation soit signifié au préalable à l'Inspection des Installations
Classées (d'autant plus qu'il faudra bien justifier de la non application de certaines prescriptions). Le
titre III vise les dispositions constructives, aménagement et équipements des réservoirs.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : Les établissements soumis aux dispositions de l’arrêté du 10 mai 2000 sont les sites
SEVESO seuil haut ou bas. Ceci quelle que soit la rubrique de la nomenclature qui amène le
classement SEVESO.
Pour ces sites, l'acceptabilité de la distance sera jugée localement soit en fonction de la "matrice
d'acceptabilité du risque" 21 soit éventuellement en fonction des effets.
Deuxième alinéa : Pour les sites non SEVESO, il est demandé pour les nouveaux réservoirs, une
distance de 30 m entre la paroi du réservoir et la limite de propriété (et non pas la clôture).
La dernière phrase permet la reconstruction d'un réservoir en lieu et place d'un existant, sans être
soumis à ce critère de distance.
Troisième alinéa : Pour les récipients mobiles, la distance est de deux mètres (sites non SEVESO).
Attention, cela peut s'appliquer à un entrepôt.
Quatrième alinéa : L'exploitant doit veiller au maintien de cette distance s'il déplace sa clôture (la
distance est toutefois jugée par rapport à la limite de propriété !).
21 Circulaire du 10 mai 2010 - 2.1.4 Grille d’analyse de la justification par l’exploitant des mesures de maîtrise du risque en
termes de couple probabilité – gravité des conséquences sur les personnes physiques correspondant à des intérêts visés à
l’article L.511-1 du code de l’environnement
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Cinquième alinéa : Cet alinéa permet de déroger au 30 m sous réserve de calcul de scénario (cas
d'un très petit réservoir), mais surtout s'il y a un mur de taille suffisante arrêtant le rayonnement (selon
modélisation).
Pour information, l'arrêté du 18 avril 2008 demande une distance de 2 m à la limite de propriété (ainsi
que fondation de tout local) pour les réservoirs enterrés (non applicable à l'existant).
COMMENTAIRES
Premier alinéa : prescription peu précise. Une clôture suffira. Cela n'implique en rien une obligation de
gardiennage ou de contrôle d'accès (vidéo, ..).
Deuxième alinéa : c'est le site qui doit être clôturé. Il n'y a pas d'obligation d'une clôture spécifique
autour du parc de stockage.
Troisième alinéa : 2.5 m était la hauteur requise par la réglementation hydrocarbures.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier et deuxième alinéas :
- sites nouveaux : 2 accès positionnés pour permettre un accès quelles que soient les conditions de
vent. On peut estimer que la condition est remplie si les deux accès sont dans un angle de 90°C
minimum
- sites existants (même si implantation d'un nouveau réservoir) : 1 accès, mais étude technico
économique sous 3 ans pour rechercher un deuxième accès. Ce deuxième accès a généralement
été demandé depuis longtemps par l'administration. A noter que la rédaction du second alinéa est
ambiguë. Il est difficile de garantir qu'un seul accès soit toujours accessible "quelles que soient les
conditions du vent". Un accès unique doit surtout être positionné pour tenir compte des vents
dominants. On pourra éventuellement argumenter que la fumée s'élevant, il suffit d'un peu de
distance entre l'accès et la première cuvette pour ne pas gêner l'arrivée des secours.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Troisième alinéa : la présence d'un exploitant ou d'un gardien suffit à garantir l'ouverture "immédiate".
Il n'y a pas d'exigence de télécommande du portail.
Pour les sites non gardés, les pompiers ne doivent pas buter sur un portail cadenassé. La mention
"ouvert par ces derniers" permet l'utilisation de boite à clef pompier ou équivalent. Il y aura donc un
compromis à faire entre exigences de sûreté et d'accessibilité.
Quatrième alinéa : pas de commentaire particulier.
Cinquième alinéa et suivants : la voie d'accès est
celle de l'exploitant donc typiquement du portail
jusqu'au maillage des voies engins du parc de
stockage. L'exigence ne s'applique pas formellement
au portail, deux portails de 3 m côte à côte sont
acceptables (cas d'un îlot central). Le but est de
permettre le croisement de véhicules.
Les caractéristiques reprennent celles de l'IT 89 mais Rayon intérieur R Surlargeur 15/R
(mini 13 m) (1 m si R = 15 m)
la force portance a été augmentée de 130 kN (≈13 t)
à 320 kN (≈32 t) et la hauteur disponible de 3.5 m à
4.5 m pour permettre le passage des engins lourds
des pompiers. Normalement cela ne devrait pas
poser de problèmes pour des sites qui reçoivent déjà
des poids lourds.
La notion de surlargeur est nouvelle. Elle est
6m
destinée à permettre le croisement des engins même
dans un virage. La figure 6 explicite cette notion.
figure 6 : notion de surlargeur
Tous les sites ne nécessitant pas des engins
lourds, il y a possibilité de dérogation locale.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : la voie engin doit faire le tour de toute la rétention. La réglementation pétrolière
n'exigeait qu'un tour sur la moitié de la rétention. Cette disposition peut être problématique pour les
réservoirs sous bâtiment (mais la voie peut faire le tour de l'extérieur du bâtiment). Il est rappelé que
des récipients mobiles ne sont pas des réservoirs.
Nota : voir en complément les conditions d’accès des moyens d’extinction mobiles au 22.6
Deuxième à quatrième22 alinéa : la largeur est la même que celle demandée par l'IT 89, mais force
portante et hauteur libre nécessaire sont nettement augmentées. L'exigence d'aires de croisement est
une nouveauté.
Cinquième alinéa : permet de prendre en compte le contexte local (moyens de faible ampleur). Le
texte de l'arrêté permet des configurations différentes, ce qui autorise des valeurs différentes (hauteur
libre, force portante,..) mais aussi des géométries différentes comme par exemple une voie engin ne
faisant pas parfaitement le tour de la rétention. Tout type de voie peut être valorisé comme voie
« engins », même une route ou un chemin communal (ayant les caractéristiques requises). Attention
toutefois au 22.6 qui prescrit aussi une voie engin mais sur la moitié du périmètre en cas d'usage de
moyens mobiles.
Sixième alinéa : la voie engin faisant le tour de la rétention n'est pas demandée pour les réservoirs à
double paroi (il y a obligatoirement des moyens fixes d'application pour l'espace annulaire).
La hauteur libre peut être problématique compte tenu des ponts de tuyauterie existants.
7.2 Les parties des bâtiments entre murs séparatifs où sont stockés des liquides inflammables ont une
surface maximale égale à 1 500 mètres carrés en l'absence de système d'extinction automatique
d'incendie et 3 000 mètres carrés en présence d’un système d'extinction automatique d'incendie
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
spécifiquement adapté aux liquides inflammables et dimensionné pour permettre une extinction totale
de l’incendie de la cellule concernée dans un délai maximum de 3 heures.
Les dispositions des points 7-1 et 7-2 :
- ne sont pas applicables aux installations existantes ;
- sont applicables aux extensions ou modifications d'installations existantes ainsi qu'aux installations
nouvelles construites dans un établissement existant à la date de publication du présent arrêté, lorsque
la capacité équivalente de liquides inflammables faisant l'objet de la demande d'autorisation est
supérieure à 10 mètres cubes.
7-3. Les installations nouvelles ne comprennent pas, ne surmontent pas, ni ne sont surmontées de
locaux habités ou occupés par des tiers. Pour les extensions ou modifications d’installations existantes
à la date de publication du présent arrêté, le préfet peut autoriser des dispositions alternatives au
regard de l’étude de dangers.
COMMENTAIRES
Voir la fiche 2 – Stockage de liquide inflammable sous bâtiment
MODALITES D'APPLICATION
Toutes ces dispositions (sauf 7.3) ne s'appliquent qu'aux nouveaux entrepôts ou aux extensions (si
l'augmentation du volume stocké dépasse 10 m³ équivalent). Même en cas d'extension, cela ne
s'applique pas aux parties existantes.
Le seuil définissant l'augmentation de capacité est particulièrement faible (10 m³).
Les dispositions du 7.3 ne s'appliquent qu'aux nouveaux entrepôts.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : on demande le respect d'un code ou normes quelconques au moment de la
construction (pas de mise au standard de l'existant).
Les principaux codes sont :
- CODRES, API 650, NF EN 14015 : pour les grands réservoirs cylindriques à axe vertical
construits actuellement
- NF EN 12285-2 pour les stockages horizontaux
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Deuxième et troisième alinéa : le détail de l'essai d'étanchéité ("épreuve hydraulique") n'est pas
précisé par l'arrêté, ni qui doit l'effectuer. Les codes de construction donnent des détails. Par contre il
est important de noter qu'un essai à l'eau est exigé (peut poser des problèmes pour les cuves
horizontales fabriquées en série en usine).
L'exigence de disposer du rapport d'essai peut poser problème pour les cuves fabriquées en usine. Ne
pas oublier de la spécifier à la commande sinon on devra refaire un essai sur site. L'article 28 vise le
dossier de réservoir. Pour les réservoirs de moins de 10 m³ équivalent, ce dossier n'est pas demandé,
le rapport sera donc tenu à disposition de l'inspection des ICPE hors dossier.
Quatrième alinéa : il s'agit de réservoirs de stockage en hauteur supportés par des charpentes
métalliques (que ce soit des pieds directement reliés au réservoir, ou une structure porteuse) à plus de
1 m du sol (mesuré à partir du point bas du réservoir). L'arrêté demande une protection ignifuge
garantissant la stabilité au feu de 3 heures.
Nota : il doit s'agir de réservoirs de stockage. Cela ne s'applique ni aux appareils de procédé, ni aux
récipients mobile sur rayonnages.
MODALITES ET DELAIS D'APPLICATION
Les 3 premiers alinéas ne sont pas applicables à l'existant, mais uniquement aux réservoirs nouveaux.
Il n'y a donc pas à justifier le respect d'un code dans le passé (l'information pouvant être difficile à
retrouver surtout pour les réservoirs antérieurs aux années 60).
Le quatrième alinéa est par contre applicable tant aux réservoirs nouveaux qu'à l'existant : délai 5 ans
(16/11/2015).
COMMENTAIRES
Cette disposition est issue des discussions sur le plan de modernisation des installations industrielles.
Elle ne s'applique qu'au pétrole brut. Car il y a un risque accru de corrosion du fond lié à la présence
d'eau et de substances dissoutes.
La protection concerne le fond et le revêtement doit légèrement remonter sur la première virole (60 cm
correspondant à 24 pouces, standard habituel (voir par exemple le standard NACE No. 10/SSPC-PA
6).
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Cet article fixe les distances entre réservoirs d'une même rétention. Les distances sont basées sur une
hypothèse feu de réservoir.
Pour la suite se reporter à la fiche N° 3 - Implant ations
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
On peut considérer que « même liquide inflammable » s’entend pour des produits présentant un
danger identique (notamment pour des produits de même catégorie). Bien que ce ne soit pas
mentionné, la bonne logique est de considérer qu'en cas de produit stocké dans un bac reconstruit et
présentant un danger moindre, on puisse également conserver les distances existantes.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : l'arrêté ne fixe ni une distance, ni une formule. Ce n'était pas possible compte tenu
des différences de géométrie que l'on peut rencontrer. Il se base donc sur une limite de flux acceptable
en cas de feu de cuvette. La valeur de flux acceptable est de 12 kW/m². Le critère du flux fonctionne
dans les deux sens. Les nouveaux réservoirs ne doivent pas recevoir plus de 12 kW/m² et une
éventuelle nouvelle cuvette ne doit pas faire en sorte que les réservoirs existants d'une autre cuvette
reçoivent plus de 12 kW/m²
Pour plus de renseignements se reporter à la fiche N°3 - Implantations
Deuxième alinéa : une distance plus faible allant jusqu'à un flux de 15 kW/m² est acceptable si des
moyens de refroidissement sont mis en œuvre rapidement (moins de 15 mn après le début du feu).
Troisième alinéa : le critère s'applique aussi aux récipients mobiles. Dans le cadre d'un entrepôt, on
considérera une seule cellule en feu. Les flux émis et reçu peuvent conditionner le choix d'une paroi
extérieure de l'entrepôt coupe-feu ou pas
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Voir la fiche N°3 – Implantations
COMMENTAIRES
Le but est de ne pas atteindre le seuil d'inflammabilité au dessus de l'écran flottant. On utilise
généralement des ouïes de respiration convenablement dimensionnées (le dimensionnement est décrit
dans les codes).
L'inertage est également possible.
Si le produit a un point d'éclair suffisamment élevé, la prescription est respectée de facto.
COMMENTAIRES
Il s'agit d'une reprise de l'IT 89.
A noter qu'avec ce volume et cette tension de vapeur (> 0.25 bar), la mise en place d'écran flottant est
également rendue nécessaire par la réduction des émissions de COV. Il peut toutefois y avoir des
problèmes dans le cas de liquides extrêmement inflammables stockés en sphère.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Compte tenu de la formulation, on peut être au dessus de la LSE (limite supérieure d'explosivité) - Cas
de bacs reliés à un gazomètre et reliés à une URV.
L'inertage n'est pas spécifiquement cité mais cela répond à l'arrêté.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : il s'agit d'évents de respiration (avec ou sans soupape).
Suite du texte : voir les fiche N° 4 – Events / Pressurisation.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Dispositif de mesure : il peut être local (c'est-à-dire non reporté dans un local de conduite)
Sécurité niveau haut : le capteur au moins doit être indépendant. On peut admettre un traitement
commun sous réserve d'un système de traitement de grande fiabilité (par exemple cartes d'un système
de conduite indépendantes pour la mesure et l'alarme).
"L'opérateur du transporteur" est l'exploitant surveillant à distance l'opération.
L'action doit être l'arrêt de la réception. La méthode n'est pas précisée, mais cela peut se faire par
arrêt du pompage ou par fermeture d'une vanne sur le circuit de réception. Dans le cas du niveau haut,
il peut s'agit de n'importe quelle vanne sous le contrôle du site receveur permettant d'arrêter la
réception dans le réservoir. A titre d'exemple :
- vanne site en limite de batterie
- vanne de pied de bac
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Cet article n'impose pas spécifiquement tel ou tel système de mesurage. On peut utiliser une mesure
reportée en local de conduite, un dispositif à lecture locale ou un simple jaugeage (selon la façon dont
est exploité le réservoir).
Mais le second dispositif doit être indépendant du premier. Le capteur au moins doit être indépendant.
On peut admettre un traitement commun sous réserve d'un système de traitement suffisamment fiable
(cartes indépendantes ou automate redondant).
Ce dispositif peut être
- une alarme en local de conduite (où du personnel est présent)
- un limiteur mécanique de remplissage (technologie standard pour les cuves enterrées)
- une sécurité instrumentée
La position de ce second dispositif définit la capacité d'un réservoir.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
La figure 7 permet de visualiser ce qu'est un mode de remplissage "en pluie"
Le remplissage par coulage le long de la paroi n'est pas considéré comme un remplissage "en pluie".
