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Correction Bac Mathématiques 2008

Ce document contient la correction d'une épreuve de mathématiques du baccalauréat scientifique. Il présente la résolution de plusieurs exercices portant sur les espaces vectoriels, les anneaux et les équations du second degré. Le document est long et détaille de nombreuses étapes de calcul et démonstrations mathématiques.

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Correction Bac Mathématiques 2008

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CORRECTION DE L’EPREUVE DE MATHEMATIQUES

BACCALAUREAT SCIENCES MATHEMATIQUES


session : juin 2008
Mohamed AIT LHOUSSAIN
05 juin 2008

Exercice 01 :
1)a) On a E 6= ∅ car M (0, 0) ∈ E .
Soit A = M (a, b) et B = M (c, d) deux éléments de E et soit (α, β) ∈ IR2 ; alors :
 √   √ 
a 3b c 3d
αA + βB = α  1 +β 1 
−√ b a −√ d c
3 3
 √ 
αa + βc 3(αb + βd)
=  1  = M (αa + βc, αb + βd) ∈ E
− √ (αb + βd) αa + βc
3

Ainsi on a démontré que : E 6= ∅ et (∀(A, B) ∈ (M2 (IR))2 )(∀(α, β) ∈ IR2 ) αA + βB ∈ M2 (IR) .


Donc (E, +, .) est un sous(espace vectoriel de (M2 (IR), +, .) .
1)b) On remarque que I = M (1, 0) et J = M (0, 1) dons (I, J ) ∈ E 2 .
Pour tout (a, b) ∈ IR2 , on a : M (a, b) = aI + bJ , donc la famille (I, J ) est une famille génératrice de E.
Pour tout (a, b) ∈ IR2 on a :
 √ 
a 3b 
0 0

aI + bJ = O ⇒  1 = ⇒a=b=0
−√ b a 0 0
3
Donc la famille (I, J ) est libre . Etant à la fois génératrice et libre la famille (I, J ) est une base de l’espace vectoriel (E, +, .)
2)a)
Montrons que E est une partie stable de M2 (IR), ×) .

methode 1 :
soient A = aI + bJ et B = cI + dJ sont deux éléments de E ;
alors :

A × B = (aI + bJ ) × (cI + dJ ) = acI + (ad + bc)J + bdJ 2


 √   √ 
0 3 0 3 
0 −1

or : J 2 =  1 × 1 = = −I ; donc :
−√ 0 −√ 0 −1 0
3 3
A × B = (ac − bd)I + (ad + bc)J ∈ E

1
methode 2 :
Pour tout (a, b, c, d) ∈ IR4 , on a :
 √   √ 
a 3b c 3d
M (a, b) × M (c, d) =  1 × 1 
−√ b a −√ d c
3 3
 √ 
ac − bd 3(ad + bc)
=  1  = M (ac − bd, ad + bc) (1)
− √ (ad + bc) ac − bd
3
Donc : M (a, b) × M (c, d) ∈ E
2)b)Tout d’abord , on remarque que si (a, b) ∈ IR2 et (a, b) 6= (0, 0) alors M (a, b) ∈ E ∗ , donc f est bien définie .
D’aprés (1) ci-dessus on a pour tout z etz 0 complexes non nuls de formes algébriques respectives : z = a + bi et z 0 = c + di :

f (z)f (z 0 ) = f (zz 0 )

donc f est un homomorphisme de (I C ∗ , ×) vers (E ∗ , ×)


f est bijective car comme (I, J ) est une base de E alors pour tout élément A de E ∗ il existe un unique couple (a, b) ∈ IR2 tel
que A = aI + bJ = f (a + bi) et comme A 6= O , on a forcément a + bi 6= [Link] :

