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Résolution Numérique et Points Fixes

Cet exercice présente plusieurs méthodes numériques pour résoudre des équations non linéaires, notamment la méthode de Newton-Raphson. Il contient plusieurs exercices sur la résolution numérique d'équations, la convergence de suites, les points fixes attractifs et répulsifs, et l'algorithme de Horner.

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Résolution Numérique et Points Fixes

Cet exercice présente plusieurs méthodes numériques pour résoudre des équations non linéaires, notamment la méthode de Newton-Raphson. Il contient plusieurs exercices sur la résolution numérique d'équations, la convergence de suites, les points fixes attractifs et répulsifs, et l'algorithme de Horner.

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Université Claude Bernard, Lyon 1 Licence Sciences & Technologies

43, boulevard du 11 novembre 1918 Spécialité : Mathématiques


69622 Villeurbanne cedex, France Analyse numérique L2- Printemps 2018

Série d’exercices no 3/5


Résolution numérique d’équations non linéaires
√ √
Exercice 1. Valeur approchée de 5 On se propose de calculer une valeur approchée de 5 en
appliquant la méthode de Newton-Raphson à l’équation

x2 − 5 = 0, pour x > 0.

1. Formuler la suite (xn )ninN de Newton-Raphson.


2. En prenant x0 = 2, comme valeur initiale, calculer x1 , x2 , x3 sous forme fractionnaire.
3. Donner x4 sous forme fractionnaire.
4. Comment faut-il procéder pour être sûr d’avoir une valeur exact pour 10 chiffres après la
virgule en écriture décimale.

Exercice 2. Points fixes attractifs et répulsifs


1. Soient I ⊂ R un intervalle ouvert et g : I → I une fonction de classe C 1 . Soit x∗ ∈ I un
point fixe de g. Pour x0 ∈ I donné on considère la suite définie par récurrence par la relation
xp+1 = g(xp ), pour tout p ∈ N.
Dans toute cette partie, pour tout h > 0, nous noterons Vh l’intervalle fermé [x∗ − h, x∗ + h].
(a) On suppose que |g 0 (x∗ )| < 1.
Montrer qu’il existe h > 0 avec Vh ⊂ I tel que pour tout x0 ∈ Vh , on ait xp ∈ Vh , pour
tout p ∈ N et qu’en plus la suite (xp )p∈N converge vers x∗ quand p tend vers +∞.
On dit alors que x∗ est un point attractif de g.
(b) On suppose maintenant |g 0 (x∗ )| > 1.
Montrer qu’il existe h > 0 avec Vh ⊂ I tel que pour tout x0 ∈ Vh − {x∗ } on ait
|g(x0 ) − x∗ | > |x0 − x∗ |.
On s’éloigne du point fixe x∗ si le point de départ n’est pas x∗ . Dans ce cas on dit que
le point fixe est répulsif.
2. Soit f : R → R donnée par f (x) = x3 − 4x + 1. On se propose de résoudre numériquement
l’équation
f (x) = 0 (E).
1
(a) Montrer que l’équation (E) admet 3 racines réelles notées a1 , a2 et a3 avec
−5 1 3
< a1 < −2, 0 < a2 < et < a3 < 2.
2 2 2
(b) On réécrit (E) sous la forme x = ϕ(x) avec
1
ϕ(x) = (x3 + 1).
4
Montrer que seul a2 est un point fixe attractif de ϕ. Conclure.
1
(c) Montrer que pour x > l’équation (E) est équivalente à x = ϕ+ (x), où
4
r
1
ϕ+ (x) = 4 − .
x
Montrer alors que a3 est un point fixe attractif de ϕ+ .
(d) Montrer que pour x < 0 l’équation (E) est équivalente à x = ϕ− (x), où
r
1
ϕ+ (x) = − 4 − .
x
Montrer alors que a1 est un point fixe attractif de ϕ− .

Exercice 3. Convergence globale partielle Soit f : R → R une fonction de classe C 2 . On suppose


qu’il existe α ∈ R racine de f ( c’est à dire f (α) = 0) telles que les fonctions f , f 0 et f 00 ne
s’annulent pas sur l’intervalle ]α, +∞[ et ont toutes le même signe sur ]α, +∞[ (elles sont soit
toutes les trois strictement positives, soit strictement négatives).
On considère la suite (xk )k∈N réelle définie par récurrence par la relation

f (xk )
x0 > α donné, et xk+1 = xk − pour tout k ∈ N.
f 0 (xk )
1. Soit p ∈ N tel que l’élément xp soit bien défini avec en plus xp > α.
Montrer que xp+1 est bien défini et qu’il existe cp ∈]α, xp [ tel que
(xp − α)2 f 00 (cp )
xp+1 − α = .
2f 0 (xp )
En déduire que la suite (xk )k∈N est bien définie et que pour tout k ∈ N on a xk > α.
2. Montrer que la suite (xk )k∈N est décroissante. En déduire que
lim xk = α.
k→+∞

3. Supposons en plus que f 0 (α) 6= 0 et f 00 (α) 6= 0. Quel est l’ordre de convergence de la suite
(xk )k∈N ?
4. Application : supposons que f soit un polynôme de degré n, ayant n racines réelles distinctes
et soit α ∈ R la plus grande racine de f .
Montrer que les hypothèses des ponts précédents sont satisfaites. Que peut-on en déduire ?