Le liquide n'est pas fractionné.
Le risque que l'on cherche à éviter est l'électricité statique liée au fractionnement de liquide (à noter
que le risque de fractionnement du liquide dépend aussi de sa viscosité).
Une mesure alternative acceptée est l'inertage.
A noter que la prescription est exigée quelle que soit la catégorie de produits (alors que ce n'est en fait
pas justifié pour les catégories C2 et D2).
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Il n'y a pas non plus de seuil de capacité (Il aurait été souhaitable de fixer un seuil de capacité - par
exemple 10 m³).
Cette mesure ne s'applique qu'aux réservoirs (on ne vise pas le remplissage des récipients mobiles).
COMMENTAIRES
Premier alinéa : il doit y avoir une mesure de température (qui peut être locale) et au minimum un
dispositif de régulation ou thermostatique pour éviter les risques liés à la surchauffe. Ceux-ci peuvent
être (liste non limitative) :
- une ébullition incontrôlée, entrainant des émissions de COV ou une surpression interne, le
débit de vapeur générée dépassant la capacité des évents
- une autoinflammation de la phase gazeuse
- une ébullition d'un pied d'eau avec génération d'une surpression liée à la vapeur d’eau ou à la
formation d'une émulsion
- une réaction incontrôlée liée à l'instabilité du produit
Le contrôle peut se faire en agissant sur la puissance du réchauffage (débit de fluide de réchauffage)
ou sur la température du fluide de réchauffage ou tout autre système équivalent.
La température limite doit être règlementairement consignée dans le dossier de réservoir visé à l'article
28 (dans la pratique cela figurera plutôt dans les consignes).
Deuxième alinéa : la mesure est destinée à éviter la surchauffe d'un réchauffeur électrique interne
non baigné (et supposé non autorégulé).
Les traçages électriques externes (et notamment les traçages hors gel) ne sont pas considérés comme
des réchauffeurs (sinon on ne pourrait plus les employer !).
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Il s'agit du dimensionnement typique pour des récipients mobiles (issu de l'arrêté du 2/02/98). Les
entrepôts sont visés.
Nota : avec cette formulation, il n'y a pas besoin d'avoir une rétention à 100 % du volume pour un
conteneur de 1000 l. Ce n'est pas une bonne pratique et il est conseillé d'avoir toujours une rétention
d'une capacité au moins égale au plus gros récipient mobile (par définition limité à 3000 l).
Même si cela n'est pas précisé, cela ne s'applique pas aux récipients mobiles vides.
COMMENTAIRES
Bien que normalement une citerne ne soit pas considérée comme un stockage fixe, il peut arriver que
des citernes pleines stationnent "un certain temps".
Une circulaire devrait préciser le nombre de jours de stationnement au-delà duquel une citerne doit
être considérée comme stockage fixe.
On peut également se baser sur la circulaire du 17 juillet 2008 relative aux règles pour le classement
au titre de la nomenclature des installations classées des réservoirs mobiles quasi-permanents sur les
sites, qui précise qu'il faut prendre en compte une citerne si elle est présente plus de la moitié du
temps.
Il doit s'agir de la même citerne immobilisée pour stockage d’appoint sur site, sans finalité de transport
à court ou moyen terme (laps de temps supérieur au nombre de jours évoqué ci-dessus). Les lieux de
transit où il y a habituellement des citernes (zone d'attente avant ou après chargement) ne sont pas
visés.
Même si cela n'est pas précisé, cela ne s'applique pas aux citernes vides.
La capacité doit être au moins égale à 3000 l (et non pas tout le volume de la citerne), mais il est
préférable qu’elle soit adaptée aux volumes présents.
Les postes de chargement / déchargement sont visés par le texte 1434.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
La règle de dimensionnement pour la capacité utile est la règle classique des 100 % / 50 %. La notion
de capacité utile est définie au chapitre 4 - définitions commentées.
Cas particuliers des fuels lourds : La réglementation hydrocarbures ne demandait qu'une capacité
utile égale à 20 % du total pour les fuels lourds (et non pas 50 %).
Cette règle n'était plus compatible avec la règle générale de 50 %, notamment reprise à l'arrêté du 2
février 1998 (texte plus contraignant et postérieur).La règle des 50 % est donc applicable à tous les
stockages de fuels lourds construits (ou modifiés) après la date de parution au JO de l'arrêté du 2
er
février 98 (d'où la date du 1 mars 1998).
Pour les stockages plus anciens une étude technico-économique est demandée.
Il y avait également des règles encore plus favorables pour les hydrocarbures de catégorie D2 hors
fuels lourds (au sens de la réglementation hydrocarbures), mais cette catégorie de produit n'est plus
réglementée par les Installations Classées.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
L'exigence de contenir le volume des eaux incendies est une nouveauté.
Le problème est que l'on manque de critères de dimensionnement. Des essais menés au GESIP
(essai 307) ont montré qu’en cas de feu de cuvette, il n'y avait pas accumulation d'eau pendant la
phase de temporisation, mais seulement pendant la phase d'extinction.
Ce forfait est basé sur les hypothèses suivantes :
- taux d'application (arrivant effectivement dans la cuvette) : 5 l / m² / mn
- sur ces 5 l / m² /mn, la moitié est consommée par le feu. Conclusions de l’essai 307 GESIP23, il
n’y a pas d'accumulation d'eau en phase temporisation (= le feu consomme la moitié de la mousse
déversée)
- durée de l'opération : 60 mn (valeur très pessimiste correspondant au maxi de la norme 13565-2
pour une cuvette)
La surface de la cuvette ne joue aucun rôle puisque le débit de mousse global est proportionnel à la
surface, et se répartit également sur toute la surface.
On a donc une accumulation potentielle d'eau de : 5 / 2 x 60 = 150 mm soit une surhauteur de 15 cm à
prévoir.
23 -Décrit dans le rapport GESIP 97/05 : Rapport des essais d'extinction de feux de carburants additivés de 15% de produits
organiques oxygénés
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Pour la définition d'une rétention déportée, voir le chapitre 4 - définitions commentées.
COMMENTAIRES
Les rétentions déportées sont soumises à la règle des 100 % / 50 %. La réglementation hydrocarbures
permettait un dimensionnement des rétentions déportées sur la base du 100 % du plus gros réservoir
uniquement.
Cette règle était moins contraignante que la règle générale de 50 % du total, notamment reprise à
l'arrêté du 2 février 1998 (texte plus contraignant et postérieur). La règle des 50 % du total est donc
applicable à toutes les cuvettes déportées construites après la date de parution au JO de l'arrêté du 2
février 98 (d'où la date du 1er mars 1998).
Pour les cuvettes déportées plus anciennes une étude technico-économique est demandée
(16/11/2011).
5.21.2 CONCEPTION
TEXTE DE L'ARRETE
21-2. Dans le cas d’une rétention déportée, la disposition et la pente du sol autour des réservoirs sont
telles qu’en cas de fuite les liquides inflammables soient dirigés uniquement vers la capacité de
rétention. Le trajet aérien suivi par les écoulements accidentels entre les réservoirs et la capacité de
rétention ne traverse pas de zone comportant des feux nus et ne coupe pas les voies d’accès aux
réservoirs. Si l’écoulement est canalisé, les caniveaux et tuyauteries disposent si nécessaire
d’équipement empêchant la propagation d’un éventuel incendie entre le réservoir et la rétention
déportée (par exemple, un siphon anti-flamme).
La rétention déportée est dimensionnée de manière à ce qu’il ne puisse y avoir surverse de liquide
inflammable lors de son arrivée éventuelle dans la rétention.
Les dispositions du point 21-2 sont applicables aux installations existantes dans un délai de 5 ans à
compter de la date de parution du présent arrêté.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Par contre la configuration déportée peut créer des risques supplémentaires :
- inflammation des liquides répandus lors de leur trajet vers la rétention déportée
- feu en divers endroits du site, gêne au secours
- surverse éventuelle à l'arrivée dans la cuvette déportée (lié à la pente)
Les dispositions visent donc à éviter ces risques. La formulation permet aux liquides inflammables de
traverser une route pourvu que ce soit en écoulement canalisé.
Le siphon anti flamme est une bonne pratique, notamment pour les liquides inflammables volatils
(risque inflammation à la source ou en cuvette déportée).
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
H360Df, H370 ou par une de leur combinaison, et pour lesquelles une étude hydrogéologique
réalisée par un organisme compétent et indépendant atteste de l'absence de voie de transfert vers
une nappe exploitée ou susceptible d'être exploitée, pour des usages agricoles ou en eau potable.
COMMENTAIRES
Voir fiche N° 5 – Etanchéité cuvette
COMMENTAIRES
Premier alinéa : la résistance à la pression statique et aux produits contenus n'appelle pas de
commentaires.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Deuxième alinéa : il s'agit d'une disposition cohérente avec plan de modernisation des installations
industrielles (toutes les cuvettes associées aux stockages de la nomenclature 1432 sont dans le
périmètre du plan de modernisation des installations industrielles). Les modalités d'inspection d'une
cuvette figurent dans le guide correspondant.24
Quatrième alinéa : la résistance au feu fait référence aux tests normalisés pour les murs. Pour les
merlons, en l'absence de tests normalisés une tenue de 4 heures est demandée. L'expérience a
montré que les merlons résistaient sans problème (la terre ne se consume pas !),
Pour les passages de tuyauterie à travers les murs (et non pas les merlons qui sont réputés répondre
à la question), une tenue de 4 heures est également demandée (dispositif d'étanchéité E240).
A noter que l'IT 89 prévoyait une tenue de 6 heures.
Ces prescriptions ne font pas obstacle à l'utilisation de géomembranes sur des merlons, car pour ces
derniers, seule la résistance au feu est demandée (la pénétration latérale du liquide dans un merlon
n'est pas source de pollution significative)
COMMENTAIRES
Le premier alinéa est une obligation de résultat en matière de prévention des ruptures catastrophiques
s'appliquant à l'existant.
Cette prévention est effectuée par l'inspection du bac, notamment en appliquant les mesures
préconisées à l'article 29 et par le guide reconnu associé. Le texte de l'arrêté est très clair sur ce point,
il s'agit de prévention de la rupture ("éviter la rupture") et non pas de protection. Il n'y a aucune
24 Guide de surveillance des ouvrages de génie civil et structures - cuvettes de rétention et fondations de réservoirs
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Le second alinéa demande pour les rétentions nouvelles (ou reconstruites) une tenue dynamique :
- soit forfaitaire
- soit calculée
Voir fiche N° 6 – Tenue dynamique des rétentions.
Aucune prescription ne limite la surverse (même pour les nouvelles rétentions).
COMMENTAIRES
Premier alinéa : le premier alinéa demande une hauteur minimale des parois de rétention : 1 m sauf
petits réservoirs (< 100 m³) ou fuels lourds
Deuxième alinéa : le second alinéa limite la hauteur des murs (et pas des merlons) à 3 m (mesuré par
rapport à l'extérieur). Le risque invoqué est la gêne pour les secours extérieurs ou l'effondrement sur
des pompiers.
Troisième alinéa : une dérogation est possible si cela permet de réduire notablement les surfaces en
feu. A noter qu’à volume donné, la hauteur permet toujours de réduire la surface d'une cuvette, quelle
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
que soit sa taille. On ne peut toutefois dépasser la hauteur limite de 3 m que sous réserve de validation
par arrêté préfectoral (ce qui limite les possibilités d'utilisation abusive de cet article).
Cinquième alinéa : cet alinéa limite la hauteur des parois (murs et merlons). La distance entre paroi
de rétention et réservoir doit être au moins égale à sa hauteur (mesurée par rapport au sol côté
rétention). Le risque visé est l'écroulement du mur vers le réservoir. Cela peut être gênant car c'était
une pratique courante dans certaines industries d'accoler une cuvette le long d'un bâtiment (atelier,
entrepôt). Ce ne sera plus autorisé pour les nouveaux réservoirs.
Cette mesure ne s'applique pas aux cuvettes en excavation.
Il n'est pas dit comment cela s'applique aux merlons, mais compte tenu de l'angle de talutage inférieur
à 45°, il ne peut y avoir d'écroulement touchant le réservoir (tout point du merlon est toujours à
distance du réservoir supérieur à la hauteur courante par rapport au sol). A titre de bonne pratique, on
peut conserver la distance mini de 1 m entre pied de merlon et robe du réservoir qui figurait dans la
réglementation hydrocarbures.
5.22.5 COMPARTIMENTAGE
TEXTE DE L'ARRETE
22-5. Dans tous les cas la surface nette (réservoirs déduits) maximum susceptible d’être en feu
n’excède pas 6 000 mètres carrés. Si la rétention excède cette surface, elle est fractionnée en sous-
rétentions par des murs ou merlons qui respectent les dispositions des points 22-2-1 et 22-2-2. La
stabilité au feu de ces murs et merlons est compatible avec la stratégie de lutte contre l’incendie
prévue par l'exploitant.
Pour le cas des liquides miscibles à l’eau, cette surface est ramenée à 3 000 mètres carrés.
Pour les installations existantes à la date de parution du présent arrêté, l’exploitant fournit, au préfet
dans un délai de 3 ans suivant la publication du présent arrêté, une étude technico-économique
évaluant la possibilité de répondre aux dispositions du présent point.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : les grandes cuvettes doivent être divisées en sous cuvettes ou compartiments de
6000 m² maximum. Il est demandé pour ces murets une tenue à la pression hydrostatique, aux
produits contenus et une tenue au feu de 4 heures.
Il est bien précisé qu'il s'agit d'une surface nette (réservoirs déduits).
6000 m² est la surface maxi que l'on estime pouvoir éteindre pour des feux d’hydrocarbures.
Deuxième alinéa : pour les liquides miscibles à l'eau (polaires), la surface de 6000 m² est réduite à
3000 m².
5.22.6 ACCES
TEXTE DE L'ARRETE
22-6. Les rétentions sont accessibles aux moyens d’extinction mobiles, lorsqu’ils sont prévus dans la
stratégie d’extinction, sur au moins deux côtés opposés desservis par une voie engins et tenant
compte des vents dominants.
Les dispositions de ce point ne sont pas applicables aux installations existantes.
COMMENTAIRES
L'article 6 demande déjà une voie engin sur la totalité du périmètre, mais prévoit qu'il peut y avoir des
configurations différentes sous réserve d'accord du SDIS. Pour cette prescription, aucun
aménagement n'est possible, mais elle est limitée au cas où il est fait usage de moyens mobiles.
Attention, en cas d'usage de moyens fixes, il faut couvrir le cas du feu de réservoir et du feu de
cuvette.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
publication du présent arrêté, une étude technico-économique évaluant la possibilité de répondre aux
dispositions du présent article.
22-7-3. Les nouvelles tuyauteries tant aériennes qu'enterrées et les nouvelles canalisations électriques
qui ne sont pas strictement nécessaires à l'exploitation de la rétention ou à sa sécurité sont exclues de
celles-ci.