∀A ∈ E ∗ I∗
∃!z ∈ C f (z) = A

Donc f est bijectif et alors f est un isomorphisme


3) On sait que (E, +) est un groupe commutatif puisque (E, +, .) est un espace vectoriel réel .
On a prouvé que E est une partie stable de (M2 (IR), ×) alors dans E on a :
1. × est associative
2. × est distributive par rapport à +
3. (E, ×) admet I comme élément neutre
De cela on déduit que (E, +, ×) est un anneau unitaire. Or f est un isomorphisme et comme la multiplication des complexes
est commutative il en résulte que × est commutative dans E ∗ et comme pour tout A ∈ E on a O × A = A × O = O il
en résulte que × est commutative dans E et alors (E, +, ×) est un anneau commutatif unitaire . Or (E ∗ , ×) est un groupe
comme (I C ∗ , ×) en est un et que f est un isomorphisme , donc finalement : (E, +, ×) est un corps commutatif .
4) Résolution de l’équation :
J × X3 = I
cette équation est équivalente à l’équation :
f −1 (J )z 3 = f −1 (I)
avec z = f −1 (X) . Or f −1 (I) = f −1 (M (1, 0)) = 1 et f −1 (J ) = f −1 (M (0, 1)) = i donc l’équation est équivalente à :

z 3 = −i = (i)3

c’est à dire :  3
z
=1
i
ce qui donne :
z
∈ {1, j, j}
i

1 3
avec j = − +i
2 2
Il en résulte que l’ensemble des solutions de l’équation (E) est
√ √   √ √
√ 
  
 3 3 3 3
0 3  − − −

 

 
2 √2  ,  2 √2
  
S = f (i), f (ij), f (i j) =  1 , 
−√ 0  1 3   1 3 
√ − √

3

 

2 3 2 2 3 2

2
Exercice 2 :
I-1)a)
(G) iz 2 + (a + a − i)z − a − iaa = 0
on a
∆ = ((a + a − i)2 + 4i(a + iaa) = ((a − i) + a)2 − 4a(a − i) = ((a − i) − a)2 = (a − a − i)2
I-1)b) La question précédente montre que d = a − a − i est une racine carrée de ∆ , donc les racines de l’équation (G) sont :

−a − a + i − a + a + i
z1 = = 1 + ia
2i
et
−a − a + i + a − a − i
z2 = = ia
2i
donc S = {ia, 1 + ia} est l’ensemble des solutions de (G) .
I-2) Posons a = x + yi avec (x, y) ∈ IR2 et supposons que a est une racine de (G) alors forcément on a : a = ia ou
a = 1 + ia
si a = ia alors : x + yi = i(x − yi) = y + xi et alors x = y
si a = 1 + ia alors : x + yi = 1 + i(x + yi) = 1 − y + ix dés lors : x = y et x = 1 − y .
Conclusion : a solution de (G) ⇒ Re(a) = Im(a)
Réciproquement si x = y alors a = ia car a = x + ix et ia = i(x − ix) = x + ix donc a est une solution de (G) , d’où
l’équivalence demandée .
II-1)a)
1 + ia − a
Z=
ia − a
Donc :
1 − ia − a −i(1 − ia − a) −i − a + ia (i − 1)a − i
Z= = = =
−ia − a −i(−ia − a) ia − a ia − a
II-1)b) Puisque on a suposé que Re(a) 6= Im(a) alors on a a 6= ia et :
zC − zA
les points A, B, C sont alignés ⇔ ∈ IR
z B − zA
1 + ia − a
⇔ Z= ∈ IR
ia − a
⇔ Z=Z
⇔ 1 + ia − a = (i − 1)a − i
⇔ (i − 1)(a − a) = −(1 + i)
1+i (1 + i)2
⇔ a−a= = =i
1−i 2
⇔ 2iIm(a) = i
1
⇔ Im(a) =
2
II-2)a)
Nous rappelons que si R est la rotation de centre Ω(ω) et d’angle θ alors si M (z) et M 0 (z 0 ) sont deux points du plan complexe
alors on a :
R(M ) = M 0 ⇔ z 0 − ω = eiθ (z − ω)
De sorte qu’ici on a par définition de B 0 et C 0 :

b0 − a = −i(ia − a) et c0 − a = i((1 + ia) − a)


ce qui donne :
b0 = a − i(ia − a) = a + a + ia et c0 = a + i − a − ia = i − ia
Résumé :
b0 = a + a + ia et c0 = i − ia

3
II-2)b) On a :

−− →
Aff(B 0 C 0 ) = zC 0 − zB 0 = c0 − b0 = (i − ia) − (a + a + ia) = i − 2ia − a − a
et
−→ 1 + ia + ia 1 + ia + ia − 2a
Aff(AE) = zE − zA = −a=
2 2
ce qui donne :
−→ −
−− →
2iAff(AE) = Aff(B 0 C 0 )
donc :
zC 0 − zB 0
2i =
zE − zA
Ce qui donne
z C 0 − zB 0
 