2
Exercice 4. Méthode de Hörner Le but est de trouver des racines d’un polynôme P (x). Pour
trouver une valeur approchée d’une des racines, nous devons évaluer P (x) et P 0 (x). Évaluer les
valeurs de P (x) pour un x donné peut quelques fois s’avérer assez long.
Hörner a proposé une méthode plus rapide pour pallier réduire les nombres de calculs.
1. On considère le polynôme de degré n suivant
P (x) = an xn + an−1 xn−1 + ... + a1 x + a0 .
Nous posons bn = an et pour tout k = 0, ..., n − 1, bk = ak + bk+1 x0 .
(a) Si nous posons Q(x) = bn xn−1 + bn−1 xn−2 + ....b2 x + b1 , un polynôme de degré n − 1,
montrer que P (x) = (x − x0 )Q(x) + b0 .
(b) Évaluer P (x0 ).
2. Exprimer la dérive de P en fonction de Q et Q0 . Que peut-on en déduire sur le calcul des
termes de la suite de la méthode de Newton-Raphson par cette méthode ?
3. Application : on considère le polynôme P (x) = 2x4 − 3x2 + 3x − 4.
4. Montrer qu’il existe une unique racine de ce polynôme située entre −3 et −3/2. On choisit
x0 = −2 dans la suite de l’exercice.
(a) Calculer P (x0 ) puis P 0 (x0 ) en utilisant la méthode de Hörner.
(b) En déduire x1 (premier terme de la suite définie par la méthode de Newton-Raphson).
(c) Répéter cette méthode pour trouver x2 et x3 .
(d) En déduire une valeur approchée de la racine x∗ de P située entre −3 et −3/2.

Exercice 5. Méthode de Newton.


1. On cherche à calculer les zéros de f : R → R, x 7→ x2 − 2.
(a) Montrer que chacun des zéros de f peut être approché par la méthode de Newton.
(b) Écrire explicitement la relation de récurrence vérifiée par les suites des itérés.
(c) L’algorithme est-il globalement défini ?
2. On s’intéresse au système en (x1 , x2 ) ∈ R2

−5x1 + 2 sin x1 + 2 cos x2 = 0,
−5x2 + 2 sin x2 + 2 cos x1 = 0.

(a) Récrire la recherche de solutions au système précédent comme la recherche de zéros


d’une certaine fonction f : R2 → R2 .
(b) Montrer que chacun des zéros éventuels de f peut être approché par la méthode de
Newton.
(c) Écrire la relation de récurrence vérifiée par la suite des itérées et justifier que l’algo-
rithme est globalement bien défini.

3
Exercice 6. Examen Mai 2017 - Exercice 2 - 40 minutes - 9 points
On considère l’équation

(E ) x(1 + ex ) = ex , où x ∈ R.

1. (2 points) Montrer que cette équation admet une unique solution réelle l dans [0, 1].
2. (3 points) On pose f1 la fonction définie pour tout x ∈ R par
f1 (x) = x(1 + ex ) − ex .
(a) (3 points) Écrire la méthode de Newton-Raphson pour approcher la solution l en se
servant de la fonction f1 précédente. Est-ce que la suite construite par cette méthode
est toujours définie ? Justifier la réponse.
(b) Bonus : (+2 points) Justifier le fait que la suite construite à partir de cette méthode
converge et donner l’ordre de convergence de l’erreur.
(c) Bonus : (+1 point) Donner une interprétation graphique de cette méthode.
3. (4 points) On considère maintenant la fonction f2 définie pour tout x ∈ R par
ex
f2 (x) = .
1 + ex
On considère également la suite définie par :
x0 ∈ [0, 1], et pour tout n ∈ N∗ par xn+1 = f2 (xn ).
(a) (1.5 point) Montrer que l’intervalle [0, 1] est stable par f2 .
(b) (1.5 point) Montrer que f2 est strictement contractante dans cet intervalle.
(c) (1 point) En déduire que la suite converge vers la solution de l’équation (E ) dans [0, 1].

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