COMMENTAIRES
L'ordre des sous articles a été modifié pour faciliter la compréhension.
La notion d'"étrangère à la rétention" ne s'applique ni aux sous-cuvettes ni aux compartiments. La
rétention est ce qui contient le volume réglementaire et seules les tuyauteries étrangères à la rétention
sont visées.
Troisième alinéa : Aucune nouvelle tuyauterie ne peut pénétrer ou traverser une cuvette, si elle n'est
pas associée à l'exploitation de la cuvette (alimentation ou soutirage des réservoirs contenus) ou sa
sécurité (protection incendie notamment). Cette interdiction s'applique aussi aux tuyauteries enterrées
(précision spécifique, qui renforce le fait que les tuyauteries enterrées ne sont pas visées au premier
alinéa).
Premier alinéa : pour les tuyauteries existantes, il doit y avoir une possibilité d'isolement accessible
même en cas d'incendie dans la rétention. Cet isolement n'est pas forcément automatique et n'est pas
forcément au plus près de la rétention, le but est globalement d'empêcher de nourrir un feu par de gros
volumes de liquides inflammables ou de limiter la capacité de rétention par arrivée d’autres liquides
dans la cuvette. On peut utiliser les vannes de pied des réservoirs desservis par ces tuyauteries sans
avoir à rajouter d'autres vannes.
A noter que telle qu'elle est rédigée, la mesure s'adresse aux tuyauteries de tous types de fluides (y
e
compris non dangereux), à la différence du 2 alinéa relatif aux seules canalisations de produits
inflammables.
Sont par contre exclues les tuyauteries enterrées car on ne peut pas dire quelles soient dans la
cuvette.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Commande
hors cuvette
(ou clapets
de pied)
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
L'isolement demandé est comme indiqué à l’article 26-5 un organe d'isolement type pied de réservoir
(sécurité feu, sécurité positive et commandable à distance). Cela peut être la vanne pied de réservoir
elle même si celui-ci alimente la pompe.
L'isolement est placé côté aspiration produit, bien que l'arrêté ne dise pas clairement. Il peut concerner
un groupe de pompe.
Les pompes "directement installées au dessus des réservoirs" sont typiquement les pompes verticales
à roue immergée, ou des pompes aspirantes. En cas de fuite sur la pompe il n'y a donc pas de risque
de fuite de sous le réservoir.
Ne s'applique pas aux pompes de purge de fond de bac, ni aux pompes de vidange de cuvette.
5.22.9 DETECTION
TEXTE DE L'ARRETE
22-9. Lorsqu’une perte de confinement sur un réservoir peut être à l’origine d’un phénomène dont les
effets de surpression sont susceptibles de conduire à des dangers significatifs pour la vie humaine à
l’extérieur du site, une détection de présence de liquide inflammable (détection liquide ou gaz) est mise
en place. Cette disposition est applicable aux installations existantes dans un délai de 5 ans à compter
de la date de publication du présent arrêté.
En l’absence de gardiennage des installations, un dispositif d’alerte permet une intervention dans les
30 minutes suivant le début de la fuite. Cette disposition est applicable aux installations existantes
dans un délai de 5 ans à compter de la date de parution du présent arrêté.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : le phénomène redouté est un UVCE25 provoqué par un épandage en cuvette. Dans
la pratique, seuls des produits très volatils sont capables de causer un UVCE : essence, C5, naphta
léger, brut léger, acétone, MEK, benzène, hexane. Pour des produits moins volatils, la dispersion
limitera le nuage inflammable à une fine couche au dessus du liquide, et il n'y aura donc pas de risque
significatif d'explosion. Il n'y a pas de risque pour les produits à point d’éclair supérieur à la
température ambiante (hors produits réchauffés).
On peut fixer comme seuil une tension de vapeur à 20°C supérieure à 5 fois la LIE (traduite en mb
avec 1 % = 10 mb).
25 Unconfined Vapour Cloud Explosion, c'est à dire un nuage suffisamment gros pour générer une explosion significative
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Exemples :
- acétone : tension de vapeur à 20°C 250 mb, LIE 2. 6 % soit 26 mb. Soit une tension de vapeur
supérieur à 9 x la LIE Il y a donc fort risque d'UVCE.
- éthanol : tension de vapeur à 20°C 58 mb, LIE 3.9 % soit 39 mb. Soit une tension de vapeur ne
dépassant pas 2 x la LIE Pas de risque d'UVCE en cas d’épandage.
Le seuil des dangers significatifs liés à la surpression sont ceux des effets irréversibles : 50 mb.
La prescription est déterministe et ne tient pas compte de la probabilité de survenance du scénario, ni
de la gravité des conséquences potentielles, à partir du moment où la surpression de 50 mb (effets
irréversibles) peut sortir du site.
La détection peut être une détection liquide ou gaz.
Il est important de rappeler que hors risque d'explosion (produits cités ci-dessus), aucune
détection n'est demandée. Seuls les effets de surpression sont considérés et pas les effets
thermiques (pas de détection pour le gazole par exemple).
Le second alinéa demande une intervention suite à détection (dans les cas visés au-dessus, donc
quand il y a risque d'explosion) dans les 30 minutes suivant la détection.
Même si l'arrêté mentionne la fuite, dans la pratique c'est bien la détection qui appelle l'intervention.
Ceci impose un temps de réponse adapté. Pour les sites non gardés, cela peut obliger à disposer d'un
report d'alarme vers une société de gardiennage ou une astreinte.
Attention aussi au fait que l'Article 36 – Surveillance de l'installation fait référence à cet article 22.9
pour les sites sous télésurveillance.
COMMENTAIRES
L'article 19 vise les récipients mobiles et les citernes "considérées comme fixes". Donc seule la
détection est applicable.
L'article 25 vise les réservoirs à double paroi. A noter que cet article impose déjà une détection mais
pas la venue en 30 minutes.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Les incompatibilités citées n'ont rien d'exceptionnel :
• pas de stockage avec des gaz liquéfiés
• pas de stockage avec des récipients mobiles ou des citernes (sauf rétention déportée)
• pas de produits incompatibles. Il n'y a pas de définition réglementaire de ce que sont des
produits incompatibles. On peut citer à titre indicatif :
- le risque de réaction avec dégagement de gaz inflammables ou toxiques
- le risque de réaction pouvant provoquer une inflammation ou une explosion (oxydant
et liquide inflammable)
- la présence simultanée d'une substance chaude ou réchauffée et d'un liquide
inflammable dont la température d'ébullition est inférieure (risque de vaporisation au
contact)
- un caractère corrosif de nature à dégrader rapidement les réservoirs de stockage
(exemple amine et réservoir en aluminium).
COMMENTAIRES
L'article n'interdit pas la vidange des cuvettes par vanne, mais y met des conditions :
- étanche en position fermé
- fermé hors phase de vidange
- possibilité offerte de vanne commandable sans descendre dans la rétention
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : Pour la définition d'un réservoir à double paroi voir le chapitre 4 - définitions
commentées.
La distance entre la seconde paroi et la robe du réservoir ne doit pas être trop réduite car sinon la
surpression en cas d'explosion peut être forte. De plus, le risque "espace confiné" est accru.
Cette distance ne peut pas être accrue indéfiniment, sinon cela s'apparente à une cuvette normale. Or,
l'espace annulaire réduit permet une détection et une extinction aisées. Une limite de 5 m été retenue.
La capacité de rétention doit être 100 % du réservoir contenu (la section du réservoir étant comptée).
La double paroi est donc légèrement plus basse que la robe du réservoir. Ne pas oublier le volume
supplémentaire pour l'eau d'extinction (forfait de 15 cm faute d'un calcul détaillé)
5.25.2 DETECTION
TEXTE DE L'ARRETE
25-3. L'espace annulaire est équipé d'une détection (liquide ou gaz) adaptée à la nature du liquide
inflammable stocké, d’une détection feu et de moyens fixes de déversement de mousse. Si le liquide
inflammable éventuellement répandu dans l'espace annulaire peut générer une atmosphère explosive,
la détection est basée sur plusieurs capteurs utilisant au moins deux technologies différentes dont une
détection gaz.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
La détection de présence de liquide inflammable dans l'espace annulaire provoque l'arrêt immédiat du
remplissage du réservoir, son isolement et le déclenchement automatique de déversement de mousse
dans l’espace annulaire.
En l’absence de présence humaine sur le site ou si le délai d’intervention incendie est supérieur à 20
minutes, la détection feu provoque l’isolement du réservoir et le déclenchement automatique du
déversement de mousse dans l’espace annulaire.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : l'espace annulaire est obligatoirement équipé de moyens de détection. Pour les
produits à risque d'UVCE (par exemple ceux cités pour l'article 22.9) la détection gaz est obligatoire
(par exemple explosimètre catalytique et infrarouge).
Une détection feu est également demandée, ainsi que des moyens fixes de déversement de mousse
(dans l'espace annulaire – de type déversoir).
Troisième alinéa : un asservissement (déversement de mousse en automatique) sur détection feu est
demandé, s'il n'y a pas d'intervention humaine possible.
Ces mesures sont très contraignantes pour des doubles parois béton qui tiennent au feu et qui ne
diffèrent pas des cuvettes classiques.
COMMENTAIRES
Le surremplissage est un risque particulier dans le cas des réservoirs à double paroi. L'espace
annulaire représente un faible volume (voir figure 11) et en cas de débordement, il se remplira plus
rapidement que dans une cuvette classique.
Quel que soit le mode de remplissage, le contrôle du niveau est plus exigeant que ce qui est demandé
par l'article 16 (réception non automatique) :
- alarme de niveau haut avec alarme (peut être générée par la mesure)
- une sécurité de niveau très haut indépendante, avec asservissement
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
• la stratégie de lutte contre l'incendie est uniquement basée sur des moyens fixes. Elle permet
l'extinction d'un feu dans l'espace annulaire avec une rapidité telle que la tenue au feu de la
double paroi métallique ne soit pas compromise. Elle ne fait pas appel aux moyens de lutte
contre l’incendie des services de secours publics,
• les dispositions suivantes sont notamment mises en œuvre :
- le réservoir et la seconde paroi (côté extérieur) sont équipés d'une couronne de
refroidissement ayant un débit de 15 litres par minute et par mètre de circonférence
minimum. Ce débit permet un refroidissement de l’ensemble de la robe jusqu’au pied
du réservoir tel que démontré dans l’étude de dangers ;
- le réservoir est équipé de moyens fixes de déversement de mousse aptes à combattre
un feu de réservoir (notamment des boites à mousse ou des déversoirs) ;
- l'espace annulaire est équipé de moyens fixes de déversement de mousse ;
- la détection de présence de liquide inflammable dans l’espace annulaire provoque le
déclenchement automatique de déversement de mousse dans l’espace annulaire ;
- la détection feu dans l’espace annulaire provoque le déclenchement automatique de
déversement de mousse dans l’espace annulaire et la mise en service de la couronne
de refroidissement de la seconde paroi (couronne extérieure) ;
- le temps de mise en œuvre des moyens fixes de protection incendie est inférieur à
5 minutes ;
- la présence d’au moins une personne compétente apte à intervenir en moins de
5 minutes pour pallier la défaillance de ce système est obligatoire.
COMMENTAIRES
Première énumération : il est demandé que le réservoir soit frangible de façon à ce qu'en cas de
surpression, une éventuelle rupture par le bas ne déchire pas aussi la double paroi.
Deuxième énumération : l'extinction utilise des moyens fixes incendie (déversoirs, couronne mixte),
ce qui est nécessaire vis à vis du délai d'intervention visé. L'exploitant doit être autonome en protection
incendie.
Troisième énumération : des exigences supplémentaires en matière de protection incendie sont
demandées :
- couronne de refroidissement pour le réservoir (paroi interne) et la double paroi externe
- moyens fixes de déversement de mousse pour le réservoir
- espace annulaire muni de moyens fixes de déversement de mousse (déjà demandé dans le 22.3)
- la détection de liquide inflammable (quelle que soit la catégorie) entraîne le déversement de
mousse dans l'espace annulaire (c'est une mesure préventive pour des légers, mais ce n'est pas
justifié pour des produits non volatils comme la catégorie C)
- la détection feu provoque le déclenchement de déversement de mousse dans l'espace annulaire et
la mise en service de la couronne de refroidissement de la double paroi ( mesure très
importante, car il faut aller vite)
- le temps de mise en œuvre des moyens doit être inférieur à 5 mn (attention aux colonnes sèches)
- il doit y avoir du personnel formé sur le site, pour pouvoir opérer ces moyens en manuel
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : cet alinéa fixe des exigences supplémentaires en matière de protection incendie.
L'exigence ne couvre que le feu d'espace annulaire mais tel que c'est rédigé, cela couvre toutes les
doubles parois tant béton que métal.
L'équipement de secours en matière de déversement de mousse peut être un canon (il n'est pas exigé
que l'équipement de secours soit un moyen fixe).
De même l'équipement de secours pour l'émulseur peut être un conteneur avec une aspiration par
venturi.
Deuxième alinéa : demande une possibilité de réalimenter le réseau incendie par les secours publics.
Il est aussi demandé un test par an.
COMMENTAIRES
L'article s'applique aux réservoirs nouveaux et existants (16/11/2015).
Il y a très peu de réservoirs double parois actuellement en opération en France (quelques double
parois béton et 2 réservoirs à double parois métal). Pour l'existant, les mesures s'appliqueront à ces
réservoirs dans un délai de 5 ans (16/11/2015).
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : il est demandé au moment de la construction le respect de codes et normes adaptés.
Les normes de repérage existantes sont de la série NFX 08-10x (différentes normes pour divers types
d'activités) mais on peut aussi utiliser des coupes de pont de tuyauterie. La notion de "tuyauterie
accessible" n'est pas plus définie.
Deuxième alinéa : pas de commentaire particulier.
5.26.2 CANIVEAUX
TEXTE DE L'ARRETE
26-2. Lorsque les tuyauteries de liquides inflammables sont posées en caniveaux, ceux-ci sont équipés
à leurs extrémités et tous les 100 mètres de dispositifs appropriés évitant la propagation du feu et
l’écoulement des liquides inflammables au-delà de ces dispositifs.
Cette disposition est applicable aux installations précédemment soumises à l’arrêté du 9 novembre
1972 fixant les règles d'aménagement et d'exploitation des dépôts d'hydrocarbures liquides dans un
délai de 5 ans après la date de parution du présent arrêté et n’est pas applicable aux autres
installations existantes.
COMMENTAIRES
Il s'agit d'une disposition ancienne issue du RAEDHL. Le texte ne précise pas exactement ce qu'est un
caniveau, mais cela peut concerner un pipe-way creusé (en fait susceptible de canaliser un liquide et
de propager le feu).
Dictionnaire : caniveau : petit canal ou conduit destiné à recevoir des tuyaux, des câbles
électriques.
Le but est d'éviter la propagation du feu dans les caniveaux, par mise en place de murs ou de barrage
de terre (la nature du dispositif n'est pas précisée).