1. arg ≡ arg(2i) [2π] donc :
zE − zA
−→ −−− → π
(AE, B 0 C 0 ) ≡ [2π]
2
et alors : (AE)⊥(B 0 C 0 )
z C 0 − zB 0
= |2i| donc : |zC − zB | = 2 ce qui veut dire :

0 0
2.
zE − zA |zE − zA |

2AE = B 0 C 0

Exercice 3 :
I-1) On a : 35.11 − 96.4 = 385 − 384 = 1 , donc (11, 4) est une solution de (E) .
I-2) (E) ⇔ 35u − 96v = 35.11 − 96.4 ⇔ 35(u − 11) = 96(v − 4) (1) donc 35|96(v − 4) et comme 35 = 5.7 et 96 =
25 .3 on a 35 ∧ 96 = 1 et par le théorème de Gauss : 35|(v − 4) donc il existe k ∈ Z Z tel que : v − 4 = 35k en remplaçant
dans (1) on obtient : 35(u − 11) = 96.35.k alors u − 11 = 96k donc : (u, v) = (11 + 96k, 4 + 35k) avec k ∈ Z Z .
Réciproquement de tels couples sont des solutions de (E) d’où : l’ensemble des solutions de (E) est :

S = {(11 + 96k, 4 + 35k)/k ∈ Z


Z}

II-1)a) On a : 72 < 97 < 112 , les restes de la division euclidienne de 97 par 2, 3, 5, et 7 sont respectivement : 1, 1, 2 et 6
donc 97 n’est divisible par aucun des nombres premiers cités et alors 97 est un nombre premier .
Puisque x35 ≡ 2 [97] alors forcément 97 - x car sinon on aurait : x ≡ 0 [97] ce qui impliquerait : x35 ≡ 0 [97] ,
conclusion : x ∧ 97 = 1
II-1)b) On a en appliquant le théorème de Fermat et puisque d’aprés la question précédente 97 ∧ x = 1 :

x96 ≡ 1 [97]

II-1)c)on a : 211 = (x35 )11 = x35.11 = x1+96.4 = x.(x96 )4 [97] . D’aprés la question précédente on a : x96 ≡ 1 [97] ,
donc :(x96 )4 ≡ x [97] et par conséquant : x ≡ 211 [97] .
II-2) Si x est un entier naturel tel que : x ≡ 211 [97] alors : x35 = 211.35 = 21+96.4 = 2.(296 )4 . Comme 2 ∧ 97 = 1 , on
a d’aprés le théorème de Fermat : 296 ≡ 1 [97] donc : x35 ≡ 2 [97]
II-3) Ce qui précéde montre que les solutions de l’équation (E) sont les entiers naturels de la forme : x = 211 + 97k0 tel que :
k0 ∈ ZZ et 97k0 + 211 ≥ 0 . Or : 211 = 27 .24 = 128.16 donc : 211 ≡ 31.16 ≡ 496 ≡ 11 [97] ce qui donne la forme :
x = 11 + 97k avec k ∈ IN pour les solutions de (E) .

Exercice 4 :
I-1)a)
2
lim (f (x) − 2x) = lim (−e−x ) = 0
x→+∞ x→+∞

car lim x2 = +∞ et lim e−x = 0


x→+∞ x→+∞
donc : la droite d’équation : y = 2x est une asymptote oblique de la courbe Cf
I-1)b) Pour tout x ∈ [0, +∞[ on a :
2
f 0 (x) = 2 + 2xe−x

4
Donc : f 0 (x) > 0 pour tout x ∈ [0; +∞[ et la fonction f est strictement croissante sur [0, +∞[.d’où le tableau de variations
de f :
x 0 +∞
0
f (x) +
+∞
f (x) %
−1
On signale que : f (0) = −1 et lim f (x) = +∞
x→+∞
1
I-1)c) On a : f est continue sur l’intervalle [0, 1] et f (0)f (1) = − 2 < 0 , donc l’équation f (x) = 0 admet aux moins
e
une solution sur l’intervalle ]0, 1[ donc , à fortiori , sur l’intervalle [0, +∞[ et comme f est strictement croissante sur [0, +∞[
l’équation f (x) = 0 n’admet alors qu’une unique solution α sur [0, +∞[ et on a vu que 0 < α < 1 .
I-1)d)
le sens de variations de f montre que sur [0, 1] on a : f < 0 sur [0, α[ et f (α) = 0 et f > 0 sur ]α, 1] , ce que résume le
tableau ci-dessous ;
x 0 α 1
f (x) − 0 +
I-2)
Allure de la courbe Cf :

