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Transformations linéaires et vecteurs propres

Ce document décrit les transformations linéaires, les vecteurs et valeurs propres, les matrices diagonalisables et triangularisables, le polynôme caractéristique et ses liens avec les valeurs propres. Il contient de nombreuses définitions, propositions et théorèmes sur ces sujets en algèbre linéaire.

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Transformations linéaires et vecteurs propres

Ce document décrit les transformations linéaires, les vecteurs et valeurs propres, les matrices diagonalisables et triangularisables, le polynôme caractéristique et ses liens avec les valeurs propres. Il contient de nombreuses définitions, propositions et théorèmes sur ces sujets en algèbre linéaire.

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Algèbre linéaire avancée I, Section de Physique Prof.

Donna Testerman

Chapitre 8, Transformations linéaires

On fixe un corps K.

§8.1 Définitions, propriétés

Définition 1. Une transformation linéaire d’un K-espace vectoriel V est une application K-linéaire de V
dans V , c’est-à-dire un élément de L(V, V ). On dit aussi un opérateur linéaire de V ou un endomorphisme
de V .
Proposition 2. L’ensemble L(V, V ), muni des opérations de l’addition et de la composition d’applications
est un anneau.
Rappel: Nous avons déjà vu que L(V, V ) est un K-espace vectoriel. Aussi, on a vu que Mn (K), avec
l’addition et la multiplication de matrices, est un anneau.
Proposition 3. Soit V un K-espace vectoriel de dimension finie et soit B = (f1 , . . . , fn ) une base de V .
Alors l’application Θ : L(V, V ) → Mn (K) donnée par Θ(φ) = (φ)BB est une application K-linéaire bijective qui
est aussi un isomorphisme d’anneaux. C’est-à-dire, Θ est bijective, Θ(λφ) = λΘ(φ), Θ(φ+ ψ) = Θ(φ)+ θ(ψ)
et θ(φ ◦ ψ) = Θ(φ)Θ(ψ), pour tout φ, ψ ∈ L(V, V ) et λ ∈ K.

§8.2 Vecteurs propres et valeurs propres

Définition 4. Soit φ : V → V une transformation linéaire d’un K-espace vectoriel V . On dit que v ∈ V est
un vecteur propre de φ si
• v 6= 0, et
• φ(v) est un multiple scalaire de v.
Plus précisément, v est un vecteur de φ si v 6= 0 et il existe λ ∈ K tel que φ(v) = λv. Le scalaire λ s’appelle
la valeur propre de φ associée au vecteur propre v. L’ensemble des valeurs propres de φ s’appelle le spectre
de φ.
 
a1
 a2 
Définition 5. Soit A ∈ Mn (K). On dit qu’un vecteur colonne v =  .  ∈ Mn×1 (K) est un vecteur propre
 
 .. 
an
pour A si v 6= 0 et il existe λ ∈ K tel que Av = λv. On appelle λ la valeur propre de A associée au vecteur
propre v.
Remarque 6. 1. Un vecteur propre est par définition non nul, mais la valeur propre associée à un vecteur
propre pourrait être nulle.
2. Si v est un vecteur propre de φ, de valeur propre λ, alors pour tout µ ∈ K, le vecteur µv est aussi un
vecteur propre de φ, de valeur propre λ (car φ(µv) = µφ(v) = µ(λv) = λ(µv)).
3. Si 0 est une valeur propre pour φ ∈ L(V, V ), alors un vecteur propre de valeur propre 0 est un vecteur
v ∈ V , v 6= 0 tel que φ(v) = 0. Donc v ∈ ker(φ). On déduit que 0 est une valeur propre de φ si et
seulement si φ est non injective.
 
0
 .. 
.
 
0
 
1
Proposition 7. Soit A ∈ Mn (K). Alors A est diagonale si et seulement si chaque vecteur de base ei =  
0
 
.
 .. 
0
est un vecteur propre de A.

§8.3 Matrices et transformations diagonalisables et triangularisables

D’abord rappelons que des matrices A, B ∈ Mn (K) sont semblables s’il existe P ∈ GLn (K) telle que
B = P −1 AP .
Définition 8. 1. On dit que A ∈ Mn (K) est diagonalisable si A est semblable à une matrice diagonale.
2. On dit que A ∈ Mn (K) est triangularisable si A est semblable à une matrice triangulaire.
Définition 9. Soit V un K-espace vectoriel de dimension finie et soit φ ∈ L(V, V ).
1. On dit que φ est diagonalisable s’il existe une base de V formée de vecteurs propres de φ.
2. On dit que φ est triangularisable s’il existe une base de V par rapport à laquelle la matrice de φ est
triangulaire.
Remarque 10. Pour φ comme ci-dessus et B une base de V , la matrice A = (φ)B
B est diagonalisable si et
seulement si φ l’est, de même pour triangularisable.
Théorème 11. Soit φ : V → V une transformation linéaire d’un K-espace vectoriel de dimension finie.
Soit B une base de V . Alors φ est diagonalisable si et seulement (φ)B
B est diagonalisable.

§8.4 Polynôme caractéristique et valeurs propres

Théorème 12. Soit V un K-espace vectoriel de dimenison finie et φ ∈ L(V, V ). Soit encore λ ∈ K. Alors λ
est une valeur propre de φ si et seulement si φ − λId n’est pas inversible, si et seulement si ker(φ − λId) 6= 0.
Proposition 13. Soit V et φ comme ci-dessus et soit encore λ ∈ K. Fixons une base B de V et A = (φ)B B.
Alors λ est une valeur propre de A (ou de φ) si et seulement si la matrice A − λIn est non inversible, si et
seulement si det(A − λIn ) = 0.
Définition 14. Soit A ∈ Mn (K). Soit t une indéterminée. Alors det(A − tIn ) est un polynôme en t, appelé
le polynôme caractéristique de A. On le dénote par cA (t). Donc

cA (t) = det(A − tIn ).

Proposition 15. Soit A ∈ Mn (K) et λ ∈ K. Alors λ est une valeur propre de A si et seulement si λ est
une racine du polynôme caractéristique cA (t).
Quelques cas particuliers:
1. Si A = (aij ) est une matrice triangulaire alors cA (t) = (a11 − t)(a22 − t) · · · (ann − t). Par conséquent
ses valeurs propres sont précisément les valeurs le long de sa diagonale.
 
a b
2. Soit A = ∈ M2 (K). Alors
c d
 
a−t b
cA (t) = det = t2 − (a + d)t + (ad − bc) = t2 − (T r(A))t + det(A).
c d−t

Proposition 16. Soit A ∈ Mn (K). Le polynôme caractéristique de A est un polynôme de degré n. De plus,
le coefficient de tn est (−1)n et le coefficient de tn−1 est T r(A) et enfin le terme constant est det(A).
Théorème 17. Deux matrices semblables ont le même polynôme caractéristique.
Corollaire 18. Deux matrices semblables ont les mêmes valeurs propres.
Corollaire 19. Pour A, B ∈ Mn (K), si B est semblable à A alors T r(B) = T r(A) et det(B) = det(A).
Définition 20. Soit V un K-espace vectoriel de dimension finie et soit φ ∈ L(V, V ).
1. Le polynôme caractéristique de φ est le polynôme caractéristique cA (t) où A = (φ)B
B , pour B une base
ordonnée quelconque de V .
2. La trace de φ, notée T r(φ) est la trace de A.
3. Le déterminant de φ est le déterminant de A.

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