MODALITES ET DELAIS D'APPLICATION
La mesure s'applique aux installations nouvelles et existantes mais uniquement à celles qui étaient
soumises au RAEDHL (donc des dépôts). Délai 16/11/2015
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
5.26.3 DIVERS
TEXTE DE L'ARRETE
26-3. Les tuyauteries vissées d’un diamètre supérieur à 50 millimètres, transportant un liquide
inflammable, sont autorisées à l’intérieur des rétentions sous réserve que le vissage soit complété par
un cordon de soudure.
26-4. Le passage au travers des murs en béton est compatible avec la dilatation des tuyauteries.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : le risque est que le raccord vissé lâche dans le feu. On bloque donc le filetage par un
cordon de soudure. Les raccords filetés sont rarement utilisés dans le milieu pétrolier mais peuvent
être rencontrés dans le cadre de la chimie fine. Cette mesure ne vise que les tuyauteries de liquides
inflammables.
Deuxième alinéa : Le risque est de bloquer une tuyauterie au passage d'un mur de cuvette et que les
dilatations endommagent soit la tuyauterie, soit le mur de cuvette. Cela se résout soit en jouant sur la
flexibilité de la tuyauterie (coudes dans la cuvette), soit en ayant un dispositif permettant à la tuyauterie
de se dilater librement (dilatation liée à l'exploitation normale) au passage du mur.
MODALITES ET DELAIS D'APPLICATION
L'article s'applique aux tuyauteries desservant des réservoirs nouveaux et existants, mais pas en
dessous d'un seuil de 10 m³ équivalent.
La mesure s'applique aux installations existantes à date de la prochaine inspection interne et à date de
10 ans (16/11/2020) pour les réservoirs ne faisant pas l'objet d'une inspection interne.
COMMENTAIRES
Voir fiche N°7 – Vannes de pied de bac et tenue au feu des tuyauteries.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
La notion de pompe de transfert n'est pas définie. On peut comprendre que sont exclues les pompes
annexes telles que vidange d'égouttures, de brassage, etc.
Le but est d'éviter les échauffements de pompes tournant à débit nul qui peuvent provoquer fuite et
feu. La sécurité peut être soit une sécurité :
- détectant un débit nul
- détectant une intensité basse sur la pompe
- détectant un échauffement anormal dans la pompe
La demande figurait déjà dans l'IT 89.
Les seuils de puissance sont faibles, il n'a pas été possible de prouver l'absence de risque pour des
puissances supérieures.
COMMENTAIRES
Cette disposition est issue du plan de modernisation des installations industrielles.
Le but est donc de constituer un dossier de suivi (similaire à un dossier d'appareil à pression) pour
tous les réservoirs visés.
Le seuil pour le dossier de suivi est de 10 m³ équivalent :
- 1 m³ de liquide extrêmement inflammable
- 10 m³ de catégorie B
- 50 m³ de catégorie C
- 150 m³ de catégorie D
Attention, ces seuils peuvent être plus faibles pour les produits classés dangereux pour
l'environnement dans le cadre du plan de modernisation des installations industrielles (arrêté du 4
octobre 2010) :
- 100 m³ de capacité réelle pour les produits R51 ou R 51/53 (ou mention de danger H411)
- 10 m³ de capacité réelle pour les produits R 50 ou R50/53 (ou mentions de danger H400 ou H410)
Il est probable que bien des informations ne seront plus disponibles pour des réservoirs anciens.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : le périmètre concerne les réservoirs d'une capacité supérieure à 10 m³ équivalents. A
partir de ce volume, les réservoirs sont soumis à un programme d'inspection.
Ce plan d'inspection comprend :
- des visites de routine sur base annuelle ;
- des inspections externes détaillées ;
- des inspections internes (hors exploitation détaillées).
Voir les sous-chapitres correspondants.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
La visite de routine peut être faite par un opérateur.
Elle est normalement soutenue par une check-list.
Pour plus de détail voir le document : Guide d’inspection et de maintenance des réservoirs aériens
cylindriques verticaux édité dans le cadre du plan de modernisation des installations industrielles. Des
exemples de check-list y figurent.
COMMENTAIRES
Pour plus de détail sur le contenu de l'inspection voir le document : Guide d’inspection et de
maintenance des réservoirs aériens cylindriques verticaux, édité dans le cadre du plan de
modernisation des installations industrielles.
La fréquence est quinquennale. Pour certains stockages directement associés à la fabrication, il peut
être utile de synchroniser cette visite avec l'arrêt de l'unité lié notamment aux visites réglementaires,
d'où la possibilité de dérogation à la période de 5 ans.
Voir les remarques du 5.28 concernant les différences de seuils d’inspection pour les réservoirs
stockant des produits dangereux pour l’environnement (arrêté du 4 octobre 2010), si l’absence de
risque environnemental n’a pu être démontrée selon la méthodologie décrite dans le guide reconnu
« Guide professionnel pour la définition du périmètre de l’arrêté ministériel du 04/10/2010 ».
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Les inspections internes s'appliquent à partir de 100 m³ équivalent.
Attention, dans le cadre du plan de modernisation des installations (arrêté du 4 octobre 2010), le seuil
d’inspection interne pourra être plus faible pour les produits dangereux pour l'environnement, soit 100
m³ réels.
Dans le cadre de la réglementation hydrocarbures, les fuels lourds étaient exemptés d'inspection
interne. Cette exemption n'existe plus26.
Etaient également exemptés de visite interne les réservoirs "lorsque des dispositions techniques sont
prises pour déceler toute fuite dans les fonds des réservoirs". Cette exemption n'existe plus, sauf
lorsque le réservoir n’est pas en contact direct avec le sol et que sa paroi est entièrement visible de
l’extérieur.
Pour plus de détails sur le contenu de l'inspection voir le document « Guide d’inspection et de
maintenance des réservoirs aériens cylindriques verticaux » édité dans le cadre du plan de
modernisation des installations industrielles.
A noter qu'aucun contrôle à 100 % des soudures du fond n'est demandé.
La fréquence est décennale. Il est possible d'aller jusqu'à 20 ans sous réserve d'analyse de la criticité
du réservoir selon un guide reconnu (cité plus haut).
26 L'exemption visait aussi les huiles et graisses, mais ce ne sont pas des liquides inflammables. Ces produits ne sont donc pas
visés par l'arrêté.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
5.29.5 TRAITEMENT
TEXTE DE L'ARRETE
29-5. Les écarts constatés lors de ces différentes inspections sont consignés par écrit et transmis aux
personnes compétentes pour analyse et décision d’éventuelles actions correctives.
COMMENTAIRES
C'est notamment à appliquer lors de visites de routine, ce qui implique une check-list pour noter les
remarques. Un exemple de check - list est fourni dans le guide cité précédemment.
5.29.6 COMPETENCES
TEXTE DE L'ARRETE
29-6. Les inspections externes et hors exploitation sont réalisées :
- par des services d’inspection de l’exploitant reconnus par le préfet ou le ministre chargé du
développement durable ou,
- par un organisme indépendant habilité par le ministre chargé du développement durable pour
toutes les activités de contrôle prévues par le décret du 13 décembre 1999 susvisé ou,
- par des inspecteurs certifiés selon un référentiel professionnel reconnu par le ministre chargé du
développement durable ou,
- sous la responsabilité de l'exploitant, par une personne compétente désignée à cet effet, apte à
reconnaître les défauts susceptibles d'être rencontrés et à en apprécier la gravité. Le préfet peut
récuser la personne ayant procédé à ces inspections s'il estime qu'elle ne satisfait pas aux
conditions de l’alinéa précédent.
COMMENTAIRES
Les inspections externes et internes doivent être réalisées par du personnel compétent (globalement
les mêmes qui peuvent faire des inspections appareils à pression) :
- service inspection reconnu au niveau de l'établissement (SIR) ou au niveau central
- organisme habilités "appareils à pression" (APAVE,..)
- inspecteurs certifiés
- service inspection usine
Il existe des formations spécialisées en inspection de réservoir.
5.29.7 GUIDES
TEXTE DE L'ARRETE
Lorsqu’un guide professionnel portant sur le contenu détaillé des différentes inspections est reconnu
par le ministre chargé du développement durable, l’exploitant le met en œuvre sauf s’il justifie le
recours à des pratiques différentes.
Lorsque les réservoirs présentent des caractéristiques particulières (notamment de par leur matériau
constitutif, leur revêtement ou leur configuration) ou contiennent des liquides inflammables de
caractéristiques physico-chimiques particulières, des dispositions spécifiques peuvent être adaptées
(nature et périodicité) pour les inspections en service et les inspections hors exploitation détaillées sur
la base de guides reconnus par le ministre chargé du développement durable.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : il n'y a pour l'instant qu'un seul guide reconnu : le guide d’inspection et de
maintenance des réservoirs aériens cylindriques verticaux édité dans le cadre du plan de
modernisation des installations industrielles par l'interprofession (UFIP, UIC, UNGDA, USI, EDF). Il
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
pourra y en avoir éventuellement d'autres dans le futur, notamment pour couvrir des types de
réservoirs bien spécifiques. Le CODRES division 2 auquel se réfère souvent l'administration n'est pas
un guide reconnu (ni l'API 653 ou l'EEMUA 159 – mais le guide professionnel s'inspire très largement
de ces documents). Par contre si le réservoir est un équipement sous pression, l'usage des guides
d'inspection (DT84 par exemple) est possible.
A supposer que plusieurs guides viennent à être reconnus, l'exploitant ne devra bien entendu en
appliquer qu'un seul (et pas tous simultanément).
Le guide reconnu doit être appliqué "sauf justification". Il peut donc y avoir des variations locales.
Deuxième alinéa : dans le cadre du guide on pourra adapter les règles ci-dessus pour des réservoirs
particuliers : axe horizontal, métallurgie ou revêtements particuliers.
COMMENTAIRES
L'article 29 s'applique aux réservoirs nouveaux et existants, dont certains n'ont jamais fait l'objet
d'aucune inspection.
Le programme (= planification) doit être mis en place d'ici le 30 juin 2012.
Pours les réservoirs déjà soumis à inspection interne au titre de la réglementation hydrocarbures et
n'ayant pas été inspectés depuis plus de 20 ans, il est prévu des aménagements de délai.
Les inspections sont à planifier dans les 10 ans à venir pour les réservoirs n'ayant jamais fait l'objet
d'aucune inspection.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : un état des stocks (= quantités et natures des produits contenus dans les réservoirs)
doit être établi journellement (en fin de journée, en cas de fonctionnement discontinu des installations).
Si le site est fermé le week-end, sans mouvement de produit, il n'y aura pas à faire d'inventaire pour
ces jours non travaillés.
Deuxième alinéa : demande classique de disponibilité des fiches de sécurité
Troisième alinéa : la tenue à disposition de ces documents peut poser problème pour des sites non
gardés. Les fiches sur les dangers des produits peuvent être intégrées au plan d'opération interne,
mais l'état des stocks demandera un protocole de communication (boite à disposition des pompiers).
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
L'article 43 sur l'incendie prévoit également des consignes.
La dernière consigne couvre les opérations de formulation lorsqu'elles se font en stockage relevant de
la nomenclature 1432 (et non pas en unité de fabrication).
MODALITES ET DELAIS D'APPLICATION
L'article s'applique aux installations nouvelles et existantes.
COMMENTAIRES
Il n'est donc pas possible de continuer à exploiter un réservoir avec une fuite, même si elle est
collectée / contrôlée.
Il est par contre possible de baisser le niveau pour stopper une fuite sur une virole supérieure.
ème
Cet article ne fait pas obstacle aux réparations provisoires (cf. 3 tiret)
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Cela est typiquement fait via des fiches d'incident, éventuellement informatisées.
Cela ne signifie nullement que chaque incident doit être signalé à l'inspection des installations
classées. Ces fiches sont tenues à disposition.
Seule l'analyse de l'événement est demandée.
En cas de réception non automatique le niveau indépendant ne doit pas être trop près du niveau maxi
d'exploitation, sans quoi on générerait de multiples événements à analyser.
COMMENTAIRES
La hauteur de 5 m figurait déjà pour les matières dangereuses dans l'arrêté ministériel entrepôt
(nomenclature 1510).
Nota : il n'a jamais été précisé si la hauteur des 5 m s'applique au bas ou au haut d'un fût stocké sur
une palette. Normalement on se base sur la hauteur de la palette (c'est de cette hauteur que peuvent
tomber les récipients mobiles).
Cela s'applique aussi aux récipients éventuellement gerbés sur plusieurs hauteurs (quoiqu'il soit
douteux qu'ils résistent à 5 m de gerbage car ce n'est normalement pas prévu).
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier et deuxième alinéa : sauf exception, les flexibles sont interdits dans les stockages de
liquides inflammables. L'article cite quelques exceptions autorisées. Le chargement / déchargement
n'est pas cité car il relève d'une autre nomenclature (1434). Il reste bien entendu parfaitement
autorisé d'utiliser un flexible pour ces opérations.
Il est donc important de se souvenir que cet article ne s'adresse qu'aux stockages et pas à toute une
usine.
Troisième alinéa : les vannes demandées peuvent être les vannes pied de réservoir. Attention, il
s'agit de m³ réels, pas de capacité équivalente.
Quatrième alinéa : le chargement / déchargement, n'étant pas visé, le référence à la réglementation
transport n'est pas pertinente. Ce quatrième alinéa est un reliquat du tronc commun lors de l'écriture
du texte qui aurait du être basculé dans le texte 1434-2.
Cinquième alinéa : aucun critère précis n'est fixé – à juger localement.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa du 36.1 : définit un seuil au delà duquel un gardiennage ou une télésurveillance sont
obligatoires. Il n'y a pas d'obligation pour les catégories D2. Ces seuils sont ceux du RAEDHL. En
dehors des heures d'exploitation doit être compris comme en dehors des heures où du personnel
d'exploitation est présent (opérateurs ou encadrement). Un gardien n'est pas considéré comme un
"exploitant"
Deuxième alinéa du 36.1 : l'intervention visée peut être une fois effectuée la levée de doute, une
première intervention (extincteurs, etc..), et pas forcément la mise en œuvre de l'intégralité des
moyens. Cela ne pose pas de problème pour un gardiennage sur site, mais peut limiter les possibilités
de télésurveillance.
Troisième alinéa et tirets associés du 36.1 : il s'agit de la télésurveillance visée au premier alinéa.
D'autres sites ne répondant pas aux critères du premier alinéa peuvent être sous télésurveillance
(contre l'intrusion par exemple). Ils ne sont pas visés par la prescription.
- il est exigé une détection conformément à l'article 22-9, ce qu'il n'était pas nécessaire de préciser
puisque l'article 22-9 s'applique. Dans le cas d'un site sous télésurveillance et ne répondant pas
aux critères de l'article 22-9 (absence d’effets irréversibles liés à un UVCE sortant des limites du
site), aucune détection n’est demandée.
- il est également exigé une détection incendie (fumée ou feu). Cette détection doit actionner le
refroidissement des installations. Dans un parc de stockage, la gestion d'une telle détection peut
s'avérer complexe, car il faut bien identifier ce qui est en feu.