Z u
2
II-1)a) Soit x ∈]0, +∞[ . la fonction : F : u 7→ e−t dt est continue sur le segment [0, x] et dérivable sur ]0, x[ .
0
D’aprés le théorème des accroissements finis , il existe c ∈]0, x[ tel que : F (x) − F (0) = (x − 0)F 0 (c) ce qui donne :
Z x Z 0
−t2 2 2 2
e dt − e−t dt = xe−c puisque pour tout u ∈ [0, x] on a : F 0 (u) = e−u . Alors :
0 0
x
1
Z
2 2
(1) ∀x ∈]0, +∞[ ∃c ∈]0, x[ e−t dt = e−c
x 0

II-1)b) En appliquant (1) ci-dessus à x = 1 il vient :


Z 1
2 2
∃c ∈]0, 1[ e−t dt = e−c
0

−t2 2
or la fonction t →
7 e est strictement décroissante sur [0, 1] car sa fonction dérivée est : t 7→ −2te−t < 0 . Aussitôt
2 2
e−c < e−0 = 1 et on a bien : Z 1
2
e−t dt < 1
0
II-2)a) Nous remarquons que pour tout x ∈ [0, +∞[ On a :
Z α Z α Z α Z α
−t2 −t2 2
f (t)dt = (2t − e 2 α
)dt = [t ]0 − e dt = α − 2
e−t dt = g(α)
0 0 0 0

5
Z x
−t2 2
II-2)b) La fonction t 7→ e est continue sur [0, +∞[ , il en résulte que la fonction : x 7→ e−t dt est dérivable sur
0
2
[0; +∞[ de fonction dérivée la fonction : x 7→ e−x ; et comme la fonction polynômiale x 7→ x2 est dérivable sur [0; +∞[ il
2
en résulte que g est dérivable sur [0, +∞[ et que : g 0 (x) = 2x − e−x = f (x) pour tout x ∈ [0, +∞[
0
II-2)c) On a : g est continue sur le segment [α, 1] Z et comme g = f et que f > 0 sur ]α, 1] il en résulteZque g est
α α
2
strictement croissante sur [α, 1] . on a : g(1) = 1 − e−t dt > 0 d’aprés la question II-1) b) . On a : g(α) = f (t)dt
0 0
et on sait que
Z α f < 0 sur [0, α[ donc si G est une primitive de f sur [0, α] alors G est strictement décroissante et on a
forcément : f (t)dt = G(α) − G(0) < 0 .
0
Donc en résumé g est continue strictement croissante sur [α, 1] et vérifie : g(α)g(1) < 0 . Donc il existe un et un seul β ∈]α, 1[
tel que g(β) = 0
II-3)a) Il suffit de prouver que : lim ϕ(x) = ϕ(0) = 1 .
x→0+
2 2 2
dans II-1)a) on a : pour tout x > 0 , ϕ(x) = e−c avec 0 < c < x si bien que : e−x < e−c < 1 donc : pour tout x > 0 on
2 2
a : e−x < ϕ(x) < 1 et comme : lim e−x = lim 1 = 1 alors : lim ϕ(x) = 1 = ϕ(0) ce qui donne la continuité de ϕ
x→0+ x→0+ x→0+
au point 0 à droite .
II-3)b) Soit x ∈]0, +∞[ , on a :
Z x Z x Z x
2 2 2 2 2
e−t dt = [te−t ]x
0 − t(−2t)e−t dt = xe−x + 2 t2 e−t dt
0 0 0
donc : x x
1 2
Z Z
−t2 −x2 2
ϕ(x) = e dt = e + t2 e−t dt
x 0 x 0

II-3)c) On va utiliser l’expression de ϕ donnée par la question II-3)b) précédenteZ.


