3-5- REGLES RELIEES AU CABLAGE :
3-5-1- En distribution :
L’établissement du plan d’association des câbles s’effectue en partant des PC situés à la
périphérie de la zone desservie et en revenant vers le sous répartiteur de zone.
Les amorces desservant les nouveaux PC et celles prévue de les laisser en attente sont
regroupées successivement dans des câbles de contenances croissantes jusqu'à la sous
répartition. En absence de besoins particuliers justifiants de laisser un nombre de paires en
attente plus important, elle est recommandée de limiter celle –ci au quart des paires.
Le principe consiste à implanter des points de distribution le plus près possibles des abonnés à
desservir en vue de réduire autant que possible la longueur des lignes debranchement. La
contenance de point de distribution est normalement de 7 paires mais on utilise aussi des PC
de 14 paires (exception ).
Ces PC peuvent être constitués soit par division successive du câble provenant de sous
répartiteurs ou du RE en cas de distribution directe soit par dérivation d’amorce.
Figure (3-3) :Exemples des ramification des câbles
3-5-2- En transport :
L’étude s’effectue en partant de sous répartiteur le plus éloigné et en revenant vers le central.
On procède alors au regroupement possible des câbles. Compte tenu des câbles à reprendre. En
prenant soin de laisser les paires de division en attente, un nombre qui soit cohérent avec les
extensions programmées ultérieurement, on doit s’efforcer d’éviter les divisions compliquées
et de faire en sorte que les faisceaux à 112 paires de transport qui ont des numéros consécutifs
soient aussi peu dispersés que possible.
3-6- REGLES D’INGENIERIE DES TRAVAUX DE GENIE CIVIL:
3-6-1- Règles communes au transport et à la distribution :
Il doit y avoir une chambre de section tous les 297.5m de conduite,
Les entrées des chambres sont de type C sur une longueur de 3m pour les conduites
enrobées,
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Dans le cas d’un changement brusque de direction (rayon de courbure <20m), on doit
implanter obligatoirement une chambre de double,
Un changement d’alignement dans une même direction peut s’obtenir par une courbe et
une contre courbe (dans le cas où il y aurait impossibilité d’implantation des chambres
du changement de direction).
3-6-2- Règles relatives au transport :
La conduite des câbles de transport doit être obligatoirement enrobée de type A,B ou C,
La charge est de 0.8m
L’empilage de type A est utilisé lorsqu’il y a au maximum 3 nappes horizontales de
tuyaux,
L’empilage de type B est utilisé en ligne courante lorsque le nombre de nappes est
supérieur à 3 et que le rayon de courbure est supérieur à 15m .
L’empilage de type C est utilisé obligatoirement à l’entrées des chambres et en ligne
courante lorsque le rayon de courbure est inférieur à 15m,
Pas d’utilisation des tuyaux de diamètre 42/45 sauf en parcours commun
3-6-3- Règles relatives à la distribution :
pas d’utilisation d’alvéoles 75/80 sauf en parcours commun avec transport ,
La charge est de 0.6m ,
Il faut éviter les parcours en parallèle des conduites sur une grande distance , sur les
deux cotés d’une rue appartenant à la même distribution ,
Si les câbles de distribution empruntent un parcours commun avec les câbles de
transport , ces câbles seront tirés dans des tuyaux superposés sur une conduite enrobée,
Le parcours parallèle n’est toléré que lorsque la rue en question est une limite entre
deux S/R et si le coût des traversées devient plus cher que la mise de leurs conduites en
parallèle
Minimiser autant que possible les traversées dans les voiries classées et à grandes
circulation.
La distance minimale entre deux traversées consécutives varie en fonction du caractère
de la voie et sa situation (en agglomération, hors agglomération),
Eviter le parcours en parallèle des conduites sur une grande distance , si on peut
procéder à faire des traversées de cette rue assez espacées .
Pas de boucle de conduite .
3-7- CRITERES DE CHOIX DES ITINERAIRES DES CABLES :
Le choix des itinéraires est un élément majeur, très sensible sur le prix de revient d’une
opération. Les paramètres essentiels qui se combinent sont :
La longueur de l’itinéraire étudié et ses incidences éventuelles sur le calibre de câble ,
La proximité des câbles des lignes SNCFT électrifiées et de STEG dont il est nécessaire
de connaître tous les éléments ,
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Les conditions de construction de l’infrastructure désirée,
La nature et l’encombrement du sol ,
La nature du revêtement du sol ou du mur (câble en façade),
Les contraintes de voiries ,
La recherche de tous les chemins possibles et pour chacun d’eux,
l’étude complète de prix de revient global doit être le souci constant de tout projecteur.