- en cas de détection, il doit y avoir intervention d'une personne compétente sous 30 mn (délai
pouvant être porté à 60 mn pour les stockages de moins de 1500 m³ (attention capacité réelle, pas
capacité équivalente). Les actions à mettre en œuvre sont typiquement l'appel des secours, la
première intervention, l'arrêt d’urgence,…..
Le délai peut être poussé à 60 mn pour les sites de faible capacité.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Premier alinéa du 36.2 : la présence humaine peut être un simple gardien. En clair, il n'est pas
possible d'approvisionner des réservoirs ou de les vider (sauf poste en libre service sans surveillance)
s'il n'y a pas de présence humaine sur le site, ceci indépendamment des exigences de l'article 16
concernant les réceptions automatiques.
Nota : le brassage d'un stockage, ou une boucle courte à travers un échangeur, n'est pas considéré
comme un mouvement de produit. Un mouvement de produit entraîne une variation de niveau de
réservoir. On peut également tolérer un remplissage pour des raisons de sécurité (par exemple
ouverture d'une soupape de pipeline vers un réservoir de slops). Sans quoi il faudrait une présence
humaine dans chaque station de pompage.
COMMENTAIRES
Il n'y a en fait que très peu de référentiels (notion juridiquement non définie) concernant la vérification
du matériel de sécurité.
Le guide GESIP 98/01 Guide de sécurité pour l'exploitation des dépôts d'hydrocarbures liquides donne
des indications sur les contrôles typiques du matériel de sécurité.
Pour les installations électriques, la vérification est annuelle.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
TEXTE DE L'ARRETE
L'exploitant recense, sous sa responsabilité, les parties (locaux ou emplacements) de l'installation ou
les équipements et appareils, qui, en raison des caractéristiques qualitatives et quantitatives des
matières mises en œuvre, stockées, utilisées, produites ou transformées, sont susceptibles d'être à
l'origine d'un incendie ou d’une explosion pouvant présenter des dangers pour les intérêts visés à
l’article L. 511-1 du code de l’environnement.
COMMENTAIRES
Ce recensement est fréquemment demandé dans les arrêtés préfectoraux.
"susceptibles d'être à l'origine d'un incendie ou d’une explosion pouvant présenter des dangers pour
les intérêts visés à l’article L. 511-1 du code de l’environnement." doit être compris comme "effet
irréversibles" (au sens de l'arrêté du 29/05/2005, donc respectivement 3 kW/m² pour le thermique,
50 mb pour la surpression ou seuil SEI pour le toxique) dépassant les limites du site.
Le recensement des parties, locaux ou emplacements susceptibles d'être à l'origine d'une explosion
peut se baser sur le zonage ATEX27. Même si les zones ATEX n'ont pas forcement des effets qui
sortent du site, on évite ainsi d'avoir deux zonages qui coexistent.
Le recensement des parties, locaux ou emplacements susceptibles d'être à l'origine d'un incendie doit
être cohérent avec ce qui est présenté dans l'étude de dangers (cuvette, pomperie, entrepôts, etc..),
Le recensement est limité aux installations de stockage et annexes (au périmètre de l'arrêté 1432 A).
Le recensement est limité aux installations qui peuvent être à l'origine d'un incendie ou explosion, donc
typiquement limité à un réservoir et à sa rétention, même si un nuage inflammable peut sortir de la
cuvette.
Attention : à ce recensement est couplée l'obligation d'utiliser un permis de travail / permis de feu.
27 Voir par exemple le rapport GESIP 2004/01 « Guide pour la détermination des zones à risque d’explosion 0, 1 et 2 dans les
industries pétrolières et pétrochimiques
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Cet article vise les effets dominos, puisqu'il faut recenser les matériels qui, impactés par un incendie
ou une explosion, sont susceptibles de provoquer des "effets irréversibles" dépassant les limites du
site (voir article 38).
Ces matériels pouvant être impactés par effet domino peuvent être d’autres réservoirs, mais
également des équipements liés à des activités ne relevant pas de la rubrique 1432, comme par
exemple des réservoirs de produits toxiques gazeux ou liquides non inflammables, ou sur des sites
industriels des équipements ou capacités de process situés à proximité des réservoirs de stockages de
liquide inflammable.
La source de l'agression est limitée aux zones ou équipements définis à l'article 38 (donc des
installations de stockage de liquides inflammables et annexes) avec une limite de distance de 20
m.
Nota, il s'agit d'un simple recensement, aucune résistance spécifique n'est demandée, mais il est
prudent de montrer que le risque est maitrisé (ce sera sans doute une demande locale).
Si l'effet domino envisagé à partir de ces matériels n'a pas d'effets irréversibles hors du site, l'appareil
ou équipement en question n'a pas à être intégré dans ce recensement.
EN PRATIQUE :
La meilleure approche semble de recenser d'abord ce qui peut avoir des effets irréversibles hors du
site (réservoirs, cuvettes, équipements process, ,,..) puis de voir quels sont les scénarios accidentels
sur des équipements relevant de la nomenclature 1432 A situés à moins de 20m qui peuvent les
impacter.
L'approche est déterministe, il n'est pas tenu compte des probabilités. Il n'est pas tenu compte de la
protection incendie (qui est une mesure efficace pour lutter contre les effets dominos), mais on pourra
raisonnablement, pour éviter d'aller trop loin, exclure les phénomènes à cinétiques lentes (type boil-
over).
Agressions toxiques : elles n'endommagent pas le matériel donc aucun effet domino n'est à craindre.
L’arrêté ministériel du 29/09/2005 ne définit d’ailleurs aucun seuil d’effet domino pour les phénomènes
toxiques.
Agressions thermiques :
- réservoirs situés dans la même cuvette, ils peuvent être victimes d'effets dominos (en l'absence de
protection)
- réservoirs situés hors cuvette : on se basera sur le seuil de 12 kW/m²29 comme seuil d'apparition
des effets dominos. Le risque est un feu de réservoir, voire une explosion interne mais pas une
pressurisation. Seul un feu de cuvette contenant le réservoir est susceptible de provoquer de
façon réaliste une pressurisation (en l'absence de protection).
- réservoirs de gaz liquéfiés : l'exposition au flux thermique provenant d'un feu de cuvette adjacent
ou d'un feu de réservoir de liquides inflammables (qui ne partagent jamais la même cuvette) n'est
pas suffisante pour affaiblir l'enveloppe métallique d'un équipement sous pression même sans
protection thermique, ni refroidissement (il faudrait des flux incidents > 25 kW/m²).
28 Voir notamment INERIS-DRA 2002-N° 25472 Méthode p our l’Identification et la Caractérisation des effets Dominos, chapitre
5.2.3 ou INERIS DRA-2007-N° 46055/77288 - La résist ance des structures aux actions accidentelles
29 Voir la fiche N° 3 - Implantations. La valeur de 8 kW/m² citée dans l'annexe II de l'arrêté du 29/09/2005 impose d'étudier les
éventuels effets dominos mais ne signifie pas qu'ils se manifestent à cette valeur (voir le nota de l'arrêté).
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Il n'est demandé qu'un recensement des matériels, mais ce recensement, dans le cas des sites
soumis à étude de dangers, devra être cohérent avec la prise en compte des effets dominos
demandée par la réglementation pour ces études.
Les moyens de prévention typiquement en place sont la protection incendie, les évents d'urgence
(pressurisation), les vannes d'isolement, etc., …
COMMENTAIRES
Premier alinéa : Cet article ne fait pas obstacle aux zones ATEX (qui selon leur définition sont déjà
des zones considérées comme "dangereuses" pour l'opérateur et dont on se protège par l'absence de
sources d'inflammation). Il vise à éviter pour des locaux de stockage ou annexe au stockage
(pomperie) des accumulations particulièrement dangereuses pouvant aggraver les conséquences de
feu ou d’explosion (notamment avec des effets à l'extérieur du site).
La ventilation (qui peut être naturelle) est à mettre en regard des sources de vapeurs liées à
l'exploitation. Il est clair que cela ne couvre pas des accidents "catastrophiques" tels que rupture d'une
tuyauterie ou d'un emballage agréé transport de matières dangereuses. Le caractère dangereux de
l'accumulation doit aussi être mis en regard des sources d'inflammation présentes.
Deuxième alinéa : prescription pouvant poser problème si elle est appliquée à la lettre. Les caniveaux
et l'éventuel séparateur d'hydrocarbures sont propices à l'accumulation de vapeurs (surtout s'ils
véhiculent des liquides inflammables volatils). Ils sont le plus souvent classés en zone ATEX.
Troisième alinéa : Cette disposition vise plus particulièrement les réchauffeurs dans les stockages.
A noter qu'à titre de bonne pratique, il convient de s'inquiéter du risque de retour de liquide
inflammable dans tous les réseaux d'utilité (vapeur, mais aussi condensats, eau, air, azote,..).
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : bien que ce ne soit pas mentionné, il s'agit des parties visées à l'article 38.
L'exploitant peut bien entendu étendre cette interdiction à un périmètre plus large.
Il faut en fait distinguer deux types des risques :
- le risque d'incendie apporté par les "feux nus" : tels que cigarette, briquets, chalumeaux,
meuleuses,…
- le risque d'explosion : lié à l'utilisation en zone à risque d'explosion, du matériel listé ci-dessus
mais aussi de matériel non prévu pour fonctionner en atmosphère explosive.
Deuxième alinéa : la liste des travaux conduisant à une augmentation des risques est liée à
l'appréciation de l'exploitant, mais cela couvre au minimum les travaux à point de feu. Les parties
visées à l'article 38 sont les parties ou emplacement à risque d'incendie ou d'explosion. L'exploitant
peut bien entendu étendre cette interdiction à un périmètre plus large.
La différence de formulation entre alinéas 1 et 2 est liée à une concaténation d'article.
L'obligation d'avoir un permis de travail s'applique tant aux entreprises extérieures qu'au personnel
interne, mais pour des travaux de maintenance ou d'aménagement (= travaux neufs).
L'utilisation du permis doit être accompagnée d'une consigne "particulière". Le terme est ambigu.
La consigne "particulière" correspond aux instructions spécifiques et aux mesures de maîtrise du
risque feu ou explosion, qui en général sont décrites sur le ou les permis. Il peut s'agir également d'une
consigne générale sur les travaux à risques, notamment à point de feu, valable pour une installation
complète ou un secteur d’exploitation.
Il est recommandé de ne pas faire un document supplémentaire mais de tout intégrer dans le permis
de travail ou permis de feu.
Troisième alinéa : l'article R. 4512-6 et suivants du code du travail visent les plans de prévention
"entreprises extérieures". Les permis doivent être visés par les deux parties (ce qui est la règle
habituelle). Le vocabulaire est un peu fluctuant ("travail", "intervention"). On vise en fait le même
concept.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Quatrième alinéa : il y a obligation à l'exploitant (ou son représentant) d'aller sur le terrain à la fin des
travaux. Le but est notamment de vérifier s'il n'y a pas de feu qui couve.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : les textes réglementaires auxquels on peut se référer sont :
- la protection foudre : le texte en lui-même ne précise rien, mais les guides précisent les modalités
de mise à la terre
- la protection des travailleurs contre les risques électriques
Les bonnes pratiques de protection contre la foudre (voir rapport GESIP 2009/01) donnent le nombre
de mises à la terre nécessaire pour divers types et tailles de stockages.
Autres sources de bonne pratique : codes de construction, guides électricité statique30,..
30 Voir par exemple le rapport GESIP n° 2006/01 « Gui de électricité statique dans les industries chimiques et pétrolières »
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
TEXTE DE L'ARRETE
L'exploitant prend les dispositions nécessaires pour quantifier et limiter les émissions de COV de ses
installations en considérant les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement
acceptable et en tenant compte de la qualité, de la vocation et de l'utilisation des milieux environnants,
conformément aux articles R. 512-8 et R. 512-28 du code de l’environnement.
L’exploitant réalise un inventaire des sources d’émission en COV canalisés et diffus. La liste des
sources d’émission est actualisée annuellement et tenue à disposition de l’inspection des installations
classées.
Pour les réservoirs de stockage, l’inventaire contient également les informations suivantes : volume,
produit stocké, équipement éventuel (par exemple toit flottant ou écran flottant) et des informations sur
le raccordement éventuel à un dispositif de réduction des émissions.
L’exploitant tient à la disposition de l’inspection des installations classées un dossier contenant les
schémas de circulation des liquides inflammables dans l’installation, la liste des équipements
inventoriés et ceux faisant l'objet d'une quantification des flux de COV, les résultats des campagnes de
mesures et le compte-rendu des éventuelles actions de réduction des émissions réalisées.
Les dispositions du présent article sont applicables aux installations existantes dans un délai de deux
ans après la date de parution du présent arrêté.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : articles de dispositions générales.
L'article R. 512-28 du code de l’environnement traite de l'arrêté d'autorisation et définit les MTD31 qui
ère nde
s’appliquent différemment selon que les installations sont (1 phrase), ou non (2 phrase), soumises
aux dispositions transposant le directive 2008/1/CE.
Art R 512-28 : Ces prescriptions tiennent compte notamment, d'une part, de l'efficacité des
meilleures techniques disponibles et de leur économie, d'autre part, de la qualité, de la
vocation et de l'utilisation des milieux environnants ainsi que de la gestion équilibrée de la
ressource en eau. Pour les installations mentionnées au b du 4° du II de l'article R. 512-8 , ces
prescriptions comprennent des valeurs limites d'émissions fondées sur les meilleures
techniques disponibles, au sens de la directive 2008/1/CE du 15 janvier 2008 relative à la
prévention et à la réduction intégrées de la pollution, sans prescrire l'utilisation d'une technique
ou d'une technologie spécifique, en prenant en considération les caractéristiques techniques
de l'installation concernée et son implantation géographique.
Art 512.8 4b) Pour les catégories d'installations définies par arrêté du ministre chargé des
installations classées, ces documents justifient le choix des mesures envisagées et présentent
31 MTD: acronyme pour meilleures techniques disponibles. Ces meilleurs techniques disponibles sont formalisées dans des
BREF's, documents de référence, téléchargeables sur le site AIDA de l'INERIS http://www.ineris.fr/aida/ . Les stockages sont
concernés par la bref transverses EFS Emissions dues au stockage des matières dangereuses ou en vrac (392 pages ! sans
les illustrations de la version anglaise qui n'ont pas été traduites).
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
L'article R. 512-8 du code de l'environnement traite des études d'impact. Mais le II 4) b) de cet article
qui fait références aux MTD au sens de la directive 2008/1/ CE du 15 janvier 2008 n’est pas applicable
à la rubrique 1432. En effet, la rubrique 1432 n’est pas mentionnée dans l’arrêté du 29/06/2004
modifié relatif au bilan de fonctionnement, qui est l’arrêté visé à cet alinéa. Ainsi, les meilleures
techniques disponibles au sens de la directive 2008/1/CE du 15 janvier 2008 dite IPPC ne sont pas
applicables. Par voie de conséquence, les BREFs, notamment le BREF stockage, ne sont pas
concernés par le texte et l'exploitant d'un stockage n'a pas à se justifier par rapport à ce document.