x
2 2
La fonction u : t 7→ t2 e−t est continue sur [0, +∞[ , donc la fonction : x 7→ t2 e−t dt est dérivable sur [0, +∞[ c’est
0 Z x
2
exactement la primitive de la fonction u sur [0, +∞[ qui s’annule en 0 . En particulier x 7→ t2 e−t dt est dérivable sur
0
2 −x2
]0, +∞[ de fonction dérivée u ; et comme x 7→ et x 7→ e sont aussi dérivables sur ]0, +∞[ il en résulte que ϕ est
x
dérivable sur ]0, +∞[ et que pour tout x > 0 on a :
x x
2 2 2
Z Z
0 −x2 2 −t2 2 −x2 2
ϕ (x) = −2xe − t e dt + x e = t2 e−t dt
x2 0 x x2 0

II-3)d) L’expression de ϕ(x) donnée par la question ci-dessus montrer que ϕ0 < 0 sur ]0; +∞[ donc ϕ est strictement
décroissante sur ]0, +∞[ . Il en résulte en particulier que ϕ est continue strictement décroissante sur ]0, 1] , donc :

ϕ(]0, 1]) = [ϕ(1), lim ϕ(x)[= [ϕ(1), 1[⊂ [0, 1[


x→0+

Z 1
2
car : ϕ(1) = e−t dt > 0
0
et comme on a : ϕ(0) = 1 il en résulte que :
ϕ([0, 1] ⊂ [0, 1]
2 2
II-4)a) Soit x ≥ 0 alors pour tout t ∈ [0, x] on a : e−t ≤ 1 , d’où : t2 e−t ≤ t2 alors :
x x
x3
Z Z
2 −t2
t e dt ≤ t2 =
0 0 3

II-4)b) En appliquant simultanément les résultats des question II-3)c) et II-4)a) on obtient pour tout x ∈]0, 1[ :
x
2 2 x3 2x 2
Z
2
0
|ϕ (x)| = t2 e−t dt ≤ = ≤
x2 0 x2 3 3 3
car 0 ≤ x ≤ 1 .
II-4)c) On a :
x x
1
Z Z
−t2 2
(∀x ∈]0, +∞[) ϕ(x) = x ⇔ e dt = x ⇔ x = 2
e−t dt ⇔ g(x) = 0
x 0 0

6
II-5)a) Par récurrence sur n ∈ IN .
2
On a : 0 ≤ u0 ≤ 1 puisque u0 = .
3
Supposons que pour un entier naturel n on a : 0 ≤ un ≤ 1 . Alors :

un+1 = ϕ(un ) ∈ ϕ([0, 1]) ⊂ [0, 1]

d’aprés la question II-3)d) .


Alors : 0 ≤ un+1 ≤ 1 et par le principe de récurrence on a prouvé que :

∀n ∈ IN 0 ≤ un ≤ 1

II-5)b) On va démontrer cette inégalité par récurrence .


 0
2
Puisque u0 et β sont des éléments de [0, 1] alors forcèment on a : |u0 − β| ≤ 1 donc : |u0 − β| ≤ .
 n 3
2
supposons pour n ∈ IN que : |un − β| ≤ .
3
On a alors : |un+1 − β| = |ϕ(un ) − ϕ(β)| car on sait déjà que : g(β) = 0 et la question II-4)c) nous donne alors : ϕ(β) = β
.
Si un = β alors l’inégalité demandée est réalisée .
Si un 6= β alors en posant a = min(un , β) et b = max(un , β) on peut appliquer le théoréme des accroissements finis à la
fonction ϕ sur le segment [a, b] puisque [a, b] ⊂ [0, 1] et que ϕ est alors continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[ . Il existe
donc un réel c ∈]a, b[ tel que : ϕ(un ) − ϕ(β) = ϕ0 (c)(un − β) ce qui donne : |un+1 − β| ≤ |ϕ0 (c)||un − β| . Or puisque
2
c ∈]0, 1[ on a d’aprés la question II-4)b) : |ϕ0 (c)| ≤ . Tout ceci joint à l’hypothése de récurrence nous donne :
3
 n+1
2
|un+1 − β| ≤
3
Ce qui démontre la propriété demandée dans cette question .
II-5)c)
Nous avons  n
2
lim =0
n→+∞ 3

car il s’agit d’une suite géométrique de raison strictement comprise entre −1 et 1 . En vertu du théorème sur les critéres de
convergence on en déduit que la suite (un )n≥0 est convergente et que :

lim un = β
n→+∞

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