Enfin, en doit sélectionner la solution la plus économique et la plus rentable .
3-7-1-Câbles de transport :
Le choix des itinéraires , est dans les règles de l’art et notamment en fonction des critères
suivants :
utilisation optimale de génie civil existant (cela peut conduire à ne pas choisir
l’itinéraire le plus court),
possibilité ou non d’extension des conduites existantes,
en cas des conduites à construire : choix des itinéraires de manière à satisfaire au mieux
les besoins de la distribution. Ce choix doit être obligatoirement expliqué dans la fiche
justificative de dossier de l’opération.
3-7- 2-câbles de distribution :
Cet itinéraire est déterminé par l’infrastructure du réseau existant et tributaire des PC projetés.
Il est conçu de manière que les longueurs des câbles soient les plus courts possibles en utilisant
des sections entières et en ne multipliant pas les traversées des voies toujours onéreuses et
exploitant au mieux les infrastructure existantes. Si dans les itinéraires de distribution, un câble
de transport ou de jonction est prévue, son intégration sur toute une partie de parcours doit être
retenue. Dans tous les cas l’itinéraire choisi est toujours en fonction du bilan économique le
plus défavorable.
3-8-CHOIX DU CALIBRE DES CONDUCTEURS :
Il est nécessaire que la résistance de boucle d’une ligne ne doit pas dépasser la valeur de 1040
pour la commutation analogique et 1190 pour la commutation numérique et que
l’affaiblissement à 800Hz doit être 9.5 dB pour la majorité des centraux.
A partir de ces hypothèses, on peur déterminer le calibre des conducteurs du câble à utiliser
dans les extensions. L’utilisation des calibres dans ces normes nous permet de :
Conserver une bonne fiabilité au microphone.
Avoir un fonctionnement correct du commutateur en respectant les conditions imposées
pour le bon fonctionnement de celui-ci ( 25mA<courant d’alimentation de la ligne
d’abonné<70mA) et celles imposées par le poste d’abonné (30mAintensité du courant
d’alimentation50mA)
3-9- DIMENSIONNEMENT DE LA CANALISATION :
Le dimensionnement de la canalisation consiste à choisir le nombre et le diamètre des alvéoles
et le type de chambre à prévoir. Pour une extension en distribution étant conçue pour être
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définitive ;le nombre d’alvéoles nécessaires sur les différents tronçons à construire est
déterminé, en général, par le nombre des câbles à poser auquel on ajoute les alvéoles de
réserves. Toutefois le nombre d’alvéoles de la canalisation doit être majoré :
si elle dessert des zones en cours d’urbanisation pour lesquelles on a laissé des paires
en attente,
si elle est située sur un parcours le long duquel il est projeté de poser d’autres câbles
(transport, jonction, distribution…)
Pour chaque tronçon, le bloc multitubulaire retenu est celui des ouvrages normalisés qui se
rapproche plus de la contenance théorique ainsi déterminée.
Le type de chambre est conditionné par le nombre et la contenance des canalisations qui y
aboutissent, par son emplacement (sous chaussée….), par la capacité de la pièce de division
et de câble à poser et par le nombre et la taille des manchons.
Le choix du type de chambre se fait selon la figure qui suit :
Figure (3-4) : Choix du type de chambre
Avec n : diamètre 75/80.
P : diamètre 56/60.
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q : diamètre 42/45.
En général le diamètre des alvéoles utilisées en distribution est de 42/45 sauf sur les parcours
principaux, c’est à dire à ma sortie de l’SR. L’utilisation de diamètre 56/60 est justifiée par
l’emploi des câbles de capacité 448 paires.
Le choix du diamètre des tuyaux à utiliser se fait conformément aux indications du Tableau
(1-3) du chapitre I de cette partie.