Par contre le nouveau texte de l'arrêté, , tient compte des MTD, notamment pour les objectifs de
réduction des émissions (article 48). Respecter le texte c'est donc en quelque sorte appliquer les
MTD. L'exploitant n'a donc qu'à se justifier du respect de l'arrêté.
Deuxième alinéa : voir le chapitre définitions pour bien différencier émissions canalisées et diffuses.
Les émissions des réservoirs de stockages sont des émissions diffuses, sauf si elles sont collectées et
traitées (via un dispositif de réduction des émissions tel que URV32, colonne de lavage, etc..).
Ne sont visées que les émissions liées aux stockages et aux installations annexes (mais une
disposition similaire existe pour les chargements / déchargements.
A noter que pour un stockage de liquides, les émissions fugitives (brides, vannes) sont négligeables
par rapport aux émissions des stockages via les évents ou le toit et son joint. La norme NF EN 15446
-5
sur les mesures des émissions fugitives cite une valeur moyenne de 4.2 10 kg/h d'émission pour une
bride dans le cadre des terminaux pétroliers. En comptant environ 50 brides par réservoir (et les
tuyauteries associées), on obtient une émission de l'ordre de la vingtaine de kg par an. On voit bien
que pour les réservoirs, les émissions fugitives sont globalement inférieures d'un ou plusieurs
ordres de grandeur à celle du réservoir lui-même.
Troisième alinéa : pour les stockages la liste des émissions s'accompagne de renseignement sur le
réservoir (taille, type, produits stocké). Ces renseignements sont utiles pour l'évaluation des émissions.
Nota : cette exigence s'applique à tous les réservoirs, même si les émissions ne sont finalement pas
évaluées.
Quatrième alinéa : le but est de rassembler dans un dossier les différents éléments cités ci-dessus.
L'exigence d'y inclure les schémas de circulation des liquides inflammables peut être difficile à réaliser
pour un petit établissement. Il n'est pas précisé quelle doit être la précision de ces schémas.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : il s'agit globalement de la reprise des valeurs figurant à l'arrêté du 2 février 1998 (qui
ne s'appliqueront plus aux stockages de liquides inflammables).
Voir le chapitre définitions pour bien différencier émissions canalisées et diffuses ; les émissions des
réservoirs de stockages sont des émissions diffuses, sauf si elles sont collectées et traitées (via
un dispositif de réduction des émissions tel que URV, colonne de lavage, etc..).
Ne sont visées que les émissions liées aux stockages et aux installations annexes (mais une
disposition similaire existe pour les chargements / déchargements).
Deuxième alinéa a) : il s'agit d'un flux horaire (mesuré sur une heure et non pas moyenné sur une
journée ou une année).
Troisième alinéa b) : donc pour une essence ayant une Tv à 20°C de 13 kP a, la valeur limite à
respecter serait de 13 x 1.2 = 15.6 g/Nm³. L'arrêté ne dit pas quelle valeur prendre en cas d'URV
collectant plusieurs produits (c'est le plus volatil qui sera dimensionnant). La valeur obtenue par le
calcul est plafonnée à 35 g/Nm³.
Rappel : cela ne concerne que les stockages (rarement reliés à une URV), mais une disposition
similaire existe pour les chargements / déchargements.
Quatrième à septième alinéa c) : contrairement aux chaudières, les valeurs sont mesurées en N/m³ à
teneur en oxygène telle qu'elle est dans les fumées (et non pas ramenée à 3 %).
Huitième et neuvième alinéa d) : bien que se voulant autoporteur l'arrêté est obligé de faire référence
à l'annexe II de l'arrêté du 2 février 98. Une quarantaine de composés chimiques sont cités (oxygénés,
chlorés, amines,..). Tous les produits cités ne sont pas forcément des liquides inflammables.
Dixième à treizième alinéa e) : les valeurs sont celles de l'AM du 2/02/98. Nota : en cas de
raccordement à une URV, c'est le b) qui s'applique..
COMMENTAIRES
Il s'agit des dispositions classiques de l'arrêté du 2 février 98. Il est rare d'émettre 150 kg/h de COV
avec des stockages, via des émissions canalisées.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
3
Liquide inflammable de première catégorie à Pv > 25 kPa 10 m
COMMENTAIRES
La quantification est annuelle (l'arrêté ne le précise pas).
Il ne s'agit pas d'une mesure, mais d'un calcul. Les résultats des calculs sont consignés dans le
dossier prévu à l'article 44.
L'arrêté du 2 février 98, prévoit que l'on puisse estimer globalement les émissions par bilan matière
(c'est notamment le cas des activités "solvants" – cf. article 50). Dans ce cas, la quantification par
réservoir n'est pas demandée, mais il faudra, pour les réservoirs concernés, justifier des objectifs de
réduction.
Le volume de la colonne 2 du tableau est la capacité du réservoir.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Produits visés
L'arrêté fixe des couples de tensions de vapeur et de volume de réservoirs pour lesquels les émissions
doivent être évaluées (quel que soit le type du réservoir).
Il est important de noter que le tableau ne mentionne que les liquides extrêmement inflammables
(catégorie A pour les ICPE) et les inflammables de la première catégorie (catégorie B – point d’éclair <
55°C). Il n'y a donc aucune demande pour l'évaluati on des émissions des produits de catégorie C
(gazole notamment).
COMMENTAIRES
L'arrêté reprend le même principe d'objectif de réduction en fonction du diamètre que celui figurant
dans l'arrêté du 4/09/86.
L'obligation de réduction ne s'applique :
• qu'à partir d'un volume de 1500 m³
• qu'à partir d'un seuil de tension de vapeur de 1.5 kPa (= 15 mb) à 20°C. Les seuils sont donc
identiques à ceux de l'arrêté de 86 (Tv REID ≥ 30 mb). Notamment, le jet fuel n'est pas
concerné
Il concerne par contre toutes les natures de liquides inflammables et plus uniquement les
hydrocarbures, ce qui est un notable élargissement du périmètre de l'AM du 4/09/86.
La nouveauté est que l'objectif de réduction intègre le taux de rotation, c'est à dire le rapport du volume
circulant au volume du réservoir. Dans le cas d'un ensemble de réservoirs stockant le même produit, le
taux de rotation par réservoir n'est peut être pas connu, on prendra alors le taux moyen pour
l'ensemble des réservoirs (influence négligeable sur les émissions).
Le seuil de 2 tonnes par an doit être compris de la façon suivante : le taux de réduction doit être
appliqué jusqu'à ce qu'il soit atteint ou que les émissions soient devenues inférieures à 2 tonnes par
an. Cette mesure a été introduite car dans certaines configurations (très faible taux de rotation) il est
impossible d'obtenir le rendement demandé.
Le pourcentage de réduction est apprécié par rapport à un réservoir à toit fixe dit "de référence", c'est
à dire :
- de géométrie identique : même diamètre, hauteur et donc volume
- contenant le même produit
- ayant le même taux de rotation annuel de produit en service remplissage / vidange : c'est à dire
que les émissions de ce réservoir de référence seront calculées en estimant que le réservoir se
vide intégralement et se remplisse (alors que le réservoir peut fonctionner à niveau régulé en
remplissage / vidange simultanée)
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
La réduction des émissions passe principalement par la mise en place d''un toit ou d'un écran flottant,
ou pour les réservoirs qui en sont déjà munis, de l'amélioration de la qualité du joint. D'autres
techniques sont possibles :
- connexion à une URV, une torche, etc..
- équilibrage
- réduction des COV sur d'autres stockages ou d'autres installations du site (voir article 50 –
concept de bulle)
COMMENTAIRES
L'objectif de réduction des émissions est renforcé :
• pour les produits les plus volatils : Tv > 50 kPa (500 mb à 20°C), avec toujours le seuil de 2
t/an
• rejets supérieurs à 200 kg/an de
- composés CMR (cat 1 et 2)
- composés R 40 halogénés (bien peu sont des liquides inflammables)
- composés visés à l'annexe III de l'arrêté du 2 février 98
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Les composés les plus volatils sont typiquement des essences particulièrement légères (Tv Reid ≈ 90
kPa) ou des C5.
Pour l'application du seuil de 200 kg, il faut, si le calcul est possible, bien cerner les COV émis. Un
produit peut être étiqueté R45 à cause de fractions lourdes qui ne se retrouvent pas dans les COV
émis, ne justifiant ainsi pas un objectif de réduction renforcée.
Nota : en ce qui concerne le benzène, il est rappelé qu'une coupe en contenant plus de 10 % ne relève
plus de la nomenclature 1432, mais des toxiques (nomenclature 1131). L'arrêté ne s'applique donc
pas.
Le seuil d'application en volume (1500 m³) n'est plus rappelé, mais la formulation "Les pourcentages
de réduction exprimés ci-dessus sont remplacés par" fait le lien avec 48.1 et son périmètre
d'application.
COMMENTAIRES
L'article s'applique aux installations nouvelles et existantes avec comme délai la date de la prochaine
inspection interne (à défaut 10 ans – 16/11/2020 si pas de visite interne).
Si l'on est visé par les objectifs de réduction renforcée, et s'ils ne sont pas respectés, il faut en informer
l'inspection des ICPE.
b) équipés d'un toit flottant interne doté d'un joint primaire conçu de manière à permettre une
retenue des vapeurs globales de 90% ou plus par rapport à un réservoir comparable à toit fixe
sans dispositif de retenue des vapeurs.
49-4. Les dispositions en matière de retenue des vapeurs des points 49-2 et 49-3 ne s'appliquent pas
aux réservoirs à toit fixe des terminaux où le stockage intermédiaire des vapeurs est autorisé
conformément aux dispositions de l’arrêté du 8 décembre 1995 susvisé.
COMMENTAIRES
Il s'agit de la recopie des prescriptions de l'arrêté du 8/12/95 concernant la réduction des émissions de
COV résultant du stockage de l'essence et de sa distribution, des terminaux aux stations services.
Cet arrêté (issu d'une Directive Européenne) avait une approche différente, puisqu'il imposait des
moyens et non pas des seuls objectifs de réduction des émissions.
Rappel : ne s'applique qu'à l'essence carburant (hors aviation) éventuellement non additivée, et pas
aux coupes intermédiaires qui servent à la fabriquer.
Sous article 49.1 : ce sous article impose un double joint sur les stockages à toit flottant d'essence et
une réduction d'au moins 95 % des émissions. Cet objectif peut s'avérer difficile à atteindre pour un
réservoir à toit flottant de faible diamètre (< 20 m) et/ou à faible taux de rotation. Ces configurations
sont rares dans les terminaux d'essence.
En outre, ils sont munis d'une peinture d'un coefficient de chaleur rayonnée totale supérieur ou égal à
70% (renvoi de 70 % du rayonnement solaire reçu) : ce qui implique une peinture blanche, alu brillant
ou du métal poli.
Sous article 49.2 : ce sous article impose diverses mesures complémentaires pour les stockages
d'essences, dans le cas où une récupération de vapeur est requise pour le chargement en vertu de
l'arrêté du 8/12/95. Ce sont en fait tous les chargements d'essences route et fer et les chargements
fluviaux dépassant 150 000 tonnes/an.
Ces réservoirs "nouveaux vis-à-vis de l'arrêté du 8 décembre 1995 (JO du 12/01/1996) doivent être :
a) soit reliés à une URV
b) soit à toit ou écran flottant avec double joint de façon a réduire les émissions de 95 %
Sous article 49.3 : ce sous article impose diverses mesures complémentaires pour les stockages à
toit fixe existants (au moment de la sortie de l'arrêté de 95). Ces réservoirs "existants" doivent être :
a) soit reliés à une URV
b) soit équipés d'écran flottant de façon à réduire les émissions de 90 % (double joint pas
obligatoire)
Sous article 49.4 : ce sous article permet d'utiliser le stockage intermédiaire des vapeurs là où c'est
permis (terminaux de moins de 25 000 t/an). Le stockage intermédiaire de vapeurs consiste à stocker
les vapeurs dans un réservoir ou un gazomètre dans le but :
- d'écouler à petit débit les vapeurs vers une URV (ou un autre système) de capacité
moindre, ne couvrant pas le débit de pointe
- voire de renvoyer les vapeurs si le site dispose d'installations de chargement et de
déchargement
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa - activités "solvant" : les activités visées aux points 19 à 36 de l'article 30 de l'arrêté
du 2 février 98, sont les activités "COV"(visées par la directive 99/13) telles que fabrications de vernis
encres et colles, imprimerie, enduction, utilisation de solvants dans la chimie fine,..).
Ces activités peuvent travailler "au forfait" (par exemple 3 % de perte maxi pour une fabrication
d'adhésifs utilisant plus de 1000 t de solvant par an), ce forfait couvrant toute la chaine de fabrication,
stockages y compris. Les valeurs limites définies pour la seule activité de stockage ne sont donc pas
applicables (à l'exception des émissions de COV spécifiques : CMR cat 1&2, R40 halogénés ou
annexe III).
Second alinéa – (principe de bulle) : il s'agit du schéma de maîtrise des émissions même si le terme
n'est plus cité.
Le concept de bulle permet de raisonner en émissions globales de COV sur un site (stockage,
chargement, unités) et de laisser l'exploitant libre de faire les progrès nécessaires là où il le souhaite.
Les émissions du site ne doivent pas dépasser celles qui seraient atteintes par l'application de la
réglementation ministérielle (sur les stockages et les autres parties du site).
Attention : pour les terminaux d'essence soumis à l'AM du 8/12/95, le principe de bulle ne permet pas
de déroger aux mesures imposées car l'arrêté prescrit des moyens (URV, écrans flottants) et non pas
des valeurs d'émissions.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Les objectifs cités au IV du L 212-1 sont les suivants
IV.-Les objectifs de qualité et de quantité des eaux que fixent les schémas directeurs
d'aménagement et de gestion des eaux correspondent :
1. Pour les eaux de surface, à l'exception des masses d'eau artificielles ou fortement
modifiées par les activités humaines, à un bon état écologique et chimique ;
2. Pour les masses d'eau de surface artificielles ou fortement modifiées par les activités
humaines, à un bon potentiel écologique et à un bon état chimique ;
3. Pour les masses d'eau souterraines, à un bon état chimique et à un équilibre entre les
prélèvements et la capacité de renouvellement de chacune d'entre elles ;
4. A la prévention de la détérioration de la qualité des eaux ;
5. Aux exigences particulières définies pour les zones visées au 2° du II, notamment afin
de réduire le traitement nécessaire à la production d'eau destinée à la consommation
humaine.
Ces objectifs sont inscrits dans les SDAGE (Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des
Eaux) pour les grands cours d'eau mais plutôt dans les SAGE (Schémas d'Aménagement et de
Gestion des Eaux) pour les petits cours d'eau. Ces schéma ne donnent que des objectifs de qualité, ils
ne fixent en aucun cas les normes de rejet directement applicables aux sites.
C'est un rappel de la loi quoique les textes réglementaires actuels ne soient pas aussi prescriptifs que
cela.
L'article L 212-1 précise également que :
V.-Les objectifs mentionnés au IV doivent être atteints au plus tard le 22 décembre 2015.
Toutefois, s'il apparaît que, pour des raisons techniques, financières ou tenant aux conditions
naturelles, les objectifs mentionnés aux 1°, 2° et 3° du IV ne peuvent être atteints dans ce
délai, le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux peut fixer des échéances
plus lointaines, en les motivant, sans que les reports ainsi opérés puissent excéder la période
correspondant à deux mises à jour du schéma directeur d'aménagement et de gestion des
eaux.
VI.-Lorsque la réalisation des objectifs mentionnés aux 1°, 2° et 3° du IV est impossible ou
d'un coût disproportionné au regard des bénéfices que l'on peut en attendre, des objectifs
dérogatoires peuvent être fixés par le schéma directeur d'aménagement et de gestion des
eaux en les motivant.
Les arrêtés d'autorisation doivent tenir compte des objectifs ci-dessus (comme le précise le L212-1)
XI.-Les programmes et les décisions administratives dans le domaine de l'eau doivent être
compatibles ou rendus compatibles avec les dispositions des schémas directeurs
d'aménagement et de gestion des eaux.
Dans la pratique la compatibilité est du ressort des prescriptions de l'arrêté préfectoral.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : Généralités. D'une manière générale, les stockages ne sont pas de gros
consommateurs d'eau. A noter qu'en cas d'incendie, cette prescription ne s'applique pas.
Deuxième alinéa : Cette disposition figurait déjà dans l'arrêté du 2 février 98. Il n'est pas demandé de
compteur pour le prélèvement d'eau incendie.
COMMENTAIRES
Premier alinéa :
"Canalisé" ne veut pas dire uniquement transitant par un tuyau fixe. Plusieurs autres systèmes sont
envisageables : caniveau béton, récipient mobile, flexibles vers camion, drainage vers point bas
cuvette étanche (béton) en vue de traitement ultérieur, etc..
Par contre cela exclut la purge d'un fond de bac d'un réservoir directement faite sur une cuvette en
terre, l'épandage sur site ou le rejet en puits perdu des effluents avant traitement.
Deuxième alinéa : il y a bien entendu une liaison via les installations de contrôle ou de traitement,
mais elle n'est pas directe. Ce qui est interdit est une liaison directe telle que regard avec débordement
ou vanne manuelle non cadenassée. Cet alinéa ne vise que les eaux polluées.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Troisième alinéa : le but est de pouvoir bloquer une arrivée (massive) d'effluents pollués notamment
pour un réseau qui collecte des eaux susceptibles d'être polluées. Le dispositif d'isolement peut être
situé avant ou après l'installation de contrôle / traitement. Il n'est pas forcement unique. Une vanne de
cuvette répond à cette définition (si la vidange va directement vers le milieu naturel), quoi qu'un second
isolement global soit préférable
COMMENTAIRES
Il s'agit le plus souvent d'un schéma et d'un plan des réseaux enterrés et notamment égouts.
Pour l'eau, seules les arrivées d'eau ont à être mentionnées ("eau d'alimentation" ne se limite pas à
eau potable, mais ne vise pas l'intégralité des eaux d'un site, notamment pas les réseaux d'eau de
refroidissement ou l'eau incendie).
Le plan des égouts à jour est un document important pour bien gérer un épandage éventuel.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : objectif général
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Deuxième alinéa : assez difficile à faire dans le cadre d'un réseau étendu. Le contrôle n'est pas
forcément systématique.
Troisième alinéa : redondant avec le premier alinéa.
Quatrième alinéa : le plus souvent on utilise des siphons ou regards coupe-feu sur les bouches de
collecte pour éviter la propagation du feu.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : principe de séparation des réseaux énoncé par l'arrêté du 2 février 98. Dans la
pratique c'est souvent plus compliqué car des sections de voiries peuvent être dirigées vers une
installation de traitement (décanteur notamment). Une solution peut être de considérer que tout ce qui
est dirigé vers le traitement des eaux correspond à des eaux susceptibles d'être polluées. Voir
toutefois le second alinéa qui résout partiellement le problème.
Deuxième alinéa : en ce qui concerne les eaux pluviales propres, la demande de réseau séparé ne
concerne que les sites nouveaux. Il est dommage ne pas avoir fait le lien avec le premier alinéa, qui
traite lui aussi de la séparation des réseaux (il n'aurait fallu faire qu'un seul alinéa).
Troisième alinéa : le contrôle peut être visuel (eau pluviales de cuvettes par exemple), si la nature du
produit permet un contrôle aisé (irisation par exemple). Dans le cas d'une cuvette non étanche (selon
les critères de l'article 22.2.2 qui l'autorise), il n'y a rien à collecter. Cette prescription n'est donc pas
incompatible avec le 22.2.2.
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PARTIE STOCKAGES (1432 A)
5.54.2 CONFINEMENT
TEXTE DE L'ARRETE
Les volumes nécessaires de confinement sont déterminés au vu de l’étude de dangers. Pour les
installations existantes, une étude technico-économique portant sur la possibilité d’atteindre cet objectif
est réalisée sous trois ans suivant la date de publication du présent arrêté.
Les organes de commande nécessaires à la mise en service de ces volumes sont actionnables en
toute circonstance.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : un confinement est donc demandé. Ce confinement vise plus particulièrement les
eaux incendie "hors cuvettes" donc associées à un feu sur des installations annexes (pomperies et
bien entendu poste de chargement / déchargement – la mesure étant répétée dans l'arrêté 1434). Voir
aussi les problèmes de lissage, au 5.54.3.
Deuxième alinéa : précision importante car cela ne veut pas dire qu'il faut une rétention ou un
bassin, mais qu'il faut un volume mobilisable pour retenir les eaux incendies. On peut donc agir en
utilisant le volume du traitement des eaux, en fermant une vanne ou en lançant le pompage des eaux
vers des volumes mobilisables, mais la commande doit être accessible en cas de sinistre.
5.54.3 RUISSELLEMENT
TEXTE DE L'ARRETE
Lorsque le ruissellement sur l’ensemble des surfaces imperméabilisées de l’installation (toitures, aires
de parkings, etc.), en cas de pluie correspondant au maximal décennal de précipitations, est
susceptible de générer un débit à la sortie des ouvrages de traitement de ces eaux supérieur à 10% du
QMNA5 du milieu récepteur, l’exploitant met en place un ouvrage de collecte afin de respecter, en cas
de précipitations décennales, un débit inférieur à 10% de ce QMNA5. Les eaux ainsi collectées ne
peuvent être rejetées au milieu récepteur qu'après contrôle de leur qualité et si besoin traitement
approprié. Les dispositions de cet alinéa ne sont pas applicables aux installations existantes, aux
extensions ou modifications d’installations existantes ainsi qu’aux installations nouvelles construites
dans un établissement existant à la date de publication du présent arrêté.
En cas de rejet dans un ouvrage collectif de collecte, le débit maximal est fixé par convention entre
l’exploitant et le gestionnaire de l’ouvrage de collecte.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : le QMNA5 est la valeur du débit mensuel d'étiage (plus bas débit moyen mensuel)
atteint par un cours d'eau calculée sur 5 ans (les lettres QMNA venant de débit (Q) mensuel (M)
minimal (N) de chaque année civile (A).). C'est donc le plus petit écoulement du cours d'eau récepteur
que l'on rencontrera statistiquement 1 fois sur 5 ans (20 années par siècle) ou, formulé différemment,
le débit mensuel minimal ayant la probabilité 1/5 de ne pas être dépassé une année donnée.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Cette donnée est généralement accessible sur les sites des DREAL, services des eaux ou sur le site
http://www.hydro.eaufrance.fr/.
L'estimation du débit qui peut être rejeté par un site, utilise d'autres données. Le débit maximum de
pluie (maximum décennal) qu'il peut tomber peut être mesuré sur 1h, voire moins (le temps d'avoir un
régime stabilisé en sortie) ou plus (faut-il prendre une pluie sur 24 h ?). L'arrêté ne précise rien à ce
sujet. Le but recherché est d'éviter l'arrivée massive d'eau lessivant des sols industriels dans un cours
d'eau proche de l'étiage (situation typique d'un orage d'été). C'est pour ceci que l'on se réfère au
QMNA5. Si la pluie dure longtemps :
- le cours d'eau récepteur aura gonflé et ne sera plus sensible à ce phénomène.
- les eaux rejetées par le site seront très propres
La durée d'une heure maxi est donc raisonnable.
Cette pluviométrie, rapportée aux surfaces étanchées et drainées permettra en première approche de
déterminer le débit. Les cuvettes font office de bassin de lissage. On peut donc faire le calcul hors
cuvettes.
Ces coefficients de pluviométrie sont difficile à obtenir (des valeurs anciennes ont été publiées dans
l'instruction technique du 22 juin 1977 – données connues sous le nom de coefficients de Montana).
Ces données anciennes sont hélas remises en question par des mesures récentes, mais rien n'est
publié et il faut acheter ces données à Météo France.
A titre d'information, une pluie décennale pendant 1 h c'est 30 millimètres dans le Nord de la France,
60 mm dans le Midi et 40 pour le reste de la métropole. Se baser sur une heure semble raisonnable
car il y aura un lissage naturel dans le cours d'eau.
Ce débit ne doit pas être supérieur à 10 % du QMNA5, sinon il faut mettre en place des bassins de
lissage.
Attention dans le cas de sites nouveaux (notamment avec permis de construire), d'autres
administrations peuvent avoir des exigences de lissage d'une pluie centennale (typiquement le
double d'une décennale pour 1 h).
On peut supposer que cela ne s'applique pas en cas de rejet direct en mer.
Deuxième alinéa : il est d'usage d'établir une convention si l'établissement industriel rejette dans un
réseau public (sauf pour les eaux sanitaires).
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : principe constant d'interdiction de dilution (= apport d'eau propre au rejet pour des
raisons non justifiées). Si le traitement se fait par décanteur, la concentration du rejet ne dépend pas
du débit et cette précision est sans objet.
Deuxième et troisième alinéa : peuvent être considérées comme "matières flottantes" des irisations,
de la mousse, des particules (granulés, agglomérats), des algues,...
Quatrième alinéa : il faut noter que ce n'est pas une interdiction absolue, car des rejets dans les
limites autorisées sont possibles.
Cinquième alinéa : les matières "déposables" sont celles qui décantent de même pour les matières
précipitables, mais c'est suite à réaction chimique. Normalement, il n'y a pas ce type de rejet avec les
liquides inflammables.
COMMENTAIRES
Attention : d'autres normes de rejet peuvent être imposées par d'autres administrations
notamment en cas d'autorisation de rejet vers un réseau public.
Premier alinéa : alinéa très important pour les sites avec des fabrications. Les rejets cités ne
s'appliquent que s'il n'y a pas d'activité de procédé qui modifie notablement la qualité des rejets.
Compte tenu du fait que les valeurs ont été alignées sur celles de l'arrêté du 2 février 98, cette
précision est moins importante.
Température : valeur classique mais en fait difficile à respecter pour un décanteur en plein été. Il
vaudrait mieux raisonner en augmentation de température, mais 30°C reste la valeur standard
réglementaire.
pH : valeurs standard (la limite de 8.5 peut être difficile à respecter pour une source d'eau brute très
alcaline)
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
DCO : valeurs standards de l'arrêté du 2 février 98. Il est peu probable qu'un parc de stockage rejette
plus de 100 kg/j de DCO
MES : valeurs standards de l'arrêté du 2 février 98.
Normes : les normes citées par l'arrêté du 7 juillet 2009 (à date du guide soit mi 2011) sont les
suivantes
Paramètre Norme
pH NF T 90008
Matières en NF EN 872
suspension totales
DBO5 NF EN 1899-1 (Dans le cas de teneurs basses, inférieures à 3 mg/l, la norme NF EN
1899-2)
DCO NF T 90101 (Dans le cas de teneurs basses, inférieures à 30 mg/l, et pour les
mesures d’autosurveillance, la norme ISO 15705 est utilisable)
Hydrocarbures NF EN ISO 9377-234 + XP T 9012435
totaux NF M 07-20336 L’utilisation de la norme NF M 07-203 est admise pour les mesures
d’autosurveillance. Dans ce cas et sauf mention contraire figurant explicitement dans
l’arrêté préfectoral d’autorisation, c’est le résultat obtenu par la mise en œuvre de la
norme NF M 07-203 qui permet de juger du respect effectif de la prescription
réglementaire concernant la teneur du rejet en HCT.
Dernier alinéa : l'arrêté du 8 juillet 2010, fixe la liste des substances dangereuses prioritaires dans
l'eau. Attention il y a plusieurs arrêtés du 8 juillet 2010 traitant du sujet. L'arrêté visé est à l'évidence
l'arrêté du 08/07/10 établissant la liste des substances prioritaires et fixant les modalités et délais de
réduction progressive et d’élimination des déversements, écoulements, rejets directs ou indirects
respectivement des substances prioritaires et des substances dangereuses visées à l’article R. 212-9
du code de l’environnement
Il y a deux colonnes dans l'arrêté substances prioritaires et substances prioritaires dangereuses.
Seules les substances prioritaires dangereuses sont visées ici et l'objectif est la suppression totale des
rejets de ces substances. A noter que pour les substances prioritaires (figurent dans la liste le benzène
et le naphtalène), il est également envisagé une réduction progressive.
Cet arrêté est en constante révision. A fin 2010, seules deux substances prioritaires dangereuses
semblant intéresser plus particulièrement les liquides inflammables étaient listées :
- l'anthracène
- les polycycliques aromatiques (HAP)
Ces substances pures ne sont pas des LI mais peuvent se retrouver dans des mélanges ou des
coupes pétrolières à haut point d'ébullition.
34 L'arrêté du 2 février 98 précise que cette norme concerne le cas général hors raffinerie
35 L'arrêté mentionnait que la norme NF EN ISO 11423-1 concernant les BETX devait être remplacée dès sa parution, par la
norme XPT 90 124 qui est sortie est sortie en décembre 2009.
36 L'arrêté du 2 février 98 précise que cette norme est destinée aux raffineries
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : l'arrêté n'a pas à fixer de façon obligatoire une valeur limite de rejet par polluant (en
kg/j), ce qui obligerait à mesurer le débit. Or ce débit est très variable pour un stockage, car il dépend
grandement de la pluie. C'est donc au vu de l'étude d'impact, que d'éventuelles valeurs en flux
massiques seront fixées.
Deuxième alinéa : de même en cas de gros débit de rejet (> 10 % du débit moyen du cours d'eau ou
> 100 m³ /jour), l'arrêté fixera une valeur. Il est peu probable qu'un parc de stockage génère un tel
débit.