3-10-CONDITIONS RELATIVES NORMES DE TRANSMISSION :
L’équivalent de référence mesuré à la voie et à l’oreille se définit comme la différence
algébrique, exprimée en décibels (dB) des valeurs des lignes d’affaiblissement insérées
dans le système étalon (N.O.S.F.E.R : nouveau système fondamental pour la
détermination des équivalents de référence)
Exemple : l’équivalent de référence pour un poste S63=-6dB
L’équivalent du système d’abonné : pour déterminer l’équivalent à l’émission ou à la
réception d’un système d’abonné, on ajoute algébriquement l’équivalent de référence du
poste d’abonné et l’équivalent de la ligne d’abonné, assimilé dans la pratique à son
affaiblissement sur image à 800Hz .
L’équivalent disponible pour le système terminal est égal à 16dB à l’émission et à 7dB
à la réception.
Distorsion d’affaiblissement : la distorsion d’affaiblissement est la différence entre la
valeur maximale et minimale prise par l’affaiblissement sur image dans la bande de
fréquence (300-3400Hz)
NB : La distorsion maximale admissible par le système d’abonné est de 7dB pour un centre
local.
3-11-CONTRAINTES D’INGENIERIES :
Le projeteur doit suivre des contraintes d’ingénieries lors de l’étude d’un AVP tels que :
Eviter la distribution en aérien surtout dans les zones urbaines,
Le réseau doit occuper un seul trottoir ,
Le réseau ne doit pas se saturer dès sa mise en service,
L’infrastructure existante(conduites, PC, câbles…) doit être prise en compte lors de
l’élaboration de l’avant projet pour minimiser les investissements.
CONCLUSION :
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La situation du réseau filaire à base de cuivre présente, malgré l’utilisation de tous ces
règles d’ingénierie, un manque à gagner surtout face à l’accroissement rapide des
demandes en instances et à l’évolution des services demandées par les abonnés. De ce fait,
provient l’introduction des autres techniques d’accès tel que le système à gain de paires.
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PARTIE II
Les Réseaux d'accès xDSL
1. INTRODUCTION :
Les nouvelles techniques de transmission numérique sur paires de cuivre xDSL (x Digital
Subscriber Line) sont des solutions qui permettent de répondre à la demande de services large
bande. L'idée du xDSL consiste à tirer parti des énormes progrès en matière d'intégration
microélectronique, pour exploiter totalement les possibilités des paires de cuivre. Dans ce
chapitre, nous présenterons les différentes technologies xDSL, les techniques de modulations
utilisées, puis nous étudierons plus particulièrement la technologie ADSL.
2. PRINCIPE ET INTERET DES TECHNOLOGIES DSL :
2.1. Principe de communication :
L’idée de base de base des technologies xDSL (x Digital Subscriber Line), ligne numérique
d’abonnés consiste à tirer parti de l’infrastructure existante, qui est constitué des paires
torsadées.
Les caractéristiques physiques de ces lignes permettent en réalité de supporter une
transmission des signaux à des fréquences pouvant atteindre 1 MHz, or seulement 4KHz sont
utilisés pour la transmission de la voix.
D’où les technologies xDSL qui ont repoussé la barrière théorique des 300-3400 Hz de bande
passante et ont utilisé le reste de la bande pour le transport numérique de l’information à haut
débit, mais tout en limitant la boucle locale, car lorsqu’on essaye de monter en fréquence les
signaux seront plus rapidement atténués que les signaux a basse fréquence.
Les technologies xDSL reposent sur le procédé de dopage de la ligne téléphonique .ce procédé
consiste a mettre en œuvre des nouvelles techniques de traitement de signal, à savoir la
modulation .la ligne xDSL est simplement la ligne téléphonique traditionnelle avec des «
super modems » placés aux extrémités.
Les technologies xDSL fonctionnant en mode point a point, ont pour vocation de mixer le
trafic des données, de la voix et de la vidéo sur le réseau traditionnel .en clair, véhiculer des
données multimédias à haut débit sans changer l’infrastructure du réseau existant.
2.2. Historique :
Contrairement aux apparences, le xDSL n’est pas une idée neuve .cette technologie a en effet
été conçu depuis 1986 par les laboratoire Bellcore, qui ont développé le premier réseau xDSL.
L’intérêt porté à cette technologie est revenu il y a quelques années, pour deux raisons :
- Le déploiement massif de fibre optique, jusqu’à l’abonnée, envisagé au début des
années 1990 s’est revelé un investissement trop onéreux, a la rentabilité hypothétique .il
fallait donc trouver une autre solution pour proposer des services assurant de hauts
débits à moindre coût ;
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