COMMENTAIRES
Cette mesure vise à pouvoir isoler des zones qui sont normalement drainées vers un réseau d'eau
pluviales propres, mais qui peuvent être néanmoins polluées suite à un sinistre (incendie, fuite).
Exemple : route traversée par des canalisations aériennes.
Si un réseau collecte ces eaux pluviales, alors il doit y avoir une possibilité d'isolement.
A noter que s'il n'y a pas de réseau de collecte (canalisation sur un sol non étanche, un espace vert,..),
rien n'est exigible.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Prescriptions classiques. Il est important de noter que la mesure de débit n'est pas demandée.
Attention : l'exigence de mesure peut venir d'une autre administration notamment en cas
d'autorisation de rejet vers un réseau public.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : pas de commentaire. Les normes de rejet doivent être respectées
Deuxième alinéa : généralités
Troisième alinéa : cela peut être contraignant pour un gros site industriel, avec une station d'épuration
complexe et non pas un simple décanteur. Cette mesure est en fait tirée de la réglementation station
service.
Quatrième alinéa : à noter que figurait dans l'IT 89 une possibilité de déroger aux valeurs après un
incident tel qu'un incendie. Cette possibilité n'est plus reconduite.
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : on vise l'étanchéité des zones où des fuites sont le plus à craindre. Cela ne vise pas
les zones sous de simples tuyauteries. Cela correspond aux pratiques habituelles. Le
dimensionnement de ces rétentions n'est pas précisé.
L'étanchéité éventuelle des rétentions est visée à l'article 22.
Les liquides non dangereux pour l'environnement sont exemptés de toute exigence d'étanchéité (les
critères ne sont donc pas les mêmes que ceux pour les étanchéités cuvette).
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
COMMENTAIRES
Premier alinéa : il y a donc au minimum une surveillance (= contrôle par mesure ou analyse) des
paramètres suivants : Température, pH, Hydrocarbures totaux, Demande Chimique en Oxygène
(DCO), Demande Biochimique en Oxygène sur 5 jours (DBO5), Matières en suspension (MES)
Ces contrôles peuvent être effectués par l'exploitant.
Nota : les prélèvements au décanteur ne sont significatifs que s'il y a du débit circulant.
Deuxième alinéa : règle de surveillance issue de l'arrêté du 2 février 98, mais il est peu probable que
de tels seuils de rejets soient atteints par un parc de stockage.
Troisième alinéa : la fréquence de transmission, n'est pas imposée, elle est à convenir avec
l'inspection des installations classées.
Quatrième alinéa : une fois l'an, les mesures sont effectuées par un laboratoire agréé (figurant sur
une liste publiée par arrêté ministériel37).
Cette série de mesures compte comme une des séries demandées au premier alinéa.
Cinquième alinéa : il est peu probable que de tels seuils de rejets soient atteints par un parc de
stockage (mais ils peuvent l'être pour une raffinerie dans son ensemble). Le cas échéant il faut faire
des mesures en aval du rejet pour démontrer que le rejet n'a pas d'impact sur le milieu naturel (en
supposant qu'il n'est pas déjà impacté en amont !).
Les critères de bon état de la masse d'eau sont généralement annexés au SDAGE (issus d'une
directive européenne).
Il faut dans ce cas essayer de limiter les analyses aux substances relatives à l'activité stockage de
liquides inflammables (issue de la liste des substances prioritaires, pour éviter l’analyse exhaustive des
41 substances de la Directive Cadre Eau) et renoncer à des mesures biologiques qui doivent
normalement être effectuées par les Agences de l’Eau.
Sixième et septième alinéas : la surveillance peut être plus contraignante (plus fréquente ou pour des
flux inférieurs).
37 A date de parution de l'arrêté 1432, c'est l'arrêté du 29 novembre 2006, mais cette liste évolue et l'arrêté est souvent
remplacé par un autre
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SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
La qualité des eaux est également vérifiée au minimum deux fois pendant les sept jours suivant
chaque perte de confinement notable affectant une zone non étanche. En cas de pollution, l'inspection
des installations classées en est immédiatement avisée.
Les dispositions du présent article sont applicables aux installations existantes dans un délai de deux
ans après la date de parution du présent arrêté.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : le seuil repris est celui de l'IT 89. Les fuels lourds ne sont pas intégrés car compte
tenu de leur viscosité, il n'y a pas de pénétration dans le sol.
Le seuil est en capacité réelle, pas en capacité fictive.
Il est demandé au minimum 3 piézomètres pour contrôler la qualité de la nappe : 1 en amont
hydraulique, 2 en aval du site (et non pas de chaque stockage)
Deuxième alinéa : un étude hydrogéologique est nécessaire, ne serait-ce que pour déterminer le sens
d'écoulement de la nappe.
Troisième alinéa : il faut faire une analyse semestrielle. Les paramètres à suivre sont fixés par arrêté
préfectoral. Ils doivent être en relation avec les produits stockés (attention à ne pas se faire imposer
une longue et coûteuse liste, sans rapport avec l'activité actuelle).Il est explicitement fait référence à
l'activité actuelle.
Exemple : une demande de suivi des solvants chlorés est injustifiée, si le site n'en utilise pas !
Quatrième alinéa : les résultats sont transmis (et non pas simplement tenus à disposition) à
l'inspection de ICPE de façon annuelle (donc 2 séries d'analyses semestrielles).
Cinquième alinéa : en cas d'incident (perte de confinement sur une zone non étanche) une
surveillance particulière est mise en place. Au minimum 2 contrôles pendant les 7 jours qui suivent la
fuite.
COMMENTAIRES
Généralités.
COMMENTAIRES
Généralités.
COMMENTAIRES
Généralités.
COMMENTAIRES
Généralités.
Les intérêts visés à l'article L511-1 du code de l'environnement sont : la commodité du voisinage, la
santé, la sécurité, la salubrité publiques, l'agriculture, la protection de la nature, de l'environnement et
des paysages, l'utilisation rationnelle de l'énergie, la conservation des sites et des monuments ainsi
que des éléments du patrimoine archéologique. C'est en fait une formule "réglementaire" qui dit que
les déchets sont éliminés sans impact significatif sur la sécurité ou l'environnement.
COMMENTAIRES
Premier alinéa : idem, généralités. Il peut y avoir un volume significatif de boues à éliminer lors du
nettoyage de certains réservoirs de pétrole brut.
Deuxième alinéa : la réglementation station service prévoyait que les séparateurs débourbeurs
fassent l'objet d'une fiche de suivi. Cette obligation a disparu de l'arrêté 1432 A, mais l'exigence de
conservation a été laissée dans l'article 60. Par sécurité, il est conseillé de tracer les opérations de
nettoyage / curage des installations de traitement d'eau (y compris les bordereaux de suivi
réglementaires correspondants)
COMMENTAIRES
Le registre de déchets dangereux est imposé par l'arrêté du 7 juillet 2005.
L'article 61 va au delà car il oblige à tenir une comptabilité pour tout type de déchets (mais pour les
déchets non dangereux pas forcément un registre aux formes réglementaires).
COMMENTAIRES
Attention : il existe des textes réglementaires généraux concernant le bruit des installations classées et
notamment :
- l'arrêté du 20 août 1985 (applicable aux installations existantes)
- l'arrêté du 23 janvier 1997 (applicable aux installations nouvelles ou modifiées)
L'arrêté du 23 janvier 1997 comprend une disposition similaire à celle de l'article 62
COMMENTAIRES
Les fumées incendie ne sont pas visées.
COMMENTAIRES
La Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR) est la direction du ministère de l'Ecologie
chargée notamment des Installations Classées.
DISPOSITIONS ADMINISTRATIVES
Entrée en vigueur des définitions.
Abrogation effective des textes cités à l'article 64 (dont RAEDHL et pétrole 67).
DISTANCES : AMENAGEMENT
- Récipients mobiles situés à 2 m de la limite de propriété (Article 3 – Implantation)
- Existence d'une clôture (Article 4 – Accès)
- Existence d'un accès pouvant être ouvert immédiatement sur demande des secours (ou
directement par ces derniers). Pas de stationnement gênant pour l'accessibilité (Article 5 –
Accessibilité au site)
EXPLOITATION
- Interdiction des feux nus, permis de feu
- Inventaire des stocks (Article 30 – Inventaire des stocks)
- Consignes diverses obligatoires (Article 31 – Consignes)
- Actions en cas de fuite (Article 32 – Disposition en cas de fuite sur un réservoir)
- Enregistrement et analyse de divers incidents (Article 33 – Enregistrement des événements)
- Surveillance en cas de mouvement produit (Article 36 – Surveillance de l'installation)
- Maintenance et vérifications périodiques (Article 37 – Vérifications périodiques et maintenance)
- Recensement des zones à risques (Article 38 – Recensement des parties de l'installation à risque)
ENVIRONNEMENT : NUISANCES
- Valeurs limites d'émissions canalisées (Article 45 – Valeurs limites des émissions canalisées)
- Hauteurs des rejets canalisés fixées par l'AP. Etude si flux de plus de 150 kg/h
- Applications des dispositions de l'arrêté du 8/12/95 pour les réservoirs des terminaux d'essence
- Principe de bulle (Article 50 – Principe de bulle)
- Ensemble des dispositions "eau" (Article 51 – Protection des ressources en eau et milieux
aquatiques, Article 52 – Prélèvements et consommation d'eau, Article 53 – Gestion des effluents
liquides, Article 54 – Collecte, traitement et rejet des effluents liquides) sauf piézomètre et
confinement des eaux incendie.
- Bonne gestion des déchets (Article 56 – Limitation de la production de déchets)
- Séparation des déchets (Article 57 – Séparation des déchets)
- Stockage temporaire des déchets (Article 58 – Conception et exploitation des installations de
transit de déchets)
- Elimination des déchets (Article 59 – Traitement et élimination des déchets)
- Stockage des boues / fiches de suivi des décanteurs (Article 60 – Boues)
- Comptabilité des déchets (Article 61 – Registre déchets)
- Prévention des nuisances liées aux bruits et vibrations (Article 62 – Nuisances sonores et
vibrations)
- Prévention des nuisances liées aux odeurs (Article 63 – Odeurs)
ARRETE DU 4/09/86
Abrogation logique, car les prescriptions sont intégrées aux articles 44 à 50 du texte 1432 A.
L'IT 89
L'instruction technique du 9/11/1989 n'est pas citée car un arrêté ministériel ne peut pas abroger une
circulaire. Néanmoins son abrogation est prévue.
Le ministère devra faire une circulaire spécifique pour l'abroger (ainsi que les circulaires associées).
ZONES "ATEX"
La réglementation hydrocarbures définissait de façon forfaitaire et réglementaire des zones à risque
d'explosion (zone 1 et zone 2, mais pas zone 0). De nouveaux textes sont venus se superposer à ces
prescriptions :
- arrêté du 31 mars 80 pris au titre des ICPE (qui ne connait pas la zone 0, ni les zones poussières)38
- réglementation ATEX au titre du code du travail
Il s'agit toutefois de textes généraux qui ne dimensionnent pas les zones. Pour le zonage on pourra se
reporter utilement aux guides professionnels suivants :
- Guide GESIP 05/01: guide pour la détermination des zones à risque d’explosion 0, 1 et 2 dans les
industries pétrolière et pétrochimique
- Note technique GESIP 2006/01 du 29/05/2006
- Guide UIC DT 83 – Mise en œuvre de la réglementation relative aux atmosphères explosives ou
« ATEX »
- Guide FIPEC : guides d'application des directives ATEX
- API Recommended Practice 505 - Recommended Practice for Classification of Locations for
Electrical Installations at Petroleum Facilities Classified as Class I, Zone 0, Zone 1, and Zone 2
- ou des guides / recommandations / standards qui ont pu être développés en interne dans telle ou
telle société
FRANGIBILITE
Demandée tant par RAEDHL / pétrole 67 que IT 89 mais avec des formulations différentes. Le texte
intégral est reproduit ci-après pour plus de clarté.
Nota : les mots "frangibilité" ou "frangibilisation " ne figuraient pas dans la réglementation.
38 Cet arrêté devrait être prochainement révisé. Les dispositions concernant l'ATEX, seront intégrées dans une section de
l'arrêté du 4 octobre 2010
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2011 01 Guide de lecture de la nouvelle réglementation LI - partie 1432 V1.doc Imprimé le 03/10/2011 13:15
Page 113/115 RAPPORT 2011/01 - GUIDE DE LECTURE DE LA REGLEMENTATION 21/09/2011
SUR LES LIQUIDES INFLAMMABLES
PARTIE STOCKAGES (1432 A)
Réglementation hydrocarbures "Les réservoirs à toit fixe sont conçus de telle sorte qu’en cas de
surpression accidentelle, il ne se produise pas de déchirure au-dessous du niveau maximal
d’utilisation."
IT 89 : "L'exploitant détermine, sous sa responsabilité, le point de rupture préférentiel des réservoirs en
cas de suppression interne et aménage le cas échéant celui-ci pour faciliter la rupture à la liaison robe-
toit."
Ces prescriptions ne sont pas reconduites. Elles ne pouvaient d'ailleurs pas être respectées pour de
nombreux petits réservoirs.
Si la géométrie du réservoir le permet, c'est toutefois une bonne pratique à intégrer à tout nouveau
projet.
AUTRES
De très nombreux détails "techniques" ne sont plus reconduits.
7.4 Organisation
REGLEMENT GENERAL DE SECURITE / CONSIGNE
Un règlement général de sécurité n'est plus demandé, ni donc sa remise sous décharge écrite.
De même la structuration des consignes (générales, particulières,..) disparait.
PERMIS DE TRAVAIL
La réglementation pétrole raffinerie avait des exigences spécifiques pour les permis de travaux
- Autorisation visée par le chef de quart
- Plan d'isolement en salle de contrôle
- Contrôle des travaux
Il reste via le texte stockages
- L'obligation d'établir un permis pour les travaux qui augmentent le risque dans les zones à
risque d'incendie ou d'explosion
- L'obligation de signer le permis et consigne de sécurité associée par l'exploitant ou la
personne qu'il aura désignée
- L'obligation de signer le permis et la consigne le cas échéant par l'entreprise extérieure
Ne pas oublier non plus le code du travail (plan de prévention).
7.4.1 INCENDIE
De nombreuses exigences techniques disparaissent :
- Réserves en eau forfaitaires -> Les réserves sont maintenant dimensionnées en fonction
des scénarios
- Moyens spécifiques pour les réservoirs à toit flottant
- Exigence d'une ambulance (raffineries)
Dans le cadre de la nouvelle loi sur la sécurité civile et suite à l'abrogation de l'arrêté de 67, le chef
d'établissement n'est plus directeur des secours (ni commandant des secours) dès lors que les
secours publics sont engagés
COMMENTAIRES
Du fait de l'intégration dans le texte 1432 A des prescriptions de l'arrêté du 2/02/98 concernant les
COV, celles-ci ne sont plus applicables aux stockages relevant de l'arrêté 1432 A.
Nota important : correspondance ne signifie pas que la prescription est équivalente, elle
signifie que les articles correspondants traitent le même thème.